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Le Burkina Faso en mission solidaire
Une rencontre de hasard à Paris et quelques mois plus tard, me voilà dans un avion pour Ouagadougou. C'est mon premier voyage en Afrique noire et je suis attendue le lendemain matin à Koudougou pour une mission d'alphabétisation auprès de jeunes filles âgées de 15 à 21 ans.

Après une nuit dans une guest-house pour routards de la capitale dont je ne verrai rien, je me rends à la gare routière pour prendre le bus de ligne pour Koudougou. Premier contact avec l'Afrique, la chaleur, le bruit, les odeurs, les couleurs, tout cela m'agresse et me ravit à la fois: je sais que je vais vivre une belle expérience...

Je m'installe dans le bus avec mon MP3 pour passer le temps. Précaution inutile, le chauffeur met la musique à fond (de la musique africaine bien sûr) pendant les 3 heures que dure le trajet. Le bus n'a pas d'amortisseurs, la route est mauvaise, il n'y a pas de clim, le soleil cogne à travers les vitres qui ne s'ouvrent pas, les sièges sont en skaï, je suis contente d'arriver à destination !

Un correspondant doit venir me chercher pour m'amener à mon hébergement, je l'attends donc, il me reconnaîtra facilement: je suis la seule blanche. Enfin il arrive à scooter et c'est parti pour la traversée de la ville, le logement étant excentré dans les faubourgs, il faut quitter la rue principale, la seule goudronnée, pour emprunter une piste de poussière rouge. A notre arrivée à la "villa des blancs" les trois autres bénévoles arrivés quelques jours auparavant m'attendent pour prendre l'apéro, nous formerons une sympathique petite équipe durant trois semaines.

Après le déjeuner je sors faire une balade dans le quartier, vêtue pour la circonstance: vêtements légers et tongs. Première erreur ! il n'y a pas de ramassage des ordures et les détritus jonchent la rue: emballages, canettes, morceaux de ferraille... Les déchets organiques disparaissent immédiatement dans l'estomac des cochons tandis que les sacs plastiques s'envolent dans les arbres.

Je remets mes chaussures fermées et au détour d'une rue je vois une femme devant sa maison, en train de remuer un liquide marron dans un chaudron. Je m'approche, elle prend une petite calebasse, la trempe dans le chaudron et me la tend: ça a le goût du cidre fermier, tiède. Ce doit être meilleur frais, c'est le "dolo", la bière locale.



Dès le lendemain matin après vérification de nos vélos, nous partons à l'autre bout de la ville, à l'Action Sociale, où la responsable nous accueille et nous présente nos élèves et les locaux qui se résument à deux petites pièces surchauffées. L'une est la salle de classe, l'autre l'atelier de couture. Les jeunes filles alternent couture et école par demi-journées. Faute de place et parce qu'elles ne sont pas toutes du même niveau, les leçons se font aussi dehors sur des vieilles planches recouvertes de draps, dans la cour qui sert aussi accessoirement de toilettes...





Je vais passer là deux semaines, apportant ma modeste contribution, ma petite goutte d'eau pour faire en sorte que ces jeunes filles non scolarisées puissent obtenir leur certificat d'études, qu'elles aient un métier, leur indépendance financière, peut-être la liberté de choisir leur vie de femme, tout un programme !

Elles sont pourtant bien mal parties dans la vie, Monique, Delphine, Marie-Claire, Claudine, Catherine, Mathilde et Assetta qui s'agrippe à mes vêtements, pauvre petite ! elle était inconsolable quand nous sommes partis, pensant que c'était de sa faute...

Mais comme elles sont joyeuses, toujours prêtes à rire, à chanter, à danser, et coquettes ! avec des fleurs et des noeuds dans leurs cheveux qu'elles se coiffent mutuellement pendant leur temps de repos. Je leur prête mon appareil photo, c'est la fête ! la batterie est déchargée en quelques minutes, je garderai la plupart des photos, elles sont tellement touchantes !



