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Tourisme et échange vinicoles franco-québecois...
by Cochize · 2011-08-02 · 0 replies
bonjour,

Bientôt quatre siècles après les premiers vignobles de Champlain, le timide essor des vingt dernières années de la vigne au Québec semble se confirmer, il devrait être un des gagnants du réchauffement climatique en cours et des progrès sur des cépages résistants au gel. Ma région vinicole en forte progression qualitative mais connue depuis des siècles pour son fleuron méridional le Châteauneuf-du-Pape AOC - Wikipedia, the free encyclopedia ainsi que son fleuron septentrional des Côte-Rôtie AOC - Wikipedia, the free encyclopedia

vient d'inaugurer une relation particulière avec les vignerons du Québec comme l'indique mon quotidien du matin.

Les Très Honorables Les Compagnons des Côtes du Rhône auront pour invitée d'honneur en septembre prochain, en Avignon, une délégation de vignerons Québecois pour une cérémonie qui remonte au Moyen Age et dont la tradition a été ravivée depuis le début des années 90 , le ''ban des vendanges''.

Ban des Vendanges - Fête du vin à Avignon - Festival d'Eté en Provence Fête traditionnelle basée sur le Rhône, fleuve-dieu, Le Ban des Vendanges des Côtes du Rhône relie les deux rives du Rhône et les villes sur tout son ...

Ce sera l'occasion pour les citoyens de la ville papale de ''tâster'' le vin du Québec et peut-être de repartir avec un taste-vin d'argent aux armes de la Compagnie ou alors une bouteille de la cuvée '' Les Laurentides'' en AOC Côtes du Rhône Villages

En retour Oyez !! Oyez !! braves gens de Saint Nazaire de Dorchester , les Compagnons vous rendront visite pour vos vendanges 2012 et vous pourrez vous esbaudir tous ensemble !

p.s.

Si un Québecois avait l'intention de visiter Avignon à cette occasion et qu'il veuille bien m'apporter un demi-gallon de sirop d'érable Canada N° 1 Medium … je l'invite à déjeuner au pied des murailles du Palais des Papes en retour 🙂
Fêtez le 14 juillet… autour du 14 juillet aux États-Unis
by Cochize · 2011-06-26 · 3 replies
évoquant nos petites célébrations passées entre Français et Américains autour d'un BBQ après le travail, le net nous a montré qu' il existe maintenant une carte , en cours d'élaboration, des principales célébrations aux USA Euh ! … c'est loin du Cinco de Mayo ou même de la Saint Patrick ….. mais bon ... c'est peut-être le moment d'exhiber un T-shirt de circonstance tel que celui-ci .... pour les dames
Embourbement dramatique au nord du Nevada
by Cochize · 2011-05-09 · 3 replies
Embourbement dramatique sur une piste du Nevada

Le récit que publie le Vancouver Sun | Latest Breaking News | Business | Sports | Canada . d'aujourd'hui montre qu'il ne faut pas sous estimer les risques des pistes boueuses à la mauvaise saison, abordées sans vrai 4x4 et sans équipement de secours dans certaines régions dont le Nord-Nevada

Voir l'article : 'Traumatized' B.C. woman survives 49 days trapped in wilderness

En résumé un couple de Penticton BC descendant du Nord pour se rendre à Las Vegas au volant d'un van ordinaire, deux roues motrices a, le 19 mars, emprunté une piste évidemment encore boueuse à cette saison quand alternent averses de neige et de pluie. Ils s'y sont égarés et embourbés... au bout de trois jours, donc le 22 mars, le mari est parti à pied en quête de secours... on ne l'a pas encore retrouvé. Son épouse a survécu 49 jours dans le van avant d'être de l'être, par hasard, par des chasseurs chevauchant des quads

Le drame s'est déroulé près de la petite ''mining ghost town'' de Rowlands sur la frontière Nevada- Idaho qui a produit quelque temps un peu d'or et qui fût plus tard visitée par les collectionneurs de minéraux .. dont je faisais partie

Connaissez-vous la ''peste des Mormons'' de l'Utah et du Nevada?
by Cochize · 2011-02-08 · 19 replies
juste pour ne pas parler que des insectes septentrionaux, Canadiens ou Européens, connaissez vous la ''peste des Mormons'' de l'Utah et du Nevada

en réalité ''the Mormon Plague'' ne se traduit pas vraiment par ''peste'' mais plutôt, à mon sens, par ''plaie'' dans le sens biblique de la huitième plaie d'Egypte ( l'invasion des crickets) .

