Votre livre culte?
by Vincent120
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Salut, pour moi, un livre culte exclusif (en rapport aux voyages et aux cultures étrangères) n’existe pas. Il y en a plusieurs que j’apprécie énormément. Mes favoris (extrait) ... :
L’Afrique fantôme. De Dakar à Djibouti 1931-1933, de Michel Leiris
Wassermusik (angl. Water Music), de T.C. Boyle
Mali Blues et autres histoires, de Lieve Joris
Sur le fleuve des dieux (allm. Regenzauber. Auf dem Fluß der Götter), de Michael Obert
Die Große Reise 1849-1855*, de Heinrich Barth
Moby Dick, de Hermann Melville
Rub Al-Khali. Leeres Viertel**, de Michael Roes
Reiseziel Che Guevara. Mit dem Motorrad durch Lateinamerika (angl. Chasing Che. A Motorcycle Journey in Search of the Guevara Legend), de Patrick Symmes
Amkoullel L’Enfant Peul et Oui Mon Commandant !, d’Amadou Hampâté Bâ
Mes Voyages avec Hérodote, de Ryszard Kapuściński
L’Anthropologue en détour et Le retour de l’Anthropologue, de Nigel Barley
et autres excellents livres lus, de Altmann, Bergounhoux/Depagne, Bernus, Bouvier, Bryson, Céline, Chatwin, Conrad, Foucaud, Le Clézio, Naipaul, O’Hanlon, Ritter, Trojanow et, bien sûr, tels des grands vieux maîtres comme Battuta, Caillié, Griaule, Hérodote, Humboldt, Mungo Park ...
hgb
* trad. Le Grand Voyage 1849-1855 * * trad. Rub Al-Khali. Quartier vide.
L’Afrique fantôme. De Dakar à Djibouti 1931-1933, de Michel Leiris
Wassermusik (angl. Water Music), de T.C. Boyle
Mali Blues et autres histoires, de Lieve Joris
Sur le fleuve des dieux (allm. Regenzauber. Auf dem Fluß der Götter), de Michael Obert
Die Große Reise 1849-1855*, de Heinrich Barth
Moby Dick, de Hermann Melville
Rub Al-Khali. Leeres Viertel**, de Michael Roes
Reiseziel Che Guevara. Mit dem Motorrad durch Lateinamerika (angl. Chasing Che. A Motorcycle Journey in Search of the Guevara Legend), de Patrick Symmes
Amkoullel L’Enfant Peul et Oui Mon Commandant !, d’Amadou Hampâté Bâ
Mes Voyages avec Hérodote, de Ryszard Kapuściński
L’Anthropologue en détour et Le retour de l’Anthropologue, de Nigel Barley
et autres excellents livres lus, de Altmann, Bergounhoux/Depagne, Bernus, Bouvier, Bryson, Céline, Chatwin, Conrad, Foucaud, Le Clézio, Naipaul, O’Hanlon, Ritter, Trojanow et, bien sûr, tels des grands vieux maîtres comme Battuta, Caillié, Griaule, Hérodote, Humboldt, Mungo Park ...
hgb
* trad. Le Grand Voyage 1849-1855 * * trad. Rub Al-Khali. Quartier vide.
De ta liste, j'ai lu Water Music, Amkoullel L’Enfant Peul et Oui Mon Commandant !, L’Anthropologue en détour et Le retour de l’Anthropologue.
Je les tous beaucoup appréciés et je note les autres, sauf Moby Dick que je ne suis pas arrivé à lire.
J'ajoute "En attendant le vote des bêtes sauvages" et "Allah n'est pas obligé" de l'ivoirien Ahmadou Kourouma.
J'ajoute "En attendant le vote des bêtes sauvages" et "Allah n'est pas obligé" de l'ivoirien Ahmadou Kourouma.
Salut Anàssa,
dans ce roman, Céline plaide contre d'obéissance aveugle, il démasque le patriotisme (> 1ere guerre mondiale) et le colonialisme (> Afrique), ainsi que le militarisme et la bravoure comme faux idéaux et enfin, il nargue toute foi de progrès (> Detroit & Henry Ford). Chez lui, il n'y a pas d'espoir sur l'humanité (en tant que médecin des pauvres en France, l'anti-héros Bardamu a vécu la méchanceté de la société et celle des hôpitaux où les malades étaient retapés pour les jeter encore à la guerre) ... A vrai dire, le roman a l'air très sombre, le tout est très déprimant et désespéré (peu surprenant car le roman était écrit en 1932, entre les deux guerres mondiales donc) mais très réaliste et actuel à l'époque, et - c'est la référence à nos jours - redevenu actuel.
Pour moi, un éblouissant roman picaresque plein de nihilisme anarchique. C'est rare que j'ai lu un roman tellement dense, impitoyable et RADICAL (rien de comparable me vient à l'esprit en ce moment) ...
Malheureusement, ce radicalisme l'a transformé plus tard un antisémite ... pourtant, ce roman reste un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale !
(Ta question m'irrite un peu ... Tu ne l'aimais pas ?!)
hgb
dans ce roman, Céline plaide contre d'obéissance aveugle, il démasque le patriotisme (> 1ere guerre mondiale) et le colonialisme (> Afrique), ainsi que le militarisme et la bravoure comme faux idéaux et enfin, il nargue toute foi de progrès (> Detroit & Henry Ford). Chez lui, il n'y a pas d'espoir sur l'humanité (en tant que médecin des pauvres en France, l'anti-héros Bardamu a vécu la méchanceté de la société et celle des hôpitaux où les malades étaient retapés pour les jeter encore à la guerre) ... A vrai dire, le roman a l'air très sombre, le tout est très déprimant et désespéré (peu surprenant car le roman était écrit en 1932, entre les deux guerres mondiales donc) mais très réaliste et actuel à l'époque, et - c'est la référence à nos jours - redevenu actuel.
Pour moi, un éblouissant roman picaresque plein de nihilisme anarchique. C'est rare que j'ai lu un roman tellement dense, impitoyable et RADICAL (rien de comparable me vient à l'esprit en ce moment) ...
Malheureusement, ce radicalisme l'a transformé plus tard un antisémite ... pourtant, ce roman reste un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale !
(Ta question m'irrite un peu ... Tu ne l'aimais pas ?!)
hgb
Ta question m'irrite un peu ...
Moi aussi, c'est pourquoi je n'ai pas répondu.
Moi aussi, c'est pourquoi je n'ai pas répondu.
Je connais Kourouma. Déjà lu mais pas un de ces deux. J'ai oublié le titre (qqc avec "soleil", je pense mais ne suis pas sûr) ...
Il y a d'autres livres de Barley qui sont captivants. Par exemple Traurige Insulaner (litt. Insulaires tristes), ethnographie sur ces compatriotes, les Britanniques. Drôle ! Je ne connais pas le titre en français ...
hgb
Il y a d'autres livres de Barley qui sont captivants. Par exemple Traurige Insulaner (litt. Insulaires tristes), ethnographie sur ces compatriotes, les Britanniques. Drôle ! Je ne connais pas le titre en français ...
hgb
lu dernièrement un très beau livre de Tahar Ben Jelloun La nuit sacrée , auteur également de Cette aveuglante absence de lumière, un livre magnifique également.
deux livres qui m'ont accompagnés au cours de mon dernier voyage cet été en Jordanie Le paysan de Paris d'Aragon et Claudine à l'école de Colette en Syrie, acheté une misère sur une bord de route à Damas!!
Petit extrait que j'aime beaucoup du Paysan... "Charles Baron qui a pris ici cette chammbre mal commode pour y vivre avec une amie charmante, de laquelle je n'ai le droit de dire seulement que ceci: certains jours elle ressemble étrangement à une colombe poignardée."
