Discussions similar to: Quinze jours mai vélo Portugal bébés treize mois
FR
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL

par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.

Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.

L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.

Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.

Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !

En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.

Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?

De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.

Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.

Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.

Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.

Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.

Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.

Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.

Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !

Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.

La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.

La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.

Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.

Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.

Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.

La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.

Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.

La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.

Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.

Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.

Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.

Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.

La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.

Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.

Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »

RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.

Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.

Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.

À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.

Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.

L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.

Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.

Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.

Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.

Le flamenco

Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.

Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.

Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.

Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.

Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !

Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !

La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.

Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne

Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »

Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.

Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.

Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.

Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...

Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.

Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.

Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.

L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.

Qualité de notre hébergement

Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.

Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.

L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.

Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.

Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.

Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !

La solidarité dans l’équipe

Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!

Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!

Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.

Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.

Valence

À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.

Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.

Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.

Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.

Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.

Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.

On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.

Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.

Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.

Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !

Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.

En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.

Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?

Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.

Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.

Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.

Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.

Léon A. Lemay
Open
Aller de France au Portugal en voiture ou en avion avec un bébé de quinze mois?
Bonjour,

Nous avons prévu de partir au Portugal cet été avec notre fille de 15 mois. J'hésite entre l'avion et le trajet en voiture......

La voiture est moins chèr, mais j'ai peur que ca se passe mal et qu'elle soit très agitée !! Elle n'a pas l'habitude de faire beaucoup de voiture.

Comment faite vous (ou avez vous fait) avec les votres ? J'avoue que le choix est difficile pour moi..... Merci d'avance.
Open
Voyage camping-car 15 jours au Portugal au mois de mars
Voyage envisagé à la découverte du Portugal à 2 en CC 2e quinzaine de mars. A la recherche de bons plans pour stationner (de jour et pour la nuit), de lieux incontournables à parcourir et visiter. Merci chers amis de quelques tuyaux qui pourraient nous être utiles.
Open
Intérêt de ces villes en Andalousie et au Portugal?
😊 Je demeure à Montréal, Québec, Canada. Je suis allé en Europe à plusieurs occasions. Je compte retourné en Espagne et au Portugal au printemps 2013. Un voyage d'une quinzaine de jours. En Espagne, j'aimerais visité en particulier l'Andalousie (Séville, Courdoue, Grenade) et au Portugal (Lisbonne, Sintra, Cascais, Fatima, Porto). J'aimerais connaitre les commentaires de voyageurs qui ont visité ces villes. J'aime voyagé surtout pour l'aspect historique et les gens que l'on rencontre. Vos commentaires seront appréciés.
Open
Carte d'identité pour le Portugal avec Ryanair
Bonjour,

je dois partir au Portugal au moi de Mai et ma carte d'identité expire quelque jours avant délivrée en 2006 La mairie de mon domicile m'annonce que ma carte est encore valable 5ans

Ai je un risque de ne pas embarquer pour aller comme pour le retour

la compagnie est Ryanair

Merci de vos réponses
Open
Je vous invite à découvrir le Portugal
INTRODUCTION

Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

Nous avons séjourné 16 jours au Portugal fin mai - début juin de cette année et avons parcouru près de 2300 km pour découvrir différents attraits de ce magnifique pays.

Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.

Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.

J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.

La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.

Durant ce voyage, je n'ai pris aucune photo des établissements dans lesquels nous avons séjourné.

Si vous désirez obtenir des informations supplémentaires sur ces établissements, la majorité d'entre eux possèdent déjà leur propre site web.

Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:

Sintra Azenhas do Mar Obidos Nazaré Alcobaça Batalha Alvados: Grutas de San Antonio Grutas de Mira de Aire Fatima: Grutas da Moeda Fatima - Sanctuaire Tomar Coimbra Aveiro Porto Braga et son sanctuaire Bom Jesus do Monte Sanctuaire de Sameiro Guimaraes Lamego et son sanctuaire Nossa Senhora dos Remédios Serra da Estrela: Poço da Broca Falls Serra da Estrela: Praia Fluvial de Loriga Serra da Estrela: Torre Serra da Estrela: Covão do Boi Monsanto Penha Garcia Marvao Evora Mertola Cacela Velha Tavira Santo Estevao: Pego do Inferno Loulé Faro Albufeira: Praia da Falesia Carvoeiro: Praia de Albandeira Lagoa: Sentier des septs vallées suspendues Grottes de Carvoeiro (Aurora Boat Trips) Alvor: Praia Três Irmãos Lagos: Ponta da Piedade Grottes de Lagos (Blue Fleet Boat Trips) Carrapateira: Praia da Bordeira Aljezur: Praia de Monte Clérigo Aljezur: Praia da Amoreira Praia de Odeceixe

Voici un aperçu de l'itinéraire que nous avons parcouru. Il ne reflète pas exactement tous les arrêts que nous avons fait. Cependant, cela vous permet de visualiser l'étendue du trajet.

Veuillez cliquer sur chaque image afin d'obtenir une vue agrandie.







Au début de chaque journée, j'indique la distance parcourue, le temps passé sur la route et le temps des activités.

Toutes ces informations sont données à titre indicatif seulement, puisque les valeurs indiquées peuvent varier pour différentes raisons.

Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités lors de notre séjour au Portugal.

POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:

Jour 1: Sintra Jour 2: Sintra (suite), Azenhas do Mar, Obidos et Peniche Jour 3: Nazaré et Alcobaça Jour 4: Monastère de Batalha, Fatima et les grottes Mira de Aire, Moeda et San Antonio Jour 5: Tomar, Coimbra et Aveiro Jour 6: Porto Jour 7: Braga, Sanctuaire Bom Jesus do Monte, Sanctuaire de Sameiro et Guimarães Jour 8: Guimarães, Lamego et le Sanctuaire Dos Remedios Jour 9: Serra da Estrela (Plage fluviale Poço da Broca, Plage fluviale de Loriga, Torre, Senhora da Boa Estrela) et Idanha-a-Nova Jour 10: Monsanto, Penha Garcia, Marvao Jour 11: Évora et Mertola Jour 12: Cacela Velha, Tavira, Cascade du Pego do Inferno, Loulé, Faro et sa Chapelle des Os, Praia da Falesia (Albufeira)
Open
15 jours au Portugal cet été
Bonjour,

Nous envisageons de visiter le Portugal cet été (du 25/07 au 9/08). A ce jour, voici notre itinéraire : - Vol aller de Lyon vers Porto (25/07) - 3 nuits à Porto (25/07 > 28/07) - Porto > Lisbonne : avez-vous des conseils à nous donner pour ce trajet que nous souhaitons faire en train ? - 4 nuits à Lisbonne (28/07 > 02/08) : récupération de la voiture de location - 2 nuits à Sintra (02/08 > 04/08) - 5 nuits : côte ouest et Algarve (04/08 > 09/08) - Vol retour vers Lyon depuis Faro (09/08) : on rendrait la voiture de location à l'aéroport de Faro.

Le nombre de nuits à chaque étape vous semble-t-il équilibré ? Comme vous le voyez, la dernière partie du voyage est encore un peu floue. Alors, si vous avez des idées à partager, n'hésitez pas !

Quelques info pour vous aiguiller : - l'idée de ce voyage est de ne pas faire des milliers de kilomètres et de profiter de chaque étape. C'est pourquoi, nous prévoyons au minimum 2 nuits à chaque fois. Nous préférons nous poser pour profiter d'un lieu, d'une ambiance et découvrir les alentours en partant à la journée. - nous ne sommes pas des accros de la plage / stations balnéaires mais souhaitons quand même faire des haltes bord de mer pour les enfants. - Ce qui nous fait envie, voir le Portugal sauvage, authentique (même si pendant la saison estivale, cela reste difficile... 😉).

Nous vous remercions par avance de vos avis (sur l'itinéraire par exemple), de vos conseils, bonnes adresses......

Raphaël
Open
15 jours près de Guimaraes
Bonjour🙂,

Je compte partir 15 jour prés de Guimaraes , je ne connais pas le Portugal , est ce un bon choix , y a t il beaucoup de choses a voir ou a faire dans cette région? Merci 😉pour vos renseignements
Open
Quinze jours au Portugal en juillet (sans voiture)
Bonjour ! Voilà l'idée pour cet été, le portugal, 15 jours ! En avion jusqu'à lisbonne et sans voiture donc. J'ai quelques questions... - Combien de temps faut il pour faire lisbonne et ses alentours (Sintra, Estoril, Mafra...) - L'idée serait de voir donc Lisbonne, faro et porto... mais porto vaut il vraiment le coup de monter ? Faro c'est ultra touristique ou un peu sauvage ? - L'ideal est il d'avoir un hébergement à faro et lisbonne où on peut rayonner facilement en train ou bus à partir d'une ville entre les deux ? merci !!!
Open
Circuit 15 jours au Portugal en novembre
Bonjour,

Avec ma copine, nous souhaitons faire un Road Trip de 15 jours les deux premières semaines de Novembre. Voulant partir à la découverte de la culture portugaise, de ses paysages et son ambiance locale, on espère pouvoir y associer rencontres, fêtes, découvertes et visites. Nous comptons louer une voiture sur place en arrivant à l'aéroport (Porto). Après pas mal de recherches, quelques questions subsistent encore :

- Niveau météo, n'est pas trop limite ?

- Quelle coins sympathique sont à visiter (on a déjà chercher mais là c'est selon votre expérience, sûrement de super coins ) ?

- Faut-il revenir à l'aéroport d'arrivé pour le retour ou le mieux est de prendre l'avion à un autre endroit ?

- J'ai trouvé des voitures de locations pour 75e la semaine, des fiat panda, est ce suffisant ?

- Nous souhaitons faire du camping sauvages dans des endroits magnifiques niveau paysage (je sais c'est pas trés autorisé mais bon ...)

- Niveau budget, nous avons tablé sur du 1000e pour 2 (dont 150e d'avion et 200e de location voiture avec assurance) est ce suffisant ?

Merci pour vos réponses !
Open
Itinéraire 15 jours de Porto à Lisbonne
Bonjour,

Je voudrais avoir votre avis sur cet itinéraire ? Nous partons au printemps et avons pris les billets.

Je me suis basée sur des guides / internet Nous aimons la nature, les monuments, nous promener en ville et dans la nature Nous ne voulons pas trop courir, et pensons louer une voiture quelques jours au milieu du séjour, pour ensuite nous déplacer en transports en commun dans les villes et proche des villes.

Jour Programme 1 Arrivée 2 Porto 3 Porto 4 Porto 5 Porto 6 Porto 7 récupération de la voiture, Coimbra puis nuit à Porto 8 Obidos 9 Monastère d'Alcobaça puis nuit à Obidos 10 Evora - nuit à Lisbonne 11 Obidos - rendre la voiture, nuit à Lisbonne 12 Lisbonne 13 Lisbonne 14 Lisbonne 15 Lisbonne 16 Départ
Open
Idée itinéraire 15 jours au Portugal en septembre
Bonjour Nous souhaitons partir 15j debut septembre au Portugal. Que pensez vous de cet itinéraire qui reste à affiner. J1> Arrivée à Porto J2> Visite d eporto J3> Braga et Guimares avec nuit sur Porto J4> Averio et viseu> nuit à Viseu J5> Coimbra > Nuit à Coimbra J6> Fatima, Obidos, Péniche Nuit à Obidos J7/8/9 > Lisbonne et les environs J10 à J14 > Région de l'argarve. Lieu pour dormir à définir J15 > Départ .

