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Randonnée GR 93 dans le Vercors
by Ardechoiseri · 2018-07-17 · 5 replies
Bonjour

Je suis bien tenté de faire le GR 93 qui offre la traversée du Vercors, par la Drôme de Peyrus à Lus-la-Croix-Haute via Léoncel, Omblèze, Bouvante, Vassieux-en-Vercors ...

Quelqu'un a déjà fait cette rando ? Comment elle est ? Passe t on vers le Grand Veymont qui semble etre de toute beauté ?

Merci
Randonnée au parc national des Écrins
by Huguetter · 2018-07-14 · 16 replies
Bonjour Nous serons fin août dans ce parc pour à peu près 8 / 10 jours . Pas de tour pour nous mais plutôt des sorties a la journée , j' ai commencé a regarder et j' ai sélectionné quelques balades mais J' aurais bien besoin d' avis éclairés. Merci d' avance Source du Veneon , plateau d' Emparis , lac de Goleon , lac du glacier d' Arsine , pic du glacier Blanc dans la vallée de la Claree , glacier Blanc ......
Tour du Mont Blanc avec mes chiens
by Liliseven · 2018-07-14 · 1 reply
Bonjour, Merci de me lire... J'envisage de faire le tour du mont blanc à partir du 7 septembre. J'ai deux huskies avec qui j'aimerais partager cette aventure. Après de nombreuses lectures, je me rends compte que ce n'est pas si facile que cela. Nombreux gîtes n'acceptent pas les animaux. Ils sont interdits dans les réserves naturelles. De plus il y a des passages à échelles, des ponts suspendus et des arêtes "à pic". Pour ceux qui l'ont déjà fait, avez vous vu d'autres chiens sur les sentiers ? Est ce compliqué de les emmener ? Quel itinéraire me conseilleriez vous ? Si je dois prendre des navettes pour court circuiter les réserves où ils sont interdits, les navettes sont elles accessibles aux chiens ? Merci d'avance pour votre aide. Sabine
Cherche itinéraire de 3 jours avec ascension d'un 3 000 mètres dans les Alpes
by Renardeau22 · 2018-07-11 · 5 replies
Bonjour,

Je souhaiterais faire l'ascension d'un 3.000 mètres ou plus cet été, comme la Grande Aiguille Rousse, le Mont Miravidi, la Grande Sassière, ou un autre, en faisant une randonnée de trois jours. Mais sur internet, je n'ai pas trouvé d'itinéraire de 3 jours avec refuge avec l'un de ces sommets. Pouvez-vous m'aider?

Merci d'avance.

Patrick
Vélo dans navette Ouibus Grenoble - aéroport Lyon?
by Arbéron · 2018-07-02 · 6 replies
Bonjour,

Depuis 2017, est ce que certain ont rejoint l'aéroport de Lyon depuis Grenoble, avec des vélos dans la soute du bus ?

En effet, le service navette semble aujourd'hui être réalisé par OuiBus. En plus d'avoir des prix très fluctuants (et au final assez chers, à moins que la carte famille nombreuse soit applicable ???), il semble que les "vrais" vélos emballés dans un carton ou non (puisque la somme des dimensions < 200 cm), ne soient plus transportables (en soute). Dans leurs conditions, seul le vélo pliable semble autorisé...

Si c'est le cas, c'est une sacrée régression🙁, pour les cyclistes... en sachant que c'est déjà compliqué d'utiliser le train en France...

Auriez-vous des retours d'expérience sur ce sujet, en sachant que pour notre prochain voyage, on a 4 cartons vélos à trimballer...