Et comme elles sont motivées ! et heureuses d'apprendre, de montrer qu'elles savent, de m'apprendre aussi des choses sur leur pays. Elles me donnent autant sinon plus que moi.

Puisqu'elles apprennent la couture, je leur demande de me confectionner une robe, elles sont ravies ! Je passe donc au marché pour acheter du tissu. De loin les étoffes sont chatoyantes mais en m'approchant je comprends que ça ne va pas être facile de trouver ce que je cherche. Il me faut éviter les tissus avec des inscriptions "Alleluhia", "Jésus notre sauveur" et autres "Marie pleine de grâce", ceux qui célèbrent la fête de l'Indépendance, les grands coeurs "je t'aime" pas faciles à porter au bureau (nous sommes en février, bientôt la St Valentin) ainsi que les cocotiers, crocodiles, éléphants etc...

Enfin je trouve ! malheureusement le commerçant est un grossiste qui refuse de me vendre les trois petits mètres dont j'ai besoin. Grrrr... mais comme il ne lui reste plus qu'un rouleau de trois mètres, je lui propose: "j'achète tout !" et il est d'accord.... tout est une question de vocabulaire. Je repars avec mon beau tissu, reste à choisir le modèle avec la responsable qui me montre des modèles. Un boubou ? non. Les épaules ornées de volants ? non. Une jupe longue ? non plus. Rien ne va, je voudrais une robe courte, pour porter l'été, à Paris. Aïe, ça ne se fait pas ici de montrer ses jambes. Bon, elle accepte une coupe au genou, même légèrement en-dessous, sinon ça fait "robe de minuit" (robe de prostituée). Finalement elle est très belle ma robe !

Chaque soir, sur le chemin du retour, nos vélos s'arrêtent tous seuls au Maxijus; quelques tables bancales, des chaises sous un auvent et des jus de fruits maison servis dans des bouteilles en verre réutilisables, simplement rincées en les plongeant dans un bidon d'eau... nous n'avons pas été malades. Les jus sont vraiment bons et la pause bien appréciée avant de rentrer à la maison où nous attendent les deux sympathiques gardiens qui se relaient jour et nuit et notre belle cuisinière au rire si communicatif.

Sur notre trajet nous passons devant la gare et un jour la curiosité nous pousse à y entrer. Je suis amusée de lire le panneau des horaires avec un seul train quotidien, arrivée "probable" à 21h50. Et sur celui des tarifs, billet pour Abidjan plein tarif = 24000 CFA, demi-tarif = 14000 CFA



Le dernier jour je me rends au marché avec deux autres bénévoles pour acheter un poulet rôti et quelques fruits. Le marchand nous demande de revenir un peu plus tard car les poulets ne sont pas cuits. En effet, ils gisent là, morts et plumés, dans le caniveau en plein soleil. Les camions qui passent à quelques centimètres les recouvrent de poussière rouge. Il paraît que si la viande est bien cuite on ne risque rien.



En attendant, nous allons acheter nos fruits et lorsque nous voyons un étal bien achalandé, nous décidons de tout acheter à la même personne, pour gagner du temps. Quelle erreur ! les autres femmes, jalouses, se mettent à hurler, à se disputer dans leur dialecte local, un attroupement se forme et il faut menacer d'appeler la police pour qu'elles se calment. Nous prenons nos fruits sans récupérer la monnaie, tant pis, le poulet est cuit et nous repartons.

En route, un petit crochet par l' "Ampoule Rouge", le lupanar du coin. Le jour, c'est plus ou moins un bar près de la voie ferrée. Les deux bénévoles masculins qui m'accompagnent me charrient un peu: "ils vont peut-être te recruter !" mais je ne crains rien avec mon gabarit de 50kg, comme l'atteste l'enseigne du lieu, ils aiment les rondeurs.

Notre mission tire à sa fin, le pot de départ est émouvant, sur la table, quelques verres de soda et quelques gâteaux secs, puis chacun repart vers sa vie, nous reverrons-nous ?

