Nous venons de là.
.. Aucun argument n'étant offert (1) pour donner un début d'explication à cette cabale montée contre Alain Daniélou, alors qu'il venait d'être qualifié de grand indologue français, il a fallu que je frise l'insulte pour que philipfrench daigne nous donner quelques arguments, qui pourraient faire sourire s'ils ne mettaient pas en doute l'honnêteté intellectuelle de très nombreux historiens et autres scientifiques de différents pays...
(1) habitude un peu agaçante chez les experts des forums d'affirmer sans prouver.
il n'est pas issu du milieu universitaire, c'est un autodidacte ; il était anticolonialiste et a milité pour l'indépendance de l'Inde. Dans les années 40 c'était mal vu et même risqué ; il était homosexuel et ne s'en cachait pas ; il avait rompu avec sa famille bourgeoise et avec la bigoterie catholique de sa mère ; il vivait à Bénarès (encore colonie anglaise) à la manière indienne et avait adopté la religion shivaïte.
Bref, beaucoup de choses qui le rendaient infréquentable pour le milieu universitaire installé.
Stalingrad, un autre membre de Vf, d'ajouter : Son "Histoire de l'Inde" qui laisse entendre que les indo-européens sont des barbares par rapport aux populations qu'ils ont envahies il y a 1500 ans, en l'occurrence les ancètres des dravidiens, n'est pas non plus pour plaire à l'histoire universelle écrite par les Européens qui se sont toujours pensés supérieurs aux peuples noirs (cf. le choc provoqué par la découverte que la haute Egypte était une civilsation africaine noire).
A mon avis ce sont les véritables raisons de l'ostracisme dans lequel a été tenu Alain Daniélou.
Un lien pour relire brièvement l'histoire de l'Inde ancienne puis un autre pour une petite enquête et une conclusion.
Travelers' reflections
Vos voyages vous ont fait réfléchir sur l'art de bien voyager, de bien vivre, l'état du monde ou le sens de la vie? Partagez vos pensées et réflexions dans cette rubrique.
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Suite et fin de - Amarkantak, l'Indologue et la cabale - Inde
Je dois avoir vu pas loin de 1000 noms cités, certains plusieurs fois, comme références dans les ouvrages que je lis sur l'histoire de l'Inde, sur ses religions, son architecture, ses arts. Des ouvrages écrits par des auteurs de différents pays, France, Allemagne, Angleterre, mais aussi Inde....
J'ai trouvé une fois le nom de Alain Daniélou, dans - Early India from the origins to AD 1300 - de Romila Thapar (Penguin Books India 2003), page 535, dans - Some sources in translation - à propos du chapitre 10. Elle cite la traduction d'une légende tamoule faite par Alain Daniélou : Manimekkalai (New Delhi, 1993). Cette grande historienne indienne, roulée en permanence honteusement dans la boue par le maigre mais très actif contingent des tenants de l'hindutva (les plus virulents de ces extrémistes hindous appartiennent le plus souvent à la diaspora), tolère donc les homosexuels ayant rompu avec leur bigotte de mère, adopté le shivaïsme, et non issu du milieu universitaire ? Cette promiscuité me fait frémir (ça va, je blague).
Etrange cet ostracisme international... Mondiale la cabale tout compte fait ! Inquiet devant ce côté sombre de l'histoire de Alain Daniélou je me suis permis de poser la question à certains de nos enseignants, français ou indiens. Pourquoi Alain Daniélou... Ce qui en ressort : Il peut être considéré comme un indologue en tant que voyageur qui s'est immergé profondément dans la culture indienne mais pas comme un historien. Ses écrits sur l'histoire de l'Inde présentent des erreurs et ne peuvent pas être qualifiés de de scientifiques...De plus il ne prend aucune distance, il s'approprie certaines visions de l'histoire de l'Inde proches ou identiques à celles des nationalistes hindous. Il a écrit des choses intéressantes sur les temples et sur la musique. Mais si vous citez le fait qu'il a été récompensé en tant que musicologue par l'Unesco je peux vous dire que beaucoup de musicologues experts en musique classique indienne ne se réclament pas de lui. Si vous prenez cette référence certains vous diront que l'Unesco aussi a ses préférences...
Pas d'enthousiasme pour Alain Daniélou. A la limite de l'indifférence. Je me dois de parler de cette nouvelle camarade de classe qui se serait fait saquer dans son ancienne faulté par un enseignant indien pro-Daniélou ? Pourquoi tant de haine de ce côté ? Bonne question. Oui, des intellectuels, indiens qui plus est, se réclament de Daniélou. Oui de la haine car l'histoire ancienne est celle d'aujourd'hui. Et elle provoque, justifie pour certains les violences d'aujourd'hui (peut-on toujours parler tranquillement en France de la guerre d'Algérie ? Une loi serait sur le point d'être discutée en Espagne au sujet du franquisme, loi qui inquiète beaucoup de monde...).
Je m'explique. Quand vous subissez autant de centaines d'années de colonisation vous avez envie de trouver une raison d'être fier de votre pays. Certains vont faire de leur mieux pour trouver un avenir à leur pays. D'autres s'en vont à la recherche de la gloire passée quitte à refaire, quitte à maquiller l'histoire. Tout les moyens sont bons. Au retour d'un séjour en Inde j'avais parlé de ces scientifiques indiens qui, ayant relevés les positions des étoiles et les descriptions de la personnalité de Krishna au temps du Mahabharata, avaient trouvé la date de naissance de celui-ci grâce à de savants calculs par ordinateur.
Lorsque des historiens étrangers écrivent que votre civilisation ancienne était la plus "belle" mais qu'elle a été écrasée, pervertie par de vilains musulmans bons qu'à faire couler des flots de sang, puis par des barbares d'anglais (là on peut en rediscuter après le match de rugby de dimanche) ces gens-là boivent du petit lait. Et bien c'est ce qui se passe. Les extrémistes hindous sont très heureux d'être soutenus en tout ou partie par un étranger comme Alain Daniélou qui leur sert une histoire partisane qui leur permet de se servir à la carte en prenant les bouts qui les arrangent. Mais souvent le même écrivain ne parlera pas trop des horreurs des sacrifices védiques (pour lui le brahmane sacrificateur n'est pas un tueur. Ah ? Himsa ?) ni des flots de sang et des déplacements de population causés par Ashoka (qui s'est repenti, il est vrai, mais après avoir adopté le boudhisme).
Conclusion : Alain Daniélou est ignoré par le plus grand nombre d'historiens. Les raisons principales en seraient son manque de rigueur et son manque de distance.
Lisez l'histoire avec circonspection (quelques livres ici). Celle de l'Inde est brûlante. Des factions existent prêtes à en découdre, voire physiquement. Je vous offre un divertissement à ce propos. Là.
Je dois avoir vu pas loin de 1000 noms cités, certains plusieurs fois, comme références dans les ouvrages que je lis sur l'histoire de l'Inde, sur ses religions, son architecture, ses arts. Des ouvrages écrits par des auteurs de différents pays, France, Allemagne, Angleterre, mais aussi Inde....
J'ai trouvé une fois le nom de Alain Daniélou, dans - Early India from the origins to AD 1300 - de Romila Thapar (Penguin Books India 2003), page 535, dans - Some sources in translation - à propos du chapitre 10. Elle cite la traduction d'une légende tamoule faite par Alain Daniélou : Manimekkalai (New Delhi, 1993). Cette grande historienne indienne, roulée en permanence honteusement dans la boue par le maigre mais très actif contingent des tenants de l'hindutva (les plus virulents de ces extrémistes hindous appartiennent le plus souvent à la diaspora), tolère donc les homosexuels ayant rompu avec leur bigotte de mère, adopté le shivaïsme, et non issu du milieu universitaire ? Cette promiscuité me fait frémir (ça va, je blague).
Etrange cet ostracisme international... Mondiale la cabale tout compte fait ! Inquiet devant ce côté sombre de l'histoire de Alain Daniélou je me suis permis de poser la question à certains de nos enseignants, français ou indiens. Pourquoi Alain Daniélou... Ce qui en ressort : Il peut être considéré comme un indologue en tant que voyageur qui s'est immergé profondément dans la culture indienne mais pas comme un historien. Ses écrits sur l'histoire de l'Inde présentent des erreurs et ne peuvent pas être qualifiés de de scientifiques...De plus il ne prend aucune distance, il s'approprie certaines visions de l'histoire de l'Inde proches ou identiques à celles des nationalistes hindous. Il a écrit des choses intéressantes sur les temples et sur la musique. Mais si vous citez le fait qu'il a été récompensé en tant que musicologue par l'Unesco je peux vous dire que beaucoup de musicologues experts en musique classique indienne ne se réclament pas de lui. Si vous prenez cette référence certains vous diront que l'Unesco aussi a ses préférences...
Pas d'enthousiasme pour Alain Daniélou. A la limite de l'indifférence. Je me dois de parler de cette nouvelle camarade de classe qui se serait fait saquer dans son ancienne faulté par un enseignant indien pro-Daniélou ? Pourquoi tant de haine de ce côté ? Bonne question. Oui, des intellectuels, indiens qui plus est, se réclament de Daniélou. Oui de la haine car l'histoire ancienne est celle d'aujourd'hui. Et elle provoque, justifie pour certains les violences d'aujourd'hui (peut-on toujours parler tranquillement en France de la guerre d'Algérie ? Une loi serait sur le point d'être discutée en Espagne au sujet du franquisme, loi qui inquiète beaucoup de monde...).
Je m'explique. Quand vous subissez autant de centaines d'années de colonisation vous avez envie de trouver une raison d'être fier de votre pays. Certains vont faire de leur mieux pour trouver un avenir à leur pays. D'autres s'en vont à la recherche de la gloire passée quitte à refaire, quitte à maquiller l'histoire. Tout les moyens sont bons. Au retour d'un séjour en Inde j'avais parlé de ces scientifiques indiens qui, ayant relevés les positions des étoiles et les descriptions de la personnalité de Krishna au temps du Mahabharata, avaient trouvé la date de naissance de celui-ci grâce à de savants calculs par ordinateur.
Lorsque des historiens étrangers écrivent que votre civilisation ancienne était la plus "belle" mais qu'elle a été écrasée, pervertie par de vilains musulmans bons qu'à faire couler des flots de sang, puis par des barbares d'anglais (là on peut en rediscuter après le match de rugby de dimanche) ces gens-là boivent du petit lait. Et bien c'est ce qui se passe. Les extrémistes hindous sont très heureux d'être soutenus en tout ou partie par un étranger comme Alain Daniélou qui leur sert une histoire partisane qui leur permet de se servir à la carte en prenant les bouts qui les arrangent. Mais souvent le même écrivain ne parlera pas trop des horreurs des sacrifices védiques (pour lui le brahmane sacrificateur n'est pas un tueur. Ah ? Himsa ?) ni des flots de sang et des déplacements de population causés par Ashoka (qui s'est repenti, il est vrai, mais après avoir adopté le boudhisme).
