Bonjour à tous !
Nous sommes 2 et projetons de faire une boucle cet été en self-drive entre l'Ouganda et le Rwanda sur 3 semaines. Après avoir lu pas mal de posts, j'ai établi une liste de sites susceptibles de nous intéresser.
Clarifions bien les choses, cette liste n'est pas une proposition d'itinéraire (elle serait irréalisable), mais constitue plutôt une boucle idéale que nous devons élaguer.
Mon but est de bénéficier de vos expériences pour identifier les éventuels "doublons" (il n'est peut-être pas nécessaire, par exemple, de faire Akagera + Nyungwe + Murchin Falls + Kidepo) et autres sites moins conseillés (en raison de la saison, de l'état des routes...).
Je précise que nous n'irons pas voir nos amis les Gorilles et que nous sommes allés en Namibie (si nous avons très envie de refaire quelques game drives, nous avons aussi très envie de faire des randos et de découvrir les paysages propres à cette région de l'Afrique).
Voici la liste (O : Ouganda, R : Rwanda) :
(O) Entebbe
(O) Lac Mburo
(R) Akagera
(R) Kigali
(R) Nyungwe
(R) Kibuye
(R) Gisenyi
(R) Parc des volcans
(O) Lac Bunyanyi
(O) Bwindi
(O) Ishasha
(O) Kazinga
(O) Fort Portal
(O) Murchin Falls
(O) Kidepo
(O) Sipi Falls
(O) Entebbe
Sur quoi devrions-nous nous concentrer ?
N'hésitez pas à me signaler d'autres incontournables. Notre plan est encore très ouvert !
Dans l'attente de vos avis éclairants,
Merci à tous !! 😉
Bonjour...
" Si Vous vous rendez au Rwanda... Surtout ne ratez pas Kibuyé."
Ce trajet dure 3 heures par une route bien entretenue toute en lacets. Les panoramas sont par endroits superbes mais pour en profiter pleinement, il faut être du côté gauche du bus. L'idéal est de quitter Kigali en début d'après-midi, entre 14 et 15 heures, pour profiter de la lumière rasante à l'arrivée à destination. Vous ne le regretterez pas..! La route serpente à travers les collines de moyenne altitude où l'on cultive en terrasse, pommes de terre, choux, haricots verts, carottes et autres légumes... Les vallées sont plantées de mais, sorgho ou bananiers. Un peu plus en altitude on trouve les eucalyptus. Utiles pour le charbon de bois et la menuiserie peu chère. Puis, plus haut encore, les pins, plus rares. On traverse régulièrement quelques petites bourgades de quelques centaines d'habitants. Une école, un dispensaire et des enfants qui jouent gaiement. Rien de plus.
La descente vers le lac Kivu est superbe. Quelques points de vue marqueront votre esprit pour longtemps. Dommage que le bus ne s'arrête pas.!! A moins de prétexter une urgence...😉
Arrivé à Kibuyé je ne saurais trop vous conseiller le Centre Béthanie. A 10 minutes à peine de l'arrêt de bus terminal. Tous les taxis-motos connaissent et vous y emmèneront pour 500 francs rwandais.




- Vues du Centre Béthanie.
Un endroit géré par l'église presbytérienne du Rwanda. Un lieu paradisiaque où flotte un parfum d'éternité. Un de ces endroits rares sur notre planète. Une quarantaine de chambres sans grand luxe mais dans un cadre somptueux d'une beauté apaisante.
Réellement idyllique pour une halte de quelques jours.!! L'endroit est à l'écart de la ville et certains pourront se sentir captifs. Mais pour quelques centaines de francs, un taxi-moto viendra vous chercher et vous amener à un peu plus de mouvement ou de bruit. Les prix des chambres, compte tenu de l'endroit sont plutôt doux. Certaines, plus "luxueuses, sont aux alentours de 35 euros.Les autres à 20 euros à peine. Le restaurant, au bord du lac, vous offrira alcools, bière , voire même un Mouton Cadet pour les plus fortunés à qui le vin rouge viendrait à manquer .. .
Pour des prix, là aussi, très honnêtes comparés à nos gargotes françaises.
En résumé.. Si vous allez au Rwanda.. Ne ratez pas Kibuyé.!!!
" Si Vous vous rendez au Rwanda... Surtout ne ratez pas Kibuyé."
Ce trajet dure 3 heures par une route bien entretenue toute en lacets. Les panoramas sont par endroits superbes mais pour en profiter pleinement, il faut être du côté gauche du bus. L'idéal est de quitter Kigali en début d'après-midi, entre 14 et 15 heures, pour profiter de la lumière rasante à l'arrivée à destination. Vous ne le regretterez pas..! La route serpente à travers les collines de moyenne altitude où l'on cultive en terrasse, pommes de terre, choux, haricots verts, carottes et autres légumes... Les vallées sont plantées de mais, sorgho ou bananiers. Un peu plus en altitude on trouve les eucalyptus. Utiles pour le charbon de bois et la menuiserie peu chère. Puis, plus haut encore, les pins, plus rares. On traverse régulièrement quelques petites bourgades de quelques centaines d'habitants. Une école, un dispensaire et des enfants qui jouent gaiement. Rien de plus.
La descente vers le lac Kivu est superbe. Quelques points de vue marqueront votre esprit pour longtemps. Dommage que le bus ne s'arrête pas.!! A moins de prétexter une urgence...😉
Arrivé à Kibuyé je ne saurais trop vous conseiller le Centre Béthanie. A 10 minutes à peine de l'arrêt de bus terminal. Tous les taxis-motos connaissent et vous y emmèneront pour 500 francs rwandais.




- Vues du Centre Béthanie.Un endroit géré par l'église presbytérienne du Rwanda. Un lieu paradisiaque où flotte un parfum d'éternité. Un de ces endroits rares sur notre planète. Une quarantaine de chambres sans grand luxe mais dans un cadre somptueux d'une beauté apaisante.

