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D'Erevan à Téhéran: récit d'un voyage entre Caucase et Moyen-Orient
by Lumpyoli · 2018-04-28 · 26 replies
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...

Arménie - Iran : récit de voyage

Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.

Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.

L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.

Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.

Dimanche 1er octobre :

Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.

Marché couvert de Erevan

Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.

Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.

Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.

Gare de Erevan

Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine

Lundi 2 octobre :

Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.

Monastère de Khor VIrap

Champs aux alentours de Khor Virap

On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.

Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni

Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.

Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.

C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.

Pêcheur à Eghegnazor

Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.

Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.

Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.

Mardi 3 octobre :

Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.



Noravank

Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.

Arates

Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.

Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…

Mercredi 4 octobre:

Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.

Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris

La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.

Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.

Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.

Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.

Jeudi 5 octobre:

La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.

Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.

Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant

Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.

Transhumance

Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.

D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.

Sur la route

Monastère de Vorotnavank

Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian

Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.

Tatev

Vendredi 6 octobre:

La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.

Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.

J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.

A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.

En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan

Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.

A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.

Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.

Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.

La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.

Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.

Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.

Un homme transporte du fourrage sur son âne

Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.

C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.

Suite ci dessous ->
Taroof et savoir vivre en Iran
by Lumpyoli · 2017-09-27 · 3 replies
Bonjour,

Je suis bientôt sur le départ pour l'Iran. Afin de ne pas commettre d'impairs, je souhaiterais en connaître un peu plus sur les règles du Taroof, mais aussi d'autres règles de savoir vivre propres à l'Iran.

Concernant le Taroof, s'applique-t-il à toutes offres ou proposition qui nous aest faites ? Y-a-t-il un nombre de refus "réglementaire" à appliquer ? Je comprends bien que si un chauffeur de Taxi me propose de m'offrir le trajet, je me dois d'insister jusqu'à ce qu'il accepte. Mais si, par exemple, une famille nous invite à les rejoindre lors d'un pic-nic du dimanche pour le partager avec eux : quid ?

Une autre question que je me pose: je suis barbu, et je crois comprendre qu'il peut s'agir là bas d'un symbole de religiosité. Est-il préférable de me raser la barbe avant de partir afin de favoriser les contacts ?

Je compte prendre le train de nuit entre Tabriz et Téhéran, et apparemment les compartiments couchettes sont mixtes. Y-a-t-il certaines règles particulières à suivre autres celles du respects et du bon sens ?

Merci pour vos retours
Trois jours dans le Sud arménien: où aller?
by Lumpyoli · 2017-08-21 · 2 replies
Bonjour,

Je quitte Yerevan un mardi et je prévois de passer la nuit à Meghri, à la frontière iranienne, le vendredi soir afin de passer en Iran le samedi matin.

J'aimerais profiter de ce temps (3 nuits) pour découvrir le sud du pays. J'avais pensé rester 3 nuits à Goris pour rayonner depuis là. Est-ce une bonne idée ? Quelle autre option serait intéressante ? Est-il imaginable de faire une excursion dans le haut Karabagh avec un taxi à la journée ?

Merci d'avance !
Italie en août loin des foules: la Calabre?
by Lumpyoli · 2016-04-12 · 12 replies
Bonjour amis voyageurs,

Cet été nous restons en Europe et aimerions découvrir le sud de l'Italie. L'idée de depart aurait été d'aller dans les Pouilles, mais je me rends compte qu'en plein mois d'août la région sera bondée et archi touristique et que donc un séjour en septembre serait préférable. Du coup j'ai pensé à la Calabre, ou la Basilicata toute proche qui me paraîssent être des regions peut être moins courrues en plein été et peut être plus préservées ? Pour ceux qui connaissent les lieux qu'en pensez vous? Cette région d'Italie est elle une belle region à découvrir ? On aime les petits villages paisibles, les ambiances locales, les paysages montagneux et aussi la bon petits restos dans leur jus et les plages bien sûr ^^

Merci d'avance
Itinéraire de 2 semaines au Sri Lanka
by Lumpyoli · 2015-10-16 · 4 replies
Bonjour,

Je prépare mon itinéraire de deux petites semaines au printemps prochain, j'aurais souhaité vos avis sur mon parcours et sur des alternatives eventuelles. Je compte faire les déplacements en train et bus, parfois les taxis si nécessaire.

