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"Baraka", de Ron Fricke (documentaire)
by Mahadeva45 · 2009-06-11 · 6 replies
Titre : BarakaRéalisateur : Ron FrickeDate de sortie au Canada : 15 septembre 1992 (Festival du film de Toronto)Date de sortie en France : 12 janvier 1994Durée : 96 minutesProducteurs : Mark Magidson, Alton WalpoleMusique : Michael Stearns, Dead Can DancePhotographie : Ron FrickeGenre : documentaireA l'heure ou un film, financé par Printemps-La Redoute, s'offre une promotion monstrueuse -ce qui lui permet d'être vu par des millions de gens, et ce sans efforts de recherche artistique (ni plus ni moins que de la prise de vue accompagné d'une voix off censée nous sensibiliser à l'écologie)- et est encensé par la critique, je voudrais porter à votre connaissance le magnifique travail de Ron Fricke avec son film "Baraka"

Un film sans acteurs, sans paroles, juste accompagné de musique, qui alterne des prises de vues de 24 pays sur 6 continents et nous montre toute la beauté du monde et de ses habitants, pour peu à peu nous plonger dans sa folie, avant un retour salvateur vers la nature et la spiritualité...non content de nous plonger dans une contemplation salutaire, le montage de Fricke pousse également à la réflexion, sur les thèmes de la pollution, du productivisme, et de l'écologie, de manière assez subtile

s'il est disponible en DVD, il est également visible en entier sur youtube, en cliquant les liens suivants baraka 1/10 baraka 2/10 baraka 3/10 baraka 4/10 baraka 5/10 baraka 6/10 baraka 7/10 baraka 8/10 baraka 9/10 baraka 10/10

baraka signifie "bénédiction" dans plusieurs langage, en espérant que ce film vous plaise le site officiel
Inde: face à Coca et Limca, bientot l'urine de vache en bouteilles
by Mahadeva45 · 2009-06-02 · 8 replies
L'hindutva, ou l'hindouité en français...la volonté de faire de l'Inde un pays 100% hindu, un retour aux valeurs, etc..

Le Pepsi manque de peps ? Le Coca, c’est pas ça ? En Inde, le mouvement nationaliste hindou vient de trouver la solution : un nouveau soda fabriqué à partir d’urine de vache. Fabriquée par le Département de protection de la vache (DPV) de la Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), un groupe nationaliste hindou qui a été fondé en 1925 et revendique aujourd’hui 8 millions de membres, la boisson bovine en est aux derniers stades de mise au point. Baptisée gau jal en sanskrit, cette “eau de vache” est actuellement testée en laboratoire et sera lancée “très bientôt, peut-être à la fin de l’année”, nous confie Om Prakash, le directeur du DPV, depuis Hardwar, l’une des quatre villes saintes du Gange.

“Ne vous inquiétez pas, ça ne sent pas l’urine et ça a bon goût. Ce sera très sain. Ce ne sera pas comme les sodas et ça ne contiendra aucune toxine.” Cette boisson est la dernière entreprise du RSS pour purifier l’Inde de toute influence étrangère et promouvoir l’hindutva, l’hindouité

alors, futurs voyageurs en Inde, ou à ceux qui y sont déjà, à la place de la limca/coca, boirez vous de ce doux nectar nationaliste? article complet ICI
C'était mieux avant
by Mahadeva45 · 2009-04-14 · 112 replies
Bonjour Je viens dans cette rubrique pour vous faire part d'un petit coup de gueule;

Voilà, en tant que "jeune" voyageur inexpérimenté (seulement deux au compteur, un troisième pour l'année 2009/2010) il m'est arrivé des dizaines de fois de rester ébahi, époustouflé, impressionné, choqué, amusé, ému, touché par les ambiances, les gens, l'architecture, la culture, les gouts, les couleurs, les odeurs, etc...des lieux ou j'arrivais, que cela fut des grandes villes aussi bien que des petits villages.

