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Thaïlande - "les chemises rouges"
AFP07/04/2009
Des manifestants thaïlandais ont piégé, pendant plusieurs heures aujourd'hui, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva dans un hôtel de Pattaya (sud) avant de poursuivre son convoi dans les rues de cette station balnéaire où la réunion du gouvernement avait été déplacée.
M. Abhisit est parvenu à quitter l'établissement hôtelier mais un groupe d'opposants a ensuite bloqué son convoi à une intersection et des bouteilles en plastique ont été lancées sur la voiture du Premier ministre, ce qui l'a forcé à changer de véhicule, selon des témoins. Un chauffeur et des policiers ont reçu des coups, mais M. Abhisit n'a pas été atteint, ont ajouté ces sources.
Depuis le 26 mars, des partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, surnommés les "chemises rouges", font un sit-in autour du siège du gouvernement à Bangkok, ce qui a contraint M. Abhisit à organiser la réunion hebdomadaire de son cabinet mardi à Pattaya. Pour les autorités, il s'agissait aussi d'une répétition générale, Pattaya étant censée accueillir à partir de vendredi un sommet entre les dix pays membres de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) et leurs principaux partenaires, dont la Chine et le Japon.
Selon une journaliste de l'AFP, environ 400 manifestants pro-Thaksin, vêtus de rouge, ont encerclé mardi l'hôtel où se déroulait la réunion du gouvernement et, en dépit des mesures de sécurité, ont bloqué les participants à l'intérieur pendant environ trois heures. Le ministre thaïlandais de la Défense, le général Prawit Wongsuwon, avait réussi à s'échapper en empruntant une porte de service.
Le sommet de l'Asean incluant les six principaux partenaires de l'association n'a cessé d'être reporté depuis décembre, en raison des turbulences politiques à Bangkok, mais il se déroulera comme prévu le week-end prochain à Pattaya, a déclaré Vitawas Srivihok, haut fonctionnaire au ministère thaïlandais des Affaires étrangères.
Les "chemises rouges" ont, pour leur part, annoncé leur intention d'organiser une grande manifestation mercredi à Bangkok pour accroître la pression sur le gouvernement et le forcer à organiser des élections anticipées.
Des manifestants thaïlandais ont piégé, pendant plusieurs heures aujourd'hui, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva dans un hôtel de Pattaya (sud) avant de poursuivre son convoi dans les rues de cette station balnéaire où la réunion du gouvernement avait été déplacée.
M. Abhisit est parvenu à quitter l'établissement hôtelier mais un groupe d'opposants a ensuite bloqué son convoi à une intersection et des bouteilles en plastique ont été lancées sur la voiture du Premier ministre, ce qui l'a forcé à changer de véhicule, selon des témoins. Un chauffeur et des policiers ont reçu des coups, mais M. Abhisit n'a pas été atteint, ont ajouté ces sources.
Depuis le 26 mars, des partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, surnommés les "chemises rouges", font un sit-in autour du siège du gouvernement à Bangkok, ce qui a contraint M. Abhisit à organiser la réunion hebdomadaire de son cabinet mardi à Pattaya. Pour les autorités, il s'agissait aussi d'une répétition générale, Pattaya étant censée accueillir à partir de vendredi un sommet entre les dix pays membres de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) et leurs principaux partenaires, dont la Chine et le Japon.
Selon une journaliste de l'AFP, environ 400 manifestants pro-Thaksin, vêtus de rouge, ont encerclé mardi l'hôtel où se déroulait la réunion du gouvernement et, en dépit des mesures de sécurité, ont bloqué les participants à l'intérieur pendant environ trois heures. Le ministre thaïlandais de la Défense, le général Prawit Wongsuwon, avait réussi à s'échapper en empruntant une porte de service.
Le sommet de l'Asean incluant les six principaux partenaires de l'association n'a cessé d'être reporté depuis décembre, en raison des turbulences politiques à Bangkok, mais il se déroulera comme prévu le week-end prochain à Pattaya, a déclaré Vitawas Srivihok, haut fonctionnaire au ministère thaïlandais des Affaires étrangères.
Les "chemises rouges" ont, pour leur part, annoncé leur intention d'organiser une grande manifestation mercredi à Bangkok pour accroître la pression sur le gouvernement et le forcer à organiser des élections anticipées.
Avoir 20 ans en Birmanie et rêver d'affaires
L'histoire ne leur a pas encore donné de nom. Juste une lettre : "Z". Ils étrennent leurs 20 ans sur les bancs d'amoureux patinés du lac Inya, au coeur de Rangoun, ou le long des artères sèches et brûlantes de Mandalay, l'ex-capitale royale. Ils ont les visages mats et sobres de leurs pères, leurs carrures étroites. Elles ont le port de tête droit de leurs mères, leurs cambrures élastiques. La Birmanie est leur pays, la dictature, leur régime.
"Z" pour "génération Z". Une étiquette qu'ils ne connaissent pas, n'emploient pas, mais que chercheurs et expatriés leurs ont attribuée. Une appellation en écho à celle qui désigne leurs parents : "génération 88", pour l'année 1988, où la junte au pouvoir avait réprimé avec une violence inédite le mouvement étudiant qui la contestait. Une expression en forme d'énigme, qui résume à sa façon une jeunesse avant tout urbaine, dont les goûts et les ambitions, communs à d'autres régions d'Asie, se développent désormais en Birmanie.
Un étrange pays, la Birmanie. Replié sur lui-même depuis près de cinq décennies. Où, il y a quinze ans encore, un dîner après 20 heures était susceptible d'être interprété comme une tentative de réunion, passible d'arrestation. Où, il y a trois ans encore, les DVD étaient formellement interdits, comme les antennes satellite. Un pays où, aujourd'hui encore, les courriels sont lus et les puces de téléphones portables accessibles seulement au marché noir.
La génération Z a 20 ans et, sans grèves, sans manifestations - impossibles -, elle s'émancipe. A la façon de Min Thu, 22 ans, étudiant en économie, fils de petits commerçants de textile. Le premier de sa lignée à avoir définitivement rejeté le longyi, le vêtement traditionnel, une grande étoffe légère que les Birmans nouent autour de leur taille en guise de pantalon-jupe. Min Thu tient à tout : à son jean sombre comme à ses baskets. Malgré les 35 degrés ambiants. "Au début, mes parents se sont moqués de moi, ils pensaient que ça me passerait."
