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Acheter des guides en français à Bangkok?
Bonjour,
Je pars en périple en Asie sous peu, destination prévues : Thailande, Malaisie, Indonésie, Cambodge et peut-être Laos ou Birmanie.
Personnellement les guides en français sont très précieux surtout qd on ne maîtrise pas ni l'anglais ni les langues locaux. J'ai pesé mes guides ça donne dans les 2 kg ! Questions aux voyageurs, comment faites-vous ! c'est facile d'acheter des guides en français (vrai ou faux) à BKK et où ?
Merci d'avance,
Je pars en périple en Asie sous peu, destination prévues : Thailande, Malaisie, Indonésie, Cambodge et peut-être Laos ou Birmanie.
Personnellement les guides en français sont très précieux surtout qd on ne maîtrise pas ni l'anglais ni les langues locaux. J'ai pesé mes guides ça donne dans les 2 kg ! Questions aux voyageurs, comment faites-vous ! c'est facile d'acheter des guides en français (vrai ou faux) à BKK et où ?
Merci d'avance,
Avis sur itinéraire et durée pour tour du monde?
Bonjour à tous,
J'ai écumé ce forum et d'autres sites et je suis en train de finaliser mon itinéraire pour le tour du monde.
Est-ce que vous pouvez me donner votre avis svp ? :)
Russie 8 jours Transibérien 12 jours Mongolie 23 jours Japon 25 jours Philippine 16 jours Chine du sud 28 jours Birmanie 22 jours Laos 12 jours Vietnam 20 jours Australie 32 jours Nouvelle zélande 30 jours Tahiti 7 jours Ile de Paques 4 jours Chili (Nord) 20 jours Bolivie 22 jours Pérou 22 jours Equateur 20 jours Galapagos 7 jours Brésil 25 jours
Merci d'avance
J'ai écumé ce forum et d'autres sites et je suis en train de finaliser mon itinéraire pour le tour du monde.
Est-ce que vous pouvez me donner votre avis svp ? :)
Russie 8 jours Transibérien 12 jours Mongolie 23 jours Japon 25 jours Philippine 16 jours Chine du sud 28 jours Birmanie 22 jours Laos 12 jours Vietnam 20 jours Australie 32 jours Nouvelle zélande 30 jours Tahiti 7 jours Ile de Paques 4 jours Chili (Nord) 20 jours Bolivie 22 jours Pérou 22 jours Equateur 20 jours Galapagos 7 jours Brésil 25 jours
Merci d'avance
Travailler en Thaïlande ou dans un pays frontalier?
Bonjour,
Voila, j'ai pas mal lu de témoignages sur ce forum.
et Travailler en Thailande semble ne pas être une mince affaire ! alors j'aurai voulu savoir, quand est-il des pays frontalier ? genre la Malaisie ou le Cambodge, voir au pire en Birmanie ou au Laos ?
Merci
Voila, j'ai pas mal lu de témoignages sur ce forum.
et Travailler en Thailande semble ne pas être une mince affaire ! alors j'aurai voulu savoir, quand est-il des pays frontalier ? genre la Malaisie ou le Cambodge, voir au pire en Birmanie ou au Laos ?
Merci
Attentat à Imphal le 21 octobre 2008 (Inde)
Comme on n'en a presque pas parlé dans la presse francophone, voici pour info :
un attentat à la bombe a eu lieu mardi soir à Imphal, la capitale de l'état de Manipur, non loin de la Birmanie. Cet attentat n'a toujours pas été revendiqué. La "bombe" était dissimulée dans un scooter garé près de la caserne de policiers et de paramilitaires. Mais les 17 tués et les quelque 30 blessés sont essentiellement des civils. Alain
un attentat à la bombe a eu lieu mardi soir à Imphal, la capitale de l'état de Manipur, non loin de la Birmanie. Cet attentat n'a toujours pas été revendiqué. La "bombe" était dissimulée dans un scooter garé près de la caserne de policiers et de paramilitaires. Mais les 17 tués et les quelque 30 blessés sont essentiellement des civils. Alain
La Thaïlande reste-elle une destination sans risque
Bonjour,
Beaucoup de questions en ce moment sur La Thailande.
