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De retour du Sénégal
by Alexp79 · 2009-10-24 · 53 replies
Salut à tous

ça y est je suis rentré des 16 jours au Sénégal et comme toujours un petit compte rendu; bon c'est à chaud et avec fatigue du voyage donc j'affinerai après😉 Ma manière de voyager; comme toujours sac à dos; un billet d'avion et une 1ere nuit réservée; pour le reste j'improvise.

A l'origine je voulais aller en casamance mais le bâteau était complet; manque de chance.

Mon itinéraire tout d'abord; Dakar-la somone-saly-warang-nianing (et détour à joal)-thiès-St louis-retour Dakar et gorée. Tout en taxis 7 places sauf 2 trajets saly warang et warang-nianing en taxi solo vu la faible distance.

Mes impressions à chauds des différents coins:

- La somone; gros bourg de 13000 habitants si je me trompe pas; souvent présenté comme le milieu entre le tourisme de masse de saly et la relative tranquillité des villages côtiés; la somone est bordée d'une plage présentée par les guides comme paradisiaque. Mes 3 jours à la somone qu'en dire? la plage était sale limite dépotoir à certains endroits; la plage principale est bordée de constructions; bref pas la plage paradisiaque présentée. Quand au bourg il ne présente pas vraiment d'intérêt si ce n'est quelques restos dont une pizzeria pour les amateurs. Au niveau hébergement; c'est moins cher que saly mais ça reste onéreux. Le meilleur qualité-prix à cette période trouvé fut l'hôtel la lagune; chambre tout confort à 15000CFA avec petit dej. Très peu de vie nocturne à la somone pour les amateurs. Quelques antiquaires et rabateurs mais je ne me suis pas senti harcelé.

- Saly; aîe difficile car souvent évoqué ici; saly est la station balnéaire du sénégal la plus connue avec les avantages et inconvenients que ça implique; pourtant la réalité est plus complexe: Il n'y a pas un saly mais 2; saly portugal le coeur de la station; bruyant et animé; et saly Niakhniakhale toute proche mais vraiment beaucoup plus calme; c'est dans cette deuxième que j'ai logé d'ailleurs. Autre chose lue souvent; les rabateurs et harcelements en tout genre; vrai mais limité à saly portugal et surtout à certains secteurs comme le rond point des banques et nouvelles frontières; il suffit de s'écarter par les ruelles en terre autour pour ne plus être embêté ou bien moins. Alors mes impressions sur saly; la plage était très sale comme la somone, pas si belle et paradisiaque qu'on nous la présente; il n'y a rien à faire à saly, rien à voir de particulier. Bref une étape intéressante pour trouver des banques, cybercafés voire faire un resto (ya du choix) ou une virée nocturne. A fuir sinon. Hébergements; hors de prix pour l'Afrique; j'ai logé à la ferme de saly- les amazones; le meillleur qualité prix trouvé; en bord de mer, superbe piscine et chambres tout confort. En haute saison ça devient hors de prix par contre.

- Warang; village à quelques kms de Mbour en descendant vers joal; tranquille mais rien de particulier à faire ou voir; de plus pas mal de chantiers et constructions de villas de toubabs de mbour; risque de salynisation à terme. Hébergement; les manguiers de warang; 15000 CFA; j'ai trouvé ça cher même si les cases sont joliement décorées et la petite piscine sympas; les cases sont petites et peu aérée; du coup on étouffe.

- Nianing; le seul véritable coup de coeur de la petite côte; situé à qq kms au sud de warang; nianing est un village côtier, bordant une plages jolie mais sale (très même); l'ambiance du village est paisible et les rapports bien moins commerciaux; j'ai bien aimé. 2 hébergements sympas; le benthénier; chambre à 12000CFA; auberge très sympas dans un magnifique jardin avec jolie piscine; personnel très sympas; seul soucis; en octobre il fait très chaud et les chambres sont petites et peuvent vite devenir étouffantes. Le girafon; deuxième bonne adresse; campement tenu par un sénégalais et un guinéen (style un peu jeune et rastas); très sympas et décontracté; cases grandes et climatisées à 12000 CFA en basse saison et surtout une bonne ambiance. Pas de vie nocturne à nianing mais qq maquis à l'autre extrémité du village; ambiance locale, pas de toubabs; c'était sympas.

