Bonjour,
J'envisage de faire prochainement un séjour en Arménie pendant un peu plus d'un mois et demi. Le Visa délivré dans les ambassades ou à l'aéroport est valable seulement 21 jours. Il semblerait qu'il faille payer 3dollars supplémentaire/jour pour des séjours de plus longue durée.
Je voudrais savoir ce qu'il en est exactement et si il y a d'autres possibilités plus économes pour rallonger le visas.
Dans
le cas ou il n'y a que la solution de payer 3dollars/jour
supplémentaire, je voudrais savoir comment ça se passe dans la
pratique. Faut-il anticiper le nb de jours lors de la demande de visas,
(ce qui semble le plus pratique si on se trouve loin de Erévan le 21
ième jour) ou faut il obligatoirement retourner à la capitale pour
faire une demande de prolongation à la fin des 21 jours?
bonjour!
pour entreè en armenya, cest possible a faire le visa directement a l'aeroport?
merci
tkmount😎
Nouvelles règles de délivrance des visas
Le visa se paie désormais en drams. Cela implique de changer un minimum à l’aéroport. Visa transit, moins de 3 jours 10000 drams (environ 22 euros) Visa touriste valable désormais 120 jours 15000 drams Visas à une entrée, il faut en reprendre un à la frontière si, par exemple, vous faites une incursion en Géorgie. Donc les indications du bouquin Peuples du Mode page 241 sont désormais caduques. Je suis en Arménie, vous pouvez me poser des questions.
Le visa se paie désormais en drams. Cela implique de changer un minimum à l’aéroport. Visa transit, moins de 3 jours 10000 drams (environ 22 euros) Visa touriste valable désormais 120 jours 15000 drams Visas à une entrée, il faut en reprendre un à la frontière si, par exemple, vous faites une incursion en Géorgie. Donc les indications du bouquin Peuples du Mode page 241 sont désormais caduques. Je suis en Arménie, vous pouvez me poser des questions.
Bonjour à tous .
J'ai passé 25 jours dans ce petit pays , un brin plus petit que la Belgique , et suis loin d'en avoir tout vu . C'est que je ressemble plus à la tortue qu'au lièvre, quoi que, quelques fois ....
D'abord de la patience, beaucoup de patience
Je suis partie avec Aéroflot . D'abord un vol Bruxelles -Moscou , de 12h à 17h15 , heures locales....
Dans l'avion, pas d'écran, pas de musique, pas d'hôtesses, uniquement des stewards . Et pour casser tous les clichés, pas d'alcool ( sauf payants)
En approchant de Moscou, ce sont d'immenses forêts avec des petites villes et des villages, plantés dedans . Puis des forêts de buildings .
18h40 . Déjà 1h15 que je suis à l'aéroport de Moscou . J'ai le temps d'éplucher tous les duty-free . Juste le temps, car les prix sont déments . Pendant que je regarde, un chinois éclate de rire toutes les dix secondes, chaque fois qu'on lui dit un prix . Il y a aussi pas mal de restaurants où on peut payer en euros, en dollars et en roubles .
Dans les nombreuses salles d'attente, beaucoup de gens d'Asie centrale .
Pas moyen de se coucher et dormir un peu car tous les sièges ont des accoudoirs fixes en métal . C'est mal parti pour mes neuf heures d'attente
Après 10 heures d'attente . (ils en ont ajouté une😐), un deuxième vol Moscou-Erevan , de 2h30 à environ 5 h 00 , où on nous a tenu éveillés tout le temps .
L'aéroport d'Erevan n'est pas bien grand . Tout va vite . Je reçois mon cachet avec un beau "Welcome" de la jeune douanière🙂, puis les bagages, le bureau de change 100 euros = 52100 AMD .
Une première journée à Erevan
J'avais réservé une chambre chez Bori's Family bed and breakfast , et il était prévu qu'un taxi m'attendrait à l'aéroport .
A l'arrivée, juste deux panneaux avec les noms de deux heureux que l'on est venu attendre . Pas le mien . Pas grave . Les taxis m'ont repérée, il y a de la concurrence , tout va bien . Mes bagages sont légers et je m'en vais , sais pas où mais je m'en vais , hors de l'aéroport ....un taxi m'a suivie et me fait un prix ( 2500 AMD )
Je vois d'abord une ville assez plate, avec des bâtiments bas , très peu de monde , c'est vrai qu'il n'est que 5h30 .
On arrive devant chez Boris . On sonne . Nobody . On resonne ...la grand-mère de Boris apparaît en robe de chambre , nous l'avons visiblement sortie du lit . Elle nous gratifie d'un grand Barev dzez , m'invite à traverser le petit jardin planté d'un seul cerisier, puis m'emmène dans le salon où je suis invitée à patienter . C'est clair qu'ils ont oublié ma venue .....pendant que je somnole dans le salon, on passe l'aspirateur dans la chambre, on fait mon lit , puis oh merveille, je peux faire un petit somme dans ma grande chambre . ..4 heures plus tard, bien requinquée, douchée , direction la cuisine où normalement un petit-déjeuner m'attend . La grand-tante de Boris est toute seule et ne parle qu'Arménien . Je comprends quand même qu'elle a vécu à Saint-Petersbourg, qu'elle aime beaucoup Erevan, que la cuisine doit être repeinte ( bien d'accord) et elle m'invite à manger de grosses viennoiseries , des gatas . C'est bon mais très bourratif . Quand j'ai fini, la maîtresse de maison revient du marché avec des légumes, des oeufs , du fromage ....et je comprends que les gatas étaient un apéro
Pour rejoindre le centre ville au départ de chez Boris, je me fais d'abord expliquer le chemin jusqu'au métro . C'est facile, la station la plus proche est le terminus de la grande ligne qui traverse la ville . ( station Barekamutuyn , les noms des stations sont traduits en alphabet romain, ça aide bien )
Impressionnant , le métro ! Quelle profondeur ! On dirait qu'on part pour le centre de la terre en escalier roulant . Pas question d'hésiter après avoir posé le premier pied , rapidité oblige .
Je descends deux arrêts plus loin . C'est une ville bien verte que je découvre, beaucoup de petits bistrots en plein air dans les parcs, pas mal de boutiques , des gens très aimables qui m'expliquent le chemin chaque fois que je me perds 😛 , j'arrive à Cascade, le grand ensemble construit en l'honneur du cinquantième anniversaire de l'Arménie soviétique . Un arrêt devant la grande statue blanche de Martiros Saryan , fondateur de l'école d'art arménienne . Puis visite de Matenadaram, le musée des manuscrits . Sur pas mal de documents, l'Arménie est présentée comme l'Eden . ( la mauvaise historienne que je suis n'a bien sûr rien noté point de vue auteurs et dates , sorry ).
Pour rentrer chez Boris le soir, après m'être laissée me perdre dans les rues du centre-ville, j'apprends que les noms des rues ont changé et que les gens ne savent souvent plus ce qui est où . Quant aux conducteurs de taxi, ils ne connaissent souvent que les rues du centre-ville . Beaucoup d'entre eux ont perdu leur travail à cause de la fermeture de nombreuses usines et se sont improvisés conducteurs de taxi . Les passants sont bien au courant de la situation et beaucoup font tout ce qu'ils peuvent pour m'aider à rentrer au bercail . Ils n'hésitent pas à téléphoner à d'autres pour demander le nom des rues , ni à m'accompagner sur un bout de chemin . Cela je le constaterai tout au long de mon voyage .
J'ai passé 25 jours dans ce petit pays , un brin plus petit que la Belgique , et suis loin d'en avoir tout vu . C'est que je ressemble plus à la tortue qu'au lièvre, quoi que, quelques fois ....
D'abord de la patience, beaucoup de patience
Je suis partie avec Aéroflot . D'abord un vol Bruxelles -Moscou , de 12h à 17h15 , heures locales....
Dans l'avion, pas d'écran, pas de musique, pas d'hôtesses, uniquement des stewards . Et pour casser tous les clichés, pas d'alcool ( sauf payants)
En approchant de Moscou, ce sont d'immenses forêts avec des petites villes et des villages, plantés dedans . Puis des forêts de buildings .
