Pourquoi notre séjour là bas ?
La présence sur place d’un ami français de longue date, qui nous a déjà fait partager son amour des pays exotiques, méconnus et riches de sites souvent classés au patrimoine mondial de l’Unesco.
Comment nous nous y sommes rendus ?
Grâce à Internet, nous avons trouvé un circuit proposé par la compagnie aérienne locale:Ethiopian Airlines. Des contingences matérielles nous obligeaient à cibler une durée d’environ 10 jours sur place. Pour ce laps de temps, nous avons étudié le circuit nous permettant d’approcher, au mieux, les sites les plus intéressants de la destination.
Adaptant un voyage existant, nous avons sillonné le pays par vols aériens afin de raccourcir les temps de parcours entre les points de chute envisagés. En effet, nous avions décidé de ne pas nous cantonner au seul nord du pays mais également de pousser vers l’est afin d’entrevoir une autre Ethiopie. Le sud, oublié lors de ce séjour, sera peut être une de nos prochaines destinations afin d’y rencontrer des ethnies maintenant des rites multiséculaires en voie de disparition.
Et maintenant, partons à la découverte de ce pays
Jour 1:
Arrivés à Addis Abeba après un vol d’environ 8 heures, nous avons tout d’abord découvert la ville grâce à notre ami qui nous a conduit à travers les grandes artères d’une ville récente (histoire vieille d’environ un siècle au plus) très vallonnée et où l’air se fait rare en raison de l’altitude. La visite d’échoppes d’artisanat nous a permis de faire connaissance avec les différentes ethnies que nous allions rencontrer au cours de notre périple. Ustensiles de la vie courante associés aux sculptures sur bois et même ivoire interdite bien sûr à l’exportation nous ont fait découvrir la multiplicité des religions qui s’entremêlent et se respectent mutuellement. Ici, la majorité de la population de confession orthodoxe croise une minorité musulmane dont elle adopte certaines pratiques en particulier lors des cérémonies religieuses.
Ce premier jour nous a permis de nous acclimater à l’altitude et de rencontrer une population calme et disciplinée très différente de l’exubérance africaine telle que l’on se l’imagine. Le climat frais est peut-être une des composantes à l’origine de ce comportement.
Jour 2:
Partis à l’aube, nous volons vers Bahar Dar. La ville est posée au bord du lac Tana, d’une superficie de 3500km² et parsemé de 37 îles. Quelques unes ont été le refuge de moines orthodoxes au cours de l’histoire mouvementée de l’Ethiopie lors du moyen âge. Ils y ont établi des monastères et des églises toujours en activité qui maintiennent les rites vieux de plus de 1500 ans. Les livres religieux sont écrits en gueze, écriture, d’origine sémitique, utilisée pour la seule liturgie.
En canot, nous rejoignons la péninsule de Zéghé afin de visiter l’église Ura Kidhane Mehret bâtie en torchis et célèbre pour ses peintures du XVI ème siècle .
De retour à Bahar Dar, nous faisons un crochet par l’île monastère où les peintures ont été restaurées durant le XIXème siècle.
L’autre centre d’intérêt de la région réside dans les chutes du Nil Bleu qui est le déversoir du lac Tana. Celles-ci, à environ 40 km de distance, sont accessibles après avoir traversé le fleuve en amont des chutes. Lors de notre passage en fin de saison sèche, le niveau des eaux est au plus bas et malgré cela, la vision de ces flots tumultueux à proximité desquels paissent des troupeaux de buffles est très apaisante
Jour 3:
Un saut de puce en avion nous permet de franchir le lac Tana et de rejoindre Gondar, la première cité impériale éthiopienne de l’histoire récente. Nous découvrons un ensemble de châteaux et palais construits au cours des 17 et 18ème siècles sous la conduite d’architectes portugais et indiens ce que confirment des bas reliefs sculptés. L’instigateur de ces demeures quasiment uniques dans l’Afrique subsaharienne est l’empereur Fasiladès qui fixe sa capitale alors qu’auparavant celle-ci était itinérante en fonction de la situation politique de la région et de l’avancée des musulmans en provenance de l’est et du nord.
Cet ensemble de palais est complété par les bains impériaux, situés en contrebas dans la ville, toujours utilisés lors des fêtes de l’Epiphanie pour une purification en nombre des croyants orthodoxes.
Nous visitons l’après midi l’église de Debré Birham au magnifique plafond du XVII ème siècle rempli de visages d’ange fixant les officiants et les fidèles.
Jour 4:
Vol vers Lalibela, le site touristique emblématique de l’Ethiopie. A notre arrivée à l’aéroport distant d’une vingtaine de km, nos guide et chauffeur nous attendent pour grimper dans le village aux 11 églises monolithes construites à l’époque de nos cathédrales. Après avoir déposer nos bagages à l’hôtel où nous serons les seuls clients, nous rejoignons l’ensemble des églises situées en plein centre du village. La plus grande est protégée par un dais récent lui évitant l’érosion du temps ( Beta Medhane Alem). Il faut s’imaginer les architectes d’une telle œuvre creusant la roche sur une profondeur de 11 m.
La semaine sainte fait que chacun des sanctuaires visités résonne des chants liturgiques
orthodoxes chantés en gueze par les prêtres.
La visite se termine par Saint Georges, l’église à la forme de croix grecque et emblème du site. Des ermites se sont faits placer, à leur mort, dans des excavations des murs extérieurs et leurs momies se sont conservées au fil des siècles.
L’après midi, notre guide nous a proposé une excursion dans une église antérieure (Yemrehana Kristos) à celles de Lalibela dans un site distant d’une quarantaine de kilomètres. Cela nous permettra de voir la vie pastorale du centre de l’Ethiopie. Pour cela, nous prenons un 4 x 4 permettant d’avaler rapidement la piste qui nous mène dans un cirque montagneux cerné de forêts. Nous grimpons en tirant la langue la dernière pente qui nous sépare de la cavité rocheuse qui abrite l’église de style axoumite aux bandes horizontales marron et blanche en fonction du revêtement des murs. Derrière une paroi en parpaing empêchant l’approche des animaux et des importuns, nous découvrons protégées par le toit naturel de la grotte, deux constructions cubiques aux murs éclairés par de petites fenêtres. Le guide nous fait ouvrir la plus grande par le prêtre qui officie en ce lieu. Le faible éclairage des torches électriques nous permet d’admirer des peintures du XII ème siècle dans un bon état de conservation représentant l’ancien et le nouveau testament. Sorties du sanctuaire, l’officiant nous présente des exemples de croix en or et en argent massifs servant toujours lors des cérémonies et datant de plusieurs siècles.
Le fond de la grotte contient l’ensemble funéraire du roi fondateur de ces églises et des centaines de squelettes de pèlerins accumulés au fil des siècles.
Jour 5:
Changement de paysage lors de notre arrivée à Axoum, la ville la plus septentrionale de l’Ethiopie que nous allons visiter. Nous sommes à peu de distance de l’Erythrée, pays avec lequel l’Ethiopie a été longtemps en guerre et où la frontière n’est toujours pas sécurisée.
L’altitude ayant baissé, nous sommes maintenant à 1800m, l’air est plus chaud et le temps toujours aussi beau qu’auparavant. A Axoum, nous faisons un bond en arrière dans l’histoire puisque la ville aurait abrité la reine de Saba et sa capitale à l’époque du roi Salomon c’est-à-dire plus de 1000 ans avant notre ère. Toute la dynastie des empereurs éthiopiens jusqu’à Hailé Délassié dont il serait le 256 ème successeur, est issue des amours de ces célébrités antiques.
De ce long passé, il reste des palais récemment découverts et des stèles énigmatiques que les archéologues ont du mal à faire parler. Il y a encore peu d’explication sur le rôle de ces monuments disposés sur des tombes royales vidées de leur contenu dès l’Antiquité, enfouies au pied de ces obélisques sculptées et hautes parfois de plus de 20m. La plus haute (33m) a été détruite au cours des premiers siècles de notre ère et pesait 335 t ce qui pose le problème de son érection et de son transport depuis la carrière distante de 4 km. La fin de la visite se termine par la descente dans la tombe du roi mage Balthazar.
Jour 6:
Retour à Addis Abeba en avion pour le vendredi saint. Nous visitons la ville moderne et entrons dans le parc entourant les églises orthodoxes de la sainte Trinité, où est enterré Hailé Sélassié et de la colline d’Entotto, érigée à la fin du XIXème siècle par Ménélik II à l’origine de la capitale actuelle. Les cérémonies très suivies par une population profondément religieuse nous empêchent de visiter l’intérieur des monuments où il est nécessaire de quitter ces chaussures.
Nous entamons ensuite un parcours dans la ville païenne afin de visiter le marché d’Afrique le plus étendu : le Mercato. Nous le traversons en minibus, le guide ne préférant pas nous laisser seuls dans une foule où se mêlent toutes les ethnies du pays dans un entrelacs de boutiques et d’échoppes le long de ruelles traversées par des artères déversant des hordes de véhicules de toute sorte et de tous âges.
Jour 7:
Départ très matinal d’Addis Abeba pour rejoindre Dire Dawa et Harrar. Nous quittons les hauts plateaux du centre pour l’est et la bordure du territoire afar. Nous trouvons une autre culture à la fois plus africaine et plus moyen-orientale que les régions visitées jusqu’à présent.
Les costumes traditionnels sont plus colorés et malgré la présence d’une population musulmane, les voiles pour les femmes ne sont pas légion. La culture du tef, céréale à la base de la nourriture éthiopienne, est remplacée par celle du café et du qat, plante euphorisante qui se consomme dans toute la corne de l’Afrique et au Yémen. La vente sur les marchés s’effectue par les femmes qui trient les branches de ces arbustes afin de différencier les qualités suivant la fraîcheur et la verdure. Les prix varient ensuite du simple au quadruple. Les familles y engloutissent une part importante de leur revenu d’autant plus qu’ici, les femmes consomment le qat à la différence du Yémen où seuls les hommes sont usagers.
Lorsque nous pénétrons dans Harrar, c’est jour de marché à la fois chez les chrétiens et les musulmans qui se sont partagés les emplacements. A l’extérieur de la vieille ville, dans des traverses étroites, boueuses et parfois sous une lumière bleue, s’établit le marché chrétien et aux abords des murailles, les étals des marchandes musulmanes, aux vêtements très colorés, proposent le qat à des acheteurs très empressés. Passés l’enceinte des murs par l’une des cinq portes, nous découvrons des ruelles pavées qui sont associées chacune à une activité : bouchers découpant la viande fraîche et sanguinolente qui sera servie aux festivités de la nuit de pâques, tailleurs assis devant leur échoppe et s’agitant fébrilement sur leur machine à coudre mécanique afin de répondre à des clientes attentives et très décidées sur la mode. Les maisons blanchies à la chaux datent de plus d’un siècle et sont enserrées dans des murs ceinturant une cour qui protège la vie familiale.
Dans le dédale des voies étroites, nous atteignons la place principale de la vieille ville où la vie semble s’être arrêtée à l’aube du XXème siècle: Des ribambelles de mulets poussées par des femmes Oromos aux magnifiques costumes chamarrés portent des fagots qui servent de bois de chauffe. D’où une déforestation importante contrecarrée en partie par le remplacement par l’eucalyptus des espèces domestiques. Désuets pour nous, sont également les taxis d’Harrar : de vieilles 404 Peugeot bleues et blanches circulent encore, chargées d’un bric-à-brac hétéroclite. Les véhicules privés ne sont pas légion en raison du faible niveau de vie et les déplacements s’effectuent le plus souvent en bus sur de longues distances ou en taxi à l’intérieur des cités.
La fin de l’après midi nous permet de faire des achats typiques dans les étals des marchés : cafetière servant lors de la cérémonie du café, savon de Somalie. A la nuit tombée, nous rejoignons les abords des murs de la vieille ville afin de voir un étonnant spectacle : le repas des hyènes. Nous pensions que cette saynète était réalisée pour les touristes. Non pas ! Tout d’abord nous n’étions qu’une dizaine à être entourée par ces animaux tachetés appelés par leur nom par un héritier d’une longue dynastie de nourrisseur de ces équarisseurs de l’Afrique. Tous les soirs, une douzaine de ces canidés rapplique de nulle part afin de festoyer avec des restes de carcasse apportées par cet homme. Il distribue les morceaux sur un bâton tenu à la bouche que chaque hyène vient arracher méticuleusement. Les touristes sont autorisés à faire de même mais peu y sont enclin.
Jour 8 :
C’est le grand jour: en effet c’est Pâques et donc jour de fête pour les orthodoxes mais les musulmans en profitent aussi en raison d’une bonne entente au niveau religieux. Seules les chèvres n’apprécient pas car elles sont au menu des festivités et comme nous sommes dans un pays au faible niveau de vie, il n’y a pas de petits bénéfices et leur peau, si elle est de bonne qualité, est vendue à un négociant qui a pignon sur rue.
Après le petit déjeuner, nous continuons notre visite d’Harrar avec le passage quasi obligé à la « maison de Rimbaud », maison remise en état par l’Unesco où le poète, négociant en armes à la fin de sa vie ne vécut jamais. Tout l’historique de la ville est présenté dans ce musée de même que des témoignages du poète lui-même et ses impressions de la vie dans ces contrées lointaines dans la deuxième moitié du XIXème siècle.
Après ce passage dans ce qui aurait pu être un coin de France si la vérité malheureusement méconnue avait pu être respectée, nous poursuivons nos pérégrinations à travers Harrar. Nous ne verrons pas non plus la villa du navigateur et trafiquant Henri de Monfreid qui venait lors des fortes chaleurs à Djibouti se rafraîchir sur les hauteurs de Babille, ville que notre guide n’a pas voulu nous faire découvrir, l’après midi, en raison de risques tribaux. Il a préféré rester en famille pour fêter Pâques. Nous visiterons également la demeure où vécut enfant, Haïlé Sélassié dernier empereur d’Ethiopie, son père étant préfet de la région sous Ménélik II. Le musée ethnographique qui y a été installé, permet de découvrir les costumes et les us et coutumes à la fin du XIXème siècle.