Bonjour,
😮 J'ai irrité deux personnes. 😊 J'en suis désolée. Comme je garde un mauvais souvenir de ce livre sur lequel je n'ai lu par ailleurs aucune critique, aucune étude, je me demandais ce que d'autres lui trouvaient de si passionnant, et quand je suis intriguée j'ai tendance à poser directement (trop ?) la question qui me turlupine."On" dit bien que "la curiosité est un vilain défaut", mais j'ai du mal à m'en débarrasser.
Je l'ai lu il y a 17 ans, j'avais 20 ans (donc souvenirs lointains). Non, je ne l'aimais pas. A franchement parler je me suis ennuyée en le lisant et je l'ai fini à grand peine, par principe. J'en garde l'image d'un gris uniforme, extrèmement monotone (et 650 pages toujours sur le même ton et de la même teneur c'est terriblement long). J'en avais gardé l'image d'une misanthropie généralisée et pas seulement les critiques du colonialisme, de la guerre... Ce ne sont pas les systèmes qu'il hait, ce sont les hommes, et les femmes, dont il ne relève que les misères, les turpitudes, et pour autant que je me souvienne la Terre ne trouve pas davantage grâce à ses yeux. Tu as raison, radical !
Tu fais bien de signaler qu'il a été écrit en 1932. Le prendre comme un monument daté (et non plus universel) de la littérature, le replacer dans un contexte m'aurait sans doute permis de lui trouver davantage d'intérêt...
Un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale ? Soit ! 🙂 Il me laisse de marbre ce chef-d'oeuvre là. Tant pis pour moi...
😮 J'ai irrité deux personnes. 😊 J'en suis désolée. Comme je garde un mauvais souvenir de ce livre sur lequel je n'ai lu par ailleurs aucune critique, aucune étude, je me demandais ce que d'autres lui trouvaient de si passionnant, et quand je suis intriguée j'ai tendance à poser directement (trop ?) la question qui me turlupine."On" dit bien que "la curiosité est un vilain défaut", mais j'ai du mal à m'en débarrasser.
Je l'ai lu il y a 17 ans, j'avais 20 ans (donc souvenirs lointains). Non, je ne l'aimais pas. A franchement parler je me suis ennuyée en le lisant et je l'ai fini à grand peine, par principe. J'en garde l'image d'un gris uniforme, extrèmement monotone (et 650 pages toujours sur le même ton et de la même teneur c'est terriblement long). J'en avais gardé l'image d'une misanthropie généralisée et pas seulement les critiques du colonialisme, de la guerre... Ce ne sont pas les systèmes qu'il hait, ce sont les hommes, et les femmes, dont il ne relève que les misères, les turpitudes, et pour autant que je me souvienne la Terre ne trouve pas davantage grâce à ses yeux. Tu as raison, radical !
Tu fais bien de signaler qu'il a été écrit en 1932. Le prendre comme un monument daté (et non plus universel) de la littérature, le replacer dans un contexte m'aurait sans doute permis de lui trouver davantage d'intérêt...
Un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale ? Soit ! 🙂 Il me laisse de marbre ce chef-d'oeuvre là. Tant pis pour moi...
Comme toutes les oeuvres marquantes, le chef-d'oeuvre de Céline ne laisse pas indifférent.
S'il reste un des livres les plus forts que j'ai lu, ma femme qui a essayé plusieurs fois, n'a jamais réussi à le lire.
Quant à trouver des infos sur ce livre, ce n'est pas difficile, à commencer par la page de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_au_bout_de_la_nuit Tu constateras que "voyage au bout de la nuit" a déclenché la polémique dès sa parution.
Quant à trouver des infos sur ce livre, ce n'est pas difficile, à commencer par la page de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_au_bout_de_la_nuit Tu constateras que "voyage au bout de la nuit" a déclenché la polémique dès sa parution.
Bonjour lepiaf, "l'Homme n'est considéré que comme de la "pourriture en suspens" " (lu sur le lien que tu me proposes). C'est exactement l'image que j'en garde dans mon souvenir. A considérer, concevoir l' Homme uniquement, seulement, exclusivement ... comme de "la pourriture en suspens", il discrédite, de mon point de vue, la justesse de certaines de ses autres observations (sur le capitalisme, le colonialisme, la guerre...).
Ce livre est le portrait d'un dépressif profond, le trait est trop universellement noir pour être crédible (appréciation singulière et donc relative).
Il serait intéressant de savoir pourquoi ta femme ne peut pas le lire (mais peut-être mon intérêt est-il encore irritant (soupir)).
PS : possible aussi que la crétine que je suis lui en veut d'avoir associé la si belle et si riche nuit (du titre) à cet univers de pourriture...😊
Il serait intéressant de savoir pourquoi ta femme ne peut pas le lire (mais peut-être mon intérêt est-il encore irritant (soupir)).
PS : possible aussi que la crétine que je suis lui en veut d'avoir associé la si belle et si riche nuit (du titre) à cet univers de pourriture...😊
Allons, ne fais pas ta vexée, ce n'est pas ton intérêt qui était irritant mais la formulation de la question, je ne te jette pas la pierre, cela m'est arrivé plus souvent qu'à mon tour.
Pourquoi cherches-tu à adhérer aux idées d'un livre ? on peut se laisser emporter par le flot brutal de Céline sans pour cela être d'accord avec toutes ses idées. Heureusement d'ailleurs, car il ne pourrait plus alors être considéré comme un des plus grands écrivains contemporains après ses ignobles écrits antisémites ?
Pourquoi certains lecteurs n'arrivent pas à lire des livres universellement reconnus ? je n'ai pas la réponse. Comme je l'ai écrit plus haut, je n'ai jamais fini Moby Dick.
Pourquoi cherches-tu à adhérer aux idées d'un livre ? on peut se laisser emporter par le flot brutal de Céline sans pour cela être d'accord avec toutes ses idées. Heureusement d'ailleurs, car il ne pourrait plus alors être considéré comme un des plus grands écrivains contemporains après ses ignobles écrits antisémites ?
Pourquoi certains lecteurs n'arrivent pas à lire des livres universellement reconnus ? je n'ai pas la réponse. Comme je l'ai écrit plus haut, je n'ai jamais fini Moby Dick.
Pourquoi cherches-tu à adhérer aux idées d'un livre ?
Mais ce n'est même pas de cela qu'il s'agit... d'une certaine façon je serais même accessible à un certain nombre d'idées qu'il exprime (mais que je trouve noyées dans la noirceur généralisée et la longueur). La brutalité, oui. Il y a une accoutumance à la brutalité (enfin, moi j'en ai une) et au bout d'un tiers du livre je crois que j'y étais devenue insensible (contrairement à des livres brutaux, beaucoup plus violents même, mais plus courts, qui m'avaient laissée tordue, écrasée).
Bien, merci à hery et à toi pour vos réponses.🙂
Mais ce n'est même pas de cela qu'il s'agit... d'une certaine façon je serais même accessible à un certain nombre d'idées qu'il exprime (mais que je trouve noyées dans la noirceur généralisée et la longueur). La brutalité, oui. Il y a une accoutumance à la brutalité (enfin, moi j'en ai une) et au bout d'un tiers du livre je crois que j'y étais devenue insensible (contrairement à des livres brutaux, beaucoup plus violents même, mais plus courts, qui m'avaient laissée tordue, écrasée).
Bien, merci à hery et à toi pour vos réponses.🙂
Ce n'est pas une reponse personnelle, mais il y a 9 pages !
Mon livre culture, pour le style, la structure de la narration, et cette histoire inoubliable du Consul, je veux parler de Au dessous du volcan- Malcom Lowry. Et ses poemes sont poignants, mais ils ne parlent des oiseaux et des fleurs, de la nature, etc. Apres avoir lu Au dessous du volcan, je suis alle au Mexique... pour frequenter assiduement les cantinas !
Dans un post du moins de juin, quelqu'un parlait de T.E.Lawrance, les 7 piliers de la sagesse. Comme pour Malcow Lowry, lires la premiere traduction. Lawrence raconte une aventure humaine hors du commun, sans eviter ses conflits interieurs, dans une prose magnifique -lire aussi La matrice-, vraiment un grand ecrivain.