18h40 . Déjà 1h15 que je suis à l'aéroport de Moscou . J'ai le temps d'éplucher tous les duty-free . Juste le temps, car les prix sont déments . Pendant que je regarde, un chinois éclate de rire toutes les dix secondes, chaque fois qu'on lui dit un prix . Il y a aussi pas mal de restaurants où on peut payer en euros, en dollars et en roubles .
Dans les nombreuses salles d'attente, beaucoup de gens d'Asie centrale .
Pas moyen de se coucher et dormir un peu car tous les sièges ont des accoudoirs fixes en métal . C'est mal parti pour mes neuf heures d'attente
Après 10 heures d'attente . (ils en ont ajouté une😐), un deuxième vol Moscou-Erevan , de 2h30 à environ 5 h 00 , où on nous a tenu éveillés tout le temps .
L'aéroport d'Erevan n'est pas bien grand . Tout va vite . Je reçois mon cachet avec un beau "Welcome" de la jeune douanière🙂, puis les bagages, le bureau de change 100 euros = 52100 AMD .
Une première journée à Erevan
J'avais réservé une chambre chez Bori's Family bed and breakfast , et il était prévu qu'un taxi m'attendrait à l'aéroport .
A l'arrivée, juste deux panneaux avec les noms de deux heureux que l'on est venu attendre . Pas le mien . Pas grave . Les taxis m'ont repérée, il y a de la concurrence , tout va bien . Mes bagages sont légers et je m'en vais , sais pas où mais je m'en vais , hors de l'aéroport ....un taxi m'a suivie et me fait un prix ( 2500 AMD )
Je vois d'abord une ville assez plate, avec des bâtiments bas , très peu de monde , c'est vrai qu'il n'est que 5h30 .
On arrive devant chez Boris . On sonne . Nobody . On resonne ...la grand-mère de Boris apparaît en robe de chambre , nous l'avons visiblement sortie du lit . Elle nous gratifie d'un grand Barev dzez , m'invite à traverser le petit jardin planté d'un seul cerisier, puis m'emmène dans le salon où je suis invitée à patienter . C'est clair qu'ils ont oublié ma venue .....pendant que je somnole dans le salon, on passe l'aspirateur dans la chambre, on fait mon lit , puis oh merveille, je peux faire un petit somme dans ma grande chambre . ..4 heures plus tard, bien requinquée, douchée , direction la cuisine où normalement un petit-déjeuner m'attend . La grand-tante de Boris est toute seule et ne parle qu'Arménien . Je comprends quand même qu'elle a vécu à Saint-Petersbourg, qu'elle aime beaucoup Erevan, que la cuisine doit être repeinte ( bien d'accord) et elle m'invite à manger de grosses viennoiseries , des gatas . C'est bon mais très bourratif . Quand j'ai fini, la maîtresse de maison revient du marché avec des légumes, des oeufs , du fromage ....et je comprends que les gatas étaient un apéro
Pour rejoindre le centre ville au départ de chez Boris, je me fais d'abord expliquer le chemin jusqu'au métro . C'est facile, la station la plus proche est le terminus de la grande ligne qui traverse la ville . ( station Barekamutuyn , les noms des stations sont traduits en alphabet romain, ça aide bien )
Impressionnant , le métro ! Quelle profondeur ! On dirait qu'on part pour le centre de la terre en escalier roulant . Pas question d'hésiter après avoir posé le premier pied , rapidité oblige .
Je descends deux arrêts plus loin . C'est une ville bien verte que je découvre, beaucoup de petits bistrots en plein air dans les parcs, pas mal de boutiques , des gens très aimables qui m'expliquent le chemin chaque fois que je me perds 😛 , j'arrive à Cascade, le grand ensemble construit en l'honneur du cinquantième anniversaire de l'Arménie soviétique . Un arrêt devant la grande statue blanche de Martiros Saryan , fondateur de l'école d'art arménienne . Puis visite de Matenadaram, le musée des manuscrits . Sur pas mal de documents, l'Arménie est présentée comme l'Eden . ( la mauvaise historienne que je suis n'a bien sûr rien noté point de vue auteurs et dates , sorry ).
Pour rentrer chez Boris le soir, après m'être laissée me perdre dans les rues du centre-ville, j'apprends que les noms des rues ont changé et que les gens ne savent souvent plus ce qui est où . Quant aux conducteurs de taxi, ils ne connaissent souvent que les rues du centre-ville . Beaucoup d'entre eux ont perdu leur travail à cause de la fermeture de nombreuses usines et se sont improvisés conducteurs de taxi . Les passants sont bien au courant de la situation et beaucoup font tout ce qu'ils peuvent pour m'aider à rentrer au bercail . Ils n'hésitent pas à téléphoner à d'autres pour demander le nom des rues , ni à m'accompagner sur un bout de chemin . Cela je le constaterai tout au long de mon voyage .
Bonjour à tous !
Je reviens de trois semaines en Arménie, qui m'ont laissé sur ma faim mais étaient néanmoins magnifiques ; l'hospitalité arménienne est loin d'être un mythe, et je suis revenue complètement émerveillée par ce petit coin du monde. Ce carnet est mon premier sur le forum, j'espère qu'il pourra vous être utile 🙂
Pour les infos pratiques relatives au vol: Le mien m'a coûté 320 euros en réservant 2 mois à l'avance chez Aéroflot. L'attente à Moscou est assez longue, mais il est difficile de faire mieux au niveau prix, mais si la compagnie ukrainienne a aussi de belles promotions.
Lundi 2 Mars
Partie la veille de Paris, après une escale nocturne à Moscou (et la frustration de ne pas pouvoir sortir de cette zone de transit stérile), j'arrive enfin à Erevan, sur les coups de cinq heures du matin. Il fait nuit noire dehors, mais je trouve un taxi à qui je donne l'adresse de ma couchsurfeuse. Le route est faiblement éclairée, et je ne distingue pas grand chose, et le peu que j'en vois se compose d'un mélange d'immeubles massifs, de clubs de strip tease et de ruelles mystérieuses. Le chauffeur me dépose devant l'immeuble d'Anna: j'en mène pas large à ce moment là. Impossible de distinguer quoi que ce soit dans l'obscurité, à part ces grandes tours soviétiques et leurs cages d'escaliers sordides en guide de phare. Anna me rejoint et me prend dans ses bras comme si on se connaissait depuis toujours: elle part travailler, et me montre donc mon lit, puis me dit de dormir avant de filer en me laissant les clés. Un peu ébahie par son accueil adorable et la confiance qu'elle m'accorde, je m'endors comme un bébé. A mon réveil, surprise: les grandes tours grises de la nuit dernière se sont changées en bâtiments baignés par le soleil de midi, et du balcon d'Anna, je distingue les formes mystérieuses de l'Ararat, si proche et pourtant déjà en Turquie. Seconde surprise en sortant de ma chambre: je ne suis pas la seule couchsurfeuse de l'appartement ; deux allemands prennent leur petit déjeuner dans le salon. Ils ont déjà prévu d'aller à Garni, un ancien temple païen, et Geghard, un monastère troglodyte niché dans les montagnes à quelques 40km d'Erevan. Je suis encore un peu groggy, et pas contre l'idée de me laisser porter pour cette première journée: nous partons donc tous les trois. Une fois la bonne maschroutka trouvée (toute une aventure, elle est à côté de la concession Mercedes, à l'est de la ville), je m'endors, bercé par les gentils cahots de la route, et quand j'ouvre les yeux, la ville poussiéreuse s'est changée en montagnes enneigées.

Garni, alors que des hauts parleurs invisibles diffusent de la musique sacré, trône magnifiquement au sommet d'un plateau, mais Geghard m'apparaît encore cent fois plus mystérieux, avec ses cavités sombres qu'on ne peut explorer qu'à tâtons. Dans l'une d'entre elle, une source, claire et glacée, émerge et coule le long d'une rigole jusqu'à l'extérieur ; dans la prochaine, des khachkars, pierres sculptés très anciennes, sont entreposées, et dans d'autres enfin, qui éventrent la montagne, de minuscules cellules de moines peintes de couleurs qui devaient être vives ne laissent filtrer qu'un mince rai de lumière à travers une fente qui donne sur la vallée. Que ce soit la faute à la saison au froid mordant ou aux fantômes des environs, le monastère est presque désert et cela ajoute au mysticisme du lieu.