Et puis non. Désormais, des dizaines de shopping malls permettent à sa classe d'âge de satisfaire ses envies. Des galeries commerciales qu'éclairent des néons blafards. Les vendeurs sont plus nombreux que les clients, les marques plus chères que sur les étals de rue. Mais, comme d'autres jeunesses du monde, la nouvelle génération birmane aime à s'y retrouver, même si elle n'a pas les moyens des prix affichés. Détonante, la mode est influencée par une déferlante de culture rap et hip-hop. Avec des stars, des concerts en plein air et des milliers de jeunes fans qui adulent leurs icônes en tenues de vidéo-clip. L'évolution reste sous contrôle : les chanteurs rap ou punk ont droit aux artifices qui leur siéent, mais la censure édulcore leurs refrains subversifs. La pop internationale est intégralement traduite et réinterprétée par des artistes birmans, Madonna et Céline Dion incluses.
Elle a 20 ans, la génération Z, et ça l'emballe cette nouvelle culture. Nay Mar, 23 ans, masseuse dans un spa soyeux de Rangoun pour 20 dollars par mois, aime Shakira et les Backstreet Boys. Grâce aux pourboires de ses clients - jusqu'à 300 dollars -, cette fille d'un militaire peu gradé a pu adopter le jean et les pantacourts. Elle rit : "Je renfile le longyi quand je me rends avec mes parents, le dimanche, à la Shwedagon la grande pagode de la ville." Elle en connaît qui cachent leur jupe sous le longyi avant la boîte de nuit.
Elle a 20 ans, la génération Z, et elle s'affranchit, donc. Mais pudiquement, façon années 1960. Elle ne dénigre pas le bouddhisme. Habite toujours sans broncher chez ses parents jusqu'au mariage. Ils jasent, mais sans excès. La vie s'écoule alors, dans des appartements étriqués, derrière des façades noircies par le temps et l'humidité. On y grimpe après avoir secoué la clochette accrochée à une cordelette qui pend jusqu'au trottoir. Des grilles remplacent portes et fenêtres, laissées entrouvertes à cause de la chaleur. Et, comme chez Sanda Lwin, seuls le canapé du salon et un paravent séparent son lit de celui de son grand-père.
Elle a 20 ans, Sanda Lwin, tout rond. Elle flotte dans son jean neuf, soigne sa coupe courte de garçonne, ne se plaint pas. Elle rêve seulement d'ailleurs. "Parce qu'ici l'éducation ça ne vaut rien." A l'université, où elle étudie les langues étrangères, comme dans toutes les facs, la bibliothèque est fermée. Les réunions sont déconseillées. Les enseignants doivent laisser la porte de la salle de classe ouverte pendant les cours. Comme tous les étudiants, potentiellement contestataires, Sanda Lwin n'a pas non plus le droit de flâner hors de Rangoun. Pour en sortir, il lui faut une autorisation du recteur.
Si elle veut avoir une chance de réussir ses examens, tous les après-midi, elle doit suivre des cours dans un institut privé. Pour pallier les insuffisances du public, la plupart des parents y ont recours, dès le lycée. La qualité de l'enseignement varie avec les prix. Sanda Lwin s'en désespère, car, malgré tout ses efforts, même pour elle, issue des classes moyennes supérieures, il n'y aura "pas d'emploi intéressant, rémunéré correctement".
Alors oui, elle rêve. D'étranger. Comme l'immense majorité des jeunes Birmans qui ont désormais accès à la télévision et aux séries sud-coréennes. Internet y est pour beaucoup, même si de nombreux sites sont encore interdits. Ces cinq dernières années, les prix des passeports sont passés de plusieurs centaines de dollars à moins de 50. Une multitude d'agences d'"emplois pour l'étranger" aussi se sont développées, offrant enfin, à leur manière, le rêve en kit. Elles ont pignon sur rue et proposent des salaires jusqu'à dix fois supérieurs au revenu moyen en Birmanie - environ 40 dollars par mois. Les garçons partent sur des chantiers de construction, des pipelines, des navires, les filles comme comptables. Les destinations phares sont la Malaisie, Singapour, les Emirats arabes unis.
Malgré des frais de dossier prohibitifs (jusqu'à 1 800 dollars), des arnaques nombreuses, une crise économique qui tarit les offres, même les plus modestes veulent tenter leur chance. Reliques, buffles, acres de terre, certains n'hésitent pas à tout vendre pour s'échapper. Les jeunes issus des minorités ethniques, durement discriminées, s'inscrivent également en masse dans ces agences. Un nouveau marché, en somme, qui participe au désamorçage des frustrations. La junte y trouve son compte, dit-on souvent, le soir, dans les tea shops (maisons de thé). Politiquement comme financièrement : la manne financière rapportée serait, comme dans de nombreux pays d'Afrique, considérable.
Elle a 20 ans, la génération Z, mais, la plupart du temps, elle ne s'engage que pour quelques années, toute attachée qu'elle est malgré tout à son pays difficile. Les plus aisés s'en vont le temps des études, les autres afin d'accumuler un petit capital. Thu Maung, 24 ans, a passé deux ans en Malaisie, entre 2005 et 2007, cuisinier d'abord, au noir sur des chantiers ensuite. Il porte encore le longyi, mais il se raconte, chez lui, sous les posters de Marylin Manson et d'Eminem - qu'il adore : "Ça a été dur, mais, grâce à ça, ma mère, divorcée, peut louer un bus. Avec le prix payé par les passagers, elle récolte 10 dollars par jour." Il avait été privé de passeport, après avoir quitté son premier employeur, qui ne le payait pas le salaire promis. C'est clandestinement, après neuf jours de marche dans la jungle, qu'il a pu regagner la Birmanie. Dès qu'il le pourra, pourtant, il repartira.
La génération Z a 20 ans et elle croit au changement par l'argent, pas par la politique. La plupart des jeunes n'ont pas participé aux manifestations des moines contre la vie chère, en novembre 2007. S'ils y sont allés, c'était plus en curieux qu'en militants. Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix, n'a pas non plus à leurs yeux l'aura que lui confère l'Occident. Ils respectent son histoire, mais contestent ses positions - jugées jusqu'au-boutistes -, dénigrent son influence. La principale opposante a passé plus de treize des vingt dernières années assignée à résidence : presque une inconnue, donc, pour eux. "Certains de mes amis pensent qu'elle est morte", raconte Min Thu, l'étudiant en économie.