Mon regard était neuf, forcément, peut être un peu "corrompu" par des lectures préalables, ne serait-ce que celle des guides papiers, mais quand meme neuf...le regard de celui qui rencontre l'Autre pour la première fois

Or il se trouve qu'à chaque fois, sys-té-ma-ti-que-ment, et surtout dans les petits villages peu touristiqués, je suis tombé sur de "vieux" routards; pas forcément des papies, mais des voyageurs qui avaient "fait" tel pays x fois, tel autre x fois..aussi enrichissantes que purent être ces rencontres, il arrivait toujours un stade dans la conversation ou j'entendais cette phrase (avec si possible un peu de condescendance)

"tu sais fiston, aujourdhui ça n'a plus rien à voir...il y a 20 ans, là c'était quelquechose, oui, mais aujourdhui...pfff... c'était mieux avant"

Ah le choc! mon regard neuf, mon ébahissement, epoustouflement, etc...réduit en miettes par les déclarations d'un vieux français-anglais-espagnol-(peu importe) aigri d'avoir perdu les repères de sa jeunesse! ah mon enthousiasme, pourquoi vouloir le démolir de cette façon? non, je n'ai pas connu telle ou telle époque, et alors? je n'y peux rien! je suis de la génération qui a grandi avec la télévision et les jeux vidéos, alors quand bien meme tel ou tel village aurait (un peu) changé, cela reste quand meme une découverte pour moi!.

pourquoi ces Anciens, vieux sages de la route, se rencontrent de partout et prennent un malin plaisir à casser l'enthousiasme des ptits jeunes! bien sur que j'aurais voulu connaitre -- quand personne n'y allait, hé bé c'est trop tard! et je ne peux que le déplorer, regretter, et me dire: "oui c'est vrai, ce coin est pas mal..mais c'est trop tard, j'ai raté le bon moment"

aargh (voilà c'est tout, fallait que ça sorte...des bibis à tous)
Flashback: Shivaratri en 2006 (Inde)
by Mahadeva45 · 2007-04-23 · 5 replies
Omkareswar, 2006 Cette ile me fascine..Apres un mois à découvrir le Gujarat et redécouvrir le Rajasthan, la Shivaratri approche.. Et pour vivre cette fête, quel meilleur endroit que ce village sacré? C'est une petite île en forme de OM, située sur la Narmada, une rivière sacrée; non seulement elle est en forme de OM, mais en plus se trouve sur cette île un des douze "jotirlingams", les douze lingams naturels.. le lingam étant la représentation physique de l'énergie de Shiva, ce lieu est donc deux fois sacré.. Om shanti shanti shanti.. Comme un signe du ciel, ce Ganesh offert par un pèlerin sur la route d'Omkar, dans le bus..et une fois arrivé, la Ganesh Guesthouse.. Tres tranquille..

Une bonne douche, une sieste (apres 9 heures de bus, j'ai le dos légèrement en compote); et le soir tombe sur Omkar, au son des mantras diffusés par haut parleurs du haut des toits des temple, et le village tellement animé! La Shivaratri a commencé, de ce soir a demain soir, j'ai pu voir le lingam, faire la puja, beaucoup moins aggressive qu'à Pushkar- mais je crois plutot que cette fois c'etait moi qui étais pret à la faire, je me suis laissé alpaguer tellement docilement.. C'était fou, le temple s'étale sur trois étages, on a l'impression que la rue rentre dans le temple tellement il est grand; des autels partouts, et le fameux lingam..à peine le temps de verser du lait dessus, des fleurs, de la toucher, et au suivant! faut dire qu'il y a beaucoup de monde!

Les pèlerins dorment partout Sur les ghats, par terre, sur les toits des dharamsalas; sur des nattes, trois bouts de toile pour toit; ils viennent des alentours, Indore principalement, mais il y a aussi des gens de Bombay, Delhi, Calcutta..des feux s'allument un peu partout, les femmes chantent, les enfants jouent dans une atmosphère détendue mais ou se laisse percevoir une légère électricité..Tout le village n'est plus qu'un immense campement.. La musique s'accélère, le mantra "om namah Shivaya" est répété en boucle pendant des heures, des chants de louanges également.. Ce soir je ne dormirais pas, c'est tellement beau! Vraiment ce village dégage quelquechose de mystique; plus petit que ce à quoi je m'attendai, mais plus joli aussi, et les maisons sur l'île peintes de couleurs bleues et vertes pastels Ici, les gamins ne m'abordent pas du "Hello" ou "Namastey" habituel; tous saluent du "Hari Om"..

le lendemain

Attention! il va falloir penser à ne pas manger aujourdhui!

