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Pour aller-venir à Maroantsetra / Masoala
Le catamaran Savannah V n'a rien a voir avec le Melissa question sécurité puisque catamaran = 2 coques // donc stable - alors que le Melissa est une coque plate inadaptée à la mer ... bon courage
Je viens de voyager avec le Savannah V : le prix = 140 000 Ar mais il y a 3 places VIP en haut près du poste de pilotage pour un supplément de 60 000 Ar / moi, j'ai acheté les 3 places pour nous deux et nous avons pu dormir allongés (on est pas grands) car c'est une sorte de canapé d'angle) mais agréable car clim et accès direct au pont ext ... au total, ça fait du 300 000 Ar chacun (à deux) en privatisant les 3 places théoriques
Il ne faut pas croire la pub mensongère qui affirme que le voyage se fait en 6h00. De Toamasina à Maroantsetra avec une escale à Mananara (l'escale de ste Marie a été supprimée) il faut compter 15 h00 et plus si la marée est basse à Maroantsetra car alors le Catamaran reste ancré au large (à l'île de Nosy Mangabe) et l'on procède au transbordement des passagers + bagages.
Pour nous le Timing fut le suivant : RV à minuit au bureau du Savannah à Toamasina (devant le mosquée) - enregistrement des bagages à main à 01h00 - transfert en minibus 17 places au port à partir de 02h00 - départ 03h00 .... escale à Mananara à 13h00 - départ 14h00 - Nosy Mangabe 17h00 - transfert et attente jusqu'à 19h00 ...
Le Catamaran navigue le vendredi dans le sens TMM --> WMN et le mardi pour le retour WMN --> TMM
à bon entendeur !
Positif pour Madagascar
Bonsoir à tous !
Je suis "fatigué" de lire tous les post négatifs sur Madagascar... et beaucoup par celles et ceux qui n'écoutent pas ce que l'expérience du pays nous fait "gentiment" communiquer.
Je voudrais rappeler que ce pays magnifique se visite encore très bien ... et que la population y est très accueillante, pourvu que comme ailleurs en Afrique, on ne s'attend pas à des "rencontres authentiques" dans les grandes villes pour choisir la brousse qui réserve tout le charme de ce pays.
- Je ne sors pas la nuit tombée dans les grandes villes (Tana, Abidjan, Dakar, Nairobery, Dar, Jo'burgh) : réalisme de base. Même un taxi peut être arrêté à un carrefour ... je ne parle pas de feux stop, il n'y en a généralement pas...
- Je suis tranquille et moi même en brousse ... mais quand même, sortir de boite à 2h00 du mat représente un danger... accompagné, encore plus.
- Je ne m'expose pas avec des rencontres "aléatoires" qui mettraient ma vie en danger. Je voyage à Mada pour rencontrer des gens normaux, voire ordinaires qui vivent de leur travail souvent mal payé et qui s'accrochent.
Il faut enfin témoigner dans ce forum que la vie à Mada n'est pas un enfer !!! Le pays est magnifique, les malagasy sont généreux et accueillants (quand on les respecte).
Il faut enfin témoigner dans ce forum que la vie à Mada n'est pas un enfer !!! Le pays est magnifique, les malagasy sont généreux et accueillants (quand on les respecte).
Canal des Pangalanes à Madagascar (contribution)
Canal des Pangalanes : contribution au voyage
Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : géographie du canal des Pangalanes C’est un long canal côtier (eau douce) qui s’étire à l’est sur 665 km de Toamasina au nord à Farafangana au sud. Il est séparé de l’océan par une mince frange de terre et de sable. Il faut noter qu’une longue portion de canal est impraticable (entre Vatomandry et Mahanoro) car faute d’entretien, le canal est bouché par les jacinthes d’eau (sur 20 km au sud de Vatomandry) et cela a tué l’économie des bateaux-brousse dans ce secteur (remplacés par la route).
