«C’est bien ce que vous faites, il y a tellement à faire partout dans le monde »
« Donner faites un don, et déduisez le des impôts »
« Donner une image solidaire à votre société »
« Grâce à vous, l’enfant parrainé aura la chance d’être sauvé de la misère, d’aller à l’école, de se soigner, d’être protéger, de s’habiller.. »
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Ce que le capitalisme prend, la solidarité le redonne au compte goutte !
Pourquoi aller aider ou « éduquer » des villages perdus au fin fond d’un pays du sud ? En quoi serions-nous supérieur au point de devoir les influencer ? Ces villages qui existent depuis des millénaires ne nous ont pas attendu pour survivre bon grés mal grés même si leur vie pourrait être améliorée sans aucun doute (rendement agricole, égalité des sexes, santé…)
Notre exemple occidental fondu d’individualisme, n’étant pas parfait et de loin, ne nous permet pas d’aller donner des leçons, et par le biais d’ONG, d’aller mettre des pansements sur des plaies que nous, notre mode de vie, et nos dirigeants, avons fait et continuons de faire.
Comme le dit un certain prophète, vous ne convertirez pas par la parole mais naturellement par l’exemple louable d’une vie sainte. Est-ce que notre exemple est à ce point convaincant ?
Quand est-il , au niveau sociologique, de tous ces petits jeunes et moins jeunes occidentaux, dont les problèmes personnels, sociaux, familiaux ne sont pas résolus et qui s’investissent dans la solidarité international : asile pour européens blasés.
De plus, en permettant à chacun de monter sa propre association, d’aller et venir pour traiter tous les maux avec de l’argent, des idées et du matériel, ne peut-on pas craindre une expansion encore plus rapide de la mondialisation et une occidentalisation encore plus importante alors que c’est cela même qui pousse, pour une partie, les gens à s’expatrier ?
Ne vit-on pas mieux dans un village paumé, aux cultures maraîchères seines, à l’élevage limité, dans une société familiale, solidaire que dans nos pays même si ce village ne possède pas la télé, le téléphone, l’électricité… Je dirai même si ce village à un taux de mortalité infantile élevé et si la maladie, les inondations provoquent de grands malheurs.
Il est vrai que dans ce monde, parfois, nous devons nous mêler des affaires des autres pays car leurs activités nous concernent directement. Je pense notamment à la gestion de l’eau, de la pêche, de la déforestation…
Mais pourtant, avant d’aller dans les villages leur expliquer qu’il faut arrêter de couper le bois, même si c’est pour se préparer à manger, nous ferions mieux de lutter dans nos propres pays qui polluent le plus et changer nos modes de vie à nous qui les tuons bien plus sûrement.
Je comprends aussi qu’on ne peut rester insensible devant le spectacle de pauvreté dans certain pays du sud et que ça démange de leur apporter des médicaments, de la nourriture, des habits, mais est-ce une solution à long terme. N’est-il pas à leur gouvernement d’améliorer le sort de leurs individus et encore une fois à nous de changer notre mode de vie qui les exploite indirectement.
Je comprends aussi qu’en temps de guerre, dans les camps de réfugiés, les génocides, ou aussi lors de catastrophes naturelles, la solidarité internationale s’ébroue et c’est sans doute à ce moment que les ONG sont nécessaires. Mais leurs actions devraient se limiter à cela, ponctuellement et avec une organisation globale qui éviterai les détournements de fond, prises de positions politique, acheminement d’armes et autres vols d’enfants !
Finalement, la grande partie de nos aides aux ONG ne sert qu’à asservir les populations qui restent la plus part du temps esclaves de nos dons. Comme le disait Thomas Sankara (président du Burkina Faso dans les années 80) : « Notre pays produit suffisamment pour nous nourrir tous, malheureusement, par manque d’organisation, nous sommes obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires. Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ce reflex de mendiant, d’assisté… »
Voilà, ce texte n’est qu’une ébauche d’un point de vue personnel que j’aimerai bien faire évoluer grâce à vous, à vos points de vue, à vos critiques, mais aussi aux auteurs, livres, articles, sites Internet que vous voudrez bien me faire partager.
Mais elles posent aussi un autre problème : doit-on fermer les yeux, laisser les enfants mourir de faim, être déscolarisés (notamment les petites filles). Les ONG ne sont pas tout parfaites mais elles parviennent souvent à pallier des dysfonctionnements au sein d'états corrompus avec des difficultés pour gérer la misère.
Autre question : sont ils plus heureux en adoptant notre façon de vivre occidentale ou plus malheureux ?
Bonjour, c'est vrai que j'aurais tendance à penser que les personnes s'engageant dans l'aide humanitaire ne font celà que pour soulager leur conscience.... mais, comme tu le précises, dans certaines circonstances urgentes ( catastrophe naturelle, guerre, famine...) cette aide peut être extremement précieuse.
Je pense que toute aide doit être faite en bonne intelligence et qu'on ne doit pas généraliser des exemples malheureux comme l'arche de Noé entre autre.
Par ailleurs, j'ai eu l'occasion de visiter les sites sur Paris de Médecin sans Frontières et Médecin du Monde, et la taille de leurs structures en dit long sur le côté "industriel" de leur aide humanitaire. Je ne pense pas que toutes ces aides soient réfléchies comme elles devraient l'être. C'est la demande qui devrait régler l'offre et j'avais l'impression de l'inverse ( surtout chez MSF dont les moyens de logistique sont indéniables).
bonjour nicolas,
cette fameuse solidarité est le plus svt un problème de bonne conscience. le tourisme solidaire (ou équitable) est une invention du marketing. lorsqu' on achète un voyage organisé en afrique, 80% de la somme dépensée revient à l occident ( avion, 4*4, carburant, frais d agence). et quand on pars seul, le pourcentage est guere différent.
voyageant en afrique dps 91, je m aperçois à chaque voyage, que décidement je connais très mal ce continent. et à chaque fois, je suis surpris de rencontrer des gens qui apres un ou deux voyages montent une ONG pour aider tel ou tel village (construction d une école, d un puits, d un dispensaire, d' un four solaire). or seuls les villageois des regions touristiques expriment des souhaits de cette nature; et encore le plus souvent ces locaux ne servent pas à grand chose, les fours solaires sont rarement installés.
dans les endroits plus reculés, les enfants ne vont pas l'école, mais possedent une véritable culture (environnement, tradition). la mortalité est également importante, mais le rapport à la mort est très différent du notre. les villageois ne nous pas attendus pour faire des puits.
ce "developpement" implique de nombreuses conséquences qui sont trot rarement pris en compte: que deviennent les vieux, si les jeunes ont plus d instructions: un sénoufo m expliquait que son ethnie était autrefois un peuple de "poulets", cad que c était les vieux qui marchaient devant et les petits derrière et que maintenant ils étaient devenus un peuple de "singes", cad que ce sont les enfants qui montrent le chemin. construire un puits peut provoquer la sédentarisation d un peuple nomade, ...
quand je voyage, c est moi qui apprend (notamment à accepter l hospitalité). jamais je n arrive avec mes solutions pleine de bon sens pour moi occidental.j ais appris à faire la différence entre la pauvreté et la misère.
bien sur que c est radical. de plus je fais une différence entre les ong qui agissent dans les situations d urgence (catastrophes naturelles ou politiques) et les ong qui font du développement.
quand à l action des ong en france, je n ais vraiment pas d avis
raphael
La nature humaine étant ce qu'elle est, il y a malgré tout beaucoup de gens
sur Terre qui ont de la compassion envers les "miséreux", bref des gens qui
ont "de bonnes intentions" 🙂
Ceci dit, ensuite intervient la célèbre maxime "l'enfer est pavé de bonnes
intentions" ...
En clair, une aide qui n'est pas précédée d'une analyse des causes du problème,
des conséquences de son intervention et surtout de savoir si cette aide est
"la bienvenue" ne peut qu'être au définitif que négative !
Respect aux ONG !
🙂
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
et voilà ma participation :
Bravo Raphaël de noter la différence entre Solidarité internationale et "humanitaire" qui concerne des actions ponctuelles en situation de crises : catastrophes naturelles, accidents, conflits armés...
Sur le registre ONG solidarités :
certes nombre d'ONG occidentales agissant au Sud fonctionent avec des capitaux -subventions, dons...- non négligeables. Ce sont souvent "de grosses machines" très structurées, avec des personnels souvent compétents et des équipements et outils performants.
Pour ce que j'en connais, je peux témoigner de l'efficacité de leurs activités, qui prennent en compte l'environnement de vie des populations aussi.
Mais du même coup, disposant de fonds leur permettant de fonctionner sans "gros soucis" en terme de consommation, ou immobilier par ex. ils louent des locaux à des prix prohibitifs. C'est ainsi que le coût des loyers, construction devient inaccessible aux locaux ! idem pour la consommation en général, surtout pour les personnels occidentaux qui introduisent et font se développer la consommation de produits d'importation (alimentation de marchés financiers extérieurs qui appauvrissent les pays du sud par de nouvelles habitudes de consommation alimentaires, par ex.)
