Bonjour à tous,
J'envisage de partir au Guatemala hors agence de tourisme en novembre-décembre 2012, mais j'ai vu qu'il y a eu des agressions récemment d'étrangers sur les sites touristiques et que le ministere des affaires étrangères déconseille de s'y rendre. Quelqu'un a-t-il été au Guatemala récemment pour me dire le sentiment sur place?
Merci beaucoup!
INTRO
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.
L'un des lavoirs publics municipaux




Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux



Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Carnet de voyage: Guatemala
J'écris ce carnet de voyage après avoir séjourné 9 mois au Guatemala. J'y resterai encore 3 mois, mais, touristiquement parlant, je ne pense pas visiter beaucoup de nouveaux lieux, peut-être quelques ascensions de volcans, rien d'autre au programme.
Pour me faciliter la vie, je donnerai les prix en quetzal (Q) ou en dollar. Le 6 janvier 08, 1 CHF = 6.9 Q et 1 € = 11.2Q. Pour les hôtels ou les bus, "pd" veut dire "pour deux" et "pp" "par personne", vu que parfois les prix pd sont plus attractifs, et que j'ai eu la chance de voyager avec mon épouse durant 2 semaines.
Les distributeurs automatiques des Banco Industrial acceptent toutes les cartes, même ma carte de débit Maestro, c'est dire! A Antigua, les distributeurs du Banco de America, proche du parc central, font de même.
Arrivée au Guatemala
Lorsqu'on arrive à Guatemala City (Guate), à l'aéroport Aurora (qui est en pleine rénovation, mais la plus grosse partie des travaux est finie), on a plusieurs options pour se rendre vers sa première destination. Je parlerai d'abord des transports confortables (mais un peu plus cher). Si on va a Antigua, en général un shuttle (minibus) sera disponible jusqu'à tard (23h) et il vous coûtera 10 US$ pp. Le trajet dure environ une heure, si la circulation est fluide. Pour tout autre trajet, que ce soit vers un hôtel ou une gare routière, il faut prendre un taxi. En général, les taxis qui se trouvent à l'aéroport sont sûrs, le seul problème est qu'aucun n'a de taximètre, donc le prix sera un peu à la tête du client. Dans tous les cas un trajet vers le centre ne devrait pas vous coûter plus de 50Q. Maintenant, si vous voulez un taxi réputé, et équipé de taximètre, il faudra faire appel à un "taxi amarillo" (tout jaune) ou "taxi verde" (vert). On les reconnaît, en plus de la couleur, au panneau publicitaire rectangulaire qu'ils ont sur le toit, et au nom de la compagnie sur la porte. Ce sont les meilleurs taxis, et les meilleurs marchés. Il y a deux manière d'en avoir un à l'aéroport. La première est de monter les escaliers jusqu'à la zone de départ, et d'attendre qu'il y en ait un qui passe. La deuxième est d'appeler la centrale au 23321515 (mais il faut maîtriser l'espagnol).
Une fois dans votre taxi, vous vous rendrez à votre hôtel, ou à une gare routière. Si vous allez à Quetzaltenango, je recommande de prendre le bus de la compagnie Alamo. (Adresse à Guate: 12 Av. "A" 0-65, Zona 7). Il y a environ un bus chaque 2 heures, et ça coûte 50Q pp. Le trajet dure, dans le meilleur des cas, 4h. Mais attendez vous à 5, voire 6h de trajet si vous circulez durant la journée, étant donné qu'un large tronçon de la route Guate-Xela est en phase d'agrandissement, et les travaux vont durer encore une bonne année (au moins). Les autres compagnies qui vont à Xela sont: Linea Dorada et Fuente del Norte.
Vous pouvez également prendre ce bus si vous allez vers le lac d'Atitlan. Demandez juste au chauffeur de vous laissez à "Los Encuentros" (un croisement), et de là, prenez un bus (deuxième classe) vers Sololá ou Panajachel. Pour un service de première classe jusqu'à Atitlan, il faut passer par une agence de voyage, qu'on trouve en quantité plus que suffisante à Antigua, Xela, Flores ou n'importe quel autre lieu touristique. Par contre je n'en connais aucune à Guate. Si vraiment vous tenez à un shuttle, vous pouvez faire appel à Adrenalina Tour (5308-1489) ou Plus Travel Agency (5532-3274), qui ont un service porte à porte.
Si vous allez vers Flores et Tikal, demandez qu'on vous amène à Linea Dorada (plus cher) ou Fuente del Norte. Pour Coban, je me souviens malheureusement plus du nom. Pour Puerto Barrios et Rio Dulce, c'est Litegua.
Si vous recherchez le minimum de confort, les prix les plus bas et les pires chauffeurs, prenez un bus de deuxième classe. On ne devrait pas prendre ce type de bus pour les voyages supérieurs à 2 heures, mais bon, chacun ses goûts. Comme je ne les prends presque jamais depuis Guatemala, je ne pas trop vous dire où il faut aller, sauf que beaucoup de bus partent de la zone qui s'appelle "Trebol", qui est une zone de la capitale que j'éviterais. Mieux vaut prendre un taxi et lui dire de vous laisser à la station-essence shell proche des bus Alamo. Sur cette avenue énorme passent tous les bus deuxième classe qui vont vers l'ouest: Antigua, Chimaltenango, Encuentros, Panajachel, Xela, San Marcos, Huehuetenango, Quiché, ... L'embarras du choix. Pour vous donner une idée, le trajet Guate-Xela coûte 30Q, et l'avantage, vu que les chauffeurs ne respectent rien, c'est que vous allez dépasser tous les bouchons, à gauche ou à droite. Par contre ne vous plaignez pas si vous êtes 3 sur un siège :)
Guatemala City
Il y a peut-être pleins de trucs à voir dans cette ville, mais dans tous les cas personne ne s'y attarde. Ayant subi une attaque à main armée peu après mon arrivée (au crépuscule dans une rue peu fréquentée), j'essaie d'y passer le moins de temps possible chaque fois que je dois m'y rendre. Je vais toujours à l'hôtel Spring (8 Av. 12-65 Zona 1), un hôtel sympa et pas trop cher (130Q pp, 210Q pd). Pour un bon petit-déj', aller à la Panaderia San Martin (Zona 10), en face on trouve le Tre Fratelli, un bon resto italien. En général dans cette zone on trouve de quoi manger, acheter et sortir, et c'est assez sûr.
Quetzaltenango
Quetzaltenango, ou Xela (abréviation de Xelajú) est la plus grande ville de l'Altiplano. C'est une ville tranquille, idéal pour apprendre l'espagnol ou travailler comme volontaire. Si cette deuxième option vous tente, rendez-vous à Entremundos, une ONG qui possède une banque de donnée de toutes les possibilités de volontariat. Dans les cafés du centre, vous pourrez trouvez une carte de Xela gratuite. Je ne vais pas commencer à décrire tous les hôtel et restos de Xela, les guides touristiques le font mieux, je vais simplement recommander deux-trois trucs à faire à Xela et dans les environs.
A Xela: le terminal de bus deuxième classe de Xela s'appelle "Minerva" et se trouve à l'ouest, proche d'un grand centre commercial qui s'appelle "Pradera Xela" ou tout simplement "La Pradera". Vous y trouverez aussi des cinémas. Les bus du terminal partent pour tous les villages des environs, mais aussi pour des villes comme San Marcos, Coatepeque, Mazatenango, Guate, Huehuetenango. Pour les amateurs de cuisine suisse: le resto "Panorama", au sud, à flanc de colline, sert de la fondue, du Berner Röschti, et... du vin chaud! Un hôtel bon marché avec salle de bain? La pension Andina (50Q pp), proche du centre.
Pour ceux qui aiment la marche, sachez que des agences (par exemple Quetzaltrekkers) proposent des randonnées de plusieurs jours comme Nebaj-Todos Santos ou Xela-Atitlan.
Volcan Santa Maria.
Xela est dominé par l'imposant volcan Santa Maria (3772 m). L'ascension de ce volcan s'effectue en 2-4 heures et ne présente pas de difficultés particulières (le chemin vient d'être refait). On peut y aller avec une agence, mais tout seul c'est facile: il faut aller jusqu'à l'église Calvario de Xela, et de là prendre un bus (3Q) qui va vers "llanos del Pinal". Restez dans le bus jusqu'au moment où il effectue un virage à angle droit vers la gauche (il y a une échoppe "tienda 4 caminos" je crois), un peu après une très longue ligne droite. Ensuite continuez à pied tout droit, vers le volcan. Le sentier est bien marqué. Après environ 30' de marche on atteint une bifurcation en Y, prendre à gauche (ça monte). Un peu après il y a un autre croisement, prendre à droite (il y a une petite cabane), ensuite impossible de se perdre. Du sommet, on a une vue magnifique sur beaucoup de choses, et en particulier le Santiaguito, un volcan actif en contrebas.
Zunil et Fuentes Georginas (FG).
Les FG est une piscine thermale à l'air libre. Pour y accéder, il faut prendre un bus jusqu'à Zunil (ca. 7Q), puis depuis la place du village, un pick-up (40Q) jusqu'aux FG. L'entrée aux sources coûte 20Q. Attention, il faudra aussi payer le pick-up au retour, sauf si on veut marcher (12 km jusqu'à Zunil). Cette route (Zunil-FG) est tranquille, je la fais souvent à vélo. Depuis les FG part un sentier qui mène au volcan Zunil. Je crois que le sentier a été réaménagé, mais je ne suis pas sûr. En tout cas la dernier fois que je m'y suis rendu, c'était plus une piste qu'un chemin. Prévoyez de partir assez tôt si vous envisagez cette ascension. Grosso modo voilà le topo: vous suivez le sentier marqué jusqu'à un replat. Là vous suivez la piste à plat sur environ 100 mètres, puis vous arrivez à des tubes en plastiques. De là, vous commencez à monter, et vous monter toujours, jusqu'à DEVOIR partir à plat sur la droite (et pas avant). Vous suivez le chemin jusqu'à un petite route, vous la traversez et le chemin continue. Ensuite c'est simple: vous montez encore et toujours, jusqu'à atteindre un autre chemin (mieux marqué) qui vous mènera au sommet du volcan Zunil. Je sais, ça a pas l'air facile, mais ça vaut la peine. Comptez 5 heures aller-retour.
Nouveau: l'agence Adrenalina Tours fait l'aller-retour aux FG pour 30Q (entrée aux FG non inclus). Départs à 8h et 14h, retour à 12h et 18h.
Volcan Tajumulco (4220 m).
Bon, c'est plus proche de San Marcos que de Xela, et toutes les agences vont vous le proposer, mais si vous voulez le faire en solo, ça se passe comme ça: prendre un bus jusqu'à San Marcos très tôt le matin (c'est mieux de dormir à San Marcos). De San Marcos, prendre un bus qui va vers Tajumulco (c'est aussi un village), Ixchiguan, Sibinal ou n'importe quel village de part là-bas. Vous allez arriver à un croisement (dites au chauffeur "cruce a Ixchiguan" si vous allez vers Tajumulco ou "cruce a Tajumulco" si vous allez vers Ixchiguan") qui se présente comme ça: la route goudronnée depuis San Marcos monte, monte, et une fois à ce croisement (environ à 2h de San Marcos) elle continue à plat vers la droite. Tout droit, ça descend fortement et c'est un chemin de terre. A gauche c'est une piste qui monte, et c'est là qu'il faut aller pour le volcan Tajumulco. Impossible de se perdre: le volcan est toujours en vue. Comptez environ 3-4 heures pour l'ascension.
Chichicastenango
Impossible de rater le marché de Chichi, le plus grand marché d'artisanat du Guatemala. Ce marché a lieu tous les jeudis et dimanches. On trouve dans ce marché très coloré un condensé de la culture maya de l'Altiplano, avec ses produits, ses gens et ses cérémonies. Pour se rendre à Chichi en shuttle depuis Xela, il faut débourser 20 US$, et depuis Panajachel, c'est 5 US$. Etant donné qu'on peut aller à Chichi et rentrer chez soi en une journée, je recommande de prendre un bus deuxième classe. Depuis Xela: n'importe quel bus qui va à Guate, et descendre à Los Encuentros. De Panajachel, n'importe quel bus pour Los Encuentros. Depuis Los Encuentros, prendre un bus ou un minibus pour Chichi (30').
Chicabal
La Laguna Chicabal est un lac formé dans un volcan éteint. C'est un sympathique but pour une randonnée à pied (20Q l'entrée sauf erreur). Prendre un bus depuis le terminal qui va vers Coatepeque (bus Xelaju), et dire au chauffeur de vous laisser à l'entrée de la route pour la Laguna Chicabal. Si vous ne parlez pas espagnol, asseyez-vous proche d'une fenêtre du côté gauche et scrutez les panneaux. Celui qui indique la Laguna Chicabal est relativement grand.
Parc d'attraction Xocomil-Xetulul
Si vous voulez vous amusez dans un petit parc d'attraction sympa, allez à Xocomil (parc aquatique) ou Xetulul (montagnes russes, ...). Les deux sont à côté, et l'entrée coûte 75Q pour Xocomil et 120Q pour Xetulul (sauf erreur encore...). Pour y aller, prendre un bus à destination de Retalhuleu (ou Reu), et demandez au chauffeur de vous laisser à Xetulul (ou à l'IRTRA).
Huehuetenango, Todos Santos et les Cuchumatanes
La Sierra de los Cuchumatanes est la chaîne de montagne située au nord de la Sierra Madre. Ce n'est pas une région volcanique, mais plutôt un haut plateau. Ceux qui aiment les grandes étendues (pas trop vierges) ne manqueront pas de s'y rendre. Le village le plus connu de cette région est Todos Santos, un petit village sans grand intérêt sauf le 1 novembre, où une grande fête a lieu. Dans tous les cas, on peut y aller pour voir les costumes typiques que portent tous les hommes, pour acheter un sac à main magnifiquement tissé ou pour prendre des photos d'un paysage alpin. Pour accéder à Todos Santos, il faut prendre un bus pour Huehuetenango, puis un bus pour Todos Santos. Un shuttle pour Huehue coûte 15 US$. On peut aussi se balader à cheval dans les Cuchumatanes, avec Unicornio Azul (plus d'infos sur internet).
Antigua
Tout le monde va à Antigua, et franchement, je ne vois pas pourquoi. C'est une ville coloniale, jolie certes, mais sans plus. Par contre si vous y allez durant Semana Santa (Pâques), là oui, ça vaut le détour. Bon, je ne vais pas vous déconseiller d'aller à Antigua, car cette ville possède plusieurs avantages. Premièrement, mieux vaut commencer à organiser son voyage là plutôt qu'à Guate. C'est plus tranquille. Deuxièmement, on trouve toutes les agences de voyages dont on a besoin, et en particulier l'agence Plus (6a calle Poniente No. 19). Cette agence sérieuse, basée à Antigua et Panajachel, a des tarifs défiant toute concurrence. Petit exemple: je cherchais un shuttle Pana-Coban, et le prix moyen oscillant autour de 40 US$. L'agence Plus propose ce trajet pour 18 US$! Elle dessert en tout un trentaine de destinations, au Guatemala et dans toute l'Amérique centrale, et au Mexique. A part ça, Antigua est une bonne base pour l'ascension de plusieurs volcans (Acatenango, Agua), dont le fameux Pacaya, un volcan actif. Oui oui, vous pourrez voir de la lave, et ça coûte dans les 10 US$.
Et maintenant, mes vacances de Noël: Atitlan, Coban, Tikal, Livingston!
Tout ce que j'ai écrit plus haut, je l'ai fait tout au long de mes 9 mois au Guatemala. Ce qui suit sont mes vacances de Noël avec mon épouse, entre le 22 décembre et le 4 janvier.