Jour 9 :
Après un dernier petit déjeuner pris sur la terrasse –restaurant de notre hôtel d’Harrar dominant toute la ville ancienne, nous prenons le chemin de l’Awash par une route de crêtes permettant d’admirer de profondes vallées verdoyantes parsemées de terrasses cultivées et de champs où paissent des troupeaux de chèvres et de bovins. Nous traversons peu de village, les maisons étant clairsemées au milieu des champs. Ce type d’habitat permet d’expliquer la valeur des coureurs de fond éthiopiens devant, dès leur plus jeune âge, parcourir de grande distance afin de se rendre à l’école du village. Les points d’eau constituent un lieu de rassemblement des enfants et des femmes qui viennent se ravitailler aidés par des mulets.
Durant ce temps, les pères sont dans les champs pour conduire l’araire tirée par des bœufs, comme on peut se l’imaginer il y a quelques siècles chez nous.
L’heure tourne et bientôt nous quittons la montagne pour rejoindre l’Awash et la route menant à Djibouti. La fraîcheur fait place à une chaleur torride, à un temps voilé. C’est à ce moment que nous choisissons de crever ce qui nous retarde et nous fait avaler nos dernières réserves de boisson. L’arrivée a l’hôtel est bien venue et nous pouvons nous reposer avant d’aller visiter un parc animalier en fin d’après midi. Nous ne croiserons pas de grands carnivores ni les herbivores africains que l’on imagine trouver lors d’un safari. Nous apercevons des dik-diks, des oryx aux longues cornes rectilignes. Toutefois, nous verrons le dernier lion abyssin, en cage, et le long de la rivière Awash, un crocodile et des singes colobes. Dans ce parc, le site le plus intéressant que nous approcherons, sera constitué par les chutes de la rivière Awash plus sauvages que celles du Nil bleu.
Jusqu’à la nuit, notre chauffeur- guide tentera de nous faire observer des grands koudous mais nous observerons seulement un groupe de pintades, un renard et quelques lapins.
Le soir, nous fréquenterons le « buffet de la gare d’Aouache », cité dans tous les guides touristiques d’Ethiopie mais qui a perdu de sa superbe.
Jour 10 :
Retour à Addis après avoir visité de fond en comble la gare d’Awash. La ligne Djibouti –Addis est en cours de réfection et plus aucun train ne la parcourt. C’est pourtant le seul lien qui permet de joindre et d’approvisionner l’Ethiopie depuis l’océan indien si l’on veut éviter la noria de camions.
La chaleur est moins accablante que la veille et nous en profitons pour admirer le paysage volcanique du rift, à l’endroit même où l’Afrique est en train de se fractionner en deux.
A partir de Debré Zeit jusqu’à Addis sur une bonne cinquantaine de kilomètres, nous faisons du touche-touche avec les véhicules qui projettent des fumées noires en raison de mauvais réglages et de l’altitude.
L’après midi, nous visitons le musée national éthiopien où nous croisons une copie du squelette de notre ancêtre vieille de 3 millions d’année: Lucy trouvée par Y.Coppens dans les territoires Afars. Une exposition temporaire retrace la vie du premier grand coureur africain :Abébé Bikila, vainqueur de 2 marathons olympiques dans les années 60.
Le soir, dîner de gala chez notre hôte dans sa résidence située à l’intérieur de l’ambassade de France. Nous côtoyons des invités de la bonne société éthiopienne, ou assimilée.
Jour 11 :
Dernier jour en Ethiopie, nous profitons du cadre magnifique dans lequel se situe ce petit coin de France pour nous reposer de nos levers matinaux. Nous commençons à rassembler nos souvenirs matériels et moraux, les images fortes qui ont marqué notre voyage.
Le repas partagé avec notre ami, nous partons faire nos dernières emplettes alors que la pluie tant attendue va venir perturber cette fin de circuit.
Encore quelques heures et nous serons de nouveau dans l’avion qui nous ramènera en France et nous laissera avec nos souvenirs d’un superbe voyage où s’entremêlent, déjà, les pierres d’un château, les peintures d’une église, la chute d’une rivière, le toit vert d’une mosquée, et les dromadaires, les ânes, les taxis bleus et blancs, les obélisques de granit.
A l’aéroport de Bolé, un dernier clin d’œil: Dans ce pays de coureurs à pied, nous croisons le plus grand sauteur à la perche de tous les temps: Sergueï Bubka
Bonjour, nous projetons de partir en Ethiopie ou en Namibie
Nous hesitons entre ces deux destinations
Qui peut nous donner son experience sur la Namibie?(le désert, les campements, les langues parlées , les règles de santé etc
Idem pour l'Ethiopie??????
Merci
JP
je me pose la question sur les visites aux "tribus" en afrique et dans le monde en general
nicolas hulot a ete le premier a faire des emissions a grande ecoute sur la vallee de l omo les himbas les san et autres nous donnant l impression a l epoque que tout ca n etait pas accessible
maintenant ca l est
des flopees de touristes defilent tous les ans a travers ces musees humains
on va se faire les himbas visiter les villages san
les autorites des pays interesses se foutent de ces minorites qu ils aimeraient voir disparaitre
l afrique en "marche" ce n est pas ces sauvages
mais bon si ca amene des touristes pourquoi pas
demande t on a ces gens si ils veulent nous voir
parce que on les payent d une certaine facon argent petits cadeaux produits de premiere necessite, notre necessite
je ne suis pas donneuse de lecons
j etais en equateur il y a 30 ans dans les marches ruraux mais je n ai pas ose prendre de photos etant les seuls touristes j etais genee
j ai ete dans la vallee de l omo il y a 25 ans quand le to m a dit qu il fallait se munir de billets de 1 birr pour prendre les photos alors la c etait le pompon j admire l inde qui pour des raisons que j ignore interdit l acces a une partie des andaman ou vivent des gens de l age de pierre
je prone l interdiction de certaines zones de cette planete y compris l antarctique
je ne suis pas militante mais j ai beaucoup voyage
depuis 16 ans au botswana je ne bouge plus
Bonjour,
Juste une petite info : le prix du visa à l'arrivée est de 50 USD.
Si vous voulez des infos sur le Danakil : je viens d'en revenir (ce matin !).
Cordialement.
Rockee
Juste une petite info : le prix du visa à l'arrivée est de 50 USD.
Si vous voulez des infos sur le Danakil : je viens d'en revenir (ce matin !).
Cordialement.
Rockee
Nous rentrons, d’un mois de voyage, en Ethiopie
Ce pays est passionnant à bien des points de vue
Son histoire, ses habitants, ses paysages, son histoire, sa nature.
Je vous recommande 3 guides le Petit Futé, Lonely Planet et Olizane qui vous en donneront un très bon aperçu.
Nous avons l’habitude, mon épouse et moi, de voyager par nos propres moyens en empruntant les bus ou les trains locaux. Si vous faites partie de cette catégorie de voyageurs, et que vous souhaitez rester maître de votre périple, se pose la question du type de transport choisir.
Vu les dimensions du pays et les distances à parcourir, (nous avons parcouru plus de 5.600 km) il est difficile d’envisager le type de transport locaux en Ethiopie. Il n’existe pas de trains et les transports en bus sont moins bien organisés que dans d’autres pays d’Asie entre autre.
Nous avons donc opté pour la location d’un véhicule avec chauffeurs. Ce type de transport est malheureusement très coûteux et grève sérieusement le budget du voyage. En effet la location d’une voiture avec chauffeur coûte entre 150 € et 100 € par jour. (Alors qu’en Inde, la location d’un véhicule avec chauffeur, ne coûte que 50 € par jour.)
Sur le budget global du voyage ce poste de transport représente donc plus de la moitié du budget journalier (si l’on voyage à quatre).
Dans un hôtel simple une chambre double coûte plus ou moins 10 à 15 euros par nuit. Un repas coûte entre 5 à 10 euros par personne. Le poste relatif à l’accès aux sites naturels et culturels est également assez élevé et représente un coût de 6 à 8 euros par site et par personne. En couple, l’ensemble de ce budget, reprennent donc un montant de plus ou moins 50 à 60 € par jour (véhicule non compris)
Si vous décidez d’opter pour la location d’une voiture, pour voyager en Ethiopie, je vous conseille de négocier sérieusement le prix du véhicule avant de vous décider. Pour notre part nous avons pu faire descendre le prix de location de 150 € à 105 €, par jour.
Nous avons été très satisfaits du véhicule et du chauffeur qui avait été mis à notre disposition. Il conduit très prudemment et respectait nos souhaits et nos décisions.
Si vous souhaitez prendre contact avec l’agences de voyages que nous avons utilisé, je vous communique l’adresse mail de de son gérant : Gedion Fisseha mail : gedfish2012@gmail.com ou gfgmeskel@yahoo.com
Mais vous pouvez également, vous mettre directement en rapport, avec notre chauffeur, dont l’adresse e-mail, est la suivante : son nom est PICO et son mail : picoman80@gmail.com
Je vous souhaite un bon voyage à la découverte de ce pays fascinant.
Nous avons l’habitude, mon épouse et moi, de voyager par nos propres moyens en empruntant les bus ou les trains locaux. Si vous faites partie de cette catégorie de voyageurs, et que vous souhaitez rester maître de votre périple, se pose la question du type de transport choisir.
Vu les dimensions du pays et les distances à parcourir, (nous avons parcouru plus de 5.600 km) il est difficile d’envisager le type de transport locaux en Ethiopie. Il n’existe pas de trains et les transports en bus sont moins bien organisés que dans d’autres pays d’Asie entre autre.
Nous avons donc opté pour la location d’un véhicule avec chauffeurs. Ce type de transport est malheureusement très coûteux et grève sérieusement le budget du voyage. En effet la location d’une voiture avec chauffeur coûte entre 150 € et 100 € par jour. (Alors qu’en Inde, la location d’un véhicule avec chauffeur, ne coûte que 50 € par jour.)
Sur le budget global du voyage ce poste de transport représente donc plus de la moitié du budget journalier (si l’on voyage à quatre).
Dans un hôtel simple une chambre double coûte plus ou moins 10 à 15 euros par nuit. Un repas coûte entre 5 à 10 euros par personne. Le poste relatif à l’accès aux sites naturels et culturels est également assez élevé et représente un coût de 6 à 8 euros par site et par personne. En couple, l’ensemble de ce budget, reprennent donc un montant de plus ou moins 50 à 60 € par jour (véhicule non compris)
Si vous décidez d’opter pour la location d’une voiture, pour voyager en Ethiopie, je vous conseille de négocier sérieusement le prix du véhicule avant de vous décider. Pour notre part nous avons pu faire descendre le prix de location de 150 € à 105 €, par jour.
Nous avons été très satisfaits du véhicule et du chauffeur qui avait été mis à notre disposition. Il conduit très prudemment et respectait nos souhaits et nos décisions.
Si vous souhaitez prendre contact avec l’agences de voyages que nous avons utilisé, je vous communique l’adresse mail de de son gérant : Gedion Fisseha mail : gedfish2012@gmail.com ou gfgmeskel@yahoo.com
Mais vous pouvez également, vous mettre directement en rapport, avec notre chauffeur, dont l’adresse e-mail, est la suivante : son nom est PICO et son mail : picoman80@gmail.com
Je vous souhaite un bon voyage à la découverte de ce pays fascinant.
Bonsoir à tous,
Je souhaiterais partir en Ethiopie pour un trip photo en février ou mars, mais question sécurité.....Qui a des informations précieuses à me communiquer, le climat aussi, logements...
Possible aussi d'aller photographier les tribus ( pour un projet photo). Merci à tous d'avance et si quelqu'un souhaite partir avec mois welcome.
Je souhaiterais partir en Ethiopie pour un trip photo en février ou mars, mais question sécurité.....Qui a des informations précieuses à me communiquer, le climat aussi, logements...
Possible aussi d'aller photographier les tribus ( pour un projet photo). Merci à tous d'avance et si quelqu'un souhaite partir avec mois welcome.
10 jours de voyage en février- mars 2015.
- visa : 50$ maintenant. Pas de demande de photo, J'avais noté le nom de l’hôtel réservé sur la fiche de demande de visa, on ne m'a pas demandé de confirmation.
- taxi aéroport-hôtel Ras, en journée, 150 birs. (22 birs = 1€) taxi bleu. Il faut sortir un peu du premier parking, des taxis attendent un peu plus loin
- Addis Abeba : hôtel Ras, 44 $ chambre double, visite du National Museum, Entoto, Piazza, Mesquel square, Mercato (bof), tout cela en minibus local, sans aucun problème.(1,5 bir par trajet) Repas au restaurant traditionnel du Ras, ingera, très bon.
- location de voiture avec chauffeur, " agence " (c’est un bien grand mot) Mikado. (Adresse en MP) tarifs : 79 €/jour + fuel.
- route vers Kombolcha, intéressante. Départ d'Addis le dimanche afin de voir le marché de Senbede qui s'y tient les dimanches. Marché exceptionnel, un autre monde...Oromos, Affars, etc… Notre driver nous avait dit de prendre un guide, officiel : 200 birs; Payer le guide semble obligatoire. Les 200 birrs correspondent en fait à l'entrée du marché. Nuit à l'hôtel Sunny Side, 900 birs, chambre double. Problèmes récurrents de tuyauterie, d'eau chaude, mais propre.
- route vers Bati, piste d’1h30, par des paysages magnifiques. Visite du marché, avec guide officiel : 250 birs. Là aussi grand marché exceptionnel. Vente de bestiaux, marché au kaht , tribus, etc…. Puis retour par la même piste direction Woldya.. Ville étape, hôtel Lal : 40$ dans un bungalow.
- route vers Lalibela, splendide, paysages de toute beauté. 3 nuits à l’hôtel Panoramic view, 50$ après marchandage. Vue époustouflante Visite des 11 églises, 50$ par personne, (pour 5 jours !), très cher… Guide officiel : 350birs..
- visite du village de Bilbila et l’église de Yemrehanna Kristos. 15 mn de marche par un très beau sentier :.200birs, cher… Eglise dans une grotte, vraiment intéressante. Plus de guide, et c’était tout à fait possible. Visite d’Asheten Maram, 200 birs, pas de guide. Vaut surtout pour la balade et la vue.
- Retour à Addis, par presque la même route. Mais comme c’est magnifique, on ne s’en lasse pas.
- hôtel Ras à Addis, 17€ pour une demie nuit. Départ à 23h pour l’aéroport, taxi bleu 200birs, hèlé devant l’hôtel ( tarif de nuit..)
