Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour
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CH Chamadou Veteran ·
Samedi 2 Novembre 2013 - Jour 43 - Navigation panoramique - glacier Amalia

C’était trop beau !

Ce matin on range le décor idyllique, fini le soleil, fini la mer d’huile, fini, fini, fini.

C’est la tempête ! Celle que l’on avait peut-être souhaitée en secret durant le 1er tour du monde. Le Pacifique nous accueille à sa manière. La nature a repris ses droits, fini la rigolade, fini le temps de demoiselle, maintenant on va voir ce qu’on va voir !

Tout dégringole, des sacs vomitifs sont disposés le long des escaliers, les ascenseurs sont hors service, les bars vidés de leurs verres et bouteilles, se transforment en verre pilé, on titube, on s’accroche comme on peut sur la main courante voire sur son voisin. C’est la tempête vous dis-je !

Le bateau prend brutalement des coups de gite importants, on attend le souffle suspendu qu’il veuille bien reprendre son assiette, le ciel est gris, presque noir, la mer est grise, les crêtes s’envolent en fine bruine qui monte jusqu’aux ponts supérieurs, le vent plein travers qui était de plus de 40 noeuds ce matin continue de grimper.

Nous sommes au pays de l’ombre, tel que le qualifiait le premier vainqueur du Vendée Globe: Titouan Lamazou

C’est dans ces conditions que nous sommes tout de même allés à la conférence de Carlo Scopelliti qui avait comme thème: «À la recherche de la Croix du Sud». Bon, je n’ai pas tout compris, il faut dire aussi que le bateau rendait inconfortable la position de l’orateur et des participants. Il est également prévu au programme une application pratique sur le pont n° 11 ce soir à 23h 30. Dans ces conditions c’est mal parti ! Mal parti?

Pas si sûr, car vers 12 heures tout se calme, la luminosité extérieure redevient normale, le bateau est parfaitement horizontal, seul un léger bercement à peine perceptible, de celui qui vous aide à dormir la nuit, se fait ressentir.

Quel est ce miracle? Neptune a-t-il eu subitement des remords ? Et bien tout simplement nous sommes à nouveau abrités par les côtes qui nous entourent et nous entrons une nouvelle fois dans les fjords chiliens.

Nous allons naviguer ainsi durant ces deux jours. Ce soir ce sera le point d’orgue de ces fjords, où nous pourrons apercevoir le gigantesque glacier Amalia. Il a une longueur de 350 kms, 16 800 km2 de superficie (c’est à dire à peu près 2 fois la Corse). C’est la troisième calotte glacière du monde après l’Antarctique et le Groenland.

On a hâte d’y arriver !
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
CH Chamadou Veteran ·
Dimanche 3 Novembre 2013 - Jour 44 - Navigation dans les fjords chiliens

En ce dimanche matin le soleil nous enveloppe de ses chaleureux rayons, le vent est nul, la mer plate, les montagnes nous entourent: pas de doute, nous sommes toujours dans les fjords chiliens. Un groupe de baleines se signale à nous par l’émission de puissants jets caractéristiques. Nous n’avons pas d’appareil photo sur nous, tant pis, on classera cette image dans notre mémoire. Ce dimanche est calme et la quiétude règne dans le bateau à peine réveillé. Rien à voir avec la journée d’hier pleine de rebondissements.

Justement revenons à la journée d’hier et au tableau grandiose que nous a offert le glacier Amalia.

Prévu vers 18 heures locales, c’est à 17 heures que nous arrivons sur les lieux. Les hauts parleurs diffusent l’annonce dans 5 langues dans toutes les parties du navire. Il est explicitement dit que nous verrons le glacier sur tribord après que neoRomantica ait effectué un demi-tour complet. Sorti sur le pont, il y a foule à bâbord, difficile dans ces conditions de prendre films et photos. Par sécurité Monique et moi assurons le coup, tant bien que mal, au cas où...

Disciplinés nous allons donc sur tribord déserté par la foule des passagers. Monique se poste à un endroit qu’elle juge stratégique et je fais de même.

Armés de nos Nikon, nous attendons de pied ferme !

Rien ne se passe, on commence alors à douter: «Salvatore qu’est ce que tu fais?» Le plus inquiétant c’est que nous sommes seuls !

Et puis soudains le bateau s’immobilise, les propulseurs d’étrave se mettent en action, et lentement, très lentement, neoRomantica se met à pivoter. Yes !

À ce moment, la foule qui se bouscule déferle de notre côté, mais nous sommes bien postés et attendons patiemment la fin de la manoeuvre.

Ça y est nous sommes face à cet immense glacier mais ... invisible, car enveloppé dans une brume épaisse. On ne voit même pas les montagnes qui l’entourent. Décidément ce n’est pas notre jour de chance !

Et puis, comme par magie, le voile se lève, un arc en ciel complice apporte ses couleurs au blanc-bleuté du gigantesque glacier, le plus important du monde.

Un immense bonheur nous envahit, comme la nature est belle !

Ce tour du monde nous a offert des paysages fabuleux et intacts. Nous y avons observé la nature, la vie de ses animaux, qui pour nous européens est une vrai découverte. C’est passionnant, les réunions préparatoires aux escales, les conférences, ainsi que les explications des guides locaux nous enseignent beaucoup et rendent nos excursions inoubliables et enrichissantes.

Mais déjà neoRomantica s’éloigne en laissant derrière lui 3 coups de corne de brume.

Aujourd’hui nous allons profiter au maximum de ce paysage enchanteur des fjords chiliens.

Car demain, nous les quitterons pour arriver à Puerto Chacabuco, un village de 1 800 habitants, sans port capable d’accueillir notre paquebot.

Ce sera donc en chaloupe que nous gagnerons le rivage pour ...

Pour ?

Vous le serez plus tard !
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CH Chamadou Veteran ·
Lundi 4 Novembre 2013 - Jour 45 - Puerto Chacabuco - CHILI 16 ème escale

Tout a commencé dans un paysage assombri par les nuages qui refusaient de monter au ciel. Que faites vous ici, vous n’êtes pas à votre place, allez dégagez de là !

Ils dégagèrent.

Nous sommes ancrés dans un petit coin de paradis chilien, blotti au fond d’un fjord. Devant nous Puerto Chacabuco, un village isolé à l'extrémité du fjord Aisen.

La chaloupe nécessaire pour descendre à terre ne sera pas pour tout de suite car nous avons choisi de découvrir les paysages du fjord Aisen justement, et nous embarquerons du neoRomantica directement dans le catamaran à moteur qui effectue cette petite croisière (Excursion 5319).

Confortablement installés, nous commençons la remontée du fjord, à travers de magnifiques paysages typiques du Nord de la Patagonie. Depuis le bateau, nous apercevons beaucoup de fermes aquacoles spécialisées dans l’élevage de saumons, une activité qui a apporté une certaine notoriété à la région en la plaçant en deuxième position parmi les pays producteurs de saumon, juste derrière la Norvège.

La beauté des paysages va crescendo, et nous arrivons au niveau des Cinco Hermanas (cinq soeurs), où nous faisons le tour de ces petites îles pour admirer leur végétation luxuriante. Le beau temps qui nous accompagne depuis 2 semaines, nous permet d’observer le sommet de l'imposant volcan Maca, l'un des plus spectaculaires de toute la Patagonie.

Nous devions descendre à terre pour observer une colonie de lions de mer, malheureusement les autorités chiliennes en ont décidé autrement, compte tenu du nombre trop important de visiteurs. Nous sommes tous déçus, et l’excellent cocktail qui nous a été offert n’a pas suffit à nous consoler.

De retour à bord 4 heures plus tard, nous prenons la première chaloupe pour aller à terre.

Le tour du village est vite fait, mais il existe une petite structure, nouvellement érigée en haut du port qui présente de vrais produits artisanaux de la région.

Et justement, à l’heure où nous arrivons, a lieu l’inauguration des locaux, en présence des autorités locales et du représentant du gouvernement chilien. Cette cérémonie marque également le lancement de la saison 2013-2014 pour l’accueil des bateaux de croisière. neoRomantica est le premier paquebot à mouiller en rade cette année, d’autres se succèderont à la cadence de 2 par mois. La région essaie de tirer profit de cette nouvelle manne touristique, d’ailleurs Costa fait escale pour la première fois à Puerto Chacabuco.

Monique et moi qui passions par là par hasard, avons chaleureusement été invités à cette cérémonie et priés de nous assoir pour écouter les discours. Puis est venu le temps des danses avec de charmants enfants en costume traditionnel, et de la musique avec flûte et guitare. Pour finir un excellent cocktail nous a été offert avec les spécialités culinaires locales comme les empanadas, petits beignets fourrés avec viande ou fromage, le tout arrosé d’un excellent vin chilien.

De retour à bord, nous assistons à ce qui sera sans doute la dernière réunion d’information de Frédéric Mathieu durant cette croisière, dont le sujet est «dans les coulisses du neoRomantica».

C’est une réunion traditionnelle que tous les croisiéristes connaissent, mais où nous continuons toujours d’y assister.

Voilà, il est temps maintenant de vous quitter, en vous disant à bientôt !
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RE Reblochon74 Regular ·
Quel talent de narrateur !! Nous sommes tenus en haleine par ce récit qui nous permet de voyager un peu avec vous. Cela ne fait aussi que conforter notre désir de faire un jour ce TDM, désir né en jour en vous écoutant parler autour d'un repas de langouste du coté de SAONA...😛 . certes il nous reste quelques années à patienter, mais nous voyagons avec vous par procuration.

Bravo pour ce CR
costa Pacifica Décembre 2013. Croisière de Noel en Meditérannée. costa luminosa mars 2013 perles des Antilles costa fortuna juin 2011 iles grecques costa Méditérréanéa juin 2016 , adriatique
CH Chamadou Veteran ·
Bonsoir Veronique !

C'est toujours un vrai plaisir d'avoir de vos nouvelles. Notre famille du 74 vient de s'agrandir depuis le 16 mai d'une petite Sophie. Nous sommes chez nos enfants pour pouponner. Mais nous reviendrons 2ème quinzaine d'Aout. Cela nous ferait plaisir Monique et moi de nous retrouver, si cela est possible.

Bonne soirée et à bientôt

Christian
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CH Chamadou Veteran ·
Mardi 5 Novembre 2013 - Jour 46 - Puerto Montt - CHILI 17 ème escale

C’est notre 4ème escale Chilienne, pays que nous apprécions beaucoup, de par ses paysages et la gentillesse de sa population. Nous n’imaginions pas du tout ce pays tel que nous l’entrevoyons aujourd’hui. Nous avons formé le voeu d’y revenir, si l’avenir nous le permet, et plus longtemps cette fois. Mais on ne va pas se plaindre, 5 escales ce n’est pas si mal !

Et c’est sans compter ses fjords. Ah ! ses fjords avec ses glaciers, de l’avis de ceux qui sont allés en Norvège ils seraient plus beaux, et le fait qu’ils soient totalement inhabitées ajoute à leur cachet. On s’imagine mal l’immense étendue de cette partie de l’Amérique, perdue au bout du monde, et la complexité de ses labyrinthes. C’est pour cette raison que depuis Punta Arenas 2 pilotes chiliens ont embarqué sur neoRomantica pour assister Salvatore. Ils débarqueront à Valparaiso.

Nous voici à Puerto Montt, ville du Chili austral, capitale de province de 230 000 habitants. La ville est située à proximité de lacs, de plages, de forêts vierges, de montagnes, de centres de ski, de lieux de pêche.

Nous avons tout d’abord visité le marché d’artisanat local (Excursion 5335), et j’insiste sur le fait que ici c’est du véritable «made in Chile» C’est suffisamment rare pour le souligner. Les vêtements et accessoires en laine, souvent confectionnés sur place, sont la spécialité locale. On y trouve aussi des objets en bois et en cuir. Mais aujourd’hui nous voulions goûter un peu de l’ambiance chilienne au travers d’une excursion qui nous a amené dans un véritable ranch local toujours en activité, ouvert aux visites.

Nous avons été accueillis, un peu à la façon dont on reçoit les membres de sa famille, c’est à dire simplement, avec beaucoup de chaleur et en mettant les petits plats dans les grands.

Cela a été pour nous l'occasion de nous plonger dans la culture et la gastronomie du Chili.

En compagnie d'un gaucho, nous avons découvert, la musique locale, les spécialités culinaires typiques et le fameux sport national : le rodéo.

Les gauchos du ranch ont chacun leur spécialité. Il nous a été présenté les cavaliers et leurs chevaux dans des exercices de figures imposées. Ce spectacle traduit tout le travail effectué pour en arriver à ce stade. Nous sommes ravis. De jeunes danseurs nous ont offert un spectacle de danse traditionnelle locale, accompagnés par un orchestre. Installés sur des ballots de paille en guise de gradins, nous avons été charmés par cette représentation, sans doute aidé par les empanadas, et l’excellent vin rouge chilien qui les accompagnaient.

Nous avons ensuite visité les écuries où se trouvent les chevaux de travail et les chevaux de compétition, l’une pour les juments, l’autre pour les chevaux.

Nous nous rendons ensuite dans l’arène pour assister à une démonstration de rodéo, spectacle impressionnant de beauté et de puissance. Les chiliens ont décidément le sens de l’hospitalité, ils nous offrent à cette occasion un «Pisco Sour» accompagné de petites brochettes et divers canapés. Le Pisco est une eau-de-vie de raisin. Le Pérou et le Chili le revendiquent comme leur boisson nationale. Il titre entre 30° et 45° d'alcool. Avec du jus de citron et du sucre il devient Pisco Sour, dont le gout ressemble un peu à la caïpirinha mais en moins fort.

Les danseurs ont assuré les interludes en dansant la Cueca. La Cueca est la danse traditionnelle chilienne déclarée « danse nationale » du Chili. Cette danse est métissée du fait de sa ressemblance avec certaines danses espagnoles.

Nous avons terminé cette agréable visite par un repas où nous avons dégusté de savoureuses spécialités maison, typiques de la tradition culinaire locale.

Tout le monde est revenu à bord, enchanté de cette journée.

Nous quittons en fin d’après-midi Puerto Montt, le bateau entonne ses 3 coups de corne de brume traditionnels, les personnes présentes au bord du quai nous saluent, jusqu’au pilote qui nous dira longuement au revoir depuis son bateau, du jamais vu pour nous !

L’hospitalité chilienne est incroyable. Nous quittons définitivement les fjords chiliens avec regret.
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CH Chamadou Veteran ·
Mercredi 6 Novembre 2013 - Jour 47 - En mer

Ce matin il régnait à bord une ambiance morose.

En effet un tiers du bateau environ termine leur croisière à Valparaiso.

Seulement la moitié des passagers feront le tour du monde complet. C’est pourquoi à beaucoup d’escales de nouveaux passagers montent à bord.

Certains, ( peut-être un peu égoïstes ?) ont regretté ce côté « omnibus ».

Pour ma part j’ai trouvé que ce « brassage » de passagers était un excellent moyen pour aller à la rencontre des autres, généralement plus jeunes, car partir 4 mois consécutifs n’est pas permis à tout le monde. Je me suis félicité des contacts avec les passagers argentins venus faire le tronçon Buenos Aires - Valparaiso. Avec d’autres, des relations amicales sont nées et durent toujours.

Toutes les compagnies aujourd’hui proposent des TDM avec tronçons. J’ai rencontré des personnes qui faisaient un tronçon par an, jusqu’à faire le tour complet. C’est un moyen pour ceux qui ne sont pas encore retraités de faire un tour du monde.

Une réunion spécialement organisée à leur intention, a eu lieu ce matin, pour définir les modalités de débarquement. Nous atteindrons Valparaiso demain matin, et nous y resterons 3 jours.

Le 1er jour, nous avons prévu (on vous dit tout) de visiter les célèbres vignobles de Casablanca (Excursion 5324), je vous rassure, nous sommes toujours au Chili !) avec visite chez un vigneron et ... dégustation bien sûr ! Le 2ème jour, nous irons visiter la capitale Santiago située à un peu plus de 100 kms de Valparaiso. Enfin le 3ème jour nous visiterons Valparaiso et Vina del Mar, ville située à proximité. Nous aurons, je pense fait ainsi un tour d’horizon complet des alentours.

Nous vous adressons une photo avec le tracé de la route que nous avons suivie pour aller de Puerto Madryn à Ushuaia, via le Cap Horn, ainsi que d’Ushuaia à Punta Arenas avec le glacier Agostini, puis vers Puerto Chacabuco avec le glacier Amalia. Hier soir nous avons dîné au restaurant Club, avec 4 de nos amis qui nous quittent après demain.

Ce soir vers 20 heures ce sera un apéritif dans la cabine de l’un d’entre-eux, qui précèdera le dernier dîner pris ensemble durant cette croisière.
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CH Chamadou Veteran ·
Jeudi 7 Novembre 2013 - Jour 48 - Valparaiso - CHILI 18 ème escale

Nous avons accosté ce matin sous un soleil radieux, à proximité immédiate de la ville dont nous apercevons les maisons colorées. La ville est très vallonnée et les quartiers sont reliés entre-eux par des funiculaires ou des ascenseurs.

Mais nous reviendrons plus tard sur cette ville que nous visiterons dans 2 jours. Aujourd’hui nous partons dans les «vignes du seigneur» curieux d’apprendre sur ce vin, issus de cépages français.

Bien nous a pris de réserver l’excursion (5324) à Casablanca (au Chili, bien sûr), car aujourd’hui le Chili est en pleine campagne électorale, les élections législatives ont lieu dimanche prochain, le pays est paralysé par les grèves et les manifestations. En conséquence les excursions prévues à la capitale Santiago, ont toutes été annulées.

Nous devons y aller demain, nous ne savons pas à l’heure où nous vous écrivons, si cela sera possible.

Mais ne boudons pas notre plaisir du jour: les vignobles chiliens et ses vins.

Le vin chilien, issu de cépages français, possède une longue histoire. Des cépages comme le Carménère, le Cabernet-Sauvignon et le Merlot mûrissent dans de bonnes conditions grâce un climat bien adapté à la vigne, caractérisé en journée par la chaleur et la nuit par la fraîcheur qui descend de la Cordillère. Le Chili a de nombreux atouts pour être un pays de grands terroirs : de bonnes terres bien situées, de l'eau, un climat favorable, un savoir initié en parti par les français et une main d’oeuvre qui connaît la viticulture. Il est intéressant de noter que lorsque la France a connu une très grande épidémie de phylloxéra, les cépages français exportés au Chili, sont revenus en France pour replanter nos vignes. Seul le Carménère ne sera pas réimporté, aujourd’hui il a totalement disparu de France.

Il existe à 40 kms de Valparaiso, une région renommée pour la viticulture, il s’agit de la vallée de Casablanca. La vallée de Casablanca est mondialement connue pour sa production de vins de qualité. Cette excursion nous a fait découvrir les techniques viticoles, les processus de traitement des raisins et de la méthode de vinification inspirée du savoir-faire de la tradition française, mais aussi espagnole.

Notre première visite est au domaine Indomita. Nous avons dégusté un vin blanc et un vin rouge après avoir visité les installations de vinification et de stockage. La prochaine halte a été à l'Estancia El Cuadro. Là aussi, nous avons eu la possibilité de visiter les caves et de déguster quelques uns des meilleurs crus du domaine.

Nous avons déjeuné sur place et le repas a été agrémenté de vins, bien sûr, mais aussi de danses traditionnelles locales.

Dois-je vous dire que dans le car qui nous a ramené au port, ont aurait pu entendre les mouches voler, si le bruit des ronflements avait été moins fort ?

De retour au bateau, nous nous dirigeons sur les coursives du pont 9, pour admirer le paysage ensoleillé qui nous entoure, avec un fort vent de terre qui moutonne la mer.

Un groupe de mouettes nous a offert un spectacle inédit, fait de virevoltes aériennes et de plongeons, de piqués plutôt. Ailes et pattes repliées, elles se laissent tomber dans l’eau telles des pierres, pour ressortir quelques secondes plus tard... avec ou sans poisson. J’avoue que nous avons eu du mal à les quitter pour rejoindre notre cabine.

Le temps de se changer, c’est un autre spectacle auquel nous assistons dans le grand bar, Plaza Italia. Un groupe folklorique composé de 9 musiciens, et 12 danseurs se sont produits devant nous sous une musique aux accents andins, telle la musique péruvienne, plus connue.

Voilà pour aujourd'hui, en espérant pouvoir aller à Santiago demain.
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CH Chamadou Veteran ·
Vendredi 8 Novembre 2013 - Jour 49 - Valparaiso - CHILI

Autant vous le dire tout de suite, nous n’irons pas voir la capitale du Chili: Santiago. Les grèves et les mouvements sociaux auront eu raison de notre excursion. À cet instant je comprend la déception des touristes étrangers qui ont fait le voyage à Paris pour visiter la tour Eiffel avec un personnel en grève !

Ambiance nostalgie hier à la sortie du restaurant du bord.

Plusieurs centaines de passagers terminent ici leur croisière, n’ayant pas opté pour un tour du monde complet. Beaucoup de manifestations de sympathie, d’embrassades, d’échanges de cartes de visites, le tout ponctué de: «On reste en contact», « on se rappelle», «bon courage pour le retour», etc, etc.

Et ce matin, beaucoup de passagers, en tenue «ville» avec bagages à main, attendent patiemment dans les salons d’être appelés, le regard triste, et le moral dans les chaussettes.

Vite, Monique, on s’éclipse !

Direction Viña Del Mar, la station balnéaire branchée située à la périphérie de Valparaiso. On se dirige vers le métro, on discute pour savoir comment cela fonctionne, et hop, nous voilà partis !

Nous descendons à la station «Miramar» située à 2 pas del «reloj de flores» autrement dit l’horloge fleurie.

Puis nous marchons le long de la plage pendant 5 kms environ. Nous observons les oiseaux sur notre passages, mouettes, pélicans et autres. La côte est découpée, rocheuse, pour se terminer en une longue plage de sable fin. Des jeunes profitent des premiers rayons du soleil, ici c’est le début du printemps, la nature se pare d’un joli vert tendre et de fleurs multicolores. Le paysage ici ressemble à Lloret del Mar, sur la Costa Brava, nous sommes bien loin des paysages chiliens du grand sud ! Mais bon, il faut de tout pour pouvoir apprécier les bonnes choses.

