Books, films and documentaries
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Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

DO
Donbraw 11 years ago · K2k
Quelqu'un a lu "Une année au Cameroun"?
J'ai trouvé "Une année au Cameroun" sur Amazon, l'histoire d'un français qui est parti travailler en brousse et a vécu des moments très forts, c'est le moins que l'on puisse dire. Ca donne des frissons, c'est plein d'anecdotes croustillantes et ça ne tombe jamais dans le politiquement correct, j'ai trouvé ça génial.

J'ai retrouvé plein de choses vécues, j'aimerais savoir ce qu'en pensent les autres personnes qui ont connu le Cameroun, quelqu'un l'a lu ?
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KE
Kelessuf 11 years ago · Shiraz75
"La bâtarde d'Istanbul", livre par Elif Shafak
Asya a 19 ans. Elle est turque, vit à Istanbul et a grandi dans un univers strictement féminin. Fille sans père, "bâtarde", élevée par ses quatre mères-tantes ou tantes-mères, sa grand-mère virago et Petite-Ma, l'arrière-grand-mère atteinte de la maladie d'Alzheimer. "Une maison de dingues"... Le seul homme vivant de sa famille, son oncle Mustafa, a été très vite envoyé aux Etats-Unis d'Amérique, pour l'éloigner de ce que ces femmes prennent pour une malédiction (la disparition prématurée de chaque élément masculin de la famille).

Asya est toute entière révolte, "si pleine de rage ma douce" comme lui dit son amant, cruelle aussi, comme sa mère, le mouton à cinq pattes de la famille sur laquelle s'ouvre le roman ; désarmante, et désarmée dès lors qu'on lui refuse le conflit. Elle se veut nihiliste, elle qui l'est si peu. Elle aime la musique. Enfin, la musique de Johnny Cash seulement, si désespérante qu'elle justifie ses états d'âme et l'idée qu'elle se fait de la vie.

Armanoush / Amy a 21 ans. Elle est arménienne-américaine selon ses propres mots. Elle vit aux EUA, partagée entre son père - fils de la diaspora arménienne-, et sa mère, une américaine du cru, divorcés quand elle avait l'âge de porter des couches-culottes. Partagée physiquement entre l'Arizona et San Francisco. Partagée dans son être entre Armanoush l'arménienne et Amy l'américaine.

Détail important : sa mère a épousé en secondes noces Mustafa, l'oncle d'Asya.

Elle aime les livres dans lesquels elle se réfugie ; trop belle pour être l'amie et la confidente de ces messieurs, trop fine et intelligente pour n'être qu'amante.

Armanoush / Amy décide, à l'insu de ses familles, de se rendre à Istanbul, à la découverte du passé familial. Des amis forumistes la mettent en garde, tout en plaçant leurs espoirs dans ce voyage ("tu seras notre correspondante de guerre").

Naturellement, elle est accueillie dans la famille d'Asya.

Et quand Asya et Armanoush se rencontrent, elles devisent du monde, des hommes, du passé, de l'avenir, en buvant du thé et du coca, en regardant les cargos russes glisser sur le Bosphore...

Et dans ce passé, bien sûr, il y a 1915, le génocide. Mais E. Shafak, tout en reconnaissant les faits, ne juge pas les hommes. Elle confronte deux regards, deux mémoires. Celle d'Armanoush, dont le présent se nourrit d'une histoire multiséculaire ; celle d'Asya pour qui l'histoire a commencé en 1923 et qui refuse même de remonter le fil du temps au-delà du jour de sa naissance (ignorant jusqu'à l'identité de son père, comment pourrait-elle s'identifier dans une nation ?). Terrain glissant, mais abordé avec un sensibilité hors-normes, parce qu'il y a au départ la reconnaissance et l'acceptation de l'existence de deux paradigmes... qui se tournent le dos.

La première partie du roman brosse les portraits de ces femmes (surtout), des rares hommes (aussi), avant la rencontre de ces deux jeunes femmes.

Des personnages douloureux, fragiles, sensibles, vulnérables derrière leurs attitudes si péremptoires. Jamais de pathos, non ; Elif Shafak ne fait pas de ses femmes des héroïnes de tragédie antique. Il y a quelque chose de très slave dans l'encre qu'elle utilise. Les failles se révèlent dans des mots trempés d'humour. Mais pas un humour moqueur : E. Shafak aime ses personnages, les enveloppe d'une empathie qui révèle une grande humanité, un ressenti aigu des émotions et des déchirures qui affectent les hommes.

Et il y a Istanbul... Cette "fissure géographique". Des ballons de toutes les couleurs qui disparaissent dans le Bosphore. Des vendeurs de tout et n'importe quoi à qui on met un "-iste" à la fin de ce qu'ils vendent pour leur donner une profession. Le "vieux pont Galata" comme un leitmotiv. Le Bosphore, toujours. La pluie, le brouillard. Istanbul telle qu'elle est (du moins telle qu'elle s'est toujours offerte à moi, telle que je l'ai ressentie à chaque fois) : terriblement mélancolique.

Une plume trempée dans le Bosphore...

Un livre reçu hier, sans crier gare. Une découverte littéraire, que je voulais partager.