- Thiès; 3 ème ville du Sénégal; absolument pas touristique (c'est reposant lol); Thiès est aussi une étape possible entre Mbour et St louis. Pas mal de restos et fast food libanais; sympas Pas vraiment de grande vie nocturne comme souvent idéalisé dans les guides; sauf le complexe dosso; grosse boîte de nuit sans intérêt. Peu d'hébergements; chez gilbert; je déconseille; loin de tout et difficile d'accès si non véhiculé; de plus quasi à l'abandon et plus cher que l'adresse suivante: hôtel rex; près du marché; très bon rapport qualité prix; 12000 CFA; pour ce prix une très belle chambre tout confort et surtout hyper centrale pour visiter la ville. Visiter la manufacture est intéressant; sinon rien de spécial à Thiès sauf l'ambiance d'une grande ville africaine; et c'est déjà bien.

- Mbour; grande ville comme Thiès (mais bien moins peuplée quand même); sans intérêt à mon goût; trop d'antiquaires et de harcellements en tout genre; le marché à la limite mérite une petite visite.

- St louis; ancienne capitale coloniale située au nord du Sénégal; l'île de St louis est délabrée, sale, nonchalante mais possède un réel charme; j'ai beaucoup aimé; un faux air de diego suarez à Madagascar😉 Plusieurs possibilités pour parcourir st louis; en taxi (mais quel intérêt?🙁), en charette (lent et itinéraire prédéfini), à pieds ou à vélo; perso j'ai choisi le vélo; une manière agréable de flaner dans st louis et autour; compter 3000 CFA la demi journée (9h-14h). Le tour de l'île peut se faire en 1 heure mais compter 2 à 3 heures si comme moi vous aimez flaner et prendre votre temps. Prévoir une pause repos et boisson, surtout à cette période très chaude. Hébergements; chers en général; le louisiana est très bien mais souvent complet (ce fut le cas lors de mon passage); l'auberge de jeunesse est vraiment pas chère (5000CFA) mais vraiment très sale (c'est un euphémisme) lors de mon passage; peut être mieux quand la saison reprend. Le café des arts est apparemment bien pour les petits budgets mais quand j'y suis passé ils m'ont dit qu'ils étaient fermés; vrai ou pas je sais pas; du coup la encore j'ai du me rabattre sur du budget moyen; hôtel de la tour; central, bien mais cher (22000 CFA); personnel peu sympathique.

- Dakar et gorée Dakar est tentaculaire, étouffante, embouteillée, très chère pour un touriste mais pas inintéressante non plus. La corniche est sympas pour la ballade et la plage de Ngor pas désagréable. Loger à petit budget à dakar est un parcours du combattant; les hôtels de passe miteux à 20 euros ne sont pas recommandés si vous tenez à vos affaires. L'hôtel océanic souvent présenté comme un des meilleur rapport qualité prix m'a déçu; chambre dégradée limite sale, personnel pas si avenant que mentionné dans les guides et tout ça à plus de 20000CFA la nuit. Perso j'ai préféré loger en fin de séjour à Ngor; la brazzérade est bien mais pas donnée; chambres tout confort à 25000CFa (finalement que 3000CFA de plus que l'océanic) mais surtout quartier plus sympas. Par contre personnel pas sympas du tout et ambiance bizarre parfois; evitez le resto, bon et côté mais très cher.

Gorée; un autre lieu incontournable chargé d'histoire; très mignon et agréable à visiter (même y loger doit être une bonne option). N'hésitez pas à flaner au gré des ruelles, certaines sont magnifiques. Pas besoin de prendre un guide c'est petit et y flaner à son rythme est bien plus agréable. Pour y aller; ferry à 5000CFA A/R. Sur place taxe touristique de 500 CFA.

Les transports; perso j'ai utilisé les 7 places; bien plus rapides et plus fiables en général que les cars mourides. A dakar la gare pompier est un vrai bordel mais n'importe quel taxi peut vous enmener devant un véhicule pour la destination choisie; pas difficile. Les routes sont bonnes en général. Dakar-Mbour; compter entre 2 à 3h en fonction des embouteillages à rufisque. Mbour-Thiès; environ 1h de route; la route est bonne. Des 7 places directs. Thiès-St louis; 3, 5h de route environ; route bonne; environ 4500 CFA St louis-Dakar; 4h de route directe environ sans repasser par thiès; 5000 CFA environ aussi Les taxis individuels; des tarifs plus élevés de dakar aux tarifs bas de Thiès on trouve de tout, il faut négocier et souvent dur. La route dakar st louis est plate, droite mais pas inintéressante car on découvre au gré du trajet des villages traditionnels se rapprochant de la carte postale mauritanienne.