Avec la Junte en place la thailande reste t'elle une destination.
Oui bien sur comme autrefois la Birmanie sous la Junte, juste reste a savoir si les gens veulent cautionner...
La Junte essaye toujours de faire venir les touristes etant donne que c'est une manne financiere....😉
Mais elle se trouve prise a des contraditions. Voir deja le probleme des Visas ou on ne sais pas ou on va ?
Fermer les frontieres , accepter des touristes mais encadre....dans des tours Operateur de groupe.OK
Des voyages individuel ok a voir si il ne faudra pas donner ses points de chute....donner des Hotels...
Rentrer et sortir sera de plus en plus difficile...d'un pays a un autre ( Laos , Cambodge, birmanie )
Sur le plan securite, les touristes non jamais ete inquiete et dans toutes les dernieres annees JAMAIS un site touristique n'a ete vise et jamais un mort.( en dehors des problemes sur Chiang -mai et Kho Phi-Phi des soeur Canadienes DCD et jamais elucide )
Actuellement la Junte controle tout, les medias , internet, les journaux, etc
http://www.lepetitjournal.com/...ampaign=NL%20Ba...
Quand vous connaissez bien la Thailande et les Thais, sont toujours imprevisible.Peu de contestation , ils ont le souvenir des annees ...( Ces militants n'ont pas oublié le massacre d'étudiants par les autorités lors d'une manifestation politique en 1976 à l'université Thammasat de Bangkok.)
Le 6 octobre 1976, l'armée a lâché les paramilitaires sur les manifestants, et a utilisé cette orgie de violence, dans laquelle des centaines d'étudiants ont été torturés et tués, pour suspendre la constitution et reprendre le pouvoir.
Aujourd'hui l'histoire se repete...
http://www.lepetitjournal.com/...ampaign=NL%20Ba...
Alors que dire des mois a venir.....🏴☠️
Voila les infos aujourd'hui....
En ce moment on est dans la saison des pluies, la periode touristique est de novembre a Mars. Il est prevu des elections en Octobre 2015. Mais aujourd'hui tous les partis politique sont supprime, alors des elections avec qui ?....
Aucun conseil a donner juste se tenir informe.
Bonne journee.
Attentats en Asie du Sud-Est?
Bonjour!
je suis sur le site depuis quelques semaines dejà, car je prepare avec ma soeur un voyage de 4 mois, thailande, laos, birmanie.
C'est une mine d'information incroyable!
Toujours est-il que des amis voyageurs etaient tres surpris de savoir que nous voulions aller en asie, a savoir les attentats!??
Ceux qui en arrive, qu'en est-il? Il y a vraiment des regions a eviter? Comme c'est notre premier voyage en asie, nous n'avons pas vraiment l'intention de sortir des sentier battu, meme si c'est ce que l'on prefere...et encore moins si c'est risqué...
Disons que notre enthousiasme a un peu diminué...besoin d'etre rassuré!!
merci a l'avance! fanini
je suis sur le site depuis quelques semaines dejà, car je prepare avec ma soeur un voyage de 4 mois, thailande, laos, birmanie.
C'est une mine d'information incroyable!
Toujours est-il que des amis voyageurs etaient tres surpris de savoir que nous voulions aller en asie, a savoir les attentats!??
Ceux qui en arrive, qu'en est-il? Il y a vraiment des regions a eviter? Comme c'est notre premier voyage en asie, nous n'avons pas vraiment l'intention de sortir des sentier battu, meme si c'est ce que l'on prefere...et encore moins si c'est risqué...
Disons que notre enthousiasme a un peu diminué...besoin d'etre rassuré!!
merci a l'avance! fanini
11 mois dont 3 mois en Asie et 8 en Amérique Latine fin août 2014
Bonjour a tous,
Voici quelques mois que je me prepare pour faire un petit tour autour du monde pendant une durée de 11 mois. Je partirai fin août 2014 en sac a dos avec un budget en gros de 1000 eur par mois hors vol. Mon objectif principal est de partir a la rencontre des gens, de vivre différemment le temps de quelques mois et surtout prendre le temps de profiter des aventures qui vont s'offrir a moi.
