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Itinérant à vélo en Éthiopie: les limites, les bons secteurs etc?
Bonjour à tous toutes et particulièrement à Ilivic et ses très riches "Billets d' Abysinie", je planche actuellement à la réalisation de mon prochain voyage africain: l' Ethiopie, et pour avoir voyager à vélo dans d' autres contrées (Afrique de l' ouest, Mada) je cherche à me rendre compte si ce moyen là est approprié à l' Ethiopie, le but n' étant pas la recherche d' exploits sportifs mais de remplacer tant que faire ce peut les transports en commun par le vélo qui offre une liberté à nulle autre pareille, ne comptant pas voyager en autonomie la clef du succés se trouve dans un bon jalonage d' hotels locaux permetant des étapes de 50 à 80 kms quitte à mettre le vélo sur un bus de temps en temps voir même de le céder en cours de voyage.
Donc mes questions:
Bon plan ou pas ? Le Sud, le sud-ouest et l' ouest seront-ils accessibles ? Si non jusqu' ou ? Sugestions...
Merci pour vos éclaicissements.
bernar.F.
Voyage en Éthiopie: vos conseils de connaisseurs?
Bonjour à tous,
Je pars en Ethiopie le 10 Mars, en mode " sac à dos" pour 15 jours, vu que ces 2 semaines risquent de passer très vite, je vais tout faire pour optimiser mes journées. Je souhaiterais me déplacer en avion , mon itinéraire devrait être le suivant: Arrivée à Addis le dimanche , petite soirée dans la capitale et le lendemain achat des billets d' avion vu que de France les tarifs sont trop élevés . Le mardi départ en avion pour Lalibela, je pense y rester 2 jours ensuite j' espère qu' il existe une ligne aérienne pour rejoindre Gondar ou je passerais une journée . Le lendemain je prendrais un bus pour Debark, dans le but d' organiser un treck de 3 jours dans le parc du Simien . Après cette " promenade "direction Mékelé par bus, visite de la ville et de quelques églises aux alentours . Et pour bien terminer mon voyage, je souhaite passer 2 jours à Harar puis retourner à Addis y passer le week end avant de reprendre mon avion pour la France. Pensez vous que cet itinéraire est faisable en 2 semaines? j' ai besoin de vos connaissances des prix des billets d' avion approximativement . Aurais je des difficultés pour organiser mon trek à partir de Débark , vous avez peut être quelques conseils à me donner , j' attends beaucoup de ce trek, ce parc a l' air tellement beau. le problème est que je voyage seul , cela risque de me couter cher . Est il difficile de rejoindre Mékélé depuis Débark ? la région de Mékélé est elle intéressante à visiter ? ou dois je faire l' impasse pour visiter Harar? Je vous remercie d avance pour tous les conseils et l' aide que vous m' apporterez pour ce voyage .
Je pars en Ethiopie le 10 Mars, en mode " sac à dos" pour 15 jours, vu que ces 2 semaines risquent de passer très vite, je vais tout faire pour optimiser mes journées. Je souhaiterais me déplacer en avion , mon itinéraire devrait être le suivant: Arrivée à Addis le dimanche , petite soirée dans la capitale et le lendemain achat des billets d' avion vu que de France les tarifs sont trop élevés . Le mardi départ en avion pour Lalibela, je pense y rester 2 jours ensuite j' espère qu' il existe une ligne aérienne pour rejoindre Gondar ou je passerais une journée . Le lendemain je prendrais un bus pour Debark, dans le but d' organiser un treck de 3 jours dans le parc du Simien . Après cette " promenade "direction Mékelé par bus, visite de la ville et de quelques églises aux alentours . Et pour bien terminer mon voyage, je souhaite passer 2 jours à Harar puis retourner à Addis y passer le week end avant de reprendre mon avion pour la France. Pensez vous que cet itinéraire est faisable en 2 semaines? j' ai besoin de vos connaissances des prix des billets d' avion approximativement . Aurais je des difficultés pour organiser mon trek à partir de Débark , vous avez peut être quelques conseils à me donner , j' attends beaucoup de ce trek, ce parc a l' air tellement beau. le problème est que je voyage seul , cela risque de me couter cher . Est il difficile de rejoindre Mékélé depuis Débark ? la région de Mékélé est elle intéressante à visiter ? ou dois je faire l' impasse pour visiter Harar? Je vous remercie d avance pour tous les conseils et l' aide que vous m' apporterez pour ce voyage .
Retour de cinq semaines en Éthiopie
Après 5 semaines là-bas avec mon sac à dos, je donne quelques infos à ceux que ça intéresserait, c'est à dire ceux qui se déplacent par leur propres moyens. Ce mode de transport est tout à fait possible avec les bus quoique les trajets soient très longs et fatigants, démarrant dans le noir à 5 h du matin - gaffe aux voleurs- et durant toute la journée car les distances sont longues et les routes souvent mauvaises. Presque pas d'arrêts d'où nécessité de prendre ses précautions...
