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Circuit familial de trois semaines en Turquie en août 2008
Quelles vacances en famille sans s'ennuyer 3 semaines autour d'une piscine ou sur une plage ?
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.
Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).

Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.
A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).
Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
Qui sera sur le NCL Gem le 19 avril pour la transat New York/Barcelone?
ça y est j'ai réussi enfin à décider ma femme à réserver cette croisière avec NCL que je surveillais depuis longtemps (faut dire qu'on revient tout juste de 2 semaines au Portugal !). Mais cela a été fait juste un peu tard car: non seulement elle n'a plus descendu sous les 749$ alors que l'autre transat qui se termine à Douvres est baissée depuis longtemps à 599$++ (c'est pour rien !), mais il n'y avait plus d'Ocean View à 849$++ (pour une fois que j'étais décidé pour une vue extérieure !), il n'y avait plus d'inside à 749 et j'ai dû prendre celle à 769 les tickets d'avion ont augmenté depuis ma recherche d'avant hier,
* le retour One Way de Barcelone à Lille avec www.centralwings.com est passé de 59 à 99 EUR,
* l'aller simple Bruxelles/New York avec www.aerlingus.com est passé de 329 EUR à 359,
* et je me suis rabattu sur un aller/retour (que je n'utiliserai pas) avec United à 379 EUR car celui-ci me permettait d'arriver plus tôt et surtout me donnait le choix entre JFK et Newark plus proche de chez mes amis du New Jersey qui nous hébergent 2 nuits. la réservation via le site internet de www.cruises-n-more.com bloquait à la fin du processus et me demandait de téléphoner aux States. Ce que j'ai fait pendant 20 minutes (vive www.skype.com !) et en fait cela bloquait car plus d'Ocean view alors qu'au départ de la sélection cela semblait toujours possible. Mais je n'aime pas ces réservations par téléphone car il faut tout éppeler et on n'est jamais certain du contenu enregistré alors que par internet on peut tout vérifier avant d'appuyer sur Confirmer.
Mais enfin c'est fait quand même et j'ai reçu confirmation email de toutes mes réservations.
Voici le programme complet:
Saturday, April 19, 2008 New York, New York -- 04:00 PM
Sunday, April 20, 2008 At Sea -- --
Monday, April 21, 2008 At Sea -- --
Tuesday, April 22, 2008 At Sea -- --
Wednesday, April 23, 2008 At Sea -- --
Thursday, April 24, 2008 Ponta Delgada, Azores, Portugal 09:00 AM 03:00 PM
Friday, April 25, 2008 At Sea -- --
Saturday, April 26, 2008 Lisbon, Portugal 08:00 AM 05:00 PM
Sunday, April 27, 2008 Cadiz (seville), Spain 10:00 AM 08:00 PM
Monday, April 28, 2008 Malaga, Spain 08:00 AM 06:00 PM
Tuesday, April 29, 2008 At Sea -- --
Wednesday, April 30, 2008 Ajaccio, Corsica, France 08:00 AM 06:00 PM
Thursday, May 1, 2008 Rome/civitavecchia, Italy 07:00 AM 07:00 PM
Friday, May 2, 2008 Florence, Italy 07:00 AM 07:00 PM
Saturday, May 3, 2008 Nice, France 07:00 AM 03:00 PM
Sunday, May 4, 2008 Barcelona, Spain 05:00 AM --
A part Lisbonne et Barcelone ce sont toutes des villes où je ne suis pas encore allé. Si vous avez des conseils de visite ils seront les bienvenus. J'utilise en général des excursions "privées" plutôt que celles "sucrées" organisées par la compagnie de croisière. Quoique ici vu le cours du $ il faudra comparer.
Il reste à espérer que le temps sera bon pour la traversée de l'Atlantique, même si en fait elle est gratuite par rapport au même programme Méditerranée sans la traversée. Et sur un immense bateau comme le Gem il y a tant à faire même s'il fait (pas trop) mauvais. Amitiés aux croisièristes et merci d'avance pour vos réponses, =Philippe
A part Lisbonne et Barcelone ce sont toutes des villes où je ne suis pas encore allé. Si vous avez des conseils de visite ils seront les bienvenus. J'utilise en général des excursions "privées" plutôt que celles "sucrées" organisées par la compagnie de croisière. Quoique ici vu le cours du $ il faudra comparer.
Il reste à espérer que le temps sera bon pour la traversée de l'Atlantique, même si en fait elle est gratuite par rapport au même programme Méditerranée sans la traversée. Et sur un immense bateau comme le Gem il y a tant à faire même s'il fait (pas trop) mauvais. Amitiés aux croisièristes et merci d'avance pour vos réponses, =Philippe
Thaïlande: modèle de lettre de motivation pour un visa de visite privée?
Bonjour
Je recherche une modele de lettre de motivation pour visa de visite privee, , ( j ai deja un brouillon )
mais toutes vos idees sont les bienvenue,
je vous remercie d avance
amicalement
polos..
L'Algérie en voiture
bonjour,
voilà nous devons partir en 2cv pour l'algérie en septembre. Je voulais savoir si les frontières étaient à nouveau ouvertes et si l'entrée de touristes en voiture étaient faciles.
merci à vous
Philippines: attestation d'accueil et visa
Impossible de trouver réponse concrète à ma question que ce soit sur le forum ou en téléphonant à l'ambassade des Philippines en France alors je me retourne vers vous espérant que l'un d'entre vous eut le même problème...
Mon amie a un visa pour la France de 25 Jours mais une attestation de 21 Jours. Ma question est la suivante, peut-elle rester 25 Jours en France avec une attestation de 21 Jours? Nous voulons jouer la carte de la sécurité et être certain de ne pas avoir de problème à l'immigration.
L'ambassade des Philippines ne sais pas me répondre, j'ai envoyé un mail à trois adresses dispo sur le site de l'ambassade de France aux Philippines mais ils sont tous en vacance...
Afin de mettre toutes les chances de notre côté mon amie possèdera à son arrivée:
-Une lettre manuscrite de l’hébergeant soussignant pouvoir accueillir 4 jours supplémentaires -Une assurance santé couvrant toute la durée du visa (25 Jours) et non pas que 21 de l'attestation -Une réservation d'hôtel pour les 4 Jours supplémentaires au cas ou la lettre manuscrite de suffise pas
Mon amie a un visa pour la France de 25 Jours mais une attestation de 21 Jours. Ma question est la suivante, peut-elle rester 25 Jours en France avec une attestation de 21 Jours? Nous voulons jouer la carte de la sécurité et être certain de ne pas avoir de problème à l'immigration.
L'ambassade des Philippines ne sais pas me répondre, j'ai envoyé un mail à trois adresses dispo sur le site de l'ambassade de France aux Philippines mais ils sont tous en vacance...
Afin de mettre toutes les chances de notre côté mon amie possèdera à son arrivée:
-Une lettre manuscrite de l’hébergeant soussignant pouvoir accueillir 4 jours supplémentaires -Une assurance santé couvrant toute la durée du visa (25 Jours) et non pas que 21 de l'attestation -Une réservation d'hôtel pour les 4 Jours supplémentaires au cas ou la lettre manuscrite de suffise pas
Plus de trois mois en Inde avec un visa touristique?
Bonjour,
J'ai essayé de contacter l’Ambassade de l'Inde à Paris par téléphone, et vfs global (qui fournit les visas), mais évidemment on est samedi, donc personne ne répond (et c'est la final de cricket!)...
J'aimerai me rendre en Inde avec un visa touristique, mais pour plus de 3 mois (90 jours seulement sont autorisés). Est-ce qu'il est possible d'obtenir une dérogation? Je dois me marier en Inde, avec un citoyen Indien et 3 mois vont être juste pour tout organiser...
Est-ce que quelqu'un aurait des informations la dessus? Jusqu'à ce que j'appelle l'ambassade lundi.
J'ai essayé de contacter l’Ambassade de l'Inde à Paris par téléphone, et vfs global (qui fournit les visas), mais évidemment on est samedi, donc personne ne répond (et c'est la final de cricket!)...
J'aimerai me rendre en Inde avec un visa touristique, mais pour plus de 3 mois (90 jours seulement sont autorisés). Est-ce qu'il est possible d'obtenir une dérogation? Je dois me marier en Inde, avec un citoyen Indien et 3 mois vont être juste pour tout organiser...
Est-ce que quelqu'un aurait des informations la dessus? Jusqu'à ce que j'appelle l'ambassade lundi.