Je joue à me perdre dans les innombrables recoins du monastère ; en sortant de l'enceinte par derrière, on accède, après un pont arqué, à une caverne dans laquelle des centaines de caïrn de hauteur variables ont été construits par les visiteurs. La nuit tombe hélas déjà, et après s'être colorée de rose, la montagne disparaît peu à peu. Je retrouve les garçons dans la cour, et nous repartons à regret à Erevan. Le soir, nous retrouvons Anna à la réunion couchsurfing hebdomadaire, l'occasion de rencontrer pas mal d'arméniens et quelques étrangers, surtout des volontaires dans l'une des ONG de la région. En discutant avec une allemande, je m'aperçois que nous étudions à la même université, dans le même département et que nous avons des amis en commun (je suis en Erasmus à Berlin)... It's a small world comme dirait Disney ! Anna nous emmène dans son bar favori, le calumet, où un concert de rock indépendant a lieu. Et pour finir la journée en beauté, alors que nous rentrons chez elle, Anna s'arrête devant Mother Arménia, une statue monumentale qui surplombe la ville parée de ses habits de lumière ; une dernière vision avant que je ne m'endorme comme une masse. Mardi 3 Mars
J'avais un peu de sommeil à rattraper, et quand j'émerge enfin, la matinée est déjà morte et enterrée. Fred et Linus, les deux allemands, sont déjà partis: ils veulent se rendre au Karabagh, une république autonome non reconnue à l'international située entre l'Azerbaïdjan et L'Arménie, et doivent donc obtenir des visas. Je pars dans le centre d'Erevan, histoire de me perdre un peu dans ce que j'ai entraperçu à l'arrivée, mais juste avant, petit-déjeuner ! J'essaie une sorte de brioche dans une boulangerie arménienne, elle est fourrée d'une espèce de pâte d'amande, et c'est juste délicieux. Le bus (que j'ai pris un peu au hasard, j'ai n'ai pas sûr d'avoir compris les instructions qu'une dame m'a donné à l'arrêt ; mon russe est très approximatif) me dépose devant la cathédrale ; ravie de reconnaître quelque chose, je saisis l'occasion et saute au dehors. La cathédrale, de construction très récente, me paraît un peu froide, sans âme: l'intérieur est dépouillé, dépourvu de tout ornement, à l'exception notable d'un lustre monumental. Je la quitte assez vite. En continuant le long de la route, j'arrive dans un immense marché, qui me fixe le sourire jusqu'au oreilles: il n'y a quasiment rien que j'aime autant, en voyage, que de déambuler dans les ruelles parfumée bordés d'étals de toutes les couleurs. La bal s'ouvre sur les fruits et légumes, encore nombreux malgré la saison hivernale ; ils sont empilés en pyramides parfaites. Des couronnes de fruits secs leur succèdent, je goûte (enfin non, je dévore) au Sujukh, un liane de noix d'aspect peu ragoûtant enrobée d'un sirop marron épicé, qui s'est gélifié autour en une masse compacte. Une tuerie.
Un peu plus loin, j'achète un minuscule bout de fromage, l'apothéose ; je sens que je ne vais pas mourir de faim ici ! En plus, dès que la vendeuse a compris que j'étais étrangère, elle a entrepris de me faire goûter à tous ses produits ; j'ai du mal à m'arracher à ses bons soins. Dans une pièce à part, on trouve les poissons, qui sont tous présentés vivants dans de grands aquariums. Dès qu'un client arrive, le malheureux poisson désigné est pêché à l'épuisette et saigné aussitôt. Le sol est rouge et l'odeur quasiment insupportable pour mes narines peu habitués à de telles effluves ; j'écourte ma visite. Le quartier des bouchers est encore plus scabreux: dans des seaux, des pieds de porcs sanguinolents attendent d'être achetés, tandis que les têtes d'animaux contemplent le vide de leur regard mort.
Je finis par quitter ce marché fascinant ; direction l'anticafé, où je dois retrouvé les garçons. Le principe est simple: les boissons et la nourriture sont à volonté, et l'on paye uniquement pour le temps que l'on y passe. Fred et Linus n'ont pas pu avoir de visa ; il était déjà trop tard à leur arrivée.
Mercredi 4 Mars
Je voulais aller au lac Sevan ce matin, mais après une bonne heure à tourner en rond à l'endroit d'où les maschroutkas partent selon mon guide, j'abandonne la partie. Je dois de toute façon me rendre au mémorial du génocide et décide de le rejoindre à pied. Ce n'était pas forcément une bonne idée: la route à suivre pour s'y rendre est très passante et le chemin me semble bien long ; une grosse désillusion m'attend au sommet: le musée est fermé jusqu'à mi-avril. Tout est en rénovation en prévision des cérémonies du centenaires. Cependant, le mémorial lui même est impressionnant. Encore une fois, j'y suis seule, et il m'écrase. Au centre du cône de béton luit une flamme éternelle. Tout autour, des milliers de fleurs blanches ont été déposées en hommage. Encore une fois, de la musique sacrée résonne. J'y reste un long moment avant de ressortir à l'air libre.
Un peu plus loin, on trouve des arbres, plantés par des chefs d'Etats ou personnalités politiques du monde entier en signe d'hommage et d'espoir. Je finis par redescendre, pour rejoindre les garçons puis Anna dans un restaurant du centre ville. L'ambiance est beaucoup plus joyeuse: la salle a été entièrement réservée par une famille arménienne pour un anniversaire, mais ils acceptent qu'on prenne une table. Un groupe joue de la musique arménienne à un volume sonore inégalé ! Anna finit par ce joindre au chant collectif, puis nous trinquons tous à la santé de la petite fille dont c'est l'anniversaire.
Je reviens de trois semaines en Arménie, qui m'ont laissé sur ma faim mais étaient néanmoins magnifiques ; l'hospitalité arménienne est loin d'être un mythe, et je suis revenue complètement émerveillée par ce petit coin du monde. Ce carnet est mon premier sur le forum, j'espère qu'il pourra vous être utile 🙂
Pour les infos pratiques relatives au vol: Le mien m'a coûté 320 euros en réservant 2 mois à l'avance chez Aéroflot. L'attente à Moscou est assez longue, mais il est difficile de faire mieux au niveau prix, mais si la compagnie ukrainienne a aussi de belles promotions.
Lundi 2 Mars
Partie la veille de Paris, après une escale nocturne à Moscou (et la frustration de ne pas pouvoir sortir de cette zone de transit stérile), j'arrive enfin à Erevan, sur les coups de cinq heures du matin. Il fait nuit noire dehors, mais je trouve un taxi à qui je donne l'adresse de ma couchsurfeuse. Le route est faiblement éclairée, et je ne distingue pas grand chose, et le peu que j'en vois se compose d'un mélange d'immeubles massifs, de clubs de strip tease et de ruelles mystérieuses. Le chauffeur me dépose devant l'immeuble d'Anna: j'en mène pas large à ce moment là. Impossible de distinguer quoi que ce soit dans l'obscurité, à part ces grandes tours soviétiques et leurs cages d'escaliers sordides en guide de phare. Anna me rejoint et me prend dans ses bras comme si on se connaissait depuis toujours: elle part travailler, et me montre donc mon lit, puis me dit de dormir avant de filer en me laissant les clés. Un peu ébahie par son accueil adorable et la confiance qu'elle m'accorde, je m'endors comme un bébé. A mon réveil, surprise: les grandes tours grises de la nuit dernière se sont changées en bâtiments baignés par le soleil de midi, et du balcon d'Anna, je distingue les formes mystérieuses de l'Ararat, si proche et pourtant déjà en Turquie. Seconde surprise en sortant de ma chambre: je ne suis pas la seule couchsurfeuse de l'appartement ; deux allemands prennent leur petit déjeuner dans le salon. Ils ont déjà prévu d'aller à Garni, un ancien temple païen, et Geghard, un monastère troglodyte niché dans les montagnes à quelques 40km d'Erevan. Je suis encore un peu groggy, et pas contre l'idée de me laisser porter pour cette première journée: nous partons donc tous les trois. Une fois la bonne maschroutka trouvée (toute une aventure, elle est à côté de la concession Mercedes, à l'est de la ville), je m'endors, bercé par les gentils cahots de la route, et quand j'ouvre les yeux, la ville poussiéreuse s'est changée en montagnes enneigées.