Toutefois cet inconvénient majeur est largement compensé par la beauté des paysages qui fait à mon sens l'intérêt principal de ce pays. Il est par conséquent peu recommandé de prendre l'avion car on passe à côté...au dessus plutôt.
Pour le reste, je m'étonne des tenants de la "gastronomie" locale !
C’est là que je fis ma première - et dernière- ingestion d’injera, le plat national dégusté avec les doigts de la main droite, matin, midi et soir par toute la population, une grande galette d’une céréale appelée teff sur laquelle se renverse un petit plat d’un ragoût indéfini à l’odeur aigrelette, prégnante, écoeurante. Si bien que ladite odeur imprègne le pays tout entier dans les transports publics les corps la transpirent, de même que les billets de banque éthiopiens la puent, surtout les petites coupures de quelques birrs, bouts de papiers noircis par les tripotages, déchirés, recollés, chiffonnés, tirebouchonnés, immondes. Je ne me suis jamais tant lavé les mains de façon obsessionnelle.
Les prix de tout ont flambé et il ne faut pas se fier au LP dépassé complètement, ni à certains posts qu'on dirait convenus. Pour les étrangers, c'est sans vergogne que les prix d'entrée sont affichés 10 fois plus chers, une forme de ségrégation en quelque sorte. Le summum est atteint par le clergé qui au 6 Janvier où je suis arrivée à Lalibella a porté l'entrée des églises de 350 birs - ce qui était déjà bien cher - à 50 dollars... Le tort qu'ils portent à l'économie du tourisme local, ils s'en fichent, puisqu'il y a toujours des toutous pour payer... Je crois que quand la nouvelle aura circulé, bon nombre de voyageur à budget moyen ne s'y rendront plus et bien des voyageurs ont dû faire demie-route. Pour ma part, avec cette somme, j'ai pris un billet d'avion pour Addis, ce qui m'a permis ensuite de faire un tour dans le sud...
C’est là que je fis ma première - et dernière- ingestion d’injera, le plat national dégusté avec les doigts de la main droite, matin, midi et soir par toute la population, une grande galette d’une céréale appelée teff sur laquelle se renverse un petit plat d’un ragoût indéfini à l’odeur aigrelette, prégnante, écoeurante. Si bien que ladite odeur imprègne le pays tout entier dans les transports publics les corps la transpirent, de même que les billets de banque éthiopiens la puent, surtout les petites coupures de quelques birrs, bouts de papiers noircis par les tripotages, déchirés, recollés, chiffonnés, tirebouchonnés, immondes. Je ne me suis jamais tant lavé les mains de façon obsessionnelle.
Les prix de tout ont flambé et il ne faut pas se fier au LP dépassé complètement, ni à certains posts qu'on dirait convenus. Pour les étrangers, c'est sans vergogne que les prix d'entrée sont affichés 10 fois plus chers, une forme de ségrégation en quelque sorte. Le summum est atteint par le clergé qui au 6 Janvier où je suis arrivée à Lalibella a porté l'entrée des églises de 350 birs - ce qui était déjà bien cher - à 50 dollars... Le tort qu'ils portent à l'économie du tourisme local, ils s'en fichent, puisqu'il y a toujours des toutous pour payer... Je crois que quand la nouvelle aura circulé, bon nombre de voyageur à budget moyen ne s'y rendront plus et bien des voyageurs ont dû faire demie-route. Pour ma part, avec cette somme, j'ai pris un billet d'avion pour Addis, ce qui m'a permis ensuite de faire un tour dans le sud...
Transports en Éthiopie
je pars pour l'Ethiopie de mi avril a mi mai , je voudrai savoir s'il y a des bus mieux que d'autres pour aller a Harar , depart d'Addis , et toujours depart d'Addis pour Gondar , mon guide est de 2010 ...Merci d'avance
Visa pour l'Ethiopie
Bonjour, actuellement résidente Rwandaise, je pars en vacances en Ethiopie pour 15 jours et je voudrais savoir comment obtenir mon visa? est il possible de l'obtenir directement à l'aéroport?
Il n'y a pas d'ambassade d’Éthiopie à Kigali alors je ne sais pas trop comment procéder!
merci de votre aide!
flo
Recherche chants/musiques d'Éthiopie
Bonjour , Pour agrémenter un diaporama je suis à la recherche de chants liturgiques
éthiopiens (Tambour kebero, citree). Ainsi que des chants accompagnés de violon mono corde.
Hôtels au parc national Awash? (Éthiopie)
Bonsoir,
Cet été j'aimerais avec mon époux séjourner quelques jours à Awash et visiter une partie du parc national.
Par contre, je ne sais pas pour quel type d'hébergement opté. J'ai lu que le camping était le meilleur moyen de visiter le parc mais impossible d'apporter notre tente en Ethiopie.
Aussi, existe-t-il des hôtels dans l'enceinte du parc ou à proximités?
Climat et recommandations en Ethiopie en mars/avril?