Je distingue (pour faire simple) ... 3 parties : Secteur nord : c’est la partie du canal la plus connue des touristes et des agences, entre Toamasina et Andevoranto (Manambato), car les grands lacs sont équipés depuis le premier président Tsiranana d’une hôtellerie confortable (toutes sortes de tarifs, du «cher» au «pas cher). - La zone médiane va de Mahanoro à Mananjary : c’est la partie la plus facile pour voyager et la plus intéressante aussi car elle permet de découvrir le Mada enclavé, sans route (une piste quasi-impraticable en saison des pluies), et pour lequel le canal représente la seule voie de communication. Pirogues villageoises et bateaux-brousse (5 à 8 par jour dans chaque sens) s’y croisent. Les villages vivent d’une culture de riz (inondé) et des plantations d’épices (girofle, cannelle, poivre, café, vanille) qu’ils vendent en les transportant par pirogues et bateau-brousse aléatoires. Sur cette partie médiane, le trafic de navigation a développé quantité de gargotes et de cases pour dormir (comme chez Tahiry à Ampanalana : bonne bouffe et 4 bungalows propres), (comme «chez Gael» à Analampotsy : bouffe simple et 3 bungalows propres) voire même un hôtel (simple) à Nosy-Varika. Mon conseil est de ne pas vous précipiter en achetant le voyage «au complet» de Mahanoro à Mananjary ou de Mananjary à Mahanoro ... mais de le vivre par sauts de puce pour savourer les étapes villageoises et «prendre le temps» qui fait toute la richesse de la découverte. Il y a tellement de circulation que vous n’aurez aucune peine à trouver un «katakatak» pour aller plus loin. Surtout ne pas se presser ! Compter 5 jours avec cette approche «douce» du voyage ... en plus, ça vous évitera les navigations de nuit (pas sécurit et on ne voit rien du milieu) ...
- La zone sud va de Mananjary à Manakara et Faranfangana : C’est une zone plus étroite et souvent envahie par la végétation. Ici les bateaux-brousse se font rares, inexistants mais c’est un régal en pirogue. Il faut donc s’organiser comme pour un trek de brousse et pouvoir camper et cuisiner. Les bateaux-brousse (ou Katakatak) Le nom de «Katakatak» vient du bruit du moteur utilisé; un décortiqueur de riz monté sur un arbre mobile pourvu d’une hélice. ça avance ! C’est le moyen «pas cher» d’effectuer la liaison ... en mangeant et dormant à bord, car il faut compter 2 jours et 2 nuits (navigation de nuit). Pas de confort, mais l’ambiance est garantie !
Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : géographie du canal des Pangalanes C’est un long canal côtier (eau douce) qui s’étire à l’est sur 665 km de Toamasina au nord à Farafangana au sud. Il est séparé de l’océan par une mince frange de terre et de sable. Il faut noter qu’une longue portion de canal est impraticable (entre Vatomandry et Mahanoro) car faute d’entretien, le canal est bouché par les jacinthes d’eau (sur 20 km au sud de Vatomandry) et cela a tué l’économie des bateaux-brousse dans ce secteur (remplacés par la route).
Je distingue (pour faire simple) ... 3 parties : Secteur nord : c’est la partie du canal la plus connue des touristes et des agences, entre Toamasina et Andevoranto (Manambato), car les grands lacs sont équipés depuis le premier président Tsiranana d’une hôtellerie confortable (toutes sortes de tarifs, du «cher» au «pas cher). - La zone médiane va de Mahanoro à Mananjary : c’est la partie la plus facile pour voyager et la plus intéressante aussi car elle permet de découvrir le Mada enclavé, sans route (une piste quasi-impraticable en saison des pluies), et pour lequel le canal représente la seule voie de communication. Pirogues villageoises et bateaux-brousse (5 à 8 par jour dans chaque sens) s’y croisent. Les villages vivent d’une culture de riz (inondé) et des plantations d’épices (girofle, cannelle, poivre, café, vanille) qu’ils vendent en les transportant par pirogues et bateau-brousse aléatoires. Sur cette partie médiane, le trafic de navigation a développé quantité de gargotes et de cases pour dormir (comme chez Tahiry à Ampanalana : bonne bouffe et 4 bungalows propres), (comme «chez Gael» à Analampotsy : bouffe simple et 3 bungalows propres) voire même un hôtel (simple) à Nosy-Varika. Mon conseil est de ne pas vous précipiter en achetant le voyage «au complet» de Mahanoro à Mananjary ou de Mananjary à Mahanoro ... mais de le vivre par sauts de puce pour savourer les étapes villageoises et «prendre le temps» qui fait toute la richesse de la découverte. Il y a tellement de circulation que vous n’aurez aucune peine à trouver un «katakatak» pour aller plus loin. Surtout ne pas se presser ! Compter 5 jours avec cette approche «douce» du voyage ... en plus, ça vous évitera les navigations de nuit (pas sécurit et on ne voit rien du milieu) ...
