Bonjour à tous,
Je dois faire avec un ami une partie du sentier cathare la première quinzaine de mai (vacances scolaires zone C).
Nous partirons de Quillan ou peut-être de Puivert car j'ai vu sur le forum que cette étape était très jolie.
Cependant se pose le choix de la variante : nord ou sud ? J'ai lu quelque part que la variante sud était plus jolie, plus pittoresque avec beaucoup de gorges. Qui peut confirmer (ou infirmer) ?
En gros quelle est la variante la plus intéressante ? 🙂
Pour info, nous serons en tente, l'idée étant de dormir au moins couteux 😎
Merci par avance pour vos réponses.
Master Chouta
Bonjour à tous,
En mai 2013 nous partons faire le sentier Cathares. Nous sommes à la recherche d'un moyen de joindre Roquefort-des-Corbières depuis Foix, taxi ou autre. Nous serons déposés à Foix en fin d'après-midi.
Merci à toutes propositions ou pistes. Salutations à tous, Pierre et Annie
En mai 2013 nous partons faire le sentier Cathares. Nous sommes à la recherche d'un moyen de joindre Roquefort-des-Corbières depuis Foix, taxi ou autre. Nous serons déposés à Foix en fin d'après-midi.
Merci à toutes propositions ou pistes. Salutations à tous, Pierre et Annie
Bonjour
Est-il possible de faire "le sentier des chateaux Cathares" (entre Roquefixade & Quéribus) sans passé par une agence ou un guide? Pour ce qui est des gîtes, des repas et le balissage sur le dit sentier? Exemple comme le font les pellerins sur le GR65.
Merci!
Est-il possible de faire "le sentier des chateaux Cathares" (entre Roquefixade & Quéribus) sans passé par une agence ou un guide? Pour ce qui est des gîtes, des repas et le balissage sur le dit sentier? Exemple comme le font les pellerins sur le GR65.
Merci!
bonjour bonjour,
nous partons à trois sur le sentier cathare, du 12 au 16 aout, en partant de foix.
nous sommes conscient qu'il va faire tres chaud la journée, mais on ne sais pas quel sac de couchage prendre pour dormir au milieu de nul part dans nos petites tentes vaude.
j'ai eu froid l'année dernière dans mon duvet 16 degrès et une tente basique mono-paroi à 60 euros.
merci de vos infos,
a+ chris
nous partons à trois sur le sentier cathare, du 12 au 16 aout, en partant de foix.
nous sommes conscient qu'il va faire tres chaud la journée, mais on ne sais pas quel sac de couchage prendre pour dormir au milieu de nul part dans nos petites tentes vaude.
j'ai eu froid l'année dernière dans mon duvet 16 degrès et une tente basique mono-paroi à 60 euros.
merci de vos infos,
a+ chris
bonjour,
je souhaites faire une partie du sentier cathare qui rejoint foix a port la nouvelle, debut novembre, mais je n'ai que 3 jours.Es ce que qq'un a déjà fait cette rando? Quelle sont les meilleurs étapes? Es ce que qq c'est si il y un moyen de prendre un bus ou un train entre les étapes afin de rejoindre notre voiture?Les étapes sont foix, roquefixade, montsegur, comus, espezel/belvis, puivert, (labeau ou quillan), (aigues-bonnes-puilaurens ou bugarach), (prugnanesou camps sur l'aigily), dulhac sous peyrepertuse, tuchan, durban corbieres, port la nouvelle.
Merci pour votre aide
Bonjour,
Quelqu'un ayant marché ce sentier pourrait-il me dire s'il est aisé de bivouaquer entre Port-La-Nouvelle et Foix? Ce serait une première expérience de bivouac pour moi alors avant de m'équiper un tant soit peu j'aimerais savoir si je pourrai le faire. Sinon, je sais qu'il existe gîtes et refuges, mais ce n'est pas l'idée!
Tant qu'à poser des questions: le mois de septembre est-il trop froid pour dormir dehors dans ces contrées?
Merci de toutes vos réponses. J'ai cherché sur le forum et je n'ai pas trouvé grand-chose.
Quelqu'un ayant marché ce sentier pourrait-il me dire s'il est aisé de bivouaquer entre Port-La-Nouvelle et Foix? Ce serait une première expérience de bivouac pour moi alors avant de m'équiper un tant soit peu j'aimerais savoir si je pourrai le faire. Sinon, je sais qu'il existe gîtes et refuges, mais ce n'est pas l'idée!
Tant qu'à poser des questions: le mois de septembre est-il trop froid pour dormir dehors dans ces contrées?
Merci de toutes vos réponses. J'ai cherché sur le forum et je n'ai pas trouvé grand-chose.
bonjour,
je souhaite faire le sentier cathare. Bien sûr c'est envisageable par l'intermédiaire des agences spécialisées, soit en accompagné, soit libre.
Mais je souhaiterais savoir si je peux l'engager (nous serions 2 ou 3) sans passer par une agence. Si il n'y a pas de soucis pour trouver notre chemin, nous sommes suffisamment bien équipés, pas de soucis non plus pour réserver les gîtes, c'est au niveau du transport de bagages de gîte en gîte, car nous n'envisageons que le port d'un sac limité pour la journée, est il possible de prévoir la réservation d'un taxi qui porteraient ces bagages. merci pour vos infos
Bonjour,
Nous aimerions partir en famille sur le chemin cathare de Tuchan à Quillan en 5- 6 jours. Quelqu'un pourrait-il nous renseigner? 1- les chemins sont -ils difficiles et étroits ou est-ce praticable aisément? 2- y a-t-il de nombreux endroits propices au bivouac ou est déraisonnable?
Un grand merci d'avance pour vos réponses.
Nous aimerions partir en famille sur le chemin cathare de Tuchan à Quillan en 5- 6 jours. Quelqu'un pourrait-il nous renseigner? 1- les chemins sont -ils difficiles et étroits ou est-ce praticable aisément? 2- y a-t-il de nombreux endroits propices au bivouac ou est déraisonnable?
Un grand merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour,
Je suis québécoise de 62 ans en bonne forme physique et je prévoie faire la randonnée sur les sentiers cathares de Port -la-Nouvelle jusqu'à foix. au mois d'octobre. J'aimerais connaître le budget quotidien que je dois prévoir, Est-ce que les gîtes d'étape sont toujours ouverts en octobre? Je voyage seule, inconvénient ou avantage? je ne ferai pas de camping (matériel trop lourd à porter).
Enfin toutes les informations et conseils que vous pourrez me partager seront appréciés. Merci.
Bonsoir 😉
Qui est partant pour faire le sentier Cathares de Tuchan a Foix environ 10 jours, nous sommes 3 ,1 femme 2 hommes, la date rendez vous a Tuchan le 2 mai pour un départ le 3 mai
Etapes du sentier Cathare
1 Tuchan Duillac sous Peyrepertuse 23 KM 6H15 750M de dénivellé 2 Duillac sous Peyrepetuse Prugnanes 20 KM 5H45 920M 3 Prugnanes Puilaurens 18 KM 4h50 500M 4 Puilaurens Quirbajou 23KM 6H15 700M 5 Quirbajou Puivert 22 KM 5H45 500M 6 Puivert Espezel 17 KM 4H30 600M 7 Espezel Comus 20 KM 5H15 500M 8 Comus Montségur 14.5 KM 3H30 500M 9 Montségur Roquefixade 17 KM 4H15 550M 10 Roquefixade 18 KM 4H50 500M
pour rejoindre Tuchan depuis Narbonne bus ligne 51 (1euros)
CHARLY😎
Qui est partant pour faire le sentier Cathares de Tuchan a Foix environ 10 jours, nous sommes 3 ,1 femme 2 hommes, la date rendez vous a Tuchan le 2 mai pour un départ le 3 mai
Etapes du sentier Cathare
1 Tuchan Duillac sous Peyrepertuse 23 KM 6H15 750M de dénivellé 2 Duillac sous Peyrepetuse Prugnanes 20 KM 5H45 920M 3 Prugnanes Puilaurens 18 KM 4h50 500M 4 Puilaurens Quirbajou 23KM 6H15 700M 5 Quirbajou Puivert 22 KM 5H45 500M 6 Puivert Espezel 17 KM 4H30 600M 7 Espezel Comus 20 KM 5H15 500M 8 Comus Montségur 14.5 KM 3H30 500M 9 Montségur Roquefixade 17 KM 4H15 550M 10 Roquefixade 18 KM 4H50 500M
pour rejoindre Tuchan depuis Narbonne bus ligne 51 (1euros)
CHARLY😎
Bonjour a tous !!
Ma copine et moi voulons faire le sentier Cathare en 12 étapes de Port-la-nouvelle a Foix. J'aimerais savoir si quelques uns d'entre vous ont une idée du budget quotidien (minimum) par personne pour un telle aventure. Nous voyageons habituellement en mode sac a dos et nous ne cherchons pas le luxe douillet. Nous sommes de bons marcheur et camper ne nous fais pas peur non plus...les gites sont il abordable ? pour ce qui est de la bouffe...c'est possible de s'en tirer a bon prix ou non ? toute info a ce sujet serait grandement aprécié...
Merci de votre aide !!!
Ma copine et moi voulons faire le sentier Cathare en 12 étapes de Port-la-nouvelle a Foix. J'aimerais savoir si quelques uns d'entre vous ont une idée du budget quotidien (minimum) par personne pour un telle aventure. Nous voyageons habituellement en mode sac a dos et nous ne cherchons pas le luxe douillet. Nous sommes de bons marcheur et camper ne nous fais pas peur non plus...les gites sont il abordable ? pour ce qui est de la bouffe...c'est possible de s'en tirer a bon prix ou non ? toute info a ce sujet serait grandement aprécié...
Merci de votre aide !!!
Bonjour,
Je souhaite effectuer le sentier cathare ainsi que le chemin des bonshommes seule et en camping; je pensais au mois d'août, mais comme j'aime la tranquillité, je pense que septembre sera mieux! Je voulais juste savoir s'il est assez facile de trouver des endroits tranquille pour camper (je préfère éviter les campings), j'ai déjà fait de longues randonnées et campé seule, donc pas d'inquiétude de ce coté là; plutôt la peur d'être délogée. Je vais prendre mon temps (un mois environ) et surement pas suivre les étapes classique et m'arrêter la où l'envie me prends. Je voudrais également savoir si les points d'eau sont suffisant sur le chemin et si le ravitaillement est aisé.
Ma peur principale est celle des chiens de bergers, j'ai très peur des chiens et voudrait savoir si c'est vraiment un problème sur le chemin comme j'ai pu le lire sur certains guides.
Enfin, je vois que l'entrée des châteaux est payante, donc j'imagine qu'ils sont fermés la nuit ou tôt le matin? J'aimerai pouvoir apprécier l'ambiance des lieux sans la foule.
Et dernière question, j'aimerai passer une nuit ou 2 sur la montagne Bugarach, possible de camper tranquille dans ce coin?
Merci d'avance!
Je souhaite effectuer le sentier cathare ainsi que le chemin des bonshommes seule et en camping; je pensais au mois d'août, mais comme j'aime la tranquillité, je pense que septembre sera mieux! Je voulais juste savoir s'il est assez facile de trouver des endroits tranquille pour camper (je préfère éviter les campings), j'ai déjà fait de longues randonnées et campé seule, donc pas d'inquiétude de ce coté là; plutôt la peur d'être délogée. Je vais prendre mon temps (un mois environ) et surement pas suivre les étapes classique et m'arrêter la où l'envie me prends. Je voudrais également savoir si les points d'eau sont suffisant sur le chemin et si le ravitaillement est aisé.
Ma peur principale est celle des chiens de bergers, j'ai très peur des chiens et voudrait savoir si c'est vraiment un problème sur le chemin comme j'ai pu le lire sur certains guides.
Enfin, je vois que l'entrée des châteaux est payante, donc j'imagine qu'ils sont fermés la nuit ou tôt le matin? J'aimerai pouvoir apprécier l'ambiance des lieux sans la foule.
Et dernière question, j'aimerai passer une nuit ou 2 sur la montagne Bugarach, possible de camper tranquille dans ce coin?
Merci d'avance!
Je pars pour 8 jours de marche sur le sentier Cathare entre Tuchan (11) et Montségur (09) début juin. Quelqu'un a-t-il des infos concernant les liaisons en bus ou autre moyen de locomotion (autres que les pieds et si possible plus rapide qu'un âne ou un cheval 😛) entre Montségur (arrivée) et Tuchan (voiture garée au départ) pour notre retour ? Merci d'avance pour vos précieuses réponses !
Bonjour,