Sur le chemin nous croisons 2 passagers que nous connaissons bien, puisqu’ils ont fait également le 1er tour du monde avec nous. Ils sont accompagnés de leur fils qui est venu spécialement de Bretagne, souhaiter un bon anniversaire à son père ! Leur joie, mêlée de larmes naissantes, faisait plaisir à voir. La surprise a été totale, à la descente de neoRomantica, leur fils les attendait les bras ouverts avec un «Bon anniversaire Papa !». Il ne pouvait rêver de meilleur cadeau. Nous les avons laissés tous les trois à leur bonheur.

À l’heure du déjeuner, nous avions repéré un restaurant, bien situé et offrant les spécialités locales que nous apprécions. C’est sur le point d’entrer dans cet établissement, qu’une centaine de Harley Davidson apparaissent dans un grand vrombissement caractéristique. Les bikers avaient privatisé ce restaurant. Nous en avons profité pour admirer ces belles machines immaculées, étincelantes et customisées, toutes plus belles les unes que les autres, enfin c’est juste notre avis. Au hasard, ce dernier faisant souvent bien les choses, nous entrons dans un petit resto du coin, où nous serons les seuls touristes. Le Pisco Sour est vraiment délicieux à boire, d’ailleurs tous les chiliens présents à côté de nous en buvaient à l’apéritif. C’est vraiment la boisson nationale, telle que on nous l’avait décrit. Les plats ont des proportions gigantesques et le vin chilien excellent. Heureusement qu’il nous reste 5 kms à parcourir pour rentrer à bord, cela nous fera le plus grand bien !

Autre ambiance dès montés à bord. Il y a beaucoup de nouveaux passagers, qui cherchent leurs marques. Ils s’y feront vite !

Allez à demain !
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CH Chamadou Veteran ·
Samedi 9 Novembre 2013 - Jour 50 - Valparaiso - CHILI

Nous entamons notre dernière journée à Valparaiso.

Tranquillement après que la cohorte des passagers se soit bousculée dans les bus, nous sortons du port et prenons un taxi qui nous fera faire le tour de ville avec les principaux centres d’intérêt.

Nous ne regretterons pas ce choix, car les rues et les endroits visités étaient tout simplement inaccessibles pour un bus.

Valparaiso est la deuxième ville du Chili. Sa population est de 300 000 habitants environ, 90 % d'entre eux vivent dans les collines desservies par 15 ascenseurs. Son centre historique a été déclaré Patrimoine culturel de l'Humanité par l'UNESCO en 2003.

Valparaiso joua un rôle important dans la seconde moitié du XIXème siècle, lorsque la ville servait d'escale pour les bateaux voyageant entre l'océan Atlantique et le Pacifique par le Cap Horn ou le détroit de Magellan. La construction du canal de Panama mit un terme à son essor économique.

Nous visiterons les 2 parties qui composent Valparaiso.

Nous commençons par la ville haute appelée « los Cerros», collines qui dominent la ville. C'est dans ces quartiers que la majorité de la population vit, dans leurs maisons de tôles aux couleurs variées qui donnent à la ville son allure unique. Nous aurons ainsi la possibilité d’avoir à plusieurs reprises de beaux points de vue panoramique sur le port, la ville et les environs.

C’est dans l’un de ces quartiers que nous aurons l’occasion de voir la maison de Pablo Neruda. Poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien, il soutient la campagne électorale de Salvador Allende comme candidat à la présidence de la République. Le Coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili renverse Salvador Allende. La maison de Neruda à Santiago est alors saccagée et ses livres jetés au bûcher. Le poète meurt en 1973 d’un cancer à la prostate, selon la version officielle...

Nous terminerons notre visite de la ville par la ville basse nommée «El Plan», situé sur la partie plate de la ville. Elle abrite le port ainsi qu'une grande majorité des commerces de la ville. Nous passerons ainsi devant le siège du plus ancien journal d’Amérique Latine encore en circulation, «El Mercurio» de Valparaiso Nous y découvrons les monuments et les sites les plus significatifs de Valparaiso: le quartier de Playa Ancha, où se trouve l'Académie navale chilienne, la cathédrale, et la principale place de Valparaiso: la Plaza Victoria.

Nous rentrons en milieu de journée sur neoRomantica.

La majorité des passagers n’est pas encore à bord, nous en profitons pour apprécier le calme des divers endroits publics du navire. Nous quittons Valparaiso vers 18 heures avec de retentissants coups de cornes de brume qui résonnent dans les collines de Valparaiso. Destination l’île de Pâques distante d’environ 3700 kilomètres.

4 jours de mer seront nécessaires.

P.S.: Cette nuit nous changerons d’heure (cela faisait longtemps), quand il sera midi chez vous, il sera 7 heures du matin pour nous, soit 5 heures de décalage.
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VA Vanchoc Veteran ·
Merveilleux récit. Quelle belle plume et des photos qui donnent envie de partir

Merci Christian!

Brigitte
CH Chamadou Veteran ·
Dimanche 10 Novembre 2013 - Jour 51 - En mer

Ce matin, gratifié par l’heure de sommeil supplémentaire que Greenwich nous a octroyé, nous nous sommes réveillé en pleine forme. Heureusement, car, comme le dirait France Gall, ça balance pas mal ici, et les nouveaux arrivés ont du mal à contenir leur malaise, dans un bateau qui danse la Cueca ! Mais nous, on est des vieux cap-horniers, alors on a le coeur solide !

L’essentiel de la matinée a été de ... ne rien faire !

Nous assisterons à la première réunion d’information d’Anaïs, celle qui remplace Frederic Mathieu. L’objet de essentiel est de préparer les excursions à venir.

Mais elle arrive après celle des italiens, des espagnols et des allemands, ce qui fait que certaines escales, telle que l’île de Pâques par exemple affichent déjà complet, car ce matin il y avait une heure de queue au bureau des excursions.

Mais comme de vieux briscards que nous sommes, nous avions anticipé et réservé voilà plusieurs mois par internet. Aussi, si 2 passagers étaient cool ce matin, c’étaient bien Monique et moi !

Ce soir, nous partagerons l’apéritif avec des amis, juste après le spectacle , un comique mimique.

C’est tout pour aujourd’hui, c’est dimanche non?

Lundi 11 Novembre 2013 - Jour 52 - En mer

Effectivement la réunion d’Anaïs, notre nouvelle hôte francophone qui remplace Frédéric Mathieu, a eu lieue hier ...

En 20 minutes elle a passé en revue les pays tels que l’Île de Pâques, Tahiti, Moorea, Bora Bora, Tonga, Nouvelle Zélande et Australie, au niveau géographique, historique, politique, et pratique.

Nous sommes allés ensuite regarder un film dans notre cabine. Nous avons emporté avec nous 70 films, c’est le 4ème que nous avons visionné, en 50 jours, c’est très peu, il est vrai que nous n’avons guère le temps. Nous avons adapté un système qui nous permet de les regarder sur notre TV grand écran: super !

Aujourd’hui est une journée calme, calme comme la mer, calme comme les activités, calme comme les passagers.

Ce matin, Monique a suivi avec intérêt un cours de cuisine sur la réalisation de pizzas dans la plus pure tradition italienne. Chouette, j’attends avec impatience la mise en pratique, dès notre retour en France !

Ce soir on nous a concocté une soirée de gala, une de plus.

Cela satisfait sans doute la majorité des passagers, mais en fait à part la bougie allumée au milieu de la table et les pingouins qui défilent dans les couloirs (pardon les manchots, car ils ne volent pas) c’est une soirée ordinaire.

Allez à demain, il reste 2 journées complètes de mer avant d’atteindre l’Île de Pâques, alors on en profite.

Mardi 12 Novembre 2013 - Jour 53 - En mer

Malgré que nous remontions lentement vers le nord, la chaleur tarde à venir.

Et oui, dans l’hémisphère austral, le nord est synonyme de chaleur et de lumière. Tout est inversé par rapport à la France. Cela me rappelle une petite anecdote qui nous a été racontée lorsque nous étions à Manaus.

Cette ville a connu un essor rapide grâce à la production de caoutchouc. De riches propriétaires exploitants se sont installés dans la région, ont fait construire de belles demeures.

À cette occasion des architectes sont venus d’Europe, pour dessiner ces «belles» maisons.

Par habitude (ou par ignorance?) ils ont pris le soin d’orienter les façades principales plein sud. Ces nouveaux riches, ont ainsi appris à leurs dépends qu’ici le soleil brille au nord.

Aujourd’hui, ces maisons sont toujours visibles et symbolisent la période de l’âge d’or de Manaus.

Pourquoi je vous dis ça aujourd’hui?

Et bien parce que nous sommes en mer, et que pour nous les jours se ressemblent. La vie ici s’organise autour d’animations dans les salons le matin. L’après-midi ce sera cinéma dans notre cabine, puis la soirée commencera par l’apéritif auquel nous avons été convié chez des amis possédant une cabine avec balcon (très rare sur ce bateau!), de là même, où nous avions vu le Cap Horn.

Puis nous assisterons à un concert de musique classique avant le dîner.

L’île de Pâques approche petit à petit !

Mercredi 13 Novembre 2013 - Jour 54 - En mer

Dernier jour de mer avant le débarquement à Rapa Nui plus connue sous le nom occidental d’île de Pâques.

Le professeur Carlo Scopelliti a tenu ce matin une conférence sur l’histoire de cette île, et les liens que l’on y trouve avec la culture polynésienne, mais aussi avec l’Amérique du Sud.

Le débarquement reste toujours incertain, seul un bateau sur deux environ réussi à effectuer un débarquement en chaloupe. Une houle de Sud-Ouest est à l’origine de cet empêchement.

Notre commandant a pris les devants et nous informe que nous débarquerons au Nord-Est de l’île, c’est à dire dans la baie d’Anakena, au lieu de Hanga Roa.

Nous formons tous le voeu de pouvoir débarquer sur cette île mythique, dont les mystères restent encore à ce jour non élucidés.

Cette île est difficile d’accès, il faut 4 jours en bateau depuis Valparaiso, ou 5 heures en avion depuis Santiago du Chili.

Il est sûr que pour nous, cette occasion unique de débarquer ne se renouvellera pas de sitôt !

Alors nous croisons les doigts pour que nous puissions voir de près ces fameux et colossaux Moaïs qui parsèment l’île, toujours alignés, et regardant vers la terre, à une exception près.

Pourquoi? ... Mystère …
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CH Chamadou Veteran ·
eudi 14 Novembre 2013 - Jour 55 - Rapa Nui (Île de Pâques) - CHILI 19 ème escale

Des collines aux courbes sensuelles, des pistes de terre rouge, des silhouettes imposantes gardiennes du «temple»: pas de doute nous sommes à Rapa Nui.

Ce matin, le débarquement a été agité, neoRomantica a jeté l’ancre au nord-est de l’île, abrité de la houle de sud-ouest, mais le ressac a durement secoué nos chaloupes qui paraissent bien frêles en de telles circonstances.

Des mini bus nous attendent à proximité de ce qui tient lieu de débarcadère (excursion 5303). Le chauffeur, un Rapa Nui pure souche, colosse tatoué de la tête au pieds, nous accueille avec un large sourire. «Je vous préviens, ici c’est lentement le matin et pas trop vite l’après-midi!» nous dit-il.

Effectivement, la quiétude est la première sensation lorsque l’on débarque sur cette île de 5700 âmes. L’isolement en est sans doute la cause: nous sommes situés à 3600 kilomètres à l’ouest des côtes du Chili et à 2075 kms de l’île la plus proche Pitcairn, ce qui fait de l’île de Pâques l’une des îles habitées les plus isolées du monde ! Cela contribue à la magie des lieux, fouler son sol, c’est une histoire qui devient réalité, à cet instant j’aurais aimé que le temps ralentisse pour profiter de chaque fraction de seconde. La voie de notre guide qui s’exprime dans un français parfait me tire de mes rêveries. En route ! Ballotés, nous nous arrachons à la colline sur laquelle était garé notre bus. Notre chauffeur inonde notre bus de musique polynésienne, et nous offre sa joie de vivre en cadeau. Nous partons faire l’excursion la plus complète de l’île celle qui dure la journée. Nous ne retournerons probablement jamais dans ce lieu aussi éloigné, nous voulons donc découvrir et apprendre un maximum de choses.

Nous roulons cahotiquement le long d’une côte découpée de roches volcaniques noires, sur laquelle viennent se fracasser d’imposants rouleaux d’un bleu outre mer. C’est magnifique et n’est pas sans rappeler les côtes de l’île de la Réunion à certains endroits. Nous commençons par un arrêt à la plateforme d’Ahu Tongariki, la plus imposante de l'île, magnifiquement située à proximité de l'océan, avec ses 15 magnifiques moaïs, dont un seul coiffé du chignon d'origine.

Nous allons visiter ensuite le site de Rano Raraku. Surnommé la « nurserie », ce cratère volcanique est la carrière d'où étaient extraits les blocs de toba (sorte de tuf volcanique) utilisés pour sculpter les moaïs. Nous déambulons parmi les moaïs encore prisonniers des roches, des moaïs partiellement entaillés, des moaïs ensevelis jusqu'aux épaules et des moaïs couchés. Chaque statue représente une phase du long et laborieux processus de sculpture de ces splendides monolithes. Nous avons le loisir de les observer sous toutes leurs coutures, appréciant les différentes formes et tailles, les détails décoratifs les plus infimes et les trous percés pour le levage et le transport des statues. Nous découvrons en outre un gigantesque moaï de 21 mètres de haut, le plus grand existant à ce jour, et le moaï agenouillé qui était presque entièrement enseveli lors de sa mise à jour. Plus de 390 statues disséminées dans ce cadre naturel nous transmettent toute la grandeur et la magie de leur mystère. L’île compte 966 moaïs au total.

Nous poursuivons à la découverte du village d'Orongo.

Partiellement restauré, cet ancien centre cérémoniel est situé sur le versant d'un volcan, au bord d'une falaise tombant à pic dans la mer, en face de petites îles. À demi enterrées, les maisons sont constituées de murets en pierre surmontés d’un toit arqué, fait de plaques de pierres superposées. La porte d'entrée de chaque maison est étroite et basse pour permettre aux murs de soutenir la structure et aux guerriers de contrôler la voie d'accès au village. Orongo était le centre d'un culte ancien répandu sur toute l'île : le culte de l'« homme-oiseau ». Le clou de la cérémonie était représenté par une compétition au cours de laquelle chaque représentant des tribus locales chargeait un jeune athlète de s'emparer du premier œuf pondu par la « sterne fuligineuse », un oiseau très rare qui se reproduisait sur les îlots situés face au site. Les athlètes dévalaient les rochers d'Orongo puis nageaient à l'aide d'un petit radeau en roseaux jusqu'aux îlots, bravant ainsi la force des vagues de l'océan. Le premier athlète qui trouvait un œuf de cet oiseau devait le ramener sur la terre ferme en l'attachant sur son front. Il se voyait alors attribuer le titre honorifique d'« homme-oiseau » qui permettait au chef de sa tribu de gagner le prestige de tous les habitants de l'île. Les dernières compétitions remonteraient à 1866-1867.

Nous découvrons le cratère d'un volcan, situé juste à proximité. Il était utilisé autrefois comme réserve d'eau douce par les habitants de l'île. D’une parfaite rotondité, la brèche située sur le côté laisse entrevoir l’océan et ajoute à la beauté naturelle du lieu. Le fond, patchwork de plaques végétales et d’eau reflète en partie le ciel. Quel spectacle !

Il est 15 heures passées, lorsque nous déjeunons d’un excellent repas de grillades à Hanga Vare Vare, seul village de l’île, au bord de la mer, sous des tivolis disposées à notre attention. Nous en profitons pour déguster un dernier Pisco Sour, et une bonne bouteille de vin rouge chilien. C’est notre dernière escale au Chili, on ne lâche rien !

Nous allons ensuite à la plateforme d'Ahu Akivi et ses 7 splendides moaïs dirigés vers la mer. Le site a été restauré dans les années 60 sur la base des techniques qui auraient été vraisemblablement utilisées à l'époque pour le levage des monolithes. Ainsi, les architectes chargés de la restauration ont calculé que 30 hommes auraient pu tailler un moaï en un an, à raison de 8 heures de travail par jour, que 90 hommes auraient pu transporter la statue de la carrière au site le long d'un chemin spécialement préparé et que ces mêmes hommes auraient pu dresser le moaï en trois mois environ. Mais au-delà des chiffres et des techniques utilisées, les questions nous assaillent : Pourquoi ces 7 grands moaïs ont-ils été placés sur cette énorme plateforme ? Pourquoi cette plateforme est-elle la seule tournée vers la mer et non vers le centre de l'île, comme tous les autres ? Pourquoi, à l'occasion des équinoxes, ces sept magnifiques statues regardent-elles précisément en direction du coucher de soleil ? Le site avait-il une signification astronomique ? Nous ne trouverons pas aujourd’hui les réponses à nos questions, à moins que le mystère ne perdure pour toujours. Mais peu importe, ce qui compte, c'est le souvenir fort que nous conserverons après avoir pu contempler ce miracle de l'art, de l'habileté, voire de l’ingéniosité humaine.

Avant de rejoindre le bord, la guide nous arrête devant un bâtiment construit en tôle ondulée, rouillé et visiblement déserté depuis plusieurs années. Elle nous explique à cette occasion l’occupation des anglais de 1950 à 1980, qui ont introduit des moutons, et utilisé les Rapa Nui comme esclaves. Ce fut un désastre humain, et écologique, car les moutons arrachent l’herbe qui pousse difficilement. La révolte a bouté les anglais hors de l’île, aujourd’hui ils sont carrément détestés.

Nous empruntons une chaloupe pour rejoindre neoRomantica. Au débarquement, dans une mer agitée, Monique a exécuté une brillante acrobatie artistique qui lui a valu de se retrouver en fâcheuse posture. Heureusement sans aucune gravité, nous avons été quittes pour un grand éclat de rire et personne n’a accusé le Pisco Sour...

Nous quittons en soirée Rapa Nui, île qui nous a envahi l’esprit, ce qui expliquera sans doute la longueur de ces propos.

L’ancre est remontée, neoRomantica s’éloigne comme à regret, 3 petits coups de corne de brume:

Adieu Île de Pâques !

P.S. La connexion internet en ce moment est rare, lente et difficile !
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CH Chamadou Veteran ·
Vendredi 15 Novembre 2013 - Jour 56 - En mer

Nous faisons route plein ouest avec un peu de nord dedans. Nous atteindrons Tahiti le 20 Novembre après 5 jours complets de mer. Auparavant nous aurons la chance de faire une navigation panoramique autour de l’île Pitcairn dans 2 jours. Cette île vous signifie-t-elle quelque chose ? Nous y reviendrons.

Les températures sont douces et agréables, à défaut d’être tropicales. Le bateau vit au bateau-bateau quotidien (il m’est difficile d’employer le terme train-train compte tenu des circonstances).

Le professeur a encore «sévit» ce matin, en tenant conférence sur les civilisations polynésiennes. Nous aimons ces réunions, qui nous permettent de mieux comprendre l’histoire située dans son contexte. C’est une ouverture de l’esprit et un enrichissement personnel. C’est en fait ce que nous cherchons aussi lorsque nous voyageons. En comprenant mieux les autres, nous avons, je pense, une meilleure connaissance sur nous-mêmes.

Aujourd’hui c’est une journée sans ascenseur. Je m’explique:

Comme nous avons quelques tendances à l’embonpoint, aussi pour tenter de remédier à cet état, nous avons décidé de faire tous nos déplacements par les escaliers. Dire que c’est efficace, je ne sais pas, mais de toute façon une sérieuse reprise en main, et remise en forme (cela va de paire) seront nécessaires dès notre retour.

À suivre !

P.S.: Aujourd’hui nous avons changé d’heure, quand il est midi chez vous, il est 5 heures du matin pour nous, soit 7 heures de décalage.

Samedi 16 Novembre 2013 - Jour 57 - En mer

Nous sommes au milieu de nulle part. Les communications sont très difficiles, plus de télévision, nous ne savons plus ce qui se passe en France et dans le monde. Cela fait un drôle d’effet.

Mais les jours de mer se succèdent et ne se ressemblent pas forcément.

Quelle agitation ce matin, enfin c’est relatif ! Depuis que nous avons quitté les côtes chiliennes, hormis l’île de Pâques, nous n’avons croisé ni bateau, ni poisson ou cétacé, ni quelconque volatile: rien, nada !

Alors le fait de voir 2 mouettes chasser des poissons volant a brusquement rompu la léthargie qui s’est emparée de neoRomantica depuis quelques jours.

«El professor» a encore joué de son savoir ce matin, on ne peu plus l’arrêter ! En tout cas nous apprécions qu’il soit là pour communiquer, expliquer, détailler, et toujours avec sourire Ce matin la vie et l’oeuvre de Paul Gauguin ont été évoquées. l’explication de plusieurs de ses oeuvres nous permettent de mieux appréhender les messages symboliques et mystiques de sa peinture, tant au niveau des personnages, des attitudes, des couleurs et des formes.

Comme à l’accoutumée une ovation a salué son brillant exposé. Il a enchaîné ensuite la même conférence en italien, en espagnol, en anglais et en allemand, toujours sans papier !

Le reste de la journée se déroulera calmement, comme nous aimons... sauf imprévu !

Qui sait?

P.S.: Aujourd’hui nous changeons encore d’heure, quand il est midi chez vous, il est 4 heures du matin pour nous, soit 8 heures de décalage.
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CH Chamadou Veteran ·
Dimanche 17 Novembre 2013 - Jour 58 - Navigation panoramique - Île de Pitcairn

Ce moment était attendu par tous depuis plusieurs jours:

l’île de Pitcairn !

C’est encore un moment fort de ce tour du monde: un de plus !

