Salut les cyclos!
Nous sommes une famille de cyclotouristes (2 enfants de 1 et 3 ans), l'an dernier, nous avons parcouru l'euroéloroute de nantes à Belgrade. Cet été, nous souhaitons la continuer de Belgrade au Delta du Danube). Plusieors questions :
- Quelle compagnie aérienne pour nous rendre à Belgrade depuis la France, qui accepte nos deux vélos et remorque, sans trop les "maltraiter"? Même question pour le retour depuis Tulcea ou Constanta?
- Qui a déjà parcouru ce tronçon, est il intéressant niveau paysage, pas trop de circulation sur la route?
- Trouve t'on facilement des endroits pur faire du camping sauvage sur l'itinéraire (ou chez l'habitant?)
Merci!
www.lafamillecyclotouriste.blogspot.com
Hello,
Voici mon nouveau carnet, version très allégée en photos (version complète sur mon blog). Bonne lecture.
Zéro photo, zéro kilomètre. Aujourd'hui, nous sommes sur une plage de la Mer Noire et les enfants profitent avec intensité de la plage et des vagues. Moi, je résiste comme je peux à ce repos forcé, je me lance ainsi dans la rédaction de ce carnet. Vous l'aurez compris, nous sommes partis en direction de l'est pour un nouveau périple intitulé « Roumanie, Moldavie et Bulgarie, tours et détours jusqu'en Mer Noire ».
Voici mon nouveau carnet, version très allégée en photos (version complète sur mon blog). Bonne lecture.
Zéro photo, zéro kilomètre. Aujourd'hui, nous sommes sur une plage de la Mer Noire et les enfants profitent avec intensité de la plage et des vagues. Moi, je résiste comme je peux à ce repos forcé, je me lance ainsi dans la rédaction de ce carnet. Vous l'aurez compris, nous sommes partis en direction de l'est pour un nouveau périple intitulé « Roumanie, Moldavie et Bulgarie, tours et détours jusqu'en Mer Noire ».
Oradea
La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad
Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes
Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova
Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.
Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.
Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.
Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.
Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !
Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.
Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !
La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.
Omar Khayyâm.
La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad
Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes
Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova
Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.
Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.
Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.
Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.
Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !
Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.
Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !
La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.
Omar Khayyâm.
Hi everyone,
Better late than never—I’m finally getting around to sharing our trip to Romania from last year.
Before I start, I have a personal history with this country: I lived there in 2004 for three and a half months during a student internship. I still have friends there and a decent grasp of Romanian. That helps. But more than anything, I’ve grown attached to the country. It’s well-deserved—Romania gives back just as much. That said, when I talk about it, maybe I see things differently than someone visiting for the first time.
This was my third trip to Romania. This time, I brought my wife and our two daughters. After years of wanting to take a family trip there, this was finally the right moment. My wife wasn’t exactly thrilled at first—she’d been hesitant for years. But she ended up loving it, and we’ll definitely go back together. For our 6- and 8-year-old girls, the trip was fascinating in so many ways: the sights, learning about communism and totalitarian regimes, the Roma community, how different religions coexist, the Saxon minorities...
We landed in Bucharest last July. We spent two and a half weeks in the country. We took off from Toulouse early in the morning and arrived at Bucharest airport around noon. We flew with Lufthansa because it’s a solid airline and the cheapest option we found.
We rented a car. I don’t remember the rental agency’s name, but we got scammed a bit. We’d booked insurance through Booking, but when we arrived, we couldn’t print a credit card receipt. The issue? We only had debit cards, not credit cards (or vice versa), and without one, we couldn’t pick up the car without buying their on-site insurance. It was buried in the fine print—I’d read it but naively assumed a gold card would work. So, we had to take extra insurance. Basically, we threw 120 € in insurance fees out the window. Still, we got a Dacia Logan, and it ran like a dream the whole trip.
Here’s our rough itinerary: - Bucharest Airport => Sinaia => Brasov - Brasov => Viscri => Sighișoara => Sovata - Sovata => Bicaz Gorge => Iași - Iași => Bucharest
**Sinaia** We started in Sinaia, in the Carpathians. It’s an old Romanian vacation spot from the country’s golden age. A really nice place with great hikes. The mountains are stunning, covered in tall fir trees. There are beautiful buildings and old houses—it’s all very charming. We took the cable car up to the summit (no time to hike with the kids). It’s an old 1960s cable car with two sections (there are also detachable chairlifts). The view from the top is amazing. Then, Peles Castle—a must-see.
**On the road to Brasov** We stayed in a homestay in the village of Purcareni (15 minutes from Brasov by car) through an association called "L’Arbre de Joie." We spent a few days there. The association was founded by a French woman in the 90s and runs local projects. The family we stayed with was Hungarian. The price was around 90 € per day, including breakfast and dinner. The host spoke a little French, and her 16-year-old daughter spoke English fluently. We had great conversations. This family lives like a typical French family—they work at a clinic and a factory, own a car, and have a small chalet in the nearby mountains. From Purcareni, we explored: - **Bran Castle**: The iconic castle. There are way more tourist stalls now than when I first visited in 2004, but it’s still charming and worth seeing. - **Zărnești Bear Reserve**: Interesting—you learn a lot about bears. But it’s expensive, and it’s sad to see these beautiful animals in captivity. - **Râșnov Citadel**: Right near Zărnești. We did Bran, the bears, and this citadel all in one day last year. It’s pretty—you hike up a trail to get there. The view is gorgeous, but the site feels a bit neglected (or not fully restored yet). Some people love it, others don’t, but at least it’s authentic and not some Disneyland with fry stands everywhere. - **Brasov**: Of course! We went twice. It’s beautiful and nothing like what you’d imagine Romania to look like. We hiked up the hill overlooking the city—about 45 to 60 minutes with the kids. The view from the top is incredible, especially over the medieval rooftops. I wasn’t expecting much—I thought we’d see rundown buildings, but the "new" part of town is built farther to the right, so you barely notice it. - One day, we took a horse-drawn carriage (a touristy thing to do for the kids) to our hosts’ second home. It was still really fun. The area is super wild—just a few kilometers from the village, so close to Brasov. We ate *amazingly* with them. Traditional Romanian food is best enjoyed in people’s homes, not restaurants. So, I’d recommend eating at small guesthouses or homestays as much as possible.
**On the road to Viscri** No stops—just straight to Viscri. I found Viscri just as I’d left it in 2004. Maybe a few more tourists, maybe one or two new restaurants. The road still isn’t paved in the village. Viscri is my favorite place in Romania—a simple village with colorful houses. We found a reasonably priced Airbnb and had a great evening with our hosts. They were fascinating people, and we talked about Romania, Saxon minorities, Europe... The next morning, I went for a run and found a trail in the nearby forest. I followed it for a while before turning back. We also visited the fortified church.
**Sighișoara** I’d been there in 2004 and wasn’t particularly moved or impressed. I felt the same way in 2019. But that’s just our take.
**Sovata** In Sovata, we traveled the way I love—arriving around 5 PM with nothing booked and finding a place to stay by asking around. We ended up in homestays for two nights, and both were great. It’s a Hungarian-Romanian thermal spa town. The place is nice but nothing extraordinary, except when you get closer (but not too close) to the thermal complexes. There, you’ll find beautiful mansions and hotels from the early 19th century. It’s touristy, but only Romanians go there. We visited a warm-water lake—it was fun for the folklore, though the water wasn’t exactly inviting. Apparently, there’s another lake higher up that’s so salty you float in it, but we didn’t go. In the afternoon, we took the tourist steam train ("mocăniță" in Romanian). It was a blast—we chatted with people in the carriage. The train covers about 20 kilometers, then turns around (the locomotive detaches, spins, and reattaches). Everyone gets off at the halfway point, where people grill corn on the cob. Then the train heads back. The scenery isn’t breathtaking, but the fields were full of flowers, and the ride was lovely.
**Toward Bicaz Gorge** The next day, we headed to Bicaz Gorge and the Ceahlău Massif in Neamț (pronounced "Nyamts"). We passed through Corund, a village known for local crafts. Whether it’s actually made there or not is always up for debate in a society where cutting corners is common. Still, we found some nice plates, dishes, and souvenirs to bring home. Funny story: I was chatting with a young saleswoman in Romanian and was shocked to realize she didn’t understand me—not because my Romanian was bad, but because she *didn’t speak Romanian at all*. She only spoke Hungarian. Mind-blowing: you’re Romanian and don’t speak Romanian? We crossed a mountain (or big hill) before reaching the Gheorgheni plain—a small town nestled in the mountains, feeling like the end of the world. Was it the season? We saw *so many* storks, and they were *so close*. It was adorable.
**Bicaz Gorge** We stopped at "Lacul Roșu" (Red Lake) to take a boat ride with the kids. (Yeah, we did things we don’t usually do—gotta keep everyone engaged! And maybe that’s why they have such great memories of the trip.) Then, the Bicaz Gorge—one of my favorite spots in Romania. We stayed at Pensiunea Paleu in Bicazu Ardelean, a place I already knew. I think the price for four people, half-board (with delicious home-cooked meals), was around 90 € per day. The rooms are clean and simple, and there’s a big garden with a vegetable patch, a cow, and a pig. Most of the food served comes straight from the garden.
In the afternoon, after much hesitation, we headed to Ceahlău National Park. About 30 minutes by car, we entered the park (after waking up the park ranger, who reeked of booze and was napping). We drove to the end of the road, and then—against all odds—the four of us made it to the summit of Toaca Peak. This peak towers over the surrounding mountains. It was a great hike—starting in the Carpathian fir forests, then crossing a plateau covered in flowers (mid-July). We stopped for a drink at Cabana Dochia before heading up. The summit is a bit unusual because they’ve installed a big metal staircase. It’s steep in places—straight up, and I wouldn’t want to fall. There’s a sturdy railing, though. Even if the "normal route" doesn’t seem too hard. The view from the top is stunning—you can see the entire Carpathian region, vast forests, and the Bicaz Lake below.
