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Itinéraire de 12 jours au Japon
by Nixtc · 2018-01-04 · 10 replies
Bonjour,

Nous partons pour la première fois mi mai 12 jours au japon ma compagne et moi. Je voulais vous faire part de notre itinéraire et de nos hésitations

J1 : Arrivée tokyo 8h J2 : Tokyo J3 : Tokyo J4 : Nikko J5 : Tokyo J6 : Hakone 1 nuit en ryoken avec onsen J7 : Kyoto J8 : Kyoto ( arashiyama ) J9 : Kyoto ( Fushimi ) J10 : Nara J11 : Kyoto au soir départ vers un hotel proche de l’aéroport de kansai J12 : Départ aéroport kansai 10h25

Nos hésiations / questions : * Pour un premier voyage ne pas dormir à Hakone et ajouter un jour à Tokyo où Kyoto ( et faire un ryoken ailleurs ). * Avons nous oublié un incontournable pour un premier voyage aux alentours de Kyoto ou Tokyo ? Koyasan ? Fujikawaguchiko ( à la place de hakone )...

Un grand merci d'avance.
Clopin clopant sur les sentiers battus d'Utah - mai 2017
by Lol64 · 2017-07-09 · 292 replies
L'heure des vacances a sonné. Voici un ixième carnet de voyage, pour ceux qui ne partent pas, partiront plus tard ou, comme nous, sont partis plus tôt.

Ouest USA : 4ème opus. A ce stade là, on peut déjà être qualifié de "mordus". C'est d'ailleurs ce que pense notre entourage. Mordus, on l'a été dès notre premier voyage, parcours classique, en été. Dès le retour on s'était dit qu'on reviendrait. Et on l'a fait, en plein hiver, un "short trip" qui nous a laissé émerveillés, éblouis de lumière et de panoramas époustouflants. On y est retourné, encore, plus au sud, l'automne dernier. Et toujours cette même sensation de découverte, cet ensorcellement des sens, cette ivresse des grands espaces.

Alors, quand on a annoncé ce quatrième voyage, au printemps cette-fois ci, ça n'a étonné personne. Si j'avais eu des doutes les trois premières fois, là, je n'en avais plus. Au programme l'Utah, une grosse pointure, un séjour centré sur la randonnée et des sites à la carrure impressionnante. Je ne me suis pas posé de questions ou si peu. J'aurais sans doute du. Si la météo a été avec nous en cette fin mai, d'autres événements inattendus ont perturbé nos projets. Un séjour en demi-teinte, qui oscille la plupart du temps entre euphorie et frustration.

L'Utah, on n'avait fait que l'effleurer lors de nos précédents voyages. Démarrant invariablement nos parcours plus au sud, nous n'avions encore jamais franchi la ligne fictive liant Bryce à l'Ouest à Monument Valley et Durango à l'Est. Pour ce voyage, nous nous contenterons donc d'un seul état et comptabiliserons beaucoup moins de miles que les fois précédentes. Je pensais que ce serait un atout mais finalement, nous avons un peu regretté un certain manque de diversité.

Avant de clore ce préambule, je veux, encore une fois, remercier tous ceux qui m'ont aidée, directement ou indirectement à mettre sur pied ce voyage. Leur aide m'a été précieuse et je leur suis infiniment reconnaissante pour avoir partagé leurs expérience et informations. 🙂

Itinéraire prévu (du 22 mai au 4 juin) :

J1 Arrivée à Salt Lake City J2 SLC > Moab J3 Moab J4 Moab J5 Moab > Monticello J6 Monticello J7 Monticello > Caineville via UT 95 J8 Caineville > Torrey via UT 24 J9 Torrey J10 Torrey > Escalante via UT 12 J11 Escalante > Cannonville J12 Cannonville > Cedar City J13 Cedar City > Provo J14 Provo > SLC et vol retour

Volontairement, je n'ai pas détaillé les activités des différentes journées puisque la réalité a été un temps soit peu différente de ce qui était programmé à l'origine.

La suite ici
Est-ce que la Birmanie est un pays sûr où il est facile de se déplacer?
by Risso83 · 2016-11-11 · 20 replies
Bonjour!