Le climat en octobre; très très chaud; juste qq heures de pluies 1 jour sur tout le séjour.

J'ai évité le début de la saison touristique (le 23 octobre); avantages; un peu moins de monde, qq négociations sur les prix dans les hôtels. Inconvénients; certaines adresses encore fermées; un peu moins de choix. Malgré la période, certains hôtels m'ont répondus complets.

Sécurité: RAS sinon les précautions d'usage et de bon sens.

Vie nocturne; pas grand chose finalement hormis dakar (très cher), saly (un peu glauque quand même) et dans une moindre mesure st louis.

Mes impressions générales; St louis et gorée méritent d'être vus car ces lieux chagés d'histoire dégagent une atmosphère particulière. La petite côte par contre ne me semble pas un incontournable hormis nianing qui peut être une étape intéressante avant le siné saloum. La casamance et l'est du sénégal semble intéressants mais je ne connais pas. Dakar; pourquoi pas mais n'y restez pas trop si vous tenez à votre budget😎

Alors le sénégal; y aller ou non? Bon pour un 1er séjour ou pour un début d'itinéraire en Afrique, le sénégal est idéal car sur, facile d'y voyager il permet une immersion en douceur; par contre si on a déjà connu d'autres pays africains on reste un peu sur sa faim. Les paysages, plages sont souvent quelconques (hormis casamance peut être mais je ne connais pas), les rapports locaux-toubabs sont ici plus qu'ailleurs dictés malheureusement souvent par un but purement commercial (je parle en général car j'ai rencontré aussi des gens supers), le pays se révèle plus cher que d'autres pays d'afrique qui est déjà plus onéreuse pour un touriste que l'Asie. Disons que une dizaine de jours pour s'immerger à st louis et autour et faire un tour à dakar et gorée sont suffisant; pour les plages et paysages il y a mille fois mieux ailleurs.😛

Voilà j'arrête suis fatigué N'hésitez pas si des questions. Alex
De tous vos voyages, quelle est la "chose" la plus importante que vous ayez ramenée?
by GilesB · 2009-10-22 · 100 replies
Bonjour,

On voyage, on découvre et on revient (pas tout le monde)... je crois que certains d'entre nous reviennent avec un petit "plus" de leurs voyages.

Pour mon tout premier voyage sans mes parents, je suis parti à 18 ans en Ardèche. Ce n'était pas très loin (quoique en auto stop...) mais c'était mon premier voyage. C'était en 1987 et je m'en rappelle encore.

Ensuite, je suis parti de nombreuses fois un peu partout dans le monde et j'en ai ramené des souvenirs, des échanges, une façon de voir le monde, ... mais finalement c'est ce petit séjour en Ardèche qui a le plus compté car j'en suis revenu avec l'amour de ma vie, ma femme rencontrée au bal du 14 juillet.

Et vous ? Quelle est la chose, le sentiment, la personne, ... la plus importante que vous ayez emportés avec vous ?
Le pays où le noir est couleur
by Eider · 2009-10-08 · 19 replies
Djenné

« Le pays où le noir est couleur »

Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.

Non, vraiment, cette approche était bien différente.

Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.

Bamako

L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.

Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.

Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.

Le départ vers Djenné

Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.

Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.

A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.

Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !

Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.

Djenné

Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.

Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.

Le marché de Djenné

Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.

L’eau à Djenné

Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.

Le barrage

La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.

« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »

Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :

« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».

Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.

Le pays dogon

Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.

Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :

« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »

Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.

Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.

Eider
Quel tourisme pour l’Afrique de l‘Ouest?
by Gerard07 · 2009-10-07 · 25 replies
Bonjour, Voilà plusieurs voyages que je me déplace en Afrique de l’Ouest (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Bénin, Togo, Sénégal). Lorsque qu’une fois rentré je dis à mes amis "je vais souvent en Afrique et j’aime ce pays" je sens bien que les réponses exprimées ou pas d’ailleurs par des gens qui ne connaissent cette région du globe ressemblent à "je ne suis pas très attiré par ces pays" … Et pourtant !

Pourquoi ? Que dire en réponse ? Dans le fond, n’ont-ils pas raison ?

Lors du premier voyage je me suis posé la question suivante "vais-je y revenir"?. Je n’en étais pas certain du tout car j’étais très souvent entre deux sentiments : l’attachement et l’irritation et pourtant j’y retourne comme attiré par un aimant. Et vous ? Votre expérience ?