Merci pour vos retour.
Open
Portugal: itinéraire de 15 jours du Nord au Sud
Comme souvent, ce voyage au Portugal n’était pas vraiment une de nos destinations à faire en priorité. Et, pourtant, mon épouse a une nouvelle fois réussi à me convaincre de partir à la découverte de ce pays très touristique en plein mois d’août. La première chose que j’ai faite c’est de réserver tous mes hébergements en fonction de mon road-trip. J’ai réservé sur Booking.com avec des tarifs en annulation gratuite afin de pouvoir faire des éventuelles modifications (ce qui n’est normalement pas possible avec un tarif non remboursable). Puis, j’ai décidé de zapper volontairement les villes de Porto et Lisbonne (sauf le quartier de Belém) car non seulement je n’aime pas trop me rendre dans les grandes villes avec ma voiture mais de Marseille il est facile de se programmer un week-end avec un vol low-cost. Et, contrairement à beaucoup de portugais d’origine vivant en France qui font le trajet d’une traite, j’ai prévu quatre jours de trajet aller/retour pour rejoindre et quitter le Portugal. Pour préparer mon voyage, j’ai consulté le site de Tiago : gotoportugal.eu/fr/visiter-le-portugal/ qui m’a beaucoup aidé à sélectionner les sites à visiter. Mais toutes ses recommandations n’ont pas été digne d’intérêt car, étant portugais, Tiago trouve tous les endroits du Portugal absolument formidables et manque parfois de recul et de discernement. J’ai également passé beaucoup de temps à me renseigner sur les autoroutes portugaises. J’ai finalement opté pour le boitier viaverde qui m’a été envoyé directement en France mais dont je n’ai pas pu me servir car j’ai appris avant de partir qu’il fallait un compte bancaire portugais. Sachant que je ne passerai pas par l’un des trois points d’entrée d’autoroute pour se faire enregistrer, j’ai décidé de ne pas prendre l’autoroute. En discutant avec des portugais venant de France, voici les différents conseils qui m’ont été prodigués : 1 – Inutile de prendre des cartes prépayées de 10 à 30 euros à la Poste car il semblerait que ça ne fonctionne pas. 2- Si vous choisissez de prendre l’autoroute avec une portion électronique (assez fréquent au Portugal) et que vous n’êtes pas enregistré, vous pouvez vous rendre une fois par semaine à la Poste pour payer vos péages. 3- Soit vous faites comme une grande partie des portugais vivant en France, vous prenez les autoroutes avec portion électronique et vous rentrez tranquillement en France en espérant que vous n’aurez pas d’amendes. Concernant le budget : Hébergement : nous avons dépensé une moyenne de 100 euros/jour (avec petits déjeuners) pour quatre personnes. Autoroutes + péages : nous avons dépensé environ 350 euros pour faire aller-retour Marseille/Portugal et un peu près 250-300 euros pour traverser le Portugal du Nord au Sud. Repas : comptez une moyenne de 40 euros par repas pour 4 personnes (20-30 euros si vous mangez au MacDo ou dans un kébab et autour de 50-60 euros si vous mangez au resto). Vous trouverez ci-après l'itinéraire (en fluo rose sur la carte) complet :



Voici à présent le récit complet de notre périple au Portugal : Jour 1 : Marseille – Urnieta (proche Saint-Sébastien) : nuit à la pension Txoko-Maitea. 740 km pour 06h40 de route. Jour 2 : Urnieta – Melgaço : nuit à l’auberge de jeunesse. 730 km pour 06h30 de route.



Jour 3 et 4 – Melgaço – Terras de Bouro : deux nuits à l’hôtel-restaurant Rio Homem. 90 km pour 01h50 de route. L’idéal dans l’absolu pour découvrir le parc de Peneda Gères aurait été de loger à Campo do Gères. Le matin vers 09h30 nous nous rendons au centre sportif (situé à 5 minutes à pied de l’auberge de jeunesse) pour prendre le bus de la compagnie Melgaço Radical qui doit nous emmener au pied de la rivière Minho pour faire du rafting. Malgré mes craintes (le rafting est à privilégier plutôt au printemps car en été les cours d’eau sont souvent très bas), une superbe expérience avec un guide et des compagnons de route impeccables. Nous avons pu sortir du rafting pour nager et sauter (attention de bien se couvrir car l’eau est très froide). A la fin de l’activité un petit encas est distribué et il faut monter une petite pente pendant 10-15 minutes pour rejoindre le bus du retour. L’activité se termine aux alentours de 13h30-14h00 et coûte 25 euros/personne. Avant de rejoindre notre hôtel, nous visitons Castro Laboreiro (comptez 15 à 20 minutes de marche sur un chemin assez raide), puis Notre-Dame de Peneda (copie conforme du Bom Jésus à Braga mais en plus petit).



Mon conseil : concernant la partie qui se trouve à gauche avec les escaliers descendant, commencez par la partie droite puis une fois en bas remontez par la partie gauche mais ne zigzaguez pas comme le font beaucoup de touristes. En effet, à chaque rampe d’escaliers, se trouve une chapelle (20 au total) dans laquelle est représentée une scène de la vie de Jésus. Ainsi, la première niche à droite représente la naissance de Jésus et celle lui faisant face (la dernière) la Passion. Nous finissons notre périple de la journée par la visite des espigueiros (greniers à grains datant du 17e-18e siècles) de Lindoso.

