LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne.
Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter.
Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ?
Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ?
Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup.
« Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante.
A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé :
- La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ?
- Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ?
- Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie
- Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir.
- Elle va jamais revenir surtout !
- Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo !
- A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là !
- A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur.
- Oui, juste après avoir été violée !
- Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur.
«… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout.
Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique.
Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile !
Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ?
Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent.
Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre !
Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue.
J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé.
Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible !
La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant:
Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles:
- Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants.
- Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas....
- Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban!
L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle.
Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu…
Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine !
Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça.
Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées!
Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!!
D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible!
- Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non?
- Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible!
Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit.
Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? »
Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin.
Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner.
Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route.
Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste.
Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris.
Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route.
La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines.
Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement.
Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais.
Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait.
Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés :
- Where you want to go ?
- Heum… to the mont Popa
- With your bicycle ?
- Yes…
- Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan.
Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo…
Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser…
- Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ?
- Si, si on est quebequois !
- … Mais…
Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ».
Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok.
J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité.
C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis!
Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact.
Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages.
La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!!
Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper.
Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté!
Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites?
Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam
Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout.
"Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros !
Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais?
Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon.
Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça."
Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain.
Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est.
Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles.
Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie.
Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci.
Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping...
Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route.
Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit.
On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!».
Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc.
Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question
Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ?
La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon.
C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route.
Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !!
Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style :
Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette"
... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution.
Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour...
Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite.
Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires.
Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti.
J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler.
Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort.
Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait.
D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs.
De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là.
Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient…
Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser.
L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours.
Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
Bonjour, avec mon compagnon nous pensons partir pour 1 mois et demi/ 2 mois de début juillet à fin aout 2020 visiter quelques pays d'Asie du sud-est notamment Cambodge Laos Vietnam Thailande pourquoi pas. Nous ne savons pas du tout par où commencer, ce qui est à voir et à éviter, quel moyen de transport est idéal lors des déplacements inter-pays. Nous aimons tout ce qui touche à l'architecture, la nature, la vie citadine, nous aimons découvrir de nouvelles choses et de nouvelles cultures. Ce serait une première fois pour nous en Asie.
Merci beaucoup pour vos retours et conseils,
Bien cordialement,
Roxanne
Merci beaucoup pour vos retours et conseils,
Bien cordialement,
Roxanne
Bonjour,
Mon compagnon et moi partons passer les vacances de Noël au Laos. Il paraît que 13 jours pour le Laos c'est peu, en tout cas pour faire le nord et le sud. Nous devons donc faire un choix... nous entendons qu'il y a des choses à faire autant au nord qu'au sud. Nous avons envie de découvrir la population, faire un trek de quelques jours, aller visiter des endroits typiques sans rencontrer trop de touristes ;-)
Quels sont vos avis? Que nous conseillez-vous? Plutôt le Nord? ou le sud?
Merci d'avance pour vos réponses!
Sandy et Simon
Mon compagnon et moi partons passer les vacances de Noël au Laos. Il paraît que 13 jours pour le Laos c'est peu, en tout cas pour faire le nord et le sud. Nous devons donc faire un choix... nous entendons qu'il y a des choses à faire autant au nord qu'au sud. Nous avons envie de découvrir la population, faire un trek de quelques jours, aller visiter des endroits typiques sans rencontrer trop de touristes ;-)
Quels sont vos avis? Que nous conseillez-vous? Plutôt le Nord? ou le sud?
Merci d'avance pour vos réponses!
Sandy et Simon
Bonjour,
Nous revenons avec mon compagnon d’un mois de vacances entre le Cambodge et le Vietnam. Nous avons séjourné 6 jours à Siem reap principalement pour visiter les temples d’Angkor. Nous avons fait appel à un guide francophone qui s’appelle Chea Vannak. C’est un homme super🙂. En plus d’être guide, il est photographe, ce que nous aimons également😉. Ce fut une magnifique rencontre humaine. Vannak a été attentif à nos demandes et a su y répondre. Nous sommes revenus de ce voyage avec les yeux rempli de belles images et surtout avec un nouvel ami.
Afin d’organiser notre séjour, Vannak a été disponible par mail. Nous avons échangé des mails afin de déterminer notre parcours. Vannak a tenu ses engagements et a su nous faire des surprises en nous faisant découvrir des lieux insolites. C’est un homme passionné et cultivé qui a partagé avec son histoire et celle de son pays.
Nous nous sommes déplacés en tuk-tuk, le chauffeur était son cousin Neath fort sympathique et attentionné. Il conduisait très bien.
Si vous devez vous rendre au Cambodge, je vous conseille Vannak. Il connait très bien son pays. Il est aussi spécialisé en trek et en photographie. Il travaille aussi bien pour des individuels que pour des tours operator français. Vous pouvez le contacter et faire appel à lui les yeux fermés.
Voici ses coordonnées : Facebook: https://www.facebook.com/chea.vannak.39?fref=ts Mail: cheavannak2005@yahoo.com Je suis disponible si vous avez des questions tant pour la Cambodge que pour le Vietnam
Voici ses coordonnées : Facebook: https://www.facebook.com/chea.vannak.39?fref=ts Mail: cheavannak2005@yahoo.com Je suis disponible si vous avez des questions tant pour la Cambodge que pour le Vietnam
Bonjour !
Je pars avec mon compagnon au Cambodge (et Vietnam, si faisable) pour 3 semaines le 15 juillet prochain. Nous venons de nous fixer sur la destination, au vu de tous les témoignages sur ce pays, nous avons vraiment envie de le découvrir. Pour le moment, ce que nous savons, c'est que nous arrivons et repartons de Phnom Penh.
Quelqu'un aurait-il fait un voyage semblable et aurait un itinéraire à nous proposer ? Quels sont les lieux à voir absolument ? Les plages sont elles accessibles, malgré la mousson ? Comment cela se passe-t-il par rapport à la pluie ? Point de vue transport, lesquels sont à prendre en priorité, certains à éviter ? Avez-vous des astuces sur des hôtels ? Nous pensons partir avec un plan de route mais prendre les hôtels sur place, est-ce faisable ?
Le passage Cambodge - Vietnam et le retour est-il facile ? cher ?
Quels sont les conseils que vous donneriez à quelqu'un s'y rendant pour la première fois ? (santé, sécurité, culture...)
Nous sommes pleins de questions mais surtout très exités par l'organisation de ce voyage 🙂
Merci d'avance de tous vos conseils !!
Au plaisir de vous amener un témoignage que j'espère aussi positif que les vôtres...
Je pars avec mon compagnon au Cambodge (et Vietnam, si faisable) pour 3 semaines le 15 juillet prochain. Nous venons de nous fixer sur la destination, au vu de tous les témoignages sur ce pays, nous avons vraiment envie de le découvrir. Pour le moment, ce que nous savons, c'est que nous arrivons et repartons de Phnom Penh.
Quelqu'un aurait-il fait un voyage semblable et aurait un itinéraire à nous proposer ? Quels sont les lieux à voir absolument ? Les plages sont elles accessibles, malgré la mousson ? Comment cela se passe-t-il par rapport à la pluie ? Point de vue transport, lesquels sont à prendre en priorité, certains à éviter ? Avez-vous des astuces sur des hôtels ? Nous pensons partir avec un plan de route mais prendre les hôtels sur place, est-ce faisable ?
Le passage Cambodge - Vietnam et le retour est-il facile ? cher ?
Quels sont les conseils que vous donneriez à quelqu'un s'y rendant pour la première fois ? (santé, sécurité, culture...)
Nous sommes pleins de questions mais surtout très exités par l'organisation de ce voyage 🙂
Merci d'avance de tous vos conseils !!
Au plaisir de vous amener un témoignage que j'espère aussi positif que les vôtres...
Bonjour à tous !
Je souhaite partir courant février mars 2013 au Cambodge pendant deux voir trois semaines. Normalement nous sommes logés avec mon compagnon sur place ou j'ai des connaissances, je n'ai donc pas à me tracasser la tête pour les frais d'hebergements ... Cependant ce voyage est le premier que nous allons faire et malgres. tous les sites internets qui sont vraiment d'une très grande aide pour " les choses à savoir" à " éviter" etc ... Aujourd hui je poste ce message pour avoir l'aide et l'avis de grand aventurier qui pourrais aider moi petite aventurière débutante 🙂 . Ai-je assez de temps en 4 mois pour pr��parer un voyage de deux ou trois semaines au Cambodge ? ( passeport, vaccins, visa, argents etc etc ) quels sont vos conseils ? Les choses à prévoir, les choses à savoir et à éviter ... Merci pour vos réponses et bon voyage =)
Je souhaite partir courant février mars 2013 au Cambodge pendant deux voir trois semaines. Normalement nous sommes logés avec mon compagnon sur place ou j'ai des connaissances, je n'ai donc pas à me tracasser la tête pour les frais d'hebergements ... Cependant ce voyage est le premier que nous allons faire et malgres. tous les sites internets qui sont vraiment d'une très grande aide pour " les choses à savoir" à " éviter" etc ... Aujourd hui je poste ce message pour avoir l'aide et l'avis de grand aventurier qui pourrais aider moi petite aventurière débutante 🙂 . Ai-je assez de temps en 4 mois pour pr��parer un voyage de deux ou trois semaines au Cambodge ? ( passeport, vaccins, visa, argents etc etc ) quels sont vos conseils ? Les choses à prévoir, les choses à savoir et à éviter ... Merci pour vos réponses et bon voyage =)
Bonjour,
Nous projetons de visiter les sites d'Angkor cet été, mon compagnon et moi. Nous nous contenterons d'un "saut" aller/retour depuis Kuala Lumpur. C'est pourquoi, après lecture des messages du forum, nous pensons y rester 4/5 jours environ et prendre un pass 3 jours pour visiter les temples. Voici donc un avant projet de parcours :
Le premier jour visite ( si possible en décalé des groupes !) du Bayon, Angkor Vat puis Ta Phrom. Le deuxième jour, groupe des roulos et à nouveau retour sur le groupe d'Angkor. Le troisième jour, visite de Benteay Srei et Kbal Spean et au retour, Phom Bok.
