Results for "Alaska"
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La Namibie
Bonjour à tous,
Que pouvez vous me conseiller comme itinéraire pour un trip d'un mois(aout) dans ce pays ? est il facile d'y voyager en individuel ?
merci d'avance....cela serait mon premier voyage en Afrique!
yann
Que pouvez vous me conseiller comme itinéraire pour un trip d'un mois(aout) dans ce pays ? est il facile d'y voyager en individuel ?
merci d'avance....cela serait mon premier voyage en Afrique!
yann
J'ai vécu l'Everest
J'ai lu sur le sujet "livre culte" que beaucoup d'entre vous aviez lu et aimé Tragédie à l'Everest de Jon Krakauer.
Etant amateur de livre de montagnes j'avais bien entendu repéré depuis longtemps ce livre à la fnac mais je repoussai sans cesse son achat sous le pretexte idiot que je trouvais le titre un peu commercial. De surcroit je craignais que le livre ne soit qu'un mauvais plagiat de Fascination du K2 de Jim Currian qui relate de façon poignante l'été 1986 sur le deuxième toit du monde.
Malgré mes craintes j'ai suivi vos conseils et je ne le regrette pas. Tragédie à l'Everest est un témoignage sincère, tragique et émouvant. Je remercie donc ceux qui l'ont conseillé.
A noter que le titre original 'Into thin air' est beaucoup moins racoleur que dans la version française.
Pour les spécialistes et anglophiles, il faut noter aussi que le guide de l'expédition "Madness Mountain", Anatoli Boukreev, qui s'est senti mis en cause par Krakauer a écrit sa version des évènements dans un livre "The climb" qui n'a guère été traduit. Je ne me suis pas encore procuré l'ouvrage.
Sur ma lancée j'ai lu " J'ai vécu l'Everest" de Pierre Paperon Quelle déception !!! Un navet, mal écrit, ou l'auteur, un cadre supérieur de DANONE, ancien fondateur d'ALTAVISTA n'arrete pas de se plaindre des mauvaises conditions de vie camp de base de l'everest (qu'il compare à un camp de concentration dont le gardien serait son chef d'expédition). Il expose ses vues intolérentes sur les sherpas, la "bouffe népalo-tibétaine" le tout au milieu d'un charabia incompréhensible où se mêle ascension dans l'entreprise, pseudo-spiritualité. L'auteur nous dit sans fausse honte, qu'il a lâché ses compagnons, préférant monter s'acclimater seul plus haut, avant de s'étonner que ceux ci l'oublient en cours de route et gravissent le sommet sans l'encombrant donneur de leçon. Au retour, dépité de son échec, il les lâche à nouveau, fuyant le camp de base, pour éviter les "bla bla bla habituels des vainqueurs de l'Everest"car il "prétend connaitre le processus de fabriquation des épopées individuelles et collectives".
Enfin il nous avoue qu'il y reviendra peut être pour "ne pas laisser un espace libre à ses enfants", afin que ceux ci ne soient pas tenté d'accomplir ce que leur père aurait échoué. (qu'est ce qu'il ne va pas s'inventer comme pretexte !!!). Le tout est pitoyable et décevra les amateurs de ce genre de récits. Si je ne vous ai pas convaincu et que vous désiriez lire ce livre, ne l'achetez pas je vous l'offre.
Cependant je vous conseillerais plutot les autres livres cités plus hauts ou encore "la mort suspendue " de Joe Simpson.
Etant amateur de livre de montagnes j'avais bien entendu repéré depuis longtemps ce livre à la fnac mais je repoussai sans cesse son achat sous le pretexte idiot que je trouvais le titre un peu commercial. De surcroit je craignais que le livre ne soit qu'un mauvais plagiat de Fascination du K2 de Jim Currian qui relate de façon poignante l'été 1986 sur le deuxième toit du monde.
Malgré mes craintes j'ai suivi vos conseils et je ne le regrette pas. Tragédie à l'Everest est un témoignage sincère, tragique et émouvant. Je remercie donc ceux qui l'ont conseillé.
A noter que le titre original 'Into thin air' est beaucoup moins racoleur que dans la version française.
Pour les spécialistes et anglophiles, il faut noter aussi que le guide de l'expédition "Madness Mountain", Anatoli Boukreev, qui s'est senti mis en cause par Krakauer a écrit sa version des évènements dans un livre "The climb" qui n'a guère été traduit. Je ne me suis pas encore procuré l'ouvrage.
Sur ma lancée j'ai lu " J'ai vécu l'Everest" de Pierre Paperon Quelle déception !!! Un navet, mal écrit, ou l'auteur, un cadre supérieur de DANONE, ancien fondateur d'ALTAVISTA n'arrete pas de se plaindre des mauvaises conditions de vie camp de base de l'everest (qu'il compare à un camp de concentration dont le gardien serait son chef d'expédition). Il expose ses vues intolérentes sur les sherpas, la "bouffe népalo-tibétaine" le tout au milieu d'un charabia incompréhensible où se mêle ascension dans l'entreprise, pseudo-spiritualité. L'auteur nous dit sans fausse honte, qu'il a lâché ses compagnons, préférant monter s'acclimater seul plus haut, avant de s'étonner que ceux ci l'oublient en cours de route et gravissent le sommet sans l'encombrant donneur de leçon. Au retour, dépité de son échec, il les lâche à nouveau, fuyant le camp de base, pour éviter les "bla bla bla habituels des vainqueurs de l'Everest"car il "prétend connaitre le processus de fabriquation des épopées individuelles et collectives".
Enfin il nous avoue qu'il y reviendra peut être pour "ne pas laisser un espace libre à ses enfants", afin que ceux ci ne soient pas tenté d'accomplir ce que leur père aurait échoué. (qu'est ce qu'il ne va pas s'inventer comme pretexte !!!). Le tout est pitoyable et décevra les amateurs de ce genre de récits. Si je ne vous ai pas convaincu et que vous désiriez lire ce livre, ne l'achetez pas je vous l'offre.
Cependant je vous conseillerais plutot les autres livres cités plus hauts ou encore "la mort suspendue " de Joe Simpson.
conseils sur itinéraire Calgary/Vancouver
Bonjour à tous,
Nous avons pris nos billets d'avion pour notre périple au Canada. Nous arriverons le 24 août à Calgary et voici l'itinéraire envisagé :
Calgary 1 nuit, canmore/banff 4 nuits, lake louise 1 nuit, jasper 4 nuits, clearwater 1 nuit, kamloops 1 nuit, campbell river 1 nuit, ucluet 3 nuits, victoria 2 nuits, vancouver 3 nuits et retour au bercail. Sachant que nous ne sommes pas de grands randonneurs, et que nous aimerions voir des animaux.
Qu'en pensez-vous ? Y-a-t'il des endroits qui méritent plus de temps et d'autres moins ?
Merci pour vos conseils.
Georges 🙂
Nous avons pris nos billets d'avion pour notre périple au Canada. Nous arriverons le 24 août à Calgary et voici l'itinéraire envisagé :
Calgary 1 nuit, canmore/banff 4 nuits, lake louise 1 nuit, jasper 4 nuits, clearwater 1 nuit, kamloops 1 nuit, campbell river 1 nuit, ucluet 3 nuits, victoria 2 nuits, vancouver 3 nuits et retour au bercail. Sachant que nous ne sommes pas de grands randonneurs, et que nous aimerions voir des animaux.
Qu'en pensez-vous ? Y-a-t'il des endroits qui méritent plus de temps et d'autres moins ?
Merci pour vos conseils.
Georges 🙂
KYOTO: un protocole pour se deculpabiliser...?
Ca y est ! le protocole de kyoto est "activé"..... "chouette !!" devrait t-on tous se dire -- "notre monde est en bonne voit pour etre sauvé !! "
A y regarder de plus pret, tout compte fait on a qd meme l impression qu il sagit là d'une plaisanterie destinée a deculapbiliser une bonne partie de l occident ....
La mer va monter, engloutir des millions d'hectares ? oui c'est vrai, elle va belle et bien monter comme elle le fait depuis des milliers d'années ... pour preuve, les homosapiens qui se sont amuser a peindre les mur de cette fameuse grotte retrouvés il y a qqs années au large de marseilles n'y accedaient sans doute pas en sous-marin .... on peut donc penser que le niveau de la baignore etait plus bas a l epoque ....Le Co2 va encore accroitre le rechauffement ??? oui aussi, mais est ce que les accords de kyoto vont y changer qqch... pas vraiment a vrai dire... il est prouvé que meme si tous les etats qui ont signer + les Usa faisait les efforts demandé... cela permetrait de gagner l equivalent de 6 ans de "degat" a l horizon 2100 .... pas genial comme benefice... surtout si l'on met en face l ardoise de ce projet...
Pour info, le protocole de kyoto a un cout annuel de 150 milliard de dollars, la moitié de cette somme (source ONU) prmettrait de donner de l eau potable, un niveau sanitaire acceptable, un systeme de santé de base et une education minimale a l ensemble de la planete ..... ca laisse reveur ! et si cette chance etait donnée au reste du monde, bien des pays aurait alors les moyens de lutter effiacement contre les catastropphes naturelles inerantes au rechauffement ineluctable de notre belle planete.... il suffit de comparer les consequence du cyclone a haiti l an dernier a celles qu il a eu de l autre coté de l ile, en rep dominicaine ou les vents ont ete aussi violent. Si les haitiens avait eu un minimum de moyens. .... il auraient, comme leurs voisins, sans doute eviter le pire...