- La zone sud va de Mananjary à Manakara et Faranfangana : C’est une zone plus étroite et souvent envahie par la végétation. Ici les bateaux-brousse se font rares, inexistants mais c’est un régal en pirogue. Il faut donc s’organiser comme pour un trek de brousse et pouvoir camper et cuisiner. Les bateaux-brousse (ou Katakatak) Le nom de «Katakatak» vient du bruit du moteur utilisé; un décortiqueur de riz monté sur un arbre mobile pourvu d’une hélice. ça avance ! C’est le moyen «pas cher» d’effectuer la liaison ... en mangeant et dormant à bord, car il faut compter 2 jours et 2 nuits (navigation de nuit). Pas de confort, mais l’ambiance est garantie !
Masoala: contribution au voyage (Madagascar)
Contribution à la connaissance de Masoala (baie d’Antongil)
Je lis ici les là des questions puis des réponses sur lesquelles j’ai parfois envie d’intervenir mais je me méfie des posts qui dégénèrent... Cette région mérite mieux que toutes les querelles.
Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : Pour commencer et rassurer (s’il le faut) je dis que j’y habite, au village de Cap Masoala. Y venir et en repartir ? Trois villes constituent l’accès de cette zone : Antalaha au nord, Maroantsetra au sud-ouest et Mananara au sud. C’est une zone très «enclavée» et vraiment isolée, d’où son originalité et son caractère... Antalaha : La route «goudronnée» y vient du nord (Sambava) reliée par piste à la côte ouest (Ambanja -Nosy Be - Diego) : c’est «pas de tout repos» pour la partie piste. Pour la partie goudron, il faut 1 h00 entre Sambava et Antalaha. Solution «avion» : 3 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi) entre Tana et soit Sambava, soit Antalaha (mais c’est du pareil au même) + 1 vol par semaine (jeudi) entre Diego et Sambava (très intéressant pour voyager !). Par la mer : Bateau brousse (!) car il n’y a pas de bateau «voyageur» au sens où on l’entend en Europe : c’est possible depuis Toamasina-Mananara mais ... aléatoire question sécurité et chaque année on compte 1, 2 et plus de naufrages avec beaucoup de morts (requins). Pedibus : oui, depuis Maroantsetra mais ce sera développé plus loin dans la partie trek (car il faut déjà «être sur zone»). Un peu de patience. Maroantsetra : La «route nationale 5» qui n’a de route que le nom, est une piste parmi les plus improbables de Madagascar. Le nombre de bacs (souvent en panne) et de ponts (défoncés, voire plus) en font un parcours de 4x4 des plus spectaculaires. Mais c’est un voyage «haut en émotions» et en «découvertes» pour les paysages et l’ambiance «côte-est» que l’on y vit comme nulle part. Pour faire court, elle commence au bac de Ste Marie, à «Soanirana-Ivongo») pour se terminer à Maroantsetra. Des taxi-brousse (pick-up bachés genre Hilux) la pratiquent en 3 jours (+1 pour rejoindre Toamasina sur le goudron maintenant fatigué). Solution «avion» : 4 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi-samedi) entre Tana et Maroantsetra. Vous noterez que (lundi-mardi-jeudi) c’est «commun» avec la desserte de soit Sambava, soit Antalaha : cela permet d’organiser des options intéressantes ? Pour le vol du samedi : Il est aussi très intéressant car bien que ne desservant pas Sambava ou Antalaha ce jour là, il fait une escale à Toamasina à l’aller comme au retour (Tana-Toamasina-Maroantsetra à l’aller et Maroantsetra-Toamasina-Tana au retour) ... ce qui permet de composer un programme différent. Par la mer : Bateau «Mélissa» qui assure la liaison le samedi (quand tout va bien) entre Toamasina-Soanirana-Ivongo-Mananara-Maroantsetra / Le dimanche il repart dans l’autre sens Maroantsetra-Mananara-Soanirana-Ivongo-Toamasina. Cette solution est «jolie sur le papier», mais il ne s’agit que d’une coque «plate» et non d’un bateau prévu pour la mer. Je m’attends donc à un naufrage un jour ou l’autre. Par période de beau temps et de mer calme cela peut se faire, mais pas autrement. Mananara : mêmes indications «route et bateau» que Maroantsetra, mais plus d’avion (j’ai volé sur le dernier avec une équipe de télé de «Thalassa», et je m’en souviens encore, sur Antonov suspendu pour défaut d’assurance et pilote ukrainien non validé) Météo et période «favorable» ? Le sujet est amusant. Plus qu’ailleurs il faut dire qu’il y a deux saisons : la saison des pluies et la saison où il pleut. Après cette blague ... il faut rappeler «quand même» que Maroantsetra partage avec Andapa (pas loin) le «record de pluie» de Mada (entre 8 et 9 m/an quand en