Voilà un moment que je n’étais pas venue et a la lecture des diverses arnaques décrites, j’ai eu envie d’apporter un peu de mon expérience.
Depuis quatre ans maintenant je vis au Vietnam, j’ai la cinquantaine, je me déplace avec une valise et des chaussures en cuir, je suis seule, donc la cible idéale pour les arnaques de tout poil : grosso modo pour un Vietnamien, je suis une femme occidentale aisée et sans défense.
J’ai voyagé au Vietnam, au Laos, au Cambodge – très, très cher Cambodge -, en Malaisie, en Thaïlande, en bus, en train, en avion, en moto, et… rien. Je n’ai jamais été victime d’une de ces innombrables arnaques décrites.
Si, au début de mon séjour, j’avais raconté ici une agression par un taxi, mais je m’en étais voulue de la désinvolture qui m’avais poussée à prendre un taxi visiblement minable et d’avoir exposé mon portefeuille au moment de payer. Depuis, je choisis soigneusement mon taxi à Saïgon, il y en a assez partout pour pouvoir le faire, et je n’ai jamais plus eu un problème.
Mais il y a assez de posts sur les taxis, la question semble universelle, je ne reviendrai pas là-dessus.
A la banque, on m’a toujours remis au millième de billet près ce qu’on devait me remettre. Dois-je considérer comme une arnaque le fait qu’au supermarché, on me donne un bonbon au lieu de 200 Dongs parce qu’il n’existe quasiment plus de ces billets ? Je vis à l’hôtel et la porte de ma chambre n’est jamais fermée, quand je veux mettre de l’argent au coffre, c’est la manager – en qui j’ai entièrement confiance – qui insiste pour me remettre un reçu où tout est scrupuleusement noté.
Je me suis posé la question : suis-je plus maligne que les autres ? Pas du tout. J’aurais même sûrement donné aussi à la fameuse Française de Thaïlande qui fait l’objet d’un interminable post.
C’est justement cette histoire qui m’a fait réagir, assez différemment du ton général, d’ailleurs. J’ai trouvé encourageante la réaction de si nombreuses personnes qui donnent à une femme qui semble démunie. Pour une fois, il n’est pas question de haine, de vengeance, de fracture entre les personnes, simplement d’entraide…
J’ai beaucoup voyagé dans ma vie mais mon statut de résidente étrangère a changé la donne. On croit avoir tout prévu et pourtant on se trouve face à des problèmes imprevisibles. Je n’ai bien sûr jamais rien demandé dans la rue, mais j’ai été contente à l’époque que de nouveaux amis aient été là pour m’aider, financièrement ou administrativement…
J’ai aidé beaucoup aussi, en France comme ici, sûrement qu’on a certaines fois ri derrière mon dos, mais je m’en fous : dans le doute, je préfère avoir été grugée plutôt que de n’avoir pas aidé quelqu’un au bord du précipice.
Je ne m’expose pas non plus. Je ne prends pas des cuites à tomber dans les bars interlopes de Saïgon - je sors pourtqnt bequcoup . Je ne suis pas un homme de quatre-vingts ans qui se transforme en George Clooney quand il descend de l’avion. Je ne porte pas de jugement. Je sais simplement par bon sens qu’une fille de vingt ans vetue d'un short au ras des fesses, perchée sur des talons de 25 cm n’est pas éblouie par votre sex-appeal, messieurs. Il y a de fortes chances pour qu’elle soit attirée par votre banane… enfin pas celle à laquelle vous pensez.
Bon sens, là est la question. J’habite une ville touristique et je vois de plus en plus d’occidentaux se déplacer avec un sourire crispé, les bras fermés sur leur sac… Une table sur deux refuse le fruit en beignet offert à la fin du repas par mon restau favori. Forcément, il y a un coup fourré…
Moi, je dois avoir une mental de ravie de la crèche, mais j’aime bien l’idée que tant de personnes aient donné à la fameuse arnaqueuse de Thailande. Les petits combats au quotidien pour des tomates talées ou des poissons moisis au soleil me semblent bien plus fatigants.
