Bonjour,
Je viens de lire à peu près tous les messages relatifs à l'ouragan Jeanne et je ne sais pas trop à quoi m'en tenir.
Voilà, nous partons le 3 octobre pour le h10 ocean bavaro. Nous atterrissons à la Romana pour ensuite faire un trajet en bus jusqu'à l'Hôtel.
Merci de me préciser (si cela est possible) si l'aéroport de la Romana est praticable et si le H10 est en bon état.
Espérant avoir des nouvelles de quelqu'un.
Par avance Merci. Céline 😉
Bonjour à tous,
Grâce à la mobilisation d'un grand nombre d'entre-vous, l'AHDE a pu venir en aide aux sinitrés d'Haïti, vous trouverez ci-dessous le récit d'Alexandre qui est intervenu à l'hôpital de Jimani :
"... La valse des hélicopteres au dessus de l'hopital de Jimani, les militaires, les bléssés nous donnent l'impréssion d'être dans une zone de guerre. Nos camions sont encore loin, le docteur Rodriguez, Stew et moi même sommes acceuillis par un fantôme en blouse, masque sous le menton : Eric Chatain. Eric est un vieux briscard des op humanitaires avec l' ONU, mais on ne s'habitue pas à l'horreur ... Nous rentrons dans la cour de l'hopital, je dois me garer à 2 m des premiers "malades", couchés sur le sol. Le temps d'enfiler un masque, des gants et nous commençons à livrer les précieux antibio de génération 4. Une semaine aprés la catastrophe, les plaies des nouveaux arrivants sont souvent gangrénées, l'amputation est devenue un acte "banal". Les chambres, mais également les halls, les couloirs, les exterieurs , débordent de patients souvent soignés sur place. Un enfant de cinq, six ans endure sans un cri, malgré une grande souffrance visible sur son visage, la pose de son dernier platre. Son bassin et ses deux jambes sont fracturées. Je croise quelques regards, des visages qui, malgré le nombre, deviendront familiers au cours de cette longue et douloureuse soirée. Nos gars et leur camions remplis de nourriture, médics, matelas, draps etc, arrivent vers 18 h, nous ne le savons pas encore mais notre job occasionnel ne fait que commencer ...
Le docteur Rodriguez (oui, celui de Las terrenas) se met immédiatement au travail, il n'y a pas de temps à perdre, les toubibs, infirmieres et autres aide-soignants ne savent plus où donner de la tête, mis à part les opérations au bloc on gere les bléssés comme ils viennent. Il fera un boulot formidable, sauvant même un petit garçon dont il diagnostiquera une blessure "invisible" au 1er coup d'oeil, une vessie éclatée.
Nous comprenons assez vite qu'à part pour les médics que nous livrons à la pharmacie, il n'y aura pas de logistique, à nous de nous démerder avec notre chargement. Bien que nous soyons dans la cour de l'hopital, supposé sécurisé, dés nos premiers colis déchargés, nous constatons, ahuris, qu'un certain nombre de personnes venues nous aider ne sont en fait venue que pour nous ... voler !
Il me faut trouver quelqu'un pour un almacen pendant que Stew supervise le déchargement. Aprés quelques polémiques dont nous passerons les détails, des accrochages "physiques" et verbaux avec des pilleurs , nous arrivons à nos fins.
Sur la demande de B.Piriou, president de l'association et pour témoigner auprés de nos nombreux donateurs du comité de Las terrenas pour Haïti, j' ai une mission peu ... attractive. Je dois prendre des photos. Rapidement pourtant, je réalise que cet outil de voyeur me permet d'etablir un contact avec des bléssés, surtout les enfants. Incroyable comment ces gosses martyrisés, quand ils en ont la force, arrivent à me sourire, me parler, me solliciter. Stew, qui ne cesse de courir, aider, décide de commencer concretement à distribuer une partie de ce que nous amenons. Surtout que Gaël a eu la riche idée de nous faire parvenir 3000 pains fabriqués par un boulanger de Sto Domingo. Le pain ne se conserve pas, on y va ...
Il y a des mains tendues, des sourires, des merci , des yeux mouillés (souvent les nôtres) Puis on nous demande de l'eau, des draps, du lait pour les tout-petits, nous avons tout ça, on y va ...
Ces mots décrivent une petite partie de ce que nous avons vus et partagé à l'hopital de Jimani. Doris et d'autres prendront le relais pour remercier tous ceux et celles qui chez nous, dans notre petit village ont apporté leur aide. Dominicains, haïtiens, etrangers. Si ce petit compte-rendu encourage certaines personnes à donner, à aider ces pauvres gens ou à continuer leurs éfforts, et bien, merci d' avance.
Je ferai passer quelques photos Alexandre"
Un grand merci à tout ceux qui se sont mobilisés jusqu'à présent mais nos actions ne s'arrêteront pas là, les rescapés du séïsme ont plus que jamais besoin de nous tous, il nous reste tant à faire... !!!