Conclusion : Alain Daniélou est ignoré par le plus grand nombre d'historiens. Les raisons principales en seraient son manque de rigueur et son manque de distance.
Lisez l'histoire avec circonspection (quelques livres ici). Celle de l'Inde est brûlante. Des factions existent prêtes à en découdre, voire physiquement. Je vous offre un divertissement à ce propos. Là.
C'etait sur la radio France Inter, il y a quelques etes de cela, une emission etait consacree aux reporters de guerre. Ce jour la, un journaliste francais, qui avait couvert la premiere guerre de Tchetchenie, repondait aux questions. Il se declarait stupefait par le courage inoui des tchetchenes, il en avait vu attaquer un char sovietique avec un couteau. Que des gens preferent voir leur ville detruite, Grosny, plutot que de la supporter envahie par une armee etrangere lui fit penser a la France, en 1940. Comme je m'interesse beaucoup a cette periode, j'ai vite compris ou il allait en venir...pas l'animateur. Alors il parla de cette honte sur notre histoire, de notre peuple qui se lance dans une fuite eperdue sur les routes, de pas la moindre resistance pour empecher les allemands d'entrer dans Paris, du lache soulagement de l'armistice, ajouterai-je, eh oui, nous sommes le peuple le plus intelligent, le plus cultive de la terre, il nous fallait donc conserver notre patrimoine historique !!! (Sur l'annee 40, lire absolument Une etrange defaite, de Marc Bloch, chez "Folio", et aussi "Le Bouquet", d'Henri Calet, un ecrivain que j'admire beaucoup)
Dans nos societes du "principe de precaution" et de la "festivation generalisee", le mot resistance sonne comme une inconvenance, une faute de gout. Alors, quand je lis qu'un francais qui vit en Birmanie, et dont je souhaite qu'il passe ces evenements sans encombres avec sa famille, repond a un jeune Birman qui lui demande qu'est-ce qu'on peut faire : Rien !, je veux croire qu'il a sans doute repondu sur le coup de l'emotion, car, lui meme, s'engage fortement en diffusant ses propres photos.
Penser froidement, sincerement, qu'il y a rien a faire, c'est reduire le combat d'Ang Sang Suu Khy a l'entetement d'une femme bornee, et celui de Mandela a un engagement d'un romantisme echevele ! Oui, si ce francais avait vecu en Afrique du Sud, au debut des annees 60, qu'aurait-il repondu a ce jeune avocat, alors que le regime de l'apartheid etait terriblement puissant : il n' ya rien a faire Nelson !
A Paris, j'habite non loin de l'avenue des "Cinq Lyceens fusilles" Cinq jeunes lyceens francais, en 40, n'ont pas ete effleures par l'idee qu'il y avait rien a faire, alors ils ont fait et distribues des tracts contre l'occupation, et ils l'ont payes de leur vie. Maintenant vous connaissez tous la lettre de Guy Mocquet, ses derniers mots ne refletent aucuns regrets sur son engagement. Et ce simple secretaire d'etat d'un gouvernement en deroute, revulser a l'idee qu'il n' y a rien a faire, s'envole pour Londres, tandis que Simone de Beauvoir -ou Sartre?- ecrivait dans son journal, a l'annonce de l'armistice, qu'enfin la vie normale allait reprendre !
Lisez donc les lignes qui suivent, pour que le mot resistance retrouve toute sa valeur dans notre culture, jusque dans notre quotidien, oui, meme dans la vie de tous les jours, ces lignes qu'auraient pu ecrire Ang Sang Suu Khy, le "Nelson Mandela" du 21 ieme siecle :
Bien sur ce n'est pas le mur que je trouerai avec ma tete, je n'ai pas assez de force pour le trouer, mais le seul fait qu'il soit un mur de pierre et que je sois trop faible n'est pas une raison pour que je me soumette. F.Dostoievski. "les carnets du sous-sol"
Bien sur ce n'est pas le mur que je trouerai avec ma tete, je n'ai pas assez de force pour le trouer, mais le seul fait qu'il soit un mur de pierre et que je sois trop faible n'est pas une raison pour que je me soumette. F.Dostoievski. "les carnets du sous-sol"
Me voilà confrontée à un choix important !
J'ai toujours privilégié l'intérim pour mon boulot cela me permet de partir quand je veux, mais là l'âge avance à grand pas je vais avoir 44 ans et je dois choisir ! (les minettes Ass. de Direct elles sont là)
Mon agence me propose une mission qui doit déboucher sur un cdi, j'ai dit oui...
Il est vrai que j'ai toujours trouvé du boulot car je suis volontaire et travailleuse mais l'âge, à 44 ans dois-je toujours privilégier ce côté d'indépendance qui peut me rendre l'avenir difficile.
Je crois que je suis dans l'obligation d'être raisonnable et prendre ce poste me fera repousser mon départ, mais aussi par la suite je pourrais négocier des dates hors vacances d'été... Enfin, si vous avez été confrontée à ce style de choix quelles sont vos impressions !
Cela me réconforterait de les lire, de toute façon ma décision est prise mais j'avais envie de vous en parler !
Merci de me lire
J'ai toujours privilégié l'intérim pour mon boulot cela me permet de partir quand je veux, mais là l'âge avance à grand pas je vais avoir 44 ans et je dois choisir ! (les minettes Ass. de Direct elles sont là)
Mon agence me propose une mission qui doit déboucher sur un cdi, j'ai dit oui...
Il est vrai que j'ai toujours trouvé du boulot car je suis volontaire et travailleuse mais l'âge, à 44 ans dois-je toujours privilégier ce côté d'indépendance qui peut me rendre l'avenir difficile.
Je crois que je suis dans l'obligation d'être raisonnable et prendre ce poste me fera repousser mon départ, mais aussi par la suite je pourrais négocier des dates hors vacances d'été... Enfin, si vous avez été confrontée à ce style de choix quelles sont vos impressions !
Cela me réconforterait de les lire, de toute façon ma décision est prise mais j'avais envie de vous en parler !
Merci de me lire
Bon, voilà, je traîne sur le forum à pas d'heure.
Et pourquoi? Tout simplement parce que les jours passent et que je réalise que le départ est pour bientôt, qu'après six mois de vie intense dans cette chère ville de Rennes, ou j'ai rencontré de chouettes gens, passé d'intenses soirées, rencontré de beaux hommes, bu pas mal de coups, commencé à fumer, arrêté de fumer et de boire, vendu des centaines de sandwichs, me suis fait draguer par une dizaine de mangeurs de sandwichs, commencé à apprendre l'arménien, déménagé deux fois, appris à cuisiner algérien, découvert une teuf trance, dépensé des centaines d'euros dans les fringues, etc, etc... eh bien je vais bientôt repartir sur des routes.
Tout à l'heure, après cinq minutes de vélo-express après le boulot, petit thé au St-Mich', seule à ma table de terrasse, à observer les gens qui passent et mon ailleurs intérieur. J'observe, de mes yeux de myope (mes lunettes sont cassées), le va-et-vient des humains, puis le va-et-vient des nuages. Et d'un coup, d'imaginer que ces nuages sont peut-être en partance pour des contrées que je vais bientôt traverser, par exemple la Turquie (oui en ce moment c'est le fait de traverser la Turquie qui me fait fantasmer), et bien d'imaginer cela, j'en avais presque les larmes aux yeux d'émotion. Bonheur? Nostalgie? Tristesse? Excitation? Euphorie? Hâte? Tout ça à la fois probablement.
Ici la vie est riche, les ami-e-s sont palpables, la campagne belle, les frères et soeur indispensables. Mais je pars quand même, encore. Et je m'impatiente, je piaffe, je tremble, je bouillonne. Et me contiens, regarde au loin, chante en croate au boulot. Patience.
Et pour tromper le temps, je traîne sur les discussions du forum, lis quelques carnets, réponds à quelques messages, envoie une bouteille en mer d'Arménie. Et finalement, une fois qu'il ne reste plus rien à faire que reprendre son vélo pour aller dormir, eh bien je ne suis pas rassasiée. J'ai besoin de partager cet état. Mais les autres dorment, et puis ça n'est pas en parlant que j'ai l'impression de le partager. Alors je décide d'envoyer ce petit message à vous, forumistes, parce qu'à l'écrit c'est plus facile qu'à l'oral.
Voilà. C'est bon de raconter sa vie des fois 🙂
Tout à l'heure, après cinq minutes de vélo-express après le boulot, petit thé au St-Mich', seule à ma table de terrasse, à observer les gens qui passent et mon ailleurs intérieur. J'observe, de mes yeux de myope (mes lunettes sont cassées), le va-et-vient des humains, puis le va-et-vient des nuages. Et d'un coup, d'imaginer que ces nuages sont peut-être en partance pour des contrées que je vais bientôt traverser, par exemple la Turquie (oui en ce moment c'est le fait de traverser la Turquie qui me fait fantasmer), et bien d'imaginer cela, j'en avais presque les larmes aux yeux d'émotion. Bonheur? Nostalgie? Tristesse? Excitation? Euphorie? Hâte? Tout ça à la fois probablement.
Ici la vie est riche, les ami-e-s sont palpables, la campagne belle, les frères et soeur indispensables. Mais je pars quand même, encore. Et je m'impatiente, je piaffe, je tremble, je bouillonne. Et me contiens, regarde au loin, chante en croate au boulot. Patience.
Et pour tromper le temps, je traîne sur les discussions du forum, lis quelques carnets, réponds à quelques messages, envoie une bouteille en mer d'Arménie. Et finalement, une fois qu'il ne reste plus rien à faire que reprendre son vélo pour aller dormir, eh bien je ne suis pas rassasiée. J'ai besoin de partager cet état. Mais les autres dorment, et puis ça n'est pas en parlant que j'ai l'impression de le partager. Alors je décide d'envoyer ce petit message à vous, forumistes, parce qu'à l'écrit c'est plus facile qu'à l'oral.
Voilà. C'est bon de raconter sa vie des fois 🙂
J'ai envie de partager avec vous et surtout de trouver des oreilles attentives à ce qu'il m'arrive car je n'y comprends rien.
Je suis revenue il y a deux jours de 3 semaines au Vietnam ou j'ai travaillé dans un orphelinat et passé 4-5 jours à visiter
les alentours, et depuis mon retour je suis fatiguée certes, mais il y a autre chose que je n'arrive pas à comprendre.