**Iași** I used to live in Iași. We stayed with my former internship supervisor and his family. It’s not the first time we’ve crashed at people’s places. In Iași, we visited: - **The Opera House**: A beautiful building from the early 20th century, if I’m not mistaken. Our friends arranged a tour with the firefighters, who let us in and showed us around. It was fun. - **The "Hall of Lost Steps"**: You enter a massive room with stunning woodwork. It’s a huge university library, home to around a million books. The whole place is meticulously decorated. Visiting this room makes you wonder how Romania could have such a grand image. This country, in its golden age, had universities and thinkers. When you build something like this for knowledge and science, you’ve come a long way. - **The Palace of Culture**: This building was completely run-down in 2004 but has since been fully renovated. Where it was once gray, dull, and dirty, it now shines in the sunlight. It’s magnificent.
Beyond these three sights, we explored parks, wandered the city, went treetop climbing, and spent time with friends. Sure, Iași is way over in the east on a map of Romania, but it’s worth the detour.
After Iași, we headed back.
**In conclusion**, we spent three weeks in Romania. Here’s a rough breakdown of expenses (in €, all taxes included): - Flight tickets: 660 € - Car rental for 2.5 weeks: 250 € - Everything else (accommodation, food, activities, etc.): around 1,500 €
All in all, the trip wasn’t exactly cheap—around 2,500 to 2,800 € total. But we had a blast, and that’s what matters.
I had tons of great photos and wanted to share some, but I couldn’t upload them. If anyone’s interested, I can send them along.
Better late than never—I’m finally getting around to sharing our trip to Romania from last year.
Before I start, I have a personal history with this country: I lived there in 2004 for three and a half months during a student internship. I still have friends there and a decent grasp of Romanian. That helps. But more than anything, I’ve grown attached to the country. It’s well-deserved—Romania gives back just as much. That said, when I talk about it, maybe I see things differently than someone visiting for the first time.
This was my third trip to Romania. This time, I brought my wife and our two daughters. After years of wanting to take a family trip there, this was finally the right moment. My wife wasn’t exactly thrilled at first—she’d been hesitant for years. But she ended up loving it, and we’ll definitely go back together. For our 6- and 8-year-old girls, the trip was fascinating in so many ways: the sights, learning about communism and totalitarian regimes, the Roma community, how different religions coexist, the Saxon minorities...
We landed in Bucharest last July. We spent two and a half weeks in the country. We took off from Toulouse early in the morning and arrived at Bucharest airport around noon. We flew with Lufthansa because it’s a solid airline and the cheapest option we found.
We rented a car. I don’t remember the rental agency’s name, but we got scammed a bit. We’d booked insurance through Booking, but when we arrived, we couldn’t print a credit card receipt. The issue? We only had debit cards, not credit cards (or vice versa), and without one, we couldn’t pick up the car without buying their on-site insurance. It was buried in the fine print—I’d read it but naively assumed a gold card would work. So, we had to take extra insurance. Basically, we threw 120 € in insurance fees out the window. Still, we got a Dacia Logan, and it ran like a dream the whole trip.
Here’s our rough itinerary: - Bucharest Airport => Sinaia => Brasov - Brasov => Viscri => Sighișoara => Sovata - Sovata => Bicaz Gorge => Iași - Iași => Bucharest
**Sinaia** We started in Sinaia, in the Carpathians. It’s an old Romanian vacation spot from the country’s golden age. A really nice place with great hikes. The mountains are stunning, covered in tall fir trees. There are beautiful buildings and old houses—it’s all very charming. We took the cable car up to the summit (no time to hike with the kids). It’s an old 1960s cable car with two sections (there are also detachable chairlifts). The view from the top is amazing. Then, Peles Castle—a must-see.
**On the road to Brasov** We stayed in a homestay in the village of Purcareni (15 minutes from Brasov by car) through an association called "L’Arbre de Joie." We spent a few days there. The association was founded by a French woman in the 90s and runs local projects. The family we stayed with was Hungarian. The price was around 90 € per day, including breakfast and dinner. The host spoke a little French, and her 16-year-old daughter spoke English fluently. We had great conversations. This family lives like a typical French family—they work at a clinic and a factory, own a car, and have a small chalet in the nearby mountains. From Purcareni, we explored: - **Bran Castle**: The iconic castle. There are way more tourist stalls now than when I first visited in 2004, but it’s still charming and worth seeing. - **Zărnești Bear Reserve**: Interesting—you learn a lot about bears. But it’s expensive, and it’s sad to see these beautiful animals in captivity. - **Râșnov Citadel**: Right near Zărnești. We did Bran, the bears, and this citadel all in one day last year. It’s pretty—you hike up a trail to get there. The view is gorgeous, but the site feels a bit neglected (or not fully restored yet). Some people love it, others don’t, but at least it’s authentic and not some Disneyland with fry stands everywhere. - **Brasov**: Of course! We went twice. It’s beautiful and nothing like what you’d imagine Romania to look like. We hiked up the hill overlooking the city—about 45 to 60 minutes with the kids. The view from the top is incredible, especially over the medieval rooftops. I wasn’t expecting much—I thought we’d see rundown buildings, but the "new" part of town is built farther to the right, so you barely notice it. - One day, we took a horse-drawn carriage (a touristy thing to do for the kids) to our hosts’ second home. It was still really fun. The area is super wild—just a few kilometers from the village, so close to Brasov. We ate *amazingly* with them. Traditional Romanian food is best enjoyed in people’s homes, not restaurants. So, I’d recommend eating at small guesthouses or homestays as much as possible.
**On the road to Viscri** No stops—just straight to Viscri. I found Viscri just as I’d left it in 2004. Maybe a few more tourists, maybe one or two new restaurants. The road still isn’t paved in the village. Viscri is my favorite place in Romania—a simple village with colorful houses. We found a reasonably priced Airbnb and had a great evening with our hosts. They were fascinating people, and we talked about Romania, Saxon minorities, Europe... The next morning, I went for a run and found a trail in the nearby forest. I followed it for a while before turning back. We also visited the fortified church.
**Sighișoara** I’d been there in 2004 and wasn’t particularly moved or impressed. I felt the same way in 2019. But that’s just our take.
**Sovata** In Sovata, we traveled the way I love—arriving around 5 PM with nothing booked and finding a place to stay by asking around. We ended up in homestays for two nights, and both were great. It’s a Hungarian-Romanian thermal spa town. The place is nice but nothing extraordinary, except when you get closer (but not too close) to the thermal complexes. There, you’ll find beautiful mansions and hotels from the early 19th century. It’s touristy, but only Romanians go there. We visited a warm-water lake—it was fun for the folklore, though the water wasn’t exactly inviting. Apparently, there’s another lake higher up that’s so salty you float in it, but we didn’t go. In the afternoon, we took the tourist steam train ("mocăniță" in Romanian). It was a blast—we chatted with people in the carriage. The train covers about 20 kilometers, then turns around (the locomotive detaches, spins, and reattaches). Everyone gets off at the halfway point, where people grill corn on the cob. Then the train heads back. The scenery isn’t breathtaking, but the fields were full of flowers, and the ride was lovely.
**Toward Bicaz Gorge** The next day, we headed to Bicaz Gorge and the Ceahlău Massif in Neamț (pronounced "Nyamts"). We passed through Corund, a village known for local crafts. Whether it’s actually made there or not is always up for debate in a society where cutting corners is common. Still, we found some nice plates, dishes, and souvenirs to bring home. Funny story: I was chatting with a young saleswoman in Romanian and was shocked to realize she didn’t understand me—not because my Romanian was bad, but because she *didn’t speak Romanian at all*. She only spoke Hungarian. Mind-blowing: you’re Romanian and don’t speak Romanian? We crossed a mountain (or big hill) before reaching the Gheorgheni plain—a small town nestled in the mountains, feeling like the end of the world. Was it the season? We saw *so many* storks, and they were *so close*. It was adorable.
**Bicaz Gorge** We stopped at "Lacul Roșu" (Red Lake) to take a boat ride with the kids. (Yeah, we did things we don’t usually do—gotta keep everyone engaged! And maybe that’s why they have such great memories of the trip.) Then, the Bicaz Gorge—one of my favorite spots in Romania. We stayed at Pensiunea Paleu in Bicazu Ardelean, a place I already knew. I think the price for four people, half-board (with delicious home-cooked meals), was around 90 € per day. The rooms are clean and simple, and there’s a big garden with a vegetable patch, a cow, and a pig. Most of the food served comes straight from the garden.
In the afternoon, after much hesitation, we headed to Ceahlău National Park. About 30 minutes by car, we entered the park (after waking up the park ranger, who reeked of booze and was napping). We drove to the end of the road, and then—against all odds—the four of us made it to the summit of Toaca Peak. This peak towers over the surrounding mountains. It was a great hike—starting in the Carpathian fir forests, then crossing a plateau covered in flowers (mid-July). We stopped for a drink at Cabana Dochia before heading up. The summit is a bit unusual because they’ve installed a big metal staircase. It’s steep in places—straight up, and I wouldn’t want to fall. There’s a sturdy railing, though. Even if the "normal route" doesn’t seem too hard. The view from the top is stunning—you can see the entire Carpathian region, vast forests, and the Bicaz Lake below.
**Iași** I used to live in Iași. We stayed with my former internship supervisor and his family. It’s not the first time we’ve crashed at people’s places. In Iași, we visited: - **The Opera House**: A beautiful building from the early 20th century, if I’m not mistaken. Our friends arranged a tour with the firefighters, who let us in and showed us around. It was fun. - **The "Hall of Lost Steps"**: You enter a massive room with stunning woodwork. It’s a huge university library, home to around a million books. The whole place is meticulously decorated. Visiting this room makes you wonder how Romania could have such a grand image. This country, in its golden age, had universities and thinkers. When you build something like this for knowledge and science, you’ve come a long way. - **The Palace of Culture**: This building was completely run-down in 2004 but has since been fully renovated. Where it was once gray, dull, and dirty, it now shines in the sunlight. It’s magnificent.
Beyond these three sights, we explored parks, wandered the city, went treetop climbing, and spent time with friends. Sure, Iași is way over in the east on a map of Romania, but it’s worth the detour.
After Iași, we headed back.
**In conclusion**, we spent three weeks in Romania. Here’s a rough breakdown of expenses (in €, all taxes included): - Flight tickets: 660 € - Car rental for 2.5 weeks: 250 € - Everything else (accommodation, food, activities, etc.): around 1,500 €
All in all, the trip wasn’t exactly cheap—around 2,500 to 2,800 € total. But we had a blast, and that’s what matters.
