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Inde du Sud hors des sentiers battus: Tamil Nadu ou Kerala?
by Prophetly · 2007-01-03 · 17 replies
Bonjour,

Je prepare actuellement un voyage de 15 jours (... malheureusement peux pas partir plus longtemps) en Inde du Sud en mars apres un coup de foudre pour l'Inde du Nord en juillet dernier.

Ce qui m'a plu en Inde du Nord : le boxon dans la mousson a Calcutta, les rencontres a Vanarasi et a Rishikesh, la ceremonie des lumieres a Haridwar, la jungle urbaine de Dehli... la ferveur, le mysticisme...

Pour ceux qui partagent ce genre de bonheurs et qui ont voyage en Inde du Sud, que me recommanderiez vous en si peu de temps ? Je souhaiterais avoir 4 ou 5 etapes maximum et j'ai cette premiere liste de lieux atypiques, mais tres eloignes Hampi Mysore Varkala Auroville Kodaikanol...

Des recommandations ?
Vaccin pour l'Inde et le Népal?
by Laptiteninie · 2006-12-08 · 7 replies
Nous nous arrêtons 3 jours à Delhi pour aller après à Kathmandu, deux questions je vais me faire vacciner tiphim et méningite a+c + je vais voir pour hépatite b et a, mais me faut-il que pour de petits jours prendre un traitement palu???Autre ? que nous conseillez vous de prendre un vol delhi kathmandu si oui par quelle compagnie fiable aller retour puisque nous repartirons de delhi pour paris, ou de prendre un bus et par quelle compagnie??Merci
Mariage avec un indien
by Uduvala · 2006-12-03 · 187 replies
j'aimerais rentrer en contact avec des personnes qui se sont mariées en france ou en inde avec un indien... je suis française et envisage de me marier avec un indien.
Voir des tigres en août en Inde
by Pocahontas1 · 2006-11-16 · 23 replies
salut à tous..

j'ai beau potasser le LP et le GDR, il semble que tous les parcs où l'on puisse voir des tigres sont fermés en aout.

(et malheureusement nous ne pouvons partir qu'à cette date précise pour nos vacances)..

Est-ce que quelqu'un d'entre vous connait un parc ouvert en aout, et où on pourrait apercevoir quelques bebetes ? (Khana, Bandargarh, ranthambore sont fermés!)

(c'est mon copain qui tient absolument à en voir!)

merci à tous!
Népal-Inde sans le sou et tout seul?
by Tidenver · 2006-11-15 · 22 replies
salut tout el monde je continue bon petit bonhomme de chemin avec des questions plus précises donc C décidé j' opte pour chine tibet nepal inde et a prèsent j'ai besion de savoir comme ca se passe pour cette frontière précisément, quel sont les endroits simpe et un peu (beaucoup)paumés où on est pas dérangé toutes les 5 minutes par de cras de tourites PS je partirais bien évidament sans guide ni agence et je n'est pas encore acheté de guide papier mais je vais y pensser donc je cherche vraiment les truk pas indiqués et qui serait naturels et pas du tout touristique Merci a tous A+
Déçue par l'Inde?
by Meline45 · 2006-10-28 · 227 replies
Bonsoir !

Je vois que tout le monde est enchanté par l'Inde, notamment le nord, le rajahstan ... Moi je rentre tout juste d'1 mois en inde du nord ( delhi, Bénares, Agra, Bundi, Udaipour, Jodhpur, Jaisalmer, Jaipur ) en routarde et en fait j'ai pas vraiment accroché. J'ai pas détesté mais pas de coup de coeur. j'ai pas trouvé ce pays magique ... c'est un sentiment assez bizarre. Autant le Vietnam, le Maroc m'ont séduit, enchanté .. mais là, rien. On était 3 et aucun n'a été envouté par ce pays ... Donc je voulais savoir si d'autre sont auusi resté assez fermé à ce pays ... merci meline
Trajet Goa pour Hampi et Mysore
by Madouc · 2006-10-28 · 19 replies
Je pars à goa pour 2 semaine avec mon mari et mon fils de 12 ans. Je voudrais faire une petite escapade de 3 ou 4 jours en dehors de goa. Après la lecture de guides, j'ai été attirée par Hampi et Mysore. Qu'en pensez vous? Comment aller de goa à Hampi et de Hampi à Mysore. Est ce que cette ville est interressante? Pas trop "hard" pour mon fils? Ou dormir? Merci de me donner votre avis. C'est la premiere fois qu'on va en inde. J'en rêve!!!!! Marianne
Oppressées en Inde du Nord, conseillez-vous quand même le Sud?
by Sophaille · 2006-10-15 · 35 replies
Bonjour a tous on finit ma soeur et moi un voyage de 3 semaines, du Rajasthan a Varanasi puis on part 3 semaines au Nepal. On avait prevu ensuite de repartir pour l'Inde du Sud, mais notre 1er contact avec l'Inde n'est pas tres concluant... trop chaud, etouffees par la foule, harcelees par les hommes (pourtant on est vraiment habillees routardes et non provocantes, par rapport a d'autres touristes que l'on voit en short et debardeur...), prises en permanence pour des dollars ambulants... Le mot que l'on dit le plus quand on quitte les hotels le matin, c'est NO. Ces 3 semaines finissent par peser et c'est triste a dire, mais on a hate de quitter l'Inde du Nord... On lit plein d'experiences de gens qui ont ADORE l'Inde du Nord mais pour ceux pour qui l'experience n'a pas ete si positive dans le Nord mais qui peuvent comparer entre Nord et Sud, pensez-vous que ca ira mieux au Sud (on compte aller de Chennai au Kerala puis remonter jusqu'a Bombay pour reprendre un vol en decembre vers la Thailande, notre vol est deja booke) ? Est-ce plus respirable, les gens sont-ils plus "abordables" et moins focalises sur notre portefeuille uniquement... On cherche vraiment a rencontrer des gens pour discuter mais la barriere est pour l'instant infranchissable.... merci de vos experiences Sophie et Fanny
Sud de l'Inde en août avec trois petits enfants
by Cameroun · 2006-10-10 · 21 replies
Qui peut me conseiller (hôtels, parcours, location voiture + chauffeur, budget etc....) et nous aider à préparer notre voyage en Inde en août cet été avec 3 enfants en bas âge ? (7, 5 et 3). Est-il possible de voir des animaux (sanctuaries) malgré la mousson ? nous déconseillez-vous de partir à cette période ou ailleurs en Inde ? super merci
Malana (Manali): Athènes de l'Himalaya
by Douz · 2006-10-07 · 39 replies
Note à l'attention du lecteur :