Les îles Pitcairn font partie des territoires d’outre-mer britanniques. L’une de ces 4 îles est habitée par seulement 48 habitants, faisant de cet état (non souverain) le moins peuplé du monde ! Ces îles sont surtout connues pour être la patrie des mutinés du Bounty et de leurs femmes tahitiennes, un évènement raconté dans de nombreux livres et films.

Il nous a fallu 2 jours et demi pour y arriver depuis l’île de Pâques, elle même située à 4 jours de mer de Valparaiso. Il nous faudra encore 2 jours et demi de mer pour arriver à Papeete, cela donne une d’idée des distances. Nous sommes isolés au beau milieu du Pacifique !

Depuis neoRomantica nous apercevons une colline avec quelques maisons disséminées. Nous annonçons notre arrivée par 3 bruyants coups de corne de brume.

Rapidement l’embarcation des autorités locales rejoint notre bateau qui a stoppé son erre. Rendez vous pour tout le monde à la piscine pour la cérémonie de bienvenue. Il a fallu se frayer un chemin au milieu de la foule pour apercevoir les personnalités: le représentant de l’Angleterre et Madame le Maire.

Le commandant reçoit en signe de bienvenue, une maquette du Bounty, ainsi que l’écusson du port qui trouvera sa place à l’endroit prévu à cet effet sur la passerelle, comme il est de tradition dans la marine. En échange les autorités locales ont reçu également des cadeaux pour marquer notre passage, dont la maquette du neoRomantica. Après un chaleureux échange de poignées de mains, le verre de l’amitié a clôturé cette sympathique séance.

Rapidement l’embarcation s’est éloignée de notre bateau et de longs signes d’adieux se sont échangés de part et d’autres accompagné par le souffle puissant de la corne de brume de neoRomantica.

Adieu Pitcairn, portez vous bien, vivre à quelques uns ici ne doit pas être chose facile.

Nous continuons notre sillage, et nous regardons s’éloigner les côtes de cet îlet. Nous avons conscience à ce moment de la chance qui nous a été offerte car on ne vient pas ici par hasard: Pitcairn ne possède ni piste d’aviation, ni port.

P.S.: Aujourd’hui nous changeons encore d’heure, quand il est midi chez vous, il est 3 heures du matin pour nous, soit 9 heures de décalage.
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Lundi 18 Novembre 2013 - Jour 59 - En mer

Notre route se poursuit tranquillement vers Tahiti. Nous sommes en dehors de toute route commerciale, nous n’avons croisé aucun navire depuis... Valparaiso !

C’est la deuxième fois que nous traversons le Pacifique, et les distances sont vraiment énormes. Pensez qu’il faut 5 jours à un paquebot pour traverser l’Atlantique, il nous en faudra 15 pour rejoindre la Nouvelle Zélande, escales non comprises ! Cela donne l’échelle des grandeurs.

Ce matin Anaïs a organisé une réunion d’information elle nous a décrit les escales de Tahiti, Moorea, Bora Bora et Tonga.

Ce soir c’est soirée de gala... du Chef. Peut-être le menu sera-t-il différent cette fois, et que la bougie qui trône au milieu des convives ne sera pas la seule différence par rapport à notre quotidien.

En ce moment c’est la valse des aiguilles de réveil. Elle ne veulent plus tourner à vitesse normale, et retardent une heure chaque jour. On finit par être fatigué le soir, et debout très tôt le matin.

Allez, on va pas commencer à se plaindre non ?

P.S.: Aujourd’hui nous changeons encore d’heure, quand il est midi chez vous, il est 2 heures du matin pour nous, soit 10 heures de décalage.

Mardi 19 Novembre 2013 - Jour 60 - En mer

Nous avons déjà évoqué les divers animaux que nous avons observés durant cette première partie du tour du monde. Rappelez vous: les manchots, les éléphants de mer, les lions de mer, les pélicans et toutes sortes d’oiseaux.

Mais il y en a un couple d’oiseaux dont nous ne vous avons jamais révélé l’existence. Ils nous accompagnent depuis le début de cette croisière, viennent nous dire bonjour tous les matins, apportant un regard espiègle et humoristique sur les propos tenus dans ces lignes. Ce couple de charmants volatiles est le fruit de l’imagination de Robert (que j’appelle Roberto car nous avons les mêmes origines...) lecteur assidu de notre blog, et co-organisateur avec Guy, de notre escale barcelonaise.

Ces petits dessins viennent gazouiller dans notre cabine quotidiennement. Nous nous délectons de leur à-propos et de leurs expressions gestuelles. Ils sont d’un humour juste, qui collent parfaitement à l’histoire du jour.

Partis d’un petit clin d’oeil amical, ils sont devenus aujourd’hui aussi indispensables que le dessin humoristique qui figure à la une de nos quotidiens.

En quelques coups de plumes (...) ils réussissent à résumer la journée.

Chapeau ! Et encore bravo ! Se renouveler ainsi chaque jour n’est pas chose facile !

Maintenant je passe au fait de la journée. Nous pouvons de nouveau capter la télévision et avoir connaissance des actualités. Nous étions «sourds» et «aveugles» depuis presque une semaine.

Devons nous avouer que nous n’avons pas perdu grand chose ?

Allez, maintenant on a hâte d’arriver à Tahiti, et de retrouver nos amis

On sera au port de Papeete demain matin et en pleine forme !

P.S.: Aujourd’hui nous changeons encore d’heure, quand il est midi chez vous, il est 1 heure du matin pour nous, soit 11 heures de décalage.
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Mercredi 20 Novembre 2013 - Jour 61 - Papeete - Île de Tahiti - FRANCE 20 ème escale

On l’avait rêvé, imaginé depuis notre plus tendre jeunesse, nous voici enfin arrivés dans ce petit coin de France perdu au milieu du Pacifique Sud: Tahiti.

Et quel accueil !

À la descente du bateau, notre amie Dorothée était là qui nous attendait. Ces retrouvailles étaient chargées d’émotion. La dernière fois que nous nous étions rencontrés, c’était sur une autre île, très différente, mais toute aussi belle.

Elle nous a remis un superbe collier de fleurs accompagné d’un «bienvenue à Tahiti». Ce geste emprunt de tradition et d’amitié nous a touché.

Il fait chaud et humide, le temps est magnifique, malgré les prévisions météo qui étaient pessimistes. Un orchestre tahitien donne l’aubade à grand renforts de percussions aux sons graves accompagnés par des voix féminines particulièrement aigües. L’ensemble est saisissant, prenant et du meilleur effet.

D’emblée, nous nous sentons bien, à l’aise, comme chez nous: nous sommes en France et nous retrouvons tous nos repères que nous avons quittés voilà 2 mois maintenant.

La ville est propre et agréable, notre première impression est bonne.

Nous nous dirigeons vers le marché, situé à 2 pas du port. Nous nous immergeons ainsi immédiatement dans la culture polynésienne. Ce marché nous séduit par son authenticité, les produits sont locaux, et les tahitiens fréquentent régulièrement l’endroit.

Ici tout (ou presque) est «made in french Polynesia». Les fleurs rivalisent de taille, de beauté et d’arômes. Les fruits et légumes embaument les allées, le monoï y ajoute une senteur sucrée. On y trouve des chapeaux, des paniers et toute sorte d’artisanat en bois, nacre et ... les inévitables perles noires.

Avant de regagner la voiture, nous ferons un arrêt dans l’une des nombreuses boutiques spécialisée dans les perles noires de Tahiti. Il en existe de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs, avec plus ou moins de petits défauts. En fonction de tous ces critères les prix varient sensiblement. Dans ces conditions il est très difficile de s’y retrouver !

Nous longeons la côte en direction de l’est et faisons un premier arrêt pour déguster un jus d’ananas frais pressé. Hum, quel régal ! Nous poursuivons jusqu’à la pointe de Vénus, en faisant quelques arrêts pour profiter des panoramas remarquables. Arrivés sur place il y règne beaucoup d’animation, les enfants des écoles sont réunis pour une grande fête. Nous apprécions leur bonne éducation, leur gentillesse, leurs sourires et leur gaieté. Les plages de sable noir sont magnifiques.

Nous revenons sur Papeete l’après-midi pour profiter de la ville, de ses rue animées, de ses échoppes multicolores, et de la bonne humeur des polynésiens. Nous nous amusons aussi des vitrines décorées pour Noël, avec neige et sapins, quel contraste avec l’ambiance tropicale !

Le soir venu, nous retrouvons toute notre famille tahitienne aux «roulottes» situées au pied du bateau.

C’est une place animée, fréquentée par les autochtones aussi bien que par les touristes. Tous les jours en fin de journée les roulottes prennent place et disposent tables et chaises pour offrir de bons repas typiques. Il y en a pour tous les goûts: allant des plats chinois jusqu’à la cuisine tahitienne, en passant par les crêpes. Nous avons adoré les plats tahitiens à base de poissons crus et de lait de coco, tels que le mahi-mahi ou le thon rouge. Ce dîner a été l’occasion de discuter en partageant les plats des uns et des autres. Mais il est tard, les enfants ont de l’école demain (ici on commence beaucoup plus tôt qu’en métropole) il est temps d’aller se coucher.

Bonne nuit et à demain !
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Jeudi 21 Novembre 2013 - Jour 62 - Papeete - Île de Tahiti - FRANCE

Pratique, le bateau qui reste à quai toute la nuit. Notre «hôtel» est idéalement situé en plein centre de Papeete. Nous démarrons la matinée de bonne heure, pour profiter au maximum de notre dernier jour d’escale.

Un petit tour au marché, pour bien commencer la journée, il ouvre ses portes dès 5 heures.

Nous retrouvons ensuite Dorothée à leur maison. Elle nous conduit chez son voisin qui possède une vanilleraie.

Nous découvrons un homme accueillant et passionné de la nature. «Je suis gourmand, et je cultive tout ce qui est nécessaire à un bon petit-déjeuner» nous dit-il d’emblée d’un ton jovial.

Ce retraité possède une belle et grande propriété située sur les hauteurs de Mahina à une dizaine de kilomètres de Papeete. Il exprime son amour de la nature en cultivant le café, le chocolat, le miel et la vanille. Effectivement tous les ingrédients sont réunis pour confectionner un excellent petit-déjeuner. Mais quel travail ! Il nous explique dans les moindres détails les étapes nécessaires pour élaborer le café, le chocolat. On a rarement conscience de nombre d’interventions indispensables avant que le produit soit prêt à être utilisé.

Et que dire de la vanille !

Nous prenons alors le chemin de la vanilleraie, au passage nous découvrons les différentes essences de bois, des fleurs et des ananas qui occupent sa propriété. À chaque fois ce sera l’occasion pour notre hôte de nous donner tous les renseignements. Cet homme fait preuve d’une grande gentillesse, de simplicité et de compétences. C’est un réel plaisir que de l’écouter ainsi et d’apprendre toutes ces informations qui sont pour nous, européens, souvent des découvertes.

Enfin, nous arrivons à l’endroit qui attisait notre curiosité: la vanilleraie.

Que de travail et de patience pour produire une gousse «prête à l’emploi» Intarissable, notre hôte nous explique le processus nécessaire à la production de gousses, depuis la pollinisation à la main, jusqu’au mûrissement.

Nous prenons congé, et poursuivons notre route vers les chutes de Faarumai. D’une hauteur de 90 mètres elle s’inscrivent dans un décor de végétation luxuriante. Tout à proximité nous découvrons le Trou du Souffleur Arahoho, un tunnel de lave formé par une coulée volcanique refroidie en surface. Lorsque les vagues percutent la roche et s'engouffrent dans ce tunnel, un souffle puissant se fait entendre et accompagne le geyser formé d’un brouillard d’eau de mer et qui arrose les spectateurs les plus téméraires.

Nous revenons à Papeete dans l’après-midi et prenons congé de Dorothée, que nous remercions chaleureusement pour son accueil, grâce à toi, nous avons beaucoup appris sur la vie à Tahiti, sur la nature et sur les coutumes locales. Nous terminons cette escale tahitienne par une agréable balade autour du port, qui nous donne l’opportunité de découvrir un monument érigé en mémoire des essais nucléaires.

Il y est inscrit:

«Entre 1966 et 1996, la France a fait exploser 193 bombes atomiques à Mururoa et Fangataufa. Les 6 archipels polynésiens symbolisés par 6 pierres plantées sur un paepae traditionnel, et leurs populations ont subi un bouleversement considérable en conséquence de ces expériences nucléaires qui leur furent imposées. Hiroshima, Nagasaki, Bikini, Enewetak, Montbello, Emu Field, Maralinga, Malden, Kiritimati, Johnston, Mururoa, Fangataufa, autant de lieux du Pacifique choisis par les États-Unis, la Grande Bretagne et la France pour expérimenter leurs bombes. Des milliers de travailleurs et des peuples du Pacifique gardent la mémoire de ces bombes qui affectent encore aujourd’hui leur santé et leur environnement»

Cela se passe de commentaire.

Allez, au revoir Tahiti, nous t’avons découverte et appréciée, maintenant il nous faut te quitter pour aller rejoindre ta petite soeur Moorea, distante à une volée de mouettes.
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CH Chamadou Veteran ·
Vendredi 22 Novembre 2013 - Jour 63 - Île de Moorea - FRANCE 21 ème escale

La distance qui sépare Tahiti de Moorea, est très faible. Nous jetons l’ancre dans la baie de Cook, à quelques encablures de Papeete, c’est donc en chaloupe que nous débarquons.

Arrivés au débarcadère nous recevons un accueil à la polynésienne avec chants, danses et vahinés en pirogue. Tout y est, et on adôôôôre !

Nous avons décidé de vivre cette journée en liberté, et de visiter l’île en voiture de location. Nous sommes en France, les démarches sont simples (...) et il n’y a pas la barrière de la langue, juste celle de la monnaie. Ah oui, je ne vous avais pas dit, ici les francs existent encore, ils sont pacifiques certes, mais francs tout de même!

Nous voilà donc partis pour une journée de découvertes.

Tout de suite nous sommes subjugués par le paysage, d’une beauté naturelle, de belles montagnes vertes et luxuriantes, des criques, des baies, un lagon d’un vert émeraude époustouflant, nous nous émerveillons à chaque virage.

Moorea, qui signifie « lézard jaune » en tahitien, est une île triangulaire. La face nord de l’île est découpée par les deux grandes baies de Cook et d’Opunohu.

Nous faisons route vers le cœur de Moorea, pour admirer de merveilleuses vues panoramiques, nous traversons le cratère volcanique qui donna naissance à l’île. Nous arrivons au lieu dit «le Belvédère», du haut duquel nous bénéficions d’une vue panoramique sur les baies de Cook et d’Opunohu, ainsi que sur le mont Rotui.

En redescendant nous faisons un arrêt à l’École d’Agriculture qui accueille des élèves provenant de toutes les îles alentours. Nous sommes invités à une dégustation de différents produits locaux, et de confitures en particulier. Celle au tiaré (la fleur locale) a particulièrement été appréciée par Monique.

Il fait chaud et soif en cette matinée, un jus d’ananas pressé nous apporte un moment de détente et de réconfort. Moorea, « le jardin vert » de la Polynésie, possède de nombreuses plantations d’ananas, c’est pourquoi nous empruntons la «route de l’ananas» qui se présente plus comme une piste. En route, nous découvrons les plantations d’ananas, bien sûr, mais aussi une flore très variée et colorée. Nous aurons l’occasion de voir de tout petits villages isolés au milieu de la nature.

Nous regagnons la côte, pour faire le tour de l’île. De criques en criques, nous découvrons la beauté du lagon, et une envie irrésistible de baignade nous incite à stopper notre progression.

Quel plaisir de plonger ainsi dans une eau calme et limpide, d’une couleur de rêve, et d’une température de 30°C. J’avoue que nous avons longtemps hésité avant de sortir de l’eau pour reprendre notre route.

Sur le chemin du retour nous avons vu beaucoup de pirogues, cela reste l’activité favorite des polynésiens. Elles sont belles à voir, glissent et fendent l’eau sans heurt. C’est un spectacle calme et reposant, c’est aussi le symbole de la Polynésie.

Allez, il faut se résoudre à regagner le bord, pas facile après tant de beauté !

Moorea, tu nous a séduit, mais ta soeur Bora Bora nous appelle, nous devons nous y rendre sans tarder.
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Samedi 23 Novembre 2013 - Jour 64 - Île de Bora Bora - FRANCE 22 ème escale

Troisième île et dernière île de la Polynésie française que nous visitons. Trois îles et trois beautés différentes.

C’est toujours en chaloupe que nous débarquons à Bora Bora, accueillis, comme il se doit à renfort de chants et de danses locales. C’est très chaleureux et agréable.

Sitôt débarqués, nous nous dirigeons avec deux amis, vers une agence locale qui propose de faire le tour de l’île en bateau sur le lagon. Il ne faut surtout pas rater ça, Bora Bora, c’est avant tout des paysages de mer, de lagon et une faune marine exceptionnelle.

Quelques minutes plus tard, nous embarquons avec une vingtaine d’autres personnes à bord d’un bateau à moteur équipé d’un bimini (sorte de taud qui protège du soleil) pour faire une extraordinaire navigation sur le lagon bleu de Bora Bora.

Ce lagon, trois fois plus étendu que sa surface terrestre, nous offre une gamme de lumières et de couleurs unique. Depuis notre embarcation nous admirons la vue magnifique des montagnes. Puis nous nous arrêtons près de la barrière corallienne, où nous pouvons voir évoluer dans les eaux cristallines des requins à pointe noire. Bien que la vision de ces animaux est impressionnante, ils sont (parait-il) inoffensifs pour l’homme. Convaincue et téméraire Monique s’est lancée dans l’eau ! Incroyable ! Le spectacle est époustouflant, il y avait également de magnifiques raies qui évoluaient en bonne cohabitation avec les requins.

Le bateau jettera l’ancre ensuite dans un jardin de corail pour nous permettre de plonger au tuba et de découvrir la richesse de la vie marine de cet habitat.

C’est à mon tour de me lancer, j’évolue au milieux de petits poissons rayés noir et blanc comme des bagnards. Cette taille me suffit amplement ! Nous ne sommes pas très nombreux à nager autour du bateau, et le jeune tahitien qui nous accompagne, nous appelle à le rejoindre. Arrivé sur place: stupeur, une gigantesque murène sort de sa «tanière» pour s’en aller un plus loin. Brrr, j’en ai encore froid dans le dos !

Vite je remonte à bord. Le bateau file maintenant vers un motu (îlot) privé. Nous accostons pour une heure de baignade. Sable blanc, mer vert émeraude, chaude à souhait: c’est paradisiaque. Le motu a été privatisé pour la journée, nous sommes uniquement une vingtaine à se partager ce petit coin de paradis. Un joueur de yukulele et une jeune danseuse nous diront au revoir à la polynésienne.

Nous n’avons pas du tout envie de quitter l’endroit, mais il faut pourtant s’y résoudre !

De retour à Vaitape, le petit village où nous avons accosté ce matin, nous décidons de clore ce chapitre polynésien français par un déjeuner local à base de poisson cru et de lait de coco, c’est délicieux et diététique.

Nous retournons à bord de neoRomantica, et restons un long moment sur le pont, jusqu’au coucher du soleil. C’est à regret que nous regardons les côtes de ce petit coin de France s’éloigner.

Nous avons été séduits et conquis par Tahiti, Moorea et Bora Bora. De ce que nous connaissons déjà de la Polynésie, sans conteste, elles sont les plus belles.

Les polynésiens nous ont également impressionnés par leur gaieté, leur gentillesse, leur tutoiement de rigueur, leur patience, leur philosophie de jouir de la vie au présent sans trop se préoccuper du lendemain. C’est une philosophie, leur philosophie.

Nous sommes partis pour quatre jours de mer vers Nuku'Alofa aux îles Tonga.

Quatre jours ? pas si sûr... peut être trois, qui sait ?

Mystère ...
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manche 24 Novembre 2013 - Jour 65 - En mer

Nous avons retrouvé nos «vieilles» habitudes des jours de mer.

Mais ces quatre jours intensifs en activités nous ont laissé une quantité de photos, qu’il nous faut trier et répertorier. bref du pain sur la planche !

Nous avons bien démarré la journée puisque nous avons pu communiquer en video avec toute notre famille. Le décalage horaire est maintenant de 12 heures, cela ne facilite pas les communications. Quand nous nous levons le matin, il est bientôt l’heure du coucher pour vous.

Ce soir nous irons écouter une jeune chanteuse qui se produira dans le salon Plaza Italia.

Ensuite, juste avant le dîner nous irons esquisser quelques pas de danse comme nous aimons le faire parfois.

Une manière comme une autre de rester jeune !

P.S.: Aujourd’hui nous changeons encore d’heure, quand il est midi chez vous, il est minuit pour nous, soit 12 heures de décalage.

Lundi 25 Novembre 2013 - Jour 66 - En mer

NeoRomantica poursuit sa route vers l’ouest dans une mer calme.

Cette journée est mise à profit pour répondre aux différents courriers qui ne manquent pas de nous arriver. L’un d’entre-eux, celui de Frédéric Mathieu nous annonce la naissance de sa fille Melina. Nous sommes heureux de féliciter les parents et nous lui souhaitons une longue vie, et de faire beaucoup de voyages comme son Papa et sa Maman.

Aujourd’hui Frédéric, votre absence à bord de neoRomantica se fait sentir.

Fini les réunions explicatives des futures escales, avec le côté historique, géographique, politique, économique du pays visité. Fini les conseils pratiques faits pour nous faciliter l’escale: le lieu d’accostage du bateau, l’endroit où l’on peut faire du change, ou trouver des taxis, les visites à ne pas manquer, les bonnes adresses... et les bons restos ! De plus ces réunions rythmaient nos jours de mer, alternées avec les conférences de Carlo Scopelliti.

Chaque passager a pu mesurer le changement.

Ce soir, nous finirons la soirée avec Suzy une pianiste classique et Francesco un excellent pianiste de piano bar, dont nous avons apprécié sa simplicité et sa gentillesse à l’occasion d’une excursion.

À demain !

Mardi 26 Novembre 2013 - Jour 67 - En mer

Ce matin nous nous dirigeons vers Nuku'Alofa aux îles Tonga.