J'ai repris le boulot hier et jamais encore je n'avais ressenti ce désir de rester couchée chez moi, et encore aujourd'hui
aller bosser m'a paru dénué de sens et inutile. Je me sens triste et des images de mon séjour me reviennent sans cesse
dans ma tête et je n'ai qu'une envie c'est de pleurer quand j'y repense. J'ai envie de rester seule, des amis m'appellent pour
aller boire des verres et leur raconter mon voyage mais ça m'embête royalement. J'ai vécu sur place des instants incroyables et
magiques, remplis d'émotions et là rien qu'en tapant ces mots je me remets à pleurer. Mon ami ne comprend pas pourquoi
je ne suis pas + heureuse de le voir et pourquoi je suis triste d'être revenue. QUelqu'un a-t-il déjà ressenti cela? Cela
va-t-il passer? comment pourrais-je l'expliquer à mon ami? Je n'ai qu'un désir c'est de retourner le + vite possible là-bas
et de revivre seconde par seconde et encore + intensément ces 3 semaines. Merci d'avance pour vos réponses et à bientot!
Une vie extra-ordinaire, c'est sur.
Une vie ideale, pas tous les jours.
Le nomadisme c'est plus qu'un mouvement, c'est un etat d'esprit.
Bouger avec son sac a dos, ne plus avoir de reperes d'espace ou de temps...ça demande quelques mois ou annees de pratique.
Eh!oui! Assis sur son canape, dans son salon a soi, ça peut faire sourire.
Ainsi nous passons par des periodes de doute, de fatigue qui permettent de relancer "la machine".
C'est la premiere fois que j'avance sur un continent en traversant un a un les pays.C'est une sensation etrange, c'est comme si je ne bougeais pas et ces pays, ces cultures, ces gens, ces vies defilent devant mes yeux.Meme en etant a pied les richesses sont telles que parfois le film va trop vite.
Alors ne soyez pas trop triste d'avoir plein de reperes, d'etre dans une routine...par moment, ça nous fait rever.
Je vous invite à prendre connaissance de l'édito du numéro de ce mois de Mai 2004 de mon magazine préféré, (pour lequel je ne ferai pas de publicité) dont le nom commence par Trek et s'achève par Magazine (consultable sur le site du même nom) : il y décrit assez justement et assez joliment, je trouve, l'une des phases importantes du "syndrôme du voyageur" dont sont atteints, sans aucun doute possible, un certain nombre d'entre nous ...
Souvent et même presque systématiquement au cours de mes voyages (j'entend dans les pays pauvres) j'ai pu constater que les rapports établis avec les gens du pays quoique souvent sympathiques et chaleureux n'étaient en fait basés que sur l'argent et l'intérêt.
Cela ne me gêne pas plus que cela et je comprend très bien la situation. D'ailleurs, j'essaye dans la mesure du possible de répondre généreusement à cette demande. Mais il y a un gouffre entre notre vision routarde du voyage complètement idéalisée, basée sur l'échange, la compréhension de l'autre etc... et la vérité sur le terrain qui est beaucoup plus limitée, mercantile et intéressée.
Dans un autre registre j'ai un ami vietnamien qui a revu cet été sa famille maternelle après plus de 30 ans. (Enfant abandonné à l'origine) Après les chaleureuses et courtes embrassades des retrouvailles, il s'est vu repproché son manque de générosité concernant l'argent qu'il envoyait couramment à la famille (bof bof bof!). On lui a demandé en outre de subvenir à des prochains évènements dans la famille et de rembourser les funérailles de sa mère morte l'année dernière ... un comble. On lui a demandé de ne pas se formaliser c'était la tradition... J'ai aussi un ami chilien qui lui aussi a retrouvé sa famille récemment à Santiago après plus de 25 ans. Il faisait une véritable fixation sur ses origines sud-américaine. Il a donc été reçu à bras ouvert par toute la famille, le ban et l'arrière ban et avec aussi... les mêmes demandes d'aides financières, aides à des projets etc... Il a même hébergé il y a peu chez lui à son retour une tante pendant plus de 2 mois tous frais payés... Ces 2 amis sont bien sûr revenus déçus par les comportements de leurs proches. Mais en fait eux aussi ont idéalisé leurs origines sans tenir compte de la réalité.
Voyages éphémères ou retour à ses origines il est apparemment difficile d'établir de vraies relations humaines désintéressées lorsque l'on est estampillé venant d'un pays riche (même si l'on ne l'est pas soi-même) Avez-vous de votre côté établi des relations durables et sincères avec des rencontres faites au cours de vos voyages : correspondance, invitation...ou pensez-vous plutôt qu'un voyage même fait avec un esprit routard n'est qu'un "dépliant touristique de plus!" où l'humain est dans le fond étrangement absent.
Dans un autre registre j'ai un ami vietnamien qui a revu cet été sa famille maternelle après plus de 30 ans. (Enfant abandonné à l'origine) Après les chaleureuses et courtes embrassades des retrouvailles, il s'est vu repproché son manque de générosité concernant l'argent qu'il envoyait couramment à la famille (bof bof bof!). On lui a demandé en outre de subvenir à des prochains évènements dans la famille et de rembourser les funérailles de sa mère morte l'année dernière ... un comble. On lui a demandé de ne pas se formaliser c'était la tradition... J'ai aussi un ami chilien qui lui aussi a retrouvé sa famille récemment à Santiago après plus de 25 ans. Il faisait une véritable fixation sur ses origines sud-américaine. Il a donc été reçu à bras ouvert par toute la famille, le ban et l'arrière ban et avec aussi... les mêmes demandes d'aides financières, aides à des projets etc... Il a même hébergé il y a peu chez lui à son retour une tante pendant plus de 2 mois tous frais payés... Ces 2 amis sont bien sûr revenus déçus par les comportements de leurs proches. Mais en fait eux aussi ont idéalisé leurs origines sans tenir compte de la réalité.
Voyages éphémères ou retour à ses origines il est apparemment difficile d'établir de vraies relations humaines désintéressées lorsque l'on est estampillé venant d'un pays riche (même si l'on ne l'est pas soi-même) Avez-vous de votre côté établi des relations durables et sincères avec des rencontres faites au cours de vos voyages : correspondance, invitation...ou pensez-vous plutôt qu'un voyage même fait avec un esprit routard n'est qu'un "dépliant touristique de plus!" où l'humain est dans le fond étrangement absent.
C'est très d'actualité de parler Ecotourisme, de protection de l'environnement....
Et c'est sûr que c'est très important de faire un geste pour notre planète. Et comme on dit, mieux vaut tard que jamais !!
Je pense que certain d'entre vous connaissent ce site : ACTION CARBONE
On nous permet de faire un calcul de nos émissions de gaz carbonique et on nous explique ceci :
Le niveau maximal d’émission que la terre peut supporter pour stopper l’accroissement de l’effet de serre est de 1, 8 tonne EqCO2 par personne par an. Cela correspond à : • un aller simple Paris-Pékin en avion • 10 000 km en voiture essence petite cylindrée • les émissions moyennes annuelles d’un logement récent de 60 m2 dans le nord de la France (source Action Carbone)
Personnellement, j'aimerais bien pouvoir faire de mon futur voyage, un voyage le moins polluant possible. C'est pas facile, par contre. Faire tout plein de calcul et surtout c'est difficile de comparer le rejet de gaz d'un bus chez nous de dernière génération avec un bus en Inde ou en Afrique 😐
La sncf met aussi ce dispositif de calcul de gaz à effet de serre sur son site : ici
C'est sûr me diront certains... le meilleur moyen de ne pas polluer (ou vraiment très peu) c'est de voyager à pieds ou en vélo 😉
Je pense que certain d'entre vous connaissent ce site : ACTION CARBONE
On nous permet de faire un calcul de nos émissions de gaz carbonique et on nous explique ceci :
Le niveau maximal d’émission que la terre peut supporter pour stopper l’accroissement de l’effet de serre est de 1, 8 tonne EqCO2 par personne par an. Cela correspond à : • un aller simple Paris-Pékin en avion • 10 000 km en voiture essence petite cylindrée • les émissions moyennes annuelles d’un logement récent de 60 m2 dans le nord de la France (source Action Carbone)
Personnellement, j'aimerais bien pouvoir faire de mon futur voyage, un voyage le moins polluant possible. C'est pas facile, par contre. Faire tout plein de calcul et surtout c'est difficile de comparer le rejet de gaz d'un bus chez nous de dernière génération avec un bus en Inde ou en Afrique 😐
La sncf met aussi ce dispositif de calcul de gaz à effet de serre sur son site : ici
C'est sûr me diront certains... le meilleur moyen de ne pas polluer (ou vraiment très peu) c'est de voyager à pieds ou en vélo 😉
Bonjour a tous et a toutes,
Je voulais et j'aimerai lancer un débat sur la peur de partir, de tout quitter et en meme temps j'aimerai vous faire part de mon témoignages et j'éspère avoir des réponses même si je sais que seul moi peu trouver les réponses mais je sais que pas mal de personnes vivent cette peur qui souvent prennes trop de place et qui au bout, leur fait perdre leur reves tellement ca parait insurmontable!!
Pour ma part je vais avoir 21ans, je vis en belgique et je suis un amoureux de la nature, je reve a une vie simple et pure, j'ai quitté l'école dés que j'en avait l'occasion car je voulais me faire ma propre culture, je voulais avoir ma vision des choses, ne pas être "ordinaire" et avoir une vie toute faite!
En quittant l'école je me suis plongé dans les bouquins(pas de lecture forcé 😉) pour apprendre de moi même et découvrir des choses que jamais tu n'apprendras a l'école(comme le respect, le partage et j'en passe; les choses essentiels a mes yeux) bref je ne trouve pas ma place ici, car je suis différent, personne ou presque ne partage mes idées et du coup on se sent seul, on se remet en question sans cesse et j'ai du mal a avancer!!
Tout ca pour vous dire que j'ai envi de partir, de vivre autres choses, de rencontrer des gens avec une autres cultures et une autres mentalités ou mes idées fusionneront avec les leurs(si possible)
Mais voila la "peur" de partir est omniprésente et ne me fait guère avancer, dans la société actuel ont a tout et on se sent en sécurité, le fait de partir, c'est l'inconnu, ca fait peur, je pense que c'est humain mais chez certaines personnes ca prend trop de place(en partis chez moi)!