I had tons of great photos and wanted to share some, but I couldn’t upload them. If anyone’s interested, I can send them along.
Bonjour,
Je souhaite partir au mois de mai 15 jours en Roumanie avec ma petite famille. Nous allons arriver en voiture par Oradéa et desirons nous rendre jusqu'au delta du danube. J'aurais besoin de vos conseils et de vos experiences pour un itinéraire sympatique pour ce laps de temps, afin de découvrir le pays au mieux. Nous désirons aussi loger chez l'habitant afin de faire des rencontres... De plus, si vous avez une idée du cout à prevoir pour l'hebergement pour un enfant et 2 adultes... Merci
Je souhaite partir au mois de mai 15 jours en Roumanie avec ma petite famille. Nous allons arriver en voiture par Oradéa et desirons nous rendre jusqu'au delta du danube. J'aurais besoin de vos conseils et de vos experiences pour un itinéraire sympatique pour ce laps de temps, afin de découvrir le pays au mieux. Nous désirons aussi loger chez l'habitant afin de faire des rencontres... De plus, si vous avez une idée du cout à prevoir pour l'hebergement pour un enfant et 2 adultes... Merci
Bonjour à tous,
Nous préparons un voyage en famille (toutes générations confondues : 10-15 personnes) de 15jours. Nous prévoyons de passer 10 jours entre maramures et bucovine en hébergement en gîte (si le concept existe là bas) ou chez l'habitant.
Nos budgets sont très variables (étudiants / retraités ...) et nous aimerions autant que possible loger au même endroit (même village au pire). Pour le confort, les jeunes sont pas contre le camping et les plus petits (4 ans) ont besoin de sanitaires propres (accessibles qu'aux membres de la famille si possible).
Le hic c'est que les tarifs semblent très variable d'une source à l'autre et nous sommes un peu perdus.
Grosso modo par personne en demi-pension (petit déj + repas du soir) avec sanitaires communs ou privé ça tourne autour de 16-18€ ou 25-50€ (ou les deux !) ? Si les 2 existent, qu'est-ce qui fait la différence ? Je vous dit cela car entre internet, les guides et les contacts pris avec les agences locales (sérieuses) les écarts sont de cette importance. 😕 D'ailleurs, peut être que certaines infos ne sont absolument pas à jour ...
Alors, pour pouvoir faire un budget et réserver nos hébergements en connaissance de cause, je me tourne vers vous, chers voyageurs, pour savoir quels sont les tarifs et pour quel niveau de prestation.
Une fois que j'aurai tiré cela au clair (si c'est possible🤪 !) j'aurai plein de questions un peu moins triviales 😏.
Merci à vous ! 😊
Nous préparons un voyage en famille (toutes générations confondues : 10-15 personnes) de 15jours. Nous prévoyons de passer 10 jours entre maramures et bucovine en hébergement en gîte (si le concept existe là bas) ou chez l'habitant.
Nos budgets sont très variables (étudiants / retraités ...) et nous aimerions autant que possible loger au même endroit (même village au pire). Pour le confort, les jeunes sont pas contre le camping et les plus petits (4 ans) ont besoin de sanitaires propres (accessibles qu'aux membres de la famille si possible).
Le hic c'est que les tarifs semblent très variable d'une source à l'autre et nous sommes un peu perdus.
Grosso modo par personne en demi-pension (petit déj + repas du soir) avec sanitaires communs ou privé ça tourne autour de 16-18€ ou 25-50€ (ou les deux !) ? Si les 2 existent, qu'est-ce qui fait la différence ? Je vous dit cela car entre internet, les guides et les contacts pris avec les agences locales (sérieuses) les écarts sont de cette importance. 😕 D'ailleurs, peut être que certaines infos ne sont absolument pas à jour ...
Alors, pour pouvoir faire un budget et réserver nos hébergements en connaissance de cause, je me tourne vers vous, chers voyageurs, pour savoir quels sont les tarifs et pour quel niveau de prestation.
Une fois que j'aurai tiré cela au clair (si c'est possible🤪 !) j'aurai plein de questions un peu moins triviales 😏.
Merci à vous ! 😊
Coucou,
Alors pour faire rendre hommage à tous les conseils que j'ai pu glaner sur ce forum, voici un petit recap de mes 13 jours en Roumanie cet été. Je suis partie toute seule et je voulais vraiment éviter les zones touristiques.
Alors allons-y pr l'itinéraire, ferais un point logement après:
J1: Arrivée Bucarest, de là je choppe direct un bus pour Tulcea. J' y arrive à 22h ce dont je me doutais et donc j'avais réservé une pension. http://www.pensiunea-alex.ro/ Pension très propre.
J2: En réservant la pension je leur avais aussi demandé de me réserver une place sur le fast boat direction Sfantu Gheorghe. Je savais donc exactement en arrivant où aller et à quelle heure. Ils ont été vraiment bien là dessus. Direction Sfanthu Gheorghe donc qui est vraiment toute petite. Je loge chez Critiana une roumaine qui parle français et anglais. Elle n'avait plus d'appart donc je loge chez eux (l'avantage de voyager solo). Bien sympa et c'est parti pour une invitation à manger des harengs... Ca commence bien. La plage est au bout d'une petite promenade et l'on peut aller voir la danube se jeter dans la mer.
J3: Ballade en barque sur le danube avec une famille roumaine et un petit couple roumain, tout cela vit vite fait avec ma logeuse hier. Très chouette. Des pélicans, des aigrettes... L'aprem ballade sur la plage où viennent se reposer les vaches et les chevaux sauvages, très pittoresque. Le lendemain je veux aller en Bucovine mais en transports en commun c pas gagné. En discutant avec la petite famille Roumaine de ce matin ils m'expliquent que justement ils y vont en Bucovine...
J4: Je parts donc avec Cristina (prénom très courant) et sa petite famille. D'abord le bateau pr récupérer leur voiture et ensuite en route pr Roman. Petit halte au marché de Braila où Cyprian et Cristina se sont mis en tête de me nourrir. Je passe vraiment une super journée. Arrivés à Roman où la maman de Ciprian habite il n'y a pas de bus, heureusement ils me dégotent un train et s'inquiètent du fait que je doive attendre 1 h (c'est trop mignon). Je les rassure, tout ira bien.
J5: Bus pour Patrauti. Petite église vraiment mignonne. De Patrauti on peut rallier le monastère de Dragormirna à pied par la forêt. La femme du pasteur m'explique que les enfants tsiganes seront peut être un peu insistants juste avant l'entrée dans la forêt. Aucun souci pr ma part, ils m'indiquent même mon chemin et me disent bonjour. Ils ne doivent pas voir tous les jours une nana se ballader comme ça toute seule. Et je suis aussi très brune, ça peut aider. Ballade à travers la forêt donc. Compter 1h avant d'arriver au monastère. Pas spécialement spectaculaire mais les abords du lac sont très sympas. Une nonne me colle dans une voiture qui repart sur Suceava, ai même pas pu refuser.
J6: Bus direction Gura Humorolui. Grosse bourgade, bof bof. Je chope un minibus pr le monastère de Humor. Très très joli petit village. Visite du monastère très chouette. Depuis le monastère de nombreuses ballades indiquées. Les chemins sont remarquablement bien balisés, impossible de se perdre.
J7: Marche jusqu'au monastère de Voronet (un peu long quand même depuis Humor). Voronet est vraiment magnifique. Retour en voiture avec un couple de français rencontrés au monastère.
J8: Moults voitures en stop pr rallier le monastère de Sucevita. Campagne environnante bien sympa.
J9: Suceava. Visite du musée du village roumain (ai pas pu choper mon bus pr Brasov).
J10: Bus pour Brasov. Il y a un petit groupe de jeunes qui organise des visites à pied de Brasov tous les soirs à 18h. On donne ce que l'on veut à la fin. Vraiment très bien. J'ai beaucoup aimé cette petite ville et mon retour à la civilisation.
J11: Train pr Prejmer (vaut mieux prendre le bus). Prejmer visite très sympa. Retour en bus.
J12: Train pr Bucarest. Ballade dans le parc cismigu et comme à Brasov, visite à pied à partir de 18h00. J'ai vraiment bien aimé.
J13:Visite du palais de Ceaucescu. Vraiment très très intéressant
En conclusion: Etant toute seule, pour le delta j'aurais peut être du aller à Crisan afin d'avoir plus d'options en termes d'expédition mais j'ai vraiment fait de belles rencontres. J'ai adoré l'accueil Roumain, Voronet m'a vraiment impressionnée. Brasov est vraiment une ville très jolie. Je ne comprends pas pourquoi les gens zappent Bucarest, c'est une ville où l'on ressent vraiment le poids de l'histoire, où l'animation des rues le soir montre une réelle envie de vivre. J'ai trouvé les visites vraiment très intéressantes. Les visites guidées à pied pr ces 2 villes sont vraiment un must.
Les logements (que j'ai retenus):
Humor: Daniela (pensiunea Bucovina Hills, mail : bucovina_hills@yahoo.com) qui en plus d'avoir des chambres libres les loue pas cher (de 50 à 60 RON). Coup de coeur pr cette petite pension où je me suis vraiment sentie bien. Daniela est prof d'anglais et nous avons le même age, ce qui nous as emmené dans de longues discussions, une très belle rencontre. Elle vous laisse utiliser sa cuisine si besoin. Normalement elle ne cuisine pas pour les hôtes mais peut être pr les raisons évoquées ci dessus j'ai mangé tous les soirs à sa table.
Suceava: Hotel Bucovina: L'hotel est très bien mais un peu cher pr ma bourse. Irene's hostel : petite auberge de jeunesse très sympa à côté de la gare routière.
Bucarest: Butterfly Villa : auberge de jeunesse très bien, à côté du parc.
Voila, en espérant que ce récit en aide certains, je vais retourner à la préparation de mon trip jordanien...
Alors pour faire rendre hommage à tous les conseils que j'ai pu glaner sur ce forum, voici un petit recap de mes 13 jours en Roumanie cet été. Je suis partie toute seule et je voulais vraiment éviter les zones touristiques.