Nicolas a raison : toutes les dérives des ONG et associations caritatives plus modestes sont possibles. Souvent l'action part d'un coup de coeur, rarement raisonnée elle est un coup d'épée dans l'eau, valorisant essentiellement ses initiateurs, quitte à créer des disparités au sein des populations dites "bénéficiaires", pas toujours informées et surtout dépendantes de décisions d'attribution sans les consulter !
Au-delà de toute polémique, ce que je souhaite souligner, c'est la démarche d'aide à ces populations qui ne demandent qu'à se développer, mais à travers leurs propres ressources naturelles et humaines, pour peu qu'on accepte de les guider ou les former en terme de structuration et gestion de leurs propres projets !
Geli 😉
Nous avons la chance de vivre dans un pays riche et en paix, et pour cette paix là et cette richesse là d’autres pays doivent être sacrifiés, c’est ainsi que cela fonctionne. Pour que des enfants dans le tiers monde puissent travailler, il faut sacrifier des travailleurs chez nous . Le Rmiste à de la chance de pouvoir vivre avec le confort HLM, la baignoire, ouvrir un robinet d’eau chaude et se nourrir sans avoir à se tuer au travail comme les petites filles indiennes exportée et sacrifiée dans les émirats arabes. La petites fille indienne doit être sacrifée pour que sa famille puisse survivre, pour que son pays puisse se développer, pour que le Rmistes puisse vivre, et les Rmistes doivent exister pour maintenir une pression sociale sur la classe moyenne, pour que les riches s’enrichissent et que notre pays continue d’être riche, pour que nous puissions voyager, faire des photos, écrire dans des forums, publier des livres, ouvrir des blogs et que sais-je encore.
Notre pays doit continuer d’être riche pour acheter à la Chine et investir en Inde, la Chine et l'Inde ont besoin de nos achats et investissements pour exister, elles doivent aussi contrôler leur pays la croissance démographique consommer, la paix dans le monde repose essentiellement sur ce genre de processus.
Alors un jour j’ai sentie une colère en moi lorsque j’ai vue une femme faire appel à l'aide internationale pour la cause des petites filles en Inde.
J’étais en colère non pas parce qu’elle voulait soulager la souffrance des petites filles indiennes, mais parce qu’elle faisait le procès de la tradition hindoue, responsable selon elle du sacrifice des petites filles en inde. Si elle peut faire valoir son sentiment de solidarit��, si elle peut voyager, faire des photos, écrire dans des forums, publier des livres, ouvrir des blogs et que sais-je encore pour justifier son existence, c’est parce que la petite fille indienne est sacrifiée. Je pense qu’il faut être au moins conscient de cela.
Le discours qui consiste à dire dans ce cas que la tradition indienne est mauvaise, qu’il faut aider, éduquer les femmes indiennes à ne plus avorter les embryons femelles, semble complètement ignorer que l’appareil à échographie, et l’avortement n’ont jamais fait partie de la tradition Hindoue ! ! !
Il reste alors le mythe du rituel de Sati, qui veut que la veuve brûle vivante sur le bûchet de son mari, oui cela fait partie de la tradition hindoue (faut voir le contexte ). Mais on peut à partir de là dénoncer toute la tradition hindoue, et justifier qu’elle se plie à nos valeurs, et à notre façon à nous de sacrifier les autres pour exister.
On peut le faire parce que nous sommes riches et qu’ils sont pauvres, que c’est toujours la culture des puissants qui s’impose, ça s’appelle la civilisation ! Mais qu’on ne me raconte pas que c’est par amour des autres et de la vie.
Je choisis exprès cet exemple parce que j’aime profondément l’inde. De la même façon quand on aime une personne on aime tout de la personne, si on commence à relever un de ces défauts et à se sentir en conflit avec cela, toute la liste des défauts suivra, et on ne verra plus que cela, voilà comment on fini par ne plus aimer, par se retrouver en guerre avec soi-même et l’autre, le jour où on s’est senti meilleur, que l’on a voulu imposer sa vérité pour justifier son existence, on se retrouve alors à nier ce que l’on aime profondément.
Pour cette même raison j’aimerais ne plus être en colère du tout contre quoi que soit.
La vie ce n’est pas la politique, ni l’économie, ni voyager, ni faire des photos, écrire des livres, acheter des livres, ouvrir des blogs, de prétendre ceci ou cela, d'aider d'éduquer, de sacrifier et que sais-je encore, mais ça en fait partie aussi.
Nous avons la chance de vivre dans un pays riche et en paix, et pour cette paix là et cette richesse là d’autres pays doivent être sacrifiés, c’est ainsi que cela fonctionne.
Si elle peut faire valoir son sentiment de solidarité, si elle peut voyager, faire des photos, écrire dans des forums, publier des livres, ouvrir des blogs et que sais-je encore pour justifier son existence, c’est parce que la petite fille indienne est sacrifiée. Je pense qu’il faut être au moins conscient de cela.
Je suis assez d'accord avec ça. J'aimerais que cela ne soit pas une fatalité, malheureusement on est obligé de faire avec cet état de fait, et comme tu le dis, le minimum, c'est au moins d'être conscient de la façon dont notre monde fonctionne.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
trouve à la longue un peu pénible tous ces discours culpabilisant un côté de la planète pour venir au secours de l'autre....
Arrêtons de se triturer l'esprit par ce genre de discours qui n'est souvent que celui du petit peuple bien pensant et propre sur lui, regardons ce que font ceux qui pourraient faire beaucoup et n'alimentons pas inutile le fond de commerce de certains ONG....
La solidarité ne se décrete pas mais aujourd'hui la compassion est devenue hélas un produit de marketing comme un autre !
détestable !
La réponse est oui. Mais quelle était la question ?
Woody Allen
La souffrance se vend et s'achète, oui. Aucune compassion là dedans.
La compassion c'est comme le moine qui s'assied dans l'Himalaya, il rassemble en lui toutes les énergies d'amour et il pense aux gens qui souffrent, ses pensées n'ont pas d'autre prétention qu'accepter se qui est. Il fait beaucoup il reçoit en lui la souffrance, il l'accepte, il l'écoute, il fait l'offrande de toutes les énergies de paix qu'il peut rassembler en lui.
Ca c'est la compassion comme je la comprends.
La seule chose que l'on puisse faire de grand c'est de faire la paix en soi.
Qu'il y ait de la souffrance, que tout se vende, tout s'achète, on peut pas faire autrement, mais on peut refuser d'acheter certaine chose et d'entretenir la souffrance à l'extérieur de soi, si on ne trouve pas la paix, il faut la chercher.
Que celui qui a faim demande de l'aide quand il ne peut se nourrir, c'est normal, que celui qui l'entend et peut et veut lui donner de la nourriture, le lui donne c'est normal.
Que celui qui se raconter des histoires délirantes sur telle ou telle tradition et croit qu'elle doit-être annulée pour trouver enfin la paix, demande de l'aide ca c'est normal aussi, car il souffre aussi, il lui faut un psy pour résoudre ses conflits intérieurs.
La culpabilité que l'on peut éprouver est expression de conflits en soi, faut les résoudre en soi.
On peut le faire parce que nous sommes riches et qu’ils sont pauvres, que c’est toujours la culture des puissants qui s’impose, ça s’appelle la civilisation !
C'est intéressant, çà, qu'appelez vous au juste la "Tradition", est-ce une révélation
oubien le fruit d'une oppression "enkystée" ?
Lorsque les "pauvres" acquièrent une partie du pouvoir (par leur vote), est-ce que
çà n'assure pas que la "Tradition" devrait parallèlement changer ?
S'il vous arrive un jour d'aimer des esclaves, êtes-vous sûr de ne jamais avoir
envie d'en libérer au moins un ?
🙂
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
Je comprends ce que vous dites bien sûr, loin de penser que j'ai plus raison que vous....
mais ce qui me gêne encore une fois, c'est votre discours " d'évangéliste" et ses réferences, je ne crois pas que la solution soit à trouver de ce côté-là.
La souffrance est partout, elle ne s'étalonne pas en fonction du niveau de vie, celle qui est morale est sans doute plus terrible mais elle ne se voit pas par définition....
Etes-vous certaine d'avoir bien regardé autour de vous ? je n'ai pas l'impression de cela en lisant votre post....
Amicalement
La réponse est oui. Mais quelle était la question ?
Woody Allen
Est ce que considère quelqu'un réduit à l'esclavage comme un esclave?
Est ce que les indiens d'Amérique vivent dans des réserves par tradition? Non.
Mais il y a des gens qui voudront expliquer que leur tradition était mauvaise, la preuve ils n'ont pas su garder leurs terres. C'étaient des sauvages ils scalpaient les gens. Elle est même trés mauvaise cette tradition, car ils se retrouvent pour beaucoup tout à fait incapable d'intégrer leur nouvelles conditions et s'adonne pour la plupart à l'alcoolisme.
Je ne peux pas empêcher les reserves, je ne peux empêcher les gens de penser ce qu'ils pensent, ni moi-même de penser ce que je pense, mais je ne suis pas obligée de rajouter de la souffrance en racontant à des gens qui ne se sentent déjà plus rien que c'est de leur faute, celle de leur tradition.
