Nous randonnerons en Crète en avril/mai prochain: j’aime bien avant de partir me plonger dans l’ambiance en lisant des romans qui permettent de permettent de se préparer au voyage. Quelqu’un aurait des conseils en dehors de tout ce qui concerne la mythologie?
Merci d’avance
Books, films and documentaries
Suggestions de livres, de films et de documentaires qui peuvent intéresser, faire rêver ou être utiles pour des voyageurs.
Showing 91–120 of 3,265 discussions.
Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Bonjour !
Je ne sais pas si annoncer la sortie de son propre livre est autorisé sur ce forum ... Dans le cas contraire, les modérateurs feront le ménage 😊
Alors voilà, mon bouquin est enfin paru ...
Il contient 14 récits qui pour la plupart n'ont pas forcément leur place sur ce forum ... Bon, ce n'est que mon avis, tout le monde, parmi les rares membres de VF l'ayant déjà lu, n'est pas d'accord avec ça. Mais peu importe !
14 récits donc, qui retracent de façon plus ou moins directe, une partie de mon parcours dans l'Archipel, de 1999 à 2012, d'Aceh au Kalimantan.
" Aka " dresse le portrait d'un ami : on y parle d'Aceh avant le tsunami de 2004 ... " Constat d'échec " aussi est un portrait : celui d'un punk indonésien pur et dur ... " le Cap de bonne-espérance " est le récit d'une relation naissante avec en toile de fond un quartier populaire de la ville de Pontianak ... " Massacres à Bornéo " revient sur les tensions entre les ethnies du Kalimantan occidental ... La dernière partie du bouquin étant quant à elle consacrée à Java : " Merapi 2010 " relate l'éruption du volcan du même nom, " Titanic Resto " notre tentative loupée d'ouvrir un warung à Yogya ...
Ce ne sont que des exemples ...
Quelques extraits pour vous donner une idée ?
« Passé le moment des retrouvailles, mon camarade m'apprit que toutes les routes isolées qui avaient fait notre bonheur étaient désormais interdites à la circulation. Sillonnées par des convois de militaires à la gâchette facile, elles étaient fréquemment le théâtre d'escarmouches sanglantes. » ( Aka )
« Les pires moments que je passai à Pontianak eurent lieu fin 2001, à l'occasion des frappes américaines en Afghanistan. Au lieu des traditionnelles plaisanteries, on proférait à mon égard des paroles lourdes de menace : « Mister, aujourd'hui j'ai envie d'égorger un Américain » et autres inepties. De tous ces anonymes, très peu appartenaient à des organisations religieuses militantes. » ( Le Cap de Bonne-Espérance )
« Le petit homme avait placé une urne remplie de différents ingrédients magiques sous le lit des futurs jeunes époux. Il avait lu quelques prières en arabe, puis s'en était allé, récompensé par les parents de la mariée de quelques billets. Mais en vain : le village était à deux doigts de connaître une inondation majeure. Cependant, cela ne semblait pas affecter la réputation du magicien. Au lieu de voir dans ces averses incessantes une preuve flagrante de son inefficacité, les gens continuaient de vanter ses mérites : « imaginez ce qu'il se serait passé s'il n'était pas intervenu : nous serions sous trois mètres d'eau ! Ce faiseur de pluie est vraiment formidable, il a sauvé Taranga ! » ( Le serpent noir )
« Des voitures couvertes de poussière et de boue dévalaient l'avenue à toute allure. Des camions-bennes, dans un état de saleté comparable, transportaient des gens hébétés, dont certains semblaient s'être roulés dans la gadoue. Nous ne réalisâmes pas tout de suite que cette boue qui les recouvrait avait été projetée par le Merapi. » ( Merapi 2010 )
L'animal fait 230 pages. Couverture sérigraphiée. Si ça vous intéresse vous pouvez m'écrire ... MP ou adresse mail sur le blog dont l'adresse est dans ma signature ...
Merci !
Quelques extraits pour vous donner une idée ?
« Passé le moment des retrouvailles, mon camarade m'apprit que toutes les routes isolées qui avaient fait notre bonheur étaient désormais interdites à la circulation. Sillonnées par des convois de militaires à la gâchette facile, elles étaient fréquemment le théâtre d'escarmouches sanglantes. » ( Aka )
« Les pires moments que je passai à Pontianak eurent lieu fin 2001, à l'occasion des frappes américaines en Afghanistan. Au lieu des traditionnelles plaisanteries, on proférait à mon égard des paroles lourdes de menace : « Mister, aujourd'hui j'ai envie d'égorger un Américain » et autres inepties. De tous ces anonymes, très peu appartenaient à des organisations religieuses militantes. » ( Le Cap de Bonne-Espérance )
« Le petit homme avait placé une urne remplie de différents ingrédients magiques sous le lit des futurs jeunes époux. Il avait lu quelques prières en arabe, puis s'en était allé, récompensé par les parents de la mariée de quelques billets. Mais en vain : le village était à deux doigts de connaître une inondation majeure. Cependant, cela ne semblait pas affecter la réputation du magicien. Au lieu de voir dans ces averses incessantes une preuve flagrante de son inefficacité, les gens continuaient de vanter ses mérites : « imaginez ce qu'il se serait passé s'il n'était pas intervenu : nous serions sous trois mètres d'eau ! Ce faiseur de pluie est vraiment formidable, il a sauvé Taranga ! » ( Le serpent noir )
« Des voitures couvertes de poussière et de boue dévalaient l'avenue à toute allure. Des camions-bennes, dans un état de saleté comparable, transportaient des gens hébétés, dont certains semblaient s'être roulés dans la gadoue. Nous ne réalisâmes pas tout de suite que cette boue qui les recouvrait avait été projetée par le Merapi. » ( Merapi 2010 )
L'animal fait 230 pages. Couverture sérigraphiée. Si ça vous intéresse vous pouvez m'écrire ... MP ou adresse mail sur le blog dont l'adresse est dans ma signature ...
Merci !
Pour ceux qui ne l'ont pas vu, Yellowstone-Nature extrême est un magnifique documentaire diffusé samedi dernier sur ARTE et disponible en replay... La suite samedi prochain ! 😎
Bonsoir,
Pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu et qui, aux bêtisiers, chansonniers, films Qq qui nous sont habituellement servis en période de fêtes de fin d'année, préfèrent du saignant, du pris sur le vif, du beau, du très beau, du très très beau, acteurs comme décor, je conseille Arte et sa série de trois documentaires sur des familles de lions dans la savane de Ruaha disponibles sur Internet (et si, si, il y a de la savane à Ruaha, c'est d'ailleurs pour cela que l'on peut y voir des guépards).