Je prévois d'aller peut être en Birmanie cet hiver pour 2 semaines environ et j'aimerai beaucoup faire plus ou moins un tour du pays mais deux petites questions essentielles pour mon voyage:

- J'ai essayé de me renseigner sur la situation du pays et je dois dire qu'entre les tensions communautaires et cie, c'est pas rassurant. Je suis un peu inquiet quand je vois la carte proposée par le ministère des affaires étrangères qui déconseille aux ressortissants quasiment toutes les zones frontalières soit bien 50% du pays! Est-ce que la situation s'est calmée depuis le changement de régime? Est-ce que les tensions sont retombées et affectent uniquement l'armée ou est-ce que les touristes sont vus comme des proies faciles? Personnellement des coins comme le Parc national du Hkakabo Razi à la frontière chinoise, me tente, mais comment faire?

- Concernant les déplacements... J'imagine que d'emblée la location de voiture est impossible en Birmanie... Mais est-ce possible de se déplacer facilement? Est-ce dangereux? J'entendais parler d'accidents de bus, de trains qui déraillent...! Est-ce qu'il possible de se déplacer assez rapidement ou faut-il compter des jours entiers pour rejoindre des villes proches? Est-qu'il est possible de louer des scooters à la journée pour certains coins types stations balnéaires?

Merci d'avance pour vos réponses 🙂 XXX
La vallée du M'Goun dite vallée des roses
by Hannahannah · 2016-04-21 · 45 replies
Bonjour,

Je continue la préparation de mon itinéraire pour le mois de Mai , et j'envisage une belle balade dans ce coin . J'ai parcourue , un peu , cette vallée lorsqu'il n'y avait que des pistes et de plus nous nous étions perdus , donc je considère que c'est encore un terrain vierge pour moi .nous avions passe plus de temps à nous repérer qui n'a véritablement visiter la région . Mon objectif : donner un coup d'œil aux gorges du M'Goun , longer la rivière , faire une ou deux randos sympas , mais pas de sport de "haut niveau" . Je voyage seule , courageuse mais pas téméraire 😉 En terme d'hébergement je pense qu'il ne devrait pas y avoir de problème , j'ai repéré l'auberge Chems , quelqu'un peut il m'en parler . De toute façon je ne réserve rien d'avance , si vous avez des bons plans dans des prix corrects je suis preneuse . Précision : j'aime la nature , la tranquillité, les rencontres , mais hors de question d'aller à la fête des roses voir un moussem'quelque peu ou beaucoup dénature . Merci d'avance pour vos retours . Hannah
USA: Qu'est ce qui peut justifier une telle différence de prix?
by Evajules · 2016-02-15 · 43 replies
Bonjour tous,

La simple curiosité m'a amené à regarder le prix d'une chambre à l'Hotel Hyatt aéroport de Denver. En juin 2013, j'avais payé 74 € TTC auprès d'Expédia. Simulation pour la même date en juin 2016 : 202 € ! même site de réservation, même chambre, mêmes conditions et prestations. Il doit en être de même pour bien des hôtels...

Qu'est ce qui, en dehors de la parité actuelle euro / US dollar peut justifier une telle différence ?

Bonne journée à tous.
Hôtel La Luna Inn à San Francisco
by Yael5 · 2016-02-02 · 24 replies
Bonjour tout le monde,

Tout est dans le titre.. ou presque ! Nous partons en Californie en septembre prochain, et je compte reserver assez tôt l'hôtel à San Francisco, où apparemment, les tarifs ne sont pas donnés.. J'ai repéré l'hôtel La Luna Inn, près de Lombard street, au tarif de 800 euros environ pour 5 nuits, et dont le grand avantage est d'avoir un parking gratuit. Sauf pour les endroits très éloignés, ou pour Sausalito, la voiture ne devrait pas trop en bouger.. Si certains parmi vous ont essayé cet hôtel, pourriez-vous me dire ce que vous en avez pensé, ou éventuellement, m'en conseiller d'autres ? Et le tarif proposé est-il intéressant, ou vaut-il mieux attendre encore avant de réserver ? Un grand merci d'avance pour vos réponses et conseils !

Yael
Acquisition des visas entre Thaïlande Vietnam et Cambodge
by Boudii · 2015-07-23 · 11 replies
Bonjour à tous, ceci est mon premier post sur le forum.