Il me semble que tous ces temples sont inclus dans le pass ?
Nous profiterions du 4éme jour pour aller à Beng Meala et flaner le long de la route ...et visiter le musée "national", si on a le temps. Sinon, la visite du musée pourrait ëtre pour le lendemain et départ.
Comme ce sera notre premier voyage là bas, on a aucune idée du réalisme de ce projet ! Est ce qu'il vous parait réalisable, ou trop, c'est trop ? Qu'en pensez-vous ? Toutes vos remarques et vos propositions sont les bienvenues...Merci
Debby
Nous projetons de visiter les sites d'Angkor cet été, mon compagnon et moi. Nous nous contenterons d'un "saut" aller/retour depuis Kuala Lumpur. C'est pourquoi, après lecture des messages du forum, nous pensons y rester 4/5 jours environ et prendre un pass 3 jours pour visiter les temples. Voici donc un avant projet de parcours :
Le premier jour visite ( si possible en décalé des groupes !) du Bayon, Angkor Vat puis Ta Phrom. Le deuxième jour, groupe des roulos et à nouveau retour sur le groupe d'Angkor. Le troisième jour, visite de Benteay Srei et Kbal Spean et au retour, Phom Bok.
Il me semble que tous ces temples sont inclus dans le pass ?
Nous profiterions du 4éme jour pour aller à Beng Meala et flaner le long de la route ...et visiter le musée "national", si on a le temps. Sinon, la visite du musée pourrait ëtre pour le lendemain et départ.
Comme ce sera notre premier voyage là bas, on a aucune idée du réalisme de ce projet ! Est ce qu'il vous parait réalisable, ou trop, c'est trop ? Qu'en pensez-vous ? Toutes vos remarques et vos propositions sont les bienvenues...Merci
Debby
Guide francophone au Laos
Nous envisageons un voyage de 3 à 4 semaines au Laos et nous aimerions savoir s'il est possible de contacter un guide local avec voiture.
hi there
we’ll arrive in Luang Prabang on November 8th from Bangkok and plan to leave from Vientiane on November 19th.
Little question—we’d love to visit northern Laos, but I can’t do mountain walks or climbing. My partner can, though. What do you recommend for us?
Thanks for your tips!
Best,
Monique
Bonjour,
J'ai épluché un peu toutes les conversations que j'ai pu trouver mais je n'arrive pas à résoudre mon problème! Nous partons à deux en Thailande et au Cambodge au mois de novembre prochain où nous passerons 23jours sur place. J'avais tout prévu... Bangkok/Siem Reap avec Airasia, 4 jour sur Siem Reap - Phnom Phen avec un arrêt entre les 2 puis deux jours sur place avant de descendre sur Kep, remonter par Kampot en 2 jours et repartir en Thailande depuis Phnom Phen. En Thailande, nous passons une journée à Bbk (que nous connaissons déjà un peu), partons sur Chiang Mai et les environs pour 4 jours avant de décoller pour Krabi et halte à Koh Phi Phi pour nos 4 derniers jours avant de rentrer en France. Il y a 1 semaine mon compagnon découvre Koh Kood et rêve d'y aller...Depuis je me casse la tête pour trouver la meilleure solution pour l'intégrer à notre séjour. J'ai pensé à 2/3 options et j'aimerai votre avis pour savoir laquelle est la meilleure...Soit en tout début de séjour, soit au retour du Cambodge.
Nous arrivons à Bangkok à 18h donc j'ai lu ici qu'il était possible de descendre sur Trat directement, qu'il y avait un bus à 23h à l'aéroport. Ceci dit, cela nous fait arriver à Trat en pleine nuit, est il possible de trouver une guest house facilement à cette heure avancée? Et donc prendre le bateau à 12h30. Pour le retour, est-il plus judicieux de retourner sur Bangkok et prendre un avion pour Siem reap ou de faire le trajet par la route? C'est surtout ça qui me pose problème! Faire 4h de bus ne nous pose pas vraiment de soucis mais au delà de 6h, pour des problème de hanche (malgré mon jeune âge :/), cela commence à être long.
J'imagine qu'il est possible de faire Trat-Siem Reap puisque l'inverse l'est. Il y a t'il des bus régulièrement? J'ai l'impression après avoir cherché Trat PP, Trat Kep, Trat Siem Reap que ce dernier est ce qu'il y a de plus rapide au vue des trajets inverses mais je n'ai RIEN su trouver dans ce sens là...et ça me désespère un peu :D
Sinon, l'autre option que j'envisageais était d'inverser mon voyage et commencer par PP, Kep etc pour finir à Siem Reap et descendre sur Trat pour rejoindre Koh Kood. Qu'en pensez vous? En termes de temps de transport surtout, je ne suis pas à 20USD prêt, je cherche surtout à perdre le moins de temps possible car notre programme est assez chargé et que mon défi est d'intégrer une étape de plus avec le même nombre de jours de voyage!! Merci d'avance à ceux qui pourront m'éclairer !
J'ai épluché un peu toutes les conversations que j'ai pu trouver mais je n'arrive pas à résoudre mon problème! Nous partons à deux en Thailande et au Cambodge au mois de novembre prochain où nous passerons 23jours sur place. J'avais tout prévu... Bangkok/Siem Reap avec Airasia, 4 jour sur Siem Reap - Phnom Phen avec un arrêt entre les 2 puis deux jours sur place avant de descendre sur Kep, remonter par Kampot en 2 jours et repartir en Thailande depuis Phnom Phen. En Thailande, nous passons une journée à Bbk (que nous connaissons déjà un peu), partons sur Chiang Mai et les environs pour 4 jours avant de décoller pour Krabi et halte à Koh Phi Phi pour nos 4 derniers jours avant de rentrer en France. Il y a 1 semaine mon compagnon découvre Koh Kood et rêve d'y aller...Depuis je me casse la tête pour trouver la meilleure solution pour l'intégrer à notre séjour. J'ai pensé à 2/3 options et j'aimerai votre avis pour savoir laquelle est la meilleure...Soit en tout début de séjour, soit au retour du Cambodge.
Nous arrivons à Bangkok à 18h donc j'ai lu ici qu'il était possible de descendre sur Trat directement, qu'il y avait un bus à 23h à l'aéroport. Ceci dit, cela nous fait arriver à Trat en pleine nuit, est il possible de trouver une guest house facilement à cette heure avancée? Et donc prendre le bateau à 12h30. Pour le retour, est-il plus judicieux de retourner sur Bangkok et prendre un avion pour Siem reap ou de faire le trajet par la route? C'est surtout ça qui me pose problème! Faire 4h de bus ne nous pose pas vraiment de soucis mais au delà de 6h, pour des problème de hanche (malgré mon jeune âge :/), cela commence à être long.
J'imagine qu'il est possible de faire Trat-Siem Reap puisque l'inverse l'est. Il y a t'il des bus régulièrement? J'ai l'impression après avoir cherché Trat PP, Trat Kep, Trat Siem Reap que ce dernier est ce qu'il y a de plus rapide au vue des trajets inverses mais je n'ai RIEN su trouver dans ce sens là...et ça me désespère un peu :D
Sinon, l'autre option que j'envisageais était d'inverser mon voyage et commencer par PP, Kep etc pour finir à Siem Reap et descendre sur Trat pour rejoindre Koh Kood. Qu'en pensez vous? En termes de temps de transport surtout, je ne suis pas à 20USD prêt, je cherche surtout à perdre le moins de temps possible car notre programme est assez chargé et que mon défi est d'intégrer une étape de plus avec le même nombre de jours de voyage!! Merci d'avance à ceux qui pourront m'éclairer !
Disposant de 8 semaines(car retraitée) mais d'un petit budget, je désire partir soit mi janvier soit février.
Quels sont les pays qu'il est préférable de voir, dans quel ordre sans "manger" trop de kilomètres????
Bonjour à tous,
Je souhaiterais faire un voyage solo de type backpacking, dans un budget restreint durant 6 à 7 mois dans les pays suivant: Cambodge, Laos, Nepal, Birmanie, Vietnam, Thailande et peut-être une partie de l'Inde du nord.
Dans ce voyage, je voudrais inclure de l'humanitaire (3 mois environs). J'ai vu au travers d'un exemple du Service Volontariat International de l'Unesco que cela me coûterait ( logement, nourriture, frais de fonctionnement) compris 500€ par mois pour un bénévolat de ce genre.