Garni, alors que des hauts parleurs invisibles diffusent de la musique sacré, trône magnifiquement au sommet d'un plateau, mais Geghard m'apparaît encore cent fois plus mystérieux, avec ses cavités sombres qu'on ne peut explorer qu'à tâtons. Dans l'une d'entre elle, une source, claire et glacée, émerge et coule le long d'une rigole jusqu'à l'extérieur ; dans la prochaine, des khachkars, pierres sculptés très anciennes, sont entreposées, et dans d'autres enfin, qui éventrent la montagne, de minuscules cellules de moines peintes de couleurs qui devaient être vives ne laissent filtrer qu'un mince rai de lumière à travers une fente qui donne sur la vallée. Que ce soit la faute à la saison au froid mordant ou aux fantômes des environs, le monastère est presque désert et cela ajoute au mysticisme du lieu.

Je joue à me perdre dans les innombrables recoins du monastère ; en sortant de l'enceinte par derrière, on accède, après un pont arqué, à une caverne dans laquelle des centaines de caïrn de hauteur variables ont été construits par les visiteurs. La nuit tombe hélas déjà, et après s'être colorée de rose, la montagne disparaît peu à peu. Je retrouve les garçons dans la cour, et nous repartons à regret à Erevan. Le soir, nous retrouvons Anna à la réunion couchsurfing hebdomadaire, l'occasion de rencontrer pas mal d'arméniens et quelques étrangers, surtout des volontaires dans l'une des ONG de la région. En discutant avec une allemande, je m'aperçois que nous étudions à la même université, dans le même département et que nous avons des amis en commun (je suis en Erasmus à Berlin)... It's a small world comme dirait Disney ! Anna nous emmène dans son bar favori, le calumet, où un concert de rock indépendant a lieu. Et pour finir la journée en beauté, alors que nous rentrons chez elle, Anna s'arrête devant Mother Arménia, une statue monumentale qui surplombe la ville parée de ses habits de lumière ; une dernière vision avant que je ne m'endorme comme une masse. Mardi 3 Mars
J'avais un peu de sommeil à rattraper, et quand j'émerge enfin, la matinée est déjà morte et enterrée. Fred et Linus, les deux allemands, sont déjà partis: ils veulent se rendre au Karabagh, une république autonome non reconnue à l'international située entre l'Azerbaïdjan et L'Arménie, et doivent donc obtenir des visas. Je pars dans le centre d'Erevan, histoire de me perdre un peu dans ce que j'ai entraperçu à l'arrivée, mais juste avant, petit-déjeuner ! J'essaie une sorte de brioche dans une boulangerie arménienne, elle est fourrée d'une espèce de pâte d'amande, et c'est juste délicieux. Le bus (que j'ai pris un peu au hasard, j'ai n'ai pas sûr d'avoir compris les instructions qu'une dame m'a donné à l'arrêt ; mon russe est très approximatif) me dépose devant la cathédrale ; ravie de reconnaître quelque chose, je saisis l'occasion et saute au dehors. La cathédrale, de construction très récente, me paraît un peu froide, sans âme: l'intérieur est dépouillé, dépourvu de tout ornement, à l'exception notable d'un lustre monumental. Je la quitte assez vite. En continuant le long de la route, j'arrive dans un immense marché, qui me fixe le sourire jusqu'au oreilles: il n'y a quasiment rien que j'aime autant, en voyage, que de déambuler dans les ruelles parfumée bordés d'étals de toutes les couleurs. La bal s'ouvre sur les fruits et légumes, encore nombreux malgré la saison hivernale ; ils sont empilés en pyramides parfaites. Des couronnes de fruits secs leur succèdent, je goûte (enfin non, je dévore) au Sujukh, un liane de noix d'aspect peu ragoûtant enrobée d'un sirop marron épicé, qui s'est gélifié autour en une masse compacte. Une tuerie.

Un peu plus loin, j'achète un minuscule bout de fromage, l'apothéose ; je sens que je ne vais pas mourir de faim ici ! En plus, dès que la vendeuse a compris que j'étais étrangère, elle a entrepris de me faire goûter à tous ses produits ; j'ai du mal à m'arracher à ses bons soins. Dans une pièce à part, on trouve les poissons, qui sont tous présentés vivants dans de grands aquariums. Dès qu'un client arrive, le malheureux poisson désigné est pêché à l'épuisette et saigné aussitôt. Le sol est rouge et l'odeur quasiment insupportable pour mes narines peu habitués à de telles effluves ; j'écourte ma visite. Le quartier des bouchers est encore plus scabreux: dans des seaux, des pieds de porcs sanguinolents attendent d'être achetés, tandis que les têtes d'animaux contemplent le vide de leur regard mort.
Je finis par quitter ce marché fascinant ; direction l'anticafé, où je dois retrouvé les garçons. Le principe est simple: les boissons et la nourriture sont à volonté, et l'on paye uniquement pour le temps que l'on y passe. Fred et Linus n'ont pas pu avoir de visa ; il était déjà trop tard à leur arrivée.
Mercredi 4 Mars
Je voulais aller au lac Sevan ce matin, mais après une bonne heure à tourner en rond à l'endroit d'où les maschroutkas partent selon mon guide, j'abandonne la partie. Je dois de toute façon me rendre au mémorial du génocide et décide de le rejoindre à pied. Ce n'était pas forcément une bonne idée: la route à suivre pour s'y rendre est très passante et le chemin me semble bien long ; une grosse désillusion m'attend au sommet: le musée est fermé jusqu'à mi-avril. Tout est en rénovation en prévision des cérémonies du centenaires. Cependant, le mémorial lui même est impressionnant. Encore une fois, j'y suis seule, et il m'écrase. Au centre du cône de béton luit une flamme éternelle. Tout autour, des milliers de fleurs blanches ont été déposées en hommage. Encore une fois, de la musique sacrée résonne. J'y reste un long moment avant de ressortir à l'air libre.

Un peu plus loin, on trouve des arbres, plantés par des chefs d'Etats ou personnalités politiques du monde entier en signe d'hommage et d'espoir. Je finis par redescendre, pour rejoindre les garçons puis Anna dans un restaurant du centre ville. L'ambiance est beaucoup plus joyeuse: la salle a été entièrement réservée par une famille arménienne pour un anniversaire, mais ils acceptent qu'on prenne une table. Un groupe joue de la musique arménienne à un volume sonore inégalé ! Anna finit par ce joindre au chant collectif, puis nous trinquons tous à la santé de la petite fille dont c'est l'anniversaire.
Les jours succèdent aux jours, la chaleur succède à la chaleur. Les chemins poussiéreux, secs, bordés d'arbres fruitiers, accompagnent mes marches à pied quotidiennes. Les montagnes, les montagnes... 4500km pour comprendre qu'il existe une vie avec ou sans montagnes. Arides, majestueuses, mélancoliques. Seuls ces paysages pouvaient enfanter le son du doudouk et les complaintes hoquetantes des Kurdes, Arméniens ou Iraniens.
Comment vivre sans tristesse? Comment vivre sans ce silence assourdissant? Comment vivre sans ennui, sans imaginaire, sans amour impossible, sans secrets, sans regrets.
Ici il ne se passe jamais rien, pourtant tout le monde attend. Attend mais attend quoi? Le temps, en Arménie, à pris congé. Manteau de neige et paysage en dichromie l'hiver, poussière ocre et soleil de plomb l'été. La Nature n'a pas laissé d'espace au bruit ici, elle lui a préféré les murmures et les promesses non tenues, la quiétude orageuse, les murs et les regards en biais.
J'avais perdu, un temps, cette faculté de rester immobile durant des heures, ce plaisir de laisser le corps en sommeil tandis que les pensées, cachées sous mes cheveux, s'entrechoquent, courent tout près ou bien à des milliers de km, goûtent cette liberté qui n'existe qu'à l'intérieur de soi, jouissent d'être interdites, crient sans bruit, s'ébattent, font battre mes paupières ou observent parfois frissonner une larme au coin de mon oeil. Oui j'avais oublié l'enfance, les questions, les extrapolations, les choses qu'on a pas le droit de faire ou de dire. L'interdit réveille les sens, les règles donnent envie d'être contournées, la bienséance recouvre la vie bouillonnante.