Jour 4 : Le matin nous partons à la découverte du barrage de Vilarinho das Furnas pour y découvrir un village submergé en 1972 par le remplissage du barrage. Le sentier se trouve de suite à droite après avoir traversé le pont du barrage. L’entrée sur le site est payante (0.50 cents/personne si vous laissez votre voiture et décidez de marcher ou 4 euros si vous prenez votre voiture). Comptez environ 1h aller/retour à pied (ce que nous avons choisi comme option). Il est normalement possible de voir surgir les murs de l’ancien village en été et en automne. Malheureusement, lors de notre passage, le village était complétement sous les eaux et ce n’est qu’en plongeant avec un masque/tuba que j’ai pu apercevoir quelques traces infimes de cet ancien village. Du coup, grosse déception quand même ! Heureusement l’eau du lac se prête parfaitement à une petite baignade. L’après-midi nous nous dirigeons à la cascade de Arado. Et nous faisons à présent connaissance avec le tourisme de masse. Le site est surpeuplé mais nous arrivons malgré tout à trouver une place assez proche du pont. Mon conseil : si vous voulez vous baigner et profiter des piscines naturelles, ne prenez pas le sentier balisé à droite du pont (qui vous permet juste d’avoir un point de vue sur la cascade) mais celui de gauche (non balisé et assez sportif). Pour les plus téméraires (ou les plus inconscients), il est possible de continuer et de grimper à travers les rochers et de découvrir d’autres cascades et de petites piscines naturelles (prendre des chaussures antidérapantes). Mais le jeu en vaut largement la chandelle (mais à ne surtout pas faire avec de jeunes enfants). En repartant, ne passez pas à côté du miradouro de Pedra Bela qui se trouve à deux kilomètres de la cascade. Vue époustouflante sur tous les environs !





Jour 5 : Terras de Bouro - Guimaraes : une nuit à l'auberge de jeunesse GuimaraesLiving. 50 km pour 1h-1h30 de route Nous filons directement au Bom-Jésus à proximité de Braga où nous empruntons le funiculaire qui se trouve tout en bas du site (comptez environ 2 euros/personne). Ce monument historique (construit en 1882, il est considéré comme le plus ancien de la péninsule ibérique) fonctionne à l'eau et la longueur de sa ligne est de 274 mètres. Une fois en haut nous profitons de ce site magnifique où la vue est imprenable. Le sanctuaire s’élève au sommet d’un escalier monumental composé de 17 paliers et 583 marches. C’est l’une des plus surprenantes réalisations de style baroque. Au fur et à mesure de l’ascension, on peut découvrir les chapelles du Chemin de Croix. Les premières chapelles rencontrées sont toutes accompagnées d’une fontaine, dédiée à un dieu païen. Sa pièce maîtresse reste sans doute l'escalier des 5 sens. Cet escalier est à double volée. Chaque palier est décoré de fontaines allégoriques se rapportant aux 5 sens. L’eau coule de la fontaine par le sens en question. Sur ordre de l’archevêque Gaspar de Bragança, la première pierre de l’édification du temple actuel a été placée, le 1er Juin 1784, coïncidant ainsi avec la fête traditionnelle du Saint-Esprit. Nous redescendons par les escaliers (la descente est plus facile que la montée). Nous nous rendons ensuite à l'auberge de jeunesse qui est idéalement située pour visiter à la fois le palais des ducs de Bragance et le centre ville. Depuis l'auberge de jeunesse, nous rejoignons en 10 minutes à pied le palais ducal où trône la statue monumentale de Dom Afonso. Nous prenons un billet combiné "palais + château" (comptez 6 euros/personne). Ce palais fut construit au début du 15e s. par le premier duc de Bragance, Alphonse Henriques, fils naturel du roi Jean Ier. On remarque une forte influence bourguignonne, surtout dans les toitures et l'aspect insolite des 39 hautes cheminées de brique. Il fut l'une des plus somptueuses demeures de la péninsule ibérique, mais à partir du 16e s., la cour s'étant déplacée à Vila Viçosa, il ne fut plus occupé que par intermittence. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé la visite du palais dans lequel se trouvent de très belles pièces ornementées de tapisseries Pastrana, de porcelaine, de tapis persan et d'un toit en bois ressemblant à un navire. Comptez 1 à 2 heures de visite pour le palais + château.







Nous nous rendons ensuite dans le centre de Guimaraes où nous croisons des groupes folkloriques qui dansent du côté de Largo do Oliveira. Nous les suivons et tombons sur la superbe rue Largo Republica do Brasil bordée de chaque côté de petits jardins et où se trouve en contrebas l'église da N Sra da Consolaçao. Nous finissons sur la superbe place Largo do Toural.



Nous rejoignons l'auberge de jeunesse, nous récupérons notre véhicule et nous allons prendre le téléphérique de Guimaraes (comptez 4.50 euros/personne) qui nous emmène au mont Penha où culmine le sanctuaire de Nossa Senhora da Penha (fermé au moment de notre visite). En montant nous pouvons apercevoir sur les collines de superbes villas. N'hésitez pas à marcher jusqu'à la statue de sainte Catherine pour avoir un panorama sur la serra do Morão au sud, Guimarães et la serra do Gerês au nord. Sur l'esplanade vous trouverez un petit train (2.50 euros/personne pour une 1/2 heure) avec lequel vous pouvez faire le tour de toute l'étendue du parc.

Open
Séville-Porto en 15 jours?
Bonjour, Je pense faire un voyage cet automne entre Séville et Porto. J'ai ciblée ces 2 destinations, car elle sont bien équipés de transport en commun et ont des aéroports. De plus ca semble un bon mélange architecture, paysages et histoire. Je voyagerai avec ma grand-mère (75 ans, très en forme) et nous hésitons entre 10 ou 15 jours. J'ai lu a plusieurs endroit que Séville était extrêmement chaud en septembre, mais qu'en octobre ce n'étais vraiment pas le meilleur temps pour visiter. Pour ce qui est de Porto, ca ne semblait pas changer beaucoup de chose.

Bref, est ce que ca semble un bon choix de villes? Vous suggérez combien de temps de voyage au total et de diviser en 2 les villes? Meilleur moyen de voyager entre les 2 c'est l'avion? Si oui Iberia est un bon choix?

Merci de vos précieux conseils!
Open
Séjour de 15 jours Portugal fin juillet-début août
Bonjour à toutes et à tous,

nous souhaitons partir au Portugal cet été. Nous voulons faire en 1ère semaine des visites et la 2ème semaine nous voulons aller dans un coin avec une ou des belles plages, une eau assez transparente et chaude de préférence. Nous allons louer des appartements dans les villes où nous allons aller.