Je dispose d'un budget d'environs 7500€ pour TOUT inclus (assurance voyage, billet d'avions, visa, vaccins + médicaments, transports sur place type bus ou train, vie quotidienne...). Je souhaite de voyager de manière SIMPLE. J'entends par là un logement propre mais simple, peu de restaurants, quelques activités/treks pour les choses les plus époustouflants (Treks, parcs...).
Cela vous paraît t'il faisable ? Concernant le logement, je pense séparer entre Youth Hostel, guest house et Couchsurfing.
Si je ne me trompe pas, je dois compter 700€ pour un vol aller-retour, environs 300€ pour l'assurance, 200€ de visa en sachant que pour des pays comme la Thaïlande je ne resterai probablement pas plus d'un mois, 400€ pour les frais médicaux (vaccins...)) Soit 1600€ pour les frais de départs
Il me resterait 5900€ pour ces 6/7 mois soit entre 850€ et 980€/mois pour les dépenses sur place.
Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour votre retour!
Je souhaiterais faire un voyage solo de type backpacking, dans un budget restreint durant 6 à 7 mois dans les pays suivant: Cambodge, Laos, Nepal, Birmanie, Vietnam, Thailande et peut-être une partie de l'Inde du nord.
Dans ce voyage, je voudrais inclure de l'humanitaire (3 mois environs). J'ai vu au travers d'un exemple du Service Volontariat International de l'Unesco que cela me coûterait ( logement, nourriture, frais de fonctionnement) compris 500€ par mois pour un bénévolat de ce genre.
Je dispose d'un budget d'environs 7500€ pour TOUT inclus (assurance voyage, billet d'avions, visa, vaccins + médicaments, transports sur place type bus ou train, vie quotidienne...). Je souhaite de voyager de manière SIMPLE. J'entends par là un logement propre mais simple, peu de restaurants, quelques activités/treks pour les choses les plus époustouflants (Treks, parcs...).
Cela vous paraît t'il faisable ? Concernant le logement, je pense séparer entre Youth Hostel, guest house et Couchsurfing.
Si je ne me trompe pas, je dois compter 700€ pour un vol aller-retour, environs 300€ pour l'assurance, 200€ de visa en sachant que pour des pays comme la Thaïlande je ne resterai probablement pas plus d'un mois, 400€ pour les frais médicaux (vaccins...)) Soit 1600€ pour les frais de départs
Il me resterait 5900€ pour ces 6/7 mois soit entre 850€ et 980€/mois pour les dépenses sur place.
Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour votre retour!
Bonjour,
Nous partons en famille avec 3 garçons de 14, 11, et 3 ans. Les billets sont pris, je compte prendre des visas on arrival.
Le but du jeu est de découvrir un environnement et une culture radicalement différente et donc de voyager en routard.
A la lecture des forums, une chose m'inquiète un peu: La barrière de la langue. L'anglais semble en effet peu parlé en dehors des circuits touristiques classiques. La durée du voyage a justement pour but de sortir de ces circuits pour rencontrer des personnes plus authentiques. Cela est il possible ?
Nos déplacement se feraient en transport en commun , est il possible de louer partout des vélos avec siège enfant pour le petit ?
Comme le poste budgétaire le plus important à 5 semble être l'hébergement, est il plus intéressant de reserver au fur ou à mesure sur "booking" ou faut il trouver voire marchander son hotel à chaque destination ? Est il utopique d’espérer trouver des chambres aux alentour de 10 euros ? Peut on négocier quand on reste plusieurs nuits ? A ce propos, pensez vous qu'il sera souvent possible de trouver des chambres pour 5 ? Faut il amener ses propres moustiquaires et peut on les fixer au plafond ?
Voici quelques questions que je soumets à votre expérience, je remercie d'avance ceux qui m'éclaireront !
Johteo
Nous partons en famille avec 3 garçons de 14, 11, et 3 ans. Les billets sont pris, je compte prendre des visas on arrival.
Le but du jeu est de découvrir un environnement et une culture radicalement différente et donc de voyager en routard.
A la lecture des forums, une chose m'inquiète un peu: La barrière de la langue. L'anglais semble en effet peu parlé en dehors des circuits touristiques classiques. La durée du voyage a justement pour but de sortir de ces circuits pour rencontrer des personnes plus authentiques. Cela est il possible ?
Nos déplacement se feraient en transport en commun , est il possible de louer partout des vélos avec siège enfant pour le petit ?
Comme le poste budgétaire le plus important à 5 semble être l'hébergement, est il plus intéressant de reserver au fur ou à mesure sur "booking" ou faut il trouver voire marchander son hotel à chaque destination ? Est il utopique d’espérer trouver des chambres aux alentour de 10 euros ? Peut on négocier quand on reste plusieurs nuits ? A ce propos, pensez vous qu'il sera souvent possible de trouver des chambres pour 5 ? Faut il amener ses propres moustiquaires et peut on les fixer au plafond ?
Voici quelques questions que je soumets à votre expérience, je remercie d'avance ceux qui m'éclaireront !
Johteo
Bonjour à tous,
Je vais entreprendre un voyage d'1 mois au Cambodge. J'aimerais faire PP/Angkor/Sihanoukville/Tonlé Sap etc... Mon budget est de 1500 euros pour tte la durée, est-ce suffisant?🤪 Je vais être logée chez des amis sur PP, mais pour le reste, je vais devoir me préparer un circuit. Merci de m'aider pour ceux qui ont à peu près fait le tour. En plus je ne voudrais rien louper...!!!😉 Est-ce dangereux pour une fille de voyager toute seule?🤪 C'est surtout ça qui me mine un peu...bcp...!!! Peut-on toujours obtenir le visa directement en arrivant à l'aéroport de Pochentong? En tout cas, tous vos conseils sont bienvenus...🙂
Merci par avance!!! Gin
Je vais entreprendre un voyage d'1 mois au Cambodge. J'aimerais faire PP/Angkor/Sihanoukville/Tonlé Sap etc... Mon budget est de 1500 euros pour tte la durée, est-ce suffisant?🤪 Je vais être logée chez des amis sur PP, mais pour le reste, je vais devoir me préparer un circuit. Merci de m'aider pour ceux qui ont à peu près fait le tour. En plus je ne voudrais rien louper...!!!😉 Est-ce dangereux pour une fille de voyager toute seule?🤪 C'est surtout ça qui me mine un peu...bcp...!!! Peut-on toujours obtenir le visa directement en arrivant à l'aéroport de Pochentong? En tout cas, tous vos conseils sont bienvenus...🙂
Merci par avance!!! Gin
Bonjour,
Je prépare mon voyage au Laos pour mars ou avril 2019. Nous y allons 2 semaines, nous prendrons un chauffeur et un guide local, n'ayant pas pignon sur rue en France...
J'aimerai savoir quels sont les endroits à ne pas rater (j'adore les temples entre autre, et la vrai vie locale).
Si vous avez des conseils, je prends.
Merci d'avance
Belle journée
Mordreyne
Mon second séjour au Cambodge me laisse une impression mitigée.
Les cambodgiens sont toujours aussi agréables et les ruines d'Angkor une merveille mais ...
Finis les quelques hotels/restaus à Siem Raep : le village s'est transformé en une ville bourdonnante aux multiples logements/voitures/bruits et arnaques à touristes (n'allez pas en individuel faire la croisière sur le Tonlé Sap: une mafia s'est entendue pour la location des bateaux!)
Angkor, son site tranquille et ses ruines sauvages : des embouteillages avant l'entrée à Angkor Thom et une nuée de sauterelles pour le coucher du soleil ! Les ruines sont trop restaurées et aménagées surtout le Ta Prom qui perd beaucoup de son mystère avec toutes ces passerelles en bois et son itinéraire plus ou moins balisé.
Phnom Penh est devenu un petit Bangkok: faites attention où vous réservez votre logement car les bords de la rivière sont très bruyants!
Sinon, pour le bord de mer que je n'avais pas visité 10 ans auparavant, je déconseille Kep et l'Ïle du Lapin pour la baignade (plage quelconque voire sale)mais pas pour les amateurs de calme et de tranquilité.
La plage de l'Indépendance à Sihanoukville ainsi que l'hotel du même nom sont très bien: sable blanc, eau claire et chaude. Tranquilité au rendez vous! Par contre, le village n'a aucun attrait et particulièrement la plage d'Occheutal qui est tellement recouverte de bar et de restaus qu'on ne voit presque plus le sable!
Je voudrais quand même terminer sur une note optimiste avec ces qq photos !!!
Finis les quelques hotels/restaus à Siem Raep : le village s'est transformé en une ville bourdonnante aux multiples logements/voitures/bruits et arnaques à touristes (n'allez pas en individuel faire la croisière sur le Tonlé Sap: une mafia s'est entendue pour la location des bateaux!)
Angkor, son site tranquille et ses ruines sauvages : des embouteillages avant l'entrée à Angkor Thom et une nuée de sauterelles pour le coucher du soleil ! Les ruines sont trop restaurées et aménagées surtout le Ta Prom qui perd beaucoup de son mystère avec toutes ces passerelles en bois et son itinéraire plus ou moins balisé.
Phnom Penh est devenu un petit Bangkok: faites attention où vous réservez votre logement car les bords de la rivière sont très bruyants!
Sinon, pour le bord de mer que je n'avais pas visité 10 ans auparavant, je déconseille Kep et l'Ïle du Lapin pour la baignade (plage quelconque voire sale)mais pas pour les amateurs de calme et de tranquilité.