En résumé : L’Ethiopie est un pays magnifique, assez facile, mais nous avons voyagé « luxe », bons hôtels et surtout voiture avec chauffeur. Le driver parlait anglais, connaît bien le pays, était vraiment très bien, à recommander.(en MP). - Prix : en augmentation, pour les sites, les hôtels. Nourriture traditionnelle ( ingera), pas chère. - santé : j’ai attrapé des puces, comme plein de monde…. Sinon, précautions habituelles. - Sécurité : jamais ressenti de sentiment d’insécurité. Il y aurait des voleurs au Mercato, à Addis, mais il ne nous est rien arrivé, même en prenant les minibus.. - les Ethiopiens sont des gens charmants, souriants, aucune agressivité. - nous avons fait un circuit classique, par manque de temps, mais il y a encore beaucoup d’endroits à visiter. - pas toujours d'eau chaude, pas toujours de wifi, mais c'est un pays en pleine évolution
Vraiment, un pays à recommander, par sa vitalité, son énergie, sa diversité, ses sites, sa population, la beauté des paysages et pas encore très touristique.
- visa : 50$ maintenant. Pas de demande de photo, J'avais noté le nom de l’hôtel réservé sur la fiche de demande de visa, on ne m'a pas demandé de confirmation.
- taxi aéroport-hôtel Ras, en journée, 150 birs. (22 birs = 1€) taxi bleu. Il faut sortir un peu du premier parking, des taxis attendent un peu plus loin
- Addis Abeba : hôtel Ras, 44 $ chambre double, visite du National Museum, Entoto, Piazza, Mesquel square, Mercato (bof), tout cela en minibus local, sans aucun problème.(1,5 bir par trajet) Repas au restaurant traditionnel du Ras, ingera, très bon.
- location de voiture avec chauffeur, " agence " (c’est un bien grand mot) Mikado. (Adresse en MP) tarifs : 79 €/jour + fuel.
- route vers Kombolcha, intéressante. Départ d'Addis le dimanche afin de voir le marché de Senbede qui s'y tient les dimanches. Marché exceptionnel, un autre monde...Oromos, Affars, etc… Notre driver nous avait dit de prendre un guide, officiel : 200 birs; Payer le guide semble obligatoire. Les 200 birrs correspondent en fait à l'entrée du marché. Nuit à l'hôtel Sunny Side, 900 birs, chambre double. Problèmes récurrents de tuyauterie, d'eau chaude, mais propre.
- route vers Bati, piste d’1h30, par des paysages magnifiques. Visite du marché, avec guide officiel : 250 birs. Là aussi grand marché exceptionnel. Vente de bestiaux, marché au kaht , tribus, etc…. Puis retour par la même piste direction Woldya.. Ville étape, hôtel Lal : 40$ dans un bungalow.
- route vers Lalibela, splendide, paysages de toute beauté. 3 nuits à l’hôtel Panoramic view, 50$ après marchandage. Vue époustouflante Visite des 11 églises, 50$ par personne, (pour 5 jours !), très cher… Guide officiel : 350birs..
- visite du village de Bilbila et l’église de Yemrehanna Kristos. 15 mn de marche par un très beau sentier :.200birs, cher… Eglise dans une grotte, vraiment intéressante. Plus de guide, et c’était tout à fait possible. Visite d’Asheten Maram, 200 birs, pas de guide. Vaut surtout pour la balade et la vue.
- Retour à Addis, par presque la même route. Mais comme c’est magnifique, on ne s’en lasse pas.
- hôtel Ras à Addis, 17€ pour une demie nuit. Départ à 23h pour l’aéroport, taxi bleu 200birs, hèlé devant l’hôtel ( tarif de nuit..)
En résumé : L’Ethiopie est un pays magnifique, assez facile, mais nous avons voyagé « luxe », bons hôtels et surtout voiture avec chauffeur. Le driver parlait anglais, connaît bien le pays, était vraiment très bien, à recommander.(en MP). - Prix : en augmentation, pour les sites, les hôtels. Nourriture traditionnelle ( ingera), pas chère. - santé : j’ai attrapé des puces, comme plein de monde…. Sinon, précautions habituelles. - Sécurité : jamais ressenti de sentiment d’insécurité. Il y aurait des voleurs au Mercato, à Addis, mais il ne nous est rien arrivé, même en prenant les minibus.. - les Ethiopiens sont des gens charmants, souriants, aucune agressivité. - nous avons fait un circuit classique, par manque de temps, mais il y a encore beaucoup d’endroits à visiter. - pas toujours d'eau chaude, pas toujours de wifi, mais c'est un pays en pleine évolution
Vraiment, un pays à recommander, par sa vitalité, son énergie, sa diversité, ses sites, sa population, la beauté des paysages et pas encore très touristique.
Bonjour,
Nous étions il y a quelques jours (6-7 mars) sur l'Erta Ale, après avoir suivi sur ce forum, les semaines précédent notre départ, l'activité très changeante du lac de lave.
Pour ceux qui s'apprêtent à partir: pas de souci, le spectacle est au rendez-vous! Préparez les appareils-photo.
Il y a une semaine donc, la surface du lac de lave se situait 20 à 25 m sous la lèvre d'un puits de 60-70 m de diamètre dans le cratère sud. On peut s'approcher jusqu'à environ 1 mètre du bord; mais en deçà, c'est franchement risqué compte tenu de l'état de fissuration de la roche (fractures, surplombs, corniches, ...). Le lac de lave montrait une agitation spectaculaire et évoluant au fil des heures (apparition de fontaines de lave, vagues géantes, sape des parois du puits, ...). On ne s'en lasse pas...
Anecdote: nous avons pris là haut une pluie d'orage bien drue qui a duré plus de deux heures! C'est peu fréquent (paraît-il!), et ça a glacé nos guides afars au point de leur faire attraper la crève! Ils ne sont pas franchement habitués...
A très bientôt,
Nous étions il y a quelques jours (6-7 mars) sur l'Erta Ale, après avoir suivi sur ce forum, les semaines précédent notre départ, l'activité très changeante du lac de lave.
Pour ceux qui s'apprêtent à partir: pas de souci, le spectacle est au rendez-vous! Préparez les appareils-photo.
Il y a une semaine donc, la surface du lac de lave se situait 20 à 25 m sous la lèvre d'un puits de 60-70 m de diamètre dans le cratère sud. On peut s'approcher jusqu'à environ 1 mètre du bord; mais en deçà, c'est franchement risqué compte tenu de l'état de fissuration de la roche (fractures, surplombs, corniches, ...). Le lac de lave montrait une agitation spectaculaire et évoluant au fil des heures (apparition de fontaines de lave, vagues géantes, sape des parois du puits, ...). On ne s'en lasse pas...
Anecdote: nous avons pris là haut une pluie d'orage bien drue qui a duré plus de deux heures! C'est peu fréquent (paraît-il!), et ça a glacé nos guides afars au point de leur faire attraper la crève! Ils ne sont pas franchement habitués...
A très bientôt,
Salut à toutes et à tous
Je suis passé lors de mon dernier voyage au moins 30 fois sous la porte Shoa à Harar ( celle en face du marché dit chrétien !) et en arrivant chez moi je me suis apercu que j'avais omis de la prendre en photo 🤪 , est ce que l'une ou l'un d'entre vous pourrait m'en envoyer une belle par email ? en contrepartie vous receverez un bisous digital 😛
merci d'avance
jean-noel
Bonjour à tous,
Nous partons dans quelques semaines pour plusieurs mois en Afrique de l'Est et commençons par l'Ethiopie. On est en pleine préparation et j'ai beaucoup de questions à poser. je me demandais ce qu'il fallait amener pour pouvoir recharger les appareils électroniques : appareil photo numérique, lecteur mp3, éventuellement téléphone portable... Est-ce que c'est seulement possible? Quel type de prise va-t-on trouver? j'ai entendu parler de chargeur solaire mais ca coute la peau des fesses et les sites qui les vendent en ligne ne me donnent pas trés confiance. Ah aussi une autre question, est ce qu'il y a moyen de vider sa carte SD via internet pendant le voyage (je sais, je sais, je suis un peu naïve mais on ne sait jamais...)? Merci de faire partager votre expérience en la matière!
Babet
Nous partons dans quelques semaines pour plusieurs mois en Afrique de l'Est et commençons par l'Ethiopie. On est en pleine préparation et j'ai beaucoup de questions à poser. je me demandais ce qu'il fallait amener pour pouvoir recharger les appareils électroniques : appareil photo numérique, lecteur mp3, éventuellement téléphone portable... Est-ce que c'est seulement possible? Quel type de prise va-t-on trouver? j'ai entendu parler de chargeur solaire mais ca coute la peau des fesses et les sites qui les vendent en ligne ne me donnent pas trés confiance. Ah aussi une autre question, est ce qu'il y a moyen de vider sa carte SD via internet pendant le voyage (je sais, je sais, je suis un peu naïve mais on ne sait jamais...)? Merci de faire partager votre expérience en la matière!
Babet
n'importe qui peut entrer dans cet établissement.
le personnel à l'entrée n'a aucun rôle de filtrage et les chambres insuffisament surveilllées.
victime du vol de ma caméra et de mon appareil photo, valeur globale 1500€, dans ma chambre alors que j'étais au restaurant.
j'y avais laissé mes appareils afin d'en recharger les batteries. je pense qu'il y a des complicités à l'interieur de cet hôtel.
j'ai quitté l'Ethiopie sans les 500 photos des ethnies Mursi, Hamer etc...
un conseil: déposer tous les objets de valeur à la réception qui n'a pas tenu suffisament son rôle d'information.
le dépôt de plainte à la police est demeuré sans suite, il a même fallu leur payer le taxi aller-retour!
Bonjour à tous!
je pars samedi prochain à addis (pour ceux qui suivent, j'ai ENFIN reçu mon passeport!), et je compte emmener un ordi portable et un appareil photo (pas que ça quand même...). Le problème est que j'ai paumé les factures de ces deux objets dans mon déménagement. De toute façon, je pense les prendre en bagages à main (ils passent aux rayons x ou vaut mieux pas?), mais j'ai peur qu'à un quelconque moment je me fasse attraper par la douane pour payer la tva...bref, c'est jouable de partir sans factures?
Merci d'avance pour les conseils!
Hi everyone,
I’ve just returned from a trip through the national parks of southern Ethiopia, and I wanted to share an encounter that will stay with me forever: that of the Ethiopian Wolf.
Spotting this canid—the rarest in the world—on the barren Sanetti plateaus at over 13,000 feet is a breathtaking experience (literally, given the oxygen levels!). Beyond the luck of photographing it in its fiery red coat, it was the mystical atmosphere of these highlands—the "Roof of Africa"—that left its mark on me.
I’ve posted a detailed account with my photo series on my travel journal for anyone planning a trip to the Bale region or simply curious about this magnificent and endangered species.
You can find the full report here: 👉 https://www.toucan-photo.com/fr/le-loup-ethiopie-le-loup-sur-le-toit-de-lafrique/
Don’t hesitate to ask if you have questions about accessing the park or spotting local wildlife—I’d be happy to chat! !
I’ve just returned from a trip through the national parks of southern Ethiopia, and I wanted to share an encounter that will stay with me forever: that of the Ethiopian Wolf.
Spotting this canid—the rarest in the world—on the barren Sanetti plateaus at over 13,000 feet is a breathtaking experience (literally, given the oxygen levels!). Beyond the luck of photographing it in its fiery red coat, it was the mystical atmosphere of these highlands—the "Roof of Africa"—that left its mark on me.
I’ve posted a detailed account with my photo series on my travel journal for anyone planning a trip to the Bale region or simply curious about this magnificent and endangered species.
You can find the full report here: 👉 https://www.toucan-photo.com/fr/le-loup-ethiopie-le-loup-sur-le-toit-de-lafrique/
Don’t hesitate to ask if you have questions about accessing the park or spotting local wildlife—I’d be happy to chat! !
Au moment de Noël 2019, c'est l'occasion de me faire un cadeau. Je fouille une nouvelle fois dans mes rêves d'enfant et l'Abyssinie sort de mon chapeau.
Toute la magie à l'évocation de ce nom me revient en pleine face : Les hauts plateaux, le loup, la reine Saba, Salomon, Lalibela, l'homme aux semelles de vent ...
Et puis je ne suis plus allé en Afrique depuis 2011. Cela me manque.
C'est décidé, j'irai en Ethiopie avant la saison des pluies. Je peux poser 2 semaines de vacances après le 7 mars.
Je me rapproche d'une agence avec qui je définis un itinéraire classique dans le Nord du Pays qui sera affiné grâce aux renseignements et conseils glanés sur ce forum. Je précise que je me mets bien avec un 4x4, un chauffeur et un guide francophone.
Le 9 mars, je suis donc à CDG dans la file d'enregistrement du vol Ethiopian Airlines avec mon sac léger : quelques affaires, quelques médicaments, du saucisson sec et des pastilles Ricola à l'orange, le livre l'Abyssin de Ruffier, le guide Olizane, et mon smartphone ( je regrette de ne pas avoir pris un vrai appareil photo !!!) . J'ai aussi un bon paquet de tshirt et sweat, des paquets de stylos qui alourdissent mon bagage mais qui feront nombre d'heureux sur les routes des hauts plateaux.

Le 10 mars au petit matin, après avoir changé des euros au rutilant terminal international de l'aéroport d'Adis , je rejoins le terminal des vols domestiques, moins rutilant. Je cherche un peu pour rejoindre ce terminal, je repasse par les contrôles de sécurité par lesquels je viens de passer mais cette fois ci à l'envers.

Et j'attends mon vol pour Lalibela. Attendre, c'est aussi ce que j'aime en Afrique, cette conception du temps tellement différente de la notre. Je m'y cale rapidement et éprouve une certaine joie à contempler tantôt le monde extérieur, tantôt mon monde intérieur. Je dois contempler trop longtemps une jolie jeune fille. Quelques minutes après, elle vient briser mon silence et s’asseoir à coté de moi. La salle d'embarquement se vide, le vol pour Baher Dar va décoller. Ma jolie voisine reste, elle habite Lalibela et va prendre comme moi le prochain vol.

Je me rapproche d'une agence avec qui je définis un itinéraire classique dans le Nord du Pays qui sera affiné grâce aux renseignements et conseils glanés sur ce forum. Je précise que je me mets bien avec un 4x4, un chauffeur et un guide francophone.