Arrivée jour 1 à 13h30:

Option 1 : train de 16h30 pour Kandy, mais seconde moitié du trajet de nuit: bof Option 2: visite de Colombo et nuit

Jour 2: train pour Kandy tôt le matin et visite de Kandy l'après midi.

Jour 3: bus Kandy Sigiriya avec un stop à Dambulla. Guest house à Sigiriya, rocher du Lion au coucher de soleil

Jour 4: de Sigiriya, viste de Polo et eventuellemt safari dans un parc naturel proche

Jour 5: bus pour Kandy et viste de Kandy

Jour 6: train de Kandy à Haputale (+- 7h de train non ?)

Jour 7: Haputale et environs (Hortons Plains)

Jour 8: Haputale et environ ( randos plantations de thé)

Jour 9: Haputale et environ (Ella, Lipton seat)

Jour 10: Bus tôt le matin de Hupatale pour Tissa, flânerie autour du lac

Jour 11: parc naturel le matin et après midi: bus pour Missira

Jour 12: Mirissa et région

Jour 13: Mirissa (Une plongée)

Jour 14: plage puis bus/train Mirissa Nagombo

Jour 15: avion pour Dubai à 8h00

Vu l'heure d'arrivée il me semble mieux de prendre le train le lendemain matin pour ne pas faire une partir du trajet de nuit (nuit à 18h30), à moins de pouvoir attraper celui de 15h30, mais en atterrissant à 13h30 ça me semble compliqué...

J'ai vu de très belles images sur Tissa et les alentours, ce qui m'a poussé à l'inclure dans mon parcours, mais peut être que un jour de plus à Sigiriya ou Kandy serait mieux ?

Tous les commentaires sont les bienvenus :)
Une journée autour de Jérusalem
by Lumpyoli · 2015-06-18 · 1 reply
Bonjour,

Nous partons pour un long weekend à Jérusalem. J'aurais souhaité aller passer une journée en Palestine durant notre séjour: quelle endroit serait à conseiller ? Bethléem ? Naplouse ? Jericho ? (Nous connaissons déjà bien la mer morte, côté Jordianien...). J'aurais essentiellement souhaité me rendre compte de la "réalité locale" de la région...(même si, bien sûr, en un jour elle ne sera que partielle). Faut-il louer une voiture ou les tranbsport en commun sont-ils suffisant ? Taxi à la journée ? Merci d'avance!
Vols intérieurs à Cuba: Cubana ou Aerogaviota
by Lumpyoli · 2014-12-13 · 1 reply
Bonjour à tous,

Pour ceux ayant déjà utilisé ces compagnies sur des vols intérieurs, une est-elle plus recommandable que l'autre ? Point de vue "sécurité" et respects des horaires. Aerogaviota volant de l'aéroport secondaire de la Havane (plus proche du centre que José Marti ?) je me disais qu'il y aurait peut être moins de risque de gros retard mais... ? Il s'agirait d'un aller vers Holguín et d'un retour depuis Santiago. Merci d'avance!
10 jours dans l'Oriente: itinéraire (Cuba)
by Lumpyoli · 2014-11-27 · 1 reply
Bonjour,

Après un premier voyage à Cuba il y deux ans, où nous avons visité la partie Ouest et Sud de l'île (La Havane, Viñales, Trinidad, ...), nous repartons pour un nouveau voyage à la découverte de l'Oriente et de la région de Santiago.

Nous atterrissons à la Havane et prendrons un vol intérieur, probablement vers Santiago ou éventuellement vers Holguín en fonction de l'itinéraire.

Nous avons +- 10 jours à consacrer à cette région et j'avais imaginé un itinéraire du style:

Santiago - Guantanamo - Barracoa via "La Farola" - Cayo Saetia via Moa (route difficile mais faisable si j'ai bien lu les commentaires ?) et puis après j'hésite... Holguín ? Manzanillo ? Prendre plus de temps à Baracoa et rentrer direct sur Santiago ? J'aurais aimé consacré au moins 3, voire 4 jours à Baracoa et sa région qui semble pleine de ressources tant plages que montagnes et authenticité. En outre, j'aurais aussi aimé faire une partie de la route 20 (sud, entre Santigo et Manzanillo, qui passe a travers la Sierra Maestra le long de l'océan...) mais cela semble compliqué à combiner avec le reste...