Je l'espère, d'ici quelques années, j'ai envie de savoir ce que sont devenues mes filles. Je pense à elles de temps en temps en relisant la belle lettre qu'elles m'ont laissée.

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Burkina Faso: transports locaux, célibatorium, sécurité des documents...
J'ai passer quelques mois au Burkina l'an dernier dans le cadre d'un échange jeunesse... tout était planifier par l'organisme. J'y retourne en septembre, seul, sans cadre spécifique, j'ai quelques questions:

1. Est-ce dispendieux de prendre le bus au Burkina? Combien approximativement Ouaga - Bobo? Si vous avez utiliser le bus, donner moi des exemples de tarifs si possible.

2. Est-ce dispendieux de prendre le train au Burkina?

3. Comment fonctionne les célibatorium? Combien par semaine?

4. Devrais-je laisser mon billet d'avion, mon passeport et autres trucs importants à l'ambassade ou est-ce que je devrais toujours les garder avec moi?

Si vous avez des conseils ils sont vraiment tous les bienvenues... c'est mon premier voyage seul alors on est jamais trop renseigner. Merci à tous!
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Zig-Zag randonnées pour le Burkina Faso?
Bonjour,

Etes-vous déjà partis avec Ziz-Zag randonnées ? qu'en pensez-vous ? j'ai vu une randonnée qui m'intéresserait au Burkina mais je préfère avoir des avis avant...

Merci à tous.
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Volunteering with street children in Burkina Faso
Hi everyone,

After 8 months of volunteering in Tanzania at a center for street children, I’d like to go back for a year in the same kind of role—this time in Burkina. So I’m looking for contacts in this field, in Ouaga or elsewhere. I’m *super* motivated! It’s been over two years since I got back from Tanzania, and I’m starting to feel restless! Thanks so much!! Emmanuelle.
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Burkina Faso
Je vous invite à vous amis, aventuriers, chercheurs, explorateur a faire un tour virtuel du burkina via le blog: http://wendemy.skyblog.com Et si vous avez besoin d'informations pour mieux preparer votre voyages ou de bonnes adresses pour votre sejour il suffit de m'envoyer un mail. a+
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Burkina Faso
Salut a tous !

Je rentre d'une douzaine de jours au burkina faso, ce fut une experience irremplacable mais pas toujours facile, d'ailleurs, ce pays m'a tellement apporté que je compte y acheter un terrain et y faire construire une maison, j'en profite pour proposer aux personnes qui souhaitent y faire un tour de prendre contact avec moi, car etant en fauteuil roulant, j'aurais probablement besoin de quelqu'un pour m'y accompagner (au moins dans l'avion)

http://recherche.infirmiere.free.fr/voyages.htm

bon voyage virtuel!!!
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Safety and travel in Burkina Faso
Hello everyone! From 2002 to 2017, I made 10 annual two-month trips to Burkina Faso, backpacking style—traveling solo (independent, self-sufficient, no agency) across the country. I happily mixed with the local population (neighborhoods, maquis, hostels, bush taxis...) and was always on the lookout for joyful, interesting exchanges. Back then, the country was peaceful, very welcoming, and any issues were always resolved with laughter, patience, and kindness!

In 2017, I was preparing to settle there for six months a year, like others do elsewhere... But in early 2018, I had an emergency medical airlift (a "welcome sign" from the skies, in hindsight—compared to what followed, the country’s negative and unpredictable evolution in recent years, plus the lasting COVID crisis...).

So, "while waiting for things to improve," I haven’t returned personally since 2018. Burkina Faso is still currently classified as a red zone ("strongly advised against for tourists") by our authorities. Though I’ve heard a few rare contradictory reports, what’s the *real* situation on the ground right now? Specifically: - General safety for Europeans - Security in the main cities - Road safety, intercity transport, and travel conditions

The current transitional president, Ibrahim Traoré, enforces strict censorship on communications (journalistic and digital networks) to the outside world... and RTB (Burkinabè television) is state-run... so...