Pas de politique, "le business", prône aussi Ni Ei, 29 ans, qui mène de front deux emplois. Solide regard noir, elle explique hardiment : "La démocratie, ce n'est pas ce dont on a besoin dans l'immédiat." Un sujet de dispute avec son père. "Je lui dis : "Vos méthodes d'opposition politique radicales, ça ne donne rien. Ce qu'il faut, c'est que nous nous développions, c'est comme ça que le changement arrivera !"" Les exilés l'agacent : "Ceux qui partent à l'étranger et y restent sont des égoïstes. Le combat, c'est ici qu'il faut le mener."
Elle a 20 ans, la génération Z et, en 2010, la junte prévoit un événement qui pourrait presque la métamorphoser en "génération 2010" : l'instauration du "multipartisme". Mais, de même que les observateurs internationaux, elle doute. "Même avec la meilleure volonté, l'armée ne peut pas changer sa façon de fonctionner du jour au lendemain", déplore Maung Moe, 28 ans, employé d'une association. Encore plus désabusée, Sanda Lwin : "On travaille pour les suivants, nous, c'est déjà trop tard."
Elle a 20 ans, la génération Z, et elle a aussi cette triste amertume que la vie réserve d'ordinaire à ceux que les années commencent à faner : l'impression que son tour est déjà passé.
source - Le Monde - Anaïs Favre http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/03/26/birmanie-generation-z_1172902_3216.html
"Z" pour "génération Z". Une étiquette qu'ils ne connaissent pas, n'emploient pas, mais que chercheurs et expatriés leurs ont attribuée. Une appellation en écho à celle qui désigne leurs parents : "génération 88", pour l'année 1988, où la junte au pouvoir avait réprimé avec une violence inédite le mouvement étudiant qui la contestait. Une expression en forme d'énigme, qui résume à sa façon une jeunesse avant tout urbaine, dont les goûts et les ambitions, communs à d'autres régions d'Asie, se développent désormais en Birmanie.
Un étrange pays, la Birmanie. Replié sur lui-même depuis près de cinq décennies. Où, il y a quinze ans encore, un dîner après 20 heures était susceptible d'être interprété comme une tentative de réunion, passible d'arrestation. Où, il y a trois ans encore, les DVD étaient formellement interdits, comme les antennes satellite. Un pays où, aujourd'hui encore, les courriels sont lus et les puces de téléphones portables accessibles seulement au marché noir.
La génération Z a 20 ans et, sans grèves, sans manifestations - impossibles -, elle s'émancipe. A la façon de Min Thu, 22 ans, étudiant en économie, fils de petits commerçants de textile. Le premier de sa lignée à avoir définitivement rejeté le longyi, le vêtement traditionnel, une grande étoffe légère que les Birmans nouent autour de leur taille en guise de pantalon-jupe. Min Thu tient à tout : à son jean sombre comme à ses baskets. Malgré les 35 degrés ambiants. "Au début, mes parents se sont moqués de moi, ils pensaient que ça me passerait."
Et puis non. Désormais, des dizaines de shopping malls permettent à sa classe d'âge de satisfaire ses envies. Des galeries commerciales qu'éclairent des néons blafards. Les vendeurs sont plus nombreux que les clients, les marques plus chères que sur les étals de rue. Mais, comme d'autres jeunesses du monde, la nouvelle génération birmane aime à s'y retrouver, même si elle n'a pas les moyens des prix affichés. Détonante, la mode est influencée par une déferlante de culture rap et hip-hop. Avec des stars, des concerts en plein air et des milliers de jeunes fans qui adulent leurs icônes en tenues de vidéo-clip. L'évolution reste sous contrôle : les chanteurs rap ou punk ont droit aux artifices qui leur siéent, mais la censure édulcore leurs refrains subversifs. La pop internationale est intégralement traduite et réinterprétée par des artistes birmans, Madonna et Céline Dion incluses.
Elle a 20 ans, la génération Z, et ça l'emballe cette nouvelle culture. Nay Mar, 23 ans, masseuse dans un spa soyeux de Rangoun pour 20 dollars par mois, aime Shakira et les Backstreet Boys. Grâce aux pourboires de ses clients - jusqu'à 300 dollars -, cette fille d'un militaire peu gradé a pu adopter le jean et les pantacourts. Elle rit : "Je renfile le longyi quand je me rends avec mes parents, le dimanche, à la Shwedagon la grande pagode de la ville." Elle en connaît qui cachent leur jupe sous le longyi avant la boîte de nuit.
Elle a 20 ans, la génération Z, et elle s'affranchit, donc. Mais pudiquement, façon années 1960. Elle ne dénigre pas le bouddhisme. Habite toujours sans broncher chez ses parents jusqu'au mariage. Ils jasent, mais sans excès. La vie s'écoule alors, dans des appartements étriqués, derrière des façades noircies par le temps et l'humidité. On y grimpe après avoir secoué la clochette accrochée à une cordelette qui pend jusqu'au trottoir. Des grilles remplacent portes et fenêtres, laissées entrouvertes à cause de la chaleur. Et, comme chez Sanda Lwin, seuls le canapé du salon et un paravent séparent son lit de celui de son grand-père.
Elle a 20 ans, Sanda Lwin, tout rond. Elle flotte dans son jean neuf, soigne sa coupe courte de garçonne, ne se plaint pas. Elle rêve seulement d'ailleurs. "Parce qu'ici l'éducation ça ne vaut rien." A l'université, où elle étudie les langues étrangères, comme dans toutes les facs, la bibliothèque est fermée. Les réunions sont déconseillées. Les enseignants doivent laisser la porte de la salle de classe ouverte pendant les cours. Comme tous les étudiants, potentiellement contestataires, Sanda Lwin n'a pas non plus le droit de flâner hors de Rangoun. Pour en sortir, il lui faut une autorisation du recteur.
