Kevin et Hubert
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Kevin et Hubert

Kevin a 23 ans, il n’étudie plus, il est joueur de pétanque, il pointe. Grand et long comme ces adolescents montés en graine, le dos à peine vouté, les épaules à peine rentrées, une démarche en longues foulées chaloupées, il voyage. Il tripote les quelques poils de son menton pour étirer sa barbichette.Pas vraiment sale et pas vraiment propre, il a du charme, un sourire facile et des yeux sombres. Depuis six mois, il fait la route. Chevauchant les continents, dormant au gré des lodges et guest-houses, parfois chez l’habitant mais c’est rare. Ratatiné à plusieurs reprises par une entérite épuisante, il récupère vite, charge son sac à dos et repart. Adepte des cybercafés ou des cyberlieux, il informe sans cesse de l’évolution de son voyage. Il croise de nombreux touristes et se sent au-dessus de la mêlée, partagé entre le désir de fuir ses pairs et le souhait de parler sa langue.

Dans la chaleur moite d’une fin d’après-midi, il rencontre Hubert.

Hubert a cinquante ans. Il a troqué son costume et sa cravate pour une tenue décontractée, un pantalon en toile et un tee-shirt à crocodile. Il a deux bananes autour de la ceinture, la sienne en peau de ventre et celle de décathlon multi-poches. Il promène un regard étonné plus qu’effrayé sur le tohu bohu de la foule et de la circulation démente. Il a laissé son groupe pour la journée libre. Empâté par les années et les diners, il n’est pas empoté. Hubert n’est pas vraiment aisé mais loin d’être démuni. Il a acheté ses vacances exotiques et entend bien rentabiliser. Il a un esprit ouvert, une certaine éloquence, un accent chantant.

Rencontre de deux générations, rencontre de deux voyageurs, rencontre ….

Et assis sur sa boîte à chaussures, Sunil. Petit bonhomme de huit ans, il a chaud et se repose. Il voit les deux blancs. L’un en tongue, l’autre en chaussures fermées, des mocassins que ça s’appelle. Il espère une bonne affaire tout à l’heure. Parce que hier, merci, ça c’est mal passé. Il avait repéré un blanc et ne l’avait pas lâché, comme celui en tongue. Il lui a raconté qu’il avait un petit frère qui était malade et qui avait besoin de lait en poudre. Ca a marché au début, il l’a même entraîné à l’épicerie de Mr Radjenka. Monsieur Radjenka, il a dit 500 roupies. 20 pour le cireur et le reste pour lui.Ca, il l'a pas dit au blanc. Que ça coûte que 100 roupies en vrai. Le blanc il a vu l’entourloupe et c’était foutu. Il a bien essayé de l’emmener chez un autre épicier mais le blanc a gueulé « po, po » Le soir il avait pas gagné ses 20 roupies et le patron, il était pas content. Y s’est ramassé 12 coups de bâtons pour les douze heures où il avait rien gagné. Même qu’il n'a eu que du dal plein de cailloux à manger. Pouh!!! y fait vraiment chaud. Mais là, il sent que ça va marcher. Les deux blancs discutent en regardant le plan que le gros tient devant lui.

..............

Dom.
FA Faka Veteran ·
Et comment était Hubert dans sa jeunesse ? Comme Kevin ?
RE Ren Veteran ·
La suite steuplé Dom... 😊
AN Annais Veteran ·
C'est un beau texte, il est de toi? Je l'ai imprimé et je vais le conserver.
Anaïs.
AC Acer Globetrotter ·
C'est qui le gros et que y at il sur le plan???Peut on espèrer une suite quand le dal aux cailloux sera digéré???
Project a vivid image of what you seek into the landscape of your life. What greets you on your way will be the images of your own creation
WA Wapata Regular ·
🙂 🙂

la suite, la suite s'il te plait allez s'il te plait !!!

🙂 🙂

Arvi'
A'panga chez les Dogons

http://wapata74.spaces.live.com
PO Pondy Veteran ·
Tu veux une suite ? Génial, mon imagination déborde😏

Donc, on dit que j'écris demain...

Je vous remercie tous, ça me fait un plaisir fou que vous aimiez, j'en ai mal aux chevilles😏😏

Dom

Faka, du jeune temps de Hubert, il n'y avait pas internet, il n'avait pas la télévision et il se contentait d'écouter les histoires de marin de son père.Lui, il voulait être charpentier maritime et finalement il a fait autre chose.😏
FA Fabricia Globetrotter ·
😛 Oui, j'aime, moi aussi.

Après les garçons, tu nous feras "Jennifer et Raymonde", s'il te plaît ?...
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
CA CatherineGil Globetrotter ·
Oui, ben, moi aussi j'attends la suite.