Nous approchons également de la ligne de changement de date, également appelé anti-méridien, que nous franchirons de soir à minuit, nous passerons du même coup du 26 au 28 novembre, le 27 novembre étant supprimé.

Vous me suivez? Ce n’est pas si facile à comprendre.

Cette ligne internationale de changement de date est une ligne imaginaire sur la surface de la terre qui suit en grande partie le 180 ème méridien. Toutes les nouvelles dates commencent à être comptées à partir de l’ouest de cette ligne, traversant ensuite les différents fuseaux horaires d’Est en Ouest.

Les îles Tonga sont de ce fait les premières à fêter le nouvel an. Lorsque l’on voyage de l’Amérique vers l’Asie, on saute une journée comme c’est notre cas aujourd’hui, par contre lorsque l’on va de l’Asie vers l’Amérique en doit compter 2 fois la même date (dans notre cas on ferait 2 fois le 26 novembre).

Vous me suivez toujours? Tant mieux, alors je continue.

La terre est divisée en 24 fuseaux horaires définis, en prenant comme référence pour le 1er méridien, le méridien de Greenwich. Étant donné que les méridiens sont au nombre de 360, chaque fuseau horaire correspond théoriquement à 15 méridiens.

En voyageant de l’Est vers l’Ouest, comme nous le faisons durant ce tour du monde, il faut reculer nos montres d’une heure à chaque fois que l’on passe un fuseau horaire.

En faisant le tour du monde on accumule ainsi 24 heures, c’est à dire une journée complète. C’est cette journée du 27 novembre que nous «redonnons».

Cela peut paraître évident, pas tout de suite, je vous l’accorde.

Les premiers à se rendre compte de ce phénomène furent les survivants de l’expédition de Magellan. Quand ils sont arrivés au Cap Vert, après avoir effectué le 1er tour du monde connu de l’histoire, les marins étaient convaincus que la date du jour était le 9 juillet 1522, mais il se sont aperçu qu’en réalité c’était le 10 juillet 1522.

Même s’ils ont compris rapidement pourquoi, cette découverte a eu un tel retentissement à l’époque, qu’une délégation de la couronne espagnole a été envoyée par le Pape pour expliquer ce phénomène.

Avec la période des colonies, le besoin de régler de façon uniforme tous les horaires était devenu nécessaire. C’est ainsi qu’en 1884, la Conférence Internationale de Washington a instauré la ligne internationale de changement de date le long du 180 ème méridien, c’est à dire le méridien opposé à celui de Greenwich.

Au cours des années cette ligne a été adaptée en fonction des pays qu’elle traverse, pour répondre aux contraintes politiques et économiques de ces mêmes pays.

Je suis certainement un peu long, mais convaincu que cela peut vous intéresser.

Et puis, une nouvelle fois nous sommes privés de télévision, donc des actualités françaises, alors on en profite pour glaner les informations que nous vous transmettons.

Allez, à demain, ou après-demain... je ne sais plus comment il faut dire !
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Jeudi 28 Novembre 2013 - Jour 68 - Nuku'alofa - TONGA 23 ème escale

Nous aurions pu mettre le titre suivant:

Mercredi 27 Novembre 2013 - Jour 68 - Nuku'alofa - TONGA Jeudi 28 Novembre 2013 - Jour 68 - Nuku'alofa - TONGA

Vous savez maintenant pourquoi.

Comme à l’accoutumé à l’approche de notre lieu d’escale, Monique et moi nous nous précipitons sur le pont 9 pour avoir une vue sur le paysage qui se présente à nous.

Nous aimons ces instants où l’on voit la côte grossir petit à petit, le port se rapprocher, les maisons se dessiner, les voitures se déplacer comme des petites fourmis. Puis vient la vedette du pilote qui monte à bord, le quai s’approche, neoRomantica fera-t-il un demi-tour sur place ou pas ? Les paris vont bon train. Cette fois nous accostons dans le sens de la marche.

Le bateau est parallèle au quai, il s’approche du quai lentement maintenant, centimètre par centimètre, puis vient à s’immobiliser à quelques dizaines de centimètres, sans jamais le toucher. Du bel ouvrage ! Les amarres sont lancées, puis frappées à quai. Les passerelles sortent du ventre du navire et sont solidement maintenues. L’auvent est mis en place avec ses traditionnels drapeaux italiens et le pavillon de la compagnie, sans oublier la bouée couronne et la photo du bateau avec ses principales caractéristiques. Les hommes de la sécurité sont disposés à la sortie du navire pour enregistrer nos badges, Des membres de l’équipage sont également à notre disposition pour nous faciliter le passage et sécuriser notre descente à terre. Tel est le rituel que nous vivons à chaque escale. Je ne vous décris pas le départ, il vous suffira de relire à l’envers !

Dès les premières vues de l’île, nous mesurons la grande différence avec la Polynésie française: ici c’est tout plat.

Nous sommes accueillis par la fanfare locale venue en compagnie de danseurs et... de miss Tonga! Comme tous les polynésiens, ils ont le sens de l’accueil, et malgré un soleil de plomb ils se dépensent sans compter. Nous nous attardons un peu, envoutés par cette ambiance exotique, et cette joie de vivre communicative. Ensuite nous montons dans un taxi, accompagné par un couple d’amis, pour faire un tour complet de l’île et voir ses principales curiosités.

Nous sortons de Nuku'alofa capitale des Tonga et située sur l’île de Tongatapu. Nous passons devant les tombes royales, dernières demeures du roi George Tupou 1er, le fondateur des Tonga modernes, et de ses descendants.

Nous arrivons à Liahona, où nous découvrons le seul cocotier à trois têtes du Pacifique Sud. Il fallait le voir absolument !

Nous poursuivons vers les villages situés à l’ouest de l’île pour voir le spectacle des magnifiques geysers maritimes de Houma, considérés comme les plus spectaculaires du Pacifique Sud. En principe, l’eau jaillit sur 30 mètres de haut, propulsée dans des fissures naturelles par la puissance des vagues du Pacifique. Je dis «en principe» car aujourd’hui c’est marée basse, il n’y a pas le moindre souffle de vent, les geysers font plutôt «pshitt»...

Nous rejoignons ensuite l’est de l’île de Tongatapou pour voir le trilithe Ha’amonga, un gigantesque portail en pierre s’élevant sur 5 mètres et pesant près de 80 tonnes. Ce trilithe aurait été érigé vers l'an 1200 avant Jésus Christ. Près du trilithe se dresse la pierre Maka Faakinanga, qui s’élève sur 2,40 mètres de haut. Cette pierre aurait été érigée à la même époque que le trilithe.

Nous nous arrêtons à deux pas de là, à l’endroit où l’explorateur anglais James Cook débarqua le 30 avril 1777. Un petit monument et une plaque commémorent l’événement.

Une halte près de Kolovai nous permet d’observer des roussettes. Cette chauve-souris est le seul mammifère terrestre natif des Tonga et son envergure est d’environ un mètre. Ces animaux nocturnes, inoffensifs, immobiles et apparemment inertes, dorment suspendus aux arbres, la tête en bas et les ailes repliées. Ici, ces chauves-souris sont considérées comme sacrées.

Mais il fait chaud, et nous demandons à notre chauffeur de nous amener à la plage. C’‘est à Liku’alofa, que nous prendrons un bain rafraîchissant.

De retour au port nous prenons un déjeuner «Tongais» avant de rejoindre le bateau.

C’est toujours avec des danses et en musique, que nous serons accompagnés jusqu’à ce neoRomantica s’écarte du quai. À ce moment les cuivres de la fanfare exécuteront avec humour 3 retentissants coups de sirène, aussitôt relayés par ceux de notre navire.

Et oui Salvatore, tu aimes bien donner de la corne !
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Vendredi 29 Novembre 2013 - Jour 69 - En mer

Aujourd’hui c’est «plaisir en mer». C’est vrai que c’est un plaisir ... et du repos ! Nous ne pourrions certainement pas soutenir la cadence si nous étions en escale tous les jours. Pendant ces jours de mer, nous profitons des activités du navire, et remettons nos affaires en ordre.

C’est dans un ciel noir que la matinée a commencé, sous la pluie. Les températures redescendent un peu, nous replongeons dans le sud.

Ce matin nous avons récupéré nos passeports que nous avions laissés à l’administration du bord depuis le jour d’embarquement. Nous devrons les garder avec nous pendant les 2 jours d’escale à Auckland. Ils sont maintenant décorés de cachets multicolores de lieux qui nous font encore rêver.

Avec le soleil, revenu en ce début d’après-midi, les conférences du professeur Scopelliti reprennent aussi ! C’est avec plaisir que nous y assistons, toujours avides de parfaire nos connaissances. Que voulez-vous nous sommes de ses fidèles supporters, nous le croisons fréquemment, de plus il habite sur le même pont, à proximité de notre cabine.

Pour terminer la soirée nous assisterons à un spectacle de danses et de chants maoris.

On vous racontera demain... si vous le voulez bien !

Samedi 30 Novembre 2013 - Jour 70 - En mer

Quelle soirée !

Il était 17 heures lorsque nous nous sommes installés dans le grand salon.

Cela a débuté avec nos chanteurs favoris, un répertoire fait de chansons italiennes bien sûr, mais aussi espagnoles et françaises. Nous connaissons assez bien la chanteuse pour avoir fait quelques excursions en sa compagnie. Elle interprète Piaf avec beaucoup de talent.

Tout cela nous a permis de patienter jusqu’à 19 heures 15, heure à laquelle débute la représentation d’un groupe maori. Et oui, nous ne voulions rater ce spectacle sous aucun prétexte, et le tarif à payer pour être bien placé est de s’installer ... 2 heures avant ! L’absence de théâtre se fait durement ressentir. Nous l’avons fait cette fois, mais cela n’est pas dans nos habitudes. Nous ne sommes pas prêts de renouveler l’expérience.

Les lumières s’éteignent, des cris puissants se font entendre, nous sommes tout de suite plongés dans l’univers maori. Les danses qui ont puisé leurs racines dans l’univers guerrier des maoris sont un mélange d’énergie et de chants rituels. Le public est conquis et sous le charme.

Tout allait bien jusqu’au moment où la troupe, avec un malin plaisir, a été chercher quelques spectateurs pour leur enseigner l’art et la manière du haka.

Placé au premier rang, je n’ai pu y échapper.

Le petit râle que j’ai poussé, accompagné par une langue timidement sortie de ma bouche, loin d’effrayer, aurait certainement eu comme seul effet ... de faire rire mes petits enfants !

Bon, ne dit-on pas que le ridicule ne tue pas?

Aujourd’hui, beaucoup d’activités (tout est relatif), coiffeur pour Monique et moi, réunion d’Anaïs (l(hôtesse francophone), et puis cours d’espagnol cet après-midi avec l’hôtesse hispanique Lydia, compétente, charmante et gentille.

Demain nous retrouverons Auckland qui nous avait fait une forte impression lors du premier tour du monde. Nous sommes très heureux d’y retourner, l’escale durera 2 jours.

À bientôt !
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Dimanche 1er Décembre 2013 - Jour 71 - Auckland - NOUVELLE-ZÉLANDE 24 ème escale

Comme à chaque arrivée, nous sommes sur le pont pour regarder l’approche des côtes néo-zélandaises. Petit à petit Auckland se dessine, d’abord caché par une île bordée de falaises, puis c’est la Sky Tower qui perce le ciel, suivie des grattes ciels qui l’entourent, enfin le port et le quai nous apparaissent.

NeoRomantica s’est amarré en plein coeur de la ville. C’est très agréable, d’autant que nous y resterons 2 jours, cela nous permet d’aller et de venir comme bon nous semble.

Nous avons retrouvé avec bonheur l’une de nos escales préférées du précédent tour du monde, c’était le 14 février 2012, pour être précis. Que voulez vous, il y a des dates que l’on n’oublie pas !

Avec le temps les souvenirs s’estompent, et je dois avouer que nous ne nous sommes pas reconnus tout de suite. Mais en marchant nous avons retrouvé nos marques, et les sensations éprouvées à notre première visite se sont confirmées aujourd’hui.

Cette ville est d’une propreté qui nous sidère. Pas un tag, pas un papier par terre, pas de mobilier urbain détérioré, des chaussées et des trottoirs en parfait état, des immeubles des boutiques comme neufs. C’est le nouveau monde, en marche et qui ne connait pas la crise. C’est un petit pays de 4 millions d’habitants qui prospère pendant que la vieille Europe patine. Nous avons (encore) rencontré des français qui travaillent dans un restaurant, visiblement ils ont l’air ravi !

Les rues ont un parfum de fêtes de fin d’année, les décorations sont en place dans les rues et les magasins. Mais c’est dimanche, Sunday closed, comme on dit ici, la plupart des commerces sont fermés. Cela n’a pas d’importance car nous avons l’intention de profiter de cette matinée pour visiter le musée d’Auckland, c’est un endroit incontournable, que nous n’avions pourtant pas eu le temps de visiter la dernière fois.

Nous prenons un bus qui nous amènera à proximité du musée qui est situé à l’écart du centre ville. Là aussi c’est un «choc». Le bus d’une propreté irréprochable avec des sièges marqués de la feuille de fougère, symbole de la Nouvelle Zélande, possède des écrans vidéos vous informant de la météo, de la position GPS sur la carte où figurent les prochains arrêts, des vues de l’avant, de l’arrière et de l’intérieur du véhicule, des informations locales etc... Bref rien à voir avec ceux que nous connaissons en France.

Arrivés, nous dirigeons notre visite vers les 3 points d’intérêts que nous nous étions fixés: Les Maoris, les civilisations des îles du Pacifique et la démonstration de haka.

Le Musée d’Auckland est gardien de la plus grande et importante collection de trésors Maori dans le monde. Un centre de ressources Maori et du Pacifique a ouvert récemment en 2003 pour fournir des informations sur la culture Maori et du Pacifique.

Nous avons été intéressés par les sculptures maoris, leurs habitations, leurs armes et leurs costumes. Le spectacle, organisé par le musée est de première qualité, et la tension provoquée par le haka monte graduellement jusqu’à l’explosion finale.

Après quelques hésitations pour retrouver l’arrêt de bus, nous regagnons le centre ville en début d’après-midi. Ce fut pour nous l’occasion d’apprécier la serviabilité des néo-zélandais. Nous voyant consulter notre plan, une gentille dame nous a demandé si nous avions besoin d’aide. Elle a pris le temps de nous fournir toutes les explications. Thank you !

Il fait beau, décidément la chance est toujours à nos côtés. Nous en profitons pour aller à Devonport situé de l’autre côté de la baie. S’il faut faire 20 kms par la route, 10 minutes suffisent par le bateau traversier qui part du quai juste à côté.

Nous avons été impressionné par la ponctualité du service de liaison. Il est dit que le bateau part à l’heure et que la porte d’accès ferme 1 minute avant. Et c’est exact, montre en main !

Devonport est une cité balnéaire chic de la banlieue d’Auckland. Nous flânons longuement dans ses rues pour admirer l’architecture coloniale et profiter du calme de ce village historique. Depuis la plage nous admirons les magnifiques panoramas de la baie d’Auckland, avec cette multitude de bateaux qui naviguent en ce dimanche après-midi. Devonport doit surtout sa renommée à ses maisons coloniales en bois ainsi qu’à ses galeries et fabriques d’objets d’art.

La journée se termine. Nous voulons profiter tous les deux d’un dîner en tête à tête.

Il nous a fallu une bonne heure pour trouver autre chose qu’un fast food. Ici il y en a tous les 50 mètres ; cela ne me dérange pas à condition qu’il y ait aussi des restaurants traditionnels, mais c’est rare dans cette ville.

C’est sans doute pour cette raison que la dernière fois, nous avions déjeuné chez Mac Do, un 14 février 2012 de Saint Valentin. Monique s’en souvient encore!

Ouf ! Cette fois on a réussi à trouver un «Steak House»

On progresse, on progresse !
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CH Chamadou Veteran ·
Lundi 2 Décembre 2013 - Jour 72 - Auckland - NOUVELLE-ZÉLANDE

Les rues se sont animées en ce jour de reprise de travail.

Un soleil éclatant et un ciel bleu nous accueillent à la sortie de neoRomantica. Cela nous met en forme pour la journée. Nous en avons bien besoin, car la nuit a été écourtée par une liaison video avec notre famille. Il était 1 heure du matin ce lundi (soit 13 heures le dimanche en France). Nous avons été particulièrement heureux de converser et partager un moment ensemble.

Nous quitterons Auckland à 13 heures, pas le temps de chômer, ni de se disperser dans plusieurs endroits. C’est au Musée Maritime que nous passerons la totalité de notre temps disponible. Outre le rugby, la Nouvelle Zélande voue une réelle passion pour la mer, les bateaux et les voiliers en particulier.

La promenade à pied le long du quai est très agréable dans ce quartier entièrement piétonnier. Le long des différents bassins se trouvent des terrasses de cafés, des appartements avec vue sur mer, des placettes agrémentées de statues contemporaines. On s’y sent bien, c’est calme et relaxant.

Seulement 10 minutes nous sont nécessaires pour arriver au musée. Nous commençons la visite par les bassins extérieurs où nous admirons d’anciens bateaux de l’America’s cup, de la Whitbread (devenue depuis Volvo Ocean Race) mais aussi des bateaux plus anciens qui ont marqué l’histoire de l’immigration ou du commerce en Nouvelle Zélande.

C’est à la fois intéressant et émouvant de voir tous ces bateaux qui pour certains sont célèbres.

À l’intérieur nous visiterons successivement les salles consacrées à l’immigration des peuples venus de l’océan Pacifique, puis celle venue d’Europe. Nous apprenons ainsi qu’il fallait pour un voilier 160 jours pour faire le trajet depuis l’Angleterre, 45 à 60 jours pour un bateau à vapeur et 30 à 40 jours pour les premiers bateaux à moteur.

Il fallait être motivé pour quitter ainsi son pays, aller vers l’inconnu en effectuant un aussi long voyage. Les reconstitutions sont réussies et donnent l’ambiance de ces voyages.

Mais lorsque nous sommes arrivés à la salle consacrée à la coupe de l’America, nous avons été impressionné de voir le bateau vainqueur, celui qui a ravi la coupe aux USA, après 151 ans. Peter Blake a été l’artisan principal de cette victoire. Il est décédé en 2001 mais aujourd’hui «Magic Blake» est toujours considéré comme un héros national par toute la nation néo-zélandaise. Un espace dédié, retrace sa brillante carrière.

Nous quittons à regret ce musée passionnant qui vaut le (petit) détour. Nous profitons de la chaleur des rayons du soleil assis sur un banc, au bord de la marina, à quelques mètres du bateau. Nous attendons la dernière minute pour embarquer.

Mais il faut s’y résoudre, devant nous l’Australie nous attend !
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Mardi 3 Décembre 2013 - Jour 73 - En mer

La journée d’hier s’est terminée en beauté. Un ensemble aborigène australien a embarqué avec nous à Auckland. Ils nous ont offert un très beau spectacle de danses au son du didgeridoo, instrument à vent fait d’un long tuyau en bois diffusant un son ressemblant à une guimbarde.

C’est assez monocorde, personnellement j’aime beaucoup, Monique c’est plutôt bof ... En tout cas c’est très difficile d’en jouer car il faut un souffle puissant.

Nous filons maintenant plein ouest vers Sydney où nous accosterons après-demain Jeudi 5 décembre. L’escale durera 3 jours. La température est de l’ordre de 18°C, le ciel est gris, la mer est grise avec des moutons qui ne sont pas néo-zélandais ceux-là. Nous sommes en mer de Tasman, réputée pour ne pas être facile, les coureurs de la course Sydney-Hobart en savent quelque chose.

Ce matin nous avons eu une rencontre avec les autorités australiennes. Trois fonctionnaires australiens sont à bord pour rencontrer les passagers un à un, et vérifier que nous sommes en règle avec la réglementation de leur pays.

La rencontre s’est bien déroulée avec beaucoup de gentillesse et de politesse de leur part. Ils ont pris soin de bien détailler notre visage et vérifier sur la photo du passeport qu’il s’agit bien de nous. Un coup de tampon sur notre passeport annonce la fin de ce «face à face».

À cet instant, je n’ai pu m’empêcher de penser que notre pays ferait bien de s’inspirer de cette méthode!

La vie à bord reprend ses droits entre deux escales, et ce soir est organisé un nième dîner de gala. Il est intitulé gala de l’au revoir.

Plusieurs centaines de passagers débarquent à Sydney, ils avaient pratiquement tous embarqués à Valparaiso.

Encore une soirée de gala de plus, une par semaine ça commence à faire beaucoup, mais à la lecture du menu, je me suis rappelé les propos que j’avais tenus: «si un soir il y a du foie gras et de la langouste, alors je mettrai mon costume de soirée!»

Et bien ce soir, je m’exécute. Monique, quant à elle, ce sera comme les autres soirées de gala: toujours très ravissante !

P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 23 heures pour nous, soit 11 heures de décalage.

Mercredi 4 Décembre 2013 - Jour 74 - En mer

Magnifique soirée de gala, une vraie celle-là, de celles que nous avions connues voilà une vingtaine d’années maintenant.

Tout était parfait, le menu jusqu’au traditionnel défilé des serveurs portant l’omelette norvégienne sur leur plateau. Bon d’accord, ils ont remplacé la glace par la crème, mais c’est bon quand même. S’agissant de l’au revoir, nous avons assisté à un défilé des représentants de toutes les catégories du personnel de bord. Notre commandant a même fait plusieurs tours, quel cabot ce Salvatore, mais on t’aime bien quand même va !

Aujourd’hui nous préparons activement notre arrivée à Sydney demain. Cela se traduit par une conférence de notre professeur préféré sur les aborigènes de l’Australie mais aussi par un autre projet qui nous tenait à coeur Monique et moi. Pour nous cette escale de 3 jours, sera très différente de la précédente.

Malheureusement nous ne serons pas accosté face à l’Opéra, comme la dernière fois. Nous serons à Péta ou Chnoque et un service gratuit de navettes sera mis en place. Cela nous rappelle notre escale de Singapour il y a deux ans, qui somme toute s’était tout de même bien passée.