Apparemment, personne n'a démarré de dicussion sur ce thème : y'en a-t-il parmis vous qui ont fait les sentiers cathares ou qui pourraient me renseigner?
Voilà : je vois sur le topo guide qu'il existe deux itinéraires pour faire Port-la Nouvelle jusqu'à Foix : à partir de Duilhac-sous-Peyrepetruse, le chemin se scinde en deux. Quel est le plus joli, le "moins contraignants" pour le bivouak (à savoir : peut-on planter la tente facilement? Y'a-t-il des points d'eau? Des épiceries à proximité?...)?
Tout "témoignage" (ça fait un peu appel à témoins de Delarue) sera bienvenu ! Hi hi !
D'avance merci !
Apparemment, personne n'a démarré de dicussion sur ce thème : y'en a-t-il parmis vous qui ont fait les sentiers cathares ou qui pourraient me renseigner?
Voilà : je vois sur le topo guide qu'il existe deux itinéraires pour faire Port-la Nouvelle jusqu'à Foix : à partir de Duilhac-sous-Peyrepetruse, le chemin se scinde en deux. Quel est le plus joli, le "moins contraignants" pour le bivouak (à savoir : peut-on planter la tente facilement? Y'a-t-il des points d'eau? Des épiceries à proximité?...)?
Tout "témoignage" (ça fait un peu appel à témoins de Delarue) sera bienvenu ! Hi hi !
D'avance merci !
Bonjour
J'envisage peut-être de faire l'intégralité du Chemin des Cathares début Juillet avec mon épouse. Qui pourrait me donner quelques renseignements :
- rencontre-t-on quelques randonneurs itinérants ? (nous n'apprécions pas trop de foule sur le chemin (Compostelle), mais nous apprécions la convivialité des soirées lorsque nous retrouvons quelques marcheurs)
- le chemin est-il plutôt en plein soleil ou y a-t-il de bonnes sections ombragées ?
- y a-t-il moyen de trouver des hébergements qui permettent de limiter les étapes à 20-22 kms ?
Si certains peuvent comparer avec nos 2 randonnées précédents ;
- en Juillet 2015 le Chemin de St Guilhem (12 jours sous la canicule mais quand même pas mal de section ombragées, mais très (trop) peu de rencontres de marcheurs itinérants - 3 couples en 12 jours)
- en Juillet 2014 le Chemin de Stevenson (12 jours), très convivial car tous les soirs retrouvailles de 2 ou 3 couples aux hébergements, et pas toujours les mêmes.
Merci d'avance de vos conseils
Jean-Yves
Bonjour j'envisage de sillonner cette région à moto pour aller à la découverte des vestiges du catharisme. Pour l'instant au programme les ruines de Montségur et le château de Puivert. Auriez vous des endroits à me conseiller , des curiosités à ne pas rater.....je cherche également des campings sympas à prix motard
merci🙂
Bonjour, en février j'ai l'intention de parcourir le chemin cathare de Port-la Nouvelle à Foix en une semaine, et peut-être de partir de Narbonne en suivant le Rhône et les étangs jusqu'à Port-la Nouvelle pour commencer. L'intention étant outre le plaisir de la marche en hiver, d'essayer de m'imprégner de l'esprit de ses hommes qui refusèrent pour la plupart même sur le bûcher d'abjurer leur foi.
J'ai l'intention de bivouaquer si possible dans des lieux chargés d'histoire, sans toutefois aller contre différents interdits justifiés pour le maintien des sites. De plus selon les conditions, mon manque de courage pourrait facilement m'amener à rechercher des points de chute noctures plus doux, gîtes ou hôtels. Je suis preneur de tout conseil information ou vécu intéressant à la rencontre des cathares. MERCI Luc
Salut!
J'organise une virée avec des amis mi-juin 2006. Je recherche des itinéraires supers sympas (non seulement belles routes-sommes à moto-, mais surtout coins tranquilles avec de beaux points de vue) entre l'Aude, l'Ariège et Pyrénées-Orientales, en gros entre Carcasonne, Foix et Perpignan. Jolies petites routes donc, mais aussi beaux paysages!!! Quelles routes et quels lieux pour le pays Cathare? Dans la région de Quillan? vers la montagne catalane? Nous partons de Bordeaux du vendredi soir et retour le lundi soir! Connaissez-vous aussi des hébergements(petitshôtels, gîtes, auberges ) à prix doux? Nous serons 8 à 10 personnes?
Vous êtes du coin ou connaissez la région? Alors ...c'est à vous!!! Merci. FRED!
J'organise une virée avec des amis mi-juin 2006. Je recherche des itinéraires supers sympas (non seulement belles routes-sommes à moto-, mais surtout coins tranquilles avec de beaux points de vue) entre l'Aude, l'Ariège et Pyrénées-Orientales, en gros entre Carcasonne, Foix et Perpignan. Jolies petites routes donc, mais aussi beaux paysages!!! Quelles routes et quels lieux pour le pays Cathare? Dans la région de Quillan? vers la montagne catalane? Nous partons de Bordeaux du vendredi soir et retour le lundi soir! Connaissez-vous aussi des hébergements(petitshôtels, gîtes, auberges ) à prix doux? Nous serons 8 à 10 personnes?
Vous êtes du coin ou connaissez la région? Alors ...c'est à vous!!! Merci. FRED!
Bonjour,
Nous avons déjà vu dans un magazine un article concernant un trek sur la route des châteaux, dans les Pyrénées.
Il s'agissait d'une marche avec ou sans guide. transport des bagages d'une auberge à l'autre. Munie d'une carte,
il faut suivre les sentiers balisés à l'aide d'une carte et le point final de la journée est une auberge ou les proprio
nous attendent avec un repas. Le lendemain matin, ceux-ci nous offrent un panier-repas pour la journée et nous reprenons
la visite des châteaux à travers cette marche dans les sentiers jusqu'à la prochaine auberge. Durée entre 4 à 7 jours.
Est-ce que quelqu'un peut nous diriger vers le site internet approprié ou nous donner de l'info à ce sujet.
merci !
André
Est-ce que quelqu'un peut nous diriger vers le site internet approprié ou nous donner de l'info à ce sujet.
merci !
André
En préparation d'un séjour dans l'AUDE (11), je recherche des circuits VTT que vous auriez réalisés autour des chateaux CATHARES (si vous avez les points GPS c'est encore mieux).
Et plus particulièrement autour de l'Espace VTT "Aude en Pyrénées" et des villes de Quillan, Espéraza, Belcaire, Couiza, Chalabre, ...
Qules sont les bons et moins bons parcours ? Existe t'il un site Internet avec des circuits ?
Merci pour votre aide.
Eric 12
Et plus particulièrement autour de l'Espace VTT "Aude en Pyrénées" et des villes de Quillan, Espéraza, Belcaire, Couiza, Chalabre, ...
Qules sont les bons et moins bons parcours ? Existe t'il un site Internet avec des circuits ?
Merci pour votre aide.
Eric 12
Chemin cathare mars 2007
Voyage au pays des citadelles du vertige
Après bien des contretemps je suis enfin parti pour cette randonnée dans les contreforts pyrénéens au pays des vignobles et des châteaux perchés en haut de pics rocheux.
Lundi matin départ en train direction le sud. Cela me remémore mes escapades passées, en particulier la traversée des Pyrénées. Le temps n'est pas franchement beau et les prévisions très pessimistes. Après un hiver particulièrement doux, je me dis que cela va être un balade de plaisir dans une nature clémente. Eh bien non, juste avant que le train ne commence à freiner en approchant de Port la Nouvelle, une pluie particulièrement violente accompagnée d'un vent proche de la bourrasque semble me dire que le chemin cathare ce n'est pas forcément gagné. Le train stoppe, je cours sur le quai et me précipite à l’abri. J'en profite pour me préparer à partir dans la tourmente en espérant que l'intensité de la pluie veuille bien diminuer. A ces moments, on se demande ce que l'on fait, là, seul à vouloir prendre le chemin. Mais bien vite, dès que l'action s'engage, les incertitudes s'estompent, et on se retrouve à lutter contre les intempéries et ainsi le voyage commence. Je suis toujours surpris de voir avec quelle vitesse le corps puis l'esprit s'adaptent aux conditions. Très rapidement la volonté n'est plus tendue que vers la première étape à accomplir. Cette petite ville balnéaire et industrielle ne présente pas beaucoup de charme, tout du moins la partie que j'en ai traversée. Une fois en périphérie de l'agglomération je trouve les premières indications du chemin. Nous sommes bien en France, partout fleurissent signes et inscriptions de contestations en tous genres. Les panneaux indicateurs du chemin cathare sont badigeonnés à la peinture noire, la protestation fait rage contre les éoliennes, contre la ligne à haute tension et même contre Zoé. Qui est-elle?
Le chemin s'élève vers l'ouest, le vent de face est très violent et irrégulier. Je suis en pleine giboulées de Mars. La nature s'épanouit de toutes parts, fleurs et buissons de la garrigue. Ce ciel de contraste, dû au défilement de nuages à grande vitesse, associé à l'éclat donné par la pluie renforce l'intensité des couleurs. Le mauvais temps n'a pas que de mauvais côtés. Le panorama s'élargit à la mer et aux grands étangs côtiers. La marche est très agréable et le rythme soutenu. J'arrive à une longue ligne d'éoliennes. Un grand panneau explicatif donne à qui prend le temps de le lire une multitude d'informations à caractère économique et technique. J'apprends en particulier que ce type d'installation est automatisé à l'extrême. La machine régule sa mise en marche en fonction de la vitesse du vent, jusqu'à se mettre à l'arrêt à partir d'une vitesse supérieure à 90km/h. Toujours ce vent qui souffle en bourrasques et de face. J'ai l'impression d'être en permanence en train de monter.
Le village de Roquefort des Corbières est atteint. Manifestement nous sommes en pleine région viticole. Au détour d'une rue cohabitent sur un même support trois indications: cave, école maternelle et crèche. Je vois que l'on ne perd pas de temps pour l'éducation du consommateur. Au sortir de cette petite commune, à l'abri d'un mur de pierres sèches bordant un champ en jachère, bien protégé du vent je fais ma première halte. Le soleil se glisse entre les nuages et me prodigue une chaleur généreuse. La route est encore longue ce soir et la nuit tombe relativement tôt, donc debout et en route.
Dès que ma tête dépasse du muret, le vent se rappelle à moi. Le chemin monte et descend en serpentant à travers une multitude de collines. De toute évidence, le temps n'incite pas à la promenade, en plus de quinze kilomètres je n'ai toujours vu personne. Pour être précis, personne qui marche, car les vignerons courbés sous les rafales de vent s'affairent dans leurs vignobles. Ce qui est extraordinaire dans cette région des Corbières, c'est l'utilisation de toute surface relativement plate. La vigne a réellement sculpté le paysage des petits vallons enserrés au milieu de ces collines. Les grains se succèdent. Venant de l'ouest, la direction vers laquelle je me dirige, ils ne me surprennent pas. En effet, la couleur du ciel est un signe annonciateur qui en fonction de l'intensité du gris est un bon baromètre quand à la densité des gouttes. Je longe une crête dans un véritable déchaînement de vent. Un effet venturi est créé au collet par lequel l'itinéraire se faufile. J'en ai le souffle coupé. Deux ou trois virages dans une descente raide et je suis à l'abri. Que tout semble paisible subitement. Au fond une route vicinale déroule son ruban sombre puis, en face un nouveau vallon se dirige vers l'ouest. Là-bas dans le lointain le ciel est franchement noir. Il est 17h30. Il me reste à parcourir un peu moins de dix kilomètres avant l'étape escomptée. Vais-je être épargné par la tourmente? On verra bien. Je fonce. La descente jusqu'à la route est interminable, une multitude de zigzagues à niveau.