Bonnes fêtes
BL

Il y a de tout à Ruaha, antilopes rouannes, lycaons, oréotragues, petits et grands koudous, guépards et même des lionnes vegan (avec la grimace quand même)
Pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu et qui, aux bêtisiers, chansonniers, films Qq qui nous sont habituellement servis en période de fêtes de fin d'année, préfèrent du saignant, du pris sur le vif, du beau, du très beau, du très très beau, acteurs comme décor, je conseille Arte et sa série de trois documentaires sur des familles de lions dans la savane de Ruaha disponibles sur Internet (et si, si, il y a de la savane à Ruaha, c'est d'ailleurs pour cela que l'on peut y voir des guépards).
Bonnes fêtes
BL

Il y a de tout à Ruaha, antilopes rouannes, lycaons, oréotragues, petits et grands koudous, guépards et même des lionnes vegan (avec la grimace quand même)

https://www.nippon.com/fr/in-depth/g00768/
un article très intéressant sur l'évolution de nos sociétés et sur le japon en particulier et où on apprend que le Japon d'autrefois avait aussi une culture du célibat.
Le point de vue de la bascule de la communauté d'appartenance à une communauté de connexion est très intéressante.
Cet article m'a fait penser au film de Kore Eda "une affaire de famille". un film où l'appartenance à une communauté (la famille) est remise en question.
Appartenir à une communauté de connexion me semble parfois plus important qu'appartenir à une communauté classique famille.
J 'aime beaucoup cette phrase "Plus encore que les personnes avec qui on a des liens forts, ce sont celles avec qui on a des liens faibles qui fournissent les stimulants les plus intenses et les plus profitables."
Bonne lecture si ça vous intéresse.
"Mais non, Luanda n'a pas besoin d’allégorie pour s'écrire : c’est une ville bouillonnante que plus de six millions de voix « racontent » en permanence" (Le Monde, 2015)
Le théâtre absurde dans la Luanda post-marxiste
Africa rising ? Malgré les nouvelles positives concernant les respectables données économiques, les innovations dans les technologies de l'information et l'énergie louable des jeunes Africains, cette image – tout comme son reflet, l'image apocalyptique des guerres et des catastrophes – est menacée par une perspective tendancieuse qui n'est proprement pas fausse mais incomplète. Le revers de la médaille : Les développements en Afrique peuvent certes être réels, tous les peuples n'ont nullement participé au progrès du continent, plus que jamais. Que la littérature en soit la preuve, pour cette fois : Avec son deuxième roman, "Les Transparents" (Points, 2017, 408p.), l'écrivain angolais Ondjaki (pseudonyme pour Ndalu de Almeida), poète, nouvelliste et romancier, emmène ses lecteurs et lectrices dans un lieu qui reflète de façon frappante les côtés sombres de la reprise économique et les conséquences d'une guerre civile ayant duré des décennies : Luanda, capitale de l'Angola, toujours marquée par ces conflits violents qui ont pris fin en 2002. Aujourd'hui, Luanda est l'une des villes les plus onéreuses du monde en raison de ses industries du pétrole et des diamants mais aussi de ses réserves de gaz naturel, tandis que le pays lui-même est l'un des plus pauvres. Boom et pauvreté, c’est précisément dans ce chaos de contradictions où se déroule ce roman d'Ondjaki ...
Dans la Luanda d'Ondjaki, le cadre principal est un vieil immeuble de sept étages, en ruine, dans un quartier pauvre. L'eau provenant d’un tuyau défectueux inonde continuellement le premier étage – une constante douloureuse face à la pénurie d'eau chronique dans de nombreuses régions d'Afrique. Tous les personnages, pittoresques, déssinés avec concision et amour par l'auteur et que le lecteur est amené à suivre, sont liés à cet immeuble, soit qu'ils en soient les habitants, soit qu'ils en côtoient ses occupants : MariaComForça, qui vend du poisson grillé sur le bord de la rue et range son téléphone portable entre ses seins suants, JoaoDegavar qui monte une salle de cinéma sur le toit de l'immeuble, Amarelinha, une brodeuse de perles, le CamaradeMuet, qui sait éplucher parfaitement des pommes de terre en écoutant des vinyles de jazz sur un ancien tourne-disque, ou Edú, dont les testicules malades gonflent ou s'abaissent selon le temps, et qui songe pour cela à tirer bénéfice via les médias, Le Facteur qui distribue ses propres lettres de protestation et réclame une mobylette à tous les représentants d'une autorité quelconque, ou le jeune Paizinho, le laveur de voitures, à la recherche de sa mère dont il a été séparé lors de la guerre, un ministre amateur de champagne et de whisky, ou Odonato se levant tôt pour avoir plus de temps pour son rien-faire, qui a la nostalgie de la Luanda d'autrefois et qui cesse à manger. Petit à petit, il devient plus léger et plus "transparent", à la fin, sa femme le tient par un lacet autour de sa cheville pour qu'il ne s’envole pas. Tous forment une communauté humaine pauvre mais généreuse, solidaire, conviviale. L'immeuble abrite aussi des journalistes, des chercheurs, des contrôleurs douteux, tous intéressés par les richesses naturelles du pays et le développement de la grande ville africaine : pétrole ou eau potable, corruption ou bien public ...
D'autre part, il y a la corruption organisée sous forme de fonctionnaires du gouvernement, la pseudo-élite, plus préoccupée de se remplir les poches et d'assouvir ses besoins personnels que de l'intérêt général, à qui la glace ne peut être assez froide pour le whisky importé, et dont les sbires harcèlent les petites gens. L'arbitraire de l'Etat et la démesure de l'enrichissement systématique sans vergogne aux dépens des citoyens devient visible dans le projet de recherche de pétrole sous la ville de Luanda "au mépris de toutes les règles de sécurité. Conséquence de cet appétit destructeur : Luanda ne sera bientôt plus qu'un paysage chaotique d'excavations sombrant dans un incendie cataclysmique par lequel débute et s'achève le récit" (critiqueslibres). Le feu prend alors le contrepied de l'eau qui inonde le roman, ce feu de couleur "rouge tout doucement" (réponse de MarchandDeCoquillages au désir ultime de l'Aveugle). Au milieu de cette agitation, la vie bat son plein : bière et whisky, sex et femmes, corruption, petits crimes, et même une éclipse solaire annoncée comme événement national mais interdit finalement par le gouvernement à cause de la mort de la CamaradeIdéologie et par la suite l'Etat se voit contraint d'ordonner du deuil national – rien ne manque dans ce théâtre absurde que présente ce jeune auteur à ses lecteurs et lectrices...
Ondjaki se révèle ainsi un observateur précis et en même temps empathique qui présente sa critique sociale comme une satire dans "Les Transparents". La réalité de la corruption, des églises pentecôtistes, des absurdités des fonctionnaires, de l'incompétence, de l'arrogance, du népotisme et des dangers qui résultent de la cupidité et du manque de transparence dans la gouvernance, c'est une réalité tellement grotesque qui ne peut, selon l’auteur, être endurée que comme une satire. Et non seulement en Angola.