Si elle veut avoir une chance de réussir ses examens, tous les après-midi, elle doit suivre des cours dans un institut privé. Pour pallier les insuffisances du public, la plupart des parents y ont recours, dès le lycée. La qualité de l'enseignement varie avec les prix. Sanda Lwin s'en désespère, car, malgré tout ses efforts, même pour elle, issue des classes moyennes supérieures, il n'y aura "pas d'emploi intéressant, rémunéré correctement".
Alors oui, elle rêve. D'étranger. Comme l'immense majorité des jeunes Birmans qui ont désormais accès à la télévision et aux séries sud-coréennes. Internet y est pour beaucoup, même si de nombreux sites sont encore interdits. Ces cinq dernières années, les prix des passeports sont passés de plusieurs centaines de dollars à moins de 50. Une multitude d'agences d'"emplois pour l'étranger" aussi se sont développées, offrant enfin, à leur manière, le rêve en kit. Elles ont pignon sur rue et proposent des salaires jusqu'à dix fois supérieurs au revenu moyen en Birmanie - environ 40 dollars par mois. Les garçons partent sur des chantiers de construction, des pipelines, des navires, les filles comme comptables. Les destinations phares sont la Malaisie, Singapour, les Emirats arabes unis.
Malgré des frais de dossier prohibitifs (jusqu'à 1 800 dollars), des arnaques nombreuses, une crise économique qui tarit les offres, même les plus modestes veulent tenter leur chance. Reliques, buffles, acres de terre, certains n'hésitent pas à tout vendre pour s'échapper. Les jeunes issus des minorités ethniques, durement discriminées, s'inscrivent également en masse dans ces agences. Un nouveau marché, en somme, qui participe au désamorçage des frustrations. La junte y trouve son compte, dit-on souvent, le soir, dans les tea shops (maisons de thé). Politiquement comme financièrement : la manne financière rapportée serait, comme dans de nombreux pays d'Afrique, considérable.
Elle a 20 ans, la génération Z, mais, la plupart du temps, elle ne s'engage que pour quelques années, toute attachée qu'elle est malgré tout à son pays difficile. Les plus aisés s'en vont le temps des études, les autres afin d'accumuler un petit capital. Thu Maung, 24 ans, a passé deux ans en Malaisie, entre 2005 et 2007, cuisinier d'abord, au noir sur des chantiers ensuite. Il porte encore le longyi, mais il se raconte, chez lui, sous les posters de Marylin Manson et d'Eminem - qu'il adore : "Ça a été dur, mais, grâce à ça, ma mère, divorcée, peut louer un bus. Avec le prix payé par les passagers, elle récolte 10 dollars par jour." Il avait été privé de passeport, après avoir quitté son premier employeur, qui ne le payait pas le salaire promis. C'est clandestinement, après neuf jours de marche dans la jungle, qu'il a pu regagner la Birmanie. Dès qu'il le pourra, pourtant, il repartira.
La génération Z a 20 ans et elle croit au changement par l'argent, pas par la politique. La plupart des jeunes n'ont pas participé aux manifestations des moines contre la vie chère, en novembre 2007. S'ils y sont allés, c'était plus en curieux qu'en militants. Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix, n'a pas non plus à leurs yeux l'aura que lui confère l'Occident. Ils respectent son histoire, mais contestent ses positions - jugées jusqu'au-boutistes -, dénigrent son influence. La principale opposante a passé plus de treize des vingt dernières années assignée à résidence : presque une inconnue, donc, pour eux. "Certains de mes amis pensent qu'elle est morte", raconte Min Thu, l'étudiant en économie.
Pas de politique, "le business", prône aussi Ni Ei, 29 ans, qui mène de front deux emplois. Solide regard noir, elle explique hardiment : "La démocratie, ce n'est pas ce dont on a besoin dans l'immédiat." Un sujet de dispute avec son père. "Je lui dis : "Vos méthodes d'opposition politique radicales, ça ne donne rien. Ce qu'il faut, c'est que nous nous développions, c'est comme ça que le changement arrivera !"" Les exilés l'agacent : "Ceux qui partent à l'étranger et y restent sont des égoïstes. Le combat, c'est ici qu'il faut le mener."
Elle a 20 ans, la génération Z et, en 2010, la junte prévoit un événement qui pourrait presque la métamorphoser en "génération 2010" : l'instauration du "multipartisme". Mais, de même que les observateurs internationaux, elle doute. "Même avec la meilleure volonté, l'armée ne peut pas changer sa façon de fonctionner du jour au lendemain", déplore Maung Moe, 28 ans, employé d'une association. Encore plus désabusée, Sanda Lwin : "On travaille pour les suivants, nous, c'est déjà trop tard."
Elle a 20 ans, la génération Z, et elle a aussi cette triste amertume que la vie réserve d'ordinaire à ceux que les années commencent à faner : l'impression que son tour est déjà passé.
source - Le Monde - Anaïs Favre http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/03/26/birmanie-generation-z_1172902_3216.html
Liaison Frankfort - Bangkok sur un appareil A380 de Thai Airways
http://www.leblogfinance.com/2009/03/itb-2009-le-pre.html
dommage pour Paris, on sera toujours avec le style et le confort old school 😛
dommage pour Paris, on sera toujours avec le style et le confort old school 😛
Plan de relance: baisse des prix au Vietnam
bonne initiative !
le tourisme a baissé de 12% en janvier 2009 en comparaison à 2008
http://www.vietnamtourism.com/f_pages/news/index.asp?loai=2&uid=8828
Le Vietnam va baisser les tarifs des services dans le tourisme jusqu'en septembre 2009, a annoncé Vu Thê Bình, Département des voyages de l'Administration nationale du Tourisme, lors d'une conférence le 6 février à Vung Tàu (Sud) consacrée à la mise en oeuvre du programme d'action pour ce secteur.
Cette réunion a été organisée à l'intention des voyagistes implantés dans la province de Bà Ria-Vung Tàu, un grand pôle du tourisme national. L'objectif est d'attirer davantage d'étrangers et de promouvoir le tourisme national.
Cette diminution est prévue jusqu'à fin septembre avec une prolongation éventuelle. C'est la première fois qu'un secteur entier de l'économie nationale effectue une telle baisse des prix sur l'ensemble du pays.