Mais nous ne resterons en réalité qu’une journée et demi à Sydney durant laquelle nous visiterons des lieux que nous ne connaissons pas encore.

Mais venons au projet que nous allons réaliser: Ayers Rock.

Uluru, (plus connu sous le nom d'Ayers Rock), est un inselberg en grès situé au centre de l'Australie. Il s'élève à 348 mètres au-dessus de la plaine.

C'est un lieu sacré pour les peuples aborigènes à la base duquel ils pratiquent parfois des rituels et réalisent des peintures rupestres d'une grande importance culturelle.

Une de ses caractéristiques est de changer de couleur en fonction de la lumière qui l'éclaire au long du jour et de l'année. Les couchers de soleil sont particulièrement remarquables lorsqu'ils le teintent brièvement en rouge. Classé sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, il est devenu l’un des emblèmes de l'Australie.

Samedi prochain, nous prendrons l’avion pour Alice Springs situé non loin d’Uluru, puis nous reviendrons lundi directement à Melbourne où nous rejoindrons neoRomantica.

Aux dires de passagers qui ont déjà effectué cette sortie à l’occasion du 1er tour du monde, le rythme est très intense, les couchers de soleil, le dîner sous les étoiles et le lever du soleil ne laissent pas beaucoup de répit.

On verra bien !

P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 22 heures pour nous, soit 10 heures de décalage.
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
CH Chamadou Veteran ·
Jeudi 5 Décembre 2013 - Jour 75 - Sydney - AUSTRALIE 25 ème escale

Voilà moins de 2 ans, nous arrivions à Sydney par un beau dimanche après-midi.

Nous nous tenons prêts sur le pont pour ne rien perdre de cette arrivée dans la magnifique baie de Sydney. Serions nous aussi enthousiastes que la première fois ? Et bien oui ! La magie de ce lieu opéra (vous l’entendrez comme vous le voulez...) une deuxième fois. Nous sommes tout autant attentif au spectacle qui se déroule sous nos yeux. NeoRomantica franchit une première pointe de terre, vire sur bâbord, poursuit sa route en réduisant à peine sa vitesse. Les nombreuses baies et criques se dévoilent à nos yeux petit à petit. Puis nous virons légèrement sur tribord en ralentissant, alors se dresse la tour remarquable de Sydney. Des bateaux nous entourent, se croisent, se frôlent au milieu des traversiers qui desservent les alentours. Quelques hydravions ajoutent une touche sonore à ce tableau aquatique. Puis on s’agite, on se bouscule, on se presse: «ça y est je le vois, il est là regardez comme c’est beau!» La silhouette blanche du célèbre «Opera House» se détache du décor. Nous ressentons la même émotion, on pourrait même dire le même frisson. Harbour Bridge situé juste à proximité, le deuxième symbole de Sydney se rapproche, nous entamons l’ultime manoeuvre avant l’accostage de notre navire à White Bay Cruise Terminal. Cet emplacement aura au moins le mérite de nous faire passer devant l’opéra avant de nous engager sous ce célèbre pont, révélant de ce fait de nouveaux points de vues que nous découvrons.

Il est à 14 heures, pas de temps à perdre ! Mais c’est sans compter l’attente interminable des navettes en nombre insuffisant qui doivent nous déposer en centre ville. C’est seulement à 15h30 que nous pourrons quitter le terminal de croisière, il sera 16 heures quand nous descendrons du bus, en plein centre ville, juste à côté de la célèbre tour. Nous nous promenons dans l’un des plus beaux quartiers de la ville. Les magasins se sont parés de leurs plus beaux atours à l’occasion des fêtes de fin d’année. Tout est propre, beau, chic, luxueux, cher aussi dans ces boutiques de marques célèbres.

Des buildings de fer et de verre reflètent l’image insolite de la tour. Nous nous imprégnons de cette atmosphère et apprécions la promenade dans une large rue piétonne, théâtre d’animations d’artistes en tous genres.

Nous poursuivons jusqu’à Hyde Park, nous nous amusons d’observer des ibis avec leur long bec noir. Puis le soleil nous invite à nous assoir sur un banc public. Nous ressentons bien cette atmosphère bien imprégnée de culture anglaise, où les pelouses sont accueillantes pour les flâneurs.

Allons, nous ne sommes pas venus pour nous assoir tout de même !

Au bout du parc se dresse l’imposante cathédrale catholique Sainte Marie. Bien que datant de la fin du 19 ème siècle elle parait, du fait de son architecture, bien plus ancienne. Nous la visitons avec intérêt, jusqu’au moment où le prêtre responsable de l’édifice éteint les lumières, nous priant (vous l’entendrez comme vous le voulez...) ainsi gentiment de sortir. À proximité se tient une crèche avec les personnages bibliques grandeur nature.

Il commence à se faire tard, Sydney s’illumine peu à peu. Nous regagnons le point de stationnement du bus qui nous ramènera au port.

Cette après-midi est passée très vite, alors vivement demain !
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CH Chamadou Veteran ·
Vendredi 6 Décembre 2013 - Jour 76 - Sydney - AUSTRALIE

Nous commençons cette deuxième journée à Sydney, par un tour de ville tel que nous l’avions à peu près réalisé la dernière fois (excursion incluse). Nous réaliserons au cours de cette excursion organisée, que nous avions déjà oublié certains aspects de la ville nous rappelant que la mémoire devient éphémère en vieillissant. Nous nous sommes donc félicité de notre choix et c’est avec le même plaisir que nous partons à la (re)découverte de Sydney.

La ville la plus grande et cosmopolite d’Australie, est construite autour d’un des plus beaux ports au monde.

Nous traversons Paddington, le quartier victorien branché agrémenté de maisons mitoyennes richement décorées d’éléments en fonte ouvragée, pour rejoindre la célèbre plage de Bondi. Il fait beau, la mer offre ses rouleaux aux surfeurs qui ont construit la réputation de cette plage branchée.

Nous rejoignons ensuite le célèbre chef-d’œuvre architectural qu’est l’opéra de Sydney, où une visite guidée nous explique le caractère unique de sa construction et ses nombreuses zones et salles fonctionnelles. Nous retiendrons ainsi d’autres informations qui nous avaient échappées lors de notre première visite. À titre d’exemple il a fallu pas moins de 16 études différentes pour que seulement l’une d’entre-elle permette la réalisation de cet édifice, de même les «tuiles» qui composent la couverture possèdent des propriété chimiques qui permet à cette complexe toiture de s’auto-nettoyer avec la pluie, force est de constater que cela fonctionne!

La visite terminée, nous poursuivons par le quartier commerçant de la ville en passant par des édifices historiques pour rejoindre Mrs. Macquarie’s Chair et ses vues remarquables sur la ville et le port.

Nous traversons enfin le quartier historique «The Rocks», où l‘Australie fut fondée, avec ses typiques dédales de maisons mitoyennes, d’entrepôts rénovés, de pubs et de restaurants. C’est à cet endroit que nous terminons ce rapide tour d’horizon et que nous choisissons pour déjeuner. C’est jeune, très animé mais aussi très bruyant !

Nous déambulons dans ce quartier que nous affectionnons particulièrement, et reconnaissons au passage quelques rues, maisons et boutiques.

Nous sommes à deux pas de l’Opéra, d’après vous, qu’avons nous fait ?

Et oui, on y est retourné ! Nous avons pris le temps cette fois de bien nous promener dans les extérieurs, de faire le tour sous un superbe soleil. Nous avons conscience que probablement nous n’y reviendrons jamais aussi nous voulons ne rien perdre de ce lieu extraordinaire.

Nous revenons dans le quartier des «Rocks» après avoir emprunté la promenade piétonne du bord de mer, où une quantité incroyable de personnes occupent les terrasses de café et restaurants. Nous traversons «Circular Quay» point de départ et d’arrivée de tous les bateaux traversiers de Sydney. C’est comme une gare, les trains étant remplacés par les bateaux. Mêmes annonces par haut parleur, l’exactitude en plus.

Nous retournons au bateau vers 19 heures, car nous sommes invités à un anniversaire de mariage à 20 heures. Juste le temps de nous préparer pour faire honneur à nos 2 jeunes tourtereaux Robert et Suzette. Cette excellente soirée s’est déroulée au restaurant «club» du bord. L’ambiance est très amicale ponctuée par les plaisanteries de mise.

Cependant, un évènement est venu attrister l’après dîner. En effet Michel et Monique, que nous connaissons depuis le premier tour du monde et avec qui nous partageons le dîner, doivent débarquer définitivement à Sydney pour être rapatrié ensuite en France. Monique connait depuis quelques jours des problèmes de santé qui nécessite un traitement.

Nous sommes toujours en contact avec Michel qui nous informe de l’évolution de la situation. Il n’est pas aisé de se retrouver seul, aussi loin de chez soi, avec les problèmes à régler, d’autant que Michel ne pratique pas du tout l’anglais.

Nous lui souhaitons le meilleur pour la suite, en souhaitant que cela restera un mauvais souvenir vite oublié.
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CH Chamadou Veteran ·
Samedi 7 Décembre 2013 - Jour 77 - Uluru (Ayers Rock) - AUSTRALIE

Il est un peu plus de 5 heures ce matin lorsque nous nous réveillons.

Ça y est le grand jour est arrivé. Ce moment nous l’avions souhaité, espéré, il nourrissait notre réflexion depuis le début de ce tour du monde.

Mais les places sont comptées et nous étions inscrits sur liste d’attente. C’est seulement depuis quelques jours que nous avons eu confirmation de notre participation à cette échappée au centre de l’Australie.

Nous quittons neoRomantica pour nous diriger vers l’aéroport de Sydney à destination d’Uluru, l’un des lieux symbolique de l’Australie. Trois heures et quart après le décollage nous atterrissons sur la piste spécialement aménagée à proximité du «rocher». À la sortie de l’avion une bouffée de chaleur s’abat sur nous: il fait 40°C à l’ombre ! L’air est sec et nous ne transpirons pas, mais on dirait du feu ! Immédiatement il nous est recommandé de boire, abondamment et fréquemment, même si nous n’avons pas soif. La déshydratation est la cause principale de problèmes de santé ici.

À notre arrivée, nous sommes attendus par un car et un guide local pour notre première excursion aux Kata Tjuta (les monts Olgas). Nous faisons un bref arrêt pour manger un panier repas dans un endroit à l’ombre depuis lequel nous avons une superbe vue sur Kata Tjuta avec Uluru au loin, distant d’environ 15 kilomètres. À cette occasion nous faisons connaissance avec notre guide, Steve, un australien qui s’exprime dans un français impeccable. Au cours de la discussion il nous précise qu’il connait très bien notre région et qu’il a résidé durant ses études dans un village situé à 5 kms de notre domicile ! Il nous précise même le nom du propriétaire qui l’hébergeait, personne que nous connaissons également. Incroyable ! Faire un aussi long voyage, venir dans ce désert situé au centre de l’Australie, rencontrer ce guide qui a demeuré aussi près de chez nous, c’est aussi ça la magie des voyages: des rencontres inattendues.

Nous entamons alors une marche, et sommes directement en contact avec la rudesse de l’endroit en visitant les dômes massifs formés d’un conglomérat de cailloux: Kata Tjuta, plus connus sous le nom de monts Olga. Nous admirons les courbes généreuses des gorges et des formations rocheuses. Le chemin montant nous permet d’avoir un beau panorama sur les gorges ombragées et orangées des vallées qui séparent les 36 dômes imposants qui constituent les Olgas. Le contraste des couleurs entre le minéral et le végétal est absolument remarquable.

En fin d’après-midi, un peu fatigué tout de même par le voyage, la marche et cette chaleur, nous rejoignons notre hôtel pour prendre un peu de repos. La piscine nous procurera un peu de fraîcheur et de détente. En soirée, un car nous emmène pour nous faire vivre l’expérience Sounds of Silence, à savoir un dîner dans le silence du désert. Nous sommes accueillis par les notes lancinantes du didgeridoo, au milieu de ce superbe décor formé par la brousse de l’Uluru (l’Ayers Rock) et le coucher de soleil sur les Kata Tjuta (les Olgas), sans oublier les chênes du désert.

C’est à proprement parlé féérique! Les tables sont dressées avec nappes blanches et photophores en guise d’éclairage. Nous dégustons d’excellents morceaux de viande de kangourou, d’émeu et de poulet. À la fin du repas, les photophores sont éteints, il est demandé à chacun de respecter le silence le plus total. Nous nous exécutons volontiers et c’est dans le noir, seulement éclairé par la voute céleste, que nous «écoutons» le silence de la nature. Nous percevons néanmoins le bruissement des feuilles des arbres du désert caressés par le vent, et les animaux présents non loin de nous, serpents compris, brrrr...

C’est alors qu’intervient un astronome, qui décrit avec passion le ciel étoilé. Il est muni d’un petit projecteur laser qui désigne avec précision chaque étoile. Malgré un ciel quelque peu nuageux, nous pourrons voir certaines étoiles remarquables telle la Croix du Sud. En levant la tête, nous prenons conscience du ciel de l’hémisphère Sud.

Il se fait tard, et demain nous devons nous lever très tôt. Nous rejoignons nos bus pendant que les organisateurs laissent l’endroit sans trace de notre passage, comme il est obligatoire dans ce site hyper protégé.

Bonne nuit !
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SE Selvaggia Regular ·
🙂 😉 Christian

ce Cr est vraiment fabuleux. je le suis comme un feuilleton !!

Merci encore
ES Esculape Veteran ·
Bonjour Christian!! je decouvre avec plaisir aujourd, huit seulement ton compte rendu du TDM Austral je vais donc re decouvrir ce recit et je m, y colle au debut tout de suite!! ! ca va faire rever beaucoup de monde!! et nous ca va nous faire patienter!merci encore

je vais signaler ton CR a la rubrique tdm austal deleziosa 2015! car beaucoup l, attendent cordiales amities a toi et a Monique Jacques et Bernadette
jack
CH Chamadou Veteran ·
Merci 😊! Voici la suite (et pas encore fin )

Dimanche 8 Décembre 2013 - Jour 78 - Uluru (Ayers Rock) - AUSTRALIE

Nous nous réveillons à 4 heures et quart du matin, pour un départ à 5 heures vers Uluru, ce rocher convoité, où nous devons assister au lever du soleil (excursion 4708). Sans même prendre notre petit-déjeuner nous nous dirigeons dans l’aube naissante vers Uluru qui se détache dans la pénombre. Arrivés sur place, une table est dressée avec collations et encas divers, quelle organisation! Nous nous dirigeons au pas de course vers l’observatoire aménagé un peu plus haut qui offre une vue imprenable sur Uluru. Nous ne voulons rien rater du spectacle qui arrive.

Nous patientons en admirant les merveilleuses couleurs de l’aube, les espaces sans fin, et la forme imposante d’Uluru d’une couleur ocre sombre en cet instant. Puis le désert s’anime avec le soleil levant. Uluru s’éclaire petit à petit, les ombres qui dessinent son relief se rétrécissent peu à peu, la lumière s’intensifie rapidement, l’ocre d’Uluru devient flamboyant, tel l’acier que l’on attise dans la forge.

Quel spectacle ! Mais quel spectacle ! c’est incroyable de beauté ! On ne pouvait pas s’imaginer que cela pouvait être aussi beau, c’est totalement irréel, magique, indescriptible. Plus personne ne parle à cet instant, nous retenons notre souffle, hypnotisé par le spectacle que nous offre Dame Nature. C’est à ce moment précis que nous avons compris pourquoi les aborigènes pouvaient accorder une place si importante à ce lieu sacré dans leur croyance. Nous avons bien sûr saisi ce moment par une photo que nous vous adressons telle quelle, sans aucune retouche, et qui se rapproche de la réalité. Mais très rapidement, trop rapidement, le «rocher» diminue d’intensité pour reprendre sa couleur ocre rouge qui le caractérise. Le spectacle aura duré 3 ou 4 minutes, pas plus.

Après ce lever de soleil, qui restera, sans nul doute l’un des plus beau qu’il nous a été donné d’admirer dans notre vie, nous rentrons à l’hôtel pour prendre notre petit- déjeuner.

Puis nous retournons à l’Ayers Rock pour poursuivre notre excursion.

Nous suivons Steve, notre guide, pour une marche au pied d’Uluru. Nous avons été très intéressé de recueillir des informations sur la faune et la flore qui nous entourent. Ce parc de plus de 110 km2 appartient toujours aux Anangu, aborigènes du parc, qui l’entretiennent en respectant leur tradition culturelle. C’est par la technique du feu qu’ils parviennent à préserver la végétation, technique qui avait surpris les colonisateurs anglais, mais ils se sont rendus à l’évidence après avoir essayé une manière plus traditionnelle qui se solda par un échec.

Les Anangu continuent de pratiquer la chasse limitée au kangourou, à l'outarde d'Australie, à l'émeu et au varan. La flore du parc national d'Uluru-Kata Tjuta est constituée de la plupart des espèces du Centre de l'Australie. Nombre d'entre elles sont endémiques du parc.

La végétation du parc est dépendante des pluies, très irrégulières. Nous (re)découvrons l'«arbre à sang », dont la sève rouge est utilisée comme désinfectant et pour traiter les problèmes respiratoires. D'autres plantes sont utilisées comme matériau de construction, comme combustible ou encore, en tant qu'ornement. Depuis l'arrivée des Européens, des plantes ont été introduites dans le parc, mais pas forcément à bon escient certaines sont envahissantes et ont tendance à s’approprier les zones plus humides, au détriment d’espèces endémiques. D'autres ont été importées accidentellement par les visiteurs. Quand l’homme cessera-t-il de jouer l’apprenti sorcier ! De larges explications nous ont été données concernant la manière dont les aborigènes se nourrissent avec les plantes. Nous avons été surpris de voir comme une toute petite plante peut recéler dans le sol une grosse racine comestible.

Le guide nous raconte la légende de la femme «Python» dont, avec un peu d’imagination, on peut voir sa forme se détacher dans le rocher.

Nous arrivons maintenant à l’endroit où existe une réserve d’eau à ciel ouvert. C’est complètement irréel dans ce milieu aride, où n’existe ni fleuve, ni rivière. Les aborigènes ont toujours eu connaissance de cet endroit essentiel à leur survie. Cette particularité a contribué également à la sacralisation du site.

Nous terminerons cette marche éducative par une grotte où figurent des peintures rupestres aborigènes. Elles représentent des scènes de la vie quotidienne, des animaux et des plantes. Leur préservation est difficile du fait que selon la tradition aborigène, si l’auteur d’un tableau rupestre est décédé, il sera, sans le moindre scrupule recouvert par une autre peinture. Ils sont de plus fragiles et nécessitent un entretien régulier.

Nous visitons ensuite le centre culturel du Parc national, qui nous permet de découvrir les traditions, les légendes, les langues et l'histoire des aborigènes. Des objets d’art et d’artisanat réalisés par les aborigènes d’Australie sont exposés.

Après cette visite, nous reprenons notre bus pour faire le tour complet d’Uluru soit 9, 5 kms. Il faudrait environ 3 à 4 heures pour en faire le tour à pied, imaginez la difficulté avec la température accablante !

Mais déjà il faut quitter cet endroit féérique, nous nous rendons à l’aéroport de l’Ayers Rock, où nous attend notre vol pour Melbourne via Sydney.

Nous atterrissons à Sydney, la vue du ciel est magnifique et nous mesurons quelle chance nous avons eu d’arriver à la fois par la mer et par les airs ! À cette instant neoRomantica est parti depuis la veille, nous sommes SBF (sans bateau fixe). Une heure après nous reprenons un vol pour Melbourne, où nous atterrirons une heure 30 plus tard. À cette instant neoRomantica n’est pas encore arrivé, nous sommes toujours SBF (sans bateau fixe).

Qu’à cela ne tienne, notre échappée au centre de l’Australie prévoyait notre hébergement à l’hôtel. C’est au «Crown Promenade» que nous serons hébergés, l’espace d’une nuit, au vingtième étage avec une vue panoramique sur Melbourne la nuit.

C'est pas Uluru, mais c’est tout de même beau.

Allez, on vous laisse, nous avons du sommeil à récupérer !
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CH Chamadou Veteran ·
Merci Jacques, je suis sûr que ce CR te rappelle quelque chose ...😛

Lundi 9 Décembre 2013 - Jour 79 - Melbourne - AUSTRALIE 26 ème escale

Une fois n’est pas coutume, puisque c’est en avion que nous sommes arrivés hier à Melbourne pour cette 26 ème escale.

Après une bonne nuit de repos dans notre chambre d’hôtel confortable, nous prenons le petit déjeuner avec nos compagnons de voyage.

Nous projetions de monter à la tour Eureka, point culminant de Melbourne et située à 100 mètres de notre hôtel en plein centre. Mais aujourd’hui la météo n’est pas clémente avec nous. C’est d’abord une épaisse brume qui enveloppe les rues, suivit de près par une pluie glaciale.

Que faire dans ces conditions ? Nous connaissons (un peu) les principales curiosités à voir dans cette ville, qui n’est pas touristique au sens propre du terme. C’est une ville qui respire la finance, le commerce et l’économie, à la différence de Sydney plus orientée vers les activités culturelles. Enfin, c’est mon impression.

Alors, nous décidons (et tout notre petit groupe aussi) de rentrer à la «maison» sur neoRomantica qui doit être à quai.

Nous déposons nos affaires, saluons notre cabinier qui nous accueille d’un chaleureux «hello!» accompagné de son large sourire habituel. Nous sommes contents de rentrer «chez nous». cela vous fait peut-être bizarre, mais depuis 2 mois et demi que nous sommes partis, cette petite cabine est notre univers, nous y avons nos marques et nous nous y sentons bien.

Mais on ne va pas rester jusqu’à 17 heures 30, heure à laquelle nous devons tous être rentrés.