On me dit souvent, ne réfléchis pas fonce, n'ai pas peur d'avoir peur, ca me touche de me donner des conseils de personne que je ne connais pas mais cela est plus facile a dire qu'a faire et donc ne m'avance pas, je stagne la, j'ai l'occasion de partir en corse pour travailler qques mois et donc de voir autres choses mais cela me fait peur de partir, et je sais aussi comme tjs que si je ne pars pas, je vais encore me dire "si j'avais su" pas facile du tout donc! J'aime le voyage et l'aventure bien que je ne suis pas bcq partis, c'est en moi, au fond c'est la vie que je veux mener et en meme temps je suis jeune mais voila, je suis un peu perdu!!
Donc voila faites moi part de vos impressions, de vos témoignages, de vos peurs, exprimer vous comme bon vous semble, cela m'apportera sans doute des réfléxions qui me feront réfléchir et j'éspère avancer(dsl d'avoir parlé autant de moi)
exprimez vous et je vous remercis tous et toutes et bonne continuation
Julien
Je voulais et j'aimerai lancer un débat sur la peur de partir, de tout quitter et en meme temps j'aimerai vous faire part de mon témoignages et j'éspère avoir des réponses même si je sais que seul moi peu trouver les réponses mais je sais que pas mal de personnes vivent cette peur qui souvent prennes trop de place et qui au bout, leur fait perdre leur reves tellement ca parait insurmontable!!
Pour ma part je vais avoir 21ans, je vis en belgique et je suis un amoureux de la nature, je reve a une vie simple et pure, j'ai quitté l'école dés que j'en avait l'occasion car je voulais me faire ma propre culture, je voulais avoir ma vision des choses, ne pas être "ordinaire" et avoir une vie toute faite!
En quittant l'école je me suis plongé dans les bouquins(pas de lecture forcé 😉) pour apprendre de moi même et découvrir des choses que jamais tu n'apprendras a l'école(comme le respect, le partage et j'en passe; les choses essentiels a mes yeux) bref je ne trouve pas ma place ici, car je suis différent, personne ou presque ne partage mes idées et du coup on se sent seul, on se remet en question sans cesse et j'ai du mal a avancer!!
Tout ca pour vous dire que j'ai envi de partir, de vivre autres choses, de rencontrer des gens avec une autres cultures et une autres mentalités ou mes idées fusionneront avec les leurs(si possible)
Mais voila la "peur" de partir est omniprésente et ne me fait guère avancer, dans la société actuel ont a tout et on se sent en sécurité, le fait de partir, c'est l'inconnu, ca fait peur, je pense que c'est humain mais chez certaines personnes ca prend trop de place(en partis chez moi)!
On me dit souvent, ne réfléchis pas fonce, n'ai pas peur d'avoir peur, ca me touche de me donner des conseils de personne que je ne connais pas mais cela est plus facile a dire qu'a faire et donc ne m'avance pas, je stagne la, j'ai l'occasion de partir en corse pour travailler qques mois et donc de voir autres choses mais cela me fait peur de partir, et je sais aussi comme tjs que si je ne pars pas, je vais encore me dire "si j'avais su" pas facile du tout donc! J'aime le voyage et l'aventure bien que je ne suis pas bcq partis, c'est en moi, au fond c'est la vie que je veux mener et en meme temps je suis jeune mais voila, je suis un peu perdu!!
Donc voila faites moi part de vos impressions, de vos témoignages, de vos peurs, exprimer vous comme bon vous semble, cela m'apportera sans doute des réfléxions qui me feront réfléchir et j'éspère avancer(dsl d'avoir parlé autant de moi)
exprimez vous et je vous remercis tous et toutes et bonne continuation
Julien
La vision que nous avons sur tel ou tel pays étranger est très largement influencée par les média, quand on est dans sa 'chambre'.
Le voyageur peut-il mieux et plus sainement appréhender la réalité du pays qu'il visite, ou subit-il aussi des influences qui déforment sa vision des choses??
(ex: 'image' de l'Iran et vécu sur place)
Merci de participer.
Michel
Le voyageur peut-il mieux et plus sainement appréhender la réalité du pays qu'il visite, ou subit-il aussi des influences qui déforment sa vision des choses??
(ex: 'image' de l'Iran et vécu sur place)
Merci de participer.
Michel
Je sais qu’elle se cache dans du bleu,
celui de la mer et du ciel pour ne pas se laisser accoster facilement.
Le bleu, mais pas celui où ce noie d’autres cultures en colorant tout de cette couleur pour mieux capter l’attention dans des images subliminales, non, plutôt le bleu pour contraindre le maléfice à passer ailleurs. C’est le bleu qui la relie à Sète, d’ailleurs, bien des écheveaux marins vont et viennent dessus comme la navette du tisserand, inlassablement ils accommodent et raccommodent ce tapis flottant étendu entre nous.
Sur l’horizon des navigateurs, sur la ligne de niveau des aviateurs, tout au long de son rivage, elle signe en blanc d’écume, pour la paix qu’il est temps qu’elle connaisse, pour renvoyer de la lumière au monde qui se languit d’elle, pour confondre ses violeurs et les recouvrir d’anonymat. Et puis aussi et surtout, comme les pages vierges que nous avons à remplir, un blanc-seing.
Il paraît, d’après ceux qui l’on surpris dans son intimité, qu’elle a un beau sourire de dent blanche. Au dessus de son sourire, en une certaine saison, elle perche un diadème de flocons sur un suage pour front duquel descend jusqu’au contrefort arrière de son continent une chevelure peut être chocolat, prune, météorite, houblon…, c’est selon l’heure et le temps. Ses merveilleux serviteurs disent que c’est le vent qui la peigne en remodelant sans cesse ses boucles en dunes. Pour les gratifier, discrètement, elle les protège dans des havres d’émeraudes rafraichissants où coule fluide couleur, et plus précieux que le diamant.
Bien que grande, elle a gardé ses amusements de jeunesse. Elle se croit encore fée, et ce plaît à par-ci par-là, jouer à créer des mirages. Plus grand monde ne tombe dans ce travers, sauf peut-être les insouciants trop pressés de goûter à ses charmes et approchent la jouissance ultime à leurs dépens.
Pour la repérer, je m’aide du soleil, car elle aime cet astre et resplendit à ses rayons. Je crois savoir que vers midi elle est juste en dessous, c’est à ce moment que je peux la pointer. C’est sûr, elle est au bout du port d’envol de ma région, pourquoi n’ai-je pas, quand je travaillais là dedans, profité de la rejoindre. Je ne la désirais pas encore et j’ai préféré une aventure, en sa terre voisine, juste pour effeuiller une fleur du pays. Une hôtesse un voyage, un moment de tangage, un mirage de volage.
Notre face à face géologique permet des œillades au dessus des flots, et nous nous dévisageons. Selon les temps historiques, transparait derrière un voile de rage, un rictus sans ambages, des sourcils pointilleux, une voix de grincheux décrivant l’avenir en creux comme la tombe des’espoirs. Certains la rêve tel un fruit, et la voient en kaki, beurk caca d’oie. De temps à autres j’entends résonner chez elle une promesse de mieux, et grand mécréant, je me surprends à confier au vent des prières pour que cela ne soit pas qu’un vœu pieux.. inch allah, ainsi soit’il, ect et tralala, puis je me lasse, et notre amour trépasse. Au fond, bleu à l’âme ou pas nos soifs sont les mêmes, seul le soleil qui brille pour tout le monde devrai tempérer le degré de boire, la, et, en, liberté. Je prends sur moi pour ne pas repousser davantage notre rendez-vous. Je me sens timide et je ne peux rien fixer de précis. Je crains de ne pas lui plaire avec mes sabots face à ses babouches, avec mes sandales contre ses rangers.
Comment lui expliquer que je salive à l’idée d’une choucroute et que je rêve d’un tagine. Je m’engage d’une promesse pour lui plaire, dés quarante jours avant de nous voir j’oublierai le cassoulet, le vrai. Aimera t’elle Bach, avec passion, serai-je séduit de la voix muézin ? Vivement les youyous les flonflons, mais trouverai-je les mots pour lui dire, que Mohamed Je ne suis en rien le messager d’antan, comment allons nous concilier si profonde évolution, quel dictionnaire allons nous utiliser, le kabyle, l’occitan ? Deux racines pour Amarrage et Arrimage. Une troisième encore qu’en bourgeon n’a pas encore d’encrage et cherche à étancher sa soif d’horizon en plein désert, quelle déraison ! Mais elle n’a pas tort car elle s’appelle voyage, et veut voir la terre de sa première maison. Maison, maison……,
Le bleu, mais pas celui où ce noie d’autres cultures en colorant tout de cette couleur pour mieux capter l’attention dans des images subliminales, non, plutôt le bleu pour contraindre le maléfice à passer ailleurs. C’est le bleu qui la relie à Sète, d’ailleurs, bien des écheveaux marins vont et viennent dessus comme la navette du tisserand, inlassablement ils accommodent et raccommodent ce tapis flottant étendu entre nous.
Sur l’horizon des navigateurs, sur la ligne de niveau des aviateurs, tout au long de son rivage, elle signe en blanc d’écume, pour la paix qu’il est temps qu’elle connaisse, pour renvoyer de la lumière au monde qui se languit d’elle, pour confondre ses violeurs et les recouvrir d’anonymat. Et puis aussi et surtout, comme les pages vierges que nous avons à remplir, un blanc-seing.
Il paraît, d’après ceux qui l’on surpris dans son intimité, qu’elle a un beau sourire de dent blanche. Au dessus de son sourire, en une certaine saison, elle perche un diadème de flocons sur un suage pour front duquel descend jusqu’au contrefort arrière de son continent une chevelure peut être chocolat, prune, météorite, houblon…, c’est selon l’heure et le temps. Ses merveilleux serviteurs disent que c’est le vent qui la peigne en remodelant sans cesse ses boucles en dunes. Pour les gratifier, discrètement, elle les protège dans des havres d’émeraudes rafraichissants où coule fluide couleur, et plus précieux que le diamant.
Bien que grande, elle a gardé ses amusements de jeunesse. Elle se croit encore fée, et ce plaît à par-ci par-là, jouer à créer des mirages. Plus grand monde ne tombe dans ce travers, sauf peut-être les insouciants trop pressés de goûter à ses charmes et approchent la jouissance ultime à leurs dépens.
Pour la repérer, je m’aide du soleil, car elle aime cet astre et resplendit à ses rayons. Je crois savoir que vers midi elle est juste en dessous, c’est à ce moment que je peux la pointer. C’est sûr, elle est au bout du port d’envol de ma région, pourquoi n’ai-je pas, quand je travaillais là dedans, profité de la rejoindre. Je ne la désirais pas encore et j’ai préféré une aventure, en sa terre voisine, juste pour effeuiller une fleur du pays. Une hôtesse un voyage, un moment de tangage, un mirage de volage.