-en direct de la Shivratri, Omkareswar, Madhya Pradesh -et bien oui Sita, il semblerait que la ville soit restée éveillée toute la nuit au son des chants dévotionnels, cloches, conques, tambours.. inutile de rappeler que c'est l'un des lieux qui, proportionnellement à sa taille, acceuille le plus de pèlerins à cette occasion.. -Tout à fait Ramesh; rappelons que cette île en forme de OM abrite l'un des douze Jyotirlingams, énergie matérialisée de Shiva, aussi n'est-ce pas étonnant de voir débarquer autant de monde.. des milliers de gens affluent depuis trois jours, et ça continue; -soulignons, Sita, que tout a été mis en place pour acceuillir ce flot: un dispositif de barrières pour canaliser l'accès au pont, et diriger la foule; les toits des dharamsalas ouverts à tous, quant aux policiers, malgré une tension compréhensible (200 000 pèlerins pour un village de 5000 habitants) et quelques claques à droite à gauche, on ne peut leur reprocher que leur zèle.. -Et oui Ramesh, le village se prépae depuis un mois pour cet évènement; c'est compréhensible lorsqu'on sait que la moitié des profits annuels de ce village sont réalisés en cette seule journée...marchands de fleurs, de prasads, colliers, lingams, statues, tatoueurs, tchai-wallah, dhaba-wallah, tout le monde y trouve son compte.. -Sans oublier les brahmanes, Sita; dans le temple principal, ils sont au minimum deux par autel (des autels il y en a des dizaines: pour Ganesh, Nandi, Kali, Parvati, Hanuman, Narmada...)et ce matin pour la première puja, leurs assiettes débordaient déjà de roupies, en pièces et en billet..aujourdhui on ne compte pas! -On ne compte pas, Ramesh, car c'est le jour consacré au Seigneur; mais je voudrais soulever une question sur un phénomène culturel que je ne comprends pas: on vient des quatres coins du pays pour faire ses offrandes au lingam naturel, expression physique de l'unité sexuelle masculin/féminin (Shiva/Shakti) de Shiva, et par extension, de toute chose; ce qui m'amène à poser cette question: comment se fait-il que le sexe soit autant tabou dans un pays ou le lingam est vénéré partout? -Hé bien, Sita, de la part d'une femme cette question pourrait paraitre déplacée; toutefois elle n'est pas illégitime; je pense qu'il serait bon d'obtenir un éclairage extérieur en demandant leur avis aux nombreux occidentaux venus pour l'occasion: "Excuse me sir, what do you think of relation between lingam symbolism and sexuality in India? -"I don't care, i'm from Israel" -Peut importe, Ramesh; pour ma part je pense que les gens ne font pas attention au symbole sexuel, mais plutot à la presence divine; dont l'union du féminin et du masculin n'est qu'un des aspects..mais nous n'avons plus le temps pour cette question, nous l'aborderons la prochaine fois. en direct de la shivaratri mela, Omkareswar