22 décembre: départ de Xela pour Panajachel
Nous sommes partis le samedi 22 pour Pana, mais avec un "petit" détour par Guate pour laisser chez un ami les valises que Diana n'allait pas utiliser pour notre voyage. Un conseil: si vous voulez éviter 7h de route, prenez soit le bus de 4h30, soit ceux qui partent après 15h. On a pris celui de 4h30, on est arrivé à Guate vers 9h, et vers 13h on a pris un bus deuxième classe pour Los Encuentros. De là, un autre bus pour Sololá, et enfin un dernier bus pour Pana. Asseyez-vous à droite pour profiter de la vue lorsque le bus amorce la descente vers le lac. Pana est la ville la plus touristique du Lago Atitlan. La rue principale, la calle Santander, est bordée sur toute sa longueur d'échoppes, de bars, restos, hôtels, ... Là, comme dans toutes les zones touristiques du Guatemala (sauf Xela peut-être), vous serez abordés par des jeunes qui vous proposeront, dans l'ordre, une barque pour une autre village du lac, un hôtel, de la ganja (cannabis). Ce ne sont pas forcément des arnaqueurs. Demandez-leur le prix de l'hôtel qu'ils proposent, ou demandez-leur de vous indiquez un hôtel pas cher, rien ne vous empêche d'aller voir si ça vous plaît. Si vous trouvez quelque chose, laissez-leur 5Q, ils seront contents. Le meilleur de Pana, c'est la vue sur les 3 volcans (Toliman, Atitlan et San Pedro). Nous avons passé la nuit dans un hôtel qu'un rabatteur nous a conseillé, à 150Q pd, avec salle de bain et télé. Nous avons acheté quelques trucs à Pana, Diana est très forte pour marchander :)
23 décembre: San Marcos la Laguna
Nous avons pris une lancha pour San Marcos la Laguna (20Q) dimanche vers midi. Une info en passant: les lanchas (barques) circulent jusque vers 19h, mais essayez de la prendre avant. Une fois arrivés, un rabatteur nous a indiqué un "hôtel" sympa et bon marché (80Q pd, sans salle de bain). San Marcos est réputé être un lieu ésotérique, avec une quantité impressionnante de centres de méditation, de yoga, de thérapies en tous genres, de massages, ... Bref, tout ce qu'il faut pour être en paix avec soi-même. Le bon plan de San Marcos, c'est d'y arriver le dimanche et d'aller souper au restaurant El Quetzal, où chaque dimanche un vrai haut-valaisan (d'Erschmatt) sert une vrai raclette (dont le fromage provient de la fabrique Xelac, qui a été fondée par des suisses il y a plusieurs années). Pour moi, ce fût la bonne surprise de la journée :)
24 décembre: San Pedro la Laguna
Nous sommes allés passer le réveillon à San Pedro, un village sympa au pied du volcan du même nom. Pour l'ascension du volcan, adressez-vous à l'agence Bigfoot (100Q, 3-4 heures). Nuit spéciale oblige, nous avons choisi le meilleur hôtel de San Pedro: le Mikaso (50 US$ pd). San Pedro est beaucoup moins touristique que Pana, mais possède toute de même de nombreux sites pour sortir ou bien manger, le tout dans un dédale de petites ruelles. Pour un hôtel très bon marché, choisissez le Villa del Lago, au bout de la rue à gauche en venant depuis l'embarcadère central.
25 décembre: San Marcos la Laguna
Nous sommes retournés à San Marcos le jour de Noël parce que Diana devait recevoir un traitement (massage) de la part de notre ami haut-valaisan. Nous avons passé la nuit à l'hôtel El Quetzal (80Q pd, sans salle de bain).
26 décembre: voyage vers Coban
Le matin du 26, nous nous sommes rendus à Pana, pour prendre le shuttle que nous avions réservé pour Coban (18 US$ pp). Avec cette agence, les prix sont bas, mais il ne faut pas non plus espérer du porte à porte. On a donc pris un shuttle jusqu'à Antigua, on y est resté 20' le temps que ceux qui y restaient descendent et que les nouveaux montent. D'Antigua on est allé jusqu'à un terminal de bus de Guate, là le chauffeur nous a acheté les billets, et on a fait le trajet Guate-Coban dans un grand bus. Petite parenthèse: bien sûr, tous les trajets dont je parle peuvent se faire avec des bus deuxième classe, mais s'il y a bien un truc que je veux éviter quand je suis en vacances, c'est de me prendre la tête. Les shuttles, c'est certes un peu plus cher, mais c'est plus confortable, et on ne se soucie de rien. Après un assez long voyage (départ de Pana à 10h30), nous sommes finalement arrivés à Coban vers 19h. Là, un guide touristique nous a indiqué l'hôtel la Paz (75Q pd, AVEC sdb!!, mais pas de télé :)
27 décembre: Coban
Comme j'avais quelques problèmes avec ma carte de débit, nous ne sommes pas partis immédiatement pour Lanquin et Semuc-Champey, mais nous en avons profité pour visiter Coban, son église au sommet d'escaliers, son parc naturel, son jardin d'orchidées, où nous avons pu voir la fameuse Monja Blanca, fleur national du Guatemala. Le soir, nous sommes allés manger à La Posada, et je me suis gavé de gnocchi au roquefort! Wow, ça faisait longtemps que je n'avais pas mangé quelque chose d'aussi bon!! Une fois mes problèmes financiers réglés (merci à mes parents), nous avons réservé un tour pour le lendemain pour voir LES deux sites à voir proche de Coban: les grottes de Lanquin et les bassins de Semuc-Champey. L'agence (unique) à Coban qui organise tours et shuttle s'appelle Maya'ch. Impossible de la rater, ses guides viendront à vous :) Le tour d'une journée, petit-déj' et repas de midi inclus, coûte 290Q pp. L'agence est très bien organisée et sérieuse. Nous en avons aussi profité pour acheter un billet dans un shuttle à destination de Flores pour le surlendemain (130Q pp).
28 décembre: Lanquin et Semuc-Champey
Le bus vient nous chercher à l'hôtel à 6h30, et en route pour le petit déj'. Ensuite, direction les grottes de Lanquin. Les 400 premiers mètres sont éclairés, ensuite ceux qui ont un lampe peuvent continuer sur 50 mètres. La région est magnifique. Petite parenthèse: au sud de Coban on trouve le Biotopo del Quetzal, une réserve naturelle dans laquelle vous ne verrez aucun quetzal. D'ailleurs le guide m'a dit qu'il valait mieux se promener dans le parc national de Coban. Si vous voulez vraiment voir un quetzal, il faut faire appel à l'agence EcoQuetzal de Coban, qui vous mènera durant 3 jours à pied dans les montagnes. Là oui, vous pourrez admirer ce splendide animal. Fin de la parenthèse. Après 1h30 passées dans les grottes, nous sommes allés à Semuc-Champey, un site naturel d'une rare beauté où l'on peut se baigner. Semuc-Champey signifie "là où la rivière entre dans la terre", et en effet, la rivière entre dans une cavité de la roche calcaire en amont des bassins et ressort une centaine de mètres plus loin. Les bassins sont formés par l'eau de pluie qui ruisselle à flanc de montagne pour former un site tout à fait splendide et prodigieux. Avec le guide, nous avons pu pénétrer sous ce pont naturel, à l'aide d'une échelle de corde. Ne manquez pas de monter au Mirador, pour prendre des photos aériennes qui feront baver d'envie tous vos amis. Retour à Coban vers 20h et dernière nuit à l'hôtel la Paz.
29 décembre: voyage vers Flores
Vers 10h, le shuttle passe nous prendre. Flores se situe dans le département du Petén, le plus grand et le moins peuplé du Guatemala. C'est le département de la jungle, des singes et des sites archéologiques. Le trajet vers Flores dure environ 5 heures. Si, comme moi, vous imaginez une route au beau milieu de la jungle, avec des arbres si hauts qu'ils forment un tunnel de verdure, et de loin en loin un petit village, préparez-vous à être déçus. Tout a été déforesté... A présent, il y a de grandes prairies où paissent des vaches, ou alors des cultures. De loin en loin, un grand arbre épargné par les hommes laisse imaginer à quoi ressemblait cette partie du monde... avant. Flores est une petite ville très sympa sur une île, reliée à la terre par un pont d'une centaine de mètres de long. C'est aussi et surtout la base arrière pour préparer une expédition à Tikal ou n'importe quel autre site archéologique. De fait, le terme "expédition" ne s'applique pas à Tikal, qui jouit de tout le confort nécessaire. Par contre les plus aventureux se rendront avec plaisir à El Mirador, la plus haute pyramide du monde maya, à 3 jours de marche. Nous avons logé à l'hôtel Mirador del Lago (120Q pd avec salle de bain), et nous avons eu la chance d'avoir l'unique chambre de cette étage avec vue sur le lac Peten-Itza. Un aller-retour pour Tikal coûte 60Q. Un tour "lever de soleil" coûte 230Q, trajet, entrée et guide inclus, avec le risque de ne rien voir à cause de la brume, fréquente en fin d'année.
30 décembre: Flores
Comme nous avions prévu de passer le Nouvel An dans l'un des 3 hôtels qui se trouvent dans le site de Tikal, nous sommes restés tranquillement à Flores le 30. Nous en avons profité pour nous balader, acheter des souvenirs, prendre des photos et manger des glaces :) Nous avons aussi acheter notre billet pour Tikal ainsi que notre billet de bus pour Rio Dulce (90Q pp) le 1er, à 22h. Arrivée à 2h... comme c'est le 1er, il n'y avait pas de bus dans la journée.
31 décembre: Tikal
Nous sommes partis à 6h, et après 40' de route avons atteint le parc de Tikal. Nous avons laissé nos affaires à l'hôtel Tikal Inn (100 US$ pd, souper et petit déj' inclus, mauvais service, mauvais personnel, je déconseille, c'est bien parce que c'était le 31...). Nous nous sommes joints à un guide, pour mieux profiter de Tikal, et ça vaut vraiment la peine. Les guides sont très compétents (150Q pp pour 5 heures). L'entrée à Tikal coûte 150Q pour les étrangers et 25Q pour les locaux, c'est du foutage de gueule... Payer le double, voire le triple, passe encore, mais 6 fois plus, non. A part ça, le site vaut la peine. C'est immense, et très bien conservé. On peut grimper sur 3 ou 4 pyramides, et on passe beaucoup de temps à marcher dans la jungle, où on peut voir des singes et une foule d'oiseaux (toucans, perroquets, ...). Le parc est ouvert de 6h à 18h, mais avec un guide ou de la poudre aux yeux, il est possible de rentrer plus tôt. Le soir, nous avons mangé à l'hôtel, qui n'avait absolument rien prévu de spécial pour le réveillon, même pas une petite coupe de champagne, quels pauvres... Dans tous les cas, nous avons passé le réveillon avec 3 amies mexicaines que nous avons rencontrés à Coban. Bonne année!
1 janvier
Si on reste dormir dans le parc, l'idée est au moins de voir le lever du soleil. Deux problèmes: il faut payer l'entrée et un guide, et je n'avais envie de payer ni l'un ni l'autre. Ni l'entrée parce que j'avais déjà tout vu le jour avant et que je ne voulais que voir le lever du soleil. Ni le guide parce que je savais exactement où aller, même s'il faisait encore nuit. Je me suis donc rendu vers l'entrée comme un grand (tout seul, Diana m'a dit: "de toute façon il y aura du brouillard"), muni de ma lampe de poche, et vu l'heure (5h30), le bureau des billets était encore fermé. Va bien je me suis dit, je rentre gratos. Sauf qu'il y a un deuxième poste de contrôle impossible à éviter, sauf si on prend le risque de passer par la jungle. Au deuxième poste, 3 agents. Mer...zut! L'un deux s'avance et me dit: "ton billet". Alors j'entre dans le rôle du touriste qui comprend que dalle à l'espagnol: "no ticket, no ticket". Il me fait: "il faut acheter ton billet au bureau". Je réponds: "only one photo, only sunrise photo". Alors il discute avec ses collègues, semble avoir pitié et me laisse entrer!! Ok, le plus dur est fait. Je vais de bon pas vers le Templo IV, le plus haut de Tikal, et je vois deux choses: une foule de touriste qui tire la gueule sur ma gauche, un brouillard super dense sur ma droite... Tant pis. J'attends quand même et quand le soleil se lève, on ne voit rien du tout, seulement que tout devient plus clair. Je redescends et profite de l'heure matinale pour escalader un temple qu'on a en principe pas le droit d'escalader, puis rentre à l'hôtel. Nous rentrons vers midi à Flores, et tuons le temps avant de prendre le bus pour Rio Dulce à 22h. Nous allons souper avec nos amies mexicaines, et avons droit à un concert d'un groupe garifuna, l'ethnie de la côte caraïbe du Guatemala, là où nous allons le lendemain :) A 22h, nous partons.
2 janvier: Rio Dulce et Livingston
Heureusement que Diana a entendu le chauffeur crier "Rio Dulce", parce que moi j'étais en train de dormir. Nous descendons du bus, il est 1h30 du matin, et nous nous rendons vers l'hôtel Backpackers (120Q pd, avec salle de bain), où j'avais réservé une chambre au préalable. En 5' nous y sommes, et nous allons dormir. Rio Dulce est une petite bourgade, à l'extrémité nord-est du lac Izabal. Il n'y a pas grand chose à voir, si ce n'est le château Felipe. La plupart des voyageurs se rendent de là vers Livingston en barque, vu que le fleuve Rio Dulce continue jusqu'à cette ville, au bord de la mer des Caraïbes. Si vous voulez rentrer à Guate depuis Rio Dulce avec un bon bus, il faut prendre Linea Dorada ou Litegua. Cette dernière effectue seulement 2 trajets par jour vers la capitale, alors que depuis Puerto Barrios il y a un bus chaque heure. Le trajet en barque Rio Dulce-Livingston coûte 100Q pp ou 160Q aller-retour. Le trajet Livingston-Puerto Barrios coûte 30Q pp. Nous avons donc pris un aller simple, et après un petit détour pour nous permettre d'admirer le Castillo Felipe, notre lancha (barque) s'en est allée vers Livingston (1h15 de voyage). Parlons un peu météo. Jusqu'au 2 janvier, nous n'avons eu que du beau temps. Soleil, soleil et encore soleil, avec certes parfois deux trois nuages. Par contre le 2 janvier, une masse d'air froide est entrée dans le pays et les températures ont chuté dans tout le Guatemala, avec pluie et vent. C'est donc par un temps pourri que nous sommes arrivés à Livingston, un petite ville sympa qui doit l'être encore plus s'il fait beau et chaud. La pluie ne motivant guère à sortir, nous sommes resté à l'hôtel (le nom m'échappe, mais c'est dans le centre, 160Q pd, salle de bain). Livingston est le berceau de la culture garifuna, une ethnie descendant d'esclaves africains, avec leur dialecte, leur musique, leur ganja :) Si vous voulez aller au Bélize, et que vous êtes suisses, attention: il vous faut un visa (eh oui...). Ça coûte 50 US$, aucune idée si on peut l'avoir depuis la Suisse.
3 janvier: Puerto Barrios et retour à Guate
Nous prenons la lancha pour Puerto Barrios à 11h, et 30' plus tard nous arrivons à Puerto Barrios, une ville sans intérêt. Nous allons immédiatement au terminal de Litegua pour prendre un billet. Le bus part à 12h, et c'est un bus grand luxe, film, deux étages, repas (hamburger) et boisson inclus, tout ça pour seulement 90Q pp! 6 heures plus tard, nous sommes à Guatemala. Nous allons dormir à l'hôtel Spring (210Q pd, salle de bain).
4 janvier: c'est fini :(
Ma chérie rentre en Colombie le 4, et moi je retrouve mes Pénates. On se les gèle sur l'Altiplano :P
Pour plus de photos, voir mon blog: gregolombiano.over-blog.com, section "mes photos (2)". Mais pas avant mi-janvier.
Hasta la vista!
J'écris ce carnet de voyage après avoir séjourné 9 mois au Guatemala. J'y resterai encore 3 mois, mais, touristiquement parlant, je ne pense pas visiter beaucoup de nouveaux lieux, peut-être quelques ascensions de volcans, rien d'autre au programme.
Pour me faciliter la vie, je donnerai les prix en quetzal (Q) ou en dollar. Le 6 janvier 08, 1 CHF = 6.9 Q et 1 € = 11.2Q. Pour les hôtels ou les bus, "pd" veut dire "pour deux" et "pp" "par personne", vu que parfois les prix pd sont plus attractifs, et que j'ai eu la chance de voyager avec mon épouse durant 2 semaines.
Les distributeurs automatiques des Banco Industrial acceptent toutes les cartes, même ma carte de débit Maestro, c'est dire! A Antigua, les distributeurs du Banco de America, proche du parc central, font de même.
Arrivée au Guatemala
Lorsqu'on arrive à Guatemala City (Guate), à l'aéroport Aurora (qui est en pleine rénovation, mais la plus grosse partie des travaux est finie), on a plusieurs options pour se rendre vers sa première destination. Je parlerai d'abord des transports confortables (mais un peu plus cher). Si on va a Antigua, en général un shuttle (minibus) sera disponible jusqu'à tard (23h) et il vous coûtera 10 US$ pp. Le trajet dure environ une heure, si la circulation est fluide. Pour tout autre trajet, que ce soit vers un hôtel ou une gare routière, il faut prendre un taxi. En général, les taxis qui se trouvent à l'aéroport sont sûrs, le seul problème est qu'aucun n'a de taximètre, donc le prix sera un peu à la tête du client. Dans tous les cas un trajet vers le centre ne devrait pas vous coûter plus de 50Q. Maintenant, si vous voulez un taxi réputé, et équipé de taximètre, il faudra faire appel à un "taxi amarillo" (tout jaune) ou "taxi verde" (vert). On les reconnaît, en plus de la couleur, au panneau publicitaire rectangulaire qu'ils ont sur le toit, et au nom de la compagnie sur la porte. Ce sont les meilleurs taxis, et les meilleurs marchés. Il y a deux manière d'en avoir un à l'aéroport. La première est de monter les escaliers jusqu'à la zone de départ, et d'attendre qu'il y en ait un qui passe. La deuxième est d'appeler la centrale au 23321515 (mais il faut maîtriser l'espagnol).