Enfin j'attaque la combe, elle s'enfonce vraiment dans le gros mauvais temps. Des gouttes énormes commencent à ponctuer la terre claire de grosses taches sombres, bientôt remplacées par une neige lourde et mouillée. Le vent est tellement puissant qu'en me protégeant derrière un arbuste, je suis épargné par les flocons qui partent presque à l'horizontale. Cependant, ce n'est pas une situation d'avenir, donc je m'arc-boute et fais front aux éléments déchaînés et repars. Au détour du chemin une bergerie, elle est vraiment la bienvenue , je m'y précipite. Elle est jonchée de paille. Qu'il fait bon s'y allonger en regardant à quelques mètres les éléments en furie . De toute évidence, ce coup-ci cela semble sérieux. Vais-je passer la nuit dans ce lieu? L'idée ne m'en est pas désagréable, bien au contraire. Cependant, la seule chose qui me gêne, c'est le manque d'eau et manifestement je n'en vois pas, malgré tout ce qui tombe. Je sors ma tente, l'étale au sol y pose mon sac de couchage, et me laisse aller dans sa douce chaleur. Après une bonne vingtaine de minutes les chutes du Niagara commencent à se tarir. L'ombre fait place à un rayon de soleil d'abord timide puis conquérant. Que la nature est belle dans ses excès. J'hésite entre rester et partir, dans quatre ou cinq kilomètres se trouve un village, Durban. Puis le soleil par son insistance me tire de mon indécision et m'invite à tout replier. En effet, ce n'est pas une promesse de dupe, le bleu au ciel se maintient. Encore quelques collines au sommet desquelles Éole essaie de me barrer la route et voilà mon village. Pour ce soir si possible pas de camping. Un hôtel au pied du premier château de l'itinéraire m'ouvre gentiment sa porte. A part quelques ouvriers employés par la commune je suis seul.
Après une bonne nuit, le seuil de l'hôtel franchi, de nouveau le vent m'attaque brutalement. Aucune accalmie n'est attendue ni pour aujourd'hui ni pour les jours prochains. Le château en ruine domine le petit bourg. Le temps est particulièrement menaçant et les premiers flocons de neige ne tardent pas à faire leur apparition. D'un pas alerte je rejoins le château. De ces conditions adverses naît un vif plaisir de la marche. Montées et descentes se succèdent dans ce relief très mouvementé des Corbières. Alternent aussi en fonction de l'orientation les zones de calme et de furie. Les points hauts sont particulièrement décoiffants. J'en éprouve une réelle difficulté à respirer face au vent. Après quelques heures de marche vivifiante apparaît le château d'Aguilar. Un peu plus tard en fin d'après-midi j'arrive au village de Tuchan. Par une petite route raide en lacets mon étape de la journée s'achève dans un adorable gîte perché, duquel une magnifique vue porte jusqu'à la frontière espagnole. De ce lieu j'embrasse d'un seul regard les trois premières étapes de la traversée des Pyrénées. Bien évidemment je suis le seul client. L'hôtesse, très sympathique, sans doute intriguée par un randonneur à cette époque et dans ces conditions, par sécurité demande à une amie de venir passer la soirée avec elle. Tout au long de la nuit le vent mugira inlassablement au gré de bourrasques rageuses. Le repas et le petit déjeuner sont excellents, tout particulièrement les confitures faites maison, dont je me gave à satiété en puisant dans de gros pots de verre.
Au matin le temps est dégagé, mais le vent toujours violent. Troisième jour de marche à être secoué dans tous les sens. J'en viendrais presque à regretter que le vent tombe, tellement les sensations procurées sont fortes. Mais je ne serai pas déçu car la tourmente va aller crescendo au cours des deux jours à venir. Le sentier surplombe la route qui conduit à Padern. Il s'engage dans une gorge où le vent s'engouffre en créant un effet venturi particulièrement puissant . L'impression ressentie sur le visage est semblable à celle que l'on éprouve lancé à pleine vitesse en moto sans casque, les lunettes sont indispensables si l'on veut garder les yeux ouverts. C'est tellement étonnant que cela me fait rire. L'équilibre est parfois compromis par les coups de boutoir de la bise. Mais pour les deux jours suivants je ne suis pas au bout de mes surprises, car les expériences à venir seront inimaginables.
Juste avant le village un joli pont, puis un peu après une étonnante publicité vantant le Terroir du Vertige. L'arrivée au centre de ce petit bourg est impressionnante. Un château en ruine domine du haut de sa falaise les maisons tassées sous les assauts de la tempête. Une épicerie-débit de boissons me permet une halte au calme. La tenancière, très expressive, me décrit toutes les sortes de voyageurs qui s'arrêtent chez elle. Son café fait dans une belle cafetière en verre est excellent et j'en consomme immodérément. Après une heure très agréable au cours de laquelle j'apprends beaucoup de choses au sujet de ce pays de contrastes, il est temps de retourner dans la grande soufflerie.
Un chemin très raide me conduit en quelques virages au château. Mais son accès est interdit car il est menacé d'effondrement. L'ambiance est austère et, l'absence de tout être humain dans cette tempête renforce la sensation d'éloignement. En effet, depuis ce matin je n'ai pas croisé une seule personne. Le panorama s'élargit. Des falaises saupoudrées de neige renforcent la sévérité du paysage. Je m'arrête pour faire une photo et je repars en sens inverse sans m'en rendre compte. Ce n'est que quelques dizaines de mètres plus loin, qu'un détail caractéristique me fait réaliser que je marche sur mes pas. Être soumis en permanence à ce vent très violent finit par altérer le jugement.