Ce texte a été écrit il y a 26 ans maintenant. Déjà ! En tout cas dans sa version première. Car je l'ai modifié au fil des séjours et enrichi de mes découvertes. Cet article, dans différentes versions, a été publié dans divers journaux et magazines. Mais j'avais pris soin de modifier les noms des lieux à la demande des anciens du village qui, à l'époque, se battaient farouchement pour préserver leurs spécificités. Sur 17 voyages en Inde, je suis retourné 12 fois dans ce village pour comprendre son fonctionnement. J'ai confié des bandes magnétiques à des linguistes qui attestent de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Lors de mon dernier passage en 1995 j'ai, avec un médecin, fait des pélévements sanguins à des fins d'analyses ADN, pour confirmer définitivement ma théorie selon laquelle les "Malana peoples" sont les derniers descendants des troupes d'Alexandre. Je dois reconnaître que si certains historiens se sont ralliés à ma théorie, d'autres doutent encore malgré tout. Qu'importe. Ces recherches ethno-journalistiques ont animé une grande partie de ma vie. Et il n'en demeure pas moins que Malana aura été mon Eldorado, mon trésor, ma passion. En 1995, Malana était déjà une étape réputée sur une piste de trek. Les jeunes villageois étaient de plus en plus attirés par la société de consommation qui pointait son nez avec l'arrivée des trekkeurs. Souvent de passage pour une seule nuit. Sans s'attarder sur les étranges sculptures gravées sur les temples et maisons. Sans s'intéresser à la population. Selon mes dernières informations, du côté de Jari, l'un des villages par lesquels on peut rejoindre à pied Malana, la Fédération indienne construirait un barrage. Malana que les guides touristiques présentent désormais comme un lieu incontournable, ne serait plus que l'ombre d'elle-même, rattrapée par la "civilisation". Les anciens, gardiens des traditions, auraient-ils tous disparus ? Il va falloir que j'y retourne pour constater personnellement les dégâts. Mais j'ai peur de ne pas me remettre de cette nouvelle réalité.

En attendant vous pouvez, si vous le souhaitez, faire un retour dans le temps en lisant le texte qui suit, et découvrir le village tel qu'il était encore il y a à peine plus d'une décennie.

Pour les photos, il faudra attendre que je les scanne. À l'époque, le numérique n'était qu'une vue de l'esprit.

Malana, Athènes de l'Himalaya

Nichée depuis plus de 2000 ans au creux d'une vallée perdue de l'Himalaya indien, au nord de la plus grande démocratie du monde, subsiste une poignée d'hommes dont les ancêtres partis d'Athènes, virent s'établir au terme d'une fantastique épopée dans un village qui est aujourd'hui la plus petite démocratie du monde : Malana. Fabuleuse aventure que celle de ces soldats d'Alexandre-le-Grand qui réussirent à conquérir l'Asie Mineure, à maîtriser l'empire Perse, franchirent l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et qui, après la mort de leur chef se sont éparpillés, là où il y a 4.500 ans naquit notre civilisation. Devenus peuples de légende, certains de leurs descendants vivent aujourd'hui au Pakistan. Les autres sont parvenus jusqu'ici.

À 2.600 mètres d'altitude, dans ce recoin minuscule longtemps oublié des hommes et ignoré des cartes, bloqués sept mois sur douze par la neige et uniquement desservi par un chemin qui grimpe à pic sur vingt-cinq kilomètres, ils parlent, travaillent et prient comme il y a vingt-trois siècles. Héritiers des valeureux guerriers grecs ? Trois indices rendent plausible cette théorie : leur peau claire d'abord, qui exclut leur appartenance aux populations indiennes et tibétaines - dont la frontière n'est qu'à une centaine de kilomètres - et oblige les ethnologues à les rattacher à la race aryenne dont sont issus les indo-européens. Leur dialecte ensuite, qui n'est compris de personne aux alentours, comporterait encore quelques " vestiges " de grec ancien. Enfin, leur religion, polythéiste, où la chèvre, déesse de la fertilité, est la divinité la plus sollicitée. Ces croyances intègrent également des rites sacrificiels inconnus eux aussi des montagnards voisins. Parias isolés dans un décor silencieux et grandiose, cernés de cimes et d'espace, les 1.400 habitants de Malana n'ont aujourd'hui encore pour patrie que des montagnes couvertes de pins, de rhododendrons et de cèdres. La plupart grandissent et meurent sans connaître Kullu, la ville la plus proche, à 60 kilomètres. Certains mêmes, n'iront jamais aux villages de Jari ou de Kasol, ultimes avant-postes de la " civilisation ", situés au pied de la montagne. C'est là, au fond de la vallée, que s'approvisionnent les randonneurs occidentaux ou indiens des hautes castes, convertis au trekking. Un bus brinquebalant conduit en quelques heures à la dernière étape carrossable avant l'ascension vers Malana : Kasol. Une grappe de maisons au milieu d'une forêt de pins, une gargote tenue par un couple de tibétains qui sert du thé bouillant, quelques minuscules échoppes vendant des biscuits, de la quinine à l'aspect douteux et de la ficelle.