Une fois dans votre taxi, vous vous rendrez à votre hôtel, ou à une gare routière. Si vous allez à Quetzaltenango, je recommande de prendre le bus de la compagnie Alamo. (Adresse à Guate: 12 Av. "A" 0-65, Zona 7). Il y a environ un bus chaque 2 heures, et ça coûte 50Q pp. Le trajet dure, dans le meilleur des cas, 4h. Mais attendez vous à 5, voire 6h de trajet si vous circulez durant la journée, étant donné qu'un large tronçon de la route Guate-Xela est en phase d'agrandissement, et les travaux vont durer encore une bonne année (au moins). Les autres compagnies qui vont à Xela sont: Linea Dorada et Fuente del Norte.
Vous pouvez également prendre ce bus si vous allez vers le lac d'Atitlan. Demandez juste au chauffeur de vous laissez à "Los Encuentros" (un croisement), et de là, prenez un bus (deuxième classe) vers Sololá ou Panajachel. Pour un service de première classe jusqu'à Atitlan, il faut passer par une agence de voyage, qu'on trouve en quantité plus que suffisante à Antigua, Xela, Flores ou n'importe quel autre lieu touristique. Par contre je n'en connais aucune à Guate. Si vraiment vous tenez à un shuttle, vous pouvez faire appel à Adrenalina Tour (5308-1489) ou Plus Travel Agency (5532-3274), qui ont un service porte à porte.
Si vous allez vers Flores et Tikal, demandez qu'on vous amène à Linea Dorada (plus cher) ou Fuente del Norte. Pour Coban, je me souviens malheureusement plus du nom. Pour Puerto Barrios et Rio Dulce, c'est Litegua.
Si vous recherchez le minimum de confort, les prix les plus bas et les pires chauffeurs, prenez un bus de deuxième classe. On ne devrait pas prendre ce type de bus pour les voyages supérieurs à 2 heures, mais bon, chacun ses goûts. Comme je ne les prends presque jamais depuis Guatemala, je ne pas trop vous dire où il faut aller, sauf que beaucoup de bus partent de la zone qui s'appelle "Trebol", qui est une zone de la capitale que j'éviterais. Mieux vaut prendre un taxi et lui dire de vous laisser à la station-essence shell proche des bus Alamo. Sur cette avenue énorme passent tous les bus deuxième classe qui vont vers l'ouest: Antigua, Chimaltenango, Encuentros, Panajachel, Xela, San Marcos, Huehuetenango, Quiché, ... L'embarras du choix. Pour vous donner une idée, le trajet Guate-Xela coûte 30Q, et l'avantage, vu que les chauffeurs ne respectent rien, c'est que vous allez dépasser tous les bouchons, à gauche ou à droite. Par contre ne vous plaignez pas si vous êtes 3 sur un siège :)
Guatemala City
Il y a peut-être pleins de trucs à voir dans cette ville, mais dans tous les cas personne ne s'y attarde. Ayant subi une attaque à main armée peu après mon arrivée (au crépuscule dans une rue peu fréquentée), j'essaie d'y passer le moins de temps possible chaque fois que je dois m'y rendre. Je vais toujours à l'hôtel Spring (8 Av. 12-65 Zona 1), un hôtel sympa et pas trop cher (130Q pp, 210Q pd). Pour un bon petit-déj', aller à la Panaderia San Martin (Zona 10), en face on trouve le Tre Fratelli, un bon resto italien. En général dans cette zone on trouve de quoi manger, acheter et sortir, et c'est assez sûr.
Quetzaltenango
Quetzaltenango, ou Xela (abréviation de Xelajú) est la plus grande ville de l'Altiplano. C'est une ville tranquille, idéal pour apprendre l'espagnol ou travailler comme volontaire. Si cette deuxième option vous tente, rendez-vous à Entremundos, une ONG qui possède une banque de donnée de toutes les possibilités de volontariat. Dans les cafés du centre, vous pourrez trouvez une carte de Xela gratuite. Je ne vais pas commencer à décrire tous les hôtel et restos de Xela, les guides touristiques le font mieux, je vais simplement recommander deux-trois trucs à faire à Xela et dans les environs.
A Xela: le terminal de bus deuxième classe de Xela s'appelle "Minerva" et se trouve à l'ouest, proche d'un grand centre commercial qui s'appelle "Pradera Xela" ou tout simplement "La Pradera". Vous y trouverez aussi des cinémas. Les bus du terminal partent pour tous les villages des environs, mais aussi pour des villes comme San Marcos, Coatepeque, Mazatenango, Guate, Huehuetenango. Pour les amateurs de cuisine suisse: le resto "Panorama", au sud, à flanc de colline, sert de la fondue, du Berner Röschti, et... du vin chaud! Un hôtel bon marché avec salle de bain? La pension Andina (50Q pp), proche du centre.
Pour ceux qui aiment la marche, sachez que des agences (par exemple Quetzaltrekkers) proposent des randonnées de plusieurs jours comme Nebaj-Todos Santos ou Xela-Atitlan.
Volcan Santa Maria.
Xela est dominé par l'imposant volcan Santa Maria (3772 m). L'ascension de ce volcan s'effectue en 2-4 heures et ne présente pas de difficultés particulières (le chemin vient d'être refait). On peut y aller avec une agence, mais tout seul c'est facile: il faut aller jusqu'à l'église Calvario de Xela, et de là prendre un bus (3Q) qui va vers "llanos del Pinal". Restez dans le bus jusqu'au moment où il effectue un virage à angle droit vers la gauche (il y a une échoppe "tienda 4 caminos" je crois), un peu après une très longue ligne droite. Ensuite continuez à pied tout droit, vers le volcan. Le sentier est bien marqué. Après environ 30' de marche on atteint une bifurcation en Y, prendre à gauche (ça monte). Un peu après il y a un autre croisement, prendre à droite (il y a une petite cabane), ensuite impossible de se perdre. Du sommet, on a une vue magnifique sur beaucoup de choses, et en particulier le Santiaguito, un volcan actif en contrebas.
Zunil et Fuentes Georginas (FG).
Les FG est une piscine thermale à l'air libre. Pour y accéder, il faut prendre un bus jusqu'à Zunil (ca. 7Q), puis depuis la place du village, un pick-up (40Q) jusqu'aux FG. L'entrée aux sources coûte 20Q. Attention, il faudra aussi payer le pick-up au retour, sauf si on veut marcher (12 km jusqu'à Zunil). Cette route (Zunil-FG) est tranquille, je la fais souvent à vélo. Depuis les FG part un sentier qui mène au volcan Zunil. Je crois que le sentier a été réaménagé, mais je ne suis pas sûr. En tout cas la dernier fois que je m'y suis rendu, c'était plus une piste qu'un chemin. Prévoyez de partir assez tôt si vous envisagez cette ascension. Grosso modo voilà le topo: vous suivez le sentier marqué jusqu'à un replat. Là vous suivez la piste à plat sur environ 100 mètres, puis vous arrivez à des tubes en plastiques. De là, vous commencez à monter, et vous monter toujours, jusqu'à DEVOIR partir à plat sur la droite (et pas avant). Vous suivez le chemin jusqu'à un petite route, vous la traversez et le chemin continue. Ensuite c'est simple: vous montez encore et toujours, jusqu'à atteindre un autre chemin (mieux marqué) qui vous mènera au sommet du volcan Zunil. Je sais, ça a pas l'air facile, mais ça vaut la peine. Comptez 5 heures aller-retour.
Nouveau: l'agence Adrenalina Tours fait l'aller-retour aux FG pour 30Q (entrée aux FG non inclus). Départs à 8h et 14h, retour à 12h et 18h.
Volcan Tajumulco (4220 m).
Bon, c'est plus proche de San Marcos que de Xela, et toutes les agences vont vous le proposer, mais si vous voulez le faire en solo, ça se passe comme ça: prendre un bus jusqu'à San Marcos très tôt le matin (c'est mieux de dormir à San Marcos). De San Marcos, prendre un bus qui va vers Tajumulco (c'est aussi un village), Ixchiguan, Sibinal ou n'importe quel village de part là-bas. Vous allez arriver à un croisement (dites au chauffeur "cruce a Ixchiguan" si vous allez vers Tajumulco ou "cruce a Tajumulco" si vous allez vers Ixchiguan") qui se présente comme ça: la route goudronnée depuis San Marcos monte, monte, et une fois à ce croisement (environ à 2h de San Marcos) elle continue à plat vers la droite. Tout droit, ça descend fortement et c'est un chemin de terre. A gauche c'est une piste qui monte, et c'est là qu'il faut aller pour le volcan Tajumulco. Impossible de se perdre: le volcan est toujours en vue. Comptez environ 3-4 heures pour l'ascension.
Chichicastenango
Impossible de rater le marché de Chichi, le plus grand marché d'artisanat du Guatemala. Ce marché a lieu tous les jeudis et dimanches. On trouve dans ce marché très coloré un condensé de la culture maya de l'Altiplano, avec ses produits, ses gens et ses cérémonies. Pour se rendre à Chichi en shuttle depuis Xela, il faut débourser 20 US$, et depuis Panajachel, c'est 5 US$. Etant donné qu'on peut aller à Chichi et rentrer chez soi en une journée, je recommande de prendre un bus deuxième classe. Depuis Xela: n'importe quel bus qui va à Guate, et descendre à Los Encuentros. De Panajachel, n'importe quel bus pour Los Encuentros. Depuis Los Encuentros, prendre un bus ou un minibus pour Chichi (30').
Chicabal
La Laguna Chicabal est un lac formé dans un volcan éteint. C'est un sympathique but pour une randonnée à pied (20Q l'entrée sauf erreur). Prendre un bus depuis le terminal qui va vers Coatepeque (bus Xelaju), et dire au chauffeur de vous laisser à l'entrée de la route pour la Laguna Chicabal. Si vous ne parlez pas espagnol, asseyez-vous proche d'une fenêtre du côté gauche et scrutez les panneaux. Celui qui indique la Laguna Chicabal est relativement grand.
Parc d'attraction Xocomil-Xetulul
Si vous voulez vous amusez dans un petit parc d'attraction sympa, allez à Xocomil (parc aquatique) ou Xetulul (montagnes russes, ...). Les deux sont à côté, et l'entrée coûte 75Q pour Xocomil et 120Q pour Xetulul (sauf erreur encore...). Pour y aller, prendre un bus à destination de Retalhuleu (ou Reu), et demandez au chauffeur de vous laisser à Xetulul (ou à l'IRTRA).
Huehuetenango, Todos Santos et les Cuchumatanes
La Sierra de los Cuchumatanes est la chaîne de montagne située au nord de la Sierra Madre. Ce n'est pas une région volcanique, mais plutôt un haut plateau. Ceux qui aiment les grandes étendues (pas trop vierges) ne manqueront pas de s'y rendre. Le village le plus connu de cette région est Todos Santos, un petit village sans grand intérêt sauf le 1 novembre, où une grande fête a lieu. Dans tous les cas, on peut y aller pour voir les costumes typiques que portent tous les hommes, pour acheter un sac à main magnifiquement tissé ou pour prendre des photos d'un paysage alpin. Pour accéder à Todos Santos, il faut prendre un bus pour Huehuetenango, puis un bus pour Todos Santos. Un shuttle pour Huehue coûte 15 US$. On peut aussi se balader à cheval dans les Cuchumatanes, avec Unicornio Azul (plus d'infos sur internet).
Antigua
Tout le monde va à Antigua, et franchement, je ne vois pas pourquoi. C'est une ville coloniale, jolie certes, mais sans plus. Par contre si vous y allez durant Semana Santa (Pâques), là oui, ça vaut le détour. Bon, je ne vais pas vous déconseiller d'aller à Antigua, car cette ville possède plusieurs avantages. Premièrement, mieux vaut commencer à organiser son voyage là plutôt qu'à Guate. C'est plus tranquille. Deuxièmement, on trouve toutes les agences de voyages dont on a besoin, et en particulier l'agence Plus (6a calle Poniente No. 19). Cette agence sérieuse, basée à Antigua et Panajachel, a des tarifs défiant toute concurrence. Petit exemple: je cherchais un shuttle Pana-Coban, et le prix moyen oscillant autour de 40 US$. L'agence Plus propose ce trajet pour 18 US$! Elle dessert en tout un trentaine de destinations, au Guatemala et dans toute l'Amérique centrale, et au Mexique. A part ça, Antigua est une bonne base pour l'ascension de plusieurs volcans (Acatenango, Agua), dont le fameux Pacaya, un volcan actif. Oui oui, vous pourrez voir de la lave, et ça coûte dans les 10 US$.
Et maintenant, mes vacances de Noël: Atitlan, Coban, Tikal, Livingston!
Tout ce que j'ai écrit plus haut, je l'ai fait tout au long de mes 9 mois au Guatemala. Ce qui suit sont mes vacances de Noël avec mon épouse, entre le 22 décembre et le 4 janvier.
22 décembre: départ de Xela pour Panajachel
Nous sommes partis le samedi 22 pour Pana, mais avec un "petit" détour par Guate pour laisser chez un ami les valises que Diana n'allait pas utiliser pour notre voyage. Un conseil: si vous voulez éviter 7h de route, prenez soit le bus de 4h30, soit ceux qui partent après 15h. On a pris celui de 4h30, on est arrivé à Guate vers 9h, et vers 13h on a pris un bus deuxième classe pour Los Encuentros. De là, un autre bus pour Sololá, et enfin un dernier bus pour Pana. Asseyez-vous à droite pour profiter de la vue lorsque le bus amorce la descente vers le lac. Pana est la ville la plus touristique du Lago Atitlan. La rue principale, la calle Santander, est bordée sur toute sa longueur d'échoppes, de bars, restos, hôtels, ... Là, comme dans toutes les zones touristiques du Guatemala (sauf Xela peut-être), vous serez abordés par des jeunes qui vous proposeront, dans l'ordre, une barque pour une autre village du lac, un hôtel, de la ganja (cannabis). Ce ne sont pas forcément des arnaqueurs. Demandez-leur le prix de l'hôtel qu'ils proposent, ou demandez-leur de vous indiquez un hôtel pas cher, rien ne vous empêche d'aller voir si ça vous plaît. Si vous trouvez quelque chose, laissez-leur 5Q, ils seront contents. Le meilleur de Pana, c'est la vue sur les 3 volcans (Toliman, Atitlan et San Pedro). Nous avons passé la nuit dans un hôtel qu'un rabatteur nous a conseillé, à 150Q pd, avec salle de bain et télé. Nous avons acheté quelques trucs à Pana, Diana est très forte pour marchander :)
23 décembre: San Marcos la Laguna
Nous avons pris une lancha pour San Marcos la Laguna (20Q) dimanche vers midi. Une info en passant: les lanchas (barques) circulent jusque vers 19h, mais essayez de la prendre avant. Une fois arrivés, un rabatteur nous a indiqué un "hôtel" sympa et bon marché (80Q pd, sans salle de bain). San Marcos est réputé être un lieu ésotérique, avec une quantité impressionnante de centres de méditation, de yoga, de thérapies en tous genres, de massages, ... Bref, tout ce qu'il faut pour être en paix avec soi-même. Le bon plan de San Marcos, c'est d'y arriver le dimanche et d'aller souper au restaurant El Quetzal, où chaque dimanche un vrai haut-valaisan (d'Erschmatt) sert une vrai raclette (dont le fromage provient de la fabrique Xelac, qui a été fondée par des suisses il y a plusieurs années). Pour moi, ce fût la bonne surprise de la journée :)
24 décembre: San Pedro la Laguna
Nous sommes allés passer le réveillon à San Pedro, un village sympa au pied du volcan du même nom. Pour l'ascension du volcan, adressez-vous à l'agence Bigfoot (100Q, 3-4 heures). Nuit spéciale oblige, nous avons choisi le meilleur hôtel de San Pedro: le Mikaso (50 US$ pd). San Pedro est beaucoup moins touristique que Pana, mais possède toute de même de nombreux sites pour sortir ou bien manger, le tout dans un dédale de petites ruelles. Pour un hôtel très bon marché, choisissez le Villa del Lago, au bout de la rue à gauche en venant depuis l'embarcadère central.
25 décembre: San Marcos la Laguna
Nous sommes retournés à San Marcos le jour de Noël parce que Diana devait recevoir un traitement (massage) de la part de notre ami haut-valaisan. Nous avons passé la nuit à l'hôtel El Quetzal (80Q pd, sans salle de bain).