LA RELIGION EST UNE FETE une fete immense, l'amour déborde de chaque coeur, exubérant chant de liberté; dans la dévotion à son dieu, le fidèle remplit la coupe de l'Union. Les enfants crient de tout les cotés, courent, rient, se baignent et se rejouissent; les parents se font beaux, parfois solennellement, parfois plus "souples" ; les femmes mettent leurs plus beaux saris, et des fillettes de trois quatre ans, pieds nus, incarnations de Shiva shankar, déambulent avec à la main une assiette d'argent et une bougie et s'arretent devant moi, les yeux grands ouverts, "Hari OM" de leur petite voix.. je reste bouche bée devant ces apparitions; un indien passe, leur touche les pieds, passe ses mains au dessus de la flamme avant de les ramener à son visage, et laisse une roupie en repartant.. Sur les ghats, les familles s'amusent; on y mange, on y prie, on fait la lessive et on joue; la diversité de l'Inde est là, jusqu'à ces gujarati de Dwarka avec leurs anneaux-toupies dans le nez; des rajpoutes et leurs turbans colorés; bombay, Hyderabad, Calcutta, Delhi, Bhopal, Indore.. 200 000 personnes qui se pressent dans un débordement de couleurs.. LA RELIGION EST UN BUSINESS Plus tard dans la hutte d'un sadhu, un vieil hommes aux lunettes épaisses Sa hutte: une dalle de pierre, un toit de chaume, lisse et propre, 10 m2, rien par terre mais le nécessaire pour la cuisine ainsi qu'une natte accroché au mur; dehors, une terrasse naturelle qui donne sur la Narmada et le barrage démoniaque qui veut l'assécher.. Apres un tchai et une conversation a batons rompus sur ce barrage arrive un pandit; il se met a sortir de son vetement des liasses de billets, deux, trois, quatre! Si c'est ça sa reçette du jour, c'est bon plan d'etre pandit! arrivent alors d'autres gens; je ne parle pas hindi, donc je me retire; mais le sadhu me retient, et me donne une noix de coco; je descendrai la casser sur les ghats en offrande à la Narmada; sur le chemin du retour, je me retourne, je le vois debout, au dessus de moi, sur le surplomb; il lève ses mains et me lançe un puissant "hari OM!" En haut des escaliers qui mènent au sommet de l'île, un tres vieux temples, sur trois étages lui aussi, un lingam par étage, des cabanes de sadhus et de pelerins partout, un chemin-du-pays-d'oz qui mène à la sangam (la ou la riviere se retrouve), des mendiants, juste une image de shiva et un plateau, des singes, des anes, des babas, des ashrams..et tout ça dans une foret hivernale, sous un soleil de plomb! Des gens super surpris de voir un blanc; Les regards fiers des femmes... Des israeliens, dont certains que je n'ai jamais vus quitter la guesthouse, fumant shilom sur shilom dans l'hotel; une jeune qui sort tout les matins en minishorts sous les regards choqués de la maitresse de maison, et ceux, lubriques, du personnel ravi de l'aubaine;* un vieux baba français un peu perdu, habillé en violet, qui ne parle pas un mot d'hindi et ne fait que cracher sur les indiens; un autre baba indien, un "natbaba", tres posé, humble, qui sort avec une française déjantée; une allumée mystique belge sur le point de craquer nerveusement et une anglaise qui doit etre rapatriée apres une crise d'hystérie panique face à la foule..(ben oui c'est pas goa..)

Bah, il faut apprendre à ne pas se laisser déborder; j'avoue que la première fois, deux ans auparavant, le début a été difficile; meme là, tout le monde veut savoir qui c'est ce blanc, d'ou il vient, comment il s'appelle, quel est son métier, s'il est marié, pourquoi il est pas marié (loll), s'il a une petite amie, s'il aime le tchai, pourquoi il vient à Omkar, s'il connait quelquechose ou si c'est juste un bouffon? s'il veut manger quelquechose, boire quelquechose, visiter la maison, voir les enfants d'untel ou le village d'untel, et combien ça fait un euro en roupies?

Apres une journée éprouvante, la nuit retour au temple dans une procession dense, animée, surexcitée..tout le monde est mouillé car pour cette visite, il faut y aller avec de l'eau de la Narmada..deux heures pour faire deux cents metres, deux heures pour revenir au fameux lingams; les chants et mantras reprennent, plus entetants que jamais, et une légère sensation d'engourdissement, d'hypnoser.. Une nuit à écouter les chants, a rencontrer des dizaines de gens, et au matin la tete qui tourne...

quelques heures apres, je me reveille de ma courte nuit pour m'apercevoir que le village est vide... tout le monde est parti, aussi vite qu'ils sont arrivés..sur l'ile des bulldozers ont détruits l'artere menant au temple, pour l'élargir en vue des projets de développements de l'état MP; le rythme langoureux de l'Inde rurale reprend ses droits..

Omkar, L'ile aux mysteres, l'île de Shiva maitre des illusions; Maya est nue, les arbres sont morts Mais Shakti n'attends qu'un signe de son amant pour se reveiller; Et peu importe ce putain de barrage de merde (qui risque de faire perdre son caractere sacré à l"ile) ce que je cherchais en Inde, je l'ai un peu trouvé ce jour saint.. Tout existe dans OM..