Ce programme d'action s'appuie sur une campagne de promotion du tourisme baptisée "Impressive Vietnam" (Le Vietnam impressionnant). Il s'agit de réduire de 30-50% les prix des 99 tours les plus marquants du pays du 1er janvier au 30 septembre 2009. Cette campagne voit la participation de 37 voyagistes internationaux, de 61 hôtels de 3 à 5 étoiles, de 2 compagnies de transport et de 14 boutiques de souvenirs.
Dans une première phase, cette campagne vise 5 grands marchés : le Japon, l'ASEAN, la France et les pays d'Europe de l'Ouest, la Chine, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Puis, en mars, elle comprendra également l'Amérique du Nord, la Russie ainsi que les pays d'Europe de l'Est, d'Europe du Nord et la Corée du Sud.
En réponse à cette campagne, la compagnie aérienne nationale, Vietnam Airlines, s'engage à réduire de 30-50% le prix de ses billets sur les lignes internationales et domestiques. Les informations sont disponibles sur le site www.promotours.gov.vn. De même, le bureau de Vietnam Airlines à Paris s'est associé à ses meilleurs partenaires pour lancer des offres spéciales de février à octobre. Plus précisément, du 21 avril au 19 juin et du 21 août au 20 octobre, les voyagistes participant à cette campagne seront invités à sélectionner d'un commun accord plusieurs circuits typiques au Vietnam qui bénéficieront alors de réductions de 20-25% de leur tarif.
Par ailleurs, le Premier ministre Nguyên Tân Dung a signé une décision sur une réduction de 50% de la TVA en faveur, entre autres, des secteurs du tourisme, des transports et de l'hôtellerie. De plus, les entreprises touristiques bénéficient d'une diminution de 30% de l'impôt sur le revenu des entreprises.
http://www.vietnamtourism.com/f_pages/news/index.asp?loai=2&uid=8828
Le Vietnam va baisser les tarifs des services dans le tourisme jusqu'en septembre 2009, a annoncé Vu Thê Bình, Département des voyages de l'Administration nationale du Tourisme, lors d'une conférence le 6 février à Vung Tàu (Sud) consacrée à la mise en oeuvre du programme d'action pour ce secteur.
Cette réunion a été organisée à l'intention des voyagistes implantés dans la province de Bà Ria-Vung Tàu, un grand pôle du tourisme national. L'objectif est d'attirer davantage d'étrangers et de promouvoir le tourisme national.
Cette diminution est prévue jusqu'à fin septembre avec une prolongation éventuelle. C'est la première fois qu'un secteur entier de l'économie nationale effectue une telle baisse des prix sur l'ensemble du pays.
Ce programme d'action s'appuie sur une campagne de promotion du tourisme baptisée "Impressive Vietnam" (Le Vietnam impressionnant). Il s'agit de réduire de 30-50% les prix des 99 tours les plus marquants du pays du 1er janvier au 30 septembre 2009. Cette campagne voit la participation de 37 voyagistes internationaux, de 61 hôtels de 3 à 5 étoiles, de 2 compagnies de transport et de 14 boutiques de souvenirs.
Dans une première phase, cette campagne vise 5 grands marchés : le Japon, l'ASEAN, la France et les pays d'Europe de l'Ouest, la Chine, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Puis, en mars, elle comprendra également l'Amérique du Nord, la Russie ainsi que les pays d'Europe de l'Est, d'Europe du Nord et la Corée du Sud.
En réponse à cette campagne, la compagnie aérienne nationale, Vietnam Airlines, s'engage à réduire de 30-50% le prix de ses billets sur les lignes internationales et domestiques. Les informations sont disponibles sur le site www.promotours.gov.vn. De même, le bureau de Vietnam Airlines à Paris s'est associé à ses meilleurs partenaires pour lancer des offres spéciales de février à octobre. Plus précisément, du 21 avril au 19 juin et du 21 août au 20 octobre, les voyagistes participant à cette campagne seront invités à sélectionner d'un commun accord plusieurs circuits typiques au Vietnam qui bénéficieront alors de réductions de 20-25% de leur tarif.
Par ailleurs, le Premier ministre Nguyên Tân Dung a signé une décision sur une réduction de 50% de la TVA en faveur, entre autres, des secteurs du tourisme, des transports et de l'hôtellerie. De plus, les entreprises touristiques bénéficient d'une diminution de 30% de l'impôt sur le revenu des entreprises.
Compagnie aérienne pour rejoindre Bangkok?
si on ne trouve pas de place avec la Thai Airways (pour l instant j ai pas trouvé de place à partir de Paris)
faut il preconiser Air France (direct)
ou
Cathay Pacific
ou
Etihad ?
faut il preconiser Air France (direct)
ou
Cathay Pacific
ou
Etihad ?
Ca ne rigole pas en Thaïlande
pour faire plaisir à Abalone 😏
et apres le post "Ca ne rigole pas au Vietnam" http://voyageforum.com/v.f?post=2247561;search_string=vietnam;
Thaïlande: 2.300 sites web bloqués AFP06/01/2009 Les autorités de Bangkok ont déclaré aujourd'hui avoir bloqué l'accès à 2.300 sites web dont les contenus étaient jugés insultants pour la monarchie thaïlandaise.
Dans une déclaration, la ministre de l'Information et de la Communication, Mme Ranongruk Suwanchawee, a précisé que le gouvernement attendait l'aval de la justice pour bloquer l'accès à 400 autres sites web.
"Le blocage de sites web qui diffusent des contenus et des images insultant la monarchie est l'une des politiques cruciales" du nouveau gouvernement d'Abhisit Vejjajiva, a indiqué Mme Ranongruk, ajoutant qu'une loi allait être amendée pour donner "davantage de pouvoirs" à son ministère.
L'image de la monarchie et du roi Bhumibol Adulyadej (sur le trône depuis 62 ans) est protégée par une législation extrêmement sévère en Thaïlande où les personnes reconnues coupables du crime de lèse-majesté sont passibles de 15 ans de prison.
et apres le post "Ca ne rigole pas au Vietnam" http://voyageforum.com/v.f?post=2247561;search_string=vietnam;
Thaïlande: 2.300 sites web bloqués AFP06/01/2009 Les autorités de Bangkok ont déclaré aujourd'hui avoir bloqué l'accès à 2.300 sites web dont les contenus étaient jugés insultants pour la monarchie thaïlandaise.