La neige adhère par plaques au chemin dans les petits creux, à découvert elle est balayée. Une fois un collet dépassé, la citadelle de Quéribus se révèle au regard dans toute sa puissance carrée. Que ce spectacle est grandiose dans ce paysage mis en exergue par des éléments véritablement en furie. Par une marche sur un vaste plateau je m'approche de cette forteresse, qui se révèle de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que la distance diminue. Je débouche sur la route et le petit parking permettant aux visiteurs de venir en véhicule.
Aujourd'hui aucune voiture. Le guichet délivrant les billets est déserté, donc la visite sera gratuite. Rapidement je parcours l'étroit sentier menant au pied des remparts. L'escalier conduisant devant la porte d'entrée est complètement verglacé. Je me tiens vigoureusement à la rampe. Le vent devient tellement violent que je suis obligé de ramper afin de pouvoir progresser. Son intensité atteint son paroxysme au point d'entrée. Je dois mobiliser toute mon énergie pour ne pas renoncer. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation, cela me ferait presque peur.

Le passage sous la clef de voûte est franchement incroyable, l'esprit des Cathares se déchaîne pour me rejeter. Sitôt à l'intérieur un phénomène stupéfiant se produit. Alors que je lutte pour ne pas être précipité vers le bas dans cet escalier verglacé, brutalement sans aucune transition un vent inverse me propulse vers le haut. Vraiment inimaginable, maintenant je suis poussé et je me demande si je ne risque pas d'être éjecté par dessus les remparts qui par endroits ne sont pas très hauts au-dessus des marches. Je trouve refuge dans un petit recoin et reprends mes esprits. Le haut du château me domine encore de plusieurs dizaines de mètres le long de cette lame rocheuse qui subit la fureur des éléments. Est-il raisonnable de continuer? Mais pris par l'envoûtement du lieu et la fascination de la tempête je suis inexorablement attiré. En rampant je m'élève, un peu inquiet cependant. J'essaie de coller au sol, m'aplatir au maximum, faire corps avec la pierre de l'escalier pour diminuer la pression de l'air. A ma gauche un peu avant l'édifice sommital, une pièce voûtée se présente. Je m'y réfugie. L'agression de cette bourrasque en furie prend fin comme par enchantement, j'avais l'impression de ne plus pouvoir y échapper, en quelque sorte d'en être le prisonnier. Que le changement est brutal. Je peux me mettre debout sans être bousculé en tous sens. Le hurlement de la tempête est vraiment stupéfiant. Les phénomènes aérologiques autour des remparts créent des dépressions et j'ai l'impression d'entendre une grosse pompe qui tourne à vide. Les murs semblent trembler, agités d'une vibration entrant en résonance avec les coups de boutoir de la tourmente. Je m'allonge et écoute longuement ce concert offert par la nature. Se gravent en moi des émotions que je ne suis pas prêt d'oublier. Une fois de plus l'endroit serait idéal pour passer une nuit de grandes sensations. Mais je n'ai pas d'eau, il reste quelques heures de jour et cette envie d'aller plus loin qui ne me lâche jamais.
Mobilisant mon courage, je retourne dans la grande soufflerie et rejoins l'entrée de la tour sommitale. J'en remonte l'escalier en colimaçon et débouche sur la terrasse qui domine les environs. La vision est pour le moins époustouflante, d'une réelle sauvagerie. De grosses nuées poussées par un très rapide flux d'ouest défilent et percutent la forteresse à une vitesse ahurissante. Pour sortir sur l'esplanade particulièrement exposée, je me colle littéralement au mur. Une fois arrivé à l'extrémité, je m'accroche à la roche du parapet pour faire une photo puis replonge le long de la muraille.
Il me faut maintenant quitter ce lieu magique sans succomber à un mauvais sortilège. La descente est très impressionnante, car la sensation d'être emporté et précipité au bas de la paroi est encore plus forte qu'à la montée. Arrivé devant la porte du château, je me méfie de l'inversion des courants d'air constatée auparavant. En effet je peine à m'approcher du porche comme si l'on voulait me retenir à l'intérieur, et dès que je l'ai franchi je suis violemment éjecté dans l'escalier verglacé. Heureusement je me tiens encore très fermement à la rampe.