A l’heure de la «crise» cette destination reste un budget assez important et je me pose mille questions sur le devenir touristique de cette partie du continent. Ai-je raison ? Écroulement ? Destination qui peut devenir à la mode ? Comment ? Non, je suis contre, ce tourisme doit rester confidentiel pour ne pas devenir un tourisme dit de masse ?

Et avec Internet n‘y a-t-il pas une «autre» façon de faire connaître ces pays ? Donner une envie autre ?

Et ces peuples ne doivent-il pas réfléchir au développement de LEUR tourisme et ne pas se calquer toujours sur le modèle des agences de voyage traditionnelles ? Que devrait-il changer ?

Et vous vous avez une opinion ?
Jeu des photos ça repart
by RRR · 2009-09-13 · 499 replies
Salut,

bon ba voila, vu que certains se plaignent de la panne du jeu😛, je me dévoue avec une petite photo facile pour s'échauffer un peu!!!

Alors ou c'est??? La ville suffira!!!



A+
Nouvelles fraîches du trajet France-Dakar par la route
by Deletmanu · 2009-09-04 · 37 replies
Bonjour,

Je viens de boucler le voyage de Vierzon (Centre) à Saly (Senegal) en monospace KIA. J'étais seul avec mes deux chiens et tout c'est très bien passé grace aux conseils avisés des forumeux de voyageforum. J'ai mis exactement 6 jours en conduisant seul malgrès l'insistance de mon caniche qui voulait prendre le volant pour gagner du temps. Inutile de vous dire que je n'ai pas fait de tourisme et c'est domage car j'ai traversé des paysages fabuleux. Tout c'est passé comme on me l'avait dit mais voici quelques infos fraiches:

- Le premier jour, j'ai avalé 1500 km et je me suis arrété a environs 300 kms d'Algesiras, C'est l'Autoroute, profitez en.

- Pour la traversée, j'ai embarqué à Algesiras avec la compagnie Baleares sur un ferry rapide à destination de Ceuta. La traversée dure 35 minutes contre 1h00 pour Tanger mais si vous allez vers Rabat cela revient a peu près au meme car il faudra rouler vers Tanger si vous debarquez à Ceuta. A l'arrivée vous verrez des drapeaux espagnols partout mais n'ayez pas peur vous etes bien en afrique puisque ceuta est une enclave espagnole au nord du Maroc. un tipe c'est chargé de m'aider à remplire les formulaires à la frontière pour 5€ et m'a envité la fouille du véhicule chargé à bloc. NOUVEAU: N'oubliez pas d'aller voir le Medecin à la douane pour qu'il vous prenne la temperature (pas par voie anale je vous rassure) et qu'il signe le papier attestant que vous n'avez pas la grippe A.

- La traversée du Maroc est une partie de plaisir, la route est bonne meme dans le sahara. On peut rouler à 140 (voir un peu plus) de jour quand la visibilité est bonne.Ralentissez en haut de cote et à l'approche des virages et no problem. J'ai dormis à Casa le 1er soir, à Tan Tan le 2eme, et à Dakhla le 3eme. Dakhla n'est pas une étape obligatoire car cela vous ralonge de 80 km (presqu'ile) mais c'est très beau et la ville est bien ammenagée.

- Le passage de la frontière au nord de Nouhadibou est une autre histoire: les formalités sont longues et la piste entre les deux postes frontière complètement défoncée.Je n'ai pas pris de guide pour la piste, on ne peut pas se tromper si on reste sur le dur. Les carcasses de voitures aux alentours ne sont pas rassurantes car on voit clairement que ce sont des mines qui ont stoppé la les malheureux conducteurs. Mais ca passe. Pour le poste frontière Mauritanien, le fameux visa de 72 heures est bien délivré sur place sans remplir aucun papier.il suffit de poser son passeport sur la pile et prier pour que le douanier le prenne et remplisse ses 4 registres avant de vous le rendre. cela m'a couté 20€ + deux fois 10 on ne sait pas trop pourquoi.

- La Mauritanie c'est du desert, puis une portion de desert pour arriver enfin ... dans le desert. Mais c'est magnifique et j'ai trouvé les gens assez sympas malgrès ce que j'avais pu lire. J'ai bien sur passé la nuit à l'auberge Menata de Nouakchott ou je n'ai pas eu la chance de voir Olivia. Petit message pour toi Olivia: J'ai dormis sous la tente mauritanienne et j'ai passé la meilleur nuit de mon voyage. Grosse bise aux tortues! Par contre j'ai eu un mal fou à trouver l'auberge, j'ai demandé plusieur fois mais j'ai l'impression que les gens m'ont indiqué la route sans savoir réellement ou c'était, juste pour me faire plaisir. C'est finalement un policier en moto rencontré devant l'ambassade de France qui m'a escorté jusque chez toi.Pourtant, j'avais vu une pub peinte sur un rocher en plein Sahara occidental 1500 kms avant NKC avec une fleche indiquant l'auberge Menata à Nouak, je me suis donc dit que tout le monde connaitrai labas mais pas de bol... Merci en tout cas pour ce lieu chaleureux que tu as créé et la gentillesse de ton personnel.