Le 9 mars, je suis donc à CDG dans la file d'enregistrement du vol Ethiopian Airlines avec mon sac léger : quelques affaires, quelques médicaments, du saucisson sec et des pastilles Ricola à l'orange, le livre l'Abyssin de Ruffier, le guide Olizane, et mon smartphone ( je regrette de ne pas avoir pris un vrai appareil photo !!!) . J'ai aussi un bon paquet de tshirt et sweat, des paquets de stylos qui alourdissent mon bagage mais qui feront nombre d'heureux sur les routes des hauts plateaux.

Le 10 mars au petit matin, après avoir changé des euros au rutilant terminal international de l'aéroport d'Adis , je rejoins le terminal des vols domestiques, moins rutilant. Je cherche un peu pour rejoindre ce terminal, je repasse par les contrôles de sécurité par lesquels je viens de passer mais cette fois ci à l'envers.

Et j'attends mon vol pour Lalibela. Attendre, c'est aussi ce que j'aime en Afrique, cette conception du temps tellement différente de la notre. Je m'y cale rapidement et éprouve une certaine joie à contempler tantôt le monde extérieur, tantôt mon monde intérieur. Je dois contempler trop longtemps une jolie jeune fille. Quelques minutes après, elle vient briser mon silence et s’asseoir à coté de moi. La salle d'embarquement se vide, le vol pour Baher Dar va décoller. Ma jolie voisine reste, elle habite Lalibela et va prendre comme moi le prochain vol.

Bonjour,
je voudrais faire un grand circuit en ETHIOPIE, en 2018,
- quelles sont les agences sérieuses en groupe francophone?
-à quelle moment de l'année faut il y aller?
-est ce mieux de faire le SUD et le NORD sur 1 seul voyage?
Merci d'avance.
Joé
Un grand merci à ceux qui pourront éclairer notre lanterne

Celui ci a été vu à Awash

celui ci a été vu vers Goba près du Bâlé Au plaisir de vous lire, je sais qu'il y a de grands connaisseurs, malgré notre patience et nos recherches dans tous les bouquins et sur oiseaux.net et autres sites, nous sommes frustrés de ne pas avoir trouvé tout du moins être sûr de nos déductions. Pour nous le premier ferait partie des alouettes et le second grande hésitation.....peut être de la famille des tisserins.

Celui ci a été vu à Awash

celui ci a été vu vers Goba près du Bâlé Au plaisir de vous lire, je sais qu'il y a de grands connaisseurs, malgré notre patience et nos recherches dans tous les bouquins et sur oiseaux.net et autres sites, nous sommes frustrés de ne pas avoir trouvé tout du moins être sûr de nos déductions. Pour nous le premier ferait partie des alouettes et le second grande hésitation.....peut être de la famille des tisserins.
Bonjour à tous les amoureux de l'Ethiopie
Je suis entrain de finaliser un album et je sèche complètement sur le nom de deux oiseaux malgré les livres que nous possédons, les photos ne sont pas très belles pourriez vous m'aider à retrouver leur identité. Un grand merci par avance, le premier se trouvait au lac Hayk et le second vers le lac Chamo Au plaisir de vous lire Yolande et Jacky


Je suis entrain de finaliser un album et je sèche complètement sur le nom de deux oiseaux malgré les livres que nous possédons, les photos ne sont pas très belles pourriez vous m'aider à retrouver leur identité. Un grand merci par avance, le premier se trouvait au lac Hayk et le second vers le lac Chamo Au plaisir de vous lire Yolande et Jacky


Bonjour à tous,
Je suis professeur de géographie en collège et suis en train de refaire tous mes cours. Pour certains d'entre-eux je cherche des photographies libres de droits (que je puisse les utiliser avec mes élèves). En vrac, voici quelques photos de lieux sur lesquelles je compte faire travailler mes élèves de 6eme :
- un paysage pris depuis Padum (Zanskar) avec des aménagements visibles (maisons, champs, route) mais aussi montagne - un village/ville au Groenland dans lequel on voit bien les contraintes (mer gelée ou encore quelques glaçons + montagnes enneigées) - Papouasie+ Amazonie : euh....un village/habitation et la forêt autours. Quelques photos d'activités humaines... - Cordillère des Andes : une récolte d'un champs de pomme de terre, un marché coloré... - les Nenets en Sibérie ( mode vie, contraintes...) - un groupe de touristes au bord du lac d'Erta Ale...ou à Dallol... -Desert Sahara : un campement touareg ... - une île avec le petit village coincé au pied (ex : Stromboli), en vue aerienne ( !)
Des photos pas si faciles que ça à trouver ! Si certains d'entre-vous sont prêts à partager leurs trésors, c'est super! Merci d'avance
sylvain
-
Je suis professeur de géographie en collège et suis en train de refaire tous mes cours. Pour certains d'entre-eux je cherche des photographies libres de droits (que je puisse les utiliser avec mes élèves). En vrac, voici quelques photos de lieux sur lesquelles je compte faire travailler mes élèves de 6eme :
- un paysage pris depuis Padum (Zanskar) avec des aménagements visibles (maisons, champs, route) mais aussi montagne - un village/ville au Groenland dans lequel on voit bien les contraintes (mer gelée ou encore quelques glaçons + montagnes enneigées) - Papouasie+ Amazonie : euh....un village/habitation et la forêt autours. Quelques photos d'activités humaines... - Cordillère des Andes : une récolte d'un champs de pomme de terre, un marché coloré... - les Nenets en Sibérie ( mode vie, contraintes...) - un groupe de touristes au bord du lac d'Erta Ale...ou à Dallol... -Desert Sahara : un campement touareg ... - une île avec le petit village coincé au pied (ex : Stromboli), en vue aerienne ( !)
Des photos pas si faciles que ça à trouver ! Si certains d'entre-vous sont prêts à partager leurs trésors, c'est super! Merci d'avance
sylvain
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Une découverte de l'Éthiopie durant les fetes de l'Épiphanie est l'occasion de se plonger au coeur de cette ambiance particulière, mélange de manifestations de ferveur et de joie communicative au milieu d'une population chaleureuse et accueillante.
Les photos sont visibles sur notre site web (lien en fin de message)
08/01 : le vol Ethiopian a rattrapé en vol son retard et à Addis Abeba le débarquement est rapide. Une longue file nous attend pour obtenir le « visa on arrival ». Nous en profitons pour changer quelques euros à la banque voisine pendant l'attente. Trois guichets se succèdent pour obtenir le visa : un premier préposé recopie consciencieusement les indications du passeport, une charmante dame souriante nous prend en photo et, enfin, une troisième personne nous déleste de 100 dollars (pour 2) avant de nous tendre les passeports. Les bagages sont rapidement récupérés à côté du tapis et, enfin, nous pouvons sortir à l'air libre et rejoindre le parking où nous attend Mule, notre guide. Une longue traversée des avenues modernes d'Addis nous permet de redécouvrir la vie à l'africaine avec ses nombreux piétons, ses petites échoppes le long des rues, ses constructions inachevées... Autour de nous le paysage de hauts plateaux à l'aspect aride laisse une large place aux cultures. Les champs sont parsemés de monticules de tef récolté récemment. L'activité agricole est intense avec beaucoup de piétons circulant au milieu des champs et de nombreux troupeaux de vaches, moutons, chèvres ou ânes. Dans les villages nous apercevons des cases aux toits en paille ou de petites maisons colorées toujours entourées de haies de branchage aux abords rangés. Le repas de midi dans un petit restaurant au bord de la route offre l'occasion de découvrir l'injera végétarien en ce vendredi jour de jeûne. Nous dégustons avec plaisir ce plat au cours légèrement acide. Peu de voitures particulières circulent sur la route mais les nombreux camions poussifs peinent à gravir les raides côtes, particulièrement sur les rebords abrupts de plus de 1000m qui surplombent le Nil bleu. Nous traversons à pied sur l'ancien pont construit par les italiens ce qui nous permet de découvrir dans sa totalité le nouvel ouvrage moderne et de profiter des rives du fleuve bordées de quelques pommiers de Sodome. Notre guide nous rappelle consciencieusement qu'il est interdit de photographier les ponts en Éthiopie !!! Dans la remontée tout aussi raide que la descente le minibus surchargé est à la peine et dans une portion non goudronnée nous devons descendre et marcher sur quelques mètres. Les abords de la route sont jalonnés de nombreux villages, dont certains ont été entièrement rénovés avec des maisons aux toits recouverts de tôle ondulée. La nuit est toute proche quand nous arrivons au Gozamen Hotel à Debre Markos. L'hôtel semble assez récent mais nous expérimentons rapidement les fuites d'eau de la douche qui éclabousse allégrement toute la salle de bains. Nous nous sentons un peu « flottants » durant le dîner et ne traînons pas pour profiter d'une bonne nuit réparatrice.
09/01 : départ vers 8h30 en direction du nord. Une belle route goudronnée traverse un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. De chaque côté de la route circulent hommes et femmes transportant tas de paille, longues perches de bois, bidons d'eau ou accompagnant leurs troupeaux. Une animation permanente se déroule au milieu des parcelles cultivées formant un véritable patchwork de champs entre jaune doré et vert pâle. C'est une zone agricole à l'activité permanente. Nous traversons quelques rivières au faible débit. De nombreux villages ponctuent la route, tantôt simple alignement de boutiques en tous genres, tantôt importants lotissements de maisons identiques et alignées aux toits de tôle ondulée brillant sous le soleil. Petit à petit le paysage devient plus escarpé et dans le lointain surgissent quelques pitons rocheux. Des espaces boisés commencent à disputer la place aux champs cultivés. Nous faisons une courte halte auprès du Sengira lake formé au creux d'un cratère où quelques fourmis voraces ne tardent pas à nous agresser les mollets. Sur la route circulent presque exlusivement des minibus et des camions et très peu de véhicules particuliers. Il n'y a pas de moto ni de bicyclettes mais toujours des piétons. À l'approche de Bahir Dar la circulation devient un peu plus intense mais sans jamais être vraiment dense. Nous rejoignons le Tana hotel vers 12h30. Après un déjeuner dans un restaurant du bord du lac nous observons les pirogues (tankwa) de papyrus des pêcheurs et un calao perché dans un ficus au tronc particulièrement impressionnant puis partons explorer le marché. De larges avenues bordées d'arbres et de fleurs sillonnent la ville. À proximité du marché nous découvrons l'église saint Georges autour de laquelle prient ou se reposent de nombreux fidèles. Il règne au marché une animation bon enfant et souriante. On y trouve évidemment de tout, depuis les fruits et légumes jusqu'à l'outillage en passant par l'habillement et les sacs d'épices. À proximité des vendeurs de piments un parfum puissant et acre se dégage qui vient irriter nos gorges peu accoutumées à ces effluves. Nous partons ensuite découvrir le panorama sur le lac et le large Nil bleu depuis la colline Bezawit en fin de journée. Un mariage se déroule sur les jardins surplombant le lac et durant la soirée nous sommes bercés par les rythmes lancinants de la musique. Puis, à 20h30, tout s'arrête instantanément et les convives quittent rapidement les lieux.
10/01 : dès 4h du matin les psalmodies des chants religieux résonnent dans la nuit. C'est la longue messe copte du dimanche qui va durer jusqu'en début de matinée. Après le petit déjeuner nous embarquons sur un bateau à fond plat qui nous emmène en 1h de traversée sur le lac Tana vers la presqu'île de Zeghè. Du débarcadère un sentier au milieu des boutiques de souvenirs profanes ou religieux conduit en quelques minutes vers le monastère d'Ura Kidanemehret. À l'intérieur du monastère circulaire de nombreux fidèles, toujours en tenue blanche, viennent se recueillir devant les gravures à l'expression parfois naïve mais toujours très colorées. Après le retour en bateau nous prenons la route vers Gondar. Nous retrouvons à nouveau le paysage agricole de haut plateau animé en permanence par les paysans cheminant en bord de route ou dans les champs. À mi parcours surgissent des massifs montagneux parsemés de pitons rocheux volcaniques et la route sinue au milieu de ses zones montagneuses. La ville de Gondar (300000 habitants) étalée sur plusieurs collines est très animée en ce dimanche après-midi après la victoire du club local de football qui conduit les supporters bruyants dans les rues. Nous logeons au Quara Hotel dans une vaste chambre assez bien éclairée dominant un large patio.
11/01 : nous débutons la journée par la visite de l'église Debré Birhan Sélassié bâtiment rectangulaire de pierres et de briques aux proportions harmonieuses. De belles peintures aux teintes chaudes représentent des personnages aux grands yeux surprenants et expressifs. À noter aussi, une repr��sentation de Mahomet chevauchant un chameau tiré par le diable !!!! Nous allons ensuite visiter la cité impériale située sur une colline dominant la ville. Au cœur de ce grand espace 4 palais ont été construits par chacun des rois successifs. Puis, nous nous dirigeons vers les bains de Fasilades au milieu desquels trône le bâtiment qui servait autrefois de vestiaire. Ce bassin est utilisé pour la fête du Timkat au cours de laquelle les pèlerins viennent se baigner après la bénédiction de l'eau. Les murs périphériques sont recouverts des racines noueuses des arbres qui épousent la forme des pierres. Nous prenons la route de Debark en début d'après-midi. Quelques kilomètres plus loin un arrêt permet de découvrir un village « falacha » avec sa minuscule synagogue. Les falachas ne possèdent pas de terre et vivent de l'artisanat que les enfants nous présentent avec une certaine insistance mais retenue cependant. La route traverse des hauts plateaux cultivés à l'aspect aride et jauni. Nous profitons d'une halte pour observer des paysans qui foulent les céréales avec un attelage de bœufs et battent les épis au fléau, image d'une Éthiopie immuable et souriante malgré le dénuement de nombreux habitants. Arrivés assez tôt à Debark nous nous enregistrons auprès du bureau du parc national du Simien avant de rejoindre l'hôtel Imet Gogo à l'apparence spartiate. Un petit tour dans le village nous fait découvrir des habitations misérables au milieu desquelles court une multitude d'enfants rieurs qui jouent à se faire prendre en photo. La chambre est très sommaire et sale, le faux plafond de la sale d'eau envahi de pigeons que les employés auront quelques difficultés à déloger et des déjections tombent dans la douche !!!