Fr on a 1,25 m au plus fort) ... C’est pour cela que la forêt de Masoala «là où la forêt tombe dans la mer» est si belle ... C’est pour cela que la forêt de Masoala est la dernière et seule grande forêt tropicale humide qui reste sur la grande île devenue rouge et plus verte. En fait, plutôt que de penser à la pluie (qui vient toute l’année comme une bénédiction et hélas moins souvent), les voyageurs en pensant «météo» devraient se préoccuper de l’état de la mer qui permet d’effectuer certaines liaisons nécessaires et de leur sécurité. C’est la mer qui compte, pas les gouttes de pluie (très jolies sur les feuilles). Je tente néanmoins un tableau climatique subjectif et très personnel (mais j’y habite quand même, donc je constate et j’observe) : - 15 janvier à 15 avril : période cyclonique avec 1 à 5 cyclones prévus ...C’est la région d’impact «majeur» pour Madagascar. Les dégâts du cyclone «Gafilo» ne sont pas encore réparés. Mais à cette période et «hors alerte cyclone», il fait beau et très chaud ... très très chaud ! La mer est belle (sauf alerte). C’est la période où tous les tour-opérators arrêtent leurs programmation (par peur des cyclones ... et parce-qu’il faut bien prendre des congés aussi). Mais la région est très belle pourvu que l’on ne dépende pas d’un planning et que l’on accepte les évènements climatiques ... Les voyageurs «qui ont le temps» adoreront cette période où il n’y a personne ! Attention : les «rares» hôtels (pour touristes) sont fermés (Tous ceux de Tampolo). - 15 avril à 15 juin: période «intersaison» que l’on appelle automne en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en septembre-octobre en Europe. Attention : il pleut ! Et quand il pleut, c’est fort ! Du coup, on peut se retrouver à marcher dans la boue «fotaka» en malagasy pendant plusieurs jours ... voire plus «si affinités». Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour la croix du sud ! 15 juin à 15 sept : période de «hiver austral» : ben, il fait 25 °c (quand même supportable ?) mais la nuit, j’apprécie la couette ... et surtout, il y a une humidité à 80-90 % qui, même avec la température, fait un «petit froid humide» en plongeant sous les draps. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en été en Europe dans les alpes du nord (j’y habite une partie de l’année pour le ski bien sur). La mer est à cette époque «incertaine» avec des creux de 4m très inconfortables et la navigation est alors dangereuse, impossible. On peut décaler un départ bateau de 1, 2, 3 jours et il faut l’accepter, sinon ne pas venir. Pour moi qui habite les Alpes du nord et pratique l’alpinisme, c’est la même chose que ma prévision de course dérangée en juillet par une neige «imprévue» et du «mauvais temps installé» : rien de plus, sauf la distance et la gestion d’un planning de voyage. MAIS : C’est la période des baleines qui viennent se reproduire dans la baie d’Antongil (réserve de plancton alimentée par les cours d’eau douce des montagnes environnantes, dans une baie profonde de 60 m, longue de 100 km et large de 40 km) - plus encore que près de l’île Ste Marie (qui plus près des routes et plus facile d’accès, plus organisée sur le tourisme et sur le marketing a su imposer son image de «lieu unique» alors que c’est inexact). Les baleines sont là chaque jour de cette période de l’année, on les approche en kayak (pour ma part) et en bateau (à distance respectable et dans l’axe qui convient). Les baleines à Masoala sont un évènement en soi, malgré la pluie, la houle, le vent et les creux de mer qui peuvent en éloigner certains. 15 sept à 15 oct : période «intersaison» que l’on appelle printemps en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des jours de pluie (rares) et du beau temps (presque toujours). La mer est calme (en général) et l’on marche plutôt «à sec». Les baleines sont parties ... Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour le scorpion ! 15 oct à 15 janv : période d’été austral : Beau et chaud ! Mer calme et températures parfois extrêmes ... Les orages sont aussi là pour rafraichir tout le monde, comme des orages d’été. Le ciel est zébré d’éclairs et les circonvolutions des alto-cumulus sont superbes à peindre en aquarelle. C’est une période que j’adore. La navigation y est plus «sécurit» sauf à un avis de tempête qui peut survenir ... (le dérèglement clim en route» se sent très bien sur place). Merci de me faire un "retour" de vos avis pour savoir si je continue ou bien ...