Merci de nous revenir l'imagination débordante, c'est un plaisir de te lire 🙂
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com
PO Pondy Veteran ·
Sunil gratte la croûte sur sa jambe, le menton appuyé sur ses genoux, il écoute. Les deux, là, parlent inglesse, lui il est bon, à force de courir derrière les étrangers, il a appris, mieux que ses copains qui savent que dire « wouats yor neïme »

Hubert s’essuie machinalement le front, la sueur coule dans ses sourcils en brosse à dents. « Salut, tu peux peut-être me renseigner, je cherche –east main road- « Non, connais pas, fais voir ton plan ? » Le plan succinct de la ville ne donne que peu de noms de rues « Tu cherches quoi exactement ? » « Le Marata Palace Museum » « Ah ça !, j’en ai entendu parler mais moi les musées, c’est pas mon truc » Hubert est conciliant « T’as raison, mais comme je crève de chaud… là dedans il y a la clim.. » Kevin lui aussi ruisselle, il sent les gouttelettes rouler entre les omoplates et se réjouit de porter une kurta légère et ample. « Y’a longtemps que t’es arrivé ? » demande t-il à Hubert ? « Hier soir » « T’es à quel hôtel ? » « Au Jenneys Residency et toi ? » « À l’Anjanta, c’est tout près d’ici, c’est cool ton hôtel ? » « Oui oui, c’est parfait, juste une odeur de moisi mais bon, c’est le climat d’ici » « Tu viens de France interroge Kevin ? » « Yes, j’habite à Clermont-Ferrand et toi ? » « Chuis Belge, de Liège »

« Bon, si tu sais pas je vais demander au gamin, il doit connaître, c’est pas si grand Tanjore ». Kevin fait la moue « Bonne chance avec lui, tous ces mômes, c’est de la glu » « Pourquoi, tu les connais ? » « Oh, tu sais depuis le temps que je bourlingue… »

Hubert est intrigué, et par la remarque, et par le jeune homme. Sunil redresse la tête, il comprend qu’on a parlé de lui mais ne comprend pas le mot glu, il sait que c’est pas bien parce que le grand jeune fait la grimace. Il a compris que le plus vieux cherche le musée. Il n’est jamais rentré dans le musée mais on lui a dit qu’il y a plein de statues du mariage de Shiva et Parvati. Devant le musée, y’a son copain Gova qui a son serpent et sa mangouste. Ama !!!*, il le fait bien danser son serpent et les étrangers donnent même des roupies parce que Gova il réclame comme pas deux. C’est loin le musée, plus loin que Gandhji Road, comme ça, il aura le temps de bien raconter sa petite histoire. Faut pas qu’il demande maintenant à cirer les chaussures, pasqu’après, y donne cinq roupies et t’as rien d’autres. Sunil sourit, sourit… et tout bas, il murmure : –verupairukudu- * Kevin croise les mains dans le dos et Hubert s’adresse à l’enfant….

- ama- : oui Verupairukudu : j’en ai marre
AR Arvie Regular ·
la suite, la suite, la suite la suite .....................................😏😏😏😏😏 arvie😏😏😏
SA Sadim Regular ·
Quelques critiques lues dans la presse:

"Merveilleux" (le Monde) "Unique" (le Canard Enchaîné) "Très bon suspense" ( Madame Figaro) "On attend la suite avec impatience" (la Camif) "Pourquoi s'arrêter ainsi?" (Ponts & Chaussées) "On en veut encore" (les Pages Jaunes) "Qu'allait-il faire dans cette galère?"(J-B Poquelin) "Quand est-ce qu'on mange?" (Averell)

GA Gaelmartinez Veteran ·
tout simplement " j'adore!..." vite la suite!..ne nous fais plus attendre!..

un complice!...😉
carpe diem!...
PO Pondy Veteran ·
"Dis petit tu connais le musée Marata " « Bonjour Monsieur, oui j'connais, j’peux vous montrer » Kevin s’interpose et dit à son presque compatriote « Voilà ! qu’est-ce je te disais, maintenant il ne va plus te lâcher » Mais Hubert est amusé : « Je vais le suivre mais j’aimerais bien te retrouver tout à l’heure, c’est possible ? » « Mouais, on a qu’à dire à l’Ajanta à 20h ça vous va » « Pas de problème, je suis libre jusqu’à demain » Kevin tourne les talons aussitôt et Hubert sort son petit reflex…. Pour la première fois de la semaine, il se sent léger et libre. Jusqu’alors les contraintes du groupe ne l’ont pas réellement dérangé. Agacé de se lever aux aurores, agacé de manger à heure fixe mais satisfait de se laisser porter. A-t-il vraiment sympathisé avec les autres ? Pas vraiment, quelques échanges bon-enfant, il a choisi « Merveilles du Tamil-Nadu » parce que « Evasion à Bali » était complet. Il était si fatigué, partir se changer les idées, rien de mieux. Et puis l’Asie tout le monde en parle. Son fils surtout. Ce n’est pas simple avec lui.. Il est resté en Inde six mois et il est revenu, maigre et plus désespéré que jamais de rentrer en France. Kevin lui ressemble, c’est pour ça qu’il veut le revoir ce soir. Ecouter un autre l’aidera t-il à comprendre ? Il l’espère vraiment. En attendant il va suivre ce gamin et ouvrir les yeux autrement. Parce que ! qu’a-t-il compris et ressenti dans ce pays ? Rien ou pas grand-chose. A Chennaï il a visité au pas de charge, à Pondichery, il a mangé au « club » et des plats européens en plus, à Mamallapuram, il aurait voulu rester des heures assis à regarder les tailleurs de pierres. Ils sculptaient une représentation immense de le –mort- pour une commande hollandaise mais il a fallu suivre, marcher au Temple du Rivage. Il avait faim et les poissons grillés embaumaient. Le guide à déconseiller de goûter. Quel ennui ! A Trichy, à peine le temps de monter au fort, qu’il fallu repartir. Tanjavur, ici, c’est bien, il est libre.