Nous ne savons pas du tout combien de temps rester la 1ère semaine dans les villes que nous souhaitons faire : Porto et Lisbonne.

Vaut il mieux visiter Lisbonne ou Porto ou les 2 ? Combien de jours pour chacune ?

Pour ce qui est de la 2ème semaine, où est ce que l'on peut trouver de belles plages chaudes pour la baignade et la bronzette.

Nous sommes un couple pas fêtard du tout, donc les endroits plein de boites de nuit ou style Ibiza c'est pas notre truc.

Merci à vous et bon week end :)
Open
Retour de 15 jours au Portugal
Je suis partie 15 jours en voyage organisée par mes soins au Portugal cet été. Au programme église, monastère, Porto, Lisbonne, Coimbra, Evora, Nazaré, Amarante, Aveiro, Braga… Nous avons opté pour un voyage en voiture départ de la maison, au total 5 500 km parcouru avec un arrêt en Espagne pour couper le voyage à l'aller à Vitoria gastiez et un arrêt au retour à Bilbao. Voici le récit de mes aventures, les photos et suivront les infos pratiques (hôtel et restaurant avec les prix).

à suivre ...
Open
Itinéraire de quinze jours au Portugal en août 2013
Bonjour, Avec mon ami (26 et 29 ans) , nous avons décidé de partir 15 jours cet été du 9 aout au 23 aout, Nous aimons visiter ( mais pas trop non plus) mais surtout flaner , prendre de belles photos, et sortir rencontrer les locaux le soir 😄...

Nous allons loger en chambres d'hotes , auberges de jeunesses ou chez l'habitant.

La peur qu'il fasse trop chaud nous dirige plutot vers un itinéraire côtier (mais sans une foule touristes si possible).

Nous arrivons en avion à porto le 9 et partons le 23 de lisbonne;

Itinéraire :

Porto et la vallée du douro : 3nuits

Costa nova + aveiro : 1 nuit

Lisbonne+sintra : 4 nuits

Lagos+monchique+sagres :3nuits

Vila nova de milfontes :2nuits ( histoire se profiter de la plage et finir au calme le periple)

Qu'en pensez-vous pour le mois d'aout?

Pas trop de touristes vers ces lieux?

Est-ce pratique de se déplacer en train et bus ou vaut-il mieux louer une voiture à partir de lisbonne pour le sud et l'aletenjo?

Vos réponses m'aiguilleraient beaucoup!!!!

Merci 😉
Open
Circuit de quinze jours au Portugal, votre avis?
Bonjour, Je pars avec mon copain en septembre visiter le Portugal. Nous avons prévu ce circuit-ci:

J 1: Arrivée à Porto, location d'une voiture et nuit à Luso J 2 et 3 : Nuits à Alcobaça J 4 et 5: Nuits à Lisbonne J 6, 7, 8: Nuits à Carrapateira J 9: Nuit à Evora J 10 et 11: Nuit à Linhares J 12, 13 et 14: Nuits à Porto

Que pensez-vous de ces étapes et surtout, que faut-il visiter entre ces étapes? J'ai déjà de petites idées mais j'attends surtout vos bons plans en resto, en petits lieux oubliés, inconnus ou trop souvent zappés !!

Grand merci d'avance à tous pour vos bons conseils! Charlotte
Open
Séjour de quinze jours en Algarve fin juillet 2012 (Portugal)
Bonjour, je souhaite partir 15 jours dans le sud du portugal cet été avec mon chéri. Plusieurs questions: quelle est la température de l'eau? la baignade est elle une activité possible sans pb ? (ceci constitue 50% de notre activité vacances!) quel site pour prendre les billets d'avion aux meilleurs prix? combien faut il compter (de lyon ou paris si grosse différence de prix)? quel site pour location de voiture pas cher? nous souhaitons louer un appartement donc si vous avez des bons plans je suis preneuse, je regarde pour le moment sur abritel...quelle ville en algarve me conseillez vous? sachant que nos activités principales sont la plages, les balades et découvertes de beaux paysages.

merci pour toutes vos infos

Meilleurs voeux 2012!
Open
Camp itinérant de quinze jours au Portugal
Bonjour, je fais partie des scouts et cet été nous partons en camp itinérant au Portugal pendant 15 jours. Nous atterrissons à Porto et nous ne véhiculons que par l transports en commun ( bus, train, marche, bateau, ...) Nous sommes donc à la recherche d'un trajet et surtout de bons plans ( activités sympas, logements pas trop chers, etc )

Merci d avance pur votre aide!
Open
Porto pour quinze jours en août 2007? (Portugal)
bonjour à tous,

Nous sommes 2 et partons à Porto en avion pendant 15 jours. Est-ce qu'il y a assez à voir dans cette ville pendant 15 jours ? Est-ce que ça vaut le coup de louer une voiture pour visiter la région ou des visites sont-elles envisageables en train ? Avez-vous des adresses (restau, patisseries, etc) à nous conseiller ? Merci pour toutes vos suggestions en espérant qu'en cette saison ce n'est pas invivable... 🙂
Open
Itinéraire pour quinze jours au Portugal
Bonjour à tous les membres,

Je pars 15 jours au portugal (du 6 aout au 20 aout) en voiture et avec une toile de tente. Quelqu'un pourrait il me conseiller sur un itinéraire qu'il aurait deja effectué:

combien de temps vaut il mieux s'attarder dans telle ou telle ville? quelles sont les regions a favoriser? y a t il des endroits a laisser tomber? Y a t il des sites incontournables? Par ou comencer?