- Pour la traversée à Rosso, un policier m'a indiqué un guide qui m'a attendu à l'entrée et qui s'est chargé de tout.Ca m'a couté bonbon mais je n'ai meme pas eu à sortir de la voiture à part pour boire le thé chez lui.

- Arrivé au senegal, l'innevitable flic pourrit à la sortie de Saint louis m'a trouvé un feu stop HS et m'a demandé 20€. Il ne m'a bien sur donné aucun recu, si j'en voulais un il me fallait attendre 3 heures. Je ne me fais pas d'illusion sur la destination de mon billet de 20: direct dans sa poche.

- NB: La piste pour Diama était fermée, un allemand a essayé de passer avec un bon 4*4 mais il a du faire demi tour.il a beaucoup plu ces derniers jours.

Voila, j'espere que ces quelques renseignements encouragerons ceux qui se tatent encore pour faire la route, et je remercie tous les forumeux avec une mention spéciale pour olivia, Papy et Serge et Annie pour leur aide précieuse.

- Pour finir un petit coup de pub: Je reprends l'agence Baobab Vacances à Saly en face du village artisanal: Location de voitures climatisées avec ou sans chauffeur, randonnées en quad ou buggy etc... Soyez les bienvenus.

Encore Merci à tous,

Manu
Prendre de la Primaquine (traitement anti-paludéen) au Mali?
by Flutissimo · 2009-08-28 · 25 replies
Est-ce que qqun ici est au courant si la Primaquine est un anti-palu préventif? Ou seulement pour le traitement de la crise de palu? J'essaie de voir quelle serait la meilleure prévention, mais en même temps je pars 6 mois de mi-octobre à mi-mars et j'ai déjà de la Malarone pour 2 mois...est-ce que ça vaut la peine de continuer à prendre un traitement à partir du mois de janvier si je prends toutes les précautions anti-moustique, vêtements longs...??

merci!
Droit du Palestinien de visiter la Tunisie?
by Sweetyrahma · 2009-08-24 · 14 replies
Bonjour tout le monde, je démarre cette discussion car vraiment c'est trés intéréssante j'habite a tunis , je veux savoir qu'elles sont les droits des palestiniens à tunis?? j'ai un ami palestinien habite a lebanon , il veut visiter la tunisie(tourisme) est il possible d'avoir un visa pr entrer la tunisie sachant quil a essayé mais il est refusé:s cmt je peux faire??? est ce que je peux lui envoyer une invitation que je vais l'accéuillir chez moi???? je me suis allé a l'embassade de palestine à tunis ils mont dis que c'est pas facile:( SVP aidez moi En etant un etre humain il nas pas le droit de voyager???????!!!!!!!!!! vraiment ca me fait la peine d'avoir ca?? svp si vous connaissez un cas pareil n'hésitez pas de me reinseigner ! parcequil a la nationalité palestinienne il n'as pas le droit de venir?????!!!!!!!! please help me qu'est ce que vous proposez comme solution???????????? j'attends vos réponse je sais bien que les palestiniens n'ont pas aucun droits de travailler ou vivre dans les différents pays arabes sauf Dubai mais aussi nont pas le droit de voyager pour tourisme?????? :O :(
Visa pour l'Algérie: attestation de réservation d'hôtel?
by Elhine · 2009-08-20 · 56 replies
bonsoir,

je prévois un séjour de 2 semaines en algérie fin septembre-début octobre : Alger, Ghardaia, Timimoun... pour pouvoir obtenir rapidement les attestations de réservations d'hôtel (pour la demande de visa), je m'y prends maintenant. ... et en fait, c'est assez galère ! entre les hôtels qui sont ou/et seront fermés, ceux qui me disent être complets fin sept (par des groupes), et surtout ceux qui me disent d'appeler vers le 15-18 septembre... 🤪 😕 😠 un réceptionniste d'un petit hôtel d'Alger m'a dit qu'il ne fournissait pas d'attestation de réservation, mais qu'il n'y avait pas de souci pour que j'appelle un grand hôtel juste pour avoir l'attestation... ah bon🤪 ?