Dans une déclaration, la ministre de l'Information et de la Communication, Mme Ranongruk Suwanchawee, a précisé que le gouvernement attendait l'aval de la justice pour bloquer l'accès à 400 autres sites web.
"Le blocage de sites web qui diffusent des contenus et des images insultant la monarchie est l'une des politiques cruciales" du nouveau gouvernement d'Abhisit Vejjajiva, a indiqué Mme Ranongruk, ajoutant qu'une loi allait être amendée pour donner "davantage de pouvoirs" à son ministère.
L'image de la monarchie et du roi Bhumibol Adulyadej (sur le trône depuis 62 ans) est protégée par une législation extrêmement sévère en Thaïlande où les personnes reconnues coupables du crime de lèse-majesté sont passibles de 15 ans de prison.
29 décembre, spécial Thaïlande sur Canal +
sur Canal + à 20H50 (90 minutes)
résumé Loin des plages et des hôtels «tous services compris», cinq explorateurs partagent leurs rencontres et leurs coups de coeur. Au temple du Cheval d'or, Maïtena Biraben visite un monastère où sont éduqués de jeunes bonzes. Pour Fred Chesneau, la découverte de la Thaïlande se fait au travers de sa cuisine aux influences chinoises, birmanes et laotiennes. Le long de la frontière birmane, Diego Buñuel visite une zone refuge où les Birmans fuient la dictature des généraux et la misère. Jérôme Delafosse se rend en mer d'Andaman, ravagée par le tsunami. Enfin, Emmanuelle Han suit le rythme lent des trains, au plus près des sons et des couleurs du pays..
résumé Loin des plages et des hôtels «tous services compris», cinq explorateurs partagent leurs rencontres et leurs coups de coeur. Au temple du Cheval d'or, Maïtena Biraben visite un monastère où sont éduqués de jeunes bonzes. Pour Fred Chesneau, la découverte de la Thaïlande se fait au travers de sa cuisine aux influences chinoises, birmanes et laotiennes. Le long de la frontière birmane, Diego Buñuel visite une zone refuge où les Birmans fuient la dictature des généraux et la misère. Jérôme Delafosse se rend en mer d'Andaman, ravagée par le tsunami. Enfin, Emmanuelle Han suit le rythme lent des trains, au plus près des sons et des couleurs du pays..
Chutes presque libres! (vidéo en haute-définition)
Inflation en Asie du Sud-Est (25 décembre 2008)
qu'en est il réellement ? en Thailande, Laos, Cambodge, Birmanie ... ?
Vietnam 22, 97 %
c'est pour cela que je suis un peu géné de voir certains s'exciter sur les parités Euro/Bath, Dong...... alors que l'inflation est plutot exceptionnelle et tres penible pour ceux et celles qui le vivent au quotidien
AFP25/12/2008 Le Vietnam, qui s'est débattu toute l'année pour maîtriser une économie en surchauffe, affiche en 2008 une inflation de 22, 97%, a indiqué jeudi le bureau des statistiques du gouvernement. Le pays communiste fait un peu mieux que ce que ses dirigeants espéraient -- ils tablaient sur une hausse des prix de 23 à 24% en moyenne sur 2008. Pour tenter de maîtriser une inflation galopante, les autorités avaient resserré la vis monétaire en début d'année, restreignant l'accès au crédit et relevant à plusieurs reprises le taux de référence de la Banque centrale. En terme de hausse des prix, les mesures ont commencé à porter leurs fruits à l'été: après le pic de 28, 3% enregistré en août, l'inflation n'a cessé de décélérer. Elle était de 19, 89% en décembre sur un an et, sur une base mensuelle, les prix ont reculé en octobre, novembre et décembre. Mais les succès engrangés sur ce front ont été assombris par les difficultés des entreprises, petites et moyennes en tête, asphyxiées par l'assèchement du crédit et déjà confrontées à la crise mondiale. L'économie vietnamienne reste très dépendante des investissements étrangers et des exportations, notamment vers les Etats-Unis et l'Europe.
Vietnam 22, 97 %
c'est pour cela que je suis un peu géné de voir certains s'exciter sur les parités Euro/Bath, Dong...... alors que l'inflation est plutot exceptionnelle et tres penible pour ceux et celles qui le vivent au quotidien
AFP25/12/2008 Le Vietnam, qui s'est débattu toute l'année pour maîtriser une économie en surchauffe, affiche en 2008 une inflation de 22, 97%, a indiqué jeudi le bureau des statistiques du gouvernement. Le pays communiste fait un peu mieux que ce que ses dirigeants espéraient -- ils tablaient sur une hausse des prix de 23 à 24% en moyenne sur 2008. Pour tenter de maîtriser une inflation galopante, les autorités avaient resserré la vis monétaire en début d'année, restreignant l'accès au crédit et relevant à plusieurs reprises le taux de référence de la Banque centrale. En terme de hausse des prix, les mesures ont commencé à porter leurs fruits à l'été: après le pic de 28, 3% enregistré en août, l'inflation n'a cessé de décélérer. Elle était de 19, 89% en décembre sur un an et, sur une base mensuelle, les prix ont reculé en octobre, novembre et décembre. Mais les succès engrangés sur ce front ont été assombris par les difficultés des entreprises, petites et moyennes en tête, asphyxiées par l'assèchement du crédit et déjà confrontées à la crise mondiale. L'économie vietnamienne reste très dépendante des investissements étrangers et des exportations, notamment vers les Etats-Unis et l'Europe.
Situation du tourisme au Vietnam et plan de relance (25 décembre 2008)
Hanoï - De France ou des États-Unis, les touristes étrangers, touchés de plein fouet par la crise économique, se font déjà plus rares au Vietnam, qui pourrait bien manquer son objectif de cinq millions de visiteurs en 2008, mettent en garde des responsables du secteur.
Les hôtels et agences de voyage taillent déjà dans les tarifs. Ces derniers mois, ils ont été confrontés à la plus forte baisse du nombre de touristes depuis 2003, quand l'épidémie de pneumonie atypique (Sras) a frappé l'Asie, vite suivie par une résurgence de la grippe aviaire.L'an prochain, le secteur du tourisme risque d'enregistrer une croissance nulle et pourrait même voir ses performances reculer, a récemment averti le ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme, Hoang Tuan Anh.