Tout existe, meme ces culs de jattes, ces éclopés, ces vieilles mendiantes alignées l'une apres l'autre sur deux cents metres, mendiant des poignées de lentilles; ces familles qui vivent dans des trous sous le pont, ces fillettes-puja; Tout existe, des regards noirs, crasseux, ignorants et souriants, aux regards clairs et propres, cultivés mais méprisants; Tout existe, et les pauvres donnent aux pauvres...

et la belge allumée, lors d'une baignade dans la Narmada en compagnie d'un pote japonais: "qu'est-ce que tu penses de Shiva?" je n'ai pas su lui répondre, et je trouvais la question trop personnelle; le soir je connaissais ma réponse:

"Shiva, c'est cette rivière qui rejoint la mer, le cycle sans fin de l'eau Shiva, c'est le soleil qui provoque la secheresse Mais fait croitre les plantes; Le mouvement des saisons, du jour et de la nuit; Shiva, c'est soudain le chant d'un oiseau qui interromps le cours de tes pensées; Le rocher sur lequel tu trébuches, te rendant attentif Shiva le grand destructeur, n'a de but que de détruire l'égo Nataraja par sa danse cosmique distrait Maya, et l'illusion s'efface"
Conditions climatiques à Leh?
by Mahadeva45 · 2006-05-21 · 9 replies
Bjr tout le monde; jai entendu dire que la route Leh-Manali etait ouverte, aussi ai-je fonce vers ce grand spot touristique dans lespoir de partir directement pour le Ladhak; malheureusement, meme si des jeeps partent tout les jours, tout le monde saccorde pour dire que cest encore "a little bit risky...", et jaimerais avoir vos avis sur la question; (Boribana repond en partie sur ce forum, mais jaimerais dautres avis) et aussi, savez vous si je dois changer toute mes fringues pour des choses plus chaudes (dans les guides les temperatures varient entre 0 et 30 degres), ou est-ce que je peux m en sortir avec juste un gros pull et un bon pantalon? merci davance!
Conseils pour le Kerala et le Tamil Nadu
by Mahadeva45 · 2006-03-17 · 8 replies
voila, je suis actuellement a Gokarna, et je souhaite aller a rameshwaram; mais je ne sais pas du tout ou aller pour casser la route;faut il mieux passer plus de temps ds le kerala et zapper le tamil nadu, ou bien linverse? quelquun aurait il des suggestions darrets entre ces deux villes; des coins qui valent le detour? jai deux semaines pour faire le chemin, merci davance...
Palitana: pèlerinage Jain (Inde)
by Mahadeva45 · 2006-02-10 · 4 replies
Apres avoir passe cinq jours a Ahmedabad, capitale du Gujarat, je decide de fuir la vie de la grande ville pour rejoindre les lieux saints de la region. Premiere etape: Palitana.

D apres les guides, c est un haut lieu de pelerinage pour les jain, qui viennent pour visiter le site de Shuntraya: une immense forteresse perchee sur une colline, a linterieur de laquelle se trouvent environ huit cent temples...

Mais on y accede seulement apres avoir grimpe les 6000 marches qui y menent; autant dire que ca se merite! Pour eviter le soleil, reveil a six heures, et depart dans la fraicheur du petit jour; le site se trouve a environ 20 minutes a pied.. Mais sur le chemin, une petite musique se fait entendre; au fur et a mesure que je me rapproche, jentends le son des tambours et des trompettes, et au detooour dune rue, au moins 600 personnes rassemblees, en route pour Shuntraya.

Au debut de la procession, cinq musiciens annoncent le cortege; derriere eux, une vingtaine de fillettes en costumes traditionnels portent des recipients deau sur leurs tetes, suivies par une dizaines de chars richement decores, ainsi que les chevaux qui les tirent, dans lesquels sont installees les femmes des hautes familles du groupe; tout de suite derriere, quatre tambours et un clavier, avec un chanteurs et un ampli a roulettes, jouent une musique differente, faite pour danser le Garval (?), ce que font a merveilles la vingtaine d hommes en turbans rouges qui les suivent;

juste derriere, un elephant peint transporte le bienfaiteur de la procession, puis viennent les 600 personnes.. En bon touriste, je commence a prendre plein de photos, enviant les jeunes qui dansent; comme sil avait entendu mes pensees, un des jeunes en turbans (japprendrai par la suite que cest leur signe distinctif en tant qu upper cast) minvite a rejoindre leur danse.