Voilà tous vos avis et suggestions sont les bienvenus! Nous louerons au auto sur place et logerons en casa tout le long du parcours.

Bons voyages à tous :)
Excursions autour de Pékin
by Lumpyoli · 2014-05-04 · 1 reply
Bonjour à tous,

Nous partons cet été pour 10 jours à Pékin (jeune couple) et souhaiterions, en plus d'une journée à la grande muraille, prendre 2 jours pour une excursion hors de la ville. Beaucoup de sites mérite un grand intérêt et nous aurions souhaité avoir votre avis: pour 2 jours, en ne connaissant (encore) rien de la Chine, est-il mieux de consacrer du temps à Xian, Pyngao, Datong ou Chengde ? Nous n'avons rien contre les trains de nuit mais voulons aussi profiter des endroits sans que ce soit la course...

Merci d'avance !
Itinéraire de 10/12 jours à Oman sans bivouac: possible?
by Lumpyoli · 2013-11-21 · 15 replies
Bonjour!

En prévision d'un éventuel voyage à Oman (12-12 jours en fonction de l'horaire des vols), j'avais imaginé (inspiré d'autres itinéraires du forum... ;) quelquelque chose comme ça: Mascate - Wadi Ben Awf - Jabel Shams - Nizwa - Ibra - Masirah - Wadi Ben Khalid - Wahiba Sands - Raz Al Jinz - Sur - Wadi ah shab - Wadi Tiwi - Fins - Mascate.

- Cela vous parait-il réaliste sans courir et en profitant bien des différents lieux ? Faudrait-il rajouter/supprimer des lieux ?

- Pensez vous qu'un itinéraire comme celui-là soit réalisable sans faire de bivouac "sauvage" mais en dormant dans de petits hotels pas trop chers ou des camps ? C'est surtout pour la première partie que cela me semble compliquée... (pas trop d'idée des temps de parcours dans les wadi/piste). Dans ce cas de figure, pensez vous que le voyage perdra d'une partie de son intérêt ? (tout le monde semble faire ainsi, mais ce ne sera malheureusement pas possible pour les personnes avec qui je voyagerai...). Auriez vous dans ce cas de bonnes adresses a recommander (en cas de nécéssité, une journée de bivouac pourrais être envisagée si cela rendait une partie du parcours impossible à réaliser) - Enfin, qu'en est-il de la conduite 4X4 sur les pistes des wadi sans expérience de ce type de terrain ?

Merci d'avance !
Cuba en sac à dos au mois d'août: humidité supportable?
by Lumpyoli · 2011-12-16 · 2 replies
Bonjour, Désirant partir à Cuba(partie Ouest de l'ile) en aout prochain avec ma copine, je souhaiterais connaitre l'expérience de personnes ayant voyagé sac au dos a cette période. J'ai lu pas mal de postes disant qu'il y fait trés humide : est ce compatible avec le fait de bouger dans le pays par ses propres moyen sans que cela ne devienne un calvaire ? Je ne supporte pas mal la chaleur en journée mais plus difficilement la nuit... La climatisation dans les casas particulares est elle aussi répandue que dans les pays du moyen orient par ex ? Les périodes de pluies empeches t elles l'acces a certains endroits/ activités ? Autre chose: louer une voiture est il vraiment plus intéressant que les bus? Est ce essentiel ou y a t il vraiment moyen de se débrouiller sans et de louer l auto de maniere ponctuelle pour les endroits plus reculés ?

Merci d'avance !
Itinéraire et distances en Turquie?
by Lumpyoli · 2011-03-22 · 1 reply
Bonjour à tous,

Il est prévu que je parte en Syrie d'ici 3 semaines, mais au vu des récents évènements je me prépare un plan bis de dernière minute éventuel. Ce plan bis consisterait donc à aller en Anatolie (je connais déjà bien Istanbul pour y être allé à plusieurs reprises).

Quelques petites questions donc :

Un itinéraire, de +- 12 jours Ankara - Capadoce - Konya - Antalya et la cote - Ankara est il envisageable (en prenant son temps) et intéressant ?