Je parcours la sente ramenant à la route. Je viens de vivre une expérience unique. Sur le bitume quelques centaines de mètres plus loin, alors que je continue mon chemin vers l'ouest, un couple d'Anglais monte. L'homme me demande: Is it windy on top? Je lui réponds:Yes, it's terrific, worse than in Waterloo!
Mon humour ne doit pas être très bon, en tout cas pas anglais car cela ne le fait même pas sourire à moins que mon accent lui soit incompréhensible?
Je poursuis en direction de Duilnac où je compte dormir. Je distingue très nettement le village de Cucugnan, celui du curé, petit tertre juste éclairé par un rayon de soleil. En face sur une falaise s'étire la forteresse de Peyrepertuse. Elle est si bien intégrée au décor que l'on discerne difficilement ses différentes murailles des parois qui la soutiennent. Enfin j'atteins mon point de chute pour la nuit, le gîte communal. Pas un restaurant n'est ouvert. Après avoir arpenté dans la bise les rues du village, je rentre avec l'intention de me préparer une bonne soupe-purée. Un couple de retraités en reconnaissance pour un groupe d'amis est installé dans la salle à manger. Nous passons une soirée agréable à siroter leur cubitainer de rouge des Corbières.
Quatrième jour de tempête, aube de début du monde et couche nuageuse épaisse, un jour menaçant se lève. Il fait très sombre et le vent rugit toujours. Dans un air glacial je traverse le village désert, et poursuis face à l'ouest contre la tempête. La journée s'annonce prometteuse en émotions. Derrière moi dans le lointain se dresse la silhouette sombre et trapue de Quéribus, perchée au sommet de son rocher.
Que cette vision est impressionnante par ce matin sans lumière! La neige est plus présente, les sommets sont accrochés par de gros nuages lourds et noirs, et le vent hurle de plus belle.
Penché je lutte pour progresser. A plusieurs reprises je suis bloqué par une bourrasque et même à deux reprises jeté au sol. Je n'avais jamais connu cela. Cependant, mon corps et mon esprit se sont complètement adaptés depuis quatre jours, et je me sens formidablement bien dans ce lieu et ces conditions, qui semblent si hostiles. La couche de neige atteint plusieurs centimètres. Parfois de la masse nuageuse inquiétante un rayon de soleil perce.

La combinaison étrange de cette lumière intense et ponctuelle avec la neige et la pénombre ambiante fait resplendir les couleurs de la végétation par touches fugaces, en particulier des lichens jaunes vifs qui colonisent nombre d'arbres.
Je traverse deux villages, proches l'un de l'autre. Ils sont déserts, leurs rues sont parcourues par une bise glaciale et mordante, de grandes plaques de verglas ne demandent qu'à provoquer une chute, et toujours pas âme qui vive. Les habitations semblent abandonnées, chacun se terrant chez lui. L'impression de désolation est accentuée par le fait que je ne vois aucune cheminée fumer. Peut-être les turbulences sont-elles trop fortes pour que les panaches de fumée puissent se former?