Assez mal a laise au debut (je suis tres mauvais danseur), jessaie de quitter le cercle mais le reste de la procession men empeches: tellement de sourires et dencouragements, je ne peux pas partir!

Je finis par me sentir bien, quand le jeune me presente sa famille, ses amis, et m explique un peu ce qui se passe: ces gens ont marché et dansé six jours depuis Ahmedabad pour venir jusqu ici, et la prochaine etape est une ceremonie dans le temple au bas des marches; tout le monde chante en coeur, tape dans les mains, et les sourires sont reellement chaleureux;

pendant la ceremonie, dans un temple a moitié ouvert, un groupe de mulets passe tranquillement, sur le cote, poursuivant leur route vers le sommet... Mais le meilleur moment ca a ete de manger avec eux dans leur dharamsala, jetais vraiment accepte sans arriere pensees//ou bien l'ai-je cru?// (contrairement a certains temples hindous ou meme si vous venez respectueusement il peut y avoir des mauvais regards), et rendez vous fut pris pour le lendemain, lescalade des marches (car la traversee de la ville a quand meme pris quatre heures..).

Le lendemain matin, tres frais, mais passees les 5 premieres minutes, on se rechauffe! Les gens viennent de partout; en plus de la procession, des jain sont venus de Bombay, de Delhi, voir meme de Puri, dans lOrissa (trois jours de train quand meme); et il y a meme un couple de jains new yorkais; autant dire que lambiance est reellement detendue, on monte tous les memes marches, alors...

Arrivee en haut, c est le choc; cest vraiment incroyable de voir tous ces temples en marbre, on dirair presque une petite ville, avec ce grand hall a lapproche du temple principal ou lon trouve les traditionnels vendeurs doffrandes (colliers de fleurs, noix de coco, sachets de sucres pour la prasad), a la criee...

Il y a de quoi passer la journee la haut, tellement on en prend plein les mirettes; mais il faut bien redescendre.. et cest plutot marrant, entre les nonnes qui descendent en courant et les chaises a porteurs qui ttransportent des vieilles dames enormes, jai commence a faire l;a course avec les gamins, au dernier palier, une femme faisait la tikka, le point rouge sur le front, et distribuait des billets de cinq roupies, a distribuer ensuite aux mendiants bordant les dernieres marches//trouvé ça un peu génant, j'en avais aussi des toupies, m'enfin!