Réellement idyllique pour une halte de quelques jours.!! L'endroit est à l'écart de la ville et certains pourront se sentir captifs. Mais pour quelques centaines de francs, un taxi-moto viendra vous chercher et vous amener à un peu plus de mouvement ou de bruit. Les prix des chambres, compte tenu de l'endroit sont plutôt doux. Certaines, plus "luxueuses, sont aux alentours de 35 euros.Les autres à 20 euros à peine. Le restaurant, au bord du lac, vous offrira alcools, bière , voire même un Mouton Cadet pour les plus fortunés à qui le vin rouge viendrait à manquer .. .
Pour des prix, là aussi, très honnêtes comparés à nos gargotes françaises.En résumé.. Si vous allez au Rwanda.. Ne ratez pas Kibuyé.!!!
Nous rentrons d'un séjour de 8 jours au Rwanda, et souhaitons vous proposer notre expérience.
Nous avons loué à l'aéroport une voiture 4X4 par Karibu Rwanda (mpagi@kariburwanda.com) réservée préalablement par téléphone. Voiture automatique, pas vraiment neuve mais très convenable, tout à fait adaptée. Volant à droite en revanche (voiture d'importation japonaise) pour une conduite à droite, un peu surprenant au début!
Nous sommes directement partis dans le Sud, direction BUTARE, premiers contacts avec les splendides paysages du Rwanda. Nuit à BUTARE dans la procure d'accueil Saint Jean Baptiste, 8000 FRW la nuit par personne, chambre double, spartiate mais correcte. Très joli jardin, très calme, petit dej à 1500 FRW par personne.
Le lendemain, route vers Nyungwe, visite du mémorial de MUSAMBI, qui contient depuis mai 2011 un petit musée assez didactique sur la genèse du génocide et son contexte, très instructif. Le directeur se fait un plaisir de faire la visite.
Arrivée au bureau de la RDB au coeur de la forêt de Nyungwe, petite surprise, alors que nous avions réservé par téléphone une semaine avant un emplacement de camping, on nous apprend que le camping est en réfection et donc non accessible.. Nous dormirons donc à la Guest House du bureau RDB de Gisakura, en sortie de Parc, heureusement une chambre était encore disponible, car GISAKURA ne regorge pas d'hébergement... Chance, les treks pour aller voir les Chimpanzés à ce moment là se faisaient à partir de GISAKURA. Départ très matinal, nous avons dû suivre les chimpanzés pendant 2h dans des conditions de marche assez difficiles car ils n'étaient pas décidés à se poser pour dormir ou manger! L'après midi visite des Colobes, bcp plus accessibles.
La Guest House de GISAKURA est à 35 000 FRW/chambre, correcte, mais sanitaires communs. Un peu chère pour la prestation mais pas beaucoup d'autre choix! Il est possible de dîner sur place, 5500 FRW par pers, un peu cher encore une fois par rapport à ce que l'on mange dans les bars restos. C'est le cas dans beaucoup d'hôtels a priori, dîners souvent plus chers et moins bons que dans les restos locaux.
Apres une seconde nuit dans la Guest House, trail depuis le bureau du centre de la forêt, avec un guide (obligatoire) très belle marche (trois heures, mais il y en a pour tous les goûts, de 1h à 8h) Encore une fois, comme les visites aux singes, les tarifs nous semblent exorbitants et un peu rédhibitoires, 50 $ par ex par personne pour le trail de trois heures! C'est une marche assez facile dans la forêt, pas de singes prévus, on a vu des Blue Monkeys mais par hasard) donc je trouve très cher. Et impossible de fonctionner avec un "pass" ou de faire des packages pour combiner différentes activités, tout s'additionne! Les guides en revanche sont tous adorables et passionnés.
Départ après le trail pour KIBUYE, heureusement nous étions en saison sèche, car la piste est parfois très difficile, ravinée et défoncée par les camions et les pluies. 4X4 quasi obligatoire, même sur piste sèche! C'est la piste des crêtes, un peu sportive donc mais superbe, des panoramas renversants! La voiture est constamment prise d'assaut par les enfants et même les adultes des villages disséminés le long de la route, il est très difficile de s'arrêter pour des photos ou une pause, d'autant que vous n'êtes jamais seuls, les Rwandais font des km à pied le long des routes!
Apres avoir beaucoup tourné pour trouver la procure d'accueil GIKUFI, (ne comptez pas trop sur les panneaux indicateurs au Rwanda...) nous nous sommes faits refouler pour une raison inconnue... Plan B de nuit, on s'oriente vers l'hôtel LA BELLA, au bord du lac KIVU. Un coup de coeur! Le jardin est magnifique, très fleuri, très soigné, donnant directement sur la berge du lac, transats installés pour nous (nous étions seuls) le lendemain matin au bord de la petite plage pour un repos bien mérité entre deux jours de piste (4 à 5h entre GISAKURA et KIBUYE, 5h entre KIBUYE et GISENYE)... 40 000 FRW la nuit, un peu cher mais vraiment très agréable, petit déjeuner sur la terrasse au soleil , un bonheur.
Très belle route encore jusqu'à GISENYE, Nuit à Bethanie, très réputé. En effet superbe emplacement au bord du lac, hébergement 30 000 FRW petit dej inclus, possibilité de dîner sur place, dîner un peu cher et décevant. Le matin un bateau (réservé auprès de la réception de Bethanie) nous a emmenés sur la petit île d'AMAHORO, 20000 FRW l'aller retour, toute toute petite île, heureusement il n'y avait que nous, 1000 FRW l'entrée sur l'île par personne. Baignade dans le lac, un bon moment de détente. Il est possible de camper sur l'île, le matériel est fourni pour 7000 FRW par pers.
Nous avons repris la route pour RUHENGERI, 2h en retrouvant le bitume en cours. Nous avions réservé sur les conseils du Futé la Guest House de KINIGI, car proche du point de RDV le lendemain pour les gorilles. 25 000 FRW la nuit, assez sommaire, certes à 200 m du bureau de L'ORTPN, mais RUHENGERI n'est qu'à 15 mn de voiture et propose nombre de logement peut etre moins chers et pas plus mal. Et possibilité d'aller manger dans un petit resto sans refaire de la route de nuit. La Guest House propose un dîner qui ne nous a pas paru très tentant et cher.
Le lendemain donc, visite des gorilles, nous n'en dirons pas plus si ce n'est que cette rencontre a dépassé de très loin nos espérances, et que ce fut un très très grand moment. Nous avons visité le groupe SUSA, le plus fourni, le plus loin aussi. Un guide de Nyungwe, Narcisse, avait réservé pour nous ce groupe auprès du responsable du bureau de RUHENGERI, car les groupes ne se decident pas vraiment le matin même. Beaucoup veulent ce groupe, les négociations se font entre les guides du bureau et les accompagnateurs pour ceux qui viennent en groupe organisés. Donc merci à Narcisse!
Nous avons passé la nuit suivante au foyer de charité de REMERA, au bord du lac Ruhondo. Endroit absolument magique, une vue à tomber à la renverse, calme et paix dans ce domaine religieux. Le personnel est d'une gentillesse désarmante, francophone. En revanche, il est préférable d'appeler quelques jours avant pour prévenir de votre arrivée, nous nous sommes présentés à l'improviste et cela semblait poser un peu problème. 35000 FRW la chambre (ça semble assez fluctuant) avec petit dejeuner, cela en vaut vraiment la peine.Dîner du soir 5000 FRW par pers, très bon, très frais, très fourni, plusieurs plats variés.
Nous avions prévu le lendemain de faire le tour des deux grands lacs du Nord, mais sans le vouloir vraiment, nous avons pris une piste non indiquées sur les cartes qui passe entre les deux lacs. Excellente idée (involontaire) la piste est superbe, la population chaleureuse et serviable, beaucoup moins pressante que le long du lac KIVU, avec une forêt de bras qui se lèvent et de sourires qui éclatent en passant devant les groupes d'enfants.
Retour à Kigali, nuit à la procure d'accueil Sainte Famille, 8000 FRW la chambre, notre record, hyper spartiate avec sanitaires et douches communes, mais tres correcte, calme et en "centre ville". Pas de petit dej dispo à notre passage, peut être pas assez de monde. Dîner au restaurant KARIBU, buffet classique rwandais, correct. ET le lendemain retour pour paris!
En résumé, nous étions venus au Rwanda pour les gorilles, qui nous ont comblés, mais nous avons été éblouis par les paysages, forêt brumeuse, collines rouges recouvertes d'un patchwork de plantations, plantations de thé, lacs.., et par la population bon enfant du Rwanda.Si l'on est un peu habitiés à la conduite sur piste en 4X4, c'est un pays très facile à faire en autonome, même si l'absence d'indications nous perd parfois un peu! Les pistes sont cabossées mais très faisables, en tout cas en dehors des grosses pluies! Nous avons toujours mangé dans les petits restos bar, sans aucun souci, brochettes de chèvre (foie, intestins ou viande), bananes frites, poissons etc.. Les euros ne sont pas acceptés partout, il est préférable de fonctionner au laximum avec des FRW. Attention, pas bcp de stations essence sur le bord du KIVU, bien s'organiser, nous avons frôlé la panne d'essence en arrivant à KIBUYE...
Munissez vous de livres en francais à offrir aux Rwandais francophones, vous ne pourrez pas leur faire plus plaisir!
Bon voyage à vous et profitez de ce pays qui mérite d'être mieux connu!
bonjour à toutes et à tous,
nous (un amis et moi même) sommes partis en camion (mercedes 609D) il y a trois mois de France, avec pour destination le Mozambique. nous sommes actuellement au Burkina Faso. jusqu'ici, tout va bien.
d'ici quelques temps, nous serons à Kinshasa, et là tout se complique. nous avons le choix entre: - l'Angola, et les problèmes de visas et de passe avant pour le véhicule. - l'est de la RDC, et donc un bref passage par le Katanga.
j'ai lu pas mal de post sur voyage forum, et ai récolté des informations par ailleurs, mais tout ça n'est pas très récent ou pas très précis.
cela résume en quelques questions simples:
est-ce praticable en camion (7 tonnes) au mois d'avril/mai? y a-t-il du goudron jusqu'à lubumbashi, voir jusqu'en Zambie? est-ce toujours aussi dangereux (groupes armées) de parcourir cette route? les policiers ne sont-ils pas encore plus redoutables?
merci d'avance pour ceux ou celles qui auraient des éléments de réponses, voyageurs/ses ou expatrié-e-s vivant sur place.
bonne journée,
François
nous (un amis et moi même) sommes partis en camion (mercedes 609D) il y a trois mois de France, avec pour destination le Mozambique. nous sommes actuellement au Burkina Faso. jusqu'ici, tout va bien.
d'ici quelques temps, nous serons à Kinshasa, et là tout se complique. nous avons le choix entre: - l'Angola, et les problèmes de visas et de passe avant pour le véhicule. - l'est de la RDC, et donc un bref passage par le Katanga.
j'ai lu pas mal de post sur voyage forum, et ai récolté des informations par ailleurs, mais tout ça n'est pas très récent ou pas très précis.
cela résume en quelques questions simples:
est-ce praticable en camion (7 tonnes) au mois d'avril/mai? y a-t-il du goudron jusqu'à lubumbashi, voir jusqu'en Zambie? est-ce toujours aussi dangereux (groupes armées) de parcourir cette route? les policiers ne sont-ils pas encore plus redoutables?
merci d'avance pour ceux ou celles qui auraient des éléments de réponses, voyageurs/ses ou expatrié-e-s vivant sur place.
bonne journée,
François
Bonjour,
Nous nous rendons pour 20 jours au Rwanda à compter de mi-juillet 2013. Nous souhaiterions effectuer, à pied, tout ou partie du Congo-Nile Trail, en démarrant de Gisenyi / Rubavu. Quelqu'un aurait-il déjà réalisé ce trail ? Nous cherchons en effet quelques renseignements : difficultés ou non d'orientation, facilités ou non d'approvisionnement (basique) au fur et à mesure, accueil réservé par les populations (nous ne souhaitons pas louer les services d'un guide local) ?
Par ailleurs, quelle est la situation sécuritaire à Gisenyi et dans la région compte tenu du conflit dans la ville voisine de Goma ?
Merci d'avance.
Asuka et Guéno http://www.desfourmisdanslesandes.com/
Nous nous rendons pour 20 jours au Rwanda à compter de mi-juillet 2013. Nous souhaiterions effectuer, à pied, tout ou partie du Congo-Nile Trail, en démarrant de Gisenyi / Rubavu. Quelqu'un aurait-il déjà réalisé ce trail ? Nous cherchons en effet quelques renseignements : difficultés ou non d'orientation, facilités ou non d'approvisionnement (basique) au fur et à mesure, accueil réservé par les populations (nous ne souhaitons pas louer les services d'un guide local) ?
Par ailleurs, quelle est la situation sécuritaire à Gisenyi et dans la région compte tenu du conflit dans la ville voisine de Goma ?
Merci d'avance.
Asuka et Guéno http://www.desfourmisdanslesandes.com/
Bonsoir à toutes et tous,
Je suis en train de songer à mes futures pérégrinations africaines, et le Rwanda m'interpelle. J'aimerais y passer 15 jours cet été. Est-ce trop, pas assez, parfait? J'ai déjà fait l'Ouganda, qui m'a beaucoup plu, je ne crains pas la redite? Je ne souhaite pas aller voir les gorilles que j'ai pu observer à Bwindi (êtres fascinants, mais les expériences chrono en main, ce n'est pas trop pour moi...), mais j'ai cru comprendre que même sans cela, le pays était magnifique. On m'a parlé de la forêt primaire, du parc de l'Akagera, du lac Kivu, du parc des volcans, mais vous avez surement d'autres suggestions?
Merci!
Je suis en train de songer à mes futures pérégrinations africaines, et le Rwanda m'interpelle. J'aimerais y passer 15 jours cet été. Est-ce trop, pas assez, parfait? J'ai déjà fait l'Ouganda, qui m'a beaucoup plu, je ne crains pas la redite? Je ne souhaite pas aller voir les gorilles que j'ai pu observer à Bwindi (êtres fascinants, mais les expériences chrono en main, ce n'est pas trop pour moi...), mais j'ai cru comprendre que même sans cela, le pays était magnifique. On m'a parlé de la forêt primaire, du parc de l'Akagera, du lac Kivu, du parc des volcans, mais vous avez surement d'autres suggestions?
Merci!
Je viens de passer 3 semaines au Rwanda. Un voyage préparé depuis la France et qui s'est déroulé avec beaucoup de facilités et je souhaitais partager cette expérience avec les membres du Forum.
Nous sommes 2 couples à voyager ensemble.
Nous sommes arrivés à Kigali en soirée avec un vol sur KLM.
Nous avons passé notre première journée dans la capitale (visite du mémorial sur le génocide)
Les 3 jours suivants nous avions loué une voiture avec chauffeur pour faire le parc de l'Akagéra et Rusumo. Nous recommandons notre chauffeur, une personne agréable, prudente et parlant français : Jean-Marie (Johnkiguge@gmail.com).
Tous les déplacements suivants nous les avons fait en bus.
Puis nous sommes allés à Gisenyi et nous sommes restés 2 nuits à Kigufi, très bel endroit.
Les 4 jours suivants nous avons fait une partie du Congo Nil trail avec un jeune guide Mansuet, super guide qui avait organisé ce trek et fait toutes les réservations, son mail : umumansu@gmail.com. Nous avons longé le lac Kivu pendant 4 jours, traversé des villages, admiré de splendides paysages, bref 4 jours magiques.
Nous sommes restés 3 nuits à Kibuyé, au Home Saint Jean. Repos + balade en bateau sur le lac.
Nous avons rejoint Gisakura pour passer une journée dans le parc national de Nyungwe.
Puis nous avons visité Butaré (je recommande l'hôtel Twiga, très bon accueil et gérant prèt à aider), Nyanza, Gitarama et enfin retour sur Kigali.
Voilà le résumé de ce très beau voyage.
Bonjour à tout le monde. Comme il y a très peu de posts sur certains des pays d'Afrique que je viens de visiter, je vous fais parvenir un petit résumé que j'ai écrit pour le festival ABM de ce week-end (aller sur leur site si ça vous intéresse). Etant passé par ce forum avant de partir, je suis sûr que cela en aidera quelques uns.
CONSEILS PRATIQUES POUR LES VOYAGEURS A DESTINATION DE L’AFRIQUE DE L’EST ET AUSTRALE
D’après MON expérience lors d’un voyage réalisé du 13 décembre 2006 au 31mars 2007 •Afrique du sud : 8 jours •Swaziland : 5 jours •Mozambique : 1 mois et demi •Tanzanie : 1 mois •Burundi : 8 jours •Rwanda : 10 jours
Pour détails et photos voici mon blog de voyage : www.unhommeunchemin.com
(Classement par ordre alphabétique)
ARGENT Les retraits CB aux ATM sont possibles dans les grandes villes. Cas particuliers : Rwanda et Burundi où l’on fait du change en cash USD ou € dans les maisons de change ou banques (attention de bien se renseigner sur les cours), sinon avec une commission un peu plus chère on peut faire une transaction par CB ou traveller’s au guichet. Le trio classique CB, cash, traveller’s cheques reste donc toujours le meilleur.
ASSURANCES RAPPATRIEMENT Indispensable. Toujours avoir avec soi son numéro d’adhérent et surtout le numéro à appeler en cas d’urgence car on a vite fait de perdre les pédales en situation de crise. Quelle que soit la situation appeler la plate-forme en premier lieu. Lors du décès de mon père, je me suis débrouillé tout seul pour acheter un billet d’avion en pensant être remboursé à mon retour par l’assurance, mais ce n’est pas la règle. Exceptionnellement l’assurance a consenti à me rembourser. Je les en remercie fortement par la même occasion (AVI plan Marco Polo).
BUDGET Même en routard, voyager en Afrique coûte cher. J’estime le budget journalier tout compris entre 30 à 40 euros. L’hébergement est la case dépense la plus élevée, la case nourriture est raisonnable. Dès que l’on veut faire une activité touristique organisée c’est le coup de bambou derrière les oreilles : en moyenne 120 US $ par jour pour un safari, une excursion, le trek d’une montagne. Mention spéciale pour la visite des gorilles au Rwanda : 500 US $ pour une ou deux heures avec les primates ! Et encore je ne suis allé que dans des pays réputés bon marché, le tableau s’assombrit en Namibie et au Botswana. Même histoire si vous voulez faire un peu de hors circuit, les prix grimpent très vite car l’essence coûte cher. Une plongée coûte en moyenne 40-50 US$.
CLIMAT Globalement RAS car je suis parti dans une période où le climat est globalement tempéré. Au Mozambique attention aux pluies ! Toujours se renseigner sur l’état des pistes et des dernières précipitations. Même en 4x4, les routes boueuses peuvent devenir infranchissables. J’ai rencontré des gens qui ont mis une semaine pour faire une dizaine de Kms dans le nord ! En Tanzanie mêmes conseils pour la partie ouest dès qu’on se rapproche du Tanganyika.
COMMMUNICATION •Internet : partout dès que l’on arrive dans une ville moyenne, débit lent mais suffisant pour mails ou blog, prix raisonnable. •Téléphone : je conseille de partir avec un téléphone portable débloqué et d’acheter sur place une carte avec un numéro personnel dans chaque pays que l’on traverse (prix entre 1 et 5 euros). Très pratique et facile. Pour l’international essayez de passer par Internet, si possible, car les PTT locales sont hors de prix ( Tanzanie 10-15 euros les 4 minutes !) •Courrier : lent mais mes lettres et colis sont tous arrivés •Le kiswahili : à apprendre. Parlé en Tanzanie, un peu au Rwanda, Burundi, Ouganda.
ÉQUIPEMENT J’ai voyagé avec un gros sac à dos de 20kg, une guitare et un petit sac de 3-4 kg. C’est jouable, mais cela use surtout quand on doit tout surveiller en permanence ! Essayez de voyager léger en vous disant bien qu’en Afrique pour tout ce qui est du quotidien, vous pouvez TOUT trouver : vêtements, chaussures, ustensiles, cadenas, piles… donc pas la peine d’en rajouter. Prenez l’essentiel : une bonne pharmacie, un sac à viande ou de couchage léger, taie d’oreiller, une petite radio, une lampe (modèle rechargeable à la main excellent), bonnes lunettes de soleil, quelques répulsifs anti-moustiques, matériel photos (pour la mémoire acheter 3 ou 4 cartes de 2 Gb c’est petit et solide), un téléphone portable débloqué. Si vous voulez avoir des souvenirs auditifs, vous pouvez investir dans un mini-disc avec micro, à la réécoute vous replongez directement dans les instants vécus. Guides utilisés : LP East Africa 2006 parfait, LP Southern Africa 2003 largement dépassé.
HEBERGEMENT Le logement chez l’habitant reste très marginal, il y a peu d’invitations spontanées. J’ai rencontré des voyageurs qui demandaient l’hospitalité moyennant finance. Pour ma part je me suis rabattu sur les pensions et auberges les moins chères. Dans la plupart des cas il y avait le minimum syndical : eau, draps propres, sécurité. Oubliez l’eau chaude et souvent l’eau canalisée. À part le sud de la Tanzanie (Mtwara et Kilwa) ou l’on peut trouver une chambre pour 3 ou 4 euros, la moyenne pour une chambre simple catégorie budget est plutôt dans les 10 - 12 euros, jusqu’à 25€ à Nampula pour une chambre très modeste ! Kigali et Bujumbura sont connues pour être chères également à ce niveau. Une tente peut s’avérer utile pour économiser un peu surtout au niveau des plages (attention à certaines tentes ultra légères qui sont vraiment trop petites et invivables)