Alors nous décidons de nous offrir une excursion gastronomique, en clair un restaurant situé juste à côté avec vue imprenable sur la baie. Nous sommes accueillis par un garçon qui parle un français irréprochable, normal c’est un français. Ce sera pour lui l’occasion de s’exprimer dans sa langue maternelle, cela fait toujours du bien quand on est en immersion dans un autre pays. Il nous explique son parcours professionnel, ses projets, qui de toutes façons seront hors de France. Et un de plus, pensons nous. C’est incroyable le nombre de jeunes qui cherchent à s’expatrier pour trouver ailleurs ce que notre pays n’est pas capable de leur offrir. Cela devrait donner matière à réflexion aux décideurs de notre pays.

Il nous expliquera les différents plats et les habitudes alimentaires des australiens. Nous dégustons notre repas accompagné d’un vin rouge australien, regardant la pluie tomber derrière la grande baie vitrée.

Ce déjeuner en tête à tête fut très agréable et relaxant. Il nous a permis de faire une pause dont nous avions sans doute besoin. Et puis rien ne nous oblige à toujours courir !

Nous regagnons neoRomantica en passant par le terminal de croisière. Nous nous attardons en chemin dans un magasin de souvenirs qui vend également des cartes postales. J’entends derrière moi: «les 5 pour 2,5 dollars !» Je ne réalise pas toute de suite, mais au fait il s’est adressé à moi en français ! «Je viens de la Réunion» me dit-il, et je pense: «encore un de plus!»

Arrivés au bateau, impossible de monter à bord, notre carte est refusée. Motif: nous avons débarqué de Sydney et au regard des autorités australiennes, il faut remplir à nouveau les papiers d’immigration pour pouvoir embarquer à Melbourne. Je n’ai pas tout compris mais nous nous sommes exécutés de bonne grâce, comme tous nos compagnons de voyage d’ailleurs.

En fin d’après-midi neoRomantica s’extirpe lentement du quai où le ferry Spirit of Tasmania était également amarré, exactement comme il y a 2 ans !

Le soleil, moqueur, nous envoie quelques rayons. Allez, on t’en veut pas, va ! Tu as été tellement sympa avec nous jusqu’ici !
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
YA Yael5 Veteran ·
C'est vraiment exceptionnel de suivre un tel périple! C'en est presque étourdissant! Pour l'instant, je suis au jour le jour votre récit, mais je suis déjà sûre de le relire pour l'apprécier au mieux! Vraiment un grand merci pour ce partage! Yael
CH Chamadou Veteran ·
Merci Yael,

Et oui notre croisière a durée 122 jours, cela fait quelques 122 pages de lecture !

Je continue

Mardi 10 Décembre 2013 - Jour 80 - En mer

Quelle nuit !

Impossible de fermer l’oeil.

Nous sommes cueillis dans une mer formée où neoRomantica danse le pogo ! La mer de Tasman ne faillit pas à sa réputation. Nous sommes ballotés dans notre lit de gauche à droite, mais aussi d’avant en arrière. Dès le pied par terre il faut se cramponner pour ne pas être déséquilibré. Contrairement à notre bateau « Chamadou » qui parfois aime aussi danser dans les vagues, ici, l’amplitude du tangage (sens longitudinal) et du roulis (sens latéral) est beaucoup plus importante, de l’ordre de plusieurs mètres.

Le plan «tempête» est mis en place: ascenseurs condamnés, sachets à disposition sur les rampes d’escalier. On rit de se voir marcher ainsi telles des personnes ivres.

Quelques objets de notre cabine ont volé, le petit plateau en verre de la salle d’eau s’est brisé au sol. Je me demande toujours pourquoi dans les bateaux de croisière actuels les compagnies s’entêtent à faire comme si nous étions dans un hôtel à terre.

Appelé par un passager ayant besoin de mes (petites) connaissances informatiques, je me rend dans sa cabine au pont n° 10, équipée d’un balcon. Il fallait voir le bateau arracher son étrave de l’océan pour retomber dans l’eau avec une gerbe d’eau éclaboussant le balcon à environ 20 mètres de haut !

Les restaurants du bord sont désertés par certains passagers qui préfèrent rester allongés. Monique et moi supportons assez bien, sans doute parce que nous sommes amarinés depuis 2 mois et demi, et que nous avons une petite expérience de la mer et des bateaux de plaisance. Mais pour les passagers qui viennent d’embarquer, c’est une toute autre histoire.

Dans ces conditions le commandant a décidé de reporter la soirée de gala à demain, les danseurs n’auraient pas pu rester sur la piste de danse !

Voilà le fait important de la journée.

À demain

P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 21 heures pour nous, soit 9 heures de décalage.

Mercredi 11 Décembre 2013 - Jour 81 - En mer

Cette nouvelle journée en mer débute mieux que la précédente, mais la mer bien que calmée reste encore bien formée.

Nous allons ce matin à la présentation en image de notre professeur Scopelliti. Le thème abordé: «Histoire et traditions de l’Afrique du Sud». Ce sujet colle parfaitement avec l’actualité. Nous avons aimé cet exposé détaillant les différents peuples, les différents langages et les explications concernant les arts premiers.

Ce soir c’est gala ! Et hop ! encore un !

Bon, les règles que je me suis fixé par rapport au dîner qui sera strictement identiques aux autres (excepté la sempiternelle bougie rouge) n’imposent pas que je sorte le smoking.

À ce stade de la croisière, il est amusant de constater les modifications dans la composition du personnel et des animateurs. Petit à petit les orchestres sont remplacés, les serveurs, etc... jusqu’à notre directeur de croisière Mikele descendu à Sydney et remplacé par Patrizia. Nous allons la découvrir ce soir.

Ensuite il y a la «surprise de minuit», ce sont des petites douceurs distribuées dans tous les salons.

Compte tenu de tous les kilos accumulés depuis le début de ce tour du monde, nous nous abstiendrons.

C’est plus sage !

P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 20 heures pour nous, soit 8 heures de décalage.

Jeudi 12 Décembre 2013 - Jour 82 - En mer

Et bien non, hier soir au fameux dîner de gala, pas même la bougie rouge au milieu de la table, rien ! Les dîners de gala n’ont de gala que le nom. Mais il faut reconnaître qu’une catégorie de passagers apprécie de pouvoir se montrer dans de belles tenues, alors si ce n’est que pour ça il faut perpétuer cette animation, car il ne s’agit bien que d’une animation.

Par contre, notre cabinier, toujours aussi prévenant, nous a fait une joli petit lapin avec une serviette, accompagné de 2 petits chocolats et d’une carte postale ancienne.

Ce matin nous avons eu un message signé du commandant que vous verrez dans les photos qui suivent. C’est 60 noeuds de vent que nous avons subi avec des creux de 8 mètres ! Nous arriverons donc en retard à Perth et la conséquence directe pour beaucoup d’entre nous, c’est l’annulation de l’excursion vers le désert des Pinnacles. Vous vous en souvenez peut-être, nous l’avions faite voilà 2 ans et nous avions été très enthousiastes. Alors à bord, une fois de plus, c’est la mini révolution, certains veulent parler au commandant, d’autres accusent le bateau, bref, le désoeuvrement pendant ces jours de mer aidant, les esprits s’échauffent. À certains, je leur ai toutefois rappelé que les avions, les trains et même les voitures particulières ont aussi parfois du retard. C’est ainsi, ce sont les impondérables de la vie.

Mais rien à faire, cette mentalité niveau école primaire a touché beaucoup de ces enfants gâtés qui ne s’en rendent même pas compte.

Allez, pour ce qui nous concerne, nous nous délectons de tous ces merveilleux moments que nous offre ce magnifique tour du monde.

Ciao !

P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 19 heures pour nous, soit 7 heures de décalage.
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
CH Chamadou Veteran ·
Vendredi 13 Décembre 2013 - Jour 83 - Perth - AUSTRALIE 27 ème escale

C’est sous un soleil radieux que, vers 15 heures, neoRomantica amorce son accostage à Fremantle, situé à une dizaine de kilomètres de Perth qui ne dispose pas de port.

Nous sommes en Western Australia, l’un des états fédérés de l’Australie qui compte environ 2 millions d’habitants, pour un territoire qui représente le tiers de l’Australie.

Fremantle est une agréable cité de bord de mer, très vivante et animée en cette saison estivale. Et oui, ici ce sont les grandes vacances d’été et Décembre est synonyme de chaleur. Perth est le point de départ idéal pour aller découvrir les Pinnacles, l’un des sites remarquables d’Australie, à ne rater sous aucun prétexte. Mais nous connaissons déjà l’endroit pour y être allé il y a 2 ans, et de toute façon le retard pris par le bateau a rendu impossible cette excursion de plus de 12 heures.

Nous avons donc décidé de nous accorder une «journée de vacances» dans cette magnifique petite ville de Fremantle. Et nous avons été enchanté !

Partis à pieds du bateau, nous sommes déjà au centre ville en 10 minutes. Les maisons sont belles, colorées, très bien entretenues et de style colonial anglais. De même le mobilier urbain, les trottoirs et les espaces publics sont d’un parfait état.

Il est très agréable de se promener dans les rues piétonnes où règnent calme et sécurité sous l’oeil attentif de la police locale présente en de nombreux endroits. Ici pas de papiers par terre, pas de tags, ni de détériorations. Beaucoup de jeunes viennent s’amuser en cette fin d’année scolaire. On entend les accents de la musique techno, ou pop selon les endroits.

Après nous être promenés au centre ville, nous nous dirigeons vers une petite plage familiale, calme là aussi, dans la ferme intention de nous rafraîchir en ce jour d’été.

Ce premier bain dans l’océan indien fut un délice: du sable fin, de l’eau à souhait, ni trop froide ni trop chaude et transparente.

Après ce bain réparateur et fortifiant, nous marchons vers le port de pêche. Chemin faisant nous avons découvert un grand nombre de statues. Certaines évoquaient des faits historiques, telle la deuxième guerre mondiale où cette région était impliquée dans les combats contre le Japon, d’autres, plus légères représentaient des scènes quotidiennes de la vie locale, en particulier liée à l’activité de la pêche.

L’environnement de ce petit port nous a séduit de par sa convivialité et l’animation régnante. Des restaurants à touche touche proposent leurs terrasses de bois directement au bord de l’eau. C’est décidé, nous retournons au bateau déposer nos affaires de plage et reviendrons dîner ici ce soir. Nous convainquons (sans beaucoup insister...) nos amis Robert et Suzette de se joindre à nous. C’est donc ensemble que nous dégusterons la spécialité locale: le fish and chips, exceptée Monique qui préfèrera des sardines grillées dont elle raffole.

Sans se presser nous rentrons au bateau , nous avons le temps il restera à quai jusqu’à 2 heures du matin. Bien qu’arrivé plus tard, l’escale a duré aussi longtemps que prévue. Il a fallu faire le plein de carburant, remplir la cambuse et effectuer toutes les opérations indispensables à une longue traversée.

Cette nuit nous quittons l’Australie, ce merveilleux pays dont nous ne lassons pas.

Dommage que ce soit si loin !
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CH Chamadou Veteran ·
Samedi 14 Décembre 2013 - Jour 84 - En mer

Il paraîtrait que nous avons quitté Fremantle cette nuit à 2 heures. Je dis il paraîtrait car nous n’avons rien entendu ni ressenti.

Nous filons quasi plein ouest vers notre prochaine destination: Port Louis à l’île Maurice. Ce n’est rien de moins que l’océan Indien qu’il nous faut traverser d’une traite, soit 7 jours de mer consécutifs.

Cela peu vous sembler long (ce sera notre record), mais pour avoir déjà effectué une traversée de 6 jours entre Mindelo au Cap-Vert et Manaus au Brésil, cela ne nous impressionne guère. Et puis nous nous sommes préparés avec livres, films, etc... sans compter toutes les animations du bateau. En fait le temps passe vite à bord, et jamais nous n’avons trouvé le temps long. Toujours une occupation à faire, enfin si on peut appeler ça comme ça.

Tiens ce matin, par exemple, débordés ! Cela a commencé avec Carlo qui nous a tout dit sur les îles Maurice et La Réunion, mine de rien il faut assimiler, si tenté que l’on se rappelle de tout.

Et puis après, nous avons entrepris de décorer notre cabine pour Noël, cela nous a pris au moins 5 bonnes minutes, mais nous sommes contents de voir notre petit sapin s’illuminer et de cette petite atmosphère de fête, comme des gamins !

Ce soir nous invitons des amis à boire le pastis chez nous, ce sera une bonne façon de terminer l’après-midi.

À demain !

P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 18 heures pour nous, soit 6 heures de décalage.

Dimanche 15 Décembre 2013 - Jour 85 - En mer

Mer calme et soleil, c’est un dimanche calme qui s’annonce.

Nous poursuivons notre route à l’ouest, et tout va bien à bord. NeoRomantica avance à une cadence soutenue, pour tenter de rattraper son retard.

Ce matin Carlo Scopelitti nous a expliqué l’hindouisme et ses divinités. Cette religion est pratiquée à l’île Maurice et La Réunion, nos 2 prochaines escales, mais je doute fort que nous ayons besoin de ces quelques connaissances supplémentaires.

Au programme de cette journée: film, et liaison Skype et FaceTime avec notre famille. Nous avons également les activités du bord avec le spectacle du soir qui réserve parfois des surprises.

Pas de grande activité, ni évènement spécial en ce dimanche, pour la suite, ce sera demain.

P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 17 heures pour nous, soit 5 heures de décalage.

Lundi 16 Décembre 2013 - Jour 86 - En mer

Troisième jour de mer vers l’île Maurice.

Un fois de plus la télévision est devenue muette et aveugle, nous sommes coupés du monde extérieur, plus d’informations. Seuls des films qui passent en boucle sur le réseau interne du bateau sont diffusés. Heureusement, internet fonctionne encore, lentement, très lentement et pour combien de temps encore ?

Ce matin «le professeur» a encore tenu une conférence: «l’architecture sacrée de l’hindouisme». On ne l’arrête plus !

L’interprétation du symbolisme cosmique reste difficile à interpréter pour nous européens, mais n’en demeure pas moins très intéressante. Les détails qui figurent sur ces monuments sacrés expliquent l’histoire des nombreuses divinités hindouistes.

Sous les coups de midi, ici ce n’est pas des coups d’horloge qui indiquent midi, mais un puissant coup de sirène, nous nous rendons à la salle de spinning pour faire environ 20 minutes de vélo. Épuisés ! Nous sommes ressortis épuisés, mais décidés à renouveler cet exercice demain. Cette activité se pratique uniquement de 12 à 14 heures dans une salle avec vue imprenable sur la mer.

En milieu d’après-midi, un groupe de baleines a fait le show sur le côté bâbord. C’est vrai que nous n’avons rien vu, ni bateau, ni oiseau depuis 3 jours, alors ces jets puissants au-dessus de l’eau ont réveillé la léthargie qui régnait à bord.

Le spectacle de ce soir est un numéro de contorsionniste, il précèdera le dîner de 21 heures.

C’est tout pour aujourd’hui !

Mardi 17 Décembre 2013 - Jour 87 - En mer

En fait de contorsionniste, nous n’avons eu aucun spectacle hier soir. La directrice de croisière nous a informé qu’il avait le mal de mer. Le pauvre, il devait sans doute se contorsionner dans sa cabine, un comble !

C’est vrai que neoRomantica, se prend parfois pour un kangourou dans la longue (et belle) houle sur laquelle nous naviguons.

Pour le remplacer au pied levé nous avons eu droit à un petit concert de «Los Paraguayos» un duo de musiciens sud-américains, interprétant des standards de la chanson espagnole et de la musique latine. L’un d’entre-eux joue de la harpe avec dextérité, nous adorons Monique et moi assister à leurs prestations, on se régale. Nous les réécouterons ce soir à partir de 19 heures, au salon disco tango.

Nous sommes maintenant en plein milieu de l’Océan Indien, entre Australie et l’Île Maurice. Depuis le début de notre tour du monde nous n’avons jamais été aussi éloigné des côtes. Mais tout va bien à bord, heureusement, car cet isolement serait un handicap, quasi insurmontable, en cas de gros problèmes.

Toujours pas de télévision, mais les mails continuent de passer, on arrive, tant bien que mal à répondre à tous les courriers.

Aujourd’hui nous continuons notre entrainement sportif à vélo, non pas pour perdre du poids, ici c’est mission impossible, mais surtout pour éviter d’en prendre trop.

Avec la soirée de gala qui s’annonce aujourd’hui, l’heure n’est pas à la diète, on verra cela à notre retour.

P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 16 heures pour nous, soit 4 heures de décalage.

Mercredi 18 Décembre 2013 - Jour 88 - En mer

Bonjour !

Ce matin nous ne sommes pas en avance, nous nous sommes couchés plus tard qu’à l’accoutumée, ayant prolongé cette soirée de gala avec quelques amis.

Nous avons commencé la soirée par un magnifique spectacle proposé par les danseurs du neoRomantica. Nous sommes allés retrouver ensuite nos musiciens-chanteurs sud américains, qui font salle comble tous les soirs. Les applaudissements nourris récompensent leur virtuosité et la parfaite maîtrise de leur instrument. Ils sont simples et très sympas ce qui ajoute à leur prestation.

Après dîner nous avons décidé de faire le tour du bateau sur les ponts supérieurs, histoire de digérer un peu. Il fait doux et c’est pleine lune, la mer a des reflets d’argents comme dit la chanson.

Nous flânons sur le pont, peu pressé de rejoindre notre cabine, après tout demain c’est encore une journée de mer, rien ne presse, laissons le temps au temps.

C’est au salon Vienna que nous terminerons cette belle soirée, invités par des amis à partager une bouteille de proseco.

Ce matin, Carlo, encore lui, nous a gratifié d’une réunion sur «le Bouddhisme, croyances et rites». Toujours aussi intéressant et captivant le Carlo !

Les poissons volants sont réapparus avec les latitudes tropicales, certains accompagnent en rase motte la vague d’étrave de neoRomantica.

La journée va se passer comme toutes les autres journées de mer, au rythme de la piscine, de la lecture, du farniente et des discussions entre amis.

Ce soir nous devrions assister au spectacle du contorsionniste, il a dû récupérer.

On regarde, on note, on photographie puis on vous tient au courant !

Jeudi 19 Décembre 2013 - Jour 89 - En mer

Vous connaissez peut-être l’angoisse de la page blanche, avant d’écrire, ou plutôt, pour ce qui me concerne l’écran blanc ! Aujourd’hui c’est le 92ème article qu’il me faut rédiger.

Que dire lorsque nous sommes en mer depuis 6 jours maintenant, y aurait-il une anecdote, un fait marquant, une histoire cocasse à narrer ? Rien ! Je demande de l’aide à Monique, comme toujours, lorsque la situation est délicate.

Elle me répond immédiatement:

«- As-tu parlé du spectacle d’hier soir, où la contorsionniste s’est contorsionnée, où le jongleur à jonglé et les transformistes se sont transformés ? Bof, qui veux-tu que ça intéresse ... Et ce matin ton cours d’espagnol tu peux peut-être en parler ? Mouais … Ok, bon, et Carlo Scopelliti, tu en as parlé? Il nous a fait un brillant exposé sur l’architecture bouddhiste, pendant qu’ «el señor» était à son cours... Après l’architecture hindouiste, je ne suis pas sûr que l’architecture bouddhiste passionne les foules ! Et bien dans ce cas évoque la séance de vélo, qui nous permet de garder la forme et de perdre quelques grammes ! Ah non ! certains ne manqueront pas de faire de l’esprit sur les rondeurs que nous avons accumulées depuis 3 mois. Tu peux dire aussi tout le temps que tu passes sur l’ordinateur, pour écrire, monter les clips, trier les photos. Oh ça tout le monde le sait déjà ! Et bien, dans ce cas tu dis tout simplement que nous sommes en mer et qu’il ne se passe rien, et ne parles surtout pas de l’apéritif de ce soir que nous avons organisé, ainsi que du spectacle qui précède le dîner ! Je crois que tu as raison Monique !» À vous tous, notre famille et nos amis, pour la première fois depuis environ 3 mois je résumerai ainsi la journée du 19 décembre 2013:

En mer !

Je vous dis à demain, j’espère que nous serons plus inspirés cette fois !

P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 15 heures pour nous, soit 3 heures de décalage.

Vendredi 20 Décembre 2013 - Jour 90 - En mer

Cette nuit la mer fut agitée, elle nous faisait rouler d’un bord à l’autre du lit, enfin quand je dis «nous», c’est par solidarité, car Monique dormait du sommeil du juste et m’a dit simplement : «ah bon?» quand je lui ai signalé au réveil.

J’ai profité de mon insomnie pour mettre à jour mes e-mails; en effet depuis plusieurs jours c’est impossible, peu ou pas de débit internet dans la journée.

Les causes ? Sans doute la position du (des) satellite qui dans ces régions non peuplées n’autorisent pas le même nombre de connexions. Également, les passagers qui ont embarqués à Sydney, plus jeunes et grands utilisateurs des réseaux sociaux encombrent le réseau avec un nombre important de photos non compressées. D’ailleurs une note d’information a été distribuée à cet effet, mais rien n’y fait. L’individualisme fait que chacun pense qu’il n’est pas concerné et que forcément ce message s’adresse aux autres.

Le milieu de la nuit est le seul moment qui permet de transmettre plus facilement des données, et encore, il faut être patient, environ une demi heure pour un mail accompagné de 2 ou 3 photos compressées !

Dernière journée de mer avant l’île Maurice, journée «chargée», tout est relatif...

Nous commençons avec une mini conférence avec Anaïs portant sur nos 2 prochaines escales de Maurice et La Réunion.

Ensuite nous participons au cocktail destiné aux passagers membres du Costa Club, avec la présence de notre commandant Salvatore Donato. Au moment de porter le toast, il a, comme tous les commandants de la flotte, effleuré son verre du bout des lèvres, avant de le reposer immédiatement, sans même avoir goûter un petit gorgeon !

Nous terminons la matinée avec une séance de vélo, espérant sans doute éliminer un peu de calories.

Voilà déjà l’après-midi et Anaïs qui nous a concocté un quizz, spécialement pour nous les français. Nous enchaînons avec le bingo, avec lequel nous espérons toucher le gros lot, d’autant que Costa nous a gratifié de quelques cartons de jeu, tout au long de ce tour du monde, nous avons tout à gagner et rien à perdre. Ensuite nous assisterons à la réunion de Lydia, l’hôtesse espagnole, qui traitera du même sujet qu’Anaïs ce matin, mais avec beaucoup plus d’informations.

