Bonjour à tous,
Je sais bien que le sujet a été maintes et maintes fois traité sur ce forum mais je voudrais l'aborder sous l'aspect du budget.
Déjà le contexte, nous sommes un couple de backpackers trentenaires en tour du monde depuis un an déjà. Nous ne sommes pas spécialement de grands sportifs mais avons déjà fait quelques treks sur plusieurs jours (Haut Atlas, Cordillère blanche au Pérou, Torres del Paine) et un bon paquet de randos à la journée. A l'approche de la fin de notre voyage, nous souhaiterions faire au Népal un trek d'une quinzaine de jour (une vingtaine max) pour fin octobre début novembre.
On dispose pour tout équipement de haute montagne de chaussures de randos et d'une polaire chacun. On a pas vraiment envie d'investir dans tout le matos de montagne (tente, matelas, duvet, réchau etc...) et j'avoue que l'idée de dormir en lodge et de ne porter que le strict minimum me va plutôt bien. On a donc repéré trois circuits : les deux classiques EBC et Tour des Annapurnas ainsi que le Makalu.
Voilà maintenant le dilemme. Quand on voyage sur une si longue période, on fait BEAUCOUP plus attention au budget que pour un voyage de trois semaines (il y a une contradiction avec le fait de dormir en lodge je sais). J'aimerai donc avoir vos avis sur les coûts de ces différents treks. Plus particulièrement :
1) Le prix des lodges et de la nourriture est-il similaire sur chaque circuit ? Un ordre d'idée ?
2) Quid du coût d'accès pour se rendre aux points de départ des randos. Par exemple j'ai lu que le vol A/R pour Lukla tournait aux alentours des 120 euros, et que sans le vol on doit rajouter une bonne semaine de marche.
3) On ne dispose que d'un léger sac à viande en toile ( confort 25° quoi !). J'ai lu qu'il y avait des couvertures dans les lodges. Est-ce qu'elles sont suffisantes ou doit-on investir dans un duvet ?
4) En lien avec la question précédente, j'ai aussi lu qu'il pouvait ne plus y avoir de places dans les lodges. On a pas franchement envie de se retrouver dehors à 4000 mètres d'altitude avec seulement notre drap en toile pour nous réchauffer. Concrètement, sachant qu'à cette période (octobre novembre) il y a pas mal de monde sur les chemins, quelles sont les chances pour qu'on se trouve dans la panade ?
Voilà les quelques questions qui me viennent à l'esprit pour le moment. Sinon si vous avez des conseils (matos indispensable, autres trek...) à nous donner, on est preneurs. Merci.
Erwann
Je publie aujourd'hui mon livre de bord concernant le trek du tour du Dhaulagiri en espérant qu'il puisse contribuer à la préparation de nouvelles aventures comme nous avons nous même été aidés au travers de ce forum. Le même texte avec les photos se trouve sur mon site (jeanfrancoisdeleval.com)
Trek du Tour du Dhaulagiri
De Darbang à Marpha
Du 4 au 19 octobre 2013
Notre objectif:
Ce trek est en préparation depuis 2001, lorsque je descendais de Jomsom à Gorepani pour remonter pour la première fois vers le sanctuaire des Annapurna. Il y a 12 ans, l’imposante masse du Dhaulagiri faisant face aux profils dentelés des Annapurna, espacé par la vallée la plus profonde du monde, donnait des envies d’escapade : sortir des sentiers battus, déjà bien occupés. C’est un palier technique intéressant puisque la randonnée exige une plus grande autonomie que celle vécues au cours des précédents treks (Milam en octobre 2012 et Makalu inachevé en avril 2013), des bivouacs au-dessus de 5000m et la nécessité de chauffer l’eau avec un autre combustible que le bois.
Nous prévoyons d’effectuer le tour du Dhaulagiri en solo à partir du point terminal de la route, Darbang, puis, forts de notre acclimatation à l’altitude, rejoindre de l’autre côté de la vallée, le lac Tilicho – le lac le « plus haut » du monde, par le col du Mesokanto.
Préparation: Après les avatars du mois d’avril dans la région du Makalu (col bloqué par la neige), nous avons pris la résolution de partir à l’automne pour bénéficier des conditions météo les plus clémentes : la mousson d’été doit être passée et le froid hivernal en altitude être à venir.
Trajet : Nous préparons le trajet et les étapes à la lecture attentive du récit de Sébastien et Fabienne, 3 ans auparavant (http://www.blankpage.fr/voyages-et-treks/tour-du-dhaulagiri/)
Nous reportons leur trajet sur Google Earth et dans le GPS. Il sera la base de nos indications GPS.
Situation
Sacs à dos:
Nous prévoyons 7 jours d’autonomie en nourriture, soit 7 à 8 kg composés de jambon sec, saucisson, semoule, pain type wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat, fruits secs, barres de céréales, palets bretons. La spiruline fait son entrée pour être testée (500g) : nous manquons toujours de vitamines en altitude et nous sommes rapidement en manque de fruits. Nous verrons si la cure comble ce manque.
Chaussures : LOWA - Tibet pro gtx
Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70
Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places
Réchaud : MSR XGK EX avec 900ml d’essence achetée à Pokhara
Matelas: Thermarest Néoair XLIT
Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary
On embarque aussi 2 panchos qui serviront l’un à recouvrir les sacs à dos qui restent dehors la nuit et à protéger le sol de la tente légère mais fragile.
Je porte au départ 18kg en tout, avec l'essence et l'eau et Sylvie environ 14kg.
Accès: Nous avons pris un vol Malaysia, le moins cher au moment de l’achat mais qui fait faire un bon détour par Kuala Lumpur. C’est une bonne compagnie mais le voyage est un peu long à l’aller.
J1 :A Kathmandu, nous prenons nos TIMS et droits d’entrée dans le parc des Annapurna.
J2 : Bus Tourist de Kathmandu à Pokhara (faute d’avoir réservé, nous avons été serrés à côté du chauffeur). A Pokhara, l'apparition soudaine et irrélle du Macchapucchare, montagne sacrée, n'est pas pour nous rassurer. La mousson est bien toujours ancrée sur les himalaya alors qu'elle devait s'être évanouie depuis plusieurs semaines..
J3 : Bus de Pokhara à Beni à 7h le matin puis bus de Beni à Darbang. La route est effondrée vers Bablyachaur, nécessitant un changement de véhicule.
Agenda :
Altitude à l’étape
Altitude en fonction de la distance
Le trek au jour le jour
1er jour : De Darbang à Dharapani en 3 heures
Nous avons récupéré du voyage avec une bonne nuit. Le ciel est gris au réveil et une pluie fine tapisse les rues de Darbang. J’ai perdu mon kway dans le dernier bus hier après midi et la police m’avait promis de tout mettre en œuvre pour le récupérer alors que le bus était déjà reparti. Après un petit déjeuner copieux (milk tea, chapatis, omelette) la police nous fait prévenir que le Kway a été retrouvé ! Il nous sera très utile, précieux même, dans les jours qui suivent…
C’est une petite étape pour se mettre en jambes. Les sacs sont lourds et nous craignons les lombalgies… La pluie se tarit avant que nous ne sortions de Darbang. Il faut dés le départ, vers 10heures, longer la rive gauche de la Lyagdi khola. Nous longerons cette rivière jusqu’à sa source. Il fait bon, un peu plus de 20°C, et nous marchons sans difficulté sur un chemin bien tracé avec parfois déjà quelques éboulis.
Nous arrivons vers 13h et l’accueil est chaleureux à Dharapani. Nous profitons du soleil l’après midi pour la toilette et la lessive en compagnie des villageoises. Nous nous promenons dans ce beau village où poussent dans les jardins de grandes touffes de cannabis.
2ème jour : De Dharapani à Muri en 7 heures
Le temps reste gris mais il ne pleut pas. Après une première montée jusqu’à 1868m, nous descendons dans les rizières par des chemins gadouilleux pour éviter le détour par Phaliyagaon. Après la traversée d’un affluent, nous nous dirigeons vers une chute d’eau où nous prenons une douche délassante. Le chemin continue à monter sur le nouveau versant pour donner sur Muri à une altitude identique au point culminant de la journée.
Nous cherchons une maison hôte alors que la pluie commence à tomber. Après quelques hésitations, les villageois nous ouvrent une pièce sommaire mais propre et rapporte un lit d’on ne sait où. Nous sommes la curiosité des enfants et nous en profitons pour faire quelques photos. Le traditionnel dalbath nous sera servi le soir. Nous payons 1000Rs la chambre, les diner et petit déjeuner (chapatis, milk tea et omelettes)
3ème jour : De Muri à Boghara en 9 heures
Nous marchons à notre rythme, c'est-à-dire bien doucement. Le Dhaulagiri s’est dévoilé ce matin comme pour nous motiver.
Le temps reste doux et nous continuons à nous frayer dans les rizières. Le chemin disparait parfois complètement et nous nous embarquons dans une mauvaise direction. Le GPS indique bien un écart par rapport à l’itinéraire mais nous ne trouvons pas le bon chemin. Un paysan nous indique un pont en contre bas : nous sommes partis vers une vallée latérale… Nous le rejoignons en coupant à travers champs. Il nous faut parfois sauter prudemment les murets séparant les terrasses. Nous nous sommes mal engagés en commettant une telle erreur dans une région encore fort habitée… Qu’en aurait-il été à 5000m ? Cela nous inquiète.
Nous traversons de petits hameaux jusqu’à Naura. Nous y déjeunons dans une ferme accueillante après 4 heures de marche. Le soleil est toujours présent par intermittence. On nous indique qu’il faut 3 heures pour rejoindre Boghara.
Nous en mettrons près de 5 sur un chemin magnifique et vertigineux. La montée est rude sur 600m de dénivelé. Le temps est plus ensoleillé qu’hier mais nous voyons un bel arc-en-ciel sur le versant opposé.
Boghara est un beau village niché dans les rizières à 2000m d’altitude. La première maison nous offre l’hospitalité. Une poule couveuse est installée avec nous et défend son territoire. Nous nous battons avec une vache qui ne veut pas céder sa place au seul point d’eau pour faire nos toilettes et lessives .
Les enfants nombreux dans la maison font leurs devoirs avant le repas du soir.
4ème jour : de Boghara à Dobang en 9 heures Nous négocions gentiment avec le propriétaire qui nous demande 1750Rs dont 600Rs pour la chambre, aussi cher qu’à Kathmandu. C’est la preuve qu’il faut toujours demander les prix avant de s’installer…
Mais le ciel est totalement bleu ce matin et c’est bon pour le moral.
Montées et descentes nous épuisent et nous sommes heureux d’arriver à Phylankos kharka, une hutte où une femme nous prépare avec une grande gentillesse des nouilles chinoises qu’elle cuit avec des herbes délicieuses cueillies dans son jardin.
Un vieil homme qui vit avec elle nous indique qu’il faut 2.5 heures pour atteindre Dobang. Nous n’en mettrons que 3. Pas si mal !
Mais nous commençons à fatiguer en nous enfonçant dans une forêt humide, boueuse et tropicale. Dobang est une clairière sans activité agricole apparente. On nous propose une pièce au même prix que l’emplacement de la tente (400Rs). Nous choisissons la pièce pour gagner le temps du démontage demain matin. Le dalbath est à 300Rs, prix raisonnable à cette altitude. Nous passons une bonne soirée avec des convives un peu éméchés à l’alcool local.
5ème jour : De Dobang à Chauribang en 6 :30 heures
C’est une journée à marcher dans la boue et dans la forêt humide et tiède. Les passages difficiles se multiplient. Nous avançons en prenant bien garde de ne pas faire de faux pas. Nous avons tout notre temps. Nous nous arrêtons à 13h40 à Chauribang qui marque la fin de la forêt alors que nous avions prévu de monter jusqu’au camp des Italiens. Il reste théoriquement 3 heures et nous craignons autrement d’y arriver à la nuit tombée.
Nous nous installons à côté d’une cabane où on nous préparera l’éternel dalbath. Nous économisons ainsi nos provisions. Il est possible de s’installer sous un toit et sur la paille mais nous préférons tester nos équipements avant d’être dans des conditions plus difficiles, en particulier le réchaud. Il fonctionne parfaitement.
Le toilette se fait dans un torrent un peu chargé de terre car nous ne trouvons le filet d’eau de source (à l’entrée du site pourtant) qu’après quelques pérégrinations.6ème jour : De Chauribang au camp des Italiens en 4 heuresIl a plu une bonne partie de la nuit mais le ciel est bleu au réveil. C’est ce qui compte ! Nous rangeons la tente mouillée et les sacs de couchage humides.
Je commence la cure de spiruline ce matin (3 cuillères à soupe avec le thé). Dalbath le soir et chapati à la confiture d’orange au petit déjeuner ! Royal ! 1300Rs pour l’emplacement, diner et petit déjeuner.
Bien nous en a pris de nous arrêter à Chauribang ! Le chemin devient chaotique à la sortie de la forêt et sur la moraine. En fait, il n’y a bientôt plus de chemin car il a été emporté par une avalanche sur plusieurs centaines de mètres. (il y a deux mois nous dira-t-on au camp des Italiens). La progression s’apparente à de l’escalade à certains endroits. Nous devons même creuser dans la glace pour nous hisser dans un passage difficile.
Nous rencontrons les premiers trekkeurs depuis Dharapani. Ils arrivent en sens inverse alors que nous cherchons un passage pour traverser un torrent impétueux. Ils ont eu du beau temps en haut et cela nous rassure.
Nous nous égarons un peu dans les éboulis de l’avalanche avant de trouver l’extrémité du chemin. Un vieux short abandonné par terre était censé donner la direction à prendre…
Le Dhaulagiri se découvre majestueusement sur le côté. Nous nous en sommes bien rapprochés depuis la dernière fois que nous l’avons aperçu de Muri. Ca nous donne du courage pour continuer la montée !
En arrivant au camp des Italiens, une migraine légère s’est installée. Je prends du Dafalgan sans effet puis de l’Ibuprofène bien plus efficace. Nous sommes surpris d’y trouver deux groupes de trekkeurs avec leurs guides et porteurs. Ils font bien le tour en dans le même sens que nous et pourtant nous ne les avons pas vu dans la montée. Mystère. Ils marchent forcément plus vite que nous.
Le bain dans le torrent à côté du camp et le séchage au soleil sont un vrai moment de bonheur.
Les gérants du camp proposent un menu varié avec notamment d’excellents spaghetti, hasard ou volonté d’être à la hauteur du nom du lieu ? C’est encore une économie pour nos réserves et nous en profitons sans vergogne !
Le brouillard tombe avec la nuit et nous entendons de nombreuses avalanches qui nous mettent dans l’ambiance de la haute montagne. Il y en a tant qu’on pourrait croire qu’un orage se développe au dessus de nous.
7ème jour : Journée d’acclimatation au camp de base des Italiens
Il fait bon, 8°C entre les deux toits de la tente au réveil vers 6h. Le ciel est radieux et le panorama magnifique autour du camp. Nous sommes vraiment au pied du Dhaulagiri. C’est la première fois que nous nous rapprochons autant d’un tel monstre.