SAFARI Malgré toutes les précautions, j’ai choisi une mauvaise agence (« baby bushwackers »). Ils m’ont fait le coup classique : nuits dans des camps glauques (à part le Simba camp qui surplombe le Ngorogoro ), budget trop serré donc pannes d’essence et logistique défaillante. Un conseil déplacez vous dans l’agence pour voir s’il y a un semblant d’organisation (ordinateurs, secrétaires...). Bonne chance, même si au final, l’expérience safari est géniale !
SANTE Contre toute attente je n’ai jamais été malade en Afrique, à peine quelques légers désagréments gastro-intestinaux. La seule chose que j’ai attrapée ce sont des poux (cf blog article « bujumbura »)! J’ai été très bien reçu et conseillé à la consultation pour voyageurs de l’hôpital Avicenne de Bobigny pour les vaccins et la trousse d’urgence médicale. •Paludisme : j’ai utilisé la prophylaxie à la doxycycline (ou plutôt son générique 2 fois moins cher) qui est préconisée pour les expositions prolongées au palu. Avantages : prix, efficacité, effets secondaires modérés (aigreurs estomac, ne pas rester exposé au soleil). Désavantages : antibiotique à prendre tous les jours. Répulsifs : je conseille le 5 sur 5 qui a l’avantage de ne pas casser dans le sac à dos ce qui n’est pas le cas de l’insect écran. Moustiquaire : l’acheter sur place, on en trouve partout (seulement quelques € contre 60 € en France), elle est utile même si au final peu utilisée car les hôtels en ont souvent. •Conseils habituels de bon sens pour la nourriture •Eau : pas besoin de partir avec beaucoup de tablettes de stérilisation. Vente d’eau minérale presque partout même si assez chère (prix français) •VIH-MST : préservatifs, voire abstinence car ne l’oublions pas le latex, ça casse aussi.
SECURITE-DESAGREMENTS À part une ou deux situations un peu tendues je n’ai jamais eu de problèmes de sécurité. La règle est toujours la même : rester toujours attentif à son environnement (sans tomber dans la paranoïa) et écouter les conseils des locaux. Généralement il faut éviter le centre dit « commercial » des grandes villes (CBD) à la tombée de la nuit et rester tranquillement dans son hôtel, mais dans les villes plus calmes on peut tout à fait sortir la nuit. Jo’burg m’a paru une ville relativement sûre parce que j’y connaissais un ami qui m’a bien guidé. J’ai eu de la chance de voir qu’il n’y y avait pas non plus un assassin à chaque coin de rue. Étrangement le pays le plus sûr que j’ai traversé est le Rwanda, et ce n’est pas parce que vous êtes français qu’on va venir vous importuner ou mettre votre vie en danger, bien au contraire. Le Burundi sort à peine d’une guerre civile, mais on y circule sans problèmes. Au Mozambique il faut prendre quelques précautions à Maputo, mais vous êtes en sécurité absolue sur les îles de Ibo et Moçambique. À part dans certaines zones touristiques, vous n’êtes jamais harcelé ou poursuivi pendant des heures dans la rue comme cela semble être le cas en Afrique de l’Ouest. Il est conseillé de toujours avoir son passeport sur soi au risque d’être embêté par la police. Une petite astuce : 1 pantalon short avec une poche cousue cachée à l’intérieur.
TRANSPORT •Paris Johannesburg A/R 650 € sur le site Internet de la South African Airways ( que je conseille aussi). Possibilité de faire un pass avec plusieurs voyages en Afrique et ils font partie de Star Alliance et sont très sympas dans leur bureau de Neuilly. J’en profite pour déconseiller l’agence « Connaisseurs du voyage » qui sont très désagréables et peu enclins aux projets un peu différents de leur pack tout formaté ! •Transport local : le plus utilisé c’est le taxi collectif. Partout largement répandu : facile, pas cher, fréquent mais serré. Une seule règle se lever tôt. Il y a toujours beaucoup de monde qui voyage donc le remplissage se fait relativement vite. L’utilisation du bus est marginale et souvent peu sérieuse (cf blog article « bye bye mozambique »). Les taxis voiture coûtent peu chèr dans les grandes villes. Au Rwanda et au Burundi les motos-taxi sont très utilisées. Les bateaux sont aussi à envisager : attention aux prix réalisés à Kilwa en Tanzanie et à la frontière Mozambique-Tanzanie pour traverser le Rovuma. L’avion reste cher, mais peut valoir le coup pour des longues distances quand on tombe sur une bonne affaire qui vous évite 5 jours de taxi collectif non-stop (ex 120€ Maputo-Nampula). •Sortir des sentiers battus cela se paie en temps dans les zones un peu plus reculées notamment le nord du Mozambique (même si au final, on y arrive toujours) ou en cash (par exemple on m’a demandé quelques milliers d’euros pour joindre Kigoma au Mahale National parc par bateau !)
VISAS J’ai pris le parti de toujours avoir le visa avant de rentrer dans le pays concerné pour avoir le moins de risques d’être embêté aux frontières. Sur place aux ambassades et consulats, l’obtention des sésames est très facile et rapide, payement en US$, un peu moins cher qu’en France mais tout de même un bon budget entre 40 et 60 US$ chacun. À savoir pour les moins prévoyants, à toutes les frontières par lesquelles je suis passé, il était possible d’acheter les visas sur place et cela coûtait nettement moins cher (notamment Burundi). Cas particulier le Rwanda : à cause des problèmes diplomatiques, indispensable de demander une « facilité d’entrée » par Internet (http://www.migration.gov.rw/) une quinzaine de jours avant d’entrer. Sinon possibilité de faire le visa au consulat rwandais à Bujumbura. Pour le visa RDC possible de le faire au Mozambique ou Burundi car il y a des ambassades (mais pas possible à partir du Rwanda sauf visa de 8 jours à la frontière). Pas de problèmes de corruption avec les services d’immigration (à part une petite aventure cf. blog article « bye bye Mozambique »).
VOYAGER SEUL Malgré sa souplesse et son indéniable atout de Liberté, la formule voyager seul dans les pays traversés est souvent difficile, car les rapports restent superficiels. Les gens sont d’une extrême douceur, mais il ne faut pas se leurrer, sauf exception, un Blanc c’est de l’argent. Les rapports sont presque toujours intéressés cela va de la demande d’un soda jusqu’à la demande d’aide à l’immigration. Il faut donc être assez fort pour gérer pendant plusieurs mois le fait que les rapports avec les gens ne sont pas vrais dans la plupart des cas. Rajoutez à cela le fait qu’il y a peu de touristes (sauf en Afrique du sud, Zanzibar, Arusha) dans les zones traversées, donc difficile de soulager sa frustration avec ses pairs. Il faut aussi être capable de gérer tout seul la confrontation quasi permanente à la pauvreté. Tout seul on prend aussi moins de risques pour sortir un peu plus des sentiers battus. Cela coûte aussi plus cher car il faut souvent faire des dépenses que l’on pourrait diviser à plusieurs (hébergement, transport…).
EN GUISE DE CONCLUSION
Avant de partir en Afrique j’étais obsédé par cette question « est-il possible de voyager sur ce continent ? » . En bon blanc-bec européen moyen, je l’imaginais comme figé dans un décor colonialiste livingstonien ou un décor préhistorique avec sa belle savane et ses vieux sages africains qui vous racontent des légendes anciennes. Je l’imaginais aussi comme un continent tellement sous-développé que l’on pouvait difficilement y survivre. Je m’imaginais voyageant sur les routes, harassé par la maladie, la soif, le manque de moyens de transport, la corruption, les sauvages assassins. Et bien sûr je me trompais, car avec un peu d’argent, de la préparation, de l’écoute, du cœur et du bon sens, TOUT voyage est possible en Afrique, et quel voyage… ! L’Afrique bouge, est vivante et se modernise. Elle est rivée à son présent et prête à affronter ses difficultés sans le paternalisme des pays dits « développés ». J’espère que ces quelques conseils issus de mon expérience vous auront un peu éloigné de nos inéluctables peurs et préjugés d’occidentaux sur cette partie du continent africain.
Bonne route à tous ceux d’entre vous qui vont franchir le pas. SAFARI NDJEMA, TUTAONANA BAADAYÉ MUNGO AKIPENDA 😉😉
CONSEILS PRATIQUES POUR LES VOYAGEURS A DESTINATION DE L’AFRIQUE DE L’EST ET AUSTRALE
D’après MON expérience lors d’un voyage réalisé du 13 décembre 2006 au 31mars 2007 •Afrique du sud : 8 jours •Swaziland : 5 jours •Mozambique : 1 mois et demi •Tanzanie : 1 mois •Burundi : 8 jours •Rwanda : 10 jours
Pour détails et photos voici mon blog de voyage : www.unhommeunchemin.com
(Classement par ordre alphabétique)
ARGENT Les retraits CB aux ATM sont possibles dans les grandes villes. Cas particuliers : Rwanda et Burundi où l’on fait du change en cash USD ou € dans les maisons de change ou banques (attention de bien se renseigner sur les cours), sinon avec une commission un peu plus chère on peut faire une transaction par CB ou traveller’s au guichet. Le trio classique CB, cash, traveller’s cheques reste donc toujours le meilleur.
ASSURANCES RAPPATRIEMENT Indispensable. Toujours avoir avec soi son numéro d’adhérent et surtout le numéro à appeler en cas d’urgence car on a vite fait de perdre les pédales en situation de crise. Quelle que soit la situation appeler la plate-forme en premier lieu. Lors du décès de mon père, je me suis débrouillé tout seul pour acheter un billet d’avion en pensant être remboursé à mon retour par l’assurance, mais ce n’est pas la règle. Exceptionnellement l’assurance a consenti à me rembourser. Je les en remercie fortement par la même occasion (AVI plan Marco Polo).
BUDGET Même en routard, voyager en Afrique coûte cher. J’estime le budget journalier tout compris entre 30 à 40 euros. L’hébergement est la case dépense la plus élevée, la case nourriture est raisonnable. Dès que l’on veut faire une activité touristique organisée c’est le coup de bambou derrière les oreilles : en moyenne 120 US $ par jour pour un safari, une excursion, le trek d’une montagne. Mention spéciale pour la visite des gorilles au Rwanda : 500 US $ pour une ou deux heures avec les primates ! Et encore je ne suis allé que dans des pays réputés bon marché, le tableau s’assombrit en Namibie et au Botswana. Même histoire si vous voulez faire un peu de hors circuit, les prix grimpent très vite car l’essence coûte cher. Une plongée coûte en moyenne 40-50 US$.
CLIMAT Globalement RAS car je suis parti dans une période où le climat est globalement tempéré. Au Mozambique attention aux pluies ! Toujours se renseigner sur l’état des pistes et des dernières précipitations. Même en 4x4, les routes boueuses peuvent devenir infranchissables. J’ai rencontré des gens qui ont mis une semaine pour faire une dizaine de Kms dans le nord ! En Tanzanie mêmes conseils pour la partie ouest dès qu’on se rapproche du Tanganyika.
COMMMUNICATION •Internet : partout dès que l’on arrive dans une ville moyenne, débit lent mais suffisant pour mails ou blog, prix raisonnable. •Téléphone : je conseille de partir avec un téléphone portable débloqué et d’acheter sur place une carte avec un numéro personnel dans chaque pays que l’on traverse (prix entre 1 et 5 euros). Très pratique et facile. Pour l’international essayez de passer par Internet, si possible, car les PTT locales sont hors de prix ( Tanzanie 10-15 euros les 4 minutes !) •Courrier : lent mais mes lettres et colis sont tous arrivés •Le kiswahili : à apprendre. Parlé en Tanzanie, un peu au Rwanda, Burundi, Ouganda.
ÉQUIPEMENT J’ai voyagé avec un gros sac à dos de 20kg, une guitare et un petit sac de 3-4 kg. C’est jouable, mais cela use surtout quand on doit tout surveiller en permanence ! Essayez de voyager léger en vous disant bien qu’en Afrique pour tout ce qui est du quotidien, vous pouvez TOUT trouver : vêtements, chaussures, ustensiles, cadenas, piles… donc pas la peine d’en rajouter. Prenez l’essentiel : une bonne pharmacie, un sac à viande ou de couchage léger, taie d’oreiller, une petite radio, une lampe (modèle rechargeable à la main excellent), bonnes lunettes de soleil, quelques répulsifs anti-moustiques, matériel photos (pour la mémoire acheter 3 ou 4 cartes de 2 Gb c’est petit et solide), un téléphone portable débloqué. Si vous voulez avoir des souvenirs auditifs, vous pouvez investir dans un mini-disc avec micro, à la réécoute vous replongez directement dans les instants vécus. Guides utilisés : LP East Africa 2006 parfait, LP Southern Africa 2003 largement dépassé.
HEBERGEMENT Le logement chez l’habitant reste très marginal, il y a peu d’invitations spontanées. J’ai rencontré des voyageurs qui demandaient l’hospitalité moyennant finance. Pour ma part je me suis rabattu sur les pensions et auberges les moins chères. Dans la plupart des cas il y avait le minimum syndical : eau, draps propres, sécurité. Oubliez l’eau chaude et souvent l’eau canalisée. À part le sud de la Tanzanie (Mtwara et Kilwa) ou l’on peut trouver une chambre pour 3 ou 4 euros, la moyenne pour une chambre simple catégorie budget est plutôt dans les 10 - 12 euros, jusqu’à 25€ à Nampula pour une chambre très modeste ! Kigali et Bujumbura sont connues pour être chères également à ce niveau. Une tente peut s’avérer utile pour économiser un peu surtout au niveau des plages (attention à certaines tentes ultra légères qui sont vraiment trop petites et invivables)
SAFARI Malgré toutes les précautions, j’ai choisi une mauvaise agence (« baby bushwackers »). Ils m’ont fait le coup classique : nuits dans des camps glauques (à part le Simba camp qui surplombe le Ngorogoro ), budget trop serré donc pannes d’essence et logistique défaillante. Un conseil déplacez vous dans l’agence pour voir s’il y a un semblant d’organisation (ordinateurs, secrétaires...). Bonne chance, même si au final, l’expérience safari est géniale !
SANTE Contre toute attente je n’ai jamais été malade en Afrique, à peine quelques légers désagréments gastro-intestinaux. La seule chose que j’ai attrapée ce sont des poux (cf blog article « bujumbura »)! J’ai été très bien reçu et conseillé à la consultation pour voyageurs de l’hôpital Avicenne de Bobigny pour les vaccins et la trousse d’urgence médicale. •Paludisme : j’ai utilisé la prophylaxie à la doxycycline (ou plutôt son générique 2 fois moins cher) qui est préconisée pour les expositions prolongées au palu. Avantages : prix, efficacité, effets secondaires modérés (aigreurs estomac, ne pas rester exposé au soleil). Désavantages : antibiotique à prendre tous les jours. Répulsifs : je conseille le 5 sur 5 qui a l’avantage de ne pas casser dans le sac à dos ce qui n’est pas le cas de l’insect écran. Moustiquaire : l’acheter sur place, on en trouve partout (seulement quelques € contre 60 € en France), elle est utile même si au final peu utilisée car les hôtels en ont souvent. •Conseils habituels de bon sens pour la nourriture •Eau : pas besoin de partir avec beaucoup de tablettes de stérilisation. Vente d’eau minérale presque partout même si assez chère (prix français) •VIH-MST : préservatifs, voire abstinence car ne l’oublions pas le latex, ça casse aussi.
SECURITE-DESAGREMENTS À part une ou deux situations un peu tendues je n’ai jamais eu de problèmes de sécurité. La règle est toujours la même : rester toujours attentif à son environnement (sans tomber dans la paranoïa) et écouter les conseils des locaux. Généralement il faut éviter le centre dit « commercial » des grandes villes (CBD) à la tombée de la nuit et rester tranquillement dans son hôtel, mais dans les villes plus calmes on peut tout à fait sortir la nuit. Jo’burg m’a paru une ville relativement sûre parce que j’y connaissais un ami qui m’a bien guidé. J’ai eu de la chance de voir qu’il n’y y avait pas non plus un assassin à chaque coin de rue. Étrangement le pays le plus sûr que j’ai traversé est le Rwanda, et ce n’est pas parce que vous êtes français qu’on va venir vous importuner ou mettre votre vie en danger, bien au contraire. Le Burundi sort à peine d’une guerre civile, mais on y circule sans problèmes. Au Mozambique il faut prendre quelques précautions à Maputo, mais vous êtes en sécurité absolue sur les îles de Ibo et Moçambique. À part dans certaines zones touristiques, vous n’êtes jamais harcelé ou poursuivi pendant des heures dans la rue comme cela semble être le cas en Afrique de l’Ouest. Il est conseillé de toujours avoir son passeport sur soi au risque d’être embêté par la police. Une petite astuce : 1 pantalon short avec une poche cousue cachée à l’intérieur.
TRANSPORT •Paris Johannesburg A/R 650 € sur le site Internet de la South African Airways ( que je conseille aussi). Possibilité de faire un pass avec plusieurs voyages en Afrique et ils font partie de Star Alliance et sont très sympas dans leur bureau de Neuilly. J’en profite pour déconseiller l’agence « Connaisseurs du voyage » qui sont très désagréables et peu enclins aux projets un peu différents de leur pack tout formaté ! •Transport local : le plus utilisé c’est le taxi collectif. Partout largement répandu : facile, pas cher, fréquent mais serré. Une seule règle se lever tôt. Il y a toujours beaucoup de monde qui voyage donc le remplissage se fait relativement vite. L’utilisation du bus est marginale et souvent peu sérieuse (cf blog article « bye bye mozambique »). Les taxis voiture coûtent peu chèr dans les grandes villes. Au Rwanda et au Burundi les motos-taxi sont très utilisées. Les bateaux sont aussi à envisager : attention aux prix réalisés à Kilwa en Tanzanie et à la frontière Mozambique-Tanzanie pour traverser le Rovuma. L’avion reste cher, mais peut valoir le coup pour des longues distances quand on tombe sur une bonne affaire qui vous évite 5 jours de taxi collectif non-stop (ex 120€ Maputo-Nampula). •Sortir des sentiers battus cela se paie en temps dans les zones un peu plus reculées notamment le nord du Mozambique (même si au final, on y arrive toujours) ou en cash (par exemple on m’a demandé quelques milliers d’euros pour joindre Kigoma au Mahale National parc par bateau !)
VISAS J’ai pris le parti de toujours avoir le visa avant de rentrer dans le pays concerné pour avoir le moins de risques d’être embêté aux frontières. Sur place aux ambassades et consulats, l’obtention des sésames est très facile et rapide, payement en US$, un peu moins cher qu’en France mais tout de même un bon budget entre 40 et 60 US$ chacun. À savoir pour les moins prévoyants, à toutes les frontières par lesquelles je suis passé, il était possible d’acheter les visas sur place et cela coûtait nettement moins cher (notamment Burundi). Cas particulier le Rwanda : à cause des problèmes diplomatiques, indispensable de demander une « facilité d’entrée » par Internet (http://www.migration.gov.rw/) une quinzaine de jours avant d’entrer. Sinon possibilité de faire le visa au consulat rwandais à Bujumbura. Pour le visa RDC possible de le faire au Mozambique ou Burundi car il y a des ambassades (mais pas possible à partir du Rwanda sauf visa de 8 jours à la frontière). Pas de problèmes de corruption avec les services d’immigration (à part une petite aventure cf. blog article « bye bye Mozambique »).
VOYAGER SEUL Malgré sa souplesse et son indéniable atout de Liberté, la formule voyager seul dans les pays traversés est souvent difficile, car les rapports restent superficiels. Les gens sont d’une extrême douceur, mais il ne faut pas se leurrer, sauf exception, un Blanc c’est de l’argent. Les rapports sont presque toujours intéressés cela va de la demande d’un soda jusqu’à la demande d’aide à l’immigration. Il faut donc être assez fort pour gérer pendant plusieurs mois le fait que les rapports avec les gens ne sont pas vrais dans la plupart des cas. Rajoutez à cela le fait qu’il y a peu de touristes (sauf en Afrique du sud, Zanzibar, Arusha) dans les zones traversées, donc difficile de soulager sa frustration avec ses pairs. Il faut aussi être capable de gérer tout seul la confrontation quasi permanente à la pauvreté. Tout seul on prend aussi moins de risques pour sortir un peu plus des sentiers battus. Cela coûte aussi plus cher car il faut souvent faire des dépenses que l’on pourrait diviser à plusieurs (hébergement, transport…).
EN GUISE DE CONCLUSION
Avant de partir en Afrique j’étais obsédé par cette question « est-il possible de voyager sur ce continent ? » . En bon blanc-bec européen moyen, je l’imaginais comme figé dans un décor colonialiste livingstonien ou un décor préhistorique avec sa belle savane et ses vieux sages africains qui vous racontent des légendes anciennes. Je l’imaginais aussi comme un continent tellement sous-développé que l’on pouvait difficilement y survivre. Je m’imaginais voyageant sur les routes, harassé par la maladie, la soif, le manque de moyens de transport, la corruption, les sauvages assassins. Et bien sûr je me trompais, car avec un peu d’argent, de la préparation, de l’écoute, du cœur et du bon sens, TOUT voyage est possible en Afrique, et quel voyage… ! L’Afrique bouge, est vivante et se modernise. Elle est rivée à son présent et prête à affronter ses difficultés sans le paternalisme des pays dits « développés ». J’espère que ces quelques conseils issus de mon expérience vous auront un peu éloigné de nos inéluctables peurs et préjugés d’occidentaux sur cette partie du continent africain.