Bonjour,
Je vais partir trois semaines en Ethiopie en Mars/Avril. J'ai lu qu'il pouvait y avoir quelques pluies. Est-ce qupportable ou vraiment gênant? Je pars seule en sac à dos. Si vous avez des suggestions d'itinéraires/recommandations n'hésitez pas. A priori je partirai dans le nord de l'Ethiopie.
Merci beaucoup !
Elodie
Je vais partir trois semaines en Ethiopie en Mars/Avril. J'ai lu qu'il pouvait y avoir quelques pluies. Est-ce qupportable ou vraiment gênant? Je pars seule en sac à dos. Si vous avez des suggestions d'itinéraires/recommandations n'hésitez pas. A priori je partirai dans le nord de l'Ethiopie.
Merci beaucoup !
Elodie
Ethiopie: infos diverses pour mieux préparer son voyage
De retour d’un voyage de 4 semaines en Ethiopie (Déc. 2012), voici quelques infos, que je n’avais pas pu trouver avant mon départ, et qui me semblent utiles pour mieux préparer son voyage, donc à partager.
L’ETHIOPIE, UN PAYS EN PLEIN DEVELOPPEMENT ! L’Ethiopie est un pays en plein développement. Au niveau des routes, les principaux axes du pays sont asphaltés et les rares qui ne le sont pas encore sont en cours… Résultat, les temps de trajet ont diminué. D’où développement du nombre de bus et minibus, donc il est extrêmement facile de voyager en transport local. Idem pour les hôtels : ils poussent comme des champignons, donc choix plus large et chambres souvent dispos, donc peu besoin de réserver à l’avance, même si c’est toujours plus facile bien sûr. Le réseau téléphonique est lui aussi en plein développement. Tout le monde (ou presque) a maintenant un portable. Ca passe partout sauf dans les zones éloignées (ex. : les parcs nationaux, sur les grands axes). Et encore… ! Ne vous étonnez pas si votre guide se met à téléphoner au beau milieu de votre balade ou au sommet d’une montagne ! Business is business ! Ceci dit, parfois trop c’est trop : si votre guide passe plus de temps au téléphone qu’à vous guider (ca m’est arrivé une fois) et vous laisse visiter seule, ne pas hésiter à le lui signifier voire à changer de guide.
ARGENT : On trouve des banques dans toutes les villes de plus de 5000 habitants. Il est possible de changer des euros partout en quelques minutes. Taux de change en décembre 2012 : 1 euro = 23.5 birr. Toutes acceptent les cartes VISA (idem pour les grands hôtels). Pour les MASTERCARD, c’est moins vrai parait-il. Cependant, j’avais moi-même une Mastercard, et quand j’ai eu à retirer de l’argent à un guichet, je n’ai eu aucun problème et ca a été très rapide. Commission prise par la banque éthiopienne : 2.5%. Dans les grandes villes, il y a des distributeurs un peu partout. Toutes acceptent les Visa. Sur certaines, j’y ai aussi vu des autocollants Masterc ard, donc il semble qu’il soit possible d’y retirer de l’argent avec une Mastercard (je n’ai pas essayé).
TRANSPORT : Le choix est large pour les transports routiers ! Taxi (le plus cher), transport privé (heu, non, c’est celui-là le plus cher !! 4x4 (compter 100 euro/j, jusqu’à 4 personnes) ou minibus (un chouya moins cher, jusqu’à 7 personnes environ)), tuktuk, bus (le moins cher), bus moyen, minibus, vélo (pas partout), mule (dans les parcs nationaux). Où que vous soyez, il est très facile de se déplacer. Que ce soit en ville ou entre villes. A savoir : les bus ont des arrêts comme en France. Les bus moyens et minibus s’arrêtent là où vous le souhaitez. Tous suivent un trajet propre.
La nouvelle loi impose aux transports en commun d’avoir un panneau sur le véhicule indiquant leur ‘ligne’ (du quartier x au quartier ou point y). Tous ne l’ont pas encore mis mais de toute façon, à moins que vous ne lisiez l’Amharique, ca ne vous serait pas utile… Les ‘placeurs’ de chaque minibus crient leurs destinations. A vous de savoir où vous allez (quel quartier) et de vous repérer dans ce brouhaha permanent. Rassurez-vous, on prend vite le pli !
