Bonjour,
Toc, toc, Je peux entrer par la petite porte du côté de Puerto Rico avec Cheo Feliciano, puisque tu parles de Tito Puente, avec un titre en attendant de proposer le Portugal (Christina Branco), le Mali (Madina N'dyaye), l'Espagne (Chicuelo ) et autres liens... ?
Pour ceux qui aiment la musique latine et les textes car celui-là, sur une musique festive et des belles percussions (salsa), est terriblement profond et universel (1980).
http://www.youtube.com/watch?v=oYCHykyrAf8Le lien "paroles" ne fonctionnant pas pour une raison obscure, le texte en français (pardon pour la longueur) :
Ceci est une histoire vraie
Et elle dure depuis un moment
Et cet homme ici...Juan Albañil,
L’immeuble que tu as construit,
Tu as beau y avoir beaucoup travaillé,
Il est fermé, il est scellé
Il t’est interdit, Juan Albañil
Comme c’est dimanche, Juan Albañil sur l’avenue,
Se promène et regarde ce qu’il a construit,
Des hôtels, des résidences, tant de luxe
Et maintenant, comme il n’est pas sociétaire [1]
Il ne peut pas entrer, Juan Albañil,
Il ne peut pas entrer, (x2)
Juan Albañil, un homme voisin [2],
Comme il a rêvé de la soit disant égalité
Juan Albañil, dis-le à tes enfants
Que dans le bâtiment il n’y a pas d’avenir.
Comme c’est dimanche, Juan Albañil sur l’avenue,
Se promène en pleurant, regardant tout ce qu’il a construit.
Il regrette le peu d’importance
Qu’a celui qui travaille quand le travail est fini,
Juan Albañil, il ne peut pas entrer, ha ha ha ! [3]
Chœur
Sur tes échafaudages, rêve, rêve,
Juan Albañil du jour de l’égalité
Mais combien de condominiums se construisent encore
Et demain à cette même porte de ce même endroit
Il s’enfuit, si si
Et dans les échafaudages de la vie
Avec les truelles de la fraternité,
Nous fabriquerons un jour
La maison de l’égalité, et je le dis.
Et dans cette maison, Mesdames et Messieurs,
Il n’y aura jamais de distinction
Les gens de toutes les couleurs
Avec Juan Albañil tous pourront y entrer
Reprend cette pelle, tire le mortier, passe moi ce seau,
Brise-toi le dos, portoricain que tu es, c’est comme ça
Comme c’est dimanche, Juan Albañil,
Se promène dans toute la ville
Et son petit lui demande :
Papa, pourquoi nous ne pouvons entrer dans cet immeuble si grand ?
L’humanité danse la rumba de l’existence
Bien que lui pèse sur la conscience,
comme à Juan Albañil, cette grande inégalité.
Bienheureux, laborieux, brave, Juan Albañil,
Ecoute, un homme qui fait face à son destin.
De sept heure à quatre heure [4],
Une demi heure pour déjeuner,
Usant des bras et du mortier
Les mains bien pleines de cals,
Juan Albañil, je te le dis aujourd’hui ,
Ce jour viendra,
Le temps sera témoin
Ce qui est à toi sera à toi
Et à personne d’autre.
Définitivement, Juan Albañil,
Au moins pour moi tu es un Monsieur