Bref, je ne dis pas qu il ne faut rien faire vis a vis de l environnement, bien au contraire.... mais avant de penser a nos arriere, arriere, arriere petits enfants. en tentant de corriger un phenomene impossible a corriger... ne devrions nous pas avant tout, commencer par essayer de donner a l ensemble des Humains les moyens de vivre "Bien" aujourd'hui .... de vivre tt cors devrais je dire....
Bref, je ne dis pas qu il ne faut rien faire vis a vis de l environnement, bien au contraire.... mais avant de penser a nos arriere, arriere, arriere petits enfants. en tentant de corriger un phenomene impossible a corriger... ne devrions nous pas avant tout, commencer par essayer de donner a l ensemble des Humains les moyens de vivre "Bien" aujourd'hui .... de vivre tt cors devrais je dire....
Voyage en Sibérie
Je projette un voyage en Sibérie pour l'été prochain avec comme destination finale le lac Baïkal. J'ai pensé faire Paris-Moscou, Moscou-Novosibirsk en avion et ensuite continuer sur Irkoutsk en train en faisant des étapes pour explorer la région.
Pour l'instant je n'ai qu'une faible idée de ce qu'il y a à voir et à faire dans l'espace qui sépare ces deux villes et des moyens de transports dès qu'on s'éloigne, au nord ou au sud, de la voie du transsibérien.
Je pense partir trois semaines en tout, est-ce trop ou pas assez ?
Quelqu'un a-t-il des infos perso sur les villes de Novosibirsk, Krasnoyarsk, Abakan, Kyzyl ?
A quoi ressemblent les paysages à bord du transsibérien entre Novosibirsk et Irkoutsk ?
Toutes infos sur la ville de Irkoutsk elle-même et le lac Baïkal seraient les bienvenues.
Merci d'avance !
Merci d'avance !
Votre livre culte?
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
Puissant séisme en Asie
www.cyberpresse.ca/monde/article/article_complet.php?path=/monde/article/25/1, 151, 0, 122004, 875949.php
Quelqu'un de la région de Phuket pourrait confirmer les dires de cette nouvelle?
Merci!
Quelqu'un de la région de Phuket pourrait confirmer les dires de cette nouvelle?
Merci!
La facilité estompe-t-elle le plaisir?
Bonjour à tous ! Me v'la de retour pour vous faire réfléchir de nouveau 
Alors voilà la réfléxion du jour : Ne pensez-vous pas que le fait de ne pas accéder à tous ce que l'on veut immédiatement est meilleur que de tout réaliser d'un clin d'oeil ? Je m'explique. Nous qui aimons voyager rencontrons souvent des difficultés pour partir, soit au niveau du coût soit pour d'autres raisons. Mais nous ne partons pas autant de fois que nous le souhaitons. Ne pensez vous pas que si l'on pouvait partir quand on veut et où on veut cela estomperait notre plaisir de partir ?
De même lorsque pendant nos voyages on découvre un lieu magnifique cela nous donne l'envie de tout quitter pour partir vivre là bàs n'est-ce pas ? Ne croyez vous pas qu'une fois là bàs, au bout de quelques temps malgrè que l'on puisse adorer cet endroit, on ait envie de partir ailleurs ? Je dis ça en connaissance de cause, une tante à moi vivant en France depuis 20 ans a décidé il y a 3 ans de repartir vivre au Portugal.....depuis quelques temps elle a envie de revenir car elle a déjà tout vu et le Portugal ne lui apporte plus ce plaisir qu'elle ressentait en y allant......
Alors je pense qu'une fois que l'homme a ce qu'il veut il ne sait plus donner la même valeur que lorsqu'il désirait cette chose.....en suivant cette idée je vous dit à vous tous passionnés des voyages, savourez chaque moment de vos voyages qui commencent à partir du moment où vous avez envie de partir jusqu'à la concrêtisation de ce trip.....ne précipitez rien et profitez de ce plaisir et de ces moments magiques que l'on ressent lorsque l'on passe à côté d'une agence de voyage.......cette sensation que l'on a lorsque l'on lit des carnets de voyageur et que l'on se dit "oh qu'est ce que j'aimerais partir là maintenant tout de suite".....dites vous que lorsque vous réalisez un voyage et que vous rentrez, ce trip est dérrière vous tandis que lorsque vous révassez à vos prochains voyages, ce voyage est devant vous......qu'est ce qui est le plus important ? Avoir un rêve devant ou derrière soi ? Certes vous me direz qu'une fois de retour on peut repartir.....oui mais si je vous dit celà c'est pour que vous réalisiez que de tout avoir est parfois moins agréable que de vouloir tout avoir.........qu'a-t-on à faire quand on a déjà tout ce que l'on veut à portée de main, que l'on a nos billets d'avion en un clin d'oeil ?
Qu'est ce que vous en pensez ?

Alors voilà la réfléxion du jour : Ne pensez-vous pas que le fait de ne pas accéder à tous ce que l'on veut immédiatement est meilleur que de tout réaliser d'un clin d'oeil ? Je m'explique. Nous qui aimons voyager rencontrons souvent des difficultés pour partir, soit au niveau du coût soit pour d'autres raisons. Mais nous ne partons pas autant de fois que nous le souhaitons. Ne pensez vous pas que si l'on pouvait partir quand on veut et où on veut cela estomperait notre plaisir de partir ?
De même lorsque pendant nos voyages on découvre un lieu magnifique cela nous donne l'envie de tout quitter pour partir vivre là bàs n'est-ce pas ? Ne croyez vous pas qu'une fois là bàs, au bout de quelques temps malgrè que l'on puisse adorer cet endroit, on ait envie de partir ailleurs ? Je dis ça en connaissance de cause, une tante à moi vivant en France depuis 20 ans a décidé il y a 3 ans de repartir vivre au Portugal.....depuis quelques temps elle a envie de revenir car elle a déjà tout vu et le Portugal ne lui apporte plus ce plaisir qu'elle ressentait en y allant......
Alors je pense qu'une fois que l'homme a ce qu'il veut il ne sait plus donner la même valeur que lorsqu'il désirait cette chose.....en suivant cette idée je vous dit à vous tous passionnés des voyages, savourez chaque moment de vos voyages qui commencent à partir du moment où vous avez envie de partir jusqu'à la concrêtisation de ce trip.....ne précipitez rien et profitez de ce plaisir et de ces moments magiques que l'on ressent lorsque l'on passe à côté d'une agence de voyage.......cette sensation que l'on a lorsque l'on lit des carnets de voyageur et que l'on se dit "oh qu'est ce que j'aimerais partir là maintenant tout de suite".....dites vous que lorsque vous réalisez un voyage et que vous rentrez, ce trip est dérrière vous tandis que lorsque vous révassez à vos prochains voyages, ce voyage est devant vous......qu'est ce qui est le plus important ? Avoir un rêve devant ou derrière soi ? Certes vous me direz qu'une fois de retour on peut repartir.....oui mais si je vous dit celà c'est pour que vous réalisiez que de tout avoir est parfois moins agréable que de vouloir tout avoir.........qu'a-t-on à faire quand on a déjà tout ce que l'on veut à portée de main, que l'on a nos billets d'avion en un clin d'oeil ?
Qu'est ce que vous en pensez ?
Quel aliment vous fait perdre les pédales?
Je suis curieux, quel aliment vous fait VRAIMENT perdre les pédales? Je ne parle pas nécessairement de cuisine exotique ou d’un petit plat de maman, ni d'un truc spécial que vous avez été assez "brave" pour avaler. Moi, j’aime tout ou presque, le gorgonzola et les choux à la crème et les chocolats belges et la cuisine thai et le sushi et la raclette (la liste est longue, et mon ventre grandit avec les années), etc. A la maison comme en voyage, je veux goutter à tout, de la baleine au harkla en passant par les curry, le foie gras et le mole negro, bien arrosé de St-Emilion, de chai ou d’eau pure d’un lac de l’Arctique. Délicieux ou dégueulasse (façon de parler, tout est question d’habitude), je dois l’essayer au moins une fois.
Mais rien, absolument rien n’arrive à la cheville de ce produit tellement simple mais combien magique, ou diabolique dans mon cas. Vous l’avez compris, je parle de quelque chose de profond, puissant, maladif, une « addiction » presqu’aussi forte que l’alcoolisme (avec des effets un peu moins dévastateurs tout de même…).
Ma drogue est toute simple, on en trouve partout dans toutes les épiceries ou supermarchés ou presque, à travers le monde, dans toutes les Amériques, Asie, Afrique, Europe. Je ne peux y résister. Si je sais qu’il y en a dans la maison, je ferai tous les placards et recoins pour le trouver, et quand je le tiendrai entre mes mains et que j’avalerai la première, puis la deuxième et la troisième cuillerée, je trouverai la force de caractère pour arréter, trouver un couvercle quelconque. Je le mettrai au frais dans le frigo, en espérant sincèrement que quelqu’un d’autre dans la famille finira tout avant moi, sachant très bien qu’une heure plus tard il sera toujours là. Et que je capitulerai, que je le finirai au complet comme un glouton, avec mes doigts glissant le long des parois de la boîte pour ne rien gaspiller, que je serais écoeuré et dégoûté de ma faiblesse de caractère, que j’aurai mal au ventre, et que j’aurai emmaganisé 3000 calories d’un coup!