Faciès occidental

"Vous montez là-haut ? Ils ne sont pas comme nous, vous savez… Ils ont une drôle d'allure " Aux petits sous-bois frais et espacés, succède un sentier de plus en plus escarpé sous un soleil de plomb. Quatre heures d'une marche éprouvante et première étape à Rashol. Premier contact avec des villageois qui n'ont déjà plus qu'une lointaine parenté avec l'Inde. Première vision du village accroché à la paroi, un temple en bois visiblement plusieurs fois centenaire, orné de mille ossements de petits animaux, dont les abords sont strictement interdits aux étrangers. Si la population - surtout les jeunes - est accueillante, elle ne se laisse pas approcher à plus d'un mètre. Les anciens, eux, ignorent purement et simplement toute présence étrangère. Seule la vue d'un appareil photo accroche leur regard. Mais pas question de le braquer sur eux, sous peine de voir les autochtones s'enfuir en bougonnant et en dressant les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin. Après une nuit à la belle étoile, restent une vingtaine de kilomètres. Le chemin est abrupt et il faut plus d'une heure d'effort pour voir disparaître, en contrebas, les derniers toits en tuiles de bois. Parfois un homme au faciès occidental, malgré une peau burinée par le soleil, surgit de la montagne. Vêtu d'une grosse toile, couleur de rocaille et d'un calot assorti, il a l'aisance d'un chamois entre les pierres branlantes. Plus loin, des enfants aux pieds nus frottent entre leurs paumes les feuilles qu'ils viennent d'arracher d'un buisson. Ils sourient. Mais au moindre signe d'approche, ils s'enfouissent dans les branches pour céder le passage. Du haut du premier col, à 3.200 mètres d'altitude, apparaît sur le flanc opposé la tache sombre d'un village. Malana est encore à cinq bonnes heures de marche. Au fond de la vallée qui porte le nom du village tant convoité, un petit pont de bois se balance au-dessus de la rivière où des femmes viennent puiser de l'eau. La passerelle franchie, l'escalade reprend. Grimper, encore et toujours… Mais cette fois ça y est : c'est Malana. Le village a beaucoup d'allure. Incliné en pente douce, il s'articule autour d'une artère principale dallée comme une voie romaine. De chaque côté, de solides maisons à trois étages - cent vingt en tout - construites sur le même modèle avec un évident souci pratique et une étonnante maîtrise. Les grosses pierres, taillées dans la roche, et les poutres ont été minutieusement intercalées en tenant compte du gonflement progressif du bois. Au premier étage, surélevée par de massives colonnes sculptées, une grande pièce, sans cloisons ni fenêtres, s'ouvre un large balcon qui encercle les quatre murs. C'est là que les artisans s'installent l'après-midi, face aux pics enneigés pour tisser ou filer. L'étage au-dessus est également réservé à la famille. Celle-ci comprend en général trois générations ; soit dix à douze personnes. Tout en haut, protégées par d'épaisses ardoises disposées sans fixation en accent circonflexe sur le toit, des réserves de fourrage garnissent les combles d'une collerette de verdure. Les chèvres au retour du pâturage, viennent dormir en bas, blotties entre les rondins, souvent en compagnie d'une vache et de quelques moutons. Parsemés ça et là, des chantiers de construction, squelettes de poutres savamment entrecroisées, témoignent de la survivance de l'architecture ancestrale. Déjà des charpentes s'ornent de longues fresques : rosaces, svastikas, scènes de danses, de musiciens, de guerriers au combat, gravures de paons, d'éléphants, de chameaux et de lions, animaux légendaires que personne ici n'a jamais vus.

Métèques

Ces maisons que l'on élève pierre après pierre dans le respect de la tradition attestent que la population s'accroît. Une population déconcertante, dont le visage clair et triangulaire contrastent avec la rudesse du paysage. Une originalité ethnique qui apparaît surtout chez les enfants. Le regard, tantôt bleu ou vert, tantôt de braise est toujours farouche sous le calot brodé. De taille moyenne mais robuste, les hommes sont vêtus de larges chasubles de laine et de jute grossièrement rapiécé dont la couleur va du gris poussière au brun terreux, en passant par toutes les teintes de sable et de caillasse. Quant aux femmes, si de leurs lobes d'oreilles mutilés pend une douzaine de boucles d'argent, leur tenue vestimentaire reste des plus rustiques.