- - Ingrid Secrétaire www.humani-repdom.com reportage sur site: www.losojosdedenis.com
Grâce à la mobilisation d'un grand nombre d'entre-vous, l'AHDE a pu venir en aide aux sinitrés d'Haïti, vous trouverez ci-dessous le récit d'Alexandre qui est intervenu à l'hôpital de Jimani :
"... La valse des hélicopteres au dessus de l'hopital de Jimani, les militaires, les bléssés nous donnent l'impréssion d'être dans une zone de guerre. Nos camions sont encore loin, le docteur Rodriguez, Stew et moi même sommes acceuillis par un fantôme en blouse, masque sous le menton : Eric Chatain. Eric est un vieux briscard des op humanitaires avec l' ONU, mais on ne s'habitue pas à l'horreur ... Nous rentrons dans la cour de l'hopital, je dois me garer à 2 m des premiers "malades", couchés sur le sol. Le temps d'enfiler un masque, des gants et nous commençons à livrer les précieux antibio de génération 4. Une semaine aprés la catastrophe, les plaies des nouveaux arrivants sont souvent gangrénées, l'amputation est devenue un acte "banal". Les chambres, mais également les halls, les couloirs, les exterieurs , débordent de patients souvent soignés sur place. Un enfant de cinq, six ans endure sans un cri, malgré une grande souffrance visible sur son visage, la pose de son dernier platre. Son bassin et ses deux jambes sont fracturées. Je croise quelques regards, des visages qui, malgré le nombre, deviendront familiers au cours de cette longue et douloureuse soirée. Nos gars et leur camions remplis de nourriture, médics, matelas, draps etc, arrivent vers 18 h, nous ne le savons pas encore mais notre job occasionnel ne fait que commencer ...
Le docteur Rodriguez (oui, celui de Las terrenas) se met immédiatement au travail, il n'y a pas de temps à perdre, les toubibs, infirmieres et autres aide-soignants ne savent plus où donner de la tête, mis à part les opérations au bloc on gere les bléssés comme ils viennent. Il fera un boulot formidable, sauvant même un petit garçon dont il diagnostiquera une blessure "invisible" au 1er coup d'oeil, une vessie éclatée.
Nous comprenons assez vite qu'à part pour les médics que nous livrons à la pharmacie, il n'y aura pas de logistique, à nous de nous démerder avec notre chargement. Bien que nous soyons dans la cour de l'hopital, supposé sécurisé, dés nos premiers colis déchargés, nous constatons, ahuris, qu'un certain nombre de personnes venues nous aider ne sont en fait venue que pour nous ... voler !
Il me faut trouver quelqu'un pour un almacen pendant que Stew supervise le déchargement. Aprés quelques polémiques dont nous passerons les détails, des accrochages "physiques" et verbaux avec des pilleurs , nous arrivons à nos fins.
Sur la demande de B.Piriou, president de l'association et pour témoigner auprés de nos nombreux donateurs du comité de Las terrenas pour Haïti, j' ai une mission peu ... attractive. Je dois prendre des photos. Rapidement pourtant, je réalise que cet outil de voyeur me permet d'etablir un contact avec des bléssés, surtout les enfants. Incroyable comment ces gosses martyrisés, quand ils en ont la force, arrivent à me sourire, me parler, me solliciter. Stew, qui ne cesse de courir, aider, décide de commencer concretement à distribuer une partie de ce que nous amenons. Surtout que Gaël a eu la riche idée de nous faire parvenir 3000 pains fabriqués par un boulanger de Sto Domingo. Le pain ne se conserve pas, on y va ...
Il y a des mains tendues, des sourires, des merci , des yeux mouillés (souvent les nôtres) Puis on nous demande de l'eau, des draps, du lait pour les tout-petits, nous avons tout ça, on y va ...
Ces mots décrivent une petite partie de ce que nous avons vus et partagé à l'hopital de Jimani. Doris et d'autres prendront le relais pour remercier tous ceux et celles qui chez nous, dans notre petit village ont apporté leur aide. Dominicains, haïtiens, etrangers. Si ce petit compte-rendu encourage certaines personnes à donner, à aider ces pauvres gens ou à continuer leurs éfforts, et bien, merci d' avance.
Je ferai passer quelques photos Alexandre"
Un grand merci à tout ceux qui se sont mobilisés jusqu'à présent mais nos actions ne s'arrêteront pas là, les rescapés du séïsme ont plus que jamais besoin de nous tous, il nous reste tant à faire... !!!
- - Ingrid Secrétaire www.humani-repdom.com reportage sur site: www.losojosdedenis.com
Décidemment sur cette ile très touristique beaucoup de touristes ont perdu la vie ces dernières années....
nouvel accident dramatique toute à l'heure
http://www.europe1.fr/International/Trois-Francais-morts-en-Republique-dominicaine-1119241/
pensée pour les familles de victimes...
http://www.europe1.fr/International/Trois-Francais-morts-en-Republique-dominicaine-1119241/
pensée pour les familles de victimes...







