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Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE

- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -

Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...

Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...

Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...

Swangi, Professionnalisme.

Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...

(à suivre...)
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Retour de 24 jours aux Raja Ampat, en juillet-août
Voilà quelques semaines que je suis rentrée des Raja Ampat. Et voilà donc le temps de faire un retour sur ce séjour que j’avais attendu avec tant d’impatience. Pour ceux qui sont intéressés par cette destination, je recommande vivement le site www.stayrajaampat.com. Au-delà d’une liste de « homestays », vous y trouverez de nombreuses informations pratiques ainsi qu’un Forum.

Aller… et revenir des Raja Ampat

Les Raja Ampat sont considérées comme difficiles d’accès… bof, je dirais un peu long mais pas difficile. Je suis passée par Kuala Lumpur, puis Makassar, Sorong et finalement Waisai (par ferry, très confortable). Si c’était à refaire, je préférerais un vol sur Jakarta plutôt que KL : les transferts Jakarta- Makassar - Sorong peuvent en effet se faire plus rapidement.

Arrivée à Sorong à 7h30 (je ne voulais pas risquer de louper le ferry de 14h en prenant un vol de la Garuda arrivant vers 13h) j’ai attendu longtemps, affalée dans les canapés du hall du fameux hôtel Méridien, à proximité de l’aéroport. Ce qui n’est pas un mauvais plan, surtout pour quelqu’un qui comme moi voyage seule. C’est peut-être, en effet, une des meilleures occasions de croiser d’autres voyageurs en partance pour les RA et de faire des arrangements pour partager les frais de transport entre Waisai et les lieux d’hébergement.

Attention : les vagues peuvent être très grosses à proximité de Waisai (le littoral n’est pas protégé, contrairement aux espaces qui se situent entre les îles de Gam, Kri et Mansuar) et perturber les allées et venues des bateaux des homestays. Pendant mon séjour, des voyageurs ont dû s’arrêter en chemin au retour. Ils ont loupé le ferry, et donc leur avion le lendemain. Une solution : partir une journée plus tôt pour passer une dernière nuit dans un homestay de Waigeo, vers le village de Sarpokrek, ou à Waisai.

Je n’avais pas de billet de retour entre Sorong et Makassar : je l’ai acheté à la toute dernière minute, aucun problème. J’ai pour cela utilisé le wifi du Raja Ampart Dive Lodge. Mais attention, cela peut être plus compliqué vers d’autres destinations moins souvent desservies.

Où poser ses palmes aux Raja Ampat ?

J’avais épluché dans tous les sens les lieux d’hébergement que l’on retrouve sur le site stayrajaampat. J’avais mes « favoris » mais je n’avais fait aucune réservation. Voyageant seule, je préfère en effet compter sur ma bonne étoile… et aux Raja Ampat en basse saison c’est à mon sens encore plus important qu’ailleurs. Pourquoi ? J’ai vite fait de réaliser que parmi les très nombreux homestays répertoriés, très peu sont fréquentés en basse saison. Les voyageurs semblent majoritairement se retrouver aux mêmes endroits ! Et si comme moi vous ne maîtrisez que quelques mots d’indonésien et que vous souhaitez ne pas être seul pour, en particulier, partager les frais des sorties en bateau, mieux vaut qu’il y ait un peu de monde tout de même.

En gros, selon ce que j’ai pu observer : le sud de l’île de Kri est probablement le spot le plus fréquenté. Il y a des homestays tout le long de la côte, le plus populaire étant le Yenkoranu (un « top choice » du Lonely Planet) et ça construit encore pas mal (Lumba Lumba sur la côte sud est aussi assez fréquenté) ! Le snorkeling à proximité est superbe, ce n’est donc pas un mauvais choix. Mais si vous recherchez un coin perdu où être en contact avec les villageois, ce n’est probablement pas pour vous. l’île d’Arborek compte quelques homestays et, au moment où j’y étais, des biologistes et médecins d’une ONG y résidaient. Il n’y avait pas foule mais Arborek est une île assez fréquentée (également par des bateaux qui y font un spot pendant une excursion) où on peut rencontrer du monde. Sur Gam, le Kordiris semble aussi attirer pas mal de monde (mais beaucoup moins que Yenkoranu a moment où j’y étais). Quant à moi, sur les 24 jours que j’ai passé aux RA, j’ai habité dans 2 homestays :

Nudibranch Homestay J’ai passé 11 jours au Nudibranch, avec 2 biologistes rencontrés au Meridien à mon arrivée à Sorong. Ce fut un séjour magique. Nous partagions une maison sur pilotis avec un grand balcon et, luxe suprême, des toilettes et mandi à l’intérieur. Nudibranch est en fait le « quartier général » de chercheurs allemands qui, depuis quelques années, étudient la faune et la flore des RA. Paulus, le proprio, est un guide exceptionnel quand vient le temps de vous accompagner dans les sorties snorkeling et plongée. Il ne se contente pas de vous attendre dans le bateau mais il plonge avec vous et fait tout pour vous faire découvrir les bêtes les plus étranges qui peuplent les eaux des RA… Il a acquis une solide expérience avec les chercheurs qu’il accompagne depuis maintenant quelques années. Au-delà de Paulus, les membres de sa famille sont à la fois très accueillants et discrets. Vous prendrez vos repas sur une plate-forme qui surplombe la mangrove : c’est un peu comme manger en regardant discovery channel… en bien mieux ! Ah, et j’oubliais : nous avions la visite à tous les soirs d’un ou deux cuscus à qui Paulus donne des bananes. Vraiment impressionnant. Le homestay est un peu en retrait de la « pleine mer », dans une mangrove. Il n’est pas toujours aisé de partir faire du snorkeling à marée basse mais vous pouvez toujours vous lancer à l’eau un peu plus loin, du quai du Mambefor homestay par exemple. J’ai beaucoup apprécié la proximité de ce homestay avec les villages de Sawingrai et Kapisawar. Ce sont les plus jolis villages qu’il m’ait été donné de voir et j’y ai passé pas mal de temps à « converser » avec les habitants, en particulier les jeunes. Si vous y passez, n’hésitez pas à « traîner » dans le village, en particulier le dimanche en fin de journée : plusieurs des habitants se retrouvent en effet les uns chez les autres et les chants religieux peuvent s’entendre d’un peu partout… vraiment magnifique et émouvant. A noter que plusieurs homestays ont ouvert dans ces deux villages. Mais lors de séjour, nous n’y avons vu personne. Seul un couple d’ornithologue chinois est venu passer deux jours dans notre homestay au moment où nous y étions.

Mangkur Kodon Lorsque les deux biologistes avec qui je logeais au Nudibranch sont partis, il a été temps pour moi de trouver un autre lieu de séjour. J’ai privilégié le Mangkur Kodon, que j’avais pu apercevoir lors de mes excursions en bateau. Pourquoi ce choix ? En premier lieu, la localisation. Situé à la pointe de l’île de Kri, il se trouve sur une plage de sable blanc qui se poursuit longtemps dans l’eau. C’est le seul endroit aux RA où j’ai vu un tel fond sablonneux face à un homestay, ce qui permet de se baigner comme dans une immense piscine. Et ce que c’est beau !!! Et totalement différent et complémentaire de ce que j’avais pu apprécier au Nudibranch. L’hébergement est confortable et la nourriture très bonne et variée et Ramon et Luky gèrent le lieu plutôt professionnellement. Il est possible, à marée basse, de marcher sur la côte nord de Kri jusqu’au Kri Eco Ressort et au sud jusqu’au Lumba Lumba homestay. J’ai beaucoup apprécié le temps passé dans ce homestay même si, d’une certaine façon, je me suis sentie un peu moins en papouasie et plus dans un « resort », comme j’en avais connu il y des années de cela en Thaïlande ou l’année passée dans les Togeans. J’y ai été seule pendant quelques jours mais, en général, nous étions quelques personnes (jusqu’à environ 12 pendant le pic de fréquentation).

Du snorkeling, du snorkeling, encore du snorkeling

24 jours aux Raja Ampat, ça signifie beaucoup de temps pour se poser, regarder le temps (et les bateaux) passer, lire, faire la sieste et, dans mon cas, faire beaucoup de snorkeling.

C’était en effet la raison principale de mon envie de prendre le large aux Raja Ampat. L’année précédente, lors d’un trip sur l’île de Sulawesi, j’avais vraiment été emballée par mes sorties dans les Togeans, à Bira et sur Selayar. Tellement que j’ai craqué pour les RA, en dépit de la mousson annoncée en cette saison et des tarifs plus élevés qu’ailleurs en Indonésie. Et je n’ai pas été déçue ! Le snorkeling est vraiment exceptionnel aux RA et on réussit à voir énormément d’espèces que l’on ne voit souvent qu’en plongeant (par exemple les nudibranches). Des chercheurs allemands ont d’ailleurs répertorié, uniquement par snorkeling, 750 espèces différentes, c’est tout dire !

Les spots sont très nombreux et nombre de ces derniers sont accessibles depuis la plage. Mes coups de coeur ? -Friwen Wall, un véritable jardin de coraux multicolores ; -le récif corallien face à la jetée du village de Sauwandarek, que l’on suit en nageant vers la droite lorsque l’on regarde le village du large : une incroyable diversité de coraux mous et durs ainsi que de poissons, avec des paysages sous-marins incroyablement variés. Je ne m’en lassais pas… D’ailleurs, tout ce que j’ai vu au nord de Pulau Mansuar était de toute beauté ; -la jetée sur l’île d’Arborek, avec ses piliers formant des jardins verticaux, ses bancs de poissons d’une densité à couper le souffle et ses palourdes géantes.

Mais ce ne sont que quelques-une des endroits que j’ai adoré… et je suis très loin de les avoir tous exploré ! En gros, pour quelqu’un qui ne souhaite pas trop se déplacer, l’île de Kri présente de très nombreux spots de grande qualité à proximité. Mais j’ai aussi beaucoup apprécié les sorties dans le lagon de Gam, où assez peu de gens semblent s’aventurer. On y trouve divers types d’environnements : les îles karstiques, la mangrove, les « prairies » sous-marines, les fonds sablonneux, où peuvent être aperçues de nombreuses espèces à mille lieux des « jolis poissons multicolores » qui m’intéressaient a priori.

Juillet et août : du soleil et du vent

J’avais bien hésité à choisir les RA… Pourquoi privilégier cette région quand, avec les Moluques, c’est la seule de toute l’Indonésie à ne pas bénéficier d’un climat idéal en juillet et août… Au final, le temps s’est avéré presque parfait. Sur les 24 jours, 2 jours ½ ont été franchement très nuageux, le reste du temps les cumulus se contentant de faire ressortir le bleu du ciel et de masquer de temps en temps les rayons brûlants du soleil. Parfait ! De la pluie ? Quelques minutes la nuit, à peine, 2 ou 3 fois, et environ 10 minutes le matin de mon départ, histoire de ne pas trop me faire regretter les RA… Et aussi pendant quelques minutes lors d’une sortie vers Kabui et The Passage (à noter que les nuages et la pluie sont beaucoup plus présents vers Waiego).