Je pars en voyage en Asie du Sud-Est avec trois amis le 5 Août prochain pour une durée de 3 semaines. Nous prévoyons de passer environ une semaine dans le sud est de la Thaïlande (Bangkok et Koh Chang), une semaine au Cambodge (Siem Reap, Phnom Penh) et une autre au Vietnam (Ho Chi Minh? Même si je n'en garde personnellement pas un très bon souvenir). Nous déciderons une fois sur place d'éventuels changements de lieux en fonction de nos envies et du temps que nous aurons.

Etant donné avoir déjà voyagé en 2013 dans ces trois pays mais au cours d'un voyage plus ou moins organisé, je n'ai pas souvenir des frontières par lesquelles nous sommes passés, y compris du prix des visas, du temps qu'il faut prévoir pour les acquérir.. Par ailleurs, je sais que les modalités liées à l'acquisition des Visas ainsi que leur prix ont tendance à changer d'une année sur l'autre et les sites internet sont plus ou moins à jour à ce sujet. Mes questions sont donc assez précises et sont les suivantes :

Y-a t'il besoin d'un Visa pour aller de la Thaïlande au Cambodge? Je ne crois pas après lecture de quelques articles, mais si oui, quelle est le passage de frontière le plus proche de Koh Chang, et à quel endroit devrons-nous en faire la réclamation? Avez-vous une idée du prix?

Idem pour la frontière entre le Cambodge et le Vietnam. Nous viendrons de Pnomh Penh.

Je précise que nous ferons tous nos trajets par la voie terrestre (bus/trains/tuktuk/taxis...), sauf peut-être le retour du Vietnam vers Bangkok, que nous ferions par avion pour ensuite rentrer en France.

Pour l'instant rien n'est sûre concernant les villes à traverser, en revanche nous sommes sûres de traverser les trois pays. C'est pourquoi si vous avez des suggestions d'endroit à visiter ou si vous avez besoin de précisions pour pouvoir m'éclairer, n'hésitez pas, nous prendrons grand plaisir à étudier la possibilité d'un changement d'étapes, notamment pour le Vietnam (et surtout pour moi qui ai déjà bien visité les villes exposées ci-dessus). Je précise que nous avons tous les 4 entre 21 et 24 ans et que nous adhérons tout aussi bien au calme d'un village local qu'à des endroits un peu plus festifs, car nous sortons aussi le soir et adorons rencontrer touristes étrangers et autochtones. Voilà !

Merci par avance pour vos réponses,

Hadrien
Trois semaines en Corse en mai 2015
by SylvainP6 · 2015-03-09 · 2 replies
Bonsoir,

Voici une ébauche d'itinéraire que mon épouse et moi planifions pour notre premier voyage en Corse: 3 semaines en mai. Nous apprécierons vos commentaires et suggestions.

Nos vols, logements et voiture sont réservés.

Nous avons basés nos choix d'activité sur des dizaines/centaines de posts sur VF, le guide vert Michelin, le guide Evasion Hachette et Corsica-Car tours and walks (Noel Rochford).

Voici ce que nous pensons faire au gré de notre humeur et du temps :

Arrivée à Ajaccio. 5 nuits = logement Airbnb

Visite ville d'Ajaccio: une journée Citadelle, Cathédrale Notre-Dame-de-la Miséricorde, Maison Bonaparte, Musée Fesch: chapelle impériale. Maison Bonaparte et bibliothèque du palais Fesch.

À voir au fil des prochains jours: Salon napoléonien de l'hôtel de ville, le quartier des Étrangers. Marché du square César-Campinchi, la maison de Tino Rossi. Douceurs glacées: Neri artisan glacier, Confiserie de la Cité Impériale.

Rive Nord: une demi-journée Petit train des Iles: balade dans la ville et sur la route des Sanguinaires, arrêt à la pointe de la Parata, la route des Sanguinaires - excursion en bateau, le Cimetière marin.