Traversée de la République Démocratique du Congo en 4L à deux
Bonjour à tous,
Dans le cadre de notre traversée de l'Afrique en 4L, nous passons par la RDC. Nous voulons ensuite rejoindre la côte Est de l'Afrique. Apparemment, en regardant les discussions et autres articles de presses, il est impossible de se rendre en Ouganda via la frontière RDC-Ouganda ou du moins assez risqué, la région du Kivu n'étant pas vraiemnt conseillée !
Nous avons donc dans l'idée de traverser toute la RDC. Nous venons du Niger et nous passerions par les villes suivantes; Gemena, Lisala, Kisangani, Lubutu et Bukavu où nous passerions par le Burundi, pays où nous avons pour le coup un point de chute.
cela est-il envisageable? La route est-elle réputée dangereuse? Quelles sont les principales régions à risques de la RDC? Comment les francais sont-ils perçus?
Merci pour toutes vos informations !
A bientôt !
Dans le cadre de notre traversée de l'Afrique en 4L, nous passons par la RDC. Nous voulons ensuite rejoindre la côte Est de l'Afrique. Apparemment, en regardant les discussions et autres articles de presses, il est impossible de se rendre en Ouganda via la frontière RDC-Ouganda ou du moins assez risqué, la région du Kivu n'étant pas vraiemnt conseillée !
Nous avons donc dans l'idée de traverser toute la RDC. Nous venons du Niger et nous passerions par les villes suivantes; Gemena, Lisala, Kisangani, Lubutu et Bukavu où nous passerions par le Burundi, pays où nous avons pour le coup un point de chute.
cela est-il envisageable? La route est-elle réputée dangereuse? Quelles sont les principales régions à risques de la RDC? Comment les francais sont-ils perçus?
Merci pour toutes vos informations !
A bientôt !
Dormir dans la nature
bonjour à tous
je ne sais pas si cette discussion sera approprié
mais je vois beaucoup de sujets sur "trouver hotel pas cher".
Moi personnellement les hôtels et restaurants ça m'a toujours emmerdé
(c'est bien pour les vacances mais pas pour les voyages).
Voici donc mon point de vue (je ne tiens pas à débatre dessus)
et pour ceux qui sont intéressés par le sujet, voici mon expérience de "campeur sauvage".
Je dois préciser en premier lieu que je ne parlerai ici que de dormir dans la nature; pour ce qui est de dormir dans la rue en ville c'est une expérience que j'évite soit en sortant de la ville soit en rencontrant des gens qui m'hébergent. j'ai commencé par la marche et j'avais une tente, un duvet et un réchaud (rando classique). Puis, j'ai troqué ma tente (en fait on me l'a volée mais ça tombait bien!) contre une bâche. La bâche c'est génial parce que pour le même poids qu'une tente, on peut couvrir une beaucoup plus grande surface, faire un campement ouvert, faire du feu dedans; voir même s'enrouler dedans pour les flemmards de l'installation du campement! Et puis surtout, on ne l'installe que si il pleut, on perds ce réflexe de s'enfermer krik-krak dans ma barraque. Et on (re)-découvre le bonheur d'avoir le ciel pour toit et la terre pour lit.
Et pour les repas, le gaz ne m'a plus servi que dans les régions désertiques où y'a plus de bois. Les animaux les plus dangereux, c'est nous : Je n'ai que très rarement eu peur à dormir dans la nature alors qu'en milieu urbain c'est flippant. Le hamac c'est pas mal pour commencer (en plus on peu rajouter la bâche par dessus) mais au bout d'un moment c'est pas très confortable. Je dois préciser maintenant que je ne parle pas de dormir en forêt tropical mais dans nos bonnes vielles forets et montagnes d'Europe y'a déja de quoi faire.
bon je m'arrête là pour l'instant en espérant que certains sont (si ce n'est concernés) intéressés et qu'on ne va pas tomber dans un débat stérile.
topette
toma
Je dois préciser en premier lieu que je ne parlerai ici que de dormir dans la nature; pour ce qui est de dormir dans la rue en ville c'est une expérience que j'évite soit en sortant de la ville soit en rencontrant des gens qui m'hébergent. j'ai commencé par la marche et j'avais une tente, un duvet et un réchaud (rando classique). Puis, j'ai troqué ma tente (en fait on me l'a volée mais ça tombait bien!) contre une bâche. La bâche c'est génial parce que pour le même poids qu'une tente, on peut couvrir une beaucoup plus grande surface, faire un campement ouvert, faire du feu dedans; voir même s'enrouler dedans pour les flemmards de l'installation du campement! Et puis surtout, on ne l'installe que si il pleut, on perds ce réflexe de s'enfermer krik-krak dans ma barraque. Et on (re)-découvre le bonheur d'avoir le ciel pour toit et la terre pour lit.
Et pour les repas, le gaz ne m'a plus servi que dans les régions désertiques où y'a plus de bois. Les animaux les plus dangereux, c'est nous : Je n'ai que très rarement eu peur à dormir dans la nature alors qu'en milieu urbain c'est flippant. Le hamac c'est pas mal pour commencer (en plus on peu rajouter la bâche par dessus) mais au bout d'un moment c'est pas très confortable. Je dois préciser maintenant que je ne parle pas de dormir en forêt tropical mais dans nos bonnes vielles forets et montagnes d'Europe y'a déja de quoi faire.
bon je m'arrête là pour l'instant en espérant que certains sont (si ce n'est concernés) intéressés et qu'on ne va pas tomber dans un débat stérile.
topette
toma
Région de Nuoro en Sardaigne à moto
bonjour a tous!le 13 juin nous partons quatre motos pour la sardaigne dans la région de nuoro, je souhaiterai avoir quelques informations sur les beaux coins à visiter mais surtout les petits restos symphatiques aux prix ok merçi !
Vacances d'une amie srilankaise à Paris et formalités
Bonjour,
Je souhaite faire venir une jeune fille sri lankaise que je connais depuis plus de 15 ans, elle a 18 ans aujourd'hui pour une dizaine de jours de vacances en France. Quelqu'un pourrait-il me renseigner, au premier abords cela parait très difficile autant pour nous français (papiers et frais innombrables) que pour la personne venant en France. (Vol, Passeport, Visa, Assurance, accompagnement (car elle n'a jamais pris l'avion ni sortie de son pays, Timbre fiscal et j'en passe). Tout cela pour des petites vacances en France, je trouve cela presque impossible, quel dommage.😐 A vous lire. Cdt Boun
Je souhaite faire venir une jeune fille sri lankaise que je connais depuis plus de 15 ans, elle a 18 ans aujourd'hui pour une dizaine de jours de vacances en France. Quelqu'un pourrait-il me renseigner, au premier abords cela parait très difficile autant pour nous français (papiers et frais innombrables) que pour la personne venant en France. (Vol, Passeport, Visa, Assurance, accompagnement (car elle n'a jamais pris l'avion ni sortie de son pays, Timbre fiscal et j'en passe). Tout cela pour des petites vacances en France, je trouve cela presque impossible, quel dommage.😐 A vous lire. Cdt Boun
Écosse: du côté des HighLands en août 2018
Ecosse août 2018
Vendredi 3 août : Découverte d'Edimbourg
Les photos du 1er jour
Merci à Daniel, mon époux, qui a rédigé ce texte 😐
Nous sommes arrivés hier soir à Edimbourg après un trajet en train de Genval à l'aéreport de Bruxelles, un vol jusqu'Edimbourg et le réception un peu chaotique de notre voiture de location 'lowcost'. La prise en main, volant à droite, changement de vitesse à gauche et conduite à gauche, pas facile ! Nous logeons dans un complexe universitaire : confort sommaire mais très bien géré. Au programme de la journée nous troquons la voiture pour le bus local et la visite à pied de la Ville. Les Jeux Européens de Glasgow 2018 viennent de débuter et la Résidence "Chancellor's Court Pollock Hall " de l'Université accueille un certain nombre de délégations de sportifs britanniques et étrangers notamment pour les épreuves de natation et de voile. Il y a également des chinois, des canadiens, des australiens, des mexicains pas plus sportifs que nous et qui viennent à Edimbourg dans le cadre des festivals et autres échanges culturels ou linguistiques. La salle du petit déjeuner est bondée et très bruyante. Le petit déjeuner est on ne peut plus varié et excellent. Nous prenons le Bus 33 qui passe près de la piscine olympique "Royal Commonwealth Pool" à deux rues de la résidence. Nous achetons un Pass pour la journée (4 livres par personne). Le chauffeur organise le change avec un autre passager. Après 5 arrêts seulement il nous dépose sur South Bridge Road dans Old Town. Août est le mois des festivals à Edimbourg et l'animation est à son maximum. L'esplanade devant le Castle est équipée en gradins pour recevoir dès ce soir les spectateurs de la Tatoo Parade. Sur l'artère