Mais certaines journées ont été très venteuses. C’est en fait ce qui caractérise cette période dans les RA, plus que la pluie. Au final, je n’aurai pas été gênée outre mesure par le vent, sauf le jour où j’ai voulu me rendre sur Pyanemo et où nous avons dû rebrousser chemin en raison de la taille des vagues. Mais d’autres ont eu semble-t-il eu moins de chance que moi et les vents ont semblé perturber leurs sorties (à partir de Kordiris, sur Gam).

Selon tous les habitants des RA interrogés, c’est août qui est le plus venteux.

Les petits « plus » à mettre dans son sac à dos

Mon voyage étant principalement orienté snorkeling, je n’ai pas regretté une seule minute d’avoir transporté mes palmes (des Mares VoloRace, un peu lourdes mais permettant une bonne puissance, importante pour moi considérant la force des courants) et mon masque (à ma vue). Plusieurs des homestays peuvent vous en proposer à la location, mais pas tous. Pour le snorkeling, en raison du soleil et des coraux, je porte toujours un haut et un bas en lycra bien couvrant et anti UV.

J’ai aussi particulièrement apprécié trois objets que je mettais pour la première fois dans mon sac : - une liseuse (super pour lire au soleil et sans électricité la nuit, bien plus confortablement qu’avec une frontale) ; -un appareil photo permettant de faire des prises sous-marines. J’ai choisi le « Tough » Olympus. Aucun regret. Mais j’ai maintenant des centaines et des centaines de photos que je dois trier… -un hamac. Alors là, ce fut le pied ! J’avais envie de farniente mais le « mobilier » dans les homestays n’est pas du plus grand confort. Pour à peine plus de 700 gr avec le système d’attache (Ticket to the moon) j’ai fait bien des envieux !!!

Et les sous dans tout ça ?

Les RA sont une destination plus chère que le reste de l’Indonésie, c’est bien connu, mais je ne me suis pas ruinée.

En moyenne, en comptant l’hébergement, les repas, le transport entre les îles et les nombreuses sorties snorkeling, j’ai dépensé une moyenne de 36 euros par jour. Un tarif tout à fait raisonnable si je considère qu’il m’aura permis de découvrir des fonds marins de toute beauté.

Au Nudibranch, les sorties snorkeling m’ont coûté 250 000 ira ou 500 000 irp. Nous partions plusieurs heures et explorions à chaque fois plusieurs spots… parfois jusqu’à épuisement :-) (à noter que nous étions 3, les sorties revenant donc à 750 000 ou 1 500 000 irp).

Au Mangkur Kodon, peu importe le nombre de personnes, les sorties m’ont été facturées 100 000 irp. C’est un peu bizarre mais comme j’étais parfois seule, ce fut pour moi plutôt intéressant.

Pour le reste, je n’ai absolument rien dépensé… à part un coca et une bière au Raja Ampat Dive Lodge.

Et maintenant … ?

Eh bien… il me reste mes souvenirs, une grosse grosse envie de retourner aux Raja Ampat et beaucoup de boulot pour faire le tri dans mes photos… Dès que j’y arrive, je vous donne un aperçu en images de ce que j’ai tant aimé là-bas.
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Retour sur "diving trip" à Bangka + Raja Ampat et Bali
Petit retour sur notre "diving trip" de 3 semaines (23 jours) en Sulawesi (Bangka) et en Papouasie avec une croisière plongée de 10 jours à Raja Ampat. Ce voyage fait suite à celui de l’année dernière qui nous avait déjà permis de mettre un pied en Sulawesi. Nous avons commencé par l’ile de Bangka dans le nord de la Sulawesi puis enchainé avec une croisière à Raja Ampat et terminé par quelques jours dans le nord de Bali.

Programme effectif des 3 semaines 1 12/11/2016 Départ GVA avec BA 2 13/11/2016 Arrivée SIN 15h55, nuit @ NuVe Heritage 3 14/11/2016 Vol SilkAir pour Manado + transfert Bangka au Blue Bay Divers 4 15/11/2016 Bangka #1, 2 plongées 5 16/11/2016 Bangka #2, 3 plongées 6 17/11/2016 Bangka #3, 2 plongées 7 18/11/2016 Bangka #4, 2 plongées 8 19/11/2016 Transfert aéroport + vol LionAir pour Sorong, hôtel Royal Mamberamo 9 20/11/2016 Croisière RA #1 sur le Kira Kira 10 21/11/2016 Croisière RA #2 11 22/11/2016 Croisière RA #3 12 23/11/2016 Croisière RA #4 13 24/11/2016 Croisière RA #5 14 25/11/2016 Croisière RA #6 15 26/11/2016 Croisière RA #7 16 27/11/2016 Croisière RA #8 17 28/11/2016 Croisière RA #9, vol Garuda pour Bali à 14h35, arrivée 21h00 18 29/11/2016 Bali #1 19 30/11/2016 Bali #2 20 01/12/2016 Bali #3 21 02/12/2016 Bali #4 22 03/12/2016 Bali #5, vol AirAsia pour SIN + vol BA pour GVA 23 04/12/2016 Arrivée GVA

Commentaires Bangka Compter 1 heure de voiture depuis l’aéroport de Manado + 40’ de bateau. Excellente organisation, bonne nourriture, pas de clim dans les bungalows, ventilateurs seulement (jusqu’à minuit, plus d’électricité après), douche à l’indonésienne avec de l’eau clair, le luxe ! Le site où se trouve le resort Blue Bay Divers est très chouette : possibilité de snorkeling à l’est de l’ile, on peut aussi nager pour faire le tour de l’ile, sympa. Personne d’autre, calme absolu ! Clientèle allemande majoritairement, c’est bien de parler au moins anglais ! Bref, le site est sympa mais nous avons trouvé les plongées décevantes, par rapport à Bunaken par exemple. Pas de gros à Bangka, seulement du macro. En revanche les amateurs aimeront je pense. Possibilité de day trip à Lembeh. Pas de wall, des fonds sablonneux, quelques sites avec pas mal de courant. Un site pour amateurs de macro donc. A noter que j’ai pu passer mon PADI AOW dans d’excellentes conditions, ainsi que la formation PADI Enriched Air (Nitrox). Anke, la gérante, est très pro et gère le ressort d’une main de maitre. Staff très sympa également.

Raja Ampat Croisière de 9 jours / 8 nuits avec le bateau Kira Kira, géré par 2 anglais, Paul et Richard. Réservé avec Valérie de Dazzle dive, on aurait pu le faire via le site http://www.liveaboard.com, comme l’ont fait les 6 autres clients à bord, similaire niveau prix. Nos attentes étaient peut être trop élevées mais l’expérience fut décevante pour plusieurs raisons : 1/ Le Kira Kira est un bateau nouveau, Paul et Richard n’ont pas d’expérience significative sur les sites de Raja Ampat, ils ne connaissent pas bien les lieux et on fait des choix hasardeux lors de ces 9 jours. Autres griefs de mécontentement : nous avons passé 3 jours au même endroit, plongé 2x sur les mêmes sites, pas de navigation de nuit, porc (jambon) interdit sur le bateau, équipage sympathique mais qui boit et fume beaucoup et jette leur mégots par-dessus bord, la méconnaissance des sites donc, choix de plongée dangereux (plongée à The Passage alors qu’il y avait bcp de courant et que le niveau des plongeurs était faible), manque de professionnalisme de Paul et attitude pas très pro au court du séjour, etc… On ne conseil donc pas de partir avec eux. Avantage malgré tout : ils ne sont pas trop cher. 2/ Les plongées : est-ce la faute des choix hasardeux du Kira Kira ou d’un manque de chance mais nous n’avons pas vu de manta et il n’y avait pas tant de gros que ça (quelques Wobbegong, quelques gros bumphead parrotfish, quelques blacktip de loin), très décevant globalement. Nous avons de loin préfère les plongées à Bunaken et Wakatobi. A noter le joli site de Pianemo / little Wayag, à faire en Kayak si possible, c’est superbe ! Concernant Sorong : ville de passage sans grand intérêt, à noter un excellent restau : le Kitong Papua Resto !

Bali Nous y sommes allés en pensant nous reposer après toutes ces plongées et aussi parce qu’un ami nous prêtait gracieusement sa villa dans le nord de l’ile, à Kubutambahan. C’était mon deuxième séjour à Bali, le premier datait de 2008 lors de mon tout premier voyage en Indonésie et ne m’avait pas laissé un souvenir mémorable, contrairement à Java et Lombok. Bref, je m’attendais au pire, je n’ai pas été déçu :) J’ai été quand même surpris de l’urbanisation du sud de l’ile et de la densité de monde sur cette ile qui n’a de paradisiaque que le nom. Le nord, moins touristique, n’est pas vilain sans être forcement très joli. Beaucoup de monde sur les routes, même dans le nord. Nous avons tournicoté en scooter dans la région. Visite de la cascade de Sekumpul, joli et sympa. Nous sommes également allez jusqu’à Bedugul voir les lacs, malheureusement il a fait une météo exécrable (retour épique en scooter sous une pluie … tropicale !! ) et nous n’avons pas vraiment pu profiter de la région. Nous aurions pu aussi consacrer une demie journée à Singaraja et Lovina mais nous n’avons pas vraiment eu le temps ni la météo favorable pour le faire. Nous avons fini par une journée et une nuit à Seminiak. Traverser l’ile prend au moins 3 heures de route assez pénible. On s’est un peu demandé ce qu’on faisait là en arrivant mais bon. Excellent restau à The Restaurant at The Legian.

Conclusion Un peu déçu globalement de ces vacances et de nos choix, mais bon, on a aussi beaucoup appris sur certains aspects de la plongée et on a quand même vu des jolies choses. La plus grosse erreur était de passer autant de temps à Bali, le dernier endroit où aller en Indonésie en ce qui me concerne. On aurait mieux fait de revenir sur Manado et trouver un endroit où passer quelques jours, ou prendre quelques jour de plus et aller visiter la région de Bira.
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Les Raja Ampat en indépendant c'est fini (Indonésie)
Pour ceux qui ne sont pas au courant, organiser son séjour aux raja Ampat en indépendant est devenu tout bonnement impossible depuis quelques semaines!

En effet le site phare qui donnait toutes les infos et les contacts des différentes Guest house du coin (Stayrajaampat.com) vient d'anonymiser les contacts des proprios et se transformer tout bonnement en une plateforme de réservation!