L'Arménie m'a rendu mes pensées fantasmagoriques, après m'avoir brimée, repoussée, malmenée. Vivons heureux, vivons cachés. C'est un peu ça l'Arménie. Pensées-péchés. Que c'est bon de penser des choses qu'on a pas le droit de faire; de provoquer les vieux en leur demandant d'allumer ma cigarette; de fumer dans la rue principale d'un village, et de créer toutes sortes de jaseries, qu'on me rapporte ensuite; d'entendre les aventures inavouables de mon amie. Oui, c'est bon l'interdit.
Ma chère Bretagne me paraît si peu mystérieuse par comparaison, si facile à vivre, si douillette, si réelle. Partir d'Arménie, sera comme se réveiller d'un songe, mi-rêve mi-cauchemar. Il faudra relever les draps, l'émotion me serrera encore le coeur, mais la vie vite reprendra ses droits, le temps refera son apparition, le bruit, la ville. Mes regards se tourneront alors à l'Est, et je soufflerai mon désespoir passé dans cette flûte que l'Arménie m'a donnée.
Puisse le vent traverser les frontières, transformer les notes en sanglots et les soupirs en lettres d'amour
Comment vivre sans tristesse? Comment vivre sans ce silence assourdissant? Comment vivre sans ennui, sans imaginaire, sans amour impossible, sans secrets, sans regrets.
Ici il ne se passe jamais rien, pourtant tout le monde attend. Attend mais attend quoi? Le temps, en Arménie, à pris congé. Manteau de neige et paysage en dichromie l'hiver, poussière ocre et soleil de plomb l'été. La Nature n'a pas laissé d'espace au bruit ici, elle lui a préféré les murmures et les promesses non tenues, la quiétude orageuse, les murs et les regards en biais.
J'avais perdu, un temps, cette faculté de rester immobile durant des heures, ce plaisir de laisser le corps en sommeil tandis que les pensées, cachées sous mes cheveux, s'entrechoquent, courent tout près ou bien à des milliers de km, goûtent cette liberté qui n'existe qu'à l'intérieur de soi, jouissent d'être interdites, crient sans bruit, s'ébattent, font battre mes paupières ou observent parfois frissonner une larme au coin de mon oeil. Oui j'avais oublié l'enfance, les questions, les extrapolations, les choses qu'on a pas le droit de faire ou de dire. L'interdit réveille les sens, les règles donnent envie d'être contournées, la bienséance recouvre la vie bouillonnante.
L'Arménie m'a rendu mes pensées fantasmagoriques, après m'avoir brimée, repoussée, malmenée. Vivons heureux, vivons cachés. C'est un peu ça l'Arménie. Pensées-péchés. Que c'est bon de penser des choses qu'on a pas le droit de faire; de provoquer les vieux en leur demandant d'allumer ma cigarette; de fumer dans la rue principale d'un village, et de créer toutes sortes de jaseries, qu'on me rapporte ensuite; d'entendre les aventures inavouables de mon amie. Oui, c'est bon l'interdit.
Ma chère Bretagne me paraît si peu mystérieuse par comparaison, si facile à vivre, si douillette, si réelle. Partir d'Arménie, sera comme se réveiller d'un songe, mi-rêve mi-cauchemar. Il faudra relever les draps, l'émotion me serrera encore le coeur, mais la vie vite reprendra ses droits, le temps refera son apparition, le bruit, la ville. Mes regards se tourneront alors à l'Est, et je soufflerai mon désespoir passé dans cette flûte que l'Arménie m'a donnée.
Puisse le vent traverser les frontières, transformer les notes en sanglots et les soupirs en lettres d'amour
J'amène ma pierre aux posts précédents concernant l'Arménie.
Pour un aperçu complet du pays, je dirai que 15 jours sont suffisants. Avec 10 jours c'est déjà bien. 21 jours si on randonne
Conduite Nous avons loué par Hertz. Pneus lisses, 1h30 de retard pour eux sur le rendez vous de prise et remise de clef, un pneu crevé. Bref, pas le meilleur début. Je ne suis pas expert en voiture mais je dirai que les suspensions étaient pire que celles de ma voiture de 16ans d'âge. Voiture sur élevée type duster indispensable au vu de la route. On a cru au début que les post précédents exagéraient sur la qualité de la route, notamment sur le nord d'Erevan...finalement, les nids de poule sont apparus, puis les nids de grosse poule, puis d'autruche. Il faut toujours être vigilant, encore plus de nuit. Tout peut arriver. Bitume enlevé, rochers, cailloux. On a eu aussi sur le tronçon Alaverdi Vadnazor 60km d'autoroute en reconstruction, sans un panneau pour prévenir, avec des passages où une seule voiture peut circuler en slalomant entre les débris, poubelles, poteaux et en sautant sur des trous monumentaux. Les rares ouvriers n'ont pas de gilet jaune donc c'est dangereux pour tout le monde. Au début, on ne comprenait pas pourquoi les voitures roulaient de notre côté de la route.. On a compris ensuite qu'ils passaient où ils pouvaient...et ça surprend en plein virage de se voir nez à nez avec une voiture sans raison a priori. Les gens ne vont pas forcément vite, et ce à cause de la route et des camions ou voitures qui doivent afficher un million de km au compteur. On est alors bloqué à 30kmh, sans exagérer
Pour conduire soit on croit que l'on va faire la justice en s'énervant, klaxonnant, empêchant les idiots de se rabattre, soit on prend le plis. C'est à dire qu'on klaxonne pour prévenir qu'on dépasse, pour demander à ce que l'autre se rabatte, pour remercier... Petit à petit, on va aussi apprendre à doubler sur ligne blanche, à faire le troisième laron côte à côte sur une seule voie car les deux premiers se doublent à 20 à l'heure. On va aussi apprendre à anticiper ce qui peut se passer en face: route défoncée=quelqu'un qui peut surgir en face pour éviter ses trous, camions en face=sûrement une file de voitures qui souhaitent doubler...et qui va le faire donc on se déporte à droite pour créer une troisième voie de dépassement, voiture derrière qui colle=laisser passer en frôlant le bas côté parce qu'il va faire prendre des risques à tout le monde. Le pb est de trop prendre le pli arménien. C'est ma femme qui a conduit les 15 jours. En 4 jours, elle aussi se déportait complètement à gauche pour éviter les nids d'hippopotames, et zig zaguait sur la voie en fonction des ladas, camions, chiens, trous et rochers...par contre, j'ai du la rappeler à l'ordre sur 4 déplacements sans visibilité... Trop de plis ... tue le pli...
Carte de routes: totalement insuffisantes, notre GPS de téléphone nous a guidé parfaitement à chaque hôtel ou monastère sans aucune erreur. Par contre, c'était à condition d'avoir téléchargée nos cartes avant et d'avoir cherché les destinations par wifi à l'avance Mais nos 3 cartes papier n'ont servi à rien du tout pour se diriger, pas assez de détail
Langage: on a tout le temps pu se faire comprendre. On a tout le temps trouver qqun qui parlait ou bredouillait de l'anglais contrairement à ce que disent les guides papier. L'Armenie change vite, les monastères se rénovent, et le tourisme va prendre sa place
Culturel Dans l'ordre de préférence, avec toute la subjectivité qui s'impose
1 Monastère de Noravank pour sa situation (20km à l'ouest de Yeghegnadzor)
2 Monastère de Geghard, pour son intérieur complexe et dense avec concept troglodytique (20km est d'Erevan)
3 Tatev pour sa route plus que le monastère (les wings of Tatev, téléphérique, empêche d'en profiter) (Sud est)
A faire/voir 1 Mt Aragat: aller au sommet ou au moins au lac à 3200m, gelé à la Toussaint (prévoir bonnet) On peut y associer la forteresse d'Amberd: petite rando de 8km, 400d+(distance et dénivelé de l'aller retour). On l'a fait en courant: c'est tripant! Arrivé à la forteresse un chemin de rando mène au lac: par contre, c'est à nouveau un aller retour sur le même chemin. L'idéal est d'avoir qqun au sommet en voiture On ajoute un observatoire à visiter, en journée, et qui permet aussi de passer la soirée à observer les étoiles. On rajoute en plus un hôtel un peu cher: Hôtel Amberd (piscine, vue sur l'Ararat) (discount en basse saison qui vaut vraiment le coup, taverne à coté pas top mais restau de l'hôtel TB): on peut y passer deux jours sans souci.
