Bénévolat à Genève pour l'Inde
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Humanium éradique le travail des enfants en Inde et améliore les conditions de vie des plus défavorisés. Association internationale humanitaire d'aide au développement durable, reconnue d'utilité publique. Pour en savoir plus : www.humanium.org

Humanium recherche des volontaires occasionnels et/ou réguliers pour une aide pour la traduction, la tenue de stand, l'appui administratif, etc. Vous pouvez découvrir des propositions sur : http://www.humanium.org/humanium_005.htm
ST Stalingrad Globetrotter ·
Il est évident qu'en Inde beaucoup d'enfants travaillent comme des adultes et n'ont pas suffisamment de temps (d'argent) pour leur éducation, et tout simplement pour leur vie d'enfants (jouer, ne rien faire, etc.). Et que beaucoup travaillent avec une telle intensité que cela nuit à leur santé. Mais quand j'entends le slogan "éradiquer le travail des enfants" cela m'interpelle toujours. Pourquoi ? est-ce que la compétition scolaire dans laquelle on met les enfants en occident et au Japon est tellement plus enviable ? dans les sociétés traditionnelles, les enfants ont toujours aidé leurs parents paysans ou artisans (garder les animaux, etc. moi-même dans les années 1970, j'aidais souvent mes parents à cultiver un jardin potager, et je ne le regrette pas, cela m'a appris pas mal de choses); en Angleterre, le travail des enfants existe, il est même réglementé depuis 1983. Evidemment cela génère parfois des abus. http://www.droitsenfant.com/travail_angleterre.htm . Alors pourquoi lutter contre le travail des enfants en Inde et ignorer qu'il existe aussi dans nos pays soit-disant développés ? N'est-ce pas là une forme de néo-colonialisme ?est-il meilleur pour un enfant de le coller devant la télé pendant une journée entière, que de lui demander de participer à une activité que l'on peut qualifier de travail ? dans n'importe quelle société, y compris les plus modernes, en quoi est-ce un mal de demander aux enfants de participer aux travaux domestiques (aller acheter le pain, mettre la table, etc. etc.); par ailleurs, au nom de quoi imposerait-on à une famille pauvre indienne de se priver du revenu, même modeste, que peut leur apporter ses enfants qui font de petits boulots. Ce complément de revenu sert normalement à toute la famille, y compris aux enfants pour leur nourriture, payer l'école, etc. une fois, j'ai été invité dans une famille d'artisans à Kancheepuram, qui tissait des saris à domicile. Un métier à tisser gigantesque occupait une pièce toute entière. Le garçon et la petite fille aidaient évidemment leur père à manoeuvrer la machine (je ne me souviens plus bien, mais ils étaient dans la partie haute pour changer de position une navette de fil). Ils n'avaient pas l'air malheureux (après le travail, ils jouaient, riaient et allaient à l'école). Le problème de cette famille était le revenu de ce travail très faible car ce sont des sous-traitants de grossistes qui les exploitent. Ils essayaient donc de fabriquer des saris pour leur propre compte, et mes amis indiens leur en ont d'ailleurs commandé un (travail clandestin en quelque sorte, si le grossiste l'apprenait il risquait d'engager des actions de représailles - ne plus leur fournir de boulot par exemple). Dans ce cas, le problème n'était pas le travail des enfants mais l'exploitation de cet artisan par ses commanditaires. En résumé, je pense que l'expression "éradiquer le travail des enfants" est trop radicale et qu'il n'est pas bon pour leur éducation d'écarter les enfants de tout travail. A la limite j'ai même envie de dire "vive le travail des enfants" cela leur permet d'apprendre la vie qui n'est pas que jeu et farniente. Evidemment, tout est une question de mesure et d'équilibre.
HU Humanium ·
Bonjour,

Je vous remercie pour ce commentaire et je comprends votre position. En effet, généraliser et catégoriser négativement toutes les formes de travail des enfants ne serait pas constructif. Participer à certains travaux pour aider sa famille, apprendre à développer ses compétences, oui, bien sûr, cela est utile; et j'ai moi même appris beaucoup de choses en aidant mes parents.