Welcome to any fresh, recent updates from travelers or locals. Many thanks!
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Situation au Burkina Faso
Bonjour,

Je vous contacte pour savoir si certains d'entre vous continuent de se rendre au Burkina Faso (hors pandémie actuelle liée au Covid qui stoppe tous les déplacements pour raisons sanitaires).

Je souhaitais évoquer ici la situation du Burkina depuis 2018, et notamment les risques terroristes et d'enlèvements.

En effet, nous y allons mon compagnon et moi depuis de nombreuses années, très régulièrement et souvent les discours alarmistes du gouvernement nous semblaient inadaptés au contexte local. Nous nous rendons systématiquement à Tengrela (commune proche de Banfora) où la zone a longtemps été en rouge sur le site diplomatique.gouv alors qu'il ne s'y passait absolument rien.

Mais cette fois, la situation (je précise hors COVID qui est encore un autre sujet) semble s'être vraiment détériorée. Les actes terroristes, notamment au Nord semblent être de plus en plus virulents et le reste du pays assez menacé. L'enlèvement d'E. Blais et de son compagnon de voyage (libérés depuis peu), me semble être le symptôme d'un risque d'enlèvement effectif...

Qu'en pensez-vous ? La zone de Banfora est en orange sur la carte du gouvernement actuellement.

Nous souhaiterions cette fois emmener notre fille d'un an et demi (2 au moment ou nous imaginons partir, cet hiver), il est donc pour nous crucial de savoir dans quelle situation nous mettons les pieds et ne souhaitons prendre aucun risque avec elle.

Merci à vous pour vos retours (si tant est que certains d'entre vous puissent être en mesure d'en faire vu le contexte...).

Virginie
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Carnet de voyage d'une Djembefolette au pays de Thomas Sankara


Bonjour les voyageurs et voyageuses,

Je suis rentrée il y a 3 jours tout juste d’un voyage de 15 jours au Burkina Faso dans le cadre d’un stage de percussion à Bobo-Dioulasso. Je me sens nourrie du souvenir des belles rencontres que j’y ai faite, de la richesse des expériences que j’y ai vécu et de la beauté de ses paysages. Ce pays mérite vraiment qu'on s'y attarde quoiqu’en disent les médias tant il est riche par son histoire, sa culture, ses couleurs, sa chaleur humaine. C’est très triste de voir les touristes déserter le pays. Je n’ai senti aucune insécurité à Bobo, bien au contraire. La musique est la sève inépuisable de beau pays. Djembefolette en formation, je me suis régalée. Je n'en suis pas à mon premier voyage en Afrique et pourtant, mon passage dans ce pays dans la ville de Bobo-Dioulasso, quoique bref, m'a bien chamboulée. Je suis littéralement tombée amoureuse du pays. Il me faudra quelques semaine pour atterrir. Je vous emmène en voyage, vous venez avec moi ?

Voici quelques photos de mon voyage sur mon compte Facebook:

https://m.facebook.com/benedicte.bimoko/albums/10221130406278176/?ref=bookmarks

Habituée des voyages en sac à dos responsables et hors des sentiers battus, cette fois j'ai envie de contribuer et de ne pas faire que « passer » six ans après mon premier voyage, mon Alter-Native Trip project (voyage alternatif solidaire et écolo en solo de six mois en Inde, au Népal, en Australie et en Jamaïque), avec quelques cheveux gris en plus et quelques pays de plus visités depuis à mon actif (Congo, Ethiopie, etc.).

Faites de beaux voyages et au plaisir de vous croiser en chemin sur la route, ici ou ailleurs.

Bénédicte
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Aidez-moi à apprendre cette langue du Burkina Faso
Bonjour ,

J'ai très envie d'apprendre .. seulement , je ne suis qu'à mes débuts et j'ai besoin d'aide. Formuler des phrases surtout , de politesse par exemple et comprendre la grammaire si on peut l'appeler ainsi ?

Par exemple on me disait que "ne" c'était plus pour les amoureux et "ele" pour les amis.. moi je le traduis par moi et toi! Vous pouvez me l'expliquer ?