2 la route de Ashtarak à Artik par l'est du Mont Aragat:longue route de road movie avec petit coté sibérien à la Toussaint
3 Selim pass et son caravansérail : col de montagne avec superbe vue (sud est)
4 Lori Berd près de Stepanavan au nord: ruine de ville dans un super décor
5 Au nord, monastère de Sanahin et Haghpat
Randonnées Nous n'avons jamais trouvé le guide dont il est tant question: Hiking and Climbing in Armenia. A Tatev (arrivée du téléphérique), il y a un café information. La serveuse est la fille du gars ayant bossé avec les auteurs du guide. Elle dispose d'un exemplaire (1ere édition avec tous les pbs que ça pose) que l'on peut photographier. Elle connait pas mal de chemins. Sinon il y a le transcaucasius Trail qui se construit de Tbilissi à Dilijan par un groupe de passionnés: ils peuvent vous donner des portions à tester. Balisages par cercles rouge et blanc. Il y a des chemins partout en Arménie: on ne sait juste pas où ils vont. Pour qui le souhaite, un gros trek doit être possible avec géolocalisation et boussole en profitant de l'aide des bergers rencontrés (eau et abris de fortune)
Guides: Le guide peuple du monde est en effet bourrés de fautes de frappe, d'orth et de grammaire. C'est assez déconcertant. Il a le mérite de mettre quelques plans Le petit futé: j'ai bien aimé. Je ne peux pas juger de la véracité des contenus historiques mais pour moi assez complet sur l'aspect culturel. Les hôtels ou restau réalisés et retrouvés dans le guide correspondaient à la description. Nous avons joué sur les deux guides à la fois et c'était très bien, le tout avec la carte Armenia et Georgia, itm, 1/430000, qui donnait une bonne vue d'ensemble des visites.
Bémol : non convaincu pas Garni, le lac de Sevan, Dilijan et Khor Virap. Après, tout dépend ce qu'on cherche et dans quel ordre on fait les visites (et de la saison peut être)
Pour finir, Erevan On conseille l'hôtel Villa Delenda: ça a du charme mais ce n'est pas pour les petits budgets La visite de la ville se fait vite, beaucoup de pollution. Tout peut se faire à pied. Pour info, jusqu'à fin octobre, la place de la République fait "chanter ses fontaines" à la tombée de la nuit jusqu'à 22h environ: les fontaines se colorent de différentes tons, des musiques actuelles s'enchaînent et les jets sont activés en tentant d'en suivre le rythme. Avec une douce soirée, c'est super sympa. Musées très intéressants Jazz bar sur la eue Putchkin: 3 e l'entrée, réservation souvent nécessaire, commence à 21h, choisir sa table à l'avance pour voir les musicien, un tantinet guindé mais ambiance comme on l'attend
Voilà
Conduite Nous avons loué par Hertz. Pneus lisses, 1h30 de retard pour eux sur le rendez vous de prise et remise de clef, un pneu crevé. Bref, pas le meilleur début. Je ne suis pas expert en voiture mais je dirai que les suspensions étaient pire que celles de ma voiture de 16ans d'âge. Voiture sur élevée type duster indispensable au vu de la route. On a cru au début que les post précédents exagéraient sur la qualité de la route, notamment sur le nord d'Erevan...finalement, les nids de poule sont apparus, puis les nids de grosse poule, puis d'autruche. Il faut toujours être vigilant, encore plus de nuit. Tout peut arriver. Bitume enlevé, rochers, cailloux. On a eu aussi sur le tronçon Alaverdi Vadnazor 60km d'autoroute en reconstruction, sans un panneau pour prévenir, avec des passages où une seule voiture peut circuler en slalomant entre les débris, poubelles, poteaux et en sautant sur des trous monumentaux. Les rares ouvriers n'ont pas de gilet jaune donc c'est dangereux pour tout le monde. Au début, on ne comprenait pas pourquoi les voitures roulaient de notre côté de la route.. On a compris ensuite qu'ils passaient où ils pouvaient...et ça surprend en plein virage de se voir nez à nez avec une voiture sans raison a priori. Les gens ne vont pas forcément vite, et ce à cause de la route et des camions ou voitures qui doivent afficher un million de km au compteur. On est alors bloqué à 30kmh, sans exagérer
Pour conduire soit on croit que l'on va faire la justice en s'énervant, klaxonnant, empêchant les idiots de se rabattre, soit on prend le plis. C'est à dire qu'on klaxonne pour prévenir qu'on dépasse, pour demander à ce que l'autre se rabatte, pour remercier... Petit à petit, on va aussi apprendre à doubler sur ligne blanche, à faire le troisième laron côte à côte sur une seule voie car les deux premiers se doublent à 20 à l'heure. On va aussi apprendre à anticiper ce qui peut se passer en face: route défoncée=quelqu'un qui peut surgir en face pour éviter ses trous, camions en face=sûrement une file de voitures qui souhaitent doubler...et qui va le faire donc on se déporte à droite pour créer une troisième voie de dépassement, voiture derrière qui colle=laisser passer en frôlant le bas côté parce qu'il va faire prendre des risques à tout le monde. Le pb est de trop prendre le pli arménien. C'est ma femme qui a conduit les 15 jours. En 4 jours, elle aussi se déportait complètement à gauche pour éviter les nids d'hippopotames, et zig zaguait sur la voie en fonction des ladas, camions, chiens, trous et rochers...par contre, j'ai du la rappeler à l'ordre sur 4 déplacements sans visibilité... Trop de plis ... tue le pli...
Carte de routes: totalement insuffisantes, notre GPS de téléphone nous a guidé parfaitement à chaque hôtel ou monastère sans aucune erreur. Par contre, c'était à condition d'avoir téléchargée nos cartes avant et d'avoir cherché les destinations par wifi à l'avance Mais nos 3 cartes papier n'ont servi à rien du tout pour se diriger, pas assez de détail
Langage: on a tout le temps pu se faire comprendre. On a tout le temps trouver qqun qui parlait ou bredouillait de l'anglais contrairement à ce que disent les guides papier. L'Armenie change vite, les monastères se rénovent, et le tourisme va prendre sa place
Culturel Dans l'ordre de préférence, avec toute la subjectivité qui s'impose
1 Monastère de Noravank pour sa situation (20km à l'ouest de Yeghegnadzor)
2 Monastère de Geghard, pour son intérieur complexe et dense avec concept troglodytique (20km est d'Erevan)
3 Tatev pour sa route plus que le monastère (les wings of Tatev, téléphérique, empêche d'en profiter) (Sud est)
A faire/voir 1 Mt Aragat: aller au sommet ou au moins au lac à 3200m, gelé à la Toussaint (prévoir bonnet) On peut y associer la forteresse d'Amberd: petite rando de 8km, 400d+(distance et dénivelé de l'aller retour). On l'a fait en courant: c'est tripant! Arrivé à la forteresse un chemin de rando mène au lac: par contre, c'est à nouveau un aller retour sur le même chemin. L'idéal est d'avoir qqun au sommet en voiture On ajoute un observatoire à visiter, en journée, et qui permet aussi de passer la soirée à observer les étoiles. On rajoute en plus un hôtel un peu cher: Hôtel Amberd (piscine, vue sur l'Ararat) (discount en basse saison qui vaut vraiment le coup, taverne à coté pas top mais restau de l'hôtel TB): on peut y passer deux jours sans souci.