éclairez-moi : comment dois-je m'y prendre ???
Boire de l'eau au Pérou et en Bolivie
by Bentok · 2009-08-12 · 13 replies
Bonjour,

On part bientôt pour cette destination, comme vous le savez sûrement tous.

C'est la première fois qu'on part faire un voyage de ce type, et dans ce coin.

dans tous les guides, on dit de boire beaucoup d'eau avec le mal des montagnes, et avec la tourista (et on n'y coupera pas). Je voulais savoir comment on fait pour partir sur les iles (par exemple Amantani, ou del sol) ou encore en partant pour plusieurs jours dans le Colca, le sur Lipez. Quand c'est pas possible de partir en autonomie avec de l'eau minérale (ou qu'on est un poil fénéants), comment faire? Vous prenez des gros stocks de micropur pour tout le voyage, et en mettez chaque fois dans de l'eau du robinet, ou prise dans des ruisseaux (à mon avis c'est chaud, non? Nous on faisait ça en Roumanie, mais c'était ptet pas pareil)?

En vous remerciant d'avance,

Bentok
Étudiante en "sciences infirmière" recherche stage pour l'été 2010
by Rachelll · 2009-08-09 · 14 replies
Bonjour à tous !

Je débute mon Baccalauréat en Sciences Infirmières à l'Université de Montréal et j'aimerais effectuer un stage humanitaire dans mon domaine au courant de l'été prochain. J'adore aider les gens et je trouve que ce serait une expérience extraordinaire. J'aimerais, dans la mesure du possible, un stage d'une durée de 1 à 3 mois, et pour ce qui est de l'endroit, je suis très ouverte et je n'ai pas de préférence particulière...

Ce serait très apprécié si vous pourriez me donner quelques conseils et aussi me suggérer des organismes avec lesquelles je pourrais effectuer ce projet ! Ça me tient beaucoup à coeur et j'aimerais pouvoir le réaliser.

Merci à l'avance ! 🙂

Rachel
Quelques vérités à rétablir à propos de Madagascar
by OcéanI · 2009-08-08 · 117 replies
Bien que nouveau sur ce forum, je voudrais réagir à certains posts qui tendent à vouloir faire passer Gabian2 " - c.f. Témoinage sur une situation actuelle à Madagascar" -, pour un négligent qui, somme toute, n'a récolté sur les routes malgaches, que ce qu'il était imprudemment allé y chercher.

Je suis né à Madagascar et j'y ai passé, à ce jour, à peu près la moitié de ma vie. J'ai toujours pris le parti de parler de ce pays sans faux-fuyants, avec passion et respect certes, mais aussi avec objectivité et réalisme, les seuls sujets sur lesquels je répugne à m'exprimer étant la politique et la conduite des affaires de l'État.

Il apparaît qu'il existe, à propos de Madagascar, une forme "d'angélisme" qui consiste souvent à minimiser ou à excuser certains des "côtés" les moins engageants du pays du style "ce genre de mésaventures et de désagréments n'arrive pas qu'à Madagascar" ou "s'il avait été plus prudent, cela ne lui serait pas arrivé".

Il est d'ailleurs paradoxal de constater que cette tendance semble animée par des personnes qui connaissent peu ou mal le pays, si ce n'est par "clavier interposé".

Donc, oui, Madagascar est un pays compliqué. Oui, l'insécurité - qu'elle soit physique ou qu'elle concerne les biens et les intérêts privés - y a parfois cours. Oui, la crise politique de ce début d'année 2009 a accentué encore un peu plus la paupérisation de la population. Oui, on n'y voit, en ce moment, guère de touristes et cela se comprend - le fait que les statistiques officielles, généralement "gonflées", annoncent, pour 2009, 150.000 touristes, veut tout dire -.

On sent bien, ne serait-ce qu'à la lecture de certains posts qu'il y a, aujourd'hui, un engouement assez prononcé pour Madagascar. Certains projettent de s'y établir et d'y travailler, d'autres d'y passer leur retraite.