Ils motivent leur décision en évoquant le bien être des locaux et leur désarroi devant les réservation non honorées par les voyageurs : Grosso mode, le voyageur choisissait une guest house, appelait ou envoyait un sms au proprio pour reserver mais des fois ne se présentait pas, donc perte sèche pour la Guest house! Maintenant en passant par la plateforme de résa, on choisit, on reserve et on paie direct dans la foulée avec bine entendu une commission versée a Stay raja Ampat!!

certes ce site a ete une bouffée d'oxygene pour les voyageurs voulant se rendre dans le coin et eventuellement pour le différents locaux qui se sont lancées dans le tourism mais en grattant un peu (forum anglophone) il s'avere que c'est une site detenu exclusivement par des occidentaux basés a Bali et Singapour!!

Ce changement sonne definitivement le glas pour les voyageurs indépendants et surtout pour les guest houses lointaines type Manyaifun, Selpele ou encore Gam ouest qui intéressaient presqu exclusivement ce genre de voyageur qui ne reserve pas..au contraire des visiteurs qui viennent aux raja Ampat pour une semaine ou dix jours sans visiter le reste du pays (comme cela se faisait avant) et qussi au profit des GH les plus populaires sur KRI ou sud de GAM qui sont deja bien installés et souvent la propriete des elites locales, donc pas besoin de revenus touristiques!

Les raja Apat se transforment doucement en une destination de luxe apres une petite fenetre democratique: les frais du permis, le transport jusqu a Sorong puis les transferts vers les GH puis encore le cout sur place augmente de la nouvelle commission du site et enfin les prix des activités....ca fait bcp!

Juste pour info et aussi pour exprimer un peu mon desaccord ....il reste cependant des milliers d 'autres iles dans le pays qui valent autant ou mieux et ou on peut vivre une experience totale a moindre frais

Bon voyage a tous
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Retour des Raja Ampat: infos pratiques
Bonjour, De retour de 13 nuits aux Raja Ampat, voici un petit compte rendu d’info pratiques. Pour un texte plus romancé et avec photos, je vous invite à lire l’article concerné sur notre blog : http://2gnomesenbalade.wordpress.com

Transports Aeoport Sorong – Port Sorong : 100 000/taxi à l’aller (super cher…), 50 000 dans l’autre sens Sorong-Waisai : 2h de ferry, 130 000/pers (economy, complètement suffisant) Waisai-Piaynemo-Kri : 3 000 000 pour nous deux (750 000/pers/trajet), ils nous avaient demandé 6 000 000/bateau mais on a partagé le premier trajet avec d’autres touristes. Kri-Gam : 400 000/bateau Gam-Waisai : 500 000/bateau

Logements Piaynemo : 4 nuits Piaynemo homestay, 500 000/pers/nuit (avec les 3 repas et un snack inclus) 4 chambres (2 (petits) matelas double/chambre). Salle de bain du côté de la plage, mandi style avec eau salée (un peu moins que la mer). Deux bungalows avec salle de bain privée en construction. Petit « bar » en construction également. Nourriture vraiment délicieuse (poisson frais tous les jours) et snack vers 16h. On était seuls lors de 2 nuits sur les 4. Pour être objective, 3 nuits auraient été suffisantes (et selon nous, un trip à la journée depuis Kri (voir plus bas) est trop court) Kri : 5 nuits Mambreton homestay, 500 000/couple/nuit (avec les 3 repas inclus) pour un bungalow (il y en a 4 et quelques uns en construction) vue sur mer avec très bon hamac. Salle de bain partagée, mandi style avec eau de mer. Nourriture ok (thon un peu sec tous les jours). Possibilité de snorkeling avec bateau (environ 100 000/pers) vers cap kri, vers le village, … Le proprio parle très peu anglais mais est sympathique. Gam : 3 nuits Yendebabo homestay. 350 000/pers (incluant 3 repas) si salle de bain partagée, 400 000/pers si salle de bain privée. Eau non salée ! Une des personnes sur place parle très bien anglais. Possibilité d’emprunter matériel de snorkeling. (Petit) centre de plongée sur place. Pas de poisson à tous les repas (remplacé par omelette). Petit dej plutôt style indonésien.

Activités Piaynemo Kayaks (4 doubles) à disposition gratuitement pour explorer la (magnifique) baie. Deux superbes points de vue en hauteur. Beaucoup de visiteurs « à la journée ». On a adoré les fins de journée/soirée où tout était bien plus calme. Eli, le proprio, parle très bien anglais. Possibilité de snorkeling en bateau. Petits requins et raies aux pieds des bungalows sur pilotis. Kri Plongée : 550 000/pers avec Yenkoranu homestay (à 5 minutes de marche, sur la même plage) ou Wobbegong (pas sur pour l’orthographe), les deux incluant le matériel. Au Yenkoranu, surchage de 150 000-200 000/pers pour l’essence si plongée à Manta Point (ce n’était pas la saison, on ne l’a pas fait). Deux plongées pour nous : cape kri (génial !) et sardine reef (beaucoup de courant, limite dangereux (mais on n’est pas fort expérimenté, seulement 25 plongées à notre actif)). Activité à la journée : Avec Yenkoranu homestay, possibilité d’aller à Piaynemo (point de vue) + 3 points de snorkeling (melissa’s garden, un près de arborek… et un troisième) pour 6 000 000/bateau (ou 7 000 000 ? je ne sais plus), jusqu’à 8 personnes/bateau. Snorkeling : super (tortues, requins (black tip reef sharks), bumhead parrotfishes, et plein plein d’autres) juste en face du homestay. On a même vu un espadon faire des bonds ! Autre : balade à pied jusqu’au village sur Mansuar à marée basse (des bancs de sable apparaissent) où on peut acheter des choses basiques (savons, biscuits, mie, …), trip à la journée vers Gam pour oiseaux du paradis et hornbill (pas de souvenir du prix), petite bintang à 50 000 au Yenkoranu. Gam Snorkeling : 300 000/bateau jusque Friwen wall Activité à la journée : 2 000 000/bateau pour Kabui Bay + 500 000 si ajout de Friwen wall pour snorkeling, 7 000 000/bateau pour Pianyemo Balade pour observer oiseaux du paradis : 100 000/pers Snorkeling de nuit (avec torche) pour pêcher des langoustes au harpon : 100 000/pers (deuxième fois gratuite si pas de langoustes lors de la première tentative)

Autre Achat du permis d’entrée (1 000 000 rp/pers) dans une maison à côté du port.

J’espère que ce compte rendu pourra aider les personnes désirant se rendre aux Raja Ampat. N’hésitez pas si vous avez des questions !

Cet endroit lointain vaut vraiment le détour ! La faune marine est incroyablement riche (on a plongé à Cuba et aux îles Togians à Sulawesi auparavant et c’est incomparable), les gens sont adorables (ce n’est cependant pas toujours facile de communiquer, l’anglais n’est pas très développé, et notre bahasia indonesia laisse à désirer :) ), … On s’est fait la promesse d’y retourner un jour pour observer les raies mantas !
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Trip to the Raja Ampat Islands in June (Indonesia)
Hi there, I’m planning to visit the Raja Ampat Islands next June. It’s pretty tricky to organize. What’s the best gateway to get there? Do you know of any places to stay if I don’t want to go diving? Which agencies can provide information? Thanks so much for your help!
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Raja Ampat: compte-rendu détaillé, infos pratiques et... beaucoup d'émotions
1ere partie :

Longtemps on en a rêvé. Longtemps on se l'est interdit. La Papouasie. Trop loin, trop cher, trop aventureux. Et puis un jour l'envie dépasse la peur sur la balance, et le coeur s'emballe si fort que plus rien ne sert à l'arrêter

On se fout alors soudainement du " Mais pourquoi pas la Thaïlande à la place ?" du docteur consulté avant. Celui-la même qui nous a prescrit une pharmacopée à traiter un pays entier. On se fout soudainement de la malaria, de la dengue, des hydrozoaires et de la multitude de parasites qui nous attendent forcément au rendez-vous dixit les éminents savants. On se fout de la distance, des moustiques, de la chaleur, de l'inconfort et même presque au passage des dangers de cette jungle si redoutable, l'une des plus intacte de notre planète, cet écosystème situé juste sous l'equateur qui bruisse d'une telle multitude d'animaux qu'elle en devient une musique, . Et par dessus tout on se fout de notre présumée incapacité à nous adapter à ce peuple, l'un des plus sauvages et coupés du monde qui soit. Comme nous présumions mal à ce sujet.

Car vous savez quoi ?

Cent fois, mille fois et même un trillion de fois, nous avons eu raison de partir à la rencontre de ces hommes.. Les êtres les plus chaleureux, solidaires et généreux que je n'ai jamais rencontré. Hommes, femmes et enfants ne semblent avoir qu'un seul objectif : vivre exclusivement tournés vers l'essentiel. Cet essentiel tient en peu de mots : Chaque jour bien manger, se protéger des dangers environnants, se respecter et se consoler mutuellement. Toujours et inlassablement. Célébrer la vie enfin à tout moment, au coeur de la jungle ou sur une pirogue avec chants, danses et musiques quotidiennes. Car ils l'ont bien compris, comme le disait un lointain blanc (Jean Giono) ; " La vie est un fruit et notre rôle est de le manger ". A nous pales occidentaux, oserai-je le dire ? Ce peuple a apprit le bonheur. Les pages qui vont suivre relatent mon expérience d'enseignante dans le village de Sapokrenk, île de Waigeo, notre découverte de l'archipel et de ses extraordinaires habitants, ainsi que la plongée de James mon mari, mon meilleur ami à la vie comme en voyage. Il comporte aussi un maximum d'infos pratiques, utiles je l'espere à d'autres qui un jour feraient eux aussi le grand saut...

Et puis entre les lignes, tout ce que je n'ai pas pu traduire avec mes mots blancs d'occidentale si impropres, toute l'affection et l'immense reconnaissance que je porte à ce peuple papou qui m'a accueilli comme l'une des leurs, jusqu'à me faire oublier ma couleur de peau.

Ce compte-rendu tout entier est dédié à Papa Olfam. Papa Olfam ne sait ni lire ni écrire. Il ne sait même pas son âge. Mais je sais que dans son village du bout du monde, quelqu'un lui lira mes lignes dans sa langue et ça me rend heureuse. En mémoire des animaux sauvages qu'il me fit découvrir dans la jungle en pleine nuit après les avoir cherché longtemps pour moi. Pour m'avoir fait découvrir son monde et tout fait pour que je m'y sente bien. Pour sa multitude de connaissances qui se foutent bien d'un livre ou d'un crayon. Pour cet inoubliable tour de pirogue impromptu, pour avoir sans cesse voulu me protéger et pour m'avoir traité comme la reine que je ne suis pas.