Voyage au bout de la nuit ! Il faut ecouter Fabrice Lucini lire ce texte, Celine, Lawrence, Lowry sont des cathedrales du 20 ieme siecle ! Et j'oublierai pas Dino Buzzati- Le desert des tartares-. Ce n'est qu'a la 2ieme lecture que j'ai compris que ce livre parlait de notre vie a chacun, et, depuis, j'eclate de rire quand une personne me dit que l'espoir fait vivre !
La litterature est sujet inepuisable, et ma note d'internet va finir par augmenter serieusement - ah les livres, tous, de B.Traven !
J'arrete, la litterature delie trop ma langue, et surtout, ne me parlez pas de P. Coelo ou autres gnangnanismes new age, non, parlez moi de litterature !
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
Le plus beau livre de voyage: l'ODYSSEE bien sûr !
autre voyage "initiatique" incontournable: TRISTES TROPIQUES
Sinon j'adore aussi le Voyage au bout de la nuit.( j'ai également dévoré au cours de ma période baba potache Flash, qui n'a cependant rien à voire en qualité avec les 3 autres )
Salut Catherine,
je n’ai aucun problème avec ton jugement opposé sur ce roman de Céline (et il est bien permis de m’irriter, pas de problème). Au contraire, il faut le respecter : d’un côté, à chacun son goût, tu as fait bien des expériences différentes (je comprends bien que cet dépressif profond est difficile à supporter !) à la lecture que moi & lepiaf, d’autre côté, ces tensions entre nous dans ce débat ne sont que typiques pour le sujet « Céline », elles reflètent son tiraillement : ici, l'écrivain à un nouveau langage, là, la terreur sur ses invectives méprisantes pour le genre humain et sur ses franches sympathies pour les occupants allemands et les nazis (mais l’antisémitisme n’est pas le noyau de son œuvre littéraire, ses romans, pas du tout); de nos jours, Céline est, à quelques détails près, réhabilité esthétiquement et passe pour un classique moderne (de la littérature française et ailleurs) et pour un de deux, trois grands écrivains de la France du 20e siècle. Cela ne se discute pas.
Tu écris « Ce ne sont pas les systèmes qu'il hait, ce sont les hommes, et les femmes ... »
Oui et non. Céline accuse tout à fait les systèmes, démasque leurs mensonges et hypocrisies. C’est le système duquel résulte la misère des petits gens et, en conséquence, leur mépris des hommes, leur perfidie et toutes les méchancetés de l’être humain; en fin de compte, c’est l’humanité de tout le monde qui passe à la trappe (et celle de Céline aussi devenu un terrible antisémite). Le peuple ne part pas de bon gré à la guerre, c’est le système qui les force à partir. Militarisme et patriotisme ne servent qu’aux quelques profiteurs de guerre mais qui paie le tribut ?!
Tu te demandes « Un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale ? »
Je pense que oui. Du moins, pour moi, il est de la lignée des écrivains les plus importants du 20e siècle, dont Beckett, Brecht, Joyce et Kafka. Céline a ses mérites pour la littérature moderne. Lui était révolutionnaire en ce qui concerne le sujet décrit sous la perspective du ruisseau, dans la boue, ainsi que son langage, son écriture (malséant, fécal, insondable mais plein d’émotion) etc. Quant au sujet, ce sont le patriotisme, le militarisme et la gloire coloniale – valeurs sacrées de la Grande Nation –, que Céline démolit et foule aux pieds (y a-t-il un autre écrivain qui le faisait tellement radical ?! Je ne connais pas) ... Autant que je sache, cette manière impitoyable était inconnue jusque là (en 1932). En plus de tout cela, Céline est authentique, l’odyssée de Bardamu est la vie de Céline. En ce qui concerne son langage, c’est d’abord son vocabulaire riche et vulgaire (que l’on reconnaît sans problème dans la traduction) qui attire l’attention. En particulier, c’est l’usage de l’oral, de la langue écrite et familière, et de l’argot. Et quand la langue familière ni l’argot ne lui suffissent pas, il crée de nouveaux mots (voir aussi le dictionnaire Céline http://members.tripod.com/Duclos/Dictiona.htm). Céline joue avec de différentes formes linguistiques, avec de la langue écrite ainsi qu’avec du jargon. En résumé, j’ai lu que ce roman chamboulait la littérature française du tout au tout. Pas étonnant pour moi !
Catherine, les goûts sont dans la nature, et il ne faut pas aimer tout roman rangeant parmi la littérature mondiale. Moi, j’ai lu bien des romans de cette valeur qui ne m’ont pas plu également ...
hgb
je n’ai aucun problème avec ton jugement opposé sur ce roman de Céline (et il est bien permis de m’irriter, pas de problème). Au contraire, il faut le respecter : d’un côté, à chacun son goût, tu as fait bien des expériences différentes (je comprends bien que cet dépressif profond est difficile à supporter !) à la lecture que moi & lepiaf, d’autre côté, ces tensions entre nous dans ce débat ne sont que typiques pour le sujet « Céline », elles reflètent son tiraillement : ici, l'écrivain à un nouveau langage, là, la terreur sur ses invectives méprisantes pour le genre humain et sur ses franches sympathies pour les occupants allemands et les nazis (mais l’antisémitisme n’est pas le noyau de son œuvre littéraire, ses romans, pas du tout); de nos jours, Céline est, à quelques détails près, réhabilité esthétiquement et passe pour un classique moderne (de la littérature française et ailleurs) et pour un de deux, trois grands écrivains de la France du 20e siècle. Cela ne se discute pas.
Tu écris « Ce ne sont pas les systèmes qu'il hait, ce sont les hommes, et les femmes ... »
Oui et non. Céline accuse tout à fait les systèmes, démasque leurs mensonges et hypocrisies. C’est le système duquel résulte la misère des petits gens et, en conséquence, leur mépris des hommes, leur perfidie et toutes les méchancetés de l’être humain; en fin de compte, c’est l’humanité de tout le monde qui passe à la trappe (et celle de Céline aussi devenu un terrible antisémite). Le peuple ne part pas de bon gré à la guerre, c’est le système qui les force à partir. Militarisme et patriotisme ne servent qu’aux quelques profiteurs de guerre mais qui paie le tribut ?!
Tu te demandes « Un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale ? »
Je pense que oui. Du moins, pour moi, il est de la lignée des écrivains les plus importants du 20e siècle, dont Beckett, Brecht, Joyce et Kafka. Céline a ses mérites pour la littérature moderne. Lui était révolutionnaire en ce qui concerne le sujet décrit sous la perspective du ruisseau, dans la boue, ainsi que son langage, son écriture (malséant, fécal, insondable mais plein d’émotion) etc. Quant au sujet, ce sont le patriotisme, le militarisme et la gloire coloniale – valeurs sacrées de la Grande Nation –, que Céline démolit et foule aux pieds (y a-t-il un autre écrivain qui le faisait tellement radical ?! Je ne connais pas) ... Autant que je sache, cette manière impitoyable était inconnue jusque là (en 1932). En plus de tout cela, Céline est authentique, l’odyssée de Bardamu est la vie de Céline. En ce qui concerne son langage, c’est d’abord son vocabulaire riche et vulgaire (que l’on reconnaît sans problème dans la traduction) qui attire l’attention. En particulier, c’est l’usage de l’oral, de la langue écrite et familière, et de l’argot. Et quand la langue familière ni l’argot ne lui suffissent pas, il crée de nouveaux mots (voir aussi le dictionnaire Céline http://members.tripod.com/Duclos/Dictiona.htm). Céline joue avec de différentes formes linguistiques, avec de la langue écrite ainsi qu’avec du jargon. En résumé, j’ai lu que ce roman chamboulait la littérature française du tout au tout. Pas étonnant pour moi !