En fin de compte, une blatte albinos sauve la vie d'un scientifique us-américain – forer du pétrole sous une ville de cinq ou six millions d'habitants n’est pas une bonne idée après tout...
Un roman puissant à l'écriture superbe qui semble essoufflé. L'auteur renonce en grande partie aux signes de ponctuation, ce qui ne nuit en rien à la fluidité de la lecture. Sans point ni virgule, il chasse le lecteur dans le labyrinthe de la boomtown Luanda avec ses millions d'habitants. Il fait rarement attention aux majuscules et minuscules. Sur certaines pages, il n'y a que les pensées des protagonistes du roman, parfois confuses, parfois intelligentes – pas noir sur blanc, mais blanc sur noir (sur ce point, je fais référence à l'édition allemande, je ne connais pas la française). Ceux et celles qui aiment les descriptions tragi-comiques des hauts et bas humains, trouveront dans ce roman leurs préferences servies avec grande maîtrise. "Les Transparents" est un chef-d’oeuvre littéraire qui résonne et qu’on aime lire, après étant parvenu à la dernière page, immédiatement une deuxième fois. Hors pair est le langage très poétique d’Ondjaki, souvent très mélancolique et entremêlé de créations de mots sympas. A découvrir !
Lisez de la littérature africaine, lisez Ondjaki !
Né en 1977 à Luanda, Ondjaki est un écrivain d'origine angolaise. Considéré comme l'un des auteurs lusophones les plus prometteurs, il a reçu de nombreux prix, dont le prestigieux Saramago (Prémio José Saramago) en 2013, pour "Les Transparents" (titre allemand : "Die Durchsichtigen"). Il vit aujourd'hui à Rio de Janeiro (Brésil).

www.youtube.com/watch?v=fc9BKSrGzhM
Le théâtre absurde dans la Luanda post-marxiste
Africa rising ? Malgré les nouvelles positives concernant les respectables données économiques, les innovations dans les technologies de l'information et l'énergie louable des jeunes Africains, cette image – tout comme son reflet, l'image apocalyptique des guerres et des catastrophes – est menacée par une perspective tendancieuse qui n'est proprement pas fausse mais incomplète. Le revers de la médaille : Les développements en Afrique peuvent certes être réels, tous les peuples n'ont nullement participé au progrès du continent, plus que jamais. Que la littérature en soit la preuve, pour cette fois : Avec son deuxième roman, "Les Transparents" (Points, 2017, 408p.), l'écrivain angolais Ondjaki (pseudonyme pour Ndalu de Almeida), poète, nouvelliste et romancier, emmène ses lecteurs et lectrices dans un lieu qui reflète de façon frappante les côtés sombres de la reprise économique et les conséquences d'une guerre civile ayant duré des décennies : Luanda, capitale de l'Angola, toujours marquée par ces conflits violents qui ont pris fin en 2002. Aujourd'hui, Luanda est l'une des villes les plus onéreuses du monde en raison de ses industries du pétrole et des diamants mais aussi de ses réserves de gaz naturel, tandis que le pays lui-même est l'un des plus pauvres. Boom et pauvreté, c’est précisément dans ce chaos de contradictions où se déroule ce roman d'Ondjaki ...
Dans la Luanda d'Ondjaki, le cadre principal est un vieil immeuble de sept étages, en ruine, dans un quartier pauvre. L'eau provenant d’un tuyau défectueux inonde continuellement le premier étage – une constante douloureuse face à la pénurie d'eau chronique dans de nombreuses régions d'Afrique. Tous les personnages, pittoresques, déssinés avec concision et amour par l'auteur et que le lecteur est amené à suivre, sont liés à cet immeuble, soit qu'ils en soient les habitants, soit qu'ils en côtoient ses occupants : MariaComForça, qui vend du poisson grillé sur le bord de la rue et range son téléphone portable entre ses seins suants, JoaoDegavar qui monte une salle de cinéma sur le toit de l'immeuble, Amarelinha, une brodeuse de perles, le CamaradeMuet, qui sait éplucher parfaitement des pommes de terre en écoutant des vinyles de jazz sur un ancien tourne-disque, ou Edú, dont les testicules malades gonflent ou s'abaissent selon le temps, et qui songe pour cela à tirer bénéfice via les médias, Le Facteur qui distribue ses propres lettres de protestation et réclame une mobylette à tous les représentants d'une autorité quelconque, ou le jeune Paizinho, le laveur de voitures, à la recherche de sa mère dont il a été séparé lors de la guerre, un ministre amateur de champagne et de whisky, ou Odonato se levant tôt pour avoir plus de temps pour son rien-faire, qui a la nostalgie de la Luanda d'autrefois et qui cesse à manger. Petit à petit, il devient plus léger et plus "transparent", à la fin, sa femme le tient par un lacet autour de sa cheville pour qu'il ne s’envole pas. Tous forment une communauté humaine pauvre mais généreuse, solidaire, conviviale. L'immeuble abrite aussi des journalistes, des chercheurs, des contrôleurs douteux, tous intéressés par les richesses naturelles du pays et le développement de la grande ville africaine : pétrole ou eau potable, corruption ou bien public ...
D'autre part, il y a la corruption organisée sous forme de fonctionnaires du gouvernement, la pseudo-élite, plus préoccupée de se remplir les poches et d'assouvir ses besoins personnels que de l'intérêt général, à qui la glace ne peut être assez froide pour le whisky importé, et dont les sbires harcèlent les petites gens. L'arbitraire de l'Etat et la démesure de l'enrichissement systématique sans vergogne aux dépens des citoyens devient visible dans le projet de recherche de pétrole sous la ville de Luanda "au mépris de toutes les règles de sécurité. Conséquence de cet appétit destructeur : Luanda ne sera bientôt plus qu'un paysage chaotique d'excavations sombrant dans un incendie cataclysmique par lequel débute et s'achève le récit" (critiqueslibres). Le feu prend alors le contrepied de l'eau qui inonde le roman, ce feu de couleur "rouge tout doucement" (réponse de MarchandDeCoquillages au désir ultime de l'Aveugle). Au milieu de cette agitation, la vie bat son plein : bière et whisky, sex et femmes, corruption, petits crimes, et même une éclipse solaire annoncée comme événement national mais interdit finalement par le gouvernement à cause de la mort de la CamaradeIdéologie et par la suite l'Etat se voit contraint d'ordonner du deuil national – rien ne manque dans ce théâtre absurde que présente ce jeune auteur à ses lecteurs et lectrices...