Ce produit machiavélique qui me fait perdre toute retenue, c’est tout simplement du lait condensé sucré, du lait Nestlé comme on l’appelle encore dans quelques pays…Non, je vous en prie, ne me jugez pas trop sévèrement, je n’y peux rien…
Et vous? Partagez votre « addiction » avec moi!
Mais rien, absolument rien n’arrive à la cheville de ce produit tellement simple mais combien magique, ou diabolique dans mon cas. Vous l’avez compris, je parle de quelque chose de profond, puissant, maladif, une « addiction » presqu’aussi forte que l’alcoolisme (avec des effets un peu moins dévastateurs tout de même…).
Ma drogue est toute simple, on en trouve partout dans toutes les épiceries ou supermarchés ou presque, à travers le monde, dans toutes les Amériques, Asie, Afrique, Europe. Je ne peux y résister. Si je sais qu’il y en a dans la maison, je ferai tous les placards et recoins pour le trouver, et quand je le tiendrai entre mes mains et que j’avalerai la première, puis la deuxième et la troisième cuillerée, je trouverai la force de caractère pour arréter, trouver un couvercle quelconque. Je le mettrai au frais dans le frigo, en espérant sincèrement que quelqu’un d’autre dans la famille finira tout avant moi, sachant très bien qu’une heure plus tard il sera toujours là. Et que je capitulerai, que je le finirai au complet comme un glouton, avec mes doigts glissant le long des parois de la boîte pour ne rien gaspiller, que je serais écoeuré et dégoûté de ma faiblesse de caractère, que j’aurai mal au ventre, et que j’aurai emmaganisé 3000 calories d’un coup!
Ce produit machiavélique qui me fait perdre toute retenue, c’est tout simplement du lait condensé sucré, du lait Nestlé comme on l’appelle encore dans quelques pays…Non, je vous en prie, ne me jugez pas trop sévèrement, je n’y peux rien…
Et vous? Partagez votre « addiction » avec moi!
Négatifs perdus par Kodak
Fidèle à ma chance légendaire, les négatifs de mon voyage au Pérou Bolivie ont été perdu par Kodak...😕 Je me demandais si quelqu'un avait-il déjà subi pareille mésaventure et déconvenue, et si vous auriez des conseils sur la conduite à tenir, sur ce que je peux faire...
Merci pour votre aide, vous n'imaginez pas mon désespoir...😐🙁
Merci pour votre aide, vous n'imaginez pas mon désespoir...😐🙁
Montréal au Costa rica en 4x4
salut! je pars au costa rica en 4x4 avec mon copain en debut janvier pour une durée de 3 à 4 mois et nous aurions besoins de conseil, car l'idée d'y aller en 4x4 nous est venu très récement, et certaines personnes nous disent que c'est une mauvaise idée autant que d'autres nous disent que c'est une excellente idée.
Nous avons un budget total d'approximativement 5000-6000$ (on est conscient que ce n'est pas beaucoup mais est-ce suffisant pour survivre?), nous esperons dormir le plus souvent possible dans la boîte du pick-up, manger très rarement au resto, etc.
Les gens qui nous disent que c'est une bonne idée disent que le Costa rica est très cool à visité en 4x4 car cela nous donnerait accès a des super beaux endroits pas très visité. Ceux qui nous le déconseille parle surtout de manque de sécurité et quon risque de toujours être "pogné" pour surveiller notre 4x4.
Y a t'il quelqu'un ici qui a fait ce trajet en auto ou en 4x4 et qui pourrait nous renseigner la dessus ainsi que sur les questions suivantes:
Si on ne niaise pas aux etats-unis et aux mexique et qu'on visite le nicaragua, le costa-rica et peut-etre panama, combien faudrait-il prevoir de gaz? (ou plus simple, c'est combien l'essence la bas?)
Quelqu'un a t-il des suggestions de place interessante ou on peut aller avec un 4x4 (plages innaccessible normalement, jungles, etc..) ou existe t'il un site la dessus? On est surtout en quête de paysage grandiose, plage déserte et randonnée en forêt
est-il facile de trouver des places gratuite ou pas cher (exemple: bord de plage) ou on peut garer notre 4x4 et dormir dans notre boîte sans avoir de trouble? (si la boîte est barrée)
Si on a des problemes mécanique avec le 4x4: avez vous des suggestions de garages pour moins se faire fourrer?
Est-il possible au costa rica de vendre des petits trucs artisanales (on fait de la sculpture sur bois)? a t'on besoin d'un permis?
Dernier détail: Un permis probatoire, est-ce valide en amérique centrale, au mexique et dans la plupart des états américains?
bon je crois que cest tout, j'espere que quelqu'un pourra nous aider!
Nous avons un budget total d'approximativement 5000-6000$ (on est conscient que ce n'est pas beaucoup mais est-ce suffisant pour survivre?), nous esperons dormir le plus souvent possible dans la boîte du pick-up, manger très rarement au resto, etc.
Les gens qui nous disent que c'est une bonne idée disent que le Costa rica est très cool à visité en 4x4 car cela nous donnerait accès a des super beaux endroits pas très visité. Ceux qui nous le déconseille parle surtout de manque de sécurité et quon risque de toujours être "pogné" pour surveiller notre 4x4.
Y a t'il quelqu'un ici qui a fait ce trajet en auto ou en 4x4 et qui pourrait nous renseigner la dessus ainsi que sur les questions suivantes:
Si on ne niaise pas aux etats-unis et aux mexique et qu'on visite le nicaragua, le costa-rica et peut-etre panama, combien faudrait-il prevoir de gaz? (ou plus simple, c'est combien l'essence la bas?)
Quelqu'un a t-il des suggestions de place interessante ou on peut aller avec un 4x4 (plages innaccessible normalement, jungles, etc..) ou existe t'il un site la dessus? On est surtout en quête de paysage grandiose, plage déserte et randonnée en forêt
est-il facile de trouver des places gratuite ou pas cher (exemple: bord de plage) ou on peut garer notre 4x4 et dormir dans notre boîte sans avoir de trouble? (si la boîte est barrée)
Si on a des problemes mécanique avec le 4x4: avez vous des suggestions de garages pour moins se faire fourrer?
Est-il possible au costa rica de vendre des petits trucs artisanales (on fait de la sculpture sur bois)? a t'on besoin d'un permis?
Dernier détail: Un permis probatoire, est-ce valide en amérique centrale, au mexique et dans la plupart des états américains?
bon je crois que cest tout, j'espere que quelqu'un pourra nous aider!
Rocheuses canadiennes en automne
bonjour,
Nous comptons, mon mari et moi aller dans les rocheuses canadiennes, l'année prochaine du 21 septembre au 12 octobre.
questions : 1) peut t'on faire des randonnées sans neige en cette saison ?
(y a t'il des gros risques de neige ?)
2) Au Quebec nous avons dormi dans des gites chez l'habitant. Est ce que ce système est aussi développé en C.B. et en Alberta ?
Par contre, comme on est toujours parti hors saison, on a jamais réservé à l'avance. Est ce qu'à l'époque où on va partir ça sera possible ? (dans les guides ils semblent dire que y a du monde toute l'année et que les b&b sont complets aussi quasiment toute l'année).
Merci d'avance pour vos réponses
Nous comptons, mon mari et moi aller dans les rocheuses canadiennes, l'année prochaine du 21 septembre au 12 octobre.
questions : 1) peut t'on faire des randonnées sans neige en cette saison ?
(y a t'il des gros risques de neige ?)
2) Au Quebec nous avons dormi dans des gites chez l'habitant. Est ce que ce système est aussi développé en C.B. et en Alberta ?
Par contre, comme on est toujours parti hors saison, on a jamais réservé à l'avance. Est ce qu'à l'époque où on va partir ça sera possible ? (dans les guides ils semblent dire que y a du monde toute l'année et que les b&b sont complets aussi quasiment toute l'année).
Merci d'avance pour vos réponses
C.B. et Rocheuses été 2005
Bonjour à tous, c'est mon premier post sur ce forum, bien que l'ayant déjà survolé à plusieurs reprises.
Nous avons l'intention, mon amie et moi, d'effectuer un séjour en C.B. et dans les Rocheuses en juillet 2005 (dans le cadre d'un voyage de noces!), donc je vais avoir besoin de vos avis et expériences concernant cette partie du globe (je pense à vilcanota entre autre...).
J'ai déjà étudié un parcours sur 22 jours, au départ et à l'arrivée de Vancouver, voici une ébauche:
J1 arrivée à Vancouver, J2 Vancouver-Victoria, J3 Victoria-Parksville, J4 Parksville-Ucluelet, J5 Ucluelet-Tofino, J6 Tofino-Parksville, J7 Parksville-Lilloet, J8 Lilloet-Clearwater, J9 Clearwater, J10 Clearwater-Jasper, J11 à 13 Jasper, J14 Jasper-Banff, J15 à 16 Banff, J17 Banff-Golden, J18 Golden-Revelstoke, J19 Revelstoke-Hope, J20 Hope-Vancouver, J21 à 22 Vancouver + départ.