Besoin de traduction pour quelques mots aussi 😊

Dianamôgô, Latiguè-masalé, lé djon, Diala , djonyé, diagné, hallalé ki Diagné

Merci beaucoup 😄
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Vidéos de mon voyage à moto (aller-retour) jusqu'au Burkina Faso en août 2019
Bonjour depuis Madrid, les copains: Quelques courtes vidéos réalisées sur la marche pendant mon "aller - retour" en août 2019 dernier entre l'Espagne et le Burkina Faso en passant par le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal et le Mali. J'espère qu'ils vous divertissent...

31 juillet: Nous avons laissé la maison en Espagne le 31 juillet 2 motards ( 1 Yamaha XT 600 et une Triumph Tiger 800 ) et moi dans ma voiture transportant 2 autres motos ( des KTM 690 ) de deux compagnons qui rejoindraient le groupe à Dakhla, en arrivant en avion:

www.youtube.com/watch?v=rCw3xELZzYk

https://www.youtube.com/watch?v=xDP3f_ci8qI
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Le Sahel: politique municipale au Burkina Faso, au Mali et au Niger
Analyse de la communalisation au Sahel

« Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel », c’est le titre d’un nouvel ouvrage qui est le résultat de plusieurs projets de recherche entre le Département d’anthropologie culturelle et d’ethnologie de l’Université d’Uppsala (Suède), l’Institut des sciences des sociétés du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNSRT, Burkina Faso) et le centre de recherche Point Sud (Mali). Il s’est agi pour les auteurs de cet ouvrage collectif d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes. De cette analyse, il se dégage que la politique communale actuellement au Sahel vit des difficultés, notamment la crise sécuritaire. Mais au-delà de ces difficultés, les élus locaux s’acquittent tant bien que mal de leurs obligations, en faisant en sorte de créer un sentiment d’appartenance locale. L’ouvrage en question comporte 12 études de cas et la plupart de chapitres ont été écrits en tandem entre chercheurs senior et junior dans un esprit collaboratif et engagé.

Etant le fruit d’un travail collectif dans le sens profond du terme, cet ouvrage propose une analyse ethnographique comparative dans des communes sahéliennes, notamment celles du Burkina Faso, du Mali et du Niger. A travers des études de cas basées sur l’enquête de terrain ethnographique, le point de départ était d’analyser la démocratie locale telle qu’elle est pratiquée au niveau municipal. En effet, c’est dans les communes que les plans de développement sont appliqués et c’est le lieu où les politiques publiques prennent corps dans la vie quotidienne des citoyens. C’est dans les communes que la réalisation d’infrastructures et la mise en œuvre d’actions de développement se concrétisent. C’est dans les communes que la forme et la substance de la démocratie se confrontent.