Alors allons-y pr l'itinéraire, ferais un point logement après:
J1: Arrivée Bucarest, de là je choppe direct un bus pour Tulcea. J' y arrive à 22h ce dont je me doutais et donc j'avais réservé une pension. http://www.pensiunea-alex.ro/ Pension très propre.
J2: En réservant la pension je leur avais aussi demandé de me réserver une place sur le fast boat direction Sfantu Gheorghe. Je savais donc exactement en arrivant où aller et à quelle heure. Ils ont été vraiment bien là dessus. Direction Sfanthu Gheorghe donc qui est vraiment toute petite. Je loge chez Critiana une roumaine qui parle français et anglais. Elle n'avait plus d'appart donc je loge chez eux (l'avantage de voyager solo). Bien sympa et c'est parti pour une invitation à manger des harengs... Ca commence bien. La plage est au bout d'une petite promenade et l'on peut aller voir la danube se jeter dans la mer.
J3: Ballade en barque sur le danube avec une famille roumaine et un petit couple roumain, tout cela vit vite fait avec ma logeuse hier. Très chouette. Des pélicans, des aigrettes... L'aprem ballade sur la plage où viennent se reposer les vaches et les chevaux sauvages, très pittoresque. Le lendemain je veux aller en Bucovine mais en transports en commun c pas gagné. En discutant avec la petite famille Roumaine de ce matin ils m'expliquent que justement ils y vont en Bucovine...
J4: Je parts donc avec Cristina (prénom très courant) et sa petite famille. D'abord le bateau pr récupérer leur voiture et ensuite en route pr Roman. Petit halte au marché de Braila où Cyprian et Cristina se sont mis en tête de me nourrir. Je passe vraiment une super journée. Arrivés à Roman où la maman de Ciprian habite il n'y a pas de bus, heureusement ils me dégotent un train et s'inquiètent du fait que je doive attendre 1 h (c'est trop mignon). Je les rassure, tout ira bien.
J5: Bus pour Patrauti. Petite église vraiment mignonne. De Patrauti on peut rallier le monastère de Dragormirna à pied par la forêt. La femme du pasteur m'explique que les enfants tsiganes seront peut être un peu insistants juste avant l'entrée dans la forêt. Aucun souci pr ma part, ils m'indiquent même mon chemin et me disent bonjour. Ils ne doivent pas voir tous les jours une nana se ballader comme ça toute seule. Et je suis aussi très brune, ça peut aider. Ballade à travers la forêt donc. Compter 1h avant d'arriver au monastère. Pas spécialement spectaculaire mais les abords du lac sont très sympas. Une nonne me colle dans une voiture qui repart sur Suceava, ai même pas pu refuser.
J6: Bus direction Gura Humorolui. Grosse bourgade, bof bof. Je chope un minibus pr le monastère de Humor. Très très joli petit village. Visite du monastère très chouette. Depuis le monastère de nombreuses ballades indiquées. Les chemins sont remarquablement bien balisés, impossible de se perdre.
J7: Marche jusqu'au monastère de Voronet (un peu long quand même depuis Humor). Voronet est vraiment magnifique. Retour en voiture avec un couple de français rencontrés au monastère.
J8: Moults voitures en stop pr rallier le monastère de Sucevita. Campagne environnante bien sympa.
J9: Suceava. Visite du musée du village roumain (ai pas pu choper mon bus pr Brasov).
J10: Bus pour Brasov. Il y a un petit groupe de jeunes qui organise des visites à pied de Brasov tous les soirs à 18h. On donne ce que l'on veut à la fin. Vraiment très bien. J'ai beaucoup aimé cette petite ville et mon retour à la civilisation.
J11: Train pr Prejmer (vaut mieux prendre le bus). Prejmer visite très sympa. Retour en bus.
J12: Train pr Bucarest. Ballade dans le parc cismigu et comme à Brasov, visite à pied à partir de 18h00. J'ai vraiment bien aimé.
J13:Visite du palais de Ceaucescu. Vraiment très très intéressant
En conclusion: Etant toute seule, pour le delta j'aurais peut être du aller à Crisan afin d'avoir plus d'options en termes d'expédition mais j'ai vraiment fait de belles rencontres. J'ai adoré l'accueil Roumain, Voronet m'a vraiment impressionnée. Brasov est vraiment une ville très jolie. Je ne comprends pas pourquoi les gens zappent Bucarest, c'est une ville où l'on ressent vraiment le poids de l'histoire, où l'animation des rues le soir montre une réelle envie de vivre. J'ai trouvé les visites vraiment très intéressantes. Les visites guidées à pied pr ces 2 villes sont vraiment un must.
Les logements (que j'ai retenus):
Humor: Daniela (pensiunea Bucovina Hills, mail : bucovina_hills@yahoo.com) qui en plus d'avoir des chambres libres les loue pas cher (de 50 à 60 RON). Coup de coeur pr cette petite pension où je me suis vraiment sentie bien. Daniela est prof d'anglais et nous avons le même age, ce qui nous as emmené dans de longues discussions, une très belle rencontre. Elle vous laisse utiliser sa cuisine si besoin. Normalement elle ne cuisine pas pour les hôtes mais peut être pr les raisons évoquées ci dessus j'ai mangé tous les soirs à sa table.
Suceava: Hotel Bucovina: L'hotel est très bien mais un peu cher pr ma bourse. Irene's hostel : petite auberge de jeunesse très sympa à côté de la gare routière.
Bucarest: Butterfly Villa : auberge de jeunesse très bien, à côté du parc.
Voila, en espérant que ce récit en aide certains, je vais retourner à la préparation de mon trip jordanien...
Bonjour,
Après plusieurs séjours aux USA, nous envisageons cet été de rester en Europe, et d'aller en Roumanie où mon frère se trouve pour un an.
Avez-vous des idées d'itinéraires ? Les sites à ne pas manquer ? Des conseils d'hébergement ?
Nous y serons avec nos 3 enfants de 2, 8 et 9 ans, habitués à voyager. La seule chose qui nous inquiète est le côté sanitaire en cas de "pépin" avec un enfant notamment.
Merci d'avance pour vos conseils !
Merci d'avance pour vos conseils !
Bonjour Mesdames, Messieurs,
Je viens de découvrir ce forum et en profite donc pour demander un coup de main. En effet, on vient de m'annoncer que mes vacances entre amis (prévues initialement dans le jura), ne se feront pas. Je dois donc préparer un voyage en couple en Roumanie (YES !)
Nous avons déjà fait le tour d'Ecosse en moto, ainsi que le tour de Norvège (remontée en voiture, passage de la côte ouest+îles Lofoten, cap nord puis redescente), le tout en camping sauvage. Nous avons donc l'équipement et l'expérience nécessaire pour éviter le cannibalisme (désolée, j'ai un humour noir)...
Donc, la Roumanie: est-ce possible pour une petit budget ? Combien de temps faut-il pour en faire la découverte (nous avons l'habitude de rouler 400km par jour si besoin est) ? Est-il possible de faire du camping sauvage ? Peut-on loger chez l'habitant (et si oui, comment faire et à quel prix) ? Y a-t'il un guide (vert/routard etc..) à me conseiller ? Avez-vous des bonnes adresses/astuces ?
Oui, je commence seulement à débroussailler mais si vous aviez déjà des réponses à me fournir, ce serait génial !
Merci beaucoup pour votre attention !
Nous avons déjà fait le tour d'Ecosse en moto, ainsi que le tour de Norvège (remontée en voiture, passage de la côte ouest+îles Lofoten, cap nord puis redescente), le tout en camping sauvage. Nous avons donc l'équipement et l'expérience nécessaire pour éviter le cannibalisme (désolée, j'ai un humour noir)...
Donc, la Roumanie: est-ce possible pour une petit budget ? Combien de temps faut-il pour en faire la découverte (nous avons l'habitude de rouler 400km par jour si besoin est) ? Est-il possible de faire du camping sauvage ? Peut-on loger chez l'habitant (et si oui, comment faire et à quel prix) ? Y a-t'il un guide (vert/routard etc..) à me conseiller ? Avez-vous des bonnes adresses/astuces ?
Oui, je commence seulement à débroussailler mais si vous aviez déjà des réponses à me fournir, ce serait génial !
Merci beaucoup pour votre attention !
Bonjour
je suis à la recherche de renseignements (ebergements motards, sécurité, lieux à eviter/à ne pas rater, routes..)pour un voyage en moto du 15 juillet au 15 aout prochain.
Départ valenciennes vers Bratislava puis la Hongrie+Roumanie et retour par l'Autriche
Je roule en BMW 1200 gs
Merci d'avance pour les infos
Amicalement
Bonjour a tous !
Je cherche des information sur la Roumanie depuis une bonne heure et je suis tomber sur ce site qui semble vraiment génial. J'ai un mode de vie un peu spéciale, je travail 7 mois par année au Québec et ensuite je pars dans un pays ou le coût de la vie est très bas pour y vivre un autre 5 mois. Cette année j'ai choisis la Roumanie.
Donc voila, mon budget est d'environ 150-160 euro par semaine et je cherche une ville ou je pourrais me loger a bas prix. J'ai 25 ans et j'aimerais habiter a une place qui bouge un peu. Je suis plus du genre solitaire mais j'aime bien rencontrer du monde quand même donc je ne veux pas habiter a la campagne non plus. Bref j'aimerais connaître des villes ou je pourrai faire quelques activités et sortir dans des bars si possible. Et tout sa au plus bas prix possible.
Mon budget par semaines resemble a sa : 75 euro pour me loger (je suis vraiment pas difficile niveau logement, même si c'est un peu crass sa me dérenge pas), 30 pour me nourrir et 50 pour faire quelques activités. Es-que cela est possible selon vous ?
Merci beaucoup A+
Je cherche des information sur la Roumanie depuis une bonne heure et je suis tomber sur ce site qui semble vraiment génial. J'ai un mode de vie un peu spéciale, je travail 7 mois par année au Québec et ensuite je pars dans un pays ou le coût de la vie est très bas pour y vivre un autre 5 mois. Cette année j'ai choisis la Roumanie.