« Tu m’emmènes ? » Sunil saute sur ses pieds. Il jette sa boîte en bois retenue par une ficelle sur l’épaule. ….dans son cœur, il remercie Ganesh « nandri-nandri* »........

* nandri : merci
KA Karine71 Regular ·
Comme les autres messages précédent : la suite, vite vite; laisse courrir ton imagination galopante pour nous faire voyager. J'essaie d'imaginer ce qui va se passer mais je préfère encore te lire, le style me plait bien, avec ta pointe d'humour. karine
On dit que la nature en nous donnant 2 yeux, 2 oreilles mais qu'une seule bouche a voulu nous obliger à moins parler pour mieux voir et entendre.
AL Alan Globetrotter ·
Moi, je ne suis pas trop étonné de ce qu'est devenu kevin à 23 ans ...... et peut être certains se rappellent ils de ce petit bonhomme il y a quelques années, et dont on parlait déjà sur le forum ........

Je ne résiste pas au plaisir de vous redonner ce texte écrit sur le forum il y a ....... quelque temps, et on se rend alors vraiment compte du chemin parcouru par ce jeune homme et de ses rêves qui ont pris forme ......

Kevin a 11 ans, c'est un gosse de son époque, fan d'internet déjà, des heures devant la télé et ses jeux vidéos......c'est son univers devant lequel il rêve, car depuis bien longtemps les adultes ne savent plus faire rêver les gosses.....

Aujourdh'ui c'est Dimanche et comme d'habitude Tonton Marcel et sa femme vont venir déjeuner à la maison, ça le pompe dur mais il faut qu'il soit à table jusqu'au dessert à écouter vaguement les discussions des grands auxquelles il ne comprend strictement rien, seul petit changement, le cousin John est venu ce jour et c'est bien la première fois, Kevin ne se rappelait même plus qu'il avait ce cousin....

Kevin rigole un peu car il voit bien que les grands sont énervés par l'attitude de ce grand cousin, c'est vrai qu'il est bizarre, pas du tout du style de Tonton et Tata, des cheveux mi longs retenus par un bandana, un jean délavé, de grosses chaussures et l'air de planer à 10000, mais il sent bien que ce garçon est là par hasard et qu'il ne fait pas partie du même monde qu'eux.....

On mange.......les parents reviennent de vacances et racontent avec force grand discours leurs aventures mémorables, Kevin comme d'habitude n'écoute plus.....le voyage en avion et cette attente dans ce hall d'aéroport à la climatisation trop forte, l'accueil dans ce pays chaud avec des colliers de fleurs mais les coktails de bienvenus qui étaient trop chauds, les chambres promises avec un balcon mais devant ce terrain vague ou on apercevait des habitations locales ( avec tout ces terrosristes qui trainent.....!), la plage le matin qui n'était nettoyée que vers 10H, et ces algues qui te collaient aux jambes lors des bains de mer.....Papa lui était content des boissons aux bars qui apparemment étaient gratuites même si on arrivait pas à avoir des glaçons toute la journée, mais ces gens qui se précipitaient sur le buffet et ou on n'arrivait quasiment jamais à avoir une demi langouste......Maman racontait cette excursion en bateau avec de beaux gilets de sauvetage rouge fluos en harmonie avec son gros rubis disait elle, mais pourquoi tous ces gamins ragoutants se précipitaient à chaque arrêt pour leur vendre des coquillages au risque de les faire chavirer alors qu'à l'hôtel on en trouvait de trés jolis pour 40 à 50 euros.....

Enfin celà les avaient quand même bien changés, ce beau jardin tout en fleurs et ces bungalows en toit de paille, quel dépaysement......!

" Et toi Kevin, tu n'aimes pas voyager....? "

Hein quoi, qui me parle, le cousin John qui me demande si j'aime voyager, mais c'est quoi ça voyager......

Alors il lui a raconté.......le bonheur d'atterir dans un endroit hors du temps avec cette chaleur qui te tombe dessus, l'avion qui survole des forêts et des habitations en toit de palmes, les petites hôtels ou on se retrouve entre gens du voyage, ces bonzes le matin qui se proménent dans les rues pour quémander leur nourriture avec leur bol, ces villages de pêcheurs sur pilotis en pleine mer, ces milliers d'oiseaux multicolores, ces repas pris avec une famille le soir venu sur une plage, ces gros lézards de trois mètres de long qui peuvent engloutir des buffles gros comme nos vaches, cette fois ou il a raté son bus et qu'il a du dormir dans la station avec les mendiants et passer la nuit à chanter avec eux, ces plages immenses ou les tortues viennent pondre........

Kevin n'en revenait pas......c'était donc celà voyager, toutes ces émotions, ces rencontre et découvertes, tout celà existait vraiment et on pouvait aller à la rencontre de toutes ces choses......mais comment ? ou ? pourquoi ?.....il y avait donc des gens qui habitaient dans ces pays et pourquoi les parents n'en parlaient jamais....?....

Les parents avaient depuis longtemps décrochés, occupés à siroter leur cognac, et soupirant de cette invraisemblable insouciance qu'avait ce John à parcourir ainsi le monde, et Kevin buvait les paroles de son cousin.....

Cette nuit là, lorsque Kevin s'est couché, il n'a pas rêvé de jeux vidéos, il a rêvé de rivages inconnus, d'animaux géants, de singes avec de longs cheveux, de fleurs géantes, de bus multicolores.......

Demain il demanderait à sa mère de lui acheter un atlas.......