Papa Olfam m'a donné deux oiseaux de paradis sculptés de ses mains avant mon départ. Un pour que j'ai du plaisir à me souvenir, et un autre qui puisse me demander à l'avenir de revenir. Je tiendrais ma promesse à ton oiseau Papa Olfam, je reviendrai.
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"Touriste Français, Touriste Sasak" - ou 3000km en scooter en Indonésie (Sumbawa, Florès, Sumba)
Bon, je ne vais pas refaire les présentations...

Enfin, si, un peu quand même...

Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager, avec un pêcheur de l'île Lombok, qui est mon p'tit frère maintenant. J'ai pu raconter tout ça, les anciens de VF s'en souviendront, dans mon premier carnet "Sasak story".

Même tempérament, même passion pour la géographie, même rêves de voyages (sauf que moi j'ai la chance de pouvoir en réaliser pas mal!), même goûts pour les endroits isolés, même signe astrologique (j'y crois pas mais là quand même...), même philosophie de la vie permettant de se détacher pas mal du matériel pour se consacrer à l'Essentiel, évidemment deux têtes-en-l'air comme c'est pas permis, enfin plein de mêmes et j'en oublie !

Par contre pas du tout les mêmes vies. Lui, son bureau comme il dit, c'est la mer. Il est éleveur de langoustes et cultivateur d'algues.



Tour à tour, on se prête mutuellement à un jeu qu'on aime bien, une sorte de "Vis ma Vie" pour reprendre l'émission de télé...

En 2007, je lui ai fait découvrir un peu son île, Lombok, car il n'avait jamais pu sortir de son village, faute de moyens de transport dans cette région isolée du sud de Lombok. Faute de moyens tout court aussi...

La vie de touriste: il a trouvé ça pas mal ! C'était toujours très rigolo: des regards curieux du genre "qu'est ce qu'ils foutent ensemble ces 2 là?", et moi qui répondais à chaque fois, histoire de mettre un peu plus le trouble: "bah, touriste français, touriste sasak"! Et ça finissait immanquablement en éclats de rire, en "viens boire le café", "viens manger à la maison", etc...

Et puis ça a un petit peu démystifié ses idées sur les touristes, puisqu'il pensait jusque là que nous étions tous comme les milliardaires des séries B Indonésiennes qui passent à longueur de temps... Il a l'esprit naturellement grand ouvert, mais ces petites échappées l'ont certainement ouvert un peu plus.

Les mois ont passé... Je suis revenu dans son village en février 2008, où là j'ai fait le "vis ma vie" dans l'autre sens: 2 semaines au village, embourbé dans la saison des pluies, pour vivre avec les villageois, à leur rythme. Un voyage sans programme, sans réellement grand chose à visiter, je n'y allais pas pour ça. Mais juste pour vivre une vie qui m'est si lointaine... j'ai raconté ça dans mon autre carnet "hello Mister Loïc", puisque bien sûr maintenant on ne dit plus "Hello Mister", ou "Hello tourist", ou "Hello Bule"... je suis le français le plus connu du village 😉

Alors ben depuis, les liens se forcément tissés avec les habitants, particulièrement avec mon p'tit frère bien sûr, puisqu'on peut dire qu'on a gardé les vaches langoustes ensemble !

Ah, au fait, pour ceux qui connaissent pas, il s'appelle Rumaji mon petit frère.

De longs mois ont passé... et je suis revenu l'été 2008 tenir la promesse que j'avais faite un an avant: je lui avais proposé cette idée folle de voyager ensemble pendant 1 mois, de réaliser son rêve, ou plutôt notre rêve. Car moi aussi je rêve, c’est une nouvelle forme de Voyage pour moi : voyager avec un local, mais pas un guide professionnel, un simple pêcheur, un touriste Sasak qui baroude avec un touriste Français, comme 2 frères… voyager avec un Indonésien, c’est voyager comme je n’ai jamais voyagé auparavant, une découverte d’un pays qui va m’ouvrir ses portes encore plus facilement.

Le rêve du pêcheur.

Pendant un an, je lui ai téléphoné régulièrement, en lui posant à chaque fois la question : « Tu es toujours partant pour partir 1 mois ensemble en juin prochain ? » « Oui, bien sûr » me répondait-il à chaque fois

Mais j’avais toujours l’appréhension qu’il finisse par me dire non, car ce n’est pas facile de stopper son travail, de vivre sans sa famille, de changer de vie, pendant 1 mois. A plusieurs reprises, je lui ai dit de bien anticiper son absence, notamment confier la gestion des langoustes et des algues à son frère et à son père. Je craignais qu’il finisse par se rendre à l’évidence qu’il lui est impossible de partir si loin et si longtemps.

Lorsque je suis arrivé dans son village, oui, il était prêt, fin prêt, encore plus prêt que je ne pouvais l’espérer : dans sa maison, je retrouve mes photos accrochées au mur, le planisphère que je lui ai offert et j’ai même droit à un message de bienvenue :



Il a également pris soin de vendre toutes ses langoustes et toutes ses algues avant que j’arrive…

« Ainsi nous pouvons partir l’esprit libre. Je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour s’occuper de mes langoustes ! »

Tout vendre… Je n’y avais même pas pensé. Il ira loin ce petit.

Alors justement nous allons partir loin. En scooter de location, nous allons parcourir 3000km pendant 5 semaines, nous menant, à travers les routes défoncées et au gré des ferrys schedules, vers les îles de Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba.

A suivre....
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Archipel de Derawan ou archipel de Wakatobi en famille (Indonésie)
bonjour à tous nous allons de fin juin à fin juillet en Indonésie de fin juin à fin juillet en famille et je voudrais avoir pour ceux qui connaissent votre avis entre l'archipel de Derawan et l'archipel de Wakatobi vos avis vos impressions , vos conseils et qu'avez vous préférez lequel est le plus facile d'accès voilà dans un premier temps Merci d'avance de votre aide Danilo
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50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE

La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.

- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -

Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ​? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allum��, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ​? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis �� faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
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Quelle île d'Indonésie pour un premier contact?
Bonjour à tous. Connaissant la Thailande (7 voyages), et voulant découvrir autre chose, je m'adresse aux habitué(e)s et connaisseur(e)s afin de m'aiguiller sur une des trop nombreuses iles d'Indonésie pour un premier voyage. Afin de vous aider à m'aider (sic), voici ce que je suis et recherche. Je suis pré-retraité de 59 ans qui prendra définitivement sa ''petite'' pension dans 2 ans, et qui compte bien ne pas rester au Québec l'hiver (La neige c'est beau sur une carte postale....). Donc je voudrais passer de 3 à 6 mois au chaud. La Thailande est une option intéressante, mais j'ai entendu dire que l'Indonésie aussi. Donc, pour aller sonder le terrain l'hiver prochain, je me tourne vers vous. Étant un voyageur à petit budget style location de scooter et ghesthouse, recherchant calme, plage, histoire, sécurité, et pas du tout bière, gogobar et fullmoon, quelle ile serait un premier contact intéressant? N'étant pas du type voyageur-sprinter, j'aime bien me cantonner à un endroit, et rayonner autour en moto (+-100 klm). Est-il vrai que le cout de la vie est comparable au pays du sourire? Parlant francais et anglais (Canada oblige) est-il facile de communiquer en général? Se sent-on en sécurité comme au Siam? Les moyens de transport sont-ils accessibles et abordables? Merci à ceux qui me partage leurs expériences et conseils. Je pourrai ainsi préciser mes recherches.
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The Moluccas: Splendors (and Struggles) of an Archipelago Unknown to Tourists
Hello everyone!

This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!



Context This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.

We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.

Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.

Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.

Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda. Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.

Episode 1: Ambon to Banda Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs. This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.

Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast. Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).

For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape). Laundry and trucks washed in the same stream.

Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.

We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.



We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.



We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂



We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).



The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!

After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday. We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”



Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠 We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁 We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes. Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.

We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing. Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop. On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊



Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.

Next episode coming soon: Ternate.
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Itinéraire culture - plongée - nature pendant un mois en Indonésie
Bonjour à tous !

Cet été je m'envole pour l'Indonésie. Je ne sais pas encore où exactement, car mon vol fait Berlin-Kuala Lumpur (j'ai réservé les vols Toulouse-Berlin mais pas encore Kuala-Lumpur-?).

Je devrais arriver le 29 juillet en Indonésie, et je repars d'Indonésie le 23 août. Ce qui me fait un total de 26 jours sur place. Trop court pour tout faire, mais c'est quand même pas si mal !

Bon, histoire de préciser, j'ai déjà un peu voyagé en Asie du Sud-Est (Birmanie, Malaisie, Vietnam, Thaïlande, Chine). Du coup, ça m'intéresse de voir quelques temples sympathiques, mais je ne compte pas en faire une overdose non plus.

Je voyage en mode routard, sac à dos, transports locaux, auberges de jeunesse. Quelques extras parfois, mais dans l'ensemble j'essaye d'être raisonnable.

Je dispose du permis de plongée Advanced Open Water chez SSI (niveau 2 donc), mais je n'ai que 18 plongées au compteur (12 à Koh Tao en Thaïlande et 6 à Safaga en Egypte). J'ai donc un peu de mal à estimer mon niveau...

J'ai noté des spots de plongée vraiment réputé : Raja Ampat, Komodo et Bunaken. Qu'en pensez-vous ? A priori pour toutes ces destinations, il y a moyen de ne pas faire de croisière, et de loger sur terre puis de faire des sorties à la journée. Vous avez des bons plans, des adresses à recommander ?

Niveau itinéraire, j'ai l'habitude de beaucoup bouger. Quand je pars en voyage, je ne suis pas en vacances, je veux en prendre un maximum plein les yeux. Ça ne correspond pas à tous les voyageurs, mais c'est mon style ^^. Idem pour la plage, c'est pas mon truc, si je dois y aller ce sera pour faire du snorkelling, pas bronzer avec un cocktail. Du coup dans l'idéal j'avais noté ça :

- Arrivée à Yogyakarta depuis KL. Visite de Borobudur au lever du soleil. Temples de Prambanan.

- Ensuite direction le mont Bromo puis le Kawah Ijen pour voir les flammes bleues. Voir les tortues pondre sur la plage à Meru Betiri.

- 3-5 jours à Bali (J'y vais histoire de...mais en août, ça va être blindé de touristes et si c'est comme en Thaïlande, c'est pas l'ambiance que je recherche. Au-delà de ça, des rizières j'en ai vu au Vietnam (trek à Sapa) et en Chine, et si je vois les temples à Java, ça ne m'embête pas si je n'en vois que quelques-uns sur Bali). Éventuellement un passage à Gili.