Bonne route à tous ceux d’entre vous qui vont franchir le pas. SAFARI NDJEMA, TUTAONANA BAADAYÉ MUNGO AKIPENDA 😉😉
Petit compte-rendu de mon voyage au Rwanda, si ça peut être utile… D’abord les dates, je suis parti (seul, sac au dos) le 25 novembre et rentré le 12 décembre avec Brussels Airlines (313€ AR de Lyon). Objectif : découvrir le Rwanda à peid ou en bus...
Côté météo, je n’ai pas été trop gêné par la pluie, il pleuvait généralement à la nuit tombée. Juste une grosse averse une après-midi qui m’a obligé de rentrer à mon hôtel., sinon quelques averses par ci, par là. On se met à l’abri et on attend que ça passe. Côté transport, taxi à l’arrivée et le premier jour pour aller à la gare des bus, sinon bus et moto-taxi, il y en a partout, souvent et vraiment pas chers. Mon parcours : Kigali – Ruhengeri – Kinigi : 2 nuits au Kinigi Guest House (15000 FRW la nuit) à côté du Volcanoes National Park Headquarters, lieu du RV pour le trek « gorilles ». Une folie, financièrement parlant, mais vraiment une expérience extraordinaire. Très bien organisé par les guides (bilingues français-anglais). Je n’avais pas de voiture (nécessaire pour aller au point de départ du trek), mais j’ai pu en trouver une le matin parmi celles des autres touristes partants pour les gorilles. Sinon, les gardes me proposaient d’en appeler une. On peut donc attendre le dernier moment pour se décider vu que cela ajoute 80$ à la note déjà salée du permis (1500$).
Pour info à propos des dollars, il ne faut pas faire comme moi, c’est-à-dire apporter des devises. C’est assez compliqué de payer les permis pour les parcs nationaux en devises. Il faut privilégier les cartes de crédit (pas de problèmes pour payer en dollars avec). Après Kinigi, bus Ruhengeri – Rubavu (1300 FRW). Hébergement au Centre d’Accueil Saint-François-Xavier (Une chambre minuscule à 5000 FRW). Balade dans la ville. Ensuite le Congo-Nile-Trail en solitaire, 4 jours de marche. Magnifique. La première étape est assez longue si on part comme moi du Centre d’Accueil Saint-François-Xavier (28km). Il semble plus raisonnable de se faire conduire à la brasserie, point de départ officiel du trail, voire plus loin (Kigufi), l’étape devient alors raisonnable. A noter de gros travaux sur la route au départ de l’itinéraire et une piste très large qui manque de charme. Je peux fournir les enregistrements GPS avec notamment une ou deux variantes plus sympas que le tracé originel. 1ère étape à la Cyimbiri Guest House. (20000 FRW pour la nuit, le diner, le petit-déjeuner et 2 bières !). 2ème étape à Kinunu Basecamp après une magnifique rando de 14 km environ. Le propriétaire parle très bien le français et est vraiment passionnant. 3ème étape à Musasa Homestay après 15 km de marche. Très minimaliste, toilette dans une cuvette d’eau chaude. Ma dernière étape fera 25 km jusqu’à Rubengera. On peut éviter les derniers km que j’ai fait sur la route (bien qu’il y ait très peu de voitures). De là, minibus jusqu’à Kibuye où je passerai 2 nuits (Home Saint-Jean, magnifiquement placé, terrasse superbe). A Kibuye, une journée farniente avec visite des iles en bateau. Le Home Saint-Jean force un peu la main pour que l’on fasse la visite de ces iles, mais elles sont de peu d’intérêt, sauf celle des chauve-souris, des groupement d’énormes chauve-souris très bruyantes agrippées dans les arbres que l’on ne voit pas tous les jours ! En revanche, il y a très peu de singes sur l’ile aux singes (5 ou 6 je crois), du coup, on en a vu qu’un seul lors de notre passage. La 3ème ile est juste pour se baigner, pas d’intérêt si on ne s’y baigne pas. En résumé, je conseille de prendre un bateau simplement pour l’ile aux chauve-souris. Départ de Kibuye pour le camping du Parc National de la forêt de Nyungwe en 2 bus, Kibuye-Buhinga, puis Buhinga-Camping (Il faut demander l’arrêt au chauffeur et vérifier qu’il n’oublie pas !). J’ai loué une tente pour deux nuits (40$ la nuit avec la tente), envie de passer la nuit dans la forêt. Petit repas sur place possible, mais assez tôt. Tout le monde part vers 19 heures. On se retrouve seul en forêt sans éclairage, ni wifi (plus de groupe électrogène). Les tentes sont montées sur une plateforme et sous un abri et heureusement à la saison des pluies ! Le lendemain 5 heures de trek dans la forêt avec un guide (obligatoire) (40$, vu des singes et des oiseaux. Après bus pour Butare. Le long de la frontière avec le Burundi. Des militaires armés tout du long… Et des singes sur le bord de la route. A Butare, logement au Mater Boni Consilii. Toujours peu cher, 30000 FRW avec petit déjeuner. Ville très agréable, j’y resterai 3 nuits avec visite du musée ethnographique, du King Palace Museum à Nyanza (minibus pour y aller), des plantations de café (Huye Montain Coffee), le Mémorial de Murambi (A mon avis, on ne peut pas faire l’impasse, mais visite TRES difficile). Enfin retour sur Kigali, hébergement au Centre Saint-Paul pour 2 nuits (pas loin des bureaux de Brussels Airlines. A noter qu’à Kigali, Brussels Airlines offre la possibilité d’enregistrer son voyage pour le vol du soir à leur bureau dès 10 heures le matin, intéressant pour profiter de la dernière journée au maximum ! ). Petite chambre sympa donnant sur jardin pour 20000 FRW. Le lendemain bus pour Nyamata que l’on prend à la gare de Nyanza (Kigali) accessible en moto-taxi. J’ai fait une partie de la route retour à pied pour traverser le fleuve Nyabarongo et ses marais. Dernier jour, visite de Kigali, dont le Mémorial pour le génocide qui en présente une histoire très complète et documentée. Aéroport en moto-taxi pour 1500 FRW.
Voilà, j'ai pris mon temps pour me mettre au rythme de l'Afrique et le Rwanda est une bonne façon de s'y plonger totalement.
Je peux essayer de répondre aux questions éventuelles concernant ce voyage...
Côté météo, je n’ai pas été trop gêné par la pluie, il pleuvait généralement à la nuit tombée. Juste une grosse averse une après-midi qui m’a obligé de rentrer à mon hôtel., sinon quelques averses par ci, par là. On se met à l’abri et on attend que ça passe. Côté transport, taxi à l’arrivée et le premier jour pour aller à la gare des bus, sinon bus et moto-taxi, il y en a partout, souvent et vraiment pas chers. Mon parcours : Kigali – Ruhengeri – Kinigi : 2 nuits au Kinigi Guest House (15000 FRW la nuit) à côté du Volcanoes National Park Headquarters, lieu du RV pour le trek « gorilles ». Une folie, financièrement parlant, mais vraiment une expérience extraordinaire. Très bien organisé par les guides (bilingues français-anglais). Je n’avais pas de voiture (nécessaire pour aller au point de départ du trek), mais j’ai pu en trouver une le matin parmi celles des autres touristes partants pour les gorilles. Sinon, les gardes me proposaient d’en appeler une. On peut donc attendre le dernier moment pour se décider vu que cela ajoute 80$ à la note déjà salée du permis (1500$).
Pour info à propos des dollars, il ne faut pas faire comme moi, c’est-à-dire apporter des devises. C’est assez compliqué de payer les permis pour les parcs nationaux en devises. Il faut privilégier les cartes de crédit (pas de problèmes pour payer en dollars avec). Après Kinigi, bus Ruhengeri – Rubavu (1300 FRW). Hébergement au Centre d’Accueil Saint-François-Xavier (Une chambre minuscule à 5000 FRW). Balade dans la ville. Ensuite le Congo-Nile-Trail en solitaire, 4 jours de marche. Magnifique. La première étape est assez longue si on part comme moi du Centre d’Accueil Saint-François-Xavier (28km). Il semble plus raisonnable de se faire conduire à la brasserie, point de départ officiel du trail, voire plus loin (Kigufi), l’étape devient alors raisonnable. A noter de gros travaux sur la route au départ de l’itinéraire et une piste très large qui manque de charme. Je peux fournir les enregistrements GPS avec notamment une ou deux variantes plus sympas que le tracé originel. 1ère étape à la Cyimbiri Guest House. (20000 FRW pour la nuit, le diner, le petit-déjeuner et 2 bières !). 2ème étape à Kinunu Basecamp après une magnifique rando de 14 km environ. Le propriétaire parle très bien le français et est vraiment passionnant. 3ème étape à Musasa Homestay après 15 km de marche. Très minimaliste, toilette dans une cuvette d’eau chaude. Ma dernière étape fera 25 km jusqu’à Rubengera. On peut éviter les derniers km que j’ai fait sur la route (bien qu’il y ait très peu de voitures). De là, minibus jusqu’à Kibuye où je passerai 2 nuits (Home Saint-Jean, magnifiquement placé, terrasse superbe). A Kibuye, une journée farniente avec visite des iles en bateau. Le Home Saint-Jean force un peu la main pour que l’on fasse la visite de ces iles, mais elles sont de peu d’intérêt, sauf celle des chauve-souris, des groupement d’énormes chauve-souris très bruyantes agrippées dans les arbres que l’on ne voit pas tous les jours ! En revanche, il y a très peu de singes sur l’ile aux singes (5 ou 6 je crois), du coup, on en a vu qu’un seul lors de notre passage. La 3ème ile est juste pour se baigner, pas d’intérêt si on ne s’y baigne pas. En résumé, je conseille de prendre un bateau simplement pour l’ile aux chauve-souris. Départ de Kibuye pour le camping du Parc National de la forêt de Nyungwe en 2 bus, Kibuye-Buhinga, puis Buhinga-Camping (Il faut demander l’arrêt au chauffeur et vérifier qu’il n’oublie pas !). J’ai loué une tente pour deux nuits (40$ la nuit avec la tente), envie de passer la nuit dans la forêt. Petit repas sur place possible, mais assez tôt. Tout le monde part vers 19 heures. On se retrouve seul en forêt sans éclairage, ni wifi (plus de groupe électrogène). Les tentes sont montées sur une plateforme et sous un abri et heureusement à la saison des pluies ! Le lendemain 5 heures de trek dans la forêt avec un guide (obligatoire) (40$, vu des singes et des oiseaux. Après bus pour Butare. Le long de la frontière avec le Burundi. Des militaires armés tout du long… Et des singes sur le bord de la route. A Butare, logement au Mater Boni Consilii. Toujours peu cher, 30000 FRW avec petit déjeuner. Ville très agréable, j’y resterai 3 nuits avec visite du musée ethnographique, du King Palace Museum à Nyanza (minibus pour y aller), des plantations de café (Huye Montain Coffee), le Mémorial de Murambi (A mon avis, on ne peut pas faire l’impasse, mais visite TRES difficile). Enfin retour sur Kigali, hébergement au Centre Saint-Paul pour 2 nuits (pas loin des bureaux de Brussels Airlines. A noter qu’à Kigali, Brussels Airlines offre la possibilité d’enregistrer son voyage pour le vol du soir à leur bureau dès 10 heures le matin, intéressant pour profiter de la dernière journée au maximum ! ). Petite chambre sympa donnant sur jardin pour 20000 FRW. Le lendemain bus pour Nyamata que l’on prend à la gare de Nyanza (Kigali) accessible en moto-taxi. J’ai fait une partie de la route retour à pied pour traverser le fleuve Nyabarongo et ses marais. Dernier jour, visite de Kigali, dont le Mémorial pour le génocide qui en présente une histoire très complète et documentée. Aéroport en moto-taxi pour 1500 FRW.
Voilà, j'ai pris mon temps pour me mettre au rythme de l'Afrique et le Rwanda est une bonne façon de s'y plonger totalement.
Je peux essayer de répondre aux questions éventuelles concernant ce voyage...
Que voir au Rwanda ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans ce pays (carte).
1- Villes et patrimoine culturel Butare : appelé aussi parfois par son nouveau nom de Huye, Butare était autrefois la capitale coloniale du Rwanda. La ville, à vocation universitaire, abrite une cathédrale et surtout le Musée national du Rwanda. Le Mémorial du Génocide de Gikongoro est à quelques kilomètres.Cyangugu : une localité au sud du lac Kivu pouvant servir de point de départ pour visiter le Parc national de Nyungwe ou les sources chaudes de Nyakabuye.Gisenyi : cette bourgade sur le lac Kivu (et dans le prolongement de Goma en RDC) propose quelques plages et des possibilités de balades en bateau et autres activités nautiques.Kibuye : c'est l'autre "station balnéaire" du lac Kivu avec un superbe panorama sur le lac. Pas loin, un mémorial de la guerre civile et les cascades de Ndaba.Kigali : la capitale rwandaise est une ville agréable, malgré son million d'habitants, avec de très nombreux services et commerces appréciés notamment des expatriés. Le Mémorial du Génocide de Kigali est son principal site d'intérêt.Mémorial du Génocide : plusieurs villes ou villages du Rwanda ont un Mémorial du Génocide. Outre à la capitale, il en existe notamment à Gikongoro, Ntarama, Nyamata...Nyanza : cette ville du sud abrite l'ancien palais de la monarchie rwandaise désormais transformé en petit musée.Ruhengeri : c'est la petite ville point de départ pour le Parc national des Volcans et ses gorilles, ou encore les grottes (aménagées) de Musanze.2- Patrimoine naturel Chutes Rusumo : des chutes d'une quinzaine de mètres de hauteur à la frontière avec la Tanzanie.Congo Nile trail : 230 km de chemins parallèles au lac Kivu permettant de découvrir en 4x4, en vélo/VTT ou à pied cette partie du territoire. Lac Kivu : grand lac frontière entre le Rwanda et la R��publique Démocratique du Congo. Il offre quelques plages, plus des opportunités nautiques ou de pêche du côté de Gisenyi et Kibuye.Parc national Akagera : une réserve limitrophe de la Tanzanie avec des girafes, éléphants, hippopotames, zèbres, gazelles, singes, oiseaux, etc. Par le passé le site a été un temps aménagé pour accueillir les réfugiés de la guerre civile.Parc national de Nyungwe : grand parc forestier d'altitude situé au sud-ouest, à la frontière du Burundi. Il est connu pour abriter des singes et des oiseaux. On peut y faire des treks et de la canopée.Parc national des Volcans : c'est l'attraction principale du pays avec ses volcans et surtout les populations de gorilles des montagne qui vivent sur ce site forestier d'altitude. C'est là aussi qu'est situé le centre de recherche créé par Dian Fossey. On peut y randonner.3- Le plus apprécié...
Kibuye; Parc national Akagera; Parc national des Volcans.
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1- Villes et patrimoine culturel Butare : appelé aussi parfois par son nouveau nom de Huye, Butare était autrefois la capitale coloniale du Rwanda. La ville, à vocation universitaire, abrite une cathédrale et surtout le Musée national du Rwanda. Le Mémorial du Génocide de Gikongoro est à quelques kilomètres.Cyangugu : une localité au sud du lac Kivu pouvant servir de point de départ pour visiter le Parc national de Nyungwe ou les sources chaudes de Nyakabuye.Gisenyi : cette bourgade sur le lac Kivu (et dans le prolongement de Goma en RDC) propose quelques plages et des possibilités de balades en bateau et autres activités nautiques.Kibuye : c'est l'autre "station balnéaire" du lac Kivu avec un superbe panorama sur le lac. Pas loin, un mémorial de la guerre civile et les cascades de Ndaba.Kigali : la capitale rwandaise est une ville agréable, malgré son million d'habitants, avec de très nombreux services et commerces appréciés notamment des expatriés. Le Mémorial du Génocide de Kigali est son principal site d'intérêt.Mémorial du Génocide : plusieurs villes ou villages du Rwanda ont un Mémorial du Génocide. Outre à la capitale, il en existe notamment à Gikongoro, Ntarama, Nyamata...Nyanza : cette ville du sud abrite l'ancien palais de la monarchie rwandaise désormais transformé en petit musée.Ruhengeri : c'est la petite ville point de départ pour le Parc national des Volcans et ses gorilles, ou encore les grottes (aménagées) de Musanze.2- Patrimoine naturel Chutes Rusumo : des chutes d'une quinzaine de mètres de hauteur à la frontière avec la Tanzanie.Congo Nile trail : 230 km de chemins parallèles au lac Kivu permettant de découvrir en 4x4, en vélo/VTT ou à pied cette partie du territoire. Lac Kivu : grand lac frontière entre le Rwanda et la R��publique Démocratique du Congo. Il offre quelques plages, plus des opportunités nautiques ou de pêche du côté de Gisenyi et Kibuye.Parc national Akagera : une réserve limitrophe de la Tanzanie avec des girafes, éléphants, hippopotames, zèbres, gazelles, singes, oiseaux, etc. Par le passé le site a été un temps aménagé pour accueillir les réfugiés de la guerre civile.Parc national de Nyungwe : grand parc forestier d'altitude situé au sud-ouest, à la frontière du Burundi. Il est connu pour abriter des singes et des oiseaux. On peut y faire des treks et de la canopée.Parc national des Volcans : c'est l'attraction principale du pays avec ses volcans et surtout les populations de gorilles des montagne qui vivent sur ce site forestier d'altitude. C'est là aussi qu'est situé le centre de recherche créé par Dian Fossey. On peut y randonner.3- Le plus apprécié...
Kibuye; Parc national Akagera; Parc national des Volcans.
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Bonjour, nous partons au Rwanda en famille. Notre dernier enfant est né là- bas et nous souhaitons lui faire découvrir son pays d origine .
Nous avons 4 enfants (15-12-10-8 ans ) nous partons début juillet. Arrivée le 9 juillet à Kigali mon mari repart le 15 et je reste avec les enfants jusqu au 22 juillet.
Nous voulons rester quelques jours à Kigali pour visiter la ville montrer l' orphelinat etc à notre fils puis nous souhaitons visiter le pays.
Nous avons besoin d aide pour savoir où aller comment ce qu il faut voir etc alors 1000 merci d avance
Bonjour à tous,
Photographe de 25ans, je cherche à monter un projet de documentaire au congo, sur les traces de la guerre,
J'ai entendu parler des rebelles de la LRA qui tenaient un parc naturel; (sud kivu ??)
J'aimerai connaître la situation actuelle du congo; la faisabilité du projet, et ses risques.
Dans l'attente d'une réponse d'intéréssés;
A bientot.
Olivier
Bonjour, j'envisage d'aller faire un tour en février à Kin pour deux semaines, je serai normalement logée, mais j'aimerais avoir qq conseils question sécurité pour se ballader en journée (visiblement les déplacements sont à éviter la nuit); y a t'il des risques à se balader seule en taxi, se déplacer dans certains quartiers? merci!!
Bonjour,
Je prépare un voyage en famille de 2 semaines au Rwanda, du 30 mars au 13 avril 2018.
1000 collines - 1000 questions. - Alors merci de m'éclairer...
Voici mes premières questions. Vos réponses m'aideront à continuer...
- Pour visiter Nyungwe Façon idéale de visiter le parc ? Expériences de trek ou autres dans ce parc. Les propositions "officielles" de trek, chimpanzés... sont très chères, je voudrais faire le bon choix. Si je loue une voiture, est-ce qu'à cette saison un 4 x 4 est indispensable ? L'endroit le plus près, hors du parc, pour y passer la nuit, moins cher que dans le parc c'est Gisakura ? Sans voiture, comment rejoindre le parc ?
- Nyanza / Butare Est-ce que les musées sont ouverts durant le week-end de Pâques - et durant la période de la commémoration ?
- Akagera Sans guide, le risque est grand de ne pas voir d'animaux ?
Merci d'avance mmclaude
Voici mes premières questions. Vos réponses m'aideront à continuer...
- Pour visiter Nyungwe Façon idéale de visiter le parc ? Expériences de trek ou autres dans ce parc. Les propositions "officielles" de trek, chimpanzés... sont très chères, je voudrais faire le bon choix. Si je loue une voiture, est-ce qu'à cette saison un 4 x 4 est indispensable ? L'endroit le plus près, hors du parc, pour y passer la nuit, moins cher que dans le parc c'est Gisakura ? Sans voiture, comment rejoindre le parc ?
- Nyanza / Butare Est-ce que les musées sont ouverts durant le week-end de Pâques - et durant la période de la commémoration ?
- Akagera Sans guide, le risque est grand de ne pas voir d'animaux ?
Merci d'avance mmclaude
me voila de retour d'une semaine au Burundi et au Rwanda.
Vu qu'il n'existe pas beaucoup de carnets de voyage, je me lance.
Je rejoignais en fait un ami expatrié à Bujumbura depuis 5 ans, ce qui facilite les choses....
Arrivée à Bujumbura le dimanche 20/05.
vol Brussels Airlines direct depuis Bruxelles, arrivée vers 19h00
petit resto : Le Belvédère - vu magnifique sur la ville et le lac malgré la nuit déjà bien installée.
lundi 21/05 :
matinée : musée vivant de Bujumbura ( crocodiles, serpents, ... )