historique et pentue du Royal Mile (en fait plusieurs rues successives Castel Hill, Lawnmarket, High street et Canongate) qui relie le Castle au château de Hillerod Park se déroule le "Fringe Festival" avec comme emblème des pigeons colorés placés sur les bâtiments bordant la rue. Il s'agit d'un festival de rue organisé par de jeunes artistes, cracheurs de feu et autres saltimbanques. Il est 10h30 et l'animation se met en place avec les premiers sons de cornemuses et les statues humaines de fantômes et squelettes. On cultive le morbide et le mystère en Ecosse. Nous remontons le Royal Mile vers Castlehill en faisant l'un ou l'autre détour dans des petites ruelles adjacentes. A l'approche de la forteresse médiévale, les anciens bâtiments à plusieurs ��tages sont assez impressionnants. Au rez de chaussée ils hébergent divers magasins à souvenirs, boutiques de kilts et tartans écossais, articles en cachemires et autres spécialités écossaises sous forme de produits de bouche et boissons bien connues. Nous pénétrons dans la Cathédrale Saint Gilles dont l'intérieur est assez austère, nous y observons la tombe du Marquis de Montrose qui fit exécuter le premier Marquis d'Argyll (dont nous visiterons plus tard le château familial à Inveraray), la "Chapelle du Chardon ou "Thistle Chapel" avec les stalles et emblèmes du souverain et des 16 chevaliers de l'Ordre du Pardon. Dans la rue nous apercevons devant Parliament House la statue de Adam Smith et la Mercat Cross (croix du marché). Sur une petite ruelle, nous observons le Writers museum et une petite place agréable avec une statue de pigeon mort commémorant la trop courte vie d'une jeune femme, symbolisée par les ailes coupées. Nous ne visiterons pas le musée du Whisky. Dans la rue quelques photos d'Ecossais typiques en kilt ou de groupes folkloriques venues du Kazakstan pour le Fringe Festival. Repas dans un agréable pub juste avant l'arrivée de la foule. Première bière écossaise qui fait le plus grand bien. Plus loin en redescendant le Royal Mile, je cherche l'église de Canongate Church entourée de son cimetière ou nous trouvons la tombe de Adam Smith. La Chapelle royale est très typique et est surmontée en façade par une tête de cerf portant une croix, rappelant la légende de Holy Rood 'le roi David 1er désarçonné par un cerf lors d'une chasse aurait vu le bois du cerf se transformer en crucifix). De là nous prenons un bus de ville pour Ocean View avec l'espoir de voir le Royal Yacht Britannia amarré dans le port. Le bus après divers détours dans des quartiers plus populaires de la Ville et un passage rapide devant l'Abbaye de Holirood nous conduit dans une grande surface commerciale en forme de bateau d'où l'accès est organisé directement sur le pont du Yacht. Malgré toutes les explications fournies par le préposé, nous préférons ne pas nous attarder et nous contenter d'une vue lointaine prise de la terrasse d'un café. De retour en centre Ville nous explorons en contrebas du Miles la rue animée et commerçante de Princes Street au départ de la gare de Waverley et de l'hôtel Balmoral dont la tour de l'horloge invite les passants à avancer leur montre de 3 minutes pour ne pas rater le train. Là encore l'animation bat son plein dans les jardins qui bordent la rue en nous conduisant via le Scott Monument au bâtiment de la National Gallery of Scotland. Le monument en l'honneur de Walter Scott avec sa flèche gothique et le monument au centre est assez impressionnant et permet de belles photos. Sur l'esplanade de la National gallery, Denise fait quelques achats bijoux pour nos filles, en particulier les boucles d'oreilles et le collier 'libellule' dénichés au stand 'Becka's Insects' (qui demande de communiquer son site, voilà qui est fait ;-) L'objet principal de ses oeuvres, d'une finesse et inspiration extraordinaires, nous fait penser à notre nièce Florence, qui partage plus d'un point commun avec Becka l'artiste. Puis nous remontons la rue qui nous ramène au Royal Mile via Victoria Street (bordée de bâtiments très colorés) et Grassmarket. De là nous rejoignons le cimetière et l'Eglise de Greyfriars. Ce cimetière hanté par un certain Mackenzie, pourfendeur des révoltés covenantaires emprisonnés jusqu'à leur mort d'épuisement et de faim. Ce cimetière dégage une certaine atmosphère inquiétante. Autre vedette du cimetière le chien Bobby dont nous ne retrouverons pas la statue mais bien celle de son maitre et dont l'effigie fait le bonheur d'un pub à l'entrée du cimetière. Après un léger pique-nique à l'hôtel, Denise insiste pour faire une dernière ballade au sommet du volcan jouxtant la résidence sur Holyrood Park, avec le promontoire de Arthur Seat (251m). Le soleil est en train de se coucher et la vue panoramique sur la Ville nous plait énormément. Nous dormirons bien cette nuit.
Samedi 4 août : Edimbourg - Dunkeld - Pitlochry - Newtonmore - Cainrgorms-Loch Ness (Foyers)
Les photos du 2e jour
Après un petit déjeuner matinal, reprise en main de notre voiture pour commencer le périple. Nous faisons un premier arrêt à l'entrée de Forth Road Bridge (fermé à la circulation) au Visitor Center qui offre une vue panoramique sur le Forth et ses 3 ponts de 3 générations différentes : Queens ferry Crossing inauguré en 2017 (le plus long pont à haubans d'Europe), Forth Road bridge pont suspendu inauguré en 1964 et le pont ferroviaire de Forth Rail bridge, pont suspendu sans câble de la fin du 19e siècle, classé au Patrimoine de l'UNESCO. Nous passons par Queens ferry Crossing (2700m) sur la M90 qui nous conduit à notre second arrêt dans la petite ville de Dunkeld au nord de Perth. Ce petit village se situe au bord de la rivière Tay avec un joli pont et un centre historique comprenant une cathédrale. Nous ne nous attardons pas et faisons halte un peu plus au nord sur le site "The Heritage" pour une petite ballade en forêt. Les parcmètres n'acceptent pas mes vieilles pièces de 1 livre et un écossais me fait le change bien heureux de prendre cette pièce de collection. La promenade agréable en forêt suit le cours torrentueux de la rivière Braan. Au détour, nous découvrons un vieux pont avec un point de vue aménagé sur des chutes (Ossian's Falls) ainsi qu'une petite grotte. Remarquable également les troncs et souches d'arbres dans lesquels on a enfoncé des pièces de monnaie. Porte bonheur sans doute... Sur place il n'y a pas de toilettes mais bien un vendeur de sandwich. Nous mangeons rapidement avant de reprendre sous la pluie notre voiture pour Pitlochry, prochaine halte quelques miles plus loin. Nous arrêtons près de l'Office de tourisme puis dans un salon de thé où nous dégustons un cappuccino. La main Street (Atholl Road) est jolie avec ses maisons fleuries assez typiques. Petite promenade vers le barrage hydroélectrique et son échelle à saumons. Pour l'observation des saumons il faudra revenir, mais la ballade est agréable. De là nous reprenons la route en faisant un petit détour par des routes sinueuses et dangereuses vers Queens View le long du Loch Turmel. Le prochain arrêt sera à Newtonmore après des paysages de plus en plus dégagés alternant des collines (Cainrgorms) couverts de bruyère, des forêts de pins et des lochs plus ou moins grands. A l'entrée du village de Newtonmore se tiennent ce samedi les Highland Games de l'endroit assez réputés. Nous arrivons juste à temps pour voir défiler un grand orchestre local avec cornemuses et tambours. Lancer de poids en hauteur, de ballots de paille, de troncs entiers et concours de rapidité pour absorber la spécialité locale le "haggy" sont autant d'attractions typiques. Denise fait la causette avec le chef d'orchestre, puis deux américaines qui nous apprennent que le Prince Charles a fait une petite visite sur place plus tôt. Nous passons outre Aviemore, capitale des Cainrgorms et le petit tour du Loch Vaa que j'avais repéré sur le site de Highlandwalking durant ma préparation du voyage. Il est trop tard et la route encore longue. J'ai décidé d'éviter la Ville d'Inverness et de couper quelques miles plus tôt par la B851 vers le Loch Ness et Foyers, lieu d'étape pour les deux prochaines nuits. La route est longue, sinueuse, à sens unique mais bucolique. Nous faisons un arrêt photo pour les célèbres vaches Angus et Highland ansi que les moutons. La descente vers Foyers est périlleuse d'autant plus qu'on ne savait pas vraiment où on devait aboutir. L'auberge "Craigdarroch Inn" se situe à flanc de colline avec vue sur le Loch depuis notre chambre. Cerise sur le gâteau on pourra manger sur place dans un pub bien agréable.