La plage de l'Indépendance à Sihanoukville ainsi que l'hotel du même nom sont très bien: sable blanc, eau claire et chaude. Tranquilité au rendez vous! Par contre, le village n'a aucun attrait et particulièrement la plage d'Occheutal qui est tellement recouverte de bar et de restaus qu'on ne voit presque plus le sable!
Je voudrais quand même terminer sur une note optimiste avec ces qq photos !!!
bonjour à tous,
Quelques petites questions pratiques, je pars en individuel 3 semaines en Février - arrivée Siem Reap retour PPH. Est ce que sur ce laps de temps le Mondolkiri vaut le coup? Si oui, comment ? Et Battambang ? Sinon quelqu'un a t'il des adresses à conseiller (GH, petits hôtels - 5, 15 $ sur PPH, Kampot) ? Merci d'avance pour vos infos.
Bonjour,
Je pars pour le Cambodge dans quelques jours, j'arrive à Siem Reap, et je reste 4 jours 1/2 pour visiter les temples d'Angkor. Je voyage en mode solo, et je souhaite donc éviter les hordes de touristes afin de faire de belles photos et une belle visite sur le site. Auriez-vous donc des conseils pour éviter les bus bondés de touristes? J'ai plus ou moins ma petite idée, à savoir faire la visite en sens inverse, commencer la visite à 5h du mat... L'exploit serait de faire une photo d'Angkor Vat au lever du soleil sans personne (mais je rêve...) Par avance merci.
Je pars pour le Cambodge dans quelques jours, j'arrive à Siem Reap, et je reste 4 jours 1/2 pour visiter les temples d'Angkor. Je voyage en mode solo, et je souhaite donc éviter les hordes de touristes afin de faire de belles photos et une belle visite sur le site. Auriez-vous donc des conseils pour éviter les bus bondés de touristes? J'ai plus ou moins ma petite idée, à savoir faire la visite en sens inverse, commencer la visite à 5h du mat... L'exploit serait de faire une photo d'Angkor Vat au lever du soleil sans personne (mais je rêve...) Par avance merci.
Suite à environ un mois passé au Laos en mars 2011, voici quelques informations pratiques qui pourront servir aux voyageurs visitant ce pays.
Argent :
Coupures de 500, 1000, 2000, 5000, 10'000, 20'000 et 50'000 kips. Nous n'avons pas rencontré de plus grosses coupures que 50'000. Attention, il convient d'être prudent, certaines coupures se ressemblent fortement. De plus, les chiffres sont en caractères romains que sur un côté du billet. Eviter d'avoir trop de grosses coupures, il est rare que les commerçants, chauffeurs de tuktuk, etc..., aient la monnaie pour vous rendre. Dans les villes, aucun souci pour trouver des ATM qui acceptent les cartes Maestro, Visa, etc... Les retraits maximum sont de 1'000'000 de kips par transaction, 8 fois par jour. Quelques bureaux de change, mais certains hôtels ou magasins en font aussi, à des taux variables et rarement favorables. Possibilité de payer certains achats en $ ou en baths, mais pas partout. Le $ n'est pas plus utile que l'Euro qui se change tout aussi bien.
Quelques prix : Un riz sauté poulet/porc : 15'000 kips Une grande bière Lao : 10'000 kips Une bouteille d'eau 1,5 l. : 5'000 kips Une bouteille d'eau 1 l. : 2 - 3'000 kips Un shake aux fruits : 5 - 6'000 kips Un sandwich poulet/thon/ vache qui rit : 10'000 kips Une course en tuktuk à Vientiane : 20-30'000 kips Location d'un vélo à Luang Prabang pour un jour : 10-15'000 kips Prix d'une bonne chambre en guesthouse : 70-140'000 kips Lessive, au kilo : 8-10'000 kips
Carnet de route :
Pour ceux intéressés à lire le récit de nos aventures laotiennes, cliquer ICI
Climat :
En mars, après plusieurs mois de saison sèche, le manque d'eau est visible. Les rizières sont à sec, l'herbe est brûlée (au sens propre et figuré du terme), les arbres perdent parfois leurs feuilles, les rivières sont au débit minimum. La poussière est présente sur toutes les pistes et bords de route. Par contre, le beau temps et la chaleur y sont normalement quasi garantis. Si vous voulez voir des paysages verdoyants, période à éviter. Chaleur étouffante dans les environs de Paksé et notamment dans les 4000 îles. Par contre, dans le nord, les nuits peuvent être fraîches.
Comment s'y rendre :
Aucun vol international depuis l'Europe. La solution la plus pratique en arrivant du Vieux-Continent consiste à passer par Bangkok. Depuis là, les options sont multiples:
vols internes avec Air Asia vers Chiang Rai (nord), Udon Thani (nord-est) ou Ubon Ratchathani (est) qui permettent ensuite d'entrer au Laos à divers points, selon votre planning.
vols internationaux depuis Bangkok pour Luang Prabang (Bangkok Airways) ou Vientiane (Lao Airline), mais ces trajets sont onéreux.
train de nuit entre Bangkok et Nong Khai, à quelques km de la frontière laotienne, puis Vientiane, soit en train, soit en bus. Les billets pour le train peuvent s'acheter 2 mois à l'avance via le net (cf le site www.thailandtrainticket.com ). On les paye et ils sont livrés directement à la gare de Bangkok le jour du départ par porteur (moyennant une petite commission de 300 baths) ou alors à votre hôtel.
si vous êtes déjà en Asie, nombreux vols entre les différentes villes du sud-est asiatique et Vientiane (KL, Hanoï, Phnom Penh, Hô Chi Minh, etc...).
sinon par voie terrestre avec les pays voisins.
Pour le visa, valable un mois et coûtant 35 $ ou 1500 baths, ne pas oublier de prendre l'indispensable photo. Des agences de voyage laotiennes peuvent vous arranger vos visas pour les pays voisins (Chine, Vietnam, etc...), si vous êtes en voyage longue durée dans la région.
Connexion internet :
La plupart des guesthouses dans les centres touristiques proposent du WiFi, de même que certains restaurants. Mais les connexions sont lentes. Sinon, nombreux cybercafés et autres points internet. Là aussi, le débit est faible à moyen en général. Prix variables suivant les endroits.
Coups de coeur :
L'absence de stress Le sourire désintéressé des Laotiens La beauté des enfants, surtout les filles Les fruits et les shake confectionnés devant nous Les paysages autour de Vang Vieng Muang Ngoi, son calme, ses paysages L'aventure en moto sur le plateau des Boloven Les 4000 îles et son ambiance tropicale nonchalante
Pour le détail, voir notre compte-rendu à l'aide du lien ci-dessus.
Coups de gueule :
Le comportement totalement irrespectueux de certains voyageurs à Vang Vieng (tenue complètement inadaptée, abus d'alcool et d'autres produits "happy" au milieu des Laotiens) et à Luang Prabang (lors de l'offrande faites aux bonzes). Certains souffrent d'un grave manque de savoir-voyager, voire même de savoir-vivre. Une honte.
Cuisine :
Un mélange des tendances de la région Asie du sud-est et pas forcément avec prédominance thaï, souvent moins épicé. Beaucoup d'excellentes soupes, notamment aux nouilles, agrémentées de légumes et parfois de viande (poulet, boeuf ou porc). Les cartes des restaurants sont bien fournies, en plats asiatiques en tout genre notamment les mets sautés (fried chicken/noodle/vegetables/rice, etc...). Les poissons cuits au grill sont excellents. Nombreux fruits tropicaux sur les marchés, ne pas hésiter à abuser des Shake. On choisit les fruits désirés, un peu d'eau sucrée, de lait condensé et des glaçons, le tout est mixé. Délicieux et jamais malade ! Contrairement aux autres pays du coin, on trouve du pain, notamment de la baguette, servie chaude ! Le café lao est très bon. Excellente bière, la Lao Beer, servie en canette ou bouteille de 33 cl et de 64 cl.
Hébergement :
Pour tous les budgets suivant le niveau de confort désiré. Des petites guesthouses toutes simples parfois sans sdb à 40'000 kips à des chambres plus luxueuses dès 25 $. Les établissements bon marché sont souvent bruyants à cause des jeunes en tournée dans l'Asie du sud-est et les cloisons très minces. Certains sites internet donnent de bonnes infos, www.travelfish.org notamment. Attention le Lonely Planet et le Routard ne sont plus vraiment à jour au niveau des prix, comme souvent.
Lessive :
Tant les guesthouses que des échoppes dans la rue proposent de laver votre linge. Prix au kilo : 8-10'000 kips suivant les endroits. Les tâches les plus tenaces ne partiront pas, mais vos habits retrouverons fraîcheur et odeur agréables. Vous pouvez donc voyager léger.
Massage :
On en trouve partout et vu les prix proposés (moins de 100'000 kips/heure pour les plus chers), il ne faut pas s'en priver. Massage du corps, des pieds et des jambes, du visage, plusieurs formules proposées. Possibilité de sauna ou de bains de vapeur aux herbes suivant les endroits.
Moustiques :
Avantage de la saison sèche, peu de ces insectes nuisibles. Une bonne protection en spray le soir (celui acheté en Europe a été tout-à-fait efficace), manches et pantalon long, cela est suffisant. Nous avons également acheté une bombe aérosol, qui a duré tout le mois, pour les chambres qui étaient dépourvues de mousitiquaire, ce qui demeure assez rare.