Merci d'avance, Seb
Croisières fluviales et que visiter autour de Lyon
by Momoi2 · 2018-07-01 · 3 replies
Nous serons à Lyon du 4 au 14 septembre prochain, J’ai entendu parler des croisères fluviales. En quoi cela consiste? Et quels endroits pouvons nous visiter aux alentours de Lyon On parle beaucoup de la gastronomie lyonnaise. J’aimerais avoir des suggestions de restaurants. Monique
Route de Castellane à Chamonix
by Smercier59 · 2018-06-30 · 4 replies
Bonjour, je souhaite me déplacer des gorges du Verdon au Mont Blanc en empruntant le tunnel du Mont Blanc et surtout la plus belle route panoramique. Au besoin, nous pouvons faire la route en deux jours afin de bien profiter de celle-ci. Toutes les suggestions seraient les bienvenues! Merci
Station ski du style Bonneval-sur-Arc
by Cvreuls · 2018-06-27 · 14 replies
Bonjour L année passée nous sommes allés skier en famille à Bonneval sur arc. Nous avons adoré le village et son ambiance. Qqun saurait nous conseiller une autre station village avec du charme style Bonneval sur arc? un grand merci
Curiosités naturelles au parc des Écrins et région de Briançon
by Gilll · 2018-06-22 · 5 replies
bonjour quelles serait les curiosités naturelles et les paysages remarquables que vous me conseillerez dans cette région , accessibles en voiture cause léger handicap. merci de vos conseils
Campings de la Loire (à vélo): faut-il réserver?
by Snoel24 · 2018-06-21 · 5 replies
Bonjour les cyclo-voyageurs !

Nous partons d’Angers avec nos 3 enfants de 6, 10 et 11 ans en direction de Blois, début juillet. En suivant le parcours de la Loire a Vélo.

Chaque année nous partons mais réservons toujours nos campings. Les enfants’ ne sont pas de grands grands pédaleurs et on n’a jamais osé trouver « porte close » en arrivant devant un camping après une journée de pédalage.

Le gros point négatif c’est que ça oblige à faire un parcours prévu et à s’y tenir... on tenterait bien une version moins contrainte !!

Savez-vous quel est l´etat de remplissage des campings au mois de juillet le long de notre parcours ? Des difficultés à prévoir ? Faut-il obligatoirement réserver ?

Nous prendrons le train pour faire le trajet retour vers Angers : même question... est-ce nécessaire de réserver ?

Et puis à part ça on est preneurs de tous conseils/partage d’expérience...

Plein de questions mais toujours une certitude : à Vélo, le monde est plus beau !

Bonne route à tous Sophie
Ardèche en août avec un bébé
by Sabine91 · 2018-06-20 · 6 replies
Bonjour à tous,

nous souhaiterions aller en Ardèche la semaine du 25 aout avec un bébé qui aura 13 mois à ce moment là.

Auriez vous des recommandations d'hébergement?

J'ai repéré Vallée Pont d'Arc comme point de chute. Je sais que nous ne serons pas seuls mais cela me semble le plus central.

Si vous avez des conseils sur quoi faire ou ne pas faire ça m'intéresse aussi!😇
Je cherche Marie (de Lyon) et Denis (de Chamonix)
by Dominiqueabc · 2018-06-19 · 0 replies
Ils sont venus au Québec au milieu des années 80, sont archi sympathiques sociaux dynamiques (les raisons pour lesquelles je pensais que vous vous en souviendriez) elle bouclée blonde lui châtain les deux 1m65/70, 50/55 ans (maintenant) Je suis Dominique de Montréal, rejoindre au: dominiquel1964@live.ca
Vacances en Rhône-Alpes avec des enfants de 2 et 3 ans: hébergement?
by Justine0038 · 2018-06-19 · 2 replies
Bonjour, Nous avons une semaine de vacances en famille, avec nos deux enfants de (presque) 2 et (presque) 3 ans. Nous aimerions rester dans la région Rhone alpes (nous sommes de Grenoble) pour éviter des longs trajets, apriori entre l’Ardèche et la Drôme. J'ai déjà fait quelques recherches, et j'ai vu plusieurs activités sympas : - des visites de fermes pédagogiques : mes enfants adorent les animaux ! - des ballades : ils commencent à bien marcher, et nous avons des portes-bébés ; - des baignades dans des rivières, des lacs, etc. - des visites de villages,

Nous voudrions partir avec nos vélos (électriques + cariole pour les enfants), ce qui nous permettra de faire des ballades plus longues sans prendre la voiture.