les histoires d'infestation d'insectes , de leur potentiel de nuisance et de la manière de s'en protéger évoquées dans une discussion sur les moustiques des régions septentrionales (Canada, Scandinavie etc...) me ramènent à un jour de printemps dans le nord du Nevada (Elko- Battle Mountain) alors que la route était jonchée de cadavres d'une sorte de crickets . Au motel à Elko les propriétaires membres de la communauté Basque, descendant des éleveurs de moutons, l'un deux maniant encore quelque peu le Français, m' expliquent que ce n'était rien du tout comparé à ce qui se passe certaines années et c'est là que j'entends parler de la ''Mormon Plague''

Du temps des premiers colons Mormons, une certaine année 1848, des nuages de 'crickets' se sont abattus sur les récoltes dévorant tout sur leur passage. Heureusement avant que tout ne soit détruit des mouettes (elles sont carnivores) sont arrivées en vols serrés et auraient fait une hécatombe des crickets refoulant les survivants dans le désert. Pour certains c'était un signe divin et cet épisode leur fut dès lors connu sous le nom de 😮: Miracle of the Gulls – Definition

Miracle ou pas la California Gull est devenu et resté the State Bird of Utah!

Pour éloigner cette ''Mormon Plague'' il semblerait que la douzaine d' habitants de Tusacora, une petite ghost town , de la période faste des mines d'argent du coin, au Nord d'Elko ( par ailleurs géologiquement intéressante), ne pouvant plus compter sur les mouettes ou ayant perdu la foi, aient trouver une autre solution : leur jouer du rock à fond-la-caisse : Nevada town fights insect plague with the power of rock « The 412

Alors on se demande bien sûr si çà marcherait aussi contre les moustiques😛!
Connaissance du Klondike au Yukon
by Cochize · 2011-01-01 · 11 replies
La ruée vers l'or du Klondike

bonjour,

en 1898 un Français, Raymond AUZIAS- TURENNE a été l'un des nombreux francophones Français et Québecquois (il l'écrivait comme çà ) à avoir participé à la dernière grande ruée vers l'or, celle du KLONDIKE lancée en 1896

Il en a fait un récit '' VOYAGE AU PAYS DES MINES D'OR . LE KLONDIKE '' édité en 1899 à Paris chez Calmann Lévy.

L'ouvrage original de 318 pages se trouve, si j'ai bien compris, à la Grande Bibliothèque (Bibliothèque et Archives Nationales du Québec). Il a été heureusement ''scannerisé'' et on peut le lire en ligne, ce que je suis en train de faire avec délices. On peut aussi- semble-t-il- trouver dans le commerce des reliures de ces pages scannérisées mais.... avec plein de défauts.. L'ouvrage a été édité au moins deux fois il y a un siècle mais pas depuis, apparemment. En tous cas on n'en trouve pas d'exemplaires sur les réseaux habituels.

Si parmi VF quelqu'un au Québec (ou ailleurs) se trouvait fréquenter les bouquinistes et autres vendeurs de vieux livres et par hasard tombait sur un exemplaire préservé, je lui serais vraiment, mais vraiment reconnaissant de me passer un message en me donnant les coordonnées du vendeur

merci et

que l'année vous soit propice

cochize
États-Unis: fouilles au corps au passage de TSA vu par les Japonais
by Cochize · 2010-12-22 · 1 reply
depuis un certain temps on observe un profusion de chansons, satires ou parodies concernant les fouilles au corps au passage de TSA. On peut prendre la chose de bien des manières. Notamment celle que ces Japonais ont choisie et ...pas besoin de comprendre la langue.

Pelleter la neige en douceur çà marche au Québec?
by Cochize · 2010-12-09 · 26 replies
On vient de traverser sur une partie de la France un épisode neigeux qui a semé la pagaille et d'autres sont déjà annoncés.... ce qui me ramène à l'esprit ce truc que je n'ai personnellement jamais vu en action... je me demandais si beaucoup en ont fait l'expérience au Québec?



Pelleter la neige est une activité dynamique mais parfois pas si bonne que çà pour le dos et surtout pour le coeur. Grâce à Dieu çà fait déjà un bout de temps qu'un certain Arthur Sicard a inventé la souffleuse qui a depuis- comme la moto neige de Bombardier- largement franchi les frontières du Québec. Mais comme le dirait le très célèbre et parfois redouté Sierra Club (Sierra Club – Wikipédia) la souffleuse çà consomme de l'énergie, çà produit du CO2 et c'est pas bon pour la planète.