S'il vous prend l'envie de libérer un esclave allez-y, il ne faudrait surtout pas que cela reste à l'état d'envie. Et si vous ne le pouvez pas réaliser votre envie, je pense pas que vous diriez que que c'est à cause de sa tradition, vous ne lui reprocherez pas d'être ce qu'il est et de n'y pouvoir rien changer, n'est ce pas? Vous feriez quoi?
Je comprends ce que vous dites bien sûr, loin de penser que j'ai plus raison que vous....
Ce que nous pensons, n'a pas beaucoup d'importance
mais ce qui me gêne encore une fois, c'est votre discours " d'évangéliste"
Oui! des fois, moi aussi j'aime bien délirer.
et ses réferences, je ne crois pas que la solution soit à trouver de ce côté-là.
Je ne sais pas à quoi vous faites référence, je ne proposais aucune solution, je disais juste une impasse. Et la notion d'impasse est aussi une vue de l'esprit, pas plus.
Les réactions que suscitent se post, m'intéressent.
La souffrance est partout, elle ne s'étalonne pas en fonction du niveau de vie, celle qui est morale est sans doute plus terrible mais elle ne se voit pas par définition....
Elle se voit dans les actes qu'elle propage autour d'elle.
Etes-vous certaine d'avoir bien regardé autour de vous ? je n'ai pas l'impression de cela en lisant votre post....
Amicalement
Il n'est pas question de culpabilité je crois, mais juste de savoir d'où nous vient notre confort. Après, on fait quelque chose contre, ou pas, peu importe. Personnellement, je ne fais rien contre, je ne culpabilise pas pour autant. Il y a certaines actions que je fais dans ma vie de tous les jours, par conviction, pour mon bien-être à moi, mais je ne les fais pas par culpabilité.
Pour ce qui est du sujet de la discussion, la "solidarité à l'occidentale", il est vrai que c'est choquant de voir le budget de l'aide internationale, si ridicule à côté de ce qui est "extorqué" à ces mêmes pays que nous "aidons". A partir de là, on peut se demander l'utilité d'une telle aide internationale, et se dire même, que c'est juste une bonne conscience achetée pour justifier tout le reste. Pour ma part, je n'aime pas l'humanitaire, il est pourtant dans certains cas indispensable.
Par exemple en France, les Resto du Coeur, ne devraient même pas exister, c'est une honte pour un pays comme le nôtre qui a suffisamment de richesses pour nourrir tout le monde. Pourtant, on ne peut pas souhaiter leur disparition car ils aident énormément de gens à survivre. Mais les Restos ne sont pas une solution, juste une béquille, qu'il faudrait un jour ne plus avoir besoin d'utiliser.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
je en sais pas si ton discours pose un problème à Maitora mais moi il m'en pose un gros.... ou peut être que je ne le comprends pas.
Le sacrifice des petites filles indiennes normal ????? Traditionnel certes, normal non.... Comme ne l'est pas la lapidation des femmes adultères dans d'autres pays, l'excision ou autres pratiques....
Notre civilisation n'apporterait que du mauvais ???? Notre civilisation apporte effectivement la consommation à outrance et autres tracas, mais c'est sûrement plus facile de dire que le sacrifice des petites filles indiennes est normal quand on est bien tranquille en France ! Qu'en pensent elles ces petites filles : la résignation n'est pas l'acceptation.
La destruction de la culture d'un pays n'est certes pas une bonne chose, mais une chose est certaine la vie d'une femme vaut autant que celle d'un homme et même si c'est allé contre la culture d'un pays, j'ai un profond respect pour les femmes (et ces femmes existent dans les pays concernés) qui se battent contre les inepties de certaines cultures quelles qu'elles soient
Est ce que considère quelqu'un réduit à l'esclavage comme un esclave?
Ce qui compte pour vous, c'est votre vision des choses, même si elles ne correspondent
pas à la réalité ?
NB:esclave=personne réduite à l'esclavage (c'est une définition !)
Est ce que les indiens d'Amérique vivent dans des réserves par tradition? Non.
Cà fait pourtant une centaine d'années que "c'est comme çà" !
A partir de quand une "habitude" se transforme-t-elle en tradition ?
Mais il y a des gens qui voudront expliquer que leur tradition était mauvaise, la preuve ils n'ont pas su garder leurs terres. C'étaient des sauvages ils scalpaient les gens. Elle est même trés mauvaise cette tradition, car ils se retrouvent pour beaucoup tout à fait incapable d'intégrer leur nouvelles conditions et s'adonne pour la plupart à l'alcoolisme.
Là vous mélangez tout ...
Le culte de la "réussite", c'est "moyen-âgeux" (jugement de Dieu) !
Les "indiens" ont appris à "scalper" les gens ... des colons blancs !
Les indiens ne sont (n'étaient) pas plus alcooliques que les poivrots qui leur tiraient dessus
- et qui, eux, sont devenus "célèbres"- mais l'alcool leur est génétiquement plus néfaste.
S'il vous prend l'envie de libérer un esclave allez-y, il ne faudrait surtout pas que cela reste à l'état d'envie. Et si vous ne le pouvez pas réaliser votre envie, je pense pas que vous diriez que que c'est à cause de sa tradition, vous ne lui reprocherez pas d'être ce qu'il est et de n'y pouvoir rien changer, n'est ce pas? Vous feriez quoi?
Qui parle de "reproche" ?
Je pense qu'il est dans la nature humaine de chercher à "propager" ses valeurs,
et ce même si elles sont "mauvaises" d'ailleurs (racisme) ...
Par contre, vous avez dérivé loin de l'Inde et de ses petites filles, que je considère
- même si elles sont opprimées depuis des millénaires- dignes d'être les égales de
tout autre être humain respectable !
🙂
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
Je ne pense pas avoir écrit que le sacrifice des petites filles indiennes était normal.
Mais que le sacrifice fait partie de la vie.
Que l'occident a une manière bien à lui de sacrifier une partie de sa société et de la planète.
Le plus fort aura toujours raison sur le plus faible, ce n'est pas que l'un soit mieux et l'autre pire.
Si on n'accepte pas l'idée que le sacrifice fasse partie de la vie, je ne vois pas comment on peut vivre.
Par ailleurs, je ne pense pas non plus que le sacrifice aujourd'hui des petites filles indiennes soient le fait de leur tradition.
Autrefois nos paysans sacrifiaient une partie de leur récolte à leurs Dieux, pour s'assurer une récolte meilleure.
Aujourd'hui si nos paysans brûlent une partie leur récolte, je ne pense pas que se soit du fait de leur traditions, non plus, mais à peu près pour les mêmes raisons que l'on sacrifie des petites filles indiennes.
Il serait difficile de ne pas être d'accord avec votre raisonnement, n'empêche que dans la réflexion de notre amie qui a proposé le sujet, on sentait flotter un parfum de mauvaise conscience qui n'est pas, à mon avis recevable....
Ce n'est pas au citoyen de réparer ce que le système économique impose de faire, y participe celui qui veut mais la solution n'est pas à l'échelle de l'individu, nous en sommes tous d'accord....
Les restos du coeur, heureusement qu'ils existent mais lorsqu'on lit les dépenses faramineuses de l'Elysée, on peut se poser la question de qui se moque-t-on ?
Effectivemment, le système est tellement bien ficelé qu'on est obligé de reconnaître que les structures d'aides actuelles sont indispensables mais que le citoyen lambda ne remet pas en cause les agissements des politiques profitent à la dégradation de la solidarité nationale, on est là pour le constater tous les jours.
La solidarité internationale est une belle expression et fournit l'occasion de colloques juteux sans beaucoup d'effets concrets, là aussi les ong s'engouffrent dans cette bataille sans fin mais aujourd'hui, il faut reconnaître l'échec de cette politique généreuse.
L'argent ne résoudra pas les choses par miracle mais c'est toujours rassurant de se trouver un bouc émissaire à un problème difficile qui n'a pas de véritable issue !
La réponse est oui. Mais quelle était la question ?
Woody Allen
" Je ne pense pas avoir écrit que le sacrifice des petites filles indiennes était normal.
Mais que le sacrifice fait partie de la vie. "
... autrement dit : " ... que c'est normal ... "
... et le reste de ton discours pseudo-spirituel consiste à expliquer qu'à partir du moment où on est en paix avec soi-même vis à vis de ça, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et qu'il faut être sacrément tordu voire dérangé mentalement pour avoir envie d'essayer de faire que ça change ...
J’étais convaincu que ma question soulèverait quelques discussions mais ce qui me chiffonne, c’est que je ne trouve personne qui ne soit pas vraiment d’accord avec moi ou plutôt qui soit complément opposé et c’est ce qui nous serait tous profitable. Un débat sans opposition, ça ne rime à rien.