- Plongée à Komodo (mais comment et combien ? A priori le mieux c'est de prendre l'avion, mais 200€ A/R pour 30 minutes de vol ça fait mal au ventre).

- Ensuite un vol vers Manado en Sulawesi (mais je n'ai pas trouvé d'où ce serait le moins cher). Sur place visite de Tangkoko pour voir les tarsiers et autres. 2-4 jours de plongée à Bunaken.

- Enfin, vol vers Sorong et autant de plongée que possible à Raja Ampat.

Donc voilà, je ne sais pas trop si les transports locaux sont particulièrement longs ou si c'est jouable. En gros 3-5 jours sur Java, 6-8 jours entre Bali et Komodo, 4-5 jours à Bunaken et le reste à Raja Ampat. Sur le papier ça m'a l'air jouable, certes avec quelques vols intérieurs, mais jouable.

Maintenant dans la réalité, qu'est-ce que vous en pensez ?

Quelqu'un aurait-il une idée des prix pour des journées plongées à ces différents endroits ? Est-ce que j'ai choisi les bons ? (Au pire, je peux faire sauter Bunaken à priori, mais comme il n'y a pas de vols entre Bali/Komodo et Sorong, ça permettait de faire étape et de voir quelques animaux en même temps).

Niveau plongée, je sais qu'il y a des courants à Komodo notamment. Est-ce qu'avec 18 plongées (12 plongées en août 2015 et 6 en janvier 2016 donc il y a un an et demi), c'est vraiment dangereux ou bien c'est bon ?

Merci d'avance pour vos conseils. Je suis preneur de tout conseil, toute proposition d'étapes (à ajouter, modifier, supprimer).
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Raja Ampat, dernier paradis à préserver
Un retour a la réalité bien cruelle... Les Iles de Raja Ampat sont des vrais petits coins de Paradis.

Et au passage un grand merci a tous les gens de ce forum qui ont permis de mieux préparer ce voyage.

Nous avons séjournés 2 semaines (2 adultes et 2 enfants) sur Kri au Yenkoranu Homestay. La famille est vraiment super. Ils se plient en quatre pour vous faire plaisir et ne disent jamais non.

Nous avons était très étonnés des prestations trouvés. Nous nous attendions a une case plus que basique. Les bungalows (devant la plage) ont un carrelage, des vrais fenêtres, des toilettes a l'intérieur, un matelas supplémentaire au sol, moustiquaires... (plus cheres que les autres, mais le prix reste incroyable pour 4) Les enfants peuvent dormir par terre, il n'y a pas de trou ou des petites betes aiment rentrer.

Oui... Raja Ampat est une destination de routard (de luxe)

La plongée sous marine est une des plus belle destination que j'ai jamais faite. il faut etre expérimentés, le courant est fort et les guides ne s'occuperons pas de vous en cas de difficultés. (les conditions de vie sont dure pour la population, il doivent tout faire de leur main, alors plonger c'est un divertissement, pas une seconde il ferons cas de votre inquiétude sous l'eau.) La diversité est incroyable, des poissons partout, du corail a profusion... Nous avons adorés les guides locaux, extrement doués pour trouver les animaux endemiques (pigmee...) Eles est le meilleur, Tobias et Youpi très sympas. Avec Alex vous visiterez des iles desertes et nagerez avec les mantas... N'oubliez pas, les gens vous accueille avec gentillesse et dévouement, ils ne savent par dire non, n'en abusez pas. (préservons cette générosité qui n'est pas corrompu par le bizness)

Pour finir, VOUS ETES RESPONSABLE DE VOS DECHETS, 🤪

De la bouteille plastique de vos shampoing (on est pas sale quand on se baignent toute la journée) au emballage de biscuits, et autre bouteille de boissons... PASSEZ VOUS EN le the et cafe est gratuit, a volonté... on peut survivre sans coca et bière on est tous responsable de faire la lecon aux autres et malgré la consommation grandissante de la population local a se delecter de nos produit de grande production, eux aussi on l'espère arrêterons leur consommation. A VOUS DE DONNER L'EXEMPLE.

Les poubelles étaient remplies par des clients, qui eux se plaignaient des déchets aux abords de leur bungalows. Mais comment peuvent faire les papous pour detruire les déchets ?? cela va vraiment devenir un problème.

Raja Ampat, dernier Paradis à préserver grâce a vous (je l'espère...)
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Raja Ampat et Toraja: retour du pays rêvé
De retour de l'Indonésie, je me suis dit que ce serait sympa de partager mon expérience, puisque ça a été vraiment magnifique!!!

Nous somme partis, hélas, que deux semaines, mais au final c'était bien pour revenir avec plein de bons souvenirs et des poissons plein les yeux.

Avant tout, Raja Ampat ça se mérite. Le voyage est épuisant si fait directement depuis l'Europe (comme nous l'avons fait), car il faut enchaîner 4 avions. En ce qui nous concerne nous avons fait escale à Doha e Jakarta (Qatar Airw) et ensuite à Makassar et arrivée à Sorong (Garuda). Tous les vols très bien. Les vols pour Sorong partent tôt tôt le matin, ce qui permet une bonne correspondance à Makassar. Du coup, à 6h du matin nous sommes à l'aéroport de Sorong, dans ue autre réalité, dont la transition s'est faite à peine par les halls des aéroports que nous venons de traverser.

Le ferry pour Raja Ampat ne part que à 14h, donc il faut s'occuper. Heureusement que les gens sont très sympas et du coup, si vous êtes un peu sociables, vous allez faire plein de connaissances avant de sauter dans le minibus jaune vers le ferry.

Le voyage en ferry est confortable et dure à peu près 2h. Arrivés au ferry de Waigeo, les gens des homestay vous attendent pour vous amener sur les îles. Il n'y a pas de service de transport, donc réservez à l'avance votre homestay!! Nous on a été au Kordiris, qui est très bien et Maria, la femme qui gère le centre de plongée (et dans le faits aussi tout le reste) est absolument géniale. L'endroit et très calme et reculé, une douzaine de personnes au max. Maintenant, ceci signifie aussi que niveau organisation il faut être flexibles, car ils n'ont q'un bâteau donc on ne peut pas faire tout le temps tout ce qu'on veut... mais c'est les vacances et des fois de se réopser dans le hamac ça fait du bien aussi! La nourriture est délicieuse (poisson / riz à tous les repas, frais de l'océan à côté).

Niveau plongée, je ne veux pas trop vous en dire, car ça doit être vu en personne. Mais c'est sans doute un des meilleurs endroits au monde que j'ai visité. Et aussi bien pour le snorkeling, car le reef est très peu profond. Pour les passionnés d'ornitho il y a des excursions matinales pour voir les paradisiers (avec marche dans la jungle à la torche à la clé), mais niveau ativités quasiment tout se fait dans l'eau (ou dans le hamac).

De retour à Sorong, nous avons logé à l'hotel Manise (fonctionnel et propre), et fait un tour au marché des poissons et sur le bord de mer. Sympa pour une escale, mais après RA, c'est vrai que c'est un lourd retour à la terre ferme...

Re-vol sur Makassar et nous nous déplaçons vite vite à la gare routière, où plusieurs compagnies de bus proposent d'aller au pays Toraja pendant la nuit. Nous avons pris les first class (ou high class), bref, les plus chers (c'est à dire 10.000 de plus que les superior) et vos vous retrouvez dans des couchettes très confortables et un bus lancé à une allure démentielle sur des petites routes, aligné derrière ceux des autres compagnies... si on ne regarde pas trop dehors ça va, et à 7h du matin vous êtes à Rantepao et au pays Toraja, majestueux avec ses rizières (Batutumonga incontournable) et plein d'histoire où les ceremonies funéraires vont en faire vaciller plus qu'un. Le grand marché est aussi génial, pour ceux qui cherchent un peu de bétail à ramener..

On logeait au Duta88, qui est fait de cottages en style maison traditionnelles à côté de la mosquée avec un petit jardin sympa. Ceux qui donnent sur la route sont bruyants, je conseille de demander ceux à l'arrière.

On s'y plait, dans ce petit coin de paradis qui ne nous est pas trop étranger, suisses habitués aux montagnes. On marche, apprécie le spectacle de la nature et le contact, franc et amical, avec les locaux (c'est marchand, mais encore pas trop). Et, tout à coup, une autre semaine a passée.. et il est déjà temps de quitter Rantepao dans notre bus coloré et de rentrer à la maison...
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Partager un bateau en juin pour les îles Raja Ampat (Indonésie)
Salut à tous, Nous prévoyons d'aller aux iles Raja Ampat pour une semaine au mois de juin 2012. un des coins de paradis en Indonésie !!

Comme vous avez vu sur internet, les hôtels sont hors de prix et les chambres chez l'habitant très rustiques... Alors on a trouvé une autre solution sur un forum: prendre un bateau traditionnel de pêche and faire "une croisière" dans les îles du nord et du sud !

Le voyage dans cet archipel a l'air spectaculaire. Un guide local, appelé Deni, propose de visiter les iles avec les locaux. Il travaille aussi pour le Kri Eco Lodge.

L'itinéraire est sur son site web : www.rajaampatadventures.com et vous pouvez voir des albums photos sur sa page facebook : Deni Rajaampat

Parfois on dort sur le bateau, parfois on campe dans une tente sur des îles inhabitées. On fait du snorkelling, on pêche, on marche voir des chutes, on grimpe en haut des collines pour avoir une vue de folie... on visite aussi des villages pour découvrir l'art papou.

Comme le bateau prend minimum 3 personnes à bord, on a besoin de trouver d'autres aventuriers pour se joindre à nous !!!

On est un jeune couple (26 ans) et on vient de Paris & Montréal. On adore les nouvelles expériences, camper, faire du sport, plonger... etc !

Notre voyage est prévu du dimanche 17 juin au dimanche 24 juin 2012.

Apparemment, les locaux sont des skippers excellents. Ils ont du nouveau matériel de camping, et l'équipage installe un joli camp (et feu de camp) chaque soir. On doit juste apporter un drap et des chaussures de marche. Le prix est de 7 millions de rupiahs par personne (environ 580€) for une semaine tout inclus. Cela comprend le bateau, les nuits (avec matelas dans les tentes), 3 repas par jour (préparés par un chef dédié), le taxi depuis & vers l'aéroport. Le prix ne comprend pas le permis "Raja Ampat Marine Park Entry" qui est obligatoire et payable à l'aéroport (500 000 rupiahs). Certes, c'est un budget... mais ça reste moins cher qu'une semaine dans les autres hôtels (environ 1200€ dans les lodges).

Comme on rêve de faire ce voyage (sur un bateau, à l'aventure, avec un "petit" budget), on poste l'information dans différents forums en espérant trouver d'autres matelots !!