Pour relancer les affaires, grâce notamment à des campagnes publicitaires, l'Administration nationale du tourisme du Vietnam (VNAT) a demandé une aide de 20 à 30 millions de dollars au gouvernement.
Selon l'organisation, l'industrie emploie plus de 10 % de la force de travail de ce pays de 86 millions d'habitants, représente 4, 5 % de son économie et devait lui rapporter 3, 7 milliards de dollars cette année.
«Le nombre d'arrivées internationales est en baisse depuis des mois, mais la situation s'est sérieusement dégradée depuis octobre», explique Vu The Binh, haut responsable de la VNAT.
En octobre, moins de 300 000 étrangers se sont rendus au Vietnam, une baisse de près de 12 % sur un an selon l'administration.
En novembre, la baisse s'explique aussi par la fermeture plusieurs jours du hub aéroportuaire de Bangkok. Le nombre des visiteurs a chuté de 22 % par rapport à l'année précédente.
Et malgré de forts taux de croissance en début d'année, seuls 3, 87 des 5 millions de touristes espérés sur l'ensemble de 2008 ont foulé le sol vietnamien entre janvier et novembre, selon le ministère du Tourisme.
«Nous nous attendons à ce que les arrivées en 2009 chutent de 20 à 30 % comparé à 2008 en raison de la crise économique internationale», indique M. Binh. «Alors nous avons besoin d'investir davantage dans les produits du tourisme pour faire revenir (les gens) fin 2009 et en 2010».
Du côté des opérateurs, le son de cloche est le même.
«Nos clients des États-Unis et d'Europe - en particulier de France, d'Angleterre et d'Allemagne - ont fortement reculé depuis le milieu de l'année», affirme, depuis l'ancienne capitale impériale de Hué, Nguyen Hang Quy, de l'agence de voyage Huong Giang.
«C'est à cause du ralentissement mondial», poursuit-il. «Et 2009 sera encore plus difficile. Nous essayons maintenant de viser d'autres marchés en Asie - même en Thaïlande, au Laos et au Cambodge».
Au début du mois lors d'un forum économique, un groupe de spécialistes du secteur a aussi conseillé au Vietnam une simplification des procédures de visa, qui empêchent les voyages de dernière minute dans le pays communiste. Et lui font perdre, pour des week-ends improvisés, des clients au profit de Singapour, Macao, Bali en Indonésie ou Phuket en Thaïlande.
Par Le Thang Long - Agence France Presse - 15 décembre 2008
Les hôtels et agences de voyage taillent déjà dans les tarifs. Ces derniers mois, ils ont été confrontés à la plus forte baisse du nombre de touristes depuis 2003, quand l'épidémie de pneumonie atypique (Sras) a frappé l'Asie, vite suivie par une résurgence de la grippe aviaire.L'an prochain, le secteur du tourisme risque d'enregistrer une croissance nulle et pourrait même voir ses performances reculer, a récemment averti le ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme, Hoang Tuan Anh.
Pour relancer les affaires, grâce notamment à des campagnes publicitaires, l'Administration nationale du tourisme du Vietnam (VNAT) a demandé une aide de 20 à 30 millions de dollars au gouvernement.
Selon l'organisation, l'industrie emploie plus de 10 % de la force de travail de ce pays de 86 millions d'habitants, représente 4, 5 % de son économie et devait lui rapporter 3, 7 milliards de dollars cette année.
«Le nombre d'arrivées internationales est en baisse depuis des mois, mais la situation s'est sérieusement dégradée depuis octobre», explique Vu The Binh, haut responsable de la VNAT.
En octobre, moins de 300 000 étrangers se sont rendus au Vietnam, une baisse de près de 12 % sur un an selon l'administration.
En novembre, la baisse s'explique aussi par la fermeture plusieurs jours du hub aéroportuaire de Bangkok. Le nombre des visiteurs a chuté de 22 % par rapport à l'année précédente.
Et malgré de forts taux de croissance en début d'année, seuls 3, 87 des 5 millions de touristes espérés sur l'ensemble de 2008 ont foulé le sol vietnamien entre janvier et novembre, selon le ministère du Tourisme.
«Nous nous attendons à ce que les arrivées en 2009 chutent de 20 à 30 % comparé à 2008 en raison de la crise économique internationale», indique M. Binh. «Alors nous avons besoin d'investir davantage dans les produits du tourisme pour faire revenir (les gens) fin 2009 et en 2010».
Du côté des opérateurs, le son de cloche est le même.
«Nos clients des États-Unis et d'Europe - en particulier de France, d'Angleterre et d'Allemagne - ont fortement reculé depuis le milieu de l'année», affirme, depuis l'ancienne capitale impériale de Hué, Nguyen Hang Quy, de l'agence de voyage Huong Giang.
«C'est à cause du ralentissement mondial», poursuit-il. «Et 2009 sera encore plus difficile. Nous essayons maintenant de viser d'autres marchés en Asie - même en Thaïlande, au Laos et au Cambodge».
Au début du mois lors d'un forum économique, un groupe de spécialistes du secteur a aussi conseillé au Vietnam une simplification des procédures de visa, qui empêchent les voyages de dernière minute dans le pays communiste. Et lui font perdre, pour des week-ends improvisés, des clients au profit de Singapour, Macao, Bali en Indonésie ou Phuket en Thaïlande.
Par Le Thang Long - Agence France Presse - 15 décembre 2008
Ca ne rigole pas au Vietnam
Hanoi resserre son contrôle des blogs
AFP24/12/2008
Le Vietnam a resserré son contrôle des blogs, dans une nouvelle circulaire qui interdit de "s'opposer à l'Etat" ou "nuire à l'ordre social" et demande aux fournisseurs de service internet de constituer des bases de données et bloquer tout contenu jugé illégal.
Le pays communiste avait annoncé au début du mois sa volonté de mieux réguler une blogosphère en pleine explosion. La circulaire, dont l'AFP a obtenu une copie souligne que les blogs doivent servir à diffuser des informations personnelles. Elle complète, en y appliquant clairement aux blogs une régulation d'août qui interdisait déjà, sur internet, de "s'opposer à l'Etat (...) de nuire à la sécurité nationale, à l'ordre et à la sécurité sociale, de saboter l'unité nationale", divulguer des secrets nationaux, militaires ou économiques.