Donc je résume: peller à la main c'est pas bon pour le dos et le coeur😠, passer la souffleuse c'est pas bon pour la planète😠...

C'est sûrement pour çà qu'il y a quatre ou cinq ans quelqu'un a eu l'idée géniale🙂 de combiner deux inventions un peu plus anciennes à vrai dire, la pelle et la roue, en une nouvelle la pelle- à- roue ou wheeled snow shovel en V.O. Avec comme Trade Mark: ''Sno Wovel'' que l'on peut voir à: Wovel :: World's Safest Snow Shovel!

En passant essayez donc de prononcer trois ou quatre fois de suite ''wheeled snow shovel: sno wovel'' à toute vitesse, c'est un peu... hasardeux, comme pour un francophone '' un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien.''🙂..

En tous cas si vous en voulez une pour Noël çà se trouve sur Amazon (voir la video) pour la modique somme de 136.95 usd ….avec en plus la bénédiction du Sierra Club en date du 7 décembre Winterize Your Home: Prepare for Snow

cochize
Clients d'hôtels aux États-Unis: attention!
by Cochize · 2010-11-04 · 5 replies
bonsoir🙂

je reçois ce matin dans une newsletter un rappel des arnaques les plus fréquentes dont sont réputés victimes les touristes. Celle-ci concernerait particulièrement les USA .

Il arrive qu'en fin de journée ou même le matin le téléphone sonne dans la chambre : c'est le front desk qui s'enquière de votre bien-être et s'assure de votre entière satisfaction avec la chambre, le service etc... Bien... on se dit probablement: voilà un hôtel à la hauteur de sa réputation... et l'on est plutôt en confiance. L'appel vient-il bien du front desk ? On ne pose même pas la question.

Est-ce que des aigrefins pratiquent cette mise en confiance. Quoiqu'il en soit certains appels réputés venir du front desk n'en viennent pas. Donc le front desk vous rappelle dans votre chambre (à des heures indues...vous êtes en pyjama) et cette fois -ci, vous demande de lui redonner le numéro de votre carte de crédit suite à une malencontreuse erreur de manipulation interne ou quelque chose comme çà. Bien entendu l'appel est extérieur et si, mis en confiance vous accédez à la demande, vous venez de vous faire escroquer mais vous ne le saurez que bien plus tard..

extrait de la mise en garde originale: …..''In this simple but highly destructive scam, sleepy, unsuspecting hotel guests are awakened by very early morning or very late night calls from the front desk asking for credit card information. It's not until much later when they realize that "front desk" was actually a front for something else.''
Moab trading post: bonnes affaires avant liquidation
by Cochize · 2010-10-27 · 25 replies
à l'attention de ceux qui, se trouvant dans la région de Moab, chercheraient un Trading Post sérieux et l'occasion de faire (peut-être) une bonne affaire

trente ans après ma première visite je me suis rendu au Blue Mountain Trading Post qui se trouve à la sortie Sud de BLANDING. J'y ai revu le propriétaire, maintenant un vieil homme malade en fauteuil qui s'apprête à fermer son poste trente cinq ans après l'avoir ouvert et parce que son fils qui opère un autre poste plus au Sud (le Twin Rocks à BLUFF) n'est pas intéressé à le reprendre. Il y a donc encore quelques jours pour faire de bonnes affaires ou en tous cas avoir le sentiment d'en faire car l'homme bien que très fatigué offre à ses visiteurs avec une grande expérience le jeu du négoce. A terme de longues hésitations et sur votre demande de son ''meilleur prix'' il prendra entre ses doigts l'article qui vous intéresse, le regardera longuement, le palpera doucement, (s'il s'agit d'un rug navajo), fera même mine de le mirer, comme s'il ne l'avait jamais vu et comme s'il procédait à une première expertise, fermera une ou deux secondes les yeux comme s'il procédait à un calcul mental. Au terme de son apparente réflexion il vous proposera un prix réduit de manière significative😮.. Vous pourrez, bien sûr, toujours vous dire que de toutes manières c'était le prix de qu'il comptait obtenir initialement mais vous aurez le sentiment d'avoir bien mené la négotiation et çà... vaut bien la visite🙂. Discuter avec le propriétaire c'est, à mon goût, bien plus sympathique ( sans vouloir offenser personne) qu'avec de jeunes employées, même Navajos, dans la boutique du The View ou même celle du Goulding's