Dimanche 5 août - Loch Ness- Black Isle et Cromarty
Les photos du 3e jour
Après le petit déjeuner, nous partons à la découverte de la Région du Loch Ness. J'ai préparé un gros programme pour la journée mais il sera difficile de le mener à bien vu l'état des routes et la difficulté de circuler dans un trafic assez dense. Nous preons la route en longeant le lac par l'Est via la B852 en direction d'Inverness. Cette route offre divers points de vue sur le Loch Ness. Notre premier arrêt sera pour le cimetière de "Baleskyne Graveyard" qui donne une belle vue sur le Loch et contient des tombes très anciennes. Nous débouchons sur la sortie du Loch à la périphérie d'Inverness avec plusieurs ponts levants sur le Canal Caledonian qui conduit de la Mer du Nord via le Loch Ness, le loch Lochy au delà de la pointe sud du Loch Ness à Fort Augustus, puis le Loch Linnhe au départ de Fort William qui donne sur l'Océan Atlantique au large de Oban. Ce Canal suit une ancienne faille terrestre comme nous l'explique le petit film d'introduction à l'histoire du loch Ness au Visitor center de Drumnadrochit. La A862 en direction de Beauly est très fréquentée surtout en sens inverse vers Inverness. Le trafic est donc très lent sur cette route à deux voies. Je dois réviser mon objectif d'atteindre Ullapool et les Falls of Measach. Difficile également vu les embouteillages de retourner sur Inverness pour aller visiter les Clava Cairns et la vallée de la SPey où se trouvent le coeur de la production de whisky dans les Cairngorms. Nous poursuivons dès lors jusque Muir of Ord, carrefour routier pour y faire un arrêt picnic et revoir l'itinéraire. Nous optons pour la direction de Black Isles et la pointe de Cromarty où nous pourrons observer les plateformes pétrolières de la mer du Nord. Le petit port de Cromarty en valait la visite avec sa plage donnant sur les plateformes pétrolières proches, le petit port de ferry en activité limitée, ses petites maisons blanches, son église gaélique dédiée à Saint Régulus et la promenade débouchant sur le cimetière. Au départ de Cromarty nous rebroussons sur la A832 vers Fortrose et la visite des ruines de sa cathédrale, bien mises en valeur le long de Moray Firth. Pour éviter Inverness nous coupons par la montagne (Glen Conyinth et A833) vers Dromnadrochit sur le loch Ness. La visite du Visitor Center nous dit tout sur l'hôte présuné du loch et les différentes expéditions scientifiques pour tenter de donner une explication aux apparitions supposées de Nessie. De là petit arrêt photo du Château de Urqhuart et tour du Lac en poursuivant sur la A82 vers Fort Augustus. et de l'autre côté du loch vers l'hôtel via la route de montagne B862, une belle route avec quelques apparitions de moutons sur la route... Le repas à l'hôtel sera animé par deux touristes Texannes qui appréciaient particulièrement la bière. A noter que l'une d'entre elle tenait un petit ranch au Texas avec la particularité de détenir une bête à corne reprise au Guiness book des records pour l'amplitude de ses cornes...
Lundi 6 août : Falls of Foyers - Fort Williams - Oban
Les photos du 4e jour
Ce matin, Denise exerce son allemand avec un couple de Berlin qui déjeune à la table voisine. C'est décidé nous allons trouver cette fameuse promenade qui doit forcément passer par l'hôtel. Effectivement après le check out, nous empruntons un petit sentier qui monte dans les bois à droite de l'hôtel. La promenade qui fait environ 3,5 miles est à recommander. Puis nous faisons route vers notre prochain lieu d'étape Oban par la route prise le jour précédent vers Fort Augustus. De là nous poursuivons vers Fort Williams. L'objectif est d'atteindre vers 14h30 le viaduc de Glenfimann où doit passer le train à vapeur de Harry Potter. Si nous y arrivons effectivement bien à l'avance vers 13 h, c'est sous une pluie forte avec l'espoir de trouver au Visitor Center, lieu de départ de la ballade, de quoi nous restaurer. Grosse déception : il n'est pas possible de se garer à cause d'une cérémonie de funérailles en cours dans l'église voisine. Nous faisons plusieurs tentatives plus loin mais la pluie redouble et l'énervement pointe... Nous continuons sur la A830 dans la direction de Mallaig mais si le paysage se fait très beau, pas le moindre magasin ou restaurant pour manger. Qui plus est une alerte "pneu dégonflé" se met en marche et nécessite un contrôle. La route longe une voie de chemin de fer mais attendre une heure sous la pluie à un endroit qui n'est pas emblématique ne m'inspire pas du tout et nous retournons en arrière vers Fort Williams. Nous trouvons heureusement rapidement une station service pour vérifier que les pneus sont bien OK et acheter de quoi manger. En face se trouve la "Ben Nevis Distillery" que nous visitons avec une petite dégustation finale. Toujours sous le coup de notre déception, nous faisons peu d'efforts pour comprendre les explications données sur le processus de fabrication et de maturation du breuvage local. La pluie est toujours présente et nous faisons à nouveau l'impasse sur la prochaine visite qui passait par le défilé de Glencoe. Direction Oban où nous découvrons l'hôtel dès l'entrée de ce petit port maritime. Un vieil établissement mais pour une nuit cela passera. Nous découvrons la petite ville à l'entrée du soir, à la recherche d'un bon restaurant de poissons. Refoulés dans deux établissements renommés nous optons pour un troisième sur le Pier et pour patienter trois quart d'heure, nous prenons un apéritif mousseux bien apprécié. Le repas est tout à fait sympa et nous rejoignons l'hôtel pour une bonne nuit réparatrice.
Les photos du 5e jour
Mardi 7 août - Château de Inveraray - Trossach National Park- Loch lommond - Helensburgh
Nous prenons la direction de Inveraray et son château construit à partir de 1743, siège des Ducs d'Argyll et du clan Campbell. Pour y parvenir nous prenons la A85 depuis Oban puis la A819 avec de belles vues sur les Lochs Etiwe et Awe. Le village d'Inveraray offre une jolie perspective sur le Loch Flynne. Le château est un peu à l'écart et nous nous y rendons à pied depuis le centre du village. la salle d'armes est particulièrement impressionnante avec sa collection d'épées, de mousquets et de piques. Les ducs d'Argyll étaient des combattants particulièrement actifs . Les ancêtres du duc actuel ont combattu à Waterloo et sur l'Yser en 1914. Dans une salle nous découvrons un collection de tambours des divers régiments de highlanders écossais dirigés par les ducs d'Argyll. L'emblème de la famille est le sanglier que nous retrouvons notamment sur la grille du parc. A voir également en sous-sol la vieille cuisine d'époque avec son tourne broche en fonctionnement. Le parcours dans les différentes salles est didactique avec des fiches en français qui reprennent certaines anecdotes. Ainsi dans la salle Victoria, nous apprenons que la fille de la reine Victoria a épousé un Duc d'Argyll devenu gouverneur du Canada; la princesse Louise a donné son nom au Lake Louise dans l'Alberta. Plusieurs fantômes hantent le château et ne se manifestent qu'à certaines personnes. Pendant la visite du jardin, nous apercevons le duc actuel qui embarquait des valises dans sa voiture. Le jardin est remarquable même s'il est sans doute plus intéressant à visiter au printemps. A noter les têtes d'aigle sculptées sur les troncs d'arbre. Les maisons du village sont très photogéniques ; Daniel pose devant la prison locale reconvertie en musée. Nous prenons un lunch léger à l'auberge "Inveraray Inn" face au Loch. De là nous repartons direction Helensburg via La route A82 longeant le Loch Lomond et en traversant le parc naturel des "Trossachs". Nous nous arrêtons en chemin dans la montagne au bord d'une rivière torrentueuse avec de jolies cascades. Arrivés assez tôt à Rhu en périphérie de Hellensburg nous prenons nos quartiers dans le dernier hôtel réservé le "Rosslea Hall Hôtel" et partons pour une dernière ballade écossaise sur la presqu'île de Ardmore un peu avant Helensburg. Bien que renseignée dans l'application Walkhyghlands le parking ne fut pas facile à trouver et nous nous dirigeons tout d'abord au sein d'une propriété privée au bout d'un chemin de terre. Revenant en arrière, nous sommes interpelés par le propriétaire qui nous avait suivi en voiture. Notre visite étant pour lui absolument 'unusual' ! Nous sommes arrêtés cette fois au bon endroit et faisons à pied le tour circulaire de la presqu'ile entourée d'une belle végétation et du loch. Belle promenade facile, à recommander, sur une distance de 3,5 km. Dernier repas en ville dans un hall industriel désaffecté en centre ville. Bel endroit pour un repas décontracté: le "Riverhill Café".
