selon il "CORRIERE DELLA SERRA"
Les éléments temporels donnés par le Corriere della Serra apportent plusieurs éléments intéressants, notamment sur le manque, ou plutôt l'absence d'informations sur la situation exacte du navire donné dans un premier temps par le commandant à sa compagnie et aux autorités. Ils tendent également à confirmer que l'ordre d'évacuation a bien été donné une fois le navire totalement arrêté au plus près du port, ce qui explique qu'il se soit écoulé plus d'une heure entre la collision avec le rocher et l'ordre d'abandonner le paquebot.
Voici, tel que raconté par le Corriere de la Serra, le déroulement chronologique de ce qui s'est passé dans la nuit de vendredi à samedi.
21H40 : Francesco Schettino appelle le commandant Palombo, qui l'a formé et réside au Giglio, pour lui dire qu'il va réaliser l'Inchino devant l'île.
21H45 : C'est l'impact. Le Costa Concordia heurte le récif et ralenti sa course. La conversation téléphonique entre Schettino et Palombo s'arrête.
21H47 : Palombo tente de joindre deux fois Schettino mais n'obtient pas de réponse.
21H48 : Schettino demande au commandant en second d'aller contrôler la salle des machines. Parvenu sur place, l'officier préviendra une dizaine de minutes plus tard que les locaux sont inondés.
21H49 : Palombo appelle Costa Croisières et informe la compagnie que quelque chose s'est passé. Puis il alerte la Guardia di Finanza.
21H52 : La vitesse du Concordia tombe à 4 noeuds. Le navire penche vers la gauche et pointe vers Porto Giglio. Des blessés sont signalés à bord.
21H58 : Le paquebot s'approche à 2 noeuds des rochers de la pointe Gabbianella.
22H05 : Costa Croisières appelle son navire. Schettino explique qu'il y a un problème à bord, mais ne parle pas de la collision.
22H06. Le navire est plongé dans le noir. Une passagère italienne appelle ses parents pour les avertir qu'un accident est survenu. Ces derniers contactent les carabiniers, qui préviennent la capitainerie de Livourne.
22H14 : Le Concordia est presque à l'arrêt (0.7 noeud). La capitainerie de Livourne, qui a repéré le navire grâce au satellite, contacte le commandant, qui explique être confronté à un black-out (perte totale d'énergie).
22H15 : La capitainerie, apparemment convaincue qu'il se passe quelquechose de plus grave, continue de demander au commandant des informations sur la situation. A la passerelle, on continue d'affirmer qu'il ne s'agit que d'une coupure de courant. Pendant ce temps, les restaurants ont été fermés et les passagers enfilent leur gilet de sauvetage.
22H26 : Nouvelle communication entre la capitainerie et le Concordia. Le navire annonce une voie d'eau. A terre, on demande s'il y a des morts ou des blessés. « Tout est à poste » répond le navire. La garde-côtière demande si le paquebot a besoin d'assistance. Un premier remorqueur reçoit l'ordre d'appareiller.
22H31 : L'alarme se déclenche à bord du Concordia. La capitainerie, qui ne croit pas à ce que lui raconte la passerelle, décide de déclencher une opération de sauvetage.
22H34 : Alors que la capitainerie demande de nouveau à faire le point sur la situation, la passerelle décide de lancer la procédure de détresse.
22H35 : Les premiers moyens de la Guardia di Finanza arrivent sur zone.
22H42 : Le Concordia s'arrête définitivement.
22H45 : Les procédures d'évacuation des passagers commencent, même si le commandant n'a pas encore ordonné l'abandon du navire.
22H48 : La capitainerie de Livourne demande à la passerelle si l'hypothèse d'un abandon du navire a été validée. Le Concordia répond positivement.
22H58 : Le signal de l'abandon est officiellement donné. La sirène sonne 7 coups courts et un coup long.
23H10 : Les premiers passagers sont évacués en chaloupe vers Porto Giglio.
23H15 : Le Concordia s'incline sur tribord.
00H32 : La capitainerie appelle le commandant sur son téléphone portable et lui demande combien de personnes sont encore à bord. Schettino parle de 200 à 300 personnes et annonce qu'il va regagner la passerelle.
00H42 : La capitainerie demande un nouveau comptage des personnes restant à évacuer. Le commandant répond une centaine et annonce « nous avons abandonné le navire ». L'officier de la garde-côtière lui demande de confirmer : « Commandant, vous avez abandonné le navire ? ». Et Schettino de répondre : « Non, non, mais nous allons l'abandonner ».
01H48 : L'officier des garde-côtes, depuis Livourne, enjoint le commandant, qui se trouve alors sur une chaloupe, de retourner sur son navire, où il reste des personnes en train d'évacuer, afin de coordonner les opérations. Schettino, qui a affirmé être tombé à l'eau et avoir été récupéré par une chaloupe, ne retournera pas à bord, expliquant qu'il ne pouvait plus monter sur le navire, couché sur le flanc.
04H46 : La Guardia di Finanza annonce la fin des opérations d'évacuation.

voir page 7 de ce fil la vidéo la course du concordia anlysée par un commandant instructeur