Le pays communiste avait annoncé au début du mois sa volonté de mieux réguler une blogosphère en pleine explosion. La circulaire, dont l'AFP a obtenu une copie souligne que les blogs doivent servir à diffuser des informations personnelles. Elle complète, en y appliquant clairement aux blogs une régulation d'août qui interdisait déjà, sur internet, de "s'opposer à l'Etat (...) de nuire à la sécurité nationale, à l'ordre et à la sécurité sociale, de saboter l'unité nationale", divulguer des secrets nationaux, militaires ou économiques.
Les soldes ont débuté chez Thai Airways...
... sur les vols domestics.
http://www.thaiairways.co.th/the_happiness/index_en.html
+ THAI : Nouvelle baisse de la surcharge pétrolière
A partir du 19 décembre 2008, Thai Airways International Public Company Limited (THAI) réduit sa taxe carburant sur l’ensemble de son réseau domestique et international. Cette baisse s’applique à l’ensemble des billets émis ou réémis à partir de cette date.
Paris 76, 50 USD au lieu de 149, 00 USD
Surcharge applicable par secteur sur l’ensemble des vols domestiques Thaïlande 11, 50 au lieu de 21, 00 USD
http://www.thaiairways.co.th/the_happiness/index_en.html
+ THAI : Nouvelle baisse de la surcharge pétrolière
A partir du 19 décembre 2008, Thai Airways International Public Company Limited (THAI) réduit sa taxe carburant sur l’ensemble de son réseau domestique et international. Cette baisse s’applique à l’ensemble des billets émis ou réémis à partir de cette date.
Paris 76, 50 USD au lieu de 149, 00 USD
Surcharge applicable par secteur sur l’ensemble des vols domestiques Thaïlande 11, 50 au lieu de 21, 00 USD
Un site d'information avec de superbes photos d'actualités
un reportage photo
http://www.boston.com/bigpicture/2008/12/2008_asian_beach_games.html
le site http://www.boston.com/bigpicture/
le site http://www.boston.com/bigpicture/
Crise du tourisme au Vietnam
Le nombre de visiteurs étrangers au Vietnam dans l’année 2007 avait progressé de 16% par rapport à 2006.
aujourd'hui à fin novembre 2008, la progression par rapport à 2007 n'est que de 1%
http://www.vietnamtourism.com/f_pages/news/index.asp?loai=1&chucnang=07
il serait interessant de connaitre la situation en Thailande, mais les chiffres doivent être similaires, voir peut-être moins bon.
aujourd'hui à fin novembre 2008, la progression par rapport à 2007 n'est que de 1%
http://www.vietnamtourism.com/f_pages/news/index.asp?loai=1&chucnang=07
il serait interessant de connaitre la situation en Thailande, mais les chiffres doivent être similaires, voir peut-être moins bon.
Petite vidéo au Bangladesh
Film "J'irais dormir à Hollywood"
superbe documentaire à travers un Road Movie entre NYC et Los Angeles, avec de sublimes portraits d'americains de differentes classes sociales.
et que dire de ces moyens de transport !! et des prises de vue !
un pur bonheur 😏
http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=88384.html
http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=88384.html
"Un petit boulot" d'Iain Levison (livre sur l'Amérique)
attention c'est un petit chef d'oeuvre
un auteur qui ecrit sur l'amerique, la vie sociale, un portrait au vitriol de l’Amérique des laissés-pour-compte,
un vrai livre pour les amateurs de romans noirs, d un humour ciselé et décapant...
le livre parfait !
un auteur qui ecrit sur l'amerique, la vie sociale, un portrait au vitriol de l’Amérique des laissés-pour-compte,
un vrai livre pour les amateurs de romans noirs, d un humour ciselé et décapant...
le livre parfait !
Transactions boursières suspendues à Bangkok! (27 octobre 2008)
Transactions suspendues à Bangkok
Source : AFP
27/10/2008 10:26
Les transactions ont été suspendues à la Bourse de Bangkok après une chute de l'index composite de plus de 10%.
Livre: "Deux enfants sur le Mékong" de Nadine Delpech
bonjour,
je suis à la recherche de ce livre, merci de me faire une offre par mp, car le livre est épuisé en librairie merci
synopsys Sur les traces d'un jeune explorateur du siècle dernier, une famille française va remonter le Mékong, fleuve magique et légendaire, depuis son delta jusqu'aux confins du Laos et de la Chine. Durant cinq mois, Clément et Benoît, enfants voyageurs de onze et douze ans, vont vivre avec leurs parents une expérience exceptionnelle hors des sentiers battus. Ensemble, la petite famille ouvre une route qui était interdite aux Occidentaux depuis un demi-siècle, découvrant dans la jungle les vestiges oubliés de l'épopée coloniale en Indochine, adoptant le mode de vie de chaque pays traversé au long d'un périple semé d'embûches, de découvertes inattendues et de rencontres : anciens boat people, jeunes prostitués thaïlandais, tribus primitives loin de toute civilisation, rescapés des Khmers rouges ou planteurs d'opium... Un extraordinaire voyage à la recherche d'une certaine compréhension des êtres et du monde.
je suis à la recherche de ce livre, merci de me faire une offre par mp, car le livre est épuisé en librairie merci
synopsys Sur les traces d'un jeune explorateur du siècle dernier, une famille française va remonter le Mékong, fleuve magique et légendaire, depuis son delta jusqu'aux confins du Laos et de la Chine. Durant cinq mois, Clément et Benoît, enfants voyageurs de onze et douze ans, vont vivre avec leurs parents une expérience exceptionnelle hors des sentiers battus. Ensemble, la petite famille ouvre une route qui était interdite aux Occidentaux depuis un demi-siècle, découvrant dans la jungle les vestiges oubliés de l'épopée coloniale en Indochine, adoptant le mode de vie de chaque pays traversé au long d'un périple semé d'embûches, de découvertes inattendues et de rencontres : anciens boat people, jeunes prostitués thaïlandais, tribus primitives loin de toute civilisation, rescapés des Khmers rouges ou planteurs d'opium... Un extraordinaire voyage à la recherche d'une certaine compréhension des êtres et du monde.
Descente ultra rapide en longboard en Californie...