Trajet auto - Rive sud: une journée Porticcio, vue sur Ajaccio, la tour de Capitello - pas d'accès à a tour, la maison Frasso, la plage de Mare e Sole, Isolella et sa tour (coucher soleil sur Sanguinaires ?), le pénitencier de Coti-Chiavari, le Capo di Muro et sa tour

Trajet auto - Vallée du Prunelli et Vallée de la Gravona: une journée Pont génois de Zipitoli. Baignade? Bastelica taillée dans le granite de la montagne (fameuse pour sa charcuterie?), Cascade du Voile de la Mariée, Bocognano - fontaine de galets, Boulangerie U Fornu: gâteau à la châtaigne. Gorges de la Richiusa, Vizzanova - la cascade des Anglais, Tavera - statue-menhir, Cuttoli-Corticchiato – coutellerie

Le golfe de Porto 3 nuits = hotel La Chataigneraie à Evisa

Une journée : Ajaccio – D81 - Cargèse (ville 'grecque') église latine de l'Assomption et église grecque de Saint-Spiridion. Piana et les Calanque de Piana, Porto

Randonnées et croisière sur les deux autres jours: La réserve naturelle de Scandola et Capo Rosso – croisière, les Calanque: se garer au parking Tête de chien – randonnée, le chemin des châtaigniers Evisa, Cascades d'Aïtone, les gorges de Spelunca - sentier muletier conduit à un vieux pont génois - pont de Pianella

Les douceurs: À Tranula: Boutique Ceccaldi - marrons glacés.

Corte - Venavo 5 nuits = logement Airbnb à Venaco

Corte: une demie-journée, la citadelle et le musée de la Corse, Place Paoli, chapelle Ste-Croix, Belvédère, Place Gaffory, Église de l'Annonciation

Les douceurs: Glaces: Chez Marie et Jean-Luc Delair, Pâtisseries Casanova

Randonnées selon le temps: Gorges de Restonica, lacs Melo (2h30) et Capitello (+1h30), Le Vecchio et la forêt de Vivario (3h00), Bergerie de Tolla: fromage de chèvre, le pont Vecchio (0h15)

Trajet auto - La Castagniccia par la D71 = une journée Ponte-Leccia D71, Morosaglia: statue de Paoli, La Porta, Église Saint-Jean-Baptiste (visite guidée par: association Saladini), les ruines du couvent d'Orezza, Piedicroce, Église St-Pierre-et-St-Paul - doyen des orgues corses, Carcheto - église, Couvent d'Alesani (La Vierge à la cerise).

Trajet auto - La Castagniccia = une journée D39 à 5 km sud de Ponte-Leccia jusqu'à Corte, Saliceto (panorama ruelles, escaliers, toits de lauze), chapelle Santa Maria de Corsoli , menhir de Petra Frisgiata, menhir de Cambia, chapelle San Quilico de Cambia.

Départ pour Bonifacio : Venaco - Vivario-Ghisoni - Défilé de l'Inzeca - Ghisonaccia – Solenzara - Tour de Fautea - PortoVechio - Bonifacio

Bonifacio 3 nuits = logement Airbnb

Bonifacio = une journée La marine, vieille ville, escalier du roi d'Aragon et Bastion de l'Etendard, Col St-Roch, la citadelle, rue St-Dominique (San Dumè), rue des Deux Empereurs, Place du marché: belvédère de la Manichella, église Ste-Marie-Majeure et les ruelles la jouxtant, le Bosco - cimetière marin, Gouvernail de la Corse, marché: Loggia de l'Arsenal - mardi matin, charcuterie Escopelle à ne pas manquer

Une journée: En mer : les grottes marines de la Côte, Balade à pied vers cap Pertusato (3h00)

Trajet auto à l'ouest = une journée A Testa, Ermitage de la Trinité. Chapelle ne se visite pas, mais belles vues. Casa di Roccapina.

Ste-Lucie de Tallano 4 nuits = logement Airbnb

Bains de Caldane, Site mégalithique de Filitosa. Propriano – église Notre Dame de la Miséricorde - marina, randonnée Campomoro, Sartène, la Dame de Bonifacio (Levie), Cucuruzzu, la cascade de Piscia di Gallo, le trou de la bombe, les aiguilles de Bavella

Retour vers Ajaccio Dernière nuit: Auberge u licettu (Plaine de Cuttoli) Vol de retour

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Pour la Balagne, et le Cap Corse, ce sera notre prochain voyage!

Merci à l'avance pour vos commentaires et suggestions. Trop, pas assez, raté, oubli… ne vous gênez pas!