Merci
Open
Porto, Lisbonne et l'Algarve en 15 jours
Bonjour, Je pars en août au Portugal (pas la meilleure saison mais pas le choix) avec une copine. On aimerait, dans l'idéal, faire Porto - Lisbonne et les Algarve en 15 jours. On souhaite se déplacer en bus/train et ne pas louer de voiture. Mais on a peur que ce soit un peu ambitieux. On voudrait à l'aller prendre un avion Mulhouse (ou Stras) - Porto et au retour Faro - Mulhouse (Stras). Si vous avez des conseils pour les itinéraires, on est preneuse car on ne connaît pas du tout le portugal. Est-ce que ça vous semble possible de visiter ces trois coins en 15 jours ? Quel budget pour 2 semaines sur place ? (sachant qu'on ne va pas réservé d'hôtel en avance et sûrement faire du coach surfing etc). Quelles villes valent vraiment le coût ? Qu'est ce qu'il faut visiter absolument (musée, endroit etc). ? Merci d'avance
Open
Itinéraire Paris - Algarve - Andalousie en 15 jours
Bonjour! J'envisage un voyage dans ces régions en mars pour fuir l'hiver québécois! Je serai avec ma mère et nous souhaitons surtout profiter des plages/ plein air. L'architecture n'est pas notre intérêt principal. Voici donc mon itinéraire probable : Québec - Paris - Lisbonne (avion)...2-3 jours à Lisbonne Lisbonne - Lagos (bus) .....Quelques jours dans cette région Algarve - Andalousie (bus/train) ...Quelques jours dans cette région Adalousie - Paris (avion)...2-3 jours à Paris

C'est plutôt ce que j'ai mis en Italique qui m'embête. Je ne sais pas trop où aller pour profiter de l'ambiance/ plages. Quelles sont les itinéraires/ incontournables que vous me proposeriez pour profiter de l'exérieur? Merci :)
Open
Compte rendu d’un voyage (4 personnes) de 15 jours entre Séville et Porto: mars 2014
Budget total par couple : 1620 € Avion Bâle-Séville retour Porto Bâle : 157 € Location auto 10 jours : 146/2 = 73 € Sur place : hôtels + nourriture : 1390 € Itinéraire : Séville, Tavira, Evora, Obidos, Nazaré, Alcobaça, Batalha, Tomar, Coimbra, Aveiro, Porto, Viana do Castelo, Guimaraes.