Palitana, cetait magnifique, et tellement de bons sourires... Mais attention, les jambes nen sortent pas indemnes!🙂🙂
Haridwar: aardhkumbh 2004, police, saddhus et charras (Inde)
by Mahadeva45 · 2005-11-07 · 12 replies
Il est huit heures du matin, dans un petit hotel non loin de Har-Ki-Pauri, ghat cérémoniel de la mela d'Hardwar; c'est ici que le Gange quitte les Himalayas pour entamer son voyage à travers les plaines indiennes; c'est ici également qu'est tombée une goutte du nectar des dieux, censée conférer l'immortalité... La ville est depuis quelques jours en effervescence; ce mois ci débute la aardkumbha-mela, parallèlement à la mahakumbha-mela célébrée à Ujjain ("maha" c'est la plus importante, tous les douze ans; "ardh" étant la "demi", elle se déroule tous les 6ans); un évènement durant lequel ressurgit dans l'eau ce précieux nectar d'immortalité, et ce pendant un mois, attirant des pèlerins des quatre coins du nord de l'Inde, une quantité incroyable de saddhus, et tous les commerçants des environs; la police est ultra présente sur les lieux, surveillant cette marée humaine qui se déverse sur la ville.🙁 Hardwar compte environ 200 000 ha en temps normal, mais à cette occasion il y en a dix fois plus; impossible de se déplacer dans le quartier d'Har-Ki-Pauri autrement qu'en jouant des coudes, art que les grandmères du coin maitrisent à la perfection; l'ambiance est joyeuse, détendue; c'est peut-etre une fête religieuse, mais il n'y a pas là le poids qu'en tant qu'occidental on s'attend à trouver... Le Gange est jalonné, tout les dix mètres, par des hauts-parleurs diffusant toute la journée des chants religieux dédiès à Ganga, et à Shiva, l'encens brule dans toutes les rues, à chaque étal, du plus simple vendeur de fruits au plus prestigieux hôtel; les saint-hommes sont présents en nombre, partout il est possible de croiser ces nagas, quasi-nus et couverts de cendres, des locks tombant parfois jusqu'à terre; un Shiva gigantesque garde la ville, et pourtant... Huit heures du mat, dans ce petit hotel d'Hardwar, réveillé par des coups de feu et des cris dans la rue; au bruit, on fracasse manifestement toutes les vitrines un peu plus bas... Je jette un coup d'oeuil par la fenêtre: trois policiers avancent de front, l'arme à l'épaule, qu'est-ce qu'il se passe? Paniqué, je descends à l'acceuil, ou je vois que le grillage bloque l'entrée; je me retourne vers le patron, qui ne me laisse pas le temps d'en placer une et me crie de remonter et de m'enfermer dans la chambre; il viendra peu après pour m'expliquer, inutilement d'ailleurs puisque la chose est sur tout les journaux télés: il ya eu des émeutes hier soir, et la police a déclaré le couvre feu; en fait trois policiers ont harcelé une femme sur H-k-P, qui s'est vite réfugiée dans sa maison; plus tard les lascars reviennent, forcent la porte, et détruisent tout chez elle, avant de la faire se déshabiller... Mais ce que les lascars n'avaient pas prévus, c'est la réaction de la foule à leur endroit: pris à partis, brutalisés, les policiers s'enfuient se réfugier au poste qui devient vite la cible des émeutes:jet de pierres, bus enflammé.... Quelques temps plus tard, les renforts arrivent, et les policiers ouvrent le feu sur la foule, avant de mettre à sac le quartier . Bilan: un mort, une centaine de blessés, et interdiction d'approcher du quartier ravagé, interdiction de sortir de la ville, interdiction de prendre l'avenue principale...le choc! un des plus importants festivals religieux de l'hindouisme troublé par la police, ça méritait bien une intervention du premier ministre pour présenter des excuses aux familles victimes de violence..😕 la veille encore, deux millions de personnes remplissaient les rues, et en ce jour on croirait la ville morte... Cependant on peut encore traverser le Gange pour rejoindre de l'autre coté les campements de pèlerins et les baigneurs; je sais bien qu'on dit partout que l'eau en est polluée, dangereuse, mais que faire quand la ville est fermée, qu'il fait 40 degrés, et que les gamins te provoquent en sautant de la barrière et te font signe de faire mieux... 😉 En sortant de l'eau, un jeune saddhu (il ne devait pas avoir plus de 16 ans), fait signe de le rejoindre, lui et son groupe; je vois cinq saddhus, dont deux nagas, assis sous une toile tendue entre deux arbres; derrière eux, une statue de Shiva fait apparemment l'objet d'offrandes quotidiennes, au vu de la quantité de fleurs le recouvrant; l'un deux confectionne tranquillement des colliers qu'il vendra plus tard à quelque villageois.;l' ambiance a l'air très calme, mais je ne connais pas les codes, je ne sais pas comment me conduire, et puis j'ai tellement été mis en garde, par les indiens eux-memes, contre tous les sadhus "cheaters" que j'hésite avant d'accepter; mais tout a l'air tellement paisible... En m'approchant, un vieux naga, que je n'avais pas remarqué, me fait signe d'enlever mes chaussures... Qu el idiot je fait! bien sur, ce sont des saints, donc on enlève ses chaussures quand on va les voir, j'aurais du y penser! Ce sont tous des saddhus dont la divinité tutélaire est Shiva, et pour eux le shilom, rempli de charas et de beedees écrasés (quand il n'y a pas de cigarettes), représente une manière de prier et célébrer ce dieu; à partir du moment ou je me suis assis, un shilom m'est passé entre les mains (il y a tout un cérémonial autour de ça: avant d'aalumer le shilom, un des saddhus souffle dans un coquillage, produisant un son perçant; le plus vieux récite des prières, et le fumeur remercie Shiva), et malgré l'aspect solennel de ce partage, les discussions ont jailli, autour du mode de vie occidental, de la religion, et d'un peu tout et rien; plusieurs shiloms et un tchai plus tard, je décide de repartir: je n'ai pas les poumons de ces saints, je commence à être un peu dans les vapes... Je me relève, et dix mètres plus loin, un autre groupe m'invite, et avec un peu d'appréhension, j'accepte; de nouveaux des shiloms tournent, au milieu de discussion échangées dans un anglais approximatif, mais aussi au milieu de pleins de sourires; un policier arrive, c'est la PANIQUE!! Enfin, pour moi seulement, car les sadhus gardent leur calme... Le policier s'approche, les salue d'un "Hare aum" respectueux, avant de retirer ses chaussures et de s'assoir, pour finalement s'emparer d'un Shilom! Le policier m'explique (si vous voyez sergent Garcia, ben c'était le même), avec un grand sourire que bien que la consommation de charas soit punie par la loi indienne, personne ne viendra arreter quelqu'un qui fume avec des saddhus... d'un coup la pression que je ressentais depuis le début de l'après midi s'évanouit, et encore plus quand le policier rajoute, avec un clin d'oeuil, que je peux aussi fumer dans n'importe quel temple dédié à Shiva sans risquer d'interpellation.... Encore une fois, les paradoxes de la société indienne... D'akaras en akaras, le shilom continue de tourner, les langues de parler, la musique religieuse et le Gange amplifiant les sensations "mystiques" provoquées par la fumée, quand soudain déboule à toute vitesse une lilliputienne qui se met à courir tout autour des saddhus, leur criant des choses incompréhensible, manifestement hystérique; et eux se mettent à rire et lui envoyer des choses dessus, ils se battent gentiment, et moi, déjà bien entamé, je suis complètement perturbé par cette apparition; mais je le suis encore plus quand, deux minutes plus tard, un naga couvert de cendres, un immense trident dans la main arrive en courant, lui aussi, et se met à bouger d'une manière saccadée, incapable de rester en place, avant d'arracher le shilom des mains d'un plus jeune, de tirer une taffe de dingue et de repartir en courant vers Har ki Pauri...Lalbaba.. Trop de choses dans la meme journée; en rentrant à l'hotel, j'aperçois Lalbaba assis au pied d'un arbre devant un temple, complètement immobile;deux heures plus tard, en quête de nourriture dans les quelques restaurants survivants, je le recroise au meme endroit, pas un centimètre ne s'était déplacé...