Sylvain
Livres, films et documentaires sur l'Iran
by Elhine · 2014-11-10 · 62 replies
Bonjour,

Avant de partir en voyage à l'étranger, j'essaie de comprendre ce que vivent les gens du pays : vie quotidienne, aspects politiques et socio-culturels.

J'envisage un voyage en 2015 en Iran. J'ai commencé à me documenter sur ce pays : livres (romans, récits, histoire, politique), DVD documentaires. A vrai dire, j'emprunte en médiathèque un peu tout ce qui existe sur l'Iran, mais sans aucune référence préalable. Pourriez-vous guider un peu ma démarche ? Y a-t-il des incontournables ?

Petite question subsidiaire : existe-t-il un support intéressant pour se familiariser avec le vocabulaire de base en farsi (prononciation et écriture) ?

J'en profite pour vous conseiller d'aller voir "Iranien" (sortie le 3 déc) que j'ai vu en avant-première, en présence de l'auteur, Mehran Tamadon (comme souvent, mais plus fortement que d'habitude, c'est l'échange avec l'auteur qui a donné toute sa couleur et sa profondeur au film).

Cordialement, Murielle
La publicité Ebola tue l'Afrique à petit feu
by Senegalie · 2014-09-09 · 50 replies
Bonjour,

ce n'est pas le virus Ebola qui tue l'Afrique mais la publicité qui est faite autour de cette maladie. L'économie, le tourisme s'effondrent et la paupérisation qui va suivre va être catastrophique. Tous les ans la dysenterie tue 6 000 000 de personnes en se transmettant exactement comme Ebola. L'hépatite C est responsable de 500 000 morts. Toutes les minutes en Afrique un enfant meurt du Palu dans l'indifférence Générale. Au non du sacré principe de précaution on se retrouve dans la même situation que pour le H1N1 avec une peur injustifié. Devons nous fermer les frontières Européennes a cause de la grippe qui tue 10 000 personnes.
Vol Alitalia bloqué un jour à Rome
by Condofuri · 2014-08-05 · 25 replies
Bonjour, Suite à un retard de vol nous venons d'être bloqués une journée à Rome la correspondance étant partie. Hôtel et restos devaient être pris en charge ! Hôtel situé à 20 km de Fiumicino: chambre délivrée à 1h du matin devant être rendue pour 6h30! Nombreux mensonges de la compagnie que je ne peux expliciter mon message de ce matin ayant été viré ??? Je le regrette! Ciao.
Que voir en... Inde du Nord
by VoyageForum · 2014-03-17 · 0 replies
>> Que voir en Inde du Nord > Que voir au Rajasthan et l'ouest de l'Inde > Que voir au Bengale et l'est de l'Inde > Que voir en Inde du Sud

L'Inde se compose de 28 états, 6 territoires fédéraux et du territoire national de Delhi, la capitale. Un 29e état, le Télangana, devrait voir le jour courant 2014 suite à une partition de l'Andhra Pradesh. Géographiquement, aussi bien qu'au niveau touristique, on peut découper l'ensemble de l'Inde en plusieurs régions.

- Le Nord Il s'agit de la capitale Delhi et des états himalayens. États : Haryana, Jammu et Cachemire, Himachal Pradesh, Penjab, Uttar Pradesh, Uttarakhand. Territoires : Chandigarh, Delhi.

- L'Ouest C'est la région qui va de Goa aux portes de la capitale et de la chaîne himalayenne. États : Goa, Gujarat, Madhya Pradesh, Maharashtra, Rajasthan. Territoires : Dadra et Nagar Haveli, Daman et Diu

- L'Est C'est la partie comprise du nord du Golfe du Bengale aux petits états limitrophes de la Birmanie. États : Arunachal Pradesh, Assam, Bengale Occidental, Bihar, Chhattisgarh, Jharkhand, Manipur, Meghalaya, Mizoram, Nagaland, Orissa, Sikkim, Tripura.

- Le Sud Ce sont pour l'essentiel les quatre gros états situés sous la ligne Goa - Hyderabad. États : Andhra Pradesh, Karnataka, Kerala, Tamil Nadu (plus le Télangana à venir). Territoires : Iles îles Andaman et Nicobar, Lakshadweep, Pondichéry.

Que voir en Inde du Nord ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).