Les groupes sont partis vers le camp des Japonais lorsque nous revenons de la lessive. J’en profite pour installer une table et deux fauteuils pour notre confort avant l’arrivée d’éventuels nouveaux groupes…
Lors d’une promenade de reconnaissance, nous les voyons tels une colonie de fourmis à la queue leu leu en train de monter une énorme moraine en contre bas. Sylvie s’inquiète de la difficulté. Il est vrai que cette portion du trek est réputée difficile et dangereuse.
Quatre néozélandais et leurs porteurs et guides ainsi que deux jeunes tchèques autonomes se sont installés dans l’après midi.
Le ciel se couvre progressivement dans la soirée et la pluie se met à tomber dans la nuit.
8ème jour : Jour forcé d’acclimatation au camp des Italiens La pluie fine tombe toujours au réveil. Nous prenons notre petit déjeuner à 6 :30h comme nous l’avions commandé la veille en vue d’un départ vers 7:30h. Mais il continue de pleuvoir et le ciel est totalement bouché. On nous déconseille de partir. Les néozélandais décident, eux, de tenter leur chance. Nous restons avec les tchèques. La journée s’écoule avec lenteur sous la pluie. Les parties de Rummy* dans la tente font passer le temps.
*Sylvie a créé un jeu de Rummy cube (Okey en turc, car c'est là que nous l'avons découvert) avec des petits carrés de papier qui se rangent précieusement dans une boîte de Tictacs. Nous l'avons appelé, avec raison probablement, "le plus petit rummy du monde". Mine de rien, il a achevé avec succés son 3ème trek 9ème jour : du camp des Italiens au camp des Japonais en 6:30h
La température est tombée cette nuit à 0°C à l’extérieur. Le ciel s’est dégagé par la même occasion. Nous payons 7700Rs pour nos 2.5 jours. Nous retrouvons notre chemin qui descend brutalement vers le glacier puis nous attaquons la montée sur l’autre versant, tout aussi abrupte. Pour autant , nous ne nous sentons pas un instant en danger.
Les paysages sont grandioses et nous les découvrons sans cesse différents en progressant sur des chemins escarpés au pied des parois verticales. Nous dépassons une baraque cadenassée que nous avions pris, de loin, pour le camp des Japonais. Il s’agit plus probablement du camp des Français.
En quittant l’étroit couloir venteux qui donne sur le camp des Italiens, nous montons sur le glacier que nous ne quitterons qu’après le camp de base du Dhaulagiri. Nous arrivons au nouveau camp de base des Japonais vers 13 :45. Nouveau car il ne correspond pas à l’emplacement suggéré par les cartes. Nous retrouvons le couple tchèque et le jeune gardien d’une tente « hôtel ». Il propose un hébergement rustique depuis deux ans de septembre à novembre. ainsi qu’au CB du Dhaulagiri, tant qu’il y a quelqu’un sur place.
Après l’installation du campement, nous allons prendre un thé (100Rs*2). L’emplacement coute 300Rs. Nous préparons nos premiers repas.
10ème jour : du camp des Japonais à proximité du CB du Dhaulagiri en 7 :30h Nous nous rôdons à la répartition des travaux liés à l’autonomie. Pendant que Sylvie range la tente, je prépare le petit déjeuner (muesli+ lait + cappuccino). Mais nous ne partons qu’à 8h. La marche est alerte et nous profitons des paysages spectaculaires.
Le chemin est assez visible mais nous ne retrouvons pas le camp indiqué par Sébastien (28°44'44.65"N - 83°27'50.95"E). Les écarts entre le chemin est les points GPS doivent s’expliquer par le mouvement du glacier. Nous apercevons d’un surplomb sur le glacier un camp (toiles plastiques colorées) que nous interprétons comme le CB du Dhaulagiri. Nous voyons en même temps à mi distance notre couple tchèque parti plus tôt que nous ce matin. C’est peu après, vers 11h que nous perdons la trace du chemin.
Il nous semble impossible de rejoindre le campement bien visible mais sur la rive droite du glacier alors que nous sommes maintenant sur sa rive gauche. Nous retrouvons les tchèques qui ont tenté de le traverser à plusieurs endroits et sans succès. Je leur propose de suivre strictement mes points GPS. Il s’avère que ceux-ci nous permettent de traverser à un endroit totalement sûr. Il s’avère aussi que le camp vu plus avant n’est pas le CB du Dhaulagiri indiqué par le GPS, plus en amont d’un km environ. Nous retrouvons d’ailleurs les débris de l’ancien camp.
Nos amis tchèques préfèrent redescendre au nouveau camp. Nous nous installons à proximité de l’ancien camp à un emplacement qui nous paraît sûr.
Pendant que nous installons notre campement et que je vais chercher de l’eau dans une infractuosité du glacier, le ciel se couvre d’une couche nuageuse fort basse et nous craignons la neige.
La nuit tombe et nous nous sentons bien seuls dans cet environnement devenu lugubre avec les craquements du glacier et les avalanches incessantes. Nous nous calfeutrons dans la petite tente où nous tenons à peine assis pour un diner réconfortant. La neige se met à tomber.
11ème jour : Journée d’acclimatation forcée au CB Dhaulagiri
Il a neigé toute la nuit et cela continue de plus belle au petit matin. La neige s’accumule sur le toit. Les contacts du toit avec le sous-toit provoquent une condensation très désagréable. Nous ne nous pressons pas pour autant pour nous lever car nous savons que nous ne pourrons pas partir et que la journée sera longue.
Il fait rapidement chaud dans la tente, jusque 18°C alors qu’il fait doux dehors : 7°C. La neige tient bon pourtant. Les duvets, mouillés sur leurs couche extérieure avec la condensation de cette nuit, sèchent vite. C’est une excellente nouvelle.
Nous attendons dans la bonne humeur mais non sans appréhension. Les craquements du glacier et le tonnerre des avalanches est quasi continu. Etre totalement seuls dans cet univers minéral et hostile donne le sentiment d’être très petits. C’est bien l’ambiance que nous avons cherché, nous n’allons pas nous plaindre !
Nous profitons d’une accalmie pour partir faire un repérage à l’aide du GPS. Nous découvrons des cairns alignés près du campement. Nous sommes près du chemin ou d’un chemin abandonné depuis peu. Nous progressons vers l’amont en accord avec le GPS sur près d’un km. Nous sommes très probablement sur le bon chemin.
La neige recommence à tomber et nous nous calfeutrons dans la tente. La journée se termine une fois de plus avec des parties interminables de Rummy auxquelles je perds sans discontinuer.
12ème jour : Seconde journée au CB du Dhaulagiri La neige continue de tomber. Tout est maintenant recouvert d’une épaisse couche blanche. Il fait à peine froid dehors: 0°C. L’eau s’est infiltrée dans la tente mais nous arrivons à éponger sans difficulté. Nous ne voulons pas nous risquer sur un chemin incertain, sans visibilité et dans la neige.
La température monte vite jusqu’à 20°C dans la tente. Il fait presque trop chaud.
Le vent se lève par rafales dans l’après-midi et la neige et le grésil redoublent. Nous nous acclimatons bien en tous cas car il n’est plus question de mal de tête même s’il nous est difficile d’accomplir des efforts prolongés.
Nous avons suffisamment de nourriture pour tenir encore 5 jours au moins mais l’ennui se fait sentir au bout de la seconde journée d’attente. Il n’était pas possible de prévoir un aussi mauvais temps en octobre alors que la mousson devrait être terminée depuis près d’un mois.
Dans ces circonstances, nous envisageons l’avenir de la boucle sur le lac Tilicho de moins en moins probable.
13ème jour : du CB du Dhaulagiri jusqu’au camp des Deleval 😉en 9 h Il ne neige plus ce matin mais le brouillard entoure notre campement, nous empêchant de voir les parois montagneuses à proximité.
Nous nous apprêtons à partir quand nous voyons se rapprocher deux silhouettes par l’aval. Ce sont des guides qui explorent la possibilité de partir pour un groupe coincé au camp un km plus bas. Ils nous annoncent que la météo doit s’améliorer dans la journée. Ils ont eu une communication par téléphone satellite. Ca tombe bien car nous avions décidé de partir, de toutes façons, l’attente devenant intenable.
Nous suivons les cairns et le GPS. Nos traces d’avant-hier sont bien-sûr complètement effacées. Nous arrivons au bout de la vallée qui se sépare en deux. Nous ne trouvons plus de cairn et nous cherchons à rejoindre le prochain point GPS en suivant le ruisseau de gauche.
Le groupe, conduit par nos deux guides de ce matin, nous rejoint alors que nous cherchons notre chemin. Ils nous indiquent la direction : il faut progresser sur la crête séparant les deux vallées. Le groupe est composé d’allemands que nous avions rencontrés au camp des Italiens. Ils sont autant surpris que nous de se retrouver dans un endroit aussi abandonné…
C’est toujours sous un ciel bas et gris que nous décidons de nous arrêter. Nous ne pourrons pas dépasser la French pass dans la journée. Autant trouver un endroit sûr pour passer la nuit. Je descends dans la vallée de gauche pour trouver une surface à peu près plane et un peu plus protégée du vent, sans succès. Epuisé et manquant d’air, j’ai beaucoup de mal à remonter. Nous décidons de rester à côté du chemin en retirant et en tassant la neige pour y planter la tente.
Je fonds la neige avec le réchaud pour faire du thé. Nous nous sommes déshydratés aujourd’hui car l’eau n’était disponible que sous forme de neige que nous avons mangée en quantité insuffisante.
Nous sommes installés à 17 :30 et il fait 4°C dans la tente. Nous n’avons pas pu profiter de la vue sur la montagne aujourd’hui mais nous sommes sur le bon chemin et nous gardons toutes nos chances pour une bonne surprise demain. Notre installation à 5100m dans la neige nous aguerrit et c’est une expérience qui nous réjouit.
14ème jour : du camp des Deleval 😉 à Hidden Valley en 4 :20h
On se lève avec le jour et le ciel est limpide ce matin ! Un environnement extraordinaire nous entoure. Il nous éblouit d’autant plus que nous n’avons rien vu la veille. Il fait -11°C dehors et -4°C dans la tente. Le petit déjeuner attendra, nous profitons d’abord et sans retenue du spectacle. Le soleil illumine progressivement les cimes du Dhaulagiri puis ses glaciers. La lumière passe du jaune doré au blanc cru.
Les efforts des jours derniers se justifient d’un coup et les doutes s’évanouissent. Ici, l’imagination est dépassée par la réalité.
Les nuages arrivent vite et j’aperçois au loin, devant nous, le groupe de nos amis allemands en file indienne attaquer la French Pass (5362m). Nous partons vers 9h et nous essayons de marcher sur la neige sans rompre la couche de glace pour éviter d’enfoncer les pieds jusqu’aux chevilles. L’exercice est mal aisé et la montée en pente douce nous fatigue. Lorsque nous arrivons vers 10 :20h le brouillard nous entoure. Un vent glacé nous gifle le visage.
La Hidden Valley porte bien son nom : il nous faut amorcer la descente pour entrevoir un paysage sec et plat, surprenant à cette hauteur. Le vent souffle toujours et nous ne trouvons pas d’emplacement un peu protégé pour bivouaquer. Un petit torrent coule à proximité. Il ne faudra pas faire fondre de neige aujourd’hui pour manger.
Le temps se lève en soirée et nous permet d’apprécier ce lieu magique. Nous imaginons une nuit glaciale en perspective. Il n’en sera rien !
15ème jour : de Hidden Valley à Yak kharka en 8 :30h Nous nous levons trop tard à 6 :20 car le ciel est déjà chargé de nuages bas qui cachent partiellement les hautes montagnes autour de nous. Du Dhaulagiri, nous ne voyons que la cime. Il n’a pas fait assez froid pour libérer le ciel : -5°C à l’extérieur.
Nous partons vers 9h sans nous presser car nous pensons nous arrêter à un camp intermédiaire indiqué sur notre carte. La montée vers Dhampus Pass (5270m) est longue. Le temps se gâche avant 11h. Nous sommes pris dans un brouillard glacé dans un premier temps. La neige se met à tomber par rafales de plus en plus violentes. Les traces du chemin ne tardent pas à complètement s’effacer et nous serions perdus sans le GPS. La lecture en est rendue difficile. Nous rencontrons deux porteurs qui hésitent autant que nous.
Nous ne trouvons pas le camp intermédiaire. Il aurait été très difficile de toutes façons de planter la tente dans de telles conditions. Ce n’est qu’en arrivant face à la vallée de la Kali Gandaki que le temps se lève un peu pour nous faire entrevoir le massif des Annapurna dans un ciel très perturbé.
La vallée la plus profonde du monde s’ouvre devant nous.
Nous arrivons bien fatigués à Yak kharka et nous sommes heureux d’y trouver un sympathique jeune népalais qui nous offre du thé et une soupe aux tomates fraîches mémorable.
Au moins, ce soir, il ne neige pas pour planter la tente.
16ème jour : De Yak kharka à Marpha en 3 :30h
Le vent et la glace d’hier ont scarifié nos visages mal protégés. Nos lèvres ont doublé de volume. C’est le visage boursouflé que nous nous réveillons.
Il a encore une fois plus toute la nuit. De grands coups de vent secouent la tente. Quelques éclaircies nous permettent quand même d’apprécier la présence proche des Annapurna. Le point de vue ici est encore plus exceptionnel que celui de Poon hill plus éloigné et moins élevé.
Le dénivelé d’hier était important (1080m). Le dénivelé d’aujourd’hui le surpasse : 1500m. Le temps s’adoucit avec la descente mais nos pieds souffrent ; j’essaie de progresser en marche arrière pour éviter l’écrasement à répétition de mes orteils. Pendant ces exercices périlleux, Sylvie marche en crabe.
Nous arrivons à Marpha en longeant le grand monastère puis en plongeant dans les ruelles pour nous retrouver dans un monde policé par le tourisme. Le choc est rude. D’autant plus que nos visages brûlent par le manque de protection d’hier. Les pieds et les genoux quant à eux demandent grâce. Cela tombe bien car un grand choix de restaurants s’offre à nos yeux et notre odorat.
C’est dans cette débauche de luxe que s’arrête notre odyssée, au pays de la pomme et sous une pluie fine qui se remet de la partie : le mauvais temps ne nous abandonnera pas comme ça.
Comme il n’y a pas de moyen de transport en début d’après midi pour Beni, il ne nous reste plus qu’à choisir un guest house et entamer des parties de rummiy qui nous donneront la réputation des français aux petits papiers… Petits papiers qui nous ont sauvés de la déprim à 5000m quand la neige et le vent s’acharnait sur notre petite tente.
Retour :
Nous partons le lendemain à 7 :30 en bus pour Beni et ce n’est pas une sinécure. La pluie a ravagé la piste qui ressemble plus à certains endroits à un torrent de boue ou à de grosses mares insondables dans lesquelles il faut jeter de nombreux blocs de pierres pour pouvoir passer.