Mon propos n'est pas de les dissuader, simplement de leur faire prendre conscience que leur projet ne sera pas un simple "havre de paix".
Transformation d'un permis de conduire népalais pour le permis français?
by HélèneW · 2009-08-03 · 21 replies
Mon ami népalais est titulaire d'un permis de conduire de son pays, il aimerait obtenir un permis français. Est ce possible ? Connaissant la valeur du permis au népal (qui est plutôt "acheté qu'obtenu"😉) comment se positionnent les autorités françaises, avez vous eu connaissance de tels changements ? Pas forcément le Népal, il doit exister des cas similaires pour d'autres pays. Merci par avance de vos conseils .... ou astuces. Hélène
Quel pays choisir pour un premier voyage en Afrique noire?
by Llllll · 2009-07-31 · 243 replies
Salut à tous, Je viens solliciter les connaisseurs de l'Afrique Noire. Pour un premier voyage dans cette région du globe, quel pays pourriez vous conseiller? Mes goûts s'orientent en général vers : - Les villes bouillonnantes, vivantes où flâner et sortir un peu, - Les campagnes et les marchés populaires, - Les minorités ethniques, - Les paysages, - Les rencontres, ...

Merci de me faire partager vos passions.

Il pourrait être intéressant de préciser que je souhaiterais partir en Septembre/Octobre pour environ 3 semaines et seul. Je n'ai pas un énorme budget..Voyage en mode routard/Backpaker avec un minimum de confort et de sécurité.
Étudiant en médecine recherche mission humanitaire pour 2009-2010
by Charl87 · 2009-07-27 · 11 replies
Bonjour à tous,

Après 4 années d'étude de médecine, je recherche une expérience marquante. Je voudrais découvrir ce qu'aucun livre ou récit ne peut décrire, apprendre les réalités du monde qui nous entoure et pas seulement celles d'un pays aisé. Je souhaite donc faire une pause dans mes études et partir en mission humanitaire. J'ai une préférence pour l'Amérique du sud, du fait d'une meilleure maitrise de la langue espagnole qu'anglaise, mais l'Afrique et l'Asie du sud-est m'intéresse tout autant. Etant déjà dans le dommaine de la santé je voudrais trouver une mission qui s'en rapproche, et continuer ainsi de faire partager mon envie d'aider les autres. Je suis disponible à partir du 28 septembre 2009 jusqu'à septembre 2010 et espère trouver une mission d'au moins 8 à 9 mois. Je ne sais pas trop à quel organisme m'adresser, pourriez-vous m'aider?

Merci d'avance. Charles
Hôtels sur l'axe Maroc - Burkina Faso?
by Calao · 2009-07-26 · 17 replies
Bonjour,

quelqu'un aurait-il le temps et la patience de me donner une liste de petits hôtels sur l'axe Maroc/Burkina Faso par la route Tanger/Casa/Marrakech/Agadir/TanTan/Laayoune/Dakhla/Nouadhibou/Nouakchott/Aleg/Kiffa/Ayoûn/Nioro et Diéma/Bamako/Ségou/Mopti et Bandiagara/Ouahigouya/Ouga.

Je sais c'est beaucoup mais peut-être que vous êtes plusieurs à connaître des adresses différentes, ce qui me rendrait énormément service et j'en suis sur à de nombreux utilisateurs du site.

Préférence aux petits hotels de bonne qualité (je parle en rapport qualité/prix, pas en nombre d'étoiles...) plutôt qu'aux campings parce qu'étant 4 ou 5 dans le véhicule, cela va nous éviter de nous charger de matériel.

D'autre part qui s'est déjà lancé dans le rapport de coût/usure véhicule/temps d'une traversée de l'Espagne par la route avec traversée à Algéciras en comparaison d'un Séte/Tanger ?

Merci d'avance pour vos réponses
Cherche à faire du bénévolat en Afrique en 2010
by Lucile28 · 2009-07-25 · 11 replies
Bonjour, je recherche des informations pour pouvoir faire de Bénévolat en Afrique durant l'année 2010 (le temps que j'ai un peu d'argent).J'ai envoyé quelques mails à des associations mais je voudrais plus d'informations concernant le sujet.N'ayant pas eu mon bac et donc n'ayant que le niveau bac j'ai peur que ce soit un soucis pour pouvoir faire du bénévolat.Merci par avance si vous pouvez m'aider.Lucile
Retour de Marrakech en juillet: le climat
by Sandy220 · 2009-07-21 · 56 replies
Bonjour,