Donc voila, mon budget est d'environ 150-160 euro par semaine et je cherche une ville ou je pourrais me loger a bas prix. J'ai 25 ans et j'aimerais habiter a une place qui bouge un peu. Je suis plus du genre solitaire mais j'aime bien rencontrer du monde quand même donc je ne veux pas habiter a la campagne non plus. Bref j'aimerais connaître des villes ou je pourrai faire quelques activités et sortir dans des bars si possible. Et tout sa au plus bas prix possible.
Mon budget par semaines resemble a sa : 75 euro pour me loger (je suis vraiment pas difficile niveau logement, même si c'est un peu crass sa me dérenge pas), 30 pour me nourrir et 50 pour faire quelques activités. Es-que cela est possible selon vous ?
Merci beaucoup A+
Bonjour à tous !
Nous partons cet été en Roumanie. Nous avons besoin d'avoir des avis sur le fait de prendre sa voiture ou pas pour s'y rendre. Evidemment, nous faisons appel à tous le monde pour nous éclairer nos lanternes. Les critiques des personne ayant visiter le pays par les transport en commun et à pieds sont les bienvenus !!! Est-ce que cela vaut le coup ? ou pas ;)
A la prochaine,
CaroBen
Nous partons cet été en Roumanie. Nous avons besoin d'avoir des avis sur le fait de prendre sa voiture ou pas pour s'y rendre. Evidemment, nous faisons appel à tous le monde pour nous éclairer nos lanternes. Les critiques des personne ayant visiter le pays par les transport en commun et à pieds sont les bienvenus !!! Est-ce que cela vaut le coup ? ou pas ;)
A la prochaine,
CaroBen
bonjour!
roumanie ou maroc en aout??le choix est fait, ce sera la roumanie!
j'ai bien entendu épluché avec attention tous les posts sur ce pays, mais il me reste tout de meme des questions😎
nous souhaitons donc partir 2 ou 3 semaines en aout 2007 avec notre petit garcon qui aura 2ans et demi.
je n'ai pas encore acheté de guide ...
nous arriverons là-bas en avion, puis on se déplacera en train.
on voudrait voir des montagnes, de la verdure, faire des minis randos, voir des chateaux, écouter de la musique (et oui on a vu les films de tony gatlif, donc ca marque!!)et rencontrer des gens bien sur😉
quelle région serait la mieux ??la transylvanie??
les déplacements en train ont-ils long, cher, etc....?
niveau budget, avez-vous un exemple d'une journée normale, sans excés??
l'entrée des chateaux est-elle chère??
niveau nourriture???
pour l'eau, la purifier ou pas??
et niveau sécurité??
j'ai lu dans vos posts, qu'on pouvait demander à des gens de planter sa tente chez eux?! je pense qu'on prendrait une petite tente .
sinon on prendrait aussi une poussette canne pour les balades en ville.et une écharpe de portage pour les petites randos. d'ailleurs à ce sujet, y-a-t'il des chemins balisés??
je souhaiterai aussi apporter des vétements de bb pour les donner .
voili, pour le moment c'est tout, ce qui me vient à l'esprit... merci beaucoup, marion
voili, pour le moment c'est tout, ce qui me vient à l'esprit... merci beaucoup, marion
🙂 En mai dernier j'ai passé 3 semaines de rêve en Roumanie.
Comment : en train depuis Paris puis train ( beaucoup ) bus ( un peu) Hébergement : chambres d'hôtes
Où : Pucareni - Brasov ==== Maramures === Bucovine
Et j'y retournerai, sauf accident en mai prochain.
Je n'ai pas pu aller dans la région des Citadelles Saxonnes tout simplement par défaut de moyen de transport. Mon but était Viscri, impossible d'y aller
Je lance donc cette bouteille à la mer.
Si quelqu'un s'est promené dans cette région et a quelques conseils, tuyaux, informations, ou ventbien me faire part de son expérience ma reconnaissance lui sera éternelle.
Comment : en train depuis Paris puis train ( beaucoup ) bus ( un peu) Hébergement : chambres d'hôtes
Où : Pucareni - Brasov ==== Maramures === Bucovine
Et j'y retournerai, sauf accident en mai prochain.
Je n'ai pas pu aller dans la région des Citadelles Saxonnes tout simplement par défaut de moyen de transport. Mon but était Viscri, impossible d'y aller
Je lance donc cette bouteille à la mer.
Si quelqu'un s'est promené dans cette région et a quelques conseils, tuyaux, informations, ou ventbien me faire part de son expérience ma reconnaissance lui sera éternelle.
Bonjour,
Je pars en roumanie au mois de mars. Je suis à la recherche de bons plans, conseils, lieu à découvrir...
merci,
manou.
Je pars en roumanie au mois de mars. Je suis à la recherche de bons plans, conseils, lieu à découvrir...
merci,
manou.
Bonjour,
Je compte loger chez l'habitant lors de mon voyage en Roumanie et j'aimerais savoir quel type de cadeaux leur offrir. J'ai déjà pu lire qu'ils apprécient le chocolat... Est-ce-que des crayons, des ballons de baudruche, ect.. pourraient satisfaire les enfants? Avez vous d'autres idées? Merci!
Bonjour,
J'ai 3 semaines en aout et besoin de votre avis.
Je compte partir de Berlin ou je vais rester une petite semaine ... mais ensuite, je ne puis pas me décider entre ses deux trajets :
Berlin - Varsovie - Vilnius - Riga - Tallinn
OU
Berlin - Bratislava - Budapest - (Belgrade) - Bucarest
Si vous avez des retours d'expériences et des coups de coeur en Europe de l'Est, n'hésiter pas à m'en parler !
Merci d'avance à tous les voyageurs qui partageront leurs précieux conseils,
Dad C
http://sebamerique.blogspot.com
J'ai 3 semaines en aout et besoin de votre avis.
Je compte partir de Berlin ou je vais rester une petite semaine ... mais ensuite, je ne puis pas me décider entre ses deux trajets :
Berlin - Varsovie - Vilnius - Riga - Tallinn
OU
Berlin - Bratislava - Budapest - (Belgrade) - Bucarest
Si vous avez des retours d'expériences et des coups de coeur en Europe de l'Est, n'hésiter pas à m'en parler !
Merci d'avance à tous les voyageurs qui partageront leurs précieux conseils,
Dad C
http://sebamerique.blogspot.com
Bonjour,
Nous avons décidé de partir en Roumanie l'été prochain avec nos 2 enfants qui auront 8 et 11 ans. Nous en sommes au tout début de notre projet. Nous avons 2 semaines pour vadrouiller en Roumanie soit en transports locaux, soit en voiture de location si nécessaire. Je pense plutôt orienter notre voyage sur la Translvanie et le Delta du Danube. Nous recherchons le dépaysement, le contact avec les roumains, la découverte de la nature et de la faune, des activités sportives. Je souhaite notamment contacter Carpathian Nature Tours pour pouvoir observer les ours et séjourner dans leur guesthouse. Avez-vous des retours sur cette agence qui figure dans le Lonely ?
Là où notre itinéraire se complique, c'est que nous aimerions coupler la Roumanie avec un autre pays où nous pourrions profiter des plaisirs balnéaires pendant quelques jours 🙂 Et après la lecture du Lonely, j'ai pensé à la Bulgarie où nous pourrions peut-être aller à partir de Vama veche ? Sozopol m'attire particulièrement ... Mais comment est l'ambiance ? J'imagine qu'il y a beaucoup de monde mais si l'ambiance est bon enfant, cela ne nous dérange pas trop. J'ai un peu tout lu sur le web : certains regrettent d'y être allé après la Roumanie, Dans le doute, nous retournerions bien en Turquie à partir de Bucarest, pays que nous apprécions beaucoup ...
Bref, si vous pouviez me donner des conseils pour découvrir la Roumanie avec des enfants (coins sauvages et sympas, activités) et me dire ce que vous pensez de la suite de notre itinéraire en Bulgarie .... Cela nous aiderait à cibler aussi nos aéroports d'arrivée et de départ car pour l'instant, je suis perdue ! 🏴☠️
Merci par avance !
Nous avons décidé de partir en Roumanie l'été prochain avec nos 2 enfants qui auront 8 et 11 ans. Nous en sommes au tout début de notre projet. Nous avons 2 semaines pour vadrouiller en Roumanie soit en transports locaux, soit en voiture de location si nécessaire. Je pense plutôt orienter notre voyage sur la Translvanie et le Delta du Danube. Nous recherchons le dépaysement, le contact avec les roumains, la découverte de la nature et de la faune, des activités sportives. Je souhaite notamment contacter Carpathian Nature Tours pour pouvoir observer les ours et séjourner dans leur guesthouse. Avez-vous des retours sur cette agence qui figure dans le Lonely ?
Là où notre itinéraire se complique, c'est que nous aimerions coupler la Roumanie avec un autre pays où nous pourrions profiter des plaisirs balnéaires pendant quelques jours 🙂 Et après la lecture du Lonely, j'ai pensé à la Bulgarie où nous pourrions peut-être aller à partir de Vama veche ? Sozopol m'attire particulièrement ... Mais comment est l'ambiance ? J'imagine qu'il y a beaucoup de monde mais si l'ambiance est bon enfant, cela ne nous dérange pas trop. J'ai un peu tout lu sur le web : certains regrettent d'y être allé après la Roumanie, Dans le doute, nous retournerions bien en Turquie à partir de Bucarest, pays que nous apprécions beaucoup ...