Nous nous précipitons d’un seul mouvement hors du bus en enjambant toutes sortes de colis et bidons alors le véhicule en pleine accélération patine et glisse dangereusement vers la paroi montagneuse. Nous avons plus de chance qu’une jeep qui s’écrasera 500m plus bas le même jour causant la mort de ses huit occupants.
Nous prenons un taxi à Beni pour Pokhara et c’est un grand soulagement de retrouver notre guest house et ses sympathiques propriétaires.
Enseignements :
Une liste semble incontournable pour éviter d’oublier d’emporter des produits aussi élémentaires que la crème solaire !
La tente ne pèse pas lourd, 1 kg, mais un séjour de plus de 5 jours est pesant pour le moral surtout dans des conditions météo difficiles. Rechercher pour quelques centaines de grammes un volume plus grand pour des treks de durée similaire ou plus long.
Nous avons emporté trop de nourriture car nous rapportons près de 2 kilos. On peut donc affiner la quantité nécessaire à 750g/2personnes.jour. en limitant aussi la spiruline dont l’effet n’a pas été démontré à 20g/j.personne pour une future expérience de plus long terme. Il n’est pas possible de considérer la spiruline comme un aliment du fait de son goût et de sa consistance (paillettes)
La quantité d'essence consommée n'excède pas 350ml pour 7 jours d'autonomie car nous avons rapporté 550ml environ. On peut donc compter 50ml/jour.2personnes avec une sécurité pour les prochains treks.
Les chaussures ont été parfaites concernant le confort et l’étanchéité dans des conditions difficiles (plusieurs jours dans l’eau et la boue puis la neige). La grande descente de Dampus pass à Marpha a laissé nos orteils en mauvais état. Le handicap aurait été important pour continuer vers le lac Tilicho avec sa montée et surtout sa descente abrupte de 5200 à 2700 m. Des sandales de marche ouvertes pourraient être une solution ?
La montée vers le lac Tilicho a été annulée. Ce sera l’occasion d’une nouvelle aventure, probablement par le trajet inverse et en couplant le trek à d’autres passages hors des sentiers battus car le chemin longeant la route de Marpha à Tatopani a bien changé depuis 2001. Faire la course avec ou cotoyer les véhicules à moteur de toutes sortes n’est vraiment engageant...
Le trek du tour du Dhaulagiri est en train de se métamorphoser : il est fort probable que des refuges seront installés tout au long du parcours d’ici peu pendant la haute saison de septembre à novembre. La seule rupture actuellement se situe dans Hidden Valley. L’offre est très limitée sur Camps des Italiens, Camps des Japonais, CB du Dhaulagiri et Yak Kharka mais elle existe. Les marges possibles sur les repas sont très importantes et le marché existe. L’esprit s’en trouvera modifié mais il restera encore une bonne marge pour sentir le vent de l’aventure.
Nous sommes prêts pour affronter des périodes plus longues d’autonomie (jusque 10j). En attendant, nous reviendrons sur le trek du Makalu en mai 2014 pour une visite à nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda et l'East pass pour chatouiller les 6000m.
Annexe : points GPS notés sur GE à partir du tracé effectué
Dharapani 28°27'10.46"N 83°22'32.49"E 28°27'13.84"N 83°22'25.59"E 28°27'18.61"N 83°22'20.13"E 28°27'31.30"N 83°22'12.13"E 28°28'10.04"N 83°21'34.87"E 28°29'11.93"N 83°20'43.39"E 28°29'50.02"N83°20'21.43"E pont 28°30'19.36"N 83°19'55.53"E douche à la chute d'eau 28°30'21.05"N 83°19'55.47"E 28°30'19.78"N 83°20'34.35"E 28°30'32.46"N 83°20'53.83"E Muri 28°30'58.27"N 83°20'41.22"E après ce pt erreur 28°31'0.27"N 83°20'41.97"E reprise bon trajet 28°31'43.09"N 83°21'10.50"E 28°31'23.93"N 83°21'27.94"E 28°31'17.34"N 83°21'39.39"E Naura 28°32'9.06"N 83°21'59.03"E 28°32'46.37"N 83°22'8.91"E 28°33'3.78"N 83°22'38.30"E Bhogara 28°33'52.14"N 83°22'45.56"E 28°34'5.83"N 83°23'3.40"E 28°34'17.79"N 83°23'0.74"E 28°34'32.90"N 83°23'7.50"E 28°35'17.13"N 83°23'5.08"E Dobang 28°36'10.15"N 83°23'14.98"E 28°36'55.59"N 83°23'27.06"E pt arrêt long 28°37'43.82"N83°23'33.42"E 28°38'9.61"N 83°24'0.73"E 28°38'48.55"N 83°24'17.39"E passage à gué 28°39'4.95"N 83°24'34.35"E Chauribang 28°39'20.35"N 83°24'30.80"E 28°39'47.99"N 83°24'58.30"E 28°40'31.48"N 83°25'40.21"E camp des italiens 28°41'30.34"N 83°26'13.92"E 28°41'50.41"N 83°26'24.15"E 28°42'30.42"N 83°26'16.49"E 28°44'2.85"N 83°26'49.13"E camp des japonais 28°44'22.87"N 83°27'15.03"E 28°44'23.98"N 83°27'44.49"E 28°44'47.98"N 83°28'17.13"E 28°44'52.47"N 83°28'41.76"E 368 28°44'53.14"N 83°29'0.97"E 369 28°44'53.20"N 83°29'15.04"E 28°44'49.94"N 83°29'45.94"E 28°44'51.69"N 83°30'4.13"E 28°44'50.14"N 83°30'12.13"E mauvais côté apparemment 28°44'47.48"N83°30'17.98"E 28°44'47.60"N 83°30'21.04"E 28°44'50.24"N 83°30'22.22"E 28°44'53.19"N 83°30'26.47"E prox ancien cb Dhaulagiri 28°44'57.02"N 83°30'29.49"E 28°45'4.14"N 83°30'35.92"E 28°45'12.67"N 83°30'43.05"E 28°45'19.59"N 83°30'47.76"E 28°45'27.22"N 83°30'53.37"E probable écart/ chemin 28°45'32.86"N 83°30'52.05"E 28°45'36.09"N 83°30'55.16"E vers la crête 28°45'40.01"N 83°30'55.87"E sur la crête 28°45'42.17"N 83°30'55.33"E Camp des Deleval 28°46'7.48"N 83°31'23.74"E 28°46'24.59"N 83°31'41.10"E 28°46'38.24"N 83°31'47.40"E French pass 28°46'55.45"N 83°31'52.29"E 28°47'0.30"N 83°31'59.41"E 28°47'21.19"N 83°32'34.56"E Hidden valley 28°47'44.89"N 83°33'14.39"E 28°47'51.90"N 83°33'27.64"E 28°47'51.76"N 83°33'34.53"E 28°47'46.73"N 83°33'49.46"E 28°47'46.25"N 83°34'7.96"E 373 28°47'48.70"N 83°34'32.94"E Dhampus pass 28°47'46.26"N 83°34'47.55"E 28°47'29.99"N 83°35'12.19"E 28°46'50.80"N 83°35'43.79"E 28°46'56.19"N 83°36'0.12"E 28°46'23.05"N 83°36'56.37"E 28°46'15.47"N 83°37'34.33"E 28°45'57.13"N 83°37'59.37"E 28°45'26.46"N 83°38'38.46"E Yak Kharka probable 28°45'20.60"N 83°39'3.43"E 28°45'39.24"N 83°39'33.99"E 28°45'27.36"N 83°40'1.43"E 28°45'11.14"N 83°40'10.23"E 28°45'8.10"N 83°40'33.30"E 28°45'4.12"N 83°40'51.58"E Marpha 28°45'11.08"N 83°41'11.70"E
Trek du Tour du DhaulagiriDe Darbang à Marpha
Du 4 au 19 octobre 2013
Notre objectif:
Ce trek est en préparation depuis 2001, lorsque je descendais de Jomsom à Gorepani pour remonter pour la première fois vers le sanctuaire des Annapurna. Il y a 12 ans, l’imposante masse du Dhaulagiri faisant face aux profils dentelés des Annapurna, espacé par la vallée la plus profonde du monde, donnait des envies d’escapade : sortir des sentiers battus, déjà bien occupés. C’est un palier technique intéressant puisque la randonnée exige une plus grande autonomie que celle vécues au cours des précédents treks (Milam en octobre 2012 et Makalu inachevé en avril 2013), des bivouacs au-dessus de 5000m et la nécessité de chauffer l’eau avec un autre combustible que le bois.
Nous prévoyons d’effectuer le tour du Dhaulagiri en solo à partir du point terminal de la route, Darbang, puis, forts de notre acclimatation à l’altitude, rejoindre de l’autre côté de la vallée, le lac Tilicho – le lac le « plus haut » du monde, par le col du Mesokanto.
Préparation: Après les avatars du mois d’avril dans la région du Makalu (col bloqué par la neige), nous avons pris la résolution de partir à l’automne pour bénéficier des conditions météo les plus clémentes : la mousson d’été doit être passée et le froid hivernal en altitude être à venir.
Trajet : Nous préparons le trajet et les étapes à la lecture attentive du récit de Sébastien et Fabienne, 3 ans auparavant (http://www.blankpage.fr/voyages-et-treks/tour-du-dhaulagiri/)
Nous reportons leur trajet sur Google Earth et dans le GPS. Il sera la base de nos indications GPS.
Situation
Sacs à dos:
Nous prévoyons 7 jours d’autonomie en nourriture, soit 7 à 8 kg composés de jambon sec, saucisson, semoule, pain type wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat, fruits secs, barres de céréales, palets bretons. La spiruline fait son entrée pour être testée (500g) : nous manquons toujours de vitamines en altitude et nous sommes rapidement en manque de fruits. Nous verrons si la cure comble ce manque.Chaussures : LOWA - Tibet pro gtx
Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70
Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places
Réchaud : MSR XGK EX avec 900ml d’essence achetée à Pokhara
Matelas: Thermarest Néoair XLIT
Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary
On embarque aussi 2 panchos qui serviront l’un à recouvrir les sacs à dos qui restent dehors la nuit et à protéger le sol de la tente légère mais fragile.
Je porte au départ 18kg en tout, avec l'essence et l'eau et Sylvie environ 14kg.
Accès: Nous avons pris un vol Malaysia, le moins cher au moment de l’achat mais qui fait faire un bon détour par Kuala Lumpur. C’est une bonne compagnie mais le voyage est un peu long à l’aller.
J1 :A Kathmandu, nous prenons nos TIMS et droits d’entrée dans le parc des Annapurna.
J2 : Bus Tourist de Kathmandu à Pokhara (faute d’avoir réservé, nous avons été serrés à côté du chauffeur). A Pokhara, l'apparition soudaine et irrélle du Macchapucchare, montagne sacrée, n'est pas pour nous rassurer. La mousson est bien toujours ancrée sur les himalaya alors qu'elle devait s'être évanouie depuis plusieurs semaines..
J3 : Bus de Pokhara à Beni à 7h le matin puis bus de Beni à Darbang. La route est effondrée vers Bablyachaur, nécessitant un changement de véhicule.
Agenda :

Altitude à l’étape

Altitude en fonction de la distance

Le trek au jour le jour
1er jour : De Darbang à Dharapani en 3 heures
Nous avons récupéré du voyage avec une bonne nuit. Le ciel est gris au réveil et une pluie fine tapisse les rues de Darbang. J’ai perdu mon kway dans le dernier bus hier après midi et la police m’avait promis de tout mettre en œuvre pour le récupérer alors que le bus était déjà reparti. Après un petit déjeuner copieux (milk tea, chapatis, omelette) la police nous fait prévenir que le Kway a été retrouvé ! Il nous sera très utile, précieux même, dans les jours qui suivent…
C’est une petite étape pour se mettre en jambes. Les sacs sont lourds et nous craignons les lombalgies… La pluie se tarit avant que nous ne sortions de Darbang. Il faut dés le départ, vers 10heures, longer la rive gauche de la Lyagdi khola. Nous longerons cette rivière jusqu’à sa source. Il fait bon, un peu plus de 20°C, et nous marchons sans difficulté sur un chemin bien tracé avec parfois déjà quelques éboulis.
Nous arrivons vers 13h et l’accueil est chaleureux à Dharapani. Nous profitons du soleil l’après midi pour la toilette et la lessive en compagnie des villageoises. Nous nous promenons dans ce beau village où poussent dans les jardins de grandes touffes de cannabis.
2ème jour : De Dharapani à Muri en 7 heures
Le temps reste gris mais il ne pleut pas. Après une première montée jusqu’à 1868m, nous descendons dans les rizières par des chemins gadouilleux pour éviter le détour par Phaliyagaon. Après la traversée d’un affluent, nous nous dirigeons vers une chute d’eau où nous prenons une douche délassante. Le chemin continue à monter sur le nouveau versant pour donner sur Muri à une altitude identique au point culminant de la journée.
Nous cherchons une maison hôte alors que la pluie commence à tomber. Après quelques hésitations, les villageois nous ouvrent une pièce sommaire mais propre et rapporte un lit d’on ne sait où. Nous sommes la curiosité des enfants et nous en profitons pour faire quelques photos. Le traditionnel dalbath nous sera servi le soir. Nous payons 1000Rs la chambre, les diner et petit déjeuner (chapatis, milk tea et omelettes)
3ème jour : De Muri à Boghara en 9 heures
Nous marchons à notre rythme, c'est-à-dire bien doucement. Le Dhaulagiri s’est dévoilé ce matin comme pour nous motiver.
Le temps reste doux et nous continuons à nous frayer dans les rizières. Le chemin disparait parfois complètement et nous nous embarquons dans une mauvaise direction. Le GPS indique bien un écart par rapport à l’itinéraire mais nous ne trouvons pas le bon chemin. Un paysan nous indique un pont en contre bas : nous sommes partis vers une vallée latérale… Nous le rejoignons en coupant à travers champs. Il nous faut parfois sauter prudemment les murets séparant les terrasses. Nous nous sommes mal engagés en commettant une telle erreur dans une région encore fort habitée… Qu’en aurait-il été à 5000m ? Cela nous inquiète.
Nous traversons de petits hameaux jusqu’à Naura. Nous y déjeunons dans une ferme accueillante après 4 heures de marche. Le soleil est toujours présent par intermittence. On nous indique qu’il faut 3 heures pour rejoindre Boghara.
Nous en mettrons près de 5 sur un chemin magnifique et vertigineux. La montée est rude sur 600m de dénivelé. Le temps est plus ensoleillé qu’hier mais nous voyons un bel arc-en-ciel sur le versant opposé.
Boghara est un beau village niché dans les rizières à 2000m d’altitude. La première maison nous offre l’hospitalité. Une poule couveuse est installée avec nous et défend son territoire. Nous nous battons avec une vache qui ne veut pas céder sa place au seul point d’eau pour faire nos toilettes et lessives .
Les enfants nombreux dans la maison font leurs devoirs avant le repas du soir.
4ème jour : de Boghara à Dobang en 9 heures Nous négocions gentiment avec le propriétaire qui nous demande 1750Rs dont 600Rs pour la chambre, aussi cher qu’à Kathmandu. C’est la preuve qu’il faut toujours demander les prix avant de s’installer…
Mais le ciel est totalement bleu ce matin et c’est bon pour le moral.