Je continue par la route en direction de Bugarach distant d'une dizaine de kilomètres. L'ambiance est franchement hivernale, tout est blanc. Les parois rocheuses lorsqu'elles se découvrent provisoirement sont complètement plâtrées.
Je croise deux chevaux qui piétinent leur prairie enneigée, je leur gratte le bout du museau et poursuis ma route, plié face aux assauts de la neige et du vent. Et dire que je pensais venir faire une balade dans le midi donc dans la chaleur. Mais dans le fond c'est bien mieux comme cela.
L'après-midi est bien entamée et déjà la lumière est crépusculaire, pourvu que je trouve un point de chute, car la tente cette nuit ça risque d'être sportif. Je fais le point à l'abri relatif d'un mur. Déplier la carte est un véritable problème, ajuster les lunettes de vue avec la neige en est un autre. Heureusement que la topographie du lieu est sans difficulté. Une fois dans le village de Bugarach, je repère le gîte et il est ouvert.
Je vais passer une soirée des plus étonnantes avec un être pour le moins habité par des pensées qui me sont étrangères. Il me racontera une multitude d'histoires d'esprits frappeurs et autres extra-terrestres, plus invraisemblables les unes que les autres, la CIA aurait répertorié quarante huit espèces différentes d'êtres venant des étoiles. Il m'en décrit certaines. Je suis vraiment replongé dans les aventures de David Vincent, feuilleton télévisuel de ma jeunesse, et comme je l'écoute avec attention et curiosité, il va marquer une pause me regarder et me déclarer: « manifestement vous semblez en savoir plus que vous voulez bien le dire». Je le fixe dubitatif, réprimant un fou rire sans rien laisser transparaître, et me contente d'un «ah bon!» laconique. Ferais-je partie des Men in black?
Le lendemain le temps s'est radouci, la neige a été remplacée par une pluie forte. L'envie de continuer dans ces conditions ne soulève pas mon enthousiasme. Mon narrateur de la nuit est lyonnais, et ce matin il rentre chez lui. Je lui demande s'il peut m'emmener. Il me laisse à la gare de Vienne. Durant les quelques heures du trajet il me contera encore une foule d'histoires complètement folles, manifestement tous les Terriens n'habitent pas la même planète.
Ces quatre jours sur un bout du chemin cathare me laisseront un souvenir fort par les émotions connues au contact des éléments déchaînés et de l'immense bien-être que l'on peut éprouver dans ces conditions adverses lorsqu'on se sent tout naturellement à sa place.
Légende des photos: 1)vignes et nuages 2)Padern 3)Prieuré de Molhet au-dessus de Padern 4)Quéribus 5) entrée de la forteresse 6)sommet de la forteresse
8)Quéribus 9)Cucugnan 10)aube à Duilnac 11)Quéribus 12)journée prometteuse 13)Peyrepertuse 14)jeu de lumière 15)rue verglacée 16) Pech de Bugarach
Voyage au pays des citadelles du vertige
Après bien des contretemps je suis enfin parti pour cette randonnée dans les contreforts pyrénéens au pays des vignobles et des châteaux perchés en haut de pics rocheux.
Lundi matin départ en train direction le sud. Cela me remémore mes escapades passées, en particulier la traversée des Pyrénées. Le temps n'est pas franchement beau et les prévisions très pessimistes. Après un hiver particulièrement doux, je me dis que cela va être un balade de plaisir dans une nature clémente. Eh bien non, juste avant que le train ne commence à freiner en approchant de Port la Nouvelle, une pluie particulièrement violente accompagnée d'un vent proche de la bourrasque semble me dire que le chemin cathare ce n'est pas forcément gagné. Le train stoppe, je cours sur le quai et me précipite à l’abri. J'en profite pour me préparer à partir dans la tourmente en espérant que l'intensité de la pluie veuille bien diminuer. A ces moments, on se demande ce que l'on fait, là, seul à vouloir prendre le chemin. Mais bien vite, dès que l'action s'engage, les incertitudes s'estompent, et on se retrouve à lutter contre les intempéries et ainsi le voyage commence. Je suis toujours surpris de voir avec quelle vitesse le corps puis l'esprit s'adaptent aux conditions. Très rapidement la volonté n'est plus tendue que vers la première étape à accomplir. Cette petite ville balnéaire et industrielle ne présente pas beaucoup de charme, tout du moins la partie que j'en ai traversée. Une fois en périphérie de l'agglomération je trouve les premières indications du chemin. Nous sommes bien en France, partout fleurissent signes et inscriptions de contestations en tous genres. Les panneaux indicateurs du chemin cathare sont badigeonnés à la peinture noire, la protestation fait rage contre les éoliennes, contre la ligne à haute tension et même contre Zoé. Qui est-elle?
Le chemin s'élève vers l'ouest, le vent de face est très violent et irrégulier. Je suis en pleine giboulées de Mars. La nature s'épanouit de toutes parts, fleurs et buissons de la garrigue. Ce ciel de contraste, dû au défilement de nuages à grande vitesse, associé à l'éclat donné par la pluie renforce l'intensité des couleurs. Le mauvais temps n'a pas que de mauvais côtés. Le panorama s'élargit à la mer et aux grands étangs côtiers. La marche est très agréable et le rythme soutenu. J'arrive à une longue ligne d'éoliennes. Un grand panneau explicatif donne à qui prend le temps de le lire une multitude d'informations à caractère économique et technique. J'apprends en particulier que ce type d'installation est automatisé à l'extrême. La machine régule sa mise en marche en fonction de la vitesse du vent, jusqu'à se mettre à l'arrêt à partir d'une vitesse supérieure à 90km/h. Toujours ce vent qui souffle en bourrasques et de face. J'ai l'impression d'être en permanence en train de monter.
Le village de Roquefort des Corbières est atteint. Manifestement nous sommes en pleine région viticole. Au détour d'une rue cohabitent sur un même support trois indications: cave, école maternelle et crèche. Je vois que l'on ne perd pas de temps pour l'éducation du consommateur. Au sortir de cette petite commune, à l'abri d'un mur de pierres sèches bordant un champ en jachère, bien protégé du vent je fais ma première halte. Le soleil se glisse entre les nuages et me prodigue une chaleur généreuse. La route est encore longue ce soir et la nuit tombe relativement tôt, donc debout et en route.
Dès que ma tête dépasse du muret, le vent se rappelle à moi. Le chemin monte et descend en serpentant à travers une multitude de collines. De toute évidence, le temps n'incite pas à la promenade, en plus de quinze kilomètres je n'ai toujours vu personne. Pour être précis, personne qui marche, car les vignerons courbés sous les rafales de vent s'affairent dans leurs vignobles. Ce qui est extraordinaire dans cette région des Corbières, c'est l'utilisation de toute surface relativement plate. La vigne a réellement sculpté le paysage des petits vallons enserrés au milieu de ces collines. Les grains se succèdent. Venant de l'ouest, la direction vers laquelle je me dirige, ils ne me surprennent pas. En effet, la couleur du ciel est un signe annonciateur qui en fonction de l'intensité du gris est un bon baromètre quand à la densité des gouttes. Je longe une crête dans un véritable déchaînement de vent. Un effet venturi est créé au collet par lequel l'itinéraire se faufile. J'en ai le souffle coupé. Deux ou trois virages dans une descente raide et je suis à l'abri. Que tout semble paisible subitement. Au fond une route vicinale déroule son ruban sombre puis, en face un nouveau vallon se dirige vers l'ouest. Là-bas dans le lointain le ciel est franchement noir. Il est 17h30. Il me reste à parcourir un peu moins de dix kilomètres avant l'étape escomptée. Vais-je être épargné par la tourmente? On verra bien. Je fonce. La descente jusqu'à la route est interminable, une multitude de zigzagues à niveau.
Enfin j'attaque la combe, elle s'enfonce vraiment dans le gros mauvais temps. Des gouttes énormes commencent à ponctuer la terre claire de grosses taches sombres, bientôt remplacées par une neige lourde et mouillée. Le vent est tellement puissant qu'en me protégeant derrière un arbuste, je suis épargné par les flocons qui partent presque à l'horizontale. Cependant, ce n'est pas une situation d'avenir, donc je m'arc-boute et fais front aux éléments déchaînés et repars. Au détour du chemin une bergerie, elle est vraiment la bienvenue , je m'y précipite. Elle est jonchée de paille. Qu'il fait bon s'y allonger en regardant à quelques mètres les éléments en furie . De toute évidence, ce coup-ci cela semble sérieux. Vais-je passer la nuit dans ce lieu? L'idée ne m'en est pas désagréable, bien au contraire. Cependant, la seule chose qui me gêne, c'est le manque d'eau et manifestement je n'en vois pas, malgré tout ce qui tombe. Je sors ma tente, l'étale au sol y pose mon sac de couchage, et me laisse aller dans sa douce chaleur. Après une bonne vingtaine de minutes les chutes du Niagara commencent à se tarir. L'ombre fait place à un rayon de soleil d'abord timide puis conquérant. Que la nature est belle dans ses excès. J'hésite entre rester et partir, dans quatre ou cinq kilomètres se trouve un village, Durban. Puis le soleil par son insistance me tire de mon indécision et m'invite à tout replier. En effet, ce n'est pas une promesse de dupe, le bleu au ciel se maintient. Encore quelques collines au sommet desquelles Éole essaie de me barrer la route et voilà mon village. Pour ce soir si possible pas de camping. Un hôtel au pied du premier château de l'itinéraire m'ouvre gentiment sa porte. A part quelques ouvriers employés par la commune je suis seul.
Après une bonne nuit, le seuil de l'hôtel franchi, de nouveau le vent m'attaque brutalement. Aucune accalmie n'est attendue ni pour aujourd'hui ni pour les jours prochains. Le château en ruine domine le petit bourg. Le temps est particulièrement menaçant et les premiers flocons de neige ne tardent pas à faire leur apparition. D'un pas alerte je rejoins le château. De ces conditions adverses naît un vif plaisir de la marche. Montées et descentes se succèdent dans ce relief très mouvementé des Corbières. Alternent aussi en fonction de l'orientation les zones de calme et de furie. Les points hauts sont particulièrement décoiffants. J'en éprouve une réelle difficulté à respirer face au vent. Après quelques heures de marche vivifiante apparaît le château d'Aguilar. Un peu plus tard en fin d'après-midi j'arrive au village de Tuchan. Par une petite route raide en lacets mon étape de la journée s'achève dans un adorable gîte perché, duquel une magnifique vue porte jusqu'à la frontière espagnole. De ce lieu j'embrasse d'un seul regard les trois premières étapes de la traversée des Pyrénées. Bien évidemment je suis le seul client. L'hôtesse, très sympathique, sans doute intriguée par un randonneur à cette époque et dans ces conditions, par sécurité demande à une amie de venir passer la soirée avec elle. Tout au long de la nuit le vent mugira inlassablement au gré de bourrasques rageuses. Le repas et le petit déjeuner sont excellents, tout particulièrement les confitures faites maison, dont je me gave à satiété en puisant dans de gros pots de verre.

Au matin le temps est dégagé, mais le vent toujours violent. Troisième jour de marche à être secoué dans tous les sens. J'en viendrais presque à regretter que le vent tombe, tellement les sensations procurées sont fortes. Mais je ne serai pas déçu car la tourmente va aller crescendo au cours des deux jours à venir. Le sentier surplombe la route qui conduit à Padern. Il s'engage dans une gorge où le vent s'engouffre en créant un effet venturi particulièrement puissant . L'impression ressentie sur le visage est semblable à celle que l'on éprouve lancé à pleine vitesse en moto sans casque, les lunettes sont indispensables si l'on veut garder les yeux ouverts. C'est tellement étonnant que cela me fait rire. L'équilibre est parfois compromis par les coups de boutoir de la bise. Mais pour les deux jours suivants je ne suis pas au bout de mes surprises, car les expériences à venir seront inimaginables.
Juste avant le village un joli pont, puis un peu après une étonnante publicité vantant le Terroir du Vertige. L'arrivée au centre de ce petit bourg est impressionnante. Un château en ruine domine du haut de sa falaise les maisons tassées sous les assauts de la tempête. Une épicerie-débit de boissons me permet une halte au calme. La tenancière, très expressive, me décrit toutes les sortes de voyageurs qui s'arrêtent chez elle. Son café fait dans une belle cafetière en verre est excellent et j'en consomme immodérément. Après une heure très agréable au cours de laquelle j'apprends beaucoup de choses au sujet de ce pays de contrastes, il est temps de retourner dans la grande soufflerie.
Un chemin très raide me conduit en quelques virages au château. Mais son accès est interdit car il est menacé d'effondrement. L'ambiance est austère et, l'absence de tout être humain dans cette tempête renforce la sensation d'éloignement. En effet, depuis ce matin je n'ai pas croisé une seule personne. Le panorama s'élargit. Des falaises saupoudrées de neige renforcent la sévérité du paysage. Je m'arrête pour faire une photo et je repars en sens inverse sans m'en rendre compte. Ce n'est que quelques dizaines de mètres plus loin, qu'un détail caractéristique me fait réaliser que je marche sur mes pas. Être soumis en permanence à ce vent très violent finit par altérer le jugement.