Le haut du village s'appelle Saraved. Le bas, Davared. Choisis très tôt, à peine adolescent, par leurs parents, les fiancés doivent chacun appartenir à l'une des deux communautés afin de prévenir les risques de consanguinité. Revêtus de leurs costumes de fête, les villageois se rassemblent le jour du mariage pour chanter et danser, comme ils le font chaque année le 15 août, pour célébrer le terrifiant Jamdagani ou Jammu, " patron " des divinités locales. Quatre temples encerclent la place centrale du village. Aux allures de maisons hantées avec leurs toiles d'araignée scintillantes sous la lumière du soleil, ils sont consacrés aux esprits protecteurs. Mais tous n'y pénètrent pas. Car Malana, comme l'Athènes du IVe siècle avant Jésus-Christ, a ses indésirables, ses " non-citoyens ", qu'aucun membre de la cité n'a le droit de toucher et auxquels l'accès à certains lieux est interdit. Des intouchables ? En Inde, on y pense aussitôt. Mais non, les exclus ici ne font partie d'aucune sous-caste. Ce sont des métèques. Ce terme devenu péjoratif désignait dans la Grèce antique, tous les étrangers à la cité. Ceux qui vivant à Athènes depuis trop peu de temps n'y exerçaient aucun rôle politique et n'y avaient aucun droit. Vingt-trois siècles plus tard, à plus de 6.000 kilomètres de distance, à plus de 2.600 mètres d'altitude, ségrégation identique. Le chemin qu'empruntent les métèques pour traverser le village obéit à un code pointilleux : telle pierre doit être contournée, sous peine de sacrilège, telle autre peut être foulée dans encombre…

Sénat et chambre basse

Celui qui enfreint ce code, offense les dieux. Une faute impardonnable. Cherchant un promontoire pour mieux embrasser la splendeur du paysage, un trekkeur italien a posé le pied sur l'esplanade de dalles noircies qui fait face au temple. Il était loin de se douter que la terreur d'une immanente vengeance divine provoquerait chez les hommes du village, une indicible colère. Seul le sacrifice d'une chèvre - remède habituel - parvint à apaiser la fureur céleste et à rétablir un semblant de calme. L'offense était de taille : en foulant le dallage de l'imposant parvis surélevé, notre trekkeur piétinait en fait le Sénat : la Chambre haute, l'Agora d'Athènes. Dès qu'un problème surgit, c'est ici, devant ce muret que le citoyen en difficulté dépose une torche allumée. Pour les onze sénateurs de Malana - huit sont élus chaque année, les trois autres sont nommés à vie -, c'est le signal du rassemblement. Quelle que soit la position du soleil. Mais jamais la nuit. C'est ici que le cas est examiné et débattu. La partie jugée coupable est généralement condamnée à verser à l'autre une amende de quelques chèvres. Le Sénat, organe législatif suprême, pouvoir judiciaire et religieux, joue ici le même rôle que jadis les neuf archontes de la république athénienne. Quant à l'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, institution la plus démocratique de la cité grecque, elle aussi a son équivalent à Malana : c'est la Chambre basse. Impressionnant de voir tous ces hommes, un représentant mâle par famille, réunis sur la place du village, assis sur l'herbe, un peu en contrebas de l'esplanade du Sénat Gangaram, grand, sûr de lui, l'œil autoritaire et Kaula, trapu, excité, le calot de travers, s'opposent. Ils s'interpellent, se lancent des regards furibonds et vont jusqu'aux menaces… Une scène qui n'a cependant pas l'air d'inquiéter l'assistance. Bouilla, le nouveau président du village, qui vient d'être élu pour cinq ans, s'emploie à les réconcilier. Comme d'habitude, l'affaire se règlera à l'amiable. Avec son titre de " Pardan ", Bouilla préside de ce fait aux destinées de la communauté. Il partage le pouvoir exécutif avec quatre adjoints également élus. L'un d'eux s'appelle Schangatram. Il fait partie d'une des quatre famille métèques qui vivent à Malana. Son grand-père était originaire de Simla, la capitale de l'État de l'Himachal Pradesh, à 300 kilomètres. On ne sait pas trop ce qui l'a amené à Malana. Ce qui est sûr c'est qu'il n'en est jamais reparti. Longtemps, seul homme du village à parler quelques mots d'anglais, Schangatram est naturellement devenu le guide et l'interprète des voyageurs de passage ; métèques comme lui. Tisserand l'hiver, lorsque la neige interdit l'accès au village, l'été il se reconvertit en aubergiste. C'est dans la cour de sa maison, la première du village en arrivant de Kasol, que s'échouent les randonneurs essoufflés. À tous, il offre un plat de riz et un endroit pour dormir. Et à ceux dont il reconnaît le regard brillant, il s'arrange pour fournir un peu de " bang ", une pâte hallucinogène que les enfants pétrissent à partir de feuilles de chanvre dont la vallée regorge. Jusqu'à un passé récent, cette drogue servait de monnaie d'échange pour acheter des outils ou du tissu de coton.