Montées et descentes nous épuisent et nous sommes heureux d’arriver à Phylankos kharka, une hutte où une femme nous prépare avec une grande gentillesse des nouilles chinoises qu’elle cuit avec des herbes délicieuses cueillies dans son jardin.
Un vieil homme qui vit avec elle nous indique qu’il faut 2.5 heures pour atteindre Dobang. Nous n’en mettrons que 3. Pas si mal !
Mais nous commençons à fatiguer en nous enfonçant dans une forêt humide, boueuse et tropicale. Dobang est une clairière sans activité agricole apparente. On nous propose une pièce au même prix que l’emplacement de la tente (400Rs). Nous choisissons la pièce pour gagner le temps du démontage demain matin. Le dalbath est à 300Rs, prix raisonnable à cette altitude. Nous passons une bonne soirée avec des convives un peu éméchés à l’alcool local.
5ème jour : De Dobang à Chauribang en 6 :30 heures
C’est une journée à marcher dans la boue et dans la forêt humide et tiède. Les passages difficiles se multiplient. Nous avançons en prenant bien garde de ne pas faire de faux pas. Nous avons tout notre temps. Nous nous arrêtons à 13h40 à Chauribang qui marque la fin de la forêt alors que nous avions prévu de monter jusqu’au camp des Italiens. Il reste théoriquement 3 heures et nous craignons autrement d’y arriver à la nuit tombée.
Nous nous installons à côté d’une cabane où on nous préparera l’éternel dalbath. Nous économisons ainsi nos provisions. Il est possible de s’installer sous un toit et sur la paille mais nous préférons tester nos équipements avant d’être dans des conditions plus difficiles, en particulier le réchaud. Il fonctionne parfaitement.
Le toilette se fait dans un torrent un peu chargé de terre car nous ne trouvons le filet d’eau de source (à l’entrée du site pourtant) qu’après quelques pérégrinations.6ème jour : De Chauribang au camp des Italiens en 4 heuresIl a plu une bonne partie de la nuit mais le ciel est bleu au réveil. C’est ce qui compte ! Nous rangeons la tente mouillée et les sacs de couchage humides.
Je commence la cure de spiruline ce matin (3 cuillères à soupe avec le thé). Dalbath le soir et chapati à la confiture d’orange au petit déjeuner ! Royal ! 1300Rs pour l’emplacement, diner et petit déjeuner.
Bien nous en a pris de nous arrêter à Chauribang ! Le chemin devient chaotique à la sortie de la forêt et sur la moraine. En fait, il n’y a bientôt plus de chemin car il a été emporté par une avalanche sur plusieurs centaines de mètres. (il y a deux mois nous dira-t-on au camp des Italiens). La progression s’apparente à de l’escalade à certains endroits. Nous devons même creuser dans la glace pour nous hisser dans un passage difficile.
Nous rencontrons les premiers trekkeurs depuis Dharapani. Ils arrivent en sens inverse alors que nous cherchons un passage pour traverser un torrent impétueux. Ils ont eu du beau temps en haut et cela nous rassure.
Nous nous égarons un peu dans les éboulis de l’avalanche avant de trouver l’extrémité du chemin. Un vieux short abandonné par terre était censé donner la direction à prendre…
Le Dhaulagiri se découvre majestueusement sur le côté. Nous nous en sommes bien rapprochés depuis la dernière fois que nous l’avons aperçu de Muri. Ca nous donne du courage pour continuer la montée !
En arrivant au camp des Italiens, une migraine légère s’est installée. Je prends du Dafalgan sans effet puis de l’Ibuprofène bien plus efficace. Nous sommes surpris d’y trouver deux groupes de trekkeurs avec leurs guides et porteurs. Ils font bien le tour en dans le même sens que nous et pourtant nous ne les avons pas vu dans la montée. Mystère. Ils marchent forcément plus vite que nous.
Le bain dans le torrent à côté du camp et le séchage au soleil sont un vrai moment de bonheur.
Les gérants du camp proposent un menu varié avec notamment d’excellents spaghetti, hasard ou volonté d’être à la hauteur du nom du lieu ? C’est encore une économie pour nos réserves et nous en profitons sans vergogne !
Le brouillard tombe avec la nuit et nous entendons de nombreuses avalanches qui nous mettent dans l’ambiance de la haute montagne. Il y en a tant qu’on pourrait croire qu’un orage se développe au dessus de nous.
7ème jour : Journée d’acclimatation au camp de base des Italiens
Il fait bon, 8°C entre les deux toits de la tente au réveil vers 6h. Le ciel est radieux et le panorama magnifique autour du camp. Nous sommes vraiment au pied du Dhaulagiri. C’est la première fois que nous nous rapprochons autant d’un tel monstre.
Les groupes sont partis vers le camp des Japonais lorsque nous revenons de la lessive. J’en profite pour installer une table et deux fauteuils pour notre confort avant l’arrivée d’éventuels nouveaux groupes…
Lors d’une promenade de reconnaissance, nous les voyons tels une colonie de fourmis à la queue leu leu en train de monter une énorme moraine en contre bas. Sylvie s’inquiète de la difficulté. Il est vrai que cette portion du trek est réputée difficile et dangereuse.
Quatre néozélandais et leurs porteurs et guides ainsi que deux jeunes tchèques autonomes se sont installés dans l’après midi.
Le ciel se couvre progressivement dans la soirée et la pluie se met à tomber dans la nuit.
8ème jour : Jour forcé d’acclimatation au camp des Italiens La pluie fine tombe toujours au réveil. Nous prenons notre petit déjeuner à 6 :30h comme nous l’avions commandé la veille en vue d’un départ vers 7:30h. Mais il continue de pleuvoir et le ciel est totalement bouché. On nous déconseille de partir. Les néozélandais décident, eux, de tenter leur chance. Nous restons avec les tchèques. La journée s’écoule avec lenteur sous la pluie. Les parties de Rummy* dans la tente font passer le temps.
*Sylvie a créé un jeu de Rummy cube (Okey en turc, car c'est là que nous l'avons découvert) avec des petits carrés de papier qui se rangent précieusement dans une boîte de Tictacs. Nous l'avons appelé, avec raison probablement, "le plus petit rummy du monde". Mine de rien, il a achevé avec succés son 3ème trek 9ème jour : du camp des Italiens au camp des Japonais en 6:30h
La température est tombée cette nuit à 0°C à l’extérieur. Le ciel s’est dégagé par la même occasion. Nous payons 7700Rs pour nos 2.5 jours. Nous retrouvons notre chemin qui descend brutalement vers le glacier puis nous attaquons la montée sur l’autre versant, tout aussi abrupte. Pour autant , nous ne nous sentons pas un instant en danger.
Les paysages sont grandioses et nous les découvrons sans cesse différents en progressant sur des chemins escarpés au pied des parois verticales. Nous dépassons une baraque cadenassée que nous avions pris, de loin, pour le camp des Japonais. Il s’agit plus probablement du camp des Français.
En quittant l’étroit couloir venteux qui donne sur le camp des Italiens, nous montons sur le glacier que nous ne quitterons qu’après le camp de base du Dhaulagiri. Nous arrivons au nouveau camp de base des Japonais vers 13 :45. Nouveau car il ne correspond pas à l’emplacement suggéré par les cartes. Nous retrouvons le couple tchèque et le jeune gardien d’une tente « hôtel ». Il propose un hébergement rustique depuis deux ans de septembre à novembre. ainsi qu’au CB du Dhaulagiri, tant qu’il y a quelqu’un sur place.
Après l’installation du campement, nous allons prendre un thé (100Rs*2). L’emplacement coute 300Rs. Nous préparons nos premiers repas.
10ème jour : du camp des Japonais à proximité du CB du Dhaulagiri en 7 :30h Nous nous rôdons à la répartition des travaux liés à l’autonomie. Pendant que Sylvie range la tente, je prépare le petit déjeuner (muesli+ lait + cappuccino). Mais nous ne partons qu’à 8h. La marche est alerte et nous profitons des paysages spectaculaires.
Le chemin est assez visible mais nous ne retrouvons pas le camp indiqué par Sébastien (28°44'44.65"N - 83°27'50.95"E). Les écarts entre le chemin est les points GPS doivent s’expliquer par le mouvement du glacier. Nous apercevons d’un surplomb sur le glacier un camp (toiles plastiques colorées) que nous interprétons comme le CB du Dhaulagiri. Nous voyons en même temps à mi distance notre couple tchèque parti plus tôt que nous ce matin. C’est peu après, vers 11h que nous perdons la trace du chemin.
Il nous semble impossible de rejoindre le campement bien visible mais sur la rive droite du glacier alors que nous sommes maintenant sur sa rive gauche. Nous retrouvons les tchèques qui ont tenté de le traverser à plusieurs endroits et sans succès. Je leur propose de suivre strictement mes points GPS. Il s’avère que ceux-ci nous permettent de traverser à un endroit totalement sûr. Il s’avère aussi que le camp vu plus avant n’est pas le CB du Dhaulagiri indiqué par le GPS, plus en amont d’un km environ. Nous retrouvons d’ailleurs les débris de l’ancien camp.
Nos amis tchèques préfèrent redescendre au nouveau camp. Nous nous installons à proximité de l’ancien camp à un emplacement qui nous paraît sûr.
Pendant que nous installons notre campement et que je vais chercher de l’eau dans une infractuosité du glacier, le ciel se couvre d’une couche nuageuse fort basse et nous craignons la neige.
La nuit tombe et nous nous sentons bien seuls dans cet environnement devenu lugubre avec les craquements du glacier et les avalanches incessantes. Nous nous calfeutrons dans la petite tente où nous tenons à peine assis pour un diner réconfortant. La neige se met à tomber.
11ème jour : Journée d’acclimatation forcée au CB Dhaulagiri
Il a neigé toute la nuit et cela continue de plus belle au petit matin. La neige s’accumule sur le toit. Les contacts du toit avec le sous-toit provoquent une condensation très désagréable. Nous ne nous pressons pas pour autant pour nous lever car nous savons que nous ne pourrons pas partir et que la journée sera longue.
Il fait rapidement chaud dans la tente, jusque 18°C alors qu’il fait doux dehors : 7°C. La neige tient bon pourtant. Les duvets, mouillés sur leurs couche extérieure avec la condensation de cette nuit, sèchent vite. C’est une excellente nouvelle.
Nous attendons dans la bonne humeur mais non sans appréhension. Les craquements du glacier et le tonnerre des avalanches est quasi continu. Etre totalement seuls dans cet univers minéral et hostile donne le sentiment d’être très petits. C’est bien l’ambiance que nous avons cherché, nous n’allons pas nous plaindre !
Nous profitons d’une accalmie pour partir faire un repérage à l’aide du GPS. Nous découvrons des cairns alignés près du campement. Nous sommes près du chemin ou d’un chemin abandonné depuis peu. Nous progressons vers l’amont en accord avec le GPS sur près d’un km. Nous sommes très probablement sur le bon chemin.
La neige recommence à tomber et nous nous calfeutrons dans la tente. La journée se termine une fois de plus avec des parties interminables de Rummy auxquelles je perds sans discontinuer.
12ème jour : Seconde journée au CB du Dhaulagiri La neige continue de tomber. Tout est maintenant recouvert d’une épaisse couche blanche. Il fait à peine froid dehors: 0°C. L’eau s’est infiltrée dans la tente mais nous arrivons à éponger sans difficulté. Nous ne voulons pas nous risquer sur un chemin incertain, sans visibilité et dans la neige.
La température monte vite jusqu’à 20°C dans la tente. Il fait presque trop chaud.
Le vent se lève par rafales dans l’après-midi et la neige et le grésil redoublent. Nous nous acclimatons bien en tous cas car il n’est plus question de mal de tête même s’il nous est difficile d’accomplir des efforts prolongés.
Nous avons suffisamment de nourriture pour tenir encore 5 jours au moins mais l’ennui se fait sentir au bout de la seconde journée d’attente. Il n’était pas possible de prévoir un aussi mauvais temps en octobre alors que la mousson devrait être terminée depuis près d’un mois.
Dans ces circonstances, nous envisageons l’avenir de la boucle sur le lac Tilicho de moins en moins probable.
13ème jour : du CB du Dhaulagiri jusqu’au camp des Deleval 😉en 9 h Il ne neige plus ce matin mais le brouillard entoure notre campement, nous empêchant de voir les parois montagneuses à proximité.
Nous nous apprêtons à partir quand nous voyons se rapprocher deux silhouettes par l’aval. Ce sont des guides qui explorent la possibilité de partir pour un groupe coincé au camp un km plus bas. Ils nous annoncent que la météo doit s’améliorer dans la journée. Ils ont eu une communication par téléphone satellite. Ca tombe bien car nous avions décidé de partir, de toutes façons, l’attente devenant intenable.
Nous suivons les cairns et le GPS. Nos traces d’avant-hier sont bien-sûr complètement effacées. Nous arrivons au bout de la vallée qui se sépare en deux. Nous ne trouvons plus de cairn et nous cherchons à rejoindre le prochain point GPS en suivant le ruisseau de gauche.
Le groupe, conduit par nos deux guides de ce matin, nous rejoint alors que nous cherchons notre chemin. Ils nous indiquent la direction : il faut progresser sur la crête séparant les deux vallées. Le groupe est composé d’allemands que nous avions rencontrés au camp des Italiens. Ils sont autant surpris que nous de se retrouver dans un endroit aussi abandonné…
C’est toujours sous un ciel bas et gris que nous décidons de nous arrêter. Nous ne pourrons pas dépasser la French pass dans la journée. Autant trouver un endroit sûr pour passer la nuit. Je descends dans la vallée de gauche pour trouver une surface à peu près plane et un peu plus protégée du vent, sans succès. Epuisé et manquant d’air, j’ai beaucoup de mal à remonter. Nous décidons de rester à côté du chemin en retirant et en tassant la neige pour y planter la tente.
Je fonds la neige avec le réchaud pour faire du thé. Nous nous sommes déshydratés aujourd’hui car l’eau n’était disponible que sous forme de neige que nous avons mangée en quantité insuffisante.
Nous sommes installés à 17 :30 et il fait 4°C dans la tente. Nous n’avons pas pu profiter de la vue sur la montagne aujourd’hui mais nous sommes sur le bon chemin et nous gardons toutes nos chances pour une bonne surprise demain. Notre installation à 5100m dans la neige nous aguerrit et c’est une expérience qui nous réjouit.
14ème jour : du camp des Deleval 😉 à Hidden Valley en 4 :20h
On se lève avec le jour et le ciel est limpide ce matin ! Un environnement extraordinaire nous entoure. Il nous éblouit d’autant plus que nous n’avons rien vu la veille. Il fait -11°C dehors et -4°C dans la tente. Le petit déjeuner attendra, nous profitons d’abord et sans retenue du spectacle. Le soleil illumine progressivement les cimes du Dhaulagiri puis ses glaciers. La lumière passe du jaune doré au blanc cru.
Les efforts des jours derniers se justifient d’un coup et les doutes s’évanouissent. Ici, l’imagination est dépassée par la réalité.