Compte rendu : 16/03 Départ aux aurores pour être à l’heure à l’aéroport de Bâle-Mulhouse décollage à 8h en direction de Séville dans un avion plein à ras-bord. Deux heures plus tard, atterrissage à Séville sous un ciel bleu et un beau soleil. Le bus EA nous emmène en ville et à quelques minutes à pied de l’appartement que nous avions réservé. La propriétaire très sympathique nous présente ce bel appartement moderne de 2 chambres et salles de bains, mezzanine et cuisine- salon, salle à manger, très bien décoré avec tout le confort. En 15 mn à pied, nous voilà à l’entrée de la vieille ville à la hauteur des jardins de Murillo, la faim se faisant ressentir et l’heure espagnole du déjeuner étant encore lointaine, nous nous attablons pour prendre quelques tapas incontournables au bar « las Teresas ». Excellent déjeuner de poissons, un peu plus tard, à la terrasse de « Modesto ». Nous partons arpenter les abords de la Giralda, quartier que nous connaissons déjà bien, par la « Plaza de la Alfalfa ». Sur la « Plaza del Salvador » les bars font toujours le plein et les rumeurs des clients franchissent allègrement les limites de la seule place. Nous continuons vers la structure « champignonnesque » qui surplombe « la plaza de la Encarnación ». Retour vers le Guadalquivir et la fameuse tour de l’Or qui prend dans l’après-midi de belles teintes ocres .Nous terminons par le « Prado San Sebastián » où se tient une « Oktober Fest » décalée sous le soleil andalou avec ses débits de bière internationale. Arrêt dîner de poissons frits au « 3 de Oro » calle Santa María la Blanca . 17/03 Nous retournons après le petit déjeuner flâner autour de la Giralda, dans le barrio de Santa Cruz. Vers 14h, repas arabo-andalou (18 €) au restaurant « Don Raimundo ». Traversant « la Alameda de Hércules » nous allons acheter nos billets de bus pour Tavira à la station de la Plaza de Armas. De là, le quartier gitan de Triana n’est pas loin, il suffit de passer le pont «. Le quartier est toujours aussi agréable même s’il est maintenant difficile de voir les « Corrales » ces maisons communautaires traditionnelles. Retour sur les bords du Guadalquivir pour un arrêt boissons bien mérité avec la chaleur qui règne. Puis c’est une soirée tapas avec nos amis espagnols Ricardo et Pili au « Patio » calle San Eloy. 18/03 Départ pour la station de bus du Prado San Sebastián à 15 mn de notre appartement pour y prendre le bus pour Tavira que nous atteignons après 2h de trajet. Après avoir récupéré notre voiture de location (réservé depuis la France) en ville, nous allons déposer nos affaires dans l’appartement sur les hauteurs de la ville. Puis nous allons déjeuner de plats typiquement portugais (dont une excellente cataplana) au restaurant « Bica » dans la vieille ville. L’après-midi, direction Santa Luzia et Pedras del Rei : une passerelle nous permet de rejoindre l’île de Tavira, sa longue plage de sable blanc, son cimetière d’ancres marines et ses restaurants. Beau soleil mais vent du large assez fort. 19/03 Visite de la ville haute, ses églises, sa poussada, ses maisons et son château avec un magnifique jardin, bien entretenu et très fleuri à cette saison. Visite de la ville basse autour de la rivière et du pont romain. Départ en voiture pour le village perché de Cacela Velha situé à une 15aine de km. Très belle vue sur l’océan depuis ce promontoire. Les couleurs blanches et bleues dominent dans ce tout petit village très calme à cette saison. Retour à Tavira et déjeuner portugais de grand qualité au restaurant populaire« O ciclista ». L’après-midi nous allons en voiture jusqu’à « cuatro aguas » à quelques km de la ville d’où nous prendrons le petit ferry pour aller de nouveau sur l’île de Tavira nous oxygéner au bord de l’océan. 20/03 Nous quittons Tavira non sans nous arrêter dans une pâtisserie de Santa Luzia faire le plein d’excellentes pâtisseries « pasteis de nata » découvertes avant-hier , en direction de la très belle plage de Falésia près de la ville d’Olhos de Agua. Après quelques difficultés pour trouver notre route nous arrivons enfin sur cette plage réputée pour ses falaises offrant de belles couleurs qui varient du jaune clair au rouge intense en passant par toutes les nuances de l’ocre. De plus, avec ce beau soleil du matin l’éclairage est superbe. Nous repartons vers le Nord en direction de Loulé (arrêt pique-nique au bord d’un ruisseau) et continuons par de petites routes qui « tortillonnent » beaucoup compte tenu du relief assez marqué. En fin d’après-midi nous arrivons au village perché de Monsaraz. Beau village qui domine la plaine environnante avec ses plans d’eau et ses cultures. Très bel éclairage aussi à cette heure où le soleil va bientôt se coucher. Nous rejoignons Evora où nous passons la nuit. Première visite nocturne du centre. 21/03 Après le petit déjeuner, nous allons visiter la vieille ville toute proche de l’hôtel. On retiendra la belle place du Giraldo, les ruines du temple de Diane et surtout la superbe université avec une collection d’azulejos qui recouvrent tous les murs des couloirs et une magnifique cour carrée intérieure. En partant , nous allons faire une partie du « tour des mégalithes » se contentant de voir ceux situés autour de Valverde et de Guadalupe, dans une belle nature dominée par les plantations de chênes lièges. Nous continuons notre route en direction d’Obidos où nous arrivons dans l’après-midi sous la pluie. Installation dans une vieille maison du XVI e siècle au pied des remparts (La casa do Fontanario), les propriétaires sont charmants et de plus francophones et francophiles. Premier contact avec la vieille ville (balade sur les remparts) sous la pluie excellent dîner de plats typiques au restaurant « Muralha » tout proche. 22/03 En attendant l’heure du petit déjeuner et pour éviter les hordes touristiques habituelles ici, je pars faire quelques photos de la vieille ville je suis tout seul, pas un bruit, bel éclairage avec le lever du soleil, ça change par rapport à hier après-midi. Lors de notre 2ème passage vers 10h, il y a un monde fou, la petite ruelle est noire de monde ! il est temps de partir pour Nazaré notre prochaine étape. Après avoir déposé nos affaires dans le très bel appartement que nous louons dans le centre de la ville et avoir satisfait au cérémonial quotidien du Porto et du déjeuner, nous allons nous promener sur la longue et belle plage de Nazaré occupée par endroits par des femmes âgées qui font sécher du poisson et le vendent aux passants. Le vent frais et obstiné ne pousse pas à la baignade, il n’y a personne dans l’eau, excepté quelques jeunes qui ont dû faite un pari ! Nous prenons ensuite le funiculaire qui permet de rejoindre la ville haute, le quartier du Sitio d’où la vue sur les alentours est magnifique, nous en profitons pour visiter les quelques monuments religieux (église et chapelle) qui bordent la place principale. Retour en ville et excellent dîner de poissons à la « Tasquinha ». 23/03 Journée culturelle consacrée aux trois sites majeurs que sont Alcobaça, Batalha et Tomar. Difficile d’en rendre compte tellement il y a de merveilles : A Alcobaça, je retiendrai la nef dépouillée de style cistercien, ça surprend par rapport au baroque manuélin si chargé. Le cloître est magnifique et la cuisine étonnante entièrement recouvert d’azulejos avec sa cheminée de 18m. Après les nourritures spirituelles nous allons déguster les excellentes pâtisseries de chez Alcoa, le meilleur pâtissier de la ville. Batalha est remarquable entre autres par la superbe chapelle du fondateur avec les tombes royales, un cloître gotique et manuélin unique et aussi les chapelles inachevées d’Edouard 1er. C’est enfin Tomar, autre complexe religieux impressionnant par sa taille et renommé pour sa fameuse fenêtre manuéline. Retour à Nazaré et dîner, toujours aussi excellent à la « Tasquinha ». 