Catherine, les goûts sont dans la nature, et il ne faut pas aimer tout roman rangeant parmi la littérature mondiale. Moi, j’ai lu bien des romans de cette valeur qui ne m’ont pas plu également ...
hgb
Salut, je viens de survoler cette correspondance (en 5 minutes) ... Très intéressant ! Beaucoup de poètes que je connais et apprécie, d'autres que je ne connais pas, certains que je regrette beaucoup (Bernhard, Cortazar, Dostojewski, Pynchon, Oz, Soyinka, Vargas), et d'autres que j'ai oublié (Kerouac, Upfield). Je constate que beaucoup de gens aiment lire "Voyage au bout de la nuit" de Céline, des livres de Chatwin, de Kapuszinski, et, quelle joie !!!, d'Amadou Hampâté Bâ. Un VFiste a proposé la biographie de Chatwin (Shakespeare) et "Chronicles" de Bob Dylan. Super !
Je prends goût à ta liste également ... A vrai dire, je ne connais pas Buzzati, et je n'ai pas lu Lawrence mais Lowry, bien sûr. Et tu énumères B. Traven (pas étonnant si on aime la Mexique). Cela m'a ébloui car j'ai oublié ce nom même si je l'apprécie beaucoup ... Merci ! Tout le monde connaît le film avec Bogart, "Le trésor de la Sierra Madre", mais un très petit nombre de gens sait que le film fonde sur un roman de B. Traven. Je me souviens aussi de "La révolte des pendus". Un grand écrivain mais assez oublié, ou je me trompe ?!
Il m'importe de nommer un autre nom qui n'existe pas dans cette correspondance : Guillermo Cabral Infante, avec son fulminant roman "Très tristes tigres" ... Tu le connais, je pense.
A la fin, mon goût s'accorde également au tien en ce qui concerne Coelho. Quelqu'un me l'a recommandé, et j'ai commencé à le lire ... brrrrrrrrrrrr, de kitch pseudo-philosophique !
hgb
Je prends goût à ta liste également ... A vrai dire, je ne connais pas Buzzati, et je n'ai pas lu Lawrence mais Lowry, bien sûr. Et tu énumères B. Traven (pas étonnant si on aime la Mexique). Cela m'a ébloui car j'ai oublié ce nom même si je l'apprécie beaucoup ... Merci ! Tout le monde connaît le film avec Bogart, "Le trésor de la Sierra Madre", mais un très petit nombre de gens sait que le film fonde sur un roman de B. Traven. Je me souviens aussi de "La révolte des pendus". Un grand écrivain mais assez oublié, ou je me trompe ?!
Il m'importe de nommer un autre nom qui n'existe pas dans cette correspondance : Guillermo Cabral Infante, avec son fulminant roman "Très tristes tigres" ... Tu le connais, je pense.
A la fin, mon goût s'accorde également au tien en ce qui concerne Coelho. Quelqu'un me l'a recommandé, et j'ai commencé à le lire ... brrrrrrrrrrrr, de kitch pseudo-philosophique !
hgb
Et non, la litterature est un espace infini que nous habitons pas a pas, d'innombrables chemins s'ouvrent devant encore plus de chemins... je ne connais pas Infante - edition francaise ?
Et je n'ai pas lu Dostoeiski, considere(r) par beaucoup comme un ecrivain insurpassable.
Apres avoir ecrit mon message, sous un ventaliteur qui ronronne bruyamment, je me suis dit : Bon sang ! Tu n'as pas mis Knut Hamsun ! Dont j'ai lu toutes les traductions francaises, par Regis Boyer. Pour moi, un ecrivain c'est un style, et celui de Hamsun est fascinant tant il parait si simple, si clair, qu'on croirait pouvoir ecrire de la meme facon ! Henry Miller, dans une belle preface pour Mysteres, dit son admiration et sa tentative d'imiter le style d'Hamsun, en vain ! Quelque part sur le forum, une personne prepare une these sur J.M Le Clezio - j'aime bien-, et son refus de la modernite. Elle devrait s'interesser a Hamsun qui en a vu les consequences au cours d'un voyage aux etats unis, dans sa jeunesse - La Faim.
J'ai redecouvert le texte de Celine grace a Luccini, sur scene ! Exceptionnel !
Revenons a Traven. Inconnu - sauf par les amateurs, dans le plus beau sens du terme - parce qu'il a eu une vie etonnante, a ete mele a ces mouvements sociaux, anarchiques, au debut du ieme siecle, en Autriche. Il aurait emigre au Mexique pour echapper a la police. Et pour lui, il n'etait pas question de publier une biographie... il n'y voyait aucun interet !!! Pour lui, un auteur est dans ses textes ! Il est bien dommage que < Le livre de poche> ne reedite pas Les visiteurs du soir, son recueille de nouvelles toutes aussi admirables l'une que l'autre, avec, pour ma part, une predilection pour Une conversion manquee, ou l'on voit un dominicain tentait de convertir des indiens, et comment ceux ci repondent a ce religieux ! Les mots me manquent pour exprimer la saveur, l'admiration pour ce texte dont lequel l'imparable rethorique et la sagesse de ce peuple, son rapport au monde, qui se dissout malheureusement dans la mondialistion, ecrabouille l'intolerence de ce religieux - a faire lire a ses amis cathos qui en resteront cois !!!
Je ne parlerai pas de Gustave Flaubert, c'est mon ami, et je serai trop long et le ventilateur m'embete !
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
C'est un plaisir de lire vos échanges érudits, de nombreux auteurs sont cités et vous me donnez envie de découvrir ceux que je ne connais pas comme ce B. Traven.
Je rejoins votre avis sur Coehlo dont la philosophie à deux balles de l'Alchimiste est démagogique et affligeante et le succès planétaire navrant.
Merci à Héry d'avoir pris le temps de développer ce qui fait de "Voyage au bout de la nuit" un livre majeur.
Merci à Héry d'avoir pris le temps de développer ce qui fait de "Voyage au bout de la nuit" un livre majeur.
Bonjour,
Je ne parlerai pas de Gustave Flaubert, c'est mon ami, et je serai trop long et le ventilateur m'embete !
Il est bien dommage de ne pas évoquer ici, en quelques lignes, aux moins les lettres qu'il a écrites lors de son "Voyage en Orient". Le Caire, Syène, Jérusalem, Constantinople... Textes si étonnants, si libres en regard de ses romans à la langue si maîtrisée. Un petit extrait pour le plaisir...
Lettre à Louis Bouilhet, Constantinople, 14 novembre 1850.
Si je pouvais t'écrire tout ce que je réfléchis à propos de mon voyage, c'est-à-dire que si je retrouvais quand je prends la plume les choses qui me passent dans la tête et qui me font dire, à part moi :"je lui écrirai ça", tu aurais vraiment peut-être des lettres amusantes. Mais, va te faire foutre, cela s'en va aussitôt que j'ouvre mon carton. N'importe, au hasard de la fourchette, comme ça viendra. D'abord de Constantinople, où je suis arrivé hier matin, je ne te dirai rien aujourd'hui, à savoir seulement que j'ai été frappé de cette idée de Fourier : qu'elle serait plus tard la capitale de la terre. _C'est tellement énorme comme humanité. Ce sentiment d'écrasement que tu as éprouvé à ton entrée dans Paris, c'est ici qu'il vous pénètre, en coudoyant tant d'hommes inconnus, depuis le Persan et l'Indien jusqu'à l'Américain et l'Anglais, tant d'individualités séparées dont l'addition formidable aplatit la vôtre. Et puis c'est immense, on est perdu dans les rues, on ne voit ni le commencement ni la fin. Les cimetières sont des forêts au milieu de la ville. Du haut de la tour de Galata, on voit toutes les maisons et toutes les mosquées (à côté et parmi le Bosphore et la Corne d'Or pleins de vaisseaux), les maisons peuvent être comparées à des navires, ce qui fait aussi une flotte immobile dont les minarets seraient les mâts des vaisseaux de haut bord (phrase un peu entortillée : passons). Nous avons passé (rien de plus) dans la rue des bordels d'hommes. J'ai vu des bardaches qui achetaient des dragées, sans doute avec l'argent de leur cul, l'anus allait rendre à l'estomac ce que celui-ci lui procure d'ordinaire. Dans les salles du rez-de-chaussée j'ai entendu les sons d'un violon aigre, on dansait la romaïque. Ces jeunes garçons sont ordinairement des Grecs; ils portent de longues chevelures...