Les nuages arrivent vite et j’aperçois au loin, devant nous, le groupe de nos amis allemands en file indienne attaquer la French Pass (5362m). Nous partons vers 9h et nous essayons de marcher sur la neige sans rompre la couche de glace pour éviter d’enfoncer les pieds jusqu’aux chevilles. L’exercice est mal aisé et la montée en pente douce nous fatigue. Lorsque nous arrivons vers 10 :20h le brouillard nous entoure. Un vent glacé nous gifle le visage.
La Hidden Valley porte bien son nom : il nous faut amorcer la descente pour entrevoir un paysage sec et plat, surprenant à cette hauteur. Le vent souffle toujours et nous ne trouvons pas d’emplacement un peu protégé pour bivouaquer. Un petit torrent coule à proximité. Il ne faudra pas faire fondre de neige aujourd’hui pour manger.
Le temps se lève en soirée et nous permet d’apprécier ce lieu magique. Nous imaginons une nuit glaciale en perspective. Il n’en sera rien !
15ème jour : de Hidden Valley à Yak kharka en 8 :30h Nous nous levons trop tard à 6 :20 car le ciel est déjà chargé de nuages bas qui cachent partiellement les hautes montagnes autour de nous. Du Dhaulagiri, nous ne voyons que la cime. Il n’a pas fait assez froid pour libérer le ciel : -5°C à l’extérieur.
Nous partons vers 9h sans nous presser car nous pensons nous arrêter à un camp intermédiaire indiqué sur notre carte. La montée vers Dhampus Pass (5270m) est longue. Le temps se gâche avant 11h. Nous sommes pris dans un brouillard glacé dans un premier temps. La neige se met à tomber par rafales de plus en plus violentes. Les traces du chemin ne tardent pas à complètement s’effacer et nous serions perdus sans le GPS. La lecture en est rendue difficile. Nous rencontrons deux porteurs qui hésitent autant que nous.
Nous ne trouvons pas le camp intermédiaire. Il aurait été très difficile de toutes façons de planter la tente dans de telles conditions. Ce n’est qu’en arrivant face à la vallée de la Kali Gandaki que le temps se lève un peu pour nous faire entrevoir le massif des Annapurna dans un ciel très perturbé.
La vallée la plus profonde du monde s’ouvre devant nous.
Nous arrivons bien fatigués à Yak kharka et nous sommes heureux d’y trouver un sympathique jeune népalais qui nous offre du thé et une soupe aux tomates fraîches mémorable.
Au moins, ce soir, il ne neige pas pour planter la tente.
16ème jour : De Yak kharka à Marpha en 3 :30h
Le vent et la glace d’hier ont scarifié nos visages mal protégés. Nos lèvres ont doublé de volume. C’est le visage boursouflé que nous nous réveillons.
Il a encore une fois plus toute la nuit. De grands coups de vent secouent la tente. Quelques éclaircies nous permettent quand même d’apprécier la présence proche des Annapurna. Le point de vue ici est encore plus exceptionnel que celui de Poon hill plus éloigné et moins élevé.
Le dénivelé d’hier était important (1080m). Le dénivelé d’aujourd’hui le surpasse : 1500m. Le temps s’adoucit avec la descente mais nos pieds souffrent ; j’essaie de progresser en marche arrière pour éviter l’écrasement à répétition de mes orteils. Pendant ces exercices périlleux, Sylvie marche en crabe.
Nous arrivons à Marpha en longeant le grand monastère puis en plongeant dans les ruelles pour nous retrouver dans un monde policé par le tourisme. Le choc est rude. D’autant plus que nos visages brûlent par le manque de protection d’hier. Les pieds et les genoux quant à eux demandent grâce. Cela tombe bien car un grand choix de restaurants s’offre à nos yeux et notre odorat.
C’est dans cette débauche de luxe que s’arrête notre odyssée, au pays de la pomme et sous une pluie fine qui se remet de la partie : le mauvais temps ne nous abandonnera pas comme ça.
Comme il n’y a pas de moyen de transport en début d’après midi pour Beni, il ne nous reste plus qu’à choisir un guest house et entamer des parties de rummiy qui nous donneront la réputation des français aux petits papiers… Petits papiers qui nous ont sauvés de la déprim à 5000m quand la neige et le vent s’acharnait sur notre petite tente.
Retour :
Nous partons le lendemain à 7 :30 en bus pour Beni et ce n’est pas une sinécure. La pluie a ravagé la piste qui ressemble plus à certains endroits à un torrent de boue ou à de grosses mares insondables dans lesquelles il faut jeter de nombreux blocs de pierres pour pouvoir passer.
Nous nous précipitons d’un seul mouvement hors du bus en enjambant toutes sortes de colis et bidons alors le véhicule en pleine accélération patine et glisse dangereusement vers la paroi montagneuse. Nous avons plus de chance qu’une jeep qui s’écrasera 500m plus bas le même jour causant la mort de ses huit occupants.
Nous prenons un taxi à Beni pour Pokhara et c’est un grand soulagement de retrouver notre guest house et ses sympathiques propriétaires.
Enseignements :
Une liste semble incontournable pour éviter d’oublier d’emporter des produits aussi élémentaires que la crème solaire !
La tente ne pèse pas lourd, 1 kg, mais un séjour de plus de 5 jours est pesant pour le moral surtout dans des conditions météo difficiles. Rechercher pour quelques centaines de grammes un volume plus grand pour des treks de durée similaire ou plus long.
Nous avons emporté trop de nourriture car nous rapportons près de 2 kilos. On peut donc affiner la quantité nécessaire à 750g/2personnes.jour. en limitant aussi la spiruline dont l’effet n’a pas été démontré à 20g/j.personne pour une future expérience de plus long terme. Il n’est pas possible de considérer la spiruline comme un aliment du fait de son goût et de sa consistance (paillettes)
La quantité d'essence consommée n'excède pas 350ml pour 7 jours d'autonomie car nous avons rapporté 550ml environ. On peut donc compter 50ml/jour.2personnes avec une sécurité pour les prochains treks.
Les chaussures ont été parfaites concernant le confort et l’étanchéité dans des conditions difficiles (plusieurs jours dans l’eau et la boue puis la neige). La grande descente de Dampus pass à Marpha a laissé nos orteils en mauvais état. Le handicap aurait été important pour continuer vers le lac Tilicho avec sa montée et surtout sa descente abrupte de 5200 à 2700 m. Des sandales de marche ouvertes pourraient être une solution ?
La montée vers le lac Tilicho a été annulée. Ce sera l’occasion d’une nouvelle aventure, probablement par le trajet inverse et en couplant le trek à d’autres passages hors des sentiers battus car le chemin longeant la route de Marpha à Tatopani a bien changé depuis 2001. Faire la course avec ou cotoyer les véhicules à moteur de toutes sortes n’est vraiment engageant...
Le trek du tour du Dhaulagiri est en train de se métamorphoser : il est fort probable que des refuges seront installés tout au long du parcours d’ici peu pendant la haute saison de septembre à novembre. La seule rupture actuellement se situe dans Hidden Valley. L’offre est très limitée sur Camps des Italiens, Camps des Japonais, CB du Dhaulagiri et Yak Kharka mais elle existe. Les marges possibles sur les repas sont très importantes et le marché existe. L’esprit s’en trouvera modifié mais il restera encore une bonne marge pour sentir le vent de l’aventure.
Nous sommes prêts pour affronter des périodes plus longues d’autonomie (jusque 10j). En attendant, nous reviendrons sur le trek du Makalu en mai 2014 pour une visite à nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda et l'East pass pour chatouiller les 6000m.
Annexe : points GPS notés sur GE à partir du tracé effectué
Dharapani 28°27'10.46"N 83°22'32.49"E 28°27'13.84"N 83°22'25.59"E 28°27'18.61"N 83°22'20.13"E 28°27'31.30"N 83°22'12.13"E 28°28'10.04"N 83°21'34.87"E 28°29'11.93"N 83°20'43.39"E 28°29'50.02"N83°20'21.43"E pont 28°30'19.36"N 83°19'55.53"E douche à la chute d'eau 28°30'21.05"N 83°19'55.47"E 28°30'19.78"N 83°20'34.35"E 28°30'32.46"N 83°20'53.83"E Muri 28°30'58.27"N 83°20'41.22"E après ce pt erreur 28°31'0.27"N 83°20'41.97"E reprise bon trajet 28°31'43.09"N 83°21'10.50"E 28°31'23.93"N 83°21'27.94"E 28°31'17.34"N 83°21'39.39"E Naura 28°32'9.06"N 83°21'59.03"E 28°32'46.37"N 83°22'8.91"E 28°33'3.78"N 83°22'38.30"E Bhogara 28°33'52.14"N 83°22'45.56"E 28°34'5.83"N 83°23'3.40"E 28°34'17.79"N 83°23'0.74"E 28°34'32.90"N 83°23'7.50"E 28°35'17.13"N 83°23'5.08"E Dobang 28°36'10.15"N 83°23'14.98"E 28°36'55.59"N 83°23'27.06"E pt arrêt long 28°37'43.82"N83°23'33.42"E 28°38'9.61"N 83°24'0.73"E 28°38'48.55"N 83°24'17.39"E passage à gué 28°39'4.95"N 83°24'34.35"E Chauribang 28°39'20.35"N 83°24'30.80"E 28°39'47.99"N 83°24'58.30"E 28°40'31.48"N 83°25'40.21"E camp des italiens 28°41'30.34"N 83°26'13.92"E 28°41'50.41"N 83°26'24.15"E 28°42'30.42"N 83°26'16.49"E 28°44'2.85"N 83°26'49.13"E camp des japonais 28°44'22.87"N 83°27'15.03"E 28°44'23.98"N 83°27'44.49"E 28°44'47.98"N 83°28'17.13"E 28°44'52.47"N 83°28'41.76"E 368 28°44'53.14"N 83°29'0.97"E 369 28°44'53.20"N 83°29'15.04"E 28°44'49.94"N 83°29'45.94"E 28°44'51.69"N 83°30'4.13"E 28°44'50.14"N 83°30'12.13"E mauvais côté apparemment 28°44'47.48"N83°30'17.98"E 28°44'47.60"N 83°30'21.04"E 28°44'50.24"N 83°30'22.22"E 28°44'53.19"N 83°30'26.47"E prox ancien cb Dhaulagiri 28°44'57.02"N 83°30'29.49"E 28°45'4.14"N 83°30'35.92"E 28°45'12.67"N 83°30'43.05"E 28°45'19.59"N 83°30'47.76"E 28°45'27.22"N 83°30'53.37"E probable écart/ chemin 28°45'32.86"N 83°30'52.05"E 28°45'36.09"N 83°30'55.16"E vers la crête 28°45'40.01"N 83°30'55.87"E sur la crête 28°45'42.17"N 83°30'55.33"E Camp des Deleval 28°46'7.48"N 83°31'23.74"E 28°46'24.59"N 83°31'41.10"E 28°46'38.24"N 83°31'47.40"E French pass 28°46'55.45"N 83°31'52.29"E 28°47'0.30"N 83°31'59.41"E 28°47'21.19"N 83°32'34.56"E Hidden valley 28°47'44.89"N 83°33'14.39"E 28°47'51.90"N 83°33'27.64"E 28°47'51.76"N 83°33'34.53"E 28°47'46.73"N 83°33'49.46"E 28°47'46.25"N 83°34'7.96"E 373 28°47'48.70"N 83°34'32.94"E Dhampus pass 28°47'46.26"N 83°34'47.55"E 28°47'29.99"N 83°35'12.19"E 28°46'50.80"N 83°35'43.79"E 28°46'56.19"N 83°36'0.12"E 28°46'23.05"N 83°36'56.37"E 28°46'15.47"N 83°37'34.33"E 28°45'57.13"N 83°37'59.37"E 28°45'26.46"N 83°38'38.46"E Yak Kharka probable 28°45'20.60"N 83°39'3.43"E 28°45'39.24"N 83°39'33.99"E 28°45'27.36"N 83°40'1.43"E 28°45'11.14"N 83°40'10.23"E 28°45'8.10"N 83°40'33.30"E 28°45'4.12"N 83°40'51.58"E Marpha 28°45'11.08"N 83°41'11.70"E
Bonsoir,
Est ce que quelqu'un pourrait me dire quelles sont les formalités pour obtenir un permis pour le kanchenjunga?
Est ce que quelqu'un l'a fait sans agence et sans guide?
Est ce qu'il y a des lodges sur tout l'ensemble de la region?
merci
Bonjour,
Nous sommes une famille Bretonne en voyage autour du monde avec trois enfants (6, 9 et 12 ans) Pour plus d'infos sur notre voyage (et pour les photos), n'hésitez pas à consulter notre blog :
5bzh-a-l-aventure.com
Nous tenons à vous commenter notre expérience au Nepal.
Malgré les avis défavorables ou parfois simplement prudents des différents guides touristiques nous avons décidé de nous lancer dans une aventure authentique avec Sonam Tamang et son agence (Lien supprimé par l'administration de VoyageForum), qui est en fait une association de Guides indépendants qui œuvre pour un tourisme éthique, solidaire, durable et responsable. Il est guide francophone et nous allons partager la vie de sa famille pendant un mois (avec sa femme Jyamba et ses deux garçons Summit et David). Sonam est originaire de la vallée du Langtang, du petit village de Thulosyafru, situé à 130kms au nord de Katmandou, dans le Parc National de Langtang. Une région montagneuse, difficile d’accès, qui se caractérise par sa ruralité et sa pauvreté. Il connaît les lieux et surtout les habitants comme sa poche. Le trek est constitué de deux étapes principales :
Trek du Tamang Héritage et Parc National de Langtang.
Tamang Héritage : Le trek du Tamang Héritage où nous avons cumulés les montées et les descentes en passant de vallées - en sommets et vice versa (nous sommes partis de 1450 m pour passer par un point culminant de 3200 m) tout ceci nous a pris 4 jours où nous avons cumulé environ 3300 mètres positifs. Pendant cette première partie nous avons traversé des paysages magnifiques, des villages authentiques aux portes du Tibet ... et avons été confronté à la réalité et la difficulté de vivre au Népal dans ces régions rurales et reculées ... Après cette expérience, je ne pense pas que les enfants regarderont leurs chambres en France de la même manière...
Parc National du LangtangNous avons contourné le LANGTANG LIRUNG (7227 mètres) ous avons continué notre parcours. Notre objectif de ce trek était de prendre un bon bol d'air, de dormir à 3800mètres et de tenter l'ascension de KYANJIN RI à 4400 mètres.
Les gars ont été tellement volontaires et courageux que nous avons continué notre chemin en s'attaquant au KYANJIN RI 2 à 4773 mètres. Nous sommes encore une fois très fiers de nos petits BZH ! Tout ceci n'aurait pas été possible sans Sonan et son équipe qui nous ont tous mis dans des conditions optimum pour réussir ce trek. Merci à eux. Nous souhaitons aussi vous confirmer que le parc national du Langtang est de nouveau accessible sans problème majeur. Les touristes commencent à revenir un peu dans cette région. Mais sincèrement nous avons souvent eu l'impression d être seuls au monde. Cette région a besoin des touristes et de trekkers pour retrouver une vie plus confortable. N hésitez pas à tenter l'expérience.