Si nous ne restons pas ouverts et solidaires, il me semble absolument inutile de voyager…
Troisième voyage dans ce pays que j'ai tant aimé et je peux dire qu'une grande tristese m'a accompagné lors de ce dernier. N'ayons pas peur des mots, le pays est en train d'être littéralement massacré. En 3 mois d'une fugue buissonnière à travers le pays je n'ai vu qu'une succession de catastrophes écologiques et parfois humaines.
Que dire de la baie d'Along ? C'est une véritable décharge. La nuit les bateaux déversent leurs ordures et leurs eaux usées. J'ai dormi une nuit sur le pont du bateau et ai pu voir une mer de détritus, spectacle désolant. Il y a plus de 600 bateaux de tourisme et l'on continue à fabriquer toujours plus gros. Les dégats sont irréversibles.
La région Nord et ses fantastiques montagnes refge de nombres d ethnies montagnardes. On y construit des routes qui servent à rien, paroles de locaux, financées par les dollars de la banque mondiale. On supprime des forêts entières pour y planter des eucalyptus, arbre très gourmand en eau qui appauvrit les sols. Ces feuilles très toxiques détoriorent aussi les sols. Mais ils sont d'un bon rendement. Il ne faut pas s'étonner que lors de pluie il y a des éboulements, plus d'arbres, plus de rétention d'eau. Que dire de Sapa entre mon premier passage en 2001 et aujourd hui ? De Mai Chau ? Et toujours le béton hideux qui se propage. On pourrai s'inspirer de la richesse architecturale des ethnies pour faire des constructions harmonieuses mais on préfère alligner le long des nationales des constructions affreuses. Et partout la folie des barrages qui dévisagent à jamais les paysages et met en exil des populations.
Le progrès oui mais réfléchis. Comme le tourisme. Peut être l'industrie la plus néfaste au Vietnam parce qu'elle est entre les mains de gens vénaux omnibulés par l'appat du gain.
J'ai vu des montagnes complètement rasées modifiant un environnement pour toujours. J'ai vu une incroyable pelleteuse party entre Danang et Hoi An, 30 kilomètres de resorts. Et toujours dans la démesure. Toujours plus grands, plus hauts, plus luxueux, les piscines toujours plus généreuses, toujours plus néfastes pour l'environnement.
Que dire des hauts plateaux ? On y a massacré des forêts entières. Et non content de massacrer les leurs, on échange des routes au Laos contre des forêts pour encore et encore exploiter. Et que dire des ethnies de cette région qu'on a forcer à se vietnamiser ? On y détruit des héritages culturelles.
Et le littoral, il est en proie aux promoteurs les plus avides. Voyez à quoi ressemble Nha Trang et son front de mer hideux semblable à une station balnéaire de la Costa Brava. Et ca construit toujours et encore. Et ces constructions se dépacent vers Cam Ranh, vers Doc Let. Quel appétit de béton.
Dans la superbe baie de Van Phong, sauvage et quasi vierge, on veut à jamais la massacrer pour y construire un port à contenaires qui, selon les investigateurs des travaux, remplacera...Singapour. Un véritable désastre s'annonce dans un lieu d'une valeure écologique immense.
Que dire de Mui Ne ? De Vung Tau ? De Phu Quoc ? toujours ce désir de bétonnage, d'exploiter, de rentabliser le moindre mètre carré, de toujours anéantir la nature. On veut faire son Phuket briller aux yeux du tourisme de masse, engranger les devises au détriment de la nature. On espère faire 4 récoltes de riz dans le delta du Mékong. Faut il encore polluer davantage les sols de pesticides ? Quatrième sol le plus pollué au monde leVietnam voudrait il gagner une place de mieux ?
Et j'en passe la liste est longue. Je passe sous silence le comportement des Vietnamiens vis vis de l'environnement.
Que va devenir le Vietnam ? Franchement posez vous la question.