12/01 : après une nuit perturbée par des bruits multiples et variés, chiens aboyant sans discontinuer, déambulations bruyantes dans l'hôtel, appel matinal à la prière du muezzin, dès 6 heures du matin c'est l'agitation de la ville qui nous incite à un lever aux aurores. Il y a toujours autant d'animation dans la ville que nous quittons par une piste poussiéreuse pour gagner le massif du Simien. De vastes perspectives sur les profondes vallées s'ouvrent de chaque côté de la route qui serpente sur une ligne de crête. Sur ces vastes plateaux les champs aux couleurs mordorées témoignent une fois de plus de l'activité agricole permanente, même en haute altitude. Des peuplements de babouins gelada, endémiques de la région, sont installés au bords des falaises abruptes. À Sanbaker (3200m) nous quittons la voiture pour démarrer notre trek. Nous sommes accompagnés d'un guide local et de deux gardes du parc armés de leur fusil. Le sentier s'éloigne rapidement de la route et longe un escarpement rocheux en offrant un large panorama sur la région aux multiples canyons enchevêtrés. L’œil acéré de notre guide nous permet, à 2 reprises, d'observer au loin une antilope (bushback). Par une succession de courtes montées et descentes nous atteignons un point de vue vertigineux sur une cascade de 530 m de hauteur. En cette saison sèche il n'y coule qu'un maigre filet d'eau. Nous pique-niquons sur une plate-forme avec une vue plongeante sur la cascade puis par une raide remontée rejoignons la piste que nous suivons sur quelques centaines de mètres avant de la quitter pour un sentier qui longe un profond vallon. Après avoir traversé un ruisseau au faible débit nous entamons la remontée sur le versant qui mène vers le village de Geech. En chemin nous croisons de nombreux paysans. Quelques troupeaux de chèvres, vaches ou moutons cohabitent en bonne intelligence avec les singes. L'altitude se fait légèrement sentir dès que la pente se raidit et nous prenons garde de ne pas accélérer le pas. Le village est composé de grandes cases implantées au milieu d'étendues verdoyantes abondamment fleuries. Le chemin emprunte un surprenant dédale de cailloux parsemé de mottes de terre ravinées pour rejoindre la crête dominant le village. De là, les installations du camp apparaissent et en une vingtaine de minutes nous le rejoignons (3600m). Les tentes sont installées et il ne nous reste plus qu'à préparer notre couchage. Le copieux dîner est préparé dans un petit bâtiment enfumé par le feu de bois préparé par notre cuisinier.
13/01 : la nuit a été fraîche et, au réveil, les tentes sont recouvertes d'une mince couche de givre. Des que le soleil franchit la longue crête qui fait face au campement une chaude lumière dorée éclaire les herbes. Nous partons pour l'ascension du Imet Gogo à 3926m. Le chemin remonte en pente douce le flanc d'un large vallon. Des lobélies brisent l'uniformité de cet immense espace ainsi que des bouquets piquants de fleurs blanches ressemblant à des immortelles. Lentement mais régulièrement nous prenons de l'altitude et, bientôt le sommet est en vue. Quelques blocs rocheux faciles à franchir mènent à la cime. Large tour rocheuse prolongeant un vaste éperon elle domine d'une hauteur impressionnante la vallée du rift et les canyons profond du massif du Simien. Les hauts sommets du massif du Simien se dressent au loin et une couche de brumes poussiéreuses dilue les lointains d'où surgissent des pitons rocheux aux parois verticales. Accrochés aux pentes, des villages isolés profitent des rares replats au milieu des falaises. Ils sont entourés de champs en terrasses permettant d'utiliser le moindre espace vierge. Pour le retour nous longeons la crête qui offre un panorama plongeant sur le rift puis regagnons le camp en début d'après-midi. En fin de journée nous montons sur le sommet voisin (150m de dénivellation) pour admirer le coucher de soleil. Les sommets surgissant du rift se teintent doucement en rose tandis que des successions de chaînons montagneux estompés par la brume poussiéreuse apparaissent.
14/01 : le réveil est matinal avec un petit déjeuner à 6h. Notre guide est pressé de partir mais nous calmons ses ardeurs afin d'attendre que la lumière soit suffisante pour marcher confortablement. Les muletiers commencent sans tarder à démonter le camp. Nous descendons au milieu d'une claire forêt de bruyères arborescentes pour rejoindre un maigre ruisseau avant de remonter une pente régulière qui mène à la grande piste. Tout au long de notre remontée nous croisons des groupes de muletiers qui dévalent dans un nuage de poussière. Le soleil rasant éclaire les herbes de douces teintes chaudes. Arrivés à la piste nous découvrons un vaste panorama de hauts plateaux ondulés tandis que se profilent au loin les contreforts abrupts du sommet découvert la veille. Une fois les muletiers arrivés et les formalités de pourboire remplies nous embarquons dans le minibus pour retourner à Debark. C'est, ensuite, un long périple, d'abord sur une piste caillouteuse au flanc de montagnes spectaculaires, puis sur une route goudronnée récente alternant nombreuses montées et descentes au milieu de pitons rocheux élancés surgissant à chaque virage. Tout d'abord très aride et peu peuplé le paysage se transforme et nous atteignons des hauts plateaux cultivés et ponctués de nombreux villages. Le trajet nous paraît bien long et, surtout, inconfortable dans le minibus qui nous secoue en tous sens. Arrivée vers 18h à Axoum au Yeha Hotel, vaste hôtel aux équipements complets mais mal entretenus.
15/01 : la journée est consacrée à la visite de la ville d'Axoum. Nous partons à pied pour le parc des stèles situé non loin de l'hôtel. Ces stèles caractéristiques de l'époque axoumite ont été extraites d'une carrière de granit située à 5 kms. Successivement nous visitons les tombeaux des rois situés sous les stèles, la pierre d'Ezana écrite en grec, amharic et guèze, le réservoir de May-Shun (piscine de la reine de Saba) puis le tombeau de Baizen (Balthazar). L'après-midi est consacrée au château de la reine de Saba jouxtant un site d'implantation de stèles, souvent non achevées et, ensuite à la cathédrale moderne sainte Marie. Implantée sur le site de l'ancienne cathédrale sainte Marie de Sion l'église moderne est très fréquentée par les fidèles. Tout à côté, le monastère, inaccessible aux femmes, ainsi que l'église Kirubel abritent des fresques représentant des scènes bibliques. Selon la tradition l'arche d'alliance est conservée dans une chapelle voisine, gardée par un moine qui n'en sort jamais... De retour à l'hôtel vers 17h nous repartons pour un tour rapide dans les rues mais l'animation y est réduite. À l'hôtel, l'électricité n'est disponible que vers 18h et, ce soir, seul un filet d'eau fraîche coule de la douche.
16/01 : nous reprenons notre périple en direction du temple de Yeha accessible par une piste de 4 kilomètres à partir de la route goudronnée. C'est samedi et de nombreux fidèles en longues tuniques blanches ou jaunes sont présents autour de l'église dont l'accès n'est pas autorisé aux non fidèles. Le temple, seul, est accessible. En cours de rénovation , il est dissimulé sous les échafaudages. La route se poursuit, sinueuse à souhait, elle traverse de magnifiques paysages avec des pitons basaltiques érigés au milieu de roches aux coloris multiples. Quelques haltes permettent de profiter de panoramas d'autant plus spectaculaires que le ciel n'est pas voilé de poussières comme les jours précédents. Le terrain devient très aride avec peu d'arbres et les bords de la route semblent moins fréquentés par les piétons même si de nombreux villages s'étalent sur les pentes. Un col à plus de 3000m permet de basculer vers Adigrat où nous prenons le déjeuner dans un restaurant récent à l'équipement particulièrement moderne. Dans l'après-midi nous nous arrêtons au marché en plein air de Freweyni coloré et animé avec des étals dressés sur des monticules circulaires entourés de murs de pierre sèche. Une dernière halte nous laisse découvrir un village tigréen aux maisons éparpillées au milieu des cultures. Notre guide aborde un paysan qui veut bien ouvrir les portes de sa ferme. Entourée d'un mur de pierre, la maison en pierres présente un aspect très spartiate. Elle se compose d'un abri ouvert et de 2 bâtiments utilisés chacun pour une seule fonction: un en tant que pièce à vivre et à dormir sombre et enfumée, l'autre pour la cuisine avec le traditionnel four à injira. Peu de temps après nous arrivons à Hawsien où le Tourist hotel déploie ses chambres simples mais propres autour d'une cour. Une courte promenade dans la ville aux rues poussiéreuses terminera l'après-midi. Une nouvelle fois, pour la douche, nous nous contentons d'un filet d'eau à peine tiède et l'électricité fera défaut peu après la tombée de la nuit.
17/01 : nous quittons Hawsien par une piste poussiéreuse qui longe des massifs montagneux déchiquetés dont la couleur ocre resplendit sous le vif soleil matinal. Malgré l'apparence aride du sol les champs sont tous entretenus et une animation permanente règne au bord de la piste. Dès que nous faisons un arrêt photo des enfants se précipitent, parfois en quémandant des stylos ou un peu d'argent, parfois seulement par curiosité ou pour se faire prendre en photo. Un de ces enfants nous montre fièrement son instrument de musique fabriqué astucieusement avec un bidon en plastique, un bout de bois et une corde dont il arrive à tirer des sons harmonieux. De temps en temps la piste traverse de petites rivières où coule un mince filet d'eau et des zones de culture plus verdoyantes font alors leur apparition. Nous faisons halte à l'église Debra Negast, semi troglodytique, installée en position dominante et taillée dans la pierre ocre. La terrasse offre une vue élargie sur les montagnes du Tigré. Puis nous rejoignons la route principale goudronnée à Wukro où nous visitons l'église rupestre de Qirqos. Le prêtre qui garde le sanctuaire semble montrer une totale indifférence vis à vis des visiteurs et des photographes. La route se prolonge ensuite vers le sud alternant zones arides et zones de culture. Nous arrivons relativement tôt à Maqalé où nous prenons nos aises au Hill Top Hotel situé en périphérie avec une vue imprenable sur la ville. Nous profitons d'une après-midi de détente avec tri des photos, internet, lessive en attendant le repas du soir.
18/01 : à 7h nous quittons l'hôtel pour une longue étape. Le brouillard matinal adoucit le paysage. Quand le soleil efface les brumes un paysage plat et aride se découvre. Au loin quelques sommets percent le voile brumeux. La route traverse à nouveau des zones montagneuses et des terres agricoles fertiles apparaissent. Les bords de route s'animent évidemment de scènes de vie paysanne : labours avec les bœufs, troupeaux de vaches, moutons, ânes chargés et caravanes de dromadaires. Nous quittons l'état du Tigré pour l'état Amarha. Au niveau d'un col nous laissons la route goudronnée pour une piste au travers des montagnes. Le paysage très verdoyant avec de nombreux champs labourés laisse place petit à petit à des zones caillouteuses très arides. Seules quelques vallées dans lesquelles circule un filet d'eau déroulent un tapis de verdure qui contraste avec la sécheresse environnante. Vers 17h nous atteignons Lalibela dont les maisons sont étalées sur les collines. La présence de nombreux hôtels sans charme se manifeste par une multitude de panneaux publicitaires et les boutiques de souvenirs sont nombreuses au long des rues. Nous nous installons pour 3 nuits à l'hôtel Bete Abraham au confort simple dans une chambre sans superflu et comme souvent, assez sombre. À 18h30 l'électricité se coupe puis revient au cours du dîner.
19/01 : la matinée est consacrée à la visite des églises de Lalibela. Excavées dans la roche gréseuse elles sont accessibles par un labyrinthe de corridors, de tunnels et d'escaliers parfois glissants. C'est la veille de la fête du Timkat et de nombreux pèlerins, le plus souvent en habit blanc immaculé, viennent se prosterner contre les murs et se faire bénir par les prêtres présents dans chaque église. Les églises sont très sombres et les rares ouvertures laissent filtrer une lumière soulignant violemment les ombres denses. Dès le début de la matinée quelques groupes de prêtres et de diacres commencent à préparer la procession de l'après-midi au son des tambourins et des cornes. Nous déjeunons dans un restaurant au style très moderne avec des salles réparties autour d'une montée hélicoïdale. L'ensemble nous apparaît assez hideux mais la vue est magnifique sur les montagnes environnantes. L'après-midi, nous patientons un bon moment pour observer les processions qui partent des diverses églises et se réunissent sur la place centrale du village dans une profusion d'habits de cérémonie aux vives couleurs et de parasols tous aussi colorés. Par chance, l'étage supérieur d'un immeuble en construction nous offre une vue plongeante sur l'ensemble. Un tapis est déroulé en permanence devant la procession des prêtres qui transportent les tables de la loi sous de grands dais chamarrés. Derrière, suivent des groupes de danseurs et de musiciens, accompagnés des « youyous » bruyants des femmes. Il règne, tout au long de la procession une ambiance à la fois fervente et joyeuse éclairée par les sourires des participants qui sont heureux de se faire photographier. La foule est dense mais nous parvenons à nous frayer un chemin sans trop de mal pour rejoindre la tête du cortège. En fin de journée commence la cérémonie destinée à préparer le baptême du lendemain. La nuit sera bercée des mélopées lancinantes chantées sans discontinuer.
20/01 : un peu éprouvés par cette nuit bruyante nous nous levons à 5H15 pour assister à la cérémonie du Timkat au bord du bassin situé tout près de notre hôtel. Mule nous a réservé des places tout en haut des gradins avec une vue plongeante sur le bassin en croix. Vers 6h30, au lever du jour, les fidèles commencent à prendre place sur l'esplanade, pour la plupart tout de blanc vêtus. Un cercle de diacres habillés de blanc et rouge délimite la zone réservée à la cérémonie. Commence alors une longue attente avant que les prêtres ne prennent place à leur tour. Dans leurs habits noirs ou brillants, avec les parasols brillants ils nous offrent une vision haute en couleurs. La cérémonie se déroule selon un rituel quelque peu hermétique pour nous, tout d'abord assez statique, puis quand les tambours commencent à vibrer un ballet s'organise autour du bassin. Les fidèles commencent à taper dans leurs mains, à onduler pendant que les « youyous » stridents retentissent. Vient ensuite la bénédiction de l'eau avec les encensoirs avant que les fidèles ne soient aspergés à l'aide de tuyaux. D'un seul coup, la foule se libère et se précipite au bord du bassin avec joie et bruit pour se purifier à l'eau et asperger les voisins avec les mains ou des bidons. En fin de matinée la procession repart vers les églises en traversant le village. En fin d'après-midi nous visitons l'église saint Georges, la plus connue des églises de Lalibela. Sa situation permet de mieux visualiser l'ensemble architectural avec son plan en croix caractéristique. L'intérieur est très sobre, sans décoration.