Ondjaki se révèle ainsi un observateur précis et en même temps empathique qui présente sa critique sociale comme une satire dans "Les Transparents". La réalité de la corruption, des églises pentecôtistes, des absurdités des fonctionnaires, de l'incompétence, de l'arrogance, du népotisme et des dangers qui résultent de la cupidité et du manque de transparence dans la gouvernance, c'est une réalité tellement grotesque qui ne peut, selon l’auteur, être endurée que comme une satire. Et non seulement en Angola.
En fin de compte, une blatte albinos sauve la vie d'un scientifique us-américain – forer du pétrole sous une ville de cinq ou six millions d'habitants n’est pas une bonne idée après tout...
Un roman puissant à l'écriture superbe qui semble essoufflé. L'auteur renonce en grande partie aux signes de ponctuation, ce qui ne nuit en rien à la fluidité de la lecture. Sans point ni virgule, il chasse le lecteur dans le labyrinthe de la boomtown Luanda avec ses millions d'habitants. Il fait rarement attention aux majuscules et minuscules. Sur certaines pages, il n'y a que les pensées des protagonistes du roman, parfois confuses, parfois intelligentes – pas noir sur blanc, mais blanc sur noir (sur ce point, je fais référence à l'édition allemande, je ne connais pas la française). Ceux et celles qui aiment les descriptions tragi-comiques des hauts et bas humains, trouveront dans ce roman leurs préferences servies avec grande maîtrise. "Les Transparents" est un chef-d’oeuvre littéraire qui résonne et qu’on aime lire, après étant parvenu à la dernière page, immédiatement une deuxième fois. Hors pair est le langage très poétique d’Ondjaki, souvent très mélancolique et entremêlé de créations de mots sympas. A découvrir !
Lisez de la littérature africaine, lisez Ondjaki !
Né en 1977 à Luanda, Ondjaki est un écrivain d'origine angolaise. Considéré comme l'un des auteurs lusophones les plus prometteurs, il a reçu de nombreux prix, dont le prestigieux Saramago (Prémio José Saramago) en 2013, pour "Les Transparents" (titre allemand : "Die Durchsichtigen"). Il vit aujourd'hui à Rio de Janeiro (Brésil).

www.youtube.com/watch?v=fc9BKSrGzhM
Bonsoir
Lecture intéressante qui aborde plusieurs aspects de cette fascinante mégalopole.

Lecture intéressante qui aborde plusieurs aspects de cette fascinante mégalopole.

Arte propose ce soit une émission "Cuba, la révolution et le monde"
Disponible en replay sur leur site.
Bonjour,
Je viens de voir le dernier film de Kiyoshi Kurosawa "Au bout du monde", où il est question d'une petite équipe de TV japonaise qui vient tourner un documentaire sur l'Ouzbekistan.
C'est un pays que j'envisage de visiter, et je me demandais si ce qu'on voit de l'Ouzebkistan dans le film donne un bon aperçu du pays, ou si Kiyoshi Kurosawa est passé complètement à côté...c'est en tout cas un film plaisant (un très bon K. Kurosawa à mon humble avis), une réflexion sur la rencontre des cultures.
Celles et ceux qui connaissent ce pays auront peut-être du plaisir à voir ce film 🙂
Je viens de voir le dernier film de Kiyoshi Kurosawa "Au bout du monde", où il est question d'une petite équipe de TV japonaise qui vient tourner un documentaire sur l'Ouzbekistan.
C'est un pays que j'envisage de visiter, et je me demandais si ce qu'on voit de l'Ouzebkistan dans le film donne un bon aperçu du pays, ou si Kiyoshi Kurosawa est passé complètement à côté...c'est en tout cas un film plaisant (un très bon K. Kurosawa à mon humble avis), une réflexion sur la rencontre des cultures.
Celles et ceux qui connaissent ce pays auront peut-être du plaisir à voir ce film 🙂
Petit Futé La Géorgie édition 2017/2018
acheté en juin, utilisé une fois, excellent état
Neuf 18,50 vendu 8€
Sur Issy les Moulineaux, Clichy ou Paris
Guide Parlons Géorgien , édition L'Harmattan Un livre accessible au grand public qui permet de découvrir le langue et la culture de ce beau pays acheté en juin, utilisé une fois, excellent état Neuf 28,50 vendu 10€ Sur Issy les Moulineaux, Clichy ou Paris
Guide Parlons Géorgien , édition L'Harmattan Un livre accessible au grand public qui permet de découvrir le langue et la culture de ce beau pays acheté en juin, utilisé une fois, excellent état Neuf 28,50 vendu 10€ Sur Issy les Moulineaux, Clichy ou Paris
Le nom de l'auteur dira quelque chose a ceux qui ont connu la television francaise avant TF1. Son service au titre de la cooperation, de 66 a 68, a la Radio-television ivoirienne, a inspire a Jean Chatel ce roman vrai sur la France/Afrique ou il raconte le role des o.n.g, le racisme des blancs et des noirs, nous fait decouvrir le monde souvent pitoyable des expats, le conflit probable entre le nord et le sud (paru en 1970, ce roman parle bien sur de la Cote d'Ivoire sans la nommer), ainsi que de l'envergure du president de ce pays (on devine bien que c'est H.Boigny).
La partie la plus passionnante du livre s'attache au personnage de Andre Juvenal dont la rencontre avec le narrateur contribuera a ce que ce dernier comprenne, ouvre les yeux sur ce pays qu'il finira par aimer plus que tout.
Andre Juvenal traverse tout le roman, mais la deuxieme partie lui est entierement consacree car le narrateur l'enregistrera toute une nuit : on prend l'Afrique en pleine figure !
Ce passage ou Juvenal raconte ses debuts dans ce pays m'a beaucoup frappe, et inspirera aux eventuels lecteurs de ce passionnant roman vrai autant de reflexions qu'il a suscite chez moi, trente huit ans apres la parution de ce livre.
"...Avec cette ville sous les yeux, ce pays, Dieu m'a paru invraisemblable. La faute aux fameux objectifs prioritaires, sans doute. Augmenter le revenu par tete, la natalite, l'esperance de vie, ameliorer la ration de calories et de proteines, obliger les gens a se laver les mains, a se faire vacciner, a se torcher convenablement, leur construire des maisons en ciment, leur donner des outils, des machines, des voitures, leur enfoncer dans le crane des notions de rendement, de profit, d'epargne, leur apprendre a lire, a compter, leur creer des besoins nouveaux pour qu'ils s'endettent, que de cette facon ils travaillent d'avantage, qu'ils cherchent des places mieux payees, qu'ils mettent de l'argent a la banque et qu'ils sachent remplir des cheques, signer des traites, rediger des rapports, des memoires, des discours, des petitions, comprendre les allocutions de leurs patrons et obeir aux mots d'ordre..."