Son fils à qui j'ai aussi rendu visite à Twin Rocks Trading Post , à l'entrée Nord de BLUFF, est d'un tout autre genre, il n'aime pas trop le jeu de la négotiation mais ses produits sont aussi intéressants et valent bien une visite...et il est prêt à vous expliquer longuement les subtilités d'un navajo rug particulier...De plus conscient d'avoir affaire à des visiteurs étrangers il fera à l'évidence attention à sa diction, chose assez rare chez les vendeurs ….

cochize
Croiser des animaux sur les routes de l'Ouest américain
by Cochize · 2010-09-29 · 19 replies
bonjour,

Holy cow!! attention à la vache!!

Préparant un séjour proche dans la région cette vieille discussion d'octobre 2009 Alerte de collisions d'animaux sur les routes de l'Ouest américain me ramène à l'esprit une spécificité des routes de l'Ouest oû je me souviens avoir échappé d’extrême justesse à un rencontre percutante et soudaine avec un énôrme bestiau une belle nuit d’automne😮. Pas loin de Austin sur la ‘’loneliest road in America’ à une époque où elle aurait sûrement mérité ce nom, bien qu'il n'existât pas encore...maintenant c'est peut-être moins sûr....

…. il doit rester une dizaine d’Etats et notamment une bonne partie du Nevada oû on trouve toujours un domaine dit ‘’open-range’’.

Le panneau routier, jaune avec ou sans la vache dessus, est familier et tout le monde le comprend, aussi facilement que ceux sur lesquels figure un cerf, un daim ou un orignal. Mais ce qu'il faut savoir c'est que le cadre juridique de l’Open Range peut entraîner des conséquences financières imprévues.... L'Open Range, juridiquement une survivance quelque peu anachronique du Old West, commence à être de plus en plus contesté mais peut encore donner lieu à des procès à rallonges en cas de blessures !!! Civil Code contre Common Law ou la soi-disante Open Range law. A priori c’est le bétail qui y a priorité 🙂 bien qu'il y ait bien des nuances dans la définition de l'open range d'un Etat à un autre. A l'avocat de l'accidenté de défendre la thèse opposée.

Entre faune et bétail le point commun c'est que dans les deux cas , sauvage ou domestique, l’animal n’est pas assuré et les dégâts peuvent ne pas être que matériels du côté de l'automobiliste😠. La différence c’est que dans le cas du bétail en open range vous êtes souvent ''présumé fautif'' et le propriétaire du bestiau peut vous réclamer en plus le remboursement … de la vache et de son veau à venir si elle était en situation de mettre bas bientôt. Et çà… n'est pas couvert par le CWD😕 . A noter que certains ranchers du sud ouest équipent maintenant les oreilles de leurs vaches d'étiquettes-boucles d'oreille- catadioptres ce qui doit donner un effet saisissant la nuit sous les phares quand le troupeau déambule en dodelinant de la tête😮!!

Récemment une série d'accidents à conduit les autorités à ce rappel: Motorists need to be careful of cattle on the road ... 29 Jul 2010 ... Motorists need to be careful of cattle on the road. The Nevada Highway Patrol is warning the public to use extra care while driving U.S. ... www.lahontanvalleynews.com/article/.../NEWS/100729871 -

Selon The Nevada Department of Transportation (statistiques de quelques années) il y aurait eu une moyenne de plus de 200 accidents par an entre véhicules et bétail sur les routes de l'Etat. Nevada Trucking Law: Open Range

Pour ceux qui vont se rendre au Burning Man et Black Rock, événement qui amène à circuler souvent la nuit, un autre rappel utile: Outside of town, be prepared to share the road with livestock and wildlife. Most vehicle accidents in which participants are injured occur on Hwys 447 & 34 on the final approach to Black Rock City. It is sadly ironic that people have often made it across the country ( certains viennent de tout le pays) only to have a serious injury in the last few miles.