visite en voiture de la ville.

départ à 12h00 pour le Rwanda et la forêt de la Nyungwe. Contrôle frontière sans problèmes. Route longue, arrêt pour manger à Butare.

Arrivée tardive difficile, route en mauvais état sur la fin et de nuit.
Heureusement il y avait encore quelqu'un qui nous a montré un emplacement de camping ou nous avons monté notre tente. ( à savoir qu'il existe 2 emplacements ) ( camping = 30usd / pers )

mardi 22/05 :
La veille nous avions arrangé une visite guidée. ( celle avec les chimpanzés n'était pas possible car elle doit être réservée à l'avance )
Nous avons fait le Canopy Tour, ( ouvert depuis quelques mois ) prix : 60 usd / pers.
Balade qui a duré environ 2 heures avec un guide très chouette et qui alternait le français et l'anglais.
Pas vu d'animaux mais une flore magnifique et impressionante.


départ vers 10h00 pour Kigali
balade en ville, quelques courses et nuit à l'hôtel, +/- correct
mercredi 23/05 :
départ tôt le matin pour le Parc de l'Akagera.
Arrivée vers 13h00, route longue et compliquée, surtout depuis que le pont menant au parc s'est effondré. Une déviation est prévue mais toujours facile pour s'y retrouver et piste très mauvaise. ( compter +/- 1 heure de détour )
Arrivé au parc, la réceptionniste nous envoie faire un tour par nous même près du Lac Ihema. Plus de guides de disponibles l'après midi.
Nous avons vu des singes, des babouins, des antilopes, des phacochères, ...

Ayant encore suffisamment de temps, nous décidons de faire le tour des girafes. Pas super bonne idée en cette fin de saison des pluies. Nous sommes restés embourbés 2 heures dans la plaine, girafes aux alentours et troupeau de buffles que nous surveillons du coin de l'oeil.


Nous sommes arrivés à la réception vers 17h00/17h30 peu de temps avant la nuit, on était pas fiers. Nous avons donc abandonnés les projets de camping pour dormir à l'Akagera Game Lodge. ( chambre twin = 100usd )
jeudi 24/05 :
départ 06h00 avec la guide. Antilopes, singes, zèbres, buffles, Hippopotame au menu.
départ vers 11h00 pour arriver à Bujumbura avant la nuit ( avec un stop à Ngozi )

vendredi 25/05 :
journée calme,
après midi au parc de la Rusizi, non loin de Bujumbura.
Parc très décevant. le guide connaissait son sujet aussi bien que moi. Quelques hippos au loin mais de rien de bien croustillant.

Un peu de repos ensuite au bar d'un hôtel le long du lac Tanganyka.

samedi 26/05 :
départ tôt pour la source du Nil.

Site en travaux. Pas super intéressant mais une vue magnifique sur les collines aux alentours.
Ensuite baignade dans le lac et détente sur la plage d'un hôtel près de Rumonge avec un Mukeke grillé dans l'assiette.

Dimanche 27/05 :
détente au Bora Bora avant le retour sur Bruxelles.
Si quelqu'un a besoin d'infos, n'hésitez pas, j'essayerai d'y répondre du mieux que je peux.
Vu qu'il n'existe pas beaucoup de carnets de voyage, je me lance.
Je rejoignais en fait un ami expatrié à Bujumbura depuis 5 ans, ce qui facilite les choses....
Arrivée à Bujumbura le dimanche 20/05.
vol Brussels Airlines direct depuis Bruxelles, arrivée vers 19h00
petit resto : Le Belvédère - vu magnifique sur la ville et le lac malgré la nuit déjà bien installée.
lundi 21/05 :
matinée : musée vivant de Bujumbura ( crocodiles, serpents, ... )

visite en voiture de la ville.

départ à 12h00 pour le Rwanda et la forêt de la Nyungwe. Contrôle frontière sans problèmes. Route longue, arrêt pour manger à Butare.

Arrivée tardive difficile, route en mauvais état sur la fin et de nuit.
Heureusement il y avait encore quelqu'un qui nous a montré un emplacement de camping ou nous avons monté notre tente. ( à savoir qu'il existe 2 emplacements ) ( camping = 30usd / pers )

mardi 22/05 :
La veille nous avions arrangé une visite guidée. ( celle avec les chimpanzés n'était pas possible car elle doit être réservée à l'avance )
Nous avons fait le Canopy Tour, ( ouvert depuis quelques mois ) prix : 60 usd / pers.
Balade qui a duré environ 2 heures avec un guide très chouette et qui alternait le français et l'anglais.
Pas vu d'animaux mais une flore magnifique et impressionante.


départ vers 10h00 pour Kigali
balade en ville, quelques courses et nuit à l'hôtel, +/- correct

mercredi 23/05 :
départ tôt le matin pour le Parc de l'Akagera.
Arrivée vers 13h00, route longue et compliquée, surtout depuis que le pont menant au parc s'est effondré. Une déviation est prévue mais toujours facile pour s'y retrouver et piste très mauvaise. ( compter +/- 1 heure de détour )
Arrivé au parc, la réceptionniste nous envoie faire un tour par nous même près du Lac Ihema. Plus de guides de disponibles l'après midi.
Nous avons vu des singes, des babouins, des antilopes, des phacochères, ...

Ayant encore suffisamment de temps, nous décidons de faire le tour des girafes. Pas super bonne idée en cette fin de saison des pluies. Nous sommes restés embourbés 2 heures dans la plaine, girafes aux alentours et troupeau de buffles que nous surveillons du coin de l'oeil.


Nous sommes arrivés à la réception vers 17h00/17h30 peu de temps avant la nuit, on était pas fiers. Nous avons donc abandonnés les projets de camping pour dormir à l'Akagera Game Lodge. ( chambre twin = 100usd )
jeudi 24/05 :
départ 06h00 avec la guide. Antilopes, singes, zèbres, buffles, Hippopotame au menu.
départ vers 11h00 pour arriver à Bujumbura avant la nuit ( avec un stop à Ngozi )

vendredi 25/05 :
journée calme,
après midi au parc de la Rusizi, non loin de Bujumbura.
Parc très décevant. le guide connaissait son sujet aussi bien que moi. Quelques hippos au loin mais de rien de bien croustillant.

Un peu de repos ensuite au bar d'un hôtel le long du lac Tanganyka.

samedi 26/05 :
départ tôt pour la source du Nil.

Site en travaux. Pas super intéressant mais une vue magnifique sur les collines aux alentours.
Ensuite baignade dans le lac et détente sur la plage d'un hôtel près de Rumonge avec un Mukeke grillé dans l'assiette.