deux jours plus tards, après deux jours à faire la rencontre de plusieurs groupes, après avoir compris ce que signifiait "renonciation" (un jeune naga de 17 ans ne parlait pas anglais et voulait m'expliquer ce que "naga" signifiait; il a donc soulevé son pagne, et, effectivement, j'ai vu le grelot greffé sur son sexe, attaché par une chaine à ses testicules...17 ans, autre lieu, autre culture...), après avoir participé au bain rituel, fait la puja après avoir vu les pèlerins faire la prière avec les saddhus, , je profite de la réouverture de la gare pour reprendre la route oui, l'Inde est un pays ou la religion est omniprésente, mais ses aspects sont tellements différents, c'est tellement plus vivant "ne pas prier en Inde, c'est gaspiller son temps aux moustiques.." qui est-ce qui disait ça?
Inde: Char Dham yatra/ Kailash Yatra (Tibet)
by Mahadeva45 · 2005-11-03 · 7 replies
Bonjour à tous! Je dois partir en mars en Inde, et je dois faire un travail sur les pèlerinages; est-il possible d'aller dans les villes du char dham avant la saison estivale? (je parle de gangotri, Badrinath, Kedarnath, Yamnotri), et si oui, y-a-t-il déjà des pélerins? J'aimerais aussi savoir à partir de quelle mois on peut se rendre au mont Kailash, et quelles formalités sont obligatoires pour s'y rendre (visas, autorisations gouvernementales, etc..); enfin, une dernière question: Dans le karnataka (je dois y passer aussi), quels sont les villes ou je peux trouver le plus de temples dédiés à Shiva? merci beaucoup d'avance!

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