Routes :
Les axes principaux sont gourdonnés, mais les routes sont souvent bosselées et parsemées de trous, d'où une vitesse réduite. Les voies moins importantes sont souvent des pistes en terre, caillouteuses, poussièreuses en saison sèche et boueuses lors de la saison des pluies.
Sécurité :
Jamais nous n'avons senti une quelconque agressivité envers nous, ni un sentiment d'insécurité.
Transports :
Nous n'avons testé que les transports organisés par les guesthouses (bus, minivan). Les prix sont quasi tous identiques et les véhicules utilisés sont en bon état. Les chauffeurs sont prudents (rien à voir avec le Sri Lanka) et la circulation est facile. Le Laotien est sur la route comme dans la vie, pas stressé. Tuktuk, demander le prix avant de monter, comme partout. Location de moto possible (des petites chinoises ou japonaises 100 ou 110 cc à vitesses ou automatiques), aucun permis n'est exigé. Parfois même aucun contrat. On paie, on prend la moto et on part (en cas de pépins, on rembourse...). Pour les motos à vitesses, pas d'embrayage, on monte dans les vitesses en appuyant vers l'avant et pour rétrograder, l'axe repart vers le talon et on appuie dessus. Simple après quelques utilisations. Les crevaisons ne sont pas rares, d'où de nombreuses échoppes pour réparer. Location de vélo également possible quasi partout dans les endroits touristiques. Un bon moyen de découvrir Luang Prabang et les 4000 îles par exemple. Vols internes avec Lao Airlines entre les différentes villes du pays. Nous avons fait Luang Prabang-Vientiane et Vientiane-Paksé, aucun souci. Les avions sont des ATR 72 ou des MA 60, tous deux à turbopropulseurs. Appareils en parfait état, service attentionné, une bonne surprise.
Tourista :
Nous avons chacun eu la notre, traitée de manière conventionnelle avec de l'Immodium pour couper sur l'instant et du charbon actif pour la "réparation". Il convient d'être un peu plus attentif au Laos qu'ailleurs sur les standards d'hygiène, légèrement en-dessous de la Thaïlande par exemple. Toutefois, pas de quoi être parano non plus, les conseils de prudence élémentaires au sujet de l'eau, de la viande pas cuite, de la nourriture qui traîne au soleil, etc, sont les mêmes que partout.
Argent :
Coupures de 500, 1000, 2000, 5000, 10'000, 20'000 et 50'000 kips. Nous n'avons pas rencontré de plus grosses coupures que 50'000. Attention, il convient d'être prudent, certaines coupures se ressemblent fortement. De plus, les chiffres sont en caractères romains que sur un côté du billet. Eviter d'avoir trop de grosses coupures, il est rare que les commerçants, chauffeurs de tuktuk, etc..., aient la monnaie pour vous rendre. Dans les villes, aucun souci pour trouver des ATM qui acceptent les cartes Maestro, Visa, etc... Les retraits maximum sont de 1'000'000 de kips par transaction, 8 fois par jour. Quelques bureaux de change, mais certains hôtels ou magasins en font aussi, à des taux variables et rarement favorables. Possibilité de payer certains achats en $ ou en baths, mais pas partout. Le $ n'est pas plus utile que l'Euro qui se change tout aussi bien.
Quelques prix : Un riz sauté poulet/porc : 15'000 kips Une grande bière Lao : 10'000 kips Une bouteille d'eau 1,5 l. : 5'000 kips Une bouteille d'eau 1 l. : 2 - 3'000 kips Un shake aux fruits : 5 - 6'000 kips Un sandwich poulet/thon/ vache qui rit : 10'000 kips Une course en tuktuk à Vientiane : 20-30'000 kips Location d'un vélo à Luang Prabang pour un jour : 10-15'000 kips Prix d'une bonne chambre en guesthouse : 70-140'000 kips Lessive, au kilo : 8-10'000 kips
Carnet de route :
Pour ceux intéressés à lire le récit de nos aventures laotiennes, cliquer ICI
Climat :
En mars, après plusieurs mois de saison sèche, le manque d'eau est visible. Les rizières sont à sec, l'herbe est brûlée (au sens propre et figuré du terme), les arbres perdent parfois leurs feuilles, les rivières sont au débit minimum. La poussière est présente sur toutes les pistes et bords de route. Par contre, le beau temps et la chaleur y sont normalement quasi garantis. Si vous voulez voir des paysages verdoyants, période à éviter. Chaleur étouffante dans les environs de Paksé et notamment dans les 4000 îles. Par contre, dans le nord, les nuits peuvent être fraîches.
Comment s'y rendre :
Aucun vol international depuis l'Europe. La solution la plus pratique en arrivant du Vieux-Continent consiste à passer par Bangkok. Depuis là, les options sont multiples:
vols internes avec Air Asia vers Chiang Rai (nord), Udon Thani (nord-est) ou Ubon Ratchathani (est) qui permettent ensuite d'entrer au Laos à divers points, selon votre planning.
vols internationaux depuis Bangkok pour Luang Prabang (Bangkok Airways) ou Vientiane (Lao Airline), mais ces trajets sont onéreux.
train de nuit entre Bangkok et Nong Khai, à quelques km de la frontière laotienne, puis Vientiane, soit en train, soit en bus. Les billets pour le train peuvent s'acheter 2 mois à l'avance via le net (cf le site www.thailandtrainticket.com ). On les paye et ils sont livrés directement à la gare de Bangkok le jour du départ par porteur (moyennant une petite commission de 300 baths) ou alors à votre hôtel.
si vous êtes déjà en Asie, nombreux vols entre les différentes villes du sud-est asiatique et Vientiane (KL, Hanoï, Phnom Penh, Hô Chi Minh, etc...).
sinon par voie terrestre avec les pays voisins.
Pour le visa, valable un mois et coûtant 35 $ ou 1500 baths, ne pas oublier de prendre l'indispensable photo. Des agences de voyage laotiennes peuvent vous arranger vos visas pour les pays voisins (Chine, Vietnam, etc...), si vous êtes en voyage longue durée dans la région.
Connexion internet :
La plupart des guesthouses dans les centres touristiques proposent du WiFi, de même que certains restaurants. Mais les connexions sont lentes. Sinon, nombreux cybercafés et autres points internet. Là aussi, le débit est faible à moyen en général. Prix variables suivant les endroits.
Coups de coeur :
L'absence de stress Le sourire désintéressé des Laotiens La beauté des enfants, surtout les filles Les fruits et les shake confectionnés devant nous Les paysages autour de Vang Vieng Muang Ngoi, son calme, ses paysages L'aventure en moto sur le plateau des Boloven Les 4000 îles et son ambiance tropicale nonchalante
Pour le détail, voir notre compte-rendu à l'aide du lien ci-dessus.
Coups de gueule :
Le comportement totalement irrespectueux de certains voyageurs à Vang Vieng (tenue complètement inadaptée, abus d'alcool et d'autres produits "happy" au milieu des Laotiens) et à Luang Prabang (lors de l'offrande faites aux bonzes). Certains souffrent d'un grave manque de savoir-voyager, voire même de savoir-vivre. Une honte.
Cuisine :
Un mélange des tendances de la région Asie du sud-est et pas forcément avec prédominance thaï, souvent moins épicé. Beaucoup d'excellentes soupes, notamment aux nouilles, agrémentées de légumes et parfois de viande (poulet, boeuf ou porc). Les cartes des restaurants sont bien fournies, en plats asiatiques en tout genre notamment les mets sautés (fried chicken/noodle/vegetables/rice, etc...). Les poissons cuits au grill sont excellents. Nombreux fruits tropicaux sur les marchés, ne pas hésiter à abuser des Shake. On choisit les fruits désirés, un peu d'eau sucrée, de lait condensé et des glaçons, le tout est mixé. Délicieux et jamais malade ! Contrairement aux autres pays du coin, on trouve du pain, notamment de la baguette, servie chaude ! Le café lao est très bon. Excellente bière, la Lao Beer, servie en canette ou bouteille de 33 cl et de 64 cl.
Hébergement :
Pour tous les budgets suivant le niveau de confort désiré. Des petites guesthouses toutes simples parfois sans sdb à 40'000 kips à des chambres plus luxueuses dès 25 $. Les établissements bon marché sont souvent bruyants à cause des jeunes en tournée dans l'Asie du sud-est et les cloisons très minces. Certains sites internet donnent de bonnes infos, www.travelfish.org notamment. Attention le Lonely Planet et le Routard ne sont plus vraiment à jour au niveau des prix, comme souvent.
Lessive :
Tant les guesthouses que des échoppes dans la rue proposent de laver votre linge. Prix au kilo : 8-10'000 kips suivant les endroits. Les tâches les plus tenaces ne partiront pas, mais vos habits retrouverons fraîcheur et odeur agréables. Vous pouvez donc voyager léger.
Massage :
On en trouve partout et vu les prix proposés (moins de 100'000 kips/heure pour les plus chers), il ne faut pas s'en priver. Massage du corps, des pieds et des jambes, du visage, plusieurs formules proposées. Possibilité de sauna ou de bains de vapeur aux herbes suivant les endroits.