Kevin avait dorénavant des rêves plein la tête, il savait qu'il voulait courir le monde......pas comme papa et maman, mais comme ce drôle de cousin qui pour la première fois lui avait ouvert les yeux sur un monde qu'il ne soupçonnait même pas......

Peut être Kevin saura t il trouver l'harmonie nécéssaire à sa soif de découverte et aller à la rencontre de ces gens et de ces paysages qui font qu'un voyage devienne une source d'émotions.......
MO Moniquemi Regular ·
géniales et trop marrantes très critiques !
Monique
MO Moniquemi Regular ·
trop chouette, continue !
Monique
GI Gildadesiles Globetrotter ·
ENCORE UNE BELLE HISTOIRE.

il le semble que l'aventurier n'est pas celui qu'on croit...(la tongue ne fait pas le voyageur....)

Vite la suite, que va faire hubert ?
LU Lubnadusoir ·
chouette chouette : une histoire en ligne, et rudement bien écrite en plus!

chapeau bas mr. pondy

j'attends votre suite avec impatience!
on croit faire un voyage, mais c'est le voyage qui vous fait ou vous défait.

Nicolas Bouvier L'usage du monde
PH Philobate Globetrotter ·
Hello

En faite c'est madame, mais bon c'est pas grave ... Sympas l'hystoire à 4 mains qavec alan ...

Philo
"J'ai refait tous les calculs, notre projet est irréalisable, il ne nous reste plus qu'une chose à faire, le réaliser". Latecoere dyslexique
LU Lubnadusoir ·
toutes mes confuses!😉
on croit faire un voyage, mais c'est le voyage qui vous fait ou vous défait.

Nicolas Bouvier L'usage du monde
PO Pondy Veteran ·
L’homme blanc vieillissant et le gamin des rues avancent d’un bon pas, l’avenue est si encombrée et si vivante que Hubert se sent vivre. Il est émerveillé, ahuri, il a commencé à mitrailler de photos et puis, décalé derrière son viseur, il abandonne. L’enfant ne parle pas. C’est trop tôt, il sait mesurer pile le bon moment. Il fait traverser la rue. Là, il est fort et c’est l’homme qui devient enfant. Sunil protège et encourage «porutirrunga*, par ici, venez, n’ayez pas peur, pas de problème ». Hubert suit et observe ce môme menu, à la peau si noire et si mate. Nulle trace de sueur. La chemisette est maculée et déchirée, les jambes paraissent dures et les pieds calleux. « Hep, Monsieur, vous restez longtemps ici ? » « Non, je pars demain, et toi, pourquoi tu ne vas pas à l’école » « Fini l’école, mon père est parti et je travaille, j’ai deux petits frères, y’en a un qui est bébé » Sunil, rusé, sait que là, tout se joue. Hubert se sent misérable et vaguement honteux. « Et ta maman ? » « Elle soigne mon frère, il est malade et il faut toujours du lait. Le docteur il a dit que le jus de mangue c’est pas assez. Il est encore trop petit pour manger du riz » Hubert réfléchit : « ta maman n’a pas de lait ? » « Ben non pasqu’elle mange pas assez des vitamines. Vous voulez acheter du lait pour mon petit frère ? »........

Pendant que Sunil essaie de persuader Hubert, Kevin est retourné à son hôtel. Il trouve ce touriste sympa et se demande s’il sera là ce soir. Des mois qu’il baroude, des mois qu’il tente de transformer sa vie. Il a côtoyé de près des gens qui l’ont touché profondément. Des vieux, des jeunes, des enfants. Il a été choqué, heurté, il se rappelle cet homme dans le bus donnant un coup de pied à cet autre qui tentait de dormir couché dans l’allée. Il se rappelle cette femme et son baquet en plastique jaune qui a lavé, battu son linge sous le soleil dans la rivière, son petit barbotait à ses côtés. Il se rappelle le joueur de tabla assis sous le banian avec qui il a partagé une noix de coco. Il a tant de souvenirs désordonnés. Il a eu froid au Ladakh, il a eu soif à Jaisalmer, il a eu peur à Puna, il a joué comme un enfant à Hogenakal, il a trop fumé à Madurai et surtout il a tremblé hier au temple. Il y avait un vieil astrologue qui lui a parlé. Il lui a indiqué un interprète tamoul. Après… le vieil homme lui a dit le nom de ses parents mais comment savait-il ? il lui a dit son prénom, son âge, son pays mais comment savait-il ? Il lui a dit qu’il pouvait lui prédire quand il allait mourir et là, lui il n’a pas voulu… peur, peur. Depuis Kevin se sent troublé et n’ose pas en parler. Il a rencontré aussi des touristes de toutes nationalités et partagé avec certains un bout de route. Il est même tombé amoureux dans une fulgurance d’émotions. Elle l’a quitté très vite et c’est aussi bien. Maintenant allongé sur son lit taché et dur, il rêve sous le fan qui bourdonne en grinçant. Il n’entend plus le bruit de la rue. Il se sent curieusement apaisé... ........

* porutirrunga : attendez
SC Sch Globetrotter ·
Bravo Pondy, moi aussi je me régale 🙂
VI Vilcanota Globetrotter ·
Oui tout le monde se régale mais c'est trop long d'attendre la suite 😕😉
http://www.aventuren4x4.com Carnet Namibie : https://voyageforum.com/discussion/namibie-amie-d9300813/ Carnet Grizzlys : Carnet Grizzlys : https://voyageforum.com/v.f?post=9308751;page=last;#last
CH Choucarde Globetrotter ·
Moi aussi j'attends la suite, demain? Enfin aujourd'hui!? Bravo!
Choucarde
WA Wapata Regular ·
😏😏😏 ça pour une suite c'est une suite !!! et quelle suite d'une grande qualité !!!

