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Prix raisonnable pour une croisière en janvier-février?
by Chanterelle · 2011-10-09 · 25 replies
J`ai l`habitude de voyager l`hiver habituellement en formule tout inclus, donc avion hôtel... J ài une bonne idée des prix pour ce genre de voyage selon le choix d`hôtel à 3-4 ou 5 étoiles alors quand je magasine mon forfait, je sais à peu près les prix et je sais si j`ai ou pas un bon prix. Pour ce qui est des croisières, j ài vraiment pas d`idée du prix qui représente un bon prix de celui plus dispendieux. Pouvez vous me donner une idée de prix raisonnable pour une croisière dans le sud au mois de janvier-février. Ex à partir de Porto Rico et visite de plusieurs îles. combien devrais-je m`attendre à payer pour occupation double?
On nous a volé notre ordinateur portable au motel de Jamestown (Sonora), Californie
by Aiassa · 2011-06-05 · 80 replies
Hier, vendredi 3 juin, en rentrant au Motel Royal Carriage de Jamestown, CA, après une longue journée à Yosemite, André a eu la désagréable surprise de ne pas retrouver son ordinateur au moment où il voulait lire ses messages. Nous avions bien fermé notre porte le matin et le petit ordi tout neuf acheté pour ce voyage avait été rangé dans la valise comme à l'accoutumée. En rentrant, nous avons retourné nos bagages, le lit, les tiroirs, rien! Nous avons demandé au manager de l'hôtel de venir constater le fait. Notre lit n'était pas fait, la poubelle pas vidée, etc. Samedi matin nous avons averti la police. Un officier est arrivé à l'hôtel très peu de temps après et nous avons pu porter plainte pour vol de façon officielle, avec facture à l'appui. Le manager a également été interviewé. Nous restons en contact pour la suite des évènements. Heureusement que j'ai moi aussi un petit ordinateur portable, qui par chance, n'a pas été volé. André a ainsi pu prendre quelques dispositions de sécurité. Heureusement aussi que chaque jour très scrupuleusement il a fait une sauvegarde sur un petit disque extérieur. Sinon il aurait perdu 5 semaines de vidéos en HD... Nous venons de racheter un deuxième petit disque extérieur pour compenser le stockage manquant et avoir malgré tout deux endroits où se trouvent nos vidéos et photos, qui sont notre grand dada de voyage. Nous verrons en rentrant le 12 juin comment réagit notre assurance. Quelqu'un a-t-il déjà subi un vol d'ordi portable aux USA et comment cela s'est-il réglé? Merci par avance, Annie
Holguin: hôtel Club Amigo Guardalavaca fin mai-début juin
by Elmia23 · 2011-05-09 · 115 replies
salut je pars du 29 mai 2011 au 12 juin 2011 au Club Amigo Guardalavaca je voulais savoir si il y a beaucoup de moustique a cette période de l 'année ! si la plage est belle et longue pour la marche ! Est ce que ses du 220 ou du 110 .

je voulais également savoir si il y avais des gens qui avais réserver au meme date que moi ! Je suis une jeune femme de 26 ans et je pars seule!

merci !!
Vol vers le Canada: Air Transat ou Air France?
by Sanjay92 · 2011-05-06 · 50 replies
Bonjour,

Je suis nouveau sur le forum. D'ailleurs, je ne sais même pas si c'est ici que je dois poster mon message.

Donc voila, je compte partir pour le canada très prochainement et j'hésite entre deux compagnies aériennes qui desservent ce pays.

1) Air transat avec environ 1200€ pour 2 adultes et 1 enfant, et le type d'appareil apparemment serai un A330

2) Air France avec 499€ le billet pour nous 3 pour Montréal avec le privilège de voyager à bord du nouvel Airbus A380-800.

Ma question est de savoir est ce que ça en vaut la peine de voyager avec Air Transat ou Air France?

Qu'en est t-il au niveau confort, service, personnel au niveau des deux compagnies.

Je me pose la question car 300€ de différence ce n'est pas vraiment négligeable.

Merci d'avance pour vos réponses.
Itinéraire de six jours à Paris
by Moka27 · 2011-03-12 · 118 replies
Bonjour,

Je compte partir six jours à Paris en juillet. Premièrement, j'aimerais savoir si six jours suffisent pour tout ce que j'ai envie de voir, étant donné que j'y vais en juillet et qu'il y aura beaucoup de monde. Voici ce que je voudrais voir:Cathédrale Notre-Dame (visite de la Cathédrale et montée en haut des deux tours)Montmartre et Sacré-CoeurArc de TriompheChâteau de VersaillesLe Marais et Place des VosgesBalade sur la Seine en bateau-moucheTour Eiffel (mais je ne pense pas monter en haut)Jardin du Luxembourg, Jardin des Tuileries (???)Le Cimetière du Père-Lachaise, ça en vaut la peine? À part voir des tombes, est-ce qu'il a quelque chose d'intéressant? Ou c'est juste de regarder les tombes de personnes célèbres?J'ai lu dans des messages sur ce forum que Versailles prend plus qu'une journée, surtout au mois de juillet. Mais est-ce qu'on a le temps de voir le principal? Ça me semble être très beau et être une visite intéressante.

Pour ce qui est de l'achat des billets pour les attraits ainsi que pour le transport, est-ce que c'est mieux de les acheter d'avance sur Internet? Car pour le bateau-mouche ou Versailles, il y a des frais de livraison de 15 euros pour le Canada. C'est pas mal cher, c'est plus que le prix du billet. Car, si j'achète tout sur place, il va y avoir des longues files, donc plus de pertes de temps. Je n'ai que six jours après tout.

Pour le métro, est-ce que je devrais m'acheter une passe pour une semaine? Combien ça coûte? Je vais probablement loger dans le 11e arrondissement ou le 13e.

Pour l'hébergement, j'ai pensé à une chambre chez l'habitant ou une auberge de jeunesse. J'ai vu le Oops hostel comme auberge de jeunesse. Quelqu'un y a déjà été? Ça me semble quand même bien.

Autre chose, j'ai pris une assurance voyage avec Desjardins. Il fallait que je leur dise ma date de départ et de retour. Mais là, je crois que je vais changer de dates, car j'ai trouvé un billet d'avion moins cher à une autre date. Qu'est-ce que ça fait si je change de date de départ et d'arrivée? Est-ce que Desjardins va me charger des frais?

Pour la réservation de mon billet d'avion, je devrais sûrement réserver tout de suite, car plus le temps avance, plus les billets sont chers, non? Il n'y a sûrement aucune chance que les prix baissent...

Merci d'avance pour vos réponses. Admettons que je me pose beaucoup de questions. 😉
Big 5 pour small 4 ou l'Afrique Australe en famille: Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 1
by 00Alex · 2010-12-08 · 33 replies
Big 5 pour small 4 ou l’Afrique Australe en famille : Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 1

La gestation a été longue (moins que celle d’une majestueuse éléphante), mais l’expérience fut telle qu’il m’était difficile de la restituer de façon synthétique. Nous vous livrons donc nos impressions de voyage au jour le jour, les bonnes et les moins bonnes.

Pourquoi cette destination ? C’est compliqué. Non c’est simple. Après les grands parcs du sud-ouest américain en 2008, nous avions décidé de repartir en voyage cet été. Ce qu’on aime comme destination, c’est des endroits où on peut se déplacer en self drive mais qui soient suffisamment dépaysantes. On était partis pour l’Asie (qu’est ce qu’on aurait économisé…), la Malaisie remplissait bien ces critères, mais on n’y campe pas vraiment, et camper, on trouve ça bien chouette. Et là, une de mes collègues me dit : la Namibie, c’est génial ! Tu conduis une voiture, tu campes, c’est beau, y a des tas de bestiaux que t’as jamais vu… Ah oui ? Ca a l’air pas mal cette Namibie. J’avais vu de nombreuses fois la Namibie sur la mappemonde, sa capitale a un nom rigolo et c’est la côte la plus proche de la dernière résidence de l’Empereur, mais tout ça n’était pas suffisant pour retenir mon attention. Alors je vais voir sur le forum et je me plonge dans vos carnets de voyage. J’ai été frappé par leur nombre et leur qualité. Et là, une nouvelle fois mille mercis à Pierre, Ericarole, Voyageur08, Arroukatchee, Grisemotte… J’en oublie surement, qu’ils ne se vexent pas.

Nous, c’est qui ? On est une bande de 4 à nous tous seuls. Rebecca (13 ans), l’ainée, vient d’atteindre l’âge où l’enfant se métamorphose lentement en marmotte et où toute activité physique est une forme d’outrage aux bonnes mœurs. Paradoxalement, Rébecca, éclaireuse, nous fera le feu tous les soirs (je n’en ai pas fait un seul me semble t’il) et sera matin et soir mon assistante personnelle pour le montage et le démontage des tentes. Natacha (9 ans), la cadette qui rêve de vie dans la nature et de voir enfin, pour de vrai, la faune sauvage africaine. Elle sera notre tête chercheuse de bestiaux. Sa petite taille lui confèrera le rôle peu convoité de « rangeuse de coffre » ; j’en profite tout de suite pour vous dire un truc : si vous en avez la possibilité, louez un 4x4 avec des rangements, ça préserve le dos. Hélène, la femme de ma vie, supervise la logistique et les relations publiques de la bande avec le monde extérieur. Enfin, votre serviteur, préposé à la conduite du 4x4 et organisateur du voyage. Scarlett dite Trufus (car c’est une truffe grotesque), notre chat, restera à Paris. Les filles la remplacent par leur Nintendo DS fétiche. Super Mario Bross sera leur compagnon de voyage.

L’organisation Camarades forumistes, vous ne le saviez pas, mais l’organisation, ce fut d’abord vous. Votre aide a été précieuse pour la préparation du séjour, la définition de l’itinéraire, le choix des étapes… Bref, tout ce qui fait qu’un séjour est réussi. J’ai parcouru vos carnets et puisé tous les éléments qui ont permis de bâtir notre voyage. Les décisions furent prises… en novembre. Ca, j’avais jamais fait. Le referais-je ? Pas gagné… 1) Le toit : ce sera majoritairement du camping, parce qu’on aime ça, parce que ça convient au rythme des enfants et en plus, c’est franchement moins cher à 4, même en utilisant les chambres familiales de certains lodges pas trop chers. C’est donc 4x4 avec tentes sur le toit. C’est rigolo comme tout, c’est rapide à plier, mais on est obligé de plier le camp à chaque déplacement. Si je retourne au Botswana, ce sera clairement avec des tentes au sol, surtout depuis que je sais qu’on n’y risque rien. 2) L’itinéraire : on ira voir Cape Town en chemin. Hélène me dit : je veux voir un bout d’Afrique du Sud, c’est dommage de rater ça si on va dans le coin. Elle voulait voir Cape Town et on a vu Cape Town, elle a eu bien raison, c’est mieux que Vesoul. Sans ce détour, je serais resté sur ma faim. Repartir de Victoria Falls ne coute pas plus cher sur British Airways. Je rêvais de voir les chutes depuis ma plus tendre enfance. Les heures passées à rêver de Livingston sont encore là. On décide donc de louer le 4x4 « one way ». Ca coute un peu plus cher, mais pas tant que ça. Vous comprendrez plus tard pourquoi… 3) Le 4x4 : il est loué chez African Track qui offre des prix compétitifs. Les avis des forumistes sont mitigés quant à l’état des véhicules et du matériel de camping. Je les comprends (oui Pierre). Le véhicule fonctionne au diesel (je l’avais spécifiquement demandé et c’est mieux) et est en bon état, mais a quand même 135000 km dans les roues ; on approche de la limite des 150000 km qui s’applique aux loueurs du CARAN. Je note toutefois que le loueur fait des efforts d’entretien. Le matériel de camping est complet mais un peu beaucoup vétuste. Pas de rangement dans le canopy, ce qui oblige a pas mal d’exercice physique quotidien. Bref, on en a eu pour notre argent. Honnêtement, pour la Namibie, ça va. Pour 15 jours dans les parcs du Botswana, j’y réfléchirais à 2 fois. 4) Les réservations : bien que passer par un TO local coute parfois moins cher, j’ai préféré tout organiser seul, question de souplesse et de flânerie. J’aime bien choisir, discuter. Face aux problèmes d’arnaque à la carte de crédit, j’ai pris un abonnement « e-carte bleue » auprès de ma banque. J’étais donc tranquille pour payer mes réservations et autres acomptes sur internet. Les campings « chauds » de Namibie (Sesriem et Etosha) sont réservés en décembre. Ceux du Botswana sont réservés en octobre (merci Ericarole des conseils), puis je suis obligé de changer un peu les dates et alors c’est complet. Et Madame me dit : pourquoi on se prendrait pas un guide au Botswana. On se marrera moins à s’ensabler et à se faire peur, mais on profitera peut être plus de la nature. J’étais plutôt contre (aventuuuuuure, quand tu nous tiens), j’avais vachement envie de jouer avec un 4x4. En réalité, elle a eu mille fois raison. Vous comprendrez pourquoi. 5) Les guides et cartes : guide Lonely Planet Namibie-Botswana et guide Bradt Namibie. Ce dernier est vraiment excellent et son auteur Chris MacIntyre connaît réellement bien la Namibie et ses habitants. J’ai fait connaissance de cette collection et je n’ai pas été déçu. Carte Tracks for Africa (T4A) version papier de la Namibie, en vente sur leur site. Cartes T4A pour GPS Garmin, en vente aussi sur le site T4A.

En gros, début janvier, tout le voyage est ficelé, ça ne m’était jamais arrivé. Ca crée un vide. Il a intérêt à être réussi ce voyage.

29 Juillet 2010 (J1) : Paris - Le Cap On quitte la maison pour Roissy CDG. L’A1 est embouteillée, normal. On avait choisi British Airways car c’était la seule compagnie à offrir un tarif raisonnable pour le périple qu’on voulait faire. J’ai pour règle de faire prendre en charge mes vols multi-segments par une seule compagnie. Comme cela, si un avion est en retard, on ne perd pas le billet de l’avion suivant (« no show »). Justement, l’avion pour Londres est un peu en retard. Le changement à Londres est court, très court. On court, on court… Et on l’attrape à la dernière minute. Ouf !!! Bonne nuit de sommeil dans l’avion. Qu’est ce que c’est bien ces voyages sans décalage horaire.

30 Juillet 2010 (J2) : Le Cap (Dunkley House) Arrivée à Cape Town dans la grisaille matinale. C’est l’hiver. Le chauffeur de notre Guesthouse nous attend. Route vers le centre ville. On longe nos premiers townships. Premiers choc devant ces cabanes entassées au bord de l’autoroute. Notre guesthouse, la « Dunkley House » est ravissante. Elle est située dans Gardens, un quartier central mais résidentiel. Nous avons un petit appartement avec une cuisine petitement mais suffisamment équipée. L'accueil est chaleureux et le personnel n'est pas avare en conseils. Ce fut clairement un excellent choix. La chambre n’est pas encore prête. On part donc se promener à pied en ville. Le site en lui même est sublime, avec les 3 collines ou montagnes autour et la mer au fond. J’adore. La visite du centre ville est rapide tant il est petit. Traversée des « Company Gardens ». On grignote dans Long Street, l’artère commerciale centrale et ses immeubles victoriens à balcon en fer forgé. Achat de quelques livres d’occasion histoire de lire « local » : polars de Deon Mayer et d’Alexander McCall Smith (enquêtes de la célèbre détective botswanaise Mma Ramotswe, de l’agence First Ladies N°1). Promenade à pied dans Bo-Kaap, le quartier des Cape Malay, descendants d’esclaves asiatiques qui appartenaient à la classe des coloured (ni noirs ni blancs) pendant l’apartheid. L’enchevêtrement de maisons multicolores cubiques à flancs de colline est plein de charme. Tour rapide au marché pour touristes de Green Market Square : Natacha achète la vuvuzella de ses rêves. Petit café au soleil. Passage au supermarché (Pickn’Pay), achat du dîner et de son indispensable apéro à base de raisains ancestraux baignés de soleil austral (Shiraz de chez Spier). Retour à la guesthouse avant la nuit. La manager nous a dit : « Cape Town, c’est très sûr… jusqu’à la nuit tombée. Après, vous ne marchez plus dans les rues, vous prenez une auto, soit la votre, soit un taxi ». C’est déconcertant cette ville dont les maisons sont entourées de murs hérissés de pics et doublés d’une clôture électrifiée. Chaque maison est sous contrat avec une entreprise de vigile « armed response », et il y a un vigile privé toute la nuit dans la rue de la guesthouse. Je ne m’habituerai jamais vraiment à cela tout au long de mon séjour. Je trouve cette impression d’enfermement pesante. Comme m’a dit un ami : « après avoir enfermé les Noirs pendant 50 ans, les voilà enfermés à leur tour ».