L’ouvrage sur la démocratie par le bas et la politique municipale voudrait contribuer à l’analyse anthropologique comparative sur la base d’une dizaine, voire même presque 20 années d’observation des pratiques de décentralisation dans les différentes communes sahéliennes. Les études de cas sont certes situées dans trois pays spécifiques (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) où les recherches de terrain ont eu lieu, mais les problèmes posés et les thématiques étayées sont pertinents même au-delà de ces pays. Aussi, cet ouvrage se veut une contribution aux études anthropologiques sur la décentralisation afin d’observer la commune à la fois comme entité d’analyse et comme institution locale nouvelle. Promue comme une réforme politico-administrative fondamentale pour la démocratisation, voire même la refondation de l’État, la désormais décentralisation démocratique des années 1990 a suscité beaucoup d’espoirs aussi bien parmi les acteurs politiques que les acteurs de la société civile et les bailleurs de fonds internationaux. Souvent l’espoir était tel que la décentralisation était devenue une panacée du développement. Nombreuses études furent entamées pour réfléchir sur la mise en œuvre de la décentralisation et sa capacité à mobiliser les institutions et les ressources et, bien évidemment, les citoyens. Certaines études ont été faites sur la politique locale ainsi que la mise en œuvre politique, institutionnelle et administrative de la décentralisation, d’autres se sont focalisées sur l’espace public local avec des nouvelles revendications identitaires ainsi que des initiatives pour le développement. Ce qui réunit ces différentes études est une sorte d’ethnographie municipale dans laquelle les intérêts divers et les acteurs hétérogènes interagissent et se confrontent, s’exprimant sur la base d’origine familiale, d’accès aux ressources et d’institutions anciennes. Il y a aussi des études sur les violences et les frustrations politiques qui coexistent, tant bien que mal, avec les discours et les rhétoriques d’être ensemble, d’un co-devenir comme « frères et sœurs ». Au Mali, toute une génération de jeunes anthropologues s’est investie dans des études sur la décentralisation, sous la direction de chercheurs tels que Yaouaga Félix Koné, Bréhima Kassibo et Bréhima Bérigdogo, pour des mémoires de DEA et des thèses de doctorat. De nos jours la décentralisation est, pour de nombreux acteurs, une désillusion, une réforme en panne, dans laquelle notamment les communes rurales sont dans une précarité prégnante.

L’objectif de cet ouvrage est d’analyser la démocratie telle qu’elle est pratiquée dans des communes burkinabè, maliennes et nigériennes. Pour ce faire on propose une entrée « par le bas » pour mener une réflexion plus large sur la démocratie et les notions telles que la culture démocratique et le développement local. Il s’agit avant tout des études de cas, parfois liées à un mémoire de DEA ou une thèse de doctorat, mais toujours avec un regard soutenu sur les mécanismes locaux de démocratie pratiquée dans ou autour des communes. Les auteurs sont des chercheurs seniors et des chercheurs juniors ayant mené eux-mêmes des enquêtes de terrain dans des communes spécifiques. Cette composition de chercheurs juniors et seniors s’inscrit dans une tentative de combiner l’enquête de terrain avec une conceptualisation théorique et méthodologique autour de la démocratie locale. L’ouvrage fait suite à un atelier organisé au centre de recherche Point Sud de Bamako, intitulé « Partis politiques, opposition socio-politique et démocratie ‘par le bas’ en municipalités ouest-africaines », 18–19 mars 2014. Au cours de cette rencontre scientifique sous-régionale on a cherché à poser les problèmes méthodologiques et thématiques liés à des recherches ethnographiques dans les communes burkinabè, maliennes et nigériennes, ce qu’on est appelé ici « l’ethnographie municipale ». L’idée était d’explorer les potentialités d’une anthropologie politique axée sur la démocratie municipale et, en même temps, d’encadrer les jeunes anthropologues burkinabè, maliens et nigériens sur l’ethnographie municipale. Dans ce chapitre introductif, je voudrais jeter les bases méthodologiques d’une ethnographie municipale dans laquelle la commune est à la fois l’objet d’étude et l’unité d’analyse. La commune est une arène, un espace public, une représentation culturelle, une institution nouvelle et un enjeu. Elle représente des ressources locales, des appartenances culturelles et des enjeux identitaires. Elle est « le retour à la maison » en même temps qu’elle est une nouvelle création de l’État des pays sahéliens et ailleurs. La commune est également traitée de tous les noms ; elle est la cible des ragots et des revendications, des mobilisations et des manquements, des développements et des détournements. En somme, la commune et ses représentants, notamment le maire et le bureau communal, sont des boucs émissaires par excellence. Pourtant, la démarche anthropologique est non-normative et le souci est de comprendre les pratiques quotidiennes et les enjeux politiques, économiques et culturels des communes étudiées. (tiré et en partie modifié de l’"Introduction" de Sten Hagberg)

Contributeurs : Sidi Barry, Fatoumata Camara, Marie Deridder, Siaka Gnessi, Sten Hagberg, Ludovic O. Kibora, Bintou Koné, Yaouaga Félix Koné, Gabriella Körling, Mohamed Moussa, Moussa Sissoko, Almamy Sylla et N’gna Traoré.