MAIS ON EN VEUT ENCORE !!!!! allez s'il te plait !!!!

😉😉😉

et Alan bravo aussi d'avoir retrouvé ce beau texte (que je ne connaissait pas) serait ce le début de notre bien belle histoire ??? 🤪 😛

Arvi'
A'panga chez les Dogons

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VA Vanillabrico Regular ·
Ohhhh que ce post a de l'avenir.

Un vrai bijou.....
Mon nouveau blog pour tous mes voyages en cours et a venir http://vanillabricot.canalblog.com

Mon ancien blog retracant un an de vie au Japon et un voyage de 3 mois du Japon a la Francehttp://vanillabricot.oldiblog.com
PO Pondy Veteran ·
A toi vanillabrico et à vous tous, un grand merci pour avoir lu et aimé ma petite histoire. J'en rajoute une louchée et sans doute me faudra t-il cesser. Le forum n'est sûrement pas prévu pour ce genre d'exercice et, surtout je ne voudrais pas lasser.....

Dom.
PO Pondy Veteran ·
Hubert est presque arrivé au musée. Il aperçoit déjà le grand palais du maharadja, le gamin bavarde sans cesse et Hubert écoute. Il aperçoit une échoppe. « On s’arrête là pour acheter du lait ? » Sunil est coupé net dans son élan. Incroyable, l’homme a déjà cédé. C’est une très belle journée. « Vous voulez vraiment aider ma mère, alors venez, je vais demander à l’épicier » Sunil entre dans l’échoppe suivit d’Hubert. Celui-ci respire à fond ces senteurs épicées, il écoute sans comprendre l’enfant parlementer avec l’épicier. La langue roule et coule en sons modulés traînants sur les dernières syllabes. Hubert n’est pas naïf, il a très vite compris le jeu du gamin. Pour lui, c’est de bonne guerre. Le musée est là ; tout seul il n’aurait pas trouvé. « Voilà, c’est celui là qu’il faut » dit Sunil, indiquant une grosse boîte de lait en poudre comme le lait –guigoz- de son enfance. « C’est cher, Monsieur, 500 roupies » Sunil utilise à dessein un ton désespéré. 500 roupies, presque 10 euros, waouh, c’est cher ! songe Hubert. Morbleu, tant pis, je lui fais plaisir, je me fais plaisir et tant pis aussi pour les conseils du guide qui insiste sur le fait de ne pas encourager la mendicité, d’ailleurs, là c’est une mendicité bien déguisée. Hubert paye et Sunil se retient de danser. Il a négocié avec le marchand et il empoche 50 roupies pour lui. Miam, ce soir thali chez Mustapha. Ils sortent dans le soleil déclinant. L’enfant est joyeux : « nandri, sapadu nandruga iruikudu !!! » « Que dis-tu petit ? » « Je vous dis Merci et que le thali, c’est très bon. » Le thali, Hubert n’en a encore jamais mangé, il sait que ce doit être délicieux pour l’avoir lu. Il voudrait vraiment en manger sur une feuille de bananier. Il a lu, que l’on versait de l’eau sur la feuille pour la laver mais aussi parce que le riz fumant posé dessus fait poindre l’arôme de la feuille. Il sait aussi que lorsqu’on la replie vers soi à la fin du repas, on signale que l’on a apprécié. Dans l’autre sens on critique ainsi en silence la qualité du repas. Tout son savoir ne lui a encore servi à rien et il a tellement envie de manger avec ses doigts..

« Et bien petit, je suis content pour toi. Au revoir. » « Poëtuvanga* » et le gamin détale.

Quelques mètres plus loin, le palais est fermé. Visite de 10h à 18h. La nuit arrive d’un coup, les néons jaunes s’allument, la rue bruit avec autant de vigueur. Hubert ne sait plus que faire……

Il sent sourdre une inquiétude qu’il ne peut repousser. L’impression d’être abandonné sans repère. La moiteur de cette nuit subite l’oppresse. Il secoue la tête, s’éponge le front, il lui faut prendre une décision. Bon sang, ce n’est quand même pas si difficile. Il sait décider, c’est son métier, il sait commander, c’est son métier alors… Mais là, tout un coup, une panique l’étreint. Pas de portable, pas de gens comme lui, personne à qui parler. Les scooters vrombissent, les klaxons vocifèrent, les gens vont en tout sens, les marchands ambulants font chauffer l’huile de leur brasero. Il est assourdi, assommé, aveuglé. Ici, devant la splendeur désolée de ce palais fermé, il regrette l’aventure, il regrette la quiétude rassurante du groupe, il regrette même les péroraisons prétentieuses de ces dames pleine d’un savoir de livres touristiques, ces bonnes femmes qui parlent un ton trop haut, pour la galerie et qui étalent leurs connaissances sommaires en un savoir d’érudits et qui arborent leurs petits débardeurs ridicules couvrant à peine leurs gros seins mous. Il regrette les maris en short et sandalettes enchaussettées, un bob enfoncé sur la tête, qui suivent benoîtement leurs épouses. Il est désemparé Hubert et vaguement triste. Il avise un rickshaw, ces petites guêpes jaunes fumantes et bourdonnantes…….