"Petits blancs, vous serez tous manges" de Jean Chatel Livre de poche (1970) (dans un "books shop" de Chiang Mai)
"...Avec cette ville sous les yeux, ce pays, Dieu m'a paru invraisemblable. La faute aux fameux objectifs prioritaires, sans doute. Augmenter le revenu par tete, la natalite, l'esperance de vie, ameliorer la ration de calories et de proteines, obliger les gens a se laver les mains, a se faire vacciner, a se torcher convenablement, leur construire des maisons en ciment, leur donner des outils, des machines, des voitures, leur enfoncer dans le crane des notions de rendement, de profit, d'epargne, leur apprendre a lire, a compter, leur creer des besoins nouveaux pour qu'ils s'endettent, que de cette facon ils travaillent d'avantage, qu'ils cherchent des places mieux payees, qu'ils mettent de l'argent a la banque et qu'ils sachent remplir des cheques, signer des traites, rediger des rapports, des memoires, des discours, des petitions, comprendre les allocutions de leurs patrons et obeir aux mots d'ordre..."
"Petits blancs, vous serez tous manges" de Jean Chatel Livre de poche (1970) (dans un "books shop" de Chiang Mai)
Bonjour,
Je m'appelle Charlotte Mattout et je suis journaliste pour France 2.
Nous cherchons une famille ou un groupe de Français qui vont visiter Death Valley bientôt et idéalement qui campent (tente ou camping car). Nous y serons normalement en fin de semaine prochaine (mais cela peut être plus tard).
Voici mon adresse email si vous souhaitez me contacter : charlotte.mattout@francetvus.com.
Merci à tous !
Charlotte
Merci à tous !
Charlotte
Bonjour,
il y a plusieurs guides de voyage pour la Polynésie mais pas le routard. Lequel conseillez-vous ?
Lonely planet, Petit Futé, Géo Guide ou autres ....
Merci de vos avis et conseils
Claude
il y a plusieurs guides de voyage pour la Polynésie mais pas le routard. Lequel conseillez-vous ?
Lonely planet, Petit Futé, Géo Guide ou autres ....
Merci de vos avis et conseils
Claude
Bonjour à tous,
après 3 voyages aux USA (N-O, S-O et N-E), je muri le projet de partir à la découverte du Deep South.
Comme je le fais lorsque je prépare un voyage j'aime voir des films, lire des livres ou écouter de la musique qui se rapporte à ces régions.
Je fais donc appelle à la science des forumeurs. Si vous avez toutes sortes de films, livres ou chansons qui permettrait de découvrir ou donner envie de visiter certains lieux.
Les états que je pense privilégier dans ce voyage serait la Louisiane, Mississippi, Alabama, Géorgie, Floride et éventuellement South-Carolina. Je suis donc prenneur de tous films, ou livre (pas des guides de voyages ;-) ) qui mettrait en avant ces régions du Deep South mystérieux.
Je me réjouis de lire vos réponses.
D'avance merci beaucoup.
Benjamin
Benjamin
Ken Loach, le cinéaste des saines colères et des films qui appuient à l'endroit où la société devenue insensible devrait hurler de douleur et de rage.
Le dernier, à voir impérativement en VO, Sorry we missed you, formule chaleureuse à l'empathie trompeuse qui donne au cynisme des airs de sollicitude... alterne les cheminements, les états d'âme, la persévérance impuissante des 4 membres d'une famille de Newcastle.
Itinérants modernes, errants urbanisés, déambulants mécaniques dans une ville hostile qu'ils ne regardent plus, une ville qui se nourrit de leur énergie et de leurs faiblesses. Ces gens là ne voyagent pas ils triment, ralliant un point A à un point B sans lever les yeux de la feuille de route chronométrée qui leur tient lieu de roadbook.
Le film détaille minutieusement l'enfer du dernier kilomètre, ce qui se passe entre une commande passée confortablement derrière son écran et son arrivée dans le temps imparti. De plus en plus vite, de plus en plus court le temps imparti.
Ken Loach décrit sans complaisance les dérives et les excès d'un modèle social et économique. Il ne plaint pas ses personnages, acteurs aussi lumineux qu'inconnus, et ne propose pas non plus de solutions manichéennes.
Le film est poignant mais sans pathos… et surtout il laisse, il devrait laisser, songeur sur le manque d'anticipation, de vision à long terme, l'absence de réflexion et d'intelligence politique qui a permis à ces nouveaux e.commerçants d'imposer partout où ils s'implantent leur propre mode de fonctionnement, soumis à des algorithmes, en s'affranchissant aussi aisément des contraintes, protectrices même si elles le sont de moins en moins, qui régulent le monde du travail.
Mais si cela fonctionne aussi bien c'est aussi à nous qu'ils le doivent… ce que le cinéaste montre avec finesse. Nous, consommateurs pressés qui voudrions ne lever les doigts du clavier que pour aller ouvrir la porte derrière laquelle se tiendra un livreur échevelé et pressé, la tête déjà repartie vers sa prochaine livraison...

Itinérants modernes, errants urbanisés, déambulants mécaniques dans une ville hostile qu'ils ne regardent plus, une ville qui se nourrit de leur énergie et de leurs faiblesses. Ces gens là ne voyagent pas ils triment, ralliant un point A à un point B sans lever les yeux de la feuille de route chronométrée qui leur tient lieu de roadbook.
Le film détaille minutieusement l'enfer du dernier kilomètre, ce qui se passe entre une commande passée confortablement derrière son écran et son arrivée dans le temps imparti. De plus en plus vite, de plus en plus court le temps imparti.
Ken Loach décrit sans complaisance les dérives et les excès d'un modèle social et économique. Il ne plaint pas ses personnages, acteurs aussi lumineux qu'inconnus, et ne propose pas non plus de solutions manichéennes.
Le film est poignant mais sans pathos… et surtout il laisse, il devrait laisser, songeur sur le manque d'anticipation, de vision à long terme, l'absence de réflexion et d'intelligence politique qui a permis à ces nouveaux e.commerçants d'imposer partout où ils s'implantent leur propre mode de fonctionnement, soumis à des algorithmes, en s'affranchissant aussi aisément des contraintes, protectrices même si elles le sont de moins en moins, qui régulent le monde du travail.
Mais si cela fonctionne aussi bien c'est aussi à nous qu'ils le doivent… ce que le cinéaste montre avec finesse. Nous, consommateurs pressés qui voudrions ne lever les doigts du clavier que pour aller ouvrir la porte derrière laquelle se tiendra un livreur échevelé et pressé, la tête déjà repartie vers sa prochaine livraison...

Selon des chercheurs...
https://www.huffingtonpost.fr/entry/voici-le-point-dorigine-dhomo-sapiens-avant-quil-ne-colonise-le-monde-selon-des-chercheurs_fr_5db6fcfae4b006d49172564c
Bon voyage en quête de vos ancêtre ! 😉
https://www.huffingtonpost.fr/entry/voici-le-point-dorigine-dhomo-sapiens-avant-quil-ne-colonise-le-monde-selon-des-chercheurs_fr_5db6fcfae4b006d49172564c
Bon voyage en quête de vos ancêtre ! 😉
K comme Kinshasa...