2 la route de Ashtarak à Artik par l'est du Mont Aragat:longue route de road movie avec petit coté sibérien à la Toussaint
3 Selim pass et son caravansérail : col de montagne avec superbe vue (sud est)
4 Lori Berd près de Stepanavan au nord: ruine de ville dans un super décor
5 Au nord, monastère de Sanahin et Haghpat
Randonnées Nous n'avons jamais trouvé le guide dont il est tant question: Hiking and Climbing in Armenia. A Tatev (arrivée du téléphérique), il y a un café information. La serveuse est la fille du gars ayant bossé avec les auteurs du guide. Elle dispose d'un exemplaire (1ere édition avec tous les pbs que ça pose) que l'on peut photographier. Elle connait pas mal de chemins. Sinon il y a le transcaucasius Trail qui se construit de Tbilissi à Dilijan par un groupe de passionnés: ils peuvent vous donner des portions à tester. Balisages par cercles rouge et blanc. Il y a des chemins partout en Arménie: on ne sait juste pas où ils vont. Pour qui le souhaite, un gros trek doit être possible avec géolocalisation et boussole en profitant de l'aide des bergers rencontrés (eau et abris de fortune)
Guides: Le guide peuple du monde est en effet bourrés de fautes de frappe, d'orth et de grammaire. C'est assez déconcertant. Il a le mérite de mettre quelques plans Le petit futé: j'ai bien aimé. Je ne peux pas juger de la véracité des contenus historiques mais pour moi assez complet sur l'aspect culturel. Les hôtels ou restau réalisés et retrouvés dans le guide correspondaient à la description. Nous avons joué sur les deux guides à la fois et c'était très bien, le tout avec la carte Armenia et Georgia, itm, 1/430000, qui donnait une bonne vue d'ensemble des visites.
Bémol : non convaincu pas Garni, le lac de Sevan, Dilijan et Khor Virap. Après, tout dépend ce qu'on cherche et dans quel ordre on fait les visites (et de la saison peut être)
Pour finir, Erevan On conseille l'hôtel Villa Delenda: ça a du charme mais ce n'est pas pour les petits budgets La visite de la ville se fait vite, beaucoup de pollution. Tout peut se faire à pied. Pour info, jusqu'à fin octobre, la place de la République fait "chanter ses fontaines" à la tombée de la nuit jusqu'à 22h environ: les fontaines se colorent de différentes tons, des musiques actuelles s'enchaînent et les jets sont activés en tentant d'en suivre le rythme. Avec une douce soirée, c'est super sympa. Musées très intéressants Jazz bar sur la eue Putchkin: 3 e l'entrée, réservation souvent nécessaire, commence à 21h, choisir sa table à l'avance pour voir les musicien, un tantinet guindé mais ambiance comme on l'attend
Voilà
Bonjour
Je projette de faire un voyage à vélo d'environ 1 mois en Arménie. Je recherche tout renseignement me permettant de réaliser ce projet.liaisons lyon-erevan?hébergements (par précaution, j'aurai une tente)état des routes(ma randonneuse accepte bien les pistes)reliefcirculationsaison(ce serait mai ou septembre)visa?cartographie Pour avoir lu certains messages, je sais que le pays est accueillant et sûr. Je pense pouvoir obtenir également de précieux renseignements auprès de la communauté arménienne de ma ville. Merci pour votre contribution.
Je projette de faire un voyage à vélo d'environ 1 mois en Arménie. Je recherche tout renseignement me permettant de réaliser ce projet.liaisons lyon-erevan?hébergements (par précaution, j'aurai une tente)état des routes(ma randonneuse accepte bien les pistes)reliefcirculationsaison(ce serait mai ou septembre)visa?cartographie Pour avoir lu certains messages, je sais que le pays est accueillant et sûr. Je pense pouvoir obtenir également de précieux renseignements auprès de la communauté arménienne de ma ville. Merci pour votre contribution.
Nous avons passé 3 semaines en Arménie, entre mi-juillet et mi-août. Nous étions avec nos 3 enfants (5, 8 et 10 ans). Nous sommes passés par une agence à Yerevan qui s’est occupé de la location de la voiture et de réserver les hébergements avec petit déjeuner le long du parcours que nous avons convenu ensemble, ainsi que des accompagnateurs pour 2 randonnées en montagne. Ainsi, nous avons géré nos journées et nos repas comme nous voulions, sans avoir à trouver des chambres pour 5 chaque soir.
Ca a été un voyage fantastique ! Ceux qui aiment les vieilles civilisations (et les vieilles pierres !), les paysages fabuleux et le dépaysement culturel ne doivent pas hésiter. A la condition de ne pas être trop à cheval sur le confort (je préfère le préciser, même si je ne pense pas que les adeptes de la clim et du all inclusive 5 étoiles aient l'idée d'aller en Arménie...).
Etant donné les difficultés à trouver des infos à jour, et le nombre d’infos contradictoires que j’ai pu lire, voici quelques observations « à jour » en 2016 selon notre expérience.
L’argent : aucune difficulté pour trouver des ATM, dans toutes les villes du pays. Dans les villages, c’est plus rare (à Odzun, nous avons dû aller jusqu’à Alaverdi à 20min de route). Avec notre Mastercard en euros, aucun frais prélevé par les banques arméniennes pour les retraits, seulement les frais de devises de notre banque. Pour changer des Drams en Euro avant de repartir (caution de la voiture), il y a des bureaux de change dans plein de superettes ouverts 24h/24 à Yerevan, tous au même taux. C’est aussi possible 24h/24 à l’aéroport, avec très peu de différence de taux (mais en changeant à Yerevan, on peut toujours s’acheter une glace avec la monnaie).
La voiture : il y a des stations essence partout, toutes au même prix. Beaucoup de voitures roulent au gaz. C’est très économique. Par contre, attention si on vous en propose une, le temps de remplissage des bombonnes est assez long. Les stations de gaz ont généralement un bar et un endroit pour patienter.
Les routes : bon, là, ce n’est pas bien brillant, surtout dans le sud. Les très grands axes sont généralement corrects (à quelques nids de très gosses poules près). Mais dès qu’on passe sur le réseau secondaire, ce sont au mieux des gros trous dans le bitume, sinon des routes sans revêtement (notées comme route quand même. On y croise des bus réguliers). Nous avons toujours eu du temps sec, donc ça allait. Mais sous la pluie, certains accès doivent être compliqués quand on n’a pas l’habitude de la conduite hors chemin.
La langue : après l’arménien, c’est le russe qui domine (parlé comme écrit). Un soir, nous avons voulu manger au restaurant de l’hôtel, le long du lac Sevan. La carte n’était traduite qu’en russe, et seule la responsable de salle parlait anglais. Ca reste une anecdote rigolote, au final, et on a réussi à avoir du poulet et des frites. A part ça, les panneaux routiers sont le plus souvent aussi en alphabet latin. Avec un bon GPS (et Open Street Map), on a toujours fini par arriver où on voulait. Les lieux touristiques (les vieux monastères) ont souvent un panneau explicatif en de nombreuses langues, dont le français. J’avais lu que l’anglais était très peu pratiqué. Je pense que les choses évoluent car nous avons toujours pu trouver quelqu’un pour nous faire comprendre.
La nourriture : des épiceries sont ouvertes 7jours/7. Compter 200AMD pour un pain, 1000 à 2500AMD pour un saucisson. Des fermiers vendent toutes sortes de fruits et légumes le long des routes. Aucun souci pour faire des pique-niques royaux chaque midi ! Au restaurant, avec 3000AMD vous mangez déjà bien, bière locale comprise.
L'eau : l'eau du robinet est potable (du moins tout le monde la boit et elle nous a très bien réussi). Il y a des sources canalisées partout ! Le long des routes, le long des sentiers, devant les monastères... on a toujours prévu trop d'eau pour la journée, et pu s'abreuver d'une super eau claire et fraîche au cours de nos découvertes, en villes comme en campagne.
Le guide « papier » : tous les français que nous avons croisé avaient le même guide que nous : Arménie, Géorgie, Karabagh de Kaplanian Patrick et Peuples du monde. J’avais l’édition 2007, mais il semble en exister une 2009. Le seul, à mon avis et d’après les discussions que j’ai pu avoir, à mettre l’accent sur le patrimoine plutôt que sur les restaurants et hôtels (ceux qui avaient le Petit Futé ne le recommandaient pas du tout). Nous nous en sommes servis quotidiennement pour préparer nos visites et avoir des explications sur ce que nous voyons. Il retrace aussi (de façon plus ou moins partiale) l’histoire compliquée de cette région du globe et du peuple arménien. Nous sommes vraiment très contents de l’avoir eu avec nous (merci à ma super bibliothécaire qui me l’a dégoté dans le fin fond d’une sombre archive départementale).