26 décembre: voyage vers Coban
Le matin du 26, nous nous sommes rendus à Pana, pour prendre le shuttle que nous avions réservé pour Coban (18 US$ pp). Avec cette agence, les prix sont bas, mais il ne faut pas non plus espérer du porte à porte. On a donc pris un shuttle jusqu'à Antigua, on y est resté 20' le temps que ceux qui y restaient descendent et que les nouveaux montent. D'Antigua on est allé jusqu'à un terminal de bus de Guate, là le chauffeur nous a acheté les billets, et on a fait le trajet Guate-Coban dans un grand bus. Petite parenthèse: bien sûr, tous les trajets dont je parle peuvent se faire avec des bus deuxième classe, mais s'il y a bien un truc que je veux éviter quand je suis en vacances, c'est de me prendre la tête. Les shuttles, c'est certes un peu plus cher, mais c'est plus confortable, et on ne se soucie de rien. Après un assez long voyage (départ de Pana à 10h30), nous sommes finalement arrivés à Coban vers 19h. Là, un guide touristique nous a indiqué l'hôtel la Paz (75Q pd, AVEC sdb!!, mais pas de télé :)
27 décembre: Coban
Comme j'avais quelques problèmes avec ma carte de débit, nous ne sommes pas partis immédiatement pour Lanquin et Semuc-Champey, mais nous en avons profité pour visiter Coban, son église au sommet d'escaliers, son parc naturel, son jardin d'orchidées, où nous avons pu voir la fameuse Monja Blanca, fleur national du Guatemala. Le soir, nous sommes allés manger à La Posada, et je me suis gavé de gnocchi au roquefort! Wow, ça faisait longtemps que je n'avais pas mangé quelque chose d'aussi bon!! Une fois mes problèmes financiers réglés (merci à mes parents), nous avons réservé un tour pour le lendemain pour voir LES deux sites à voir proche de Coban: les grottes de Lanquin et les bassins de Semuc-Champey. L'agence (unique) à Coban qui organise tours et shuttle s'appelle Maya'ch. Impossible de la rater, ses guides viendront à vous :) Le tour d'une journée, petit-déj' et repas de midi inclus, coûte 290Q pp. L'agence est très bien organisée et sérieuse. Nous en avons aussi profité pour acheter un billet dans un shuttle à destination de Flores pour le surlendemain (130Q pp).
28 décembre: Lanquin et Semuc-Champey
Le bus vient nous chercher à l'hôtel à 6h30, et en route pour le petit déj'. Ensuite, direction les grottes de Lanquin. Les 400 premiers mètres sont éclairés, ensuite ceux qui ont un lampe peuvent continuer sur 50 mètres. La région est magnifique. Petite parenthèse: au sud de Coban on trouve le Biotopo del Quetzal, une réserve naturelle dans laquelle vous ne verrez aucun quetzal. D'ailleurs le guide m'a dit qu'il valait mieux se promener dans le parc national de Coban. Si vous voulez vraiment voir un quetzal, il faut faire appel à l'agence EcoQuetzal de Coban, qui vous mènera durant 3 jours à pied dans les montagnes. Là oui, vous pourrez admirer ce splendide animal. Fin de la parenthèse. Après 1h30 passées dans les grottes, nous sommes allés à Semuc-Champey, un site naturel d'une rare beauté où l'on peut se baigner. Semuc-Champey signifie "là où la rivière entre dans la terre", et en effet, la rivière entre dans une cavité de la roche calcaire en amont des bassins et ressort une centaine de mètres plus loin. Les bassins sont formés par l'eau de pluie qui ruisselle à flanc de montagne pour former un site tout à fait splendide et prodigieux. Avec le guide, nous avons pu pénétrer sous ce pont naturel, à l'aide d'une échelle de corde. Ne manquez pas de monter au Mirador, pour prendre des photos aériennes qui feront baver d'envie tous vos amis. Retour à Coban vers 20h et dernière nuit à l'hôtel la Paz.
29 décembre: voyage vers Flores
Vers 10h, le shuttle passe nous prendre. Flores se situe dans le département du Petén, le plus grand et le moins peuplé du Guatemala. C'est le département de la jungle, des singes et des sites archéologiques. Le trajet vers Flores dure environ 5 heures. Si, comme moi, vous imaginez une route au beau milieu de la jungle, avec des arbres si hauts qu'ils forment un tunnel de verdure, et de loin en loin un petit village, préparez-vous à être déçus. Tout a été déforesté... A présent, il y a de grandes prairies où paissent des vaches, ou alors des cultures. De loin en loin, un grand arbre épargné par les hommes laisse imaginer à quoi ressemblait cette partie du monde... avant. Flores est une petite ville très sympa sur une île, reliée à la terre par un pont d'une centaine de mètres de long. C'est aussi et surtout la base arrière pour préparer une expédition à Tikal ou n'importe quel autre site archéologique. De fait, le terme "expédition" ne s'applique pas à Tikal, qui jouit de tout le confort nécessaire. Par contre les plus aventureux se rendront avec plaisir à El Mirador, la plus haute pyramide du monde maya, à 3 jours de marche. Nous avons logé à l'hôtel Mirador del Lago (120Q pd avec salle de bain), et nous avons eu la chance d'avoir l'unique chambre de cette étage avec vue sur le lac Peten-Itza. Un aller-retour pour Tikal coûte 60Q. Un tour "lever de soleil" coûte 230Q, trajet, entrée et guide inclus, avec le risque de ne rien voir à cause de la brume, fréquente en fin d'année.
30 décembre: Flores
Comme nous avions prévu de passer le Nouvel An dans l'un des 3 hôtels qui se trouvent dans le site de Tikal, nous sommes restés tranquillement à Flores le 30. Nous en avons profité pour nous balader, acheter des souvenirs, prendre des photos et manger des glaces :) Nous avons aussi acheter notre billet pour Tikal ainsi que notre billet de bus pour Rio Dulce (90Q pp) le 1er, à 22h. Arrivée à 2h... comme c'est le 1er, il n'y avait pas de bus dans la journée.
31 décembre: Tikal
Nous sommes partis à 6h, et après 40' de route avons atteint le parc de Tikal. Nous avons laissé nos affaires à l'hôtel Tikal Inn (100 US$ pd, souper et petit déj' inclus, mauvais service, mauvais personnel, je déconseille, c'est bien parce que c'était le 31...). Nous nous sommes joints à un guide, pour mieux profiter de Tikal, et ça vaut vraiment la peine. Les guides sont très compétents (150Q pp pour 5 heures). L'entrée à Tikal coûte 150Q pour les étrangers et 25Q pour les locaux, c'est du foutage de gueule... Payer le double, voire le triple, passe encore, mais 6 fois plus, non. A part ça, le site vaut la peine. C'est immense, et très bien conservé. On peut grimper sur 3 ou 4 pyramides, et on passe beaucoup de temps à marcher dans la jungle, où on peut voir des singes et une foule d'oiseaux (toucans, perroquets, ...). Le parc est ouvert de 6h à 18h, mais avec un guide ou de la poudre aux yeux, il est possible de rentrer plus tôt. Le soir, nous avons mangé à l'hôtel, qui n'avait absolument rien prévu de spécial pour le réveillon, même pas une petite coupe de champagne, quels pauvres... Dans tous les cas, nous avons passé le réveillon avec 3 amies mexicaines que nous avons rencontrés à Coban. Bonne année!
1 janvier
Si on reste dormir dans le parc, l'idée est au moins de voir le lever du soleil. Deux problèmes: il faut payer l'entrée et un guide, et je n'avais envie de payer ni l'un ni l'autre. Ni l'entrée parce que j'avais déjà tout vu le jour avant et que je ne voulais que voir le lever du soleil. Ni le guide parce que je savais exactement où aller, même s'il faisait encore nuit. Je me suis donc rendu vers l'entrée comme un grand (tout seul, Diana m'a dit: "de toute façon il y aura du brouillard"), muni de ma lampe de poche, et vu l'heure (5h30), le bureau des billets était encore fermé. Va bien je me suis dit, je rentre gratos. Sauf qu'il y a un deuxième poste de contrôle impossible à éviter, sauf si on prend le risque de passer par la jungle. Au deuxième poste, 3 agents. Mer...zut! L'un deux s'avance et me dit: "ton billet". Alors j'entre dans le rôle du touriste qui comprend que dalle à l'espagnol: "no ticket, no ticket". Il me fait: "il faut acheter ton billet au bureau". Je réponds: "only one photo, only sunrise photo". Alors il discute avec ses collègues, semble avoir pitié et me laisse entrer!! Ok, le plus dur est fait. Je vais de bon pas vers le Templo IV, le plus haut de Tikal, et je vois deux choses: une foule de touriste qui tire la gueule sur ma gauche, un brouillard super dense sur ma droite... Tant pis. J'attends quand même et quand le soleil se lève, on ne voit rien du tout, seulement que tout devient plus clair. Je redescends et profite de l'heure matinale pour escalader un temple qu'on a en principe pas le droit d'escalader, puis rentre à l'hôtel. Nous rentrons vers midi à Flores, et tuons le temps avant de prendre le bus pour Rio Dulce à 22h. Nous allons souper avec nos amies mexicaines, et avons droit à un concert d'un groupe garifuna, l'ethnie de la côte caraïbe du Guatemala, là où nous allons le lendemain :) A 22h, nous partons.
2 janvier: Rio Dulce et Livingston
Heureusement que Diana a entendu le chauffeur crier "Rio Dulce", parce que moi j'étais en train de dormir. Nous descendons du bus, il est 1h30 du matin, et nous nous rendons vers l'hôtel Backpackers (120Q pd, avec salle de bain), où j'avais réservé une chambre au préalable. En 5' nous y sommes, et nous allons dormir. Rio Dulce est une petite bourgade, à l'extrémité nord-est du lac Izabal. Il n'y a pas grand chose à voir, si ce n'est le château Felipe. La plupart des voyageurs se rendent de là vers Livingston en barque, vu que le fleuve Rio Dulce continue jusqu'à cette ville, au bord de la mer des Caraïbes. Si vous voulez rentrer à Guate depuis Rio Dulce avec un bon bus, il faut prendre Linea Dorada ou Litegua. Cette dernière effectue seulement 2 trajets par jour vers la capitale, alors que depuis Puerto Barrios il y a un bus chaque heure. Le trajet en barque Rio Dulce-Livingston coûte 100Q pp ou 160Q aller-retour. Le trajet Livingston-Puerto Barrios coûte 30Q pp. Nous avons donc pris un aller simple, et après un petit détour pour nous permettre d'admirer le Castillo Felipe, notre lancha (barque) s'en est allée vers Livingston (1h15 de voyage). Parlons un peu météo. Jusqu'au 2 janvier, nous n'avons eu que du beau temps. Soleil, soleil et encore soleil, avec certes parfois deux trois nuages. Par contre le 2 janvier, une masse d'air froide est entrée dans le pays et les températures ont chuté dans tout le Guatemala, avec pluie et vent. C'est donc par un temps pourri que nous sommes arrivés à Livingston, un petite ville sympa qui doit l'être encore plus s'il fait beau et chaud. La pluie ne motivant guère à sortir, nous sommes resté à l'hôtel (le nom m'échappe, mais c'est dans le centre, 160Q pd, salle de bain). Livingston est le berceau de la culture garifuna, une ethnie descendant d'esclaves africains, avec leur dialecte, leur musique, leur ganja :) Si vous voulez aller au Bélize, et que vous êtes suisses, attention: il vous faut un visa (eh oui...). Ça coûte 50 US$, aucune idée si on peut l'avoir depuis la Suisse.
3 janvier: Puerto Barrios et retour à Guate
Nous prenons la lancha pour Puerto Barrios à 11h, et 30' plus tard nous arrivons à Puerto Barrios, une ville sans intérêt. Nous allons immédiatement au terminal de Litegua pour prendre un billet. Le bus part à 12h, et c'est un bus grand luxe, film, deux étages, repas (hamburger) et boisson inclus, tout ça pour seulement 90Q pp! 6 heures plus tard, nous sommes à Guatemala. Nous allons dormir à l'hôtel Spring (210Q pd, salle de bain).
4 janvier: c'est fini :(
Ma chérie rentre en Colombie le 4, et moi je retrouve mes Pénates. On se les gèle sur l'Altiplano :P
Pour plus de photos, voir mon blog: gregolombiano.over-blog.com, section "mes photos (2)". Mais pas avant mi-janvier.
Hasta la vista!
Bonjour à vous chers voyageurs!
Je planifie tranquillement mon futur voyage au Guatemala. J'ai l'intention de partir environ 6 semaines, les 4 premières pour suivre des cours d'espagnol à Antigua et le reste pour visiter le pays.🙂
Ma question concerne l'échange d'argent...je compte partir avec de l'argent américain pour payer mes cours et l'hébergement en famille d'accueil. Mais pour acheter des quetzals, qu'est-ce qui est le plus avantageux? Les changer à partir du US ou du Canadien? Aussi, est-il possible de me servir de ma carte de guichet à Antigua?
Merci beaucoup à l'avance pour vos réponses, Mélanie😎
Je planifie tranquillement mon futur voyage au Guatemala. J'ai l'intention de partir environ 6 semaines, les 4 premières pour suivre des cours d'espagnol à Antigua et le reste pour visiter le pays.🙂
Ma question concerne l'échange d'argent...je compte partir avec de l'argent américain pour payer mes cours et l'hébergement en famille d'accueil. Mais pour acheter des quetzals, qu'est-ce qui est le plus avantageux? Les changer à partir du US ou du Canadien? Aussi, est-il possible de me servir de ma carte de guichet à Antigua?
Merci beaucoup à l'avance pour vos réponses, Mélanie😎
Bonjour,
Soyez patients, c'est long... J'habite au Québec ; je projette en nov - déc 2009 un voyage de 3 semaines au Guatemala. Je ne sais pas encore qui m’accompagnera : conjointe, fils de 18 ans ou ami. Peut-être même que j’irai seul, même si ce n'est pas ce que je souhaite. Je suis dans la cinquantaine et en bonne forme.
Je projette un circuit assez classique que j’ai mis sur Internet ; j’y ai mis des noms d’hôtels à titre indicatif : http://coalitionverte.ca/...-trajet-nov-2009.pdf
Comme les vols sont longs, avec le transfert, j'arriverai tard, probablement passé minuit. Aussitôt sorti de l’aéroport, direction Antigua, même à 1h30 du matin. Le minibus de l’hôtel vient nous chercher à 40$ + ou - à pareille heure.
Au début, je projette de passer une semaine, en séparant moitié-moitié, à Antigua et la région du lac Atitlan (Panajachel). Et de là, je souhaite me déplacer en minibus touristique.
Les 2 autres semaines, le transport reste à déterminer; ce sera probablement le minibus touristique, plus cher, mais aussi plus rapide et moins compliqué, en autant qu'il puisse nous mener là où on veut et que ce soit facile d’en trouver. J’ai aussi pensé à la location de voiture, pour la souplesse, mais ça reste à voir…
Mes interrogations et commentaires sont en jaune dans le texte sur le site. Mais voici dans le désordre quelques questions pratiques afin de bien planifier le parcours :
1- Semuc Champey > 6 heures aller-retour de Coban. A-t-on assez de temps pour profiter pleinement de la baignade à Semuc et visiter les grottes de Lanquin ?
2- Tikal : on dit de prévoir 2 jours pour tout voir ; êtes-vous de cet avis ? Combien de temps environ on a à marcher dans la jungle avant d'atteindre les premières pyramides ? De bonnes espadrilles, est-ce que ça fait l'affaire ?
3- Idem pour le volcan Pacaya en ce qui concerne les espadrilles. Sinon louent-ils des bottes de marche ?
4- Guatemala Ciudad (ou Antigua) à Copan Ruinas: en minibus touristique, est-ce que ça se fait bien en une journée, en partant tôt, ou si c’est préférable de coucher à Chiquimula à la place?
5- Copan Ruinas à Puerto Barrios - Livingston : Même chose : en minibus touristique, est-ce que ça se fait bien en une journée, en partant tôt de Copan Ruinas ou si c’est préférable de Chiquimula? On doit arriver pas mal tard à Livingston… ?
6- Livingston - Rio Dulce - Flores: Comme la navette sur le Rio Dulce à partir de Livingston dure plus de 2 heures, j’imagine que la journée du trajet vers Flores, c’est préférable d’y aller directo si on ne veut pas arriver très tard au Peten. Mais là j’imagine qu’on moffe tout le charme de l’excursion, la faune et la flore du secteur… Est-ce que c’est préférable alors de se garder une journée additionnelle à Livingston pour aller faire seulement l’excursion sur le Rio Dulce ? Ça m’embête !
7- Pour être bien positionné pour visiter Tikal ou filer à Coban le dernier jour, est-ce préférable de coucher à El Remate ou Flores ? On serait alors plus près de Tikal mais plus loin de Coban. Sinon le 1er jour à El Remate et l’autre à Flores…
8- El Remate ou Flores - Coban : Le trajet en minibus touristique se fait-il bien sans qu’on arrive trop tard à Coban ?
9- En général, comme je veux voyager en minibus touristique, sera-t-il facile d’en trouver en des lieux plus éloignés comme Copan Ruinas (ou Chiquimula), Rio Dulce, Flores, Coban, Huehuetenango ?
10- Dans Lonely Planet, pour pas mal toutes les excursions, on suggère de prendre un guide, question de sécurité, pour faire une simple randonnée autour du lac Atitlan, vu que des touristes se sont fait attaquer dans le passé, semble-t-il ? Même à Tikal, il faut être sur ses gardes… Je ne sais pas si c'est exagéré ou non, qu’en pensez-vous ?