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou bien de contacter directement le guide Deni (adresse mail sur son site web)

En espérant voyager avec vous prochainement :) Laurence & David
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Indonésie: idées d'itinéraire, île, snorkeling, cascade...?
bonjour voyageur, voyageuse😛

ma compagne et moi(21 et 22 ans) partons pour l'indonésie fin avril jusqu'à mi-juin😉.

nous aimons le snorkeling, donc nous aimerions faire des iles aux eaux translucide, sable blanc.... nous aimerions allez dans la jungle pour voir, des animaux (dragons de komodo, orang-outans), des cascades.... si vous avez des idées d'itinéraire c'est la bien venu, car rien n'est fixe(on aime l'aventure)😛

l'indonésie et l'asie sera une première pour nous, donc faite nous partagez vos expériences et faites nous rêver...😏

merci à tous, pour vos futurs commentaire...

ps: désolé pour les éventuelles faute d'orthographe, c'est l'émotion🤪
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Compte rendu de 3 semaines à Sulawesi septembre 2016
Bonjour

Les infos sur Sulawesi n'étant pas très nombreuses, voici un CR de la traversée de Sulawesi en 3 semaines (septembre 2016), qui j'espère sera utile aux futurs voyageurs(euses)

Généralités : - a part les billets d'avion JKT-Makassar, Manado-Makassar et Makassar-KL, on a tout réservé sur place au jour le jour, sans pb : logements, bateaux, ferry, autos, guides (pays Toraja + parc Tangkoko). Seul Sera Beach était complet qd on est arrivé (100% de français qui ont tous vus les 2 memes tres beaux sites que tout le monde connait), mais tant mieux car on est allé a Sandy Bay a 5mn de la (voir + bas) et tout aussi beau et quasi-vide !

- on a vu très peu de de touristes même a Rantepao : 5 bungalow sur 12 occupés a Bolilanga et 2 sur 4 a Sandy Bay (Togians), 1 seul (le notre) chez Lorenso (Bunaken), 3 ou 4 couples a Tangkoko ds les 3 guesthouses, 2 a Ampana (Oasis), personne sur le ferry Dolong-Bubulam ni a Limboto (proche aéroport Gorontalo), 3-4 personnes max en 4j ds les villages Toraja

- météo : quasiment jamais de gd ciel bleu du matin au soir, mais jamais plus de 1h de pluie en journée.

- pour être allé a Flores récemment, les conditions de transports sont nettement plus pénibles ici (et évidemment rien a voir avec Bali, Java, Lombok) et bp + longues

- avant le départ, on pensait éviter le nord (région de Manado) car la traversée complète de l'ile en 3 semaines me paraissait impossible et finalement c'est largement faisable (sachant qu'on a qd meme sauté qqs lieux + ou - réputés qu'on ne souhaiteait pas spécialement visiter)

En détail :

J1 - Entre l'arrivée a Makassar vers midi et le départ par bus de nuit : passage a la gare routière pour réserver les billets pour le bus de nuit pour Rantepao, puis un tour au marché au poisson et au port de Paotere pour occuper l'après-midi de manière sympa, retour en becak vers Fort Rotterdam pour boire un coup et manger face au coucher de soleil

J2 a 5 - Pays Toraja J2 : on part directement a une cérémonie funéraire avec un guide parlant français rencontré a l'hotel a notre arrivée a 6h. Nombreuses explications interessantes et indispensables durant la cérémonie. Ensuite villages du sud : Ket Ketsu (trop "musée" a mon gout), Suaya, Sangalla, .. J3 : retour a la même cérémonie pour la journée des sacrifices de buffles (11 au total) : pas si gore que prévu 😛 Puis direction le nord de Rantepao en scooter (Deri, Bori, Battutumonga ...) et ballades a pied ds les rizières et collines de cette région J4-5 : suite des visites sans guide en kijang (pas de pb il y en a partout), tuktuk et a pied. Marché aux bestiaux (buffles, cochons, ..) curieux mais pas indispensable de Pasar Bolu. Villages de LOnda, Lemo, Marente

J6 - Rantepao-Ampana 15h de route 🤪 : réservation du chauffeur la veille. De très beaux passages ds la jungle avant Tentena

J7-10 : Togian Bolilanga (ile de 300m de long) avec 2 plages de sable blanc et snorkeling tout autour de l'ile. Location bateau une journée avec un autre couple pour le reef 1 (hotel California dont la cabane en bois vient d'etre remplacé par un horrible batiment en beton), Bamboo et le lac au méduses

J11-14 : Togian Malenge (Sandy Bay). Plage superbe, snorkeling a 20 m du bord. Partage d'un bateau avec un couple autrichien pour 2 matinées : une a Pulau Papan (magnifique), l'autre au reef 5 (peut-être un peu mieux que le reef 1)

J15 - journée transport : 5h-7h bateau pour Dolong (la peur de notre vie sous l'orage avec les vagues sur une coquille de noix, on était recouvert d'eau de mer tout habillé 😠), 8h30-14h30 ferry Dolong Bubulan (quasi vide), 15h-18h auto pour Limboto trouvé a la sortie du ferry

J16 - avion Gorontalo-Manado 5h30-6h10. Puis direction hotel Celebes ou le personnel hyper sympa nous a aidé a organiser nos 3 jours suivants : résa pour Bunaken (Lorenso qu'on nous avait conseillé pour le snorkeling a 2 pas, mangrove a d'autres endroits), auto pour Manado-Tomohon-Tangkoko et résa gueshouse parc Tangkoko Après-midi : bateau public pour Bunaken. Lorenso nous attend et nous emmene a la guesthouse. un peu de snorkeling

J18 - snorkeling fabuleux devant Lorenso : on a nagé au milieu de milliers de poissons, des tortues, 1 seul mais beau requin, et un cobra de mer qui nous a fichu une belle frousse (très rare a Bunaken et très dangereux selon Lorenso). Pour ceux qui connaissent Komodo, je pense que la faune a Bunaken est un peu au-dessus (c'est dire tant Komodo est inoubliable !) et largement au-dessus des Togians (qui sont magnifiques pour d'autres raisons), des Perhantians, Koh Tao, Bali et autres Lombok ...

J19 - bateau public pour Manado, trajet vers le parc Tangkoko via le marché de Tomohon et ses célèbres chiens, singes, chauve-souris et pythons ... beurrkkkk Arrivée a Batuputih en début d'aprè-midi, et ballade avec un guide ds la forêt : pas mal de beaux oiseaux, pas vu de macaques, et une magnifique heure d'observation des tarsiers. 🙂Bonne surprise : comme conseillé par le guide, on s'est entièrement recouvert le corps et badigeonné de répulsif anti-bebetes et du coup pas de piqures

J20 : Manado (repos pour cause de tourista de ma femme)

J21 avion Manado-Makassar-KL

En conclusion :

Ce qu'on n'a pas pu faire et qui était + ou - dans nos plans : - 2j a Bira en arrivant pour se reposer du voyage, mais on n'a pas eu a le regretter par la suite, ces jours nous ayant permis d'aller a Bunaken - monolithes de Tore Lindu : trop compliqué a organiser sauf a y passer bp de temps - requins baleines vers Gorontalo : ils ont disparu 10j avant notre arrivée ! mais on aurait peut-etre été déçu, il parait que c'est plein d'indonésiens (a les salauds, ils pourraient laisser ça aux touristes😄) avec plus de bateaux que de requins ... - 1j autour de Tomohon par manque de temps : pas de regrets, le temps était bouché les volcans étaient a peine visibles

Ce qu'on a bien réussi : - bus de nuit gd luxe Makassar-Rantepao : ne pas hésiter a prendre les + chers pour arriver frais a Rantepao - les 2 jours de cérémonies de funerailles (certains sont mal tombes, il n'y en avait pas en 4 jours) - Rantepao-Ampana en 1j (crevant mais 1j de "gagné") - nouveau speed boat Ampana-Wakai + cher mais bien + rapide que le ferry (et en + tous les jours) - le ferry Dolong-Bubulan (Dolong assez proche de Malenge) alors que la plupart des gens prend celui de Wakai-Gorontalo 2 fois + long - l'avion Gorontalo-Manado a 5h30 du matin nous a évité 8h de route et une journée de "perdue" pour un cout identique (2x32€ d'avion contre 60-70€ de voiture) - grâce a Sera Beach complet (uniquement des français car conseillé par 2 sites magnifiques), on a découvert Sandy Bay a 5mn de bateau de Sera : même plage paradisiaque, corail + proche du bord donc snorkeling + facile, avec seulement 4 grands bungalows (au lieu de 12 pour Sera), + luxueux (prix identique), meilleure nourriture et plus variée (d'après nos échanges avec des gens logeant a Sera). Personnel hyper sympa (ça doit être pareil a Sera)

Ce qui nous a bien fait flippé : - le bateau Sandy Bay-Dolong sous l'orage a 5h du matin : grosse frayeur, la fin de l'orage a été accueillie avec soulagement - l'annulation du vol Manado-Makassar alors qu'on avait ensuite une vol pour Kuala-Lumpur

Ce qu'on aurait pu améliorer : - 1 avion de moins en faisant la traversée de Sulawesi ds le sens nord-sud (car on aurait fait JKT-Manado puis Makassar-KL au lieu de JKT-Makassar puis Manado-Makassar, puis Makassar KL

Autre : - Sifa Cottage est définitivement fermé (de la bouche de l'ex-gérante qui travaille maintenant a Sera), mais on est allé y faire du snorkeling sur ce magnifique site - reef1 (hotel California) + Bamboo + lac aux méduses en 1 jour c'est top. Y ajouter le village bajo Pulan Papan comme certains le font c'est trop - les pressés peuvent rester 3 jours seulement en pays Toraja - ne pas aller aux Togians pour moins de 5-6 jours tant c'est loin ... et en + c'est vraiment les plus iles qu'on ait jamais vu (les Raja Ampat sont mieux parait-il .. mais on ne connait pas)

Dispo pour toute question (ici ou ds un nouveau post) sur les logements, incontournables, les tarifs qd je les ai notés ... etc Les photos de ce voyage seront bientot ajoutées a mon site ci-dessous
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1 mois Indonésie - Sulawesi/Célèbes
Bonjour a tous, Après un superbe voyage il y a 2ans entre Java et Bali, ma compagne et moi avons decide de passer a nouveau un mois (Aout) en Indonesie, ou l'on se sent si bien. On avait adore Java pour ses magnifiques paysages et pour les contacts et l'ambiance qu'il y regne... Surtout si l'on s'eloigne un peu des sentiers battus... Bali, malgre des panorama merveilleux, des plages de reves, et des personnes radieuses, nous a moins marque (tout est relatif biensur... je ne demande qu'a mieux connaitre l'ile)... Pour ce retour, on a pense rester 1mois, avec l'objectif de decouvrir l'ile Sulawesi...