Question pour les connaisseurs : le café Kundera existe-t-il vraiment ?
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SA
Samueltalbot 11 years ago · Pagaljavab
Recherche livre sur l'Inde
Je cherche un livre sur lInde avec beaucoup dimage et en meme temps des textes mais sur des monuments ou des fetes indou comme Divali..... MERCI😉😉😉
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SI
Sifodias69 11 years ago
À voir ce soir sur la 3 (de l'Indochine à la chute de Diên Biên Phu)
La France est notre patrie jeudi 11 juin à 23h55

"Docs interdits"histoire 2015 France réalisé par : Rithy Panh 1partage synopsis Pour laisser au téléspectateur le choix du regard qu'il porte sur cette période de l'histoire, Rithy Panh a volontairement opté pour un documentaire constitué d'images d'archives, sans aucun commentaire. De l'Indochine du début du XXe siècle à la chute de Dien Bien Phu, le réalisateur évoque une histoire de la colonisation, mais aussi une rencontre de deux cultures et deux sensibilités. La musique tient ainsi un rôle primordial dans ce fim, exprimant mieux que des mots des instants difficiles, insolites ou angoissants. A travers ce retour sur l'histoire de l'Indochine, Rithy Panh permet de mieux en appréhender le présent.réalisation et casting Réalisateur : Rithy Panh

je pense que cela peut intérrésser du monde
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LU
LuluMae 11 years ago · Elhine
Podcast - 116 rue Albert Londres - Delphine Minoui (Iran)
Bonjour,

Depuis près d'un an, je suis l'excellente émission de France Inter, 116 rue Albert Londres. Tous les dimanches à 16h, Alain Le Gouguec reçoit un grand reporter, pour retracer durant une heure son parcours, souvent au cœur des grandes heures de l'histoire contemporaine.

Dimanche dernier, l'invitée était Delphine Minoui, journaliste franco-iranienne, prix Albert Londres pour une série d'articles sur l'Irak et l'Iran. Elle est aussi l'auteur des "pintades à Téhéran" et, plus récemment, de "je vous écris de Téhéran". L'occasion de parler de la redécouverte de ses racines iraniennes enfouies au plus profond de l'histoire familiale après la révolution 1979, le poète Hafez, la condition de journaliste en Iran, quelques délicieuses particularités dont les iraniens sont passés maîtres... Pour écouter le podcast, ça se passe ici.

Et tant qu'à faire, les autres épisodes valent également le détour ! Manon Loizeau, Alain Buu, Matthieu Mabin...
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CA
Casstiel 11 years ago · Luke88
Documentation sur les Mentawai (Indonésie)
J’ai recherché des lectures sur cette culture et trouvé seulement (Pas encore pu les achetés) : « Mentawai, l'île des hommes fleurs » qui semble être plus une étude qu’un roman, deplusieurs auteurs « Au pays deshommes-fleurs ; avec les chamans des iles Mentawai » roman de Figueras Raymond (Auteur) Est-ce que vous connaissez ces bouquins et si oui, pqu'en avez vous pensé (votre avis m'interesse d'autant plus si vous avez rencontré les mantawai).

Peu de documentation donc, sur les mentawai…

J’ai déniché dans ma bibliothèque de campagne un bouquin datant de 88 « les oubliés du temps » de Patrick Bernard. L’auteur va à la rencontre de peuples vivant encore avec leurs anciennes coutumes, ou dumoins d’y efforçant. Le témoignage, très fort et émouvant, vient confirmer lesinfos que l’on trouve sur internet, avec des chiffres un peu plus précis. Il y est dit en conclusion du récit : « Sur les 18 000 indigènes de l’île de Sibérut, 17 000 vivent aujourd’hui dans des villages gouvernementaux, 17 700 ont accepté de se convertir ç l’une des deux seules religions acceptées en Indonésie : le christianisme ou l’islam. Ils ont du se couperles cheveux, ne sont plus autorisés à se tatouer le corps, ceux qui l’étaient déjà doivent cacher leurs tatouages sous des habits occidentaux. […] Deux tribus résistent encore farouchement aux missionnaires, aux militaires, auxadministrateurs locaux. Elles se sont réfugiées dans les jungles les plusreculée : les Sakkudeis et les Simentalus. […] A la fin 87, le porte-parole du général Suharto, résident du gouvernement indonésien déclarait que désormais, les enfants seraient séparés de leurs tribus pour , disait-il « empêcher de perpétuer le mode de vie traditionnel de leurs parents ». Cela m’a amenée à me demander qui sont exactement les « mentawai » que l’on va rencontrer pendant ces treks à siberut , de nos jours. En effet, les infos plus récentes (divers sources sur internet) nous apprennentque ces persécutions encouragées par le gouvernement ont cessé et que lesmentawai ayant été acculturé de force tentent à présent de renouer avec leur mode de vie ancestral. « Depuis la démission de Soeharto en 1998, cette acculturation forcée a cessé, mais nombre de Mentawai ne savent plusvivre ou survivre dans la forêt. L'île a été classée Réserve de la biosphère par l'ONU. Quelques Mentawais ont alorsrepris leur mode de vie traditionnel en retournant dans la forêt et enreconstruisant des uma. Ils seraient aujourd'hui un millier à avoir retrouvé ce mode de vie ancestral, qui est encore découragé par le gouvernement central et local. » Savez vous donc si ce sont ces nouveau mentawai qui ontrécemment renoué avec leurs origines, oules tribus ayant « résisté encore et toujours à l’envahisseur », que nous allons rencontrer au cours des treks ?

Bref je ne suis pas certaines que ce soit une questionpertinente, mais bon voilà je retranscrismes questionnements à propos des Mentawai, avec les maigres documentations que j'ai pour l'instant, je suppose que j’en apprendrais plus en lisant lesbouquins cités ci-dessus! En tout cas, ce n’est pas une expérience que jecompte faite en débarquant en mode occidental en quête d’exotisme « salut, je cherche un guide pour aller voir les gars à poil avec des fleurs », sansaucune notion de l’histoire et des croyances de ce peuple. Même si j’ai conscience que quelques lectures necombleront en aucun cas le fossé que nous aurons au niveau de la représentationdu monde; j’aimerais me donner les moyens de tendre une ébauche de petit pontonpour pouvoirs avoir un véritable échange.