1- TERRITOIRE FÉDÉRAL DE CHANDIGARH Chandigarh : même si la ville est la capitale du Penjab et de l'Haryana, elle a un statut à part. Cette ville nouvelle créée dans les années (19)50 est reconnue pour son architecture "moderne" (Le Corbusier et autres).2- TERRITOIRE NATIONAL DE DELHI Delhi : ou plus exactement New Delhi est la capitale de l'Inde. La métropole (Delhi, New Delhi et Delhi Cantonment) renferme d'innombrables monuments et édifices dont plusieurs classés au patrimoine mondial de l'UNESCO.3- HARYANA Petit état limitrophe de Delhi, pas du tout touristique, dont une bonne partie fait en quelque sorte office de banlieue pour la capitale.Kurukshetra : ville sainte de l'Inde avec pas mal de temples.Patrimoine naturelParc national de Sultanpur : ce parc naturel de l'Haryana abrite nombre d'oiseaux migrateurs ou sédentaires. 4- HIMACHAL PRADESH Au nord de l'Inde avec de superbes paysages pour les treks, des monastères et une forte minorité tibétaine en exil pour cet état qui accueille le Dalaï Lama. Bilaspur : le district de la ville du même nom abrite plusieurs forts et vestiges datant de plusieurs siècles.Bir : cette localité accueille une large communauté tibétaine en exil et plusieurs monastères bouddhistes.Chamba : petite ville avec de nombreux temples et palais. On peut randonner dans sa jolie vallée.Dalhousie : station d'altitude de l'Himachal Pradesh avec des possibilités de treks dans ses environs.Dharamsala : la ville est mondialement connue pour être la résidence du Dalaï Lama. C'est aussi un lieu d'études sur le bouddhisme et la culture tibétaine.Khajjiar : un village dans les montagnes, entre Dalhousie et Chamba, appelé la "mini Suisse de l'Inde".Kinnaur : cette région de l'Himachal Pradesh, limitrophe du Tibet, offre de superbes paysages et une culture spécifique à découvrir dans ses villages. C'est une zone de treks.Lahaul et Spiti : ce district de l'Himachal est largement apprécié des voyageurs pour ses paysages, ses treks, ses monastères bouddhistes (Tabo, Kardang Gompa…) ainsi que la culture spécifique de ses populations.Manali : station d'altitude assez touristique avec de nombreux temples et monastères. C'est aussi et surtout une bonne base pour préparer un trek ou des activités nature dans les environs (ski, VTT, raft, escalade…).Shimla : c'est la capitale de l'Himachal Pradesh. Elle est reconnue pour son architecture victorienne.Patrimoine naturelKinnaur : cette région de l'Himachal Pradesh, limitrophe du Tibet, offre de superbes paysages et une culture spécifique à découvrir dans ses petits villages. C'est une zone de treks.Lahaul et Spiti : ce district de l'Himachal est largement apprécié des voyageurs pour ses paysages, ses treks, ses monastères bouddhistes ainsi que la culture spécifique de ses populations.Sangla Valley : une des plus belles vallées de l'Inde située dans le Kinnaur. On peut y randonner.5- JAMMU ET CACHEMIRE A l'extrême nord de l'Inde, cette région himalayenne (source de conflits récurrents avec le Pakistan) possède de magnifiques paysages et offre d'innombrables possibilités de treks.Gulmarg : c'est LA station de ski de la région, pas très loin de Srinagar.Jammu City : c'est la capitale d'hiver de l'état du Jammu et Cachemire. C'est aussi une ville de temples qui y sont très nombreux.Kargil : la principale ville du Zanskar. Kargill est d'abord utilisée par les voyageurs au niveau transports et pour préparer les treks ou descentes en raft à effectuer dans la région.Katra : petite bourgade servant de base pour la visite du temple sacré Vaishno Devi tout proche.Ladakh : c'est la partie sud-est du Jammu et Cachemire, frontalière du Tibet, avec des paysages himalayens magnifiques, des monastères bouddhistes et surtout le paradis des trekkeurs.Leh : capitale du Ladakh et avant tout le lieu où se préparent les treks (ou les descentes en raft) à effectuer dans la région. Leh accueille aussi beaucoup de réfugiés tibétains et est un centre reconnu pour l'étude du Bouddhisme.Monastère d'Hemis : parmi les très nombreux monastères bouddhistes du Ladakh, Hemis est le plus grand. Il est aussi connu pour son festival annuel.Srinagar : capitale d'été et plus grande ville du Jammu et Cachemire. Srinagar est d'abord connue pour les houseboats du lac Dal au coeur de la ville.Zanskar : c'est une région reculée du Ladakh réputée pour ses superbes paysages himalayens et ses monastères bouddhistes. C'est aussi et surtout une zone de treks et de raft.Patrimoine naturelKhardung La : culminant à 5 602 m d'altitude, cette route (col) qui permet de rejoindre Leh à la Vallée de la Noubra et la plus haute au monde.Ladakh : c'est la partie sud-est du Jammu et Cachemire, frontalière du Tibet, avec des paysages himalayens magnifiques, des monastères bouddhistes et surtout le paradis des trekkeurs.Parc national d'Hemis : vaste parc d'altitude du Ladakh