Les 5 BZH
Nous sommes une famille Bretonne en voyage autour du monde avec trois enfants (6, 9 et 12 ans) Pour plus d'infos sur notre voyage (et pour les photos), n'hésitez pas à consulter notre blog :
5bzh-a-l-aventure.com
Nous tenons à vous commenter notre expérience au Nepal.
Malgré les avis défavorables ou parfois simplement prudents des différents guides touristiques nous avons décidé de nous lancer dans une aventure authentique avec Sonam Tamang et son agence (Lien supprimé par l'administration de VoyageForum), qui est en fait une association de Guides indépendants qui œuvre pour un tourisme éthique, solidaire, durable et responsable. Il est guide francophone et nous allons partager la vie de sa famille pendant un mois (avec sa femme Jyamba et ses deux garçons Summit et David). Sonam est originaire de la vallée du Langtang, du petit village de Thulosyafru, situé à 130kms au nord de Katmandou, dans le Parc National de Langtang. Une région montagneuse, difficile d’accès, qui se caractérise par sa ruralité et sa pauvreté. Il connaît les lieux et surtout les habitants comme sa poche. Le trek est constitué de deux étapes principales :
Trek du Tamang Héritage et Parc National de Langtang.
Tamang Héritage : Le trek du Tamang Héritage où nous avons cumulés les montées et les descentes en passant de vallées - en sommets et vice versa (nous sommes partis de 1450 m pour passer par un point culminant de 3200 m) tout ceci nous a pris 4 jours où nous avons cumulé environ 3300 mètres positifs. Pendant cette première partie nous avons traversé des paysages magnifiques, des villages authentiques aux portes du Tibet ... et avons été confronté à la réalité et la difficulté de vivre au Népal dans ces régions rurales et reculées ... Après cette expérience, je ne pense pas que les enfants regarderont leurs chambres en France de la même manière...
Parc National du LangtangNous avons contourné le LANGTANG LIRUNG (7227 mètres) ous avons continué notre parcours. Notre objectif de ce trek était de prendre un bon bol d'air, de dormir à 3800mètres et de tenter l'ascension de KYANJIN RI à 4400 mètres.
Les gars ont été tellement volontaires et courageux que nous avons continué notre chemin en s'attaquant au KYANJIN RI 2 à 4773 mètres. Nous sommes encore une fois très fiers de nos petits BZH ! Tout ceci n'aurait pas été possible sans Sonan et son équipe qui nous ont tous mis dans des conditions optimum pour réussir ce trek. Merci à eux. Nous souhaitons aussi vous confirmer que le parc national du Langtang est de nouveau accessible sans problème majeur. Les touristes commencent à revenir un peu dans cette région. Mais sincèrement nous avons souvent eu l'impression d être seuls au monde. Cette région a besoin des touristes et de trekkers pour retrouver une vie plus confortable. N hésitez pas à tenter l'expérience.
Les 5 BZH
Bonjour.
Comme beaucoup nous partons faire un séjour au Népal du 1 au 20 janvier 2013 ou du 6 au 27 janvier 2013 et faire un trek puis visiter si nous avons le temps, quelques villes, après avoir parcouru le plus de pages possible sur VF (merci à vous tous), je désire faire un trek classique pour cette fois...
J`ai établi ce parcours sur 13 jours de marche, mais je garde 2 jours supplémentaires au cas-où nous désirons stopper pour profiter de l`instant.
Rien n` est figé, nous pouvons changer en cours de route pour X raison.
1) Langtang. transfert KMT - Syabru Besi en bus 😕
1 Syabru Besi - Lama Hotel 2 Lama Hotel - Langtang 3 (et 4) Langtang - Kyanjin Gompa (ou en moins sport :J1 Lama Hotel - Ghora Tabela / +J2 Langtang- Kyanjin Gompa ..) 5 Tserko Ri 6 Kyanjing Ri - Kyanjing Gompa - Ghora Tabela 7 Ghora Tabela - Bamboo lodge 8 Bamboo lodge - Cholang Pati 9 Cholang Pati - Gosainkund 10 Gosainkund - Laurebina - Ghopte 11 Ghopte - Kutumsang 12 Kutumsang -Chisapani 13 Chisapani - Chipling -Sundanrijal.. puis bus pour KTM
ou
2) ABC
Aller: (KTM - Pokhara en avion puis en bus jusqu` a Nayapul) Nayapul-Tickhedhungga Tickhedhungga-Ghorepani Ghorepani – Tadapani Tadapani- Chhomrong Chhomrong - Dobang – Deurali Deurali - Camp de base de Machhapuchhare - Camp de base l'Annapurna
Retour: Camp de base l'Annapurna - Camp de base de Machhapuchhare Dobang Dobang - Chhomrong Chhomrong – Gangdruk Gangdruk - Landruk Landruk - Dhampus Dhampus - Phedi (retour sur Pokhara en bus puis avion pour KTM)
Pensez –vous cela correct comme programme ? Avez des suggestions, des critiques..etc et combien faut-il de temps pour obtenir le TIMS ?
Je remercie d`avance vos points de vue.
Rien n` est figé, nous pouvons changer en cours de route pour X raison.
1) Langtang. transfert KMT - Syabru Besi en bus 😕
1 Syabru Besi - Lama Hotel 2 Lama Hotel - Langtang 3 (et 4) Langtang - Kyanjin Gompa (ou en moins sport :J1 Lama Hotel - Ghora Tabela / +J2 Langtang- Kyanjin Gompa ..) 5 Tserko Ri 6 Kyanjing Ri - Kyanjing Gompa - Ghora Tabela 7 Ghora Tabela - Bamboo lodge 8 Bamboo lodge - Cholang Pati 9 Cholang Pati - Gosainkund 10 Gosainkund - Laurebina - Ghopte 11 Ghopte - Kutumsang 12 Kutumsang -Chisapani 13 Chisapani - Chipling -Sundanrijal.. puis bus pour KTM
ou
2) ABC
Aller: (KTM - Pokhara en avion puis en bus jusqu` a Nayapul) Nayapul-Tickhedhungga Tickhedhungga-Ghorepani Ghorepani – Tadapani Tadapani- Chhomrong Chhomrong - Dobang – Deurali Deurali - Camp de base de Machhapuchhare - Camp de base l'Annapurna
Retour: Camp de base l'Annapurna - Camp de base de Machhapuchhare Dobang Dobang - Chhomrong Chhomrong – Gangdruk Gangdruk - Landruk Landruk - Dhampus Dhampus - Phedi (retour sur Pokhara en bus puis avion pour KTM)
Pensez –vous cela correct comme programme ? Avez des suggestions, des critiques..etc et combien faut-il de temps pour obtenir le TIMS ?
Je remercie d`avance vos points de vue.
bonjour amis voyageurs, je vient éclairer ma lanterne ici car trouvant peu d'information sur le sujet en parcourant la toile. Je m'adresse a ceux d'entre vous qui sont deja aller sur les lieux.
Nous sommes 4 amis, 27/28ans plutot sportif, qui envisageons un petit trek au nepal en octobre. n'ayant que 7 jours de marches disponibles, notre choix s'oriente vers la region des annapuranas. Nous pensions faire l'ABC en 4 jours de montée et 3 de descentes. est ce un peu trop prétentieux ou cela est'il réalisable??
J1: Naya pul => ghandruk j2: ghandruk => chomrong j3: chomrong => himalaya hotel (ou deurali si la force est avec nous) j4: himalaya hotel => ABC
j5: ABC => bamboo j6: Bamboo => landruk j7: Landruk => pedhi
Mi octobre les lodges sont'ils libres?? car on envisage de faire ce trek en independant sans guide ni porteur.
Au debut on avai penser a faire un tour dans le bas du grand trek (ghorepani, poon hill...) mais on préférerait si possible s'immerger un minimum de haute montagne, d'ou le choix du ABC. Certains blogs montrent que ce trajet en 7 jours est faisable. Qu'en pensez vous, le MAM ne va pas etre trop rude sur la journée himalaya ABC??
voici un lien qui raconte ce trek en 7 jours.
http://www.i-trekkings.net/dossiers/dossiers.php?val=735_sanctuaire+des+annapurnas
merci de vos reponses :)
julien/mickael/francois et florian
Nous sommes 4 amis, 27/28ans plutot sportif, qui envisageons un petit trek au nepal en octobre. n'ayant que 7 jours de marches disponibles, notre choix s'oriente vers la region des annapuranas. Nous pensions faire l'ABC en 4 jours de montée et 3 de descentes. est ce un peu trop prétentieux ou cela est'il réalisable??
J1: Naya pul => ghandruk j2: ghandruk => chomrong j3: chomrong => himalaya hotel (ou deurali si la force est avec nous) j4: himalaya hotel => ABC
j5: ABC => bamboo j6: Bamboo => landruk j7: Landruk => pedhi
Mi octobre les lodges sont'ils libres?? car on envisage de faire ce trek en independant sans guide ni porteur.
Au debut on avai penser a faire un tour dans le bas du grand trek (ghorepani, poon hill...) mais on préférerait si possible s'immerger un minimum de haute montagne, d'ou le choix du ABC. Certains blogs montrent que ce trajet en 7 jours est faisable. Qu'en pensez vous, le MAM ne va pas etre trop rude sur la journée himalaya ABC??
voici un lien qui raconte ce trek en 7 jours.
http://www.i-trekkings.net/dossiers/dossiers.php?val=735_sanctuaire+des+annapurnas
merci de vos reponses :)
julien/mickael/francois et florian
bonjour a tout le monde,
je dois partir au mois d'octobre faire un trek au Népal, au départ je pensais faire la vallée du Rolwaling avec passage du col et pourquoi pas le Pachermo retour par Lukla...
maintenant s'offre une nouvelle option celle des 3 cols (Renjo, Cho La, Kong La ) ..
mais pas le temps de faire les deux ...
donc si une personne connait ces coin là merci par avance de me donner leur avis sur ces deux trek qui assez similaires ..;
Fred
Fred
Bonjour,
Je me rends au Népal en Décembre. J'ai lu que les conditions météo n'étaient pas forcément exceptionnelles pour un trek. Quelqu'un y est-il déjà allé à cette période? Qu'avez-vous pu y faire? Comment s'habiller? Quel type de duvet prendre?
Merci beaucoup !
Elodie
Je me rends au Népal en Décembre. J'ai lu que les conditions météo n'étaient pas forcément exceptionnelles pour un trek. Quelqu'un y est-il déjà allé à cette période? Qu'avez-vous pu y faire? Comment s'habiller? Quel type de duvet prendre?
Merci beaucoup !
Elodie
Bonjour,
Je souhaite faire un trek en solitaire (ni porteur ni guide) au Népal en mars-avril 2012. Il m'est impossible de partir plus de 2 semaines à cause de mon travail. Disons qu'en comptant les jours de transport + les jours de marge pour faire face aux éventuels aléas, il me faudrait un trek qui ne dure pas plus de 7 jours.
J'ai pensé au Tamang Heritage trail pour la plus faible fréquentation touristique que les Annapurnas et pour la courte durée du trail. Mais je me demande si les paysages valent vraiment le coût sachant que je ne ferais rien d'autre au Népal. Je n'aurais pas le temps de le cumuler avec le trek de la vallée du Latang. Vaut-il mieux d'après vous faire le Latang ou le Tamang Heritage ?
Par ailleurs, je me demandais si le sanctuaire des Annapurnas était réalisable en 7 jours sans que cela ne soit un calvaire non plus (je marche plutôt vite et j'ai finis mes autres treks toujours plus tôt que le temps habituel moyen).
Je me suis également intéressé au Balcon des Annapurnas. Ce trek est-il aussi beau que celui du sanctuaire ?
Note : je n'emmène pas de tente, je compte dormir en lodge.
Merci par avance pour vos réponses.
Je souhaite faire un trek en solitaire (ni porteur ni guide) au Népal en mars-avril 2012. Il m'est impossible de partir plus de 2 semaines à cause de mon travail. Disons qu'en comptant les jours de transport + les jours de marge pour faire face aux éventuels aléas, il me faudrait un trek qui ne dure pas plus de 7 jours.
J'ai pensé au Tamang Heritage trail pour la plus faible fréquentation touristique que les Annapurnas et pour la courte durée du trail. Mais je me demande si les paysages valent vraiment le coût sachant que je ne ferais rien d'autre au Népal. Je n'aurais pas le temps de le cumuler avec le trek de la vallée du Latang. Vaut-il mieux d'après vous faire le Latang ou le Tamang Heritage ?
Par ailleurs, je me demandais si le sanctuaire des Annapurnas était réalisable en 7 jours sans que cela ne soit un calvaire non plus (je marche plutôt vite et j'ai finis mes autres treks toujours plus tôt que le temps habituel moyen).
Je me suis également intéressé au Balcon des Annapurnas. Ce trek est-il aussi beau que celui du sanctuaire ?
Note : je n'emmène pas de tente, je compte dormir en lodge.
Merci par avance pour vos réponses.
Bonjour à tous!
Je pars seule au Népal dans quelques jours. J'ai préparé ce voyage avec un livre anglophone (pour ne pas citer de nom!) et grâce à ce forum. Mais je peine à trouver des infos récentes quant au trek pendant la mousson. Est ce possible ou pas envisageable (pluies, inondations, brouillard...) et sachant que je suis seule (j'aimerais le faire en autonomie si possible)? J'avais vu le Mustang et Dolpo mais je crois que c'est très cher. Existe il des trek ou ballades de quelques jours un peu plus épargnés par la mousson ? J'ai aussi regardé sur ce blog (au top au passage!) http://www.martinpierre.fr/pages/treks-en-asie.html mais je suis un peu perdue avec la quantité de parcours faisables... Manaslu ? Phu ? Lamjung ? Quelqu'un est il au Népal en ce moment? Comment sont les pluies? Le temps est il dégagé?
Un grand merci pour vos conseils!
Elodie
Je pars seule au Népal dans quelques jours. J'ai préparé ce voyage avec un livre anglophone (pour ne pas citer de nom!) et grâce à ce forum. Mais je peine à trouver des infos récentes quant au trek pendant la mousson. Est ce possible ou pas envisageable (pluies, inondations, brouillard...) et sachant que je suis seule (j'aimerais le faire en autonomie si possible)? J'avais vu le Mustang et Dolpo mais je crois que c'est très cher. Existe il des trek ou ballades de quelques jours un peu plus épargnés par la mousson ? J'ai aussi regardé sur ce blog (au top au passage!) http://www.martinpierre.fr/pages/treks-en-asie.html mais je suis un peu perdue avec la quantité de parcours faisables... Manaslu ? Phu ? Lamjung ? Quelqu'un est il au Népal en ce moment? Comment sont les pluies? Le temps est il dégagé?
Un grand merci pour vos conseils!