La neige adhère par plaques au chemin dans les petits creux, à découvert elle est balayée. Une fois un collet dépassé, la citadelle de Quéribus se révèle au regard dans toute sa puissance carrée. Que ce spectacle est grandiose dans ce paysage mis en exergue par des éléments véritablement en furie. Par une marche sur un vaste plateau je m'approche de cette forteresse, qui se révèle de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que la distance diminue. Je débouche sur la route et le petit parking permettant aux visiteurs de venir en véhicule.
Aujourd'hui aucune voiture. Le guichet délivrant les billets est déserté, donc la visite sera gratuite. Rapidement je parcours l'étroit sentier menant au pied des remparts. L'escalier conduisant devant la porte d'entrée est complètement verglacé. Je me tiens vigoureusement à la rampe. Le vent devient tellement violent que je suis obligé de ramper afin de pouvoir progresser. Son intensité atteint son paroxysme au point d'entrée. Je dois mobiliser toute mon énergie pour ne pas renoncer. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation, cela me ferait presque peur.

Le passage sous la clef de voûte est franchement incroyable, l'esprit des Cathares se déchaîne pour me rejeter. Sitôt à l'intérieur un phénomène stupéfiant se produit. Alors que je lutte pour ne pas être précipité vers le bas dans cet escalier verglacé, brutalement sans aucune transition un vent inverse me propulse vers le haut. Vraiment inimaginable, maintenant je suis poussé et je me demande si je ne risque pas d'être éjecté par dessus les remparts qui par endroits ne sont pas très hauts au-dessus des marches. Je trouve refuge dans un petit recoin et reprends mes esprits. Le haut du château me domine encore de plusieurs dizaines de mètres le long de cette lame rocheuse qui subit la fureur des éléments. Est-il raisonnable de continuer? Mais pris par l'envoûtement du lieu et la fascination de la tempête je suis inexorablement attiré. En rampant je m'élève, un peu inquiet cependant. J'essaie de coller au sol, m'aplatir au maximum, faire corps avec la pierre de l'escalier pour diminuer la pression de l'air. A ma gauche un peu avant l'édifice sommital, une pièce voûtée se présente. Je m'y réfugie. L'agression de cette bourrasque en furie prend fin comme par enchantement, j'avais l'impression de ne plus pouvoir y échapper, en quelque sorte d'en être le prisonnier. Que le changement est brutal. Je peux me mettre debout sans être bousculé en tous sens. Le hurlement de la tempête est vraiment stupéfiant. Les phénomènes aérologiques autour des remparts créent des dépressions et j'ai l'impression d'entendre une grosse pompe qui tourne à vide. Les murs semblent trembler, agités d'une vibration entrant en résonance avec les coups de boutoir de la tourmente. Je m'allonge et écoute longuement ce concert offert par la nature. Se gravent en moi des émotions que je ne suis pas prêt d'oublier. Une fois de plus l'endroit serait idéal pour passer une nuit de grandes sensations. Mais je n'ai pas d'eau, il reste quelques heures de jour et cette envie d'aller plus loin qui ne me lâche jamais.
Mobilisant mon courage, je retourne dans la grande soufflerie et rejoins l'entrée de la tour sommitale. J'en remonte l'escalier en colimaçon et débouche sur la terrasse qui domine les environs. La vision est pour le moins époustouflante, d'une réelle sauvagerie. De grosses nuées poussées par un très rapide flux d'ouest défilent et percutent la forteresse à une vitesse ahurissante. Pour sortir sur l'esplanade particulièrement exposée, je me colle littéralement au mur. Une fois arrivé à l'extrémité, je m'accroche à la roche du parapet pour faire une photo puis replonge le long de la muraille.Il me faut maintenant quitter ce lieu magique sans succomber à un mauvais sortilège. La descente est très impressionnante, car la sensation d'être emporté et précipité au bas de la paroi est encore plus forte qu'à la montée. Arrivé devant la porte du château, je me méfie de l'inversion des courants d'air constatée auparavant. En effet je peine à m'approcher du porche comme si l'on voulait me retenir à l'intérieur, et dès que je l'ai franchi je suis violemment éjecté dans l'escalier verglacé. Heureusement je me tiens encore très fermement à la rampe.

Je parcours la sente ramenant à la route. Je viens de vivre une expérience unique. Sur le bitume quelques centaines de mètres plus loin, alors que je continue mon chemin vers l'ouest, un couple d'Anglais monte. L'homme me demande: Is it windy on top? Je lui réponds:Yes, it's terrific, worse than in Waterloo!
Mon humour ne doit pas être très bon, en tout cas pas anglais car cela ne le fait même pas sourire à moins que mon accent lui soit incompréhensible?
Je poursuis en direction de Duilnac où je compte dormir. Je distingue très nettement le village de Cucugnan, celui du curé, petit tertre juste éclairé par un rayon de soleil. En face sur une falaise s'étire la forteresse de Peyrepertuse. Elle est si bien intégrée au décor que l'on discerne difficilement ses différentes murailles des parois qui la soutiennent. Enfin j'atteins mon point de chute pour la nuit, le gîte communal. Pas un restaurant n'est ouvert. Après avoir arpenté dans la bise les rues du village, je rentre avec l'intention de me préparer une bonne soupe-purée. Un couple de retraités en reconnaissance pour un groupe d'amis est installé dans la salle à manger. Nous passons une soirée agréable à siroter leur cubitainer de rouge des Corbières.

Quatrième jour de tempête, aube de début du monde et couche nuageuse épaisse, un jour menaçant se lève. Il fait très sombre et le vent rugit toujours. Dans un air glacial je traverse le village désert, et poursuis face à l'ouest contre la tempête. La journée s'annonce prometteuse en émotions. Derrière moi dans le lointain se dresse la silhouette sombre et trapue de Quéribus, perchée au sommet de son rocher.

Que cette vision est impressionnante par ce matin sans lumière! La neige est plus présente, les sommets sont accrochés par de gros nuages lourds et noirs, et le vent hurle de plus belle.
Penché je lutte pour progresser. A plusieurs reprises je suis bloqué par une bourrasque et même à deux reprises jeté au sol. Je n'avais jamais connu cela. Cependant, mon corps et mon esprit se sont complètement adaptés depuis quatre jours, et je me sens formidablement bien dans ce lieu et ces conditions, qui semblent si hostiles. La couche de neige atteint plusieurs centimètres. Parfois de la masse nuageuse inquiétante un rayon de soleil perce.

La combinaison étrange de cette lumière intense et ponctuelle avec la neige et la pénombre ambiante fait resplendir les couleurs de la végétation par touches fugaces, en particulier des lichens jaunes vifs qui colonisent nombre d'arbres.
Je traverse deux villages, proches l'un de l'autre. Ils sont déserts, leurs rues sont parcourues par une bise glaciale et mordante, de grandes plaques de verglas ne demandent qu'à provoquer une chute, et toujours pas âme qui vive. Les habitations semblent abandonnées, chacun se terrant chez lui. L'impression de désolation est accentuée par le fait que je ne vois aucune cheminée fumer. Peut-être les turbulences sont-elles trop fortes pour que les panaches de fumée puissent se former?

Je continue par la route en direction de Bugarach distant d'une dizaine de kilomètres. L'ambiance est franchement hivernale, tout est blanc. Les parois rocheuses lorsqu'elles se découvrent provisoirement sont complètement plâtrées.

Je croise deux chevaux qui piétinent leur prairie enneigée, je leur gratte le bout du museau et poursuis ma route, plié face aux assauts de la neige et du vent. Et dire que je pensais venir faire une balade dans le midi donc dans la chaleur. Mais dans le fond c'est bien mieux comme cela.