Je reviens de Marrakech, et pour ceux qui redoutent les fortes chaleures, n'ayez franchement aucune inquiétude. Avant de partir j'angoissais à l'idée de supporter 45° surtout venant de Bretagne ou les températures excèdent difficilement les 20°C. Même si c'est le mois de juillet, ce n'est pas dutout étouffant comme j'ai pu le lire avant de partir. C'est au contraire franchement agréable et même en plein après midi. Il y avait plein d'enfants en vacance là-bas et s'y accomodaient très bien. Des personnes âgées aussi. Alors un conseil: foncez et ne vous posez pas de question.😎
Réflexion sur la solidarité "occidentale"
by Nicodilo · 2009-07-20 · 67 replies
«C’est bien ce que vous faites, il y a tellement à faire partout dans le monde »

« Donner faites un don, et déduisez le des impôts »

« Donner une image solidaire à votre société »

« Grâce à vous, l’enfant parrainé aura la chance d’être sauvé de la misère, d’aller à l’école, de se soigner, d’être protéger, de s’habiller.. »

- --

Ce que le capitalisme prend, la solidarité le redonne au compte goutte !

Pourquoi aller aider ou « éduquer » des villages perdus au fin fond d’un pays du sud ? En quoi serions-nous supérieur au point de devoir les influencer ? Ces villages qui existent depuis des millénaires ne nous ont pas attendu pour survivre bon grés mal grés même si leur vie pourrait être améliorée sans aucun doute (rendement agricole, égalité des sexes, santé…)

Notre exemple occidental fondu d’individualisme, n’étant pas parfait et de loin, ne nous permet pas d’aller donner des leçons, et par le biais d’ONG, d’aller mettre des pansements sur des plaies que nous, notre mode de vie, et nos dirigeants, avons fait et continuons de faire.

Comme le dit un certain prophète, vous ne convertirez pas par la parole mais naturellement par l’exemple louable d’une vie sainte. Est-ce que notre exemple est à ce point convaincant ?

Quand est-il , au niveau sociologique, de tous ces petits jeunes et moins jeunes occidentaux, dont les problèmes personnels, sociaux, familiaux ne sont pas résolus et qui s’investissent dans la solidarité international : asile pour européens blasés.

De plus, en permettant à chacun de monter sa propre association, d’aller et venir pour traiter tous les maux avec de l’argent, des idées et du matériel, ne peut-on pas craindre une expansion encore plus rapide de la mondialisation et une occidentalisation encore plus importante alors que c’est cela même qui pousse, pour une partie, les gens à s’expatrier ?

Ne vit-on pas mieux dans un village paumé, aux cultures maraîchères seines, à l’élevage limité, dans une société familiale, solidaire que dans nos pays même si ce village ne possède pas la télé, le téléphone, l’électricité… Je dirai même si ce village à un taux de mortalité infantile élevé et si la maladie, les inondations provoquent de grands malheurs.

Il est vrai que dans ce monde, parfois, nous devons nous mêler des affaires des autres pays car leurs activités nous concernent directement. Je pense notamment à la gestion de l’eau, de la pêche, de la déforestation…

Mais pourtant, avant d’aller dans les villages leur expliquer qu’il faut arrêter de couper le bois, même si c’est pour se préparer à manger, nous ferions mieux de lutter dans nos propres pays qui polluent le plus et changer nos modes de vie à nous qui les tuons bien plus sûrement.

Je comprends aussi qu’on ne peut rester insensible devant le spectacle de pauvreté dans certain pays du sud et que ça démange de leur apporter des médicaments, de la nourriture, des habits, mais est-ce une solution à long terme. N’est-il pas à leur gouvernement d’améliorer le sort de leurs individus et encore une fois à nous de changer notre mode de vie qui les exploite indirectement.

Je comprends aussi qu’en temps de guerre, dans les camps de réfugiés, les génocides, ou aussi lors de catastrophes naturelles, la solidarité internationale s’ébroue et c’est sans doute à ce moment que les ONG sont nécessaires. Mais leurs actions devraient se limiter à cela, ponctuellement et avec une organisation globale qui éviterai les détournements de fond, prises de positions politique, acheminement d’armes et autres vols d’enfants !

Finalement, la grande partie de nos aides aux ONG ne sert qu’à asservir les populations qui restent la plus part du temps esclaves de nos dons. Comme le disait Thomas Sankara (président du Burkina Faso dans les années 80) : « Notre pays produit suffisamment pour nous nourrir tous, malheureusement, par manque d’organisation, nous sommes obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires. Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ce reflex de mendiant, d’assisté… »

Voilà, ce texte n’est qu’une ébauche d’un point de vue personnel que j’aimerai bien faire évoluer grâce à vous, à vos points de vue, à vos critiques, mais aussi aux auteurs, livres, articles, sites Internet que vous voudrez bien me faire partager.

Nico

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