avec de superbes paysages et une faune assez riche (léopards, ours, loups, oiseaux…). On peut y randonner.Vallée du Cachemire : très belle région autour de Srinagar réputée pour ses paysages parmi lesquels on peut randonner ou faire du raft en été et du ski en hiver.Vallée de la Noubra : cette jolie vallée du Ladakh est connue pour ses fleurs et cultures ainsi que ses nombreux villages et monastères bouddhistes.Zanskar : c'est une vallée reculée du Ladakh réputée pour ses superbes paysages himalayens et ses monastères bouddhistes. C'est aussi et surtout une région de treks et de raft.6- PENJAB Cet état au nord de Delhi, à l'origine partagé avec le Pakistan, est la patrie des Sikhs avec plus particulièrement Amritsar qui en est la ville sainte.Amritsar : ville sainte du Penjab, capitale de la religion Sikh, célèbre pour son Temple d'or.Pathankot : cette ville abrite plusieurs temples, églises et forteresses anciennes.7- UTTAR PRADESH Située entre Delhi et le Népal, la région est riche au niveau historique et religieux. On y trouve en effet des ville saintes hindoues et bouddhistes, ainsi que des endroits comme Agra et son Taj Mahal ou encore Bénares et ses ghâts.Agra : la cité du célèbre Taj Mahal et du Fort d'Agra tous deux classés au patrimoine de l'UNESCO. Un lieu incontournable de tout voyage en Inde.Allahabad : une ville sainte hindoue en bordure du Gange qui accueille beaucoup d'évènements religieux. Allahabad présente également nombre de musées, temples et édifices de type britannique.Ayodhya : cette localité d'Uttar Pradesh possède beaucoup temples et les vestiges d'une ancienne citadelle.Chunnar : petite ville connue pour son fort.Fatehpur Sikri : classé à l'UNESCO, Fatehpur Sikri est une ancienne ville moghole du XVIe siècle très bien conservée.Gorakhpur : grande ville proche du Népal présentant de multiples témoignages des religions hindoue, bouddhiste, jaïn et sikh.Jaunpur : ville de l'est de l'Uttar Pradesh appréciée des visiteurs pour ses musées, monuments et édifices religieux.Jhansi : cette grande agglomération abrite les vestiges d'un fort et d'un palais construits aux XVIIe et XVIIIe siècle, plus de nombreux temples.Kusinagar : c'est un des quatre lieux saints du Bouddhisme. La ville accueille beaucoup de temples et édifices dédiés à cette religion.Lucknow : la capitale de l'Uttar Pradesh est une ville culturelle animée. Elle abrite nombre d'édifices à l'architecture aussi bien européenne qu'indienne, plus de nombreux parcs.Mathura : c'est là où est né Khrishna. La ville possède logiquement nombre de temples et édifices religieux.Sarnath : site bouddhiste pas loin de Varanasi composé de vestiges de différents édifices et monuments religieux. L'endroit abrite également beaucoup de temples bouddhistes récents et est un lieu de pèlerinage.Varanasi : anciennement Bénarès. Même si sa vieille ville est remarquable, Varanasi est d'abord connue pour ses ghâts le long du Gange. Dédiée à Shiva, elle est une ville sainte de l'hindouisme et un lieu de pèlerinage.Vrindavan : c'est là où Krishna passa son enfance. Lieu de pèlerinage, la ville compte de nombreux temples et de jolis ghâts sur la rivière Yamuna.Patrimoine naturelParc national de Dudhwa : un parc avec des tigres situé à la frontière népalaise. 8- UTTARAKHAND Un état de l'Himalaya où se mélangent nature (faune, flore, parcs, montagne, activités outdoor…) et spiritualité (plusieurs villes saintes ou de pèlerinages).Char Dham : il s'agit d'un "circuit" de pèlerinage hindou menant les croyants aux sites de Yamunotri, Gangotri, Kedarnath et Badrinath.Haridwar : c'est une des neuf villes saintes de l'Inde. Outre pour ses temples, la présence du Gange attire une foule de pèlerins sur place. Le Kumbh Mela y est célébré tous les douze ans.Jageshwar : une ville de pèlerinage hindou qui compte d'innombrables temples.Kausani : station d'altitude entourée de superbes paysages himalayensMussoorie : station d'altitude de l'Uttarakhand entourée elle aussi de beaux paysages de montagnes et de lacs.Nainital : une autre station d'altitude avec plusieurs lacs dans ses environs.Rishikesh : capitale mondiale du yoga rendue célèbre par les Beatles. C'est aussi une bonne base pour le trek, l'escalade, le raft ou le kayak à pratiquer dans les environs. Patrimoine naturelParc national Corbett : c'est le plus ancien parc de l'Inde. Il est connu pour avoir des tigres et des éléphants. On peut y randonner à dos d'éléphant.Parc national Nanda Devi : classé à l'UNESCO avec la Vallée des fleurs voisine, c'est un superbe site himalayen avec des glaciers et des sommets au delà de 6 000 m.Parc national de la Vallée des fleurs : ce parc himalayen classé à l'UNESCO abrite plus de 500 espèces de fleurs. On peut y randonner. 9- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Jammu et Cachemire : Ladakh; Vallée du Cachemire; Zanskar.