Le joli quartier de Bo-Kaap et ses maisonnettes multicolores, lieu de vie des Cape Malay

Avenante demeure fortifiée à la mode dite "du Cap"

31 Juillet 2010 (J3) : Le Cap (Dunkley House) Réveil sous les nuages, vent fort et glacial. C’est bien l’hiver, pas de doute. Le petit déjeuner nous réconforte, c’est un festival inoubliable. Visite du Castle of Good Hope le matin. Pas folichon, soyons honnêtes, sauf peut être le petit musée qui expose le mobilier de la Compagnie de Indes ainsi que des toiles représentant Cape Town à différentes époques. Départ en taxi (pratiques et pas chers) pour le Waterfront où nous avons réservé un tour pour Robben Island. Malheur ! Notre tour a été annulé pour cause de vent. Tristes, nous reprenons un taxi pour le centre ville et nous visitons District 6 Museum. Visite très émouvante de ce musée consacré à un quartier rasé dans les années 60 après avoir été décrété « zone blanche ». Beaucoup d’explications sur le fonctionnement quotidien de l’apartheid, les fameux « pass » qui autorisaient la circulation en dehors des townships et des homelands. Retour au Waterfront pour une visite du « Two Oceans Aquarium ». Je dois dire que cet aquarium est très réussi et vaut le détour. Même moi qui ne suis pas fan, j’ai bien aimé. Ballade sur le Waterfront. L’endroit est assez joli. En fait, c’est le lieu de sortie « safe » de la ville. Les parkings sont sûrs et on peut se promener la nuit sans souci. C’est donc devenu le lieu de sorti des classes moyennes et aisées à la recherche de la trilogie shoping-ciné-bouffe. On se choisi un joli resto en terrasse (chauffée s’il vous plait). Bon dîner (ça s’annonce bien la viande par ici) puis retour à l’hôtel en taxi.

1er Aout 2010 (J4) : Le Cap (Dunkley House) Il fait beau, tant mieux. Récupération de la voiture de location. C’est kiki conduit ? Chéri ? Ok, je me lance. De toutes façons, ça m’amuse, je n’ai jamais conduit à gauche. Les 5 premières minutes sont à pisser de rire : les essuie glaces battent la chamade à chaque intersection où me prend la bien étrange idée de changer de cap, puisqu’ils se sont malicieusement substitués aux clignotants. Finalement, je m’y fait assez vite. Trop facile. Direction le Cap de Bonne Espérance. Arrêt à Simon’s Town (Boulder Beach) histoire de saluer dignement les pingouins. C’est la première fois que nous en voyons en liberté. C’est vrai qu’ils sont mignons avec leur dégaine. On les regarde se balader en roulant du popotin, se jeter dans l’océan, nager, en sortir… On reprend l’auto. Nous croisons en chemin une fière troupe de babouins. Ils encerclent l’auto, nous les regardons passer : mères avec des petits sur le dos, gros mâles, jeunes babouins sautilleurs. Ils sont nombreux dans le coin et n’ont pas bonne presse, ce que je comprends vu la taille de leurs dents. Et là, les babouins traversent la route. Mais attention, pas n’importe où. Non non non, la vie du babouin du Cap est très encadrée. Il y a des gens avec des dossards fluorescents sur lequel est écrit « Baboon Monitor ». Trop fort ! Ces gars encadrent l’existence des babouins et tentent de canaliser leur joyeuse errance. En route vers Cape Point. On entre religieusement dans le parc. On gare l’auto, on monte la colline et on arrive enfin en ce lieu mythique, la pointe sud de l’Afrique, que tant de navigateurs ont virée au péril de leur vie. Ca y est, je m’emporte. Bon, OK, c’est qu’une pointe rocheuse et en plus, c’est pas réellement la pointe septentrionale de l’Afrique. Mais tout de même, elle a belle allure. On reste là longtemps, à contempler la rencontre, somme toute bien symbolique, des deux océans, l’Atlantique, bruyant et agité, l’Indien, plus calme. Détour par le cap de Bonne Espérance pour une photo souvenir. Ah, une autruche vient nous rendre visite, on en avait jamais vu en liberté, encore moins sur une plage. Retour par Chapman’s Peak Drive (impressionnant, pas d’autre mot, ne ratez surtout pas cette route) et Hoot Bay au coucher du soleil. Traversée embouteillée des banlieues chics : Camps Bay, Clifton, Sea Point et Green Point. Villas magnifiques dominant la mer, jeunesse dorée à la terrasse des cafés, vie douce. Nouveau dîner au Waterfront.

Manchots du Cap roulant délicatement du popotin sur Boulder Beach

Cape Point, point sud-ouest de l'Afrique, que tant de navigateurs ont viré au péril de leur vie...

Maison, que tu es loin, c'est si bon...

Autruche sortant de son bain au cap de bonne espérance

Hoot Bay au coucher du soleil, vue de Chapman's Peak Drive

2 Aout 2010 (J5) : Le Cap (Dunkley House) Hélène se lève de bon matin pour faire l’ouverture du grossiste en tissus. En effet, Madame en raffole. Belles prises de guerre, parmi lesquelles un tissu à l’effigie de Nelson Mandela et un autre commémorant la coupe du monde de football. Après cette étape, direction le Waterfront pour embarquer en direction de Robben Island. Après un court (45 minutes) trajet en bateau, la visite du pénitencier se fait en bus puis à pieds, guidée par un ancien prisonnier politique. La visite est très émouvante. Notre guide raconte la vie quotidienne et, surtout, comment, l’ANC a organisé au sein de la prison un système s’enseignement qui a permis de former tous les cadres qui dirigent encore aujourd’hui l’Afrique du Sud. Un certain nombre de gardiens ont aussi profité de ce système, ce qui est assez paradoxal mais témoigne de l’ouverture d’esprit de ces hommes. Visite de la célèbre cellule de Nelson Mandela, mais on ne peut pas entrer dedans et écarter les bras comme Matt Damon dans Invictus. Hélène s’entretient avec une américaine d’une cinquantaine d’années, Afrikaner d’origine, qui avait fui l’Afrique du sud de l’apartheid pour échapper aux persécutions dont son mari, communiste pro-ANC, était victime. Elle raconte l’ambiance sinistre de l’époque, les disparitions de militants… C’est son premier retour en Afrique du Sud depuis les années 80, accompagnée de ses 2 filles adolescentes qui voulaient connaître le pays natal de leur maman. Cette visite occupe la plus grande de notre journée. On consacre la dernière heure de soleil à la visite du Jewish Museum et de l’ancienne synagogue.

Une cellule collective dans la prison de Robben Island

La cellule de Nelson Mandela

3 Aout 2010 (J6) : Le Cap – Windhoek (Chameleon Backpacker) La matinée est consacrée à une visite de townships. J’avoue avoir pas mal hésité. Avant d’arriver au Cap, nous étions même plutôt contre, pas chauds pour ce que nous considérions être une grande séance de voyeurisme. Finalement, nous n’avons par regretté, mais alors pas du tout. Je crois que ces quelques heures nous ont permis de comprendre un peu mieux ce pays complexe. Sans cela, nous serions passé à côté d’un gros morceau d’Afrique du Sud. Notre guide nous emmène d’abord à Langa puis à Kayelitsha, tous deux conçus dans les années 1950 pour les besoins de la politique d’apartheid. Résumer cette visite en quelques lignes est impossible. Disons qu’elle permet de comprendre comment fonctionne la société « noire », des plus riches au plus pauvres. On comprend qu’avec la fin de l’apartheid, les gens n’ont pas quitté les townships qui étaient devenus leur lieu de résidence et de vie. C’est là qu’ils ont leur tissu social. Notre guide nous montre où il habite. Le chauffeur de taxi, le réceptionniste de l’hôtel, le serveur du restaurant, le guide touristique, le conducteur de bus… Tous habitent dans ces townships, lesquels ont bien changé au cours de ces 15 dernières années et sont devenus des villes de banlieues (traduction littérale de township). On y voit des quartiers cossus, des rues pavillonnaires où réside la « nouvelle » classe moyenne noire, mais aussi des petites maisons en mauvais état voir des dortoirs sordides où 3 familles vivent dans une seule chambre (one familly, one bed) et ont du mal à payer le loyer mensuel de 20 rands (2 €). Enfin, je réalise que les cabanes de type « bidonville » ne constituent qu’une couche de 50 mètres d’épaisseur entre la route et le township viabilisé. La plupart des maisons ont maintenant l’eau courante, l’électricité et les sanitaires, ce qui n’est pas le cas de ces cabanes (« informal settlement »). La visite est émaillée d’arrêts et de visites : crèches, promenade à pieds… Arrêt obligatoire devant les petits marchands de souvenirs installés dans la rue. Evidemment, nous achetons quelques souvenirs, ça fait partie du jeu et les prix ne sont pas plus élevés qu’autre part. Le temps passe et l’ambiance avec notre guide se détend franchement. Il est encarté à l’ANC mais vote pour l’opposition : « je suis contre le monopartisme » nous dit il.



Le townsihp de Khayelitsha : des maisonnettes en dur, des cabanes, des écoliers en uniforme

Retour à l’hôtel, empaquetage et départ pour l’aéroport. Notre avion pour Windhoek nous fait sourire : brave petit coucou, certes à réaction, mais petit tout de même. Formalités rapides à l’aéroport de Windhoek. Transfert vers le Chamelon Backpackers où une chambre familiale nous attends. Nous sommes trop fatigués pour ressortir : on se commande des pizzas qu’on accompagne de Windhoek Lager. Ce sera une des rares entorses au vin sud-africain. L’auberge est un mélange de guesthouse et d’auberge de jeunesse, le tout entouré de barreaux surmontés de barbelés. L’ensemble est agrémenté de projecteurs qui s’allument dés que quelqu’un sonne, mais je dois dire que le manque de miradors me frustre considérablement. C’est presque comme une œuvre inachevée. L’ensemble du tableau est gaiment complété de petites pancartes du type « N’ouvrez pas la porte aux étrangers » ou encore, « Try the Windhoek expérience: Bring a bag into town and get mugged at kniffe point. It’s free. It’s easy ». Cette ville a l’air sympathique comme tout et mérite certainement le prix de « ville où il fait bon vivre ». Vrai ou pas, cela témoigne, disons, d’un certain état d’esprit.

4 Aout 2010 (J7) : Windhoek - Naukluft (Tsauchab River Camp ) Récupération du 4x4 chez African Tracks où nous sommes accueillis par Valerie. Voir mes commentaires sur le véhicule en début de carnet. On passe bien 2 heures à en faire le tour, c’est notre premier 4x4, il est gros, il est beau, on va bien se marrer. Plein de diesel, plein de courses au centre commercial et on ne perd pas trop de temps dans la ville où il fait bon vivre. Goudron jusqu’à Rehoboth, puis nos premières gravel road. Le paysage est morne en début de parcours puis devient de plus en plus beau et montagneux à mesure que nous nous approchons des montagnes du Naukluft. Après 4 heures de route, nous atteignons le « Ttsauchab River Camp ». L’endroit est idyllique. Nous avons un emplacement isolé auquel nous accédons par une courte piste. Notre emplacement dispose de ses propres sanitaires avec douche et Bible, (comme un motel US) ainsi que de son coin feu avec tables de cuisine. Alors que nous nous apprêtons à allumer les petites bougies disposées autour du camp, un employé surgit de nulle part. Il est venu à pied depuis le bâtiment principal à travers le bush, ces habits et ses chaussures sont en mauvais état et il s’empresse d’allumer nos bougies. Quand on lui pose une question, il baisse les yeux. Ah, tiens, c’est comme ça ici. On a comme l’impression qu’une page a du mal à se tourner. Espérons que ce soit l’exception. On est bien loin de notre guide du Cap, le regard franc, parlant librement de la politique de son pays. Dépliage des tentes : facile. Premier coucher de soleil : magique ! Premier feu : ça réchauffe. Premières grillades : délicieuses ! La voute céleste dépasse tout ce que je pouvais imaginer. On passe un peu de temps à trouver la croix du sud et les pointeurs (facile), beaucoup plus à identifier le scorpion. La voie lactée est visible comme jamais. C’est qu’avec tout ça, il est bien… 19h30. On va se coucher. La nuit est délicieuse, calme et reposante.

Au loin, les Montagnes du Naukluft

Premier camping : le bonheur !

5 Aout 2010 (J8) : Naukluft - Sesriem (NWR Sesriem Campsite) Lever avec le soleil. Le froid matinal, glacial, s’efface avec les premiers rayons de soleil. Le départ est long ce premier matin. Nous manquons cruellement d’organisation. On se tue le dos à tout caser dans le coffre. Je donne raison à Pierre77N : ces véhicules sont franchement mieux lorsque leur coffre est équipé de rangements. Natacha casse ses lunettes. On vote tous que c’est une bien riche idée en l’absence paire de rechange. Très sympa, le fermier nous met un coup de colle, et roule ma poule. Courte route (1h15) pour Sesriem que nous atteignons vers 11h00. C’est vrai que les emplacements de camping sont moches, c’est même un euphémisme. Toutefois, camper au NWR offre 2 avantages de taille : le droit d’entrer dans le parc 1 heure avant le coucher du soleil et le droit d’y rester jusqu’à 1 heure après le coucher du soleil. Pique nique « carré magique » : cheddar-biltong-pain-concombre ! Les filles barbotent dans la piscine qui doit bien être à 15 degrés, facile. Personnellement, je les regarde en bouquinant. Vers 15h00, on se décide à aller à la dune 45. La route vers Sossusvlei, est belle. D’abord distantes, les dunes se rapprochent peu à peu. Escalade de la dune 45 dans la chaude et douce lumière de la fin d’après midi. On est quasiment seuls. C’est un vrai plaisir. On joue dans le sable comme des gamins. Compte tenu des limites de vitesse, c’est quand même une escapade assez longue : 90 km aller-retour à 50 km/h. Retour au soleil couchant, sprinboks, autruches et chacals cheminent le long de la route. Diner au « Sossusvlei lodge », conseillé par de nombreux forumistes, où on se régale de grillades de gibier délicieusement marinées et jamais trop cuites : zèbre, springbok, kudu, oryx, autruche, gnou, impala… Je dois dire que ma curiosité alimentaire et celle de ma fille cadette n’ayant pas de limite, nous goutons et comparons tout. La nuit est, comment dire, pas totalement sereine. Trop de viande. Si j’étais un lion, je crois que je dormirais souvent mal, mais comme j’en suis pas un…

L'irrésistible ascension de la Dune 45 dans la lumière du soir

Le sommet est proche

Le désert à perte de vue

6 Aout 2010 (J9) : Sossusvlei - Camp Gecko Lever aux horreurs (5h00, tout de même), nous plions le camp et arrivons à la barrière juste après l’ouverture. Route dans la nuit, ce qui est une entorse à la règle n°1 régissant la conduite en Afrique : « ne jamais conduire la nuit ». On passe devant la dune 45 et on est bien content de ne pas s’y arrêter : il y a tellement de monde dessus qu’on se croirait dans le métro parisien aux heures de pointe. On arrive après une petite heure au bout du goudron. Dégonflage des pneus (1,6 Bar), on passe le 4x4, boite courte, et on serre les fesses parce que, soyons honnêtes, aucun de nous ne s’est jamais adonné à la pratique du 4x4 dans le sable profond. Etonnement, ça passe… jusqu’à ce que le 4x4 qui nous précédait s’ensable au milieu de la piste. On ralenti et, paf, on s’ensable aussi. Pas fiers… Quelques manœuvres d’avant en arrière, on sort du sable et nous voilà repartis. Youpiii ! On fini par atteindre la parking où il n’y a qu’un seul autre véhicule. Le soleil s’est levé et le spectacle qui s’offre à nous est tout simplement magnifique. Les dunes sont rouge-ocre et le ciel est bleu-azur. Où aller ? On ne sait que choisir. Après eu bref coup d’œil autour de nous, nous jetons notre dévolu sur une belle et majestueuse dune dont on apprendra plus tard qu’elle porte le nom élégant de « Big Daddy ». L’ascension est lente mais superbe. Plus nous montons, plus l’immensité de la mer de sable apparait. Rapidement, nous dominons Dead Vlei sur lequel le soleil se lève peu à peu. Le contraste des couleurs est saisissant. Après environ une heure de marche, on atteint le sommet. Petit dèj et repos bien mérité, puis descente en courant dans le sable jusqu’à Dead Vlei que nous traversons. Il commence à faire chaud, mais ça n’est jamais insupportable. Retour en 4x4 dans le sable profond. On ne s’est pas ensablé, mais je ne peux pas dire qu’il y ait une raison rationnelle à cela. J’avoue que bien souvent, c’est le 4x4 qui a décidé du chemin et je n’ai fais qu’obéir. En tous cas, on s’est rudement bien amusés.