Je vais donc moi même essayer de me contredire. Chose que je fais aisément car à chaque recherche effectuée, je dirais même à chaque minute passée, j’en apprends davantage et il est bien évident que c’est comme ça jusqu’à la fin de nos jours. Mais enfin comme je patauge pas mal sur le sujet, c’est loin d’être clair…
Donc, ce que je voulais dire finalement c’était qu’en croyant sincèrement faire le bien, on ne le faisait pas forcément. Et pour cause :
- comme toutes choses au départ très humanistes et positives, c’est souvent au final pourri par l’argent. Le ou la jeune qui part pour aider ne sait pas forcément que beaucoup vont profiter sans scrupule de sa gentillesse. (certaines ONG pour continuer de vivre et certains locaux qui profitent de la misère de leur congénères pour ramasser l’oseille. Tout le monde il est pas gentil. Mais évidemment c’est toujours pas une généralité mais on y viendra.
- Et plus dans le fond, de toute façon, je pense que nos bonnes actions sont la plus part du temps déviées pour le profit de quelques uns. Autre exemple, on aide un village qui n’arrive pas à s’en sortir dans le fin fond de la pampa et le gouvernement va faire en sorte de nous aider quelques fois à seule fin d’avoir un peu plus de voies dans ses urnes…
- Pire, lors d’une guerre civile par exemple, une région indépendantiste (je pensais au Biafra) où les ONG non gouvernementale mais subventionnées au trois quart par les états sont arrivées pour aider un minimum toute la population qui crevait de faim et que finalement (à cause des problèmes politiques entre pays et pour des raisons économiques surtout), ces ONG urgentistes qui normalement ne prennent pas de position par rapport aux belligérants se sont fait manipuler correctement… résultat, les indépendantistes au lieu d’être écrasé comme il se doit pour toute minorité dans des lieux soumis à la dictature, se sont fait « cajoler » par les ONG et le conflit a duré très longtemps avec ses souffrances pour arriver au même résultat. On a parlé alors de droit d’ingérence… enfin des choses se sont passés depuis dans la tête des gens qui ont suivi la déconfiture et en parleront mieux que moi bien sûr.
Et puis il y a d’autres exemples innombrables d’aides qui n’aident pas surtout si on change de point de vue et qu’on se met à la place de ceux, il y en a toujours et heureusement, qui ne sont pas d’accord.
J’ai quelques personnes à qui je me suis confié aussi et qui m’ont dit :
« Tout de suite là maintenant, j'aurais envie de dire que les organisations non gouvernementales ont la liberté de se faire plaisir , tu sais ce plaisir charitable irréprochable, celui qui rend fier .........et puissant. »
ou encore : « Les forces vivent, les énergies existent sur place, et j'ai l'impression que les projets naissent loin des potentiels transformateurs.
Qd on se demande comment contrôler la pompe à eau et à qui on la confie, le problème c'est pas la pompe à eau, c'est la distribution, c'est un problème politique. »
ou encore de Raphael: « un sénoufo m expliquait que son ethnie était autrefois un peuple de "poulets", cad que c était les vieux qui marchaient devant et les petits derrière et que maintenant ils étaient devenus un peuple de "singes", cad que ce sont les enfants qui montrent le chemin. construire un puits peut provoquer la sédentarisation d un peuple nomade, ... »
ou encore de Geli ; « Souvent l'action part d'un coup de coeur, rarement raisonnée elle est un coup d'épée dans l'eau, valorisant essentiellement ses initiateurs, quitte à créer des disparités au sein des populations dites "bénéficiaires", pas toujours informées et surtout dépendantes de décisions d'attribution sans les consulter ! »
Et encore pour ce qui est d’une réalité indéniable (malheureusement pour les alter et autres et moi) « Si vous souhaitez aidez un peuple ou un pays, il est beaucoup plus utile d'investir dans ce pays. »
Et je ne peux pas citer les idées de tout le monde mais enfin ça avance !
MAIS il n’y tout de même pas que du négatif permis ces milliers de gens, peut-être des millions qui donnent leur temps, leur argent pour aller aider les gens qui souffrent et qui sans eux souffrirons bien plus et dans l’indifférence la plus complète.
J’imagine qu’il y a des exemples indéniables eux aussi et surtout innombrables et je les attends moi même je n’ai pas ces expériences et c’est bien dommage…
Peut-être quelqu’un aura la gentillesse et (la faculté) de dénoué tout ça et de nous mettre des points sur les i et puis surtout des paragraphes différents, une structuration à notre recherche… Bref merci en tout cas de réfléchir tous au sujet avec moi.
Pour finir une autre altercation que j’ai trouvé :
« il faut peut être re-coloniser l'Afrique pour la faire avancer » (j’ai sortie la phrase du contexte mais la personne disait cela pour faire réagir seulement et elle n’a pas loupé son coup)
Réponse : « justement l'Afrique a besoin d'indépendance ! mais comme tout débutant, quand on a rien on attend tout des autres et c'est la qu'on se fait escroquer. Le pillage des ressources humaines, naturelles et minières est une catastrophe. et ne parlons pas des richesses culturelles de l'Afrique qui sont complètement boycottées au Nord alors que l'occidentalisation est un véritable bulldozer. Que l'Afrique garde et valorise ses ressources! et pourquoi on laisse les blancs s'en occuper tout le temps? »
A bon entendeur, salut
Nico
Ps, pour le dernier message de Sempervirent, es-tu sure que ces millions de fourmis qui aident les gens ne sont qu’une goutte d’eau. Je veux dire, à eux tous, ils en changent des choses, non ? d’où peut-être ma méfiance à l’égard de mes propres idées.
Effectivemment, le système est tellement bien ficelé qu'on est obligé de reconnaître que les structures d'aides actuelles sont indispensables mais que le citoyen lambda ne remet pas en cause les agissements des politiques profitent à la dégradation de la solidarité nationale, on est là pour le constater tous les jours.
Pour arriver à une solution politique, il faut être informé du fonctionnement du monde. Or la majorité des gens n'ont absolument aucune idée de ce fonctionnement. A ce titre, même si je ne suis pas une fervente adoratrice de Yann-Arthus Bertrand (Dieu m'en garde 😮), le film Home est à mon sens un début. Des documentaires comme "Le cauchemar de Darwin", devraient être diffusés dans les écoles, car à mon sens, c'est le minimum, que de savoir un petit peu ce qui huile les rouages du monde capitaliste, pour pouvoir, en toute conscience, y adhérer ou le rejeter, par des choix politiques, notamment.
Mais il est plus facile pour le pouvoir, quel qu'il soit, de maintenir ses "ouailles" dans une peur du lendemain (d'où l'exploitation honteuse de la "crise" par nos politiques), pour qu'elle se tournent vers leurs propres petits problèmes quotidiens, et pensent à leurs gueules d'abord. Ceci n'est pas un procès contre les individus, il est tout à fait normal de se préserver soi-même d'abord. Mais actuellement, la vision à courte vue de la "préservation de soi-même", est un leurre, et provoque la famine et la soif chez d'autres, lesquelles finiront par arriver chez nous à plus ou moins long terme si rien ne change.
Comme toi, je pense que les ONG ne sont qu'un outil de ce système mondial d'exploitation. La façade bien-pensante pour cacher tout le reste.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
En fait, on discute tourner chacun vers la même direction pour dénoncer les mêmes choses....
Je crois que le fonctionnement est rendu opaque pour des raisons évidentes de protection du système, ne comprennent que ceux qui s'en donneront la peine mais encore piger ne veut pas dire qu'on va pouvoir donner un coup de pied dans la fourmilière !
ça me dérange un peu ces exemples choisis en tous cas pour Bertrand car surfer sur la vague quand elle est haute, ok mais je préfere la symbolique de Dumont avec son verre d'eau, il y a vingt ans ....
Le côté pédogogique pour les enfants bien sûr et c'est important mais pour les adultes combien faudra-t-il encore de films pour leur prise de conscience ?
Mais c'est cocasse de constater que ce sont toujours les vieilles ficelles de la peur qui fonctionnent le mieux, hier le sida, aujourd'hui la grippe après ou avec la crise pendant que le monde des affairistes tourne discrétement à plein régime...
le système fait comme s'il fallait qu'à chaque étape de sa construction, il doive trouver le bon motif d'inquiétude pour nous signifier que finalement on ne devrait pas se plaindre et que le moment n'est pas venu pour changer quoique ce soit !
Le constat est sévère mais de toute manière, les choses sont faites pour durer qu'on le veuille ou non !
Mieux vaut en sourire !
La réponse est oui. Mais quelle était la question ?
Woody Allen
Je suis très bien, merci, et j'avais déjà bien suivi, j'étais simplement sidérée en lisant vos arguments.
Je n'aime pas la notion de sacrifice utile que vous évoquez, il n'y a jamais de sacrifice utile lorsque l'on parle d'un enfant. Non une petite fille n'est pas une marchandise, non le sacrifice ne fait pas normalement partie de la vie. Il peut être conditionner par des misères extrèmes, par des situations extrèmes mais devrait être erradiqué du quotidien. Il y a une grande différence entre le sacrifice d'un être humain et celui d'une récolte.
Evitons les sacrifices au Dieux, et la notion de sacrifice religieuse et le monde s'en portera beaucoup mieux.
Après réflexion, voici mon plaidoyer pour les ONG.
Il est facile pour nous occidentaux de juger ce qui est bon ou mauvais pour les autres :
- laissons les vivre
- laissons les vendre leurs petites filles
- laissons mourir de maladies qui ont disparu depuis longtemps de chez nous
- laissons crever dans leurs coins, ne leur apportons pas nos connaissance, c'est contre culturel !!!