J'ai donc axé le voyage sur le Sud de l'île de Vancouver (5 jours), Clearwater-Wells Gray (2jours), Rocheuses (7 jours), Vancouver (2 jours) le tout entrecoupé de liaisons routières, où certains sites pourront tout de même être visités.
Que pensez vous du découpage? sachant que l'on devra sélectionner les sites les plus grandioses et les plus typiques de la région, car on ne pourra pas tout faire.
Est ce que la météo est correct en juillet?
Concernant la réservation du billet d'avion, j'ai bien l'intention de le faire actuellement (british aiways 655 eur/pers) car j'ai déjà remarqué que certains vols économiques sont déjà épuisés (lufthansa notamment). Pour les b&b, je pense que réserver vers décembre-janvier sera suffisant.
Merci de nous éclairer davantage, Benoit.
Nous avons l'intention, mon amie et moi, d'effectuer un séjour en C.B. et dans les Rocheuses en juillet 2005 (dans le cadre d'un voyage de noces!), donc je vais avoir besoin de vos avis et expériences concernant cette partie du globe (je pense à vilcanota entre autre...).
J'ai déjà étudié un parcours sur 22 jours, au départ et à l'arrivée de Vancouver, voici une ébauche:
J1 arrivée à Vancouver, J2 Vancouver-Victoria, J3 Victoria-Parksville, J4 Parksville-Ucluelet, J5 Ucluelet-Tofino, J6 Tofino-Parksville, J7 Parksville-Lilloet, J8 Lilloet-Clearwater, J9 Clearwater, J10 Clearwater-Jasper, J11 à 13 Jasper, J14 Jasper-Banff, J15 à 16 Banff, J17 Banff-Golden, J18 Golden-Revelstoke, J19 Revelstoke-Hope, J20 Hope-Vancouver, J21 à 22 Vancouver + départ.
J'ai donc axé le voyage sur le Sud de l'île de Vancouver (5 jours), Clearwater-Wells Gray (2jours), Rocheuses (7 jours), Vancouver (2 jours) le tout entrecoupé de liaisons routières, où certains sites pourront tout de même être visités.
Que pensez vous du découpage? sachant que l'on devra sélectionner les sites les plus grandioses et les plus typiques de la région, car on ne pourra pas tout faire.
Est ce que la météo est correct en juillet?
Concernant la réservation du billet d'avion, j'ai bien l'intention de le faire actuellement (british aiways 655 eur/pers) car j'ai déjà remarqué que certains vols économiques sont déjà épuisés (lufthansa notamment). Pour les b&b, je pense que réserver vers décembre-janvier sera suffisant.
Merci de nous éclairer davantage, Benoit.
Autotour avec Aventuria Quebec-Ontario
Salut,
Avec mon mari, on aimerait passer notre voyage de noces dans les regions quebec-ontario fin sept-début oct 2005. Nous voudrions le faire en autotour pour être tranquille. Je me suis renseignée et j'ai été assez séduite par AVENTURIA. Que connaissez-vous d'aventuria? Sont-ils sérieux?
Merci de me répondre car c'est notre premier voyage et de surcroît notre voyage de noces alors nous aimerions vraiment qu'il soit réussi...MERCI.
Avec mon mari, on aimerait passer notre voyage de noces dans les regions quebec-ontario fin sept-début oct 2005. Nous voudrions le faire en autotour pour être tranquille. Je me suis renseignée et j'ai été assez séduite par AVENTURIA. Que connaissez-vous d'aventuria? Sont-ils sérieux?
Merci de me répondre car c'est notre premier voyage et de surcroît notre voyage de noces alors nous aimerions vraiment qu'il soit réussi...MERCI.
Arénophilie: collection de sable
Bonsoir à toutes et tous, je suis aussi collectionneur de sable et je voyage pas mal. habitant sur la côte, à proximité de la baie de Somme (France), je peux fournir du sable depuis DIEPPE jusque LE TOUQUET sans problème.
Je commence seulement mais je compte sur la solidarité de la toile. la quantité est d'au moins le contenu d'une boite de pellicule photo (+ permet des échanges). Précisez la date, la ville, le pays et le nom de la plage sur le contenant.
grouper si possible, je rembourse les frais ni vous jugez utile, sinon : échange.
Le top du top, une photo numérique du lieu.
Sable de plage, de rivière mais aussi d'arènes (même origine du mot) ou de carrière.
Grand merci d'avance.
Je commence seulement mais je compte sur la solidarité de la toile. la quantité est d'au moins le contenu d'une boite de pellicule photo (+ permet des échanges). Précisez la date, la ville, le pays et le nom de la plage sur le contenant.
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Sable de plage, de rivière mais aussi d'arènes (même origine du mot) ou de carrière.
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Bienvenue en Sibérie
Si vous allez en Siberie, posez ici vos questions. J'habite en Siberie, je suis russe.
Premier appareil photo réflex numérique
Bonjour à tous,
Je cherche à acheter mon premier appareil photo numérique réflex. L'offre du marché est importante et je ne sais que choisir. Je lis les comparatifs, les magazines type "Déclic Photo" et autres.... mais je voudrais avoir votre avis d'utilisateur pour orienter mon choix.
Ce que j'attends :
Un appareil réflex, avec Zoom optique, viseur réflex (vrai viseur), débrayable manuel (choix vitesse ou diaph) des optiques lumineuses, bonne autonomie, déclenchement instantané (donc rapide) et bonne qualité entre 5 et 6 mégapixels (je ne fais pas des POSTERS).
Je peux mettre entre 1500 et 2000 € ce qui est déjà beaucoup.
j'hésites entre : Nikon D70, Fujipix sr2 pro, canon EOS 300d ou Canon EOS10D et Sony cyber-shot dsc-f828.
Connaissez-vous le Sigma SD10 ?
Je vais le trimbaler durant notre voyage d'1an tout autour du monde dans de rudes conditions (pirogue, jungle, mangrove, plage /sable...pluie, humidité).
quelles sont vos expériences, vos préférences, est-ce que je me trompe de choix ?
Merci.
Francis
Je cherche à acheter mon premier appareil photo numérique réflex. L'offre du marché est importante et je ne sais que choisir. Je lis les comparatifs, les magazines type "Déclic Photo" et autres.... mais je voudrais avoir votre avis d'utilisateur pour orienter mon choix.
Ce que j'attends :
Un appareil réflex, avec Zoom optique, viseur réflex (vrai viseur), débrayable manuel (choix vitesse ou diaph) des optiques lumineuses, bonne autonomie, déclenchement instantané (donc rapide) et bonne qualité entre 5 et 6 mégapixels (je ne fais pas des POSTERS).
Je peux mettre entre 1500 et 2000 € ce qui est déjà beaucoup.
j'hésites entre : Nikon D70, Fujipix sr2 pro, canon EOS 300d ou Canon EOS10D et Sony cyber-shot dsc-f828.
Connaissez-vous le Sigma SD10 ?
Je vais le trimbaler durant notre voyage d'1an tout autour du monde dans de rudes conditions (pirogue, jungle, mangrove, plage /sable...pluie, humidité).
quelles sont vos expériences, vos préférences, est-ce que je me trompe de choix ?
Merci.
Francis
Vive les tarifs de Air France et fréquence plus
je possede une carte frequence plus jeune pour mon fils, qui fait souvent le voyage montreal paris avec air france ! il est incroyable de constater la mauvaise fois d'air france lorsque j'ai fait une demande de billet gratuit puisque mon fils a atteint le quota pour en avoir 1 !!! hallucinant, il n'y a jamais de place pour les frequences plus jeunes ! cependant si je paie visiblement l'avion se vide !! pourquoi faire prendre des cartes offrant des avantages si cest pour que le client se fasse prendre pour un "con" quand vient son tour de voyager aux frais d'air france !! mais ce n'est pas tout le site internet d'air france vous fait avoir des palpitations au coeur quand vous regardez les tarifs !! je ne sais pas qui fait la saisie mais chapeau !! cette personne doit avoir des actions dans les stés pour pacemaker !!!! imaginez un aller simple pour 2 adultes et un bébé (-2ans) 6664 euros !! en classe eco !!! non mais cest vraiment se foutre de la gueule du monde et avec le sourire en plus !! alors air france compagnie nationale oui compagnie de voleurs aussi ! frederique
Photo animalière
Tiens c'est un topic que je n'ai pas encore vu : les photos d'animaux. (ou alors je n'ai pas bien cherché ? )
Essayons donc : Petit squirrel au Grand Canyon et Bisons a Yellowstone Chameau a Turfan Le marché aux bestiaux de Kashgar et quelques habitants aux alentours du lac Karakul
Il y a bien quelqu'un qui a de jolies photos d'animaux africains (ou autres) a partager non ?
Essayons donc : Petit squirrel au Grand Canyon et Bisons a Yellowstone Chameau a Turfan Le marché aux bestiaux de Kashgar et quelques habitants aux alentours du lac Karakul
Il y a bien quelqu'un qui a de jolies photos d'animaux africains (ou autres) a partager non ?
Spitzberg: les guillemots d'Hinlopen
18 juillet 2004. 6 heures du mat' …
On émerge du sommeil au rythme du lent balancement du navire … puis on distingue les coups sourds sur la coque ... … la banquise !