Je ne parlerai pas de Gustave Flaubert, c'est mon ami, et je serai trop long et le ventilateur m'embete !
Il est bien dommage de ne pas évoquer ici, en quelques lignes, aux moins les lettres qu'il a écrites lors de son "Voyage en Orient". Le Caire, Syène, Jérusalem, Constantinople... Textes si étonnants, si libres en regard de ses romans à la langue si maîtrisée. Un petit extrait pour le plaisir...
Lettre à Louis Bouilhet, Constantinople, 14 novembre 1850.
Si je pouvais t'écrire tout ce que je réfléchis à propos de mon voyage, c'est-à-dire que si je retrouvais quand je prends la plume les choses qui me passent dans la tête et qui me font dire, à part moi :"je lui écrirai ça", tu aurais vraiment peut-être des lettres amusantes. Mais, va te faire foutre, cela s'en va aussitôt que j'ouvre mon carton. N'importe, au hasard de la fourchette, comme ça viendra. D'abord de Constantinople, où je suis arrivé hier matin, je ne te dirai rien aujourd'hui, à savoir seulement que j'ai été frappé de cette idée de Fourier : qu'elle serait plus tard la capitale de la terre. _C'est tellement énorme comme humanité. Ce sentiment d'écrasement que tu as éprouvé à ton entrée dans Paris, c'est ici qu'il vous pénètre, en coudoyant tant d'hommes inconnus, depuis le Persan et l'Indien jusqu'à l'Américain et l'Anglais, tant d'individualités séparées dont l'addition formidable aplatit la vôtre. Et puis c'est immense, on est perdu dans les rues, on ne voit ni le commencement ni la fin. Les cimetières sont des forêts au milieu de la ville. Du haut de la tour de Galata, on voit toutes les maisons et toutes les mosquées (à côté et parmi le Bosphore et la Corne d'Or pleins de vaisseaux), les maisons peuvent être comparées à des navires, ce qui fait aussi une flotte immobile dont les minarets seraient les mâts des vaisseaux de haut bord (phrase un peu entortillée : passons). Nous avons passé (rien de plus) dans la rue des bordels d'hommes. J'ai vu des bardaches qui achetaient des dragées, sans doute avec l'argent de leur cul, l'anus allait rendre à l'estomac ce que celui-ci lui procure d'ordinaire. Dans les salles du rez-de-chaussée j'ai entendu les sons d'un violon aigre, on dansait la romaïque. Ces jeunes garçons sont ordinairement des Grecs; ils portent de longues chevelures...
Ah, tu es tout pardonné alors
Mille gracie (c'est correct ?!)
Ebène
J'ai honte. J'ai lu plusieurs fois "Ebène" sur ce forum étant une oeuvre de Kapuscinski. Je connais quatre ou cinq livres de lui mais par le titre "Ebène", je ne peux reconnaître c'est lequel ... ?! Je me souviens d'un livre traitant de l'ancien roi éthiopien, un autre des guerres en Afrique australe (au Congo en particulier) etc. RK voyage depuis 50 ans en Afrique, il a vécu les naissances des nouveaux états africains devenus indépendants ... Il est vraiment un très grand de ce genre littéraire ...
hgb
Mille gracie (c'est correct ?!)
Ebène
J'ai honte. J'ai lu plusieurs fois "Ebène" sur ce forum étant une oeuvre de Kapuscinski. Je connais quatre ou cinq livres de lui mais par le titre "Ebène", je ne peux reconnaître c'est lequel ... ?! Je me souviens d'un livre traitant de l'ancien roi éthiopien, un autre des guerres en Afrique australe (au Congo en particulier) etc. RK voyage depuis 50 ans en Afrique, il a vécu les naissances des nouveaux états africains devenus indépendants ... Il est vraiment un très grand de ce genre littéraire ...
hgb
On dit : "grazie mille".
Ebène est un recueil de récits (je ne sais pas comment les qualifier, articles ? nouvelles ? presque carnets de voyage), dans lesquels il raconte ses expériences humaines, très variées, dans de nombreux pays africains. En le refeuilletant ce matin j' ai vu qu'il y parlait effectivement de la guerre au Rwanda, de coup d'état au Nigeria...(j'avais oublié ces textes) Certains de ces récits m'avaient beaucoup touchée (celui où il raconte sa nuit, en panne, dans le désert mauritanien, celui consacré à Labellila, celui où il parle de ses tribues ougandaises nues, mais armées de mitraillettes, le dernier aussi et cette rencontre dangereuse et merveilleuse avec l'éléphant).
"Il est vraiment un très grand de ce genre littéraire..."
J'approuve sans réserve, cette fois, il est très juste (au sens musical) rien de forcé ou d'outré, chez lui.
Ebène est un recueil de récits (je ne sais pas comment les qualifier, articles ? nouvelles ? presque carnets de voyage), dans lesquels il raconte ses expériences humaines, très variées, dans de nombreux pays africains. En le refeuilletant ce matin j' ai vu qu'il y parlait effectivement de la guerre au Rwanda, de coup d'état au Nigeria...(j'avais oublié ces textes) Certains de ces récits m'avaient beaucoup touchée (celui où il raconte sa nuit, en panne, dans le désert mauritanien, celui consacré à Labellila, celui où il parle de ses tribues ougandaises nues, mais armées de mitraillettes, le dernier aussi et cette rencontre dangereuse et merveilleuse avec l'éléphant).
"Il est vraiment un très grand de ce genre littéraire..."
J'approuve sans réserve, cette fois, il est très juste (au sens musical) rien de forcé ou d'outré, chez lui.
Bonsoir ( 21h15 en Inde),
Heureusement que vous n'avez pas cite quelques lettres sufureuses, envoyees d"egypte, toujours a Louis Bouillet, le poete rouennais. Elles n'auraient pas fait un quart d'heure sur le forum !
La correspondance de Flaubert avec Louise Collet est precieuse pour l'histoire de la creation litteraire : on apprend ses difficultes a ecrire Madame Bovary, ses journees entieres rien que sur une phrase, et aussi l'importance de l'art dans sa vie, alors que Louise Collet voulait le circonvenir dans la banalite. Pour Flaubert, son art etait le socle de sa vie, et l'amour... juste la cerise sue le gateau !
Maxime Du Camp etait son compere de voyage. Il a ecrit ses memoires ou il se monte en epingle par rapport a Flaubert... un coup d'aiguille dans un ocean !
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
Bonsoir,
J'ai un peu cherché ce matin un extrait qui soit révélateur et reste cependant "convenable"... J'avais été surprise à la lecture de ces lettres de voir qu'un certain nombre de mots ... euh... graveleux (?) que j'imaginais très récents étaient déjà en usage au milieu du XIX°. Oui, toute la correspondance est très intéressante. J'avais mis l'accent sur les lettres d'Orient car elles ont un lien avec le thème de ce forum. Savez-vous si on a conservé les lettres de Louise Colet et sont-elles éditées ?
Bonne soirée en Inde.
J'ai un peu cherché ce matin un extrait qui soit révélateur et reste cependant "convenable"... J'avais été surprise à la lecture de ces lettres de voir qu'un certain nombre de mots ... euh... graveleux (?) que j'imaginais très récents étaient déjà en usage au milieu du XIX°. Oui, toute la correspondance est très intéressante. J'avais mis l'accent sur les lettres d'Orient car elles ont un lien avec le thème de ce forum. Savez-vous si on a conservé les lettres de Louise Colet et sont-elles éditées ?
Bonne soirée en Inde.