Enfin à 20 heures nous irons écouter, toujours avec autant de plaisir, nos musiciens paraguayens préférés.

Aujourd’hui clôture notre dernière journée de mer après cette semaine qui nous fut nécessaire pour traverser l’océan indien.

Inutile de vous dire combien nous sommes contents de descendre à terre demain !
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CI Cielbleuciel Regular ·
Merci de nous faire partager ce tour du monde...je suis impatiente de lire la suite....Merci pour le travail que vous nous consacrez, afin que nous puissions vivre les excursions par procuration, et nous aider ainsi dans nos sélections. Cordialement. Michéle
Michèle
YR Yrisse3 Regular ·
Merci de continuer à nous faire réver avec vos merveilleux récits...

Hervé et Isabelle
"Retour en terre sainte" 14/03/2011 Costa Pacifica Tour du monde 09/2015 Costa Luminosa, et notre rève est devenu réalité... http://www.croisiere-tour-du-monde.info mon blog pour la préparation du tour du monde
CH Chamadou Veteran ·
Merci à tous ! Bon on a encore une longue route à faire alors je continue!

Samedi 21 Décembre 2013 - Jour 91 - Port Louis - ÎLE MAURICE 28 ème escale

Ouf ! Nous voilà enfin arrivés !

Je vous le dis, une semaine en mer c’est tout de même assez long. D’ailleurs certains avaient opté pour un trajet Perth - La Réunion en avion pour à la fois découvrir pendant une semaine cette île qui en vaut la peine, mais aussi pour échapper à ces 7 jours de mer.

Nous connaissons un peu Maurice pour y avoir séjourné quelques jours en 2011. À l’époque, c’est surtout le nord de l’Île qui avait fait l’objet de nos visites. Aujourd’hui c’est au sud que nous orienterons notre excursion.

NeoRomantica est amarré juste en face du centre ville. Nous prenons un «water taxi» et en 5 minutes chrono, nous sommes arrivés au «water front». Il fait très chaud et très humide. Nous arrivons juste après le passage de l’ouragan qui a frappé l’île Rodrigues. Nous sommes au début de la saison des ouragans.

Nous débutons la matinée par une visite au marché couvert situé à 100 mètres de là. Comme tous les marchés tropicaux, il est très coloré avec ses étales de fruits, de litchis en particulier, mais aussi de viandes et de poissons. Les rues adjacentes sont occupées par des marchands de vêtements, de tissus et d’objet artisanaux.

Nous demandons ensuite à un chauffeur de taxi de nous faire découvrir la partie de l’île qui nous intéresse. Les mauriciens ont la bosse du commerce, il nous propose, avec insistance, de commencer notre périple par une visite dans l’un des nombreux magasins de vêtements de marque, de bijoux et d’artisanat qui ont fait la réputation de l’île. Pas très emballés, nous nous exécutons tout de même de bonne grâce.

L’artisanat dont Maurice s’est fait la spécialité est la réalisation de maquettes de bateaux. Les ateliers fleurissent un peu partout, et c’est dans l’un d’entre eux que nous nous sommes arrêtés. Il existe des bateaux de tous les styles, de toutes les périodes et de toutes les tailles. Ils sont construits avec des plans réduits à l’échelle. Je dois vous avouer que nous avons craqué lorsque nous avons vu Pen Duick, le premier du nom, dormir dans un coin de l’atelier.

L'île est riche en vestiges de l'activité volcanique passée, aussi nous nous dirigeons vers le cratère de Trou aux Cerfs. Il s'agit du cratère d'un volcan éteint d'où l'on peut jouir de panoramas spectaculaires de l'île.

La halte suivante nous permettra de voir le Lac Sacré de Grand Bassin, ce lac formé dans le cratère d'un volcan représente une destination de pèlerinage de la population Hindoue. En effet, selon la tradition, le lac aurait jailli à partir de gouttes d'eau du Gange tombées de la tête du dieu Shiva, fasciné par la beauté de l'île.

La prochaine étape sera pour les chutes de Chamarel, une cascade alimentée par les rivières de Saint Denis et Viande Salée. Elle fait environ 100 mètres de haut, et sa structure nous montre les strates géologiques du sol.

Nous arrivons maintenant sur le site merveilleux des terres aux sept couleurs, un magnifique spectacle de la nature : les cendres volcaniques multicolores (rouge, marron, pourpre, vert, bleu, violet et jaune) s'agencent naturellement dans un dessin ordonné aux sept tonalités que même les pluies torrentielles et le vent ne parviennent pas à effacer.

Mais c’est déjà la fin de l’après-midi, il nous faut revenir sur Port Louis situé à quelques dizaines de kilomètres. Nous demandons à notre chauffeur de nous arrêter à Flic en Flac, une plage de sable blanc, pour piquer une tête dans l’Océan Indien. Et oui la dernière baignade dans l’Indien, remonte à la semaine dernière, lorsque nous étions à Fremantle. Malheureusement, arrivés sur place la pluie se mit à tomber. Tant pis ce sera pour une prochaine fois !

Arrivés au port, nous profitons de la soirée pour nous promener dans les allées de Water Front, avec ses cafés, ses restaurants, ses boutiques. Il y règne beaucoup d’animation en ces jours qui précèdent Noël. Nous en profiterons jusqu’à la dernière minute, notre commandant nous a fait l’agréable surprise de prolonger l’escale jusqu’à 21 heures.

Allez vite, maintenant il faut monter à bord ! Il était temps !

Cap sur La Réunion que nous atteindrons demain matin.
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CH Chamadou Veteran ·
Dimanche 22 Décembre 2013 - Jour 92 - Saint-Denis - Île de la Réunion - FRANCE 29 ème escale

Après un petit saut de puce (de mer...), nous accostons ce matin à la commune de Le Port sur l’île de La Réunion. Nous sommes situés à environ 20 kilomètres de Saint Denis la capitale de l’île. Contrairement à ce que l’on pourrait penser Le Port n’est pas le port de Saint Denis, mais une commune qui porte ce nom.

À la descente du bateau, nous sommes accueillis par Michel et Danielle, 2 amis du précédent tour du monde qui habitent à La Réunion.

Ces retrouvailles sont chargées d’émotion, ils ont tenu à nous saluer, avant de rejoindre leur famille qui fête un anniversaire en ce jour.

Gentiment ils nous déposent à Saint Denis, ville que nous ne connaissions pas, malgré notre précédent séjour en 2011.

Mais c’est dimanche et nous sommes en France. Certains magasins resteront fermés malgré les quelques 2000 clients potentiels que représentent les passagers et une partie de l’équipage. Dans d’autres pays les commerçants sont moins indifférents...

Saint Denis est situé à la pointe nord de l'île. La ville s'est développée autour du quai Le Barachois, devenu aujourd'hui une promenade maritime. Nous flânons dans la rue de Paris où nous découvrons de très belles maisons créoles avec leurs jolies vérandas blanches.

Nous admirons également les monuments de la ville comme l’hôtel de ville et l’actuel maison du tourisme (fermée aussi).

Allez, compte tenu des circonstances, nous décidons de changer nos projets et filons en bus, vers Saint Gilles où nous nous arrêterons à la plage de Boucan Canot, rare plage de sable blanc dans cette île volcanique à la roche essentiellement noire.

C’est au bord de la plage que nous dégusterons quelques spécialités locales, en particulier la rougaille saucisse ou le tartare de thon au lait de coco.

Il fait chaud, presque 40°C et cette plage est une invite à la baignade. L’espace réservé aux baigneurs est très réduit, il tient compte de l’environnement assez dangereux de par les courants et les rouleaux. Les requins font aussi parti des dangers, un pavillon spécial est hissé de couleur verte, orange ou rouge en fonction du risque.

Mais pas de problème, le plus difficile pour nous fut de marcher sur le sable brûlant !

Nous regagnons Le Port, et le port (vous nous suivez?) avec un bus local. Le chauffeur nous a gentiment refusé le billet que je lui ai tendu en paiement de nos 2 places, avec un air de dire: «il faut que j’ouvre la caisse, que je vous rende la monnaie, il fait chaud, c’est dimanche, j’ai pas le courage, allez zou ! montez !»

Nous avons été pour le moins surpris, pour ne pas dire choqué, d’autant qu’un couple d’italiens qui était avec nous, s’est vu traité de la même manière.

Au fil des arrêts, nous avons compris qu’en réalité nous aurions été les seuls à payer ...

De retour à l’embarcadère nous saluons nos 2 «oiseaux», il faut comprendre nos amis Robert et Guy, ceux qui nous adressent quotidiennement des petits dessins humoristiques et qui nous avaient accueillis à Barcelone. C’est aussi ça l’avantage d’un tour du monde que certains qualifient d’omnibus… Désormais ils sont à bord pour terminer ce tour du monde.

Nous appareillons à 19 heures pour Maputo au Mozambique.
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Lundi 23 Décembre 2013 - Jour 93 - En mer

Le bateau est calme ce matin comme c’est souvent le cas après plusieurs jours consécutifs d’excursions.

Cela ne nous a pas empêché d’aller écouter le professeur Scopelliti qui nous a parlé du Mozambique, de son histoire mouvementée et des différentes dictatures.

70 passagers environ ont embarqué hier, ils sont facilement reconnaissables, ils font ce que font tous les nouveaux embarqués: visiter le navire.

Nous passerons le plus clair de notre temps à remettre tout en ordre, photos, films.

C’est important de bien ordonner les photos, car imaginez après 3 mois et quelques 5000 photos plus tard, la difficulté de tout classer à l’arrivée. Je ne vous parle même pas des décalages horaires qui changent parfois la date de la photo, restée elle à l’heure française.

Nous participerons tout de même à un quizz sur des personnages célèbres, ayant pour thème: «qui suis-je?»

Bon et puis le reste c’est comme d’habitude, alors à demain !

P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 14 heures pour nous, soit 2 heures de décalage, vous voyez on se rapproche !

Mardi 24 Décembre 2013 - Jour 94 - Veillée de Noël en mer

Surprise au réveil ce matin !

Les cabiniers, les serveurs et tout le personnel du bateau sont coiffés du bonnet rouge de Père Noël. Depuis quelques jours déjà de la musique d’ambiance diffuse des airs connus de Noël. Le bateau est entièrement décoré avec des boules rouges, c’est sobre et chic à la fois.

Ce soir, inutile de vous dire que ce sera une soirée de gala, particulière compte tenu du réveillon. Cependant nous dînerons à la même heure, mais un buffet de minuit sera dressé sur le pont n° 10 au restaurant Giardino. La sainte messe aura lieu à 23 heures 45.

Nous sommes éloignés de notre famille et de nos proches. À un moment où traditionnellement la famille se réunit nos pensées vont vers eux.

Mais bon, il nous faut réagir, la vie à bord continue comme si rien n’était.

Au cours de notre promenade matinale qui consiste à faire le tour du bateau en passant par l’avant, nous avons croisé les marins qui entretiennent quotidiennement le bateau. Ils chassent la rouille à coup de gros pinceau dégoulinant de peinture blanche. Pas de répit pour eux ni pour tout l’équipage !

Ce matin le professeur a encore sévit, au programme la culture et l’histoire de l’Afrique du Sud.

Monique et moi souhaitons à tous une joyeuse veillée de Noël.

P.S.: Aujourd’hui nous changeons d’heure, quand il est midi chez vous, il est 13 heures pour nous, soit 1 heure seulement de décalage, c’est plus pratique pour communiquer.

Mercredi 25 Décembre 2013 - Jour 95 - En mer

Joyeux Noël à tous !

Pour la première fois, nous avons réveillonné sans notre famille, c’est sûr que vous nous avez manqué.

Ici tout a été très bien organisé, pour que chacun ressente cette atmosphère si particulière à Noël. Ambiance musicale teintée de chants de Noël, décoration du navire avec de belles boules rouge, serveurs et personnels revêtus de bonnets rouge, l’entrée de chaque cabine décorée, messe de Noël, et puis le fameux réveillon !

Je dois dire que nous avons excellemment dîner, sans doute presqu’aussi bien que vous. Les garçons serveurs, déjà très prévenants, ont redoublé d’attentions à notre égard, n’hésitant pas à repasser certains plats plusieurs fois, en particulier au moment des desserts.

Ensuite nous sommes allé nous promener dehors, tranquillement, sur le dernier pont pour profiter de cette belle nuit étoilée de l’hémisphère sud. La température à minuit est très agréable autour de 26°C.

Avant de regagner notre cabine, nous passons par le buffet dressé en cette occasion, pour déguster quelques douceurs, mais aussi pour admirer les magnifiques sculptures sur fruits et légumes effectuées par les cuisiniers.

Ambiance calme en ce jour de Noël, il est difficile d’imaginer à l’approche du Mozambique où nous serons demain, que nous sommes à quelques jours de la fin de l’année, le soleil et la température tropicale ne facilitent pas les choses.

À partir de demain nous allons reprendre un rythme soutenu d’activités. Après Maputo nous ferons escale le lendemain en Afrique du Sud, à Richards Bay pour une journée, puis à Durban pour deux jours. Nous aurons une journée de mer pour arriver au Cap, ou nous resterons 3 jours. Nous en , profiterons pour vous donner de nos nouvelles.

À bientôt !
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
CH Chamadou Veteran ·
Jeudi 26 Décembre 2013 - Jour 96 - Maputo - MOZAMBIQUE 30 ème escale

Hier soir, lors du dîner, une annonce diffusée par haut parleur est venue interrompre la discussion autour de la table.

Notre commandant fait annoncer que notre arrivée au Mozambique initialement prévue le matin à 7 heures a été avancée à minuit afin de répondre à une urgence sanitaire. J’avais bien remarqué que depuis quelque temps neoRomantica filait bon train à la limite de sa vitesse maximum, nous avons l’explication maintenant.

Nous espérons que ces 7 heures de moins sur le temps du trajet auront permis de secourir ce passager.

Après dîner nous assistons à un spectacle de danseurs et chanteurs africains. Notre nouvelle directrice de croisière Patrizia Gomez propose dorénavant 3 spectacles, (qui sont identiques je précise) plutôt que 2 comme c’était habituellement le cas. Nous trouvons que c’est une bonne initiative qui permet à tous de choisir son horaire, en fonction de l’heure du dîner, ou de ses habitudes.

Il est 23 heures 15 environ lorsque nous montons sur le pont pour assister à l’arrivée de neoRomantica à Maputo. Il fait chaud et humide, la ville baigne dans une lumière jaunâtre, le bateau pilote nous suit comme un fidèle chien de garde. Le quai est maintenant en vue, l’ambulance est déjà là. Après un demi tour sur place remarquable de précision (bravo Salvatore) nous finissons par accoster. En quelques minutes tout était prêt grâce à la célérité des marins philippins qui couraient pour gagner un peu plus de temps à l’installation de la passerelle. Le passager est descendu, accompagné par sa femme, le médecin du bord et des infirmières, et malheureusement aussi ses valises.

C’est vers 9 heures que nous nous rassemblons dans le minibus pour notre excursion qui durera aussi longtemps que l’escale (excursion 5700).

Avec l’Afrique, nous renouons avec les excursions Costa pour des raisons pratiques mais aussi et surtout de sécurité.

Nous commençons par un petit tour de ville.

Capitale du Mozambique, Maputo portait autrefois le nom de Lourenço Marques, en l’honneur d'un explorateur portugais qui débarqua dans son port en 1544. La plupart des infrastructures et des bâtiments de la ville furent détruits pendant près de trente années de guerre civile. Aujourd'hui, la ville retrouve progressivement une part de sa splendeur passée. Après avoir quitté le port, nous nous arrêtons devant la superbe gare centrale de Maputo, qui est aujourd’hui l'un des plus beaux monuments de la ville. Le bâtiment fut construit en 1910, sur les plans d’un certain ... Gustave Eiffel, tiens donc ! Son remarquable dôme en bronze fut réalisé en Afrique du Sud et son assemblage fut une véritable innovation pour l'époque. Nous découvrons l’intérieur de la gare et nous sommes tout de suite imprégnés par une ambiance particulière: nous sommes en Afrique. Ici nos repères occidentaux s’effacent et laissent place à une vie colorée, animée, c’est aussi le royaume de la débrouillardise et ... de l’ingéniosité. Des passagers attendent le départ d’un vieux train rouillé, partira-t-il ?

Sur la grande place, face à la gare, est érigé un monument en mémoire des combattants africains morts au court de la première guerre mondiale.

Nous poursuivons notre chemin jusqu’au marché local. Nous sommes démarchés aussitôt par les vendeurs qui nous proposent des objets artisanaux. Je dois avouer que nous avons été séduits par les couleurs, les matières parfois originales, les essences de bois, les formes épurées et l’imagination de ces véritables artistes qui s’ignorent. Nous y serions restés beaucoup plus longtemps, mais il nous faut avancer si nous voulons profiter au maximum de cette première journée africaine.

Nous remontons dans le mini-bus et quittons la ville. Durant le trajet, nous observons tout d'abord un Maputo plus rural, où les terres sont de propriété publique où les maisons semblent éternellement en construction, sans jamais être achevées. Après avoir quitté la ville, le guide nous informe, que c’est la piste qui remplace la route goudronnée. Nous nous aventurerons dans la savane, ce qui nous donne le loisir de découvrir les paysages du Mozambique. On ne se lasse pas du spectacle qui se déroule sous nos yeux, ces femmes qui portent leur bébé drapé dans leur robe, des petits villages, où tous ces habitants vivent au ralenti au rythme du soleil. Notre chauffeur tente d’éviter les nombreuses ornières de cette piste de sable rouge. On se croise, d’un côté, de l’autre, parfois on passe à trois de front. Il est vrai qu’à l’allure où nous sommes, nous ne risquons pas grand chose! Enfin nous arrivons à la réserve de Mucapana créée par un suisse, Philippe Gagnaux, qui s’emploie aujourd'hui à convertir une ancienne plantation d'eucalyptus en un espace dédié à la végétation naturelle. Prochainement il est prévu de réintroduire des espèces animales dans leur habitat naturel.

Nous sommes accueillis par nos hôtes. Immergés dans un cadre unique et loin de tout, nous dégustons des plats et des boissons locales tout en assistant à un superbe spectacle de percussions et de danses traditionnelles. Nous avons été fortement impressionnés par l’énergie des danseurs sous l’influence des rythmes produits par 3 musiciens non moins énergiques.

Je dois dire que nous avons passé un très bon moment et que cela valait la peine de faire ce long trajet pour sortir de la capitale.

Au moment de prendre le chemin du retour, l’un de nos trois bus a refusé obstinément de démarrer. Nous nous sommes donc répartis dans les deux autres bus encore «valides». Inutile de vous dire que nous étions serrés dans une chaleur étouffante. Cela n’a été qu’un prétexte pour rire de cette situation. D’ailleurs, miracle de l’Afrique, le bus a fini par nous rejoindre et tout est rentré dans l’ordre.

Nous sommes rentrés juste à temps, avant le départ de neoRomantica pour Richards Bay, notre prochaine escale en Afrique du Sud, cette fois.

À suivre ...
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CH Chamadou Veteran ·
Vendredi 27 Décembre 2013 - Jour 97 - Richards Bay - AFRIQUE DU SUD 31 ème escale

Première surprise ce matin pendant le petit déjeuner, nous apercevons un hélicoptère approcher l’arrière de neoRomantica. Il s’agit des autorités portuaires et douanières qui montent à bord, on ne se refuse rien en Afrique du Sud ! Ils sont venus en renfort (une dizaine) pour examiner un à un les passagers en «face to face». Ils ont pris tout leur temps, ce qui a provoqué une longue file d’attente, avec à la clef des mouvements d’humeur de certains passagers.

Deuxième surprise: il pleut ! C’est parait-il normal en cette saison du milieu de l’été en Afrique du Sud. Le guide nous dit de positiver argumentant du fait que lorsque le soleil brille la température approche les 40°C, les 26°C dont nous sommes gratifiés sont d’une agréable «fraîcheur».

Troisième surprise, c’est à la sortie du port qu’elle se remarque. Le contraste avec Maputo est saisissant, nous sommes dans un pays émergeant, le plus riche d’Afrique. L’Afrique du Sud, est un des pays que l’on appelle communément «B.R.I.C.S.» c’est à dire Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa. Ce sont des pays avec un taux de croissance très élevé. Les nombreuses et importantes zones industrielles qui bordent la zone portuaire témoignent de l’essor économique du pays. Et que dire des trains d’une longueur de 2 kms ! Incroyable !

Aujourd’hui nous voilà partis à l’extérieur de la ville, à environ 1 heure et demi de route vers la réserve d’Hluhluwe-Umfolozi (excursion 5710). Le trajet passe vite grâce aux explications que nous donne le guide. Nous découvrons des forêts d’eucalyptus à perte de vue. Ils sont utilisés pour la fabrication de la pâte à papier. À notre question de savoir pourquoi des petites huttes rondes cohabitent avec des maisons aux formes traditionnelles, il nous a été répondu que dans les maisons avec des angles, les ennuis peuvent s’y nicher, mais avec les maisons rondes, pas de recoins, donc pas d’ennuis. Ces maisons servent aussi pour communiquer avec les ancêtres disparus, suivant la tradition zoulou, ethnie majoritaire du pays. Autre tradition assez cocasse, les zoulous achètent leur femme. Une femme vaut 11 vaches. Avoir beaucoup de vaches est synonyme de richesse. Il nous a été affirmé que les épouses s’entendaient bien entre-elles, s’entraidaient pour la garde des enfants par exemple.

Mais le temps passe et nous voici arrivés. Nous montons à bord d'une Jeep. La réserve protège non seulement la faune du pays zoulou, mais aussi le charme particulier de cette région qui reflète assez bien les beaux paysages d'Afrique. Devenue célèbre pour sa petite communauté de rhinocéros blancs, une espèce très rare, elle recèle une spectaculaire variété d'oiseaux et d'animaux.