Si Humanium cherche à éradiquer le travail des enfants, cela ne signifie pas que les enfants ne doivent pas aider leurs parents et développer leurs compétences pratiques. Mais lorsque ces enfants ne vont pas à l'école, qu'ils sont enchainés à des métiers à tisser, subissent des violences innommables, ne sont pas payés, ou encore sont exploités sexuellement, comprenez moi bien, cela est inacceptable.

Il faut bien s'entendre sur les termes, un enfant qui travaille, c'est d'abord un enfant qui ne va pas à l'école ! Ainsi éradiquer le travail des enfants ne signifie pas que les enfants ne doivent pas se former et aider. 60 millions d'enfants travaillent en Inde, dont 10 millions en servitude... soit de l'esclavage pur et simple ! Et la cause première en est l'extrême pauvreté. Je ne crois pas que l'on puisse considérer que trouver inacceptable que des parents soient contraints de vendre leurs enfants pour qu'ils se prostituent soit du néocolonialisme.

Ce qui serait du néocolonialisme ce serait de venir du Nord avec des méthodes toutes faites et de leur dire quoi faire et comment le faire.

Cela n'est nullement l'approche d'Humanium, puisque ce sont les Indiens eux-mêmes qui désignent les problèmes et proposent les solutions. Les équipes de terrains sont constituées à 100% d'Indiens et tous les projets sont élaborés avec les bénéficiaires eux-mêmes. Ils sont les principaux acteurs et les principaux décideurs. Notre rôle consiste à leur donner les moyens de réaliser leurs projets et de devenir autonomes. C'est de l'aide à l'entraide et non pas de l'assistance.

Je vous encourage à consulter le site d'Humanium www.humanium.org pour en savoir plus sur notre approche.

C'est avec grand plaisir que nous lirons vos commentaires et vous répondrons. Si nous voulons agir au mieux, nous avons besoin de tous les avis, de toutes les critiques. D'avance je vous remercie d'exprimer librement votre opinion et sans retenue.
2B 2bglad Regular ·
J'étais sur votre site Internet, bien expliqué, bien fait mais la mise en page flotte un peu, à revoir.. vivant et travaillant sur le terrain, je trouve votre projet excellent, difficile à réaliser et à gérer à condition d'en avoir le contrôle. Vous ne dites pas où vous êtes, dans quelle région vous oeuvrez et qui sont vos partenaires indiens? Au plaisir de vous lire Glad
Be always glad
HU Humanium ·
Bonjour,

Merci de votre message.

Les projets de développement intégré semblent à première vue difficiles à mettre en place et à gérer, c'est pour cela que malgré qu'ils soient reconnus comme les plus efficaces ils sont peu employés... car justement l'échelle du projet est trop souvent démesurée et la dimension participative quasi absente.

C'est pourquoi nous développons ce type de programmes à l'échelle villageoise avec une très forte participation des habitants. 2 conditions sont donc fondamentales dans la réussite et la maitrise de ce type de projets : échelle humaine et démocratie participative ! Pour en savoir plus : http://www.humanium.org/humanium_011.htm Nous publierons peut-être dans quelques semaines un dossier sur ce sujet à cette adresse.

Nous travaillons notamment dans le sud-est de l'Inde, dans l'Etat du Tamil Nadu pour les premiers projets qui sont réalisés avec des ONGs locales.

(En effet, nous sommes en train de refaire la partie du site sur la coopération et le partenariat, c'est pourquoi vous n'avez pas trouvé la mention de nos partenaires.) Pour les projets de développement intégré à l'échelle d'un village nous travaillons particulièrement avec Hand in Hand Tamil Nadu et SEED Trust.

Bonne journée ! www.humanium.org

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