Un itinéraire plus vers le Nord Est est-il plus loin des foules (certains disent de la Capadoce qu'elle est un parc à touristes ?) et intéressant ? (Mont Ararat, Erzuzum, lac de Van, ...)

Faut il tout réserver longtemps à l'avance comme en Syrie pour avoir des hotels corrects ?

Vaut il mieux louer une auto ou est ce faisable en bus ?

Merci d'avance à tous les connaisseurs de la région ! Si vous avez des coups de cœur à partager n'hésitez pas !
Itinéraire de douze jours en Syrie: votre avis?
by Lumpyoli · 2011-02-02 · 9 replies
Bonjour à tous,

Nous partons en Syrie au mois d'avril pour 12 jours au total. Les connaisseurs pourraient ils m'accorder quelques minutes et me dire ce qu'ils pensent de l'itinéraire que j'ai imaginé. Nous serons 4 et comptons louer une voiture pour raccourcir les temps de parcours/flexibilité des horraires. Cependant, nous voudrions favoriser les échanges avec les gens et ne pas être pressé tout notre voyage. Je vous propose mon parcours car j'ai du mal à me représenter si c'est trop (par rapport aux distances, temps nécessaire aux visites en prenant le temps, ...) ou si c'est un bon compromis.

Le voici:

Jour 1 : Arrivée Damas début d'après midi et visite de Damas Jour 2: Visite de Damas Jour 3 : excursion à Bosra depuis Damas et retour à Damas Jour 4 : départ de bonne heure pour Palmyre (avec crochet par Maaloula ?). Visite de Palmyre l'après midi Jour 5 : matinée à Palmyre et Oasis, puis départ milieu d'après midi pour le krak des chevaliers. Nuit au krak. Jour 6: visite du Krak et direction Lattaquiée dans l'après midi, par la route qui suit la côte. Nuit à Lattaquiée. Jour 7 : de Lattaquiée, direction Apamée. Fin de journée, suite de la route vers Alep. Jour 8: visite de Alep Jour 9 : de Alep, excursion vers Saint Simeon, retour Alep Jour 10: depuis Alep, direction Hama. Visite d'une ville morte en chemin Jour 11: Hama, retour vers Damas, avec arrêt à Mar Musa et/ou Maalaloula. Nuit à Damas. Jour 12: départ de Damas à midi

Merci d'avance !
Choisir la Jordanie ou la Syrie pour une dizaine de jours?
by Lumpyoli · 2010-08-26 · 20 replies
Bonjour à tous,

Depuis longue date le site de Pétra me faisait rêver et je prévoyais de me rendre dans la région au printemps prochain, et, in extenso, de visiter la Jordanie. Je disposerai d'une dizaine de jours de congé. Cependant, au gré de mes recherches et lectures de témoignages sur le forum, j'ai comme l'impression de la Syrie serait peut être plus intéressante, chaleureuse...et Pétra une énorme machine à touristes lui enlevant son "âme". Quelqu'un qui aurait visiter ces 2 pays pourrait il me le confirmer/infirmer ? Hormis Pétra, selon vous, est-il plus intéressant de visiter la Jordanie ou la Syrie ? Je suis à la recherche d'authenticité mais aussi de cultures et paysages. Pensez vous vous qu'il serait envisageable d'aller en Syrie et de juste "faire" Pétra 2 jour via un A/R Damas/Aqaba ou serait-ce une hérésie ?

Merci de vos avis et témoignages !
Tour d'Égypte en train couchette avec une agence?
by Lumpyoli · 2010-03-31 · 7 replies
Bonjour,

Savez vous si l'agence Amricatain Travelest sérieuse? J'avais réservé (et payé...) depuis le mois de Février une couchette dans le train Le Caire-Assouan, mais ils viennent de m'envoyer un email me disant qu'ils essayent de réserver depuis le 15/02 mais que c'était tout le temps en attente, et maintenant complet!! Ils me renvoient vers Egyptair ou alors des sièges assis. Le départ était pour ce dimanche soir qui arrive... Comment se fait il que ce soit complet depuis si longtemps alors que normalement les réservations ne sont ouvertes que 15 jours en avance...? Savez vous si il y a possibilité de voyager de nuit assis, et si il faut aussi réserver 3 ans en avance? Quels trains pouvons nous prendre (de nuit si possible) puisque apparemment la plupart sont interdits aux touristes?