11- Encore la sécurité... On suggère souvent de ne pas traîner notre argent sur nous ni notre passeport, cartes débit, de crédit, etc., c'est-à-dire dans une ceinture spéciale autour de la taille à l'intérieur de notre pantalon, mais de tout laisser à l'hôtel, sauf ce dont on a besoin pour la journée. S'il y a un coffre-fort, c'est parfait, mais s'il n'y en a pas ? Et quand on va se baigner à Semuc, on laisse tout ce que je viens d'énumérer à l’hôtel sauf un peu d’argent pour la journée !!!
12- Pour retirer de l'argent, utilisez-vous carte débit, de crédit, chèques de voyage? Et dans n’importe quelle ville ? À la banque ou y a-t-il des guichets automatiques ?
13- On dit qu'il faut s'habiller décemment pour ne pas offenser la population locale. Des bermudas, est-ce correct?
Conclusion : Je tiens à voir tout ce que j’ai planifié, mais je me suis gardé des journées flottantes, si jamais je souhaite rester un jour de plus ou de moins à certains endroits, notamment à Coban ou Livingston.
Mais ma principale préoccupation, c’est de trouver sans trop de complications mon transport pour le lendemain, après des trajets de 5 heures en moyenne, quand il faudra se rendre à Puerto Barrios, Flores, Coban, Huehuetenango, Antigua.
Merci.
Soyez patients, c'est long... J'habite au Québec ; je projette en nov - déc 2009 un voyage de 3 semaines au Guatemala. Je ne sais pas encore qui m’accompagnera : conjointe, fils de 18 ans ou ami. Peut-être même que j’irai seul, même si ce n'est pas ce que je souhaite. Je suis dans la cinquantaine et en bonne forme.
Je projette un circuit assez classique que j’ai mis sur Internet ; j’y ai mis des noms d’hôtels à titre indicatif : http://coalitionverte.ca/...-trajet-nov-2009.pdf
Comme les vols sont longs, avec le transfert, j'arriverai tard, probablement passé minuit. Aussitôt sorti de l’aéroport, direction Antigua, même à 1h30 du matin. Le minibus de l’hôtel vient nous chercher à 40$ + ou - à pareille heure.
Au début, je projette de passer une semaine, en séparant moitié-moitié, à Antigua et la région du lac Atitlan (Panajachel). Et de là, je souhaite me déplacer en minibus touristique.
Les 2 autres semaines, le transport reste à déterminer; ce sera probablement le minibus touristique, plus cher, mais aussi plus rapide et moins compliqué, en autant qu'il puisse nous mener là où on veut et que ce soit facile d’en trouver. J’ai aussi pensé à la location de voiture, pour la souplesse, mais ça reste à voir…
Mes interrogations et commentaires sont en jaune dans le texte sur le site. Mais voici dans le désordre quelques questions pratiques afin de bien planifier le parcours :
1- Semuc Champey > 6 heures aller-retour de Coban. A-t-on assez de temps pour profiter pleinement de la baignade à Semuc et visiter les grottes de Lanquin ?
2- Tikal : on dit de prévoir 2 jours pour tout voir ; êtes-vous de cet avis ? Combien de temps environ on a à marcher dans la jungle avant d'atteindre les premières pyramides ? De bonnes espadrilles, est-ce que ça fait l'affaire ?
3- Idem pour le volcan Pacaya en ce qui concerne les espadrilles. Sinon louent-ils des bottes de marche ?
4- Guatemala Ciudad (ou Antigua) à Copan Ruinas: en minibus touristique, est-ce que ça se fait bien en une journée, en partant tôt, ou si c’est préférable de coucher à Chiquimula à la place?
5- Copan Ruinas à Puerto Barrios - Livingston : Même chose : en minibus touristique, est-ce que ça se fait bien en une journée, en partant tôt de Copan Ruinas ou si c’est préférable de Chiquimula? On doit arriver pas mal tard à Livingston… ?
6- Livingston - Rio Dulce - Flores: Comme la navette sur le Rio Dulce à partir de Livingston dure plus de 2 heures, j’imagine que la journée du trajet vers Flores, c’est préférable d’y aller directo si on ne veut pas arriver très tard au Peten. Mais là j’imagine qu’on moffe tout le charme de l’excursion, la faune et la flore du secteur… Est-ce que c’est préférable alors de se garder une journée additionnelle à Livingston pour aller faire seulement l’excursion sur le Rio Dulce ? Ça m’embête !
7- Pour être bien positionné pour visiter Tikal ou filer à Coban le dernier jour, est-ce préférable de coucher à El Remate ou Flores ? On serait alors plus près de Tikal mais plus loin de Coban. Sinon le 1er jour à El Remate et l’autre à Flores…
8- El Remate ou Flores - Coban : Le trajet en minibus touristique se fait-il bien sans qu’on arrive trop tard à Coban ?
9- En général, comme je veux voyager en minibus touristique, sera-t-il facile d’en trouver en des lieux plus éloignés comme Copan Ruinas (ou Chiquimula), Rio Dulce, Flores, Coban, Huehuetenango ?
10- Dans Lonely Planet, pour pas mal toutes les excursions, on suggère de prendre un guide, question de sécurité, pour faire une simple randonnée autour du lac Atitlan, vu que des touristes se sont fait attaquer dans le passé, semble-t-il ? Même à Tikal, il faut être sur ses gardes… Je ne sais pas si c'est exagéré ou non, qu’en pensez-vous ?
11- Encore la sécurité... On suggère souvent de ne pas traîner notre argent sur nous ni notre passeport, cartes débit, de crédit, etc., c'est-à-dire dans une ceinture spéciale autour de la taille à l'intérieur de notre pantalon, mais de tout laisser à l'hôtel, sauf ce dont on a besoin pour la journée. S'il y a un coffre-fort, c'est parfait, mais s'il n'y en a pas ? Et quand on va se baigner à Semuc, on laisse tout ce que je viens d'énumérer à l’hôtel sauf un peu d’argent pour la journée !!!
12- Pour retirer de l'argent, utilisez-vous carte débit, de crédit, chèques de voyage? Et dans n’importe quelle ville ? À la banque ou y a-t-il des guichets automatiques ?
13- On dit qu'il faut s'habiller décemment pour ne pas offenser la population locale. Des bermudas, est-ce correct?
Conclusion : Je tiens à voir tout ce que j’ai planifié, mais je me suis gardé des journées flottantes, si jamais je souhaite rester un jour de plus ou de moins à certains endroits, notamment à Coban ou Livingston.
Mais ma principale préoccupation, c’est de trouver sans trop de complications mon transport pour le lendemain, après des trajets de 5 heures en moyenne, quand il faudra se rendre à Puerto Barrios, Flores, Coban, Huehuetenango, Antigua.
Merci.
Bonjour,
Je voudrais savoir si quelqu'un est allé au Guatemala dernièrement et à eu de la diffiiculté à sortir de l'argent d'un DAB. Un de mes amis qui y est allé il y a 2 ans, m'a dit que certain distributeur demandais un N.I.P. a 4 chiffres, alors que les cartes VISA en ont 5.
Merci, Alex
Je voudrais savoir si quelqu'un est allé au Guatemala dernièrement et à eu de la diffiiculté à sortir de l'argent d'un DAB. Un de mes amis qui y est allé il y a 2 ans, m'a dit que certain distributeur demandais un N.I.P. a 4 chiffres, alors que les cartes VISA en ont 5.
Merci, Alex
qqu'un peut me renseigner sur la sécurité dans la capitale guatémaltèque ?
Carnet de voyage au Guatemala
En résumé : un nouveau voyage de un mois du 2 janvier au 2 fèvrier 2016 avec des séjours dans différentes zones. Par rapport au premier voyage : le trajet est différent, nous avons visité de nouveaux endroits et utilisé parfois d'autres hôtels. Notre expérience précédente nous a permis aussi de vivre à meilleur compte et de visiter à des moments plus favorables. Ce récit reprend donc en partie des éléments du précédent et en ajoute des nouveaux.
Intérêt des différentes zones :
El Remate , Tikal et Yaxha(région du Petén) : beau lac naturel avec nombreuses observations d'oiseaux, flore, papillons, excursions en forêt vierge dans une réserve naturelle , visite de l'exceptionnel site de Tikal avec son ensemble de temples très spectaculaire au milieu de la forêt et l'observation de la faune et de la végétation tropicale, visite des temples de Yaxha , moins connus mais presque aussi spectaculaires et avec une vie sauvage plus présente encore
Rio Dulce et Livingston (côte Caraïbe) : excursions sur le Rio Dulce, dans la mangrove, dans la forêt vierge et sur la côte caraïbe avec observation de la flore et de la faune abondantes et spectaculaires
Quetzaltenango et hautes terres occidentales= : départ d'excursions, monuments et ville ancienne, volcans, phénomènes volcanique, villages typiques des hauts plateaux
San Juan de la Laguna et lac Atitlan : cadre naturel spectaculaire, excursions en montagne , visite des villages autour du lac, vie traditionnelle Maya
Antigua : très jolie ville historique très homogène, monuments extraordinaires, culture, paysages, volcans, environs intéressants
Nous avons organisé tout nous-mêmes en nous basant sur les guides , les avis des internautes sur les différents forums de voyage ou des sites de réservation d'hôtels et l'expérience de notre séjour de l'année passée.
Nous avons réservé les premiers hôtels à distance mais les deux derniers sur place directement. Nous avons ainsi observé qu'il y avait des chambres disponibles même si sur les sites de réservation elles semblaient épuisées .
Nous avons pris la précaution d'apprendre les termes et expressions usuels en espagnol et cela a été utile . C'est assez facile pour des francophones.
Budget : nous avons eu la mauvaise surprise de constater une baisse des cours de l'euro de 25 % par rapport à l'année passée mais en profitant de notre expérience qui nous a permis de faire les mêmes choses pour moins cher nous nous en sommes tirés avec le même budget de 35€ par personne et par jour incluant les transports, logement, nourriture et excursions Taux de change au moment du voyage : 1€= 8,25 Quetzals S'y ajoute le vol Bruxelles-Madrid-Guatemala City : 1100€ par personne (IBERIA
Matériel photo :
-1 Lumix LF1 compact avec viseur plus discret pour les photos de rue et dans les monuments -1 Lumix FZ200 pour les photos nature, apprécié pour sa légèreté, sa robustesse et sa polyvalence
Quelques conseils :
Emporter deux cartes de crédit différentes. Nous avions mastercard et visa. Les systèmes et l'acceptation sont différents ce qui peut poser problème dans certains cas. Visa est mieux accepté au Guatemala mais la limite de dépense était plus basse. De plus de cette façon on dispose de deux provisions ce qui peut être utile en cas de problème. Attention au dimanche : les transactions n'ont pu se faire avec Mastercard ce jour là. Il semble que le système était dépassé par l'affluence. Certains ATM peuvent être en panne ou vides donc essayez d'avoir des alternatives quand vous devez retirer de l'argent .
A votre arrivée faites placer une puce Claro dans un GSM. Cela ne vous coûtera que 27Q avec un crédit de 10Q, ce qui est beaucoup moins cher que le roaming à 3,90€ la minute.
Ne jamais monter dans un taxi ou un tuk tuk avant d'avoir convenu le prix. Demander préalablement aux locaux le prix normal pour le trajte. Sinon vous risquez de vous faire taxer.
N'oubliez pas du répulsif anti-moustique en quantité suffisante. C'est assez utile en zone tropicale. Dans les hautes terres le problème n'existe pas.
Emportez des gelules pour reconstituer la flore intestinale. Dés le premier signe de dérangement prenez en et vous éviterez que cela dégénère.
Quand vous êtes dans les zones tropicales n'espèrez pas faire une lessive car rien ne sèche si ce n'est le linge exposé en plein soleil aux heures de midi.
Si voir des animaux, oiseaux ou insectes vous intéresse, visitez tôt le matin. Vous verrez nettement plus. Il faut cependant marcher en silence et bien observer : les animaux peuvent être assez farouches.
Question sécurité : renseignez vous sur les problèmes éventuels du lieu. Evitez de circuler seuls dans des endroits problématiques. Attention aux sacs à dos dans les foules : des voleurs découpent parfois l'arrière avec une lame de rasoir. N'exhibez pas inutilement des appareils coûteux comme laptops ou gros appareils photos. Personnellement je transporte mon appareil photo dans une besace et ne le sort que lorsqu'il y a des choses intéressantes et j'utilise un compact en ville. Ne prenez que l'argent dont vous avez besoin et une carte de crédit seulement si vous devez l'utiliser et laissez votre passeport et le reste à l'hôtel dans un bagage fermé. Nous ne nous sommes jamais senti en danger. Par ailleurs la police est assez présente et cela a certainement un effet dissuasif.
Nous n'avons pas eu de désagréments sérieux. Les gens ont toujours été très corrects, aimables, patients et serviables, toujours prêts à nous diriger ou à nous donner un renseignement. N'hésitez pas à leur demander des indications sur les moyens de transport, les prix , les choses intéressantes à voir.
Le courage de cette population qui se donne beaucoup de mal pour gagner peu d'argent est impressionant.Le salaire moyen est de 300€ par mois mais beaucoup de gens travaillent pour moins que cela. Un journalier dans la campagne se verra payer 50Q la journée. N'hésitez pas à avoir une petite attention de temps en temps au chauffeur de shuttle qui vous a conduit en shuttle pendant des heures sur des routes difficiles ou à la dame qui pendant des jours a entretenu votre chambre de façon impeccable et vous verrez leur visage s'illuminer.
La nourriture est bonne et bien équilibrée et les portions plus raisonnables qu'en Europe. Cela permet de perdre quelques kilos. Les fruits sont abondants et délicieux. Les jus de fruit frais coûtent la moitié de la bière. Le vin est cher et pas bon. On mange surtout du poulet (pollo) mais à Xela c'est plus varié . N'hésitez pas à vous éloigner un peu des endroits touristiques et à manger dans des petits restaurants locaux. Vous aurez un repas pas cher et savoureux : de 15 à 20 Q pour un déjeuner , boisson comprise (refresco) et de 15 à 20Q pour un petit déjeuner complet . Nous avons remarqué que dans le genre fast food à gros débit comme on le trouve près des endroits très fréquentés le pollo (poulet) est devenu vraiment mauvais : pas tendre, fibreux et sans goût. Sans doute du poulet chloré surgelé d'importation. D'ailleurs on voit trainer de gros sachets de cuisses près des établissements. Nous avons ainsi mal mangé à un stand du marché d'Antigua ainsi que près de la gare des bus de Guatemala City.
Le mois de janvier est favorable : il y a relativement peu de touristes et les températures sont agréables. Aucune pluie. Quelques moustiques en région tropicale mais nous avions mis du répulsif.
Il faut prévoir un peu de marge sur l'heure des shuttle : cela peut varier de 15 min avant s'il n'ont personne d'autre à 1/2h après s'ils ont beaucoup de passagers à prendre à différents endroits. Ils vous prennent toujours à votre hôtel mais ne vous déposent pas toujours exactement à l'endroit souhaité mais dans ce cas ce sera à proximité quand même. On a eu un cas où le shuttle faisait aussi bus local et alors il était bien rempli à certains moments. Même chose pour les lanchas : ils ne se déplacent pas que pour vous mais aussi pour faire des courses ou pour d'autres passagers. Soyez compréhensifs pour leurs contraintes : vous n'êtes pas pressés. Vous êtes en vacances.
On a beaucoup exagéré sur l'inconfort des chicken bus . Sur les grandes distances si vous êtes au départ vous avez une bonne place et vous la gardez. Sur les petites distances pareil. Par contre si vous devez monter au milieu du parcours vous risquez d'être un peu serré ou debout.
Les bus pullmann sont très confortables et comportent des toilettes. Les chicken bus pour les longues distances ne s'arrêtent pas . Il faut avoir une bonne vessie mais il y a toujours des servicios sanitarios à l'arrivée.
Les hôtels coûtent en moyenne 200 Q par nuit en chambre double. A Xela (Quetzaltenango) nous avons payé 150Q.
Je suivrai avec les détails par zone et les photos Carte générale
Volcans du Guatemala: le Fuego est assez actif, le Santiaguito est très actif, le Pacaya un peu (en brun sur l'image)
En résumé : un nouveau voyage de un mois du 2 janvier au 2 fèvrier 2016 avec des séjours dans différentes zones. Par rapport au premier voyage : le trajet est différent, nous avons visité de nouveaux endroits et utilisé parfois d'autres hôtels. Notre expérience précédente nous a permis aussi de vivre à meilleur compte et de visiter à des moments plus favorables. Ce récit reprend donc en partie des éléments du précédent et en ajoute des nouveaux.