Bravo de citer le norvégien Knut Hamsun! Un immense écrivain effectivement.
Mais l'as-tu bien lu? De la première à la dernière page de "La Faim", l'action se déroule dans son pays, la Norvège, à Christiana (l'ancien nom d'Oslo) et pas du tout en voyage aux Etats-Unis (c'est ce que tu suggères plus haut).
Hamsun n'est pas un écrivain voyageur. Sur ses quelques 25 oeuvres traduites en français (je les ai toutes), une seule est consacrée au voyage: le titre est "Au pays des contes" et ça se passe en Russie et dans le Caucase.
Khaldoun
Mais l'as-tu bien lu? De la première à la dernière page de "La Faim", l'action se déroule dans son pays, la Norvège, à Christiana (l'ancien nom d'Oslo) et pas du tout en voyage aux Etats-Unis (c'est ce que tu suggères plus haut).
Hamsun n'est pas un écrivain voyageur. Sur ses quelques 25 oeuvres traduites en français (je les ai toutes), une seule est consacrée au voyage: le titre est "Au pays des contes" et ça se passe en Russie et dans le Caucase.
Khaldoun
Bonjour,
J'ai lu , il y a une vingtaine d'annees... peut-etre que s'interfere le fait que, dans sa jeunesse, il a fait un court sejour aux etats unis... verifiez... il me semble bien qu'il a fait ce voyage. Ensuite, j'ai lu la trilogie de Knut Pedersen, le nom du heros des 3 livres - le vrai nom de Hamsun-, Un vagabond joue en sourdine, Sous l'etoile d'automne... je me souviens plus du titre du 3 ieme ( quel naufrage !). Et beaucoup plus tard, j'ai lu son dernier, ecrit apres avoir etait condamne pour ses accointances aavec l'occupant allemand. Regis Boyer demontre que ce n'etait pas une adhesion pure et simple... mais ce qui etonne, c'est qu'a l'age ou il a ecrit Sur le sentier ou l'herbe repousse, ou il s'explique, son style a garde une fraicheur une limpidite incroyable!
Quand je rentrerai a Paris, il me faudra relire la Faim, dont j'en garde un souvenir physique : un epuisement !
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
Bonjour,
Je possede les 2 premiers volumes a la "pleiade" de la correspondance de Flaubert, et on peut lire certaines lettres de Colet, en annexe. Sont-elles editees ? Je ne sais, en revanche, comme Georges Sand, a elle a ecrit son "lui et moi", ou elle regle ses comptes avec Flaubert - ouvrages que je n'ai pas lu... et qui ne m'interesse pas !
Au fait, quand on pense que Flaubert et Maxime du Camp etaient sponsorise par le gouvernement francais de l'epoque ! Du Camp s'etait debrouille pour avoir une lettre de mission dans le but de faire une etude sur le commerce exterieur... bien entendu, ils n'ont etablis aucun rapport a ce sujet !
Beaucoup de forumeurs seraient decus s'ils apprenaient quel etait le plus souvenir d'Egypte pour Flaubert !!!😊
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
Pourquoi ai-je associer Les U.S.A a "La Faim". Ah la memoire ! Comme elle travaille bizarrement ! Alors j'ai fait comme Rogerbathas, dans "oss 117", j'ai surmonter ma flemme, et j'ai consulte Wikipedia. Knut Hamsun, dans sa jeunesse, s'est bien rendu aus u.s.a., et par deux fois ! Il voulait conquerir le nouveau monde, et a chaque fois le nouveau monde l'a retamer ! Ah ! Il a du en baver la bas, le jeune homme ! pour qu'il revienne ainsi, a chaque fois.
Mon inconscient a ouvert ces deux tiroirs, La Faim et l'Amerique car peut etre l'a t-il connue la bas ? Un ecrivain ne fait pas un reportage sur sa vie (comme C>ANgot) il la transcende !
Le lieu ou se deroule l'histoire est-il important. Jean Louis Barrault, a l'epoque ou il gerait , a monte sur scene ce texte.
Et si demain, je vous parlais de La conjuration des imbeciles, de John Kennedy Toole... prix Pulitzer a titre posthume, c'est sa mere qui a tout fait pour que son manuscrit soit publier. Un livre que j'ai fait lire a d'innombrables personnes, et meme ceux qui n'aimaient pas la litterature ont devore ce livre.
Allez Ignatius, ne menage ton fouet sur les pitoyables epaules des aigris !
On reconnait un genie, a ce que tous les imbeciles se liguent contre lui
Jonathan Swift
On reconnait un genie, a ce que tous les imbeciles se liguent contre lui
Jonathan Swift
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
j'apprécie énormément le livre "Ebène". Je ne l'ai pas lu comme une suite de récits mais comme une mosaïque recomposée, au multiples couleurs, qu'est le continent africain. Dans une langue superbe (je crois qu'il a été traduit du polonais, donc en polonais cela doit-être une petite merveille d'écriture) il décrit les déchirures de l'Afrique d'aujourd'hui, la beauté parfois tragique de ses paysages, le pourquoi des luttes intestines entre un même peuple séparé par une frontière dessinée aux temps des colonies ...
Anassa en parle fort bien et c'est vraiment un livre qu'il faut avoir lu ! pour en parler ensuite
marraîne d'une enfant Karen qui vit avec sa famille dans un camp de réfugiés en Thaïlande : enfant choisie de par ses origines (Karen et Birmane)
tout comme toi j'aime les récits de voyage de Pierre Loti ainsi que son roman
Aziyadé - Stamboul 1876-1877,
vers Ispahan (1904), et
Cette éternelle nostalgie, journal intime 1878-1911, le titre est tiré de son journal.
un petit avant goût ...
Cette éternelle nostalgie ....1 8 8 4 le 1er janvier 1884 - C'est dans l'Inde. Le soleil, le premier soleil de 1884, se lève dans sa pure lumière d'or. C'est lui qui m'éveille, dans une chambre de navire au sabord grand ouvert, encombrée de Bouddahs, d'éléphants de bronze et d'ébène, de soies aux broderies étranges - bibelots de pillages, de défroques de Chine et d'Annam.
10 janvier - A Aden, arrivée le matin ... J'avais un peu oublié là-bas le grand charme triste des pays de l'Islam, et ici il me reprend tout entier [...] Et toute cette terre d'Arabie, déjà africaine, sent comme l'Algérie, comme le Maroc, comme l'Egypte, je ne sais qu'elle senteur exquise, vivifiante - après cette odeur musquée qui fatiguait là-bas, dans l'extrême Asie...
Nuit du 26 au 27 janvier - Pendant mon quart, de minuit à trois heures du matin, traversé le détroit de Messine Temps pur et froid ; on y voit vaguement les cimes toutes blanches de neige. La brise de terre apporte l'odeur suave des orangers, des bouffées exquises presque fatiguante. Les grandes villes à moitié endormies, Reggio, Messine, dans leurs longues lignes de feux [...]
ce qui est intéressant et plaisant avec les récits de voyages c'est que l'on peut avoir plusieurs regards sur de mêmes lieux aux mêmes époques ou à des époques très différentes : ainsi Loti en 1895 alors qu'il retourne pour une enième fois à Stamboul se plaint et s'inquiète des nouvelles constructions qui enlaidissent la ville ...
autre exemple faire des lectures parallèles (20ème siècle) Oasis interdite de Ella Maillart et Courrier de Tartarie de Peter Fleming
présentation du livre de Ella Maillard, rédigée par Nicolas Bouvier "En janvier 1935, Ella Maillart quitte Pékin en direction de l'intérieur avec son compagnon Peter Fleming, correspondant au Times ...Il s'agit de traverser la Chine d'est en ouest, d'atteindre les oasis interdites de Sinkiang, berceau voici mille ans d'une vieille culture d'orgine arménienne, et de là de gagner le Cachemir, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers de Pamir et du Karokoram. Clandestinement, car le Turkestan chinois, dont la population est en majorité musulmane, est en plein soulèvement...