Moustiques :
Avantage de la saison sèche, peu de ces insectes nuisibles. Une bonne protection en spray le soir (celui acheté en Europe a été tout-à-fait efficace), manches et pantalon long, cela est suffisant. Nous avons également acheté une bombe aérosol, qui a duré tout le mois, pour les chambres qui étaient dépourvues de mousitiquaire, ce qui demeure assez rare.
Routes :
Les axes principaux sont gourdonnés, mais les routes sont souvent bosselées et parsemées de trous, d'où une vitesse réduite. Les voies moins importantes sont souvent des pistes en terre, caillouteuses, poussièreuses en saison sèche et boueuses lors de la saison des pluies.
Sécurité :
Jamais nous n'avons senti une quelconque agressivité envers nous, ni un sentiment d'insécurité.
Transports :
Nous n'avons testé que les transports organisés par les guesthouses (bus, minivan). Les prix sont quasi tous identiques et les véhicules utilisés sont en bon état. Les chauffeurs sont prudents (rien à voir avec le Sri Lanka) et la circulation est facile. Le Laotien est sur la route comme dans la vie, pas stressé. Tuktuk, demander le prix avant de monter, comme partout. Location de moto possible (des petites chinoises ou japonaises 100 ou 110 cc à vitesses ou automatiques), aucun permis n'est exigé. Parfois même aucun contrat. On paie, on prend la moto et on part (en cas de pépins, on rembourse...). Pour les motos à vitesses, pas d'embrayage, on monte dans les vitesses en appuyant vers l'avant et pour rétrograder, l'axe repart vers le talon et on appuie dessus. Simple après quelques utilisations. Les crevaisons ne sont pas rares, d'où de nombreuses échoppes pour réparer. Location de vélo également possible quasi partout dans les endroits touristiques. Un bon moyen de découvrir Luang Prabang et les 4000 îles par exemple. Vols internes avec Lao Airlines entre les différentes villes du pays. Nous avons fait Luang Prabang-Vientiane et Vientiane-Paksé, aucun souci. Les avions sont des ATR 72 ou des MA 60, tous deux à turbopropulseurs. Appareils en parfait état, service attentionné, une bonne surprise.
Tourista :
Nous avons chacun eu la notre, traitée de manière conventionnelle avec de l'Immodium pour couper sur l'instant et du charbon actif pour la "réparation". Il convient d'être un peu plus attentif au Laos qu'ailleurs sur les standards d'hygiène, légèrement en-dessous de la Thaïlande par exemple. Toutefois, pas de quoi être parano non plus, les conseils de prudence élémentaires au sujet de l'eau, de la viande pas cuite, de la nourriture qui traîne au soleil, etc, sont les mêmes que partout.
Bonjour,
je suis actuellement au Luang Prabang et je serai bientot a Vientiane..
J'aimerai savoir quels sont les coins interessants a voir dans le sud du Laos et quel est le meilleur moyen pour aller au Cambodge et a Angkor..sans prendre l'avion..et s'il faut faire un visa a l'avance...
j'ai lu qu'on pouvait aussi repasser par la Thailande par Ubon Ratchatani et Surin, est ce que c'est plus complique? plus joli?
mon compagnon de voyage actuel me quitte pour aller faire un tour au VietNam alors je me retrouve seule pour ce ptit voyage...
Si vous etes interesse par faire ce voyage avec moi, nhesitez pas a me donner rendez vous a Vientiane! jy serai dans 3-4 jours. J'ai 24 ans. Si vous avez des itineraires a me conseiller je suis preneuse!
Je ne suis pas trop pressee par le temps (billet retour open) mais je suis limitee en kips et en bahts... ;-)
Apres le Cambodge, je retourne a Bangkok, mon point de chute.
merci pour votre aide
je suis actuellement au Luang Prabang et je serai bientot a Vientiane..
J'aimerai savoir quels sont les coins interessants a voir dans le sud du Laos et quel est le meilleur moyen pour aller au Cambodge et a Angkor..sans prendre l'avion..et s'il faut faire un visa a l'avance...
j'ai lu qu'on pouvait aussi repasser par la Thailande par Ubon Ratchatani et Surin, est ce que c'est plus complique? plus joli?
mon compagnon de voyage actuel me quitte pour aller faire un tour au VietNam alors je me retrouve seule pour ce ptit voyage...
Si vous etes interesse par faire ce voyage avec moi, nhesitez pas a me donner rendez vous a Vientiane! jy serai dans 3-4 jours. J'ai 24 ans. Si vous avez des itineraires a me conseiller je suis preneuse!
Je ne suis pas trop pressee par le temps (billet retour open) mais je suis limitee en kips et en bahts... ;-)
Apres le Cambodge, je retourne a Bangkok, mon point de chute.
merci pour votre aide
Hi there,
I’m so glad the VoyageForum is back up. Reading 'Montagnard74’s' Laos trip report (which I read yesterday) made me want to share my own (which I already posted a year ago on another forum).
Here’s a little recap of our 3 weeks in northern Laos, plus a few days in Vientiane.
By the way, we could easily go back to the north—there’s so much to see and do; probably in a few years.
This was our 3rd trip to Laos after having already done:
1st trip in 2012 (3 weeks), a quick overview: Vientiane Vang Vieng Luang Prabang Plain of Jars
2nd trip in 2017 (1 month): Vientiane all the way to the 4,000 Islands via Thakhek, Kong Lor, the Bolaven Plateau, Savannakhet, Pakse...
Our 2023 itinerary (1 month): Vientiane Luang Prabang Muang Ngoi Nong Khiew Luang Namtha Muang Sing Boten Vang Vieng Vientiane
Some general info (2023): For those who’ve already been to Laos: everything has gone up a lot—I think prices have almost doubled for transport, accommodation, meals... everything. But Laos is still a budget-friendly country for us. As a couple, we spent 1,100 € for a month, all included (and we definitely didn’t skimp on massages :)).
Don’t trust the transport signs posted everywhere—at travel agencies, bus terminals, hotels... THEY’RE ALL WRONG (especially the schedules). They haven’t been updated since before Covid.
There are hardly any bikes for rent anymore, but scooters are easy to find everywhere. We switched our mode of transport toward the end of our stay: from bikes to scooters, which let us go farther. In Vientiane, we only saw one bike rental place, near Ong Teu Pagoda.
BCEL bank doesn’t charge a commission on foreign currency exchanges. Using ATMs is expensive due to fees. Outside Laos, Lao kip are basically worthless. There’s so much inflation that I couldn’t find a single bank or exchange office willing to swap the kip we had left. So, don’t exchange too much toward the end of your trip.
Some little tips from our experience (2023): The Muang Koua to Muang Ngoi boat still runs daily. At the dam, you have to get off and take a bus, then get back on the boat.
The boat from Muang Ngoi to Nong Khiew only leaves at 9:30 AM (don’t miss it or you’ll pay a lot for a private boat). From Nong Khiew to Muang Ngoi, there are at least two boats a day.
From Luang Namtha to Muang Sing: 4 to 5 buses a day, the last one leaves around 3:30 PM.
From Luang Namtha or Muang Sing to Nateuy or Boten (to catch the new train): 3 to 5 buses a day.
The new train is really hard to book—it’s often fully booked 48 hours in advance, even the local train (5 hours from Boten to Vientiane instead of 3 hours on the high-speed train). (That makes it tough to travel day by day, which we love... too bad.) For baggage checks: don’t bring anything flammable (sprays...) or sharp. My mosquito repellent (flammable but in a small plastic bottle) got through. Water bottles and a tiny pocketknife are okay. But it seems to depend on the station.
Some guesthouses prefer to be paid in dollars, otherwise the price is much higher.
If you’re entering Laos from Vietnam via Dien Bien Phu, you have to get your visa at the embassy in Hanoi—otherwise, you’ll be refused at the border (no e-visa or visa on arrival).
Apart from Luang Prabang, Vientiane, and Muang Ngoi/Nong Khiew, there are very few tourists.
Some bus prices (in addition to those mentioned in my trip report) (with pick-up) 2023: Luang Prabang to Luang Namtha: 320,000 kip per person, 9h LP to Phonesavan: 250,000 kip per person, 7h LP to Phongsaly: 450,000 kip per person, 13h LP to Huay Xai: 420,000 kip per person, 14h Train Nateuy to Vientiane: 400,000 kip per person LP to Chiang Rai: 780,000 kip per person, 18h LP to Hanoi: 900,000 kip per person, 24h LP to train station: 50,000 kip per person LP to airport: 100,000 kip per person Vientiane from train station: 180,000 kip by taxi
Boats: LP to Pak Beng: 300,000 kip per person, 1 day LP to Houay Xai: 500,000 kip per person, 2 days LP to Pak Ou: 180,000 kip per person, 5h
This was our 3rd trip to Laos after having already done:
1st trip in 2012 (3 weeks), a quick overview: Vientiane Vang Vieng Luang Prabang Plain of Jars
2nd trip in 2017 (1 month): Vientiane all the way to the 4,000 Islands via Thakhek, Kong Lor, the Bolaven Plateau, Savannakhet, Pakse...
Our 2023 itinerary (1 month): Vientiane Luang Prabang Muang Ngoi Nong Khiew Luang Namtha Muang Sing Boten Vang Vieng Vientiane
Some general info (2023): For those who’ve already been to Laos: everything has gone up a lot—I think prices have almost doubled for transport, accommodation, meals... everything. But Laos is still a budget-friendly country for us. As a couple, we spent 1,100 € for a month, all included (and we definitely didn’t skimp on massages :)).