24/03 Départ pour Coimbra sous la pluie. Installation dans un superbe appartement design, après un encas et un intermède « Porto » nous allons visiter la vieille ville, c'est-à-dire qu’il faut descendre de la colline où nous sommes logés jusqu’au niveau de la rivière puis remonter vers la vieille ville située sur une autre colline le funiculaire qui nous aurait permis de nous économiser est arrêté pour maintenance ! Nous commençons par la vénérable Sé, la cathédrale du XII me siècle, si l’extérieur est massif et fortifié, l’intérieur contraste avec de beaux panneaux d’azulejos et un très beau retable doré de facture flamande du XVI me siècle. Encore un beau cloître roman ! La réputation de Coimbra est surtout liée à son Université, une des plus anciennes d’Europe. Nous avons surtout apprécié l’exceptionnelle bibliothèque Joanina de facture baroque du XVIII e, riche de milliers de volumes très rares. Nous avons également pu assister, en spectateurs discrets évidemment, à une soutenance de thèse dans la fameuse salle des examens. Puis nous sommes redescendus vers la ville basse en traversant par de petites venelles en pente le vieux quartier médiéval et pauvre de Baixa aux maisons en ruine qui contrastait avec les magnificences vues plus haut. Dîner dans une minuscule gargote « Zé Manel de Ossos » dont les murs sont tapissés de petits bouts de nappes sur lesquels les clients font état de leurs sentiments. A quatre, on s’en tire avec une addition de 30€ avec le vin ! 25/03 Départ sous un temps incertain vers la fameuse forêt de Buçaco distante d’une cinquantaine de km. Après avoir laissé la voiture sur le parking de l’hôtel Palace nous empruntons les différents chemins qui permettent de visiter les différentes curiosités du parc. Nous avons beaucoup apprécié le chemin qui longe la forêt de fougères arborescentes, des étangs et de magnifiques camélias et autres variétés d’arbres et de plantes. Malheureusement le cyclone de janvier 2013 a beaucoup endommagé une partie de parc en particulier les grands arbres qui ont fait la réputation de cette forêt. Pour déjeuner nous avons cassé la tirelire et nous sommes installés dans le superbe restaurant du palace de Buçaco. Belle expérience, excellent déjeuner, bon rapport qualité-prix. Retour à Coimbra en fin d’après-midi. 26/03 Départ pour Porto temps couvert mais avec quelques coins de ciel bleu. Pour éviter l’autoroute nous prenons les petites routes qui longent l’océan et arrivons à Aveiro en fin de matinée vers 11h. visite de la ville avec ses canaux, le quartier des marins avec ses petites maisons multicolores et ses barques caractéristiques. Nous continuons vers Porto. Nous avons loué un triplex avec terrasses sur les hauteurs de Porto, non loin du centre de la ville : une fois de plus nous avons affaire à des gens charmants. Paula et Sergio nous donnent toutes les indications nécessaires à la visite de la ville. il n’est plus l’heure du déjeuner, mais le ventre vide, nous trouvons un bar qui peut nous servir les fameux « Franceshinas » ou croquemonsieur à la française, c’est bon, nourrissant et économique. Nous commençons par visiter le fameux pont qui franchit le Douro ainsi que le quartier de la gare. Dîner dans un restaurant près de l’appartement « El forno » d’excellents poissons. 27/03 Journée consacrée à la découverte de la vallée du Douro : premier impératif, pour sortir de Porto, nous évitons les autoroutes payantes, non à cause du prix et des complications pour payer ensuite le télépéage, nous préférons les petites routes à la circulation tranquille qui permet de voir le paysage tout en conduisant. On va être gâté, nous voilà sur de toutes petites routes au pavage antique, le paysage est magnifique mais pour trouver notre chemin c’est beaucoup plus compliqué vu le manque de panneaux informatifs, c’est ça la découverte ! Finalement nous rejoignons le Douro vers le barrage de Torrao et allons le longer jusque vers Lamego où nous ferons un excellent déjeuner dans un restaurant situé derrière la Sé. Visite de Lamego puis nous continuons vers Pinhao. Le paysage est de toute beauté entre les vergers fleuris, le Douro au fond de la vallée et les terrasses où poussent la vigne et qui s’étagent sur les hauteurs. Des miradors bien placés permettent des arrêts photo intéressants. En rentrant nous zapperons le château de Mateus (trop cher, de plus nous avons vu suffisamment de monuments superbes ces derniers jours). 28/03 Météo clémente encore ce matin. Nous quittons Porto en direction du Nord et longeons la côte toujours par des petites routes pavées qui traversent des petites villes ou villages à vocation touristique et agricole. Au bout de 2h de trajet nous arrivons à Viana do Castelo, ville au bord de l’océan : de beaux palais, des maisons de style manuélin, des églises évidemment. Nous allons déjeuner dans un restaurant de poissons renommé sur le port « Valentim » : le vinho verde accompagnera à merveille nos différents plats de poissons. Un dernier petit tour dans une pâtisserie pour goûter aux spécialités locales et nous repartons vers Braga pour voir le fameux escalier du sanctuaire du Bom Jésus. Dernière étape : Guimarães. C’est une très belle ville que nous visiterons, hélas ! Un peu au pas de course car nous devons rendre la voiture à Porto dans 1h30mn. Le vieux quartier de Guimarães avec ses petites places bordées de belles maisons médiévales et ses églises est bien agréable à visiter. Retour à Porto, nous rendons la voiture dans les délais et revenons en ville par le métro, un violent orage de grêle nous surprend tout près de l’appartement. Un Porto nous fera passer cette frayeur !!! 29/03 Ciel bleu et soleil pour notre dernière journée consacrée à la visite de la ville. Nous commençons par le marché de Bolhao où beaucoup d’étals sont vides : on y trouve essentiellement des fleuristes, des poissonniers et des vendeurs de fruits et légumes. Nous continuons vers la place Delgado et la Praça de Libertade avant de nous perdre dans les petites ruelles, comme la rua dos flores, qui mènent vers le Douro et le quartier de la Ribera très animé. Nous franchissons le Douro et optons pour la visite des caves Calem (moins fréquentées que les grandes caves comme Sandeman). Bon choix avec une visite en français dans la 1/2h qui suit notre arrivée, guide parfaite, compétente et intéressante. La visite se clôt comme toujours par une dégustation de deux vins de Porto. Pour diluer notre apéro nous allons déjeuner dans un restaurant dont on nous a donné l’adresse, au bout du quai (Adao)restaurant bondé apprécié par les locaux ce qui est bon signe. Poissons incontournables…nous refranchissons le Douro pour aller nous promener vers le jardin botanique d’où la vue sur la ville et le Douro est magnifique. Retour à Vila Nova de Gaia pour assister à une représentation de Fado, toujours dans les caves Calem : beau spectacle, musiciens et chanteurs confirmés, bon Porto, rien à redire. 30/03 Fin du voyage, nous prenons le métro de la station Bolhao à l’aéroport, c’est pratique et bon marché. Décollage de Porto pour Bâle à 12h30.

PS : notre reportage photo est visible sur Picasa : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/DeSevilleAPorto16Au30Mars2014?authuser=0&authkey=Gv1sRgCJab9q2Li82mGg&feat=directlink
Open

You might also like