Je lis ici les là des questions puis des réponses sur lesquelles j’ai parfois envie d’intervenir mais je me méfie des posts qui dégénèrent... Cette région mérite mieux que toutes les querelles.
Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : Pour commencer et rassurer (s’il le faut) je dis que j’y habite, au village de Cap Masoala. Y venir et en repartir ? Trois villes constituent l’accès de cette zone : Antalaha au nord, Maroantsetra au sud-ouest et Mananara au sud. C’est une zone très «enclavée» et vraiment isolée, d’où son originalité et son caractère... Antalaha : La route «goudronnée» y vient du nord (Sambava) reliée par piste à la côte ouest (Ambanja -Nosy Be - Diego) : c’est «pas de tout repos» pour la partie piste. Pour la partie goudron, il faut 1 h00 entre Sambava et Antalaha. Solution «avion» : 3 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi) entre Tana et soit Sambava, soit Antalaha (mais c’est du pareil au même) + 1 vol par semaine (jeudi) entre Diego et Sambava (très intéressant pour voyager !). Par la mer : Bateau brousse (!) car il n’y a pas de bateau «voyageur» au sens où on l’entend en Europe : c’est possible depuis Toamasina-Mananara mais ... aléatoire question sécurité et chaque année on compte 1, 2 et plus de naufrages avec beaucoup de morts (requins). Pedibus : oui, depuis Maroantsetra mais ce sera développé plus loin dans la partie trek (car il faut déjà «être sur zone»). Un peu de patience. Maroantsetra : La «route nationale 5» qui n’a de route que le nom, est une piste parmi les plus improbables de Madagascar. Le nombre de bacs (souvent en panne) et de ponts (défoncés, voire plus) en font un parcours de 4x4 des plus spectaculaires. Mais c’est un voyage «haut en émotions» et en «découvertes» pour les paysages et l’ambiance «côte-est» que l’on y vit comme nulle part. Pour faire court, elle commence au bac de Ste Marie, à «Soanirana-Ivongo») pour se terminer à Maroantsetra. Des taxi-brousse (pick-up bachés genre Hilux) la pratiquent en 3 jours (+1 pour rejoindre Toamasina sur le goudron maintenant fatigué). Solution «avion» : 4 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi-samedi) entre Tana et Maroantsetra. Vous noterez que (lundi-mardi-jeudi) c’est «commun» avec la desserte de soit Sambava, soit Antalaha : cela permet d’organiser des options intéressantes ? Pour le vol du samedi : Il est aussi très intéressant car bien que ne desservant pas Sambava ou Antalaha ce jour là, il fait une escale à Toamasina à l’aller comme au retour (Tana-Toamasina-Maroantsetra à l’aller et Maroantsetra-Toamasina-Tana au retour) ... ce qui permet de composer un programme différent. Par la mer : Bateau «Mélissa» qui assure la liaison le samedi (quand tout va bien) entre Toamasina-Soanirana-Ivongo-Mananara-Maroantsetra / Le dimanche il repart dans l’autre sens Maroantsetra-Mananara-Soanirana-Ivongo-Toamasina. Cette solution est «jolie sur le papier», mais il ne s’agit que d’une coque «plate» et non d’un bateau prévu pour la mer. Je m’attends donc à un naufrage un jour ou l’autre. Par période de beau temps et de mer calme cela peut se faire, mais pas autrement. Mananara : mêmes indications «route et bateau» que Maroantsetra, mais plus d’avion (j’ai volé sur le dernier avec une équipe de télé de «Thalassa», et je m’en souviens encore, sur Antonov suspendu pour défaut d’assurance et pilote ukrainien non validé) Météo et période «favorable» ? Le sujet est amusant. Plus qu’ailleurs il faut dire qu’il y a deux saisons : la saison des pluies et la saison où il pleut. Après cette blague ... il faut rappeler «quand même» que Maroantsetra partage avec Andapa (pas loin) le «record de pluie» de Mada (entre 8 et 9 m/an quand en Fr on a 1,25 m au plus fort) ... C’est pour cela que la forêt de Masoala «là où la forêt tombe dans la mer» est si belle ... C’est pour cela que la forêt de Masoala est la dernière et seule grande forêt tropicale humide qui reste sur la grande île devenue rouge et plus verte. En fait, plutôt que de penser à la pluie (qui vient toute l’année comme une bénédiction et hélas moins souvent), les