21/01 : nous reprenons la piste parcourue il y a 3 jours pour quitter Lalibela. En chemin, des haltes permettent de photographier de belles étendues arides baignées d'une douce lumière matinale. Dans un village que nous traversons à pied nous sommes escortés par des gamins parfois quémandeurs, mais sans trop d'insistance. Arrivés à proximité d'un col à plus de 3000m, le brouillard envahit les prairies verdoyantes et engloutit les sommets. Puis, nous filons sur la route goudronnée en direction du sud. Dans de nombreuses villes et villages les fêtes de Timkat battent leur plein, nécessitant parfois quelques détours ou même un arrêt complet. Nous en profitons pour nous immerger dans la foule joyeuse qui avance au rythme des musiques diffusées par camion et des danses scandées par les tambours tandis que les « youyous » stridents font concurrence aux tambours. L'ambiance est festive et nous sommes happés par la foule. Les Éthiopiens semblent surpris mais heureux de notre présence dans ces villages où s'arrêtent rarement les touristes. Nous rejoignons Kombolcha à la nuit tombée pour loger à l'hôtel Sunnyside, bel ensemble à l'aménagement agréable mais aussi mal entretenu que les précédents, en particulier la salle d'eau.
22/01 : le temps est couvert et la route traverse des zones agricoles verdoyantes tandis que les sommets environnants restent noyés de brumes. Lorsque la route monte en altitude nous pénétrons dans les nuages et des forêts d'immenses eucalyptus gravissent les pentes raides. Quelques babouins jouent aux équilibristes sur les bords des ravins. Un long tunnel de 500m permet de franchir le col de Termaber à plus de 3000m et le ciel bleu nous attend sur l'autre versant. Un paysage de hauts plateaux jaunis se découvre et sous le rebord oriental s'étale une vaste mer de nuages. À l'approche d'Addis Abeba la circulation se densifie. Nous entrons dans la capitale en découvrant le tout nouveau métro construit par les chinois puis traversons des avenues bordées d'immeubles tantôt modernes, tantôt délabrés au milieu desquels d'innombrables petites boutiques côtoient des magasins à l'aspect plus moderne. Quelques embouteillages limités nous retardent un peu pour rejoindre le Ghion hotel, hôtel gouvernemental. L'hébergement est le plus confortable de tout le séjour malgré quelques défauts inévitables (!!!) de finition mais le personnel ne fait pas particulièrement preuve d'amabilité.
23/01 : départ vers 9h30 pour visiter le musée national où se trouve, notamment, le squelette reconstitué de Lucy, premier australopithèque. Ensuite nous découvrons l'ancien palais du Negus Haïlé Sélassié au cœur d'un campus universitaire. Des objets d'artisanat sont exposés dans les pièces du palais. Seules restent meublées les chambres et salles d'eau du négus et de sa femme. Nous partons ensuite à la découverte des rues de la capitale : de petites boutiques jouxtent des immeubles modernes élevés et les nombreuses constructions en cours. Pour notre dernière soirée en Ethiopie nous dégustons un buffet de plats traditionnels accompagné d'un orchestre fort bruyant et de danses. Le transfert à l'aéroport est rapide et nous devons patienter un peu plus longtemps que prévu car le vol décolle avec 1h de retard.
08/01 : le vol Ethiopian a rattrapé en vol son retard et à Addis Abeba le débarquement est rapide. Une longue file nous attend pour obtenir le « visa on arrival ». Nous en profitons pour changer quelques euros à la banque voisine pendant l'attente. Trois guichets se succèdent pour obtenir le visa : un premier préposé recopie consciencieusement les indications du passeport, une charmante dame souriante nous prend en photo et, enfin, une troisième personne nous déleste de 100 dollars (pour 2) avant de nous tendre les passeports. Les bagages sont rapidement récupérés à côté du tapis et, enfin, nous pouvons sortir à l'air libre et rejoindre le parking où nous attend Mule, notre guide. Une longue traversée des avenues modernes d'Addis nous permet de redécouvrir la vie à l'africaine avec ses nombreux piétons, ses petites échoppes le long des rues, ses constructions inachevées... Autour de nous le paysage de hauts plateaux à l'aspect aride laisse une large place aux cultures. Les champs sont parsemés de monticules de tef récolté récemment. L'activité agricole est intense avec beaucoup de piétons circulant au milieu des champs et de nombreux troupeaux de vaches, moutons, chèvres ou ânes. Dans les villages nous apercevons des cases aux toits en paille ou de petites maisons colorées toujours entourées de haies de branchage aux abords rangés. Le repas de midi dans un petit restaurant au bord de la route offre l'occasion de découvrir l'injera végétarien en ce vendredi jour de jeûne. Nous dégustons avec plaisir ce plat au cours légèrement acide. Peu de voitures particulières circulent sur la route mais les nombreux camions poussifs peinent à gravir les raides côtes, particulièrement sur les rebords abrupts de plus de 1000m qui surplombent le Nil bleu. Nous traversons à pied sur l'ancien pont construit par les italiens ce qui nous permet de découvrir dans sa totalité le nouvel ouvrage moderne et de profiter des rives du fleuve bordées de quelques pommiers de Sodome. Notre guide nous rappelle consciencieusement qu'il est interdit de photographier les ponts en Éthiopie !!! Dans la remontée tout aussi raide que la descente le minibus surchargé est à la peine et dans une portion non goudronnée nous devons descendre et marcher sur quelques mètres. Les abords de la route sont jalonnés de nombreux villages, dont certains ont été entièrement rénovés avec des maisons aux toits recouverts de tôle ondulée. La nuit est toute proche quand nous arrivons au Gozamen Hotel à Debre Markos. L'hôtel semble assez récent mais nous expérimentons rapidement les fuites d'eau de la douche qui éclabousse allégrement toute la salle de bains. Nous nous sentons un peu « flottants » durant le dîner et ne traînons pas pour profiter d'une bonne nuit réparatrice.
09/01 : départ vers 8h30 en direction du nord. Une belle route goudronnée traverse un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. De chaque côté de la route circulent hommes et femmes transportant tas de paille, longues perches de bois, bidons d'eau ou accompagnant leurs troupeaux. Une animation permanente se déroule au milieu des parcelles cultivées formant un véritable patchwork de champs entre jaune doré et vert pâle. C'est une zone agricole à l'activité permanente. Nous traversons quelques rivières au faible débit. De nombreux villages ponctuent la route, tantôt simple alignement de boutiques en tous genres, tantôt importants lotissements de maisons identiques et alignées aux toits de tôle ondulée brillant sous le soleil. Petit à petit le paysage devient plus escarpé et dans le lointain surgissent quelques pitons rocheux. Des espaces boisés commencent à disputer la place aux champs cultivés. Nous faisons une courte halte auprès du Sengira lake formé au creux d'un cratère où quelques fourmis voraces ne tardent pas à nous agresser les mollets. Sur la route circulent presque exlusivement des minibus et des camions et très peu de véhicules particuliers. Il n'y a pas de moto ni de bicyclettes mais toujours des piétons. À l'approche de Bahir Dar la circulation devient un peu plus intense mais sans jamais être vraiment dense. Nous rejoignons le Tana hotel vers 12h30. Après un déjeuner dans un restaurant du bord du lac nous observons les pirogues (tankwa) de papyrus des pêcheurs et un calao perché dans un ficus au tronc particulièrement impressionnant puis partons explorer le marché. De larges avenues bordées d'arbres et de fleurs sillonnent la ville. À proximité du marché nous découvrons l'église saint Georges autour de laquelle prient ou se reposent de nombreux fidèles. Il règne au marché une animation bon enfant et souriante. On y trouve évidemment de tout, depuis les fruits et légumes jusqu'à l'outillage en passant par l'habillement et les sacs d'épices. À proximité des vendeurs de piments un parfum puissant et acre se dégage qui vient irriter nos gorges peu accoutumées à ces effluves. Nous partons ensuite découvrir le panorama sur le lac et le large Nil bleu depuis la colline Bezawit en fin de journée. Un mariage se déroule sur les jardins surplombant le lac et durant la soirée nous sommes bercés par les rythmes lancinants de la musique. Puis, à 20h30, tout s'arrête instantanément et les convives quittent rapidement les lieux.
10/01 : dès 4h du matin les psalmodies des chants religieux résonnent dans la nuit. C'est la longue messe copte du dimanche qui va durer jusqu'en début de matinée. Après le petit déjeuner nous embarquons sur un bateau à fond plat qui nous emmène en 1h de traversée sur le lac Tana vers la presqu'île de Zeghè. Du débarcadère un sentier au milieu des boutiques de souvenirs profanes ou religieux conduit en quelques minutes vers le monastère d'Ura Kidanemehret. À l'intérieur du monastère circulaire de nombreux fidèles, toujours en tenue blanche, viennent se recueillir devant les gravures à l'expression parfois naïve mais toujours très colorées. Après le retour en bateau nous prenons la route vers Gondar. Nous retrouvons à nouveau le paysage agricole de haut plateau animé en permanence par les paysans cheminant en bord de route ou dans les champs. À mi parcours surgissent des massifs montagneux parsemés de pitons rocheux volcaniques et la route sinue au milieu de ses zones montagneuses. La ville de Gondar (300000 habitants) étalée sur plusieurs collines est très animée en ce dimanche après-midi après la victoire du club local de football qui conduit les supporters bruyants dans les rues. Nous logeons au Quara Hotel dans une vaste chambre assez bien éclairée dominant un large patio.
11/01 : nous débutons la journée par la visite de l'église Debré Birhan Sélassié bâtiment rectangulaire de pierres et de briques aux proportions harmonieuses. De belles peintures aux teintes chaudes représentent des personnages aux grands yeux surprenants et expressifs. À noter aussi, une repr��sentation de Mahomet chevauchant un chameau tiré par le diable !!!! Nous allons ensuite visiter la cité impériale située sur une colline dominant la ville. Au cœur de ce grand espace 4 palais ont été construits par chacun des rois successifs. Puis, nous nous dirigeons vers les bains de Fasilades au milieu desquels trône le bâtiment qui servait autrefois de vestiaire. Ce bassin est utilisé pour la fête du Timkat au cours de laquelle les pèlerins viennent se baigner après la bénédiction de l'eau. Les murs périphériques sont recouverts des racines noueuses des arbres qui épousent la forme des pierres. Nous prenons la route de Debark en début d'après-midi. Quelques kilomètres plus loin un arrêt permet de découvrir un village « falacha » avec sa minuscule synagogue. Les falachas ne possèdent pas de terre et vivent de l'artisanat que les enfants nous présentent avec une certaine insistance mais retenue cependant. La route traverse des hauts plateaux cultivés à l'aspect aride et jauni. Nous profitons d'une halte pour observer des paysans qui foulent les céréales avec un attelage de bœufs et battent les épis au fléau, image d'une Éthiopie immuable et souriante malgré le dénuement de nombreux habitants. Arrivés assez tôt à Debark nous nous enregistrons auprès du bureau du parc national du Simien avant de rejoindre l'hôtel Imet Gogo à l'apparence spartiate. Un petit tour dans le village nous fait découvrir des habitations misérables au milieu desquelles court une multitude d'enfants rieurs qui jouent à se faire prendre en photo. La chambre est très sommaire et sale, le faux plafond de la sale d'eau envahi de pigeons que les employés auront quelques difficultés à déloger et des déjections tombent dans la douche !!!
12/01 : après une nuit perturbée par des bruits multiples et variés, chiens aboyant sans discontinuer, déambulations bruyantes dans l'hôtel, appel matinal à la prière du muezzin, dès 6 heures du matin c'est l'agitation de la ville qui nous incite à un lever aux aurores. Il y a toujours autant d'animation dans la ville que nous quittons par une piste poussiéreuse pour gagner le massif du Simien. De vastes perspectives sur les profondes vallées s'ouvrent de chaque côté de la route qui serpente sur une ligne de crête. Sur ces vastes plateaux les champs aux couleurs mordorées témoignent une fois de plus de l'activité agricole permanente, même en haute altitude. Des peuplements de babouins gelada, endémiques de la région, sont installés au bords des falaises abruptes. À Sanbaker (3200m) nous quittons la voiture pour démarrer notre trek. Nous sommes accompagnés d'un guide local et de deux gardes du parc armés de leur fusil. Le sentier s'éloigne rapidement de la route et longe un escarpement rocheux en offrant un large panorama sur la région aux multiples canyons enchevêtrés. L’œil acéré de notre guide nous permet, à 2 reprises, d'observer au loin une antilope (bushback). Par une succession de courtes montées et descentes nous atteignons un point de vue vertigineux sur une cascade de 530 m de hauteur. En cette saison sèche il n'y coule qu'un maigre filet d'eau. Nous pique-niquons sur une plate-forme avec une vue plongeante sur la cascade puis par une raide remontée rejoignons la piste que nous suivons sur quelques centaines de mètres avant de la quitter pour un sentier qui longe un profond vallon. Après avoir traversé un ruisseau au faible débit nous entamons la remontée sur le versant qui mène vers le village de Geech. En chemin nous croisons de nombreux paysans. Quelques troupeaux de chèvres, vaches ou moutons cohabitent en bonne intelligence avec les singes. L'altitude se fait légèrement sentir dès que la pente se raidit et nous prenons garde de ne pas accélérer le pas. Le village est composé de grandes cases implantées au milieu d'étendues verdoyantes abondamment fleuries. Le chemin emprunte un surprenant dédale de cailloux parsemé de mottes de terre ravinées pour rejoindre la crête dominant le village. De là, les installations du camp apparaissent et en une vingtaine de minutes nous le rejoignons (3600m). Les tentes sont installées et il ne nous reste plus qu'à préparer notre couchage. Le copieux dîner est préparé dans un petit bâtiment enfumé par le feu de bois préparé par notre cuisinier.