Nous voilà partis pour deux heures sur les pistes de la réserve. Nous gardons les yeux bien ouverts pour ne rien perdre du spectacle et des animaux qui vivent aux alentours. Nous nous arrêterons à plusieurs reprises pour observer successivement des impalas, des faucons, des phacochères, des girafes, des zèbres, un rhinocéros blanc qui a fait la réputation de ce parc ainsi que des buffles.

Nous sommes satisfaits de ce mini safari, même si nous aurions aimé croiser un éléphant ou un lion. Mais il pleuvait et je pense que cela ne favorisait pas le déplacement des animaux.

Nous reprendrons le chemin du retour pour le port de Richards Bay, non sans avoir préalablement déjeuner d’un excellent et copieux buffet.

C’est tout pour aujourd’hui, en espérant que demain le ciel sera plus clément, 90 milles environ nous séparent de notre prochaine escale sud africaine: Durban.
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Samedi 28 Décembre 2013 - Jour 98 - Durban - AFRIQUE DU SUD 32 ème escale

C’est depuis le pont 9 neoromantica que nous assistons à l’arrivée à Durban.

Le temps est splendide, les immeubles se détachent sur le bleu du ciel, petit à petit des grues apparaissent, puis des cargos et d’énormes rouliers chargés de camions, voitures, engins de travaux publics, bref tout ce qui roule.

Nous sommes montés encore d’un cran par rapport à Richards Bay, car visiblement la première impression lorsqu’on aborde ainsi Durban c’est de constater une importante activité économique.

Durban est une ville de plus d’un million d’habitants, 3,5 millions si l’on tient compte de l’agglomération. Le navigateur portugais Vasco de Gama y débarqua un 25 décembre il donna le nom de ce port naturel: «Natal» (Noël). Sa population est composée environ de 2/3 de zoulous, le reste se répartissant entre les indiens et les blancs (seulement 9%)

Aujourd’hui Durban est le plus grand port d’importation et d’exportation d'Afrique du Sud et le 5ème port au monde.

Nous sommes à quai et descendons sans perdre de temps pour prendre le shuttle qui doit nous emmener en dehors de l’enceinte portuaire. En effet dans beaucoup de ports il est interdit de marcher, compte tenu du trafic d’engins et de containers. Malheureusement 2 bus pour 1500 passagers, vous conviendrez que c’est un peu juste. Alors une longue file se forme avec les inévitables gestes et paroles d’énervement qui vont avec. Une heure après (et oui...) nous voilà enfin arrivés au «Golden Mile» (Beach Road), au beau milieu d’une promenade en bord de mer. Quelle foule et quelle chaleur écrasante ! La mer avec de beaux rouleaux fait la joie des surfeurs, mais aussi d’une foule d’africains qui se baignent regroupés en sautant à chaque vague accompagné par des rires et des cris. Sur l’esplanade un parc d’attractions fait la joie des enfants et un «câble car» propose une petite promenade en hauteur le long de la plage. Des zoulous transportent les visiteurs dans des pousse-pousse aussi colorés que leurs vêtements. Deux grandes piscines sont à la disposition des enfants, elles sont gratuites, sans clôture et totalement ouverte au milieu du front de mer. Et puis des camelots sur des centaines et des centaines de mètres qui vendent ce que vendent les camelots africains en France, des objets de bois et des vêtements griffés «made in China». C’est coloré, animé, attrayant, mais parfois monotone, car tous ces étales sont quasiment identiques ! Nous rentrons pour midi à bord car nous devons nous préparer pour notre excursion qui part en tout début d’après-midi. Là aussi il nous a fallut un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, pour réussir à grimper dans le bus qui fait la navette.

Nous partons pour un tour panoramique (excursion incluse). Malheureusement le temps est gris et maussade, le vent souffle très fort en rafales, un peu comme en France paraît-il ...

Nous commencerons par nous arrêter au stade Moses Mabhida, où les vuvuzelas s’en sont données à coeur joie à l’occasion de la dernière coupe du monde. Nous nous dirigeons ensuite aux jardins botaniques. Nous ferons une agréable promenade dans ce parc qui héberge une multitude de plantes locales, mais qui est également très connu pour sa serre d’orchidées. Puis nous prenons la direction de Currie Hill, où nous faisons une halte pour admirer la vue panoramique sur la ville, mais la vue est altérée par la pluie qui commence à tomber et la mauvaise visibilité.

Nous passons ensuite devant la mosquée Juma, la plus grande de l’hémisphère sud, renommée pour son imposante coupole dorée et ses tourelles, avant de visiter le marché de Victoria Street, dit le Marché indien. Nous musardons parmi les objets exotiques. Des parfums orientaux et africains émanant d’étals d’herbes aromatiques et d’épices nous envoutent. Enfin nous retournons au port en passant par la place du Vieux Marché, l’hôtel de ville et l’horloge Vasco de Gama.

Ce soir nous assistons avec beaucoup de plaisir à un concert produit par une chorale de collégiens. L’ambiance était de style gospel, accompagné par des rythmes zoulous. Bien sûr nous avons été conquis! Mais au-delà de ces belles voix et de cette musique captivante, c’est le spectacle de ces jeunes, blancs et noirs rassemblés pour danser et chanter zoulou qui nous a le plus touché: quel beau symbole ! Aujourd’hui après l’apartheid, cette nouvelle génération a trouvé sa véritable identité: blanc ou noir, peu importe, africain avant tout ! Nelson Mandela reste toujours présent.
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Dimanche 29 Décembre 2013 - Jour 99 - Durban - AFRIQUE DU SUD

Ce jour est symbolique dans notre vie de croisiériste au long cours.

Il correspond à la date de départ du précédent tour du monde que nous avons effectué il y a deux ans jour pour jour. Aujourd’hui c’est notre 99ème jour de croisière, exactement la durée de notre précédent tour du monde.

Déception hier soir lorsque nous sommes rentrés à la cabine. Une note du bureau des excursions nous informe que la visite de la réserve naturelle de Tala prévue ce matin a été annulée. Les fortes pluies tombées depuis ces derniers jours ont eu raison des pistes désormais impraticables. Il nous faut nous réorganiser en conséquence ce qui n’et pas si simple ici. Sortir seul, n’est pas forcément un bon plan.

Durban est une ville vivante et festive qui offre une diversité culturelle exceptionnelle. Ses plages, ses 320 jours de soleil par an et son Golden Mile si prisé et que nous avons arpenté longuement hier, font de Durban une ville touristique agréable. Mais l’Afrique du Sud est un pays qui connait une criminalité importante. Les actes de délinquance, de vol et de racket dégénèrent souvent de manière violente. Aux dires des guides locaux il faut éviter de se promener seul.

Nous décidons tout de même de partir du port en marchant, en longeant le quai malgré l’interdiction de sortir à pied. On est français ou on ne l’est pas ! Rapidement il a fallut nous rendre à l’évidence, marcher aux milieux des carrefours routiers devenait dangereux et n’apportait rien du tout. Nous revenons donc vers le bateau et déclinons les nombreuses propositions des taxis locaux, on aime marcher, alors on en profite.

Dans ces conditions il sera plus raisonnable de prendre le shuttle, d’autant qu’aujourd’hui ils sont en nombre suffisamment important et l’attente est quasi nulle. Et nous voilà (re)partis pour le Golden Mile, sachant que nous devons être rentrés pour midi, il ne reste pas beaucoup de temps pour faire autre chose.

C’est sûr que nous nous trouvons un peu désemparés et surtout déçus par ce contre temps, mais nous n’avons pas fait tout ce chemin pour rester à bord !

Et bien, on vous le dit tout de go, nous avons apprécié musarder dans ces dédales d’échoppes face à la mer. C’est dimanche, nous sommes dans un pays où la culture britannique est omniprésente, cela signifie qu’aujourd’hui tous les magasins sont fermés, alors goûter de cette animation nous apporte une touche colorée dans la grisaille de ce matin.

Flâner est agréable, attention toutefois de ne pas rater le départ du bateau ! Ce ne sera pas encore pour cette fois, et c’est depuis les ponts extérieurs que nous avons regardé les côtes s’éloigner.

Direction Cape Town où nous arriverons après-demain.

Le programme de ces trois jours est chargé, nous espérons que cette fois il n’y aura pas de contre temps !
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Lundi 30 Décembre 2013 - Jour 100 - En mer

Nous longeons les côtes africaines que nous pouvons apercevoir de temps à autre lorsque la brume lève son voile qui les enveloppe.

La température commence à chuter lentement, au fur et à mesure que nous descendons vers le sud. La couleur de la mer a également changé d’un bleu outre mer elle est devenue turquoise, sans doute à cause de la profondeur moins importante et des fonds plus sableux.

Ce matin le professeur a encore frappé ! Assidus aux prestations de Carlo Scopelliti depuis le début de ce tour du monde nous n’avons rien raté de ce qui sera la dernière conférence de l’année. Le thème abordé traite de la Namibie où nous ferons prochainement escale.

Juste avant le déjeuner, un très grand nombre d’oiseaux ont attiré notre attention. Ils étaient plusieurs centaines regroupés. Le message est clair: qui dit oiseaux dit poissons, et qui dit poissons dit ... dauphins. Monique me propose d’aller chercher l’appareil photo et les jumelles dans notre cabine. Et ce qui devait arriver arriva, pendant son absence un banc de dauphins est apparu à quelques mètres seulement du bateau. Quel beau spectacle que nous a offert une fois de plus la nature ! Ils virevoltent, surfent sur les vagues, malheureusement Monique n’est pas là et l’appareil photo non plus. On essaiera de faire mieux la prochaine fois, on ne devrait jamais se séparer de son appareil photo.

Allez pour nous consoler, nous allons écouter notre groupe paraguayen favori pendant la pause café.

On vous quitte, le temps de l’escale à Cape Town où nous serons demain.
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Mardi 31 Décembre 2013 - Jour 101 - Cape Town - AFRIQUE DU SUD 33 ème escale

Salvatore nous l’avais bien dit, ou plutôt écrit: «nous passerons le cap Bonne Espérance aux alentours de 9 heures ce matin». Inutile de vous préciser que nous étions de faction pont 9, Nikon(s) à la main, pour ne rien rater de cette navigation panoramique. Effectivement il était là, avec son petit air «Cap Horn» dû à sa haute falaise. Après avoir navigué au sud de l’Amérique, au sud de l’Australie, nous voici au sud de l’Afrique, quel voyage, mais quel voyage ! Le sud de l’Afrique? pas tout à fait, en réalité nous avons franchi le sud de l’Afrique quelques heures avant. C’est en fait le cap des Aiguilles le plus méridional, c’est donc à cet endroit précis que l’Océan Indien et l’Océan Atlantique se rejoignent.

Mais les légendes ont parfois la vie dure, et traditionnellement tout le monde (nous compris) parlons du seul Cap de Bonne Espérance. Initialement découvert par le marin portugais Bartolomeo Diaz, il fut alors nommé cap des tempêtes, faisant référence à la tempête qu’il subit en le franchissant pour la première fois.

Plus tard il fut rebaptisé Cap de Bonne Espérance, en raison des perspectives encourageantes qu’il offrait par rapport à la route des Indes, dont Vasco de Gama a été le premier navigateur à relier par cette nouvelle voie maritime.

Le spectacle qui se déroule sous nos yeux nous tient sur le pont tous les sens en éveil. Je parle de la beauté des paysages, mais aussi dans l’eau où nous croisons des phoques et même une baleine avec son baleineau. Le courant froid qui vient de l’Antarctique favorise les migrations de poissons et de cétacés, qui d’ordinaire vivent sous des latitudes plus australes. C’est en quelque sorte une autoroute de la mer.

Mais voici que nous approchons de Cape Town, la montagne de la Table apparait en premier, avec sa forme caractéristique qui lui a donné son nom. L’agglomération de Capte Town est nichée au pied, dans ce qui forme avec les autres montagnes environnantes, une sorte d’ amphithéâtre naturel. Déjà le stade construit pour la coupe du monde de 2010 apparait. Il est situé au bord de la mer, si prêt que l’on pourrait entendre le son des vuvuzelas.

Le bateau pilote nous a rejoint sur notre bâbord, neoRomantica amorce son virage pour faire son entrée au port dans une manoeuvre impeccable.

Initialement, nous avions envisagé de faire le tour de ville organisé par Costa, mais il ne comprenait pas l’ascension à la montagne de la Table. Compte tenu du temps que nous séjournerons ici, nous décidons d’emblée de «zapper» cette excursion, pour prendre un taxi. Nous aurons beaucoup de chance, notre chauffeur, un «vieux» monsieur, grec de naissance et qui bredouille 2 ou 3 mots de français pour nous faire plaisir, est d’une grande gentillesse. «Pourquoi voulez vous allez à la montagne de la Table?» nous demande-t-il dans un anglais bafouillé avec le peu de dents qu’il lui reste. «La vue est bien plus jolie depuis Signal Hill ! Mais tous les touristes ne veulent que Montain Table, Montain Table !»

Nous faisons mine de ne pas comprendre, (c’est pratique d’être français), il poursuit sa route. «Il vous faudra faire 3 heures de queue sous le soleil !» insiste-t-il. Oui, mais nous on veut la Table, on veut la Table, pensons nous très fort.

Nous approchons du dernier carrefour avant le téléphérique qui dessert le sommet, à ce niveau un panneau lumineux indique: «strong wind, cableway closed», vent fort, téléphérique fermé.

Un sourire malicieux illumine le visage buriné de soleil de notre gréco-africain. «Alors, on y va à Signal Hill?»

Maintenant, on l’avoue bien volontiers, il avait raison !

Car c’est seulement de Signal Hill, à peine plus bas que la montagne de la Table, que l’on peut découvrir Le Cap vu d’en haut avec Table Montain en toile de fond, et en prime une vue imprenable sur le stade. Nous apercevons aussi Robben Island qui fut un lieu de détention pour exilés et prisonniers. Cette île est devenue le symbole de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, dont Nelson Mandela fut le plus célèbre prisonnier. Robben Island a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Nous effectuons une partie de la descente à pieds, notre chauffeur nous attend plus bas. «Are you enjoyed ?» nous demande-t-il après cette très belle balade, nous lui répondons: «yes, yes et re yes !»

Nous lui demandons ensuite de nous conduire pour une visite du centre ville. Mais nous sommes le 31 décembre après-midi, en plein congés d’été pour les sud-africains, les rues son bondées et les embouteillages paralysent la ville. Nous abandonnons très vite cette mauvaise idée pour nous diriger vers le Victoria & Alfred Waterfront situé à 400 mètre du bateau. Nous adorons ces escales qui durent plusieurs jours, où le bateau idéalement situé permet de belles promenades.

Ce quai borde un bassin pour bateaux de plaisance et de promenades en mer. Il y a foule en ce jour de congé, beaucoup d’ambiance, d’animations, de danseurs et chanteurs dans les rues. Plus de 650 boutiques et restaurants, une grande roue, des attractions pour les petits, Cape Town exhibe sa richesse.

Ici rien à voir avec l’Afrique, mais c’est très agréable pour le promeneur, d’autant que c’est l’un des rares quartiers où la sécurité est assurée efficacement, certes au prix d’un nombre incalculables de caméras, policiers et vigiles.

Le soir venu, il est temps pour nous de regagner le bord, et de nous faire beau(?) pour le réveillon. Ensuite nous attendons les 12 coups de minuit sur le dernier pont, où nous profitons d’un moment de calme en tête à tête, sous la croix du sud et l’illumination de la montagne de la Table. 2014 est annoncé par les pétarades du feu d’artifice tiré par la ville de Cape Town à minuit pile. Notre commandant Salvatore Donato, ne voulant pas être de reste, a entonné un long et puissant coup de corne de brume, dont lui seul a le secret !

C’est avec une heure d’avance sur vous que nous entrons dans la nouvelle année.
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CH Chamadou Veteran ·
BONNE ANNÉE 2014 À TOUS !

Mercredi 1er Janvier 2014 - Jour 102 - Cape Town - AFRIQUE DU SUD

Avouez que mettre le réveil à 6 heures du matin c’est un peu dur, même pour des retraités en vadrouille! Malgré le coucher tard (ou tôt c’est selon...) nous sommes à l’heure pour participer à l’excursion (5746) qui nous mènera au Cap de Bonne Espérance, un passage obligé pour tout voyageur en escale à Cape Town.

Nous quittons le port pour emprunter l'une des routes les plus panoramiques d’Afrique du Sud celle qui mène à la pointe du Cap, le promontoire le plus au sud de la péninsule du Cap.

Nous traversons les faubourgs de Green Point, Sea Point et Camps Bay, dominés par l’impressionnante chaîne montagneuse des Douze Apôtres. Ce matin la Table avait mis sa nappe blanche de nuages, sans doute pour inviter les douze apôtres ... Nous longeons ensuite l’Atlantique pour prendre la route panoramique Chapman’s Peak Drive. Cette route d’une longueur de 9 kilomètres, creusée à flanc de falaise, a nécessité 9 ans de travaux, sujets sensibles au vertige: s’abstenir ! Le paysage pourrait ressembler à la Patagonie, de par ses fleurs et ses petits arbustes, mais en plus vallonné et plus coloré.

Nous rejoignons enfin la réserve naturelle du cap de Bonne-Espérance, où la tradition veut que l’Atlantique et l’océan Indien et leurs différents écosystèmes se rencontrent. La réserve couvre 7 750 hectares de faune et de flore indigènes et la pointe du Cap avec ses falaises spectaculaires est la principale attraction de la réserve.

Nous immortaliserons l’instant par une photo devant la célèbre pancarte en bois qui indique (en anglais): « Cap de Bonne Espérance, le point le plus sud-ouest du continent africain»

Notez la nuance, Sud-Ouest ne signifie pas Sud ! C’est de la sémantique pure, mais qui a fait la réputation et l’activité touristique de l’endroit. Mais de toute façon le lieu vaut la peine d’être visité. La plage est faite de rochers et de galets, mais Monique a réussi à trouver une partie de sable pour prélever quelques grains qui iront rejoindre notre collection de sables labellisés «tour du monde austral»

Nous nous dirigeons ensuite au Nord-Est vers Cap Point, le point le plus élevé de la région. Un funiculaire nous conduit au sommet de la pointe du Cap, d’où nous pouvons admirer des vues à couper le souffle.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons pour visiter une colonie de manchots du Cap à Boulders Beach. Il est amusant de (re)découvrir ces animaux à la plage et sous cette latitude. Il fait une chaleur étouffante sous un soleil de plomb. Leur démarche maladroite fait le bonheur des petits et des grands.

En ce jour férié les plages sont bondées, des familles complètes sont entassées au bord de l’eau. La tradition veut qu’en ce premier jour de l’année l’on se baigne pour purifier le corps en se débarrassant de tous les soucis accumulés l’année passée. L’eau froide de l’océan atlantique en cet endroit contraste avec le climat tropical océanique. Nous rentrons ensuite au port en passant devant le célèbre hôpital Groote Schurr où eut lieu la première transplantation cardiaque du monde par le professeur Barnard.

À peine remonté à bord, nous ressortons pour profiter d’une dernière promenade au Victoria & Alfred Waterfront. C’est notre dernière soirée au Cap, nous décidons de la passer en amoureux et de dîner dans l’un des nombreux restaurants au bord de l’eau.

Ce sera une excellente façon de clôturer ce jour de l’an.
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
CH Chamadou Veteran ·
Jeudi 2 Janvier 2014 - Jour 103 - Cape Town - AFRIQUE DU SUD

Il fait beau, le ciel est d’un bleu immaculé, pas un nuage.

Des conditions exceptionnelles, dans un endroit exceptionnel, c’est donc en hélicoptère que nous terminerons en beauté cette dernière journée d’escale au Cap.

Nous nous dirigeons à l’héliport du Victoria & Alfred Waterfront, situé à 5 minutes du bateau. Nous sommes un petit groupe de 11 personnes et nous sommes répartis dans 3 hélicoptères. Nous avons eu beaucoup de chance, car le hasard nous a attribué le plus petit, où nous serons 3 passagers seulement. Un ami monte devant, Monique et moi à l’arrière. La vue est dégagée sur les côtés, mais aussi devant entre le pilote et le passager. Quelques consignes de sécurité nous sont données avant le décollage.

Montés à bord nous enclenchons nos ceintures et nous équipons d’un casque avec micro qui nous permet de parler entre nous et avec le pilote.

Le pilote justement, un gamin d’à peine 30 ans, pensais-je.

Mais quand j’ai vu sa dextérité au décollage, où, pour respecter les consignes de la tour de contrôle, il a fait un vol latéral sur 500 mètres environ, à un mètre du sol, sans le moindre à-coup, avec précision, je me suis rendu compte que ma réflexion était absurde.

C’est parti! Nous survolons la côte atlantique via Chapman’s Peak, une montagne impressionnante, et la plage immaculée de Noordhoek qui s’étire le long d’un lagon.

Notre hélicoptère pointe ensuite sur l’arrière-pays pour survoler Sun Valley, avant de longer la côte de False Bay et les villages de pêcheurs de Fish Hoek et de Kalk Bay. Il poursuit ensuite son vol vers Muizenberg et la vallée luxuriante de Constantia, la plus ancienne région vinicole d’Afrique du Sud.

Nous garderons en souvenir ce moment merveilleux où la beauté du site est vraiment exceptionnel, voire indescriptible (surtout sans photos...)

Monique et moi sommes d’accord pour placer Cape Town au niveau de Sydney pour la beauté exceptionnelle du site. Il y a beaucoup de similitudes, Sydney ayant des monuments remarquables (l’Opéra et Harbour Bridge) Cape Town des monuments naturels (La Table et les Douze Apôtres) Nous avons été complètement séduits et nous aimerions beaucoup retourner en Afrique du Sud.

Avant de quitter Capte Town, nous avons fait un dernier «face to face» avec les autorités sud-africaines, qui a pris tout de même 2 heures pour passer en revue l’ensemble des passagers.

NeoRomantiqua s’arrache lentement du quai, nous laissons à regret les côtes s’éloigner .

Direction Walvis Bay en Namibie où nous arriverons Samedi 4 janvier 2014.
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)

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