Elodie
Bonjour à toutes et à tous,
Je retourne au Népal faire le trek des 3 cols avec l’ascension du Lobuche peak et un A/R au Kalapatar face à l’Everest. On me propose de faire la veille du Kalapatar, la boucle Lobuche village/1er Camp de base de l’Everest retour à Gorakshep. Je me demande quel intérêt il y a à aller au BC 1 de l’Everest pour quoi voir ? pour quoi faire ? J’ai un peu regardé sur la toile et si j’en crois la programmation de tous les Tours Operators il y a pas mal de monde qui monte là-haut donc je me pose les questions et espère que vous m’éclairerez… De vous lire Le Belu
Je retourne au Népal faire le trek des 3 cols avec l’ascension du Lobuche peak et un A/R au Kalapatar face à l’Everest. On me propose de faire la veille du Kalapatar, la boucle Lobuche village/1er Camp de base de l’Everest retour à Gorakshep. Je me demande quel intérêt il y a à aller au BC 1 de l’Everest pour quoi voir ? pour quoi faire ? J’ai un peu regardé sur la toile et si j’en crois la programmation de tous les Tours Operators il y a pas mal de monde qui monte là-haut donc je me pose les questions et espère que vous m’éclairerez… De vous lire Le Belu
Bonjour à tous!
Ayant un projet de voyage au Népal pour fin septembre (on partirai 1 mois et demi), j'aurais voulu avoir quelques recommandations sur les différents trek possibles sans guide mais avec possibilité de logement. je sais qu'il y a le tour des Annapurnas et le Everest BC mais si vous en connaissez d'autres qui soient moins fréquentés et qui vaillent le coup (même si tout doit être magnifique)... On part à deux et nous sommes de bons marcheurs. On a lu quelques articles sur les différents endroits où aller mais c'est difficile de faire un choix car pas non plus trop d'info... je vous remercie d'avance pour vos bons conseils! A très bientôt j'espère!
Ayant un projet de voyage au Népal pour fin septembre (on partirai 1 mois et demi), j'aurais voulu avoir quelques recommandations sur les différents trek possibles sans guide mais avec possibilité de logement. je sais qu'il y a le tour des Annapurnas et le Everest BC mais si vous en connaissez d'autres qui soient moins fréquentés et qui vaillent le coup (même si tout doit être magnifique)... On part à deux et nous sommes de bons marcheurs. On a lu quelques articles sur les différents endroits où aller mais c'est difficile de faire un choix car pas non plus trop d'info... je vous remercie d'avance pour vos bons conseils! A très bientôt j'espère!
Bonjour,
Je pars au Népal au mois de Novembre prochain et nous prévoyons de faire un trek sur la quasi totalité de notre séjour (un mois). Je m'interroge de nouveau sur quel parcours choisir.
Après avoir lu de nombreux blogs et discussions je m'étais fixée sur le tour des Annapurnas avec un détour au lac Tilicho sans guide ni porteur pour la diversité des paysages. Seulement plus je lis d'informations et plus ça me fait peur : nombre de touriste mais surtout route et véhicules sur la plupart du chemin. Je cherche des renseignements pour adapter ce trek de façon a m'éloigner le plus possible de la foule et des routes en passant le plus de temps possible vers la partie Manang/Lac Ticicho qui a l'air grandiose.
Nous réfléchissons aussi à la possibilité de faire un autre trek notamment le tour du Manaslu que l'on enchaînerait avec le tour de l'Annapurna version courte (et notre détour au lac Tilicho). Nous ne souhaitons pas prendre de porteurs, est-il possible de réaliser ce trek uniquement avec un guide? Pour des questions de budget, savez-vous s'il est possible d'engager un guide uniquement sur la partie qui le nécessite (tour du Manaslu)? Avez-vous des agences à me conseiller avec des idées de tarif pour un tel trek?
Je souhaiterai aussi avoir la confirmation que tout ceci peut se faire en lodge.
Merci beaucoup Laura
Je pars au Népal au mois de Novembre prochain et nous prévoyons de faire un trek sur la quasi totalité de notre séjour (un mois). Je m'interroge de nouveau sur quel parcours choisir.
Après avoir lu de nombreux blogs et discussions je m'étais fixée sur le tour des Annapurnas avec un détour au lac Tilicho sans guide ni porteur pour la diversité des paysages. Seulement plus je lis d'informations et plus ça me fait peur : nombre de touriste mais surtout route et véhicules sur la plupart du chemin. Je cherche des renseignements pour adapter ce trek de façon a m'éloigner le plus possible de la foule et des routes en passant le plus de temps possible vers la partie Manang/Lac Ticicho qui a l'air grandiose.
Nous réfléchissons aussi à la possibilité de faire un autre trek notamment le tour du Manaslu que l'on enchaînerait avec le tour de l'Annapurna version courte (et notre détour au lac Tilicho). Nous ne souhaitons pas prendre de porteurs, est-il possible de réaliser ce trek uniquement avec un guide? Pour des questions de budget, savez-vous s'il est possible d'engager un guide uniquement sur la partie qui le nécessite (tour du Manaslu)? Avez-vous des agences à me conseiller avec des idées de tarif pour un tel trek?
Je souhaiterai aussi avoir la confirmation que tout ceci peut se faire en lodge.
Merci beaucoup Laura
Bonjour à tous,
Je serai dans quelques jours au Népal (Juin) et combine plusieurs treks de moyennes et hautes altitudes.
Je recherche des informations sur le trek de Jomsom par l'interieur des terres. Autrement dit, sans passer par la route qui longue la piste.
Si vous avez des cartes ou les etapes de ce petit trek, je suis preneur.
Merci d'avance à tous pour votre aide,
Bonne journée,
David.
Je serai dans quelques jours au Népal (Juin) et combine plusieurs treks de moyennes et hautes altitudes.
Je recherche des informations sur le trek de Jomsom par l'interieur des terres. Autrement dit, sans passer par la route qui longue la piste.
Si vous avez des cartes ou les etapes de ce petit trek, je suis preneur.
Merci d'avance à tous pour votre aide,
Bonne journée,
David.
bonjour tout le monde !
j'aimerai faire le trek du camp de base de l'Everest en novembre 2016. Combien de jours faut-il pour faire ce trek svp ? Je ne sais pas encore si j'y vais seul ou avec un ami, mais est ce que qqn connaiterait une bonne agence pour un guide svp ?
merci !!
j'aimerai faire le trek du camp de base de l'Everest en novembre 2016. Combien de jours faut-il pour faire ce trek svp ? Je ne sais pas encore si j'y vais seul ou avec un ami, mais est ce que qqn connaiterait une bonne agence pour un guide svp ?
merci !!
Bonjour,
Je suis en train de me renseigner sur le trek du Sanctuaire des Annapurnas, et selon les agences il y a 2 itinéraires faisables : soit par Ghorepani et PoonHill, puis Tadapani et Chomrong et Deurali. Soit par Kande, Landruck, Jhinu Danda et Bamboo. Pourquoi il y a plusieurs itinéraires ? Quelqu'un aurait-il des recommandations ?
Merci d'avance,
Céline
Bonjour,
Je suis en train de finaliser mon parcours pour le trek de l'Everest Base Camp (nous avons 18 jours de trek prévus entre mi novembre et début décembre) et je me tate entre un départ de Jiri ou alors de Dhap/Changesthan avec le trek du Pikey Peak sur 3 jours jusqu'à Junbesi avant la montée à l'Everest Base Camp. Voici ce que je comprends: - Départ de Jiri permet une très bonne acclimatation, mais serait de moins en moins authentique et serait pollué par les avions de Lukla? - Départ avec le Pikey Peak fantastique au niveau des vues, mais j'ai peur que l'acclimatation ne soit pas progressive, avec des nuits assez basses en altitude, qui nous ne prépareraient donc pas à la suite du trek. Les étapes sont aussi plus sportives ... ce qui n'est pas forcément un problème pour nous, mais c'est davantage au niveau de l'acclimatation que cela me fait peur. Aussi j'ai l'impression que les lodges se font très rares sur cette route, donc serait-ce un risque pour les déjeuners et nuits (nous y serions vers le 20 novembre)?
Au niveau de l'accès en bus d'un côté ou de l'autre, cela me parait tout aussi pratique, mais d'autres avis sont les bienvenus!
Merci d'avance pour votre partage d'expérience!
Delphine
Je suis en train de finaliser mon parcours pour le trek de l'Everest Base Camp (nous avons 18 jours de trek prévus entre mi novembre et début décembre) et je me tate entre un départ de Jiri ou alors de Dhap/Changesthan avec le trek du Pikey Peak sur 3 jours jusqu'à Junbesi avant la montée à l'Everest Base Camp. Voici ce que je comprends: - Départ de Jiri permet une très bonne acclimatation, mais serait de moins en moins authentique et serait pollué par les avions de Lukla? - Départ avec le Pikey Peak fantastique au niveau des vues, mais j'ai peur que l'acclimatation ne soit pas progressive, avec des nuits assez basses en altitude, qui nous ne prépareraient donc pas à la suite du trek. Les étapes sont aussi plus sportives ... ce qui n'est pas forcément un problème pour nous, mais c'est davantage au niveau de l'acclimatation que cela me fait peur. Aussi j'ai l'impression que les lodges se font très rares sur cette route, donc serait-ce un risque pour les déjeuners et nuits (nous y serions vers le 20 novembre)?
Au niveau de l'accès en bus d'un côté ou de l'autre, cela me parait tout aussi pratique, mais d'autres avis sont les bienvenus!
Merci d'avance pour votre partage d'expérience!
Delphine
Je suis occupé à monter un trek qui commencerait du Pikey Peak pour se terminer à Charikot. Ca c'est pour la présentation, mais ma question est plus centrée sur le trajet Kharikhola, Tangnag, Kongme Dingma et l'Amphu Labsta BC pour sortir à Chhukhung.
Ce qui me pose problème, c'est de savoir si ce tracé était faisable en 2018, surtout la dernière partie de l'Amphu Labsta BC à Chhukhung ?
Le reste du circuit ne me pose pas trop de souci.
Merci à vous.
Amicalement
Serge
Bonjour à tous,
Je rêve d'approcher l'Everest (comme beaucoup ici) mais je ne suis pas un randonneur émérite et ne prétends pas monter jusqu'au fameux camp de base.
Quels sont les autres itinéraires et points de vue que vous pouvez conseiller à quelqu'un de 59 ans capable de marcher 4 ou 5 heures par jours avec des dénivelés de 600 mètres par jour environ (en + et en -). Expérience de randonnées faciles entre 4000 et 4900 mètres en Amérique du Sud sans trop de problèmes.
Je précise que je compte me rendre au Népal en Mars ou Avril et que je ne suis pas vraiment pris par le temps.(15j à 1 mois si nécessaire). Outre l'approche des grands sommets, la rencontre, si possible authentique, avec les locaux, leur mode de vie, de logement, leur culture m'intéresse beaucoup.
Merci d'avance pour vos réponses.
Je rêve d'approcher l'Everest (comme beaucoup ici) mais je ne suis pas un randonneur émérite et ne prétends pas monter jusqu'au fameux camp de base.
Quels sont les autres itinéraires et points de vue que vous pouvez conseiller à quelqu'un de 59 ans capable de marcher 4 ou 5 heures par jours avec des dénivelés de 600 mètres par jour environ (en + et en -). Expérience de randonnées faciles entre 4000 et 4900 mètres en Amérique du Sud sans trop de problèmes.
Je précise que je compte me rendre au Népal en Mars ou Avril et que je ne suis pas vraiment pris par le temps.(15j à 1 mois si nécessaire). Outre l'approche des grands sommets, la rencontre, si possible authentique, avec les locaux, leur mode de vie, de logement, leur culture m'intéresse beaucoup.
Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour ,
nous sommes 6 personnes a partir au Népal la semaine prochaine pour faire le trek du Rolwaling + Pachermo .
par rapport au problème de pénurie de carburant que rencontre le Népal ces jours ci , j'ai téléphoné a l'Ambassade du Népal a Paris , les vols internationaux poses pas de problème , mais les vols intérieurs sont bloqués .
si le départ en bus prévu de Kathmandu pour Gongar Khola doit pouvoir se réalisé , je me pose des questions pour le retour Lukla / Kathmandu .
MA QUESTION ; combien de jours de trek ( marche a pieds ) de Lukla a Jiri .
merci pour vos réponse ...
Sportivement ......
Guy.....
Bonjour, je pars faire la vallee du Mustang dans 10 jours, sans guide, auriez vous une agence a me recomander pour obtenir un permis ?
Merci!
Bonjour, depuis quelques temps je rassemble des informations sur un trek début décembre pour l'EBC / Kala Pattar.
Même si dans l'ensemble je pense avoir trouvé réponse à mes questions, il m'en reste quelques une et je ne trouve rien sur la toile.
Des petits détails qui je pense seulement des personnes ayant trekker en cette période serait susceptible d'y répondre. Ou alors une personne avec de grande connaissance.
Merci d'avance si tu pense pouvoir m'aider.
À bientôt
Nicolas
Bonjour,
Nous aimerions profiter des deux dernières semaines du mois d'octobre pour faire un trek au Népal (deux adultes et un ado de 16 ans)
Mon ami a eu connaissance d'une vallée ou l'on pouvait randonnée tout en ayant comme horizon Lhoste, l'Everest, Makalu et Cho Oyu... mais je n'arrive pas à trouver l'itinéraire correspondant.
Connaissez-vous ce parcours ? si oui est-il possible de le planifier facilement ? est-il possible de le faire en seulement deux semaines (voire un peu moins comptant les trajets...) ?. Nous ne sommes pas très expérimentés sur d'important dénivelés mais sommes de très bons marcheurs...
Si toutefois ce parcours n'est pas concevable, nous ne sommes pas bloqués et pouvons envisager un autre trek avec pour toile de fond de belles montagnes de l'himalaya...!
Au plaisir de vous lire - A bientôt
Nadette
Salut tout le monde,
Je prépare mon premier voyage backpacker, et j'aimerais trouver la chaussure parfaite qui comblerait mes besoins à la fois pour le Népal au mois de Février (je compte faire un trek de 9 jours jusqu'au base camp de l'Annapurna), mais aussi pour les mois (mars, avril, mai) qui suivent en Asie du Sud Est (Thaïlande, Laos, Vietnam, Indonésie).
Je compte prendre des tongues et des baskets très légères, et il me faudrait une paire de chaussure de randonnée. N'y connaissant rien, je ne sais pas s'il faut que je privilégie des tiges hautes ou basses, avec ou sans Gore-tex, etc.
J'aimerais vraiment n'avoir qu'une seule paire pour limiter le poids et l'encombrement, et je peux investir 100-150€ dans cette paire.
Est-ce que vous auriez des conseils à me donner ? Et même éventuellement des modèles qui vous semblent bien ?
Question subsidiaire : les batons de marche, gadget ou indispensable ? J'ai un dos un peu pourri mais je suis quand même jeune et fringuant.
Merci à tous pour vos réponses ?
PS : je sais que certains ont déjà posé des questions similaires à la mienne, mais vu que les modèles changent tout le temps...