Après les films Victoire Terminus, Jupiter's dance, Benda Bilili, Pygmée Blues, Renaud Barret poursuit avec ce film dont la sortie est prévue le 15 janvier prochain.
""Système K." comme Kinshasa. Au milieu de l’indescriptible chaos social et politique, une scène contemporaine bouillonnante crée à partir de rien, crie sa colère et rêve de reconnaissance.Malgré le harcèlement des autorités et les difficultés personnelles des artistes, le mouvement envahit la rue et plus rien ne l’arrêtera ! "
A propos de l'auteur: https://fifib.com/systeme-k/
Bande annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=hbMMXTjP3gQ&t=&fbclid=IwAR0HTPaq1A-I1drByUBeLqv20z-jj-jiGojrX3DMdda4vJy2L-oKV-m6NlM
Après les films Victoire Terminus, Jupiter's dance, Benda Bilili, Pygmée Blues, Renaud Barret poursuit avec ce film dont la sortie est prévue le 15 janvier prochain.
""Système K." comme Kinshasa. Au milieu de l’indescriptible chaos social et politique, une scène contemporaine bouillonnante crée à partir de rien, crie sa colère et rêve de reconnaissance.Malgré le harcèlement des autorités et les difficultés personnelles des artistes, le mouvement envahit la rue et plus rien ne l’arrêtera ! "
A propos de l'auteur: https://fifib.com/systeme-k/
Bande annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=hbMMXTjP3gQ&t=&fbclid=IwAR0HTPaq1A-I1drByUBeLqv20z-jj-jiGojrX3DMdda4vJy2L-oKV-m6NlM
Bonjour à tous,
Mon voyage est dans un mois et j'ai hâte ! Dans le but de patienter et "rêver" à mon voyage pendant ce dernier mois, je cherche des romans décrivant les paysages québecois, des légendes, des policiers se déroulant dans Montréal et Quebec... Bref, tous livres évoquant et décrivant le Quebec, quelque soit l'endroit et l'histoire.
Évidemment, il y a Louise Penny et son fameux insepcteur Armand Gamache, que je viens de découvrir, mais il y en a sûrement d'autres ? Lesquels ?
Merci de partager vos titres et auteurs ! 🙂
Mon voyage est dans un mois et j'ai hâte ! Dans le but de patienter et "rêver" à mon voyage pendant ce dernier mois, je cherche des romans décrivant les paysages québecois, des légendes, des policiers se déroulant dans Montréal et Quebec... Bref, tous livres évoquant et décrivant le Quebec, quelque soit l'endroit et l'histoire.
Évidemment, il y a Louise Penny et son fameux insepcteur Armand Gamache, que je viens de découvrir, mais il y en a sûrement d'autres ? Lesquels ?
Merci de partager vos titres et auteurs ! 🙂
Cette publication (un mook) est programmée pour les quatre années de la présidence de D.Trump -on devine que les fondateurs (F.Busnel & E.Fottorino) préféreraient ne pas avoir à rempiler pour quatre ans.
Au fil des numéros trimestriels, on y traite de la diversité, de la violence, de wilderness, des femmes, de religion, de race..., le plus souvent à travers le regard d'écrivains américains contemporains. Pas une signature majeure n'aura échappé aux filets des ces Frenchies.
On peut donc s'y intéresser si on aime les Etats-Unis ou la littérature et pour qui affectionne les deux, America est un must.
Analyse de la communalisation au Sahel
« Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel », c’est le titre d’un nouvel ouvrage qui est le résultat de plusieurs projets de recherche entre le Département d’anthropologie culturelle et d’ethnologie de l’Université d’Uppsala (Suède), l’Institut des sciences des sociétés du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNSRT, Burkina Faso) et le centre de recherche Point Sud (Mali). Il s’est agi pour les auteurs de cet ouvrage collectif d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes. De cette analyse, il se dégage que la politique communale actuellement au Sahel vit des difficultés, notamment la crise sécuritaire. Mais au-delà de ces difficultés, les élus locaux s’acquittent tant bien que mal de leurs obligations, en faisant en sorte de créer un sentiment d’appartenance locale. L’ouvrage en question comporte 12 études de cas et la plupart de chapitres ont été écrits en tandem entre chercheurs senior et junior dans un esprit collaboratif et engagé.
Etant le fruit d’un travail collectif dans le sens profond du terme, cet ouvrage propose une analyse ethnographique comparative dans des communes sahéliennes, notamment celles du Burkina Faso, du Mali et du Niger. A travers des études de cas basées sur l’enquête de terrain ethnographique, le point de départ était d’analyser la démocratie locale telle qu’elle est pratiquée au niveau municipal. En effet, c’est dans les communes que les plans de développement sont appliqués et c’est le lieu où les politiques publiques prennent corps dans la vie quotidienne des citoyens. C’est dans les communes que la réalisation d’infrastructures et la mise en œuvre d’actions de développement se concrétisent. C’est dans les communes que la forme et la substance de la démocratie se confrontent.
L’ouvrage sur la démocratie par le bas et la politique municipale voudrait contribuer à l’analyse anthropologique comparative sur la base d’une dizaine, voire même presque 20 années d’observation des pratiques de décentralisation dans les différentes communes sahéliennes. Les études de cas sont certes situées dans trois pays spécifiques (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) où les recherches de terrain ont eu lieu, mais les problèmes posés et les thématiques étayées sont pertinents même au-delà de ces pays. Aussi, cet ouvrage se veut une contribution aux études anthropologiques sur la décentralisation afin d’observer la commune à la fois comme entité d’analyse et comme institution locale nouvelle. Promue comme une réforme politico-administrative fondamentale pour la démocratisation, voire même la refondation de l’État, la désormais décentralisation démocratique des années 1990 a suscité beaucoup d’espoirs aussi bien parmi les acteurs politiques que les acteurs de la société civile et les bailleurs de fonds internationaux. Souvent l’espoir était tel que la décentralisation était devenue une panacée du développement. Nombreuses études furent entamées pour réfléchir sur la mise en œuvre de la décentralisation et sa capacité à mobiliser les institutions et les ressources et, bien évidemment, les citoyens. Certaines études ont été faites sur la politique locale ainsi que la mise en œuvre politique, institutionnelle et administrative de la décentralisation, d’autres se sont focalisées sur l’espace public local avec des nouvelles revendications identitaires ainsi que des initiatives pour le développement. Ce qui réunit ces différentes études est une sorte d’ethnographie municipale dans laquelle les intérêts divers et les acteurs hétérogènes interagissent et se confrontent, s’exprimant sur la base d’origine familiale, d’accès aux ressources et d’institutions anciennes. Il y a aussi des études sur les violences et les frustrations politiques qui coexistent, tant bien que mal, avec les discours et les rhétoriques d’être ensemble, d’un co-devenir comme « frères et sœurs ». Au Mali, toute une génération de jeunes anthropologues s’est investie dans des études sur la décentralisation, sous la direction de chercheurs tels que Yaouaga Félix Koné, Bréhima Kassibo et Bréhima Bérigdogo, pour des mémoires de DEA et des thèses de doctorat. De nos jours la décentralisation est, pour de nombreux acteurs, une désillusion, une réforme en panne, dans laquelle notamment les communes rurales sont dans une précarité prégnante.