L'imposante dune "Big Daddy"

Vue du sommet de "Big Daddy"

Lever de soleil sur Dead Vlei

Au coeur de Dead Vlei

La traversée de Dead Vlei

Après un bref pique nique au parking, longue route monotone jusque solitaire où nous buvons un café bien mérité accompagné pour les enfants d’un magnum et pour les adultes de, devinez quoi ? Un mythique apfelstrudel ! Deux commentaires : le boulanger (rougeaud, ventru et torse nu au milieu de nulle part) vaut autant le détour que son gâteau ; contre toute attente (super touristique), le gâteau n’est pas mauvais. Encore quelques kilomètres et nous arrivons à Camp Gecko. Notre emplacement est superbe, j’en rêve encore : en haut d’une colline, loin des autres humains, avec une vue fabuleuse sur une immense plaine d’herbes jaunes pailles plantées ça et là d’arbres encore verts. Pas de doute, Karen Blixen pourrait n’être pas loin, il y a de ça. La propriétaire, Heidi a un certain caractère. Venue de Suisse, elle exploite plusieurs milliers d’hectares principalement dédiés à l’élevage. A la nuit tombée, pendant que nous faisons un feu et préparons le dîner, Hélène fait parler Heidi de la vie locale. Heidi n’est pas tendre avec ses voisins fermiers Afrikaners qui ont eu du mal à l’accepter, mais un peu moins de mal quand même qu’à accepter le seul et unique fermier Herero du coin. Elle n’est pas non plus tendre avec l’ethnie majoritaire (Ovambo) qui dirige le pays avec un sens particulier du partage des richesses. Les employés de Heidi, eux, ne baissent pas les yeux quand ils nous parlent…

La photo parle d'elle-même...

Camp Gecko : vue depuis notre emplacement. Out of Africa n'est plus si loin ?

7 Aout 2010 (J10) : Camp Gecko - Swakopmund (Schweizerhaus) Réveil tranquille. On repli le camp, puis direction Swakopmund. En dehors du Kuiseb Pass, la route est morne et longue. Brève pause photo au tropique du capricorne. L’arrivée vers la côte est assez chouette, avec l’apparition de dunes qui se jettent dans l’océan. Nous avions une réservation à la pension Rapmund, mais celle-ci a été négligée suite à une erreur. On nous offre vin et chocolats et on nous installe à l’hôtel Schweizerhaus, beaucoup plus chic. Disons que l’hôtel a un charme tout germanique des années 70 : moquette verte, couvre lits fleuris et, par dessus tout, fresques de Bern et de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad, soviétique puis russe, mais plus allemande depuis bien longtemps). Chouettes balcons, mais il fait un peu froid pour en jouir pleinement. On fait un tour à la plage, puis dîner au fameux Lighthouse : mouaif, c’est OK, mais je ne suis pas bouleversifié par le contenu de mon assiette. Bon, manger des huitres dans ce lieu improbable, c’était quand même inattendu et amusant.

Là encore, la légende est superflue

8 Aout 2010 (J11) : Swakopmund (Schweizerhaus) Lever de bon matin, petit déjeuner d’inspiration largement germanique : charcuteries, œufs, fromage, pain noir… Direction Walvis Bay pour une croisière avec Levo Tour. La croisière est sympa. Quelques otaries font des pitreries autour du bateau. L’une d’elles finit même par monter à bord et les enfants (et les grands) se font une joie de la caresser, c’est pas tous les jours. Nous voyons aussi quelques pélicans et des dauphins qui jouent longuement avec l’étrave, mais pas de baleine. La croisière se termine par un repas d’huitres arrosées d’un mousseux sud-africain. Bon, j’ai trouvé cette croisière sympa. Les enfants, eux, ont adoré. C’est l’essentiel. J’ai pu discuter avec le capitaine, un gars de 30 ans descendant de Voortrekkers Sud Africains qui est né à Walvis Bay et n’a jamais quitté cette petite ville. Il me parle de sa communauté et m’explique très naturellement qu’ici, les communautés ne se mélangent pas et préfèrent vire « à part » les unes des autres Quand je lui demande comment il voit l’avenir de la Namibie, il me corrige : « South West Africa !». Bien étrange pays et bien intéressantes personnes. Pendant ce temps, Hélène s’est adonnée à son hobby : la rencontre. Et, comme elle me l’a fait très justement remarqué : c’est où le meilleur endroit pour des rencontres le dimanche matin ? La messe pardi ! Je ne raconterais pas à sa place la matinée dense qu’elle a vécu, entre une église Réformée de Hollande pleine à craquer d’Afrikaners qui l’ont accueillie très chaleureusement (welcome sister Helen) et des églises Luthérienne et Catholique moins remplies mais plus « mélangées ». L’après midi est passée à glander à la plage. On ne se baigne pas, mais on a vu une bande de retraités allemands nager courageusement. Une des activités est d’éviter les multiples vendeurs de souvenirs et autres noix avec nom gravé dessus. Par moment, ça devient même un peu lourdingue. Dîner dans un restaurant tout à fait surprenant : le Kupferpfanne. La déco est celle d’un musée : meubles anciens (ou y ressemblant), tableaux de la forêt noire… On se croirait chez un antiquaire munichois. On y mange plutôt bien : carpaccio de kudu, goulash et autres bonnes spécialités germaniques. Hormis le kudu, on a du mal à se souvenir qu’on est en Afrique.

Une colonie d'otaries dans le lagon de Walvis Bay

L'un des membres de la colonie nage à côté du bateau. Il semble heureux...

Je n'avais jamais vu une otarie de si près. La texture est étrange.

Tout plein de flamands dans le lagon

Une plate-forme de prospection. Rassurez-vous, aucun gisement exploitable de pétrole n'a été trouvé. La Namibie a donc une petite chance de rester stable.

9 Aout 2010 (J12) : Swakopmund (Schweizerhaus) La gente féminine, c’est dire toute la bande sauf moi, voulait une deuxième journée à Swakopmund, histoire de glander tranquille. On se ballade donc dans les rues de cette ville dont l’architecture est un curieux croisement entre Disneyland et les châteaux des rois de Bavière. Follement décalé, c’est plutôt intriguant. On offre aux filles le tee-shirt des Springbok dont elles rêvaient, puis petit tour au vivarium où on admire, bien protégés par une vitre (fais pas le fier) quelques vipères du désert, black mamba ou boomslang. C’est l’heure du déjeuner du caméléon. Fou rire collectif quand on le regarde attraper (pfouitch) des mouches avec sa grande langue. Promenade sur la jeté, slalom entre les marchands de colifichets désœuvrés en cette morte saison. Je rentre dans une boutique de fringues à la recherche de chaussures plus adaptées que les miennes et là crac, qu’est ce que je vois trôner sur le comptoir : un drapeau de l’ancienne Afrique du Sud, celle de l’apartheid, qui occupait la Namibie jusqu’en 1990, année de son indépendance. Assez gonflé me dis je. Mais ce n’est qu’un hors d’œuvre. Le plat de résistance fut servi chez Peter’s Antiques : parmi toutes les jolies statuettes africaines, que vois je ? Des portraits, tableaux et poupées d’un certain Adolf H… Bref, si le côté décalé de Swakopmund est amusant, il ne faut quand même pas trop creuser. En toute bonne foi, je ne regrette pas de m’y être arrêté, mais nous y sommes restés un jour de trop.

On se croirait effectivement en Allemagne

Une église Luthérienne !

10 Aout 2010 (J13) : Swakopmund - Spitzkoppe (Community Camp) Après un plein de bouffe au Pick’n Pay et une ultime réparation sur les lunettes de notre cadette, départ pour le Spitzkoppe. Le trajet est court. On prend en stop une vendeuse de pierres semi-précieuses que nous déposons au village proche du Spitzkoppe. Après une rapide vérification, nous ne partageons pas de langage commun, la barrière linguistique interdit donc tout échange verbal. Le Spitzkoppe est un endroit assez magique. Après s’être trouvé un bel emplacement de camping, on se promène dans les éboulis en faisant attention à ne pas rester coincés (conseil indirect d’Ericarole). L’impression de solitude est grande, mais agérable et reposante. Apéro mythique au couché du soleil, assis sur les rochers rougeoyants. Sentiment de plénitude. On ne s’en lasse pas de ces couchers de soleil, on n’en avait jamais vu d’aussi beaux, d’aussi longs, d’aussi rouges... Et ce disque solaire visible jusqu’à la dernière seconde, c’était pour nous du jamais vu. Dîner sous les étoiles. Hélène a décidé de faire un ragout, histoire de changer du traditionnel T-bone grillé. L’expérience est intéressante et la conclusion : c’est pas facile de cuisiner au feu de bois… Nuit altérée par des rafales de vent violentes qui font claquer les toiles des tentes. Le vent ne sera pas notre copain dans cette partie de la Namibie. Toutefois, on apprendra que c’est le copain des populations autochtones. En effet, le fort vent qui souffle à la fin de l’hiver transporte les pollens et est donc essentiel à la reproduction des plantes dans cette région assez aride.

Le Spitzkoppe au soleil tombant. Pour en percevoir la majesté, comparez sa taille à celle du 4x4

Et maintenant, comparez là avec celle de modestes humains...

11Aout 2010 (J14) : Spitzkoppe - Twyfelfontein (Mowani Mountain camp : camping) Nous avons rendez vous à 7h00 avec James, guide Damara, pour l’ascension d’un des Pondock, qui sont les petits sommets voisins du Grosse Spitzkoppe. On n’y aurait pas pensé tous seuls, mais à l’accueil, on nous a proposé cette activité. La ballade commence par un tour du massif en auto afin d’atteindre l’arrière. Ce trajet se fait au lever du soleil sur la brousse : c’est beau. L’ascension dure 1h15 et est émaillée de commentaires de notre guide sur la faune et la flore locale. L'ascension est superbe, facile, mais trop exposée à mon goût : lors de certains passages (faciles), une glissage aurait été fatale et nous n'étions pas encordés. Depuis le sommet, la vue est assez chouette, mais c’est tellement venteux qu’on n’en profite pas à 100%. Redescente par le même chemin, puis James nous emmène sur la piste du retour voir quelques peintures rupestres (pictogrammes). Il y en a peu, mais elles sont très émouvantes : girafes, rhino (qui est orienté dans la direction des points d’eau), springboks… Toutes ces peintures datent de l’époque où la région était sillonnée par des groupes de Bushmen avant qu’ils ne se fixent dans le Kalahari. Pour fêter cette ascension, comme le veut la tradition, nous buvons un coca avec notre guide qui nous raconte la dure vie des Damaras de la région. L’élevage difficile, le faible prix auquel les bêtes durement élevées sont vendues, les longs trajets que les enfants font pour aller à l’école. Clairement, de savoir que nos dollars vont directement à la communauté (y compris une partie du salaire du guide) et pas dans les poches de n’importe qui est assez rassurant. Nous prenons la route pour Twyfelfontain vers 12h30 et cette route est longue : 4h00 environ. En chemin, alors que nous traversons un lit de rivière asséché qui rend la piste sablonneuse, nous sommes arrêtés par 3 gars dont la voiture routière immatriculée à Johannesburg a quitté la piste. Il va falloir les sortir de là, je n’ai jamais tracté avec un 4x4. A cet endroit, la piste est étroite et n’autorise pas les croisements. Selon la loi de Murphy, c’est justement à cet instant qu’un 4x4 tirant une remorque arrive en face. Le conducteur descend. Afrikaner de la soixantaine, il s’approche lentement de moi pour me donner quelques conseils. Pendant ce temps, son épouse en tailleur rose bonbon se réfugie à l’ombre d’un arbre. Les conseils se révèlent fort utile « tu te mets en 4x4 low gear et tu tractes super lentement, parce que tes mousquetons sont pourris (merci mon loueur) et vont péter au moindre à coup ». Merci Monsieur. Il s’approche des 3 gars dont je dois tracter l’auto et qui sont Khosa. Tout de suite, la langue d’échange est l’Afrikaans, pas l’anglais. Ce fut une découverte pour moi : ici, tout le monde parle Afrikaans. Bon, plusieurs namibiens ont fini par me dire, seulement après qu’on ait pas mal causé et qu’un peu de confiance se soit installée : « la langue officielle, en Namibie, c’est l’anglais, justement pour que ce ne soit ni l’afrikaans, langue des ex-colonisateurs sud-africains toujours installés sur place, ni la langue d’une des ethnies autochtones. Considérant que la politique d’enseignement de l’anglais n’est en place que depuis 10 ans, la majorité de la population devrait être anglophone dans 20 ans ». Nous les sortons du sable. Super !!! On est trop forts. Instants de joie collective et moult congratulations mutuelles. Nous arrivons au camping du Mowani Mountain Camp (merci Pierre du conseil) en fin de journée. Le site est somptueux, sorte de savane entourée de montagnes rougeâtres et l’emplacement assez luxueux (comme d’habitude), mais envahi de mouches à mopane qui ruinent un peu la fin de notre journée. Fort beau coucher de soleil agrémenté d’une syrah de chez Spier. La nuit est venteuse, mais on s’y habitue.

Sur les routes du Damaraland...

Coucher de soleil au Mowani Mountain "Camping"

12 Aout 2010 (J15) : Twyfelfontein – Kamanjab (Ojitototongwe Farm) Rangement matinal rapide afin d’aller voir les gravures rupestres. Elles sont belles, mais on n’est pas bouleversés, peut être parce qu’on en a déjà vu aux Etats-Unis et aussi parce qu’on a vu des peintures hier. La visite est un peu rapide, le guide ne connaît finalement pas grand chose et répète les trucs qu’il a appris par cœur. Le problème, c’est qu’on a du mal à faire l’impasse sur un patrimoine mondial de l’UNESCO quand on est à 5 kilomètres. On aurait du : pas besoin de tout voir. Route pour Kamanjab. Après 4h00 de piste (trop de voiture ces 2 derniers jours, j’en ai un peu assez), nous arrivons à Ojitototongwe Farm et ses célèbres guépards. L’arrivée est assez marrante : accueil par une girafe en semi-liberté. Je n’en avais jamais vu d’aussi près et c’est vrai que c’est rigolo comme tout quand elle descend sa grosse bouille pour regarder dans l’auto. Sur le portail il est marqué : « Défense d’entrer : sonnez et attendez qu’on vienne ». Et il est sage d’obtempérer, car les 4 guépards qui se promènent dans l’enclos aménagé autour de la maison, bien que certainement sages et sympathiques, pourraient oublier qu’ils le sont et décider de se nourrir de quelques savoureux voyageurs. Nous nous installons à notre emplacement de camping qui est plutôt agréable. La végétation est principalement constituée d’arbres feuillus qui, en cette fin d’hiver, se sont teints en rouge, jaune et orange, tandis que d’autres restent verts. Le dégradé de couleur est chouette et n’est pas sans rappeler l’été indien au Québec, sans toutefois en atteindre l’intensité. A 15h00, le propriétaire vient nous chercher. La visite commence par son jardin habité par quatre beaux guépards apprivoisés. Nous sommes accompagnés d’un plein camion d’overlanders italiens. Le boss donne les consignes : pas de lunettes de soleil, on évite de regarder l’animal dans les yeux et on ne laisse pas traîner son sac. Demander à des italiens de rester plus de 5 minutes sans lunettes de soleil, c’est comme demander à un parisien d’être souriant le lundi matin. Aucun ne se fait croquer. Natacha est la première autorisée à caresser un guépard et j’avoue que c’est assez impressionnant. L’un des Italiens laisse traîner son sac et crac, un guépard se l’approprie et décide jouer avec. Le propriétaire tente de récupérer le sac, « minou minou minou, on va rendre le sac son maitre préféré ? ». Et s’il ne veut pas le rendre, il se passe quoi ? Puis, on monte sur les camions : tous les overlanders sur un gros camion et les voyageurs individuels sur un petit bakkie. Direction l’enclos où résident les guépards en semi-liberté. On assiste au dîner des félins auxquels les fils du propriétaire lancent de grosses pièces de viande qui sont attrapées au vol et vite emportées dans la brousse. La visite se termine par l’enclos dans lequel résident une mère et ses quatre petits. C’est vrai qu’ils sont mignons, mais je ne prends pas le risque de glisser une quelconque partie de mon corps au travers du grillage. Au total, c’est vrai que l’activité est touristique, mais elle est assez unique et je dois dire que je ne me suis pas du tout ennuyé : aucuns regrets de la part des grands et ovation de la part des petits. Ce soir, travers de porc sauce BBQ arrosés d’un pinotage de chez Nederburg.