Ouvrage : Hagberg, Sten / Kibora, Ludovic O. / Körling Gabriella (sous la direction de) 2019. Démocratie par le bas et politique municipale au Sahel. Uppsala Papers in Africa Studies 4. Uppsala : Université d'Uppsala.

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Scolarisation des enfants à Ouagadougou
Bonjour Svp, je souhaite savoir comment faire pour inscrire mes deux petits enfants au niveau de Ouagadougou? Je serai en expatriation à Ouagadougou à partir de la semaine prochaine, et je ne sais pas si je vais trouver des places au niveau des écoles primaires sur places (je préfère la mission française). Le premier sera en CM1 et le second en Grande Section.
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Formalités pour le Burkina Faso
Bonjour Je souhaiterai connaître les formalités pour aller au burkina, notamment au sujet du visa Où le prendre? A quel prix environ? Y a t il des vaccinations obligatoires à effectuer avant le depart? En cas de transit par le Maric, par exemple, y a t il un surplus de formalités a accomplir? En vous remerciant
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Bus de Ségou (Mali) à Bobo-Dioulasso via Banfora et Mangodara
Bonjour à tous

En déplacement humanitaire , enfants-primavera.org ; je dois me rendre de Segou au Mali a Mangodara Burkina Faso en passant par Bobo et ou Banfora Cela vers le 15 février , je cherche des informations de tarif , régularité des bus, passage a la frontière. Lieu pour dormir a Bobo ou Banfora Merci
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Nazinga au départ de Ouagadougou en juillet (avec enfants)
Bonjour à toutes et tous ! Nous prévoyons (couple + 2 enfants de 11 et 9 ans) un périple de 5 ou 6 jours au départ de Ouagadougou en juillet pour visiter Tîébélé et alentours et pourquoi pas le parc de Nazinga. Nous disposerons d'un 4x4 avec un chauffeur aguerri. Qui peut me donner des infos sur les choses à voir autour de Tiébélé, les hotels et leur niveau d'équipement (photos ?)? Le parc animalier est il accessible en juillet et y voit on alors bien les animaux ? J'ai lu dans Tripadvisor qu'il y avait un hôtel à l'intérieur du parc ?? Infos ? Qui a testé ? Je compte sur chacune ou chacun de vous pour vos infos et avis qui nous permettrons de découvrir ces lieux ou d'autres si vous avez des suggestions. Merci ++++ par avance ! Bonne et heureuse année remplie de voyages !
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Voir des éléphants et partage de 4x4 au Burkina Faso, du 19 décembre au 2 janvier
Bonjour, Avec une amie nous partons au Burkina du 19 décembre au 2 Janvier. Quelqu'un sait-il s'il y a de bonnes chances de voir des éléphants à Boromo?? J'en ai vu à Nazinga en 2014 mais il semble qu'il y en ait près de la rivière Mouhoun à Boromo. Si tel n'est pas le cas, nous cherchons des gens qui seraient partants pour partager les frais d'un 4*4 pour aller à Nazinga. Merci pour vos réponses! ;-)
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Voyage à moto 3 mois Burkina Faso - Togo - Bénin
Bonjour la communauté! Mon compagnon et moi même comptons partir pour 3 mois en novembre au burkina togo et benin (un mois par pays cela semble t il correct?) Nous aimerions acheter une 125cc en arrivant, savez vous si nous pouvons traverser facilement les frontières avec une moto achetée au burkina? Des conseils pour l'achat ? Nous pouvons aussi nous rendre au nord togo pour l'acheter si c'est plus simple. Concernant les plages, j'ai entendu dire que c'est assez dangereux au togo à cause des courants, est ce exact? Pour avoir pas mal bourlingué dans l'ouest de l'australie j'imagine que ce n'est pas pire! Est ce différent au Benin? Nous sommes preneurs de tous conseils et coups de coeur pour ces 3 pays :) Merci d'avance pour votre aide!
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