À partir de 1988, la Fédération indienne ayant appris l'existence de Malana, a voulu apporter un peu de civilisation dans ce recoin de l'Himalaya. Si l'État tolère la consommation de drogue chez les autochtones à des fins strictement religieuses, il a implanté une école dans le village. L'instituteur venu de Kullu y passe 6 mois de l'année. Il ne voit guère que le tiers des enfants fréquenter sa classe. Les autres restant affectés à la garde des troupeaux et à la fabrication du bang. Avant l'arrivée de l'instituteur, tous les habitants de Malana étaient analphabètes. Du plus jeune au plus vieux. Ils ne parlaient même pas l'hindi, se contentant du dialecte local, comme ils l'avaient fait pendant des siècles. Si les villageois sont encore farouchement attachés à " la loi de Malana ", le passage de plus en plus fréquent de trekkeurs modifie les comportements et les coutumes locales Les sacrifices rituels sont de plus en plus souvent pratiqués en dehors du village. "La présence d'étrangers nuit au dialogue avec les dieux ", confie Schangatram. Alors, Bouilla, le prêtre-président, s'en va régulièrement plusieurs jours durant dans les montagnes alentour, converser avec les dieux, loin des regards impurs et des oreilles indiscrètes. Il est accompagné par des porteurs -jusqu'à quarante -, croulant sous les offrandes. Si la civilisation tente une entrée à Malana, les anciens veillent à ce que leur cité du bout du monde ne soit pas souillée. Après vingt-trois siècles, la plus vieille démocratie du monde veut rester intacte, fidèle aux principes qu'Aristote enseignant au jeune Alexandre.
Recherche guide en Inde pour 1 mois (janvier 2008)
by Xagga · 2006-10-04 · 15 replies
Je pense etre en janvier 2008 en Inde. je cherche un guide a la frontiere de Myanmar en commencement 2008 et je traverserais Inde jusqu'au Pakistan avec ma Landrover.Pense arrivé Pakistan fin janvier 2008. Je pense dormir dans ma Landrover ou chez l'habitant (Ou hotel petit budjet).Qui peux m'organiser un guide pour 1 mois (Francais ou allemand)? Merci
Triangle d'or et Tamil Nadu en octobre/novembre 2006 (Inde)
by Greenrabbit · 2006-09-26 · 4 replies
Bonjour,

Avec mon ami nous partons en inde pendant un mois, entre mi-oct et mi-nov 2006. Nous désirons passer 2 semaines en inde du nord et faire le triangle d'or (delhi, agra et jaipur), puis direction l'inde du sud pour visiter le tamil nadu durant 2 semaines (madurai, tiruvannamalai, thanjavur). Ce sera notre 1er voyage en inde. Notre objectif est de visiter des temples, de se ballader et de s'imprégner de la culture en mode routard avec un petit budget, mais avec un minimum de confort. Je suis déjà parti en thailande/cambodge et tout ce que j'avais sur moi etait un passeport, une CB, une trousse de médocs, 2/3 vetements et un billet aller retour, j'ai tout trouvé sur place billet de train/bus/guesthouse selon mes envies, et c'etait LE PARADIS. Je n'avais rien réservé, rien préparé, mais tout etait possible. Par contre, j'ai entendu dire qu'en inde, les trains etaient tjs blindés, qu'il fallait reserver X temps à l'avance, qu'arrivé à delhi, il fallait également avoir déjà réservé un hotel (on arrive vers 23h). Tout organisé perd beaucoup de son charme...c'est justement parce que je n'aime pas les circuits organisés que je voulais partir en mode routard. J'ai également entendu dire que meme si on réservait des billets de train ou de bus, on ecrivait notre nom sur une liste et qu'on avait aucune garanti d'avoir le train/bus en question.

Est-ce quelqu'un pourrait répondre à mes questions : si je part entre le 20oct et le 20nov dans le triangle d'or puis le tamil nadu, est-ce la basse saison? est-ce que je dois rédiger l'itinéraire exact et réserver via le net tous les billets de train locaux, hotel etc. Actuellement je n'ai réservé que le billet d'avion aller-retour paris<->delhi, et je cherche un billet pas trop ruinant pour delhi<->chennai. A quel point je dois organiser mon voyage pour ne pas me retrouver coincé sans endroit pour dormir ou aller etc.

Autre souci, mon ami est diabétique, il le gere tres bien, mais cela soulève quelques questions : pour un mois mon ami a besoin de 8 stylos d'insuline, une grosse boite d'aiguille, une grosse boite de bandelette, une pochette refrigérante etc. Comme les vols en inde sont fréquents, avez vous des conseils à nous donner car si on se fait voler de l'argent ou des papiers, on peut se débrouiller, mais sans insuline...je vous passe les détails :(. Je lui ai conseillé de partir avec le double de ce qu'il a besoin, garder la moitié sur lui et la moitié a l'hotel, mais où peut il les cacher sur lui pour minimiser le risque de vol? il doit se "piquer" 3 fois par jour, je suppose qu'il vaille mieux qu'il se cache dans les WC pour ne pas attirer l'oeil? pour éviter qu'on confonde avec de la drogue ou est-ce que dramatise pour rien? y a t-il des commerces ouverts 24h/24, du style 7/11 car en cas d'hypoglycémie, où peut on trouver du sucre rapidement? on va acheter des pastilles de glucose qu'on trouve en pharmacie, ms ils sont hors de prix, 6 pastilles pour 8 euros, sachant qu'une pastille contient 5g de glucose et qu'en cas d'hypoglycémie il faut 40g...cela revient tres cher, ms ca dépanne tjs. Je sais qu'au cambodge, c'etait la croix et la banniere pour trouver du sucré par gourmandise, est-ce le cas en inde? Sinon tant pis, on partira avec un sac rempli de sirop mais ce n'est pas pratique. si dans ce forum il y a un diabétique qui est deja parti en inde, ses conseils seraient précieux. Mon ami a discuté avec son endocrino des risques etc. mais cela reste l'avis d'un spécialiste qui n'est jamais parti en inde en mode routard...