* poëtuvanga : au revoir
DO Dolma Globetrotter ·
Une petite guêpe jaune fumante et bourdonnante emmène Hubert. Do, nous attendons la suite : Hubert et Kevin se sont bien donnés rendez-vous ! Si, si, tu nous l'as dit...

Alors ? C'est quand la suite ? Il y a tant d'embouteillages qui bloquent la petite guêpe ?

Dolma, la patiente impatiente... 🙂 !
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
VA Vanillabrico Regular ·
C'est vrai tu vas pas nous faire ça! Tu sais avoir des fans c'est avoir une responsabilité!😛

Et puis, comme le remarque justement Dolma, ils ont rendez-vous. Et "ce n'est vraiment pas correct de poser des lapins" me dit un jour ma grand-mère!😉
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PO Pondy Veteran ·
"A l’Ajanta hôtel, vous connaissez ? » Il a pris son ton autoritaire, celui de l’homme plein d’assurance. Le chauffeur acquiesce ravi que l’homme ne marchande pas. Hubert s’emboîte sur le siège éraflé, s’accoude à l’ouverture, soulagé d’être assis. « Attention, Sir, rentrez le bras, c’est dangereux » Le rickshaw se faufile pétaradant, plein d’adresse. Hubert vit un instant incroyable, lancé dans la circulation l’impression est bien différente du bus climatisé qui les conduit d’hôtel en hôtel Ca c’est l’aventure songe t-il. Il arrive très vite à destination, le chauffeur réclame son dû, un gros dû, Hubert ignorant règle, content d’être au port sain et sauf. L’hôtel est laid et délabré. Il entre, il n’y a personne à l’accueil. Il cherche du regard dans la salle à gauche de l’entrée. Une grande salle qui ressemble à une cantine désaffectée. Dans la chiche lumière, il aperçoit au fond Kevin……

Kevin, est descendu et voilà une heure qu’il n’a pas bougé de cette pièce sans âme. La table en formica colle sous ses coudes. Tous les fans sont éteints et ne tourne que celui au-dessus de sa tête brassant l’air moite. Les images se télescopent dans sa tête. Il fait défiler mille instantanés de son enfance, de son adolescence, c’était hier et c’est si loin. Il voit son père rentrer le soir, bougon, fatigué de sa journée. Il a un CAP de tourneur-fraiseur-rectifieur et ne cesse de répéter qu’il faut faire mieux que lui, bosser, avoir des diplômes. En dehors de sa rengaine hebdomadaire, il ne dit rien, enfile ses pantoufles, boit sa bière devant la télé. Kevin a honte depuis qu’il a onze ans de ses parents modestes, de sa mère qui met des bigoudis, de la médiocrité de leur quotidien. Quand il était petit, il était heureux, il se sentait choyé et protégé, son père était grand et fort et l’odeur du pot au feu était rassurante. Pourquoi tout cela a cessé. Il entend au fond de lui, tout au fond, son cœur qui cogne et une vague de tendresse et d’amour monte en lui. Ses parents. Il murmure tout bas : papa-maman. Il a envie de pleurer. Que va-t-il devenir, sera-t-il comme ses parents aux rêves étroits ? Est-ce- la gloire de payer des traites pour ce pavillon collé aux autres avec son jardinet étriqué ? Est-ce la paix que de vouloir bricoler des modèles-réduits d’avion dans le garage ? Il avait tellement envie de voyager. Et ce soir que lui arrive t-il ? A quoi bon continuer. Il aimerait presque être couché dans sa chambre, dans ses draps frais, avec sa musique, ses livres et ses parents en bas assis côte à côte dans leur canapé en cuir conforama. Il voit sa mère qui s’endort la bouche entre-ouverte, son père qui se détend devant un téléfilm insipide .

Il sursaute : voilà Hubert suant et l’air radieux. Il l’avait oublié celui-là… Hubert est tout excité : « Le musée était fermé, je suis revenu en rickshaw » « Hon-hon » « Ca a pas l’air d’aller, je peux te laisser si tu veux"

, « Bien sûr que non, c’est juste que je pensais à…. » Kevin s’interrompt, il ne va quand même pas raconter sa vie à cet inconnu…. Hubert est un peu gêné, il a l’impression de déranger. Kevin ressent un sentiment d’urgence, il bondit sur ses pieds. « Dis, tu m’attends, j’ai un coup de téléphone à donner, je reviens tout de suite » « Pas de problème »

Kevin fonce dans la rue, au IStd. Le préposé est chauve : tiens un indien moustachu et chauve, je n’en avais jamais vu pense t-il fugacement. Il compose son numéro, ne songe pas une seconde au décalage horaire :00 33 456 743 5386 Le combiné dérape dans sa main, la sonnerie retentit : une fois, deux fois, trois fois, que se passe t-il ?

....................
DO Dolma Globetrotter ·
Eh ! Sais-tu que je n'ai pas envie de pleurer ? Et là, c'est limite...........

Il n'en reste pas moins qu'il est hors de question que tu ne nous donnes pas la suite.... Et tu fais vite d'accord ?