Indications de tarifs en décembre 2012 : - Dans Addis Abeba : 2 à 4 birr par trajet, selon que ce soit un bus, un bus moyen ou un minibus et la longueur du trajet. Minibus : 2.70 birr. Prévoyez la monnaie ou des petites coupures. Si vous prenez un taxi, compter 30 à 150 birr, selon l’heure (plus cher la nuit), la distance et bien sûr votre talent de négociateur !... - Pour les trajets en minibus entre grandes villes, compter en moyenne 60 à 75 birrs par 100 km. Quelques exemples : Addis-Shashemene (120 birrs), Lalibela-Woldia (92 birrs), Woldia-Mekele (90 birrs). - Pour les trajets en bus entre grandes villes, ca dépend de la classe du bus en question. Exemple : Bahir dar-Addis en bus 1ère class ou 1st level (grand luxe avec boissons, snack, de ‘vrais sièges’ avec de la place pour les jambes ( !), comme en 1ère class d’un avion en quelque sorte): 290 à 306 birrs. Sinon, c’est 165 birrs pour un bus ‘normal’ (donc sans snack, sans boisson, sans climatiseur, et les jambes de biais pour éviter que les genoux ne soient encastrés dans le siège de devant… Mais ca se fait bien !) Les transports aériens nationaux se sont énormément développés ces 3 dernières années. En général, il y a plusieurs vols par jour pour les principales villes. Possibilité de réserver jusqu’à la dernière minute ! Et les prix ont été diminués par 2 en 3 ans ! Exemple : Addis-Lalibela (1200 birr), Axum-Gondar (800 birr). Sachant que par exemple, pour faire Addis-Lalibela, ca prend 1 heure en avion et 2 jours en bus, il est parfois plus judicieux de prendre l’avion, surtout si on est limité en termes de temps… Vous trouverez toutes les infos utiles sur le site de Ethiopian Airlines.
COMMUNICATION On trouve des cafés internet à peu près partout. Mais bon, faut pas être pressé : la connexion est souvent mauvaise, quand elle fonctionne ! Selon les villes, compter de 9 à 30 birrs de l’heure (décomptés à la minute). En théorie, il est impossible à un étranger d’acheter une carte SIM en Ethiopie (c’est ce qu’on m’a expliqué). En pratique, il semble possible d’en acheter une dans les grands hôtels. Personnellement, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un le jour de mon arrivée, qui m’a prêté une de ses cartes SIM pour la durée de mon voyage. J’avoue que ca m’a été utile a plusieurs reprises, lorsque je me suis retrouvée bloquée à Shire (problème de transport local) et lorsque j’ai dû appeler des hôtels dans les grandes villes, pour éviter de trop perdre de temps. On trouve des vendeurs de carte prépayées un peu partout dans la rue (vendeurs ambulants). Cartes de 25, 50 et 100 birrs. A titre d’indication, avec 50 birrs on peut téléphoner plus de 2 heures en local. Pour l’international, compter environ 15 birrs par minute.
HOTELS Le problème n’est pas de trouver un hôtel ni une chambre de libre, mais seulement d’en sélectionner un parmi les dizaines à la ronde ! Il y en a pour toutes les bourses. Des hôtels budget avec toilettes (latrines) et douches (souvent dans les-mêmes toilettes…) en commun à 50 birrs la nuit à des hôtels luxueux à 200$ la nuit… Des hôtels avec bar (donc avec musique et alcool = avec bruit) et vue sur bidon-ville à des hôtels avec piscine et personnel aux petits soins… A vous de choisir! Dans tous les cas, un conseil : n’oubliez pas vos boules quiès! A savoir, si vous êtes à 2, c’est (quasi) le même prix que pour une chambre simple ! Personnellement, j’ai dormi dans des hôtels de 150 à 250 birrs par nuit en moyenne. Dans la plupart des cas, pour ces prix-là, il y avait une sdb avec toilettes et c’était propre et grand.
ELECTRICITE C’est du 220V, avec les mêmes prises qu’en France, donc pas besoin d’adaptateur.
SANTE , PUCES, EAU, NOURRITURE Le système sanitaire public est très développé. On trouve des hôpitaux et des pharmacies un peu partout. Mais tous les médecins et pharmaciens ne parlent pas anglais (et encore moins français…).
L’Ethiopie étant un pays montagneux et d’altitude, il n’y a des moustiques que dans certaines zones (ex. : près des lacs) et pendant une période assez courte (saison des pluies : juillet-septembre). Donc très peu de paludisme. Personnellement, je n’ai pas pris de traitement antipalu, mais ca n’engage que moi.
Par contre, il y a d’autres insectes bien moins sympathiques : les puces et les punaises de lits. J’en ai personnellement été victime. J’ai été piquée par des puces dans des ‘lodges’ (cases) dans 2 parcs nationaux que j’ai visités et dans un hôtel pas cher (mais qui semblait bien) à la sortie d’un des 2 parcs, et par des punaises de lit dans un autre hôtel pas trop cher mais là aussi correct dans une grande ville de province. Bon, je n’ai peut être pas eu de chance avec les 2 hôtels, mais ensuite je suis devenue parano : je virais systématiquement la couverture et dormais dans mon sac de couchage. Pour info, une fois rentrée en France, j’ai passé tous les habits à la machine à laver, inclus mon sac à dos et le lendemain, j’ai eu la ‘bonne’ surprise de voir une puce bien vivante sautiller de joie sur mon matelas !!! J’ai donc acheté du spray antipuce que j’ai pulvérisé sur mes affaires et mon lit. Assez radical car depuis, tout va bien.