Bref, si vous pouviez me donner des conseils pour découvrir la Roumanie avec des enfants (coins sauvages et sympas, activités) et me dire ce que vous pensez de la suite de notre itinéraire en Bulgarie .... Cela nous aiderait à cibler aussi nos aéroports d'arrivée et de départ car pour l'instant, je suis perdue ! 🏴☠️
Merci par avance !
bonsoir
je viens d'avoir l'idée pourquoi ne pas aller cet été en roumanie?
nous avons l'habitude de voyager en voiture avec nos 2 enfants de 8 et 10 ans l'année dernière nous sommes allés en hongrie, l'été d'avant en croatie en voiture en alternant camping et chambre chez l'habitant
que nous conseillez nous comme itinéraire et suggestions de visites
nous aimons les petites randonnées familiales et nos filles suivent bien. Nous aimons la natue et le contact avec la population locale
Merci pour vos conseils
sylvie
je viens d'avoir l'idée pourquoi ne pas aller cet été en roumanie?
nous avons l'habitude de voyager en voiture avec nos 2 enfants de 8 et 10 ans l'année dernière nous sommes allés en hongrie, l'été d'avant en croatie en voiture en alternant camping et chambre chez l'habitant
que nous conseillez nous comme itinéraire et suggestions de visites
nous aimons les petites randonnées familiales et nos filles suivent bien. Nous aimons la natue et le contact avec la population locale
Merci pour vos conseils
sylvie
Lors de la petite promenade que nous avons faite en Europe de l’est (voir les premiers chapitres du livre Improvisation Nomade sur ce site), il s’est vraiment passé quelque chose de différent en Roumanie. Comme ci, après avoir traversé des pays étrangers, nous arrivions enfin en famille chez de proches cousins. Cousins où la vie serait restée celle d’entant avec la solidarité familiale et villageoise, avec l’alcool de prune à toutes les occasions, les animaux de la ferme dans toutes les cours, le foin ramassé à la main etc. Comme revenu chez mes grands-parents étant petit, les odeurs et les souvenirs me sont revenus aussitôt.
Mais la Roumanie n’est pas simplement ce que j’en ai vu ou ressenti et comme je n’ai pas pris le temps d’y retourner ainsi que je me l’étais promis, j’ai quand même fait quelques recherches sur ces lointains cousins.
Les Roumains sont originaires d’un peuple indo-européen venu 2000 avant JC : les thraces. Ceux qui resteront entre Carpates et Danube, en future Roumanie s’appelleront les Daces. D’où d’ailleurs la fameuse marque automobile Dacia. Les daces sont un peuple dont Hérodote, Historien grec, disait qu’ils étaient très puissants et qu’ils pourraient être craint s’ils ne se querellaient pas sans cesse entre eux. Les daces parlent dace, une langue presque totalement disparue et qui n’était pas écrite, peut-être pour se protéger de ses trop grands voisins. Mais ils étaient plutôt évolués puisqu’ils avaient un haut niveau de médecine, d’astrologie etc., et d’ailleurs étaient directement influencé par les Grecs.
A l’époque Romaine, les daces ne purent résister à l’empereur Trajan qui les vaincu et fit de la Dacie une province romaine (vers 150 ap JC). Ceux d’entres eux qui n’étaient pas contents s’en sont retournés dans les plus hautes montagnes jusqu’en 256 avant que l’envahisseur ne parte. Quand les Daces romanisés (avec la langue mais aussi avec quelques chromosomes) et ceux restés dans les montagnes se retrouvèrent, ils créèrent le roumain, une langue à forte inclinaison latine mêlée d’ancien dace.
Enfin, il faut savoir que l’un des plus grands empereurs romains nommé Galère était Dace. C’est d’ailleurs à ce moment que la capitale de l’empire romain devint Byzance (Istanbul) à défaut de Rome. L’empereur Constantin qui la rebaptisa juste après en son nom Constantinople fit de cette partie du monde le cœur de l’empire mais aussi, puisque entre temps était apparu le christianisme, le cœur de la chrétienté. C’est donc simplement que les Roumains devinrent chrétiens de rite byzantin, cad. Orthodoxes et ce jusqu’à nos jours.
Pendant de nombreux siècles, les Roumains vécurent parfaitement au sein de l’empire byzantin et aidèrent à son maintien en affrontant les peuples venus du nord et de l’est tels que les Goths ou les Huns… Pourtant, ce fut les Magyars et les Saxons, installés en Hongrie qui grignotèrent de plus en plus du côté de la Transylvanie puis enfin les Ottomans qui réduirent Constantinople en 1453 et ne tardèrent pas à prendre l’autre partie de la Roumanie, cad la Valachie et la Moldavie. D’ailleurs si l’on regarde la carte de Roumanie, l’on s’aperçoit que le cœur du pays, les montagnes des Carpates, a une partie de ses eaux qui descend vers l’Occident et l’autre vers l’Orient et la mer Noire. Une frontière qui perdura bon grès mal grès pendant 400 ans, jusqu’à l’indépendance de la Roumanie en 1878.
Pendant cette période de domination ottomane d’un côté et austro-hongroise de l’autre, de grands princes roumains résistants virent le jour. Ils sont encore très connus, notamment Dracula dont voici la petite histoire : La famille Dracul est une très vieille famille roumaine de sang royal dont le nom qui veut dire dragon vient du symbole Dace qui était représenté sur leur drapeau. Celui dont l’histoire deviendra un mythe était un prince venu à la tête de la Valachie et qui ne se laissa pas faire par l’occupant. Il était particulièrement cruel avec ses ennemis et n’hésitait pas à les faire découper, bouillir, enterrer vifs… mais surtout empaler ! Une fois que Mehmet 2 en eut marre de ce prince qui ne lui payait pas tribut, vint avec son armé et après de longues batailles contre le prince Dracul finit par laisser tomber devant le spectacle de 20 000 de ses soldats empalés au bord d’une forteresse et laissés là jusqu’à décomposition. La fin de l’histoire est moins drôle puisque Dracula fut prisonnier et tué par les austro-hongrois après une entente avec les Ottomans…
Avant d’aller plus loin, je suis obligé de dire un petit mot sur une partie de la population du pays qui n’est pas roumaine. Il s’agit des Roms. Ce peuple indo-européen est arrivé bien plus tard (autour du XIV siècle) et a était pris en esclavage lors de son passage à travers les pays européens, notamment une bonne partie en Roumanie. Malheureusement pour les Roumains ou par punition divine, ils s’appellent Roms et sont souvent confondus avec eux ce qui leur donnent la réputation que vous savez en France. D’ailleurs les deux populations se détestent la plupart du temps…
L’histoire du XX ème siècle est plus connue. Une fois la Roumanie plus ou moins libérée du joug ottoman, de petits princes se disputèrent pour prendre le pouvoir. Comme le risque était grand que le pays ne soit jamais réuni mais partagé entre ses grands voisins, la population décida que le futur roi serait un étranger et les protégerait ainsi de part ses liens familiaux. Comme la France avait de très bonnes relations avec les Roumains (la Roumanie s’est rapprochée de la France depuis la révolution… et aussi parceque tous les gens cultivés d’europe et même de Russie parlaient le français), Napoléon III conseilla à ses amis roumains de prendre comme roi un jeune prince Allemand dont la grand-mère était apparanté à Napolèon. Aussi le jeune prince devint le premier roi roumain et pris le nom de Carol Ier. Il s’associat à la Russie contre les Ottomans, ce fut un succès, enfin la Roumanie devint autonome et son roi servit bien ses habitants.
Carol Ier mourut en 1914 sans laisser d’héritier direct mais il avait depuis longtemps jeté son dévolu sur une autre jeune Prince Allemand, fils d’un de ses frères et depuis longtemps en Roumanie. Il fut donc accepté par la population. Marié avec Marie d’Edimbourg, petite fille de la reine Victoria d’Angleterre par son père et du Tsar Alexandre II par sa mère, ils avaient déjà deux enfants ensemble dont Carol II, qui serait succéseur à la couronne. Ferdinand dès le début de son règne dut prendre la descision de sa vie, à savoir s’il devait se battre avec ses frères allemands ou avec la France, dont les Roumains se sentaient beaucoup plus proches. Ils décidât par honeur à son rang de se battre du côté des alliés contre son pays d’origine. Il a bien fait d’ailleurs puisque les alliés sortent vainqueurs et que son fils deviendra bien roi après lui.
Après la guerre, la Roumanie connaît la période la plus faste de son existence. Bucarest est appelé « petit Paris », on y fait la fête et des affaires. Tout va bien jusqu’à la seconde guerre mondiale ou encore une fois, la Roumanie choisit le camp des alliés mais cette fois est envahi par l’Allemagne nasie puis à la fin de la guerre par l’URSS « libératrice. » La Roumanie passera alors sous le joug de l’URSS pendant 40 ans et connaîtra une période très néfaste ou Caousescu et la Securitate exerceront une dictature intrétable avec les pires exactions.
C’est seulement une année après la chute du mur de Berlin qu’une soit disant révolution renverse et supprime Caousescu et met au pouvoir un de ses proche : Lliescu avec 85 % des voix. Un vrai coup d’état organisé ainsi que de fausses élections car rien ne changera vraiment en Roumanie avant 10 ans lors d’autres élections. Heureusement aujourd’hui, l’Europe a exigée de la justice et des affaires économiques du pays une plus grande clarté, cad moins de corruption pour rentrer au sein de l’Union Européene. Quand je suis passé en Roumanie en 2004, j’avais l’impression de rentrer dans un pays en guerre ou du moins qui avait connu la guerre et dont rien n’avait bougé depuis. Néamoins, j’avais senti une grande ambition de la part de ses jeunes, une grande envie de travailler et de réussir. Il ne m’étonnerai pas que la Roumanie devienne un grand pays d’ici peu de temps !
Mais la Roumanie n’est pas simplement ce que j’en ai vu ou ressenti et comme je n’ai pas pris le temps d’y retourner ainsi que je me l’étais promis, j’ai quand même fait quelques recherches sur ces lointains cousins.
Les Roumains sont originaires d’un peuple indo-européen venu 2000 avant JC : les thraces. Ceux qui resteront entre Carpates et Danube, en future Roumanie s’appelleront les Daces. D’où d’ailleurs la fameuse marque automobile Dacia. Les daces sont un peuple dont Hérodote, Historien grec, disait qu’ils étaient très puissants et qu’ils pourraient être craint s’ils ne se querellaient pas sans cesse entre eux. Les daces parlent dace, une langue presque totalement disparue et qui n’était pas écrite, peut-être pour se protéger de ses trop grands voisins. Mais ils étaient plutôt évolués puisqu’ils avaient un haut niveau de médecine, d’astrologie etc., et d’ailleurs étaient directement influencé par les Grecs.
A l’époque Romaine, les daces ne purent résister à l’empereur Trajan qui les vaincu et fit de la Dacie une province romaine (vers 150 ap JC). Ceux d’entres eux qui n’étaient pas contents s’en sont retournés dans les plus hautes montagnes jusqu’en 256 avant que l’envahisseur ne parte. Quand les Daces romanisés (avec la langue mais aussi avec quelques chromosomes) et ceux restés dans les montagnes se retrouvèrent, ils créèrent le roumain, une langue à forte inclinaison latine mêlée d’ancien dace.