Vite, au hublot : un monde glacé, blanc pur et bleu vif, s’ouvre devant nous. Nous entrons dans la passe Nord du détroit d’Hinlopen …
Nous sommes au Spitzberg, par 80° Nord, archipel à la marge du monde, dernière terre avant le pôle. Après un voyage d’approche en avion depuis la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.
Hinlopen ! ce mot résonne pour nous comme une invocation magique. On en a rêvé … on y est à présent !
Les pages magnifiques de Jean-Louis Etienne, lues et relues au cours de l’année, nous reviennent en mémoire. Dans son livre sur sa navigation au Spitzberg à bord du voilier « Antarctica », il a su traduire l’incroyable beauté de ce long et étroit passage qui sépare les deux plus grandes îles de l’archipel.
Hinlopen, c’est un couloir marin de 8 à 10 km de large et d’une centaine de kilomètres de long, qui se glisse entre l’île principale et la Terre du Nord-Est (Nordauslandet). Ici, le paysage change radicalement. Finies les montagnes pointues et les vallées glaciaires de l’Ouest. Ce grand canal polaire s’insinue entre d'immenses plateaux couverts de calottes glaciaires massives.
Il est rare que le détroit soit entièrement navigable. En été, en général, sa partie Nord est en eaux libres mais on rencontre la banquise de plus en plus dense au fur et à mesure de la descente. C’est la sortie Sud qui est généralement la plus encombrée, car les glaces dérivantes venues des côtes de Sibérie et de la Mer de Barents viennent s’y accumuler, poussées par les courants.
Mais cette année, la densité de la banquise est exceptionnelle (du jamais vu depuis vingt ans, paraît-il …) et c’est dès l’entrée Nord que le Grigoriy Mikheev doit engager la bataille !
Je monte à la passerelle de pilotage. Sur le radar, on voit bien, en jaune et noir, les rives du détroit et les zones de glaces flottantes. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la table à cartes. Sur une grande carte du détroit, il essaye de déterminer quelle sera la meilleure route pour descendre vers le Sud dans ce labyrinthe …
Après le petit-déjeuner, nous retrouvons trois autres compagnons de voyage à notre poste d’observation favori : sur le pont avant, à l'étrave. Il fait beau, vent nul, température 5° C.
Le navire avance lentement en empruntant des chenaux d'eau libre entre les zones de banquise. L'air vif nous fouette le visage, nous sommes fascinés ... pureté, majesté du paysage tout en blanc et bleu éclatants !
Tarik, le chef d’expédition, et Delphine, ornithologue, nous ont indiqué l'objectif de la matinée : atteindre les falaises de Alkefjellet, sur la rive Ouest du détroit, à 20 milles nautiques vers le Sud. Hier soir, ils ont fait monter l'excitation en nous parlant de ce site où ils sont déjà venus l'été dernier et qui est, selon leur expression, « le Manhattan des oiseaux » !
Le Grigoriy Mikheev est conçu pour naviguer dans les glaces, mais plus on avance, et plus on se demande si on pourra parvenir à notre but … Il faut savoir qu'en navigation polaire, on mesure la densité des glaces de mer en dixièmes. A l’entrée Nord du détroit, la densité n’était que de 4 dixièmes (comprenez 40 % de la surface de la mer couverte de banquise et 60 % d’eau libre), mais à présent nous avançons très lentement dans une mer couverte de grandes plaques qu'on appelle des « floes ». La densité de la banquise approche des 8 dixièmes.
Maintenant, le navire pousse et écarte presque continuellement des plaques de banquise. Parfois, malgré l’habileté d'Andreï, le barreur, il n’y a pas d’autre solution que de buter en plein dans une plaque de banquise (un « floe ») de 50 mètres de large …
L'élan du navire est brisé, il s’arrête presque devant cette masse. Alors Andreï pousse la manette du deuxième moteur et, comme dans un film au ralenti, on voit l’énorme plaque qui cède lentement, parfois en se fendant, parfois en s'écartant, en pivotant sur un bord et s’engloutissant en partie sous la coque.
Gérard nous a rejoints. Il connaît la glace de mer comme vous la moquette de votre salon. Avec Tarik et Delphine, c'est notre troisième accompagnateur. Cet été, il en est à sa 17ème expédition au Spitzberg !
Cette banquise, nous explique-t-il, c’est de la « vieille banquise » … des « floes » qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisés, ressoudés en hiver, re-cassés, basculés, pris dans des crêtes de compression, se sont montés les uns sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur très importante. Lorsqu’un grand « floe » se brise sous la poussée du bateau et bascule sous la coque, on voit parfois sa tranche bleutée, épaisse de plus de deux m��tres !
C’est un spectacle fantastique que de voir, à l’étrave, le travail du navire dans ce monde de glace et d’eau ! Les marins nous ont expliqué comment se passe la confrontation entre le navire et les plaques de banquise. Le Grigoriy Mikheev joue à la fois de sa poussée et de sa masse. Comme il fait 2000 tonnes, il écarte sans peine toutes les plaques qui font moins que sa masse. Mais si la plaque fait plus de 2000 tonnes, elle tient bon et c’est le navire qui est dévié de sa route !
Youriy, le capitaine, résume ça par la formule « Plus petit que moi je t’écarte ; plus gros que moi, c’est moi qui m’écarte ! » ... Dans un grand rire, il ajoute en écartant les bras : « C'est comme dans la vie ... quoi ! ».
Avec un peu d’habitude, au bout d’un moment, on arrive à évaluer la masse du prochain « floe » … Deux mètres d’épaisseur, c’est 2 tonnes au mètre carré … Il suffit donc de 1000 mètres carrés (50 m x 20 m, un beau court de tennis) pour avoir une plaque de banquise de 2000 tonnes !
Sur le pont avant, on a l'impression de faire corps avec le bateau. Lorsqu’on est debout à l’étrave et que le navire butte dans un « floe » de cette taille, c’est d’abord un fracas de tonnerre, puis une sensation bizarre sous les pieds : on est soulevé de plusieurs mètres comme sur un chariot élévateur … puis on sent l'avant du navire qui « chasse » vers babord ou tribord, tout en redescendant, en retrouvant sa ligne de flottaison et en continuant sa route ! Ouahouhhh ! Vraiment impressionnant !
On comprend vite qu’à partir d’une certaine densité de banquise (9 dixièmes ?), le système ne fonctionne plus : la plaque bousculée par l’étrave butte contre une autre plaque contiguë et ne peut pas s’écarter suffisamment pour laisser avancer le navire.
A deux reprises, notre lente progression vers le Sud est bloquée. Le Grigoriy Mikheev doit reculer et chercher un nouvel itinéraire. Finalement, c’est par un de ces tortueux sentiers aquatiques que le navire parvient à se frayer un passage jusqu’à notre but !
Au bout de deux heures d'efforts, voici enfin devant nous une immense muraille de pierre surmontée d’une épaisse calotte de glace, c’est Alkefjellet : un nom qui signifie littéralement « falaise à guillemots ».
Par chance, ici, le pied des falaises est quasiment libre de glace, il y a juste quelques petits « floes » de banquise qui dérivent ça et là. L'excitation est montée d'un cran. Il fait beau, en quelques coups de grue nous mettons à l’eau les zodiacs. Bottes, bonnets, gants, gilets autogonflants ... et nous voilà partis.
Dès l’approche des falaises nous sommes subjugués par la beauté et la majesté du site … C’est géant ! Sur un kilomètre de long, une immense cathédrale de basalte s’élève au dessus de la mer. Des falaises de 200 m de haut, tantôt uniformes, tantôt découpées en colonnes, clochers et aiguilles. De véritables châteaux forts de la mer !
A bord de notre zodiac, un de nos compagnons trouve la bonne comparaison : c’est « le Monument Valley de l'arctique ! »
C’est cette roche qui est à l’origine du bonheur des guillemots : la dolérite, une sorte de basalte qui a formé des colonnes en se refroidissant, un peu comme les célèbres « orgues basaltiques ». En se fracturant sous l'effet du gel, les colonnes de dolérite ont formé des centaines de petits replats qui fournissent aux guillemots des nichoirs parfaits où ils sont à l’abri des renards polaires !
Mais chez les guillemots, c’est comme chez les humains : la rançon du succès, c’est la surpopulation ! Tarik et Delphine nous expliquent que cette colonie compte plus de 50 000 couples ! Il y a du monde aux balcons !
La plupart des oiseaux qui viennent se reproduire ici l’été sont de la famille des pingouins, ce sont des alcidés, essentiellement des guillemots de Brünnich, mais il y aussi des guillemots à miroir, quelques mouettes tridactyles et enfin le prédateur redouté de tous ces oiseaux : le grand goéland bourgmestre !
La mer est comme un lac, pas la moindre ride sur l’eau … En silence, moteur du zodiac au ralenti, on s’approche jusqu’à toucher le pied de la falaise. C’est une merveille de voir de si près les petits pingouins alignés côte à côte, jusqu’à se toucher, sur leurs petits replats rocheux.
Ils sont vraiment très élégants avec leur tenue de cérémonie blanche et noire ! Quelle classe ! Quelle dignité ! On dirait des petits majordomes ou de petits maîtres d’hôtel !