Intérêt des différentes zones :
El Remate , Tikal et Yaxha(région du Petén) : beau lac naturel avec nombreuses observations d'oiseaux, flore, papillons, excursions en forêt vierge dans une réserve naturelle , visite de l'exceptionnel site de Tikal avec son ensemble de temples très spectaculaire au milieu de la forêt et l'observation de la faune et de la végétation tropicale, visite des temples de Yaxha , moins connus mais presque aussi spectaculaires et avec une vie sauvage plus présente encore
Rio Dulce et Livingston (côte Caraïbe) : excursions sur le Rio Dulce, dans la mangrove, dans la forêt vierge et sur la côte caraïbe avec observation de la flore et de la faune abondantes et spectaculaires
Quetzaltenango et hautes terres occidentales= : départ d'excursions, monuments et ville ancienne, volcans, phénomènes volcanique, villages typiques des hauts plateaux
San Juan de la Laguna et lac Atitlan : cadre naturel spectaculaire, excursions en montagne , visite des villages autour du lac, vie traditionnelle Maya
Antigua : très jolie ville historique très homogène, monuments extraordinaires, culture, paysages, volcans, environs intéressants
Nous avons organisé tout nous-mêmes en nous basant sur les guides , les avis des internautes sur les différents forums de voyage ou des sites de réservation d'hôtels et l'expérience de notre séjour de l'année passée.
Nous avons réservé les premiers hôtels à distance mais les deux derniers sur place directement. Nous avons ainsi observé qu'il y avait des chambres disponibles même si sur les sites de réservation elles semblaient épuisées .
Nous avons pris la précaution d'apprendre les termes et expressions usuels en espagnol et cela a été utile . C'est assez facile pour des francophones.
Budget : nous avons eu la mauvaise surprise de constater une baisse des cours de l'euro de 25 % par rapport à l'année passée mais en profitant de notre expérience qui nous a permis de faire les mêmes choses pour moins cher nous nous en sommes tirés avec le même budget de 35€ par personne et par jour incluant les transports, logement, nourriture et excursions Taux de change au moment du voyage : 1€= 8,25 Quetzals S'y ajoute le vol Bruxelles-Madrid-Guatemala City : 1100€ par personne (IBERIA
Matériel photo :
-1 Lumix LF1 compact avec viseur plus discret pour les photos de rue et dans les monuments -1 Lumix FZ200 pour les photos nature, apprécié pour sa légèreté, sa robustesse et sa polyvalence
Quelques conseils :
Emporter deux cartes de crédit différentes. Nous avions mastercard et visa. Les systèmes et l'acceptation sont différents ce qui peut poser problème dans certains cas. Visa est mieux accepté au Guatemala mais la limite de dépense était plus basse. De plus de cette façon on dispose de deux provisions ce qui peut être utile en cas de problème. Attention au dimanche : les transactions n'ont pu se faire avec Mastercard ce jour là. Il semble que le système était dépassé par l'affluence. Certains ATM peuvent être en panne ou vides donc essayez d'avoir des alternatives quand vous devez retirer de l'argent .
A votre arrivée faites placer une puce Claro dans un GSM. Cela ne vous coûtera que 27Q avec un crédit de 10Q, ce qui est beaucoup moins cher que le roaming à 3,90€ la minute.
Ne jamais monter dans un taxi ou un tuk tuk avant d'avoir convenu le prix. Demander préalablement aux locaux le prix normal pour le trajte. Sinon vous risquez de vous faire taxer.
N'oubliez pas du répulsif anti-moustique en quantité suffisante. C'est assez utile en zone tropicale. Dans les hautes terres le problème n'existe pas.
Emportez des gelules pour reconstituer la flore intestinale. Dés le premier signe de dérangement prenez en et vous éviterez que cela dégénère.
Quand vous êtes dans les zones tropicales n'espèrez pas faire une lessive car rien ne sèche si ce n'est le linge exposé en plein soleil aux heures de midi.
Si voir des animaux, oiseaux ou insectes vous intéresse, visitez tôt le matin. Vous verrez nettement plus. Il faut cependant marcher en silence et bien observer : les animaux peuvent être assez farouches.
Question sécurité : renseignez vous sur les problèmes éventuels du lieu. Evitez de circuler seuls dans des endroits problématiques. Attention aux sacs à dos dans les foules : des voleurs découpent parfois l'arrière avec une lame de rasoir. N'exhibez pas inutilement des appareils coûteux comme laptops ou gros appareils photos. Personnellement je transporte mon appareil photo dans une besace et ne le sort que lorsqu'il y a des choses intéressantes et j'utilise un compact en ville. Ne prenez que l'argent dont vous avez besoin et une carte de crédit seulement si vous devez l'utiliser et laissez votre passeport et le reste à l'hôtel dans un bagage fermé. Nous ne nous sommes jamais senti en danger. Par ailleurs la police est assez présente et cela a certainement un effet dissuasif.
Nous n'avons pas eu de désagréments sérieux. Les gens ont toujours été très corrects, aimables, patients et serviables, toujours prêts à nous diriger ou à nous donner un renseignement. N'hésitez pas à leur demander des indications sur les moyens de transport, les prix , les choses intéressantes à voir.
Le courage de cette population qui se donne beaucoup de mal pour gagner peu d'argent est impressionant.Le salaire moyen est de 300€ par mois mais beaucoup de gens travaillent pour moins que cela. Un journalier dans la campagne se verra payer 50Q la journée. N'hésitez pas à avoir une petite attention de temps en temps au chauffeur de shuttle qui vous a conduit en shuttle pendant des heures sur des routes difficiles ou à la dame qui pendant des jours a entretenu votre chambre de façon impeccable et vous verrez leur visage s'illuminer.
La nourriture est bonne et bien équilibrée et les portions plus raisonnables qu'en Europe. Cela permet de perdre quelques kilos. Les fruits sont abondants et délicieux. Les jus de fruit frais coûtent la moitié de la bière. Le vin est cher et pas bon. On mange surtout du poulet (pollo) mais à Xela c'est plus varié . N'hésitez pas à vous éloigner un peu des endroits touristiques et à manger dans des petits restaurants locaux. Vous aurez un repas pas cher et savoureux : de 15 à 20 Q pour un déjeuner , boisson comprise (refresco) et de 15 à 20Q pour un petit déjeuner complet . Nous avons remarqué que dans le genre fast food à gros débit comme on le trouve près des endroits très fréquentés le pollo (poulet) est devenu vraiment mauvais : pas tendre, fibreux et sans goût. Sans doute du poulet chloré surgelé d'importation. D'ailleurs on voit trainer de gros sachets de cuisses près des établissements. Nous avons ainsi mal mangé à un stand du marché d'Antigua ainsi que près de la gare des bus de Guatemala City.
Le mois de janvier est favorable : il y a relativement peu de touristes et les températures sont agréables. Aucune pluie. Quelques moustiques en région tropicale mais nous avions mis du répulsif.
Il faut prévoir un peu de marge sur l'heure des shuttle : cela peut varier de 15 min avant s'il n'ont personne d'autre à 1/2h après s'ils ont beaucoup de passagers à prendre à différents endroits. Ils vous prennent toujours à votre hôtel mais ne vous déposent pas toujours exactement à l'endroit souhaité mais dans ce cas ce sera à proximité quand même. On a eu un cas où le shuttle faisait aussi bus local et alors il était bien rempli à certains moments. Même chose pour les lanchas : ils ne se déplacent pas que pour vous mais aussi pour faire des courses ou pour d'autres passagers. Soyez compréhensifs pour leurs contraintes : vous n'êtes pas pressés. Vous êtes en vacances.
On a beaucoup exagéré sur l'inconfort des chicken bus . Sur les grandes distances si vous êtes au départ vous avez une bonne place et vous la gardez. Sur les petites distances pareil. Par contre si vous devez monter au milieu du parcours vous risquez d'être un peu serré ou debout.
Les bus pullmann sont très confortables et comportent des toilettes. Les chicken bus pour les longues distances ne s'arrêtent pas . Il faut avoir une bonne vessie mais il y a toujours des servicios sanitarios à l'arrivée.
Les hôtels coûtent en moyenne 200 Q par nuit en chambre double. A Xela (Quetzaltenango) nous avons payé 150Q.
Je suivrai avec les détails par zone et les photos Carte générale

Volcans du Guatemala: le Fuego est assez actif, le Santiaguito est très actif, le Pacaya un peu (en brun sur l'image)

bonsoir
Nous arriverons à Guatemala city début Mai 2011 et repartirons début Juin de Cancun.
Antigua - lac Atitlan et ses environs - Quetzaltenango - Huehuetenango - Coban - Lago de Izabal - Rio Dulce - Flores - Tikal - et de là ns remontons vers le Mexique.
J'aimerais savoir si effectivement durant cette période il pleut tous les jours ?
on m'a dit surtout l'apres midi et celà pendant plusieurs heures ? on m'a dit également que la saison humide commencait habituellement début mai !
j'aimerais avoir également quelques conseils au niveau habillements ! en effet je ne suis pas loin d'avoir 60 ans et ns envisageons de voyager dans des bus locaux ainsi que de dormir dans des pensions modestes.
Merci de vos reponses.
Amicalement ALAIN
Merci de vos reponses.
Amicalement ALAIN
Bonjour à tous, je suis néophyte sur le site et je ne sais pas comment j'ai pu m'en passer avant. Je planifie un voyage au Guatemala(Antigua pour la majorité du temps) du 16 mars au 15 avril, ensuite je descendrai vers la côte Caraibe du Honduras pour aller plonger près des Iles(Roatan ou Utila). J'aimerais avoir des impressions quand à l'ascension des volcans autour d'Antigua(Agua, Fuego et Acatenango).On m'a déconseillé d'y aller seul mais comme je voyage seul... Est-ce vraiment dangereux? Que devrais-je savoir avant de m'y aventurer? Gros merci.😉
Sam
Sam
J'hésite encore dans quel sens je devrais organiser mon périple et J'ai besoin de votre avis SVP
J'aimerais aussi savoir dans quel sens et où il est le plus simple de passer la frontière entre les villes de Flores et Palenque ou Palenque -Florès ???
Quel circuit est le plus facile? Nous arrivons à la Ciudad et logerons à Antigua Soit...
Circuit 1- Lac Atitlan - Altiplano- Mexique (San Cristobal de Las Casas et Palenque --Direction le Péten vers Flores (Tikal) avec arrêt si possible à Bonampak.-- Coban , grottes et chutes Semuc, --El Estor, lac Izabal pour me rendre au Rio Dulce -Livigston si c'est faisable -- redescendre au Sud pour faire Copan (Honduras) ou
Circuit 2- le sens contraire des aiguilles d'une montre. Antigua-Coban-Rio Dulce-Flores-Palenque etc. avec biens sûr les environs...
N.B. Je n'envisage pas de faire autre ville au Nord du Mexique , ni le Bélize que j'ai déjà fait antérieurement. Et j'ai beaucoup de temps, un peu plus d'un mois et demie. Merci de me répondre rapidement, Départ ce 5 février.Circuit débute le 8 février.
J'aimerais aussi savoir dans quel sens et où il est le plus simple de passer la frontière entre les villes de Flores et Palenque ou Palenque -Florès ???
Quel circuit est le plus facile? Nous arrivons à la Ciudad et logerons à Antigua Soit...
Circuit 1- Lac Atitlan - Altiplano- Mexique (San Cristobal de Las Casas et Palenque --Direction le Péten vers Flores (Tikal) avec arrêt si possible à Bonampak.-- Coban , grottes et chutes Semuc, --El Estor, lac Izabal pour me rendre au Rio Dulce -Livigston si c'est faisable -- redescendre au Sud pour faire Copan (Honduras) ou
Circuit 2- le sens contraire des aiguilles d'une montre. Antigua-Coban-Rio Dulce-Flores-Palenque etc. avec biens sûr les environs...
N.B. Je n'envisage pas de faire autre ville au Nord du Mexique , ni le Bélize que j'ai déjà fait antérieurement. Et j'ai beaucoup de temps, un peu plus d'un mois et demie. Merci de me répondre rapidement, Départ ce 5 février.Circuit débute le 8 février.
Bonjour à tous !
Je voudrais faire un retrait avec ma carte visa, je reste un mois au guatémala et je voudrais faire qu'un seul retrait pour ne pas payer plusieurs fois les frais de commission à ma banque. Savez vous combien on peut retirer en une seule fois au distributeur et une idée des frais de commission. Qu'est ce qui est plus interessant guichiet ou distributeur.
Merci pour vos réponses. Sunya
Je voudrais faire un retrait avec ma carte visa, je reste un mois au guatémala et je voudrais faire qu'un seul retrait pour ne pas payer plusieurs fois les frais de commission à ma banque. Savez vous combien on peut retirer en une seule fois au distributeur et une idée des frais de commission. Qu'est ce qui est plus interessant guichiet ou distributeur.
Merci pour vos réponses. Sunya
bonjour
nous partons fin mars au Guatemala et nous nous posons la question devons nous louer une voiture ou circuler en bus ou taxis ou autre ?
nous partons fin mars au Guatemala et nous nous posons la question devons nous louer une voiture ou circuler en bus ou taxis ou autre ?
Bonjour à tous,
Je souhaiterai longer la côte Caraïbe en atterrissant à Caracas jusqu'au Guatemala, en passant naturellement par la Colombie, le Panama, Le Costa Rica, le Nicaragua, et Honduras, et tous ça à pied, en bus. J'aimerai savoir si l'un de vous a déjà fait ce parcours, s'il peut me renseigner sur les étapes intéressantes, les centres hébergements, ou n'importes quel témoignage. M'éclairer également sur les passages de frontière ( tjs passer aux douanes avant?) et les problèmes éventuels. Nous serons 2 personnes à partir de st Barthélémy jusqu'au Vénézuela, on aimerait faire ce trajet en 2 mois puis rentrer en France. Départ prévu autour du 1er mars. Donc si vous avez des conseils, des avertissements, des bons plans ou mm des connaissances, n'hésitez pas à me les communiquer. Merci d'avance.
Je souhaiterai longer la côte Caraïbe en atterrissant à Caracas jusqu'au Guatemala, en passant naturellement par la Colombie, le Panama, Le Costa Rica, le Nicaragua, et Honduras, et tous ça à pied, en bus. J'aimerai savoir si l'un de vous a déjà fait ce parcours, s'il peut me renseigner sur les étapes intéressantes, les centres hébergements, ou n'importes quel témoignage. M'éclairer également sur les passages de frontière ( tjs passer aux douanes avant?) et les problèmes éventuels. Nous serons 2 personnes à partir de st Barthélémy jusqu'au Vénézuela, on aimerait faire ce trajet en 2 mois puis rentrer en France. Départ prévu autour du 1er mars. Donc si vous avez des conseils, des avertissements, des bons plans ou mm des connaissances, n'hésitez pas à me les communiquer. Merci d'avance.
Bonjour,
Je suis a planifier un voyage familliale de 6 mois en monde Maya en petit motorisé de Classe "B". Nous partirons de Montréal en janvier 2013. Je vais voyager avec ma femme et mes 2 enfants. Ils auront 9 et 11 ans. Ils sont déjà très habitués à ce mode de voyagement car ils ont appris a marcher dans le "camper" pratiquement! Je vais trainer derrière sur un support un petit scooter 50cc. Par contre je n'ai jamais voyagé par les routes dans ces pays. je voudrais savoir quel itinéraire vous nous suggèreriez, j'ai une idée très vague de notre itinéraire mais je ne sais pas si la planification du temps est réaliste. Je pense que oui mais vous vous avez certainement de l'expérience à me partager. Départ de: Montréal fin janvier, descendre le plus vite possible vers le chaud! Rentrer au mexique par Matamoros. Que pensez vous de 1 mois 1/2(a partir de l'entrée du Mexique) pour passer par la côte Est, Mexico, Puebla, Volcan La Malinche, Palenque et la Péninsule du Yucatan. Mi-mars à fin avril(6 semaines) : Bélize entré par Chétumal, vers Bélize city et traverser la frontière vers le Guate à San Ignacio. Passer par Tikal, descendre vers Rio Dulce, Longer le Honduras et escale à Copan. Passer la région des Volcans et aller vers Antigua et Atitlan. Mai: Remonter (ou longer) la côte Pacifique de la frontière Guaté/Mexique près de Tapachula jusqu'à Los Mochis. Juin: traversier vers Baja et La Paz. Remonter jusqu'à San Francisco. Juillet: Retour d'Ouest en Est via les states parks.
Bien sur ceci est une idée globale, le mois de juillet est mon mois de jeux! A vraie dire je recommence a travailler en Aout. Alors je peux bien passer la section USA pour prendre plus de temps en terre Latine car l'oncle Sam quoi que bien beau n'est pas tout a fait dans le même esprit de voyage! Bien sur que je ne parle pas des destinations secondaires ou que je découvrirai, Mais nos intérêts sont: Kayak, Trek Volcan, ruines Maya, les villages reculés, les grottes, je ne veux rien savoir des "Resorts". Nous avons prévu aussi une semaine dans un orphelina au Guaté avec un projet en collaboration avec l'école primaire de mes gars.
Peut être la sécurité du pays ou les rencontres vont nous dicter un autre itinéraire, mais pour le moment c'est un peu l'ensemble du voyage,
Maintenant dites moi ce que vous pensez du temps vs la distance.
Puis en mai je sais que la saison chaude et humide débute, ca sera la remontée vers le nord, est-ce très chauds complètement au sud du Mexique coté Pacifique?
Mon site internet viendra en 2010.