Enfin, il faut savoir que l’un des plus grands empereurs romains nommé Galère était Dace. C’est d’ailleurs à ce moment que la capitale de l’empire romain devint Byzance (Istanbul) à défaut de Rome. L’empereur Constantin qui la rebaptisa juste après en son nom Constantinople fit de cette partie du monde le cœur de l’empire mais aussi, puisque entre temps était apparu le christianisme, le cœur de la chrétienté. C’est donc simplement que les Roumains devinrent chrétiens de rite byzantin, cad. Orthodoxes et ce jusqu’à nos jours.
Pendant de nombreux siècles, les Roumains vécurent parfaitement au sein de l’empire byzantin et aidèrent à son maintien en affrontant les peuples venus du nord et de l’est tels que les Goths ou les Huns… Pourtant, ce fut les Magyars et les Saxons, installés en Hongrie qui grignotèrent de plus en plus du côté de la Transylvanie puis enfin les Ottomans qui réduirent Constantinople en 1453 et ne tardèrent pas à prendre l’autre partie de la Roumanie, cad la Valachie et la Moldavie. D’ailleurs si l’on regarde la carte de Roumanie, l’on s’aperçoit que le cœur du pays, les montagnes des Carpates, a une partie de ses eaux qui descend vers l’Occident et l’autre vers l’Orient et la mer Noire. Une frontière qui perdura bon grès mal grès pendant 400 ans, jusqu’à l’indépendance de la Roumanie en 1878.
Pendant cette période de domination ottomane d’un côté et austro-hongroise de l’autre, de grands princes roumains résistants virent le jour. Ils sont encore très connus, notamment Dracula dont voici la petite histoire : La famille Dracul est une très vieille famille roumaine de sang royal dont le nom qui veut dire dragon vient du symbole Dace qui était représenté sur leur drapeau. Celui dont l’histoire deviendra un mythe était un prince venu à la tête de la Valachie et qui ne se laissa pas faire par l’occupant. Il était particulièrement cruel avec ses ennemis et n’hésitait pas à les faire découper, bouillir, enterrer vifs… mais surtout empaler ! Une fois que Mehmet 2 en eut marre de ce prince qui ne lui payait pas tribut, vint avec son armé et après de longues batailles contre le prince Dracul finit par laisser tomber devant le spectacle de 20 000 de ses soldats empalés au bord d’une forteresse et laissés là jusqu’à décomposition. La fin de l’histoire est moins drôle puisque Dracula fut prisonnier et tué par les austro-hongrois après une entente avec les Ottomans…
Avant d’aller plus loin, je suis obligé de dire un petit mot sur une partie de la population du pays qui n’est pas roumaine. Il s’agit des Roms. Ce peuple indo-européen est arrivé bien plus tard (autour du XIV siècle) et a était pris en esclavage lors de son passage à travers les pays européens, notamment une bonne partie en Roumanie. Malheureusement pour les Roumains ou par punition divine, ils s’appellent Roms et sont souvent confondus avec eux ce qui leur donnent la réputation que vous savez en France. D’ailleurs les deux populations se détestent la plupart du temps…
L’histoire du XX ème siècle est plus connue. Une fois la Roumanie plus ou moins libérée du joug ottoman, de petits princes se disputèrent pour prendre le pouvoir. Comme le risque était grand que le pays ne soit jamais réuni mais partagé entre ses grands voisins, la population décida que le futur roi serait un étranger et les protégerait ainsi de part ses liens familiaux. Comme la France avait de très bonnes relations avec les Roumains (la Roumanie s’est rapprochée de la France depuis la révolution… et aussi parceque tous les gens cultivés d’europe et même de Russie parlaient le français), Napoléon III conseilla à ses amis roumains de prendre comme roi un jeune prince Allemand dont la grand-mère était apparanté à Napolèon. Aussi le jeune prince devint le premier roi roumain et pris le nom de Carol Ier. Il s’associat à la Russie contre les Ottomans, ce fut un succès, enfin la Roumanie devint autonome et son roi servit bien ses habitants.
Carol Ier mourut en 1914 sans laisser d’héritier direct mais il avait depuis longtemps jeté son dévolu sur une autre jeune Prince Allemand, fils d’un de ses frères et depuis longtemps en Roumanie. Il fut donc accepté par la population. Marié avec Marie d’Edimbourg, petite fille de la reine Victoria d’Angleterre par son père et du Tsar Alexandre II par sa mère, ils avaient déjà deux enfants ensemble dont Carol II, qui serait succéseur à la couronne. Ferdinand dès le début de son règne dut prendre la descision de sa vie, à savoir s’il devait se battre avec ses frères allemands ou avec la France, dont les Roumains se sentaient beaucoup plus proches. Ils décidât par honeur à son rang de se battre du côté des alliés contre son pays d’origine. Il a bien fait d’ailleurs puisque les alliés sortent vainqueurs et que son fils deviendra bien roi après lui.
Après la guerre, la Roumanie connaît la période la plus faste de son existence. Bucarest est appelé « petit Paris », on y fait la fête et des affaires. Tout va bien jusqu’à la seconde guerre mondiale ou encore une fois, la Roumanie choisit le camp des alliés mais cette fois est envahi par l’Allemagne nasie puis à la fin de la guerre par l’URSS « libératrice. » La Roumanie passera alors sous le joug de l’URSS pendant 40 ans et connaîtra une période très néfaste ou Caousescu et la Securitate exerceront une dictature intrétable avec les pires exactions.
C’est seulement une année après la chute du mur de Berlin qu’une soit disant révolution renverse et supprime Caousescu et met au pouvoir un de ses proche : Lliescu avec 85 % des voix. Un vrai coup d’état organisé ainsi que de fausses élections car rien ne changera vraiment en Roumanie avant 10 ans lors d’autres élections. Heureusement aujourd’hui, l’Europe a exigée de la justice et des affaires économiques du pays une plus grande clarté, cad moins de corruption pour rentrer au sein de l’Union Européene. Quand je suis passé en Roumanie en 2004, j’avais l’impression de rentrer dans un pays en guerre ou du moins qui avait connu la guerre et dont rien n’avait bougé depuis. Néamoins, j’avais senti une grande ambition de la part de ses jeunes, une grande envie de travailler et de réussir. Il ne m’étonnerai pas que la Roumanie devienne un grand pays d’ici peu de temps !
Bonjour à tous et toutes,
Je compte partir en roumanie au mois de mars ou d'avril, et je cherche toutes sortes d'infos sur le pays : quelles villes visiter, comment se déplacer, les bons plans etc...je sais que c'est vague comme question, mais bon, si vous avez déjà été en roumanie, j'attends vos suggestions et les récits de vos belles (ou moins belles ?!) expériences dans ce pays.
Merci !
Je compte partir en roumanie au mois de mars ou d'avril, et je cherche toutes sortes d'infos sur le pays : quelles villes visiter, comment se déplacer, les bons plans etc...je sais que c'est vague comme question, mais bon, si vous avez déjà été en roumanie, j'attends vos suggestions et les récits de vos belles (ou moins belles ?!) expériences dans ce pays.
Merci !
Bonjour à toutes et bonjour à tous. Me revoici pour vous raconter, si vous n'êtes pas lassés par mes textes insipide, notre voyage en Roumanie en compagnie de notre fille Romane, Magali ma femme et moi, Thomas. C'est un beau pays. Nous y sommes allés en avion et avons louer une voiture sur place.

La vie, pour nous y est abordable, même si j'ai constaté de grands écarts de prix. De nombreuses carrioles tirée par des chevaux parcourent les routes. Quand je dit nombreuses, je veux dire qu'on en croise 4 ou 5 par jour.
Il n'est pas rare de voir les vaches et les chevaux brouter sur le bord de la route en compagnie des poules et des canards. Quelques chiens et chats errants, calme et pacifique.
Les routes sont bonne dans l'ensemble, même si certaines d'entre elles sont particulièrement meurtrière pour les amortisseurs de voitures, tant elles sont défoncée. Mais la direction de l'équipement est en action et de nombreuses routes sont déjà bien propre.
Les automobilistes roules bien, même si les limitations de vitesses sont rarement respectées. Quelques spécificités de ci et de là, mais dans l'ensemble, c'est comme chez nous.
Pleins d'églises orthodoxe, la foi est présente partout.
Bon, je vais laisser la place au récit journalier, qui viendra au compte goutte, comme les années précédentes.

La vie, pour nous y est abordable, même si j'ai constaté de grands écarts de prix. De nombreuses carrioles tirée par des chevaux parcourent les routes. Quand je dit nombreuses, je veux dire qu'on en croise 4 ou 5 par jour.
Il n'est pas rare de voir les vaches et les chevaux brouter sur le bord de la route en compagnie des poules et des canards. Quelques chiens et chats errants, calme et pacifique.
Les routes sont bonne dans l'ensemble, même si certaines d'entre elles sont particulièrement meurtrière pour les amortisseurs de voitures, tant elles sont défoncée. Mais la direction de l'équipement est en action et de nombreuses routes sont déjà bien propre.
Les automobilistes roules bien, même si les limitations de vitesses sont rarement respectées. Quelques spécificités de ci et de là, mais dans l'ensemble, c'est comme chez nous.
Pleins d'églises orthodoxe, la foi est présente partout.
Bon, je vais laisser la place au récit journalier, qui viendra au compte goutte, comme les années précédentes.
Bonjour,
Je pars en Roumanie avec une copine aux mois de juillet et aout. Nous avons un très petit budget. Nous aimerions donc savoir si vous connaissez des hebergements vraiment pas chers (nous avons pensé à prendre une tente, mais comme nous serons à pieds, on ne sait pas trop finalement...).
Mais surtout on aimerait avoir des idées de trajets, les endroits où il faut absolument passer, les plans rando, les gens à aller voir, les petits villages du transylvanie où on peut faire la fête, les plages de la mer du nord qui valent le coup à cette saison, les endroits où on ne trouvera pas trop de touriste. Bref, on aimerait aller à la rencontre de la roumanie et des roumains, quelqu'un pourrait-il nous guider mieux que les guides que tous les monde achète ?