""Je suis resté dans l'ombre bénéfique de cette lecture longtempds après l'avoir achevée. Je crois que le principal mérite de ce récit autobiographique est d'être aussi un livre heureux" Nicolas Bouvier
et de ces lectures parallèles les enrichir, l'une, l'autre, avec "Sur le toit du monde" de Peter Hopkirk et pour parfaire l'ensemble découvrir la Perse en 1900 avec un vieux Monsieur né un 14 janvier (je cite) Vers Ispahan est une peinture factueuse de la Perse aux moeurs féodales, alors tenue à l'écart du monde"
un petit avant goût ...
Cette éternelle nostalgie ....1 8 8 4 le 1er janvier 1884 - C'est dans l'Inde. Le soleil, le premier soleil de 1884, se lève dans sa pure lumière d'or. C'est lui qui m'éveille, dans une chambre de navire au sabord grand ouvert, encombrée de Bouddahs, d'éléphants de bronze et d'ébène, de soies aux broderies étranges - bibelots de pillages, de défroques de Chine et d'Annam.
10 janvier - A Aden, arrivée le matin ... J'avais un peu oublié là-bas le grand charme triste des pays de l'Islam, et ici il me reprend tout entier [...] Et toute cette terre d'Arabie, déjà africaine, sent comme l'Algérie, comme le Maroc, comme l'Egypte, je ne sais qu'elle senteur exquise, vivifiante - après cette odeur musquée qui fatiguait là-bas, dans l'extrême Asie...
Nuit du 26 au 27 janvier - Pendant mon quart, de minuit à trois heures du matin, traversé le détroit de Messine Temps pur et froid ; on y voit vaguement les cimes toutes blanches de neige. La brise de terre apporte l'odeur suave des orangers, des bouffées exquises presque fatiguante. Les grandes villes à moitié endormies, Reggio, Messine, dans leurs longues lignes de feux [...]
ce qui est intéressant et plaisant avec les récits de voyages c'est que l'on peut avoir plusieurs regards sur de mêmes lieux aux mêmes époques ou à des époques très différentes : ainsi Loti en 1895 alors qu'il retourne pour une enième fois à Stamboul se plaint et s'inquiète des nouvelles constructions qui enlaidissent la ville ...
autre exemple faire des lectures parallèles (20ème siècle) Oasis interdite de Ella Maillart et Courrier de Tartarie de Peter Fleming
présentation du livre de Ella Maillard, rédigée par Nicolas Bouvier "En janvier 1935, Ella Maillart quitte Pékin en direction de l'intérieur avec son compagnon Peter Fleming, correspondant au Times ...Il s'agit de traverser la Chine d'est en ouest, d'atteindre les oasis interdites de Sinkiang, berceau voici mille ans d'une vieille culture d'orgine arménienne, et de là de gagner le Cachemir, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers de Pamir et du Karokoram. Clandestinement, car le Turkestan chinois, dont la population est en majorité musulmane, est en plein soulèvement...
""Je suis resté dans l'ombre bénéfique de cette lecture longtempds après l'avoir achevée. Je crois que le principal mérite de ce récit autobiographique est d'être aussi un livre heureux" Nicolas Bouvier
et de ces lectures parallèles les enrichir, l'une, l'autre, avec "Sur le toit du monde" de Peter Hopkirk et pour parfaire l'ensemble découvrir la Perse en 1900 avec un vieux Monsieur né un 14 janvier (je cite) Vers Ispahan est une peinture factueuse de la Perse aux moeurs féodales, alors tenue à l'écart du monde"
marraîne d'une enfant Karen qui vit avec sa famille dans un camp de réfugiés en Thaïlande : enfant choisie de par ses origines (Karen et Birmane)
La conjuration des imbeciles, de John Kennedy Toole...
Oh que oui, je l'avais oublié celui-là.
Oh que oui, je l'avais oublié celui-là.
j'apprécie énormément le livre "Ebène"
Moi aussi, mais je n'aurais pas l'idée de le citer dans mes livres cultes, je le considère comme un témoignage fort. Mais peut-être est-ce parce que je l'ai lu assez récemment. Les livres cultes, ce sont ceux qui marquent sur la durée, donc que nous avons lus il y a déjà de nombreuses années.
Il pourrait être intéressant que chacun donne sa définition d'un livre culte afin de savoir si nous discutons de la même chose.
Moi aussi, mais je n'aurais pas l'idée de le citer dans mes livres cultes, je le considère comme un témoignage fort. Mais peut-être est-ce parce que je l'ai lu assez récemment. Les livres cultes, ce sont ceux qui marquent sur la durée, donc que nous avons lus il y a déjà de nombreuses années.
Il pourrait être intéressant que chacun donne sa définition d'un livre culte afin de savoir si nous discutons de la même chose.
tout à fait !
donc il serait bon pour ceux qui utilisent le mot "culte" d'en donner sa définition . ainsi nous pourrions chacun donner notre avis et notre interprétation.
marraîne d'une enfant Karen qui vit avec sa famille dans un camp de réfugiés en Thaïlande : enfant choisie de par ses origines (Karen et Birmane)
J'aurais plus tendance à avoir des auteurs cultes plutôt que des livres (et je mets le pluriel). Ce sont des auteurs que je lis et relis avec toujours le même bonheur et la même émotion ; je prends plaisir à découvrir des p'tits trucs nouveaux à chaque nouvelle lecture, que ce soit dans le texte ou dans l'écriture.
Ma définition d'un auteur ou d'un livre culte c'est le besoin sans cesse renouvelé que j'ai de le lire.
Dolma
Ma définition d'un auteur ou d'un livre culte c'est le besoin sans cesse renouvelé que j'ai de le lire.
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Livre-Culte ?
C'est celui d'un écrivain qui est un phare dans la traversée de la vie et le plaisir d'être en osmose totale avec lui.
Ce sont ces livres qui répondent à toutes les interrogations.
Un éternel retour aux pages écrites en harmonie avec ma sensibilité.
Une identification avec l'auteur dont je suis pas à pas les découvertes et les ressentis : dans sa vie, dans ses voyages, dans ses émotions palpables dans la plupart de ses nombreux récits.
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Dolma, merci pour la réponse ! mais en est-ce une ? si chacun d'entre nous lui accordons un sens différent, effectivement cela crée à confusion, et de la confusion simple, nous arrivons vite à la confusion mentale !!!
il est difficle de choisir un livre parmi les livres, car nous ��voluons, nos goûts changent, s'affinent, alors à mon avis il est préférable de parler de livres qui dans le moment présent de la discussion prennent de l'importance pour nous
nos livres sont nos meilleurs amis, toujours fidèles (pas de mauvaises surprises le contenu reste le même) toujours à portée de main !
alors quelle discussion choisir celle qui nous intéresse maintenant où en ouvrir une autre, ou se taire !
ps. pour moi apposer le mot culte à livre en qualité d'adjectif me dérange, et me déboussole ! d'autant que le sujet est le livre de ou sur le voyage ! c'est ce qui s'appelle perdre le nord !!
bon, j'ai réfléchi, je m'appuie sur ta "définition" et je donne les livres que je n'aimerai pas du tout perdre ... de vue !
de Ross Chambers Gérard de Nerval et la poétique du voyage (edCorti) de Gaston Bachelard la poétique de la rêverie édPUF de Marcel Brion L'Allemagne romantique "le voyage initiatique tome 1) (edAmichel)
re-PS : tout ceci sera sans doute pour toi du cafouillage, de la "paraphrase" mais je préfère la paraphrase à la métaphrase !
ti auguro une buona gironata, a presto, spero !
il est difficle de choisir un livre parmi les livres, car nous ��voluons, nos goûts changent, s'affinent, alors à mon avis il est préférable de parler de livres qui dans le moment présent de la discussion prennent de l'importance pour nous
nos livres sont nos meilleurs amis, toujours fidèles (pas de mauvaises surprises le contenu reste le même) toujours à portée de main !
alors quelle discussion choisir celle qui nous intéresse maintenant où en ouvrir une autre, ou se taire !
ps. pour moi apposer le mot culte à livre en qualité d'adjectif me dérange, et me déboussole ! d'autant que le sujet est le livre de ou sur le voyage ! c'est ce qui s'appelle perdre le nord !!
bon, j'ai réfléchi, je m'appuie sur ta "définition" et je donne les livres que je n'aimerai pas du tout perdre ... de vue !
de Ross Chambers Gérard de Nerval et la poétique du voyage (edCorti) de Gaston Bachelard la poétique de la rêverie édPUF de Marcel Brion L'Allemagne romantique "le voyage initiatique tome 1) (edAmichel)
re-PS : tout ceci sera sans doute pour toi du cafouillage, de la "paraphrase" mais je préfère la paraphrase à la métaphrase !
ti auguro une buona gironata, a presto, spero !
marraîne d'une enfant Karen qui vit avec sa famille dans un camp de réfugiés en Thaïlande : enfant choisie de par ses origines (Karen et Birmane)
Il aurait peut-être été préférable que je me taise hier 🤪... Trop tard.