Merci.
Rajasthan et Benares en deux semaines
by Kadwan · 2006-09-25 · 24 replies
Bonjour,

Je prévois de faire un petit voyage en inde au mois de février prochain. J'aimerais visité le rajhastan (le circuit habituel) + benares. Pensez-vous que ce soit possible en 2 semaines en louant une voiture pour la partie rajhastan et en prenant l'avion ou le train pour bénares ?

merci.
Achat d'une moustiquaire pour l'Inde
by Sab80 · 2006-09-24 · 19 replies
Bonjour ! Me conseillez-vous d'acheter une moustiquaire avant de partir ou vaut-il mieux la prendre sur place ? Quel type de moustiquaire est le plus adapté ? Avec un seul ou plusieurs points d'ancrage ? Merci pour vos réponses, Sab
Pourboires aux porteurs de bagages en Inde?
by Yv · 2006-09-23 · 31 replies
Combien de roupies peut-on donner aux porteurs de bagages ? hall d'aeroport, hall de gares ferroviaires, de gares bus, de gares maritimes ? Om Yv
Comment vivez-vous votre retour d'Inde?
by Travel59 · 2006-09-13 · 44 replies
bonjour à tous, après un mois passé en inde du nord, de retour en france, j'aimerais échanger avec des personnes qui sont parties en inde. Avec une question : comment vivez vous votre retour d'inde... avez vous l'impression d'avoir évolué personnellement après ce séjour ? qu'est ce qui a changé dans votre quotidien ? quel regard portez-vous sur la vie en france ? à bientôt j'espère Magalie
Visites d'une journée à Madras
by Bettinah · 2006-08-29 · 10 replies
Bonjour à tous, 🙂

je pars pour l'Inde du Nord le 2 septembre. Mon vol n'est pas direct, je disposerai de 5h à Madras 🙂. Je souhaiterais visiter un peu mais surtout profiter de ces quelques heures pour m'acheter des Saris. Connaissez-vous les bons endroits pour faire des affaires sur le textile? J'ai entendu parler du Burma Bazar et du China bazar. Qu'en pensez-vous?🤪

Quels sont les sites à ne pas manquer (sachant que je n´ai pas beaucoup de temps)? Je me suis documentée, voici ce que j'ai trouvé: Temple Kapaleeswarar, Mont Saint Thomas, Basilique Santhome, Marina beach, Government museum, Fort saint Georges et Sainte Mary´s church. Que choisir???🤪

Comme je pars pour le Rajasthan, je ne dispose pas de guide sur l'Inde du Sud, chaque renseignement me sera donc d'une grande utilité!!😛🙂

Merci 😏
Transport aéroport de Madras-Auroville
by Dragonfly06 · 2006-08-22 · 17 replies
J'arrive (de Bombay) à l'aéroport de Madras le 27/08 vers midi....et dois me rendre à Auroville. Quel est la meilleure façon de voyager : taxi ? Connaissez vous les prix pour une telle distance ? bus ? Y en a t-il à toute heures ? D'où doit-on les prendre ? Savez vous où je peux me loger correctement (propre et calme) à Auroville ? Merci de vos conseils.
Chennai - Pondichéry en bus de nuit
by Indira · 2006-08-19 · 15 replies
bonjour à tous,

j'arrive à Chennai en avion dans la nuit et je dois être à Pondichéry le lendemain matin à 11h. Y'a t'il des bus de nuit pour Pondichéry de Chennai? Ou se trouve la gare-bus par rapport à l'aéroport?