A notre grande surprise, ils ne sont pas le moins du monde effrayés par notre arrivée ! Ils nous regardent d’un air plutôt curieux et leur bavardage laisse plutôt penser qu’ils commentent le spectacle qu’on leur donne avec notre gros zodiac noir ! Ils doivent se dire « Mais qu’est ce que c’est que ce gros animal inconnu ? … Bon, ça a l’air plutôt gentil … »
Très vite, en longeant la colonie au ras de la falaise, on comprend que tous nos sens vont être sollicités tant les cris des guillemots et l’odeur du guano sont omniprésents ! De plus de cent mètres de haut tombent en permanence les fientes des petits habitants de la falaise … Lorsque les premiers d’entre nous reçoivent sur la tête ou les épaules leur giclée de guano porte-bonheur, on décrète que ce parfum suave devrait s’appeler « Guano de Boréal » ( … "parce que je le vaux bien" !)
Nous passons comme ça deux heures à naviguer en zodiac au ras des falaises, en rentrant même parfois dans des anfractuosités par où s’écoulent des cataractes d'eau de fonte de la calotte glaciaire qui, tout la haut, coiffe l’ensemble de cette incroyable cathédrale naturelle.
Deux heures aussi à s’émerveiller devant nos petits copains les guillemots ! Ils sont des milliers, il y en a partout, debout sur les moindres replats de roche, et aussi sur la mer, debout par groupes de quelques dizaines sur des plaques de glace, ou en train de nager et de pêcher en petits groupes tout autour de nous, affairés comme si nous n’étions pas là !
Ceux qui sont en train de nager et de pêcher nous montrent leurs talents d’incroyables plongeurs ! On les voit filer sous l’eau comme des torpilles, leurs ailes à moitié déployées leur servant d'ailerons. Il y en a partout qui plongent autour de nous, certains passent même sous le zodiac ! Parfois, des petits groupes avec un ensemble parfait nous font en direct un véritable ballet de natation synchronisée ! Marie-Françoise leur lance « Oh ... ! Bravo les petits ! c'est beau ! Et vous avez répété longtemps ? »
Ceux qui sont debout sur les plaques de banquise semblent rassemblés là pour un petit moment de causette ! C'est comme vous à l'arrêt de bus, mais en beaucoup plus convivial : « Sympa ce radeau, non ? Qu'en pensez-vous Madame ? Et comment va le petit ? Oui, merci ! ça pousse, ça pousse ! Mais quel morphale ! Il a tout le temps les crocs ! Ah ! ne m’en parlez pas ! le mien aussi ! D’ailleurs, je suis complètement épuisée d'aller lui chercher à manger toutes les cinq minutes ! ... »
Ceux qui sont sur les minuscules replats rocheux de la falaise couvent leurs œufs. Les guillemots ne font pas de nids (il n’y a pas de matériaux pour cela). Chacun garde son œuf entre les pattes, à la fois pour le réchauffer et pour éviter qu’il ne tombe !
Imaginez-vous en train d’élever vos gamins sur une petite terrasse en légère pente vers le vide, sans aucune balustrade et au sommet de la tour Maine-Montparnasse … ! Pas drôle, et assez stressant, n’est-ce pas ? Mais les guillemots ont un truc ! Leurs œufs sont en forme de poire, et même de poire aplatie ! Essayez de faire rouler une poire : pas facile n’est-ce pas ? et une poire aplatie ? Impossible !
Vraiment génial, l’œuf de guillemot ! ! ! Et bravo à Dame Nature pour son ingéniosité !
Malgré ce déploiement de haute technologie aviaire, il arrive quand même qu’un œuf tombe … où qu’il soit mangé par le goéland bourgmestre profitant d’un moment d’inattention des parents ! Ce n’est pas trop grave : ici c’est la collectivité qui prime sur l’individu.
Mais le temps propice à la reproduction est ultra-court ici, dans le haut-arctique, et tout doit se faire en accéléré ! Sitôt les œufs éclos, les poussins sont littéralement gavés d’une bouillie de poisson ultra-nourrissante que les parents ramènent sans cesse de la mer et qu’ils régurgitent dans le bec des petits. A ce train là, gavé 24 h sur 24, on peut dire que le poussin guillemot met les bouchées doubles et en quelques jours à peine, il atteint la taille d’une boule de pétanque !
Le problème, c’est qu’une boule de pétanque, ça vole très mal, c’est connu ! Le corps et le ventre ont poussé beaucoup plus vite que les ailes … et c’est bien embêtant !
Mais les jours passent et chez les guillemots, on a pour devise « Faut pas traîner ! ». Alors, sans attendre que leur poussin ait des ailes dignes de ce nom, papa et maman guillemot ne font ni une ni deux : un beau matin, ils balancent carrément le petit par-dessus bord … ! ! !
Parents indignes ? Pas du tout ! Ne jugez pas trop vite ! Petit guillemot ne comprend pas trop ce qui lui arrive … ! Yeeeeeeepppp ?!?!?! Faute de pouvoir téléphoner au numéro vert « enfance maltraitée », il fait ce qu’il peut !
Et voilà donc notre boule de pétanque pourvue de deux moignons d’ailes qui chute du haut de la cathédrale de pierre … Mus par l’instinct, les moignons d’ailes esquissent bien quelques battements, mais c’est à peine si ces gestes dérisoires parviennent à ralentir la chute … et … ... Plouf !
Papa et maman guillemot se retrouvent en bas avec leur poussin qui flotte maintenant comme un gros bouchon, un peu perturbé par ce qui vient de lui arriver, mais aussi tout heureux de découvrir son nouvel élément !
Certes, il lui faudra encore quelques jours pour envisager un décollage et un petit vol local, même malhabile … mais l’avantage d’être sur l’eau, c’est que la nourriture est beaucoup plus près, carrément à portée de bec !
Et oui, la vérité, on va vous la dire : c'est que les parents en avaient marre de faire des allers et retours entre la mer et la falaise ! Ce qu'ils ont fait, c'est un peu comme si vous installiez vos bébés dans le supermarché, au cœur du rayon des « petits pots » pour avoir moins de transport et de manutention !
Alors, à partir de là, le gavage ! je vous dis pas ! C’est carrément 24 h sur 24 que le marmot s'empiffre, et à ce rythme, bien sûr, on a bientôt un guillemot qui ressemble ... à un vrai guillemot ! Et surtout qui devient capable de prendre sa première leçon de vol libre !
C'est le moment où papa guillemot entre en action (action pédagogique) : « Regarde, fiston : c'est comme ça qu'on fait ... ! »
Le décollage d'un guillemot à partir de la mer, ça n'est pas une mince affaire ! Ça n'est pas non plus très esthétique ... Ne vous moquez pas : ça tient à la fois de l'hydravion et du canadair, mais bon, ça marche !
Ce sont d'abord les pattes qui se mettent en action, sous l'eau : propulsion purement nautique ... puis les ailes commencent à battre de plus en plus vite, avec les pointes qui frappent l'eau en cadence. A ce stade, on voit l'hydravion qui accélère en battant l'eau, il décolle presque, il frotte la surface en laissant derrière lui un sillage en pointillés. Puis les pointillés s'espacent de plus en plus et hop ... enfin ça décolle en rasant l'eau et en battant des ailes comme un dingue !
« T'as vu, fiston ? ... à toi maintenant ! » Mais il faudra plusieurs tentatives au petit guillemot pour parvenir à la même performance. Parfois, après une série d'échecs, on remet le prochain essai à plusieurs jours (« peut-être faut-il grandir encore un peu ? ! alors mangeons ! »).
Mais un beau matin, ça marche ! On s'affranchit de l'élément liquide : Youppieee ! Vive l'air, vive le ciel, vive la vie en trois dimensions ! ! !
Les guillemots, comme d'autres alcidés, ne sont pas des cracks de la voltige aérienne : leur corps est un peu trop lourd par rapport à leur voilure. En fait, ce sont des « oiseaux-poissons », on pourrait même dire des « poissons-oiseaux », et c'est dans l'élément liquide qu'ils sont le plus à l'aise. Ils peuvent nager sous l'eau à la vitesse d'une torpille, descendre à plus de 50 mètres de profondeur et rester de longues minutes en apnée !
Ah ... vous voyez qu'il ne faut pas se moquer !
L’eau est calme comme un lac au pied de la falaise. Dans cette transparence cristalline, on voit des myriades de petits points, tantôt noirs, tantôt rouges ou gris. On plonge la main le long du boudin du zodiac … Température de l'eau : 1° ! Pour se baigner ici, prévoir maillot de bain fourré (en « polaire ») !
Dans la main glacée : tous ces petits points colorés se révèlent être du plancton, du plancton animal ! De minuscules escargots sans coquille, des mini-vers qui se tortillent, des mini-crevettes grandes comme un grain de riz … Une densité incroyable de plancton.
Enrichies par le guano qui tombe en permanence de la falaise, ces eaux sont un vrai bouillon de vie ! Par leurs déjections, les oiseaux font démarrer une puissante chaîne alimentaire dans cette mer glacée. Une chaîne alimentaire dont ils profitent à leur tour et dont ils sont un maillon essentiel.
Paradoxe de l’arctique qui semble hostile à la Vie et où pourtant la Vie explose sous de multiples formes !
Bravo, mille fois bravo à toi, la Vie ! Merci la Vie ! Mille fois merci !
Chris.
On émerge du sommeil au rythme du lent balancement du navire … puis on distingue les coups sourds sur la coque ... … la banquise !