Notre face à face géologique permet des œillades au dessus des flots, et nous nous dévisageons. Selon les temps historiques, transparait derrière un voile de rage, un rictus sans ambages, des sourcils pointilleux, une voix de grincheux décrivant l’avenir en creux comme la tombe des’espoirs. Certains la rêve tel un fruit, et la voient en kaki, beurk caca d’oie. De temps à autres j’entends résonner chez elle une promesse de mieux, et grand mécréant, je me surprends à confier au vent des prières pour que cela ne soit pas qu’un vœu pieux.. inch allah, ainsi soit’il, ect et tralala, puis je me lasse, et notre amour trépasse. Au fond, bleu à l’âme ou pas nos soifs sont les mêmes, seul le soleil qui brille pour tout le monde devrai tempérer le degré de boire, la, et, en, liberté. Je prends sur moi pour ne pas repousser davantage notre rendez-vous. Je me sens timide et je ne peux rien fixer de précis. Je crains de ne pas lui plaire avec mes sabots face à ses babouches, avec mes sandales contre ses rangers.
Comment lui expliquer que je salive à l’idée d’une choucroute et que je rêve d’un tagine. Je m’engage d’une promesse pour lui plaire, dés quarante jours avant de nous voir j’oublierai le cassoulet, le vrai. Aimera t’elle Bach, avec passion, serai-je séduit de la voix muézin ? Vivement les youyous les flonflons, mais trouverai-je les mots pour lui dire, que Mohamed Je ne suis en rien le messager d’antan, comment allons nous concilier si profonde évolution, quel dictionnaire allons nous utiliser, le kabyle, l’occitan ? Deux racines pour Amarrage et Arrimage. Une troisième encore qu’en bourgeon n’a pas encore d’encrage et cherche à étancher sa soif d’horizon en plein désert, quelle déraison ! Mais elle n’a pas tort car elle s’appelle voyage, et veut voir la terre de sa première maison. Maison, maison……,
sous le regard amusé de la lune
les vagues coquines
de ce fou d'atlantique
m'ont soudain mise toute nue
les reflets bleu marine des vagues de la mer egée ont dessiné sur mon ombre des fleurs en galets
les rouleaux endiablés d'un furieux pacifique m'ont à ce point bousculée que j'en suis restée déconfite
la mer du nord toute en vagues frileuses a voulu me câliner... quelle drôle d'idée
et le saint laurent géant au point de se croire océan m'a fait ratatiner les doigts de pieds tant il est glacé
le golfe du mexique et ses vagues alanguies ont transformé mes émois en jolies fêtes de soie
la mer des caraïbes en mille éclats de vagues a déposé sur le sable une douceur infinie dans laquelle je me suis endormie
les vagues si rieuses de la méditerranée m'ont trouvée tant boudeuse que penaudes elles s'en sont allées
la manche aux vagues grises a coloré d'incertitude mon regard un peu triste
les vagues en mains de déesses de l'océan indien m'ont emmenée pour mon bien au délicieux pays des caresses
ce ne sont ici que quelques mers, quelques océans il en est bien d'autres encore qui font divaguer les vagues et peut-être aussi les âmes...
Dolma
les reflets bleu marine des vagues de la mer egée ont dessiné sur mon ombre des fleurs en galets
les rouleaux endiablés d'un furieux pacifique m'ont à ce point bousculée que j'en suis restée déconfite
la mer du nord toute en vagues frileuses a voulu me câliner... quelle drôle d'idée
et le saint laurent géant au point de se croire océan m'a fait ratatiner les doigts de pieds tant il est glacé
le golfe du mexique et ses vagues alanguies ont transformé mes émois en jolies fêtes de soie
la mer des caraïbes en mille éclats de vagues a déposé sur le sable une douceur infinie dans laquelle je me suis endormie
les vagues si rieuses de la méditerranée m'ont trouvée tant boudeuse que penaudes elles s'en sont allées
la manche aux vagues grises a coloré d'incertitude mon regard un peu triste
les vagues en mains de déesses de l'océan indien m'ont emmenée pour mon bien au délicieux pays des caresses
ce ne sont ici que quelques mers, quelques océans il en est bien d'autres encore qui font divaguer les vagues et peut-être aussi les âmes...
Dolma
La vérité absolue est-elle La quête du voyageur?
Hello les fondu(e)s du voyage...
Voilà une phrase à méditer.... et sur laquelle j'espère vous allez tous rebondir.
Qui n'a pas retrouvé, un jour, quelque part dans le monde, une vieille connaissance...et ne s'est pas dit "ah ça c'est incroyable comme le monde est petit"...
Alors à vos plumes pour un petit exercice de rentrée ...😛
🙂
Voilà une phrase à méditer.... et sur laquelle j'espère vous allez tous rebondir.
Qui n'a pas retrouvé, un jour, quelque part dans le monde, une vieille connaissance...et ne s'est pas dit "ah ça c'est incroyable comme le monde est petit"...
Alors à vos plumes pour un petit exercice de rentrée ...😛
🙂
Accorde et Dolma ( Virtuose de l'émotion à nulle autre pareille .... ) m'ont donné l'idée de ce topic qui devrait rassembler de belles histoires ..... mais contradictoires, je veux dire par là des histoires qui auraient pu partir mal mais qui finalement sont devenues enchantement, ou leur contraire ......
Exemple ......
La peur et la découverte du paradis ......
Yémen, on part en visite voir un ancien palais royal à Wadi dhar prés de Sanaa, pas facile à atteindre mais les Yéménites sont un peuple tellement chaleureux avec l'étranger que finalement malgré les nombreux changements tout se passe bien, et nous arrivons devant une fantastique demeure que nous visiterons accompagné d'une famille entière, armés jusqu'aux dents de kalachnikovs et Djambias, et deux jeunes hommes qui se tiennent à l'écart mais nous suivent constamment, aprés nous avoir montré que eux aussi étaient armés sous leurs vestes de revolvers, ce qui ne laissait pas de nous inquiéter si loin de Sanaa et seuls touristes perdus .......
Sur le coup, pas trop inquiet, mais à la fin de la visite, tout le monde s'éparpille et nous nous retrouvons dans les rues poussièreuses à rechercher un collectif pour remonter sur Sanaa...... je vois bien que les deux jeunes nous suivent, mais je ne peux croire qu'ils cherchent à nous faire du mal, mais cependant une sourde angoisse nous habite car qui sait réellement ou nous sommes à cet instant précis ..... et au moment ou un collectif se présente à nous, l'un d'entre eux se précipite vers nous, soulève légérement la veste, revolver oblige, et nous demande si nous ne voulons pas venir chez eux pour déjeuner..... dans un tout autre pays que ceux du Moyen Orient, cette formulation accompagnée du mouvement de veste m'aurait fait fuir, mais là aprés avoir plongé mon regard au plus profond de l'âme de ce garçon, j'ai su de suite que l'on pouvait lui faire confiance, et mon angoisse s'est alors changé en une douce sensation de chaleur humaine .....
Nous nous sommes retrouvés assis dans un jardin, sur des couvertures, sous les orangers en fleurs, tout sentait bon et une étrange sérénité se dégageait des murs nous enserrant..... j'étais bien tout d'un coup, j'ai vu alors arrivé une servante avec des plateaux, des boissons dans des pichets de terre, et nous nous sommes mis à manger tous ensemble, sans parler tout d'abord, nos hôtes nous souriant et nous invitant sans cesse à reprendre des aliments que je ne connaissais guère mais d'ou des senteurs de menthe et autres effluves s'échappaient ...... c'était épatant, être à l'intérieur d'une famille yéménite, je n'aurais pu rêvé autre chose de mieux.... à la fin du repas, les chats se pourléchant les babines, nous commençâmes à discuter du pourquoi de notre venue au Yémen, c'est en général ce qui intérésse le plus les gens des contrées peu visitées, ils étaient aussi trés sensibles à apprendre quelques rudiments de français et la discussion aurait pu s'éterniser jusqu'à ce qu'une femme dument voilée ne s'interposa durant un moment auprés de ce qu'il semblait être son frère et à force de palabres plus ou moins soutenus, celui ci un peu gêné nous demanda si nous serions disposés à renconter sa mère et ses soeurs .......
Disposés....
, mais ravis nous étions .... et nous leur emboitâmes le pas jusqu'à une haute habitation de terre, et aprés avoir gravi quelques degrés, nous nous sommes retrouvés dans une petite pièce recouverte de tapis, et tapissée de petites armoires en bois toutes multicolores ..... un silence s'instaura et trois femmes firent leur apparition, s'installant en face de nous, voilées et habillées de longues tuniques perlées, tout ceci paraissant un peu irréel et hors du temps .... elles commencèrent à nous dévisager, posant des questions à leur frère qui leur répondait de même, l'une d'elle me prit la main et caressa mon avant bras et pouffa à la vue de mes poils ........ j'eu le temps d'attraper deux yeux expressifs et embellis par ce maquillage propre à leur tribu qui accentue le regard et vous fait plonger dans une espèce de rêve des princesses des Mille et une Nuits, je n'ai retrouvé cette magie qu'il y a peu de temps dans le regard d'une autre femme ....... une autre était surprise quant à la couleur des cheveux rouges de ma compagne, et surprise des surprises, elles nous demandèrent de les prendre en photo .... ce que je fis aprés avoir demandé la permission au frère ..... et elles disparurent tout aussi vite ......
Il était alors temps de prendre congé, et nos hôtes nous accompagnèrent jusqu'à un collectif qui reçut apparemment des ordres afin de nous diligenter prestement jusqu'à la capitale .... et aprés une dernière accolade, nous prîmes congés d'une journée peu ordinaire ou le temps s'était arrêté, et il me plaît à penser que mes photos avec ma bouille se trouve accroché sur les murs d'une demeure yéménite, quelquepart là bas dans ce pays irréel, qui a su tirer au plus profond de moi des émotions de voyage rarement retrouvés depuis ......
Le Yémen j'y retournerais c'est sur, ne serait ce que pour mettre en contact ces deux regards si différents, mais si proches dans mon coeur, et qui m'ont fait chavirer chacun à leur façon, malgré leurs appartenances à deux pays si différents ...... et surtout pour y puiser ces sensations de bout du monde que l'on ne trouve bien souvent pas aux portes de nos demeures .......
Racontez une histoire qui mal parti, ou semblant mal parti, s'est retourné en un enchantement .....
Exemple ......
La peur et la découverte du paradis ......
Yémen, on part en visite voir un ancien palais royal à Wadi dhar prés de Sanaa, pas facile à atteindre mais les Yéménites sont un peuple tellement chaleureux avec l'étranger que finalement malgré les nombreux changements tout se passe bien, et nous arrivons devant une fantastique demeure que nous visiterons accompagné d'une famille entière, armés jusqu'aux dents de kalachnikovs et Djambias, et deux jeunes hommes qui se tiennent à l'écart mais nous suivent constamment, aprés nous avoir montré que eux aussi étaient armés sous leurs vestes de revolvers, ce qui ne laissait pas de nous inquiéter si loin de Sanaa et seuls touristes perdus .......