MERCI D'AVANCE DE VOS INFORMATIONS AVISEES
Un demi tour de l'Inde en 80 jours (8e épisode)
by Mile · 2006-08-06 · 4 replies
Vendredi 4/11 : Dernier petit déjeuner avec Naaghu qui me tiendra compagnie jusqu’au moment du départ. 6h30, le rickshaw me dépose à la gare où j’achète un billet pour aller à Hospet dans un passenger train (je souligne pour ceux qui ne connaissent pas, que c’est loin d’être un TGV, avec banquettes de bois et pas de vitres aux fenêtres mais hyper sympa car on y rencontre des gens de toutes castes, de tous milieux). Je devrai changer de train à mi chemin. Le train est bondé et on est assis à 4 sur la banquette qui chez nous serait pour 2. Comme on est en milieu rural, la plupart des gens n’ont pas de bagages au sens où nous l’entendons mais des grands sacs en plastic bourrés de grain ou de produits divers, de grands paniers plein de fruits. Les femmes voyagent souvent avec plusieurs enfants en bas âge, les hommes plus âgés en dhottis, essayent de se frayer un bout d’espace pour s’allonger dans des positions plus qu’inconfortables pour nos corps raides d’Européens. Tout le monde me dévisage avec curiosité dans ce compartiment de 3e classe surpeuplé. Après un moment, un jeune homme se lance et la conversation démarre. Du coup les langues se délient et je n’ai pas vu passer les 2 heures qu’ont duré le trajet. J’ai juste le temps de descendre et de changer de quai pour prendre la correspondance. Ce train ci est tout aussi bondé mais un gentil jeune homme me cède sa place. Il m’aide également à placer mes bagages en sûreté car vu le monde, ce n’est pas du luxe. J’arrive à Hospet où Naaghu m’a réservé une chambre dans le meilleur hôtel de la petite ville, en priant le directeur qui est une de ses connaissances, de me réserver un bon accueil et un bon prix pour une belle chambre claire et propre. En fait de chambre, j’ai droit à un espèce de placard déglingué qui est situé dans l’aile la plus ancienne du Maligi. Pour le prix, 350 rps. Pas cher pour le genre d’hôtel mais cher pour le type de chambre. Shiva, le chef de la réception s’excuse mille fois mais il ne peut faire mieux car tout est complet à cause du Festival de Hampi. Il m’assure que dès la fin du festival, cad dans 2 jours, il me donnera une chambre dans l’aile neuve mais je ne pense pas rester jusque là. Le resto n’est heureusement pas mal et après un copieux lunch, je m’en vais à Hampi pour assister au début de ce fameux festival et peut être y trouver une chambre dans une des nombreuses guesthouse. Grosse bagarre avec les chauffeurs de rickshaw qui veulent un prix de dingue pour m’amener à Hampi. Le bus impossible, car réservé aux locaux et des files incroyables attendent les véhicules qui s’arrêtent juste le temps de faire le plein de passagers et de repartir. La police veille au grain, bâton à la main, prêt à sévir à la moindre occasion. Il me faudra donc me résoudre à payer le prix fort pour un rickshaw qui refuse même que je le partage avec qui que ce soit. Hampi ne se trouve qu’à 14 kms mais le dernier devra se faire à pied car impossible d’accéder plus près de l’entrée du site. Partout où mes yeux se portent, c’est noir de monde. D’après la télé et les journaux, on parle de 30.000 personnes là où habituellement ne vivent que quelques centaines d’âmes. J’y trouve cependant une chambre car peu de touristes étrangers et les Indiens viennent soit pour la journée soit ils dorment à même le sol, là où ils trouvent quelques mètres carrés pour s’installer avec leur petite famille. La chambre est propre et d’après le LP c’est la meilleure option du coin. 600 rps pendant la période du festival, payables d’avance. Ok, je prends. Je viendrai donc demain matin car en fait c’est beaucoup mieux que l’hôtel de Hospet. A 17 h le spectacle commence, une suite de concerts et de danses. J’ai la chance d’être bien placée (assise au 1er rang). Tous les spectacles sont gratuits et il n’y a que l’embarras du choix. Musique de tous les coins de l’Inde et danses classiques ou folkloriques avec des costumes somptueux. Un vrai régal. Je ne regrette donc pas mon choix. Car je passe une excellente soirée. Je rentre vers 23 h 30 car je commence à fatiguer sec et les spectacles vont se suivre jusque bien tard dans la nuit et il faut trouver un rickshaw pour rentrer, ce qui ne sera pas plus évident qu’à l’aller.

Samedi 5/11 : L’hôtel Maligi est super bruyant et je suis réveillée dès 6 h 30. Je me retrouve donc à Hampi vers 9 h et je prends possession de ma chambre. Je demande une serviette et du pecu et on me répond que je peux en acheter à la boutique d’à côté. Bon ça commence bien. De toute façon, il n’en est pas question car je trouve que dans un endroit où on paie 650 rps, on peut me fournir un rouleau de papier toilette et une serviette. Bon, ok ok, la patronne a déjà compris que je ne me laisse pas impressionner et on m’apporte ce que j’ai demandé. Dommage qu’il faille d’abord montrer les dents. Je me console en débutant ma visite car il y a vraiment de quoi se régaler les yeux, ici. L’endroit est tout simplement superbe. Le site est très très étendu et je n’en ferai qu’une petite partie a pied aujourd’hui. Pour visiter l’ensemble, il faut d’ailleurs bien plus que quelques heures et dans un moment la fête va recommencer à battre son plein. Je vais donc me contenter de visiter les abords immédiats car la foule devient déjà de plus en plus dense. Vers 17 h, une grande procession déambule dans tout le village. Je voudrais bien aller manger un bout mais partout c’est plutôt végétarien et je vais donc me mettre au régime « bananes » et à l’eau car le café est transparent et a plutôt le goût de thé. Tout est servi dans la même vaisselle ébréchée et pas très propre car il n’y a pas d’eau à cause du festival qui a bon dos. Une fois de plus, je me consolerai avec le spectacle du soir : baratha Nathyam et musique souffi + un très bon chanteur de raga accompagne d’excellents musiciens (tabla + instrument magnifique à 100 cordes, originaire du Cachemire). Ce concert là est vraiment le point d’orgue du festival et comme je suis venue assez tôt, j’ai une fois de plus, une bien bonne place au 1er rang où je serai juste dérangée par les nombreux photographes et cameramen de la télé mais il faut bien qu’ils fassent leur boulot.