De près, le guépard ressemble vraiment à un gros chat. Sur l'herbe grasse et verte d'un jardin au milieu de la brousse, c'est un peu surréaliste

Natacha passe en premier : l'expérience est unique

Bataille de gros chats dans un jardin namibien

Le dîner des guépards en semi-liberté

Les bébés du printemps dernier

13 Aout 2010 (J16) : Kamanjab - Etosha (Okaukuejo NWR Campsite) Nous décidons d’aller à Etosha par la route goudronnée de façon à faire un arrêt courses à Outjo. C’est vendredi et la ville est très animée. Normal, c’est jour de paye (on l’a pas inventé, on a demandé). Slalom entre les vendeurs de bibelots (médaille de bronze), courses au supermarché et déjeuner à la pâtisserie allemande : y’a rien de tel qu’une forêt noire ou un feuilleté à la viande de kudu pour se remonter le moral. Pour info, j’ai mangé un nombre de trucs crémeux hallucinant et je n’ai jamais été malade, c’était presque frustrant car du coup, je n’ai pas perdu 1 kg du voyage. La même chose en Afrique de l’ouest, c’était la gastro garantie le lendemain. Nous entrons vers 14h00 dans le mythique parc d’Etosha. Bon, elles sont où les troupes de lions, y sont où les léopards et les rhinos ? On espère cette visite riche. Elle l’est. Notre route vers le camping est émaillée de rencontres avec des troupeaux de zèbres et de springbok. Nous récupérons notre emplacement de camping. Les emplacements ne correspondent pas au plan donc on met pas mal de temps à trouver le notre (TIA : This Is Africa baby). Le camping est assez laid mais c’est pas grave, vu qu’on ne va pas s’y éterniser. On part à la recherche des animaux après avoir consulté le cahier du camp qui recense les dernières rencontres au dessus du lot. Pour être honnête, ce cahier ne nous a jamais servi puisque les bestiaux se déplacent en même temps que les humains. Direction ouest, d’abord Wolfsnes, qui est vide (gronffff), puis Okondeka, où nous nous installons tranquillement : kudus, oryx, zèbres, gnou… Pas de prédateur. Le soleil se couche et on a juste le temps de de rentrer au camp avant la fermeture de la porte. Hop, le Cabernet Sauvignon (Nederburg, bof, le choix est meilleur en Afrique du sud qu’en Namibie), jambon, fromage et pain et on va s’installer au point d’eau illuminé. Il y a du monde, pas mal de monde, mais il y règne un silence religieux. On entendrait une mouche voler. On se passera des chips, trop bruyants les crouich crouich… On se trouve un banc, et on contemple, zen. Un éléphant se désaltère, c’est à cet instant la seule forme de vie. Après 10 minutes, clop clop clop, arrive un troupeau de zèbres. Ils sont méfiants. On sent que la nuit n’est pas leur moment de prédilection. Ils sont sur leurs gardes, méfiants. Au moindre bruit, ils relèvent tous la tête, prêts à partir… Ils resteront au point d’eau le temps minimum nécessaire à s’hydrater, puis repartiront tel un seul homme. Arrive alors un rhinocéros : on en croit pas nos yeux. C’est la première fois qu’on en voit un en chair et en os. C’est vraiment un animal à l’allure presque préhistorique, avec sa peau qui ressemble à une carapace et ses tous petits yeux. Un éléphant, un rhino, un point d’eau : c’est presque la seule incompatibilité d’humeur du règne animal dans cette région du monde. Ils se cherchent, font mine d’attaquer sans jamais le faire. Chacun reste dans sa zone et mais s’excite dés qu’il sent son périmètre vital (large selon moi) menacé. L’éléphant part. Un second rhino arrive. On le verra de très, très près. Nous resterons longtemps à les contempler.

Euh, faut que vous avoue un truc. J'ai pas beaucoup de photos d'Etosha. Ben oui, c'est un fait. D'abord, nous avons oublié d'en prendre parce que nous ne faisions que regarder. D'un certain côté, c'est bon signe. Ensuite, les quelques photos que nous avons faites n'étaient pas terribles. Bon, vous verez, je me suis rattrapé côté Botswana.

La suite est là : http://voyageforum.com/v.f?post=3990834;search_string=namibie;
Marche de Saint Jacques De Compostelle au départ du Puy en Velay en avril
by Hutereau · 2010-11-17 · 35 replies
J'aimerais faire la marche de Saint jacques de compostelle, en démarant le 2 avril de Puy en Velay, j'ai 52 ans, et je désire faire cette marche avec mon chien. J'aimerai savoir si les gites d'étapes acceptent facilement les chiens sur cette voie. Ou vaut-il mieux que je prenne une tente. J'aimerai faire cette marche relax, et aimerait savoir quel est le budget qu'il faudrait envisager. Je vous remercie d'avance pour les renseignement🙂
Propagation du choléra en République Dominicaine?
by Radhja · 2010-10-24 · 89 replies
nous n'arrivons pas à savoir s'il y a un problème de propagation du choléra qui frappe ces pauves haitiens, en république dominicaine. Nous prenons du recul à ce que les journalistes disent, et préférons avoir l'avis de personnes qui vivent en république dom. Nous devons venir a partir du 1 ier décembre, pour une mois et demi, avec un bébé de 2 ans, et nous avons quelques inquiétudes nous souhaiterions être informés de ce qu'il se passe réellement merci d'avance
Svalbard, terre polaire
by Mlefevre · 2010-10-10 · 42 replies
Bonjour à tous,



Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!

Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici

SVALBARD, juillet 2010

IL ETAIT UNE FOIS

Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....

Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (
https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!

En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....

2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31

Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)

C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.

Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.

Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.

Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.

Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.

Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.

Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.

Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.

A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.

Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.

Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.

Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.

Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.

Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...

Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard

puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!

Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...

Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...

Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.

Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.

Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.

La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.

Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!

En effet.

Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.

Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.

Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen

Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!

Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.

Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!

Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.

Le ciel, tourmenté, est superbe!

Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!

Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!

Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.

Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.

Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!

Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.

Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.

On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».

Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/

Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!

A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.

Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...

Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.

Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.

La ville est à nous!

Premiers pas sur le quai...

1ères bouteilles...

Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.

On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!

Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...

Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...

On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...

Dans l'atelier de mécanique:

Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!

Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.

L'école.

Les maisons d'habitation.

L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!

Pas frileux!

Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.

Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!

La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!

C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.

Superbe lumière en fin de journée.

Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.

Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.

Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...

Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.

Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!
Costa Rica: bilan très mitigé
by Pouzal · 2010-10-07 · 46 replies
On était parti pour le Costa Rica le 15 septembre avec un retour le 3 octobre. Notre idée était de découvrir un pays et sa nature tant louée. On voulait randonner, voyager avec les bus, planter la guitoune dès que possible, se mettre dans l'ambiance du pays. Foin d'hôtels et d'animations appeaux à touristes ; c'est du vrai et de l'authentique qu'on recherche ! 🙂

Côté nature : rien à redire. La réputation est méritée. Le pays est magnifique, sa faune d'une richesse incroyable, sa flore grandiose et ses paysages à couper le souffle.

Côté humain, la déception a été énorme ! Je savais que les parcs étaient payants. Je savais que le Costa Rica vivait du tourisme. Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est qu'on nous accueillerait en tendant la main : faut payer. C'est quasi systématiquement le seul accueil qu'on nous a réservé.

Le pire ayant été Monteverde : on avait un livre qui indiquait un sentier autorisé permettant de traverser le parc, de passer la nuit dans une cabane. On arrive sur place, après 1 journée de bus. Devant l'entrée du parc (horaire : 7h-15h...🤪), on nous annonce que les règles ont changé, et qu'il n'est pas possible de traverser l'endroit, ni de dormir en cabane. Sauf avec un guide, qu'il faut payer. Avec une entrée du parc à 17$ par personne, un guide pour quelques heures à 40$ par personne, j'ose pas imaginer les tarifs. Quant à avoir un type qui me tienne la main pour suivre un sentier 😕 Le reste des activités étaient trop touristiques pour nous (rappel du haut d'un arbre, tyrolienne, saut à l'élastique, gniagniagnia. Le tout très cher, bien évidement).

Rincon de la Vieja : bonjour, pour monter au sommet, il faut 7h, il est 10h, vous ne pouvez donc pas monter (le parc ferme à 16h...). Et bien évidement, repayer les 10$/personnes pour entrer. Super intéressant quand il faut 30$ de taxi pour rejoindre un endroit pour dormir...

Corcovado : on a décidé de prendre un guide, au vue des infos qu'on avait (serpent mortels, tempête tropicale qui a fait monter le niveau des rios et détruit les sentiers, crocos...). Bonne nouvelle, c'est la basse saison, on vous fait un prix d'ami : 400 dollars pour 2 pour 3 jours 😮. En temps normal, c'est 670$ ! Le guide était nul, ne voyait rien (par ex. on a traversé un rio, avant que ma compagne ne remarque un croco sur la rive en face, à moins de 5m !), et on y connaissait plus en faune que lui (par ex. il confondait les goélands et les frégates... 😕). Sans parler du fait qu'il a passé la journée à Sirena à pioncer. On s'est donc démerdé seul. On n'a pas vu la queue d'un serpent. Et pourtant, on les a cherchés !

Les chauffeurs de taxi ont systématiquement tenté de nous arnaquer (on a failli en venir aux mains quand l'un d'eux demandait 70$ pour 9km...), les chauffeurs de bus nous faisaient des tarifs sur mesure (en plus élevés que les prix affichés...), les buvettes font des tarifs spéciaux touristes (x3 par rapport aux Ticos. J'étais à côté quand la serveuse donnait les prix aux touristes, puis aux locaux...).

A part quelques Ticos sympas, on n'a pas rencontré des gens accueillants. Obtenir un renseignement est un chemin de croix, négocier un prix est mission impossible, limite perçu comme une insulte (au vu de la mine affichée), on nous a faits des doigts, crachés dessus, engueulés. Pourtant, on a parlé espagnol (même si c'était laborieux, vu mon niveau 😕), payé en monnaie locale (les commerçants avaient du mal à convertir les prix affichés en dollars en Colones 🤪 ). il n'y a qu'à la fin où j'ai fini par devenir agressif, et là, ô miracle, j'ai pu obtenir les prix et les infos requises ! J'en suis arrivé à comprendre les gringos dédaigneux et agressifs envers les locaux ! 😕

Les hôtels sont miteux mais restent néanmoins chers (25$ pour une pièce sans eau chaude, avec cafards et vue sur la teuf en face, pas nettoyés, etc). Les camping quasi-inexistants, le bivouac difficile, puisque les propriétés privées sont gigantesques et couvrent presque toutes les zones.

Les sentiers libres sont extrêmement rares et non répertoriés. La rando comme je la connais et quasi impossible et ne dure pas longtemps. Même en Angleterre, on trouve plus de sentiers !

Bref, tout est fait pour que le touriste dépense de l'argent. Echapper au système est horriblement difficile. J'arrête là. La liste est trop longue. J'ai été déçu du pays. La nature est certes grandiose, mais cet arrière gout de fric m'a pourri les vacances. Ca reste ma plus mauvaise expérience de voyage... Je ne m'attendais pas à visiter un lunapark géant avec chaque animation payante. C'est sans doute ce qui m'a déçu et choqué.

Ceci est mon impression basé sur mon vécu, inutile de me lyncher 😇
Il était une fois quatre Belges dans l'Ouest américain!
by Pat124 · 2010-09-20 · 141 replies
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.

Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.

Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.

Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.

Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.

Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Location de voiture aux États-Unis: n'oubliez jamais votre permis de conduire!
by Ericb · 2010-09-18 · 63 replies
A toutes fins utiles , voilà ce qui risque de vous arriver si vous commettez l'erreur d'oublier votre permis de conduire en France ...

Dans le cadre d'un périple (Yellowstone +Dakota) en famille , j'avais réservé un minivan via Alamo départ Jackson Hole (Wyoming)-rendu Rapid Rity (South Dakota) (réservé et prépayé assez à l'avance car pas évident de trouver facilement un minivan en plein été pour le Yellowstone , ni non plus de le rendre dans le Sud Dakota : moins classique qu'un SF – LA par exemple ...) Je dois préciser que c'est la 4e fois que je loue une voiture aux usa , que j'étais bien au courant de la nécessité de devoir présenter le permis , et que j'avais pris la précaution de scanner ce permis avant le départ au cas où... et que je me suis apercu du coupable oubli en arrivant à NYC...

A l'aéroport de Jackson Hole (arrivée à 20h ...) , Alamo a refusé de me louer le vehicule pourtant prépayé , malgré mon voucher , le passeport , la CB et le scan du permis ( c'est le règlement et on est aux USA) - ; Meme en employant les meilleurs arguments possibles le lendemain auprès du directeur de l'agence ( voyage en famille, toutes étapes réservéees jusque rapid city donc itinéraire non modifiable... si problème ensuite par exemple lors d'un contrôle policier c'est moi qui aurais le problème et non pas le loueur , quelle importance puisque le loueur ne prend meme pas une copie du permis bla bla ....) , refus absolu de me louer un véhicule ..... -Trouver « un chauffeur » semblait une hypothèse envisageable, mais le conducteur doit etre le loueur ( = celui qui a la CB ) donc pas possible ..... seule solution court terme : taxi jusque West Yellowstone (via grand teton ...) -

Arrivés à West Yellowstone , on a fini par trouver un loueur (franchise de Budget) qui a accepté de nous louer un véhicule avec simplement la copie du permis - mais les véhicules de ce loueur n'étaient pas autorisés à aller jusqu' au Dakota ( non seulement drop off à Rapid City impossible, mais également interdiction de rouler dans cet état sous peine d'amende !!! ( j'ai posé la question en bon Francais : pas moyen d'essayer de tricher, la voiture de loc a une puce GPS !!!! ))

Une fois le yellowstone visité , notre périple prévoyait un parcours Cody -Dakota (rushmore-devil tower ...) impossible sans voiture - en tout dernier recours , AVIS à west yellowstone a finalement consenti à nous louer un vehicule avec drop off possible dans le dakota ; mais évidemment le tarif en louant sur place aux usa n'est absolument pas le meme qu'en réservant -prépayant depuis la france -

Last but not least, je me suis bien entendu fait arreter par la police en traversant un village paumé du Montana un peu rapidement (idem , j'étais pourtant prévenu ) et j'ai été tout heureux de m'acquitter de mon amende puisque la copie de mon permis a suffi à la maréchaussée locale ( je me voyais déjà dans la prison du shériff avec mon scan à la main )

A notre retour , Alamo France (j'avais réservé directement et non pas via un intermédiaire type elocationdevoiture ) a cependant accepté de me rembourser le montant prépayé de la location initiale (mais evidemment pas le taxi ni le surcout avis , , , )

Pour l'anecdote , notre voyage s'est poursuivi ensuite au mexique (ou idem j'avais réservé une voiture depart cancun via un loueur local ) , mais là , le loueur s'est contenté de photocopier mon permis scanné (enfin simplement la première page , ou il est uniquement écrit « permis de conduire » sans aucune information importante du style photo, numero du permis !!!!!! )

donc moralité : si vous prévoyez prochainement un périple aux USA , aussi important que le passeport , la carte bleue , l'ESTA ..... n'oubliez sous aucun pretexte votre permis et ne comptez pas sur une sauvegarde ou une photocopie quelconque pour vous sortir simplement d'affaire !
Pensez-vous que le bath va augmenter avant la fin de l'année 2010? (août 2010: 1 euro = 40 baths)
by Kamoul73 · 2010-08-17 · 355 replies
le bath est un niveau tres bas😠🏴‍☠️ pensez vous quil va augmentez dici la fin de lannee jcompte me rendre en thailande en fin danné....