Ma grosse question du moment est l'hébergement (je ne suis pas en avance...) : je pense que le camping en tente est un peu ambitieux, si on ne veux pas que les vacances se transforment en galère... On hésite entre gîte, bungalows (mais on n'aime pas trop les ambiances "gros campings")...

Je suis preneuse de tous conseils, toutes expériences récentes ! Si vous avez logé dans un coin sympa, qui permet de se reposer tout en proposant des lieux sympas pour les enfants, on prend !

Merci !
Trek du tour des Aiguilles Rouges (Alpes)
by Aurelilie59 · 2018-06-19 · 3 replies
Bonjour à tous !

Fan de nature et recherchant le calme de la montagne, mon copain et moi-même souhaitions faire le tour des aiguilles rouges en 4 jours et en bivouac la semaine prochaine. Alors que je préparais notre trek, je me suis aperçu qu'il y avait de forte chance que nous soyons confrontés à la neige durant notre trek. Nous n’avons pas une très grande expérience du trek. Nous en avons fait un de 3 jours l’année dernière, dans le Mercantour mais c’était fin aout et il faisait chaud. J’ai 2 inquiétudes : les névés et les nuits froides ! Actuellement la balise nivôse indique 10cm de neige en haut des aiguilles rouges, sachant qu’il y avait 60 cm il y a une semaine… Le froid ne me fait pas peur mais les traversées dans la neige oui (je crois que mes chaussures de rando ne sont même pas imperméables) ! Nous pensions suivre cet itinéraire : Etape 1 : Col des Montets (1461m)- refuge du Lac Blanc (2350m) Col des Montets- Lac des Cheserys (2211m) : 2h20. Lac des Cheserys- Refuge du Lac : (2350 m) : 0H40

Etape 2 : Refuge du Lac Blanc - Refuge de Bellachat (2166m) Refuge du lac Blanc - Télécabine de l'Index (2385) : 1h10 Télécabine de l'Index - Col du Lac Cornu: (2414m) : 1h40 Col du Lac Cornu- Gare du téléphérique de la Parsa (2074m) : 1h00 Gare du téléphérique de la Parsa - Plan Lachat ( 1600m) : 1h10 Plan Lachat - refuge de bellachat (2150m) : 1h30

Etape 3 Refuge de Bellachat - Refuge de Moëde Anterne (1993m) Refuge de Bellachat - Col du Brevent (2368m) : 1H50. Col de Brevent - Pont d'Arlevé (1597m) : 1H50 Pont d'Arlevé - Refuge de Moëde Anterne (2000 m) : 1H30

Etape 4 Refuge de Moëde Anterne - Col des Montets (1461m) refu de de Moëde Anterne - Chalet de Villy 1885m)/ 1H15 Chalet de Villy - Col de Salenton (2526m) : 2h15 Col de Salenton - Refuge de la Pierre à Berard : (1924m) : 1h15 Refuge de la Pierre à bérard - Col des Montets (1461m) : 2H00 Pensez-vous que cet itinéraire est facilement faisable à cette période de l’année ? Existe-t-il des itinéraires alternatifs s’il y a de la neige sur les hauteurs ? Me conseillez-vous de reporter ce trek à aout et si c’est le cas, quel massif me conseillez-vous à cette période ? D’avance, une grand merci pour vos précieux conseils J
Cherche partenaire sur la route des Grandes Alpes fin juillet 2018
by Sweetgeoff · 2018-06-17 · 7 replies
En juin 2017 j'ai eu envie de faire la route mythique des grandes alpes.De Thonon à Nice donc, en 7 jours. Je suis parti avec un ami. Celui-ci est un adepte du couchsurfing. Expérience incroyable.Seul bémol, un souci entrainant un décalage d'un jour dans le programme et ce sont une bonne partie des logements qui tombent à l'eau... J'ai adoré le parcours, les paysages, les cols, les gens, les rencontres...tout sauf les motards ! (.........) J'étais assez explosé tous les soirs mais satisfait de moi. J'avais pris un sac à dos et essayé qu'il soit le plus léger possible; verdict ok pour 1 ou 2h, mauvais plan pour 8h par jour. Le système de sacoches semble plus judicieux.