Je souhaiterai avoir vos conseils pour m'indiquer si le choix de trajet pour lequel j'opte est pertinent. En particulier niveau temps ou evenements locaux.. Je souhaite apprendre l'espagnol sur place et passer 7/8 mois en amerique latine. ce qui restreint mes choix pour l'asie.
voici mon itineraire en gros fin aout/ debut septembre : Mongolie septembre : chine octobre : vietnam/cambodge/ thailande novembre : birmanie/phillipines novembre (fin) : mexique decembre : mexique + cuba janvier : guatemala + nicaragua fevrier : costa rica + colombie mars : bresil + argentine avril : argentine mai : chili + bolivie juin : perou juillet : equateur
J'ai fais le choix de descendre puis remonter l amerique du sud dans ce sens plutôt que dans l'autre. Est ce que vous me conseillez de parcourir certaines distances en avion et si oui lesquelles ?
Merci d'avance pour vos reponses qui m'aideront sans doute pour la plannification de mon voyage!
Matthieu
Voici quelques mois que je me prepare pour faire un petit tour autour du monde pendant une durée de 11 mois. Je partirai fin août 2014 en sac a dos avec un budget en gros de 1000 eur par mois hors vol. Mon objectif principal est de partir a la rencontre des gens, de vivre différemment le temps de quelques mois et surtout prendre le temps de profiter des aventures qui vont s'offrir a moi.
Je souhaiterai avoir vos conseils pour m'indiquer si le choix de trajet pour lequel j'opte est pertinent. En particulier niveau temps ou evenements locaux.. Je souhaite apprendre l'espagnol sur place et passer 7/8 mois en amerique latine. ce qui restreint mes choix pour l'asie.
voici mon itineraire en gros fin aout/ debut septembre : Mongolie septembre : chine octobre : vietnam/cambodge/ thailande novembre : birmanie/phillipines novembre (fin) : mexique decembre : mexique + cuba janvier : guatemala + nicaragua fevrier : costa rica + colombie mars : bresil + argentine avril : argentine mai : chili + bolivie juin : perou juillet : equateur
J'ai fais le choix de descendre puis remonter l amerique du sud dans ce sens plutôt que dans l'autre. Est ce que vous me conseillez de parcourir certaines distances en avion et si oui lesquelles ?
Merci d'avance pour vos reponses qui m'aideront sans doute pour la plannification de mon voyage!
Matthieu
Billet pour un voyage en Nouvelle-Zélande et en Asie?
Bonjour à tous,
J'ai décidé de partir travailler quelques mois en Nouvelle-Zélande (3 à 4 mois) et de continuer mon périple en Asie du sud-est et en Inde. J'ai prévu de voyager une année, à partir de février 2013.
Le moment le plus décisif se présente enfin : l'achat des billets ! J'hésite entre deux agences, deux propositions.
Le trajet idéal est le suivant : NZ - Indonésie - Malaisie - Thaïlande - Cambodge - Vietnam - Laos - Birmanie - Inde
Travel Nation me propose l'itinéraire suivant : Londres - Rarotonga (îles Cook) - Auckland - Wellington - Sydney - Singapour - Bangkok // Hanoï - Thiruvananthapuram // Delhi - Londres pour 1789 £ (soit 2200 €).
Zip World me propose un devis pour les destinations principales et me conseille de prendre des vols low cost sur place pour l'Asie du sud-est et l'Inde (vols à partir de 40€) : Paris - Auckland // Wellington - Bangkok // Delhi - Paris à 1398 € et 1498 € avec un stop à Sydney.
Je n'arrive pas à me décider .... et mon budget est plutôt limité.
Est-il plus judicieux de prendre à l'avance le maximum de vols avec Travel Nation ou de se laisser porter par les événements et d'alléger le prix des billets avec Zip World? (une différence de près de 800 € tout de même...) Est-ce quelqu'un a déjà voyagé avec Zip world ?
J'ai quelques doutes avec les billets low cost : est-ce qu'au dernier moment les prix restent bas ? Les compagnies sont-elles fiables ?
Merci pour vos réponses et vos conseils éclairés de voyageurs !!
J'ai décidé de partir travailler quelques mois en Nouvelle-Zélande (3 à 4 mois) et de continuer mon périple en Asie du sud-est et en Inde. J'ai prévu de voyager une année, à partir de février 2013.
Le moment le plus décisif se présente enfin : l'achat des billets ! J'hésite entre deux agences, deux propositions.
Le trajet idéal est le suivant : NZ - Indonésie - Malaisie - Thaïlande - Cambodge - Vietnam - Laos - Birmanie - Inde
Travel Nation me propose l'itinéraire suivant : Londres - Rarotonga (îles Cook) - Auckland - Wellington - Sydney - Singapour - Bangkok // Hanoï - Thiruvananthapuram // Delhi - Londres pour 1789 £ (soit 2200 €).
Zip World me propose un devis pour les destinations principales et me conseille de prendre des vols low cost sur place pour l'Asie du sud-est et l'Inde (vols à partir de 40€) : Paris - Auckland // Wellington - Bangkok // Delhi - Paris à 1398 € et 1498 € avec un stop à Sydney.
Je n'arrive pas à me décider .... et mon budget est plutôt limité.
Est-il plus judicieux de prendre à l'avance le maximum de vols avec Travel Nation ou de se laisser porter par les événements et d'alléger le prix des billets avec Zip World? (une différence de près de 800 € tout de même...) Est-ce quelqu'un a déjà voyagé avec Zip world ?
J'ai quelques doutes avec les billets low cost : est-ce qu'au dernier moment les prix restent bas ? Les compagnies sont-elles fiables ?
Merci pour vos réponses et vos conseils éclairés de voyageurs !!
Vos paradis perdus en Asie du Sud-Est?
Salut tout le monde ,
Je part 6 mois en asie du sud est en novembre , - au programme Indo Philippines malaysie vietnam loas cambodge birmanie inde ( shikkim , darjeeling ) Nepal
Je commence a envisager un itineraire , Ma question est , quels sont les lieux qui vont ont envoutes peut etre un peu en dehors des sentiers battus , ou vous pensiez pas aller , des ptits paradis perdus , des villages ect ect ? 😉
Merci a tous pour vos reponses et vos suggestions 🙂 a vos plumes ! amis voyageurs
Je part 6 mois en asie du sud est en novembre , - au programme Indo Philippines malaysie vietnam loas cambodge birmanie inde ( shikkim , darjeeling ) Nepal
Je commence a envisager un itineraire , Ma question est , quels sont les lieux qui vont ont envoutes peut etre un peu en dehors des sentiers battus , ou vous pensiez pas aller , des ptits paradis perdus , des villages ect ect ? 😉
Merci a tous pour vos reponses et vos suggestions 🙂 a vos plumes ! amis voyageurs
Risque de nuage toxique en Thaïlande?
Bonsoir,
Nous avons réserver une semaine à Phuket la semaine prochaine, décollage Samedi 19 Mars. Avec les derniers évènements au Japon, nous hésitons à partir par peur que des émanations dégagées par les fuites des centrales nucléaires japonnaise.
Apparemment, comme la Thailande n'est pas officiellement concernée par une polution atmosphérique, l'assurance ne marche pas. Notre séjour est entièrement payé et en cas d'annulation, nous perdons l'intégralité du montant du voyage. Qu'en pensez-vous ? Notre décision est difficile à prendre. D'avance, Merci pour vos réponses
Coulées de boue au Ladakh
bonjour,
je reviens du ladakh, ....enfin de leh et ses environs puisque étant arrivé le lendemain du sinistre, peu de routes et de ponts étaient praticables. Je vous envoie quelques photos du triste événements puisque quelques personnes me l'ont demandés..... http://backpackers.blogs-de-voyage.fr
bon dimanche a tous.
je reviens du ladakh, ....enfin de leh et ses environs puisque étant arrivé le lendemain du sinistre, peu de routes et de ponts étaient praticables. Je vous envoie quelques photos du triste événements puisque quelques personnes me l'ont demandés..... http://backpackers.blogs-de-voyage.fr
bon dimanche a tous.
Vers l'Orient dans les années 1970
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
« Suite au prochain numéro ! »
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
« Suite au prochain numéro ! »
Moins de touristes au Cambodge?
Salut il parait qu'il y a beaucoup moins de touristes au Cambodge à cause des problèmes entre la Thailande et le Cambodge. Avez vous cette impression ? ou avez vous eu des nouvelles à ce sujet ?
Choisir le Laos ou la Thaïlande en mars 2009?
bonjour
je suis déjà allé en Thailande, j'ai beaucoup apprécié, même si je suis resté sur ma faim par manque de temps.
je dois repartir en mars 2009, mais désireux de mettre l'accent sur les villages ethniques, leur authenticité et leur culture j'hésite entre le nord ouest de la thailande ou le Laos.
donnez moi vôtre avis, merci
je suis déjà allé en Thailande, j'ai beaucoup apprécié, même si je suis resté sur ma faim par manque de temps.
je dois repartir en mars 2009, mais désireux de mettre l'accent sur les villages ethniques, leur authenticité et leur culture j'hésite entre le nord ouest de la thailande ou le Laos.
donnez moi vôtre avis, merci
Quatre semaines en Thaïlande pour fille seule
Salut!
Je compte partir en juillet pour 4 semaines en Thailande, que me conseilleriez vous de faire...et ne pas faire sachant que je pars seule avec mon sac à dos?
Merci!!!
Visa pour quatre mois en Thaïlande?
salut a tous j ai besoin de vos conseils eclairés.avec ma femme on part en thailande le 20 octobre.on voudrait rester 4 mois mais je crois qu on a pas les bons visas, on a droit a 60 jours.voila ma question:peut on obtenir un autre visas 60 jours ou sinon comment faire pour pouvoir rester 4 mois merci d avance
Résistance
C'etait sur la radio France Inter, il y a quelques etes de cela, une emission etait consacree aux reporters de guerre. Ce jour la, un journaliste francais, qui avait couvert la premiere guerre de Tchetchenie, repondait aux questions. Il se declarait stupefait par le courage inoui des tchetchenes, il en avait vu attaquer un char sovietique avec un couteau. Que des gens preferent voir leur ville detruite, Grosny, plutot que de la supporter envahie par une armee etrangere lui fit penser a la France, en 1940. Comme je m'interesse beaucoup a cette periode, j'ai vite compris ou il allait en venir...pas l'animateur. Alors il parla de cette honte sur notre histoire, de notre peuple qui se lance dans une fuite eperdue sur les routes, de pas la moindre resistance pour empecher les allemands d'entrer dans Paris, du lache soulagement de l'armistice, ajouterai-je, eh oui, nous sommes le peuple le plus intelligent, le plus cultive de la terre, il nous fallait donc conserver notre patrimoine historique !!! (Sur l'annee 40, lire absolument Une etrange defaite, de Marc Bloch, chez "Folio", et aussi "Le Bouquet", d'Henri Calet, un ecrivain que j'admire beaucoup)
Dans nos societes du "principe de precaution" et de la "festivation generalisee", le mot resistance sonne comme une inconvenance, une faute de gout. Alors, quand je lis qu'un francais qui vit en Birmanie, et dont je souhaite qu'il passe ces evenements sans encombres avec sa famille, repond a un jeune Birman qui lui demande qu'est-ce qu'on peut faire : Rien !, je veux croire qu'il a sans doute repondu sur le coup de l'emotion, car, lui meme, s'engage fortement en diffusant ses propres photos.
Penser froidement, sincerement, qu'il y a rien a faire, c'est reduire le combat d'Ang Sang Suu Khy a l'entetement d'une femme bornee, et celui de Mandela a un engagement d'un romantisme echevele ! Oui, si ce francais avait vecu en Afrique du Sud, au debut des annees 60, qu'aurait-il repondu a ce jeune avocat, alors que le regime de l'apartheid etait terriblement puissant : il n' ya rien a faire Nelson !
A Paris, j'habite non loin de l'avenue des "Cinq Lyceens fusilles" Cinq jeunes lyceens francais, en 40, n'ont pas ete effleures par l'idee qu'il y avait rien a faire, alors ils ont fait et distribues des tracts contre l'occupation, et ils l'ont payes de leur vie. Maintenant vous connaissez tous la lettre de Guy Mocquet, ses derniers mots ne refletent aucuns regrets sur son engagement. Et ce simple secretaire d'etat d'un gouvernement en deroute, revulser a l'idee qu'il n' y a rien a faire, s'envole pour Londres, tandis que Simone de Beauvoir -ou Sartre?- ecrivait dans son journal, a l'annonce de l'armistice, qu'enfin la vie normale allait reprendre !
Lisez donc les lignes qui suivent, pour que le mot resistance retrouve toute sa valeur dans notre culture, jusque dans notre quotidien, oui, meme dans la vie de tous les jours, ces lignes qu'auraient pu ecrire Ang Sang Suu Khy, le "Nelson Mandela" du 21 ieme siecle :
Bien sur ce n'est pas le mur que je trouerai avec ma tete, je n'ai pas assez de force pour le trouer, mais le seul fait qu'il soit un mur de pierre et que je sois trop faible n'est pas une raison pour que je me soumette. F.Dostoievski. "les carnets du sous-sol"
Bien sur ce n'est pas le mur que je trouerai avec ma tete, je n'ai pas assez de force pour le trouer, mais le seul fait qu'il soit un mur de pierre et que je sois trop faible n'est pas une raison pour que je me soumette. F.Dostoievski. "les carnets du sous-sol"
Collecte de matériel médical pour Mae Sot (Thaïlande)
Je collecte du petit matériel médical, neuf et en cours de validité, pour une action humanitaire santé à Mae Sot, région dans laquelle se trouve de nombreuses personnes originaires de Birmanie (Myanmar) qui se sont réfugiées en Thaïlande. Départ le 22 Octobre ...
Vivre en dictature...
Lors de voyages j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes vivantes sous des régimes très durs. En Birmanie, en Syrie, en Egypte, en Iran, j'ai rencontré des personnes qui semblaient vivre malgré tout, n'ayant sans doute pas le choix ou n'ayant peut-être jamais rien connu d'autre. Il souffraient souvent plus de problèmes matériels que de problèmes politiques.
Les libertés réduites, un état policier, la presse contrôllée, internet filtré... Dans quelle mesure cela induit-il sur la qualité de vie des gens ?
En Egypte, un homme me disait que la démocratie, il s'en foutait. Pourvu qu'il ait à manger. En Syrie, un jeune me confiait qu'il comprenait les condamnations arbitraires de prisonniers politiques (même s'il s'agissait de son frère a-t-il dit), car c'était pour son bien, pour protéger son pays et donc, le protéger lui. Il n'y a qu'en Birmanie que j'ai senti tout le poids d'une junte à bout de souffle, prête à tout pour se maintenir.
En France un lorsque je racontais la situation que m'avais rapportée une bibliothéquaire de la ville d'Orange, une dame m'a dit : " Retirer certains livres d'une bibliothèque? Mais ce n'est pas si grave, je ne lis pas...". Si cela pouvait apporter une illusion d'ordre ou de sécurité...pas de problème!
Je suis malheureux de ne pouvoir me coucher sur les pelouses des parcs parisiens sans entendre immédiatement le sifflet d'un gardien, je suis choqué de ne pouvoir, si je le veux, rouler sans boucler ma ceinture et en assumer les conséquences, je me sens frustrer de ne pouvoir dire que l'Iran est un beau pays, plein de gens raffinés et éduqués sans qu'on m'accuse de complicité de terrorisme!!
En Iran, je peux me coucher dans l'herbe, en Syrie, si j'étais fumeur, je pourrai fumer partout... Des libertés bien petites par apport à la liberté d'expression, j'en ai conscience!
Je me pose donc ces questions, sans provocation aucune, en éspérant que vous m'aiderez dans ma réflexion :
Etre dans une dictature ne peut il pas apporter pour certains un mieux être? Se sentir protéger? Avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout? Etre doucement bercé, endormi par des discours populistes. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent (les opposants, les artistes non officiels, les étrangers...) .
L'homme peut il vivre sans étouffer, sans trop de frustration voir même être épanoui et heureux dans un régime non-démocratique?
Qui sait... Peut-être aurons nous une réponse empirique bientôt : la presse française cède à des pressions, les libertés se restreignent et mis à part mon agacement, je suis encore vivant, juste un peu énervé...
à suivre...
Les libertés réduites, un état policier, la presse contrôllée, internet filtré... Dans quelle mesure cela induit-il sur la qualité de vie des gens ?
En Egypte, un homme me disait que la démocratie, il s'en foutait. Pourvu qu'il ait à manger. En Syrie, un jeune me confiait qu'il comprenait les condamnations arbitraires de prisonniers politiques (même s'il s'agissait de son frère a-t-il dit), car c'était pour son bien, pour protéger son pays et donc, le protéger lui. Il n'y a qu'en Birmanie que j'ai senti tout le poids d'une junte à bout de souffle, prête à tout pour se maintenir.
En France un lorsque je racontais la situation que m'avais rapportée une bibliothéquaire de la ville d'Orange, une dame m'a dit : " Retirer certains livres d'une bibliothèque? Mais ce n'est pas si grave, je ne lis pas...". Si cela pouvait apporter une illusion d'ordre ou de sécurité...pas de problème!
Je suis malheureux de ne pouvoir me coucher sur les pelouses des parcs parisiens sans entendre immédiatement le sifflet d'un gardien, je suis choqué de ne pouvoir, si je le veux, rouler sans boucler ma ceinture et en assumer les conséquences, je me sens frustrer de ne pouvoir dire que l'Iran est un beau pays, plein de gens raffinés et éduqués sans qu'on m'accuse de complicité de terrorisme!!
En Iran, je peux me coucher dans l'herbe, en Syrie, si j'étais fumeur, je pourrai fumer partout... Des libertés bien petites par apport à la liberté d'expression, j'en ai conscience!
Je me pose donc ces questions, sans provocation aucune, en éspérant que vous m'aiderez dans ma réflexion :
Etre dans une dictature ne peut il pas apporter pour certains un mieux être? Se sentir protéger? Avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout? Etre doucement bercé, endormi par des discours populistes. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent (les opposants, les artistes non officiels, les étrangers...) .
L'homme peut il vivre sans étouffer, sans trop de frustration voir même être épanoui et heureux dans un régime non-démocratique?
Qui sait... Peut-être aurons nous une réponse empirique bientôt : la presse française cède à des pressions, les libertés se restreignent et mis à part mon agacement, je suis encore vivant, juste un peu énervé...
à suivre...
Asie du Sud-Est: retour en France du Cambodge par voie terrestre
Prevoyant de rentrer en France en octobre (je sais j'ai encore le temps!) par voie terrestre, je commence a recolter toutes les infos pernitentes et utiles en la matiere.Donc, j'ai pas mal de questions: est il facile de traverser la frontiere thailande/birmanie en bus ou train? d'eilleurs existe il une voie ferroviaire entre les 2 pays? en birmanie, pour une femme seule, est il facile d evoyager? traverser la frontiere birmanie/ inde: quels modes de transport?quelle difficulte? le bangladesch: quelles impressions, quels conseils, quelles formalites?
Bon, la suite de mes questions, je les pose dans une autre rubrique! Merci de vos reponses, Laure
Bon, la suite de mes questions, je les pose dans une autre rubrique! Merci de vos reponses, Laure