Merci de vos précieux conseils,
L'équipage du Safari 07 😎
pour voir notre équipage voici un link:
http://www.wayn.com/waynphotos.html?wci=album&member=11458948&ref_id
Je suis a planifier un voyage familliale de 6 mois en monde Maya en petit motorisé de Classe "B". Nous partirons de Montréal en janvier 2013. Je vais voyager avec ma femme et mes 2 enfants. Ils auront 9 et 11 ans. Ils sont déjà très habitués à ce mode de voyagement car ils ont appris a marcher dans le "camper" pratiquement! Je vais trainer derrière sur un support un petit scooter 50cc. Par contre je n'ai jamais voyagé par les routes dans ces pays. je voudrais savoir quel itinéraire vous nous suggèreriez, j'ai une idée très vague de notre itinéraire mais je ne sais pas si la planification du temps est réaliste. Je pense que oui mais vous vous avez certainement de l'expérience à me partager. Départ de: Montréal fin janvier, descendre le plus vite possible vers le chaud! Rentrer au mexique par Matamoros. Que pensez vous de 1 mois 1/2(a partir de l'entrée du Mexique) pour passer par la côte Est, Mexico, Puebla, Volcan La Malinche, Palenque et la Péninsule du Yucatan. Mi-mars à fin avril(6 semaines) : Bélize entré par Chétumal, vers Bélize city et traverser la frontière vers le Guate à San Ignacio. Passer par Tikal, descendre vers Rio Dulce, Longer le Honduras et escale à Copan. Passer la région des Volcans et aller vers Antigua et Atitlan. Mai: Remonter (ou longer) la côte Pacifique de la frontière Guaté/Mexique près de Tapachula jusqu'à Los Mochis. Juin: traversier vers Baja et La Paz. Remonter jusqu'à San Francisco. Juillet: Retour d'Ouest en Est via les states parks.
Bien sur ceci est une idée globale, le mois de juillet est mon mois de jeux! A vraie dire je recommence a travailler en Aout. Alors je peux bien passer la section USA pour prendre plus de temps en terre Latine car l'oncle Sam quoi que bien beau n'est pas tout a fait dans le même esprit de voyage! Bien sur que je ne parle pas des destinations secondaires ou que je découvrirai, Mais nos intérêts sont: Kayak, Trek Volcan, ruines Maya, les villages reculés, les grottes, je ne veux rien savoir des "Resorts". Nous avons prévu aussi une semaine dans un orphelina au Guaté avec un projet en collaboration avec l'école primaire de mes gars.
Peut être la sécurité du pays ou les rencontres vont nous dicter un autre itinéraire, mais pour le moment c'est un peu l'ensemble du voyage,
Maintenant dites moi ce que vous pensez du temps vs la distance.
Puis en mai je sais que la saison chaude et humide débute, ca sera la remontée vers le nord, est-ce très chauds complètement au sud du Mexique coté Pacifique?
Mon site internet viendra en 2010.
Merci de vos précieux conseils,
L'équipage du Safari 07 😎
pour voir notre équipage voici un link:
http://www.wayn.com/waynphotos.html?wci=album&member=11458948&ref_id
Bonjour, dans le cadre d'un voyage lointain (1 an?😠) je voudrais savoir si actuellement il est possible de rejoindre Tikal et le Peten à partir d'Atitlan ou Guaté-ciudad en bagnole de location. Ce n'était absolument pas le cas lors de mon dernier séjour (le siècle passé, snif). Dans le même esprit, Uaxactun est-il toujours accessible au départ de Tikal, et pour finir, quelles sont les possibilités actuelles de logement à Tikal (et combien$?)
Merci, m'sieurs/dames😉
Bonjour
Je débute tout juste mes recherches pour notre prochain voyage en famille (couple + enfant de 2 ans et demi)😄
Je songe à un itinéraire de Mexico à Antigua (Guatemala) via Belize en 5 à 6 semaines
Mes nombreuses questions :
Selon vos expériences est-ce une bonne destination avec un enfant (débrouillard) de 2 ans ?
Belize, si on ne peut pas faire beaucoup de snorkeling à cause du bébé, est ce une bonne destination pour juste profiter des paysages, se baigner en bord de plage et se la couler douce en famille ?
J'envisage ce voyage en voiture de location car avec le bébé et ses bagages on aime voyager en voiture, est ce une bonne idée selon vos expériences ? Les trajets par la route sont ils agréables en général ?
Les hôtels proposent ils facilement des lits bébé ? Et de façon globale, les hôtels en gamme moyenne sont ils adaptes à un voyage en famille ?
Précisions : Nous avons déjà voyagé avec notre fils à ses 18 mois (un mois au Costa Rica en road trip) et à ses 2 ans (15 jours en Bulgarie en road trip aussi).
Merci pour votre aide😊
Je débute tout juste mes recherches pour notre prochain voyage en famille (couple + enfant de 2 ans et demi)😄
Je songe à un itinéraire de Mexico à Antigua (Guatemala) via Belize en 5 à 6 semaines
Mes nombreuses questions :
Selon vos expériences est-ce une bonne destination avec un enfant (débrouillard) de 2 ans ?
Belize, si on ne peut pas faire beaucoup de snorkeling à cause du bébé, est ce une bonne destination pour juste profiter des paysages, se baigner en bord de plage et se la couler douce en famille ?
J'envisage ce voyage en voiture de location car avec le bébé et ses bagages on aime voyager en voiture, est ce une bonne idée selon vos expériences ? Les trajets par la route sont ils agréables en général ?
Les hôtels proposent ils facilement des lits bébé ? Et de façon globale, les hôtels en gamme moyenne sont ils adaptes à un voyage en famille ?
Précisions : Nous avons déjà voyagé avec notre fils à ses 18 mois (un mois au Costa Rica en road trip) et à ses 2 ans (15 jours en Bulgarie en road trip aussi).
Merci pour votre aide😊
Bonjour les amis (es)🙂
Moi et mon épouse voulons aller passer 1 mois a Panachel au Guatemala. Nous aimerions beaucoup avoir la façon la plus simple pour nous rendre a Panajachel a partir de l'aréoport si nous arrivons assez tôt, ou de Antigua, la distance, l'endroit ou prendre l'autobus, si nous pouvons trouver un bungalow avec cuisinette a Panajachel, le coût, ou je peux me procurer de l'argent avec ma carte débit. Tout renseignements pouvant nous aider a planifier notre prochain voyage au Guatemala sera grandement apprécier. Merci
Deerserge de Montréal
Deerserge de Montréal
Bonjour, Je pars en fevrier au Guatemala et j'aimerai louer un 4x4 pour visiter le pays. Quelqu'un pourait il me donner des renseignements pour cela ? Merci d'avance.
Fransasou
Bonjour,
je quitte pour le Guatemala le 4 janvier 2009, c'est-à-dire dans 11 jours. Je me demandais simplement s'il est indispensable de se procurer la monnaie du pays pour voyager (quetzal je pense??) ou l'argent américain suffi?
Et s'il faut le Quetzal, est-ce que je peux en acheter dans une banque du Québec, ou je dois d'abord me procurer la devise américaine et l'échanger au Guatemala?
Merci à vous tous et joyeux temps des fêtes.
Et s'il faut le Quetzal, est-ce que je peux en acheter dans une banque du Québec, ou je dois d'abord me procurer la devise américaine et l'échanger au Guatemala?
Merci à vous tous et joyeux temps des fêtes.
Bonsoir
nous envisageons de séjourner 2 semaines sur le Mexique Guatemala, arrrivée à Cancun
ensuite nous pensons louer une voiture faire un boucle (chiapas Yucatan) pour revenir sur Cancun
est-ce facile à faire, je cherche des renseignements sur l'état des routes, les hébergements (pas trop luxueux)
si quelqu'un a déjà fait ce même type de circuit, quels endroits sont à éviter ou à voir impérativement
Merci par avance
A bientot
Mado
Nous partons cet été au Guatemala et comme c'est la première fois que nous allons voyager avec notre fils de 10 ans, nous aimerions que les choses soient un peu plus planifiées que d'habitude. En fait, je trouve qu'il est assez dur de savoir dans quel village rester autour du lac Atitlan. Nous n'aimons pas la foule ou les soirées arrosées avec des hordes de touristes et ce que nous voulons c'est un endroit calme, peu importe s'il est même retiré, avec un bon resto et une chambre qui ne dépasserait pas les $50. Mais où ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Véro
Salut à tous,
Petit compte rendu de mon voyage (toute seule comme une grande !) au Guatemala.
Je suis partie 15 jours seule, mon périple a commencé à la Antigua, s'est prolongé au lac Atitlan (Panajachel) suivi d'un retour à la Antigua en passent par Chichicastenango, puis Coban, Lanqin, Rio Dulce, Levingston et pour finir Flores (Tikal).
Je suis par la suite revenu à la Antigua en avion. De là, je suis allée à Guatemala City pour repartir chez moi, dans mon pays.
Le Guatemala est un magnifique pays riche en culture, histoire et traditions.
A aucun moment je n'ai sentie de l'insécurité (bon il est vrai que je n'ai pas dormi à Guatemala City).
Bon voyage à tous !
Roxane
Nous sommes revenus enchantés du Guatemala. Stressés au départ concernant les questions de sécurité, le voyage s'est déroulé sans le moindre sentiment d'insécurité. Rencontre avec une population accueillante et souriante... On a pris notre temps (transport en chicken bus, trek de 3 jours dans les Cuchumatanes...). Donc en 2 semaines, nous nous sommes concentrés sur les Hautes Terres et un petit bout de Cote Pacifique.
L'ascencion du Volcan Acantenango (peut-être un peu plus difficile car on monte à plus de 3900m) n'est pas très connue mais à recommander... Une vue imprenable sur le Fuego en activité. Et beaucoup de chances d'être seul au sommet (vu le peu de touristes qui montent jusque là-haut). Par contre, un peu cher (compter 50 euros transfert en minibus+guide+repas de midi au cratère).
Un conseil si vous hésitez entre Routard ou Lonely en terme de guide de voyage... Indiscutablement, le Lonely est plus complet (le Routard mentionne à peine la partie Pacifique et ne se concentre que sur les hauts lieux touristiques) et plus pratique (prix, horaires de bus, multiples cartes...).
Voici le lien vers notre site si vous voulez un avant-gout du Guaté : http://www.aurouze.com/gxp/index.php?album=Anne_et_Julian%2F2010%2Fguatemala&page=1
Si vous voulez d'autres infos, n'hésitez pas à nous contacter. On se fera un plaisir de vous répondre :)
Bon voyage!!
Anne et Julian
Anne et Julian
Je suis revenue lundi dernier d'un voyage au Guatemala, alors en voici un bref aperçu. Pour les hôtels, il s'agit toujours d'une chambre pour deux personnes avec salle de bains privée. J'ai voyagé avec ma mère, qui a une cinquantaine d'années. J'ai beaucoup aimé mon voyage et somme toute, c'est très différent du Costa Rica et assez différent du Mexique où je suis déjà allée. Nous avons fait moins d'excursions dans des parcs qu'au Costa Rica, mais la culture a été beaucoup plus importante. C'est moins cher aussi, et il est beaucoup plus facile de trouver des plats autres que les rice and beans.
1: Arrivée à l'aéroport La Aurora à 20 h et navette (10 dollars) jusqu'à Antigua. La réservation que j'avais faite à la Casa Santa Lucia numero 2 n'a pas été retenue, mais nous avons trouvé une chambre a l'hôtel Internacional Mochilero (accès à la cuisine, Internet, 160 QTZ). 2:Visite d'Antigua. La ville est belle mais je trouve qu'on en fait vite le tour. Je dois avouer que je ne suis pas une très grande fan des villes. Nous avons pu assister à une procession du village de Jocotenango dans le cadre du carême. Souper au restaurant La Pena del Sol Latino, qui est chouette même si c'est très touristique. 3:Navette avec Adrenila Tours jusqu'au terminus Monja Blanca dans la capitale. Il nous en coûte 10 dollars et le trajet dure deux heure en raison du trafic. Autobus jusqu'à Coban (4 heures 30, 50 QTZ) Minibus jusqu'à Lanquin (2 heures) Lanquin est probablement l'endroit que j'ai préféré. Les paysages sont magnifiques, c'est isolé par un chemin de terre, c'est petit et la population qeqchi est très accueillante. Nous avons logé à El Retiro. Leur site est très enchanteur et l'hôtel offre toute sorte de services sur place (excursions, transport, restaurant, etc.) 4: Visite des Cuevas Las Marias et de Semuc Champey. C'était ma première fois dans une grotte, alors il m'est difficile de faire une évaluation, mais j'ai aimé mon expérience. À Semuc Champey, nous avons monté jusqu'au Mirador. La vue en vaut la peine, mais la montée est très difficile. Mes jambes tremblaient en redescendant. Les bassins de Semuc Champey sont paradisiaques. On nous avait dit que l'eau des bassins était chaude, mais je l'ai en fait trouvé rafraîchissante. 5:Navette de Lanquin à Flores par l'entremise de l'hôtel El Retiro. L'hôtel nous avait dit que nous arriverions à 14 heures, mais ça prend 2 heures de plus (sans trafic). 6:Nous sommes partis à Tikal aux petites heures du matin, il n'y avait même plus d'électricité sur l'île de Flores. Heureusement, nous avions des lampes frontales. Pour 150 quetzales, nous avons le trajet en minibus jusqu'au parc ainsi qu'un visite guidée. Je ne sais pas trop si ça en valait la peine. L'entrée au site (150 quetzales également) n'était pas comprise et notre groupe comptait 25 personnes (on nous avait dit la veille que c'était environ douze!). L'avantage, c'est que nous avons eu plus de renseignements et je ne suis pas certaine que nous en aurions vu autant sans le guide, étant donné qu'il faut marcher beaucoup pour passer d'un temple à un autre. 7:Autobus jusqu'à Rio Dulce (120 quetzales). Nous prenons immédiatement le bateau jusqu'à Livingstone. On nous dit qu'on va voir toutes sortes de choses en bateau et arrêter une vingtaine de minutes à une source d'eau chaudes pour se baigner. C'est en fait très expéditif et le chauffeur de la lancha (le bateau) n'a rien d'un guide. Il arrête 30 secondes à la plupart des sites et ne fait que les nommer sans donner d'autres explications. Nous voyons le castillo de san felipe, le lago de izabal, la isla de los pajaros, une lagune remplie de nénuphars et pour la baignade, nous n'avons que 10 minutes, alors c'est vraiment inutile de même y songer. À Livingstone, nous avons logé au African Place, qui n'a vraiment d'africain. Ce n'était pas cher pour 80 qtz la nuit, mais je trouvais que la famille à la réception écoutait pas mal la télévision, qui n'était pas bien loin de notre chambre. Mieux vaux en choisir une plus loin. 8 et 9: J'ai beaucoup aimé Livingston, qui est bien différent des autres villes du Guatemala. L'atmosphère fait plus vacances en quelque sorte. Le seul hic, c'est que si vous avez les cheveux longs, les femmes garifunas vous demandent très souvent si vous voulez qu'elles vous fassent des tresses. Nous avons fait l'excursion à la playa Blanca et aux siete Altares. C'était bien, mais comme il ne faisait pas très chaud ce jour-là, c'était moins agréable. À noter que le sandwich compris dans l'excursion est vraiment petit. Les siete altares sont jolis, mais ce n'est pas un incontournable. C'est dans la forêt tropicale, alors si vous n'y avez jamais mis les pieds ça peut valoir le coup, ou encore si vous avez plus d'une journée à Livingston. Le 2e jour, nous avons marché le long de la mer jusqu'à la plage Quehueche. C'est peut-être une heure de marche, mais on peut aussi s'y rendre en taxi pour un coût modeste. La plage est aussi belle qu'à Playa Blanca est ça coûte moins cher de s'y rendre. C'est agréable aussi de s'y rendre à payer, mais le bord de mer est jonché de détritus partout, sauf à cette plage et dans quelques sections privées. 10: Bateau jusqu'à Puerto Barrios et autobus jusqu'à Guatemala Ciudad. Le trajet en autobus devait durer 5 heures, mais un accident sur l'autoroute nous a bloqué pendant 5 heures! 11: Nous avons été voir le parque central et retirer des sous. Le parque central est joli, mais effectivement, à moins d'être un grand fan des grosses villes ou des musées, je crois que d'autre endroits du pays valent plus la peine d'être visités. Ma mère s'est d'ailleurs fait voler son appareil photo dans le parque central. Nous croyons q'un voleur a coupé la ganse de l'étui accroché à son épaule. Chichen bus jusqu'à Panajachel, où nous prenons un bateau pour San Pedro (25 qtz). 12:À San Pedro, nous logeons à el Hotelito Amanecer Sak'Cari. C'est 197 qtz, mais c'est vraiment super. Nous avons une terre fleurie qui donne sur le lac et comme c'est un peu isolé, il n'y a pas de bruit. L'eau potable est gratuite également. Nous marchons jusqu'à San Juan La Laguna où nous magasinons les tissus et regardons les ateliers. 13:Nous allons au marché de Chichicastenango (40 quetzales l'aller-retour en autobus). Le marché ne m'a pas particulièrement plu, on essaie trop de tout vous vendre, mais nous avons par contre donner 100 qtz a un guide de l'Inguat (Sebastian) qui nous a mener au site de Pascual Nabaj, le site de cérémonie maya où nous avons observé des rituels. C'était vraiment très impressionnant et enrichissant. Il nous a aussi fait visiter l'église de Santo Tomas. Je recommande cela. 14:Nous sommes allées au marché de Solola, qui est en effet beaucoup plus authentique. C'est bondé (mais pas de touristes), il y a de tout et nous voyons des femmes porter toutes sortes de choses sur leur tête (de l'immense panier rempli de choux à des paniers de fleurs et de dindons). Ma mère s'est cette fois-ci fait voler son porte-feuille dans la foule du marché. Heureusement, elle avait enlevé toutes ses cartes le matin même et avait seulement 100 qtz dans ses poches. Nous avons ensuite fait du kayak à San Pedro (vraiment pas cher comparativement aux prix en occident) 15:Pour 40 quetzales, nous nous rendons à Antigua en minibus. Nous assistons à une autre procession religieuse. 16:Nous magasinons un peu les agences et payons seulement 50 quetzales pour se rendre à l'aéroport La Aurora. Notre vol pour Miami est retardé, alors nous manquons notre correspondance pour Montréal. Heureusement, American AirLines nous paie l'hôtel, le souper et le déjeûner du lendemain. 17:Arrivée à Montréal
Voilà.