On trouve de l’eau en bouteille partout. Environ 15 birrs pour 1 bouteille. Idem pour les boissons gazeuses sucrées (7 à 12 birrs) et bières (12 à 17 birrs). Dans les parcs nationaux, les lodges sont en général à côté d’une source, donc possibilité de se ravitailler en eau potable assez facilement. Personnellement, j’ai toujours soit traité (Micropur), soit filtré l’eau (source ou robinet). J’ai aussi mangé dans des restaurants locaux des légumes frais (donc justes lavés), et des plats cuisinés dans des conditions pas très hygiéniques, cependant je n’ai pas été une seule fois malade pendant les 4 semaines. La nourriture éthiopienne (excellente !!) sied aussi bien aux carnivores qu’aux végétariens. Par contre il est plus difficile de commander un plat avec de la viande ET des légumes (c’est ou l’un ou l’autre). On trouve partout du café (3 à 6 birrs la tasse), des macciatos (5 à 8 birrs), des jus de fruits frais (fabuleux ! extras ! 10 à 25 birrs), du thé (4 à 8 birrs). Ils mettent généralement d’office 2 à 3 cuillers de sucre, donc si besoin, précisez si vous voulez sans sucre… Pour un petit déj pris dans un resto local, compter 20 à 40 birrs (selon qu’il y a omelette, jus de fruit, injera, etc), pour un repas (injera, pâtes, ou riz + une boisson) compter 35 à 60 birrs. Dans un resto ‘chic’ ou resto d’un grand hotel, il vous en coutera bien sûr 2 à 3 fois plus cher pour ces repas standards.
LANGUE et contact francophone à Addis La langue officielle est l’Amharique. Une (faible) partie de la population parle anglais. Hormis dans les hôtels et les sites touristiques, il n’est pas toujours aisé de trouver quelqu’un parlant anglais. Si vous ne parlez pas l’anglais, alors il vaut mieux que vous ayez préparé votre voyage avec un tour operator qui vous proposera un guide parlant français… C’est plus difficile à trouver sur place. Pour ceux qui souhaitent malgré tout partir ‘seuls’, voici le contact d’un éthiopien habitant et travaillant à Addis, qui m’a beaucoup aidée, guide à la gare d’Addis et qui parle couramment français. Il pourra vous aider à organiser votre voyage voire vous trouver des personnes parlant français pour vous accompagner. Mr Débébé Kassa : debebekassa1@gmail.com Tel. : 00-251-9-11-98-92-93
SECURITE Bien qu’ayant voyagé seule, en bus locaux, ayant dormi dans des hôtels budget et ayant été parfois dans des zones non touristiques, à aucun moment je ne me suis sentie en insécurité. Les éthiopiens sont accueillants et très aidants. Cependant, on m’a dit à plusieurs reprises de bien faire attention aux voleurs dans les bus (surtout au moment où tout le monde se presse pour y monter) et dans la rue à Addis, et de marcher avec mon petit sac à dos devant moi, conseil que j’ai suivi. J’ai croisé un jeune routard français qui s’est fait bousculé et volé son portable (qui était dans sa poche) à Addis. Bien que l’Ethiopie soit vraiment un pays sûr et facile (à mon avis), il faut toujours rester vigilant. Enfin, en tant que femme, voyageant seule qui plus est, je n’ai jamais eu à subir de regard ou de geste déplacé.
NE PAS OUBLIER DE METTRE DANS SA VALISE : - - Des boules quiès - - De la poudre antipuce si vous comptez dormir en lodge dans les parcs ou si vous comptez faire un trek à dos de mule… - - Un antihistaminique local (au cas où vous auriez oublié la poudre antipuce… ;) - - Sac de couchage ou sac à viande ? : pas vraiment nécessaire. A vous de voir. - - Un tube de beurre de cacao pour les lèvres : en altitude, l’air est très sec et, malgré le port d’un chapeau, le soleil tape sur les lèvres (à moins que vous n’ayez une très grande casquette ou un sombrero!?). Résultat : lèvres hyper gercées en 3 jours… Valable surtout si vous faites le Simiens. - - Pour le reste, rien que du très classique : lunettes de soleil, torche, etc.
Pour vous aider à prévoir votre budget, voir la discussion ‘Ethiopie : quel budget prévoir ? Quelques chiffres’ Pour un ex. de tour non organisé, voir la discussion ‘Voyage seule : 4 semaines en Ethiopie, Déc. 2012’
L’ETHIOPIE, UN PAYS EN PLEIN DEVELOPPEMENT ! L’Ethiopie est un pays en plein développement. Au niveau des routes, les principaux axes du pays sont asphaltés et les rares qui ne le sont pas encore sont en cours… Résultat, les temps de trajet ont diminué. D’où développement du nombre de bus et minibus, donc il est extrêmement facile de voyager en transport local. Idem pour les hôtels : ils poussent comme des champignons, donc choix plus large et chambres souvent dispos, donc peu besoin de réserver à l’avance, même si c’est toujours plus facile bien sûr. Le réseau téléphonique est lui aussi en plein développement. Tout le monde (ou presque) a maintenant un portable. Ca passe partout sauf dans les zones éloignées (ex. : les parcs nationaux, sur les grands axes). Et encore… ! Ne vous étonnez pas si votre guide se met à téléphoner au beau milieu de votre balade ou au sommet d’une montagne ! Business is business ! Ceci dit, parfois trop c’est trop : si votre guide passe plus de temps au téléphone qu’à vous guider (ca m’est arrivé une fois) et vous laisse visiter seule, ne pas hésiter à le lui signifier voire à changer de guide.