Vite, au hublot : un monde glacé, blanc pur et bleu vif, s’ouvre devant nous. Nous entrons dans la passe Nord du détroit d’Hinlopen …
Nous sommes au Spitzberg, par 80° Nord, archipel à la marge du monde, dernière terre avant le pôle. Après un voyage d’approche en avion depuis la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.
Hinlopen ! ce mot résonne pour nous comme une invocation magique. On en a rêvé … on y est à présent !
Les pages magnifiques de Jean-Louis Etienne, lues et relues au cours de l’année, nous reviennent en mémoire. Dans son livre sur sa navigation au Spitzberg à bord du voilier « Antarctica », il a su traduire l’incroyable beauté de ce long et étroit passage qui sépare les deux plus grandes îles de l’archipel.
Hinlopen, c’est un couloir marin de 8 à 10 km de large et d’une centaine de kilomètres de long, qui se glisse entre l’île principale et la Terre du Nord-Est (Nordauslandet). Ici, le paysage change radicalement. Finies les montagnes pointues et les vallées glaciaires de l’Ouest. Ce grand canal polaire s’insinue entre d'immenses plateaux couverts de calottes glaciaires massives.
Il est rare que le détroit soit entièrement navigable. En été, en général, sa partie Nord est en eaux libres mais on rencontre la banquise de plus en plus dense au fur et à mesure de la descente. C’est la sortie Sud qui est généralement la plus encombrée, car les glaces dérivantes venues des côtes de Sibérie et de la Mer de Barents viennent s’y accumuler, poussées par les courants.
Mais cette année, la densité de la banquise est exceptionnelle (du jamais vu depuis vingt ans, paraît-il …) et c’est dès l’entrée Nord que le Grigoriy Mikheev doit engager la bataille !
Je monte à la passerelle de pilotage. Sur le radar, on voit bien, en jaune et noir, les rives du détroit et les zones de glaces flottantes. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la table à cartes. Sur une grande carte du détroit, il essaye de déterminer quelle sera la meilleure route pour descendre vers le Sud dans ce labyrinthe …
Après le petit-déjeuner, nous retrouvons trois autres compagnons de voyage à notre poste d’observation favori : sur le pont avant, à l'étrave. Il fait beau, vent nul, température 5° C.
Le navire avance lentement en empruntant des chenaux d'eau libre entre les zones de banquise. L'air vif nous fouette le visage, nous sommes fascinés ... pureté, majesté du paysage tout en blanc et bleu éclatants !
Tarik, le chef d’expédition, et Delphine, ornithologue, nous ont indiqué l'objectif de la matinée : atteindre les falaises de Alkefjellet, sur la rive Ouest du détroit, à 20 milles nautiques vers le Sud. Hier soir, ils ont fait monter l'excitation en nous parlant de ce site où ils sont déjà venus l'été dernier et qui est, selon leur expression, « le Manhattan des oiseaux » !
Le Grigoriy Mikheev est conçu pour naviguer dans les glaces, mais plus on avance, et plus on se demande si on pourra parvenir à notre but … Il faut savoir qu'en navigation polaire, on mesure la densité des glaces de mer en dixièmes. A l’entrée Nord du détroit, la densité n’était que de 4 dixièmes (comprenez 40 % de la surface de la mer couverte de banquise et 60 % d’eau libre), mais à présent nous avançons très lentement dans une mer couverte de grandes plaques qu'on appelle des « floes ». La densité de la banquise approche des 8 dixièmes.
Maintenant, le navire pousse et écarte presque continuellement des plaques de banquise. Parfois, malgré l’habileté d'Andreï, le barreur, il n’y a pas d’autre solution que de buter en plein dans une plaque de banquise (un « floe ») de 50 mètres de large …
L'élan du navire est brisé, il s’arrête presque devant cette masse. Alors Andreï pousse la manette du deuxième moteur et, comme dans un film au ralenti, on voit l’énorme plaque qui cède lentement, parfois en se fendant, parfois en s'écartant, en pivotant sur un bord et s’engloutissant en partie sous la coque.
Gérard nous a rejoints. Il connaît la glace de mer comme vous la moquette de votre salon. Avec Tarik et Delphine, c'est notre troisième accompagnateur. Cet été, il en est à sa 17ème expédition au Spitzberg !
Cette banquise, nous explique-t-il, c’est de la « vieille banquise » … des « floes » qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisés, ressoudés en hiver, re-cassés, basculés, pris dans des crêtes de compression, se sont montés les uns sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur très importante. Lorsqu’un grand « floe » se brise sous la poussée du bateau et bascule sous la coque, on voit parfois sa tranche bleutée, épaisse de plus de deux m��tres !
C’est un spectacle fantastique que de voir, à l’étrave, le travail du navire dans ce monde de glace et d’eau ! Les marins nous ont expliqué comment se passe la confrontation entre le navire et les plaques de banquise. Le Grigoriy Mikheev joue à la fois de sa poussée et de sa masse. Comme il fait 2000 tonnes, il écarte sans peine toutes les plaques qui font moins que sa masse. Mais si la plaque fait plus de 2000 tonnes, elle tient bon et c’est le navire qui est dévié de sa route !
Youriy, le capitaine, résume ça par la formule « Plus petit que moi je t’écarte ; plus gros que moi, c’est moi qui m’écarte ! » ... Dans un grand rire, il ajoute en écartant les bras : « C'est comme dans la vie ... quoi ! ».
Avec un peu d’habitude, au bout d’un moment, on arrive à évaluer la masse du prochain « floe » … Deux mètres d’épaisseur, c’est 2 tonnes au mètre carré … Il suffit donc de 1000 mètres carrés (50 m x 20 m, un beau court de tennis) pour avoir une plaque de banquise de 2000 tonnes !
Sur le pont avant, on a l'impression de faire corps avec le bateau. Lorsqu’on est debout à l’étrave et que le navire butte dans un « floe » de cette taille, c’est d’abord un fracas de tonnerre, puis une sensation bizarre sous les pieds : on est soulevé de plusieurs mètres comme sur un chariot élévateur … puis on sent l'avant du navire qui « chasse » vers babord ou tribord, tout en redescendant, en retrouvant sa ligne de flottaison et en continuant sa route ! Ouahouhhh ! Vraiment impressionnant !
On comprend vite qu’à partir d’une certaine densité de banquise (9 dixièmes ?), le système ne fonctionne plus : la plaque bousculée par l’étrave butte contre une autre plaque contiguë et ne peut pas s’écarter suffisamment pour laisser avancer le navire.
A deux reprises, notre lente progression vers le Sud est bloquée. Le Grigoriy Mikheev doit reculer et chercher un nouvel itinéraire. Finalement, c’est par un de ces tortueux sentiers aquatiques que le navire parvient à se frayer un passage jusqu’à notre but !
Au bout de deux heures d'efforts, voici enfin devant nous une immense muraille de pierre surmontée d’une épaisse calotte de glace, c’est Alkefjellet : un nom qui signifie littéralement « falaise à guillemots ».
Par chance, ici, le pied des falaises est quasiment libre de glace, il y a juste quelques petits « floes » de banquise qui dérivent ça et là. L'excitation est montée d'un cran. Il fait beau, en quelques coups de grue nous mettons à l’eau les zodiacs. Bottes, bonnets, gants, gilets autogonflants ... et nous voilà partis.
Dès l’approche des falaises nous sommes subjugués par la beauté et la majesté du site … C’est géant ! Sur un kilomètre de long, une immense cathédrale de basalte s’élève au dessus de la mer. Des falaises de 200 m de haut, tantôt uniformes, tantôt découpées en colonnes, clochers et aiguilles. De véritables châteaux forts de la mer !
A bord de notre zodiac, un de nos compagnons trouve la bonne comparaison : c’est « le Monument Valley de l'arctique ! »
C’est cette roche qui est à l’origine du bonheur des guillemots : la dolérite, une sorte de basalte qui a formé des colonnes en se refroidissant, un peu comme les célèbres « orgues basaltiques ». En se fracturant sous l'effet du gel, les colonnes de dolérite ont formé des centaines de petits replats qui fournissent aux guillemots des nichoirs parfaits où ils sont à l’abri des renards polaires !
Mais chez les guillemots, c’est comme chez les humains : la rançon du succès, c’est la surpopulation ! Tarik et Delphine nous expliquent que cette colonie compte plus de 50 000 couples ! Il y a du monde aux balcons !
La plupart des oiseaux qui viennent se reproduire ici l’été sont de la famille des pingouins, ce sont des alcidés, essentiellement des guillemots de Brünnich, mais il y aussi des guillemots à miroir, quelques mouettes tridactyles et enfin le prédateur redouté de tous ces oiseaux : le grand goéland bourgmestre !
La mer est comme un lac, pas la moindre ride sur l’eau … En silence, moteur du zodiac au ralenti, on s’approche jusqu’à toucher le pied de la falaise. C’est une merveille de voir de si près les petits pingouins alignés côte à côte, jusqu’à se toucher, sur leurs petits replats rocheux.
Ils sont vraiment très élégants avec leur tenue de cérémonie blanche et noire ! Quelle classe ! Quelle dignité ! On dirait des petits majordomes ou de petits maîtres d’hôtel !