En decembre 2009 : 1 euro / 47 bath ... 😊
Voyage de quinze jours sans tour opérateur Le Caire - Louxor - croisière sur le Nil - Abou Simbel
by Anacrouse · 2010-05-27 · 132 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. La cinquantaine, nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec un adolescent de 15 ans.

- JOUR 1 – samedi: Paris / Le Caire

Arrivée du vol à 20H40. Après environ 1H30 de voiture, nous voici arrivés à Guiseh. Nous avons choisi de passer 3 nuits au pied des pyramides ce qui nous a grandement limité les temps de déplacements pour visiter Ghiseh, Dachour et Saqqarah, évité des embouteillages démentiels et autant que faire se peut la pollution qui est intense. Dès la sortie de l’aéroport, une odeur acre prend à la gorge et aux poumons. Pour la première fois de ma vie j'ai été contente de conserver les fenêtres fermées et de faire fonctionner à la clim qui permet une filtration de l'air.

- JOUR 2 – dimanche: Dachour, Saqqarah, Memphis

On retrouve notre guide à 8H dans le hall de l’hôtel, départ pour une petite heure de route et nos premières visites.On a glissés dans nos sacs des petites lampes torches LED en plus des bouteilles d’eau.

Arrivés à Saqqarah le site ne révèle rien de particulièrement réjouissant, à part la pyramide à degrés de Djoser, en marches d’escalier géantes. Mais ne vous contentez pas de cette première approche. En ce lieu, qui servit de sépulture à nombre de pharaons ainsi qu'à leurs épouses, aux princes et aux notables, le plus beau se cache dans les entrailles de la terre ou dans la douce pénombre des mastabas qui recèlent des bas-reliefs d’une extrême finesse.

A Dachour, situé à 10 km de Saqqarah, 2 pyramides seulement restent intactes, la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge, de même hauteur, les plus grandes d’Egypte après celles de Ghiseh.

Le site est très beau, peu de touristes car il est beaucoup moins fréquenté par les tours, donc il est bien plus tranquille. Il est moins cher aussi.

- La pyramide rhomboïdale doit son nom à sa forme curieuse,

- La pyramide rouge se visite de l’intérieur, par un couloir de 125 marches et un boyau de 1,20 de haut environ et long de 60 mètres, en pente. On arrive dans deux antichambres très hautes, avec des plafonds pointus en dalles de pierre gigantesques en encorbellement. Dans la chambre funéraire une odeur d'ammoniac prend à la gorge et au nez et c’est pratiquement en apnée qu’on a fait le tour du sarcophage. A la fin du boyau, un platelage en bois marque le seuil de l’échelle qui mène à la première antichambre. En sautant dessus, cela produit évidemment un bruit de choc un peu sourd qui en ricochant sur les parois rocheuses, s’amplifie comme si la pyramide s’écroulait soudainement. Très drôle, la pauvre dame devant moi est morte de trouille dans le boyau, ce qui fait beaucoup rire les lycéens qui reviennent.

Memphis, c'est un petit musée en plein air avec le colosse de Ramses 2 couché qui mérite le coup d'œil. A voir également une impressionnante table d’embaumement en albâtre et d'un magnifique sphinx de près de 8 mètres de longueur. Visite rapide et ça tombe bien, la fatigue commence à se faire sentir, la visite de la pyramide cassé en deux, c’est dur pour les reins!.

Retour à l’hôtel vers 16H, on est tous morts. A 19H30, son et lumières au pyramides.

- JOUR 3 – lundi: Ghiseh – Le Caire

Visite du plateau ghiseh. Pharaonique vous avez dit ?

Khéops, la plus grande pyramide c’est 2,5 millions de blocs de 2,5 tonnes, empilés sur une hauteur de 137 mètres. A sa base, la pyramide mesure 230 mètres de côté…

Kheops comme Khephren se visitent de l’intérieur. Contrairement à la pyramide de Dachour, ici la ventilation naturelle a été pensée mais si on respire bien, en revanche, on transpire à grosses gouttes. Retour cassé en deux par le chemin inverse.

Départ pour le musée des antiquités égyptiennes qui se présente comme un gigantesque entassement d’antiquités poussiéreuses, tel que Mariette a posé ses trésors avant de s’en aller.

Au 1er étage, le masque funéraire de Toutankhamon en or massif y est présenté dans une salle sécurisée, entouré de tous ses bijoux et ornements funéraires, en or également pour la plupart.

Les mobiliers d’une richesse exceptionnelle et d’un design parfois étonnant occupent presque une aile entière. La salle des momies est payante. Ce n’est pas impressionnant pour les enfants, les panneaux d'explications sont écrits en anglais.

Retour à l’hôtel avec des courbatures partout.

- JOUR 4 – Le caire-Louxor-Esna, début de la croisière

Nous sommes accueillis par un verre de karkadé, infusion de fleurs d’hibiscus qui se boit chaude ou au contraire, bien fraiche.

Nous larguons les amarres toutes voiles dehors. On file vite, je suis étonnée parce qu’on va à contre courant. Eh oui, le Nil coule du sud vers le nord, alors que Louxor-Assouan, c’est dans l’autre sens.

- JOUR 5 – mercredi navigation, Al Kab –Edfou

A 8H 30, c’est le départ direction Al Kab. Il ne reste de cette ancienne cité que des murailles de brique crue de 12 mètres d’épaisseur que l’on contourne par un petit chemin qui conduit jusqu’à l’entrée d’un site désert. Les bateaux de croisière ne peuvent pas accoster, les tours en bus ne s’arrêtent pas, pas de gare, autant dire que sans bateau ni voiture privés vous n’avez aucune chance de visiter ce site depuis la terre ferme. Il s’agit de tombes de nobles de la 18è et 20è dynastie, creusées dans la falaise qui présentent des décorations très bien conservées décrivant des scènes de la vie quotidienne.

Départ pour Edfou. Pour passer sous le pont il faut démâter… C’est quelque chose, et passé le pont rebelote dans l’autre sens. Arrivée à Edfou, le temple d’Horus, dédié au dieu faucon, domine la ville. Dans un état de conservation exceptionnel, il est par ses dimensions le plus important temple après Karnak.

L’Egypte ancienne témoigne de toute sa grandeur.

- JOUR 6 – jeudi navigation

A 2 heures de navigation d’Edfou, le Nil se rétrécit pour se faufiler entre des falaises de grés.

Arrêt du bateau sur les berges pour une promenade dans le désert à Wadi el Schott pour découvrir d’anciennes inscriptions sur des stèles et des gravures rupestres, en fait des graffitis des soldats de la reine Hatchepsout gravés dans la roche.

Poursuite de notre périple au milieu du désert vers le Djebel Silsilea, carrières pharaoniques et lieu d’extraction du grès servant à édifier les temples. On se rend compte de l’énormité de l’entreprise car le paysage se découvre aujourd’hui comme une gigantesque toile cubiste, entre fleuve et désert.

Longeant la route nous voici arrivés au spéos (sanctuaire creusé dans la roche) d’Horemheb, général des armées.

Nous retrouvons le bateau. La ballade aura duré 3H environ, un peu dur pour les mollets.

- JOUR 7 – vendredi navigation Kom Ombo - Darraw

Navigation tranquille jusqu’à Kom Ombo, constitué par l'union de deux temples accolés. Le temple de droite est consacré à Sobek, le dieu de la fertilité et celui de gauche dédié à Horus, le dieu solaire guerrier.

Après la visite, départ pour une navigation qui devrait nous mener à Darraw. Le temps est bizarre, la lumière devient laiteuse et il commence à souffler un vent tellement chargé de sable qu’on ne voit plus la berge opposée. Le manque de visibilité oblige même les gros bateaux à réduire leur vitesse.

Une ile un peu plus haute et plantée d’arbres nous servira de refuge pour la nuit.

- JOUR 8 – samedi Darraw – Assouan,

C’est le jour du marché aux dromadaires, le plus important de tout le moyen orient. Les bêtes arrivent du Soudan après 40 jours de marche dans le désert.

Tout d’un coup derrière un grand mur, une tête, une autre, elles disparaissent, réapparaissent ailleurs, disparaissent encore…Pour empêcher les dromadaires de s’échapper, les propriétaires leur attachent une patte repliée. Ils sautent donc à cloche patte, comme tous les écoliers.

Le spectacle est incroyable, plus de 1000 bêtes rassemblées qui sautillent en pagaille. Pas un touriste à l’horizon, on a pu caresser un bébé dromadaire de 15 jours. C'est une autre face de l'Égypte, traditionnelle et rurale.

Départ du marché direction d’Assouan pour une visite du musée de la Nubie, des carrières de granit rose avec l'obélisque inachevé et du temple de Philae. Pour les détectives à l’œil aiguisé, il existe dans le temple d’Hathor un bas relief très amusant d’un babouin musicien, on dirait qu’il joue de la guitare électrique.

Nous passerons le reste de la journée et la nuit dans un établissement entre hôtel et maison d’hôtes, à l’architecture nubienne éclatante de couleurs chez Anakato. On dirait un gros château de sable, l’ensemble de manque pas de charme et bénéficie d’un environnement sauvage qui permet des ballades en bateau magnifiques, du surf des sables sur la grande dune, des ballades à dromadaire le long des rives sablonneuses du Nil et la découverte du village nubien.

- JOUR 9 – dimanche Abou Simbel

Départ à 8H direction l’aéroport, l’avion décolle à 9H30, vol 45 minutes.

Nous avons réservé notre nuit chez Fikry, un musicien retraité qui a construit à Abou Simbel une maison nubienne de toute splendeur en briques de terre rouge, avec patios intérieurs, voutes rafraichissantes, immense terrasse donnant sur un petit bras du lac Nasser,

Nous décidons de visiter le temple sans attendre, malgré un soleil de plomb, car le matin le temple est en plein soleil alors que l’après midi, il est à l’ombre. Les reliefs s’effacent et franchement c’est vraiment dommage, en plus de faire injure aux égyptiens anciens qui se sont donnés tant de mal pour honorer l’astre solaire.

Et à cette heure stratégique, les temples sont déjà désertés par les hordes du convoi du matin, tandis que ce celles de l’après midi ne sont pas encore arrivées.

Nous avons décidé en attendant le son et lumière à 17H30 de passer l’après midi à la piscine de Seti.

- JOUR 10 –lundi Louxor

Décollage de l’avion à 7H10, arrivée à Louxor 9H30.

Louxor est une grosse bourgade animée, d'où se dégage une atmosphère de fête et de gaieté. La présence du temple au cœur même de la ville et une concentration inégalée de ruines grandioses lui donnent un cachet particulier. Temples et monuments funéraires de la capitale du Nouvel Empire, témoignent d'une foi aujourd'hui éteinte, mais autrefois bien exigeante.

Notre première visite sera pour le temple de Karnak et ses dimensions extravagantes. Le grand choc survient, une fois franchi le 2e pylône, quand, salle hypostyle, vous vous trouvez face à une forêt de 134 colonnes papyriformes qui laisse ébahi. A l’origine cette salle immense était pourvue d'un plafond en dalles de pierre peintes. Il est permis de rêver…

Retour à l’hôtel pour un peu de repos piscine jusqu’à 17H

Visite du temple de Louxor

- JOUR 11 –mardi vallée des rois carte page 260

Départ de l’hôtel à 8H15 en direction de la vallée des rois qui abrite 63 tombeaux royaux, tous différents, creusés dans les flans d’une vallée désertique isolée. A l’entrée du site, une grande maquette représente la vallée avec l’indication de l’emplacement des tombes. En faisant le tour, les cotés de la maquette sont transparents et permettent de se rendre compte de l’ampleur des galeries creusées en tous sens pour devenir les tombeaux royaux.

Les photos sont totalement interdites sur ce site, sous peine de confiscation soit de l’appareil soit de la carte mémoire. Les fresques sont fragiles et si les couleurs sont arrivés jusqu’à nous dans un état exceptionnel, c’est grâce au climat aride et l’absence d’humidité. Avec le développement du tourisme, des dégradations liées à l’humidité produite par la sueur et la respiration des visiteurs sont apparues. Aussi pour tenter d’en limiter les effets néfastes, les tombes sont ouvertes par roulement. On ne peut pas savoir avant de visiter quelles tombes seront ouvertes. Le billet d’entrée permet d’en visiter 3, parmi celles ouvertes.

Certaines sont payantes en plus comme la très célèbre tombe de Toutankhamon

Nous avons visité les tombes de Ramsès 3, Ramsès 9 et Ramsès 1

Puis nous partons vers la vallée des babouins visiter la tombe de Ay. Le chemin d’accès monte dans une gorge rocheuse et désolée bordée de falaises de calcaire blond. Le silence de cet endroit désertique rend le site très impressionnant et l’homme petit.

Les peintures sont absolument magnifiques. Elles le représentent chassant l’hippopotame dans les marais tandis que des canards volent au dessus d’une foret de papyrus. Sur un coté opposé de la chambre funéraire, 12 babouins symbolisent les heures de la nuit.

Départ pour la visite du temple d’Hatchepsout. En route nous nous arrêtons dans une fabrique d’objets en albâtre, il faut bien faire quelques emplettes.

Ce qui frappe en arrivant Deir al Bahari, ce sont surtout les falaises calcaires spectaculaires au pied desquelles s’étend un monument aux lignes pures parfaitement contemporaines, creusé de la main de l’homme. On accède au temple par une succession de rampes et de terrasses encadrées par des colonnades délicatement sculptées. Les bas reliefs les mieux conservées se trouvent sur la 2è terrasse.

Le plus intéressant est d’observer le récit gravé du voyage de la reine au pays de Pount (sans doute la Somalie ou l’Erythrée).

- JOUR 12 –mercredi

Traversée du Nil pour visiter la rive ouest. On peut prendre le bateau populaire, cout 1LE par passage.

Sur la route après avoir passé la ville nouvelle de Gourna, nous arrivons devant les colosses de Memnon. Il s’agit de deux grandes statues sans visage, assez dégradées qui ne sont qu’un minuscule vestige du temple funéraire d’Aménophis 3, dont il n’en reste quasiment rien, le temps et les inondations du Nil ayant eu raison des briques de terre crue.

On repart direction Medinet Abou (temple de Ramses 3)

On entre dans le site par la porte de Syrie construit come une forteresse asiatique.

Puis le premier pylône marque la façade du temple avec des bas reliefs gravés profondément pour éviter un martelage. Ramsès 3 qui cherche une légitimité dans le prolongement de Ramsès 2 se fait représenter en guerrier victorieux, terrassant des ennemis barbus et à tête bouclée.

Il est intéressant de voir que le pharaon comptabilisait ses victimes grâce aux mains et sexes tranchés. Pas très charitable l’époque !

Ensuite par un chemin pavé et caillouteux nous montons jusqu’à Deir El Medina, village des ouvriers. Nous avons visité 2 tombes d’artisans stupéfiantes de finesse et de beauté, celle de Senedjem et celle de Inherkhaou, qui travaillaient pour les pharaons Seti 1er et Ramsès 2.

Non loin des tombes des artisans, s’étend ce qui reste du temple que Ramsès 2 avait érigé pour son culte funéraire. Pour cette raison Champollion baptisa cet ensemble monumental Ramesseum. Il est essentiellement en ruines.