C'est vrai qu'aujourd'hui il est de bon ton de saborder notre développement !
Et si on demandait l'avis de ces personnes qui mangent, apprennent, se soignent grâce aux ONG ? Si on demandait l'avis de tous ces peuples qui arrivent enfin à accéder à notre savoir faire (je ne parle pas de culture, ils ont leur culture), notre technologie ????
Que de l'argent soit détourné c'est malheureusement vrai, que les ONG soient à la merci de gouvernements fantoches et sanguinaires aussi, mais qu'est ce que cela représente à côté du dévouement de tous ces gens qui se mettent au service des plus démunis.
Si êtes sérieusement persuadé que la tradition hindoue est responsable du sacrifice des petites filles indiennes, alors allez-y faites le procès de la tradition Hindoue, battez-vous contre ça, si c'est important pour vous. En espérant que cela vous aidera à vous sentir mieux.
Oui il y a des gens assez perturbé dans leur vie, comme cette femme qui a été une petite fille indienne, sa famille a été rejetée par la tradition hindoue, parce que mariage hors caste. Elle a grandi aux états unis elle a fait des hautes études, elle est devenue quelqu'un à ses propres yeux et aux yeux de sa société. Elle est revenue en Inde pour aider son pays. A l'époque de son appel à l'aide pour la femme en Inde, elle délirait complètement, elle voulait appeler à l'aide internationale pour faire condamner le gouvernement indien de complicité dans le génocide des femmes. C'était selon elle le seul moyen de faire interdire la tradition. J'ai pu voir cette femme complètement craquer dans les échanges mails que nous avons eu. Je l'ai vu utiliser n'importe quoi pour dire c'est la tradition, c'est le mariage etc y compris lorsque c'était un mariage d'amour selon ses dire, elle voulait faire d'une drame passionnel une histoire de dote! Elle le savait, elle le reconnaissait, c'est elle-même qui l'expliquait; c'est dire combien cette femme souffrait. J'ai pu le constater dans les échanges que nous avons eu en privé, cela ne m'a pas empêché de lui donner un peu d'argent lorsqu'elle l'a demandé pour une petite fille en danger, mais je ne peux pas cautionner son délire personnel contre la tradition Hindoue.
Je rappelle que l'Inde a eu un premier ministre femme, et qu'actuellement son président est une femme. Je rappelle que le l'inversion de la courbe de natalité ne peut se faire que parce qu'une classe aisée a recours à l'échographie pour choisir. Qu'une population moins aisée laisse mourir les filles et ne veulent que des garçons parce que cela leur assure dans l'organisation de leur structure familiale l'assurance d'avoir "une retraite", la raison est avant tout économique, l'Inde n'a pas notre système de retraite. S'ils avaient les moyens de garder filles et garçons ils le feraient. Que des gens poussent des femmes sur le bucher en invoquant la tradition juste pour capter leur héritage, cela aussi est économique.
Pour qui s'est un peu intéressé à l'histoire de l'Inde traditionnellement cela ne se passe pas ainsi. La femme fait mine de se jeter dans le bûcher pour exprimer sa fidélité à son époux, et un frère du défunt l'empêche de le faire. Ce sont des rites funéraires très codifiés.
Enfin que le contrôle des naissances en Inde se fasse par le biais d'une idéologie traditionnelle déformée, je ne nie pas que cela ne peut se faire sans une tradition au préalable, tout comme en Chine cela s'est fait par la dictature, car la dictature est leur mode d'existence.
Dans tous les cas, l'un et l'autre, une démocratie et dictature, est ce qu'ils avaient le choix de faire autrement? et de prévoir les déséquilibres qu'ils allaient provoquer? quelle part de responsabilité l'occident a eu dans ces choix?
Le type qui fait condamner des médecins qui pratique l'avortement select-if, parce qu'une loi en Inde existe contre cela, oui il essaye de changer les choses. Celui qui veut faire interdire la traditions Hindoue et veut voir le pays condamné, à mon sens délire complètement, oui!
Y a pas de souci, lorsque nos paysans aujourd'hui brûlent leur récolte c'est pour des raisons économiques et non plus religieuses. Lorsqu'une partie de la société indienne sacrifie ses femmes c'est également pour des raisons économiques.
j'essaie d'y voir un peu plus clair mais c'est pas encore ça.
Je crois que je viens aussi de trop lire de trucs genre "décroissance" "altermondialisme"...
et c'est pour ça que je me cantonne à "c'est pas bien tout ça : d'aller aider les gens parce qu'on les oblige à se transformer, à transformer leur tradition, à se développer...
mais il faut bien faire la part des choses : il y a des bons côtés à notre développement, à notre technologie, nos progrès en médecine... et les dérives de notre systèmes, de notre façon de vivre et de consommer, notre exemple loin d'être parfait, est quand même rattraper (c'est pas le bon mot), enfin un petit peu par tous cette solidarité, cette humanité des occidentaux qui se donnent, peut-être en vain, peut-être mal, pour les autres. Et cela sans se donner bonne conscience mais vraiment par amour, (par pitié) et ce n'est vraiment pas à eux de s'en prendre (aux ONG j'entends).
Mon problème, disons est peut-être un problème de conscience (vu par je sais plus qui) puisque je n'arrivais pas à trouver en moi une envie de remplir ma BA dans une asso humanitaire parce que je trouvais ces gens prétentieux (sans les connaître le plus souvent) prétentieux aussi avec leur gros 4*4, leur vie dans des belles maisons... peut-être un peu de jalousie de la part d'un voyageur mais surtout à cause de ce problème de fond, (que j'ai pu remarquer plusieurs fois) qui me disait que ça servait à rien, que c'était une poussière et qu'en plus elle était mal faite, mal pensée et que ce n'était pas de leur faute mais que le problème venait d'en haut, et j'en reviens à la décroissance, aux altermondialistes...
Shimla, des fois j'ai vraiment du mal à te suivre, je dois être un peu trop avec des œillères sans doute, pourtant je ne vois pas toujours le rapport avec le sujet.
décroissance, altermondialisme..... il y a effectivement beaucoup de choses qui sont dites et écrites sur le sujet. Nous devrons forcément passer par la décroissance, parce que la croissance à outrance nous entrainera vers la disparition de la planète....Mais il y a aussi un phénomène de mode sur le sujet, les grands papes du Marketing et de la croissance par conséquent sont rentrés dans la brèche de la décroissance et de l'altermondialisme...pour mieux nous vendre d'autres produits.
L'homme est quand même complexe il se complet dans son auto-destruction.
Quant aux 4X4 des ONG, c'est certe déplaisant...surtout quand ce sont des voitures de fonctions des responsables, mais toutes les ONG ne possèdent pas de 4X4, et le 4X4 (qui pollue parfois moins que certains vieux tacots qui circulent dans certains pays) est souvent bien pratique pour se déplacer sur les routes pourries.
Pour ce qui est de la décroissance, la décroissance est aujourd'hui une notion très occidentale, maintenant parler de décroissance à certains pays qui accèdent à peine à la croissance, c'est un peu gonflé et un tantinet "colonisateur". De quel droit décidons nous qu'il faut décroître. Même si toute personne sensée sait qu'il faut en passer par là, nous revenons à nouveau sur le schéma dominateur de l'occident, pour avoir discuter avec des gens vivant dans des pays en pleine croissance, il est évident que cette croissance leur convient et qu'il voudrait plutôt la voir accélérer.
Je pense avoir répondu à la question : En quoi serions nous supérieurs au point de devoir les influencer ?
L’occident est supérieurement riche, il a les moyens d’ aider materiellement. Pour autant il n’est moralement pas supérieur. Mais dans les faits quand on aide on influence.
Là où ça commence à être tendancieux c’est lorsque des gens se croient effectivement supérieurs. Un peu comme le bon prêtre qui évangélisait en Afrique. Mongo Béti avait écrit des choses assez drôles à ce sujet, le noir qui fait semblant de se convertir et le blanc qui croit vraiment avoir converti.
Sur un autre registre (qui risque de choquer les âmes sensibles) cela me rappelle une BD de Shelton “ Le chat de Fat Freddy ”. Chaque matin le chat se frotte contre lui pour avoir sa nourriture, chaque matin le chat se dit “ qu’est ce qu’il est con, pourquoi est ce que je dois me frotter contre lui pour qu’il pense à me donner de la nourriture ” et le Gros Freddy chaque matin se dit “ qu’est ce qu’il est con ce chat, pourquoi il se frotte toujours contre moi, pour avoir de la nourriture ” Il y a là quelque chose, je ne sais comment dire… de très domestique !
A la question qu’est ce qui nous permet de donner des leçons de savoir vivre : j’ai répondu également en prenant l’image du sacrifice. Notre façon de sacrifier nous paraît moins barbare parce que c’est le notre.
A la question peut-on convertir par notre exemple. On ne le peut pas, c’est la prétention du Prêtre de Mongo Béti.
Ma conclusion : ne pas refuser l’aide lorsque l’on nous appelle en situation d’ugence ok - mais y distiller de l’idéologie, c’est tout de même un rien facho.