Couchsurfing : j’ai créé un voyage public, expliquant qu’on ne cherchait pas de logements, mais par contre qu’on aimerait rencontrer des gens pour discuter. La plupart des réponses que j’ai reçues étaient clairement touristiques (Venez louer du matériel de plongée, je peux vous conseiller un super hôtel, etc…). Mais nous avons tout de même pu passer une après-midi à Gyumri avec 4 personnes absolument géniales. Ils nous ont permis de découvrir un autre visage du pays, qui regarde vers l’avenir, qui se prend en mains et qui y croit. Si des voyageurs souhaitent les rencontrer, je peux vous mettre en relation.
La sécurité : nous ne nous sommes jamais sentis menacés. Le taux de délinquance est très bas. Ce qui n’empêche pas d’être prudents, bien sûr.
L'avion : nous avons volé avec la formule « low cost » d’Austrian Airlines. Basel-Vienne-Yerevan, avec 50min d’escale à l’aller et 2h au retour, donc au total 6 à 7h de voyage. Rien à dire, super compagnie que je recommande.
Voilà ce qui me vient pour le moment. Pour les photos, il y a le lien vers notre blog dans ma signature. J’espère donner envie à de nombreux voyageurs d’aller découvrir ce pays « hors normes », qui vaut vraiment le détour.
N’hésitez pas si vous avez des questions ou des remarques. Je me ferais un plaisir de discuter (ça prolonge aussi le voyage !)
Marie-Anne
Etant donné les difficultés à trouver des infos à jour, et le nombre d’infos contradictoires que j’ai pu lire, voici quelques observations « à jour » en 2016 selon notre expérience.
L’argent : aucune difficulté pour trouver des ATM, dans toutes les villes du pays. Dans les villages, c’est plus rare (à Odzun, nous avons dû aller jusqu’à Alaverdi à 20min de route). Avec notre Mastercard en euros, aucun frais prélevé par les banques arméniennes pour les retraits, seulement les frais de devises de notre banque. Pour changer des Drams en Euro avant de repartir (caution de la voiture), il y a des bureaux de change dans plein de superettes ouverts 24h/24 à Yerevan, tous au même taux. C’est aussi possible 24h/24 à l’aéroport, avec très peu de différence de taux (mais en changeant à Yerevan, on peut toujours s’acheter une glace avec la monnaie).
La voiture : il y a des stations essence partout, toutes au même prix. Beaucoup de voitures roulent au gaz. C’est très économique. Par contre, attention si on vous en propose une, le temps de remplissage des bombonnes est assez long. Les stations de gaz ont généralement un bar et un endroit pour patienter.
Les routes : bon, là, ce n’est pas bien brillant, surtout dans le sud. Les très grands axes sont généralement corrects (à quelques nids de très gosses poules près). Mais dès qu’on passe sur le réseau secondaire, ce sont au mieux des gros trous dans le bitume, sinon des routes sans revêtement (notées comme route quand même. On y croise des bus réguliers). Nous avons toujours eu du temps sec, donc ça allait. Mais sous la pluie, certains accès doivent être compliqués quand on n’a pas l’habitude de la conduite hors chemin.
La langue : après l’arménien, c’est le russe qui domine (parlé comme écrit). Un soir, nous avons voulu manger au restaurant de l’hôtel, le long du lac Sevan. La carte n’était traduite qu’en russe, et seule la responsable de salle parlait anglais. Ca reste une anecdote rigolote, au final, et on a réussi à avoir du poulet et des frites. A part ça, les panneaux routiers sont le plus souvent aussi en alphabet latin. Avec un bon GPS (et Open Street Map), on a toujours fini par arriver où on voulait. Les lieux touristiques (les vieux monastères) ont souvent un panneau explicatif en de nombreuses langues, dont le français. J’avais lu que l’anglais était très peu pratiqué. Je pense que les choses évoluent car nous avons toujours pu trouver quelqu’un pour nous faire comprendre.
La nourriture : des épiceries sont ouvertes 7jours/7. Compter 200AMD pour un pain, 1000 à 2500AMD pour un saucisson. Des fermiers vendent toutes sortes de fruits et légumes le long des routes. Aucun souci pour faire des pique-niques royaux chaque midi ! Au restaurant, avec 3000AMD vous mangez déjà bien, bière locale comprise.
L'eau : l'eau du robinet est potable (du moins tout le monde la boit et elle nous a très bien réussi). Il y a des sources canalisées partout ! Le long des routes, le long des sentiers, devant les monastères... on a toujours prévu trop d'eau pour la journée, et pu s'abreuver d'une super eau claire et fraîche au cours de nos découvertes, en villes comme en campagne.
Le guide « papier » : tous les français que nous avons croisé avaient le même guide que nous : Arménie, Géorgie, Karabagh de Kaplanian Patrick et Peuples du monde. J’avais l’édition 2007, mais il semble en exister une 2009. Le seul, à mon avis et d’après les discussions que j’ai pu avoir, à mettre l’accent sur le patrimoine plutôt que sur les restaurants et hôtels (ceux qui avaient le Petit Futé ne le recommandaient pas du tout). Nous nous en sommes servis quotidiennement pour préparer nos visites et avoir des explications sur ce que nous voyons. Il retrace aussi (de façon plus ou moins partiale) l’histoire compliquée de cette région du globe et du peuple arménien. Nous sommes vraiment très contents de l’avoir eu avec nous (merci à ma super bibliothécaire qui me l’a dégoté dans le fin fond d’une sombre archive départementale).
Couchsurfing : j’ai créé un voyage public, expliquant qu’on ne cherchait pas de logements, mais par contre qu’on aimerait rencontrer des gens pour discuter. La plupart des réponses que j’ai reçues étaient clairement touristiques (Venez louer du matériel de plongée, je peux vous conseiller un super hôtel, etc…). Mais nous avons tout de même pu passer une après-midi à Gyumri avec 4 personnes absolument géniales. Ils nous ont permis de découvrir un autre visage du pays, qui regarde vers l’avenir, qui se prend en mains et qui y croit. Si des voyageurs souhaitent les rencontrer, je peux vous mettre en relation.
La sécurité : nous ne nous sommes jamais sentis menacés. Le taux de délinquance est très bas. Ce qui n’empêche pas d’être prudents, bien sûr.
L'avion : nous avons volé avec la formule « low cost » d’Austrian Airlines. Basel-Vienne-Yerevan, avec 50min d’escale à l’aller et 2h au retour, donc au total 6 à 7h de voyage. Rien à dire, super compagnie que je recommande.
Voilà ce qui me vient pour le moment. Pour les photos, il y a le lien vers notre blog dans ma signature. J’espère donner envie à de nombreux voyageurs d’aller découvrir ce pays « hors normes », qui vaut vraiment le détour.
N’hésitez pas si vous avez des questions ou des remarques. Je me ferais un plaisir de discuter (ça prolonge aussi le voyage !)
Marie-Anne

Avec la participation de deux membres de VoyageForum :
Phil
En 2007 Phil se lance en velo sur la route de la soie au départ d'Istambul, travers la Georgie et termine son premier périple en Arménie. En 2010 il reprendra la route à partir de Boukhara en Ouzbékistan. Sa contribution au recueil "Les Amoureux de l'Arménie concerne donc la toute fin de son voyage en 2007.
Eustache
Eustache voyage toujours en couple et par ses propres moyens. Il nous raconte une anecdote lors de son voyage en Arménie à Ochakan : la répétition d'une chorale dans l'église où se trouve le tombeau de l’inventeur de l’alphabet arménien
Au total, ce sont vingt-cinq passionnés qui racontent dans ce recueil leur rencontre avec l’Arménie. Ils ou elles sont d’origine arménienne ou pas, géographes, photographes, enseignants, écrivains, notaires, commerçants, techniciens… ou encore simples voyageurs, cyclotouristes… et parfois même des personnes qui ne se sont encore jamais rendues dans ce pays. C’est dire si l’Arménie suscite l’intérêt notamment par son histoire, sa culture et plus particulièrement sa musique.
Les droits de tous les auteurs sont reversés à l’association « Caucase-Arménie-Plus » pour le financement d’un microprojet de développement rural : un atelier de séchage de fruits dans le petit village d' Urtsadzor (situé dans le marz d'Ararat, à environ 60 kms d'Erevan).
Par chance, il existe une petite vidéo sur Youtube où une gamine de 15 ans nous présente ce petit village :