Les photos du 6e jour
Mercredi 8 août - Retour.
Journée de retour via le parc national des Trossachs sous une pluie battante, et la ville de Stirling de laquelle nous apercevons le château depuis l'autoroute M9.
A l'aéroport, la statue d'un aviateur détenteur de multiples records du monde, héros local, nous attire. Son inauguration vient d'avoir lieu il y a à peine un mois.
Le retour se passe sans encombres jusqu'à l'aéroport de Bruxelles-National complètement saturé, même à la sortie avec nos valises à la porte des arrivées. Sandrine nous y attend et je rencontre ma collègue Marie et sa petite Celia juste à la sortie ! Bonsoir la Belgique, Bruxelles, le Brabant Wallon et la maison.
Vendredi 3 août : Découverte d'Edimbourg
Les photos du 1er jour
Merci à Daniel, mon époux, qui a rédigé ce texte 😐
Nous sommes arrivés hier soir à Edimbourg après un trajet en train de Genval à l'aéreport de Bruxelles, un vol jusqu'Edimbourg et le réception un peu chaotique de notre voiture de location 'lowcost'. La prise en main, volant à droite, changement de vitesse à gauche et conduite à gauche, pas facile ! Nous logeons dans un complexe universitaire : confort sommaire mais très bien géré. Au programme de la journée nous troquons la voiture pour le bus local et la visite à pied de la Ville. Les Jeux Européens de Glasgow 2018 viennent de débuter et la Résidence "Chancellor's Court Pollock Hall " de l'Université accueille un certain nombre de délégations de sportifs britanniques et étrangers notamment pour les épreuves de natation et de voile. Il y a également des chinois, des canadiens, des australiens, des mexicains pas plus sportifs que nous et qui viennent à Edimbourg dans le cadre des festivals et autres échanges culturels ou linguistiques. La salle du petit déjeuner est bondée et très bruyante. Le petit déjeuner est on ne peut plus varié et excellent. Nous prenons le Bus 33 qui passe près de la piscine olympique "Royal Commonwealth Pool" à deux rues de la résidence. Nous achetons un Pass pour la journée (4 livres par personne). Le chauffeur organise le change avec un autre passager. Après 5 arrêts seulement il nous dépose sur South Bridge Road dans Old Town. Août est le mois des festivals à Edimbourg et l'animation est à son maximum. L'esplanade devant le Castle est équipée en gradins pour recevoir dès ce soir les spectateurs de la Tatoo Parade. Sur l'artère historique et pentue du Royal Mile (en fait plusieurs rues successives Castel Hill, Lawnmarket, High street et Canongate) qui relie le Castle au château de Hillerod Park se déroule le "Fringe Festival" avec comme emblème des pigeons colorés placés sur les bâtiments bordant la rue. Il s'agit d'un festival de rue organisé par de jeunes artistes, cracheurs de feu et autres saltimbanques. Il est 10h30 et l'animation se met en place avec les premiers sons de cornemuses et les statues humaines de fantômes et squelettes. On cultive le morbide et le mystère en Ecosse. Nous remontons le Royal Mile vers Castlehill en faisant l'un ou l'autre détour dans des petites ruelles adjacentes. A l'approche de la forteresse médiévale, les anciens bâtiments à plusieurs ��tages sont assez impressionnants. Au rez de chaussée ils hébergent divers magasins à souvenirs, boutiques de kilts et tartans écossais, articles en cachemires et autres spécialités écossaises sous forme de produits de bouche et boissons bien connues. Nous pénétrons dans la Cathédrale Saint Gilles dont l'intérieur est assez austère, nous y observons la tombe du Marquis de Montrose qui fit exécuter le premier Marquis d'Argyll (dont nous visiterons plus tard le château familial à Inveraray), la "Chapelle du Chardon ou "Thistle Chapel" avec les stalles et emblèmes du souverain et des 16 chevaliers de l'Ordre du Pardon. Dans la rue nous apercevons devant Parliament House la statue de Adam Smith et la Mercat Cross (croix du marché). Sur une petite ruelle, nous observons le Writers museum et une petite place agréable avec une statue de pigeon mort commémorant la trop courte vie d'une jeune femme, symbolisée par les ailes coupées. Nous ne visiterons pas le musée du Whisky. Dans la rue quelques photos d'Ecossais typiques en kilt ou de groupes folkloriques venues du Kazakstan pour le Fringe Festival. Repas dans un agréable pub juste avant l'arrivée de la foule. Première bière écossaise qui fait le plus grand bien. Plus loin en redescendant le Royal Mile, je cherche l'église de Canongate Church entourée de son cimetière ou nous trouvons la tombe de Adam Smith. La Chapelle royale est très typique et est surmontée en façade par une tête de cerf portant une croix, rappelant la légende de Holy Rood 'le roi David 1er désarçonné par un cerf lors d'une chasse aurait vu le bois du cerf se transformer en crucifix). De là nous prenons un bus de ville pour Ocean View avec l'espoir de voir le Royal Yacht Britannia amarré dans le port. Le bus après divers détours dans des quartiers plus populaires de la Ville et un passage rapide devant l'Abbaye de Holirood nous conduit dans une grande surface commerciale en forme de bateau d'où l'accès est organisé directement sur le pont du Yacht. Malgré toutes les explications fournies par le préposé, nous préférons ne pas nous attarder et nous contenter d'une vue lointaine prise de la terrasse d'un café. De retour en centre Ville nous explorons en contrebas du Miles la rue animée et commerçante de Princes Street au départ de la gare de Waverley et de l'hôtel Balmoral dont la tour de l'horloge invite les passants à avancer leur montre de 3 minutes pour ne pas rater le train. Là encore l'animation bat son plein dans les jardins qui bordent la rue en nous conduisant via le Scott Monument au bâtiment de la National Gallery of Scotland. Le monument en l'honneur de Walter Scott avec sa flèche gothique et le monument au centre est assez impressionnant et permet de belles photos. Sur l'esplanade de la National gallery, Denise fait quelques achats bijoux pour nos filles, en particulier les boucles d'oreilles et le collier 'libellule' dénichés au stand 'Becka's Insects' (qui demande de communiquer son site, voilà qui est fait ;-) L'objet principal de ses oeuvres, d'une finesse et inspiration extraordinaires, nous fait penser à notre nièce Florence, qui partage plus d'un point commun avec Becka l'artiste. Puis nous remontons la rue qui nous ramène au Royal Mile via Victoria Street (bordée de bâtiments très colorés) et Grassmarket. De là nous rejoignons le cimetière et l'Eglise de Greyfriars. Ce cimetière hanté par un certain Mackenzie, pourfendeur des révoltés covenantaires emprisonnés jusqu'à leur mort d'épuisement et de faim. Ce cimetière dégage une certaine atmosphère inquiétante. Autre vedette du cimetière le chien Bobby dont nous ne retrouverons pas la statue mais bien celle de son maitre et dont l'effigie fait le bonheur d'un pub à l'entrée du cimetière. Après un léger pique-nique à l'hôtel, Denise insiste pour faire une dernière ballade au sommet du volcan jouxtant la résidence sur Holyrood Park, avec le promontoire de Arthur Seat (251m). Le soleil est en train de se coucher et la vue panoramique sur la Ville nous plait énormément. Nous dormirons bien cette nuit.