Au niveau sociologique j’ai pris l’exemple de cette femme qui règle ses comptes avec la vie à travers ce qu’elle appelle aide humanitaire - Qui véhicule des messages de rejet, voire de haine envers une tradition, ça c’est de l’idéologie saturée de problèmes psycho-affectifs-
Mais il y a plus grave elle le faisait sincèrement, et la sincérité c’est puissant ça touche en plein cœur et ça fait plein de gens qui tombent dans le panneau, qui se retrouvent à détester toute une tradition sans la connaître. Du coup ils ne sont plus dans l’aide, ils se mettent à vivre dans le fantasme d’une tradition vraiment horrible, qu’il faut combattre. Je trouve cela inquiétant.
Je trouve troublant la réaction de certaines personnes qui ne peuvent prendre du recul sur la forme et oublie le fond. Si on dit “ sacrifice de petite fille ” ça leur donne des hauts le cœur. Si on leur dit l’occident en est responsable, ils ne veulent pas l’entendre, c’est culpabilisant. Si on leur dit c’est la tradition des autres qui est responsable ils sont prêts à le croire sans rien connaître de cette tradition. Et si on leur dit faut détruire “ ça ” pour sauver ces petites filles, ils sont prêts à foncer- Quel que soit ce que l’on mettra ensuite sous ce “ ça ”
Le Marketing ne fait pas autre chose que délivrer ce type de message, de choquer des consciences avec des images chocs et ensuite ces consciences ont besoin de s’apaiser, de se soulager, de donner, d’aider, et même d’aller se battre pour retrouver un peu de paix en elles. On pourrait mettre tout un pays en guerre contre un autre de la même manière.
Du moment que les gens sont persuadés de le faire pour le bien, et qu’on leur assure qu’il sont du coté des bons.
Sur la mondialisation, je n’ai vraiment pas d’opinion.
J’ai eu une discussion , qui dans le style ne dépasse pas trop ce genre de conneries :
Lui : je suis pour le Marxisme.
Moi : Dis plutôt toutes les prédictions de Marx sont en train de se réaliser. Si tu veux vendre ton idée…
Lui : Mais le Marxisme ne se vend pas bien du tout.
Moi : Justement évite d’en parler, et dis plutôt “ toutes les prédictions de Marx sont en train de se réaliser ” ça c’est un fait concernant les limites du capitalisme- Et puis c’est pas le Marxisme que tu veux vendre, donc oublie de Marxisme. La force de travail, tu sais, ici tout le monde s’en fout depuis la Mondialisation. Les choses ne sont plus aussi lisibles
Lui : Justement elles sont lisibles, car je suis pour trotskisme maintenant, pour une révolution mondiale.
Moi : Et moi anarchiste ! Mais tu sais quoi ? Je crois que les anarchistes d’aujourd’hui, ce sont les islamistes, le jour où ils ont fait tomber les tours du World Trade Center.
Et ça me pose un problème vois-tu. En tant que femme : je ne veux pas me mettre un foulard sur la tête !
Je suis tout à fait incapable de penser une solution au système. Je n’ai pas de vérité avec moi.
Et si des jeunes gens veulent aller aider dans des pays en difficulté, pourquoi trouverais-je cela inquiétant, ce qui est inquiétant c’est l’idéologie que l’on peut véhiculer à travers nos actes. D’autant que sauver la vie de quelqu’un est un acte ultra puissant, la question sera de savoir ce que l’on met ensuite dans cette puissance. A mon avis le mieux serait de ne rien y mettre de plus, de n’en garder que la beauté. Mais c’est loin d’être simple, n’est ce pas ?
Voilà j’ai répondu à vos paragraphes. C’était bien sympa. Je vous souhaite de bonnes vacances !
PS : Juste une question que l'on pourrait rajouter à votre liste, pourquoi la communauté scientifique se mobilise aussi peu pour l'aide humanitaire. Il n'y aurait rien à inventer dans ce domaine, des trucs pour rendre l'eau potable et que sais-je. J'en entends jamais parler.
Chaque matin le chat se frotte contre lui pour avoir sa nourriture, chaque matin le chat se dit “ qu’est ce qu’il est con, pourquoi est ce que je dois me frotter contre lui pour qu’il pense à me donner de la nourriture ” et le Gros Freddy chaque matin se dit “ qu’est ce qu’il est con ce chat, pourquoi il se frotte toujours contre moi, pour avoir de la nourriture ” Il y a là quelque chose, je ne sais comment dire… de très domestique !
LOL
C'est le genre même de réflexion qui montre qu'on n'y connaît rien sur les chats ... (*)
Transposez çà à l'humain et çà fait des gens qui n'en travent que dalle mais qui
jouent les "philosophes", c'est ridicule !
😛
* : Tous ceux qui "ont" des chats savent que ces petits animaux se frottent aux portes,
aux pieds de table, de chaise etc etc etc, et çà n'est pas pour leur demander à
bouffer 😉
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
J'arrive peut-être tard sur la discussion...
Bref, il y a un reportage "envoyé spécial" (que l'on peut voir encore via le site web) concernant les "vacances solidaires" organisés par une ONG proposant des missions de 15 jours. Ils font le portrait de 4 français qui partent au Bénin dont 2 femmes qui ont pour "mission" de rattraper le retard scolaire de certains élèves . Ces 2 femmes ne sont pas à la base dans l'éducation mais avaient l'air tres motivées. Et donc je me suis demandée si on leur avait proposé cette même mission dans une école en France ds un quartier défavorisé, auraient-elles accepté ?
Grossomodo, ce qui en ressort ds ce reportage et ce que l'on peut voir aussi sur le net, c'est que les missions appelées à tort d' "HUMANITAIRE" est un joli commerce sachant qu'une mission coute environ 2000 euros .
Toutefois il existe des associations qui proposent des chantiers de BÉNÉVOLAT et non humanitaire pour favoriser l'échange interculturel tout simplement!
La solidarité "occidentale", vaste sujet de réflexion...
le problème dans tout cela c'est que tout se mélange ...Ong type handicap international, MSF, Action contre la faim... et chantiers d'aide; où moyennant une participation qui je suppose couvre les frais d'hébergement et de nourriture (et peut être plus....).
les chantiers de bénévolat demande quand même que le bénévole paie billet d'avion et hébergement.
la question, y a t il du mal à faire du bien.....pourquoi ne pas chercher à se rendre utile pendant les vacances, je trouve qu'on a vite fait de juger les autres.
L'humanitaire un commerce ??? alors quoi faire, laisser crever les gens ?
NB : il y a pas mal d'associations en France qui proposent du soutien scolaire dans les quartiers difficiles
Je trouve troublant la réaction de certaines personnes qui ne peuvent prendre du recul sur la forme et oublie le fond. Si on dit “ sacrifice de petite fille ” ça leur donne des hauts le cœur. Si on leur dit l’occident en est responsable, ils ne veulent pas l’entendre, c’est culpabilisant. Si on leur dit c’est la tradition des autres qui est responsable ils sont prêts à le croire sans rien connaître de cette tradition. Et si on leur dit faut détruire “ ça ” pour sauver ces petites filles, ils sont prêts à foncer- Quel que soit ce que l’on mettra ensuite sous ce “ ça ”
L'occident n'est pas responsable de la condition de la femme en Inde ou ailleurs, il faut arrêter de responsabiliser l'occident pour tout et n'importe quoi. L'occident est sûrement responsable de beaucoup de problèmes économiques mais n'a jamais contraint les peuples à vendre leurs enfants ou les exploiter, ni à marier de force des petites filles de 9 ans ! c'est la tradition me direz vous !
Doit-on tout accepter sous réserve que ce soit une tradition, non je crois pas, je respecte certaines traditions mais jamais celles qui autorisent le maltraitement d'un être humain sous quelque prétexte que ce soit !!!
le problème dans tout cela c'est que tout se mélange ...Ong type handicap international, MSF, Action contre la faim... et chantiers d'aide; où moyennant une participation qui je suppose couvre les frais d'hébergement et de nourriture (et peut être plus....).
d'accord avec toi, les chantiers de bénévolat ne sont pas de l'humanitaire
les chantiers de bénévolat demande quand même que le bénévole paie billet d'avion et hébergement.
la question, y a t il du mal à faire du bien.....pourquoi ne pas chercher à se rendre utile pendant les vacances, je trouve qu'on a vite fait de juger les autres.
effectivement pourquoi pas se rendre utile pendant les vacances; d'ailleurs j'ai expérimenté les chantiers de bénévolat à 2 reprises . expériences très intéressantes et enrichissantes. et donc aucun jugement de ma part, apres tout les vacances c'est pour se détendre que ça soit dans un club Med ou dans un chantier de bénévolat! 😉
L'humanitaire un commerce ??? alors quoi faire, laisser crever les gens ?
si tu me relis, je disais que l'humanitaire n'est pas un commerce mais que beaucoup d' asso " vendez" leurs missions comme étant de l'humanitaire.
pour être plus claire, l'humanitaire selon moi, demande des compétences précises et s'inscrit soit dans un projet de développement donc du long terme ou soit d'urgence.
et c'est pour ça que je me cantonne à "c'est pas bien tout ça : d'aller aider les gens parce qu'on les oblige à se transformer, à transformer leur tradition, à se développer...