Dimanche 27/05 :
détente au Bora Bora avant le retour sur Bruxelles.
Si quelqu'un a besoin d'infos, n'hésitez pas, j'essayerai d'y répondre du mieux que je peux.
Impressions Rwanda - juin 2011
La fin du mois de mai , début juin semble être une période propice pour découvrir le Rwanda. La saison des pluies s'achève et les températures sont agréables.
Il est facile et plutôt confortable de se déplacer dans le pays. De nombreux mini- bus 20 places "Coaster Toyota",
bien entretenus, sillonnent le pays à un prix très correct. Un pays fait de routes toujours sinueuses traversant d'innombrables collines offrant parfois de très beaux panoramas
- 
A part la route des " Crêtes" qui longe le lac Kivu de Cyangugu à Gysenyi via Kibuyé toutes les routes sont asphaltées et en bon état. Une quantité très importante de Rwandais est attachée à l'entretien de ces routes et aux
espaces verts. Ce qui m'amène à préciser que le Rwanda est un pays qui tranche vraiment sur ses voisins africains en terme de propreté. A kigali, la capitale, aucune poubelle éventrée ou débordante, pas de détritus dans les rues et aucun sachet plastique ne vient polluer la vue ou le sol. Ils sont d'ailleurs interdits d'utilisation. La propreté est entrée dans la culture des Rwandais. C'est ainsi dans tout le pays.!!!
Et ce n'est pas la seule différence comparée à nombre de pays africains...
Chose encore plus extraordinaire, mais cependant bien réelle, Il y a une véritable lutte contre la corruption. C'est suffisamment exceptionnel pour le mentionner.
Et les Rwandais en sont, à juste titre, très fiers. L'égalité de traitement est une règle qui régit le fonctionnement des autorités et des administrations .Sur le plan économique, la monnaie est stable et le pays acceuille volontiers les investisseurs sérieux. Sur le plan social, l'école obligatoire des l'âge de 6 ans. Un système de santé se met en place et tous les malades du Sida sont traités gratuitement. Le Président, Paul Kagamé, même s'il est considéré comme un despote par certains, semble réellement décidé à faire progresser son pays. Sur le plan technologique, il a d'ailleurs doté le Rwanda d'un important réseau de fibre optique qui est encore aujourd'hui en avance par rapport à la demande.
Le niveau de vie pour un touriste européen reste favorable grâce à un taux de change avantageux. En juin 2011, un euro s'échange à 840 Francs Rwandais en centre ville de Kigali. Un repas moyen s'élève à 5000 frs boisson comprise. Le midi, du lundi au vendredi, il y a un système de buffet dans les restaurants dont le prix moyen est à 3000 frs voire moins. La qualité y est inégale mais on peut toujours s'alimenter pour pas cher d'une assiette d'un mélange hétéroclite de féculents et d'un peu de viande. On ne se sert qu'une fois. Alors les plats débordent... Pour tous ceux qui comme moi aiment les frites.., on sent que ce pays à été à une certaine époque sous la tutelle belge. Ils en ont gardé le savoir- faire. Dans ce pays pas de frites pré-cuites. Un délice qu'il vous faudra malheureusement payer par une très longue attente dans tous les restaurants. Quant à la bière, pardonnez- moi d'aborder une fois de plus ce sujet, mais je suis C'hti et c'est un atavisme...quant à la bière disais- je elle est proposée en bouteille de 72 cl. Deux marques dominent très largement; la Primus et la Mutzig .
Toutes les deux produites à Gisenyi sur les bords du lac Kivu, à deux encablures de Goma la ville voisine du Congo. Leur prix varie selon l'endroit mais s'échelonne en moyenne de 700 frs à 1000 frs.
Bien sûr vous trouverez des sodas et de l'eau en bouteille, généralement non gazeuse. Sauf la " Krest" qui ressemble plus au "Schweppes" qu'à de l'eau.!!
Concernant l'hébergement, la propreté est généralement au rendez- vous mais la qualité offerte n'est pas toujours à la hauteur des prix demandés. Si on compare avec l'Asie on pourra trouver cela relativement cher même si on est loin des prix extravagants d'autres pays africains (comme le Sénégal par exemple). On peut trouver à se loger dans un hôtel correct pour une bonne vingtaine d'euros sauf à Kigali où la tendance est inflationniste. Il y a bien sûr des types d'hébergement plus modestes pour petits budgets. Mais dans ce cas attendez - vous à une chambre des plus spartiates.
Le pays semble plutôt bien sécurisé et je n'ai pas eu vent de délinquance ou d'agression. En fait, les Rwandais sont plutôt courtois et gentils. La majorité parle le Kyrwandais et se partage ensuite entre le Français et l'anglais qui est devenu la langue officielle de l'administration.
En somme, on est très loin de l'image d'un pays entaché par les crimes atroces du génocide. Bien sûr, difficile de ne pas y penser. Mais la première leçon vient des Rwandais eux- mêmes qui prônent le pardon à défaut de l'oubli. Ils se déclarent désormais tous Rwandais et l'ethnie a été bannie du vocabulaire et de la carte d'identité.
Ci-dessus, l'église de Kibuyé où 4000 Tutsies ont été massacrés et brûlés par les Utus.
Je leur reconnais une grande force morale car il me serait sans doute impossible de côtoyer un des assassins de ma famille sans.......... Mais c'est une autre histoire qui fort heureusement n'existe pas.
Les derniers tribunaux populaires organisés par la société civile cesseront cette année en décembre. Bien évidemment le génocide a durablement marqué les esprits mais les nouvelles générations construisent un pays plus fort, à mon sens promis à un bel avenir au sein de l'Afrique.
Le Rwanda ne manque pas d'atouts y compris sur le plan touristique, même si dans ce domaine quelques efforts sont encore à produire.
Je ne peux, pour ma part, que vous encourager à dépasser les images d'un Rwanda génocidaire et à vous rendre dans ce pays qui peut "paradoxalement" vous offrir beaucoup de quiétude voire même de sérénité .
La fin du mois de mai , début juin semble être une période propice pour découvrir le Rwanda. La saison des pluies s'achève et les températures sont agréables.
Il est facile et plutôt confortable de se déplacer dans le pays. De nombreux mini- bus 20 places "Coaster Toyota",
bien entretenus, sillonnent le pays à un prix très correct. Un pays fait de routes toujours sinueuses traversant d'innombrables collines offrant parfois de très beaux panoramas
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A part la route des " Crêtes" qui longe le lac Kivu de Cyangugu à Gysenyi via Kibuyé toutes les routes sont asphaltées et en bon état. Une quantité très importante de Rwandais est attachée à l'entretien de ces routes et aux
espaces verts. Ce qui m'amène à préciser que le Rwanda est un pays qui tranche vraiment sur ses voisins africains en terme de propreté. A kigali, la capitale, aucune poubelle éventrée ou débordante, pas de détritus dans les rues et aucun sachet plastique ne vient polluer la vue ou le sol. Ils sont d'ailleurs interdits d'utilisation. La propreté est entrée dans la culture des Rwandais. C'est ainsi dans tout le pays.!!!
Et ce n'est pas la seule différence comparée à nombre de pays africains...
Chose encore plus extraordinaire, mais cependant bien réelle, Il y a une véritable lutte contre la corruption. C'est suffisamment exceptionnel pour le mentionner.
Et les Rwandais en sont, à juste titre, très fiers. L'égalité de traitement est une règle qui régit le fonctionnement des autorités et des administrations .Sur le plan économique, la monnaie est stable et le pays acceuille volontiers les investisseurs sérieux. Sur le plan social, l'école obligatoire des l'âge de 6 ans. Un système de santé se met en place et tous les malades du Sida sont traités gratuitement. Le Président, Paul Kagamé, même s'il est considéré comme un despote par certains, semble réellement décidé à faire progresser son pays. Sur le plan technologique, il a d'ailleurs doté le Rwanda d'un important réseau de fibre optique qui est encore aujourd'hui en avance par rapport à la demande.Le niveau de vie pour un touriste européen reste favorable grâce à un taux de change avantageux. En juin 2011, un euro s'échange à 840 Francs Rwandais en centre ville de Kigali. Un repas moyen s'élève à 5000 frs boisson comprise. Le midi, du lundi au vendredi, il y a un système de buffet dans les restaurants dont le prix moyen est à 3000 frs voire moins. La qualité y est inégale mais on peut toujours s'alimenter pour pas cher d'une assiette d'un mélange hétéroclite de féculents et d'un peu de viande. On ne se sert qu'une fois. Alors les plats débordent... Pour tous ceux qui comme moi aiment les frites.., on sent que ce pays à été à une certaine époque sous la tutelle belge. Ils en ont gardé le savoir- faire. Dans ce pays pas de frites pré-cuites. Un délice qu'il vous faudra malheureusement payer par une très longue attente dans tous les restaurants. Quant à la bière, pardonnez- moi d'aborder une fois de plus ce sujet, mais je suis C'hti et c'est un atavisme...quant à la bière disais- je elle est proposée en bouteille de 72 cl. Deux marques dominent très largement; la Primus et la Mutzig .
Toutes les deux produites à Gisenyi sur les bords du lac Kivu, à deux encablures de Goma la ville voisine du Congo. Leur prix varie selon l'endroit mais s'échelonne en moyenne de 700 frs à 1000 frs.
Bien sûr vous trouverez des sodas et de l'eau en bouteille, généralement non gazeuse. Sauf la " Krest" qui ressemble plus au "Schweppes" qu'à de l'eau.!!
Concernant l'hébergement, la propreté est généralement au rendez- vous mais la qualité offerte n'est pas toujours à la hauteur des prix demandés. Si on compare avec l'Asie on pourra trouver cela relativement cher même si on est loin des prix extravagants d'autres pays africains (comme le Sénégal par exemple). On peut trouver à se loger dans un hôtel correct pour une bonne vingtaine d'euros sauf à Kigali où la tendance est inflationniste. Il y a bien sûr des types d'hébergement plus modestes pour petits budgets. Mais dans ce cas attendez - vous à une chambre des plus spartiates.
Le pays semble plutôt bien sécurisé et je n'ai pas eu vent de délinquance ou d'agression. En fait, les Rwandais sont plutôt courtois et gentils. La majorité parle le Kyrwandais et se partage ensuite entre le Français et l'anglais qui est devenu la langue officielle de l'administration.En somme, on est très loin de l'image d'un pays entaché par les crimes atroces du génocide. Bien sûr, difficile de ne pas y penser. Mais la première leçon vient des Rwandais eux- mêmes qui prônent le pardon à défaut de l'oubli. Ils se déclarent désormais tous Rwandais et l'ethnie a été bannie du vocabulaire et de la carte d'identité.
Ci-dessus, l'église de Kibuyé où 4000 Tutsies ont été massacrés et brûlés par les Utus.Je leur reconnais une grande force morale car il me serait sans doute impossible de côtoyer un des assassins de ma famille sans.......... Mais c'est une autre histoire qui fort heureusement n'existe pas.
Les derniers tribunaux populaires organisés par la société civile cesseront cette année en décembre. Bien évidemment le génocide a durablement marqué les esprits mais les nouvelles générations construisent un pays plus fort, à mon sens promis à un bel avenir au sein de l'Afrique.Le Rwanda ne manque pas d'atouts y compris sur le plan touristique, même si dans ce domaine quelques efforts sont encore à produire.
Je ne peux, pour ma part, que vous encourager à dépasser les images d'un Rwanda génocidaire et à vous rendre dans ce pays qui peut "paradoxalement" vous offrir beaucoup de quiétude voire même de sérénité .