Samedi 4 août : Edimbourg - Dunkeld - Pitlochry - Newtonmore - Cainrgorms-Loch Ness (Foyers)
Les photos du 2e jour
Après un petit déjeuner matinal, reprise en main de notre voiture pour commencer le périple. Nous faisons un premier arrêt à l'entrée de Forth Road Bridge (fermé à la circulation) au Visitor Center qui offre une vue panoramique sur le Forth et ses 3 ponts de 3 générations différentes : Queens ferry Crossing inauguré en 2017 (le plus long pont à haubans d'Europe), Forth Road bridge pont suspendu inauguré en 1964 et le pont ferroviaire de Forth Rail bridge, pont suspendu sans câble de la fin du 19e siècle, classé au Patrimoine de l'UNESCO. Nous passons par Queens ferry Crossing (2700m) sur la M90 qui nous conduit à notre second arrêt dans la petite ville de Dunkeld au nord de Perth. Ce petit village se situe au bord de la rivière Tay avec un joli pont et un centre historique comprenant une cathédrale. Nous ne nous attardons pas et faisons halte un peu plus au nord sur le site "The Heritage" pour une petite ballade en forêt. Les parcmètres n'acceptent pas mes vieilles pièces de 1 livre et un écossais me fait le change bien heureux de prendre cette pièce de collection. La promenade agréable en forêt suit le cours torrentueux de la rivière Braan. Au détour, nous découvrons un vieux pont avec un point de vue aménagé sur des chutes (Ossian's Falls) ainsi qu'une petite grotte. Remarquable également les troncs et souches d'arbres dans lesquels on a enfoncé des pièces de monnaie. Porte bonheur sans doute... Sur place il n'y a pas de toilettes mais bien un vendeur de sandwich. Nous mangeons rapidement avant de reprendre sous la pluie notre voiture pour Pitlochry, prochaine halte quelques miles plus loin. Nous arrêtons près de l'Office de tourisme puis dans un salon de thé où nous dégustons un cappuccino. La main Street (Atholl Road) est jolie avec ses maisons fleuries assez typiques. Petite promenade vers le barrage hydroélectrique et son échelle à saumons. Pour l'observation des saumons il faudra revenir, mais la ballade est agréable. De là nous reprenons la route en faisant un petit détour par des routes sinueuses et dangereuses vers Queens View le long du Loch Turmel. Le prochain arrêt sera à Newtonmore après des paysages de plus en plus dégagés alternant des collines (Cainrgorms) couverts de bruyère, des forêts de pins et des lochs plus ou moins grands. A l'entrée du village de Newtonmore se tiennent ce samedi les Highland Games de l'endroit assez réputés. Nous arrivons juste à temps pour voir défiler un grand orchestre local avec cornemuses et tambours. Lancer de poids en hauteur, de ballots de paille, de troncs entiers et concours de rapidité pour absorber la spécialité locale le "haggy" sont autant d'attractions typiques. Denise fait la causette avec le chef d'orchestre, puis deux américaines qui nous apprennent que le Prince Charles a fait une petite visite sur place plus tôt. Nous passons outre Aviemore, capitale des Cainrgorms et le petit tour du Loch Vaa que j'avais repéré sur le site de Highlandwalking durant ma préparation du voyage. Il est trop tard et la route encore longue. J'ai décidé d'éviter la Ville d'Inverness et de couper quelques miles plus tôt par la B851 vers le Loch Ness et Foyers, lieu d'étape pour les deux prochaines nuits. La route est longue, sinueuse, à sens unique mais bucolique. Nous faisons un arrêt photo pour les célèbres vaches Angus et Highland ansi que les moutons. La descente vers Foyers est périlleuse d'autant plus qu'on ne savait pas vraiment où on devait aboutir. L'auberge "Craigdarroch Inn" se situe à flanc de colline avec vue sur le Loch depuis notre chambre. Cerise sur le gâteau on pourra manger sur place dans un pub bien agréable.
Dimanche 5 août - Loch Ness- Black Isle et Cromarty
Les photos du 3e jour
Après le petit déjeuner, nous partons à la découverte de la Région du Loch Ness. J'ai préparé un gros programme pour la journée mais il sera difficile de le mener à bien vu l'état des routes et la difficulté de circuler dans un trafic assez dense. Nous preons la route en longeant le lac par l'Est via la B852 en direction d'Inverness. Cette route offre divers points de vue sur le Loch Ness. Notre premier arrêt sera pour le cimetière de "Baleskyne Graveyard" qui donne une belle vue sur le Loch et contient des tombes très anciennes. Nous débouchons sur la sortie du Loch à la périphérie d'Inverness avec plusieurs ponts levants sur le Canal Caledonian qui conduit de la Mer du Nord via le Loch Ness, le loch Lochy au delà de la pointe sud du Loch Ness à Fort Augustus, puis le Loch Linnhe au départ de Fort William qui donne sur l'Océan Atlantique au large de Oban. Ce Canal suit une ancienne faille terrestre comme nous l'explique le petit film d'introduction à l'histoire du loch Ness au Visitor center de Drumnadrochit. La A862 en direction de Beauly est très fréquentée surtout en sens inverse vers Inverness. Le trafic est donc très lent sur cette route à deux voies. Je dois réviser mon objectif d'atteindre Ullapool et les Falls of Measach. Difficile également vu les embouteillages de retourner sur Inverness pour aller visiter les Clava Cairns et la vallée de la SPey où se trouvent le coeur de la production de whisky dans les Cairngorms. Nous poursuivons dès lors jusque Muir of Ord, carrefour routier pour y faire un arrêt picnic et revoir l'itinéraire. Nous optons pour la direction de Black Isles et la pointe de Cromarty où nous pourrons observer les plateformes pétrolières de la mer du Nord. Le petit port de Cromarty en valait la visite avec sa plage donnant sur les plateformes pétrolières proches, le petit port de ferry en activité limitée, ses petites maisons blanches, son église gaélique dédiée à Saint Régulus et la promenade débouchant sur le cimetière. Au départ de Cromarty nous rebroussons sur la A832 vers Fortrose et la visite des ruines de sa cathédrale, bien mises en valeur le long de Moray Firth. Pour éviter Inverness nous coupons par la montagne (Glen Conyinth et A833) vers Dromnadrochit sur le loch Ness. La visite du Visitor Center nous dit tout sur l'hôte présuné du loch et les différentes expéditions scientifiques pour tenter de donner une explication aux apparitions supposées de Nessie. De là petit arrêt photo du Château de Urqhuart et tour du Lac en poursuivant sur la A82 vers Fort Augustus. et de l'autre côté du loch vers l'hôtel via la route de montagne B862, une belle route avec quelques apparitions de moutons sur la route... Le repas à l'hôtel sera animé par deux touristes Texannes qui appréciaient particulièrement la bière. A noter que l'une d'entre elle tenait un petit ranch au Texas avec la particularité de détenir une bête à corne reprise au Guiness book des records pour l'amplitude de ses cornes...
Lundi 6 août : Falls of Foyers - Fort Williams - Oban
Les photos du 4e jour
Ce matin, Denise exerce son allemand avec un couple de Berlin qui déjeune à la table voisine. C'est décidé nous allons trouver cette fameuse promenade qui doit forcément passer par l'hôtel. Effectivement après le check out, nous empruntons un petit sentier qui monte dans les bois à droite de l'hôtel. La promenade qui fait environ 3,5 miles est à recommander. Puis nous faisons route vers notre prochain lieu d'étape Oban par la route prise le jour précédent vers Fort Augustus. De là nous poursuivons vers Fort Williams. L'objectif est d'atteindre vers 14h30 le viaduc de Glenfimann où doit passer le train à vapeur de Harry Potter. Si nous y arrivons effectivement bien à l'avance vers 13 h, c'est sous une pluie forte avec l'espoir de trouver au Visitor Center, lieu de départ de la ballade, de quoi nous restaurer. Grosse déception : il n'est pas possible de se garer à cause d'une cérémonie de funérailles en cours dans l'église voisine. Nous faisons plusieurs tentatives plus loin mais la pluie redouble et l'énervement pointe... Nous continuons sur la A830 dans la direction de Mallaig mais si le paysage se fait très beau, pas le moindre magasin ou restaurant pour manger. Qui plus est une alerte "pneu dégonflé" se met en marche et nécessite un contrôle. La route longe une voie de chemin de fer mais attendre une heure sous la pluie à un endroit qui n'est pas emblématique ne m'inspire pas du tout et nous retournons en arrière vers Fort Williams. Nous trouvons heureusement rapidement une station service pour vérifier que les pneus sont bien OK et acheter de quoi manger. En face se trouve la "Ben Nevis Distillery" que nous visitons avec une petite dégustation finale. Toujours sous le coup de notre déception, nous faisons peu d'efforts pour comprendre les explications données sur le processus de fabrication et de maturation du breuvage local. La pluie est toujours présente et nous faisons à nouveau l'impasse sur la prochaine visite qui passait par le défilé de Glencoe. Direction Oban où nous découvrons l'hôtel dès l'entrée de ce petit port maritime. Un vieil établissement mais pour une nuit cela passera. Nous découvrons la petite ville à l'entrée du soir, à la recherche d'un bon restaurant de poissons. Refoulés dans deux établissements renommés nous optons pour un troisième sur le Pier et pour patienter trois quart d'heure, nous prenons un apéritif mousseux bien apprécié. Le repas est tout à fait sympa et nous rejoignons l'hôtel pour une bonne nuit réparatrice.