J'aimerais donner un contre exemple. Je connais une ONG à but humanitaire, Santé Sans Passeport, qui assure un suivi médical depuis plusieurs années, 2 fois par an, dans des villages au nord du Sénégal, et maintenant également une fois par an dans des villages du Niger.
Je connais cette ONG car mon mari est parti plusieurs fois avec eux en tant que bénévole (il n'a pas de formation médicale mais aide l'ONG sur place d'un point de vue logistique entre autre), et que j'ai donc eu l'occasion de rencontrer le président de l'ONG.
Pour en revenir au point que je voulais apporter : obliger les gens à se transformer peut parfois être bénéfique. Les habitants de ses villages ont changer leurs habitudes, notamment en terme d'hygienne et de nutrition, grace au passage régulier de l'ONG. Résultat : les cas des différentes pathologies ont réellement diminués depuis le début des missions dans ses villages.
Concernant la tradition, quand l'équipe de l'ONG explique à une mère dont le bébé risque de mourrir que parfois il faut qu'elle prenne des décisions sans attendre le retour de son mari qui est parti, peut-etre pour plusieurs jours, à la chasse, je pense que c'est une bonne chose également, il y va de la vie d'un enfant.
Et changer la tradition qui fait que des fillettes de 9 ou 10 ans sont mariées à des hommes qui n'hésites pas à faire d'elles leur "femme", je pense que c'est bénéfique également, pour l'avenir de ces fillettes.
Et pour répondre à Shimla :
En quoi serions nous supérieurs au point de devoir les influencer ?
Je ne dis pas que nous, dans nos pays occidentaux, sommes supérieurs. Mais nous avons une connaissance du corps humains que les habitants de ses villages n'ont pas encore, et qui pourtant leur permettrai de mieux vivre, ou pour certains de vivre, tout simplement. (je reste toujours sur mon exemple de l'ONG médicale citée plus haut)
Mon problème, disons est peut-être un problème de conscience (vu par je sais plus qui) puisque je n'arrivais pas à trouver en moi une envie de remplir ma BA dans une asso humanitaire parce que je trouvais ces gens prétentieux (sans les connaître le plus souvent) prétentieux aussi avec leur gros 4*4, leur vie dans des belles maisons...
Je pense qu'il n'y a pas par le biais des assos humanitaires que tu peux, si tu le souhaites, aider ceux qui en ont besoin. Mon mari ne pars pas avec cette ONG pour se vanter. Ceux qui ne le connaissent pas bien, ses collègues de bureau par exemple, ne savent pas forcément qu'il prend des congés pour cette raison. Par contre pour lui c'est important, il ressent le besoin d'aider. Je ne suis peut-etre pas très objective bien sur, mais je ne le trouve pas prétentieux, et je t'assure que nous n'avons ni 4*4 ni belle maison 😉 (même si nous n'avons vraiment pas à nous plaindre, nous menons une vie confortable...)
Mais je me répète, sans aller si loin, sans donner autant de temps, il est possible d'aider. Quand je passais du temps avec un homme et ses chats Gare d'Auzterlitz après le boulot, c'est parceque je sentais que ça lui faisait du bien de temps en temps d'être considéré comme un être humain (et pas juste comme un SDF de plus), que quelqu'un prenne le temps de discutter avec lui.
Voila c'était ma petite reflexion. Je ne suis pas sure de faire avancer le débat, c'était juste mon point de vue, par rapport à mon vécu, et non par rapport à de la théorie...
* : Tous ceux qui "ont" des chats savent que ces petits animaux se frottent aux portes, aux pieds de table, de chaise etc etc etc, et çà n'est pas pour leur demander à bouffer 😉
ah bon mon chat de demande pas à la table basse d'être nourri ? 😏
en tous cas j'aime beaucoup le "ont" entre guillemets 🙂
Concernant la tradition, quand l'équipe de l'ONG explique à une mère dont le bébé risque de mourrir que parfois il faut qu'elle prenne des décisions sans attendre le retour de son mari qui est parti, peut-etre pour plusieurs jours, à la chasse, je pense que c'est une bonne chose également, il y va de la vie d'un enfant.
Dans ce cas la mère a été aidée à prendre une décision difficile pour elle (car peut-être pas en rapport avec son éducation, sa tradition, la coutume etc), et elle choisit de faire face à la situation pour sauver son enfant.
Et changer la tradition qui fait que des fillettes de 9 ou 10 ans sont mariées à des hommes qui n'hésites pas à faire d'elles leur "femme", je pense que c'est bénéfique également, pour l'avenir de ces fillettes
Si la famille de cette fillette n'a que ce moyen pour avoir un avenir, la fillette sera mariée.
Si vous donnez les moyens à cette famille, à cette fillette de faire autrement pour avoir un avenir, elle aura un avenir autre. Je n'appelle pas cela changer la Tradition (Peut-être que c'est trop subtil à comprendre?)
Je ne dis pas que nous, dans nos pays occidentaux, sommes supérieurs. Mais nous avons une connaissance du corps humains que les habitants de ses villages n'ont pas encore, et qui pourtant leur permettrai de mieux vivre, ou pour certains de vivre, tout simplement. (je reste toujours sur mon exemple de l'ONG médicale citée plus haut)
Chaque ONG à sa façon de faire. Ils y en a qui se mettent à apprendre la médecine traditionnelle locale, parce que nos médicaments font trop souvent défaut sur place, ils n'en restent pas à l'idée, ils font de la recherche sur ça, comment évaluer le risque du patient, organiser la formation de leurs propres médecins à la médecine traditionnelle, et établir des grille d'évaluation de diagnostique utile tant médecin traditionnel local qu'au médecin moderne de passage. Non seulement c'est efficace, c'est mené de façon rationnelle, mais en plus cela crée un dialogue entre la médecine moderne et la médecine traditionnelle.
Mais je me répète, sans aller si loin, sans donner autant de temps, il est possible d'aider. Quand je passais du temps avec un homme et ses chats Gare d'Auzterlitz après le boulot, c'est parceque je sentais que ça lui faisait du bien de temps en temps d'être considéré comme un être humain (et pas juste comme un SDF de plus), que quelqu'un prenne le temps de discutter avec lui.
Ca c'est vraiment sympa, j'espère que ca vous faisait autant de bien qu'à lui (je le dis vraiment sans aucune ironie)
En fait nous n'avons pas le même point de vu, je vais donc te faire part du mien sur un point en particulier.
Et changer la tradition qui fait que des fillettes de 9 ou 10 ans sont mariées à des hommes qui n'hésites pas à faire d'elles leur "femme", je pense que c'est bénéfique également, pour l'avenir de ces fillettes
Si la famille de cette fillette n'a que ce moyen pour avoir un avenir, la fillette sera mariée.
Si vous donnez les moyens à cette famille, à cette fillette de faire autrement pour avoir un avenir, elle aura un avenir autre. Je n'appelle pas cela changer la Tradition (Peut-être que c'est trop subtil à comprendre?)
Peut-etre ne sommes nous tout simpement pas en phase sur le terme "tradition". (d'ailleurs, pourquoi l'écrire avec un T majuscule ?)
Dans leur culture et leur tradition, épouser une fille de 10 ans est tout à fait normal puisque le prophète en aurait fait autant. Je met du conditionnel, n'étant pas assez calé en religion islamique, mais c'est en tous cas ce qu'a expliqué la tante de la fillette qui l'a recueillie après son mariage et a profité du passage de l'ONG pour la faire examiner pour un problème gynécologique qui n'arrive normalement pas à une gamine de cet âge.
Grace à la tante, qui se rend compte que toutes les traditions ne sont pas bénéfiques, le mariage a pu être annulé. Ce n'était pas une question de moyen de subsitance pour la famille. C'était seulement "normal" pour eux, car ancrée dans une tradition nefaste pour le femmes de ce pays.
Voila pourquoi je parlais de changer la tradition, mais peut-etre ne parlons nous pas de la même chose.
Et j'aimerai vraiment savoir pourquoi un T majuscule...
Mais je me répète, sans aller si loin, sans donner autant de temps, il est possible d'aider. Quand je passais du temps avec un homme et ses chats Gare d'Auzterlitz après le boulot, c'est parceque je sentais que ça lui faisait du bien de temps en temps d'être considéré comme un être humain (et pas juste comme un SDF de plus), que quelqu'un prenne le temps de discutter avec lui.
Ca c'est vraiment sympa, j'espère que ca vous faisait autant de bien qu'à lui (je le dis vraiment sans aucune ironie)
Sur ce point par contre je te rejoins. Je pense sincérement que les personnes qui veulent aider le font pour les autres, bien sur, mais aussi pour elles mêmes, parcequ'elles en ressentent le besoin.
En effet, de savoir que j'ai permi à cet homme de se changer les idées, ça m'a fait du bien. Et en plus grace à lui j'ai découvert les vertues de la propolis, ça m'a bien aidé cet hiver ! Mais c'est un autre sujet...