A notre grande surprise, ils ne sont pas le moins du monde effrayés par notre arrivée ! Ils nous regardent d’un air plutôt curieux et leur bavardage laisse plutôt penser qu’ils commentent le spectacle qu’on leur donne avec notre gros zodiac noir ! Ils doivent se dire « Mais qu’est ce que c’est que ce gros animal inconnu ? … Bon, ça a l’air plutôt gentil … »
Très vite, en longeant la colonie au ras de la falaise, on comprend que tous nos sens vont être sollicités tant les cris des guillemots et l’odeur du guano sont omniprésents ! De plus de cent mètres de haut tombent en permanence les fientes des petits habitants de la falaise … Lorsque les premiers d’entre nous reçoivent sur la tête ou les épaules leur giclée de guano porte-bonheur, on décrète que ce parfum suave devrait s’appeler « Guano de Boréal » ( … "parce que je le vaux bien" !)
Nous passons comme ça deux heures à naviguer en zodiac au ras des falaises, en rentrant même parfois dans des anfractuosités par où s’écoulent des cataractes d'eau de fonte de la calotte glaciaire qui, tout la haut, coiffe l’ensemble de cette incroyable cathédrale naturelle.
Deux heures aussi à s’émerveiller devant nos petits copains les guillemots ! Ils sont des milliers, il y en a partout, debout sur les moindres replats de roche, et aussi sur la mer, debout par groupes de quelques dizaines sur des plaques de glace, ou en train de nager et de pêcher en petits groupes tout autour de nous, affairés comme si nous n’étions pas là !
Ceux qui sont en train de nager et de pêcher nous montrent leurs talents d’incroyables plongeurs ! On les voit filer sous l’eau comme des torpilles, leurs ailes à moitié déployées leur servant d'ailerons. Il y en a partout qui plongent autour de nous, certains passent même sous le zodiac ! Parfois, des petits groupes avec un ensemble parfait nous font en direct un véritable ballet de natation synchronisée ! Marie-Françoise leur lance « Oh ... ! Bravo les petits ! c'est beau ! Et vous avez répété longtemps ? »
Ceux qui sont debout sur les plaques de banquise semblent rassemblés là pour un petit moment de causette ! C'est comme vous à l'arrêt de bus, mais en beaucoup plus convivial : « Sympa ce radeau, non ? Qu'en pensez-vous Madame ? Et comment va le petit ? Oui, merci ! ça pousse, ça pousse ! Mais quel morphale ! Il a tout le temps les crocs ! Ah ! ne m’en parlez pas ! le mien aussi ! D’ailleurs, je suis complètement épuisée d'aller lui chercher à manger toutes les cinq minutes ! ... »
Ceux qui sont sur les minuscules replats rocheux de la falaise couvent leurs œufs. Les guillemots ne font pas de nids (il n’y a pas de matériaux pour cela). Chacun garde son œuf entre les pattes, à la fois pour le réchauffer et pour éviter qu’il ne tombe !
Imaginez-vous en train d’élever vos gamins sur une petite terrasse en légère pente vers le vide, sans aucune balustrade et au sommet de la tour Maine-Montparnasse … ! Pas drôle, et assez stressant, n’est-ce pas ? Mais les guillemots ont un truc ! Leurs œufs sont en forme de poire, et même de poire aplatie ! Essayez de faire rouler une poire : pas facile n’est-ce pas ? et une poire aplatie ? Impossible !
Vraiment génial, l’œuf de guillemot ! ! ! Et bravo à Dame Nature pour son ingéniosité !
Malgré ce déploiement de haute technologie aviaire, il arrive quand même qu’un œuf tombe … où qu’il soit mangé par le goéland bourgmestre profitant d’un moment d’inattention des parents ! Ce n’est pas trop grave : ici c’est la collectivité qui prime sur l’individu.
Mais le temps propice à la reproduction est ultra-court ici, dans le haut-arctique, et tout doit se faire en accéléré ! Sitôt les œufs éclos, les poussins sont littéralement gavés d’une bouillie de poisson ultra-nourrissante que les parents ramènent sans cesse de la mer et qu’ils régurgitent dans le bec des petits. A ce train là, gavé 24 h sur 24, on peut dire que le poussin guillemot met les bouchées doubles et en quelques jours à peine, il atteint la taille d’une boule de pétanque !
Le problème, c’est qu’une boule de pétanque, ça vole très mal, c’est connu ! Le corps et le ventre ont poussé beaucoup plus vite que les ailes … et c’est bien embêtant !
Mais les jours passent et chez les guillemots, on a pour devise « Faut pas traîner ! ». Alors, sans attendre que leur poussin ait des ailes dignes de ce nom, papa et maman guillemot ne font ni une ni deux : un beau matin, ils balancent carrément le petit par-dessus bord … ! ! !
Parents indignes ? Pas du tout ! Ne jugez pas trop vite ! Petit guillemot ne comprend pas trop ce qui lui arrive … ! Yeeeeeeepppp ?!?!?! Faute de pouvoir téléphoner au numéro vert « enfance maltraitée », il fait ce qu’il peut !
Et voilà donc notre boule de pétanque pourvue de deux moignons d’ailes qui chute du haut de la cathédrale de pierre … Mus par l’instinct, les moignons d’ailes esquissent bien quelques battements, mais c’est à peine si ces gestes dérisoires parviennent à ralentir la chute … et … ... Plouf !
Papa et maman guillemot se retrouvent en bas avec leur poussin qui flotte maintenant comme un gros bouchon, un peu perturbé par ce qui vient de lui arriver, mais aussi tout heureux de découvrir son nouvel élément !
Certes, il lui faudra encore quelques jours pour envisager un décollage et un petit vol local, même malhabile … mais l’avantage d’être sur l’eau, c’est que la nourriture est beaucoup plus près, carrément à portée de bec !
Et oui, la vérité, on va vous la dire : c'est que les parents en avaient marre de faire des allers et retours entre la mer et la falaise ! Ce qu'ils ont fait, c'est un peu comme si vous installiez vos bébés dans le supermarché, au cœur du rayon des « petits pots » pour avoir moins de transport et de manutention !
Alors, à partir de là, le gavage ! je vous dis pas ! C’est carrément 24 h sur 24 que le marmot s'empiffre, et à ce rythme, bien sûr, on a bientôt un guillemot qui ressemble ... à un vrai guillemot ! Et surtout qui devient capable de prendre sa première leçon de vol libre !
C'est le moment où papa guillemot entre en action (action pédagogique) : « Regarde, fiston : c'est comme ça qu'on fait ... ! »
Le décollage d'un guillemot à partir de la mer, ça n'est pas une mince affaire ! Ça n'est pas non plus très esthétique ... Ne vous moquez pas : ça tient à la fois de l'hydravion et du canadair, mais bon, ça marche !
Ce sont d'abord les pattes qui se mettent en action, sous l'eau : propulsion purement nautique ... puis les ailes commencent à battre de plus en plus vite, avec les pointes qui frappent l'eau en cadence. A ce stade, on voit l'hydravion qui accélère en battant l'eau, il décolle presque, il frotte la surface en laissant derrière lui un sillage en pointillés. Puis les pointillés s'espacent de plus en plus et hop ... enfin ça décolle en rasant l'eau et en battant des ailes comme un dingue !
« T'as vu, fiston ? ... à toi maintenant ! » Mais il faudra plusieurs tentatives au petit guillemot pour parvenir à la même performance. Parfois, après une série d'échecs, on remet le prochain essai à plusieurs jours (« peut-être faut-il grandir encore un peu ? ! alors mangeons ! »).
Mais un beau matin, ça marche ! On s'affranchit de l'élément liquide : Youppieee ! Vive l'air, vive le ciel, vive la vie en trois dimensions ! ! !
Les guillemots, comme d'autres alcidés, ne sont pas des cracks de la voltige aérienne : leur corps est un peu trop lourd par rapport à leur voilure. En fait, ce sont des « oiseaux-poissons », on pourrait même dire des « poissons-oiseaux », et c'est dans l'élément liquide qu'ils sont le plus à l'aise. Ils peuvent nager sous l'eau à la vitesse d'une torpille, descendre à plus de 50 mètres de profondeur et rester de longues minutes en apnée !
Ah ... vous voyez qu'il ne faut pas se moquer !
L’eau est calme comme un lac au pied de la falaise. Dans cette transparence cristalline, on voit des myriades de petits points, tantôt noirs, tantôt rouges ou gris. On plonge la main le long du boudin du zodiac … Température de l'eau : 1° ! Pour se baigner ici, prévoir maillot de bain fourré (en « polaire ») !
Dans la main glacée : tous ces petits points colorés se révèlent être du plancton, du plancton animal ! De minuscules escargots sans coquille, des mini-vers qui se tortillent, des mini-crevettes grandes comme un grain de riz … Une densité incroyable de plancton.
Enrichies par le guano qui tombe en permanence de la falaise, ces eaux sont un vrai bouillon de vie ! Par leurs déjections, les oiseaux font démarrer une puissante chaîne alimentaire dans cette mer glacée. Une chaîne alimentaire dont ils profitent à leur tour et dont ils sont un maillon essentiel.
Paradoxe de l’arctique qui semble hostile à la Vie et où pourtant la Vie explose sous de multiples formes !
Bravo, mille fois bravo à toi, la Vie ! Merci la Vie ! Mille fois merci !
Chris.