Je suis donc curieuse de connaitre vos sources d'infos sur les mentawai, pour bien préparer cette rencontre! 🙂
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DA
Danyflore 11 years ago · FrancoBond
Nouveau guide sur la Colombie
Bonsoir, Un nouveau guide en anglais vient de paraître. Il s'agit du Footprint Handbook: Colombia de Chris Wallace. A la première lecture, je suis un peu déçue. 1) Les cartes du mini-atlas à la fin de l'ouvrage sont en couleur verte. Le relief est peu marqué. Les noms de lieu sont peu lisibles (petits caractères). Les cartes des éditions précédentes étaient plus faciles à lire. 2) Il y a déjà des informations dépassées. Le guide mentionne la très belle petite église coloniale de San Andres de Pisimbala (Tierradentro), mais ne dit pas qu'elle est partie en fumée en mars 2013 (il y a 2 ans). Le guide ne mentionne pas la nouvelle liaison aérienne Amsterdam-Bogota-Cali-Amsterdam (KLM) effective depuis mars 2015, mais annoncée depuis presqu'un an. Idem pour la nouvelle liaison avec TAP Lisbonne-Bogota AR. D'habitude, j'apprécie bien les guides de cette collection, mais-là, je suis dubitative. Si vous lisez ce guide et l'utilisez sur le terrain, donnez-nous vos impressions. Merci, Danyflore.
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BO
Bozeman67 11 years ago
Livre: Bury my heart at Wounded knee
Hello,

Depuis une escapade aux Etats unis dans la réserve indienne des Blackfeet, ou j'avais assisté au pow wow, je me suis beaucoup intérréssé à leur culture.Ayant lu quelques livres sur leur histoire, je viens de terminer, à mon avis un des meilleurs qui s'appelle "Bury my heart at Wounded knee", qui relate les histoires de grands chefs comme Sitting Bull, Crazy Horse, chief Joseph, Red cloud et bien d'autres. Ces gens la on toujours étaient malmenés, chassés, assassinés, on les a privés de leur terre, les traités signés n'ont jamais été respéctés, ils ont été parqués dans des résérves, on leur a tout enlevé, et encore aujourd'hui ils n'ont pas une vie facile. Une chose qu'ils ont gardés, c'est leur culture, et assisster à un pow wow a été une chose extraordinaire pour moi. Je vous conseil donc ce livre si vous faites un long voyage en avion😉
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VO
Voysacados 11 years ago
La mine du Diable à Lota (Chili)
Salut à tous,

Voici un nouvel épisode de notre web série de voyage avec conseils pratiques et destinations. Aujourd'hui, on équipe notre voiture pour partir faire notre road trip en Amérique du sud puis direction le sud du Chili et la ville de Lota.

Lota vaut le détour pour son ancienne mine de charbon, fermée depuis la fin des années 50 et qui se visite aujourd'hui. Alors si vous n'êtes pas claustrophobes, c'est parti.

https://www.youtube.com/watch?v=VBSjXe5l2oY
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FL
Flipflop 11 years ago · Walker2
Livre: "Deux enfants sur le Mékong" de Nadine Delpech
bonjour,

je suis à la recherche de ce livre, merci de me faire une offre par mp, car le livre est épuisé en librairie merci

synopsys Sur les traces d'un jeune explorateur du siècle dernier, une famille française va remonter le Mékong, fleuve magique et légendaire, depuis son delta jusqu'aux confins du Laos et de la Chine. Durant cinq mois, Clément et Benoît, enfants voyageurs de onze et douze ans, vont vivre avec leurs parents une expérience exceptionnelle hors des sentiers battus. Ensemble, la petite famille ouvre une route qui était interdite aux Occidentaux depuis un demi-siècle, découvrant dans la jungle les vestiges oubliés de l'épopée coloniale en Indochine, adoptant le mode de vie de chaque pays traversé au long d'un périple semé d'embûches, de découvertes inattendues et de rencontres : anciens boat people, jeunes prostitués thaïlandais, tribus primitives loin de toute civilisation, rescapés des Khmers rouges ou planteurs d'opium... Un extraordinaire voyage à la recherche d'une certaine compréhension des êtres et du monde.
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TH
Thierry3468 11 years ago · Henridusud
Reportage Phuket-sur-Seine, le quartier français thaïlandais en plein essor!
TF1 comme d'habitude a diffusé un reportage édifiant sur ces jeunes de banlieue qui partent en vacances à Patong . Rosselmack nous fait croire qu'il est journaliste mais en proposant ce genre d'ineptie , il est plus proche de la télé réalité que d'un travail d'investigation. Ce "reportage" est d'une nullité sans pareille .Je suis tombé dessus par hasard et j'ai essayé de regarder cette daube en voulant comprendre les intentions de ces auteurs .La Thailande mérite largement mieux que ces images réductrices et tronquées.
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AL
Alistril 11 years ago · Libed3
"Take me east": Écrire un livre
Bonjour à tous,

J'ai toujours eu le rêve d'écrire un livre... sur n'importe quoi. Mais écrire un livre est une tache difficile, beaucoup de questions de posent, sur la légitimité, l'intérêt, le quand, la foi en la motivation pour mener à bien le projet, la peur du ridicule, de l'over-dramatisation, quelle langue, quel style, quel genre et arrivé à la moitié de mes interrogations, il me devient évident que je ne peux pas écrire ça tout seul.

Pourquoi? Parce que je ne suis pas un auteur averti. Je n'ai pas de formation littéraire, du moins pas plus que la moyenne. Je ne suis pas non plus un grand lecteur; en matière de récit de voyages, j'ai du lire un peu de David-Néel et c'est tout. Grand tort m'en fait, je préfère écrire que lire.

J'ai donc pris la décision, si je veux avoir une change de mener le projet à l'aboutissement, il me faut écrire ça en public. J'ai besoin d'un public pour déceler les maladresses si faciles à voir d'un point de vue extérieur mais imperceptibles de l'intérieur parce que l'on est bien plus critique envers les autres qu'envers soi-même. Et j'ai besoin d'un public aussi pour les encouragements qui me permettraient d'avancer. Et j'ai besoin d'un public pour toute les autres questions du premier paragraphe.

J'aimerais donc des pensées sur tout ce que j'écris dans ce post-même, avant même que je pose la 1ère ligne.

Déjà, pourquoi écrit-on un livre? J'ai d'abord pensé que pour partager quelque chose d'exceptionnel. Certains auteurs ont effectué des voyages toujours plus poussés et c'est le fait d’être le premier à être allé quelque part où à effectuer une action dangereuse qui légitimise la l'oeuvre. Désormais, je pense que le livre sur le voyage n'a pas tant de comptes à rendre que l'on pourrait penser: par exemple, il serait tout à fait honorable d'écrire un voyage vers chez ma grand-mère, à condition qu'il m'apporte suffisamment pour que je sois inspiré à écrire. Mon avis c'est que les meilleurs livres n'ont pas été écrits sur les meilleurs voyages (et qu'est ce que ça pourrait bien vouloir dire?) mais plutôt sur les meilleurs vécus, c'est à dire la richesse interne que ces voyages ont engendrés, la signature émotionnelle que l'on en a récolté canalisable en la volonté d'écrire. Dans mon cas, c'est l'optique que je vais essayer d'adopter. Je n'ai pas la prétention de placer mon voyage plus haut que d'autres qui n'ont pas écrit des livres ni plus bas que ceux d'auteurs à succès. J'ai envie de l'écrire parce qu'écrire est quelque chose que j'aime bien faire et j'ai envie de le publier parce que partager est quelque chose que j'aime aussi faire.

La thématique du livre que j'aimerais écrire est un voyage que j'ai effectué entre la République Tchèque et l'ile de Sakhaline en Russie, illustré par cette carte:

Le voyage a duré 1 an en observant les règles suivantes:Un transport coute aussi peu qu'une suite de pas: pas d'argentUn logement est aussi cher qu'une nuit sous les étoiles: gratuitLimite budgétaire de 2 euros/jour maximum (à dépenser de préférence pour la nourriture)Ne jamais solliciter l'hospitalité mais attendre qu'elle se présenteCe code sert à valoriser la dépendance à la coïncidence au lieu de la dépendance à l'organisation. J'ai posté certaines photos du voyage dans ce billet sur ce forum, si vous voulez voir la couleur: http://voyageforum.com/discussion/ma-traversee-eurasie-par-autres-ne-vont-pas-en-auto-bateau-avion-stop-d6776856/

A ce stade, j'aimerais déjà savoir:Est ce que ça vous intéresse?Quelles thématiques seraient intéressantes à développer? A savoir un tel voyage représente beaucoup de facettes. Des cultures, des religions, des personnes, des co-voyageurs, les défis physiques, les feux de l'amour, et beaucoup d'autres choses.Réalité ou basé sur la réalité?Où l'écrire? Dans les carnets de voyage (ici)? Autre part sur ce forum? Un site d'écriture? Reddit? Français ou Anglais?Je ne commence pas à partir de rien. J'ai tenu un blog au cours de mon voyage, un blog, qui, transposé en traitement de texte contient dans les 500 pages... Il y a beaucoup d'informations et c'est un blog, pas un livre. Mais ce sera ma base pour le livre. J'ai aussi des photos et vidéos sur lesquelles me baser ainsi que l'itinéraire détaillé (j'avais une balise GPS qui enregistrait mes positions).

Je sais que beaucoup de mes questions pourraient être répondues par "écoutes ton cœur, seul toi peut prendre la décision." A quoi je réponds: "je compte bien prendre la décision mais j'aime quand même les conseils."

Enfin, pour mon prochain post ici si je ne me décourage pas du projet, sera le plan du livre ou du moins un plan partiel.

Merci d'avoir lu jusque là si vous avez lu jusque là et j'attends vos réactions.
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GU
Gulius 11 years ago
Afikapié, le livre web
Bonjour ami/es voyageurs.

Si vous êtes intéressés par l'Afrique et la marche, n'hésitez pas à visiter ce site : http://afrikapied.fr

Il s'agit d'un livre web : le journal de bord d'un voyage en Afrique. Durant 9 mois et 4000 km, mon amie et moi avons parcouru, à pied, 4 pays : Maroc, Mauritanie, Sénégal et Mali.

Tous les jours pendant 2 mois, découvrez les nouvelles pages de ce livre. Chaque texte est associé d'encarts encyclopédiques, de photos, dessins, sons, vidéos et textes. De la sorte, le récit s’en trouve largement enrichi, vous offrant une immersion plus profonde, plus complète. Une version audio est également disponible !

Ce livre est en lecture libre !

Bonne lecture
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TA
Taamaden 11 years ago · Voyajou
Pas de paradis, ni ici ni là-bas (Zimbabwe / Etats-Unis)
Umuntu ngumuntu ngabantu : Une personne est une personne grâce à d’autres personnes. (proverbe zulu*, cité par NoViolet Bulawayo dans les "Remerciements" à la fin de son livre)

NoViolet Bulawayo : "Il nous faut de nouveaux noms"

Ce début littéraire suit le parcours d'une gamine, de nom Darling (Chérie), une petite voleuse de goyaves de 10 ans : d'un bidonville des environs de Harare ironiquement nommé Paradise aux Etats-Unis surconsommateurs. Enfant, elle fait partie d'un groupe d'amis – Bastard (Bâtard), Chipo, Godknows (Dieusait), Sbho et Stina – et qu'ensemble, ils volent des goyaves dans Budapest et Shanghai, des quartiers chics, et s'inventent de nouveaux noms. Dans sa langue spontanée et imagée, avec l'authenticité des mots naïfs et crus (du genre : "Si on mange beaucoup de goyaves c'est qu'on a pas d'autre moyen de tuer notre faim, et quand c'est le moment de faire nos besoins, on a tellement mal que ça devient une chose presque impossible à faire, comme si on essayait de donner naissance à un pays."), la romancière parvient à se mettre dans la peau de Darling – son alter ego – pour nous familiariser avec une enfance africaine heureuse malgré la misère et les problèmes inhérents, une vie sans école car les professeurs sont tous partis, sans père qui les a oubliés, une vie de faim, de maladie, de mort et de violence mais aussi du bonheur d'être enfants et de jouer à des jeux inventés mais souvent teintés de la cruauté du monde des adultes, d'être ensemble et de rêver même si la violence est toujours présente, prête à sourdre de n’importe où. En fait, la réalité où grandit Darling est bien un pays en pleine décomposition, pourri par l'accaparement de toutes les richesses par la classe dirigeante, par le sida, par l'exode de sa population. Néanmoins, débordants d'entrain, avec du réalisme et de la bonté de cœur, les enfants survivent tant bien que mal. Durant leurs pérégrinations dans les quartiers riches, Darling et ses amis n'abandonnent personne du groupe même pas Chipo, 11 ans, violentée par son grand-père, qui s'est appesantie à cause de son "ventre" et ne parle plus depuis :

C’est quand d’abord qu’elle va l’avoir, ce bébé ? Bâtard dit. Bâtard il aime pas quand on doit s’arrêter de faire un truc à cause du ventre de Chipo. Il a même essayé de carrément nous empêcher de jouer avec elle. Elle l’aura un jour, je dis à la place de Chipo parce qu’elle, elle parle plus. Elle est pas muette-muette ; c’est juste que quand on a commencé à voir son ventre, elle a arrêté de parler. Mais elle joue toujours avec nous et elle continue de faire tout pareil, et si elle a vraiment, vraiment besoin de dire quelque chose, alors là elle parle avec ses mains. C’est quand, un jour ? Jeudi ? Demain ? La semaine prochaine ? Tu vois pas que son ventre il est encore petit ? Il faut que le bébé grandisse. Les bébés, ça grandit en dehors du ventre, pas dedans. C’est justement pour ça qu’ils naissent. Pour grandir et devenir des adultes. Ben c’est pas encore le moment. C’est pour ça qu’il est encore dans un ventre. C’est un garçon ou une fille ? Un garçon. Le premier bébé normalement c’est un garçon. Mais toi t’es une fille, grosse maligne, et t’étais un pre­mier bébé. J’ai dit normalement, non ? Ferme ta bouche kaka, là, c’est même pas ton ventre. Moi à mon avis c’est une fille. Je pose mes mains dessus tout le temps et je l’ai jamais senti donner des coups de pied, jamais jamais. Ouais, les garçons ils donnent des coups de pied et des coups de poing et des coups de tête. C’est tout ce qu’ils savent faire. C’est un garçon qu’elle veut ? Non. Oui. Peut-être. Je sais pas. Le bébé, il sort par où exactement ? Par où il est entré dans le ventre. Comment il entre dans le ventre exactement ? D’abord, il faut que la mère de Jésus le mette dedans. Non, pas la mère de Jésus. C’est un homme qui doit le mettre dedans, ma cousine Musa elle m’a dit. Enfin, elle l’a dit à Enia et moi j’étais à côté, alors j’ai entendu. Alors c’est qui celui qui l’a mis dans son ventre ? Comment tu veux qu’on sache si elle dit rien ? Qui c’est qui l’a mis là, Chipo ? Dis-nous, on répétera pas. Chipo regarde le ciel. Elle a une larme dans un oeil, mais c’est juste une toute petite larme. Et puis d’abord si c’est un homme qui l’a mis dedans, pourquoi il l’enlève pas ? Parce que c’est les femmes qui accouchent, espèce d’abruti. C’est pour ça qu’elles ont des seins pour allaiter le bébé et tout. Mais les seins de Chipo ils sont minuscules. On dirait des pierres. C’est pas grave. Ils vont grossir quand le bébé sera là. On y va maintenant, on peut y aller, Chipo ? je dis.

Pendant que la première partie du livre retrace l'enfance de Darling en Afrique – dans un pays d'Afrique dont le nom n'est pas mentionné (à la fin du roman, elle parle de "Zim", une seule fois), mais qui pourrait bien être le Zimbabwe (le plus probable) ou aussi le Kenya ou la Côte d'Ivoire –, sa deuxième partie décrit son adolescence déracinée aux États-Unis : à l'âge de 14, elle part avec sa tante Fostalina pour s'installer chez elle à "Destroyedmichygen" (Detroit, Michigan) et c'est sans retour. Une vie trop bien nourrie, avec école, quelques amies (de la même couleur de peau), la télé, les malls, les pornos sur internet mais une vie qui n’est pas tout à fait celle dont on rêvait car, une fois sur place, elle se trouve confrontée à une société qui lui concède à toute participation, en se coupant des siens restés en Afrique en rêvant d'une Amérique gâcheuse très éloignée de la réalité. Ainsi, Darling se déracine peu à peu au risque de se perdre. Ses amis d'enfance deviennent de lointaines voix au téléphone et ses nouvelles amies ne peuvent pas comprendre.

Il nous faut de nouveaux noms est un roman qui bouleverse. Parce que l'auteure est à la fois fière et innocente. Et parce que beaucoup d'évènements traumatisants "apparaissent en passant", racontés directement et sans ménagements. Par exemple que la petite Chipo est enceinte à l'âge de 11, ne parle plus depuis mais participe aux jeux tout naturellement. Ou la tentative abandonnée des ses copains d'avorter le bébé de Chipo avec le portemanteau, des pierres et de la pisse. Ou aussi la description de la scène où les enfants retrouvent une femme qui s'est pendue dans un arbre parce qu'elle ne voulait plus vivre avec la honte dite "sida", lui prennent les chaussures après un premier état de choc et se carapatent de joie et avec la perspective de pouvoir les échanger contre du pain. C'est brutal, voire presque barbare mais c'est aussi plausible et pour ainsi dire contraignant ... Et concernant la deuxième partie, le roman dévoile les misères de la diaspora, met à mal l’image positive des migrants pour ceux restés en Afrique ; d'autre côté, il n'est pas avere de critique à l’égard de l'Occident qui refuse bien souvent de voir et d’entendre ces populations "étrangères" qui vivent au sein de leur société.

Le langage de NoViolet Bulawayo pétille de "bigarrure", d'"odeurs" et de vitalité : de l'impertinence enfantine se mêle à des images poétiques avec beaucoup de force, d'étonnement naïf à un fatalisme stoïcien, jusqu'à ce que même le triste, le terrible et le cruel paraissent comme un jeu d'enfants allègre. Elle dessine sa petite héroïne avec tant d'empathie qu'elle parvient, magie incroyable des mots, à montrer un monde tel qu'il va (trop souvent mal) à travers les yeux d'une enfant d'aujourd'hui, elle nous enseigne qu'une enfant reste une enfant même si elle n'a pas d'enfance. L'histoire de Darling est pleine d'images touchantes. Voici une dernière et, à mon avis, une des plus pathétiques : la première rencontre des amis de Darling avec son père retourné de l'Afrique du Sud, sidéen et très malade. Darling le déteste parce qu'elle doit prendre soin de lui, ce que l'empêche de jouer avec ses amis. Elle tâche de le priver d'eux mais ensuite les amis insistent pour le voir – et lui redonnent ainsi sa dignité. Tout comme le fait cette auteure en faveur de son pays natal avec ce grandiose roman.

Du Zimbabwe vient beaucoup de littérature de première classe, et la relève se fait écouter. A la bonne heure ! Il nous faut de la littérature africaine ! Beaucoup plus ...

La jeune auteure née en 1981 à Tsholotsho, au Zimbabwe, s'appelle en réalité Elizabeth Zandile Tshele. Sélectionnée pour le Man Booker Prize en 2013, lauréate du Caine Prize for African Writing en 2011 (pour son conte "Hitting Budapest"), elle vit aujourd'hui aux États-Unis et enseigne à l'université Stanford (Californie). NoViolet Bulawayo est son nom de plume.

http://novioletbulawayo.com/

Bulawayo, NoViolet (2014). Il nous faut de nouveaux noms. (Du monde entier). Traduit de l’anglais (Zimbabwe) par Stéphanie Levet. Paris : Gallimard.

(en allemand : Bulawayo, NoViolet (2014). Wir brauchen neue Namen. Aus dem Englischen (Zimbabwe) übersetzt von Miriam Mandelkow. Berlin : Suhrkamp.)

*je ne garantis pas sa véracité ; tiré de l'internet. En tout cas, NoViolet Bulawayo est une femme ndebele.

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LO
LouisonBillo 11 years ago · Songhai73
Les chevaux de Namibie
Plusieurs diffusions sur Arte de ce documentaire sur les chevaux du Namib

La première Vendredi 1er mai

http://www.arte.tv/guide/fr/050268-000/les-chevaux-sauvages-de-namibie

"Dans le désert du Namib, qui connait des températures extrêmes, vivent des chevaux sauvages. Ils descendent des chevaux domestiques allemands de l’époque coloniale, reliques de la ruée vers les mines de diamants que connut le pays au début du XXe siècle. Le film retrace l’étonnante histoire de ces équidés, et dévoile la beauté brute de cette région du "Far West" africain."
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TA
Taamaden 11 years ago
Deux films: "Grandir en musique" (Mali, Guinée)
De la plus tendre enfance

Le griot (jeli) est avant tout un "maître de la parole" et donc de la tradition orale, de la mémoire historique et mythique de peuples qui n'ont pas pratiqué l'écriture jusqu'à une date récente. Même si le mot "griot" est devenu pour beaucoup synonyme de "musicien", c'est bien à tort, car un bon nombre de griots ne pratiquent ni le chant ni aucun instrument, ou bien ne le font que dans des cas exceptionnels. Néanmoins, il y a bien entendu des griots-musiciens (et des griottes-musiciennes) notamment au Mali et en Guinée. Il existe toujours un peu partout des "villages de griots" (p.ex. concernant le Mali, les villages de Kela et de Kita au sud du pays) qui fonctionnent comme de véritables conservatoires musicaux, doublés d'ateliers de facture instrumentale. On trouve aussi dans les villes, en général près des grandes mosquées, des cours et même des rues où n'habitent que des familles griots-musiciens ...