Don’t trust the transport signs posted everywhere—at travel agencies, bus terminals, hotels... THEY’RE ALL WRONG (especially the schedules). They haven’t been updated since before Covid.
There are hardly any bikes for rent anymore, but scooters are easy to find everywhere. We switched our mode of transport toward the end of our stay: from bikes to scooters, which let us go farther. In Vientiane, we only saw one bike rental place, near Ong Teu Pagoda.
BCEL bank doesn’t charge a commission on foreign currency exchanges. Using ATMs is expensive due to fees. Outside Laos, Lao kip are basically worthless. There’s so much inflation that I couldn’t find a single bank or exchange office willing to swap the kip we had left. So, don’t exchange too much toward the end of your trip.
Some little tips from our experience (2023): The Muang Koua to Muang Ngoi boat still runs daily. At the dam, you have to get off and take a bus, then get back on the boat.
The boat from Muang Ngoi to Nong Khiew only leaves at 9:30 AM (don’t miss it or you’ll pay a lot for a private boat). From Nong Khiew to Muang Ngoi, there are at least two boats a day.
From Luang Namtha to Muang Sing: 4 to 5 buses a day, the last one leaves around 3:30 PM.
From Luang Namtha or Muang Sing to Nateuy or Boten (to catch the new train): 3 to 5 buses a day.
The new train is really hard to book—it’s often fully booked 48 hours in advance, even the local train (5 hours from Boten to Vientiane instead of 3 hours on the high-speed train). (That makes it tough to travel day by day, which we love... too bad.) For baggage checks: don’t bring anything flammable (sprays...) or sharp. My mosquito repellent (flammable but in a small plastic bottle) got through. Water bottles and a tiny pocketknife are okay. But it seems to depend on the station.
Some guesthouses prefer to be paid in dollars, otherwise the price is much higher.
If you’re entering Laos from Vietnam via Dien Bien Phu, you have to get your visa at the embassy in Hanoi—otherwise, you’ll be refused at the border (no e-visa or visa on arrival).
Apart from Luang Prabang, Vientiane, and Muang Ngoi/Nong Khiew, there are very few tourists.
Some bus prices (in addition to those mentioned in my trip report) (with pick-up) 2023: Luang Prabang to Luang Namtha: 320,000 kip per person, 9h LP to Phonesavan: 250,000 kip per person, 7h LP to Phongsaly: 450,000 kip per person, 13h LP to Huay Xai: 420,000 kip per person, 14h Train Nateuy to Vientiane: 400,000 kip per person LP to Chiang Rai: 780,000 kip per person, 18h LP to Hanoi: 900,000 kip per person, 24h LP to train station: 50,000 kip per person LP to airport: 100,000 kip per person Vientiane from train station: 180,000 kip by taxi
Boats: LP to Pak Beng: 300,000 kip per person, 1 day LP to Houay Xai: 500,000 kip per person, 2 days LP to Pak Ou: 180,000 kip per person, 5h
bonjour a tous ,
en février 2012 , je projette un voyage au laos en passant par la thailande nord .
Selon le lonely , en prenant le 1° bus de 6h a chiang rai pour chiang khong , on peut prendre le bateau lent pour luang prabang a 11 h .
est ce jouable , quelqu'un l'a t il fait? merci d'avance pour vos réponses!
Bonjour,
Nous sommes en thailande (chiang mai) depuis trois jours avec mon compagnon et bebe de deux ans... On realise que le quotidien est plutot dificil...il y a bcp de voiture, tjs faire attention a bébé qui est un peu nerveuse.... (du coup on a deja pris deux demie journee dans les jeux enfant du grand mall !!)
Notre planning etait : 5 jours chiang mai - prendre l avion apres demain pour udon thani et arriver à ventiane, -Vientiane rester 4 jours -puis Namilik 2 jours, - veng vieng 4 jours, - luang prabang 5 ou 6 jours, -croisiere 2 jours pour repartir vers thailande, -chiang rai é ou " jours -et chiang mai d'ou on repart dans " semaines.
Deja qu en pensez vous? Et surtout je m' apercoie qu avec tout mes effort pour decouper le trajet, je vois avec horeur que veng vieng Luang prabang fait 6 HEURES de trajets !!!! C est carrement infaisable pour le bébé ! Peut on decouper la route?.. J avais deja vu la thailande deux fois et j avais vraiment envie de decouvrir le laos, d autant qu ici toute cette circulation me pompe un peu surtout avec bébé et poussette...(on part tout le journee elle sieste deans)
Desolee pour la longueur, je prend tout conseil sur quoi faire avec bébé dans tous ces lieux... (on a renonce aux elephant ici car ceux qui sont le moins mal traités sont a une heure trente semble t il...)
Help !
Nous sommes en thailande (chiang mai) depuis trois jours avec mon compagnon et bebe de deux ans... On realise que le quotidien est plutot dificil...il y a bcp de voiture, tjs faire attention a bébé qui est un peu nerveuse.... (du coup on a deja pris deux demie journee dans les jeux enfant du grand mall !!)
Notre planning etait : 5 jours chiang mai - prendre l avion apres demain pour udon thani et arriver à ventiane, -Vientiane rester 4 jours -puis Namilik 2 jours, - veng vieng 4 jours, - luang prabang 5 ou 6 jours, -croisiere 2 jours pour repartir vers thailande, -chiang rai é ou " jours -et chiang mai d'ou on repart dans " semaines.
Deja qu en pensez vous? Et surtout je m' apercoie qu avec tout mes effort pour decouper le trajet, je vois avec horeur que veng vieng Luang prabang fait 6 HEURES de trajets !!!! C est carrement infaisable pour le bébé ! Peut on decouper la route?.. J avais deja vu la thailande deux fois et j avais vraiment envie de decouvrir le laos, d autant qu ici toute cette circulation me pompe un peu surtout avec bébé et poussette...(on part tout le journee elle sieste deans)
Desolee pour la longueur, je prend tout conseil sur quoi faire avec bébé dans tous ces lieux... (on a renonce aux elephant ici car ceux qui sont le moins mal traités sont a une heure trente semble t il...)
Help !
Bonjour à tous,
Je pars pour le Cambodge début décembre 2008 pour une année (voire plus), avec mon compagnon qui a décroché un poste d'expatrié. Je suis à la recherche d'un poste en finance et/ou ressources humaines dans une organisation humanitaire ou une association. Si vous avez des pistes, des offres ou des conseils, n'hésitez surtout pas... Merci!
Hello! 🙂
January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.

Bonjour,
Après quelques voyages en couple, entre camarades de promo, en famille, avec mon père seulement, mais surtout une année 2015 sans voyage à l'étranger pour des raisons professionnelles, je projette de partir en Thaïlande en janvier ou février 2016. Vous compatirez, que c'est long d'attendre !!! Pour nourrir le rêve et patienter, je glane quelques infos sur le forum, et aimerais échanger avec vous.Vaut-il mieux partir en janvier ou en février ? Je crois que janvier est à peine plus humide, et au niveau des tarifs avion et hôtels ??Ce sera mon premier voyage seule, cette fois-ci c'est mon compagnon qui reste à quai pour raisons professionnelles... Je partirai vraisemblablement pour un peu moins de 3 semaines. Je recherche une certaine authenticité, j'aimerais découvrir des sites culturels ou religieux préservés "non attrape touriste" (que je suis), mais j'aime aussi profiter de la plage et du snorkeling. J'ai lu que le mot authenticité n'avait plus sa place dans beaucoup d'endroits en Thaïlande, rassurez-moi, il en reste encore ?? Ou dois-je songer à changer de destination ? Je fais un peu de photo et voudrais en prendre plein les mirettes avec de beaux paysages, et en bonne Pyrénéenne (que je suis aussi), j'aime la marche et les randos en montagne ou non (je ne m'appelle pas Kililan Jornet non plus...).
Si oui, j'ai une première question pour les voyageurs récents et/ou les expats : la Thaïlande, depuis 2013/2014, est-elle sûre pour une jeune femme seule ? Ressentez vous l'insécurité ou recommanderiez-vous des endroits à éviter ?
J'ai lu les recommandations de diplomatie.gouv.fr et j'ai appris que les frontières cambodgiennes autour du temple de Preah Vihear ainsi que la région de Mae Hong Son et la frontière birmane étaient à proscrire. Dommage, c'était justement là où je pensais aller en priorité. Quelles solutions de rechange proposeriez-vous ? Rejoindre Siem Reap pour visiter le site d'Angkor est-il envisageable sans trop de soucis en 2015 ? Ou est-ce plus "intéressant et authentique" du côté birman ? Je ne connais pas du tout la Birmanie, sauf quelques photos de magnifiques montagnes vues dans des magazines...
Quelles sont les plages et îles les plus épargnées par le tourisme de masse, et si possible, celles où l'on peut encore snorkeler (et voir des choses intéressantes...) ?
Question plus subjective : quels endroits avez-vous préféré en Thaïlande ?