13/01 : la nuit a été fraîche et, au réveil, les tentes sont recouvertes d'une mince couche de givre. Des que le soleil franchit la longue crête qui fait face au campement une chaude lumière dorée éclaire les herbes. Nous partons pour l'ascension du Imet Gogo à 3926m. Le chemin remonte en pente douce le flanc d'un large vallon. Des lobélies brisent l'uniformité de cet immense espace ainsi que des bouquets piquants de fleurs blanches ressemblant à des immortelles. Lentement mais régulièrement nous prenons de l'altitude et, bientôt le sommet est en vue. Quelques blocs rocheux faciles à franchir mènent à la cime. Large tour rocheuse prolongeant un vaste éperon elle domine d'une hauteur impressionnante la vallée du rift et les canyons profond du massif du Simien. Les hauts sommets du massif du Simien se dressent au loin et une couche de brumes poussiéreuses dilue les lointains d'où surgissent des pitons rocheux aux parois verticales. Accrochés aux pentes, des villages isolés profitent des rares replats au milieu des falaises. Ils sont entourés de champs en terrasses permettant d'utiliser le moindre espace vierge. Pour le retour nous longeons la crête qui offre un panorama plongeant sur le rift puis regagnons le camp en début d'après-midi. En fin de journée nous montons sur le sommet voisin (150m de dénivellation) pour admirer le coucher de soleil. Les sommets surgissant du rift se teintent doucement en rose tandis que des successions de chaînons montagneux estompés par la brume poussiéreuse apparaissent.
14/01 : le réveil est matinal avec un petit déjeuner à 6h. Notre guide est pressé de partir mais nous calmons ses ardeurs afin d'attendre que la lumière soit suffisante pour marcher confortablement. Les muletiers commencent sans tarder à démonter le camp. Nous descendons au milieu d'une claire forêt de bruyères arborescentes pour rejoindre un maigre ruisseau avant de remonter une pente régulière qui mène à la grande piste. Tout au long de notre remontée nous croisons des groupes de muletiers qui dévalent dans un nuage de poussière. Le soleil rasant éclaire les herbes de douces teintes chaudes. Arrivés à la piste nous découvrons un vaste panorama de hauts plateaux ondulés tandis que se profilent au loin les contreforts abrupts du sommet découvert la veille. Une fois les muletiers arrivés et les formalités de pourboire remplies nous embarquons dans le minibus pour retourner à Debark. C'est, ensuite, un long périple, d'abord sur une piste caillouteuse au flanc de montagnes spectaculaires, puis sur une route goudronnée récente alternant nombreuses montées et descentes au milieu de pitons rocheux élancés surgissant à chaque virage. Tout d'abord très aride et peu peuplé le paysage se transforme et nous atteignons des hauts plateaux cultivés et ponctués de nombreux villages. Le trajet nous paraît bien long et, surtout, inconfortable dans le minibus qui nous secoue en tous sens. Arrivée vers 18h à Axoum au Yeha Hotel, vaste hôtel aux équipements complets mais mal entretenus.
15/01 : la journée est consacrée à la visite de la ville d'Axoum. Nous partons à pied pour le parc des stèles situé non loin de l'hôtel. Ces stèles caractéristiques de l'époque axoumite ont été extraites d'une carrière de granit située à 5 kms. Successivement nous visitons les tombeaux des rois situés sous les stèles, la pierre d'Ezana écrite en grec, amharic et guèze, le réservoir de May-Shun (piscine de la reine de Saba) puis le tombeau de Baizen (Balthazar). L'après-midi est consacrée au château de la reine de Saba jouxtant un site d'implantation de stèles, souvent non achevées et, ensuite à la cathédrale moderne sainte Marie. Implantée sur le site de l'ancienne cathédrale sainte Marie de Sion l'église moderne est très fréquentée par les fidèles. Tout à côté, le monastère, inaccessible aux femmes, ainsi que l'église Kirubel abritent des fresques représentant des scènes bibliques. Selon la tradition l'arche d'alliance est conservée dans une chapelle voisine, gardée par un moine qui n'en sort jamais... De retour à l'hôtel vers 17h nous repartons pour un tour rapide dans les rues mais l'animation y est réduite. À l'hôtel, l'électricité n'est disponible que vers 18h et, ce soir, seul un filet d'eau fraîche coule de la douche.
16/01 : nous reprenons notre périple en direction du temple de Yeha accessible par une piste de 4 kilomètres à partir de la route goudronnée. C'est samedi et de nombreux fidèles en longues tuniques blanches ou jaunes sont présents autour de l'église dont l'accès n'est pas autorisé aux non fidèles. Le temple, seul, est accessible. En cours de rénovation , il est dissimulé sous les échafaudages. La route se poursuit, sinueuse à souhait, elle traverse de magnifiques paysages avec des pitons basaltiques érigés au milieu de roches aux coloris multiples. Quelques haltes permettent de profiter de panoramas d'autant plus spectaculaires que le ciel n'est pas voilé de poussières comme les jours précédents. Le terrain devient très aride avec peu d'arbres et les bords de la route semblent moins fréquentés par les piétons même si de nombreux villages s'étalent sur les pentes. Un col à plus de 3000m permet de basculer vers Adigrat où nous prenons le déjeuner dans un restaurant récent à l'équipement particulièrement moderne. Dans l'après-midi nous nous arrêtons au marché en plein air de Freweyni coloré et animé avec des étals dressés sur des monticules circulaires entourés de murs de pierre sèche. Une dernière halte nous laisse découvrir un village tigréen aux maisons éparpillées au milieu des cultures. Notre guide aborde un paysan qui veut bien ouvrir les portes de sa ferme. Entourée d'un mur de pierre, la maison en pierres présente un aspect très spartiate. Elle se compose d'un abri ouvert et de 2 bâtiments utilisés chacun pour une seule fonction: un en tant que pièce à vivre et à dormir sombre et enfumée, l'autre pour la cuisine avec le traditionnel four à injira. Peu de temps après nous arrivons à Hawsien où le Tourist hotel déploie ses chambres simples mais propres autour d'une cour. Une courte promenade dans la ville aux rues poussiéreuses terminera l'après-midi. Une nouvelle fois, pour la douche, nous nous contentons d'un filet d'eau à peine tiède et l'électricité fera défaut peu après la tombée de la nuit.
17/01 : nous quittons Hawsien par une piste poussiéreuse qui longe des massifs montagneux déchiquetés dont la couleur ocre resplendit sous le vif soleil matinal. Malgré l'apparence aride du sol les champs sont tous entretenus et une animation permanente règne au bord de la piste. Dès que nous faisons un arrêt photo des enfants se précipitent, parfois en quémandant des stylos ou un peu d'argent, parfois seulement par curiosité ou pour se faire prendre en photo. Un de ces enfants nous montre fièrement son instrument de musique fabriqué astucieusement avec un bidon en plastique, un bout de bois et une corde dont il arrive à tirer des sons harmonieux. De temps en temps la piste traverse de petites rivières où coule un mince filet d'eau et des zones de culture plus verdoyantes font alors leur apparition. Nous faisons halte à l'église Debra Negast, semi troglodytique, installée en position dominante et taillée dans la pierre ocre. La terrasse offre une vue élargie sur les montagnes du Tigré. Puis nous rejoignons la route principale goudronnée à Wukro où nous visitons l'église rupestre de Qirqos. Le prêtre qui garde le sanctuaire semble montrer une totale indifférence vis à vis des visiteurs et des photographes. La route se prolonge ensuite vers le sud alternant zones arides et zones de culture. Nous arrivons relativement tôt à Maqalé où nous prenons nos aises au Hill Top Hotel situé en périphérie avec une vue imprenable sur la ville. Nous profitons d'une après-midi de détente avec tri des photos, internet, lessive en attendant le repas du soir.
18/01 : à 7h nous quittons l'hôtel pour une longue étape. Le brouillard matinal adoucit le paysage. Quand le soleil efface les brumes un paysage plat et aride se découvre. Au loin quelques sommets percent le voile brumeux. La route traverse à nouveau des zones montagneuses et des terres agricoles fertiles apparaissent. Les bords de route s'animent évidemment de scènes de vie paysanne : labours avec les bœufs, troupeaux de vaches, moutons, ânes chargés et caravanes de dromadaires. Nous quittons l'état du Tigré pour l'état Amarha. Au niveau d'un col nous laissons la route goudronnée pour une piste au travers des montagnes. Le paysage très verdoyant avec de nombreux champs labourés laisse place petit à petit à des zones caillouteuses très arides. Seules quelques vallées dans lesquelles circule un filet d'eau déroulent un tapis de verdure qui contraste avec la sécheresse environnante. Vers 17h nous atteignons Lalibela dont les maisons sont étalées sur les collines. La présence de nombreux hôtels sans charme se manifeste par une multitude de panneaux publicitaires et les boutiques de souvenirs sont nombreuses au long des rues. Nous nous installons pour 3 nuits à l'hôtel Bete Abraham au confort simple dans une chambre sans superflu et comme souvent, assez sombre. À 18h30 l'électricité se coupe puis revient au cours du dîner.
19/01 : la matinée est consacrée à la visite des églises de Lalibela. Excavées dans la roche gréseuse elles sont accessibles par un labyrinthe de corridors, de tunnels et d'escaliers parfois glissants. C'est la veille de la fête du Timkat et de nombreux pèlerins, le plus souvent en habit blanc immaculé, viennent se prosterner contre les murs et se faire bénir par les prêtres présents dans chaque église. Les églises sont très sombres et les rares ouvertures laissent filtrer une lumière soulignant violemment les ombres denses. Dès le début de la matinée quelques groupes de prêtres et de diacres commencent à préparer la procession de l'après-midi au son des tambourins et des cornes. Nous déjeunons dans un restaurant au style très moderne avec des salles réparties autour d'une montée hélicoïdale. L'ensemble nous apparaît assez hideux mais la vue est magnifique sur les montagnes environnantes. L'après-midi, nous patientons un bon moment pour observer les processions qui partent des diverses églises et se réunissent sur la place centrale du village dans une profusion d'habits de cérémonie aux vives couleurs et de parasols tous aussi colorés. Par chance, l'étage supérieur d'un immeuble en construction nous offre une vue plongeante sur l'ensemble. Un tapis est déroulé en permanence devant la procession des prêtres qui transportent les tables de la loi sous de grands dais chamarrés. Derrière, suivent des groupes de danseurs et de musiciens, accompagnés des « youyous » bruyants des femmes. Il règne, tout au long de la procession une ambiance à la fois fervente et joyeuse éclairée par les sourires des participants qui sont heureux de se faire photographier. La foule est dense mais nous parvenons à nous frayer un chemin sans trop de mal pour rejoindre la tête du cortège. En fin de journée commence la cérémonie destinée à préparer le baptême du lendemain. La nuit sera bercée des mélopées lancinantes chantées sans discontinuer.
20/01 : un peu éprouvés par cette nuit bruyante nous nous levons à 5H15 pour assister à la cérémonie du Timkat au bord du bassin situé tout près de notre hôtel. Mule nous a réservé des places tout en haut des gradins avec une vue plongeante sur le bassin en croix. Vers 6h30, au lever du jour, les fidèles commencent à prendre place sur l'esplanade, pour la plupart tout de blanc vêtus. Un cercle de diacres habillés de blanc et rouge délimite la zone réservée à la cérémonie. Commence alors une longue attente avant que les prêtres ne prennent place à leur tour. Dans leurs habits noirs ou brillants, avec les parasols brillants ils nous offrent une vision haute en couleurs. La cérémonie se déroule selon un rituel quelque peu hermétique pour nous, tout d'abord assez statique, puis quand les tambours commencent à vibrer un ballet s'organise autour du bassin. Les fidèles commencent à taper dans leurs mains, à onduler pendant que les « youyous » stridents retentissent. Vient ensuite la bénédiction de l'eau avec les encensoirs avant que les fidèles ne soient aspergés à l'aide de tuyaux. D'un seul coup, la foule se libère et se précipite au bord du bassin avec joie et bruit pour se purifier à l'eau et asperger les voisins avec les mains ou des bidons. En fin de matinée la procession repart vers les églises en traversant le village. En fin d'après-midi nous visitons l'église saint Georges, la plus connue des églises de Lalibela. Sa situation permet de mieux visualiser l'ensemble architectural avec son plan en croix caractéristique. L'intérieur est très sobre, sans décoration.
21/01 : nous reprenons la piste parcourue il y a 3 jours pour quitter Lalibela. En chemin, des haltes permettent de photographier de belles étendues arides baignées d'une douce lumière matinale. Dans un village que nous traversons à pied nous sommes escortés par des gamins parfois quémandeurs, mais sans trop d'insistance. Arrivés à proximité d'un col à plus de 3000m, le brouillard envahit les prairies verdoyantes et engloutit les sommets. Puis, nous filons sur la route goudronnée en direction du sud. Dans de nombreuses villes et villages les fêtes de Timkat battent leur plein, nécessitant parfois quelques détours ou même un arrêt complet. Nous en profitons pour nous immerger dans la foule joyeuse qui avance au rythme des musiques diffusées par camion et des danses scandées par les tambours tandis que les « youyous » stridents font concurrence aux tambours. L'ambiance est festive et nous sommes happés par la foule. Les Éthiopiens semblent surpris mais heureux de notre présence dans ces villages où s'arrêtent rarement les touristes. Nous rejoignons Kombolcha à la nuit tombée pour loger à l'hôtel Sunnyside, bel ensemble à l'aménagement agréable mais aussi mal entretenu que les précédents, en particulier la salle d'eau.
22/01 : le temps est couvert et la route traverse des zones agricoles verdoyantes tandis que les sommets environnants restent noyés de brumes. Lorsque la route monte en altitude nous pénétrons dans les nuages et des forêts d'immenses eucalyptus gravissent les pentes raides. Quelques babouins jouent aux équilibristes sur les bords des ravins. Un long tunnel de 500m permet de franchir le col de Termaber à plus de 3000m et le ciel bleu nous attend sur l'autre versant. Un paysage de hauts plateaux jaunis se découvre et sous le rebord oriental s'étale une vaste mer de nuages. À l'approche d'Addis Abeba la circulation se densifie. Nous entrons dans la capitale en découvrant le tout nouveau métro construit par les chinois puis traversons des avenues bordées d'immeubles tantôt modernes, tantôt délabrés au milieu desquels d'innombrables petites boutiques côtoient des magasins à l'aspect plus moderne. Quelques embouteillages limités nous retardent un peu pour rejoindre le Ghion hotel, hôtel gouvernemental. L'hébergement est le plus confortable de tout le séjour malgré quelques défauts inévitables (!!!) de finition mais le personnel ne fait pas particulièrement preuve d'amabilité.