Sur le coup, pas trop inquiet, mais à la fin de la visite, tout le monde s'éparpille et nous nous retrouvons dans les rues poussièreuses à rechercher un collectif pour remonter sur Sanaa...... je vois bien que les deux jeunes nous suivent, mais je ne peux croire qu'ils cherchent à nous faire du mal, mais cependant une sourde angoisse nous habite car qui sait réellement ou nous sommes à cet instant précis ..... et au moment ou un collectif se présente à nous, l'un d'entre eux se précipite vers nous, soulève légérement la veste, revolver oblige, et nous demande si nous ne voulons pas venir chez eux pour déjeuner..... dans un tout autre pays que ceux du Moyen Orient, cette formulation accompagnée du mouvement de veste m'aurait fait fuir, mais là aprés avoir plongé mon regard au plus profond de l'âme de ce garçon, j'ai su de suite que l'on pouvait lui faire confiance, et mon angoisse s'est alors changé en une douce sensation de chaleur humaine .....
Nous nous sommes retrouvés assis dans un jardin, sur des couvertures, sous les orangers en fleurs, tout sentait bon et une étrange sérénité se dégageait des murs nous enserrant..... j'étais bien tout d'un coup, j'ai vu alors arrivé une servante avec des plateaux, des boissons dans des pichets de terre, et nous nous sommes mis à manger tous ensemble, sans parler tout d'abord, nos hôtes nous souriant et nous invitant sans cesse à reprendre des aliments que je ne connaissais guère mais d'ou des senteurs de menthe et autres effluves s'échappaient ...... c'était épatant, être à l'intérieur d'une famille yéménite, je n'aurais pu rêvé autre chose de mieux.... à la fin du repas, les chats se pourléchant les babines, nous commençâmes à discuter du pourquoi de notre venue au Yémen, c'est en général ce qui intérésse le plus les gens des contrées peu visitées, ils étaient aussi trés sensibles à apprendre quelques rudiments de français et la discussion aurait pu s'éterniser jusqu'à ce qu'une femme dument voilée ne s'interposa durant un moment auprés de ce qu'il semblait être son frère et à force de palabres plus ou moins soutenus, celui ci un peu gêné nous demanda si nous serions disposés à renconter sa mère et ses soeurs .......
Disposés....
, mais ravis nous étions .... et nous leur emboitâmes le pas jusqu'à une haute habitation de terre, et aprés avoir gravi quelques degrés, nous nous sommes retrouvés dans une petite pièce recouverte de tapis, et tapissée de petites armoires en bois toutes multicolores ..... un silence s'instaura et trois femmes firent leur apparition, s'installant en face de nous, voilées et habillées de longues tuniques perlées, tout ceci paraissant un peu irréel et hors du temps .... elles commencèrent à nous dévisager, posant des questions à leur frère qui leur répondait de même, l'une d'elle me prit la main et caressa mon avant bras et pouffa à la vue de mes poils ........ j'eu le temps d'attraper deux yeux expressifs et embellis par ce maquillage propre à leur tribu qui accentue le regard et vous fait plonger dans une espèce de rêve des princesses des Mille et une Nuits, je n'ai retrouvé cette magie qu'il y a peu de temps dans le regard d'une autre femme ....... une autre était surprise quant à la couleur des cheveux rouges de ma compagne, et surprise des surprises, elles nous demandèrent de les prendre en photo .... ce que je fis aprés avoir demandé la permission au frère ..... et elles disparurent tout aussi vite ......Il était alors temps de prendre congé, et nos hôtes nous accompagnèrent jusqu'à un collectif qui reçut apparemment des ordres afin de nous diligenter prestement jusqu'à la capitale .... et aprés une dernière accolade, nous prîmes congés d'une journée peu ordinaire ou le temps s'était arrêté, et il me plaît à penser que mes photos avec ma bouille se trouve accroché sur les murs d'une demeure yéménite, quelquepart là bas dans ce pays irréel, qui a su tirer au plus profond de moi des émotions de voyage rarement retrouvés depuis ......
Le Yémen j'y retournerais c'est sur, ne serait ce que pour mettre en contact ces deux regards si différents, mais si proches dans mon coeur, et qui m'ont fait chavirer chacun à leur façon, malgré leurs appartenances à deux pays si différents ...... et surtout pour y puiser ces sensations de bout du monde que l'on ne trouve bien souvent pas aux portes de nos demeures .......
Racontez une histoire qui mal parti, ou semblant mal parti, s'est retourné en un enchantement .....
Bonjour,
Exemple: je suis chrétien, je pars au bout du monde, je ne suis pas sûr de trouver une église pour aller à la messe le dimanche, un prêtre pour me confesser...
Dois-je renoncer à mon voyage?
Michel
Exemple: je suis chrétien, je pars au bout du monde, je ne suis pas sûr de trouver une église pour aller à la messe le dimanche, un prêtre pour me confesser...
Dois-je renoncer à mon voyage?
Michel
Bonjour
Que pourrait penser un voyageur chinois, japonais ou autre au cours ou suite à un séjour en France?
Un regard Persan sur nous-mêmes... en contrepoint de nos propres regards sur les Autres...
Michel
Que pourrait penser un voyageur chinois, japonais ou autre au cours ou suite à un séjour en France?
Un regard Persan sur nous-mêmes... en contrepoint de nos propres regards sur les Autres...
Michel
A quelle place situez vous le "voyage" dans votre vie?
Si chacun devez fixer des priorités, vous placeriez le voyage en quelle position?
Généralement le classement réputé "classique" se déroule ainsi :
Priorité n°1.vie de famille Priorité n°2.travail Priorité n°3.amis Priorité n°4.voyage...ETC
est- ce que ce classement vous parle?
Généralement le classement réputé "classique" se déroule ainsi :
Priorité n°1.vie de famille Priorité n°2.travail Priorité n°3.amis Priorité n°4.voyage...ETC
est- ce que ce classement vous parle?
De ma banlieue, monter dans le bus et le métro, c'est déjà commencer un voyage au long court.
J'aime m'asseoir et contempler ce melting pot bigarré.
L'Hindoue et son sari chatoyant accompagnée de son mari aux cheveux si bien lissés, l'Africaine et son bébé emballé sur son dos, les Antillaises et leur rire tonitruant, la femme voilée qui ne laisse entrevoir qu'un regard de braise, la Maghrébine et ses mains tatouées au henné, le gigantesque Allemand dont l'appareil-photo brinqueballe sur son ventre, le groupe de Japonais avec les doigts en V, le Pépé ronchon qui maugrée contre tout et tous, la Mémé qui joue des coudes pour s'asseoir à "sa" place, la dame "BCBG" qui balance un grand coup de poussette de marché dans les jambes "des p'tits jeunes pour leur apprendre la politesse", les ados qui se bécotent, le mouflet dans sa poussette qui braille plus fort que la sonnerie du portable de sa mère qui ne s'occupe pas de lui, le SDF dont tout le monde s'écarte, la mère de famille chargée sous le faix de ses cabas d'où poignent les poireaux, le groupe de jeunes qui se chamaillent, l'écolière qui révise une dernière fois, l'étudiant qui griffonne une formule, la prof qui corrige ses copies, le jeune cadre dynamique qui met au point sa réunion, la dame un peu trop maquillée à la jupe juste un peu trop courte…
Et puis, tous les autres perdus dans leurs rêves ou leurs soucis.
Et le conducteur, stoïque derrière son volant. Il doit en avoir des anecdotes à raconter à la fin de sa journée!!!
Suite du titre " Ou que faites vous deja ?"
🙂 Bonjour, nous sommes de plus en plus nombreux a voyager, et donc a influer sur le climat de la planete . Avez vous des suggestions ou pouvez vous faire part de vos changements de comportement en tant que voyageurs ? Perso, je privilegie les transport en commun et surtout, je tente de me convertir au vegetarisme, pratique qui economise les surfaces cultivees et donc lutte contre la deforestation (et en plus ca fait maigrir 🤪 )
N'est ce pas que tout autant que nous sommes, nous restons de pauvres petits baroudeurs en quête de l'esprit du voyage, celui qui n'est pas fait pour qu'on s'amuse ou qu'on bronze ou qu'on fasse du shopping ......On finit par noiricir au fur et a mesure une mappemonde et on n'est plus alors qu'un pauvre colectionneur toujours à la recherche .....et on finit alors par ne plus que s'amuser, bronzer ou faire du shopping!! L'emotion de la collection pathologique, celle qui motive la majorité de nos voyages, s'évapore aussitôt que notre passeport tamponné.... Ouiiiiiiiii je l'ai fait! Bravo mais quoi d'autre, qu'est ce que nous cherchons tous à travers nos voyages de pacotille, que recherchons nous en traversant la moitie de la planète? Le danger, ou plus simplement accroitre les probabilités d'une mise en situation dangereuse. Eloignons nous un peu de la philosophie et redevenons des êtres cartesiens....vous savez nos doubles inconscients: Sortir de chez soi, prendre le bus, la voiture, le train et à fortiori l'avion c'est prendre des risques....oui des risques de se retrouver à la morgue, il est normal qu'on court plus de risques dehors que dedans nos confortables maisons domotiquées. D'autant plus risquées, ces petites virées, que si elles ont lieu dans des pays lointains, incertains, bizzares peuplés de gens qui ne parlent pas comme nous, ne mangent pas comme nous et ne nous ressemblent pas....le comble du risque. Nos risques restent cependant illusoires car dans nos voyages nous transportons notre sédentarité pathétique ne serait ce que dans un sac à dos, elle existe et persiste, c'est une garantie de confort qui se met en portafaux avec notre quête initiale....nous ne mourrons pas.....Nous en rendons nous compte? Absolument pas, ca nous arrange, car ca nous fait rappeler à la nostalgie de l'origine même de notre voyage, les temps premiers, le temps ou nous etions tous nomades!!! Mais la similitude s'arrete la, car si nous voyageons aujourd hui pour prendre des risques, hier on nomadisaient pour reduire ce risque, on voyageait dans cet ailleurs pour trouver le mieux et le meilleur pour nous, on sauvegardait notre existence en cherchant un meilleur paturage ou un gibier plus abondant voire un savoir plus illustre. Voila dans quel état se trouve le voyage aujourd hui!!! Ce calcul de risques qui en quelques temps, tout relatif, s'est completement corrompu, me fait par ailleurs penser à ces autres voyageurs qui eux restent fideles à la notion premiere du mouvement, celle vers le mieux et non vers le pire. Par milliers ils franchissent des mers dechainées, ils traversent aussi des frontieres sans papiers et comble du comble arrivent meme à mourrir........ Oui ils arrivent à accomplir le but ultime de nos propres voyages. La prochaine fois que vous deciderez d'aller voir ailleurs, pensez à eux, car eux ils arrivent vraiment à faire vivre le voyage dans toute sa beauté tragique!