voyageurs en pensant «météo» devraient se préoccuper de l’état de la mer qui permet d’effectuer certaines liaisons nécessaires et de leur sécurité. C’est la mer qui compte, pas les gouttes de pluie (très jolies sur les feuilles). Je tente néanmoins un tableau climatique subjectif et très personnel (mais j’y habite quand même, donc je constate et j’observe) : - 15 janvier à 15 avril : période cyclonique avec 1 à 5 cyclones prévus ...C’est la région d’impact «majeur» pour Madagascar. Les dégâts du cyclone «Gafilo» ne sont pas encore réparés. Mais à cette période et «hors alerte cyclone», il fait beau et très chaud ... très très chaud ! La mer est belle (sauf alerte). C’est la période où tous les tour-opérators arrêtent leurs programmation (par peur des cyclones ... et parce-qu’il faut bien prendre des congés aussi). Mais la région est très belle pourvu que l’on ne dépende pas d’un planning et que l’on accepte les évènements climatiques ... Les voyageurs «qui ont le temps» adoreront cette période où il n’y a personne ! Attention : les «rares» hôtels (pour touristes) sont fermés (Tous ceux de Tampolo). - 15 avril à 15 juin: période «intersaison» que l’on appelle automne en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en septembre-octobre en Europe. Attention : il pleut ! Et quand il pleut, c’est fort ! Du coup, on peut se retrouver à marcher dans la boue «fotaka» en malagasy pendant plusieurs jours ... voire plus «si affinités». Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour la croix du sud ! 15 juin à 15 sept : période de «hiver austral» : ben, il fait 25 °c (quand même supportable ?) mais la nuit, j’apprécie la couette ... et surtout, il y a une humidité à 80-90 % qui, même avec la température, fait un «petit froid humide» en plongeant sous les draps. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en été en Europe dans les alpes du nord (j’y habite une partie de l’année pour le ski bien sur). La mer est à cette époque «incertaine» avec des creux de 4m très inconfortables et la navigation est alors dangereuse, impossible. On peut décaler un départ bateau de 1, 2, 3 jours et il faut l’accepter, sinon ne pas venir. Pour moi qui habite les Alpes du nord et pratique l’alpinisme, c’est la même chose que ma prévision de course dérangée en juillet par une neige «imprévue» et du «mauvais temps installé» : rien de plus, sauf la distance et la gestion d’un planning de voyage. MAIS : C’est la période des baleines qui viennent se reproduire dans la baie d’Antongil (réserve de plancton alimentée par les cours d’eau douce des montagnes environnantes, dans une baie profonde de 60 m, longue de 100 km et large de 40 km) - plus encore que près de l’île Ste Marie (qui plus près des routes et plus facile d’accès, plus organisée sur le tourisme et sur le marketing a su imposer son image de «lieu unique» alors que c’est inexact). Les baleines sont là chaque jour de cette période de l’année, on les approche en kayak (pour ma part) et en bateau (à distance respectable et dans l’axe qui convient). Les baleines à Masoala sont un évènement en soi, malgré la pluie, la houle, le vent et les creux de mer qui peuvent en éloigner certains. 15 sept à 15 oct : période «intersaison» que l’on appelle printemps en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des jours de pluie (rares) et du beau temps (presque toujours). La mer est calme (en général) et l’on marche plutôt «à sec». Les baleines sont parties ... Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour le scorpion ! 15 oct à 15 janv : période d’été austral : Beau et chaud ! Mer calme et températures parfois extrêmes ... Les orages sont aussi là pour rafraichir tout le monde, comme des orages d’été. Le ciel est zébré d’éclairs et les circonvolutions des alto-cumulus sont superbes à peindre en aquarelle. C’est une période que j’adore. La navigation y est plus «sécurit» sauf à un avis de tempête qui peut survenir ... (le dérèglement clim en route» se sent très bien sur place). Merci de me faire un "retour" de vos avis pour savoir si je continue ou bien ...