L’objectif de cet ouvrage est d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans des communes burkinabè, maliennes et nigériennes. Pour ce faire on propose une entrée « par le bas » pour mener une réflexion plus large sur la démocratie et les notions telles que la culture démocratique et le développement local. Il s’agit avant tout des études de cas, parfois liées à un mémoire de DEA ou une thèse de doctorat, mais toujours avec un regard soutenu sur les mécanismes locaux de démocratie pratiquée dans ou autour des communes. Les auteurs sont des chercheurs seniors et des chercheurs juniors ayant mené eux-mêmes des enquêtes de terrain dans des communes spécifiques. Cette composition de chercheurs juniors et seniors s’inscrit dans une tentative de combiner l’enquête de terrain avec une conceptualisation théorique et méthodologique autour de la démocratie locale. L’ouvrage fait suite à un atelier organisé au centre de recherche Point Sud de Bamako, intitulé « Partis politiques, opposition socio-politique et démocratie ‘par le bas’ en municipalités ouest-africaines », 18–19 mars 2014. Au cours de cette rencontre scientifique sous-régionale on a cherché à poser les problèmes méthodologiques et thématiques liés à des recherches ethnographiques dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes, ce qu’on est appelé ici « l’ethnographie municipale ». L’idée était d’explorer les potentialités d’une anthropologie politique axée sur la démocratie municipale et, en même temps, d’encadrer les jeunes anthropologues burkinabè, maliens et nigériens sur l’ethnographie municipale. Dans ce chapitre introductif, je voudrais jeter les bases méthodologiques d’une ethnographie municipale dans laquelle la commune est à la fois l’objet d’étude et l’unité d’analyse. La commune est une arène, un espace public, une représentation culturelle, une institution nouvelle et un enjeu. Elle représente des ressources locales, des appartenances culturelles et des enjeux identitaires. Elle est « le retour à la maison » en même temps qu’elle est une nouvelle création de l’État des pays sahéliens et ailleurs. La commune est également traitée de tous les noms ; elle est la cible des ragots et des revendications, des mobilisations et des manquements, des développements et des détournements. En somme, la commune et ses représentants, notamment le maire et le bureau communal, sont des boucs émissaires par excellence. Pourtant, la démarche anthropologique est non-normative et le souci est de comprendre les pratiques quotidiennes et les enjeux politiques, économiques et culturels des communes étudiées. (tiré et en partie modifié de l’"Introduction" de Sten Hagberg)
Contributeurs : Sidi Barry, Fatoumata Camara, Marie Deridder, Siaka Gnessi, Sten Hagberg, Ludovic O. Kibora, Bintou Koné, Yaouaga Félix Koné, Gabriella Körling, Mohamed Moussa, Moussa Sissoko, Almamy Sylla et N’gna Traoré.
Ouvrage : Hagberg, Sten / Kibora, Ludovic O. / Körling Gabriella (sous la direction de) 2019. Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel. Uppsala Papers in Africa Studies 4. Uppsala : Université d'Uppsala.

« Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel », c’est le titre d’un nouvel ouvrage qui est le résultat de plusieurs projets de recherche entre le Département d’anthropologie culturelle et d’ethnologie de l’Université d’Uppsala (Suède), l’Institut des sciences des sociétés du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNSRT, Burkina Faso) et le centre de recherche Point Sud (Mali). Il s’est agi pour les auteurs de cet ouvrage collectif d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes. De cette analyse, il se dégage que la politique communale actuellement au Sahel vit des difficultés, notamment la crise sécuritaire. Mais au-delà de ces difficultés, les élus locaux s’acquittent tant bien que mal de leurs obligations, en faisant en sorte de créer un sentiment d’appartenance locale. L’ouvrage en question comporte 12 études de cas et la plupart de chapitres ont été écrits en tandem entre chercheurs senior et junior dans un esprit collaboratif et engagé.
Etant le fruit d’un travail collectif dans le sens profond du terme, cet ouvrage propose une analyse ethnographique comparative dans des communes sahéliennes, notamment celles du Burkina Faso, du Mali et du Niger. A travers des études de cas basées sur l’enquête de terrain ethnographique, le point de départ était d’analyser la démocratie locale telle qu’elle est pratiquée au niveau municipal. En effet, c’est dans les communes que les plans de développement sont appliqués et c’est le lieu où les politiques publiques prennent corps dans la vie quotidienne des citoyens. C’est dans les communes que la réalisation d’infrastructures et la mise en œuvre d’actions de développement se concrétisent. C’est dans les communes que la forme et la substance de la démocratie se confrontent.
L’ouvrage sur la démocratie par le bas et la politique municipale voudrait contribuer à l’analyse anthropologique comparative sur la base d’une dizaine, voire même presque 20 années d’observation des pratiques de décentralisation dans les différentes communes sahéliennes. Les études de cas sont certes situées dans trois pays spécifiques (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) où les recherches de terrain ont eu lieu, mais les problèmes posés et les thématiques étayées sont pertinents même au-delà de ces pays. Aussi, cet ouvrage se veut une contribution aux études anthropologiques sur la décentralisation afin d’observer la commune à la fois comme entité d’analyse et comme institution locale nouvelle. Promue comme une réforme politico-administrative fondamentale pour la démocratisation, voire même la refondation de l’État, la désormais décentralisation démocratique des années 1990 a suscité beaucoup d’espoirs aussi bien parmi les acteurs politiques que les acteurs de la société civile et les bailleurs de fonds internationaux. Souvent l’espoir était tel que la décentralisation était devenue une panacée du développement. Nombreuses études furent entamées pour réfléchir sur la mise en œuvre de la décentralisation et sa capacité à mobiliser les institutions et les ressources et, bien évidemment, les citoyens. Certaines études ont été faites sur la politique locale ainsi que la mise en œuvre politique, institutionnelle et administrative de la décentralisation, d’autres se sont focalisées sur l’espace public local avec des nouvelles revendications identitaires ainsi que des initiatives pour le développement. Ce qui réunit ces différentes études est une sorte d’ethnographie municipale dans laquelle les intérêts divers et les acteurs hétérogènes interagissent et se confrontent, s’exprimant sur la base d’origine familiale, d’accès aux ressources et d’institutions anciennes. Il y a aussi des études sur les violences et les frustrations politiques qui coexistent, tant bien que mal, avec les discours et les rhétoriques d’être ensemble, d’un co-devenir comme « frères et sœurs ». Au Mali, toute une génération de jeunes anthropologues s’est investie dans des études sur la décentralisation, sous la direction de chercheurs tels que Yaouaga Félix Koné, Bréhima Kassibo et Bréhima Bérigdogo, pour des mémoires de DEA et des thèses de doctorat. De nos jours la décentralisation est, pour de nombreux acteurs, une désillusion, une réforme en panne, dans laquelle notamment les communes rurales sont dans une précarité prégnante.