Même aujourd'hui, beaucoup de familles de griots qui pratiquent la musique, estiment qu'il est un devoir (obligatoire) pour leurs enfants d'être érudits en l'art des griots quoique l'appartenance à une famille n'implique pas (ou plus) qu'on le devienne absolument : ça devient de plus en plus un choix qu'un devoir. Les compétences de la performance et les connaissances du répertoire musical sont ramassées au sein de la famille élargie, et des évènements comme les mariages et les baptêmes sont le contexte principal de la performance, à l'exception de la télé et de la radio. Cependant, les principes fondamentaux restent inchangés : au cours de l'apprentissage du métier de griot, l'enseignement porte essentiellement sur la théorie musicale et la pratique du jeu instrumental qui sont directement liées. Au Mali, il y a deux écoles de musique publiques, et la musique ne fait pas partie du programme scolaire. Dans des villes comme Bamako, de nombreux enfants de griots apprennent la musique en imitant des enregistrements audio et vidéo. Les filles ont tendance à se spécialiser comme cantatrices, tandis que les garçons apprennent à jouer d'un instrument, que ce soit la kora, le ngoni, le balafon ou le tama.

Film I : Da kali – Rester fidèle à l'art des griots

Ce film, tourné sur place entre 2009 et 2012, suit les enfants de quatre célèbres familles de griots au sud du Mali. Et le tout premier à avoir documenté le processus de l'apprentissage musical des enfants au Mali. Un film de Lucy Durán (SOAS, Londres), édité par Michèle Banal.

Rokia Kouyaté, fille de 12 ans, est désignée pour apprendre le style lyrique de son célèbre grand-père, le chanteur Kassé Mady Diabaté. Elle se produit sur les fêtes de mariage et pour une compétition télé populaire. Le petit Thierre Diarra, 4 ans, est déjà sur le chemin de devenir un virtuose de djembé, en suivant les traces de son père Adama. Salif Diabaté, 10 ans et neveu du maître de la kora, Toumani Diabaté, s'applique à apprendre la kora, et les sœurs Saran et Ami Kouyaté, 7 et 5 ans, sont instruites dans les chants de griottes par Bako Dagnon, une des divas du Mali.

Le documentaire donne un aperçu de la façon comment la vie urbaine, la mondialisation, le manque de soutien institutionnel pour la musique – une musique presque millénaire car elle a sûrement précédé la fondation de l'empire du Mali –, ont un impact sur la transmission de cet art par les griots à travers les générations. Mais il met également en évidence la détermination de la toute jeune génération pour le célébrer et encourager sa pérennité ...

Film II : Dɔ farala a kan – On y a ajouté quelque peu

Ce film se penche de façon plus détaillée sur les idées autour de ce que constitue un progrès musical. Le guide dans le film est Lassane Diabaté, virtuose de balafon, issu d'une longue lignée de joueurs de balafon en Guinée, qui vit aujourd'hui à Bamako. On suit le progrès musical des enfants de deux grandes familles prestigieuses, représentant deux traditions régionales distinctes: le balafon de Niagassola (Guinée), et le ngoni de Ségou, une des villes les plus riches en traditions au Mali.

D'abord, on passe du temps avec la famille de El Hadj Sékou Kouyaté : son fils, Fanta Mady, est, comme beaucoup d'autres joueurs de balafon (p.ex. Kèlètigi Diabaté), un guitariste magistral, un autre fils, Janguiné, est chanteur. Tous les deux se sont installés à Bamako où ils sont des musiciens très occupés, et les deux ont intérêt à transmettre la tradition du balafon à leurs jeunes enfants, qui sont intéressés par l'apprentissage, mais il y a beaucoup de distraction, de plus, du talent n'est pas toujours la clé pour progresser.

Au deuxième chapitre, on rend visite à la famille de Bassékou Kouyaté, virtuose de ngoni et star internationale. Bassékou se comprend comme innovateur musical de l'art des griots et représente la riche tradition bambara de Ségou. Certes, le ngoni, un luth ouest-africain, joue un rôle central dans cette famille, l'accent est mis sur la façon dont les nombreuses filles dans la famille, âgées de 4 vers le haut, apprennent l'art du chant et de la danse, à la fois dans Bamako et Garana, un village dans les environs de Ségou où a grandi Bassékou et où la plupart de sa famille vivent encore. A Garana, on voit les filles apprendre à chanter ces grandes pièces du répertoire bambara et les présenter, accompagnées par les battements de mains des filles/jeunes femmes, les tɛgɛrɛ tulonw, qui sont en train de disparaître ...

>>> http://growingintomusic.co.uk/mali-and-guinea-music-of/films-of-growing-into-music.html

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Bibliographie :

• Camara, Seydou (1996). "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines 36/4 : 763–790. • Camara, Sory (1992). Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT-Karthala-SAEC. • Charry, Eric (1994). "The Grand Mande Guitar Tradition of the Western Sahel and Savannah", World of Music 36/2 : 21–61. • Charry, Eric (1996). "Plucked Lutes in West Africa : An Historical Overview", Gilpin Society Journal 49 (march) : 3–37. • Charry, Eric (2000). Mande Music : Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago/London : The University of Chicago Press. • Dramé, Adama w/ Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya – Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. • Durán, Lucy (1995). "Jelimusow : The Superwomen of Malian Music", in : Power, Marginality and African Oral Literature, ed. by Liz Gunner/Graham Furniss, pp.197–207. Cambridge : Cambridge University Press. • Durán, Lucy (1995). "Music Created by God : The Manding Jelis of Mali, Guinea and Senegambia", in : The Rough Guide to World Music, ed. by Simon Broughton et al., pp.243–260. London : The Rough Guides. • Eyre, Banning (2000). In Griot Time : An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press. • Hale, Thomas A. (2007). Griots and Griottes : Masters of Words and Music. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Keita, Chérif Cheick Mahamadou (1995). "Jaliya in the Modern World : A Tribute to Banzumana Sissoko and Massa Makan Diabaté", in : Status and Identity in West Africa, Nyamakalaw of Mande, ed. by David C. Conrad/Barbara E. Frank, pp.182–196. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Knight, Roderick Copley (1973). "Mandinka Jaliya : Professional Music of the Gambia". Ph.D. diss., University of California, Los Angeles. • Kone, Yaouga Félix (1990). "Hommage à Siramory Diabate", Jamana 25 (mars) : 19–20. • Musée National du Mali (éd.) (1996). Sons et rhythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Edition Musée National du Mali. • Polak, Rainer (2000). "A Musical Instrument travels around the World : Jembe Playing in Bamako, West Africa, and Beyond", The World of Music 42/3 : 7–46. • Zanetti, Vincent (1993). "La nouvelle génération des griots : Entretien avec Bassi Kouyate", Cahiers de Musiques Traditionnelles 6 : 201–209. • Zanetti, Vincent (1996). "De la place du village aux scènes internationales : l'évolution du jembe et de son répertoire", Cahiers de Musiques Traditionnelles 9 : 167–187. • Zemp, Hugo (1966). "La légende des griots malinké", Cahiers d'Etudes Africaines 6/4 : 611–642. • Zemp, Hugo (1967). "Comment on devient musicien Quatre exemples de l'Ouest-Africain", in : La musique dans la vie, éd. par Tolia Nikiprowetzki, pp.79–103. Paris : OCORA.