Bonjour
expatries depuis quelques annees en asie du sud est, partout j ai ete frappe par l'attitude de la plupart des expatries qui jugent et meprisent les touristes; que ce soit une categorie specifique de touristes (backpackers, touriste en voyage organise, voyageur independant a gros budget dans un pays sous developpe...) ou tous dans leur ensemble. J'ai retrouve un peu de ca sur ce forum, dans les echanges entre "voyageurs experimentes" et ceux qui en sont a leur premier voyage en asie. Et pourtant...au Camobdge et en Thailande par exemple, j ai entendu bon nombre d expats faire des monologues definitifs et souvent un peu hasardeux sur la mentalite khmere, les filles thailandaises etc a des touristes qui buvaient ses paroles comme du petit lait.
Bref, je suis assez agace par cette espece de hierarchie sociale implicite et stupide entre occidentaux que je ne comprends pas... etant donnes certains expatries que j ai rencontre, je pense vraiment que le nombre d annees passees dans un pays n est pas une condition suffisante pour bien connaitre le pays dans lequel on vit...
qu en pensez vous ?
Et comme disait l'autre: "je connais tres bien l'asie", un francais vivant depuis trois mois en thailande.
expatries depuis quelques annees en asie du sud est, partout j ai ete frappe par l'attitude de la plupart des expatries qui jugent et meprisent les touristes; que ce soit une categorie specifique de touristes (backpackers, touriste en voyage organise, voyageur independant a gros budget dans un pays sous developpe...) ou tous dans leur ensemble. J'ai retrouve un peu de ca sur ce forum, dans les echanges entre "voyageurs experimentes" et ceux qui en sont a leur premier voyage en asie. Et pourtant...au Camobdge et en Thailande par exemple, j ai entendu bon nombre d expats faire des monologues definitifs et souvent un peu hasardeux sur la mentalite khmere, les filles thailandaises etc a des touristes qui buvaient ses paroles comme du petit lait.
Bref, je suis assez agace par cette espece de hierarchie sociale implicite et stupide entre occidentaux que je ne comprends pas... etant donnes certains expatries que j ai rencontre, je pense vraiment que le nombre d annees passees dans un pays n est pas une condition suffisante pour bien connaitre le pays dans lequel on vit...
qu en pensez vous ?
Et comme disait l'autre: "je connais tres bien l'asie", un francais vivant depuis trois mois en thailande.
J'ai des tas de questions qui me "tarabiscottent" les cellules grises en ce moment, mais bon vous y êtes pour beaucoup vous les vfistes !!!! 😉(à force de lire tous les messages, on finis par se faire des noeuds au cerveau, ce n'est d'ailleurs pas pour me déplaîre...😛
Bon à mon tour de contribuer au nouage de vos cerveaux.
J'ai un peu de mal avec la definition du concept de voyage et d'ailleurs tout le champ semantique qui l'accompagne.
est-ce forcement celui qui part qui peut prétendre au digne titre de voyageur??? . qui est le veritable voyageur? Celui qui se déplace ou celui qui "accueille"?. Le véritable sens de voyage ne commence t-il pas uniquement au contact des yeux et recits de l'autre. La plupart des "témoignages" sur ce forum proviennent des voyageurs "qui se déplacent" mais ceux qui restent sur place et voyageNt à travers les yeux des gens de passage, ceux-là, se considerent-ils comme des voyageurs?.
Autre question indiscrète: Je voudrais également connaître ce que ressentent les gens qui retournent dans leur pays d'origine en vacances. se sent on voyageur ou de retour chez soi? en même temps se pose la difficile question du fait qu'en étant voyageur, on est forcement en dehors de chez soi?.ce qui voudrait dire que le voyage serait donc uniquement synonyme "d'inconnu"
bon je ne sais pas si j'ai été claire mais en même temps il faut me pardonner, il est presque 2h du mat. Je viendrai vérifier demain si ce que j'ai écris a un sens quelquonque.😇
Autre question indiscrète: Je voudrais également connaître ce que ressentent les gens qui retournent dans leur pays d'origine en vacances. se sent on voyageur ou de retour chez soi? en même temps se pose la difficile question du fait qu'en étant voyageur, on est forcement en dehors de chez soi?.ce qui voudrait dire que le voyage serait donc uniquement synonyme "d'inconnu"
bon je ne sais pas si j'ai été claire mais en même temps il faut me pardonner, il est presque 2h du mat. Je viendrai vérifier demain si ce que j'ai écris a un sens quelquonque.😇
Bonjour tout le monde
Ce récit a-t-il un lien direct avec le voyage ? peut-être oui, peut-être non, mais pour moi, oui. Si ça vous casse les pieds, je le comprends, j'écris autant que je bavarde.. Je l'ai écrit parce que je pense à l'école qui recommence pour beaucoup et c'est la fin des vacances. Peut-être aussi cela évoquera t-il des souvenirs à certains d'entre vous... Après, promis, je n'envahirai plus beaucoup vf, je vais être farinineusement😉occupée. Le voici et psstttt si quelqu'un a entendu parlé de l'instituteur que j'évoque, ce sera du bonheur, sait-on jamais...
Le plus beau de mes cahiers, bien différent du cahier d’exercice et du cahier du jour, c’est mon cahier de poésie. Le cahier du jour, il est beau aussi, il a des frises que j’ai colorié sans dépasser mais il a aussi du rouge du stylo du maître qui écrit partout dans la marge : « réfléchis » « faux » « apprends ta leçon » et de temps en temps « c’est bien ». Le cahier de poésie est un peu gondolé et du coup, il est plus épais que les autres. Sur la première page, j’ai écrit en haut, à droite, Pondy et au milieu de la feuille, bien centré, en lettres bien rondes « cahier de poésie » Dedans, il ya les poésies qu’on écrit à la main sur la page de droite, la page qui a des lignes et sur celle de gauche, toute blanche, on décore et le dessin doit expliquer la poésie. Le maître doit aimer les voyages parce qu’on apprend par cœur des strophes de poètes qui se sont promenés dans le grand monde ou qui vivent dans d’autres pays. Apprendre par cœur, parfois c’est facile. Quand il dit « pour demain vous apprendrez la première strophe » quatre vers, c’est rien. Parfois il dit « vous apprenez pour demain depuis le bateau, jusqu’à la mer », là, je cherche les mots dans la poésie et ça fait dix lignes. Il exagère c’est beaucoup de mots à retenir. Et quelquefois il dit « vous illustrez la poésie ». C’est pas si facile qu’on croit. Y’a pas besoin d’apprendre mais il faut trouver de l’inspiration. Comment décorer un poème qui dit que le bonheur est dans le pré. Je peux dessiner un pré et des fleurs et des arbres mais le bonheur ?, j’ai fait des ronds bleus comme les bulles de savon. Et le poème qui parle du pays de cocagne, ma feuille est restée presque toute blanche. J’ai dessiné un soleil dans un coin en m’appliquant à faire des grands rayons et entre les grands rayons, des petits parce que, j’ai vu, les grands, c’est comme ça qu’ils dessinent les soleils. Les petits ils font juste un rond entouré de traits. Le maître, il était pas content, il a dit « cherche un peu mieux » mais j’ai rien trouvé. Ce que j’aime le plus dans mon cahier de poésie, c’est quand le maître à imprimé des feuilles dans la machine à rouleau. C’est lui qui a écrit la poésie et après, il met sa feuille dans une machine et il sort une pile de feuilles avec l’écriture bleue qui sent bon. On prend notre pot de colle. Ce pot quand il est tout neuf, il est tellement beau. Il y a une logette, à l’intérieur du pot, dans laquelle on trouve une toute petite pelle, encore plus petite que dans la dinette. La surface toute neuve de la colle est brillante, très blanche et sent l’amande. J’adore glisser mon doigt dessus. Après, avec la petite pelle, on prend la colle et on la met dans les quatre angles de la poésie. Le maître, il dit « dans les angles, les enfants, ça suffit ». Moi, je crois que ça suffit pas et j’en mets aussi au milieu pour que ça soit plus solide. Après, on pose la poésie sur la feuille de droite et on appuie fort avec la main. Parfois la colle déborde et le bleu de l’écriture du maître bave un peu. Ca fait pas très soigné, il faut attendre que ça sèche et ne pas essayer de gommer les bavures parce que ça fait un trou dans le papier. Quelques jours plus tard c’est gondolé mais on n’y peut rien. Dans mon cahier de poésie, j’ai dessiné un hélicoptère parce que la poésie elle parlait d’un avion, C’est un enfant qui demande au pilote de lui dessiner un avion quand ils sont dans le désert. C’est dur de dessiner un avion, moi, j’ai fait un hélicoptère avec ses quatre bras au-dessus de la cabine. J’ai colorié avec du jaune parce que le désert c’est jaune. Le maître, il a froncé les sourcils mais il a rien dit. J’ai bien vu qu’il était pas content. Je dessine aussi des bateaux, des maisons avec des fenêtres où on voit même la lumière et des rideaux. Y’a un poète africain qui parle des enfants de son pays et là, j’ai dessiné des palmiers et des maisons avec un toit en paille, j’ai copié dans mon livre où y’a la maison des trois petits cochons, celle de celui qui a construit sa maison en paille. Je crois que c’est mon plus beau dessin même si je l’ai pas trouvé toute seule.
J’ai gardé mon cahier de poésie, le maître, il s’appelait Mr Herblin. Je l’aimais parce que quand il est parti dans une autre ville, il m’a embrassé sur la joue et il sentait le café. Depuis ce jour j’aime le café. J’ai cherché partout un Mr Herblin. Il doit avoir dans les quatre vingt ans maintenant. Je ne l’ai jamais retrouvé.
J’aurais voulu lui dire, qu’il était le meilleur des maîtres et le seul qui m’a ouvert les fenêtres du monde.
Dom.
Ce récit a-t-il un lien direct avec le voyage ? peut-être oui, peut-être non, mais pour moi, oui. Si ça vous casse les pieds, je le comprends, j'écris autant que je bavarde.. Je l'ai écrit parce que je pense à l'école qui recommence pour beaucoup et c'est la fin des vacances. Peut-être aussi cela évoquera t-il des souvenirs à certains d'entre vous... Après, promis, je n'envahirai plus beaucoup vf, je vais être farinineusement😉occupée. Le voici et psstttt si quelqu'un a entendu parlé de l'instituteur que j'évoque, ce sera du bonheur, sait-on jamais...