Himachal Pradesh, Penjab et Uttarakhand : Amritsar; Chamba; Lahaul et Spiti; Parc national Corbett; Parc national Nanda Devi; Sangla Valley; Shimla.

Haryana, Delhi et Uttar Pradesh : Agra; Delhi; Fatehpur Sikri; Sarnath; Varanasi.

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Réussir son séjour en Thaïlande malgré les troubles actuels
by Sunhae · 2014-02-27 · 308 replies
La discussion sur le meme theme venant d'etre fermee, en voici une autre pour continuer a informer les voyageurs en langue francaise. Donc pour les futurs touristes soucieux, a nouveau les points sensibles a eviter imperativement a Bangkok :

Avenue Ploenchit, du carrefour de Ratchaprasong au carrefour de Chitlom Intersection Silom Rd et parc Lumpini a Sala Daeng Asoke Pratumwan Complexe gouvernemental de Chaeng Wattana Pont de Pan Fah

Selon la loi en vigueur, tout non ressortissant thai qui se mele aux manifestant est passible d'expulsion immediate. Tous les sites le long de la Chao Phraya sont safe. Le transport depuis et vers les 2 aeroports se passe comme normal, meme si il est conseille de prendre une marge temps supplementaire. A ce jour, tous les transports publics fonctionnent normalement. Les grands shopping malls sont ouverts, mais attention a l''emplacement de certains situes au coeur des points sensibles. Les eviter imperativement. Ne pas se ballader non plus aux abords des points sensibles, les fusils a grenade M79 recemment employes lors des attentats ont une portee de 375 metres....
Le Corbeau (50 jours à pied en Papouasie, 2ème partie)
by Naps · 2014-01-30 · 23 replies
Second Tome, Chapitre XIII - Le Corbeau

Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...

[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici:
http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]

Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...

(à suivre...)
Québec: que faire entre Ottawa et la Malbaie
by Norbione · 2013-10-06 · 3 replies
Bonjour à tous. Je dois partir en vacances au Québec en juillet 2014 avec mme et nos filles de 13 et 9 ans et suis à la recherche d'infos pour organiser notre voyage. Hébergement en chalet au bord de l'eau à prix raisonnable( 100 euros par nuit), hebergement sur Montréal et toute info sur que faire, que voir. Merci beaucoup pour vos réponses. Norbert

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