Quelques questions generales : - Existe t il des Bateaux de Jakarta, ou plus loin sur Java jusqu'aux Celebes ? - 1 mois complet sur Sulawesi est il judicieux, ou tant qu'a faire, on pourrait utiliser une semaine pour aller decouvrir une autre ile ?

Tout vos avis nous interessent ! En attendant de vous lire, Merci d'avance Damien
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Trajet Luwuk - Ampana (Indonésie)
Bonjour,

Je ferai le trajet Luwuk - Ampana le 21 juillet prochain, en route vers les îles Togians. J'arriverai à l'aéroport de Luwuk, depuis Makassar, à 10h55 (en théorie...!) et je souhaiterais, dans la foulée, prendre un taxi jusqu'à Ampana. Si vous souhaitez partager les frais de taxi, et partager un bon moment 🙂, n'hésitez pas à me contacter.

A bientôt peut-être... sur la route!
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Off on an adventure to Java (and a bit of Bali)
Hey there, community! Back this weekend, below is my travel journal from my adventure in Indonesia. Enjoy the read!!!

Day 1 - August 10, 2025 New life downloading for three weeks! And for that, Flo and I launched a public tender... A public tender? What’s that got to do with a travel journal???... Well, when you think about it, few destinations tick all the boxes for an August adventure: Meaning, finding a place that’s exotic in the middle of August, not too expensive, not too packed with tourists, warm but not *too* warm, with postcard-perfect landscapes, dreamy beaches, tasty cuisine with a hint of exoticism, friendly and welcoming locals, where you’re free to sleep under the stars among the mosquitos, take transport surrounded by chickens, and even eat from a pig trough if you feel like it—well, turns out it’s not that easy to find! I’d even say, given how thick the list of requirements is, there’s a big risk the tender could be declared unsuccessful for failing to meet just one criterion. Let’s just say the candidates better submit a rock-solid proposal!

After reviewing all the responses and presentations from the candidates, the obvious choice for us is... Indonesia! Except that trying to explore a country as vast as Indonesia and its 17,504 islands in less than five years is a bit like reading the summary of a Proust novel without taking the time to savor each of its 950 pages! Don’t worry, I won’t name them all here. Besides, do they even all have names? No! Only 7,870 have been named—their parents clearly ran out of ideas for the rest. Anyway, our society, which worships the "work more to earn more" mantra, unfortunately limits our adventure time. So we’ll only get to see a small part of Indonesia, and we’ll have to make a tough choice to head for the best of the best in this archipelago of over seventeen thousand islands. Each one has its own selling points: Sumatra, Sulawesi, Java, the Celebes, Bali, Borneo, Papua, Timor, the Moluccas... So many names that smell of adventure... Another tender, another list of requirements, another review of proposals... Drumroll... Splash splash... And the lucky winner is... Ta-da... Java, Bali’s big sister, where I’ve already been eight years ago... Java the programming language. The Java of Broadway. We’re gonna *do* the Java. Java the coffee. And yes, Java is also an island!

This island, four times smaller than France, is home to 136 million people, making it the most populated island in the world! Fun fact: Indonesia, with its 260 million inhabitants, is just shy of the podium for the world’s most populated countries, after the winning trio of India, China, and the United States. And it’s on this island of Java that you’ll find Jakarta, the (soon-to-be-former) capital and main airport of the country, where we’ll soon land after our nineteen-hour flight! Yep, nineteen hours! I mean, Indonesia in general—and Java in particular—is a *tad* farther than going on vacation to Grandma Yoyo’s! Not sure where it is? Easy. Grab a map. Plant your finger on the big island at the bottom right—aka Australia for those who struggle with geography—move it up two centimeters, and bam, welcome to Indonesia!



Nice transition, right? Because "Welcome to Indonesia" is exactly what the friendly flight attendant just said to me as we got off the plane! That’s it, our chakras are open, we’ve arrived at our (air)port. Time for rest, pool, cocktails, and a beach with our toes spread out... Wait, if you bought that, you clearly don’t know us yet! Since we still have energy to burn and need to adjust to the flight and time difference, we tackle the long administrative formalities to enter Indonesia, just to earn the right to hop in a 45-minute Grab taxi to the train station. The train station? What train station?... What do you usually do at a train station? Take a train, of course! Off we go for a three-hour train ride to Bandung, where we’ll officially start our adventure tomorrow after our first Indonesian night...

Unfortunately, we were a bit slow off the mark, which meant we missed the 6:25 PM train by two minutes. Oh well, we’ll have to wait until 11 PM. We take the opportunity to stretch our legs in Jakarta, soak up the atmosphere, and enjoy the delicious smells wafting from the *warungs*—those little typical street restaurants. A quick stop at the National Monument, a detour to a night market to devour our first *kwetiaw goreng* and *teh manis* for 60,000 rupiahs (that’s 3 € for two), and just like that, our penalty is lifted, and we’re allowed to hit the road again. Off to Bandung, where we arrive at 2 AM for... a *very* short night...







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Îles Banda en 2016 (Indonésie)
Bonjour a tous, Décidé notre départ pour le mois de novembre 2016, j'aurais quatre questions à poser aux voyageurs récents. 1)On devrais arriver a Ambon un Vendredi, et se rendre au plus tôt aux îles Banda.Le bateaux(Espress Priscilla a priori) part toujours le samedi? 2)De quel embarcadère il part?(Tuleku seaport? mais je le trouve pas sur internet) Je voudrais en effet choisir un hôtel prés de embarcadère et on serais je pense assez fatigues du long voyage.(hôtel prés de l’aéroport ou en ville?) 3)J'ai besoin de téléphoner souvent en France.J'ai donc l'habitude de acheter une carte sim avec internet sur place.Mais souvent sur les îles un peu éloignées un seul opérateur est vraiment efficace.Quel est donc l’opérateur a choisir pour le moluques du sud et îles Banda en priorité?Et mieux acheter ça à Jakarta aéroport ou a Ambon? 4) Au retour, avant l'avion sa vaut la peine de passer quelque jours sur l’île D'Ambon et il y as t'il manière de louer un Scooter? Merci a tous et pour tout!
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Sortir des sentiers battus au Sulawesi
Ayant découvert le sulawesi il y a 4 ans j y retourne mais cette fois je vais essayer de sortir des sentiers battus .. je connais déjà toraja , manado , bunaken , lembey .... cette fois ci j aimerai passer une semaine avec le peuple badjo et aller pêcher avec eux , je retourne passer une semaine au pays toraja pour sûre , je vais me rendre aussi à malenge ( Togian ) je compte aussi découvrir le sud est ( wakatobi ) et d autres coins non touriste mais mais qui ont été des coups de cœur pour vous car je ne parvient pas à trouver trop d infos hormis sur les endroits que je connais déjà .. si quelqu un a des infos ce serrait au top car j y serais le 3 juillet 2018 .. je suis preneur de toute idée et bons plans ... merci d avance à tous ..
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Retour de Sumatra: Gunung Leuser, Toba, Bukittinggi et environs
Bonjour,

De retour d'un gros mois a Sumatra, je souhaiterai partager quelques miettes, infos et impressions generales. Plutot qu'un compte rendu, ce message sera plutot une note d'humeur voire un billet d'amour pour cette belle region du pays.

Donc, apres plusieurs voyage dans l'est de l'indonesie (Moluques, Sulawesi, Raja Ampat, Banda....), Sumatra c'est le continent carrément. Le territoire est immense, la faune est imposante, les montagnes majestueuses et les gens....totalement charmants! Que dis-je, les gens sont succulents de gentillesse. Je ne sais pas si c'est le simple fait d'être un touriste ou l'avantage de parler Bahasa, mais les gens de Sumatra ont explosé le compteur de gentillesse, génerosité et amabilité des Indonesiens: une mention speciale pour les Minangkabau et les gens autour de Bukittinggi qui m'ont totalement conquis!

Arrivé a Medan, je voulais rejoindre Ketambe au centre nord de l'ile. Rien de plus facile, rejoindre le quartier ou endroit nommée Padang Bulan, d'ou partent deux fois le matin et une fois le soir (chaque compagnie presente sur place) des taxis partagés vraiement tres bien pour kutacane pour le rpix de 130.000 Rps. En rajoutant 70.000Rps ils vous ramenent jusqu'a Ketambe devant la guest house que vous aurez choisis ce qui est quand meme tres avantageux et vous evitera eventuellement de devoir passer une nuit a Kutacane.

J'ai choisi la seule guest house sise au milieu du parc, toutes les autres etant dans le village lui meme, elle est a environ 3 km plus loin en direction du nord (Balngkejeren). C'est la Leuser Ketambe/Gurah Bungalows guest house. Je sais c'est pas facile de la reperer avec deux noms differents et je ne parle meme pas de la confusion generale due au fait qu'elle est dirigée par un denommé PAK MUS lui meme fils de PAK MUS, grand veteran du tourisme local avec sa propre GH a l'entrée du village!

Mon choix s'est averé excellent. bungalows construits en bois, engloutis dans la foret et surplombant la riviere ALAS (bruit de l'eau omnipresent). Le lendemain matin juste avant le lever du soleil a deux pas de mon bungalow : LITERALLEMENT, un grand male Gibbon Noir, une maman Orang outan avec son bebe, les omnipresents thomas Leaf, des macaques....incessant balais de papillons de toutes sortes, tailles et couleurs...insectes improbables...ect Tout de suite, le trek de longue haleine en pleine jungle devenait une simple option que j'ai totalement fini par oublier a mesure que les jours passaient (Une semaine en tout) et que je decouvrait de plus en plus de choses dans les environs immédiats de ma chambre et ce durant la journée mais aussi la nuit: Serpents, loutres dans la riviere, deux especes de calaos, loris, ecureuils volants, des chauves souris et papillons de nuit enooooormes! La jungle dans un confort tres acceptable et la compagnie des maitres des lieux et leur petite famille adorable ainsi qu'une cuisine maison delicieuse (mention speciale pour le diner!) 150.000 Rps la nuit plus les repas entre 20 et 40 milles roupies! Attention, petite odeur d'humidité et eau de la douche hyper froide, on est en montagne donc gare au coups de froids! J'ai quand meme finis par prendre un guide pour une journée pour rejoindre la source d'eau chaude dans la riviere sauvage, dans la foret sauvage. Tres bien et largement suffisant comme experience junglistique!

Descendre vers la riviere en contrebas ou monter la petite colline a droite des bungalows et en 5 min vous aurez une vue digne de National geographic. J'y passais des heures au lever et au coucher du soleil, magique!!