Le plus beau de mes cahiers, bien différent du cahier d’exercice et du cahier du jour, c’est mon cahier de poésie. Le cahier du jour, il est beau aussi, il a des frises que j’ai colorié sans dépasser mais il a aussi du rouge du stylo du maître qui écrit partout dans la marge : « réfléchis » « faux » « apprends ta leçon » et de temps en temps « c’est bien ». Le cahier de poésie est un peu gondolé et du coup, il est plus épais que les autres. Sur la première page, j’ai écrit en haut, à droite, Pondy et au milieu de la feuille, bien centré, en lettres bien rondes « cahier de poésie » Dedans, il ya les poésies qu’on écrit à la main sur la page de droite, la page qui a des lignes et sur celle de gauche, toute blanche, on décore et le dessin doit expliquer la poésie. Le maître doit aimer les voyages parce qu’on apprend par cœur des strophes de poètes qui se sont promenés dans le grand monde ou qui vivent dans d’autres pays. Apprendre par cœur, parfois c’est facile. Quand il dit « pour demain vous apprendrez la première strophe » quatre vers, c’est rien. Parfois il dit « vous apprenez pour demain depuis le bateau, jusqu’à la mer », là, je cherche les mots dans la poésie et ça fait dix lignes. Il exagère c’est beaucoup de mots à retenir. Et quelquefois il dit « vous illustrez la poésie ». C’est pas si facile qu’on croit. Y’a pas besoin d’apprendre mais il faut trouver de l’inspiration. Comment décorer un poème qui dit que le bonheur est dans le pré. Je peux dessiner un pré et des fleurs et des arbres mais le bonheur ?, j’ai fait des ronds bleus comme les bulles de savon. Et le poème qui parle du pays de cocagne, ma feuille est restée presque toute blanche. J’ai dessiné un soleil dans un coin en m’appliquant à faire des grands rayons et entre les grands rayons, des petits parce que, j’ai vu, les grands, c’est comme ça qu’ils dessinent les soleils. Les petits ils font juste un rond entouré de traits. Le maître, il était pas content, il a dit « cherche un peu mieux » mais j’ai rien trouvé. Ce que j’aime le plus dans mon cahier de poésie, c’est quand le maître à imprimé des feuilles dans la machine à rouleau. C’est lui qui a écrit la poésie et après, il met sa feuille dans une machine et il sort une pile de feuilles avec l’écriture bleue qui sent bon. On prend notre pot de colle. Ce pot quand il est tout neuf, il est tellement beau. Il y a une logette, à l’intérieur du pot, dans laquelle on trouve une toute petite pelle, encore plus petite que dans la dinette. La surface toute neuve de la colle est brillante, très blanche et sent l’amande. J’adore glisser mon doigt dessus. Après, avec la petite pelle, on prend la colle et on la met dans les quatre angles de la poésie. Le maître, il dit « dans les angles, les enfants, ça suffit ». Moi, je crois que ça suffit pas et j’en mets aussi au milieu pour que ça soit plus solide. Après, on pose la poésie sur la feuille de droite et on appuie fort avec la main. Parfois la colle déborde et le bleu de l’écriture du maître bave un peu. Ca fait pas très soigné, il faut attendre que ça sèche et ne pas essayer de gommer les bavures parce que ça fait un trou dans le papier. Quelques jours plus tard c’est gondolé mais on n’y peut rien. Dans mon cahier de poésie, j’ai dessiné un hélicoptère parce que la poésie elle parlait d’un avion, C’est un enfant qui demande au pilote de lui dessiner un avion quand ils sont dans le désert. C’est dur de dessiner un avion, moi, j’ai fait un hélicoptère avec ses quatre bras au-dessus de la cabine. J’ai colorié avec du jaune parce que le désert c’est jaune. Le maître, il a froncé les sourcils mais il a rien dit. J’ai bien vu qu’il était pas content. Je dessine aussi des bateaux, des maisons avec des fenêtres où on voit même la lumière et des rideaux. Y’a un poète africain qui parle des enfants de son pays et là, j’ai dessiné des palmiers et des maisons avec un toit en paille, j’ai copié dans mon livre où y’a la maison des trois petits cochons, celle de celui qui a construit sa maison en paille. Je crois que c’est mon plus beau dessin même si je l’ai pas trouvé toute seule.
J’ai gardé mon cahier de poésie, le maître, il s’appelait Mr Herblin. Je l’aimais parce que quand il est parti dans une autre ville, il m’a embrassé sur la joue et il sentait le café. Depuis ce jour j’aime le café. J’ai cherché partout un Mr Herblin. Il doit avoir dans les quatre vingt ans maintenant. Je ne l’ai jamais retrouvé.
J’aurais voulu lui dire, qu’il était le meilleur des maîtres et le seul qui m’a ouvert les fenêtres du monde.
Dom.
Voyage t-on avec le même état d'esprit selon qu'on soit vieux ou jeune?
je vous laisse decider de la frontière entre la jeunesse et la vieillesse 😛
Les ségobriges: tribu de marseillais typiques installés sur les bords du Lacydon avant même l'arrivée de Protis, il ya plus de 26 siècles.
" Ô combien de marins!"J'en sais rien, blond!Tu devrais parler moins fort, tu vas faire fuir les girelles.Mais c'est de la poésie."Ô combien de marins, combien de capitaines..."Ah, pour les capitaines, je sais, blond.Un moulon!Comprend ! On s'en fout du nombre exact de capitaines. C'est de la poésie.C'est du Victor Hugo.Poésie ou pas, il ya au moins quarante cinq bateaux qui accostent tous les jours, alors ça en fait des marins et des capitaines. Et ça en fait des marchandises, des containers, et du trafic et du tonnage..et du chiffre d'affaires....Marseille et la mer .Homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir, tu contemples ton âme...."ça c'est du Baudelaire! Balèze, non?Tu devrais parler moins fort, blond. Avec le nombre de bateaux qui circulent, tu crois vraiment que c'est une bonne idée d'être venu pêcher en pointu au milieu de la passe sainte Marie ?"Oh! regardez le ciel ! cent nuages mouvants, amoncelés là haut sous le souffle des vents, groupent leurs formes inconnues..."
Oh blond ! Tu me vouvoies maintenant ?Mais non, c'est dans le texte.
Tu devrais laisser tomber Baudelaire...Perdu! Là, c'est plus Baudelaire, c'est encore du Victor Hugo..Je m'en cogne, de Victor Hugo.Plutôt que de regarder le ciel comme un stassi, tu ferais mieux de regarder droit devant. Y'a le Napléon Bonaparte qui sort du port.Je partirai !" Steamer balançant sa mâture, lève l'ancre pour une exotique nature !"Nous aussi on devrait partir, blond."Courons vers l'horizon, il est tard courons vite..."Plutôt que de courir vers l'horizon, j'aimerai autant qu'on rentre au Vallon des Auffes blond. C'est aussi poétique mais c'est moins risqué.
Merci à Victor Hugo(Oceano nox, soleils couchants)Charles Baudelaire (le coucher du soleil romantique, l'homme et la mer) Stépane Mallarmé (Brise marine) et à un inconnu pour les envolées lyriques. Ceux qui aiment et connaissent cette belle ville de Marseille en comprendront le patois.
Merci à Victor Hugo(Oceano nox, soleils couchants)Charles Baudelaire (le coucher du soleil romantique, l'homme et la mer) Stépane Mallarmé (Brise marine) et à un inconnu pour les envolées lyriques. Ceux qui aiment et connaissent cette belle ville de Marseille en comprendront le patois.
Salut à tous,
Le nez dans l'Afrique, ma perception du temps s'est vue complètement bouleversée et j'ai eu le sentiment pendant mes premiers séjours que le temps passait à 1000 à l'heure. Quand je m'y suis installée, il m'a fallu une dixaine de mois pour éprouver le temps à une vitesse normale (normale pour moi en tous cas).
Quelle est votre perception du temps dans vos voyages ? Est-ce que ce que je décris vous paraît plus vrai dans certaines destinations ? Est-ce que vous avez une compréhension de ce phénomène ?
Merci de me donner vos points de vue...c'est tellement bizarre ! Bye

Le nez dans l'Afrique, ma perception du temps s'est vue complètement bouleversée et j'ai eu le sentiment pendant mes premiers séjours que le temps passait à 1000 à l'heure. Quand je m'y suis installée, il m'a fallu une dixaine de mois pour éprouver le temps à une vitesse normale (normale pour moi en tous cas).
Quelle est votre perception du temps dans vos voyages ? Est-ce que ce que je décris vous paraît plus vrai dans certaines destinations ? Est-ce que vous avez une compréhension de ce phénomène ?
Merci de me donner vos points de vue...c'est tellement bizarre ! Bye

Tourisme sexuel, tourisme de masse, tourisme charter, tourisme de surconsommation...
Peut on tout accepter? Et surtout en tant que voyageurs grands ou petits que nous sommes, sommes nous conscients des conséquences de nos voyages?
Ont ils des impacts negatifs sur la localité...? Sommes nous vraiment au courant de tout? Respectons nous l'environnement?
Deja nous posons nous toutes ces questions avant de partir?
Quand je vois que sur ce forum certains tolerent facilement le tourisme sexuel... je me pose ces questions... Sommes nous de bons voyageurs, respecteux et consciencieux?
(Attention je ne souhaite ici accuser personne... je prefere prevenir pour eviter que certains esprits qui s'echauffent vite soient à l'attaque)
Bref je voudrais ici surtout citer un site tres interressant sur le sujet ou quelques articles en provenant:
http://www.tourisme-durable.net/
Tourisme sexuel: http://www.tourisme-durable.net/article.php3?id_article=66
(C'est la 2eme fois que je tente de poster ce topic... en esperant que ca n'echoue pas cette fois 🤪)
Quand je vois que sur ce forum certains tolerent facilement le tourisme sexuel... je me pose ces questions... Sommes nous de bons voyageurs, respecteux et consciencieux?
(Attention je ne souhaite ici accuser personne... je prefere prevenir pour eviter que certains esprits qui s'echauffent vite soient à l'attaque)
Bref je voudrais ici surtout citer un site tres interressant sur le sujet ou quelques articles en provenant:
http://www.tourisme-durable.net/
Tourisme sexuel: http://www.tourisme-durable.net/article.php3?id_article=66
(C'est la 2eme fois que je tente de poster ce topic... en esperant que ca n'echoue pas cette fois 🤪)
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