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
GI Gildadesiles Globetrotter ·
Vite la suite, tu nous tiens en haleine...que va t il arriver à nos deux protagonistes....??????
VA Vanillabrico Regular ·
😉
Mon nouveau blog pour tous mes voyages en cours et a venir http://vanillabricot.canalblog.com

Mon ancien blog retracant un an de vie au Japon et un voyage de 3 mois du Japon a la Francehttp://vanillabricot.oldiblog.com
PA Pataugas Veteran ·
Tu ne m'en veux pas si plutôt que de me joindre au concert d'applaudissements j'ose une remarque dans la mare?

Le Kevin près de chialler sur le formica et, juste avant ça, le Hubert avec son coup de cafard devant le musée fermé, ça ne sonne pas juste. Dans le meilleur des cas cela cache un petit coup de bourdon chez toi, et dans le pire des cas c'est de la facilité pour faire pleurer les lectrices de "Voici" ou "Intimité" (ça existe encore, ce papelard?).

Mais peut-être veux-tu aller quelque part dans ce récit et utilises-tu ce biais?

Enfin bon, puisque ça plait à tout le monde je suppose qu'il aurait mieux valu que je me la boucle, mais vois-tu, ton texte et ta plume méritent mieux que cette facilité-là.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
DE Dexxa Veteran ·
il va téléphoner à une fille, c'est sur. Dès le début de son angoisse, on sent cette amertume de l'amour. pas facile de voyager seul parfois. La solitude est plus facile à deux. merci et vivement la suite dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
GI Gildadesiles Globetrotter ·
Allons, 😉attends la suite avant de critiquer...ne décourage pas l'auteure....🏴‍☠️
AR Arvie Regular ·
je suis un peu soufflée séchée comme on dit de ton commentaire ! 🙁 comment avoir encore envie de partager de la prose, des réflexions, de l'intimité des sentiments des sensations sur ce site quand après avoir écrit des pages pour partager on reçoit ce type de commentaires en " pleine poire" avant même d'avoir pu finir son histoire ......... je ne suis pas loin de penser que l'écran d'ordinateur fait oublier qu'il y a qq'un derriere cet écran qui sent qui pense et je me dis qu'en face à face surement tu aurais modulé ton propos attendu la fin de l'histoire et peut être même éprouvé de l'empathie de l'affection pour la narratrice, les mots sans l'image sont redoutables........ merci à pondy de son courage car il en faut du courage à certain moment pour écrire sur ce site

arvie 😏😏😏
DO Dolma Globetrotter ·
Mais certainement qu'elle va continuer à nous narrer les aventures de ces 2 personnages notre Pondy ! Il ne manquerait plus qu'elle s'arrête en si bon chemin 😮 !!!

Ce n'est pas un p'tit bidule qui se met en travers de la route qui t'empêche d'avancer n'est-ce pas Dom ?

Dolma 🙂
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
GA Gaelmartinez Veteran ·
t'inquietes arvie!...pataugas n'a pas voulu etre mechante a mon avis!.. n'est ce pas pondy!...???au contraire je suis sur que pondy va s'en servir pour rebondir!...😉
carpe diem!...
PA Pataugas Veteran ·
A partir du moment où l'on rend un écrit public on court le risque de s'exposer, de plaire ou d'être critiqué, on le sait, et on l'accepte. En adulte qui ne se sentira ni renié ni blessé s'il ne recueille pas le suffrage de tous!

Par ailleurs, apprends que j'avais envoyé mon message en privé à pondy, en y mettant des formes, et c'est pondy elle-même qui m'a dit de le publier ici, où il avait sa place, selon elle. Apprends également que si je n'avais éprouvé ni sympathie ni admiration pour la narratrice (pondy en l'occurrence) j'aurais passé mon chemin avec la plus grande indifférence. Et je ne lui aurais surtout jamais écrit que la qualité de sa plume méritait mieux que la facilité!

Autre chose, et d'importance: pondy nous livre une narration tirée de son imagination, et non pas un récit autobiographique. L'empathie, qui serait de mise pour cette forme-ci d'écriture a nettement moins sa place dans cette forme-là.

Et, pour finir, tu ne peux pas me reprocher d'avoir d'autres critères d'appréciation que les tiens. A bon entendeur... ciao ciao!😉
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
PO Pondy Veteran ·
Inutile de se disputer pour si peu.😏 Il ne s’agit que d’une fiction. Pataugas a écrit en public (suite à ma réponse à son mp antérieur) et elle a agi en conscience, avec la qualité incisive qui lui est propre. Si je prends le risque d’écrire en public, je prends le risque de recevoir autre chose que des brassées de fleurs. Si mon texte plait, je suis ravie. Je ne suis pas exempte de vanité Lorsque cela déplait, je réfléchis. Pour revenir à Kevin et Hubert, Pataugas a raison : ma sensibilité peut être perçue comme de la sensiblerie. L’écriture devient guimauve. Cependant ce n’est pas sympa ou en tout cas c’est réducteur que de comparer les lecteurs, aux amateurs de –voici-, -intimités- avec la connotation que cela induit. Je préfère lire : pondy, tu t’es fourvoyé dans une écriture de bas étage comme celle de –voici- ou –intimités-😏😏

Je me laisse porter par toutes les vies côtoyées et n’ai sans doute retenu que les émotions teintées de mélancolie au détriment des vies légères. Comme quoi une joyeuse luronne dans la vie réelle cache bien mal un clown désabusé lorsqu’elle écrit.