Je compte faire un séjour d'une semaine au Rwanda du 3 au 10 Mai 2009
Y a-t-il des problèmes de sécurité en tant que Français? Comment est l'acceuil?
Je recherche de plus des adresses d'hotels sur Kigali
Merci philmayotte
Y a-t-il des problèmes de sécurité en tant que Français? Comment est l'acceuil?
Je recherche de plus des adresses d'hotels sur Kigali
Merci philmayotte
Demain soir sur arte, "Sometimes in April" ( traduit "quelques jours en Avril"), un film très reussi sur le genocide rwandais
un film a ne pas manquer
Bonjour à tous!
Je pars réaliser un projet humanitaire en ostéopathie à partir de décembre en Afrique pendant quelques mois. Normalement je serai reçu par ma tante bonne soeur en RDC (Butembo), mais vu la situation actuelle instable à cause du résultat proche des élections ce n'est pas un plan sûr à 100 pourcents! Au cas où, je recherche donc une autre possibilité d'intervention notamment en Ouganda, Rwanda, Mozambique (ou ailleurs en Afrique australe ou centrale).
Si vous connaissez une assoce, un dispensaire médical, un orphelinat, une mission ou autre structure qui seraient prêts à m'accueillir pour tenter ce nouveau type d' intervention je suis preneur!
Merci d'avance!!!!!!!
Merci d'avance!!!!!!!
Bonjour à tous,
Je suis actuellement en fin de préparation d'un voyage de 15jours début juillet, en Ouganda avec un bref passage au Rwanda. Il s'agit d'un circuit un peu classique pour autant j'aimerais votre avis et éventuellement conseils. Merci d'avance
Tout d'abord je compte partir en 4x4 (selfdrive) via la compagnie Alpha rent a car. Apparemment compagnie sérieuse, en tout cas très réactif, ils ont toujours répondu à mes mails rapidement. Je pense réserver un Toyota Hilux (70usd/jour, en ouganda). Vous pensez qu'au mois de juillet c'est vraiment nécessaire ou je peux me rabattre sur un Rav4 (50usd/jour en ouganda) ? Je vous laisse jeter un oeil à mon itinéraire pour répondre à cette question mais sachant que je pars en saison sèche ...
J1: Arrivée Entebbe vers 4h du matin, récupération du véhicule, route vers Ziwa Rhino, trek rhino en fin de journée. nuit en camping
J2: route vers kibale Nuit en camping Nyinabulitwa country resort (si vous avez des lieux de camping je suis preneur)
J3: chimp habituation, nuit en camping Nyinabulitwa country resort J4: Route vers QENP, région Mweya, kazinga channel en find'après midi. Camping Nweya campsite J5 journée région mweya(safari, volcan..) puis route vers ishasha. Camping UWA Campsite à ishahsa ( camping proche de la frontière RDC, vous savez si c'est safe?) J6 Journée region ishasha, safari de nuit (pour vous c'est préférable un safari de nuit à ishasha ou vers Mweya?) nuit uwa campsite ishasha
J7 Route vers bwindi (idéalement j'aimerais pouvoir aller voir la famille NKURINGO) nuit Bwindi Backpackers. (la route de ishasha vers bwindi doit être longue et on dirait compliquée, je pensais peut être rejoindre la route goudronnée à Rukungiri, peut être plus long en distance mais surement plus court en temps) J8 Trek gorille nuit Bwindi Backpackers.
J9 Route versMusanze (Parc national des volcans, Rwanda), nuit la paillotte Gorilla
J10 Trek gorille nuit la paillotte Gorilla
J11 Trek diane fossey'grave. Option1: nuit la paillotte Gorilla Option 2: si le trek se termine vers midi, je prends la route et passe la nuit vers le lac Bunyonyi, Nuit en camping Bunyonyi overland resort.
J12 Journée dans le secteur du lac puis en début d'après midi, route vers Parc Mburo. Nuit au parc, camping? (camping uwa si possible)
J13 Journée parc Mburo nuit camping? (camping uwa si possible)
J14 Départ vers Entebbe. Visite wilde life education center possible si j'ai du temps mais pas une nécessité . Vol pour paris vers 21h30. Il ne me semble pas nécessaire de réserver à l'avance pour les camping.. vous en pensez quoi?
Concernant les permis des gorilles/chimpanzee en ouganda je vais essayer de réserver par moi même en téléphonant à la uwa, autrement je passerais par l'agence de location de véhicule qui se propose de le faire gratuitement.
Vous avez été beaucoup ennuyé par les moustiques ou insectes (juillet) ?
Je vous remercie d'avance pour tous vos commentaires ou conseils. 😉
Je suis actuellement en fin de préparation d'un voyage de 15jours début juillet, en Ouganda avec un bref passage au Rwanda. Il s'agit d'un circuit un peu classique pour autant j'aimerais votre avis et éventuellement conseils. Merci d'avance
Tout d'abord je compte partir en 4x4 (selfdrive) via la compagnie Alpha rent a car. Apparemment compagnie sérieuse, en tout cas très réactif, ils ont toujours répondu à mes mails rapidement. Je pense réserver un Toyota Hilux (70usd/jour, en ouganda). Vous pensez qu'au mois de juillet c'est vraiment nécessaire ou je peux me rabattre sur un Rav4 (50usd/jour en ouganda) ? Je vous laisse jeter un oeil à mon itinéraire pour répondre à cette question mais sachant que je pars en saison sèche ...
J1: Arrivée Entebbe vers 4h du matin, récupération du véhicule, route vers Ziwa Rhino, trek rhino en fin de journée. nuit en camping
J2: route vers kibale Nuit en camping Nyinabulitwa country resort (si vous avez des lieux de camping je suis preneur)
J3: chimp habituation, nuit en camping Nyinabulitwa country resort J4: Route vers QENP, région Mweya, kazinga channel en find'après midi. Camping Nweya campsite J5 journée région mweya(safari, volcan..) puis route vers ishasha. Camping UWA Campsite à ishahsa ( camping proche de la frontière RDC, vous savez si c'est safe?) J6 Journée region ishasha, safari de nuit (pour vous c'est préférable un safari de nuit à ishasha ou vers Mweya?) nuit uwa campsite ishasha
J7 Route vers bwindi (idéalement j'aimerais pouvoir aller voir la famille NKURINGO) nuit Bwindi Backpackers. (la route de ishasha vers bwindi doit être longue et on dirait compliquée, je pensais peut être rejoindre la route goudronnée à Rukungiri, peut être plus long en distance mais surement plus court en temps) J8 Trek gorille nuit Bwindi Backpackers.
J9 Route versMusanze (Parc national des volcans, Rwanda), nuit la paillotte Gorilla
J10 Trek gorille nuit la paillotte Gorilla
J11 Trek diane fossey'grave. Option1: nuit la paillotte Gorilla Option 2: si le trek se termine vers midi, je prends la route et passe la nuit vers le lac Bunyonyi, Nuit en camping Bunyonyi overland resort.
J12 Journée dans le secteur du lac puis en début d'après midi, route vers Parc Mburo. Nuit au parc, camping? (camping uwa si possible)
J13 Journée parc Mburo nuit camping? (camping uwa si possible)
J14 Départ vers Entebbe. Visite wilde life education center possible si j'ai du temps mais pas une nécessité . Vol pour paris vers 21h30. Il ne me semble pas nécessaire de réserver à l'avance pour les camping.. vous en pensez quoi?
Concernant les permis des gorilles/chimpanzee en ouganda je vais essayer de réserver par moi même en téléphonant à la uwa, autrement je passerais par l'agence de location de véhicule qui se propose de le faire gratuitement.
Vous avez été beaucoup ennuyé par les moustiques ou insectes (juillet) ?
Je vous remercie d'avance pour tous vos commentaires ou conseils. 😉
Bonjour
Après un magnifique voyage en Tanzanie en 2008 (Nord et Sud), j'envisage de retourner en Afrique de l'Est l'année prochaine. Mon idée serait de passer une semaine au Rwanda (avec visite aux gorilles bien sûr), puis de rejoindre le lac Tanganiyka à Kigoma (et visite des chimpanzés à Gombe). Puis par un trajet encore à définir (par le Nord via Serengeti, par le Sud via Ruaha, ...) jusqu'à Zanzibar où nous n'étions pas allés lord de notre 1er voyage.
Ma question : quelles sont les possibilités pour aller de Kigali à Kigoma, sans doute par avion ?
Merci Pat
Après un magnifique voyage en Tanzanie en 2008 (Nord et Sud), j'envisage de retourner en Afrique de l'Est l'année prochaine. Mon idée serait de passer une semaine au Rwanda (avec visite aux gorilles bien sûr), puis de rejoindre le lac Tanganiyka à Kigoma (et visite des chimpanzés à Gombe). Puis par un trajet encore à définir (par le Nord via Serengeti, par le Sud via Ruaha, ...) jusqu'à Zanzibar où nous n'étions pas allés lord de notre 1er voyage.
Ma question : quelles sont les possibilités pour aller de Kigali à Kigoma, sans doute par avion ?
Merci Pat
Témoignage d’une expérience de vie partagée avec des jeunes vivant dans la rue au Rwanda
« Quand apprendre cela veut dire vivre. »
Retrouver le blog de Ben et Ignace au Rwanda : http://tuzareba.over-blog.com Réflexions préalables au départ
Depuis mon entré au sein de l’Ecole 3A (www.ecole3a.edu) une école qui mélange commerce et développement et se tourne principalement vers les « 3A » : Afrique, Amérique du Sud et Asie les questions sur le sens de partir faire de l’humanitaire ou travailler sur des projets de développement n’ont cessé d’augmenter.
Ces réflexions m’ont progressivement mieux fait comprendre pourquoi je voulais pour mon stage de fin d’étude faire quelque chose de différent des stages que j’avais fait précédemment (en ONG et en Entreprise). Je commençais à sentir de manière diffuse que bien souvent, en voulant occuper un poste à responsabilité, je passais à côté de l’essentiel, c’est-à-dire de la rencontre avec ceux que je prétendais « aider ». L’idée même d’ « aider » me devenait de plus en plus insupportable. En ouvrant petit à petit mes yeux restés grand fermés, je me suis aperçus que beaucoup de projets qui voulaient « aider » et « améliorer la vie des gens » faisaient plus de mal que de bien. Pourquoi ? Car la majorité des ces projets n’avaient pas pris le temps de s’élaborer avec les personnes les plus concernées, les fameux « bénéficiaires » !
Gandhi disait : « Tous ce que vous faites sans moi, vous le faites contre moi. »
La rencontre de ces réflexions et de mon attrait pour le Rwanda, m’a donné l’envie d’y partir vivre en contact avec ceux qui sont les premiers à lutter contre la pauvreté au jour le jour, c'est-à-dire, ceux là même qui la vivent. Il me semblait qu'avant de vouloir “faire”, il fallait prendre le temps de “comprendre” et donc d'apprendre. Avec un ami, également étudiant à l’Ecole 3A nous avons donc décidé de chercher une structure au Rwanda qui pouvait nous accueillir.
Ces recherches nous ont permis de faire la connaissance du CPAJ, un centre qui accueil des enfants et des jeunes qui vivaient dans la rue à Kigali, la capitale du Rwanda. Avec notre envie d’être proche de personnes vivant dans des situations très difficiles nous avons été séduit par ce projet.
Ce centre a pour but d’accompagner des enfants qui traînent dans la rue sur le chemin d’une réintégration familiale, scolaire, professionnelle et citoyenne et ainsi que de les aider à retrouver une place dans leur communauté. Les activités avec les jeunes
Ce qui fondait ma démarche au Rwanda c’était l’idée que dans un projet de développement, l'important n'est pas de vouloir développé l’autre à partir d’un manque chez lui, mais de se rendre disponible et d'offrir à l’autre cette rencontre, cette écoute et cette reconnaissance.
Pour moi la rencontre est déjà une activité en soi. A travers ce stage au Rwanda, je n’avais pas la prétention de changer la vie de quiconque si ce n'est peut-être la mienne. Les gens que j’ai rencontrés au Rwanda – occidentaux ou rwandais – qui travaillent souvent dans des ONG, étaient surpris par mon manque apparent d'ambition... Pourtant, j’avais l'ambition la plus haute qui soit : être heureux et partager mon bonheur avec les personnes qui m’entouraient, en l'occurrence, les jeunes avec lesquelles je vivais.
A notre arrivée au CPAJ nous avons pris le temps de sentir ce que l’équipe encadrante souhaitait que nous fassions tout en insistant sur le fait que notre envie première était de vivre avec les jeunes. 1. Cours de français
Dans un premier temps donc, ils nous ont proposé de donner des cours de français aux étudiants qui suivaient les formations professionnelles de couture et de coiffure. Nous nous sommes mis d’accord pour prendre chaque classe pendant 1h30 deux fois par semaine.
Quels étaient les objectifs de ces cours ?
Dès le départ nous avons tenu à insister auprès de jeunes pour que ces cours se fassent de manière dynamique et qu’ils soient basés sur deux principes : La réciprocité : nous leurs enseignerions le français et eux nous enseigneraient le kinyarwanda.L’oralité : conscient de la difficulté d’apprendre le français nous avons entièrement tourné notre enseignement vers le dialogue.Quel bilan tirons nous de ces cours ?
Nous ne sommes pas satisfait des cours de français. En effet, nous avons rapidement senti que la motivation des jeunes n’était pas au rendez-vous. Sûrement en partie à cause de notre piètre qualité de professeurs, mais aussi à cause de la difficulté de la langue, les étudiants n’ont jamais montré un grand enthousiasme pour apprendre le français.
2. Les ateliers pains
En partant au Rwanda nous n’avions jamais imaginé que notre activité principale allait tournée autour du pain. Le hasard a voulu que le CPAJ soit parfaitement équipé pour faire du pain, car il y avait auparavant une formation professionnelle en boulangerie fermée il y a deux ans. Par ailleurs, nous avions pris en France depuis un an l’habitude de faire notre propre pain à la main.
Observant le désœuvrement des jeunes « nouveaux », des enfants rencontrés récemment dans la rue et qui n’avaient pas encore réintégré l’école primaire ou une formation professionnelle, qui passent leur journée au CPAJ sans activités précises, nous leur avons proposé de faire du pain deux fois par semaine.
Quels étaient les objectifs de ces ateliers pains ?Occuper les jeunesLeur apprendre à faire le pain et des beignets ce qui leur serait toujours utile pour plus tardNourrir les 120 enfants qui mangent dans le centre le midiDévelopper la fierté des jeunes et la confiance en eux : non seulement ils sont capables de faire du bon pains tous seuls, mais ils sont capables de nourrir tous les autres enfants qui viennent manger au centre, alors que bien souvent ils sont considérés comme des bons à rien.Quel bilan tirons nous de ces ateliers pains ?
Le bilan est globalement très positif. Les enfants et les jeunes de la formation professionnelle étaient très contents d’apprendre à faire le pain et les beignets.
Par ailleurs pour des enfants qui mangent tous les midis de la pâte de maïs avec des haricots, il était très goûteux de voir leur repas régulièrement agrémenté de pain et de beignets. Aujourd’hui les jeunes maîtrisent le savoir-faire du boulanger.
3. L’essentiel : la vie partagée avec les jeunes
Il est essentiel de comprendre que notre stage ne peut se résumer en une série « d’activités ». En effet notre activité principale consistait en la vie partagée avec les jeunes.
Après un mois dans une maison en centre ville, nous avons fait le choix de venir vivre dans le centre même avec les jeunes.
Beaucoup de gens ont tenu à nous mettre en garde contre cette idée : « attention, c’est dangereux de vivre avec des enfants des rues, ce sont des voleurs et ils peuvent être violents. » Même certains membres de l’équipe encadrante du centre nous ont dit : « êtes vous sûr de vouloir vivre avec les jeunes car c’est possible qu’ils vous volent ou qu’ils vous tapent. ».
Mais après avoir passé un mois à entamer une rencontre avec les jeunes qui vivent dans le CPAJ, nous étions prêt à venir habiter avec eux et nous étions à peu près sûr que nous ne risquions rien.
Nous avons donc commencé notre vie avec les jeunes. Vie qui consistait à jouer au foot, à discuter, à préparer à manger, à jouer au basket, à regarder les mouches voler pendant 2h assis sur un banc, à aller visiter un membre de leur famille, à marcher par delà les collines, …
Quel bilan tirons nous de ce temps de vie ensemble ?
Au début bien sûr ils se demandaient bien ce que ces blancs pouvaient leur vouloir et qu’est-ce que nous faisions là. Mais rapidement ils ont compris que nous voulions juste être amis avec eux et la méfiance du départ a fait place à une relation chaude et amicale.
Au final, nous avons développé avec les 10 jeunes qui vivent dans le centre ainsi qu’avec un des deux veilleurs de nuit, une relation de confiance beaucoup plus forte que ne l’ont les encadrants du centre avec les jeunes.
Un exemple peut illustrer pleinement le niveau d’amitié et de confiance au quel nous sommes arrivés : il nous arrivait régulièrement de prêter notre IPOD ou lecteur MP3 aux enfants du centre, ces fameux « voleurs » et de laisser la clé de notre chambre au veilleur de nuit, Bertin pour qu’il puisse s’entraîner à taper sur notre ordinateur.
Cela fait plaisir de voir l’évolution de nos relations avec les jeunes du « qu’est-ce qu'ils viennent faire chez nous ces bazungu - terme qui signifie « blancs » en kinyarwanda - ? » au « non non, Ben et Ignace sont des banyarwanda » que rétorquent les jeunes quand quelqu’un dans la rue nous traite de « bazungu ».
Evidemment une des questions fondamentales est de savoir ce que notre vie en commun apporte aux jeunes ?
Eh bien j’espère que cela leur a montré que … • Tous les hommes sont des hommes et qu’ils sont tous égaux, que se soit un enfant qui vit dans la rue - considéré par tous comme un moins que rien - ou un blanc - considéré par beaucoup comme supérieur… • Il n’y a pas de différence entre les blancs et les noirs • Nous pouvons être amis et se respecter mutuellement malgré nos origines géographiques et sociales différentes • Ces jeunes sont des êtres humains à part entière et sont digne de respect et de confiance. Nous avons essayé de leur donner les deux. • Ils peuvent et doivent être fières d’eux-mêmes et croire en leurs capacités. Rejeter l’image du bon à rien.