VIVE LE MALI !!!

Hery

Vidéo tɛgɛrɛ tulon :

https://vimeo.com/73866734
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JA
Jalan22 11 years ago
Commissaire Brunetti
Bonsoir Je viens de lire un policier de la série commissaire Brunetti qui est situé à Venise .Est-ce que ces livres sont bien documentés et est-ce que les descriptions et les adresses qui y figurent sont réelles ? Si oui , je les lirai tous .......
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UJ
Uji 11 years ago
"Dans l'ombre de Gengis Khan", récit de voyage
Bonjour à toutes et à tous,

La dernière fois que j'ai parcouru le forum, c'était au tout début de l'année 2011, en quête d'informations visant à préparer un long périple, de l'Asie centrale au Japon, dans le sillage des conquérants mongols. Le temps est passé, quatre années se sont écoulées. Le voyage est aujourd'hui derrière moi, mais une nouvelle aventure commence, avec la parution du livre relatant nos pérégrinations aux éditions Transboréal. Je suis donc heureux et fier de vous le présenter.

"Ils semblent flotter, les petits bras qui cherchent le point d’équilibre, tandis que deux jambes potelées se déplient prudemment, hissant le corps minuscule jusqu’à cette station verticale qui fait de nous des hommes. Du haut de ses 16 mois, mon fils Pierre se tient debout dans l’ombre de son père. Ses pas sont chancelants, balbutiants, mais ce sont les premiers. Ils me rappellent les miens, il y a de cela deux ans presque jour pour jour. Je me revois en songe posant pour la première fois le pied sur les sentiers abrupts des montagnes d’Asie centrale et dans les vertes prairies de Mongolie. J’étais ce voyageur débutant, qui se glissait aussi dans une ombre immense, celle de Gengis Khan, le « conquérant du monde » dont je suivrai les traces des cités caravanières de l’Ouzbékistan aux rivages fouettés par l’écume de la mer du Japon..." La suite en lisant Dans l'ombre de Gengis Khan, disponible depuis la semaine dernière dans toutes les bonnes librairies, sur les lieux et sites de vente habituels. Plus d'infos sur le site de l'éditeur, ici http://www.transboreal.fr/librairie.php?code=TRAVPOGK et là http://www.transboreal.fr/auteurs.php?id=443&page=etatdesprit

Au plaisir de vous lire ! 🙂
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RO
Rougetmx 11 years ago · FabGreg
Nouvelle édition du Lonely Planet Sri Lanka
Bonjour,

Nous partons début janvier 2013 au Sri Lanka, et je devais acheter le LP qui, après avoir lu beaucoup de vos avis, est le plus adapté.

Après recherche par une vendeuse, la nouvelle édition du Lonely Planett à paraitre en Francais sera disponible début octobre 2012. Celle en Anglais sera pour aout 2012.

😊
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GE
Genevieve14 11 years ago
Recherche Lonely Planet pays Amérique du Sud
Je pars pour un an en Amérique du Sud avec un Camper. Je voudrais trouver Les Lonely Planet de chaque pays, principalement celui du Chili et celui de l'Argentine afin de préparer mon itinéraire. Quelqu'un pourrait-il m'indiquer également s'il y a une possibilité de charger sur un bateau notre véhicule de PUERTO MONTT à l'extrême sud du Chili, voir jusqu'à USHUAIA, afin de faire les canaux Patagons. Merci beaucoup.
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AW
Awsim 11 years ago
Sri Lanka: Découvrez en avant-première un trésor du patrimoine cinématographique mondial
LE TRÉSOR (Nidhānaya – නිධානය) de Lester James Peries , Sri Lanka , 1970

Restauré et numérisé en 2013, ce film est présenté en France lors de deux avant-premières :

Lyon : Institut Lumière, le 22 avril à 18h30 Paris : Cinéma Le Champo, le 27 avril à 20h30 (séance présentée par Pierre Rissient et Hubert Niogret)

Synopsis : Willie, héritier d’une vieille famille singhalaise, vit dans son beau domaine, qu’il n’a plus les moyens d’entretenir. Un jour, il découvre dans un manuscrit ancien qu’un trésor gît dans un rocher et que seul le sacrifice d’une jeune femme permettra de le découvrir. Il localise le roc et se met en quête de cette femme...

Un magnifique mélodrame, par l’un des plus grands cinéastes du sous-continent indien.

Plus d’informations sur le site d’Héliotrope Films
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