ARGENT : On trouve des banques dans toutes les villes de plus de 5000 habitants. Il est possible de changer des euros partout en quelques minutes. Taux de change en décembre 2012 : 1 euro = 23.5 birr. Toutes acceptent les cartes VISA (idem pour les grands hôtels). Pour les MASTERCARD, c’est moins vrai parait-il. Cependant, j’avais moi-même une Mastercard, et quand j’ai eu à retirer de l’argent à un guichet, je n’ai eu aucun problème et ca a été très rapide. Commission prise par la banque éthiopienne : 2.5%. Dans les grandes villes, il y a des distributeurs un peu partout. Toutes acceptent les Visa. Sur certaines, j’y ai aussi vu des autocollants Masterc ard, donc il semble qu’il soit possible d’y retirer de l’argent avec une Mastercard (je n’ai pas essayé).
TRANSPORT : Le choix est large pour les transports routiers ! Taxi (le plus cher), transport privé (heu, non, c’est celui-là le plus cher !! 4x4 (compter 100 euro/j, jusqu’à 4 personnes) ou minibus (un chouya moins cher, jusqu’à 7 personnes environ)), tuktuk, bus (le moins cher), bus moyen, minibus, vélo (pas partout), mule (dans les parcs nationaux). Où que vous soyez, il est très facile de se déplacer. Que ce soit en ville ou entre villes. A savoir : les bus ont des arrêts comme en France. Les bus moyens et minibus s’arrêtent là où vous le souhaitez. Tous suivent un trajet propre.
La nouvelle loi impose aux transports en commun d’avoir un panneau sur le véhicule indiquant leur ‘ligne’ (du quartier x au quartier ou point y). Tous ne l’ont pas encore mis mais de toute façon, à moins que vous ne lisiez l’Amharique, ca ne vous serait pas utile… Les ‘placeurs’ de chaque minibus crient leurs destinations. A vous de savoir où vous allez (quel quartier) et de vous repérer dans ce brouhaha permanent. Rassurez-vous, on prend vite le pli !
Indications de tarifs en décembre 2012 : - Dans Addis Abeba : 2 à 4 birr par trajet, selon que ce soit un bus, un bus moyen ou un minibus et la longueur du trajet. Minibus : 2.70 birr. Prévoyez la monnaie ou des petites coupures. Si vous prenez un taxi, compter 30 à 150 birr, selon l’heure (plus cher la nuit), la distance et bien sûr votre talent de négociateur !... - Pour les trajets en minibus entre grandes villes, compter en moyenne 60 à 75 birrs par 100 km. Quelques exemples : Addis-Shashemene (120 birrs), Lalibela-Woldia (92 birrs), Woldia-Mekele (90 birrs). - Pour les trajets en bus entre grandes villes, ca dépend de la classe du bus en question. Exemple : Bahir dar-Addis en bus 1ère class ou 1st level (grand luxe avec boissons, snack, de ‘vrais sièges’ avec de la place pour les jambes ( !), comme en 1ère class d’un avion en quelque sorte): 290 à 306 birrs. Sinon, c’est 165 birrs pour un bus ‘normal’ (donc sans snack, sans boisson, sans climatiseur, et les jambes de biais pour éviter que les genoux ne soient encastrés dans le siège de devant… Mais ca se fait bien !) Les transports aériens nationaux se sont énormément développés ces 3 dernières années. En général, il y a plusieurs vols par jour pour les principales villes. Possibilité de réserver jusqu’à la dernière minute ! Et les prix ont été diminués par 2 en 3 ans ! Exemple : Addis-Lalibela (1200 birr), Axum-Gondar (800 birr). Sachant que par exemple, pour faire Addis-Lalibela, ca prend 1 heure en avion et 2 jours en bus, il est parfois plus judicieux de prendre l’avion, surtout si on est limité en termes de temps… Vous trouverez toutes les infos utiles sur le site de Ethiopian Airlines.