Les photos du 5e jour
Mardi 7 août - Château de Inveraray - Trossach National Park- Loch lommond - Helensburgh
Nous prenons la direction de Inveraray et son château construit à partir de 1743, siège des Ducs d'Argyll et du clan Campbell. Pour y parvenir nous prenons la A85 depuis Oban puis la A819 avec de belles vues sur les Lochs Etiwe et Awe. Le village d'Inveraray offre une jolie perspective sur le Loch Flynne. Le château est un peu à l'écart et nous nous y rendons à pied depuis le centre du village. la salle d'armes est particulièrement impressionnante avec sa collection d'épées, de mousquets et de piques. Les ducs d'Argyll étaient des combattants particulièrement actifs . Les ancêtres du duc actuel ont combattu à Waterloo et sur l'Yser en 1914. Dans une salle nous découvrons un collection de tambours des divers régiments de highlanders écossais dirigés par les ducs d'Argyll. L'emblème de la famille est le sanglier que nous retrouvons notamment sur la grille du parc. A voir également en sous-sol la vieille cuisine d'époque avec son tourne broche en fonctionnement. Le parcours dans les différentes salles est didactique avec des fiches en français qui reprennent certaines anecdotes. Ainsi dans la salle Victoria, nous apprenons que la fille de la reine Victoria a épousé un Duc d'Argyll devenu gouverneur du Canada; la princesse Louise a donné son nom au Lake Louise dans l'Alberta. Plusieurs fantômes hantent le château et ne se manifestent qu'à certaines personnes. Pendant la visite du jardin, nous apercevons le duc actuel qui embarquait des valises dans sa voiture. Le jardin est remarquable même s'il est sans doute plus intéressant à visiter au printemps. A noter les têtes d'aigle sculptées sur les troncs d'arbre. Les maisons du village sont très photogéniques ; Daniel pose devant la prison locale reconvertie en musée. Nous prenons un lunch léger à l'auberge "Inveraray Inn" face au Loch. De là nous repartons direction Helensburg via La route A82 longeant le Loch Lomond et en traversant le parc naturel des "Trossachs". Nous nous arrêtons en chemin dans la montagne au bord d'une rivière torrentueuse avec de jolies cascades. Arrivés assez tôt à Rhu en périphérie de Hellensburg nous prenons nos quartiers dans le dernier hôtel réservé le "Rosslea Hall Hôtel" et partons pour une dernière ballade écossaise sur la presqu'île de Ardmore un peu avant Helensburg. Bien que renseignée dans l'application Walkhyghlands le parking ne fut pas facile à trouver et nous nous dirigeons tout d'abord au sein d'une propriété privée au bout d'un chemin de terre. Revenant en arrière, nous sommes interpelés par le propriétaire qui nous avait suivi en voiture. Notre visite étant pour lui absolument 'unusual' ! Nous sommes arrêtés cette fois au bon endroit et faisons à pied le tour circulaire de la presqu'ile entourée d'une belle végétation et du loch. Belle promenade facile, à recommander, sur une distance de 3,5 km. Dernier repas en ville dans un hall industriel désaffecté en centre ville. Bel endroit pour un repas décontracté: le "Riverhill Café".
Les photos du 6e jour
Mercredi 8 août - Retour.
Journée de retour via le parc national des Trossachs sous une pluie battante, et la ville de Stirling de laquelle nous apercevons le château depuis l'autoroute M9.
A l'aéroport, la statue d'un aviateur détenteur de multiples records du monde, héros local, nous attire. Son inauguration vient d'avoir lieu il y a à peine un mois.
Le retour se passe sans encombres jusqu'à l'aéroport de Bruxelles-National complètement saturé, même à la sortie avec nos valises à la porte des arrivées. Sandrine nous y attend et je rencontre ma collègue Marie et sa petite Celia juste à la sortie ! Bonsoir la Belgique, Bruxelles, le Brabant Wallon et la maison.
Obtenir un visa J1/B2 pour les États-Unis depuis le Canada?
Bonjour,
Je commence une nouvelle discussion sur les visas, le waiver program et les USA. Je sais il y en a déjà beaucoup (je viens de les lire), mais ma question n'a pas trouvée de réponse pour le moment, alors je tente. Tout d'abord, je sais bien que je n'ai pas pensé à la situation de la manière la plus intelligente qui soit, et que je me retrouve donc dans une situation un peu compliquée par ma faute (mais c'est la vie, ça arrive parfois à certains d'entre nous). Ensuite je ne souhaite pas immigrer aux USA, j'ai un billet retour, j'ai 22 ans et mes amis et ma famille sont en France. Cependant je suis tout de même "bloquée" et voici pourquoi.
Etudiante française (j'ai fini mon master 2 fin avril), je suis venue aux Etats Unis pour assister à la graduation de mon copain (américain) en Oregon, puis j'ai passé un mois avec lui (preuve que je ne veux pas rester même pour lui, il part faire Peace Corps en septembre en Afrique de l'Ouest).
Pendant mon séjour on a rencontré des gens (et oui!) et un de ses anciens "mentor" d'une ONG américaine m'a proposé un stage (de 4 mois, non rémunéré) dans son ONG buildOn (leur site www.buildon.org si ça vous intéresse). Je cherchais un stage en France à ce moment là, mais cette offre m'a parue intéressante, j'ai donc dis oui! Je travaille donc avec lui depuis le début du mois de juin, après avoir changé mon billet d'avion (prévu fin mai pour début octobre, la fin de mon stage). Complètement à l'ouest (littéralement aussi puisque le stage est basé à San Francisco 😛), je n'ai pensé au visa qu'après avoir changé mon billet d'avion, accepté le stage et remplis et signé ma convention de stage...
JE suis entrée sans visa grâce au service waiver program (valable jusqu'au 26 juillet), je dois donc d'après mes recherches et les infos sur ce forum (et la pure logique), quitter les Etats Unis à cette date au plus tard. Cependant j'aimerai réellement pouvoir finir mon stage et donc revenir aux Etats Unis. Je sais grâce à de nombreuses discussions que je ne peux pas aller au Canada et re-rentrer avec une nouvelle période de 90 jours du Waiver Program. Cependant puis-je aller au Canada et faire une demande de visa de stage (J1) et/ou de tourisme de long terme (B2). J'ai des amis qui peuvent m'héberger un peu et je peux faire mon stage à distance pendant quelque temps (une, deux semaines).
J'ai cherché ailleurs pour savoir si je pouvais faire une demande de J1 ou de B2 depuis les Etats Unis mais mon entrée grâce au Waiver Program semble m'interdire de modifier mon statut "d'immigration (enfin plutôt de visite)", je ne vois donc pas d'autres solutions. Si vous pensez à quelque chose? Mes amis ici vont peut être appeler les services d'immigration américains pour voir si il y a une solution (puisque en toute honnêteté, je ne veux pas abuser du système, je ne veux surtout pas rester au delà de la période autorisée, je veux juste pouvoir régler ma situation un peu galère)
MERCI d'avance à vous tous qui avez peut être une solution à mon problème, ou des idées nouvelles :)
Très Cordialement,
Coline
Je commence une nouvelle discussion sur les visas, le waiver program et les USA. Je sais il y en a déjà beaucoup (je viens de les lire), mais ma question n'a pas trouvée de réponse pour le moment, alors je tente. Tout d'abord, je sais bien que je n'ai pas pensé à la situation de la manière la plus intelligente qui soit, et que je me retrouve donc dans une situation un peu compliquée par ma faute (mais c'est la vie, ça arrive parfois à certains d'entre nous). Ensuite je ne souhaite pas immigrer aux USA, j'ai un billet retour, j'ai 22 ans et mes amis et ma famille sont en France. Cependant je suis tout de même "bloquée" et voici pourquoi.
Etudiante française (j'ai fini mon master 2 fin avril), je suis venue aux Etats Unis pour assister à la graduation de mon copain (américain) en Oregon, puis j'ai passé un mois avec lui (preuve que je ne veux pas rester même pour lui, il part faire Peace Corps en septembre en Afrique de l'Ouest).
Pendant mon séjour on a rencontré des gens (et oui!) et un de ses anciens "mentor" d'une ONG américaine m'a proposé un stage (de 4 mois, non rémunéré) dans son ONG buildOn (leur site www.buildon.org si ça vous intéresse). Je cherchais un stage en France à ce moment là, mais cette offre m'a parue intéressante, j'ai donc dis oui! Je travaille donc avec lui depuis le début du mois de juin, après avoir changé mon billet d'avion (prévu fin mai pour début octobre, la fin de mon stage). Complètement à l'ouest (littéralement aussi puisque le stage est basé à San Francisco 😛), je n'ai pensé au visa qu'après avoir changé mon billet d'avion, accepté le stage et remplis et signé ma convention de stage...