En face, les tombes des nobles qui, soucieux de mener une belle vie après leur mort, ornaient leurs tombes de scènes très finement détaillées de leur existence quotidienne un peu magnifiée. Les tombes ouvertes au public sont réparties en 5 groupes, chacun nécessitant un billet séparé.

Nous avons visité les tombes de Ramosé, Ouserhat, et Khaemhat

Retour à Louxor avec visite en début de soirée visite du musée de Louxor, relativement récent et aux antipodes de celui du Caire. Ici, les objets sont beaucoup moins nombreux mais ils sont très bien mis en valeur : chefs d’œuvre bas reliefs, statues en grès, momies royales, armes et chars, et puis surtout le mur d’Akhenaton, avec ces visages énigmatiques tellement contemporains…

A voir également des bijoux d’une modernité étonnante, notamment un collier de la reine Ahhotep avec 3 énormes mouches en or, anciennement caché dans les réserves du musée du Caire

En nocturne visite du musée de la momification, qui présente dans un parcours toutes les étapes de la momification, avec les instruments utilisés pour curer les organes et le cerveau.

Quelques momies bien conservées sont exposées, des sarcophages peints et des objets d’accompagnement des morts dans l’au-delà. Musée facile, même pour des enfants.

- JOUR 13 –jeudi Dendera

Départ pour la visite du temple de la déesse Hathor représentée sous les traits d’une femme avec cornes ou à tête de vache. C’est un des édifices les plus emblématiques d’Egypte car il demeure quasiment intact, avec un imposant toit en pierre qui repose sur des colonnes surmontées de têtes de vaches toutes en couleurs, des salles obscures, des cryptes, des escaliers dérobés dans l’épaisseur des murs jusque sur le toit du temple avec une vue superbe. Temple très original et très peu de touristes

- JOUR 14 –vendredi

Arrivée au Caire en fin de matinée. Nous avons prévu d’organiser nos deux derniers jours avec en premier la visite du Caire copte et le lendemain la visite du Caire islamique.

Visite Caire copte

Cette partie du Caire pleine de charme est le plus ancien quartier de la ville.

La forteresse de Babylone s’est transformée très tôt en enclave chrétienne et juive. Ce quartier renferme la synagogue Ben Ezra et plusieurs églises dont l’église suspendue consacrée à la Vierge, l’Eglise Saint Serge construite à la fin du IVème siècle au dessus d’une crypte où la Sainte Famille se serait réfugiée lors de la fuite en Egypte et l’église Sainte Barbara reconstruite au XIème siècle.

Il est à noter que les églises ne se distinguent pas de l’extérieur mais elles possèdent un intérieur très riche. Le musée copte fondé en 1908 est le plus riche musée du monde en art copte au travers d’une collection rare d’objets, de tissus, d’icônes et de manuscrits.

Nous avons eu la chance de faire ses visites avec un guide copte et cela a sans doute changé le regard que nous aurions pu porter comme simples voyageurs. Porté par la foi, il a su nous faire partager des moments d’une belle intensité religieuse et ses explications sur l’iconographie ont été vraiment intéressantes.

- JOUR 15 –samedi

visite du Caire islamique

Lorsqu'en l'an 969 les fatimides, conquérants chiites épris de poésie et de musique, s'emparent de la place qu'ils nomment al- Qahira (la Victorieuse), ils s'empressent d'ériger un lieu d'enseignement religieux, après quelques beaux palais dont l'un suscite l'admiration d'un voyageur persan, perdu dans un dédale qu'il compare à la plus grande des cités de son pays. Le Caire devient la ville des califes raffinés, défendue par une armée d'esclaves, d'eunuques et de mercenaires.

Nous avons fait une assez longue journée de visites soutenues (détail dans mon compte rendu complet).

- JOUR 16 –dimanche

Retour à Paris

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir :

- la croisière avec Gréement du Nil, exceptionnelle, un bonheur absolu, traités comme des princes

- se déplacer en avion pour gagner du temps et du confort sans avoir à subir en urgence les aléas du train

- le timing de visite du Caire, parfait pour un voyage de 15 jours

- la visite à Dendera, un temple magnifique avec des couleurs éclatantes, très peu fréquenté

Ce que nous regrettons :

- Nous aurions du garder notre guide à Assouan pour visiter intelligemment le temple de Philae. Le guide Lonely planet s’est avéré nettement insuffisant. Il aurait fallu, pour se passer de guide, avoir le guide bleu.

- ne pas avoir eu l’idée d’aller de la vallée des rois au temple d’Hatshepsout à pieds en passant par la montagne

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails et explications, tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers et les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL

Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 30 pages
Jeu des photos: nouveau souffle!
by Lilie82 · 2010-03-09 · 595 replies
Salut VFistes,

On ne va pas attendre Aristo parce que sinon... 😛

Alors?.. c'est ou?

😉

Lilie
Retour d'un voyage au Vietnam: trajet, informations, etc
by Wiki27 · 2010-01-18 · 18 replies
Après mon « post » Mes impressions du Vietnam… voici mon parcours dont les informations pourront aider – je l’espère – les prochains visiteurs du pays.

Notre trajet : Hanoi – Sapa – Hanoi – Tam Coc – Hanoi – Baie d’Along – Hanoi – Hoi An – HCMV – Mékong – HCMV – Cu Chi – HMCV – Hanoi. Nous n’avons pas privilégié Nha Trang et Mui Ne, car nous n’aimons pas particulièrement la baignage et la plage.

8 et 9 décembre 2009 – Montréal – Hanoi

Arrivés à Hanoi vers les 23 heures, nous avons pris la direction du dodo. Hôtel Little Hanoi (48 rue Hang Ba). Coût : 22 $ US, déjeuner inclus. Ils offrent le « pick-up » à l’aéroport si un minimum de 2 nuits (le transport de l’aéroport à Hanoi coûte environ 10 $). Les gens à la réception nous ont rendu de multiples services : achat de billets de train (pas vraiment plus cher que si je l’avais fait par moi-même et pas le tracas de le faire), trouver une pharmacie et agir à titre d’interprète, etc. Vraiment, service super. Par contre, ils ont tendance à « surbooker ». Mais ils trouvent toujours un moyen de nous faire dormir à quelque part ! Les chambres sont corrects, mais sans plus. Possible de laisser ses bagages dans le « store room » lorsqu’on part en excursion et possibilité d’y prendre une douche même si on n’a pas de chambre. Endroit très pratique. Je n’ai pas cherché moins cher ailleurs, je m’y sentais bien.

10 décembre 2009 – Arrivée à Hanoi

Lors de ma première journée, nous avons fait un tour d’horizon d’Hanoi, fait le tour des 36 quartiers, marché Dong Xuan et du lac Hoan Kiem. Le marché Dong Xuan était très beau visuellement. Dans la rangée des fruits et légumes, il y a plein de couleurs vives. Dans la rangée des viandes, j’ai pensé devenir végétarienne… J On s’est également arrêté pour simplement regarder la conduite des motobikes… c’est presque quelque chose à voir.

Restaurant Bun Bo (67, rue Hang Dieu) : Tel que dit dans mon livre de voyage, on y offre que du Bun Bo. C’était vraiment très bon et ridiculement pas cher. Par contre, il ne faut pas s’attendre à un restaurant « fancy ». Coût : 30 000 VND chacun.

Le soir même, on prenait le train pour Lao Cai (Sapa). Choisir un compartiment à 4 couchettes « softsleep » (« softsleep » pour mieux dormir et à 4, car c’est moins cher et on peut avoir la chance de discuter avec d’autres voyageurs). Coût : 50 $ US par personne pour un aller-retour. À la gare, un touriste nous a indiqué d’aller voir un homme en particulier pour recevoir nos billets. Une chance, car on n’aurait jamais su.

11 décembre 2009 – Lao Cai – Sapa

On arrive très tôt à la gare de Lao Cai (vers 4 h 30). Lorsqu’on débarque, il faut prendre un moyen de transport pour se rendre à Sapa. Ça prend environ 1 h et la route est très sinueuse. En sortant du train, il y a quelques kiosques qui proposent le transport en minivan (pour 10-12 personnes). Coût : 30 000 VND par personne. En sortant de la gare, il y a encore plus de gens à vous offrir le transport. Les chauffeurs nous ont déposé dans Sapa. Bien des gens nous attendent pour nous proposer leur hôtel. Nous, on voulait aller au Green Valley Hostel. Coût : 7 $ US pour 2, déjeuner inclus. À noter : il n’y a pas de chauffage, mais douche avec eau chaude. On a demandé un chauffage portatif, car on avait très peur d’avoir froid.

Côté température, on m’avait dit qu’il pouvait faire très froid en décembre. On est très chanceux, car il faisait entre 23-25 degrés le jour et peut-être 15 degrés le soir. Belle température avec gros soleil et pas de brume. Mais je ne pense pas que ce soit représentatif comme température en décembre.

Nous sommes allés au Tourism Information Center pour s’informer (en face du marché). On a choisi de faire un trek d’une journée (14 km). Coût : 23 $ US par personne. On est arrivé à 9 h 45 et on partait à 10 h 20. Nous étions seuls avec la guide. C’était super, car on avait vraiment la chance de discuter avec elle. Les villages visités : Y Linh Ho, Lao Chai, Ta Van. Nous avions tout de même 2 Hmong qui nous ont suivis durant tout le trek ! Ce qu’il faut savoir à Sapa, c’est qu’il s’y trouve une minorité Hmong. Les femmes et les jeunes suivent les touristes en vue de vendre une de leurs confections. N’imaginez pas qu’elles se lassent après 1 km. Elles nous ont suivis durant 12 des 14 km. C’est lorsque nous leur avons acheté quelque chose qu’elles nous ont quitté à la recherche d’un autre touriste. C’est un peu contre mes principes d’acheter quelque chose pour gagner la paix, car je me dis que j’encourage ce comportement. Si les enfants ne récoltaient pas d’argent, ils seraient peut-être envoyés à l’école. Mais d’un autre côté, on me disait que ce n’était pas vraiment correct de ne rien acheté. Le trek que nous avons fait était vraiment super. On a vu des rizières en terrasse. J’étais vraiment curieuse de voir ça de mes yeux. Vu que la récolte était passée, il n’y avait de vert verdoyant. La guide nous disait plein de trucs sur la culture et les manières de vivre des Vietnamiens. On s’est couché dès notre retour à l’hôtel. Nous étions épuisés.

12 décembre 2009 – Sapa – Lao Cai

Le lendemain, nous avons marché dans Sapa. En fait, on est sorti des rues principales. On s’est retrouvé à marcher sur des trottoirs qui reliaient les maisons dans les jardins. Il n’y avait que quelques touristes (ils étaient suivis par des Hmong !). C’est fascinant de voir les gens dans leur chez-eux, à s’occuper de leur quotidien.

On a fait un tour du marché. Puisque mon conjoint et moi-même n’aimons pas trop le magasinage, on n’est pas resté longtemps.

Puis, nous nous sommes rendus à Dragon Mountain (on a eu besoin d’aide pour trouver). A mon avis, c’est quelque chose à faire. Coût : 30 000 VND par personne. On s’est promené un peu partout. La carte n’est pas trop précise, alors difficile de savoir si on voit tout. J’avais lu sur Internet qu’il y avait un beau point de vue, mais je suis passée à côté. En descendant, j’ai aperçu où était le point de vue. On a donc remonté la petite montagne. Et là, nous avons vu Sapa du haut de Dragon Mountain. C’est très joli, à ne pas manquer. Contente d’avoir fait la 2e montée !

Par la suite, c’était déjà le temps de retourner à l’hôtel, plier bagage et prendre le taxi pour aller à Lao Cai. À Lao Cai, on a mangé au restaurant où le taxi nous a déposés. Nous n’avions pas de restaurant en particulier où aller, alors bah… Restaurant : Fastfood Emotion. Coût du repas : 115 000 VND. Rien de particulier, c’était correct. Ensuite, nous avons vu l’accident de 2 motobikes. On gros « bang ». En moins de 2 minutes, il y avait une masse de gens… et la rue est devenue bloquée à cause des gens qui s’attroupaient. Les autres motobikes klaxonnaient pour passer, mais en vain. Nous nous sommes rendus à la gare pour prendre notre train pour rejoindre Hanoi.

13 décembre 2009 – Hanoi

Arrivée aux petites heures du matin à Hanoi. Nous avons fait un tour au lac Hoan Kiem. Il y a beaucoup de gens qui faisaient leurs exercices. Je ne me serais pas levée exprès pour voir cela, mais vu que j’y étais… c’était bien.

Nous devions aller au Musée d’ethnographie et à Ca Phe Ve Lo. Changement de programme, car mon conjoint avait une infection au pied. Nous nous sommes rendus à l’Hôpital français de Hanoi. Coût : 90 $ US pour la consultation et quelques petits dollars pour les médicaments. Ça n’a pas été si long que cela. Nous avons dîné au Tamarin. Coût : 16, 70 $ US. Restaurant un peu à l’occidental. Facile de faire grimper la facture. C’était très bon, mais j’ai préféré le restaurant Bun Bo pour l’expérience ! J On a regardé pour certains achats que nous devions faire. Mon conjoint a été tenté par une pâtisserie à vendre (petit magasin dans les 36 quartiers. Finalement, il se fera jouer un tour, car en la mangeant, il remarquera que sa pâtisserie regorge de fournis (10-15 fourmis seulement)… Puis ç’a été du repos (pour le pied de mon conjoint.)

14 décembre 2009 – Tam Coc

Départ avec un bus touristique à partir de l’hôtel pour se rendre à Tam Coc. Coût : 6 $ US chacun. On suit le petit groupe de 7 personnes. Donc, en chemin, on visite 2 temples à Ninh Binh. Coût : 10 000 VND par personne pour les 2 temples. Le guide nous avise que pour se rendre à Tam Coc, il faudrait avoir un « arrangement », sinon, l’autobus nous laisse à Ninh Binh.( Je crois qu’il a été tenté de faire un peu plus d’argent.) On fait comprendre au guide qu’on a payé pour se rendre à Tam Coc. Finalement, on se fait déposé à Tam Coc. On a marché jusqu’à notre hôtel qui se trouvait à environ 1 km : Chez Loan. Coût : 12 $ US pour la chambre, sans déjeuner. Quand nous sommes arrivés à l’hôtel, Loan, qui parle français, n’était pas là. Et personne ne parlait français ou anglais. Finalement, Loan a été rejointe par cellulaire et tout a été ok. Malheureusement, l’hôtel était en rénovation lors de notre passage, mais rien de dérangeant. Et Loan était à l’extérieur, donc nous n’avons jamais pu la rencontrer. Nous avons pris notre dîner à l’hôtel. Le repas était vraiment bon (surtout le mien, qui était la spécialité du coin je crois, de la chèvre). Coût : 230 000 VND.

Nous avons emprunté des vélos pour se promener dans les environs. Nous nous sommes rendus à la pagode Binh Dong. On devait laisser nos vélos à un endroit et quelqu’un les « surveillait ». 5 000 VND pour les 2 vélos. À la pagode, il y avait plusieurs jeunes femmes, dont une qui nous proposait ses services de guide qu’on a refusé. Finalement, je crois que nous aurions dû : le site est beau, mais difficile de savoir par où passer et possibilité d’Avoir plus d’infos. Je ne me souviens quel montant d’argent elle nous demandait en échange d’être notre guide, mais ce n’était pas cher (genre 2 $ US).

J’ai remarqué à Tam Coc, les enfants vietnamiens semblaient toujours rire de nous, mais pas méchamment. Et ils lançaient toujours des « Hello ! ». C’est le seul endroit que j’ai remarqué ça.

15 décembre 2009 – Tam Coc

À l’hôtel, nous avons croisé un autre couple de touristes qui quittaient justement Tam Coc. Ayant à peu près tout fait dans le coin, nous leur avons demandé les meilleurs endroits selon eux. Ils nous suggéraient fortement de faire la pagode de Ham Nua (450 marches) et de se promener en barque à Tran An plutôt que les barques de Tam Coc (Tran An est un peu plus cher, mais c’est apparemment beaucoup moins touristique).