COMMUNICATION On trouve des cafés internet à peu près partout. Mais bon, faut pas être pressé : la connexion est souvent mauvaise, quand elle fonctionne ! Selon les villes, compter de 9 à 30 birrs de l’heure (décomptés à la minute). En théorie, il est impossible à un étranger d’acheter une carte SIM en Ethiopie (c’est ce qu’on m’a expliqué). En pratique, il semble possible d’en acheter une dans les grands hôtels. Personnellement, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un le jour de mon arrivée, qui m’a prêté une de ses cartes SIM pour la durée de mon voyage. J’avoue que ca m’a été utile a plusieurs reprises, lorsque je me suis retrouvée bloquée à Shire (problème de transport local) et lorsque j’ai dû appeler des hôtels dans les grandes villes, pour éviter de trop perdre de temps. On trouve des vendeurs de carte prépayées un peu partout dans la rue (vendeurs ambulants). Cartes de 25, 50 et 100 birrs. A titre d’indication, avec 50 birrs on peut téléphoner plus de 2 heures en local. Pour l’international, compter environ 15 birrs par minute.
HOTELS Le problème n’est pas de trouver un hôtel ni une chambre de libre, mais seulement d’en sélectionner un parmi les dizaines à la ronde ! Il y en a pour toutes les bourses. Des hôtels budget avec toilettes (latrines) et douches (souvent dans les-mêmes toilettes…) en commun à 50 birrs la nuit à des hôtels luxueux à 200$ la nuit… Des hôtels avec bar (donc avec musique et alcool = avec bruit) et vue sur bidon-ville à des hôtels avec piscine et personnel aux petits soins… A vous de choisir! Dans tous les cas, un conseil : n’oubliez pas vos boules quiès! A savoir, si vous êtes à 2, c’est (quasi) le même prix que pour une chambre simple ! Personnellement, j’ai dormi dans des hôtels de 150 à 250 birrs par nuit en moyenne. Dans la plupart des cas, pour ces prix-là, il y avait une sdb avec toilettes et c’était propre et grand.
ELECTRICITE C’est du 220V, avec les mêmes prises qu’en France, donc pas besoin d’adaptateur.
SANTE , PUCES, EAU, NOURRITURE Le système sanitaire public est très développé. On trouve des hôpitaux et des pharmacies un peu partout. Mais tous les médecins et pharmaciens ne parlent pas anglais (et encore moins français…).
L’Ethiopie étant un pays montagneux et d’altitude, il n’y a des moustiques que dans certaines zones (ex. : près des lacs) et pendant une période assez courte (saison des pluies : juillet-septembre). Donc très peu de paludisme. Personnellement, je n’ai pas pris de traitement antipalu, mais ca n’engage que moi.
Par contre, il y a d’autres insectes bien moins sympathiques : les puces et les punaises de lits. J’en ai personnellement été victime. J’ai été piquée par des puces dans des ‘lodges’ (cases) dans 2 parcs nationaux que j’ai visités et dans un hôtel pas cher (mais qui semblait bien) à la sortie d’un des 2 parcs, et par des punaises de lit dans un autre hôtel pas trop cher mais là aussi correct dans une grande ville de province. Bon, je n’ai peut être pas eu de chance avec les 2 hôtels, mais ensuite je suis devenue parano : je virais systématiquement la couverture et dormais dans mon sac de couchage. Pour info, une fois rentrée en France, j’ai passé tous les habits à la machine à laver, inclus mon sac à dos et le lendemain, j’ai eu la ‘bonne’ surprise de voir une puce bien vivante sautiller de joie sur mon matelas !!! J’ai donc acheté du spray antipuce que j’ai pulvérisé sur mes affaires et mon lit. Assez radical car depuis, tout va bien.
On trouve de l’eau en bouteille partout. Environ 15 birrs pour 1 bouteille. Idem pour les boissons gazeuses sucrées (7 à 12 birrs) et bières (12 à 17 birrs). Dans les parcs nationaux, les lodges sont en général à côté d’une source, donc possibilité de se ravitailler en eau potable assez facilement. Personnellement, j’ai toujours soit traité (Micropur), soit filtré l’eau (source ou robinet). J’ai aussi mangé dans des restaurants locaux des légumes frais (donc justes lavés), et des plats cuisinés dans des conditions pas très hygiéniques, cependant je n’ai pas été une seule fois malade pendant les 4 semaines. La nourriture éthiopienne (excellente !!) sied aussi bien aux carnivores qu’aux végétariens. Par contre il est plus difficile de commander un plat avec de la viande ET des légumes (c’est ou l’un ou l’autre). On trouve partout du café (3 à 6 birrs la tasse), des macciatos (5 à 8 birrs), des jus de fruits frais (fabuleux ! extras ! 10 à 25 birrs), du thé (4 à 8 birrs). Ils mettent généralement d’office 2 à 3 cuillers de sucre, donc si besoin, précisez si vous voulez sans sucre… Pour un petit déj pris dans un resto local, compter 20 à 40 birrs (selon qu’il y a omelette, jus de fruit, injera, etc), pour un repas (injera, pâtes, ou riz + une boisson) compter 35 à 60 birrs. Dans un resto ‘chic’ ou resto d’un grand hotel, il vous en coutera bien sûr 2 à 3 fois plus cher pour ces repas standards.