Je prépare mon premier voyage backpacker, et j'aimerais trouver la chaussure parfaite qui comblerait mes besoins à la fois pour le Népal au mois de Février (je compte faire un trek de 9 jours jusqu'au base camp de l'Annapurna), mais aussi pour les mois (mars, avril, mai) qui suivent en Asie du Sud Est (Thaïlande, Laos, Vietnam, Indonésie).
Je compte prendre des tongues et des baskets très légères, et il me faudrait une paire de chaussure de randonnée. N'y connaissant rien, je ne sais pas s'il faut que je privilégie des tiges hautes ou basses, avec ou sans Gore-tex, etc.
J'aimerais vraiment n'avoir qu'une seule paire pour limiter le poids et l'encombrement, et je peux investir 100-150€ dans cette paire.
Est-ce que vous auriez des conseils à me donner ? Et même éventuellement des modèles qui vous semblent bien ?
Question subsidiaire : les batons de marche, gadget ou indispensable ? J'ai un dos un peu pourri mais je suis quand même jeune et fringuant.
Merci à tous pour vos réponses ?
PS : je sais que certains ont déjà posé des questions similaires à la mienne, mais vu que les modèles changent tout le temps...
🙂 Bonjours, je compte me rendre au Tibet en sept 2015 pour faire un trek au camp de base du Mont-Everest et j'aimerais savoir si le site est tres ou trop fréquenté (comme le Kilimanjaro ), ou si au contraire c'rst un endroit plus calme ?.
Également si vous avez le nom d 'une agence locale pour ce trek je suis preneur !
Merci a l'avance. Rolland
Également si vous avez le nom d 'une agence locale pour ce trek je suis preneur !
Merci a l'avance. Rolland
Bonjour nous sommes un groupe d'amies qui organisons un voyage initialement dans le nord de l'Inde, nous souhaiterions finir par 12 jours au Népal.
Le programme serait
- 1 jour dans le Parc National Chitwan - 1 jour à Pokhara - trek de 3 jours dans l'Annapurna - Langtang National park 5 nuits - 1 journée à Kathmandou
j'aurai aimé votre avis sur l'itinéraire, qu'en pensez vous ? est ce réalisable en 12 jours ? est ce possible de faire les deux treks ou ne vaut-il pas mieux en faire un long quitte à sacrifier le deuxième ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Le programme serait
- 1 jour dans le Parc National Chitwan - 1 jour à Pokhara - trek de 3 jours dans l'Annapurna - Langtang National park 5 nuits - 1 journée à Kathmandou
j'aurai aimé votre avis sur l'itinéraire, qu'en pensez vous ? est ce réalisable en 12 jours ? est ce possible de faire les deux treks ou ne vaut-il pas mieux en faire un long quitte à sacrifier le deuxième ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Bonjour !
Je pars faire un trek au Népal, dans la région du Kumbu (par les lacs Gokyo et le Kala Pattar) fin octobre. J'ai quelques questions concernant les lodges, si quelqu'un a déjà fait un trek dans ce coin à la même période : y a-t-il l'électricité dans les lodges ? Y a-t-il des couvertures ? Quel sac de couchage prendre ? Est-ce qu'un +1° en confort pour femme suffit ?
Merci 😉
Bonjour,
Nous étant servis des expériences que nous avions pu lire sur ce forum pour préparer notre voyage, nous vous proposons un petit retour sur notre trek au Népal.
Nous sommes un couple de français en provenance des Alpes. Les montagnes et les échos plus que positifs des amis ayant déjà été là-bas nous ont décidés pour ce voyage au Népal.
Après le choix du pays, il a fallu se décidé sur ce qu’on allait y faire, ce qui a pris plus de temps que prévu et c’est donc moins d’un mois avant le départ que l’on se fixe sur la vallée du Langtang et ses alentours. L’envie de découvrir également un peu plus la culture locale nous a décidé à prendre un guide pour nous accompagner, et c’est après quelques recherches que nous sommes entrés en contact avec Sonam Tamang. Il gère une association de guides indépendants originaire justement de cette région du Népal. Le trajet sera donc le suivant : Tamang Heritage trail, Langtang Valley et Gosainkunda, 18 jours de Katmandu à Katmandu.
La première partie de ce trek (Tamang Heritage trail) se passe à une altitude modérée pour le Népal, de 1400 à 3000m et dure de 4-5 jours. C’est un parcours assez récent, qui permet de traverser plusieurs villages autrefois à l’écart des retombées du tourisme. L’intérêt principal de ce parcours est donc la découverte de la culture Tamang et la rencontre avec les habitants. Cependant, d’excellents points de vue sont également présents le long du trek, et de nombreuses portions de sentiers traversent des forêts très belles aussi. Il est frappant de voir encore tous les stigmates du tremblement de terre. On a beau savoir qu’il a eu lieu, en voir encore les conséquences quotidiennes pour les habitants deux ans après, c’est autre chose. La visite des différents villages Tamang (Gatlang, Thuman, Bridhim) est une expérience culturelle unique, nous avons été frappés par la gentillesse et la bonne humeur des habitants, malgré des conditions de vie souvent difficiles.
La seconde partie du trek se déroule dans la vallée du Langtang. Cet itinéraire dure environ 5 jours et propose une ambiance bien plus montagne que le Tamang Heritage : La montée est ici beaucoup plus progressive mais l’altitude plus élevée, de 2000 à 3800m (et bien plus si affinités en fin de parcours). Les montagnes alentours se découvrent progressivement au cours de la montée. Le changement rapide d’altitude permet ici d’évoluer dans des milieux naturels très différents en quelques jours : on commence en bas de vallée dans une jungle pour finir dans un climat montagnard froid et quasiment sans végétation, à part quelques mousses et herbes. Une fois en bout de vallée, plusieurs options de randonnée s’offrent à vous en fonction de votre niveau pour profiter de beaux points de vue. Je ne m’étendrais pas sur les lieux, magnifiques, si ce n’est pour vous conseiller d’y aller étant donné le besoin pour cette région de retrouver du tourisme.
Enfin la dernière partie de notre parcours nous a mené au lac de Gosainkunda. Nous avons fait des petites journées, des plus appréciable pour ma part en cette fin de trek, mais qui peuvent largement être agrandies si vous avez moins de temps. Il faut donc au minimum 4 jours pour faire cet itinéraire, mais il y a suffisamment de lodges sur le chemin pour segmenter un peu plus. Ce trek, dans la même veine que la vallée du Langtang, permet de s’élever rapidement en altitude, jusqu’au lac à 4400m. Là-haut, le cadre est somptueux : admirer ce lac en fin de journée donne une vraie impression de bout du monde... Ce trek manque de touristes après le tremblement de terre (comme toute la région), nous avons encore été bien au calme. A noter, il est possible de continuer le trek après le lac, en passant un col pour rejoindre la région de l’Helambu, par laquelle on regagne la vallée de Katmandou en 4 jours de marche.
Enfin un dernier mot sur l’organisation, nous n’avions pris pour notre part qu’un guide et pas de porteur, et ça s’est très bien passé. Nous avons eu la chance de faire presque le même trajet qu’un autre groupe de l’agence : nous étions donc seuls avec le guide pour la marche, et nous les retrouvions le soir avec leur guide et porteurs pour des soirées bien animées (le son de la guitare commence à me manquer !). Nous ne pouvons que vous recommander l’agence de Sonam. Les guides que nous avons pu y rencontré sont des plus compétents et arrangeants afin que le trek se passe au mieux en fonction des conditions de chacun.
Nous étant servis des expériences que nous avions pu lire sur ce forum pour préparer notre voyage, nous vous proposons un petit retour sur notre trek au Népal.
Nous sommes un couple de français en provenance des Alpes. Les montagnes et les échos plus que positifs des amis ayant déjà été là-bas nous ont décidés pour ce voyage au Népal.
Après le choix du pays, il a fallu se décidé sur ce qu’on allait y faire, ce qui a pris plus de temps que prévu et c’est donc moins d’un mois avant le départ que l’on se fixe sur la vallée du Langtang et ses alentours. L’envie de découvrir également un peu plus la culture locale nous a décidé à prendre un guide pour nous accompagner, et c’est après quelques recherches que nous sommes entrés en contact avec Sonam Tamang. Il gère une association de guides indépendants originaire justement de cette région du Népal. Le trajet sera donc le suivant : Tamang Heritage trail, Langtang Valley et Gosainkunda, 18 jours de Katmandu à Katmandu.
La première partie de ce trek (Tamang Heritage trail) se passe à une altitude modérée pour le Népal, de 1400 à 3000m et dure de 4-5 jours. C’est un parcours assez récent, qui permet de traverser plusieurs villages autrefois à l’écart des retombées du tourisme. L’intérêt principal de ce parcours est donc la découverte de la culture Tamang et la rencontre avec les habitants. Cependant, d’excellents points de vue sont également présents le long du trek, et de nombreuses portions de sentiers traversent des forêts très belles aussi. Il est frappant de voir encore tous les stigmates du tremblement de terre. On a beau savoir qu’il a eu lieu, en voir encore les conséquences quotidiennes pour les habitants deux ans après, c’est autre chose. La visite des différents villages Tamang (Gatlang, Thuman, Bridhim) est une expérience culturelle unique, nous avons été frappés par la gentillesse et la bonne humeur des habitants, malgré des conditions de vie souvent difficiles.
La seconde partie du trek se déroule dans la vallée du Langtang. Cet itinéraire dure environ 5 jours et propose une ambiance bien plus montagne que le Tamang Heritage : La montée est ici beaucoup plus progressive mais l’altitude plus élevée, de 2000 à 3800m (et bien plus si affinités en fin de parcours). Les montagnes alentours se découvrent progressivement au cours de la montée. Le changement rapide d’altitude permet ici d’évoluer dans des milieux naturels très différents en quelques jours : on commence en bas de vallée dans une jungle pour finir dans un climat montagnard froid et quasiment sans végétation, à part quelques mousses et herbes. Une fois en bout de vallée, plusieurs options de randonnée s’offrent à vous en fonction de votre niveau pour profiter de beaux points de vue. Je ne m’étendrais pas sur les lieux, magnifiques, si ce n’est pour vous conseiller d’y aller étant donné le besoin pour cette région de retrouver du tourisme.
Enfin la dernière partie de notre parcours nous a mené au lac de Gosainkunda. Nous avons fait des petites journées, des plus appréciable pour ma part en cette fin de trek, mais qui peuvent largement être agrandies si vous avez moins de temps. Il faut donc au minimum 4 jours pour faire cet itinéraire, mais il y a suffisamment de lodges sur le chemin pour segmenter un peu plus. Ce trek, dans la même veine que la vallée du Langtang, permet de s’élever rapidement en altitude, jusqu’au lac à 4400m. Là-haut, le cadre est somptueux : admirer ce lac en fin de journée donne une vraie impression de bout du monde... Ce trek manque de touristes après le tremblement de terre (comme toute la région), nous avons encore été bien au calme. A noter, il est possible de continuer le trek après le lac, en passant un col pour rejoindre la région de l’Helambu, par laquelle on regagne la vallée de Katmandou en 4 jours de marche.
Enfin un dernier mot sur l’organisation, nous n’avions pris pour notre part qu’un guide et pas de porteur, et ça s’est très bien passé. Nous avons eu la chance de faire presque le même trajet qu’un autre groupe de l’agence : nous étions donc seuls avec le guide pour la marche, et nous les retrouvions le soir avec leur guide et porteurs pour des soirées bien animées (le son de la guitare commence à me manquer !). Nous ne pouvons que vous recommander l’agence de Sonam. Les guides que nous avons pu y rencontré sont des plus compétents et arrangeants afin que le trek se passe au mieux en fonction des conditions de chacun.
Actuellement sur le site du gouvernement on deconseille vivement la vallée du Langtang et le Manaslu ! Et pourtant les agences de trek semblent proposer à nouveau ces destinations.
Par solidarité avec les Népalais qui ont tant souffert du séisme nous souhaitons retourner au Népal, mais nous aimerions avoir l'avis de ceux qui sont retournés dans ces régions ? Est ce le principe de precaution ou une réalité ? j'aimerai aller chez les Tamangs à l'ouest de la vallée du Langtang au printemps
Merci de votre témoignage
Bonjour,
En prévision d'un séjour au Népal en 2014, nous envisageons ce parcours sur 19 jours à partir de Katmandou que nous propose un guide népalais.
Nous sommes deux marcheurs habitués.
Quel sont vos avis?
Day 01: Katmandu to syafru bensi(1460m)~around 6h by private car, Day 02:syafru bensi to Gatlang(2238m)~ Day 03: Gatlang to tatopani(nutural hot spring)(2607m)5h. Here you can take bath in natural hot spring. \ Day 04:Tatopani to Thuman2250m)5 hrs~\ Day 05:thuman to Briddim(2229m) ~5/6h, \ Day 06: briddim to lamahotel(2455m)~5/6hrs \ Day 07:Rimche to langtang(3430m)~5/\ Day 08:langtang to kyanjin(3870m)3hrs\ Day 09 :hike to tserkuri (4995m)and overnight kyangjin 7hrs to up and down, \ Day 10:kyangjin to lamahotel (2380m)\ Dayv11:lamahotel to thulosyafru, (2200m)5hrs \ Day 12:thulosyafru to sing Gompa(3250m )5/6hrs Day 13:sing Gompa to laurebinayak (3900m)4hrs Day 14:laurebinayak to Gosainkunda, (4380m)4hrs visit lake. Day 15:Gosainkunda to Phedi3(630m)4hrs, via laurebinak pass(4610m) Day 16:phedi To Thadepati(3510m)5hrs Day 17:Thadepati to Kutumsang(2470m)5hrs Day 18:kutumsang to chisopani2215m)5/6hrs Day 19:chisopani to sundarijal 4hrs walk and 1 hrs drive to ktm,
Merci à tous
Day 01: Katmandu to syafru bensi(1460m)~around 6h by private car, Day 02:syafru bensi to Gatlang(2238m)~ Day 03: Gatlang to tatopani(nutural hot spring)(2607m)5h. Here you can take bath in natural hot spring. \ Day 04:Tatopani to Thuman2250m)5 hrs~\ Day 05:thuman to Briddim(2229m) ~5/6h, \ Day 06: briddim to lamahotel(2455m)~5/6hrs \ Day 07:Rimche to langtang(3430m)~5/\ Day 08:langtang to kyanjin(3870m)3hrs\ Day 09 :hike to tserkuri (4995m)and overnight kyangjin 7hrs to up and down, \ Day 10:kyangjin to lamahotel (2380m)\ Dayv11:lamahotel to thulosyafru, (2200m)5hrs \ Day 12:thulosyafru to sing Gompa(3250m )5/6hrs Day 13:sing Gompa to laurebinayak (3900m)4hrs Day 14:laurebinayak to Gosainkunda, (4380m)4hrs visit lake. Day 15:Gosainkunda to Phedi3(630m)4hrs, via laurebinak pass(4610m) Day 16:phedi To Thadepati(3510m)5hrs Day 17:Thadepati to Kutumsang(2470m)5hrs Day 18:kutumsang to chisopani2215m)5/6hrs Day 19:chisopani to sundarijal 4hrs walk and 1 hrs drive to ktm,
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