Merci d'avance,
Marion
Bonjour,
Nous revenons d’un superbe voyage de 3 semaines en Roumanie et d’une semaine en Hongrie. Nous sommes partis avec nos 2 enfants de 11 et 8 ans.
Nous avons pu élaborer notre voyage comme d’habitude en grande partie grâce aux membres de VF : juste retour des choses, en voici notre compte-rendu, en espérant que d’autres familles seront tentées par ce magnifique pays méconnu des français : la Roumanie. En effet, même si nous avons apprécié la Hongrie, nous avons eu un vrai coup de foudre pour la Roumanie : ses campagnes riantes, ses belles montagnes, le Delta si dépaysant, les villes de Transylvanie qui sont de vrais bijoux, les habitants d’une gentillesse incroyable, la nourriture goûteuse, la langue, etc… . Comme le dit ma fille : nous avions l’impression de nous promener de cartes postales en cartes postales… On reviendra donc très vite, on l’espère, visiter le reste du pays !
Transports Vol Lyon-Bucarest avec Germanwings, puis vol Tirghu Mures-Budapest (Wizz air) et enfin Budapest-Lyon (Brussel airlines).
En Roumanie, location d’une Logan chez autorom. Coût : 627€ pour 3 semaines, frais d’abandon inclus entre Bucarest et Tirghu Mures). Bon contact avec la commerciale sur Bucarest. Sur le terrain, quelques incompréhensions avec l’agence de Tirghu Mures, mais grosso modo, très satisfait de la prestation.
En Hongrie, location d’une voiture de catégorie économique (Toyoya Yaris) chez Carigami (anciennement locationdevoiture.fr). Coût : 135€ pour 6 jours. Comme d’habitude super satisfait du service clientèle de Carigami. Sur place, aucun souci avec le loueur, petite agence locale. Seul problème, la prise et le retour du véhicule à efectuer à la station Shell, c’est-à-dire en dehors de l’aéroport.
Nous revenons d’un superbe voyage de 3 semaines en Roumanie et d’une semaine en Hongrie. Nous sommes partis avec nos 2 enfants de 11 et 8 ans.
Nous avons pu élaborer notre voyage comme d’habitude en grande partie grâce aux membres de VF : juste retour des choses, en voici notre compte-rendu, en espérant que d’autres familles seront tentées par ce magnifique pays méconnu des français : la Roumanie. En effet, même si nous avons apprécié la Hongrie, nous avons eu un vrai coup de foudre pour la Roumanie : ses campagnes riantes, ses belles montagnes, le Delta si dépaysant, les villes de Transylvanie qui sont de vrais bijoux, les habitants d’une gentillesse incroyable, la nourriture goûteuse, la langue, etc… . Comme le dit ma fille : nous avions l’impression de nous promener de cartes postales en cartes postales… On reviendra donc très vite, on l’espère, visiter le reste du pays !
Transports Vol Lyon-Bucarest avec Germanwings, puis vol Tirghu Mures-Budapest (Wizz air) et enfin Budapest-Lyon (Brussel airlines).
En Roumanie, location d’une Logan chez autorom. Coût : 627€ pour 3 semaines, frais d’abandon inclus entre Bucarest et Tirghu Mures). Bon contact avec la commerciale sur Bucarest. Sur le terrain, quelques incompréhensions avec l’agence de Tirghu Mures, mais grosso modo, très satisfait de la prestation.
En Hongrie, location d’une voiture de catégorie économique (Toyoya Yaris) chez Carigami (anciennement locationdevoiture.fr). Coût : 135€ pour 6 jours. Comme d’habitude super satisfait du service clientèle de Carigami. Sur place, aucun souci avec le loueur, petite agence locale. Seul problème, la prise et le retour du véhicule à efectuer à la station Shell, c’est-à-dire en dehors de l’aéroport.
Bonjour, je prépare notre voyage début juillet en roumanie. nous partons en famille: 5. je m’apprête à louer une voiture...et là grande question... Est-il plus intéressant de louer un véhicule essence ou diesel? Y a t-il une grande différence à la pompe?
merci de vos réponses.
cordialement
zorenn
Je lance un appel à tous ceux qui ont voyagé en Roumanie ou qui connaissent bien le pays.
Nous sommes une famille de 4 avec 2 filles de 8 et 9 ans et envisageons de séjourner en Roumanie l'été prochain pour 3 à 4 semaines. Nous arriverons en avion et souhaitons nous déplacer avec les moyens locaux (bus - train -taxi) et loger de préférence chez l'habitant. Maintenant les questions :
- quel circuit envisager pour avoir une vision globale du pays ?
- est-il facile de trouver des chambres d'hôtes et des lieux pour manger ?
- quel budget quotidien pour le logement, la nourriture et les transports doit-on prévoir ?
- de manière plus générale, avez-vous des tuyaux particuliers en termes de logement, de lieux à visiter, de contacts, ...
Merci d'avance pour vos réponses !
Bonjour,
Continuant mon parcours sur l'EV 6 j'ai fait maintenant l'étape Budapest - Portes de Fer en Roumanie.
Je crois que je vais m'arrêter là.
Si quelqu'un désire profiter de ma petite expérience qu'il n'hésite pas
Armand
Bonjour,
Je me prenomme arnaud, j'ai rencontré en France une roumaine. On se plait tous les deux, énormément même. J'aimerai evidement pouvoir quitter mon taf (déjà mis en accord avec mon boss qui me laisse jusqu'a fin juin) et en trouver un en roumanie qui me permette de rentrer tous les 15 jours ( 1week end sur deux pour mon ptit garcon). Elle et sa famille sont très pauvres la bas, et je voudrais y aller pour les aider et pour pourquoi pas faire un bout de chemin la bas ou en france...
Enfin il me faudrai malgré mes différentes lectures différentes informations à savoir : méfiance dois je avoir envers Mihaela ? je la sent bien aucune raison qu'elle fasse ca par interet. les billets beauvais / bucharest sont aux alentours de 200 €... je ne trouve pas mieux pour des voyages aussi rapide. (je ne veux pas passer plus de 6 h à faire le transport) comment trouver un taf correct la bas, par le biais d entreprise ou groupe comme carrefour, veolia, renault... sa famille est aidé par la mafia local : a quoi dois je faire attention ? je ne connais pas tout de cette situation et peut etre qu'elle non plus.. quels sont les risques ? le logement sur place? je pensais qu'auberge de jeunesse m irai bien mais j'ai 28 ans .. .est ce un probleme ? Je souhaiterai louer une voiture sur place ? dois je reservé a l'avance ou je pourrais voir facilement sur place? autres conseils en tout genre....
je parle assez bien l anglais, apparement ils parlent pas mal francais la bas, ... sinon en roumain a part te pup, te iubesc, inima, reflecta, da, nun, bina, la revedere... enfin quelques mots lol... Enfin bref.... n hésitez pas même par biais de messages personnels... on pourrai plus facilement dfiscuter via telephone si possible...
Enfin a suivre... mais assez rapidement... en fait.. merci pour tout
Je me prenomme arnaud, j'ai rencontré en France une roumaine. On se plait tous les deux, énormément même. J'aimerai evidement pouvoir quitter mon taf (déjà mis en accord avec mon boss qui me laisse jusqu'a fin juin) et en trouver un en roumanie qui me permette de rentrer tous les 15 jours ( 1week end sur deux pour mon ptit garcon). Elle et sa famille sont très pauvres la bas, et je voudrais y aller pour les aider et pour pourquoi pas faire un bout de chemin la bas ou en france...
Enfin il me faudrai malgré mes différentes lectures différentes informations à savoir : méfiance dois je avoir envers Mihaela ? je la sent bien aucune raison qu'elle fasse ca par interet. les billets beauvais / bucharest sont aux alentours de 200 €... je ne trouve pas mieux pour des voyages aussi rapide. (je ne veux pas passer plus de 6 h à faire le transport) comment trouver un taf correct la bas, par le biais d entreprise ou groupe comme carrefour, veolia, renault... sa famille est aidé par la mafia local : a quoi dois je faire attention ? je ne connais pas tout de cette situation et peut etre qu'elle non plus.. quels sont les risques ? le logement sur place? je pensais qu'auberge de jeunesse m irai bien mais j'ai 28 ans .. .est ce un probleme ? Je souhaiterai louer une voiture sur place ? dois je reservé a l'avance ou je pourrais voir facilement sur place? autres conseils en tout genre....
je parle assez bien l anglais, apparement ils parlent pas mal francais la bas, ... sinon en roumain a part te pup, te iubesc, inima, reflecta, da, nun, bina, la revedere... enfin quelques mots lol... Enfin bref.... n hésitez pas même par biais de messages personnels... on pourrai plus facilement dfiscuter via telephone si possible...
Enfin a suivre... mais assez rapidement... en fait.. merci pour tout
bonjour, nous sommes deux étudiants en école d'éducateur spécialisé à patir en Roumanie du 21 au 29 juin.
J'ai réussi à avoir des contacts sur Bucarest, nous allons rencontrer l'association parada. Et si c'est possible un centre pour personnes autiste.
Cela dit, nous partons pour une semaine et ce qui compte pour moi c'est de visiter un peu le pays, écouter la musique roumaine, discuter dans les bistro avec les gens qui y vienvent etc...
Le seul hic c'est que j'aimerai vraiment sortir de Bucarest et me rendre en Transylvanie, or je n'ai pas de contact, et je ne sais pas du tout où me rendre en Transylvanie.
Je souhaiterais un coin pas touristique et aller dormir chez l'habitant. Si vous avez des contacts merci de me contacter.
Mounia et Marc.
J'ai réussi à avoir des contacts sur Bucarest, nous allons rencontrer l'association parada. Et si c'est possible un centre pour personnes autiste.
Cela dit, nous partons pour une semaine et ce qui compte pour moi c'est de visiter un peu le pays, écouter la musique roumaine, discuter dans les bistro avec les gens qui y vienvent etc...
Le seul hic c'est que j'aimerai vraiment sortir de Bucarest et me rendre en Transylvanie, or je n'ai pas de contact, et je ne sais pas du tout où me rendre en Transylvanie.
Je souhaiterais un coin pas touristique et aller dormir chez l'habitant. Si vous avez des contacts merci de me contacter.
Mounia et Marc.