Nous avons suivi leurs conseils et nous n’avons rien regretté. Nous sommes partis avant 8 h avec nos vélos. Nous nous sommes rendus à Tran An en premier. Nous avons sollicité bien des gens avec notre carte (remise par l’hôtel) pour savoir par où passer. Arrivée aux barques, on fait garder nos vélos (5 000 VND) et nous avons payé notre tour en barque (160 000 VND chacun). Le site est vraiment très beau. C’est le calme total. On voit une dizaine de grottes. Les paysages sont tout simplement à couper le souffle. Durée : 2-3 h.

Puis, nous sommes revenus sur nos pas en vélos. Nous sommes arrêtés à la pagode de Ham Nua. Ouf ! C’est à ce moment que j’ai compris que je n’étais pas en forme ! J Coût : 20 000 VND par personne (comprend la surveillance des vélos). Quand on commence à gravir les marches, on se décourage un peu, mais ça va quand même vite. En haut, on a une excellente vue des environs. C’est complètement différent de quand on est au niveau du sol. On voit les pitons rocheux qui sortent du sol. Tout simplement wow !

Durant cette journée, il faisait vraiment chaud (plus de 30 degrés Celsius). Je me souviens que mon conjoint et moi-même ayons dit qu’on avait rarement sué autant durant une journée… c’était avant de se rendre dans le Sud du Vietnam…

Étonnamment, Tam Coc était très peu abordé dans mon guide. Et je crois que ce devrait être un lieu incontournable. Sapa et Tam Coc ont été mes 2 endroits préférés. Peut-être parce qu’il s’agissait d’endroits très calme où on peut s’entendre penser…

Nous sommes revenus à l’hôtel. Nous avons pris un taxi pour se rendre à la gare d’autobus. Coût du bus Ninh Binh – Hanoi : je ne m’en souviens plus, mais c’est très peu cher. Confort sommaire, mais on s’en foutait. Conduite un peu effrayante, mais je me disais qu’on était plus gros que la plupart des autres (motobikes et autos). J Quand nous sommes arrivés à Hanoi, il y avait une manne de chauffeurs de taxi et de motobike qui nous collaient à la peau pour qu’on embarque avec eux. À ce moment précis, je me suis sentie vraiment étouffée. L La seule façon que j’ai trouvé de m’en sortir a été de marcher jusqu’à mon hôtel (Little Hanoi). En fait, je ne savais pas par où je me dirigeais, mais je voulais juste qu’on cesse de me suivre et de m’offrir sans cesse leur service. Bref, nous avons fait une marche de 2 heures 30 minutes. Ce n’était pas agréable ni désagréable (mais mon copain a trouvé ça moins agréable que moi, car il était un peu malade). Ça m’a permis de voir et d’entendre (klaxons) les rues de Hanoi.

Arrivée à l’hôtel, il était « sur-booké », donc ils nous ont installés dans un autre de leur hôtel avec mille et une excuses.

Contente d’y être allée à Tam Coc durant 2 jours, parce qu’une excursion d’une journée ne serait pas suffisante pour s’empreindre du lieu.

En se couchant, mon conjoint m’a affirmé qu’il ne voulait pas aller à la Baie d’Along, à cause de son pied, sa toux, mais surtout à cause de la fatigue. J’étais un peu découragée. Car aller au Vietnam sans aller à la Baie d’Along, … je trouvais ça moche. Mais il n’en pouvait plus, je me devais donc de respecter ses limites.

16 décembre 2009 – Hanoi – Baie d’Along

Le lendemain très tôt, on se réveille. Car sachez qu’il est impossible de se lever tard, car les klaxons retentissent dès 5 h du matin. Nous, on se couchait vers les 20-21 h max (quand ce n’était pas plus tôt), donc ça ne nous dérangeait pas trop. Avis donc au couche-tard… Bref, en entendant les premiers klaxons du matin, mon copain a décidé qu’il ne passerait pas une autre journée à Hanoi dans le bruit des klaxons. Donc, grâce aux klaxons, nous sommes allés à la Baie d’Along ! Nous avons acheté un tour avec Ocean Tours (22, rue Hang Bac, Hanoi) le matin même. On voulait prendre le tour avec le dodo dans le bungalow, mais c’était complet (à 1 heure d’avis, on ne pouvait pas trop en demander !). Donc, on a dormi dans un bateau. Coût : 105 $ US chacun pour un 2 jours, 1 nuit. Encore là, nous étions bien chanceux, car nous étions 10 seulement sur le bateau, mais il y avait un enfant pour le moins turbulent – et je suis polie – mais on ne peut pas tout avoir ! Note : apportez-vous de l’eau, car c’est très cher sur le bateau.

Notre conducteur (entre Hanoi et la Baie d’Along) conduisait vraiment bien. Wow ! Puis embarquement dans le bateau. Je me suis désolée de voir autant d’essence dans l’eau, car les bateaux ne sont pas tous mécanique A-1.

Nous avons demandé de ne pas avoir de fruits de mer comme repas. Là où j’habite, on en mange tout l’été et je n’apprécie pas plus qu’il faut les fruits de mer. La bouffe que j’ai mangée sur ce bateau, c’était vraiment extra. Je crois que tout le monde a vraiment aimé. Ceux qui ont mangé les fruits de mer et poisson autant que la végétarienne que nous avec la viande plus traditionnelle. Je ne sais pas il y avait combien de services par repas, mais j’ai eu l’impression de manger tout le temps.

On a fait un tour de kayak d’une heure environ. C’était un peu court. J’aurais aimé avoir plus de temps pour pouvoir plus explorer. Mais bon ! Puis à la suite, les gens se sont baignés. L’eau était apparemment chaude, mais je suis frileuse et je n’aime pas particulièrement me baigner, alors j’ai passé mon tour.

D’ailleurs, nous n’avions emmené des vêtements légers avec nous, car nous avions toujours très chaud. Dès le 16 décembre, la température était beaucoup plus fraîche (15-17 degrés). Je n’avais que des shorts !

17 décembre 2009 – Baie d’Along – Hanoi

Le lendemain, difficulté pour prendre une douche sur le bateau, donc j’emprunte la douche de la guide ! On se rend à la « Amazing Cave ». C’est tout un endroit. Une immense grotte en 3 sections. Avec les jeux de lumières, ça fait de superbes photos. À mon avis, c’est une bonne idée que ce soit inclus dans le tour quand on va à la Baie d’Along. Puis retour en bateau, puis en autobus à Hanoi. A mon avis encore, 2 jours et 1 nuit est suffisant pour la Baie d’Along. Mais si on décide d’aller à l’île Cat Ba, il est sûrement préférable d’allonger le séjour.

18 décembre 2009 – Hanoi – Danang – Hoi An

On part aux petites heures du matin avec deux autres touristes pour prendre l’avion Hanoi-Danang. Nous avons fait ce choix pour 2 raisons. D’une part, nous ne disposions de pas plus de 3 semaines pour voyager et on voulait limiter la fatigue liée au transport sur terre.

Concernant les vols internes…

Vietnam Airlines : un excellent transporteur. Service à la clientèle, bouffe super (et ce, malgré les courtes distances !), confort, toujours à l’heure, etc. Il est légèrement plus cher que son concurrent (JetStar), mais la petite différence vaut nettement la peine.

JetStar (au Vietnam) : un peu moins cher que son concurrent (Vietnam Airlines). Par contre, attendez-vous à des délais, annulations et reports de vol. Étrangement, cette compagnie offre une dizaine de vols par jour (ex. : Danang – HCMV), mais annule 8 vols. Inévitablement, votre vol sera déplacé. Mais il peut être déplacé jusqu’à 48 h plus tard (c’est arrivé aux 2 touristes qui étaient avec nous ; ils ont donc changé pour VN Airlines). Donc, si vous avez du temps devant vous, il peut être un choix. Le service durant le vol est moindre, mais vu que les vols sont très courts, c’est correct.

De Danang, nous avons pris un taxi les 4 ensemble en direction de Hoi An. Tout avait été arrangé à partir de l’hôtel à Hanoi. Coût : 8 $ US pour les 4.

En décembre, c’était la saison des pluies dans le Centre, je crois. Il a donc plu tout le temps où nous étions là. De la grosse pluie ! Avec quelques arrêts certains jours… avant que la pluie ne recommence de plus belle. Les Vietnamiens trouvent la température froide (18 degrés Celsius environ) ; de notre côté on est juste bien ! Hoi An est une ville très agréable : moins de gens, moins de klaxons, moins sollicité. Nous nous sommes promenés un peu dans les rues pour faire connaissance avec la ville.

Notre 1er hôtel a été Vinh Huy. Coût : 285 000 VND, déjeuner non-inclus. Très ordinaire, l’eau du toit coulait sur les murs du corridor, … Nous y avons dormi 1 nuit seulement, puis nous avons changé d’hôtel le lendemain.

19 décembre – Hoi An

Changement d’hôtel. Nouvel hôtel : Phuoc Anh Hotel (31/1 Tran Cao Van). On me propose une chambre à 25 $. Selon mes recherches, ça semblait moins cher… On a négocié un peu et finalement, on nous offre la chambre à 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. À cet hôtel, le déjeuner est un buffet vraiment super. Chaque chambre a 2 parapluies et ça rend les marches sous la pluie très agréables. Relativement grand comme hôtel, on n’a pas l’impression d’être coincés, ce qui est bien, car avec la pluie, on se retrouve un peu plus longtemps à l’hôtel. On n’a pas essayé leur piscine, car il faisait trop froid (15-20 degrés).

Nous nous sommes fait prendre au jeu des vêtements sur mesure. Malheureusement, ce ne sont pas toutes les boutiques qui sont super honnête, donc je conseille de voir sur Trip Advisor. Nous avons beaucoup acheté, ou plutôt « consommé » à Hoi An. Vêtements et chaussures sur mesure, foulards, t-shirt, sac, etc.

Des trois magasins pour vêtements et chaussures sur-mesure, nous avons acheté de :

- Blue Ms Tam Tam (56 Tran Hung Dao) (vêtements) : Excellent service. Souci du travail bien fait. Je ne peux que vivement recommander cet endroit.

- Blue Rose II (71 Tran Hung Dao) (vêtements) : Service correct, mais sans plus. Un peu déçue.

- Boutique Impression (97 Tran Hung Doa) (chaussures) : À éviter à tout prix. Très mauvaise expérience (et je ne suis pas la seule sur TripAdvisor…)

On a fait un petit cours de cuisine dans un resto du coin et on prépare 3 plats. C’était très sympathique comme activité. Presque tous les restos offrent des cours de cuisine. Puisque j’avais une extinction de voix (à mon tour d’être malade !), la dame me fait une tisane au gingembre et lime… c’est tellement bon ! Prix pour le cours : 280 000 VND pour les deux.

20 décembre – Hoi An

On décide d’aller à My Son sous la pluie. On devait aller à la Cité impériale, mais il nous manque de temps et nous sommes malades. On fait le choix de ne pas y aller. Donc, on prend un tour avec l’hôtel (coût : 4 $ US chacun). Il ne faut pas avoir de grandes attentes quand on prend un tour de ce type. Visite du site.

De retour à Hoi An, on mange au Yellow Star Cafe (73 NguyenThai Hoc) (resto occidental). Coût : 145 000 VND pour 2. J’y ai mangé l’un des meilleurs cheeseburger à vie ! C’est pas très typique du Vietnam, mais bon, un petit égard de conduite ! Ensuite, on se promène dans le marché et on achète un fruit du dragon et un pomelo. Je trouve que le fruit du dragon est tellement beau (visuellement), mais moins goûteux que ce à quoi on pourrait s’attendre. En contrepartie, le pomelo est tellement bon.

21 décembre – Hoi An

Promenade dans la ville accompagnés de nos parapluies. Arrêt dans un resto-pâtisserie : le Tam Tam Jardin (121 Tran Phu) (très occidental encore). Nous avons dans la mire les pâtisseries. C’est un délice incroyable. Pour les dents sucrées, essayez la mousse au chocolat.

22 décembre – Hoi An – HCMV

Notre avion est reporté de 5 h (vol avec JetStar !). Vol de Danang jusqu’à HCMV (40 minutes de vol). Taxi entre l’aéroport et HCMV : 8 $ US. Malgré que la distance entre l’aéroport et le centre-ville soit courte, la course est relativement longue, car il y a foule. Il fait plus de 30 degrés Celsius. Nous approchons des fêtes, donc les hôtels sont plus difficiles à trouver. On déniche une nuitée à Bich Duyen Hotel (283/4, Pham Ngu Lao). L’hôtel se trouve dans une ruelle, donc c’est beaucoup moins bruyant. Coût : 16 $ US. Tour d’horizon de HCMV. On remarque un rassemblement dans un parc en soirée. C’est en l’honneur du 65e anniversaire de la guerre (selon les dires des gens). On discute avec des jeunes vietnamiens.

23 décembre – Delta du Mékong

Nous partons en tour pour le Mékong. Tour acheté la veille avec le Sinh Tourist (246-248 De Tham, HCMV). Coût : 64 $ US pour les 2. Trajet : Sai Gon–Cai Be–Vinh Long–Long Xuyen–Chau Đoc–Can Tho–Cai Rang. On a choisit de faire le tour en autobus climatisé (certains trajets étaient possible d’être fait en bateau). Or, on savait qu’on faisait déjà des tours de bateau durant le tour et il faisait très chaud (passé les 30 degrés). Enrhumée, je ne m’en sentais pas capable. Ensuite, on prend le tour de 3 jours ; le 2 jours me semble une course, alors on se dit que ce sera un peu plus relax et qu’on aura plus le temps d’apprécier le delta. Le delta, c’est beaucoup de route. Pour faire 110 km environ, ça prend 2 h 30-3 h. Le paysage n’étant pas très beau, on sommeille un peu. On arrive vers les 10 h à Cai Be pour le marché flottant. Je ne sais pas pourquoi ils s’efforcent de le mettre sur le trajet, car le marché est terminé depuis belle lurette ! Il reste 2-3 bateaux sur l’eau. Alors, c’est plus un tour de bateau qu’on fait. Par la suite, on arrête dans les endroits où on fabrique du miel, trucs à la noix de coco et de riz. La chaleur est écrasante. C’est à ce moment où je repense à Tam Coc ; ce n’était pas si mal finalement. L’hôtel où nous dormons (choisi par le tour) est très ordinaire ; on y dort très mal.

24 décembre – Delta du Mékong

Tôt le matin, on quitte pour les villages flottants. On est dans une petite barque. Une dame rame debout et nous sommes 2 à l’intérieur. Arrêt dans une pisciculture. C’est très calme sur l’eau. Le village flottant est très joli et donne l’occasion de prendre de belles photos. Puisqu’on est tôt le matin, il ne fait encore trop chaud. On remarque que notre barque prend l’eau ! À la fin, je commence à avoir hâte d’arriver au rivage, car je n’avais pas prévu une baignade. Visite d’un endroit à tissage. Puis, on se rend à une mosquée… mais on ne peut pas entrer à l’intérieur et il n’y a pas de panneau d’information. Bref, on ne peut que la regarder. Je me suis demandée un peu pourquoi on y était passé ! Retour dans notre barque qui prend toujours un peu plus d’eau. L’une des rames de notre pauvre rameuse se brise. Elle a bien failli tomber à l’eau, mais arrive à retrouver l’équilibre (je n’y serais jamais arrivée) ! Une autre barque passe près de nous et nous escorte jusqu’au rivage. Le village flottant a été ma partie préférée du tour. On visite par la suite un temple et une pagode, puis un centre d’élevage de crocodiles. Autobus jusqu’à Can Tho et après-midi libre pour tous. Mon conjoint et moi-même allons près de l’eau. Là où nous étions, je trouvais qu’il y avait beaucoup de circulation, mais les trottoirs étaient plus souvent libres et dans mon souvenir, il y avait moins de klaxons qu’à Hanoi et HCMV.

25 décembre – Delta du Mékong

Nous partons tôt pour aller dans un 2e marché flottant. Cette fois, c’est beaucoup mieux. On visite un verger et on goûte à divers fruits. Lors du trajet de retour, on fait une pause à Vinh Long. Je SAIS que ce n’est pas représentatif de la ville, mais nous avons atterri tout près du marché vers 15 h une journée très chaude. L’odeur m’a prise à la gorge. Je me suis tout de même promenée dans le marché, mais j’avais plutôt hâte de partir. Retour à HCMV. Puisque c’est Noël, nous achèterons un gâteau de Noël (145 000 VND). Nous dormons à l’Hôtel Giang & Son (j’ai oublié l’adresse). Coût : 20 $ US la nuit, déjeuner inclus. Endroit très bien.