En claviériste opiniâtre mais pas très courageuse je ne poursuis poutant pas mon récit, 😏 qui au-delà de l’histoire tentait de montrer un minuscule pan de l’Inde que j'affectionne, parce que tout bien pesé, Pataugas a raison : c'est mièvre et falot.

Dom.
FA Fabricia Globetrotter ·
"c'est mièvre et falot. " 😮... Ah ? Ce n'est absolument pas mon avis, chère Pondy : en lisant les aventures imaginaires de tes deux héros, j'ai ressenti toutes les émotions éprouvées dans ce pays indien et qui sont loin d'être fictives !

Serait-ce trop te demander que de ne pas lâcher le clavier ? Je suis persuadée de ne pas être la seule à réclamer la suite... 🙂
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Dolma Globetrotter ·
Faut quand même arrêter de prendre les gens qui pleurent pour des amateurs de Voici et autres inepties... !

Je suis très en colère Mrs Pondy !

Il me semble avoir la capacité intellectuelle à savoir faire mes choix de lectures et je ne permets pas que l'on me juge arbitrairement lorsque je ris, lorsque je pleure ou lorsque je suis indifférente devant un texte.

J'ajoute ma voix à celle de Fabricia pour demander la suite des aventures de Kevin et Hubert.

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
PA Pataugas Veteran ·
"tout bien pesé, Pataugas a raison : c'est mièvre et falot"

Je n'ai pas dit cela. Relis-moi: "Le Kevin près de chialler sur le formica et, juste avant ça, le Hubert avec son coup de cafard devant le musée fermé, ça ne sonne pas juste. Dans le meilleur des cas cela cache un petit coup de bourdon chez toi, et dans le pire des cas c'est de la facilité pour faire pleurer les lectrices de "Voici" ou "Intimité" (ça existe encore, ce papelard?)." J'ai tiqué sur ces deux aspects uniquement et l'ai écrit clairement. Non?

ce n’est pas sympa ou en tout cas c’est réducteur que de comparer les lecteurs, aux amateurs de –voici-, -intimités- avec la connotation que cela induit.

Je n'ai pas non plus comparé les lecteurs de VF aux lecteurs de Voici-etc, j'ai rapproché le parti-pris du bourdon que tu fais sauter sur Hubert puis sur Kevin dans ta narration d'un procédé propre à faire pleurer les lecteurs de ces ... papelards.

Je rappelle également qu'avant de t'envoyer ce message nous avions déjà parlé en privé de ton texte, et je t'avais écrit: "Je suis avec intérêt la nouvelle que tu as commencée. Le personnage de Sunil est facile à faire bouger, n'est-ce pas? Ma curiosité va vers les deux autres, et je me demande si tu vas tout simplement faire surgir une ouverture plus grande chez le voyageur plutôt organisé que chez le routard, ce qui sera certes intéressant mais assez prévisible, ou si tu vas trouver quelque chose de plus inattendu.....?"

Et je rappelle, à l'attention spéciale des personnes qui pourraient voir dans ta décision de ne pas poursuivre cette narration une réaction à mon message critique, que tu avais déjà envisagé plus-haut de ne pas poursuivre: ("J'en rajoute une louchée et sans doute me faudra t-il cesser. Le forum n'est sûrement pas prévu pour ce genre d'exercice et, surtout je ne voudrais pas lasser.....")

Recherche d'approbation? De reconnaissance? Tu le laisses sous-entendre assez clairement. Pour ma part je trouve que l'histoire derrière l'histoire est souvent au moins aussi intéressante que l'histoire elle-même. Visiblement il y en a une! Et elle passe par le cafard des deux personnages adultes. Et ta décision de ne pas risquer de lasser ou déplaire. Un peu comme si tu avais rencontré une barrière interne que tu ne veux pas sauter.

Mise au point concernant Voici-Confidences-etc: il se peut évidemment que beaucoup de personnes lisent ces parutions en même temps que Loti-Cendrars-Onfray-Gary-Brautigan-Chatwin et les autres; simplement, lorsque cette presse idiote est privilégiée, alors oui: j'éprouve un désintérêt mêlé d'agacement envers ses lecteurs.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
PO Pondy Veteran ·
Tu n’as pas à te justifier Pataugas, je t’assure que j’ai été très attentive à ta critique car elle était étayée et constructive pour moi. Ai-je rencontré une barrière interne que je ne saurai sauter comment puis-je le savoir puisque j’écris dans l’élan. Besoin d’approbation, de reconnaissance ? Sûrement vrai Crainte de lasser précitée plus haut, également vrai et c’est ainsi que Kevin et Hubert continuent de s’apprendre et se connaître en privé car je suis seule responsable de mes fragilités et de mes choix.

Dom.
DE Dexxa Veteran ·
En claviériste opiniâtre mais pas très courageuse je ne poursuis poutant pas mon récit

Et tu fais quoi des lecteurs qui suivaient ton récit? je suis sur que tu as les capacités de continuer. C'est normal quand même de manquer d'inspiration parfois, c'est pas une raison de tout arrêter.

Il n'y a qu'une façon d'échouer, c'est d'abandonner avant d'avoirréussi ! O. Lockert

On compte tous sur toi pour la suite, Pondy, surtout que ça à l'air d'une histoire de rupture

cordialement dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
SA Sadim Regular ·
Autant en emporte la mousson. Chef-d'oeuvre ou guimauve? Et si on laissait au lecteur le temps de se faire une opinion?

Ou tu finis cette histoire ou je te balance au Grand Méchant Modérateur!

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