23/01 : départ vers 9h30 pour visiter le musée national où se trouve, notamment, le squelette reconstitué de Lucy, premier australopithèque. Ensuite nous découvrons l'ancien palais du Negus Haïlé Sélassié au cœur d'un campus universitaire. Des objets d'artisanat sont exposés dans les pièces du palais. Seules restent meublées les chambres et salles d'eau du négus et de sa femme. Nous partons ensuite à la découverte des rues de la capitale : de petites boutiques jouxtent des immeubles modernes élevés et les nombreuses constructions en cours. Pour notre dernière soirée en Ethiopie nous dégustons un buffet de plats traditionnels accompagné d'un orchestre fort bruyant et de danses. Le transfert à l'aéroport est rapide et nous devons patienter un peu plus longtemps que prévu car le vol décolle avec 1h de retard.
Bonjour à tous,
Je prends un avion pour Addis Abeba le mois prochain. Outre l'Ethiopie, j'envisage de me rendre au Somaliland et tenter pour cela d'obtenir un visa auprès de la représentation du Somaliland à Addis Abeba. L'un d'entre vous a-t-il fait une telle démarche récemment? Dans ce cas, quelles sont les conditions et les délais d'obtention d'un visa? Pouvez-vous m'indiquer l'adresse précise de cette représentation? Savez-vous si la représentation a une adresse mail et si elle répond aux messages envoyés? Merci d'avance.
Je prends un avion pour Addis Abeba le mois prochain. Outre l'Ethiopie, j'envisage de me rendre au Somaliland et tenter pour cela d'obtenir un visa auprès de la représentation du Somaliland à Addis Abeba. L'un d'entre vous a-t-il fait une telle démarche récemment? Dans ce cas, quelles sont les conditions et les délais d'obtention d'un visa? Pouvez-vous m'indiquer l'adresse précise de cette représentation? Savez-vous si la représentation a une adresse mail et si elle répond aux messages envoyés? Merci d'avance.
Bonjour,
Je souhaite partager un extrait de mon travail photographique en cours suite à une expédition indépendante à la rencontre des tribus de la vallée de l'Omo en Ethiopie. Je vous invite à en faire de même pour enrichir ce post.
Si vous envisagez aussi de vous y rendre, n'hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin de mon retour d'expérience. C'est un voyage extraordinaire, mais qui se prépare.
Voici l'extrait de mon travail, d'autres photos viendront : - Nagouro, de l'ethnie des Surmas, vivant à Andjou : https://flic.kr/p/BJ27mW - Oto, de l'ethnie des Dassanech, vivant à Borkonech : https://flic.kr/p/BERHZs - Natchoboï, de l'ethnie des Mursis, vivant dans le Mago Park : https://flic.kr/p/AQWNEQ - Bargi, de l'ethnie des Karos, vivant à Gorcho : https://flic.kr/p/BxKZGJ
Cyril Blanchard
Je souhaite partager un extrait de mon travail photographique en cours suite à une expédition indépendante à la rencontre des tribus de la vallée de l'Omo en Ethiopie. Je vous invite à en faire de même pour enrichir ce post.
Si vous envisagez aussi de vous y rendre, n'hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin de mon retour d'expérience. C'est un voyage extraordinaire, mais qui se prépare.
Voici l'extrait de mon travail, d'autres photos viendront : - Nagouro, de l'ethnie des Surmas, vivant à Andjou : https://flic.kr/p/BJ27mW - Oto, de l'ethnie des Dassanech, vivant à Borkonech : https://flic.kr/p/BERHZs - Natchoboï, de l'ethnie des Mursis, vivant dans le Mago Park : https://flic.kr/p/AQWNEQ - Bargi, de l'ethnie des Karos, vivant à Gorcho : https://flic.kr/p/BxKZGJ
Cyril Blanchard
Ma compagne et moi préparons un voyage de 3 semaines, à partir du 15 janvier environ; en voiture avec chauffeur. (4/4 ou pas)
Nous avons reçu de Bella Abyssinia et de Buska tours des propositions d'itinéraires conventionnels
Mais voila, ces agences, qui semblent être très bonnes, nous proposent un tour type, "complet", au pas de charge, si on peut dire : beaucoup de déplacements, jamais plus d'un jour ou 2 au même endroit. Or ce que nous voulons, c'est visiter en prenant le temps de nous imprégner d'une ville, région; quitte à ne pas tout "voir" de manière trop rapide et uniquement en surface. Bref, faire une sélection qualitative et limitée. Qui aurait donc à nous proposer des endroits de qualité ou cela vaut la peine de s'attarder, de rayonner; de visiter et découvrir en profondeur ?
Timkat : un bel évènement; au point que tous les voyagistes proposent un circuit spécial dédié (Lalibella , Gondar Axum..). donc, il y aura beaucoup de touristes, alignés le long du parcours, appareil de photo et zoom à la main. Situation que nous souhaitons éviter. Timkat, c'est dans tous le pays ? Y a t'il des endroits moins fréquentés (par les touristes s'entend) , moins spectaculaires ? Déjà merci de vos réponses, et bien à vous François
Timkat : un bel évènement; au point que tous les voyagistes proposent un circuit spécial dédié (Lalibella , Gondar Axum..). donc, il y aura beaucoup de touristes, alignés le long du parcours, appareil de photo et zoom à la main. Situation que nous souhaitons éviter. Timkat, c'est dans tous le pays ? Y a t'il des endroits moins fréquentés (par les touristes s'entend) , moins spectaculaires ? Déjà merci de vos réponses, et bien à vous François
hello les aventuriers
j'ai décidé de voyager en ethiopie vers le mois de septembre.j'ai entendu que c'est un super beau pays. j'aimerai avoir le temoignage de ceux qui ont été la-bas. j'attends vos conseils avec impatience Anysia
j'ai décidé de voyager en ethiopie vers le mois de septembre.j'ai entendu que c'est un super beau pays. j'aimerai avoir le temoignage de ceux qui ont été la-bas. j'attends vos conseils avec impatience Anysia
Bonjour,
En novembre , ayant emprunté la compagnie Saudia pour aller en Ethiopie , je me suis retrouvée dans un vol d'expulsés éthiopiens enter Ryadh et Addis et à l'arrivée à Addis Abeba , les bagages étaient déchargés par centaines sur un terrain vague poussiéreux! Il en arrivait toutes les heures........
3 demi-journées perdues à essayer de les retrouver!
Ayant (difficilement ) pris contact avec le bureau de Saudia à Addis , puis à Roissy , je me suis heurtée à la désinvolture , voire l'arrogance de leur personnel: aucune excuse , aucune aide et aucune procédure sérieuse de remboursement . Tout ce que j'ai pu obtenir c'est qu'on me photocopie à Roissy les attestations de perte de mes 2 bagages et mon passeport pour qu'on "m'ouvre un dossier"
2 mois plus tard aucune nouvelle !
Ces rapatriements ( 150 000 éthiopiens ) ont eu lieu en novembre et décembre 2013
Si quelqu'un est dans la même situation , merci de me contacter pour échange d'infos et peut-être une plainte collective auprès de Saudia ; à plusieurs , on aura peut_être plus de chance d'être écoutés!
En tout cas , pour moi , la SAUDIA c'est TERMINE !
Une photo de la réception des bagages à Addis.......
En novembre , ayant emprunté la compagnie Saudia pour aller en Ethiopie , je me suis retrouvée dans un vol d'expulsés éthiopiens enter Ryadh et Addis et à l'arrivée à Addis Abeba , les bagages étaient déchargés par centaines sur un terrain vague poussiéreux! Il en arrivait toutes les heures........
3 demi-journées perdues à essayer de les retrouver!
Ayant (difficilement ) pris contact avec le bureau de Saudia à Addis , puis à Roissy , je me suis heurtée à la désinvolture , voire l'arrogance de leur personnel: aucune excuse , aucune aide et aucune procédure sérieuse de remboursement . Tout ce que j'ai pu obtenir c'est qu'on me photocopie à Roissy les attestations de perte de mes 2 bagages et mon passeport pour qu'on "m'ouvre un dossier"
2 mois plus tard aucune nouvelle !
Ces rapatriements ( 150 000 éthiopiens ) ont eu lieu en novembre et décembre 2013
Si quelqu'un est dans la même situation , merci de me contacter pour échange d'infos et peut-être une plainte collective auprès de Saudia ; à plusieurs , on aura peut_être plus de chance d'être écoutés!
En tout cas , pour moi , la SAUDIA c'est TERMINE !
Une photo de la réception des bagages à Addis.......
Bonjour
www.progshots.com et pour suivre les mises à jour : https://www.facebook.com/progshots
[...] J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien, on n'entend rien. Et cependant, quelque chose rayonne en silence.... le Petit Prince - Antoine de St Exupéry.
Ce site est axé presque exclusivement sur les photos prises au cours de mes voyages effectués en compagnie de Valérie, "élèment essentiel" par ailleurs sur un certain nombre de clichés ! Vous y trouverez essentiellement des photos plus particulièrement axées sur mon principal pôle d'intérêt : les paysages sortant de l'ordinaire. J'ai une attirance particulière pour tous les lieux désolés et désertiques, ainsi que pour tous les phénomènes liés au volcanisme. Mais les rencontres avec les populations locales, comme ici à droite à Tombouctou en 2005, sont toujours des moments inoubliables, et restent ma seconde raison de voyager et photographier. L'occasion de réaliser des petits reportages sur la vie quotidienne.
Il n’est pas évident de proposer ses propres photos quand il est si facile sur internet de visiter des sites de niveau professionnel, aux clichés plus magnifiques les uns que les autres….La photo en voyage, et encore plus en trek dépend en particulier d'un facteur fondamental : le temps que l'on peut passer dans un lieu donné. Le plus souvent, il est hors de question d'y rester plusieurs heures, voire jours, en attente de la bonne lumière, du bon nuage, de l'orage menaçant assombrissant le ciel, du lever ou du coucher de soleil qui rendront la photo inoubliable...Alors il faut faire avec ce que la nature veut bien vous offrir au moment où vous passez, prendre le plus beau souvenir possible, et se dire que c'est déjà une chance extraordinaire d'être là !
Après 25 ans de voyages un peu partout dans le monde, plusieurs milliers de photos dormaient au fond de boites à chaussures (négatifs argentiques jusqu'en 2006) ou sur mes disques durs. Plutôt que de les laisser croupir dans un coin, j’ai entrepris en 2010 de scanner mes meilleurs négatifs argentiques pour leur redonner une deuxième vie en les mettant en ligne, à côté de mes clichés numériques. Vous en trouverez beaucoup sur mon autre site : http://fr.trekearth.com/members/Bournazel/
N'hésitez pas à me contacter pour des renseignements sur les voyages effectués
Vincent
www.progshots.com et pour suivre les mises à jour : https://www.facebook.com/progshots
[...] J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien, on n'entend rien. Et cependant, quelque chose rayonne en silence.... le Petit Prince - Antoine de St Exupéry.
Ce site est axé presque exclusivement sur les photos prises au cours de mes voyages effectués en compagnie de Valérie, "élèment essentiel" par ailleurs sur un certain nombre de clichés ! Vous y trouverez essentiellement des photos plus particulièrement axées sur mon principal pôle d'intérêt : les paysages sortant de l'ordinaire. J'ai une attirance particulière pour tous les lieux désolés et désertiques, ainsi que pour tous les phénomènes liés au volcanisme. Mais les rencontres avec les populations locales, comme ici à droite à Tombouctou en 2005, sont toujours des moments inoubliables, et restent ma seconde raison de voyager et photographier. L'occasion de réaliser des petits reportages sur la vie quotidienne.
Il n’est pas évident de proposer ses propres photos quand il est si facile sur internet de visiter des sites de niveau professionnel, aux clichés plus magnifiques les uns que les autres….La photo en voyage, et encore plus en trek dépend en particulier d'un facteur fondamental : le temps que l'on peut passer dans un lieu donné. Le plus souvent, il est hors de question d'y rester plusieurs heures, voire jours, en attente de la bonne lumière, du bon nuage, de l'orage menaçant assombrissant le ciel, du lever ou du coucher de soleil qui rendront la photo inoubliable...Alors il faut faire avec ce que la nature veut bien vous offrir au moment où vous passez, prendre le plus beau souvenir possible, et se dire que c'est déjà une chance extraordinaire d'être là !
Après 25 ans de voyages un peu partout dans le monde, plusieurs milliers de photos dormaient au fond de boites à chaussures (négatifs argentiques jusqu'en 2006) ou sur mes disques durs. Plutôt que de les laisser croupir dans un coin, j’ai entrepris en 2010 de scanner mes meilleurs négatifs argentiques pour leur redonner une deuxième vie en les mettant en ligne, à côté de mes clichés numériques. Vous en trouverez beaucoup sur mon autre site : http://fr.trekearth.com/members/Bournazel/
N'hésitez pas à me contacter pour des renseignements sur les voyages effectués
Vincent
Nous partons la semaine prochaine pour l'Ethiopie
.Quel type de prise secteur nous y trouverons ?
Merci d'avance .J J
je voudrais savoir s'il est toujours possible d'obtenir un visa l'arrivée a l'aeroport
d'Addis abbeba en venant de france pour un citoyen francais , je crois savoir qu'il etait question de le supprimer ???
D'avance merci
bonjour, je cherche actuellement des billets d'avion pour rentrer en France (sachant que j'habite Djibouti ) l'été prochain .
En regardant sur le net on me propose de partir de addis via emirates ce qui me semble correct car cette compagnie est bien cotée.
Donc je dois acheter un AR Djibouti /addis ce qui est faisable .
Par contre au niveau des horaires soit je n'ai que deux heures à Addis entre le 1er et le 2ème vol ce qui n'est pas jouable soit j'ai presque 13h (3h du mat -16h).
peut-on passer une nuit à l'aéroport d'Addis ?
Doit-on prendre le visa ?
Existe-t-il des hotels bon marché proche de l'aéroport ?
merci de vos réponses
cordialement
Bonjour,
J'envisage me rendre en Ethiopie cet automne. L'agence ADEO me parait intéressante mais ne donne pas d'appréciation de ceux qui l'ont utilisé. Quelqu'un pourrait-il me renseigner à ce sujet. J'ai aussi la possibilité de voyager (seul) mais le budget est beaucoup plus important.
Cordialement
J'envisage me rendre en Ethiopie cet automne. L'agence ADEO me parait intéressante mais ne donne pas d'appréciation de ceux qui l'ont utilisé. Quelqu'un pourrait-il me renseigner à ce sujet. J'ai aussi la possibilité de voyager (seul) mais le budget est beaucoup plus important.
Cordialement