LANGUE et contact francophone à Addis La langue officielle est l’Amharique. Une (faible) partie de la population parle anglais. Hormis dans les hôtels et les sites touristiques, il n’est pas toujours aisé de trouver quelqu’un parlant anglais. Si vous ne parlez pas l’anglais, alors il vaut mieux que vous ayez préparé votre voyage avec un tour operator qui vous proposera un guide parlant français… C’est plus difficile à trouver sur place. Pour ceux qui souhaitent malgré tout partir ‘seuls’, voici le contact d’un éthiopien habitant et travaillant à Addis, qui m’a beaucoup aidée, guide à la gare d’Addis et qui parle couramment français. Il pourra vous aider à organiser votre voyage voire vous trouver des personnes parlant français pour vous accompagner. Mr Débébé Kassa : debebekassa1@gmail.com Tel. : 00-251-9-11-98-92-93
SECURITE Bien qu’ayant voyagé seule, en bus locaux, ayant dormi dans des hôtels budget et ayant été parfois dans des zones non touristiques, à aucun moment je ne me suis sentie en insécurité. Les éthiopiens sont accueillants et très aidants. Cependant, on m’a dit à plusieurs reprises de bien faire attention aux voleurs dans les bus (surtout au moment où tout le monde se presse pour y monter) et dans la rue à Addis, et de marcher avec mon petit sac à dos devant moi, conseil que j’ai suivi. J’ai croisé un jeune routard français qui s’est fait bousculé et volé son portable (qui était dans sa poche) à Addis. Bien que l’Ethiopie soit vraiment un pays sûr et facile (à mon avis), il faut toujours rester vigilant. Enfin, en tant que femme, voyageant seule qui plus est, je n’ai jamais eu à subir de regard ou de geste déplacé.
NE PAS OUBLIER DE METTRE DANS SA VALISE : - - Des boules quiès - - De la poudre antipuce si vous comptez dormir en lodge dans les parcs ou si vous comptez faire un trek à dos de mule… - - Un antihistaminique local (au cas où vous auriez oublié la poudre antipuce… ;) - - Sac de couchage ou sac à viande ? : pas vraiment nécessaire. A vous de voir. - - Un tube de beurre de cacao pour les lèvres : en altitude, l’air est très sec et, malgré le port d’un chapeau, le soleil tape sur les lèvres (à moins que vous n’ayez une très grande casquette ou un sombrero!?). Résultat : lèvres hyper gercées en 3 jours… Valable surtout si vous faites le Simiens. - - Pour le reste, rien que du très classique : lunettes de soleil, torche, etc.
Pour vous aider à prévoir votre budget, voir la discussion ‘Ethiopie : quel budget prévoir ? Quelques chiffres’ Pour un ex. de tour non organisé, voir la discussion ‘Voyage seule : 4 semaines en Ethiopie, Déc. 2012’
Voyager seule: quatre semaines en Ethiopie, décembre 2012
Lorsqu’on voyage seul (cad pas avec un tour operator), il est difficile de prévoir précisément son voyage quand on ne connait pas les durées des trajets ni la fréquence des minibus entre les villes, ni le temps qui serait nécessaire pour visiter tel parc ou site, et ni s'il faut réserver les hôtels à l'avance.
Voici, à titre indicatif, le ‘calendrier’ de mon voyage en Ethiopie. Il ne s’agit pas d’une description touristique mais clairement logistique de mon voyage, ni du ‘parcours idéal’. Ce parcours été choisi en fonction de mes centres d’intérêts. Il y aurait tant d’autres choses et de régions à voir, mais par manque de temps, j’ai opté pour le parcours le plus ‘classique’, cad la route historique du nord. Pour toute info concernant les sites, vous trouverez toutes les infos utiles dans d’autres discussions, dans des guides ou sur internet.
Je déterminais le temps que je passerais sur chaque site… une fois sur place, en fonction de l’intérêt que j’y trouvais. Il est possible de réduire le temps passé dans les transports en optant pour les transports aériens… Décembre 2012 : 1 euro = 23.5 birrs.
J1 et 2 : visite contemplative (non touristique) d’Addis, assise à la terrasse de cafés et préparation tranquille des jours à venir. J3 à J6 : trek à pied dans les montagnes de Dodola (à côté des montagnes de Bale) avec 1 guide. Minibus Addis-Dodola (5h30 de trajet, 147 birrs) J7 : retour à Addis en minibus et repos. J8 : visite touristique de Addis (parcs et musées) J9 : Addis-Lalibela en avion (1170 birrs, 1h de trajet au lieu de 2 jours en minibus). Arrivée à 8h30 à Lalibela. Visite des 11 églises du site avec un guide. J10 : Matinée, balade dans la montagne surplombant Lalibela, visite d’une église (150 birrs). Après-midi, re-visite des églises de Lalibela, seule cette fois-ci, pour me perdre dans le dédale d’églises et de tunnels. J11 : Lalibela-woldia-Mekele en minibus (182 birrs, 11h de trajet). 2 bus/j au départ de Lalibela. