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Aires de service pour camping-car en Australie?
by Jp048 · 2011-04-22 · 38 replies
Bonjour à vous,

Nous partons avec ma ptte famille pour un trip de 2,5 mois en camping-car en Australie , suivi de 1,5 mois en Nouvelle-Zélande. Je suis novice dans ce type de moyen de transport, mais j'aimerais savoir si comme on le trouve en France, il existe des aires de service où l'on peut dormir et surtout où l'on peut faire les vidanges des eaux usées et remplissage d'eau potable. Cela nous permettrais de réaliser des économies par rapport à la formule campings! Si c'est le cas, y a-t-il une revue a acheter sur place, qui les référence?

Merci pour vos réponses.
Choix d'hôtel à Saint-Malo pour juin (France)
by JenRui · 2011-03-28 · 34 replies
Bonjour,

Nous allons à Saint-Malo dans le mois de juin 2011. J'aimerais savoir si l'Hotel Alpha Ocea est un bon endroit pour y séjourner avec mes 2 enfants? Est-ce loin Intras Muro? Ou l'Hotel Les Charmettes serait mieux? Aussi combien de temps de St-Malo du Mont St-Michel et les plages du débarquement?

Merci
Trois semaines dans l'Ouest canadien début septembre
by Psychokwak · 2011-02-17 · 57 replies
Bonjour à tous !

Je sais bien que ce sujet a déjà été abordé maintes et maintes fois mais justement, dur dur de faire le tri parmi toutes ces infos.

Mon ami et moi (nous avons 25 ans) souhaitons partir dans l'ouest canadien fin août/début septembre 2011 et nous aurions besoin de vos précieux conseils.

Tout reste à déterminer mais voici les grandes lignes de notre trajet:

Nous prévoyons un vol Paris-Calgary avec Air Transat (nous en avons de bons souvenirs). Visite de Calgary sur 2 jours environ puis location d'une voiture et départ pour les rocheuses. De là, visite des parcs de Banff, Yoho et Jasper (vers le nord donc). Concernant les choses à voir/à faire, j'ai trouvé mon bonheur dans les guides et dans les nombreux messages du forum. Par contre, je me demande combien de temps cela vaut-il le coup de rester afin d'en avoir un bon apperçu, sachant que nous voulons faire quelques randos, un peu de canoe etc? Au début on prévoyait 2 semaines pour les 2 parcs (et alentours) mais peut-être que 10 jours suffiraient... Quelqu'un a-t-il également une expérience des campings?

Grosse hésitation sur la suite du voyage car nous voulons rejoindre Vancouver. 2 solutions : soit nous gardons la voiture et en route pour Vancouver sachant que rendre la voiture dans une autre ville nous coûte bien cher (+ 1000$), soit retour à Calgary pour rendre la voiture et vol Calgary-Vancouver (en 30 minutes c'est réglé!) ce qui veut dire qu'on se refait Jasper-Banff-Calgary dans l'autre sens cette fois. Du coup, on se demande si un trajet Jasper-Vancouver en voiture vaut vraiment le coup. Y a-t-il des choses à voir sur la route, des choses qui nécessitent de s'arrêter? Ou ferions-nous mieux de prendre l'avion?

Et enfin, quelques jours sur Vancouver avant de repartir à Paris. L'île de Vancouver vaut-elle le détour?

En gros l'objectif c'est un max de nature, de balades, de paysages et un peu de grandes cités canadiennes sur 3 semaines maxi !

Merci par avance de vos réponses et éventuelles suggestions !
Retour de trois semaines en Éthiopie
by Fastfingers · 2010-11-18 · 6 replies
Un petit retour d'expérience sur ce pays peu fréquenté finalement des voyageurs indépendants. En espérant que ça serve à certains pour préparer leur voyage.

Budget: on a mangé dans des restaurants très corrects pour 25 à 50 birrs (1 à 2.5€) et avons dormi dans des hotels / guest houses propres (mais pas du haut standing non plus) pour 150 à 200 birrs la chambre double (7 à 9€). Bus: autour de 50 - 70 birrs un trajet de 5-7h.

Vol: 480€ depuis Frankfort à Addis Abeba direct (7h) avec Ethiopian Airlines. On a pu avoir des discounts du coup pour les vols intérieurs.

Transports: vols (réservés depuis la France pour 80€ chacun) Addis-Lalibela et Lalibela-Gonder (bien reconfirmer les horaires la veille au comptoir Ethiopian, on a eu une mauvaise surprise à Addis pour le vol pour Lalibela, il avait 2h d'avance!!! mais ils ont réussi à nous faire partir le même jour heureusement). Sur place vol Gondar-Axum (pour 80€ ça fait éviter la pire route d'Ethiopie d'après les gens rencontrés, plus de 14h sur une route actuellement en construction). Axum-Mekele en minibus, 6h (conseil, allez directement à la gare routière le matin, achetez pas un billet la veille). A Mekele vol pour rentrer sur Addis (40€). Bus Addis-Awassa (6h) et Awassa-Arba Minch (7h), 2 jours d'affilée, c'est dur. Retour sur Addis depuis Arba Minch en 4x4, trouvé sur place mais pas évident (300birrs la place, mais 6h au lieu de 12h en bus!)

Harcèlement: ça semblait être le point négatif de ce pays tant nous avions lu de retours d'expérience de voyageurs (notamment sur ce forum mais aussi sur les guides) s'étant fait harceler voire jeter des pierres. On était prêts à vivre 3 semaines d'enfer mais il n'en a rien été! Les gens sont gentils et très souvent serviables. Certes certains mendient et les enfants demandent des stylos, 1 birr ou des caramels (mauvaises habitudes données par certains touristes!) particulièrement dans le sud et à Lalibela, mais il suffit de dire non et ils n'insistent pas. Pour ceux qui ont déjà été en Inde, n'ayez crainte, vous avez vécu pire!

Puces: on en a chopé au début du séjour à Lalibela et on a cru qu'on s'en débarrasserait pas, elles sont pénibles car restent et pondent dans les vêtements (prévoyez un répulsif pour les vêtements et le corps), mais après 10 jours on pense ne plus en avoir eu (toujours quelques piqûres mais peut être de moustiques).

Nous sommes partis 24 jours du 21/10 au 14/11 et avons eu 10min de pluie (à Gonder). On n'avait pas prévu du tout de faire le sud au départ, mais finalement en faisant le trek du Simiens sur 4 jours au lieu de 5 et voler de Gonder à Axum nous a fait gagner du temps et on a pu improviser la dernière semaine dans la Rift Valley.

Itinéraire:

- Addis Abeba (1 jour): pas grand chose à y voir, on a pas été spécialement emballés. Evitez les "étudiants" qui vous proposent à tour de bras d'aller fêter qque chose ou boire du vin de miel dans un bar, c'est une arnaque (on est pas tombé dedans, mais certains qu'on a rencontré oui).

- Lalibela (3 jours): on a beaucoup aimé, malgré les à prioris sur le fait que c'est une ville touristique (c'est relatif en Ethiopie on se marche pas non plus dessus entre occidentaux). Venir avant 8h du matin le WE pour assister aux offices, ambiance particulière. On a fait la visite des églises sans guide et on a pas été du tout harcelés par des guides ou enfants de toute sorte comme on avait pu le lire (apparemment la police a sévi de ce côté là), de plus on a toujours trouvé les églises ouvertes. Les alentours sont très agréables aussi, c'est très rural. Evitez le Blue Lal hotel ("Chez Sophie").

- Gondar (2 jours): pas grand chose à y voir, on a passé le plus clair de notre temps à organiser le trek du Simiens (le chateau bof par contre l'église Debre Birhan vaut vraiment le coup, à 10min à pieds de la ville). En faisant le tour des agences, on a pu avoir un ordre d'idée des prix pratiqués pour le circuit de 4 jours (avec scout, guide, porteurs, cuistots): départ en voiture le 1er jour pour Debark jusqu'à l'entrée du parc national, 3h de marche et 1ère nuit au camp de Sankanber, 2è jour Sankanber-Gich, 3è jour Gich-Chennek (en suivant l'escarpement, le top du trek), 4è jour montée au Bwahit pass et retour sur Gonder depuis Chennek. Pour 2 personnes fallait compter plus de 200€ par personne, pour 4 ça descendait à 140€ et finalement on a réussi à se trouver un groupe de 6 personnes et on en a eu pour 117€ tête tout compris (Agence Simiens Moutains travel - mais voir aussi avec l'office du tourisme qui font les meilleurs prix). On voulait au départ faire le trek depuis Debark car moins cher, mais ça oblige apparemment à faire pour le même circuit 1 jour de plus: 1er jour il faut marcher de Debark à Sankanber (et c'est sur la piste, pas intéressant), 2è et 3è jours pareil que ci-dessus, le 4è c'est retour de Chennek à Sankanber par la route et le 5è de Sankanber à Debark. Au final on marche quasi 3 jours sur 5 sur la route, pas sûr que ça vaille le coup. Mieux vaut sans doute essayer de se trouver des gens à Gonder pour partager les frais (même si c'est pas si facile, peu d'individuels).

- Trek du Simiens (4 jours): rien à dire ça vaut le coup, les paysages sont grandioses, même si un peu brumeux dès la fin de matinée jusqu'au soir.

- Axum (1 jour): pour l'intérêt historique, mais bon.

- Mekele (1 jour): juste le temps de retrouver nos comparses pour le Danakil et organiser l'excursion aux églises du Tigray.

- Eglises du Tigray (1 jour): on a réussi à trouver 3 autres personnes qui cherchaient aussi pour le lendemain, en tout on était 7, on en a eu pour 350birrs (15€) chacun de transport (mini van) et guide. On a opté pour la partie Gheralta (à l'ouest de Wukro), apparemment mieux que Teska Tesfai (au nord) pour les paysages (superbes). On en a fait 2: Abraha Atsbeha (100b l'entrée) et Abuna Yemata (60b), mais cette dernière se mérite car c'est de l'escalade pure et simple, sans réelle sécurité, à déconseiller aux personnes sujettes au vertige ou pas en forme!

- Danakil (5 jours): j'avais lancé un appel sur ce forum pour trouver des compagnons pour partager les frais de cette excursion onéreuse, on a pas eu de problèmes à se retrouver à Mekele (on était 5), même 2-3 jours avant la date prévue (par sms & emails). On est parti avec l'agence de l'African hotel d'Axum (sérieuse et recommandée par l'office du tourisme de la ville, téléphone: (+251) 0911532526), sur la base de 5 personnes on en a eu pour 450€/tête, ce qui fait quand même 300€ de moins que ce qu'on pensait payer à la base! (renseignements pris par email et directement à une agence basée à Addis). Partis avec 2 4x4, les chauffeurs étaient expérimentés, pas de souci de sécurité (pas le cas pour une agence partie d'Addis avec un 4x4 en vrac et un chauffeur qui ne connaissait pas le coin qu'on a du remorquer en plein désert Afar). C'est le clou du voyage, l'Erta Ale était actif (3h de montée de nuit, on est resté littéralement bloqués 3h à regarder le spectacle, on a dormi à qques dizaines de mètres de ce lac de lave, et le spectacle au petit jour est encore plus prenant car on se rend mieux compte de la dimension), et le Dallol haut en couleurs évidemment, c'est vraiment de la science fiction.

- Arba Minch (3 jours): on a eu un contact d'un guide local très bien Bini (tél: (+251) 0916341813 ; email: binuab11@yahoo.com), il fait partie de la tribu des Hamers et parle plusieurs langues de la vallée de l'Omo. Avec lui on a juste fait une excursion d'un jour au village Dorzé (maisons "éléphant", sa grand mère vit dans ce village), 1 jour à un village Konso (dans le sud, 4x4 pour 2000 birrs (90€) la journée) et 1 jour de safari au parc du Nechsar (zèbres, antilopes) avec passage au crocodile market (hippos, crocos), 1350 birrs de transport. Il nous a demandé 200 birrs pour la 1ère journée (compté demi journée), 400 pour la 2ème et 300 pour la dernière. Si on avait eu plus de temps on aurait sans doute poussé pour une excursion dans la vallée de l'Omo, avec lui comme guide ça doit être vraiment une autre expérience qu'avec des agences classiques! Il est très serviable, parle un bon anglais et a surtout beaucoup de contacts avec les tribus (il nous proposait d'aller passer plusieurs jours dans son village Hamer dont son père est le chef). A conseiller pour ceux qui ont l'intention de descendre dans le sud et organiser le tour sur place: mais attention, il est très demandé, notamment par les agences d'Addis qui veulent s'offrir ses services, alors essayez de le prévenir à l'avance. Il a aussi des contacts pour réserver des 4x4.

En espérant que ça puisse vous servir à appréhender ce beau pays.

N'hésitez pas si vous avez des questions.
Petita rent a car à La Paz (Bolivie)
by Mlefevre · 2010-10-12 · 17 replies
Bonjour, il y a qq années j'avais lu de bons écho à propos de cette agence. Sont-ils toujours fiables? Leur matériel n'est-il pas un peu vieillissant (on voit toujours les mêmes voitures sur leur site depuis des années) Merci à tous ceux qui ont loué un 4X4 chez eux de me dire comment ça s'est passé! Marie
L'Ouest américain, Le Grand et Mamie-Boulet pour trois mois
by Ninou98 · 2010-09-16 · 508 replies
Bonsoir à tous,

On n'a pas hésité longtemps. On repart !

Durée max : 4 mois

Hébergement : on ne réserve rien, comme la première fois. On ressort notre Home-sweet-home d'il y a 5 ans (tente 2 secondes Decath) et une voiture (4X4 - mais ça c'est Le Grand qui gère) l'important c'est qu'elle soit assez grande pour que je/on puisse dormir dedans : je ne suis toujours pas mure pour dormir sous la tente dans la Death Valley et la solution table préconisée par Sedonax est valable pour Le Grand pas pour moi 😕.

Epoque : départ mi-mars ou fin mars. Ahhhh revoir Mono Lake, mais comme l'ont vu "Les Héros" !

Les impératifs :

Ceux du Grand - retourner à Grand Canyon pour descendre au fond - dormir à la belle étoile dans Death Valley

Les miens - Joshua Tree NP - Carlsbad Caverns NP - Retourner à Canyonlands. Descendre la piste de ouf dans les traces de JF, aller à The Needles pour voir les pétroglyphes et trouver Thelma et Louise Point.

Les nôtres (parce qu'on en a quand même en commun 😛).

Zion : les Narrows

Grand Canyon : Havasupai

Capitol Reef : reprendre la balade où nous avons été obligés de la laisser à cause des orages

Kodachrome Basin

Grand Staircase-Escalante

Canyon de Chelly

Sedona

Garder la dernière semaine pour San Francisco

Garder les trois semaines avant la dernière pour remonter vers le nord :

- 1 semaine à Yellowstone. Ahhhh voir Grand Prismatic comme l'a vu Thibaud 😉

- 2 semaines pour la région de Seattle - pas pour les coups de foudre - mais pour North Cascades NP - Mt Rainier NP - et surtout les Columbia River gorge.

Les autres se sont imposés peu à peu grâce à la lecture des carnets de Thibaud, JC, Sedonax (pas fini 🙁 mais je finirai par trouver le temps) et tous les autres. Merci encore à tous 😎

- la Sierra Nevada avec encore un peu de neige - Bodie - Fisher Towers - Salt Lake City - Antelope Island - Goblin valley - CBN - CBS mais là va falloir m'expliquer cette histoire de tirage au sort. Sur place j'ai bien compris, mais par Internet 😛 - Horseshoe Bend - Antelope Canyon - Dead Horse Point - Chesler Park etc

Voilà, il ne nous reste plus qu'à tout mettre en ordre et vérifier ce qui est à la portée de nos gambettes.

Tous vos conseils seront les bienvenus.

Beaux rêves d'Ouest à tous Ninou
Traverser la Nouvelle-Zélande à pied
by Bubulle125 · 2010-07-02 · 16 replies
Bonjours!!

Bon, avant tout je tiens a prevenir que ce message risque d'être long, voir trés long...

Voila, depuis que je suis toute petite, je suis fascinée par la Nouvelle-Zélande, et en particulier par l'île du sud. C'est du en grande partie a mon grand pére qui y a été pendant un mois et qui m'a fait découvrir ce pays a travers ses magnifiques photos. Je vous rassure, j'arréte la ma biographie!!😏 Toujours est il que je viens d'avoir 18 ans et que je rêve d traverser l'île du sud a pied. J'avais cru trouver une solution pour partir, grace au visa Travail-vacances en Nouvelle-Zélande, mais cette solution se revele être trés chere... Je vous écris donc ce message pour savoir si vous ne connaitriez pas un moyen de partir pas trop onéreuse et si oui, est ce que vous connaissez ce manifique pays. Si oui, pourriez vous me conseiller des endroits a voir, ou des personnes a rencontrer, ou autres si vous connaissez d'autres choses. Je sais que ce projet peut sembler totalement débile pour une jeune fille de 18 ans, mais je tiens a preciser que c'est un projet murement reflechi et qu'il l'est d'autant plus que je vais normalement attaquer mes études de socio-ethnologie!!😏 je vous remercie par avance de vos réponses, ou au moins de m'avoir lue!
La Gaspésie en deux semaines
by Benjo25 · 2009-08-07 · 12 replies
Bonjour a tous. Je prépare actuellement depuis Paris mon voyage en gaspésie du 31 Aout au 14 septembre. ce qui me laisse donc 2 grandes semaines de découverte. Je voyage seul et en voiture. Camping et auberge au programme. Je loue une voiture depuis Montréal, et je pensais au départ, directement aller a Rimouski sans m'arrêter sur la route afin de commencer mon tour de Gaspésie, Et au fur et a mesure que je me documente et renseigne, j'ai l'impression que je vais passer finalement le plus de temps dans la région Nord est de la Gaspésie. (entre Percé et St Anne des Monts). J'ai un peu du mal a évaluer le temps nécessaire. C'est pourquoi je liste l'ensemble des endroits et périples que je voudrais voir et faire. Je verrais directement la-bas, je pense qu'il est plus simple de se laisser porter un peu. Je pars pour le plaisir du voyage mais aussi pour une recherches photographique - et prise de vidéo. Ce qui m'importe énormément, je cherche des points de vues incroyable en hauteur, des endroits magnifique. Je sais que je ne vais pas trop galérer, la Gaspésie est magnifique... 😛 Voila, J'ai un budget serré et je me demandais s'il etait interdit de dormir dans sa voiture ? Je compte bien sur faire du camping (d'ailleurs est ce cher d'acheter le matériel de camping directement a Montréal ? - tente - sac de couchage - ... ) ou vaut il mieux directement l'acheter en France ? Je compte vraiment faire le vrai tour de Gaspésie : Rimouski - Gaspé - Carleton et revenir sur Rimouski par la 132 . Et direct Montréal ( Est ce qu'il y a des choses incontournables a voir sur la route vers Montréal ? Merci pour les reponses. Toutes les idées sont bonnes a prendre ... Bon voyage a tous ! 🙂
Improvisation Nomade (3) (Roumanie-Bulgarie)
by Nicodilo · 2009-07-28 · 7 replies
Oradea

La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad

Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes

Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova

Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.

Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.

Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.

Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.

Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !

Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.

Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !

La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.

Omar Khayyâm.
Conseils circuit de quatre jours Las Vegas - Phoenix: parcs nationaux
by Holyearth · 2009-03-25 · 17 replies
Hello à tous.

Nous organisons avec mon amie une semaine de circuit entre Las Vegas et Phoenix la semaine prochaine.

Nous arrivons en fait samedi soir à Las vegas ou nous restons 3 nuits puis nous partons pour Pheonix mardi matin avant de redécoller de Phoenix Samedi prochain.

Pourquoi juste une semaine? Parceque c'est une semaine de vacances organisée last minute (nous devions à l'origine partir au soleil en Egypte puis les prix très intéressants à Las Vegas en ce moment nous ont fait changer d'avis) + nous avons déjà fait un circuit dans l'ouest il y a 2 ans (avec le grand canyion, monument valley, la death valley, Bryce canyon...)

Ce petit trip a donc pour but de nous changer les idées pendant une semaine et de completer un peu notre vision de l'ouest américain.

Bon tout ça pour dire que je me pose des questions sur les parcs à visiter pendant cette semaine.

De Las vegas, nous comptons nous orienter vers Flagstaff pour visiter la région de Sedona, avant de filer vers Phoenix mais : Faut-il faire les miles pour aller jusqu'au Petrified forest NP ? Cela vaut-il le coup? Nous voulons faire l'apach Trail mais notre voiture de loc est une compact Dodge Neon... Comme j'ai lu que la route était par moment plutôt une piste, cela passe-t-il avec notre voiture? Y-a-t-il un intérêt à descendre jusqu'à l'Organ Pipe Cactus NP ? jusqu'à Tucson?

Je sais pas encore trop comment organiser notre circuit depuis LAs Vegas le mardi matin jusqu'au redécollage de Phoenix le samedi matin...

Tous vos conseils seront les bienvenus.
Dernières nouvelles d'un voyage de deux mois dans le nord-est de Madagascar
by Benerika · 2008-11-10 · 33 replies
Bonjour à tous, Nous voyageons depuis 2 mois maintenant, en ayant le temps de faire le tour des possibilités de transport, d'hébergement et de bons plans en général, voici des infos qui pourraient être utiles à ceux ou celles qui préparent un itinéraire Nord-est (je pense à Tamerlan95 entre autres).

Nous le faisons du sud au nord (possible et quasi identique en sens inverse):Tamatave/Maroantsetra via Soanierana-Ivongo et Mananara en taxi-brousse 4x4. Possible quand il n'a pas plu beaucoup depuis quelques temps. Bon en ce moment même. Voyage ultra-éprouvant si on ne réserve pas de places à l'avant du 4X4 (25h de route défoncée, plein de bacs à traverser). 80.000ar/pers. Départ Tamatave vers 18h, avec arrêt (obligatoire) à Soanierana Ivongo le premier soir pour repartir de grand matin vers Mananara. L'arrivée se fait en fin de journée et nouveau départ le lendemain matin pour Maroantsetra. Penser à reserver les places 1, 2 voire 3 jours à l'avance. Difficile de pouvoir "grimper en route" si départ de Soanierana Ivongo, ou Foulpointe ou Fenerive. Départ de Tamatave, Mananara ou Maroantsetra obligatoirement. Parc Masoala, m'envoyer un mail perso pour plus de détail, ça mérite le détour... Je suis resté 3 semaines dans la région, j'ai plein de tuyaux et de contacts intéressant pour préparer plusieurs sortes de petites (ou de grandes) aventures. En deux mots: un bijou! Sortir de Maroantsetra par le nord (Antalaha) à pied - 4 jours plutôt difficiles, suivant les précipitations: nombreuses traversées de rivières, boue, rizières, etc. Il faut un guide pour traverser le parc Masoala dans sa partie la plus étroite, droit d'entrée 10.000ar/pers et environ 15.000ar/jour pour le guide. Porteur pour 12.000ar/jour. La marche est éprouvante, même pour des jeunes gens plutôt sportifs. Possible en 5 jours. Juste avant Antalaha, taxi brousse possible (environ 3h pour 7.000ar/pers), évitant ainsi 7h de marche. Le parcours est superbe et inoubliable. Les guides connaissent les petits hotel où dormir pour 5.000ar/nuit et où manger pour 2.000ar par repas. Possibilité de contourner la péninsule Masoala en bateau suivant l'état de la mer (mauvaise suivant la saison ou même l'horaire de la journée en saison calme), compter 50.000ar/pers pour trajet Maroantsetra/Antalaha (sécurité hasardeuse). Antalaha/Sambava, taxi-brousse pour 5000Ar/pers. RAS, route nickel. Andapa + Marojejy, voir la question de Florence qui souhaite préparer son trip à Andapa, j'ai posté une réponse tout à l'heure. Sinon pour les frais de transport, compter environ 8.000ar/pers de Sambava à Andapa et 5.000ar/pers pour revenir sur ses pas et s'arrêter au Marojejy. Possible de faire Sambava/Marojejy direct pour environ 7.000ar/pers. Sambava/Vohémar(8.000ar/pers)/Sambava/Ambilobe(40.000ar/pers), Sambava/Diego(50.000ar/pers) en taxi brousse 4x4. Trajet rude (comme Tamatave/Maroantsetra, mais moins long), 15h de route défoncée et impossible en saison des pluies. Départ vers 16h de Sambava, arrivée Vohémar le soir. Ensuite, trajet de nuit jusqu'à Ambilobe pour arriver le matin vers 9h. Arrivée Diego 12h. Ambilobe/Ankarana: taxi-brousse environ 3.000ar/pers en négociant un peu. Ankarana ultra cher, comparativement aux parcs et réserves précédants. Droits d'entrée une journée= 25.000ar, 2 jours=37.000ar, 3 jours=50.000. Guidage pour une journée et suivant le circuit: 25.000ar, 30.000ar, 40.000ar. C'est à dire que par exemple, pour deux personnes: 50.000ar d'entrée ANGAP + le cicuit court et circuit long le même jour (incluant le moyen), compter 95.000ar, soit une journée à 145.000ar sans nourriture ni hébergement! Chacun jugera... Mais il est vrai que le parc est de toute beauté et que les chauves souris et mygales valent le détour. En plus, guides et ambiance à l'ANGAP super sympa, demander Aurélien pour un peu tout organiser sans se ruiner! Ankarana/Diego: 9.000ar/pers en taxi brousse, 3h de temps. Voilà, n'hésiter pas à m'envoyer un post pour plus de détails ou d'impressions sur telle ou telle partie, nous sommes à Mada encore pour un mois, descendant tranquillement vers Majunga. Alors si vous êtes en route vous aussi, on pourrait se croiser! Notre blog avec récit de périple et photos: www.benerika.travelblog.fr
Tour de l'Europe (été 2009): logements à bas prix?
by Ninny86 · 2008-07-29 · 8 replies
Bonjour,

Pour "fêter" l'obtention de mon diplôme 1er cycle universitaire en histoire, je compte bien partir au début du mois de mai pour faire le tour de l'Europe. J'aimerais avoir des conseils pour les meilleures places à visiter (j'ai déjà visiter Paris et le sud de l'Écosse), des conseils sur des logements à bas prix. Je compte sûrement m'obtenir un visa voyage pour une durée d'un an, pour éviter les problèmes.

Je parle français et je me débrouille passablement bien en anglais. Est-ce qu'il serait utile de maitriser une autre langue (espagnol?, allemand?) avant de partir?

Merci à l'avance pour vos conseils! Stéphanie
Voyage itinérant de treize jours au Maroc
by Thovex · 2007-07-27 · 20 replies
Salut à tous, je pars 13 jours au Maroc du 3 septembre au 15, et j’ai besoin de quelques conseils…

Tout d’abord, On arrive à Marrakech le 3 dans la soirée et On y reste le 4 pour visiter la ville. Puis le mercredi 5, On part pour Casablanca en train (à 7h arrivée 10h) et on visite la ville l’aprém. Le Jeudi 6, on se rend à El Jadida, en train (arrivée 7h50), on pense louer une voiture ou se balader autour en taxi. Le vendredi 7, départ en bus pour Safi et visite de la ville. Samedi 8 direction Essaouira en bus, avec dans la journée visite en voiture de location ou taxi Dimanche 9 Journée à Essouira. Lundi 10 Essouira-Agadir en en bus puis journée à Agadir Mardi 11 Journée à Agadir (est-ce assez intéressant pour y rester toute une journée ?) Mercredi 12 Agadir-Marrakech en bus ? (Le bus passe t-il par la route du Tizi-n-test ? ( il parait que c top ?) Puis fin de visite de Marrakech. Jeudi 13 Voiture de location et départ pour la route du Tizi-n tichka. Vendredi 14 voiture de location et départ pour Ait-Benhaddou Samedi 15 Visite de Marrakech et départ pour Paris

Que pensez vous de cet itinéraire ? Vous semble t-il intéressant et réalisable ? Pour celui-ci, on dispose d’un budget de 1000 € pour deux. Merci de vos conseils sur le parcours, sur les villes à visiter et les alentours, les hébergements dans ces villes, et les immanquables…

Merci d’avance amis routard…
Itinéraire réaliste pour un mois à Cuba avec un enfant du 15 juillet au 16 août?
by KaYann · 2007-07-04 · 16 replies
Bonjour, moi et ma femme partons pour un mois à Cuba du 15 juillet au 16 Aout prochain AVEC notre fille qui fêtera ses 3 ans à la fin du séjour 😛. Nous arriverons à Santiago de Cuba et nous voyagerons en transport en commun. On a l’habitude de barrouder et depuis sa naissance notre fille a toujours fêter son anniversaire dans un pays différent. Cependant, nous sommes toujours un peu à vouloir tout voir 🤪…et vu les problèmes de transports à Cuba je ne voudrais pas épuisé toute ma petite famille sur les routes 🏴‍☠️. Avant de détailler l’itinéraire que nous voulons faire je voudrais avoir des réponses à quelques questions : Carnaval de Santiago :Nous arrivons à Santiago le 15 Juillet mais malheureusement le carnaval de Santiago n’a lieu que à partir du 25 Juillet…on peut se débrouiller pour revenir à Santiago à ce moment là mais est-ce que ce carnaval en vaut vraiment la peine ? Le carnaval de Santiago est-il incontournable ? Bayamo : parfois je lis que c’est un super endroit, parfois je lis que c’est pas terrible. Si on y va c, est pour y être un Samedi et assister à l’animation des rues le soir. Est-ce que cela vaut le coup ? Randonnées dans la sierra maestra avec un enfant de trois ans : réalisable ou utopie (c’est une question…) Budget : Nous prévoyons 2000 euros pour tout tout tout pour un mois plein. Est-ce raisonnable ou vaut-il mieux élargir le budget ? On compte dormir en casa particulares et voyager en bus Viazul et en train. Nous mangerons dans la rue à midi et chez l’habitant le soir.

Bon, maintenant, voici notre itinéraire 🙂. Surtout dites-moi si c’est réaliste surtout avec un enfant :

Dimanche 15 Juillet : Arrivée à Santiago Lundi 16 : départ pour baracoa Mardi 17 et Mercredi 18 : repos sur la plage à baracoa, visite, vélo, farniente Jeudi 19 : excursion au parque nacional de Humboldt Vendredi 20 : retour sur Santiago, nuit à santiago Samedi 21 : départ le matin pour bayamo, visite de la ville et animation dans les rues le soir (j’adore les échecs) Dimanche 22 : Excursion dans la région de Bayamo Lundi 23 : retour sur Santiago Mardi 24 et mercredi 25 : visite de Santiago et carnaval de Santiago Vendredi 26 : départ pour camaguey

Après c’est plus flou dans les dates mais on voudrait visiter (dans l’ordre le plus logique) : Camaguey (1 jour), sancti spiritu (1 jour), santa clara (1 jour), trinidad (3 jours), Cienfuegos (1 jour), Région de vinales (1 semaine entre Vinales, cayo levisa, maria la gorda et als terrazas) et finir à la havane…

On compte 3-4 jours de marge afin de palier à toutes galères de transport ou autres 😉…

Le truc c’est que l’on ne sait pas si on ne consacre pas trop de temps au Sud-est au détriment du reste et notamment de Vinales 😮…On est vraiment attiré par le carnaval de Santiago mais on ne sait pas si cela vaut le coup…En effet, si on veut assister au carnaval, il faut que l’on reste dix jours dans les environs de Santiago. On va passer, c’est sur, du temps à Baracoa mais on ne tiendra pas dix jours là-bas…Donc après baracoa, cruel dilemme, que fait-on ??? Doit-on assister au carnaval ou pas ??? et si on doit y aller…Doit-t-on aller sur Bayamo ??? Ou alors tant pis pour le Carnaval, on assiste seulement aux prémices du carnaval et on part pour camaguey aux alentours du 23…

Merci de nous donner une réponse assez rapidement car nous devons commencer à faire nos réservations…D’ailleurs, comme c’est la (très) haute saison, vaut-il mieux baliser complètement son chemin par les réservations ? Si vous avez des adresses sympas de casas, n’hésitez pas.

Merci en tous cas pour votre aide à tous
Itinéraire pour neuf jours dans l'est des Etats-Unis
by Kojack · 2007-05-24 · 20 replies
bonjour à tous, voila nous sommes un couple qui allons au usa 15 jours du 16 aout au 31 aout. on reste d'abord 6 jours a New York dans un appart et après nous voudrions louer une voiture pour voir du pays. on a 3 idées, dont new york miami, avec un petit tour a Key West. ou Chicago et ses lac tout du moins un lac. ou le Québec avec Montréal en passant par les chutes du niagara. si quelqu'un peut nous conseiller sur un itinéraire ça serait vraiment gentil de votre part. ( c'est notre voyage de noces 😉) merci a tous.
Itinéraire pour Québec / Montréal / New york en juillet
by Odiledesiles · 2006-05-17 · 31 replies
Bonjour,

Je souhaiterais faire Québec/Montréal/New York en 15 jrs en Juillet. Je ne connais pas ces villes. Est-il faisable ? Ns serons à 4 : 2 adultes + 2 ados (16/17 ans). Location de voiture prévue par Autoescape dès l'arrivée au Québec. J'aurai besoin de tous vos bons conseils sur des itinéraires ou hotels.... Mci d'avance pr vos réponses.

Odiledesiles
Conseils d'itinéraire pour quatre semaines à Madagascar
by Helena · 2006-03-17 · 31 replies
Bonjour, Pour mon 1er voyage à Mada et n'ayant malheureusement que 4 semaines de mi mai à mi juin, quel itinéraire et quelles régions me permettraient à la fois de rencontrer la population, de pouvoir utiliser les transports locaux, (ne prendre un vol int que si pas d autre moyen because budget). Je voyage seule, sac à dos, ne conduis pas, J'aime prendre mon temps, rencontrer les gens, tenter de vivre à leur rythme, rester 3/4 jours par ci-par là, loger chez l'habitant ou dans des petites guesthouses, et n'imagine en aucun cas voir le maximum de choses en un minimum de temps. Mais malgré tout, voir "l'incontournable"...(même si je dois rester dans la même région)Bref ! Comment prendre le pouls de ce pays-continent ? Merci de vos conseils ( amateurs d'hotels grand luxe et de séjours purement balnéaires s'abstenir de me répondre: je vous remercie " j'ai déjà donné" ! )
Donne informations sur le Vietnam
by Hanguyen · 2006-01-25 · 145 replies
Bonjour a tous, Si vous avez besoin d'infos sur le Vietnam exiter a me demander, je serai ravi de vous repondre. Bonne annee chinoise !!!
Organisation d'un voyage au Chili!
by Huhhhhh · 2015-01-21 · 12 replies
Salut tout le monde,

Ca y est, le choix avec madame est fait : nous envisageons de partir fin de l'année 2015 au Chili, avec excursion pour le passage à la nouvelle année sur l'Ile de Pâques (en gros : départ vers le 4 décembre, retour vers le 8 janvier).

Et du coup, pas mal de questionnements. Je n'ai pour le moment pas encore acheté le guide lonely planet, ça ne va pas tarder. Mais peut-être avez-vous d'ores et déjà quelques réponses, impressions à partager avec moi : votre aide est précieuse et j'ai déjà pu apprécier l'aide apportée par ce forum lors de l'organisation de voyages précédents !

Ma question principale est d'abord en lien avec le transport : le Chili est tout en longueur et ses points d'intérêt sont répartis tout du long du pays. J'ai pour le moment bien du mal à appréhender les distances, l'état et l'efficacité tant du réseau routier que des transports en commun.

Ces questions n'auraient pas de sens sans vous préciser globalement les objectifs de notre voyage : randonnées, découverte de paysages, de coins typiques, peut-être du culturel (monuments, musées).

Mes 1ères questions (il y en aura bien d'autres :) sont donc celles-ci : - est-il tout à fait envisageable de partir pour un séjour basé sur l'utilisation de transports en commun (principalement bus et train, peut-être avion) ? - la location d'un véhicule est-elle pertinente (selon prix, réseau routier, ...) ? - qu'en est-il de la visite de sites historiques au Chili ?

Merci pour vos réponses !

Matthieu

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