Merci d'avance pour vos lanternes...
Le Caire en un week-end: que voir en priorité?
by Lumpyoli · 2010-03-29 · 15 replies
Bonjour,

Je serai au Caire le Week end prochain, et j'aimerais vos avis sur ce que voir en priorité... Je crois avoir entendu que le souk Khan el Khalili est fermé le dimanche, est ce vrai ? Pour voir les pyramides (gizeh, dachour et saqqara) une demi journée est elle nécessaire ou faut il compter une journée ? Une adresse d'un chauffeur de taxi honnête pour location à la journée ?

Merci d'avance !
Se baigner dans le Nil à Assouan?
by Lumpyoli · 2010-03-09 · 6 replies
Bonjour !

Quelqu'un a-t-il des infos à ce sujet, notamment à Assouan ? Nos petit organisme d'occidentaux le supporterait il ?

Autres question: est il possible de retirer des euros ou des dollars au Caire ? (pour payer mon brevet de plongée, ils ne prennent que ces devises...). Je me souviens qu'à Istanbul, certains ATM le proposaient et je voudrais éviter de voyager avec bcp d'argent en liquide durant toute la première partie de mon séjour...

Merci d'avance !

Oli.
Égypte: visiter Le Caire et Louxor?
by Lumpyoli · 2010-02-25 · 1 reply
Bonjour !

Je prépare mon voyage en Egypte, et j'ai quelques petites questions de détails :

Au amateurs de photos: ou peut on prendre les plus belles photos des pyramides ? Est-ce mieux au lever ou au coucher du soleil ? Est ce que une promenade en dromadaire pour en faire le tour peut être intéressante ? (rapport arnaque/intérêt ;).

A Louxor: en 2 jours 1/2 de temps, quels tombes/temples/sites feriez vous en priorité ? Quelqu'un a-t-il déjà parcouru le sentier reliant Hatschepsout à la vallée des rois ? Est-il possible d'acheter son ticket d'entrée dans la vallée au bout de ce sentier, vu qu'il semble arriver assez loin de l'entrée principale...

De même, je souhaiterais aller jusque Abydos ou Dendera dans la journée. Le quel est il plus intéressant ? Est il préférable d'y aller en taxi ou en train ? Connaissez vous un taxi digne de confiance sur Louxor ?

Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui ;))

Merci d'avance pour vos avis et expériences !
Egypte: circuler en convoi?
by Lumpyoli · 2010-01-11 · 18 replies
Bonjour,

Quelqu'un ayant deja voyager par soi meme en Egypte peut il m'expliquer comment fonctionne le systeme de convoi pour circuler entre 2 villes (notamment dans le Sud du pays) : peut on simplement louer un taxi a la journée pour aller d'un point A a un point B (ds ce cas de Assouan a Louxor) en s'arretant en route pour faire des visites ou est-il impératif de passer par une agence locale (s'y prendre longtemps a l'avance ?) pour réserver un tel trajet, sans arret en chemin ?

Merci pour vos précieuses réponses !
Entre Assouan et Louksor: sites d'intérêts, agence, itinéraire...?
by Lumpyoli · 2010-01-10 · 3 replies
Bonjour à tous !

J'ai en main mon billet pour Le Caire, ou je compte rester 2-3 jours avant de descendre vers Assouan par le train de nuit. J'ai déjà lu pas mal de discutions sur le sujet et je me pose une question : est-il possible de découvrir cette région par soi même (trains + taxi à la journée ou mini bus locaux) ou faut-il vraiment passer par une agence locale pour l'organisation de son itinéraire ? Sachant que j'arriverai a Assouan un lundi matin et que je dois être au Caire pour le samedi, quel "itinéraire" me conseilleriez vous pour de belles découvertes ? Abu Simbel en vaut-il vraiment la peine ? (c'est loin d'Assouan et ça semble complexe pour s'y rendre). Si vous avez de bonnes adresses, des bons plans dans les environs ou des coups de coeur n'hésitez pas me les faire partager ;)

Olivier.

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