Et moi qu’est-ce que cela m’a apporté ?
Cela m’a fait réfléchir sur mon mode de vie, et m’a aidé à prendre du recul pour mieux envisager ce que je veux vivre plus tard. Cela m’a appris à être plus humble, et cela m’a fait prendre conscience encore plus fortement qu’auparavant, que les « pauvres » ne sont pas de bouts de bois qui se laissent porter par l’eau, mais que ce sont des gens qui se battent au jour le jour pour essayer de mieux vivre.
Enfin, plus simplement cela m’a apporté le bonheur de partager tous ces moments de vie intense avec des amis. Bilan de cette expérience
A l’heure de faire le bilan de mon stage de fin d’études qui consistait en la vie partagé avec des jeunes rwandais qui vivaient auparavant dans la rue, je veux donner la parole aux personnes avec qui je vivais car finalement ce sont eux les seuls « juges » du temps que nous avons passés ensemble.
Il ne s’agit pas de juste de vouloir s’auto-congratuler en mettant en avant leurs compliments mais de vous aider à comprendre pourquoi, pour la première fois depuis que je suis à l’Ecole 3A, je reviens d’un stage sans aucuns regret, pleinement satisfaits et heureux de ce que j’ai vécu.
Marie Louise Umwerina, la coordinatrice du centre :
« C’est la première fois que des Blancs viennent vers nous sans aucun sentiments de supériorité. Nous avons déjà reçu beaucoup de volontaires occidentaux, tous très gentils, mais parce qu’il venaient dans l’idée de nous aider, ils se plaçaient malgré tout au-dessus de nous. Vous vous avez choisis de vivre avec les enfants, à leur niveau, cela change tout. »
Un jeune avec lequel nous vivions dans le centre, lors de notre repas d’adieu avec tous les enfants:
« Je voudrais remercier Ignace et Ben de ne jamais nous avoir regardé de haut et considéré comme des élèves. Ils nous ont appris à faire le pain pas en tant qu’enseignant, mais en tant qu’amis. »
Jean-Pierre Ntaganda, un ancien enfant du centre, devenu aujourd’hui un des encadreurs :
« J’ai sentis que vous étiez différents, parce que vous avez choisis de vivre comme nous, sans supériorité. Le moment où je l’ai vraiment compris c’est quand j’ai vu Ben porté le sac de 25 kilos de charbon sur son dos. Jamais je n’avais vu un blanc porter quelque chose comme ça. »
Elisée Musemakweli, le président de l’Eglise dont dépend le centre :
« Votre action nous a rappelé que les jeunes n’avaient pas seulement besoin de vêtements, d’un toit et de quoi se nourrir. Ils ont aussi besoin d’amitié, d’être écouté, … Peut être l’avions nous un peu oubliés. »
Noël, 18 ans, le plus grand des dix enfants qui dormaient au centre. Un de nos meilleurs amis :
« Les jours que nous venons de passer ensemble nous ont appris belles des choses. Avec vous j’ai découvert des choses que je ne pourrais jamais connaître tout seul. J’ai retrouvé le vrai sens de vivre et la joie d’être homme malgré les difficultés que j’ai. »
Parler après des mots aussi simples, forts et touchants parait presque incongrus ou du moins superflu.
En les relisant, je ne peux retenir les perles luisantes qui s’en vont dévaler sur mes joues brillantes. Chaque phrase, chaque parole, enserre mon cœur de ses mains fragiles et tremblantes. Les mots sonnent justes et s’enfoncent profondément en moi.
Je ressort de cette expérience grandit, transformé. Tout en étant conscient qu’il n’y a pas de chemin unique, je ressens au plus profond de moi de manière encore diffuse, la justesse de ce que nous avons chercher à vivre au Rwanda avec ces jeunes : chercher à rencontrer l’autre, chercher à le connaître, chercher à le respecter, chercher à cheminer ensemble, c’est-à-dire finalement, chercher à vivre ensemble tout simplement.
Ignace
Retrouver le blog de Ben et Ignace au Rwanda : http://tuzareba.over-blog.com Pour plus réflexion sur l'humanitaire et les projets de développement voir aussi : http://boribana.over-blog.com
Retrouver le blog de Ben et Ignace au Rwanda : http://tuzareba.over-blog.com Réflexions préalables au départ
Depuis mon entré au sein de l’Ecole 3A (www.ecole3a.edu) une école qui mélange commerce et développement et se tourne principalement vers les « 3A » : Afrique, Amérique du Sud et Asie les questions sur le sens de partir faire de l’humanitaire ou travailler sur des projets de développement n’ont cessé d’augmenter.
Ces réflexions m’ont progressivement mieux fait comprendre pourquoi je voulais pour mon stage de fin d’étude faire quelque chose de différent des stages que j’avais fait précédemment (en ONG et en Entreprise). Je commençais à sentir de manière diffuse que bien souvent, en voulant occuper un poste à responsabilité, je passais à côté de l’essentiel, c’est-à-dire de la rencontre avec ceux que je prétendais « aider ». L’idée même d’ « aider » me devenait de plus en plus insupportable. En ouvrant petit à petit mes yeux restés grand fermés, je me suis aperçus que beaucoup de projets qui voulaient « aider » et « améliorer la vie des gens » faisaient plus de mal que de bien. Pourquoi ? Car la majorité des ces projets n’avaient pas pris le temps de s’élaborer avec les personnes les plus concernées, les fameux « bénéficiaires » !
Gandhi disait : « Tous ce que vous faites sans moi, vous le faites contre moi. »
La rencontre de ces réflexions et de mon attrait pour le Rwanda, m’a donné l’envie d’y partir vivre en contact avec ceux qui sont les premiers à lutter contre la pauvreté au jour le jour, c'est-à-dire, ceux là même qui la vivent. Il me semblait qu'avant de vouloir “faire”, il fallait prendre le temps de “comprendre” et donc d'apprendre. Avec un ami, également étudiant à l’Ecole 3A nous avons donc décidé de chercher une structure au Rwanda qui pouvait nous accueillir.
Ces recherches nous ont permis de faire la connaissance du CPAJ, un centre qui accueil des enfants et des jeunes qui vivaient dans la rue à Kigali, la capitale du Rwanda. Avec notre envie d’être proche de personnes vivant dans des situations très difficiles nous avons été séduit par ce projet.
Ce centre a pour but d’accompagner des enfants qui traînent dans la rue sur le chemin d’une réintégration familiale, scolaire, professionnelle et citoyenne et ainsi que de les aider à retrouver une place dans leur communauté. Les activités avec les jeunes
Ce qui fondait ma démarche au Rwanda c’était l’idée que dans un projet de développement, l'important n'est pas de vouloir développé l’autre à partir d’un manque chez lui, mais de se rendre disponible et d'offrir à l’autre cette rencontre, cette écoute et cette reconnaissance.
Pour moi la rencontre est déjà une activité en soi. A travers ce stage au Rwanda, je n’avais pas la prétention de changer la vie de quiconque si ce n'est peut-être la mienne. Les gens que j’ai rencontrés au Rwanda – occidentaux ou rwandais – qui travaillent souvent dans des ONG, étaient surpris par mon manque apparent d'ambition... Pourtant, j’avais l'ambition la plus haute qui soit : être heureux et partager mon bonheur avec les personnes qui m’entouraient, en l'occurrence, les jeunes avec lesquelles je vivais.
A notre arrivée au CPAJ nous avons pris le temps de sentir ce que l’équipe encadrante souhaitait que nous fassions tout en insistant sur le fait que notre envie première était de vivre avec les jeunes. 1. Cours de français
Dans un premier temps donc, ils nous ont proposé de donner des cours de français aux étudiants qui suivaient les formations professionnelles de couture et de coiffure. Nous nous sommes mis d’accord pour prendre chaque classe pendant 1h30 deux fois par semaine.
Quels étaient les objectifs de ces cours ?
Dès le départ nous avons tenu à insister auprès de jeunes pour que ces cours se fassent de manière dynamique et qu’ils soient basés sur deux principes : La réciprocité : nous leurs enseignerions le français et eux nous enseigneraient le kinyarwanda.L’oralité : conscient de la difficulté d’apprendre le français nous avons entièrement tourné notre enseignement vers le dialogue.Quel bilan tirons nous de ces cours ?
Nous ne sommes pas satisfait des cours de français. En effet, nous avons rapidement senti que la motivation des jeunes n’était pas au rendez-vous. Sûrement en partie à cause de notre piètre qualité de professeurs, mais aussi à cause de la difficulté de la langue, les étudiants n’ont jamais montré un grand enthousiasme pour apprendre le français.
2. Les ateliers pains
En partant au Rwanda nous n’avions jamais imaginé que notre activité principale allait tournée autour du pain. Le hasard a voulu que le CPAJ soit parfaitement équipé pour faire du pain, car il y avait auparavant une formation professionnelle en boulangerie fermée il y a deux ans. Par ailleurs, nous avions pris en France depuis un an l’habitude de faire notre propre pain à la main.
Observant le désœuvrement des jeunes « nouveaux », des enfants rencontrés récemment dans la rue et qui n’avaient pas encore réintégré l’école primaire ou une formation professionnelle, qui passent leur journée au CPAJ sans activités précises, nous leur avons proposé de faire du pain deux fois par semaine.
Quels étaient les objectifs de ces ateliers pains ?Occuper les jeunesLeur apprendre à faire le pain et des beignets ce qui leur serait toujours utile pour plus tardNourrir les 120 enfants qui mangent dans le centre le midiDévelopper la fierté des jeunes et la confiance en eux : non seulement ils sont capables de faire du bon pains tous seuls, mais ils sont capables de nourrir tous les autres enfants qui viennent manger au centre, alors que bien souvent ils sont considérés comme des bons à rien.Quel bilan tirons nous de ces ateliers pains ?
Le bilan est globalement très positif. Les enfants et les jeunes de la formation professionnelle étaient très contents d’apprendre à faire le pain et les beignets.
Par ailleurs pour des enfants qui mangent tous les midis de la pâte de maïs avec des haricots, il était très goûteux de voir leur repas régulièrement agrémenté de pain et de beignets. Aujourd’hui les jeunes maîtrisent le savoir-faire du boulanger.
3. L’essentiel : la vie partagée avec les jeunes
Il est essentiel de comprendre que notre stage ne peut se résumer en une série « d’activités ». En effet notre activité principale consistait en la vie partagée avec les jeunes.
Après un mois dans une maison en centre ville, nous avons fait le choix de venir vivre dans le centre même avec les jeunes.
Beaucoup de gens ont tenu à nous mettre en garde contre cette idée : « attention, c’est dangereux de vivre avec des enfants des rues, ce sont des voleurs et ils peuvent être violents. » Même certains membres de l’équipe encadrante du centre nous ont dit : « êtes vous sûr de vouloir vivre avec les jeunes car c’est possible qu’ils vous volent ou qu’ils vous tapent. ».
Mais après avoir passé un mois à entamer une rencontre avec les jeunes qui vivent dans le CPAJ, nous étions prêt à venir habiter avec eux et nous étions à peu près sûr que nous ne risquions rien.
Nous avons donc commencé notre vie avec les jeunes. Vie qui consistait à jouer au foot, à discuter, à préparer à manger, à jouer au basket, à regarder les mouches voler pendant 2h assis sur un banc, à aller visiter un membre de leur famille, à marcher par delà les collines, …
Quel bilan tirons nous de ce temps de vie ensemble ?
Au début bien sûr ils se demandaient bien ce que ces blancs pouvaient leur vouloir et qu’est-ce que nous faisions là. Mais rapidement ils ont compris que nous voulions juste être amis avec eux et la méfiance du départ a fait place à une relation chaude et amicale.
Au final, nous avons développé avec les 10 jeunes qui vivent dans le centre ainsi qu’avec un des deux veilleurs de nuit, une relation de confiance beaucoup plus forte que ne l’ont les encadrants du centre avec les jeunes.
Un exemple peut illustrer pleinement le niveau d’amitié et de confiance au quel nous sommes arrivés : il nous arrivait régulièrement de prêter notre IPOD ou lecteur MP3 aux enfants du centre, ces fameux « voleurs » et de laisser la clé de notre chambre au veilleur de nuit, Bertin pour qu’il puisse s’entraîner à taper sur notre ordinateur.
Cela fait plaisir de voir l’évolution de nos relations avec les jeunes du « qu’est-ce qu'ils viennent faire chez nous ces bazungu - terme qui signifie « blancs » en kinyarwanda - ? » au « non non, Ben et Ignace sont des banyarwanda » que rétorquent les jeunes quand quelqu’un dans la rue nous traite de « bazungu ».
Evidemment une des questions fondamentales est de savoir ce que notre vie en commun apporte aux jeunes ?
Eh bien j’espère que cela leur a montré que … • Tous les hommes sont des hommes et qu’ils sont tous égaux, que se soit un enfant qui vit dans la rue - considéré par tous comme un moins que rien - ou un blanc - considéré par beaucoup comme supérieur… • Il n’y a pas de différence entre les blancs et les noirs • Nous pouvons être amis et se respecter mutuellement malgré nos origines géographiques et sociales différentes • Ces jeunes sont des êtres humains à part entière et sont digne de respect et de confiance. Nous avons essayé de leur donner les deux. • Ils peuvent et doivent être fières d’eux-mêmes et croire en leurs capacités. Rejeter l’image du bon à rien.
Et moi qu’est-ce que cela m’a apporté ?
Cela m’a fait réfléchir sur mon mode de vie, et m’a aidé à prendre du recul pour mieux envisager ce que je veux vivre plus tard. Cela m’a appris à être plus humble, et cela m’a fait prendre conscience encore plus fortement qu’auparavant, que les « pauvres » ne sont pas de bouts de bois qui se laissent porter par l’eau, mais que ce sont des gens qui se battent au jour le jour pour essayer de mieux vivre.
Enfin, plus simplement cela m’a apporté le bonheur de partager tous ces moments de vie intense avec des amis. Bilan de cette expérience
A l’heure de faire le bilan de mon stage de fin d’études qui consistait en la vie partagé avec des jeunes rwandais qui vivaient auparavant dans la rue, je veux donner la parole aux personnes avec qui je vivais car finalement ce sont eux les seuls « juges » du temps que nous avons passés ensemble.
Il ne s’agit pas de juste de vouloir s’auto-congratuler en mettant en avant leurs compliments mais de vous aider à comprendre pourquoi, pour la première fois depuis que je suis à l’Ecole 3A, je reviens d’un stage sans aucuns regret, pleinement satisfaits et heureux de ce que j’ai vécu.
Marie Louise Umwerina, la coordinatrice du centre :
« C’est la première fois que des Blancs viennent vers nous sans aucun sentiments de supériorité. Nous avons déjà reçu beaucoup de volontaires occidentaux, tous très gentils, mais parce qu’il venaient dans l’idée de nous aider, ils se plaçaient malgré tout au-dessus de nous. Vous vous avez choisis de vivre avec les enfants, à leur niveau, cela change tout. »
Un jeune avec lequel nous vivions dans le centre, lors de notre repas d’adieu avec tous les enfants:
« Je voudrais remercier Ignace et Ben de ne jamais nous avoir regardé de haut et considéré comme des élèves. Ils nous ont appris à faire le pain pas en tant qu’enseignant, mais en tant qu’amis. »
Jean-Pierre Ntaganda, un ancien enfant du centre, devenu aujourd’hui un des encadreurs :
« J’ai sentis que vous étiez différents, parce que vous avez choisis de vivre comme nous, sans supériorité. Le moment où je l’ai vraiment compris c’est quand j’ai vu Ben porté le sac de 25 kilos de charbon sur son dos. Jamais je n’avais vu un blanc porter quelque chose comme ça. »
Elisée Musemakweli, le président de l’Eglise dont dépend le centre :
« Votre action nous a rappelé que les jeunes n’avaient pas seulement besoin de vêtements, d’un toit et de quoi se nourrir. Ils ont aussi besoin d’amitié, d’être écouté, … Peut être l’avions nous un peu oubliés. »
Noël, 18 ans, le plus grand des dix enfants qui dormaient au centre. Un de nos meilleurs amis :
« Les jours que nous venons de passer ensemble nous ont appris belles des choses. Avec vous j’ai découvert des choses que je ne pourrais jamais connaître tout seul. J’ai retrouvé le vrai sens de vivre et la joie d’être homme malgré les difficultés que j’ai. »
Parler après des mots aussi simples, forts et touchants parait presque incongrus ou du moins superflu.
En les relisant, je ne peux retenir les perles luisantes qui s’en vont dévaler sur mes joues brillantes. Chaque phrase, chaque parole, enserre mon cœur de ses mains fragiles et tremblantes. Les mots sonnent justes et s’enfoncent profondément en moi.
Je ressort de cette expérience grandit, transformé. Tout en étant conscient qu’il n’y a pas de chemin unique, je ressens au plus profond de moi de manière encore diffuse, la justesse de ce que nous avons chercher à vivre au Rwanda avec ces jeunes : chercher à rencontrer l’autre, chercher à le connaître, chercher à le respecter, chercher à cheminer ensemble, c’est-à-dire finalement, chercher à vivre ensemble tout simplement.
Ignace
Retrouver le blog de Ben et Ignace au Rwanda : http://tuzareba.over-blog.com Pour plus réflexion sur l'humanitaire et les projets de développement voir aussi : http://boribana.over-blog.com