A très vite et merci d'avance pour le temps que vous prendrez à me répondre. Meysi
Après quelques voyages en couple, entre camarades de promo, en famille, avec mon père seulement, mais surtout une année 2015 sans voyage à l'étranger pour des raisons professionnelles, je projette de partir en Thaïlande en janvier ou février 2016. Vous compatirez, que c'est long d'attendre !!! Pour nourrir le rêve et patienter, je glane quelques infos sur le forum, et aimerais échanger avec vous.Vaut-il mieux partir en janvier ou en février ? Je crois que janvier est à peine plus humide, et au niveau des tarifs avion et hôtels ??Ce sera mon premier voyage seule, cette fois-ci c'est mon compagnon qui reste à quai pour raisons professionnelles... Je partirai vraisemblablement pour un peu moins de 3 semaines. Je recherche une certaine authenticité, j'aimerais découvrir des sites culturels ou religieux préservés "non attrape touriste" (que je suis), mais j'aime aussi profiter de la plage et du snorkeling. J'ai lu que le mot authenticité n'avait plus sa place dans beaucoup d'endroits en Thaïlande, rassurez-moi, il en reste encore ?? Ou dois-je songer à changer de destination ? Je fais un peu de photo et voudrais en prendre plein les mirettes avec de beaux paysages, et en bonne Pyrénéenne (que je suis aussi), j'aime la marche et les randos en montagne ou non (je ne m'appelle pas Kililan Jornet non plus...).
Si oui, j'ai une première question pour les voyageurs récents et/ou les expats : la Thaïlande, depuis 2013/2014, est-elle sûre pour une jeune femme seule ? Ressentez vous l'insécurité ou recommanderiez-vous des endroits à éviter ?
J'ai lu les recommandations de diplomatie.gouv.fr et j'ai appris que les frontières cambodgiennes autour du temple de Preah Vihear ainsi que la région de Mae Hong Son et la frontière birmane étaient à proscrire. Dommage, c'était justement là où je pensais aller en priorité. Quelles solutions de rechange proposeriez-vous ? Rejoindre Siem Reap pour visiter le site d'Angkor est-il envisageable sans trop de soucis en 2015 ? Ou est-ce plus "intéressant et authentique" du côté birman ? Je ne connais pas du tout la Birmanie, sauf quelques photos de magnifiques montagnes vues dans des magazines...
Quelles sont les plages et îles les plus épargnées par le tourisme de masse, et si possible, celles où l'on peut encore snorkeler (et voir des choses intéressantes...) ?
Question plus subjective : quels endroits avez-vous préféré en Thaïlande ?
A très vite et merci d'avance pour le temps que vous prendrez à me répondre. Meysi
Bonjour à tous, membres de voyage forum!
Je m'en remets à vos précieux conseils et informations quant à ce beau pays, la Birmanie. Je dois partir début septembre pour 4 semaines, seule, en mode backpacker. OR, je fais de le veille à droite à gauche depuis un petit moment, mais en particulier ici où certains séjours sont bien détaillés. Les prix des GH et autres logements m'inquiètent. Mon budget tourne autour de 700€ mais j'ai l'impression que je ne pourrais dormir nulle part en dessous de 20$/nuit, ce qui est déjà trop pour ma bourse (il me resterait tout juste 300€ pour tout le reste!).
Lorsque j'ai acheté mes billets en mars il est vrai que je n'ai pas réfléchis au manque d'infrastructures peu chères. J'ai automatiquement et bêtement pensé "asie du sud est = ok pour un petit budget" Donc cela fait maintenant 2 mois que je me prends la tête à ce sujet, sachant que j'ai très envie de découvrir cette culture, les paysages, les gens et la gastronomie locale mais que je n'ai pas forcément les moyens d'y loger. Me reste une solution (si vos réponses confirment mon inquiétude), descendre à l'escale de mon trajet aller, Hanoi, pour visiter le Vietnam et/ou le Laos + Le Cambodge que j'ai très envie de voir depuis longtemps aussi mais qui contrairement à la Birmanie sont amplement envahis de touristes néanmoins peu chers niveau logement.
Bon j'espère que mon message est assez clair, et que je pourrais engager une conversation avec vous :)
Merci d'avance x
PS: et évidement je vais voyager bien trempée non? Lors de mon séjour en Inde du sud en septembre 2011 je n'ai vécu que 4 jours de pluie, mais si j'ai bien compris la mousson est bien plus tardive dans ces pays
Je m'en remets à vos précieux conseils et informations quant à ce beau pays, la Birmanie. Je dois partir début septembre pour 4 semaines, seule, en mode backpacker. OR, je fais de le veille à droite à gauche depuis un petit moment, mais en particulier ici où certains séjours sont bien détaillés. Les prix des GH et autres logements m'inquiètent. Mon budget tourne autour de 700€ mais j'ai l'impression que je ne pourrais dormir nulle part en dessous de 20$/nuit, ce qui est déjà trop pour ma bourse (il me resterait tout juste 300€ pour tout le reste!).
Lorsque j'ai acheté mes billets en mars il est vrai que je n'ai pas réfléchis au manque d'infrastructures peu chères. J'ai automatiquement et bêtement pensé "asie du sud est = ok pour un petit budget" Donc cela fait maintenant 2 mois que je me prends la tête à ce sujet, sachant que j'ai très envie de découvrir cette culture, les paysages, les gens et la gastronomie locale mais que je n'ai pas forcément les moyens d'y loger. Me reste une solution (si vos réponses confirment mon inquiétude), descendre à l'escale de mon trajet aller, Hanoi, pour visiter le Vietnam et/ou le Laos + Le Cambodge que j'ai très envie de voir depuis longtemps aussi mais qui contrairement à la Birmanie sont amplement envahis de touristes néanmoins peu chers niveau logement.
Bon j'espère que mon message est assez clair, et que je pourrais engager une conversation avec vous :)
Merci d'avance x
PS: et évidement je vais voyager bien trempée non? Lors de mon séjour en Inde du sud en septembre 2011 je n'ai vécu que 4 jours de pluie, mais si j'ai bien compris la mousson est bien plus tardive dans ces pays
Bonjour à tous!
Cela fait bien longtemps que mes voyages se préparent et se construisent à la lecture de tous les posts de voyages forum.. Aujourd'hui, je me lance dans une nouvelle discussion, je n'arrive pas à me décider : )
J'ai un aller simple pour bangkok, départ dans 10 jours; je voyage seule, et j'ai passé trois mois au népal avant ca; Je voyage seule plus car je n'ai pas trouvé de compagnon à cette époque de l'année et a priori cela me fait un peu peur, mais mon envie de découvertes est plus forte!
Ma question: j'hésite fortement entre le Laos et la Birmanie; la Birmanie a l'air magnifique mais cela sera plus difficile de rencontrer d'autres travellers non? Le Laos semble plus facile au niveau des rencontres. Je pourrai aller d'abord au Laos pour me sentir en confiance, mais j'ai entendu dire qu'en mars, les températures en Birmanie devenaient rapidement insuportables..
Que me conseillez-vous??
Merci d'avance!! Claire
J'ai un aller simple pour bangkok, départ dans 10 jours; je voyage seule, et j'ai passé trois mois au népal avant ca; Je voyage seule plus car je n'ai pas trouvé de compagnon à cette époque de l'année et a priori cela me fait un peu peur, mais mon envie de découvertes est plus forte!
Ma question: j'hésite fortement entre le Laos et la Birmanie; la Birmanie a l'air magnifique mais cela sera plus difficile de rencontrer d'autres travellers non? Le Laos semble plus facile au niveau des rencontres. Je pourrai aller d'abord au Laos pour me sentir en confiance, mais j'ai entendu dire qu'en mars, les températures en Birmanie devenaient rapidement insuportables..
Que me conseillez-vous??
Merci d'avance!! Claire
Bonjour à toutes et à tous
j'ai pas mal lu vos discussions en cours sur ce forum. Le Cambodge me trotte dans la tête depuis longtemps, et je suis en train de craquer....
Mes compagnons de voyage habituels m'ont laissé tomber, (partis en tour du monde, autres destinations....) et donc je me pose la question de partir seule en début d'année 2006 (si c'est pas trop tard pour les billets d'avion....).
Je n'ai jamais voyagé toute seule, et ça ne me tente pas vraiment. Pourtant j'ai l'impression que certains d'entre vous le font régulièrement.... Pouvez vous me donner vos raisons, vos impressions, vos plaisirs ????
Je trouve ça tellement triste de partir, découvrir un endroit merveilleux et de ne pas partager ses impressions et émotions sur le moment.... je me trompe ?????
merci pour vos réponses, bonne journée et bon vent..... Bab
j'ai pas mal lu vos discussions en cours sur ce forum. Le Cambodge me trotte dans la tête depuis longtemps, et je suis en train de craquer....
Mes compagnons de voyage habituels m'ont laissé tomber, (partis en tour du monde, autres destinations....) et donc je me pose la question de partir seule en début d'année 2006 (si c'est pas trop tard pour les billets d'avion....).
Je n'ai jamais voyagé toute seule, et ça ne me tente pas vraiment. Pourtant j'ai l'impression que certains d'entre vous le font régulièrement.... Pouvez vous me donner vos raisons, vos impressions, vos plaisirs ????
Je trouve ça tellement triste de partir, découvrir un endroit merveilleux et de ne pas partager ses impressions et émotions sur le moment.... je me trompe ?????
merci pour vos réponses, bonne journée et bon vent..... Bab