L'après-midi est bien entamée et déjà la lumière est crépusculaire, pourvu que je trouve un point de chute, car la tente cette nuit ça risque d'être sportif. Je fais le point à l'abri relatif d'un mur. Déplier la carte est un véritable problème, ajuster les lunettes de vue avec la neige en est un autre. Heureusement que la topographie du lieu est sans difficulté. Une fois dans le village de Bugarach, je repère le gîte et il est ouvert.
Je vais passer une soirée des plus étonnantes avec un être pour le moins habité par des pensées qui me sont étrangères. Il me racontera une multitude d'histoires d'esprits frappeurs et autres extra-terrestres, plus invraisemblables les unes que les autres, la CIA aurait répertorié quarante huit espèces différentes d'êtres venant des étoiles. Il m'en décrit certaines. Je suis vraiment replongé dans les aventures de David Vincent, feuilleton télévisuel de ma jeunesse, et comme je l'écoute avec attention et curiosité, il va marquer une pause me regarder et me déclarer: « manifestement vous semblez en savoir plus que vous voulez bien le dire». Je le fixe dubitatif, réprimant un fou rire sans rien laisser transparaître, et me contente d'un «ah bon!» laconique. Ferais-je partie des Men in black?
Le lendemain le temps s'est radouci, la neige a été remplacée par une pluie forte. L'envie de continuer dans ces conditions ne soulève pas mon enthousiasme. Mon narrateur de la nuit est lyonnais, et ce matin il rentre chez lui. Je lui demande s'il peut m'emmener. Il me laisse à la gare de Vienne. Durant les quelques heures du trajet il me contera encore une foule d'histoires complètement folles, manifestement tous les Terriens n'habitent pas la même planète.
Ces quatre jours sur un bout du chemin cathare me laisseront un souvenir fort par les émotions connues au contact des éléments déchaînés et de l'immense bien-être que l'on peut éprouver dans ces conditions adverses lorsqu'on se sent tout naturellement à sa place.
Légende des photos: 1)vignes et nuages 2)Padern 3)Prieuré de Molhet au-dessus de Padern 4)Quéribus 5) entrée de la forteresse 6)sommet de la forteresse
8)Quéribus 9)Cucugnan 10)aube à Duilnac 11)Quéribus 12)journée prometteuse 13)Peyrepertuse 14)jeu de lumière 15)rue verglacée 16) Pech de Bugarach
Bonjour,
quelqu'un peut-il m'aider à faire mon sac à dos (liste) pour une semaine de rando itinérante sur les sentiers Cathares début juin. Merci d'avance !
Bonjour,
Je vais marcher le sentier Cathare au mois de mai. Comme je ne dispose pas de beaucoup de temps, je voudrais fractionner l'itinéraire et partir de Tuchan vers Foix. Je débarque à Toulouse (aéroport) et je voudrais me rendre à Tuchan le plus directement possible en bus ou en train. Est-ce possible?
Ou si vous avez d'autres suggestions d'itinéraires pour maximum 10 jours. Merci pour le partage d'infos.
Bonjour,
j'ai l'intention de faire le Sentier Cathare depuis Port la Nouvelle jusque Foix la 1ere quinzaine de mai. Quelqu'un pourrait-il me dire le temps en général dans cette région à ce moment là? fait-il déjà très chaud? je voudrais aussi savoir si le sentier est très fréquenté, faut-il obligatoirement réserver les gites ? si oui, avez-vous de bonnes adresses à communiquer?
Je vous remercie pour tous vos réponses ou autres renseignements que vous pourriez me donner
YV.
YV.
Bonjour
Je souhaiterais obtenir des pistes & conseils pour découvrir les Pyrénées orientales au mois d'aout. Je pense partir pour deux semaines. Je ne me suis pas encore décidée si cette découverte sera ou non itinérante.
Pour voyage itinérant
Est ce intéressant d'attaquer un bout du gr 10? quelle portion serait la plus adéquate pour un tel délai? J'ai aussi vu qu'il y avait le gr 38...lequel favoriser pour deux semaines?
Quel est le niveau de difficulté ? (je suis une petite sportive...)
Et concernant l'hébergement? peut on compter sur les refuges au vue de la fréquentation du sentier?
Pour randonner à partir d'un point fixe
Quel(s) points, villes offre nt des sentiers intéressants pour marcher?
Merci par avance pour vos réponses!
Je souhaiterais obtenir des pistes & conseils pour découvrir les Pyrénées orientales au mois d'aout. Je pense partir pour deux semaines. Je ne me suis pas encore décidée si cette découverte sera ou non itinérante.
Pour voyage itinérant
Est ce intéressant d'attaquer un bout du gr 10? quelle portion serait la plus adéquate pour un tel délai? J'ai aussi vu qu'il y avait le gr 38...lequel favoriser pour deux semaines?
Quel est le niveau de difficulté ? (je suis une petite sportive...)
Et concernant l'hébergement? peut on compter sur les refuges au vue de la fréquentation du sentier?
Pour randonner à partir d'un point fixe
Quel(s) points, villes offre nt des sentiers intéressants pour marcher?
Merci par avance pour vos réponses!
Bonjour à tous,
Avec un copain et nos 2 parents sportifs, nous sommes à la recherche d'itinéraires de randonnée pour partir entre le 22 et le 28-29 octobre. Nous aimerions faire une boucle de 5-6 jours en autonomie avec des étapes de 6-7h environ dans les Pyrénées. Avez vous des pistes pour nous aiguiller ? N'est-ce pas trop risqué à cette période de l'année ?
Merci d'avance !
Bonjour à tous !
Mon ami et moi-même avions envie de faire une randonnée dans les Pyrénnées pendant nos vacances, et nous avons de ce fait commencé à nous renseigner sur les itinéraires de randonnée faisables sans trop d'équipements (nous sommes relativement débutants et n'avons ni beaucoup de matériel ni beaucoup d'expérience).
Nous avons rapidement entendu parler du GR 10 et de son petit frère le GR 11, qui au vu des photos et témoignages paraissait être tout à fait recommandables !
Du coup j'aurais quelques doutes et questions à propos de ces itinéraires:
1) J'ai cru comprendre que le GR11 était plus sauvage que le GR10. Est-il préférable en tenant en compte de notre expérience de se rabattre sur le GR10 ?
2) Nous comptons y aller vers fin Mars, pour une période d'environ 10 jours et vu que certaines parties pouvaient être assez élevées, est-ce qu'avec un équipement basique (non adapté en cas de neige) vous pensez que ça passe ? Ou il faut impérativement des équipements pour la neige ?
3) Nous y allons seulement pour 10 jours, alors nous n'en ferons qu'une partie. Quelle partie recommanderiez-vous ?
Voilà, Merci d'avances pour vos réponses !
Mon ami et moi-même avions envie de faire une randonnée dans les Pyrénnées pendant nos vacances, et nous avons de ce fait commencé à nous renseigner sur les itinéraires de randonnée faisables sans trop d'équipements (nous sommes relativement débutants et n'avons ni beaucoup de matériel ni beaucoup d'expérience).
Nous avons rapidement entendu parler du GR 10 et de son petit frère le GR 11, qui au vu des photos et témoignages paraissait être tout à fait recommandables !
Du coup j'aurais quelques doutes et questions à propos de ces itinéraires:
1) J'ai cru comprendre que le GR11 était plus sauvage que le GR10. Est-il préférable en tenant en compte de notre expérience de se rabattre sur le GR10 ?
2) Nous comptons y aller vers fin Mars, pour une période d'environ 10 jours et vu que certaines parties pouvaient être assez élevées, est-ce qu'avec un équipement basique (non adapté en cas de neige) vous pensez que ça passe ? Ou il faut impérativement des équipements pour la neige ?
3) Nous y allons seulement pour 10 jours, alors nous n'en ferons qu'une partie. Quelle partie recommanderiez-vous ?
Voilà, Merci d'avances pour vos réponses !
Bonjour à tous ! je suis nouveau sur ce forum, en quête d'informations pour diverses randonnées.
Je chercher justement à en faire et j'habite dans le nord.
Amoureux de la nature, je cherche à faire une expédition seule dans l'une des forêts de france, et je pensais viser une forêt au maxium brut et naturel vous me suivez ?
Honte à moi je ne vois pas quel foret pour répondre à ce critère, en l'occurence je cherche à pouvoir "m'évader" cela sous entend de décrocher totalement de la population, c'est à dire avoir peu de probabilité de tombé justement sur une autre personne, histoire de me retrouver et d'être en harmonie avec la nature si vous voyez ^^
Auriez vous justement une foret voir meme un possible endroit de départ à me conseiller ?
En terme de temps, je vise la randonnée de trois semaine à un mois, une idée ?
D'avance merci !
Bonjour à tous,
Après un périple initiatique de 3 jours en solo le long du Canal du Midi, j'ai pris goût au voyage à vélo.
J'ai hate de repartir pour une nouvelle destination.
Je cherche un parcours faisable en 3 jours (autour de 80 km par jour), un denivellé réaliste avec 10-15kg de materiel sur le velo, avec possibilité de camper, et un départ dans le sud ouest, avec bien entendu un paysage sympa tout du long.
J'ai pensé à Collioure-Cadaques, mais je ne sais pas si c'est faisable en vélo.
Est-ce que certains d'entre vous ont déjà réalisé ce parcours ?
Et sinon, qu'est-ce que vous me suggérez pour un prochain voyage ?
Merci d'avance 😉