Le Nevada n'est pas le seul concerné :Arizona Open Range: Cattle Have Right of Way, On or

Et cette situation juridique, héritée de la Conquête de l’Ouest et du temps oû l'on se déplaçait en voiture à cheval n’a pas que des conséquences sur les rencontres violentes voiture vs. vache:

‘’Simply put, Open Range means that domesticated animals on the range have rights and the responsibility to avoid them on the roadway in an Open Range situation, or to keep them off of private property, is that of the driver oradjacent property owner, not the animals' owners. ‘’

dit autrement... ce n’est pas le bétail qui doit être gardé dans un enclos mais ce sont les riverains qui doivent s’enfermer, eux-mêmes, leur potager et autres cultures😕 pour garder les vaches au large, çà s' appelle le ''fence out'' alors qu'ailleurs c'est plutôt le ''fence in'' auquel les gens sont habitués.

bonne route quand même....
Canada: 1 - France: 0
by Cochize · 2009-07-09 · 56 replies
La lecture de la presse d’aujourd’hui m’a donné un léger sentiment de gêne😊… la prochaine fois que je voyagerai il va falloir que j’essaie de me faire passer pour un Canadien😉. …..mais je suis beau joueur : félicitations aux Canadiens

Relaxnews 08/07/2009 (lu aujourd'hui dans un grand journal national français)

Les Français s'affichent toujours comme les pires touristes au monde, selon une étude internationale réalisée auprès des hôteliers par TNS Infratest pour Expedia. Ils cumulent les tares en étant les plus réfractaires aux langues étrangères, les plus râleurs et pingres, mais aussi les plus impolis. A l'inverse, les Japonais et les Anglais se révèlent être les touristes les plus agréables.

Les professionnels interrogés dans le cadre de l'étude soulèvent les difficultés pour les touristes français à s'exprimer en anglais et leur habitude à insérer ici et là des mots en français dans l'espoir de se faire comprendre. Ils déplorent aussi le manque de pourboire et leur propension à se plaindre à tout bout de champ. Enfin, il semblerait que "la courtoisie à la française" ait vécu et que dorénavant les Français n'aient plus aucun savoir-vivre, toujours selon les hôteliers interrogés. Seule consolation, les touristes français s'avèrent être les plus discrets…….

Ce classement révèle que les sud-européens sont les plus mal-vus par les professionnels. Après les Français arrivent les Espagnols et les Grecs. Au sommet du classement, arrivent pour la 3e année consécutive les Japonais. Discrétion, courtoisie, diplomatie... les voyageurs du pays du Soleil Levant agrègent les meilleures qualités. Petit bémol : ils arrivent avant-derniers en ce qui concerne la maîtrise de la langue du pays d'accueil.

……Les Anglais et les Canadiens composent avec eux le Top 3. Les premiers remontent même dans le classement des touristes les plus généreux passant de la 30ème place à la 2ème entre 2008 et 2009. Quant aux seconds, ils prennent la place des Allemands, relégués au troisième rang (-1), et sont félicités par les hôteliers pour leur politesse, leur hygiène et leur calme.
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain"
by Cochize · 2009-02-26 · 96 replies
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --

Les ablutions du grizzly

Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..



le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--

Le prospecteur intrépide

En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.

Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.

La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.



Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…

Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...

Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…

L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald

Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.

Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder

cochize
Feuillage coloré d'automne en Charlevoix et Estrie cette année
by Cochize · 2008-09-07 · 13 replies
bonjour et bon dimanche à nos amis québecois

un couple d'amis vient de prendre l'idée (tardive, mais mieux vaut tard...) d'aller admirer le feuillage automnal québecois cette année (en visitant la ville de Québec) par la même occasion. Pour en avoir joui moi-même dans le passé, et récemment en 2006, je leur ai conseillé le Charlevoix (ma préférence) et les Cantons de l'Est et, du point de vue calendrier, la dernière semaine de septembre et la première d'octobre. Cependant c'est un petit peu comme pour la neige, il n'est pas exclu qu'une année donnée puisse être un peu différente. Cette année-ci comment les choses se présentent-elles? peut-on affiner, pour les deux secteurs, le calendrier des belles couleurs? où s'en tient-on à l'habituel?

merci de précisions éventuelles

p.s. question hébergement ils ont vérifié et il y a de la place

cochize
Voir les chevaux sauvages du Nevada?
by Cochize · 2008-04-13 · 6 replies
quelqu'un qui aurait traversé le centre ou centre-nord du Nevada ( à l'est de la route Las Vegas Reno), ces dernières années (disons depuis 2000) saurait-il si on y voit encore des mustangs et des burros sauvages?

cochize

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