Progrès oui mais pas dans une course efrénée, irraisonnée. Les pays occidentaux ont eu leurs lots d'erreurs, pourquoi ne pas s'en inspirer ?
Que sera le Vietnam dans 10 ans, 15 ans ?
Que dire de la baie d'Along ? C'est une véritable décharge. La nuit les bateaux déversent leurs ordures et leurs eaux usées. J'ai dormi une nuit sur le pont du bateau et ai pu voir une mer de détritus, spectacle désolant. Il y a plus de 600 bateaux de tourisme et l'on continue à fabriquer toujours plus gros. Les dégats sont irréversibles.
La région Nord et ses fantastiques montagnes refge de nombres d ethnies montagnardes. On y construit des routes qui servent à rien, paroles de locaux, financées par les dollars de la banque mondiale. On supprime des forêts entières pour y planter des eucalyptus, arbre très gourmand en eau qui appauvrit les sols. Ces feuilles très toxiques détoriorent aussi les sols. Mais ils sont d'un bon rendement. Il ne faut pas s'étonner que lors de pluie il y a des éboulements, plus d'arbres, plus de rétention d'eau. Que dire de Sapa entre mon premier passage en 2001 et aujourd hui ? De Mai Chau ? Et toujours le béton hideux qui se propage. On pourrai s'inspirer de la richesse architecturale des ethnies pour faire des constructions harmonieuses mais on préfère alligner le long des nationales des constructions affreuses. Et partout la folie des barrages qui dévisagent à jamais les paysages et met en exil des populations.
Le progrès oui mais réfléchis. Comme le tourisme. Peut être l'industrie la plus néfaste au Vietnam parce qu'elle est entre les mains de gens vénaux omnibulés par l'appat du gain.
J'ai vu des montagnes complètement rasées modifiant un environnement pour toujours. J'ai vu une incroyable pelleteuse party entre Danang et Hoi An, 30 kilomètres de resorts. Et toujours dans la démesure. Toujours plus grands, plus hauts, plus luxueux, les piscines toujours plus généreuses, toujours plus néfastes pour l'environnement.
Que dire des hauts plateaux ? On y a massacré des forêts entières. Et non content de massacrer les leurs, on échange des routes au Laos contre des forêts pour encore et encore exploiter. Et que dire des ethnies de cette région qu'on a forcer à se vietnamiser ? On y détruit des héritages culturelles.
Et le littoral, il est en proie aux promoteurs les plus avides. Voyez à quoi ressemble Nha Trang et son front de mer hideux semblable à une station balnéaire de la Costa Brava. Et ca construit toujours et encore. Et ces constructions se dépacent vers Cam Ranh, vers Doc Let. Quel appétit de béton.
Dans la superbe baie de Van Phong, sauvage et quasi vierge, on veut à jamais la massacrer pour y construire un port à contenaires qui, selon les investigateurs des travaux, remplacera...Singapour. Un véritable désastre s'annonce dans un lieu d'une valeure écologique immense.
Que dire de Mui Ne ? De Vung Tau ? De Phu Quoc ? toujours ce désir de bétonnage, d'exploiter, de rentabliser le moindre mètre carré, de toujours anéantir la nature. On veut faire son Phuket briller aux yeux du tourisme de masse, engranger les devises au détriment de la nature. On espère faire 4 récoltes de riz dans le delta du Mékong. Faut il encore polluer davantage les sols de pesticides ? Quatrième sol le plus pollué au monde leVietnam voudrait il gagner une place de mieux ?
Et j'en passe la liste est longue. Je passe sous silence le comportement des Vietnamiens vis vis de l'environnement.
Que va devenir le Vietnam ? Franchement posez vous la question.
Progrès oui mais pas dans une course efrénée, irraisonnée. Les pays occidentaux ont eu leurs lots d'erreurs, pourquoi ne pas s'en inspirer ?
Que sera le Vietnam dans 10 ans, 15 ans ?