J'ai oublié qu'il s'agissait ici de livres de voyages... J'apprécie quelques auteurs mais ils ne font pas partie de mes lectures favorites, donc encore moins cultes, je me retire donc de cette conversation.
Dolma
J'ai oublié qu'il s'agissait ici de livres de voyages... J'apprécie quelques auteurs mais ils ne font pas partie de mes lectures favorites, donc encore moins cultes, je me retire donc de cette conversation.
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Dolma, je ne vois pas pourquoi tu dois te retirer ? il faut rester ! moi, je pense que livres de voyages, c''est très large ! si tu regarde le contenu de ces discussions il y a toutes sortes de genres : alors restes !
quand à la paraphrase, j'en tiens compte de ce que tu m'as dis, j'y ai réfléchi, et je vais attention : peut--être que je "dilue" trop ! mais j'aime le plaisir que donne le langage, les mots, leur force, leur forme, les surprises qu'ils nous font !
allora ti aspetto à più presto !
marraîne d'une enfant Karen qui vit avec sa famille dans un camp de réfugiés en Thaïlande : enfant choisie de par ses origines (Karen et Birmane)
Pourquoi se taire, la litterature est un vaste domaine ouvert a tous.
Dans la collection "Terre humaine", cree par Jean Malaurie, chez Plon, il y a un livre qui m'a profondement marque, Le desert des deserts, DE wILFRID tHIESIGER. D'abord, la photo de couverture du livre, ou l'on voit un bedoin du sud de l'Arabie, les cheveux tombant sur ses epaules, avec des yeux grands ouverts, des yeux qui ont l'habitude de regarder l'espace infini - on dirait plus un apache qu'un bedoin !
Thiesiger raconte sa traversee du Rhub al khali ( le desert des deserts), avec ses compagnons bedoins, un peu bandit sur les bords. Apres avoir lu ce livre, vous n'aurez qu'une envie : partir en meharee !
Thiesiger n'a pu prolonger son sejour heureux en Arabie, il a fini par devenir une incongruite(r) pour les wahabites. Son dernier chapitre, ou il raconte son obligation de rentrer en Europe, est intitule : L'exil
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
A maintes reprises j'ai essayé de lire le livre de Céline "Voyage au bout de la nuit", je regrette mais je suis dans l'incapacité de le lire.
marraîne d'une enfant Karen qui vit avec sa famille dans un camp de réfugiés en Thaïlande : enfant choisie de par ses origines (Karen et Birmane)
Bah… Quel écrivain n’a pas été voir les Etats-Unis de près… Hamsun l’a fait comme d’autres mais c’est un détail dans son parcours et c’est sans incidence sur sa littérature.
Knut Hamsun est un écrivain "norvéchouillard". La totalité de ses œuvres sauf une (et quelques récits très courts) se situe dans un cadre très restreint en Norvège, autour d’Oslo, de la campagne norvégienne et des îles Lofoten. Pas question de voyager aux Etats-Unis avec lui. Ce qui n’enlève rien au génie de son écriture. Et c’est déjà une bonne idée que tu le cites, mais en vingt ans, tu peux en oublier des choses… N’oublie pas de relire "La faim" à ton retour. 🙂
Tiens, voici quelques grands bouquins de voyages aux Etats-Unis :
V.S Naipaul : « Une virée dans le sud »
Ilf et Petrov : « L’Amérique »
Jack Kerouac : « Sur la route »
Khaldoun
Knut Hamsun est un écrivain "norvéchouillard". La totalité de ses œuvres sauf une (et quelques récits très courts) se situe dans un cadre très restreint en Norvège, autour d’Oslo, de la campagne norvégienne et des îles Lofoten. Pas question de voyager aux Etats-Unis avec lui. Ce qui n’enlève rien au génie de son écriture. Et c’est déjà une bonne idée que tu le cites, mais en vingt ans, tu peux en oublier des choses… N’oublie pas de relire "La faim" à ton retour. 🙂
Tiens, voici quelques grands bouquins de voyages aux Etats-Unis :
V.S Naipaul : « Une virée dans le sud »
Ilf et Petrov : « L’Amérique »
Jack Kerouac : « Sur la route »
Khaldoun
Hamsun n'est pas aller voir les etats unis, pas pour faire du tourisme, il etait jeune et voulait conquerir le nouveau monde. Et par deux fois, ca etait un echec. Cela a t-il eu une incidence sur sa production litteraire ? Ce dont je suis sur, c'est que cela n'a pas ete une experience neutre pour son devenir d'ecrivain ! Le role important que joue la nature dans ses oeuvres, cette glorification de la terre de Norvege, ce refus de la modernite, et puis ses heros qui vont toujours cherche consolation, se regenerer dans la nature, des les forets apres des echecs ou l'impossibilite d'aimer... aurait-il ecrit de la meme maniere sans avoir vecu ces experiences qui se sont mal terminees, aux u.s.a. Il serait interessant de lire une etude a ce sujet, car sa vie n'a pas du etre facile la bas !
J'ai connu la faim, pendant une semaine, a Patmos, au cours de mon premier voyage - trop long a raconter pourquoi. Quant on a faim, on se replit sur soi, on observe ses reactions, on sent la force qui diminue dans les muscles, on devient obseder par un quelconque morceau de nourriture a trouver, on s'isole... on est centre sur soi pour peu que, par fierte, on refuse de quemander quelque chose... oui, parce que j'avais resenti cela, la lecture de La Faim m'avait epuise... et, si j'avais participe a un concours, et qu'on m'aurait demande l'endroit exact ou cela se derouler, j'aurais chute !
Kerouac, lecture de jeunesse, poste soixante huitarde, a l'epoque. qui ne l'avait pas lu dchez tous ceux qui partaient avec le sac a dos ?
Les autres, je ne les ai pas lus... quant aus u.s.a., j'apprecie beaucoup sa litterature, certains films, mais je n'ai jamais cherche a voyager aux u.s.a., encore moi de lire le livre d'un ecrivain europeen qui raconte son voyage dans ces contrees !
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
Salut Geob,
cette glorification de la terre de Norvege
Cela me souvient de Blut und Boden (idéologie nazie), c'est aussi Hamsun. Personne n'en parle ...
Kerouac, [...], poste soixante huitarde
Kerouac et Ginsbourg étaient des auteurs de la Beat Generation pas des 68ards ... Tes paroles me semble un peu trop audacieuses à ce point !!!
hgb
cette glorification de la terre de Norvege
Cela me souvient de Blut und Boden (idéologie nazie), c'est aussi Hamsun. Personne n'en parle ...
Kerouac, [...], poste soixante huitarde
Kerouac et Ginsbourg étaient des auteurs de la Beat Generation pas des 68ards ... Tes paroles me semble un peu trop audacieuses à ce point !!!
hgb
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