1: Arrivée à l'aéroport La Aurora à 20 h et navette (10 dollars) jusqu'à Antigua. La réservation que j'avais faite à la Casa Santa Lucia numero 2 n'a pas été retenue, mais nous avons trouvé une chambre a l'hôtel Internacional Mochilero (accès à la cuisine, Internet, 160 QTZ). 2:Visite d'Antigua. La ville est belle mais je trouve qu'on en fait vite le tour. Je dois avouer que je ne suis pas une très grande fan des villes. Nous avons pu assister à une procession du village de Jocotenango dans le cadre du carême. Souper au restaurant La Pena del Sol Latino, qui est chouette même si c'est très touristique. 3:Navette avec Adrenila Tours jusqu'au terminus Monja Blanca dans la capitale. Il nous en coûte 10 dollars et le trajet dure deux heure en raison du trafic. Autobus jusqu'à Coban (4 heures 30, 50 QTZ) Minibus jusqu'à Lanquin (2 heures) Lanquin est probablement l'endroit que j'ai préféré. Les paysages sont magnifiques, c'est isolé par un chemin de terre, c'est petit et la population qeqchi est très accueillante. Nous avons logé à El Retiro. Leur site est très enchanteur et l'hôtel offre toute sorte de services sur place (excursions, transport, restaurant, etc.) 4: Visite des Cuevas Las Marias et de Semuc Champey. C'était ma première fois dans une grotte, alors il m'est difficile de faire une évaluation, mais j'ai aimé mon expérience. À Semuc Champey, nous avons monté jusqu'au Mirador. La vue en vaut la peine, mais la montée est très difficile. Mes jambes tremblaient en redescendant. Les bassins de Semuc Champey sont paradisiaques. On nous avait dit que l'eau des bassins était chaude, mais je l'ai en fait trouvé rafraîchissante. 5:Navette de Lanquin à Flores par l'entremise de l'hôtel El Retiro. L'hôtel nous avait dit que nous arriverions à 14 heures, mais ça prend 2 heures de plus (sans trafic). 6:Nous sommes partis à Tikal aux petites heures du matin, il n'y avait même plus d'électricité sur l'île de Flores. Heureusement, nous avions des lampes frontales. Pour 150 quetzales, nous avons le trajet en minibus jusqu'au parc ainsi qu'un visite guidée. Je ne sais pas trop si ça en valait la peine. L'entrée au site (150 quetzales également) n'était pas comprise et notre groupe comptait 25 personnes (on nous avait dit la veille que c'était environ douze!). L'avantage, c'est que nous avons eu plus de renseignements et je ne suis pas certaine que nous en aurions vu autant sans le guide, étant donné qu'il faut marcher beaucoup pour passer d'un temple à un autre. 7:Autobus jusqu'à Rio Dulce (120 quetzales). Nous prenons immédiatement le bateau jusqu'à Livingstone. On nous dit qu'on va voir toutes sortes de choses en bateau et arrêter une vingtaine de minutes à une source d'eau chaudes pour se baigner. C'est en fait très expéditif et le chauffeur de la lancha (le bateau) n'a rien d'un guide. Il arrête 30 secondes à la plupart des sites et ne fait que les nommer sans donner d'autres explications. Nous voyons le castillo de san felipe, le lago de izabal, la isla de los pajaros, une lagune remplie de nénuphars et pour la baignade, nous n'avons que 10 minutes, alors c'est vraiment inutile de même y songer. À Livingstone, nous avons logé au African Place, qui n'a vraiment d'africain. Ce n'était pas cher pour 80 qtz la nuit, mais je trouvais que la famille à la réception écoutait pas mal la télévision, qui n'était pas bien loin de notre chambre. Mieux vaux en choisir une plus loin. 8 et 9: J'ai beaucoup aimé Livingston, qui est bien différent des autres villes du Guatemala. L'atmosphère fait plus vacances en quelque sorte. Le seul hic, c'est que si vous avez les cheveux longs, les femmes garifunas vous demandent très souvent si vous voulez qu'elles vous fassent des tresses. Nous avons fait l'excursion à la playa Blanca et aux siete Altares. C'était bien, mais comme il ne faisait pas très chaud ce jour-là, c'était moins agréable. À noter que le sandwich compris dans l'excursion est vraiment petit. Les siete altares sont jolis, mais ce n'est pas un incontournable. C'est dans la forêt tropicale, alors si vous n'y avez jamais mis les pieds ça peut valoir le coup, ou encore si vous avez plus d'une journée à Livingston. Le 2e jour, nous avons marché le long de la mer jusqu'à la plage Quehueche. C'est peut-être une heure de marche, mais on peut aussi s'y rendre en taxi pour un coût modeste. La plage est aussi belle qu'à Playa Blanca est ça coûte moins cher de s'y rendre. C'est agréable aussi de s'y rendre à payer, mais le bord de mer est jonché de détritus partout, sauf à cette plage et dans quelques sections privées. 10: Bateau jusqu'à Puerto Barrios et autobus jusqu'à Guatemala Ciudad. Le trajet en autobus devait durer 5 heures, mais un accident sur l'autoroute nous a bloqué pendant 5 heures! 11: Nous avons été voir le parque central et retirer des sous. Le parque central est joli, mais effectivement, à moins d'être un grand fan des grosses villes ou des musées, je crois que d'autre endroits du pays valent plus la peine d'être visités. Ma mère s'est d'ailleurs fait voler son appareil photo dans le parque central. Nous croyons q'un voleur a coupé la ganse de l'étui accroché à son épaule. Chichen bus jusqu'à Panajachel, où nous prenons un bateau pour San Pedro (25 qtz). 12:À San Pedro, nous logeons à el Hotelito Amanecer Sak'Cari. C'est 197 qtz, mais c'est vraiment super. Nous avons une terre fleurie qui donne sur le lac et comme c'est un peu isolé, il n'y a pas de bruit. L'eau potable est gratuite également. Nous marchons jusqu'à San Juan La Laguna où nous magasinons les tissus et regardons les ateliers. 13:Nous allons au marché de Chichicastenango (40 quetzales l'aller-retour en autobus). Le marché ne m'a pas particulièrement plu, on essaie trop de tout vous vendre, mais nous avons par contre donner 100 qtz a un guide de l'Inguat (Sebastian) qui nous a mener au site de Pascual Nabaj, le site de cérémonie maya où nous avons observé des rituels. C'était vraiment très impressionnant et enrichissant. Il nous a aussi fait visiter l'église de Santo Tomas. Je recommande cela. 14:Nous sommes allées au marché de Solola, qui est en effet beaucoup plus authentique. C'est bondé (mais pas de touristes), il y a de tout et nous voyons des femmes porter toutes sortes de choses sur leur tête (de l'immense panier rempli de choux à des paniers de fleurs et de dindons). Ma mère s'est cette fois-ci fait voler son porte-feuille dans la foule du marché. Heureusement, elle avait enlevé toutes ses cartes le matin même et avait seulement 100 qtz dans ses poches. Nous avons ensuite fait du kayak à San Pedro (vraiment pas cher comparativement aux prix en occident) 15:Pour 40 quetzales, nous nous rendons à Antigua en minibus. Nous assistons à une autre procession religieuse. 16:Nous magasinons un peu les agences et payons seulement 50 quetzales pour se rendre à l'aéroport La Aurora. Notre vol pour Miami est retardé, alors nous manquons notre correspondance pour Montréal. Heureusement, American AirLines nous paie l'hôtel, le souper et le déjeûner du lendemain. 17:Arrivée à Montréal
Voilà.
Bonjour,
de retour du Guatémala, voici quelques impressions...
Bon d'abord... Niveau sécurité, on a jamais été inquiété, on a pris un bus de nuit pour Flores, s'est balladé la nuit dans les villes et villages.... aucun souci. C'est comme partout, faut pas traîner dans les sales endroits et ne pas exposer ses valeurs... Bref, ce n'est pas du tout la paranoïa qui est étalé dans le LP. Soyez rassuré, les gens sont vraiment sympa et avenant... c'est comme partout... y' a aussi des méchants... faut pas tomber dessus...
Une impression aussi : c'est hyper touristique (pour un séjour court... on a pas vraiment le temps de "se perdre" tant les "incontournables" sont là pour 15j. Partout et très facilement des agences peuvent vous organiser tout un tas de trucs y compris les transport sur tout les sites... Faut aimer...
Après c'est dommage de se priver des CHicken bus (pas cher) et vraiment sympa pour parfaire son espagnol. (Bon après, c'est vrai qu'il conduise comme des tarés....
On a fait un parcourt classique Antigua, El Remate, Tikal, Lanquin et semuc Champey, Chichicastengo, Xela, Lac atitlan.
La route entre Coban et Uspantan (pour rejoindre Santa Cruz) est fermé, mais ça roule quand même, et on a à peine mis une heure de plus que le temps prévu.
On a particulièrement aimé : la lave du Pacaya (qu'on a fait fin d'après midi... on a pas du tout de vue sur les alentours comme le matin... mais la lave ressort carrément mieux... à vous de voir... ce qu'il y a de mieux .. Mais aussi le lac et particulièrement San Marcos (le levé de soleil des rochers à droite de la plage... c'est une tuerie... vue superbe sur les volcans en face...
Dormir en bas à semuc champey (y'a des petit bungalows) c'etait vraiment chouette.
Le marché de CHichi (faut y dormir la veille, se lever tôt et se barrer à 10/11H quand les groupes arrivent... c'est quand même un très chouette marché...
A Xela, le mirador du Santiaguito, on y est allé tout seul.... heu, mais on a pas trouvé le chemin... donc un guide, ça peut être utile?... et faut pas faire les larves comme nous, faut vraiment se lever tôt, car après 8h, c'est djà plein de nuage...
Au Niveau budget, on était à environ 30 euros/ pers sans se priver, bien entendu on peut faire moins...
Voilà, c'est tout, si ça peut vous aider pour votre route...
Bonne route. Téva
de retour du Guatémala, voici quelques impressions...
Bon d'abord... Niveau sécurité, on a jamais été inquiété, on a pris un bus de nuit pour Flores, s'est balladé la nuit dans les villes et villages.... aucun souci. C'est comme partout, faut pas traîner dans les sales endroits et ne pas exposer ses valeurs... Bref, ce n'est pas du tout la paranoïa qui est étalé dans le LP. Soyez rassuré, les gens sont vraiment sympa et avenant... c'est comme partout... y' a aussi des méchants... faut pas tomber dessus...
Une impression aussi : c'est hyper touristique (pour un séjour court... on a pas vraiment le temps de "se perdre" tant les "incontournables" sont là pour 15j. Partout et très facilement des agences peuvent vous organiser tout un tas de trucs y compris les transport sur tout les sites... Faut aimer...
Après c'est dommage de se priver des CHicken bus (pas cher) et vraiment sympa pour parfaire son espagnol. (Bon après, c'est vrai qu'il conduise comme des tarés....
On a fait un parcourt classique Antigua, El Remate, Tikal, Lanquin et semuc Champey, Chichicastengo, Xela, Lac atitlan.
La route entre Coban et Uspantan (pour rejoindre Santa Cruz) est fermé, mais ça roule quand même, et on a à peine mis une heure de plus que le temps prévu.
On a particulièrement aimé : la lave du Pacaya (qu'on a fait fin d'après midi... on a pas du tout de vue sur les alentours comme le matin... mais la lave ressort carrément mieux... à vous de voir... ce qu'il y a de mieux .. Mais aussi le lac et particulièrement San Marcos (le levé de soleil des rochers à droite de la plage... c'est une tuerie... vue superbe sur les volcans en face...
Dormir en bas à semuc champey (y'a des petit bungalows) c'etait vraiment chouette.
Le marché de CHichi (faut y dormir la veille, se lever tôt et se barrer à 10/11H quand les groupes arrivent... c'est quand même un très chouette marché...
A Xela, le mirador du Santiaguito, on y est allé tout seul.... heu, mais on a pas trouvé le chemin... donc un guide, ça peut être utile?... et faut pas faire les larves comme nous, faut vraiment se lever tôt, car après 8h, c'est djà plein de nuage...
Au Niveau budget, on était à environ 30 euros/ pers sans se priver, bien entendu on peut faire moins...
Voilà, c'est tout, si ça peut vous aider pour votre route...
Bonne route. Téva
Bonjour ,
Je compte aller de Cancun a Guatemala City courant du mois de janvier 2013 . J aurais aimé connaitre les frais de douanes pour sortir du Mexique , pour entrer et sortir du Belize et pour entrer et sortir du Guatemala ?? est il possible de rentrer au Guatemala par les parcs nationnaux du nord du pays ?? prendre le bateau de Cancun a Puerto Barrios au Guatemala ?? une idée du cout en bus de Palenque a guatemala city ?? une idée du coup en bus de cancun a guatemala city en passant par le Belize city , Flores puis Guatemala city ?? Voila ca fait beaucoup de questions mais toutes les reponses sont sur voyage forum ... merci d avance pour ces dernieres ...
John CaRaNaVaL ...
Je compte aller de Cancun a Guatemala City courant du mois de janvier 2013 . J aurais aimé connaitre les frais de douanes pour sortir du Mexique , pour entrer et sortir du Belize et pour entrer et sortir du Guatemala ?? est il possible de rentrer au Guatemala par les parcs nationnaux du nord du pays ?? prendre le bateau de Cancun a Puerto Barrios au Guatemala ?? une idée du cout en bus de Palenque a guatemala city ?? une idée du coup en bus de cancun a guatemala city en passant par le Belize city , Flores puis Guatemala city ?? Voila ca fait beaucoup de questions mais toutes les reponses sont sur voyage forum ... merci d avance pour ces dernieres ...
John CaRaNaVaL ...
Bonjour,
Je compte partir avec 2 coequipiers traverser le mexique/guatemala/belize a noel.
Point de depart: Mexico city Arrivé: Cancun
J'avais dans l'idée de passez une semaine au mexique. Partir de mexico, rejoindre acapulco, puis remonter sur oaxaca pour ensuite se diriger vers Guatemala ciudad. Arrivé au guatemala, je pensais rester qql jours dans la region de la capital pour visiter et ensuite remonter dans le nord-est du pays pour rejoindre la frontiere du Belize. Apres cela je pense prendre 3 jours pour traverser le Belize en direction de Cancun airport.
Je vous solicite pour avoir des idées d'itineraires peut etre un peu plus precis, et obtenir qqls infos, notamment sur la question des transports, du budget?
Merci a vous
Je compte partir avec 2 coequipiers traverser le mexique/guatemala/belize a noel.
Point de depart: Mexico city Arrivé: Cancun
J'avais dans l'idée de passez une semaine au mexique. Partir de mexico, rejoindre acapulco, puis remonter sur oaxaca pour ensuite se diriger vers Guatemala ciudad. Arrivé au guatemala, je pensais rester qql jours dans la region de la capital pour visiter et ensuite remonter dans le nord-est du pays pour rejoindre la frontiere du Belize. Apres cela je pense prendre 3 jours pour traverser le Belize en direction de Cancun airport.
Je vous solicite pour avoir des idées d'itineraires peut etre un peu plus precis, et obtenir qqls infos, notamment sur la question des transports, du budget?
Merci a vous
Bonjour
Je compte me rendre au Guatemala durant le mois de novembre hors je n'arrive pas à trouver des information concernant l'état des routes suites aux pluies diluviennes de cet été. Quelqu'un en sait un peu plus?
Et les transports collectif fonctionnent-il malgré les dégâts?
Bref, s'agit il d'un bon moment pour ce rendre là-bas ou dois-je annuler mon voyage?
Merci à tous !
Maud