J'ai bien envie de refaire cette route cette année. Je recherche 1 ou 2 partenaires intéressés, période: 10 dernier jours de juillet plus ou moins, je dois être chez moi le 31/7. L'idée est donc cool Raoul, aucun exploit, timing, pression. Juste profiter du moment , des splendides paysages et d'arriver à chaque étape avant le soir, dans la bonne humeur et la zen attitude.Je me définis comme un contemplatif. On part vers 8h00 et on arrive vers 17h, histoire de profiter de la soirée, on s'arrête quand on veut , pause midi etc..et chacun monte les 2 cols de la journée à son rythme , aucune pression donc, on profite.

Pas encore décidé du moyen de logement: cushsurfing, warmshower, hôtel pas cher... Eventuellement , fan de via ferrata, pq pas un arrêt pour en faire l'une ou l'autre ?

Merci de m'avoir lu. Au plaisir, Geoffroy.
Tour du Mont Blanc accompagné
by CIlmas · 2018-06-13 · 1 reply
Bonjour, A priori, je compte faire le tour complet du mont blanc en Août 2018 en 10 jours. J'aimerai le faire avec une agence de bonne renommée et plus précisément des guides pro. qui sauront bien gérer toute situation. D'après votre expérience, est ce que vous auriez svp des recommandations à me faire? Merci.
Belgique - Grenoble à vélo
by Otchirklo · 2018-06-10 · 4 replies
Bonjour,

Tout est dans le titre. Auriez-vous des trucs, des astuces d'itinéraires sympa et pas trop fréquenté par les voitures pour aller de Charleville-Mézières à Grenoble ? Faire part de quelques expériences utiles.

Merci d'avance Olivier
Loger à Aix-les-Bains ou Chambéry
by Mamanchat · 2018-06-09 · 4 replies
Bonjour de Montréal Canada, 🙂 Durant 3 semaines à partir de Lyon, je louerai une auto pour découvrir la Savoie et la Haute-Savoie. Je passerai par le lac du Bourget. Pour 2, 3 jours, me conseillez-vous de loger à Aix-les-Bains ou à Chambéry ? ou 2 nuits à chacune de ces villes, car je désire les visiter. Merci et au plaisir de vous lire. 🙂 Mamanchat
8 jours à vélo pour une magnifique balade à Chamonix
by Lucbertrand · 2018-06-09 · 16 replies
La France est le pays au monde le plus apprécié pour le voyage à vélo, ce qui ressort d'un sondage récent, d'ailleurs je crois qu'une piste cyclable française a obtenu un premier prix. Donc je ne me prive pas pour faire un petit coup de pub pour ce merveilleux terrain de jeu à deux roues, même si je déborde un tout petit peu à deux reprises sur la Suisse.

Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges

L'ALLER

Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.

Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.

J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.

Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.

J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.

En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.

J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.

Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.

Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.

Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.

Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.



Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.

Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.



Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.

A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.

La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.

Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.

Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.

Le soir Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.

Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.

Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.

Le matin

Le soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.

Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.



Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.







Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.



Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.

Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.

Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.

A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.

Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.





Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.



Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.

Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.



Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.



Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Cinq jours en Haute-Savoie
by Mamanchat · 2018-06-09 · 10 replies
Bonjour de Montréal, En septembre prochain, je voyagerai vers Lyon du Canada en Savoie et Haute-Savoie accompagnée de ma petite chihuahua adulte, propre et tranquille. J'ai lu sur Thonon-les-Bains et Evian. Je me demande où me positionner durant 3 à 5 jours pour rayonner, profiter des eaux et des beautés de votre région. Ce sera ma première fois. Voilà, j'ai besoin de votre aide et de vos précieux conseils parce que je suis loin de chez vous. Sincère merci et au plaisir de vous lire. Ginette Desautels

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