L’objectif de cet ouvrage est d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans des communes burkinabè, maliennes et nigériennes. Pour ce faire on propose une entrée « par le bas » pour mener une réflexion plus large sur la démocratie et les notions telles que la culture démocratique et le développement local. Il s’agit avant tout des études de cas, parfois liées à un mémoire de DEA ou une thèse de doctorat, mais toujours avec un regard soutenu sur les mécanismes locaux de démocratie pratiquée dans ou autour des communes. Les auteurs sont des chercheurs seniors et des chercheurs juniors ayant mené eux-mêmes des enquêtes de terrain dans des communes spécifiques. Cette composition de chercheurs juniors et seniors s’inscrit dans une tentative de combiner l’enquête de terrain avec une conceptualisation théorique et méthodologique autour de la démocratie locale. L’ouvrage fait suite à un atelier organisé au centre de recherche Point Sud de Bamako, intitulé « Partis politiques, opposition socio-politique et démocratie ‘par le bas’ en municipalités ouest-africaines », 18–19 mars 2014. Au cours de cette rencontre scientifique sous-régionale on a cherché à poser les problèmes méthodologiques et thématiques liés à des recherches ethnographiques dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes, ce qu’on est appelé ici « l’ethnographie municipale ». L’idée était d’explorer les potentialités d’une anthropologie politique axée sur la démocratie municipale et, en même temps, d’encadrer les jeunes anthropologues burkinabè, maliens et nigériens sur l’ethnographie municipale. Dans ce chapitre introductif, je voudrais jeter les bases méthodologiques d’une ethnographie municipale dans laquelle la commune est à la fois l’objet d’étude et l’unité d’analyse. La commune est une arène, un espace public, une représentation culturelle, une institution nouvelle et un enjeu. Elle représente des ressources locales, des appartenances culturelles et des enjeux identitaires. Elle est « le retour à la maison » en même temps qu’elle est une nouvelle création de l’État des pays sahéliens et ailleurs. La commune est également traitée de tous les noms ; elle est la cible des ragots et des revendications, des mobilisations et des manquements, des développements et des détournements. En somme, la commune et ses représentants, notamment le maire et le bureau communal, sont des boucs émissaires par excellence. Pourtant, la démarche anthropologique est non-normative et le souci est de comprendre les pratiques quotidiennes et les enjeux politiques, économiques et culturels des communes étudiées. (tiré et en partie modifié de l’"Introduction" de Sten Hagberg)
Contributeurs : Sidi Barry, Fatoumata Camara, Marie Deridder, Siaka Gnessi, Sten Hagberg, Ludovic O. Kibora, Bintou Koné, Yaouaga Félix Koné, Gabriella Körling, Mohamed Moussa, Moussa Sissoko, Almamy Sylla et N’gna Traoré.
Ouvrage : Hagberg, Sten / Kibora, Ludovic O. / Körling Gabriella (sous la direction de) 2019. Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel. Uppsala Papers in Africa Studies 4. Uppsala : Université d'Uppsala.

Quelqu'un sait-il où je pourrai trouver le livre "les Ladakhis du Cachemire". il paraît que c'est ce qu'il y a de mieux sur les us et coutumes des Ladakhis. Mais apparemment c'est épuisé.
"Pousser les portes d'ateliers textiles du bout du monde pour lever le voile sur les gestes et le savoir-faire des fileurs, brodeurs, tisserands et teinturiers d'exception... Isabelle Dupuy-Chavanat et Jill Coulon se rendent en Mongolie, au Laos, en Inde, au Tibet et au Japon pour rencontrer des artisans du textile aux parcours de vie hors du commun."
https://www.arte.tv/fr/videos/RC-015102/au-fil-du-monde/
https://www.arte.tv/fr/videos/RC-015102/au-fil-du-monde/
Bonjour
Comme beaucoup j'aime ENORMEMENT le Japon et sa culture. Mes films "cultes" nippons sont;
Dolls de Kitano (et toute sont oeuvre en fait) Nobody knows de Hirokazu Chiriro de Miyazaki. (et toute sont oeuvre en fait, enfin presque ...)
Et vous ?
Nico5
Comme beaucoup j'aime ENORMEMENT le Japon et sa culture. Mes films "cultes" nippons sont;
Dolls de Kitano (et toute sont oeuvre en fait) Nobody knows de Hirokazu Chiriro de Miyazaki. (et toute sont oeuvre en fait, enfin presque ...)
Et vous ?
Nico5
Bonsoir,
Ce soir et demain, France O propose deux émissions sur Cuba de 19h45 à 20h40.
Le replay se trouvera ici https://www.france.tv/france-o/replay-videos/
bon visionnage !
Le replay se trouvera ici https://www.france.tv/france-o/replay-videos/
bon visionnage !
Je recherche à Bordeaux des personnes qui pourraient me prêter ou donner des magazines et romans en japonais. Je souhaite entretenir mon japonais j'ai mais malheureusement peu d'occasion de d'acquérir des revues dans cette langue . Je serais très heureux de pouvoir être utile en retour ou de vous aider à vous perfectionner en français.
Quelqu'un a-t-il utilisé ce guide en live ?
j'aimerais des avis.
https://www.amazon.fr/s?k=guide+p%C3%A9rou&i=stripbooks&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&c&sprefix=guide+p%C3%A9r%2Caps%2C207&ref=nb_sb_ss_i_1_9
Merci
https://www.amazon.fr/s?k=guide+p%C3%A9rou&i=stripbooks&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&c&sprefix=guide+p%C3%A9r%2Caps%2C207&ref=nb_sb_ss_i_1_9
Merci
Recommended for you
South Africa in safari mode: February/March 2026
Back in Tunisia (live account)
Densha Otaku - A Southern Loop
One-month road trip in Namibia
Off on an adventure in Sri Lanka
Louisiana: The American South Between Wild Nature, Vibrant Culture, and an Inspiring Road Trip
Unlikely California and Nevada Spots for Artists