Direction TOBA, mais pas l'endroit usuel, plutot Tongging, le village au nord du lac juste aux pieds de la tres haute chute d'eau SIPISOPISO. J'ai du payer le prix tacos partage pour Medan pour etre ramené a Kabanjahe ou le chauffeur a bien passé une bonne demie heure a tourner pour trouver enfin l'epave qui fait le trajet direct vers le lac (Suka Sari, 15.000 Rps jusqu'a Tongging) Je suis reste que deux nuits au Roman Sinasi, cher a 250K Rps le nasi goreng fabuleux le matin a 10K Rps et un tres bon cafe a 5K. Aller au village et manger des langoustines grillées avec leurs sauce a 75K, delicieuses, les locaux les appellent LOBSTER! je recommande le restau VHI VHI, le plus propre du village et avec une tres belle vue. Magnifiques vues sur le lac et interessantes ballades de tous les cotes A 9h30 chaque matin, le bus pour Medan depuis Silalahi vous recupere devant la guest house et vous ramene jusqu'aux faubourgs de Medan pour 35K Rps, un ptit saut dans un Angkot rouge numero 103 vous depose au centre ville (Lapangan, gare de train, hotels...)

Vol lion air vers Padang a 25 euros. depuis l'aeroport de Padang, vous pouvez prendre un taxi partagé vers Bukittinggi pour 95K Rps. La place ne coute de 50K Rps et le reste est empochée par la mafia de l'aeroport. Si vous avez le numero du chauffeur il peut venir vous attendre et vous recuperer et vous ne paierez que 50K rps.

Il vous depose direct a votre hotel a BUkittinggi. Dans mon cas c'etait la HELLO GH que je recommande vivement. Petite famille chinoise, la fille LING est la gentillesse incarnée ainsi que ses parents. Armando l'assistant est un puit d'infos sur la region, il offre aussi ses services de guide pour ceux qui n'ont pas assez confiance en leur capacites d'orientation. Sinon la location de scooter a 60K Rps par jour + 20K Rps d'essence vous permettera d'aller partout.

Bukittinggi fut un vrai coup de coeur, une ville super agreable avec un climat excellent, une nourriture fabuleuse (mention speciale pour le Nasi Kapau qu'on peut manger dans le Pasar Atas, qui a reussit a detroner le Rendang daging de la premiere place des mes plats indo preferes!) Course de boeufs dans les rizieres, lac Maninjau, Palais Pagayurung, Harau, Maninjau, Malalak, innombrables petites routes passant des fois en pleines jungle..... mes 2 semaines sur place furent formidables! Prevoir des boules quies pour les mosquées omnipresentes et les appels a la prieres tot le matin Je recommande vivement la route qui mene a Malalak qui part a droite depuis la route vers Maninjau et amene a un col en hauteur entre le lac et la montagne Singgalang avec une vue fabuleuse sur la vallée en contrabas et jusqu'a l'ocean Indien et les petits atolls au large de Pariaman: Route superbe et vide a faire par temps clair pour profiter de la vue! Je recommande aussi la visite feerique de la grotte NGALAU SIMARASOK/ NGALAU AGAM TABIK, a une heure de Bukittinggi, accessible par scooter ou par un angkot pour KOTO TUO (district de BASO). On y accede en embarquant sur des barges en bois utilisés pour recolter le sable et en se mettant a plat ventre pour passer a travers les rochers, munissez vous d'une lampe frontale ou demandez aux bateliers de vous en preter/louer une. La bateau pour une demie heure coute 50.000 Rps quelque soit le nombre de personnes a bord: un bakchich est fort apreciable. a l'interieur des nuees d'hirondelles rendent l'experience magique ou effrayante...c'est selon

Rejoindre l'aeroport avec un taxi partagé qui vous recupere de votre guest house pour 50 ou 60K Rps selon les jours. A reserver aupres de la reception

J'ai ete sauve sur une route perdue totalement defonce par un eboulement infranchissable (mais pas pour les locaux), invité de nombreuses fois, assisté par des inconnus quand mon bagage s'est perdu...ect: La gentillesse des locaux est phenomenale.

J'insiste sur l'apprentissage du bahasa qui meme rudimentaire transformera votre voyage en un experience intimiste et vous vous ferez de tres tres nombreux amis: preparez aussi votre compte facebook et votre numero watsapp, bien sur vous n'echapperez pas au groupes de perfectionneurs d'Anglais si vous etes en ville le Dimanche

N'hesitez pas si vous avez des question
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Camping sauvage sur une île inhabité en Asie
Bonjour à tous, après de nombreuses recherches au sujet du "camping sauvage sur ile inhabité en Asie", je me retrouve a poser ma question sur ce forum car très peu d'informations ou même de retours d’expériences sont disponible sur internet.

J'ai pour projet de partir 3 semaines avec un groupe d'ami sur une Île inhabité au mois de SEPTEMBRE 2020. Idéalement vis à vis de la saison, l’Indonésie, la Malaisie, les philippines paraissent être les endroits idéaux (saison & nombre d'île confondu).

Si je devais résumer vulgairement notre projet, il s’agirait de nous faire déposer en bateau sur une île inhabité avec nos ressources (eau, nourriture, tente & équipement indispensable a la survie) pour 3 semaines d'aventure, puis a la fin de cette période, le bateau reviendrait nous chercher pour nous ramener à la civilisation. C'est un rêves d'enfance que nous souhaitons réaliser ensemble en étant totalement conscient de la difficulté de ce projet un peu fou. Nous ne sommes pas débutant dans le domaine & la galère est notre recherche commune hihi.

Nos questions sont les suivantes : Est-il possible de faire du camping sauvage sur ces îles inhabités ? La population/gouvernement est-elle/il contre ce type de voyageur ? Quels sont les législations ? ...

Bien évidement si vous avez des retours d’expérience dans d'autres pays ou autres, si vous connaissez des personnes qui pourraient potentiellement nous renseigner ou même des liens que j'aurais loupé a ce sujet, merci de me les renseigner. Ca serait une aide précieuse dans l'organisation de notre périple.

J’espère avoir été clair dans mes propos. Dans l’espoir d'avoir des réponses. Merci à tous
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Vol Sorong-Ambon-Makassar avec Lion Air
Bonjour,

Dans le cadre d'un long voyage, nous souhaitons rallier les raja ampat (aéroport de sorong) à Kuala lumpur (pour nous permettre ensuite d'aller vers Hanoi).

Le plus simple (et le moins couteux) est de passer par ujung padang (makassar).

Il existe un vol avec wings air/lion air, qui fait sorong-ambon (IW1505, arrivée à 7h10) et ambon-makassar (JT695 qui décolle à 7h50, soit 40min après l'arrivée du premier vol).

Savez-vous s'il s'agit du même avion qui ne fait que se poser/embarquer des passagers/redécoller ? Dans ce cas, il ne devrait pas y avoir de soucis si le premier avion a du retard, vu que c'est le même avion ensuite ?

Ou bien, s'il s'agit de deux avions bien distincts, ce qui nous obligerait à sortir de l'avion et à prendre la correspondance (ça me semble dans ce cas impossible à gérer, sans compter les éventuels retards).

J'ai contacté la compagnie aérienne, mais pas reçu de réponse ... P-e qu'il y aurait un expert dans l'assemblée ?

Merci d'avance pour votre aide, Eva
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Qui est déjà allé dans le nord des Moluques?
Bonjour à tous,

Après un premier voyage de deux mois y a deux ans en Indonésie avec mon copain où nous sommes allés à Bali, au Timor Ouest, à Alor et à Florès, nous souhaiterions découvrir assurément les Raja Ampat et peut être le nord des Moluques.

Pour info, nous partirions de fin octobre à fin décembre. Pour les Raja Ampat, de plus en plus accessibles pour les petits budgets, je devrais trouver mon bonheur sur les forums/blogs et le site Stay Rajat Ampat.

Pour les Moluques, beaucoup d'écrits et de conseils sur les îles Banda (au centre) et les îles Kei (au sud) mais moins d'informations sur les autres. J'ai bien farfouillé sur le site East-Indonesia et ai identifié plusieurs îles qui nous intéresseraient et c'est là où cela se complique... Au delà des difficultés pour accéder à certaines et la mise en place d'un itinéraire où l'on ne trotterait pas (donc faire le deuil de certaines), trop peu de retours sur les îles suivantes :

JAILOLO / TERNATE / SERAM / TIDORE / LELEI / KAYOA / BACAN / GEBE / MOROTAI

Si jamais, vous y êtes allés y a moins de 5 ans, un grand merci d'éclairer ma lanterne sur les villages traditionnels et l'hospitalité des locaux, les possibilités de courtes randonnées dans la jungle, l'état de la flore et de la faune, la location d'un scooter (si routes existantes...) et aussi l'existence de bungalows sur la plage, de lagons où barboter même si les Raja Ampat devraient formidablement remplir ce rôle.

Plus globalement, votre parcours et vos impressions sur les îles citées ci-dessus me combleraient de joie pour faire des choix ! Maluku or not Maluku ?

En vous remerciant par avance ! Céline
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Bali: What are the must-visit places?
Hi there! We’ll be in Bali from July 28, 2025, to August 28, 2025, and we’d love to know which spots are worth visiting. If anyone has a travel journal or tips to share—especially since we’ll be spending our first week in Uluwatu—thanks in advance for your replies!
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Quel appareil pour de la photo en snorkeling?
Bonjour

Ayant attrapé le virus de la photo de voyage il y a peu de temps, je me pose des questions pour les photos de mon prochain voyage en Indonésie. Je suis équipée d'un Nikon D90 qui me ravit parfaitement mais voilà en Indonésie je vais passer beaucoup de temps sous l'eau et j'aimerais ramener quelques clichés acceptables. L'été dernier j'ai ramené pas mal de photos du Cambodge mais presque rien de la Thaïlande car j'ai passé mon temps sous l'eau essentiellement à Koh Tao. Donc pour l'été prochain je voudrais trouver une solution sachant que:je ne fais que du snorkellingJe ne veux pas investir un gros budget car cela restera quand même une petite part des photos que je veux prendre.J'ai quand même un minimum d'attente pour la qualité (travailler avec une priorité ouverture, avoir un grand angle correct car il parait que c'est important sous l'eau, travailler plutôt en raw si c'est possible)J'ai vu plusieurs solutions:le compact étanche mais j'ai peur que ça prenne quand même l'eaule compact avec caisson mais c'est cher...la housse dicapac pour mon reflex mais il y a intérêt à ce que cela soit étanche parce que j'aime mon reflex!Voilà je n'arrive pas à me décider parce que je manque de retours d'expérience. Est ce que parmi vous certains ont une idée sur cette question?

Merci de m'aider à choisir!
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