26 décembre – HCMV

Visite du Palais de la Réunification en matinée. Coût : 15 000 VND chacun. Comme je l’Avais lu dans un post, nous demandons un guide pour la visite. Je crois qu’il est indispensable d’être accompagné, sinon on passe à côté du Palais. Très intéressant. Poste centrale et la cathédrale (impossible de visiter lorsqu’on y était) par la suite. On cherche un resto, mais la chaleur me rend irritable. On demande un resto et on nous envoie dans le secteur des gros hôtels et les restos qui viennent avec. On revient sur nos pas pour avoir en endroit qui est plus représentatif du Vietnam. Ouf ! Qu’il fait chaud ! On se rend au Musée de la Guerre (coût : 15 000 VND chacun). À mon avis encore, aller au Vietnam et ne pas voir le Musée de la Guerre, c’est « louper » quelque chose. Malheureusement, le site est en construction. Il fait excessivement chaud à l’intérieur. J’avais tellement chaud. Mon conjoint ruisselait littéralement. Mais pour revenir au musée : une mine d’information. Très-très intéressant, voire un incontournable. C’est dur à voir (et on s’imagine que ce n’est rien comparativement à la réalité vécue) : morts, tortures, effets secondaires de l’agent orange, etc. Il nous a manqué un peu de temps (on est arrivé à 13 h 30 et fermeture du site à 17 h). Ça donne envie de lire davantage sur la guerre du Vietnam que je connais très peu.

27 décembre – HCMV

Changement d’hôtel encore une fois, car l’autre hôtel avait de la place pour nous seulement pour une nuit. Nous allons donc au Madame CUC 64 (64, Bui Vien). Coût de la nuitée : 15 $ US, déjeuner et souper inclus. Vraiment pas cher comme endroit, mais très bruyant (autant à cause de la rue que des gens – incluant touristes – à l’intérieur). Dans mon guide, il y avait une suggestion d’endroit pour des massages : l’association des aveugles de Ho Chi Minh-Ville. Parmi les massages que nous avons eu au Vietnam, c’était le meilleur endroit. Coût : 50 000 VND chacun. La dame qui fait mon massage parle avec la voisine ( !) ; pour mon conjoint, il parle au cellulaire ( !). Les gens étaient sympathiques et belle expérience.

Visite au marché de Ben Tranh. À chaque kiosque, on est interpellé. Jusque là, c’est correct. Parce qu’il faut bien attirer l’attention du client quand on est 50 à vendre des t-shirt ! Et là, je vois un touriste qui explique à une vendeuse que les touristes (en général) n’apprécient pas qu’on lui tape sur le bras par exemple…

Vers la soirée, une idée saugrenue nous traverse l’esprit : partir à la chasse aux sucreries ! On trouve le Yogurt Space (147 Tran Hung Dao). On y trouve plein de sorte de yogourts glacés (amande, lichee, mangue) auxquels on ajoute des friandises… Le coût : 20 000 VND / 100 grammes. On s’en fait un méga (coût : 117 000 VND) ! Bizarrement, nous sommes les seuls blancs à cet endroit, qui fait un peu « occidental ». Un délice, car il fait très chaud à l’extérieur. Puis, se trouve en face le Chewy Junior (34, Tran Hung Dao). Un genre de beignet avec garniture – bien meilleur que les beignets par chez-nous ! La propriétaire nous fait goûter un échantillon… nous sommes vendus ! On commande 4 pâtisseries. Coût : 60 000 VND. On en repart heureux !

28 décembre – HCMV, temple caodaiste et tunnels de Cu Chi

On avait acheté le tour pour aller au temple caodaiste et aux tunnels de Cu Chi quelques jours plus tôt (Coût : 7 $ US chacun + 75 000 VND chacun pour l’entrée des tunnels). On quitte tôt le matin. Encore beaucoup de route (parfois belle, d’autres fois moins). Le temple est vraiment impressionnant à voir. On assiste au début de la cérémonie de prière, puis on quitte. Par la suite, on se rend aux tunnels de Cu Chi. Encore une fois, c’est intéressant comme endroit. Par contre, j’y serais restée plus longtemps. J’avais l’impression qu’on passait un peu à côté tellement ça allait vite. En fait, si c’était à refaire, j’opterais pour un tour en privé (ça doit être possible – un peu plus cher, mais encore plus intéressant).

29 décembre – HCMV – Hanoi

Promenade dans la ville et derniers achats. On achète encore un pomelo (ce sera notre fruit du Vietnam !). On se rend à l’aéroport pour un vol HCMV – Hanoi. Encore une fois, JetStar accusera un retard. Nous sommes avisés à 17 h 15 (l’embarquement était à 16 h 40) qu’il y a des retards et qu’on aura plus de renseignements à 18 h 30. En parlant la dame au comptoir, elle nous dit que si un avion en provenance de Singapour atterrit à HCMV, alors on pourra quitter. Notre avion pour notre retour au Canada est le lendemain, alors nous devons quitter. On se dépêche pour ravoir nos bagages et on achète un vol et s’enregistre avec Vietnam Airlines pour leur vol de 18 h (car le vol de 19 h 30 est complet). On court comme des fous, mais on y arrive ! JetStar ne veut pas nous rembourser car l’achat s’est fait par carte de crédit ; on nous remboursera dans deux semaines par carte de crédit ! Ouais… je n’y croyais pas vraiment !

A Hanoi, on prend une navette jusqu’au lac Hoan Kiem. Coût : 2 $ US chacun. Petit problème, car l’hôtel a « surbooké ». Bref, mon conjoint et moi-même dormons dans un lit simple du dortoir… J Ce qu’on ne ferait pas pour que tous puisse dormir dans un lit !

30 décembre – Hanoi – Montréal

On prend une partie de la journée pour trouver le bureau de JetStar et réclamer notre remboursement. La préposée nous joue la carte qu’elle est une simple employée et ne peut rien faire pour nous. Elle nous dit que nous serons remboursés dans un mois ! Nous insistons – toujours poliment – et finissons par obtenir gain de cause. Il faut être tenace…

Par la suite, c’est le retour à la maison… et nous avons bien hâte de remettre les pieds au pays.

À savoir : Au Vietnam, il faut savoir négocier. Personnellement, je suis pourrie là-dedans. Je me sens mal de couper le prix de moitié ! En revanche, mon conjoint est un excellent négociateur.

Si vous parcourez le Vietnam, pensez à acheter un vol aller vers Hanoi ou HCMV et le retour de l’autre ville. Ça évite des vols internes inutilement.

Wiki

Photo 1: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 2: Dans les environs de Sapa (rizières en terrasse) - durant notre trek Photo 3: Dans les environs de Sapa - durant notre trek Photo 4: Du haut de la pagode de Ham Nua à Tam Coc Photo 5: Temple caodaiste (cérémonie) Photo 6: Une montagne de pomelo! Hum...
Informations sur Miami, Everglades, Key West, Floride...
by Bluesjake · 2009-10-27 · 120 replies
Bonjour les ami(e)s,

Pour notre trip de cinq semaines, prévu dans moins d'une année, j'aurais besoin d'avis et de conseils concernant principalement la Floride. Ce voyage débutera à Miami pour se terminer à Los Angeles (tous les trajets en véhicule). Rien n'est encore réservé, nous pouvons donc encore affiner ce projet, ceci en rapport à vos réponses. Pour la première partie se déroulant sur une semaine, Miami-Nashville; il me faudrait plusieurs renseignements:Jour 1: Arrivée depuis la Suisse à Miami, soirée à Miami Beach.Jour 2: Virée depuis Miami Beach sur les Everglades. Soirée à Miami Beach.Jour 3: Virée depuis Miami Beach en direction de Key West.Jour 4: Trajet routier Miami - Kennedy Space Center (visite, puis direction Atlanta). Nuit prévue près de Jacksonville.Jour 5: Trajet routier Jacksonville - Nashville (nuit à Atlanta ou Nashville)Jours 6 à 8: Nashville (visite clubs, musées de country music; Jack Daniels...)Avez-vous des bons hôtels à me conseiller pour passer trois nuits à Miami Beach, à quelques mètres de la plage ? Bon hôtel, 3 à 5 étoiles, avec parking...

Nous comptons visiter les Everglades, en partant tôt le matin de Miami. 1h30 de trajet en voiture... Quel est pour vous le meilleur lieu à visiter dans ce parc où nous souhaiterions réaliser une ballade dans les marais avec ces bateaux aéro-glisseurs ?

Comment sont les routes dans ce parc national ? Eventuellement, nous pourrions passer une nuit aux Everglades, alors si vous avez un bon hôtel ?

Idem pour Key West, nous souhaitons rouler sur ces longs ponts qui relient les différentes îles... Est-ce que ça vaut la peine d'aller jusqu'au bout, à Key West ou on peut s'arrêter auparavant, ceci afin d'éviter de faire un trop long trajet.

Etant un grand admirateur des alligators, pouvez-vous me conseiller quelques fermes à visiter dans le sud de la Floride.

Avez-vous d'autres point intéressants à admirer en Floride ? Sur les trajets routiers entre Miami - Atlanta ? Nous ne souhaitons pas faire de parcs d'attractions.

Merci par avance pour votre aide.

A + les ami(e)s 😎
"École de campagne" à Cuba: le saviez-vous?
by Liniaz · 2009-09-20 · 116 replies
nous venons d'apprendre que ma petite belle sœur (12 ans)devra obligatoirement participer le mois prochain a l'école de campagne horaire et planning 5 heures du mat debout pas au clairon mais bien avec une grosse cloche 5 heures 30 petit dej tasse de café + fongo sorte de banane écrasée 6 heures/ 13 heures travail obligatoire au champs , désherbage , récolte de fruits , divers taches agricole avec quota de production 13 heures retour a l'établissement dit scolaire et repas genre potage eau claire 13 / 17 heures cours 17h30 repas 18 heures dodo , bien mérité dans un dortoir type militaire lit métallique superposé comme dans les bons vieux film des années 50 visite des parents une fois par semaine , en générale avec de l'alimentation pour leur progéniture durée du séjour club med entre un et quatre mois , tout inclus , bien entendu sans le moindre salaire n'hésitez pas donner votre opinion

c'est la réalité , ce n'est pas un canular
Croisière "Grande Civilisations Antiques" sur le Costa Deliziosa le 22 septembre 2010
by Misslilie · 2009-08-21 · 147 replies
Bonjour,

Voici mon premier post.🙂

Je pars faire ma première croisière sur le costa deliziosa le 22 septembre 2010 sur le thème "les grandes civilisations antiques".

J'aurais voulu savoir si quelqu'un du forum la fesait également...

Je vous remercie par avance
Circuit organisé de quatorze jours/douze nuits dans l'Ouest américain
by Virginievie · 2009-07-31 · 92 replies
BONJOUR à tous,

Nous recherchons des AVIS de personnes qui sont partis avec JET TOURS en circuit organisé.

L'agence de voyage nous propose le circuit "TRESOR DE L'OUEST", départ le 15/09/09 retour le 28/09/09.

AJ-1 de verser 30% d'arrhes, j'aimerais beaucoup que quelqu'un qui à fait ce circuit ou circuit similaire avec JET TOURS.

C'est très important car ça doit changer d'un opérateur à l'autre, me donner des infos sur le temps passé sur les sites à visiter c'est dans l'ordre de 10 minutes, 20 minutes, 30 minutes, 1 heure, 2 heures (ou plus!!!), les heures de départ des hôtels le matin, les heures d'arrivée dans les hôtels le soir (approximativement), si aux départs des différents hôtel le car fait du ramassage d'autres touristes pendant 2 heures ?.

Parcontre on a été bien renseignés sur le fait qu'il faut un adaptateur de prise de courant et qu'il faut de bonnes chaussures et des lainages.

Voici le circuit :

1er jour / arrivée Los Angelès

2ème jour / Los Angeles, matinée avec la visite des fameux Universal Studios, grands studios cinématographiques et superbe parc d'attractions aux shows inspirés des grands moments du cinéma hollywoodien déjeuner dans le parc diner et nuit à l'hôtel Hacienda.

3ème jour / Los Angeles / Laughlin / Matinée consacrée à la découverte de la cité des Anges et de ses quartiers mythiques, déjeuner et poursuite vers Laughlin avec un arrêt en cours de route au Bagdad Café, arrivée en fin d'après-midi dans cette ville située sur les rives du fleuve Colorado, diner et nuit à l'hôtel-Casino Colorado Belle.

4ème jour / Laughlin / Grand Canyon / Flagstaff / Premier arrêt à Selingman sur la mythique route 66 avant le parc du Grand Canyon, déjeuner et ballade sur la rive Sud (option survol en hélicoptère du Grand Canyon). Continuation sur Flagstaff dîner Navajo et logement à l'hôtel Days Inn.

5ème jour / Flagstaff / Monument Valley / Kanab / La réserve des indiens Navajos et Monument Valley visite de Hogan (option tour en jeep avec les indiens Navajos). Dans l'après-midi poursuite vers Page avec un arrêt sur les bords du superbe Lake Powel dîner Western avec musique Contry à Kanab, nuit au Mission Inn.

6ème jour / Kanab / Bryce Canyon / Las Vegas / Traversée des prairies en direction de Bryce Canyon, possibilité de descendre avec le guide à pied pour visiter la partie basse du parc (à confirmer sur place), déjeuner et continuation vers Saint-George, arrêt photo dans un "Truck Stop", arrivée à Las Vegas, dîner et nuit à l'hôtel Circus, situé sur le Strip.

7ème jour / Las Vegas et Death Valley / Traversée du désert du Névada pour rallier le parc national de Death Valley, déjeuner et visite du Borax Museum et arrêt au "Factory Outlet (Shopping) avant le retour à Las Vegas dîner et nuit au Circus Circus.

8ème jour / Las vegas /Calicos / Fresno / traversée des étendues du Sud-Ouest et déjeuner / arrêt à la ville de Calico. Poursuite vers Fresno pour le dîner et la nuit à l'hôtel Red Roof Inn.

9ème jour / Fresno / Yosemite / Modesto / Visite du Yosemit National Park, déjeuner léger dans le parc et route vers Modesto, dîner et nuit au Ramada Inn.

10ème jour / Modesto / San Fransisco / Visite guidée des principaux attraits de la ville et déjeuner à Chinatown. après midi de libre, dîner et nuit à l'hôtel Sam Wong.

11ème jour / San Fransisco / Monterey / Carmel / Lompoc / Côte sauvage déjeuner et visite puis rejoindre Lompoc dîner et nuit au Days Inn.

12ème jour / lompoc/ Santa Barbara / Los Angeles / Visite de la belle mission de Santa-Barbara déjeuner sur place . Poursuite vers la cité des Anges via la jolie plage de Santa Monica temps libre, diner et nuit à l'hôtel Hacienda.

13ème jour / Los Angeles / France / Matinée de libre et envol vers la France.

14ème jour / France.

Voici ce que l'on nous propose à faire du 15/09/09 au 28/09/09, pour 2 283 Euros par personne avec Jet Tours.

Quand nous partons en vacances, nous partons toujours par nos propres moyens, nous ne sommes jamais partis en circuit touristique, j'ai peur que l'on descende du car et de rater beaucoup de choses, à votre avis ? Nous ne pouvons pas partir (à notre avis) tous les deux, car nous ne parlons pas Anglais, mon ami le comprends un peu mais l'Américain et encore plus difficile à comprendre.

Que pensez-vous du programme ?

Nous devons donner une réponse demain samedi 1er Août à l'agence de voyages.

Pour les Passeports nous sommes allées les refaire samedi 25 juillet, c'était des passeports écrits en Manuscrits donc plus valables, nous avons fait des passeports Biométriques, nous devrions les avoir fin Août, je suis angoisée à savoir si ils vont être prêts à temps ?.

Merci encore, si vous avez d'autre info je suis preneuse.

Virginie.

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