Dans leur culture et leur tradition, épouser une fille de 10 ans est tout à fait normal puisque le prophète en aurait fait autant. Je met du conditionnel, n'étant pas assez calé en religion islamique
Oulala... ne mélangeons pas tout!!!! Mon dieu bien sûr que non, ça ne fait pas partie de la religion islamique que d'épouser une fillette de 10 ans... ça peut faire partie d'une tradition machiste, mais en aucun cas ça ne fait partie de l'islam. Dans l'islam, il est de toutes façons interdit de marier qui que ce soit de force. Il est bon parfois de se renseigner avant de répéter des choses inexactes, car dans le contexte actuel, il n'en faut pas beaucoup pour faire passer n'importe quel barbu pour un terroriste.
Je ne dis pas que nous, dans nos pays occidentaux, sommes supérieurs. Mais nous avons une connaissance du corps humains que les habitants de ses villages n'ont pas encore, et qui pourtant leur permettrai de mieux vivre, ou pour certains de vivre, tout simplement.
Je suis quand même un peu sceptique, la médecine n'a pas attendu le 21ième siècle et l'Occident pour exister, bien avant la médecine telle qu'on la connaît aujoud'hui en France, on savait se servir des plantes et de leur propriétés, pratiquer des massages ou des "traitements" s'adressant à l'âme (les psys d'aujourd'hui).
Amener ailleurs notre médecine, c'est croire que c'est LA médecine. Bien que je ne rejette pas la médecine moderne occidentale, je suis extrêmement sceptique quand à la façon dont elle est pratiquée (on traite souvent le symptôme en ignorant totalement le mal lui-même). Et aussi sceptique quant à son exportation. Je ne connais pas les villages dont tu parles, et je n'ai aucune idée de leur culture ni de leur médecine, mais ils doivent bien en avoir une. Quand une population devient tributaire d'une autre pour x raison, c'est souvent qu'elle a perdu sa propre culture, pour différentes raisons (guerres, apauvrissement, sédentarisation, que sais-je encore). L'ONG dont tu parles, vient deux fois par an là-bas, et entre deux visites, que se passe t'il? Les médicaments, sont-ils trouvables sur place? A des prix raisonnables? Sont-ils importés?
Je suis peut-être utopiste, ou totalement ignorante (je le dis sérieusement, je ne suis pas dans l'ironie, je précise car pas toujours facile de faire la différence à l'écrit), mais existe t-il des ONG qui se rendent sur place, sans leur matos, et font des recherches sur place sur les plantes médicinales à l'aide de personnes compétentes sur place, pour diffuser ces connaissances, et éviter ainsi une dépendance? Est-ce réalisable?
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Dans leur culture et leur tradition, épouser une fille de 10 ans est tout à fait normal puisque le prophète en aurait fait autant. Je met du conditionnel, n'étant pas assez calé en religion islamique
Oulala... ne mélangeons pas tout!!!! Mon dieu bien sûr que non, ça ne fait pas partie de la religion islamique que d'épouser une fillette de 10 ans... ça peut faire partie d'une tradition machiste, mais en aucun cas ça ne fait partie de l'islam.
C'est bien pour ça que je mettais du conditionnel. Mais si tu relis la fin de phrase, j'ai du préciser que c'est l'explication qui a été donné par la famille de la fillette en question.
Je ne dis pas que nous, dans nos pays occidentaux, sommes supérieurs. Mais nous avons une connaissance du corps humains que les habitants de ses villages n'ont pas encore, et qui pourtant leur permettrai de mieux vivre, ou pour certains de vivre, tout simplement.
Je suis quand même un peu sceptique, la médecine n'a pas attendu le 21ième siècle et l'Occident pour exister, bien avant la médecine telle qu'on la connaît aujoud'hui en France, on savait se servir des plantes et de leur propriétés, pratiquer des massages ou des "traitements" s'adressant à l'âme (les psys d'aujourd'hui).
En fait la je ne parlais pas de médecine, pas plutot de règle d'hygiène et d'alimentation qui permettent d'éviter certaines maladies.
Concernant la médecine occidentale telle que pratiquée par nos médecins généralistes, je te rejoins completement.
L'ONG dont tu parles, vient deux fois par an là-bas, et entre deux visites, que se passe t'il? Les médicaments, sont-ils trouvables sur place? A des prix raisonnables? Sont-ils importés?
Je suis peut-être utopiste, ou totalement ignorante (je le dis sérieusement, je ne suis pas dans l'ironie, je précise car pas toujours facile de faire la différence à l'écrit), mais existe t-il des ONG qui se rendent sur place, sans leur matos, et font des recherches sur place sur les plantes médicinales à l'aide de personnes compétentes sur place, pour diffuser ces connaissances, et éviter ainsi une dépendance? Est-ce réalisable?
Justement grace à ses règles d'hygienne de base, l'ONG a remarqué que certaines pathologies qui étaient très courantes au début de leurs interventions il y a plusieurs années ont bien diminuées.
Concernant les médicaments, oui ils en apportent, pour certains cas, mais ils essayent surtout de permettre aux habitants de ces villages de savoir comment agir en cas de maladie, et d'acheter les médicaments déjà disponibles sur place, et également de former les infirmiers sur place. En aucun cas ils ne veulent rendre ces villages dépendent d'eux.
Extrait de leur site :
SANTE SANS PASSEPORTest une ONG à but humanitaire et destinée à apporter aux pays en voie de développement :
-une aide médicale en matériel et médicaments
-l'envoi sur place d'équipes pour soigner les populations. Une participation symbolique de 100 CFA (0, 15 €) des malades évite l'assistanat. Cet argent permet d'acheter sur place des médicaments (que l'ONG n'a pas en stock) et qui sont délivrés gratuitement à la population. C'est une forme de solidarité africaine entre les villages.
-l'éducation sanitaire et alimentaire des populations
-la formation continue des personnels de santé des pays concernés
Si tu veux plus d'infos sur leurs actions, voici leur site internet : http://santesanspasseport.free.fr/
Mais je crois qu'on s'éloigne du sujet de départ...
Mon but était juste de dire que la solidarité occidentale peut parfois ammener du bon, pas que du négatif...
Ou alors c'est moi qui suis utopiste...
Je me permets de rajouter mon grain de sel... il me semble que l'éducation est certainement la clé du problème. En tout cas elle est à mon point de vue la plus salutaire, plus que l'aide d'ONG et que l'intervention de la médecine occidentale qui peuvent faire, en certaines circonstances, des miracles mais ne peuvent pas "colmater toutes les breches" ou pallier aux manques criants que connaissent certaines populations.
L'éducation des enfants et notamment l'alphabétisation, et plus précisément l'alphabétisation des filles, sont certainement le meilleur moyen de prévention de la misère.
Une étude ( dont j'avais déjà parlé sur ce site) réalisée en Inde illustre bien le problème en rappelant les différences entre les états d'Uttar Pradesh et celui du Kerala. Ce premier est plus riche économiquement que le second mais les taux d'alphabétiqation y sont inversés ( notamment celui des filles). Le taux d'alphabétisation des femmes est de 88% dans le Kerala contre 43% dans l'Uttar Pradesh (UP), l'indice de fécondité est de 1, 8 dans le Kerala contre 5, 2 dans l'UP, et enfin le taux de mortalité infantile de 13 pour mille dans le Kerala contre 114 dans l'UP. On vit plus vieux dans le Kerala avec une espérance de vie de 70 ans contre 54 dans l'UP.
Ces différences s'expliquent par le fait que le Kerala a élu démocratiquement depuis 1957 un gouvernement qui se trouve être communiste et qui s'est investi dans l'éducation des enfants.
Cet exemple n'est peut-être pas transposable à tout le reste de la planète mais montre bien que les ONG ( malgrè toute leur bonne volonté) ne traitent que la superficie des problèmes que peut avoir une société. Je pense que le problème est certainement plus politique en général ( et ne revendique pas que le communisme soit la solution, loin de là)
existe t-il des ONG qui se rendent sur place, sans leur matos, et font des recherches sur place sur les plantes médicinales à l'aide de personnes compétentes sur place, pour diffuser ces connaissances, et éviter ainsi une dépendance? Est-ce réalisable?
Cette ONG fait beaucoup dans ce sens :
concernant la médecine traditionnelle locale (je mets la page de présentation, le menu qui détaille la manière de procéder est à droite) :
Les russes ont le sentiment d'etre russe, d'appartenir a la "Mere Russie " depuis au moins le 9 ieme siecle, le francais depuis quand a -t-il le sentiment…
Ce que j'aime bien dans un, c'est observer et réfléchir à ce que je vois, et pas seulement dans la perspective que l'industrie du tourisme voudrait m'amener à…
Ce poste va déranger, j'en suis sûr... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai…
Réflexions de voyageurs › Burkina Faso · 86 replies
Réflexions sur le tourisme au Burkina. Ouaga le 27 juillet 2012. La crise économique a diminué ostensiblement la fréquentation des touristes européens dans les…
J'aimerais connaître votre avis sur ces agences de voyage et tour opérateurs qui proposent des voyages "hors des sentiers battus", "authentiques", en immersion…
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)