Dimanche 6/11 : Après mon copieux petit déjeuner bananes pendant lequel je sympathise avec une touriste allemande, nous irons ensemble nous battre avec les rickshaw afin d’obtenir un prix convenable mais rien à faire en dessous de 400 rps et comme on est 2, on finira par accepter car il est vrai qu’il ne nous a pas mis de limite de temps. Nous ferons donc le tour pendant la journée entière et irons visiter des temples superbes, le palais royal, le Lotus Mahal etc…. Ma nouvelle copine me fait également part de son raz le bol de l’arnaque permanente. Elle est exaspérée et ne répond même plus lorsque les gens lui demandent d’où elle vient, et comment elle s’appelle. Elle a commencé son voyage à Delhi, puis Rajasthan et Goa et me dit que tous ces endroits sont encore pire qu’ici. Elle en avait pourtant rêvé pendant de longs mois mais ne s’attendait pas à ce genre d’ambiance. Et encore, je pense que c’est pire de voir le changement quand on a connu une Inde où tout le monde était si peu intéressé par l’argent. Il y a 20 ans et même 10, je n’ai jamais ressenti que les gens étaient si âpres au gain. C’est dommage car ce pays est si magnifique mais à force de tirer sur la corde, ils finiront par tuer le tourisme, en tout cas le tourisme comme nous on le pratique. Il y a de moins en moins de routards en Inde mais de plus en plus de groupes car les touristes se sentent plus en paix derrière la vitre de leur car climatisé. Hélas, en voyageant comme ça, on se prive de tout un tas de petits bonheurs qui heureusement font encore partie de la découverte d’un pays. Et le luxe suprême c’est quand même de pouvoir prendre son temps pour admirer, faire des photos, regarder la vie autour de soi. La journée fût très bénéfique de tous ces points de vue là. Avant de déjeuner ce matin, j’ai encore une fois changé de chambre car à Hampi Bazar c’est terriblement bruyant pendant cette période de fête et je n’ai pas beaucoup dormi. La fatigue s’accumule et j’ai décidé d’aller tenter ma chance à Karmalapur où j’ai amené mes bagages au Maurya Bhubaneshwar géré par le gouvernement. C’est relativement propre pour 660 rps mais c’est surtout calme, il y a de l’eau qui est même chaude, quel luxe car se laver les cheveux à l’eau froide, ce n’est pas ma tasse de thé, mais ne pas me laver pendant 2 jours par cette chaleur, ça l’est encore moins. Après une bonne douche, et un souper frugal, je vais me coucher tôt car la fête est finie et puis j’ai besoin d’une bonne nuit de sommeil.

Lundi 7/11 : Ah, enfin bien dormi, mais piètre petit déjeuner. Qu’à cela ne tienne, j’ai encore quelques heures pour aller me balader dans des petits recoins de Hampi que je ne connais pas encore. La nature est très belle, avec un éboulis de rocher ronds et rouges qui tombent comme de grosses bulles dans l’eau autour de laquelle des femmes viennent faire la lessive et étendre leurs magnifiques saris de couleurs vives. Sur les berges, on rencontre des saddhus qui sont venus nombreux pour la fête, des jeunes gens qui se baladent main dans la main avec de grands sourires, des groupes de jeunes filles aussi qui regardent les garçons du coin de l’œil. Ici et là de petites statues de pierre badigeonnées de poudre rouge, sont les bénéficiaires de quelques offrandes fleuries. Ganesh ou autres dieux non identifiables par les Europeens que nous sommes font ici bon ménage et tout ce joyeux petit monde nous est bien agréable à l’œil. Cette petite promenade au calme me fait vraiment du bien. Les marchands du temple sont partis avec la foule et le calme est revenu. Je vais devoir me résoudre à repartir vers Hospet car ce soir je reprends le train pour Bangalore et de là pour Mysore. J’ose à peine demander au rickshaw, le prix de la course pour Hampi Bazar à 4 kms d’ici. Celui ci me demande 80 rps alors que le prix normal est de 10 rps. Je n’ai plus envie de discuter et comme il me reste suffisamment de temps, je l’envoie au diable et je pars à pied. Après tout ça me fera du bien. Cette très belle ballade m’ouvre l’appétit. Je rentre donc à Hospet où je vais manger enfin autre chose que des bananes au resto de l’hôtel Maligi. Il ne me reste plus qu’à rejoindre la gare (à pied). Les chauffeurs de rickshaw se précipitent sur moi les uns après les autres mais je suis tellement dégoûtée de leurs extravagances que je fais semblant de ne pas comprendre l’anglais et ils finissent par se lasser avant moi cette fois. A la gare, je me retrouve par hasard avec un Mr qui se présente à moi comme le patron de l’agence locale pour la sauvegarde du patrimoine. Sur le quai, je suis la seule touriste et me demande donc si je peux lui consacrer un moment. Il voudrait savoir ce que je pense de Hampi, du festival etc…. Ah, il tombe bien celui là. J’ai enfin pu vider mon sac et ça m’a fait un bien fou. Je lui ai bien expliqué en long et en large que tous ces petits crétins qui profitent du festival pour essayer de gagner en 2 jours ce qu’ils gagneraient normalement en un an, font tout ce qu’il faut pour dégoûter les touristes de venir, de revenir ou d’encourager nos amis ou connaissances à venir. Je lui ai expliqué que le monde entier est branché sur l’ordinateur de nos jours et que tout se sait, tout se transmet et qu’ils font tout pour que plus personne n’ait encore envie de tenter de se faire plumer par quelques rigolos. Le monde est vaste et il y a pleins d’endroits où aller dépenser ses sous. Ils se plaignent déjà qu’il y a moins de touristes qu’avant mais il y en aura encore moins dans les années qui viennent car une réputation c’est tenace. Il me dit qu’il comprend et qu’ils sont conscients des problèmes mais ne savent quoi faire pour arrêter cette escalade. Il me demande de lui rédiger tout ça sur papier et de faire part de mon expérience ainsi que de quelques conseils si je peux en donner. Je le ferai volontiers mais je ne suis pas sûre du tout que cela serve à quelque chose. En effet, en Inde les lois sur les prix maximum ou prix fixes ou prix affichés n’existent pas et donc comment faire respecter des lois ou des notions qui n’existent même pas. Grande discussion qui se poursuit dans le train mais qui hélas n’aura sans doute aucun effet.

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