JE suis entrée sans visa grâce au service waiver program (valable jusqu'au 26 juillet), je dois donc d'après mes recherches et les infos sur ce forum (et la pure logique), quitter les Etats Unis à cette date au plus tard. Cependant j'aimerai réellement pouvoir finir mon stage et donc revenir aux Etats Unis. Je sais grâce à de nombreuses discussions que je ne peux pas aller au Canada et re-rentrer avec une nouvelle période de 90 jours du Waiver Program. Cependant puis-je aller au Canada et faire une demande de visa de stage (J1) et/ou de tourisme de long terme (B2). J'ai des amis qui peuvent m'héberger un peu et je peux faire mon stage à distance pendant quelque temps (une, deux semaines).
J'ai cherché ailleurs pour savoir si je pouvais faire une demande de J1 ou de B2 depuis les Etats Unis mais mon entrée grâce au Waiver Program semble m'interdire de modifier mon statut "d'immigration (enfin plutôt de visite)", je ne vois donc pas d'autres solutions. Si vous pensez à quelque chose? Mes amis ici vont peut être appeler les services d'immigration américains pour voir si il y a une solution (puisque en toute honnêteté, je ne veux pas abuser du système, je ne veux surtout pas rester au delà de la période autorisée, je veux juste pouvoir régler ma situation un peu galère)
MERCI d'avance à vous tous qui avez peut être une solution à mon problème, ou des idées nouvelles :)
Très Cordialement,
Coline
Internet - Censure en Chine
Bonjour,
Je me rends en Chine dans 1 mois et j'aimerais savoir s'il existe des moyens de contourner la censure de certains sites Internet, en particulier Picasa et Blogger.
D'avance merci pour vos tuyaux... 😉
Je me rends en Chine dans 1 mois et j'aimerais savoir s'il existe des moyens de contourner la censure de certains sites Internet, en particulier Picasa et Blogger.
D'avance merci pour vos tuyaux... 😉
Formalités pour un Français au Cameroun et une Camerounaise en France?
Bonjour à vous Madame, Monsieur,
Je me permet de vous demander de l'aide et des avis voir mêmes des conseils :) Aprés avoir bien cherché, parcouru une bonne partie du forum à la recherche de réponses (j'en ai trouvé j'avoue mais la confirmation et la complémentarité à celles ci seraient bien ;) )
Donc je vous explique la situation et mes questions:
Actuellement je converse de façon réguliére avec une amie camerounaise. On aimerait se rencontrer mais il est vrai que j'ai des craintes malgré tout. Donc comme on cherchait des solutions pour pouvoir se voir , on a trouvé 2 types de solutions: - Je vais la voir directement chez elle a yaoundé en venant habiter chez elle car elle me l'a proposé durant 2 semaines. - Elle viens en france et grace a campus france elle peut finir son cycle d'études (master 1 et 2) dans les universites francaises. Ainsi elle passe du temps en France et nous on apprends a se connaitre en attendant .
Les questions que je me pose c'est de savoir quels procédures pour les 2 solutions, combien de temps cela va prendre, a quoi dois je faire attention et les couts aussi ? J'ai aussi penser à aller habiter avec elle là bas ou ici et meme à m'expatrier au cameroun... Donner moi vos avis . Bise
Je me permet de vous demander de l'aide et des avis voir mêmes des conseils :) Aprés avoir bien cherché, parcouru une bonne partie du forum à la recherche de réponses (j'en ai trouvé j'avoue mais la confirmation et la complémentarité à celles ci seraient bien ;) )
Donc je vous explique la situation et mes questions:
Actuellement je converse de façon réguliére avec une amie camerounaise. On aimerait se rencontrer mais il est vrai que j'ai des craintes malgré tout. Donc comme on cherchait des solutions pour pouvoir se voir , on a trouvé 2 types de solutions: - Je vais la voir directement chez elle a yaoundé en venant habiter chez elle car elle me l'a proposé durant 2 semaines. - Elle viens en france et grace a campus france elle peut finir son cycle d'études (master 1 et 2) dans les universites francaises. Ainsi elle passe du temps en France et nous on apprends a se connaitre en attendant .
Les questions que je me pose c'est de savoir quels procédures pour les 2 solutions, combien de temps cela va prendre, a quoi dois je faire attention et les couts aussi ? J'ai aussi penser à aller habiter avec elle là bas ou ici et meme à m'expatrier au cameroun... Donner moi vos avis . Bise
Mariage franco-tunisien: visa court ou long séjour conjoint de français?
bonsoir a tous, pour un tunisien marié a une française il vaut mieux un visa court séjour conjoint de français ou un visa long séjour conjoint de français?merci de m'apporter vos réponses et expériences.bonne soirée
Logement en Thaïlande
bonjour,
nous sommes deux étudiantes et nous souhaiterions partir en thailande cet été pour environ 3 semaines. Nous aimerions loger en auberge de jeunesse, nous recherchons donc des conseils et avis. est-ce un bonne solution pour deux filles voyageant seules? est-ce intéressant au niveau des prix? sécurité et propreté des lieux? auriez-vous des adresses à nous conseiller? y aurait-il parmi vous d'autres étudiants réalisant un circuit en thailande cet été?
merci pour vos réponses (ça urge;-))!!
Expatriation définitive en Bolivie
Bonjour,
Je me présente, Pierrick, marié et deux enfants (deux ans et cinq ans). Nous sommes trilingues (Français, Portugais, Espagnol). Après une bonne opération immobilière ici en France nous projetons de partir vivre définitivement en Bolivie pour ne plus avoir besoin de travailler et pour profiter d'un environnement plus plaisant et d'une population plus agréable :D
Donc, nous ne connaissons que très peu de choses et nous aurions besoin de tout savoir !
Entre autre :
Comment faire pour obtenir un visa définitif ? (papiers, démarches, coûts, etc) Peut on devenir résident permanent ? Peut on acheter une maison là bas en étant Français ? Quel est le coût de la vie ? Si on a mettons 500 € par mois à 4 est ce que cela suffit ? L'école là bas ? Comment ca se passe ? Scolarité Bolivienne pas dans les colléges francais ...
Etc etc etc !
Merci de votre aide et à bientôt !
Je me présente, Pierrick, marié et deux enfants (deux ans et cinq ans). Nous sommes trilingues (Français, Portugais, Espagnol). Après une bonne opération immobilière ici en France nous projetons de partir vivre définitivement en Bolivie pour ne plus avoir besoin de travailler et pour profiter d'un environnement plus plaisant et d'une population plus agréable :D
Donc, nous ne connaissons que très peu de choses et nous aurions besoin de tout savoir !
Entre autre :
Comment faire pour obtenir un visa définitif ? (papiers, démarches, coûts, etc) Peut on devenir résident permanent ? Peut on acheter une maison là bas en étant Français ? Quel est le coût de la vie ? Si on a mettons 500 € par mois à 4 est ce que cela suffit ? L'école là bas ? Comment ca se passe ? Scolarité Bolivienne pas dans les colléges francais ...
Etc etc etc !
Merci de votre aide et à bientôt !
Mariage en Thaïlande, combien ça coûte?
Bonjour,
Je voudrais me marier en Thaïlande (traditionnel + civil), puis rentrer en France avec mon épouse.
Combien ça peut me coûter tout ça? Est-ce réalisable en 2 mois (après accord de capacité de mariage)? Quelles sont les conditions pour qu'elle soit autorisée à quitter la Thaïlande une fois mariée?
Merci pour vos réponses
Kwenshy
Combien ça peut me coûter tout ça? Est-ce réalisable en 2 mois (après accord de capacité de mariage)? Quelles sont les conditions pour qu'elle soit autorisée à quitter la Thaïlande une fois mariée?
Merci pour vos réponses
Kwenshy
Où faire un voyage au Québec avant d'y vivre?
Bonjour,
AVec mon mari, nous souhaiterions partir vivre au Quebec mais moi je souhiaterai d'abord visiter le quebec, histoire de savoir où j'atterris. Pouvez vous me dire quels endroits, quels lieux sont les mieux appropriés pour ce genre de voyage afin de m'y faire une idée ?
Merci beaucoup😄
AVec mon mari, nous souhaiterions partir vivre au Quebec mais moi je souhiaterai d'abord visiter le quebec, histoire de savoir où j'atterris. Pouvez vous me dire quels endroits, quels lieux sont les mieux appropriés pour ce genre de voyage afin de m'y faire une idée ?
Merci beaucoup😄
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
MARRAKECH, délices et délires de la Ville Rouge(1)
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…
Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…
Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…








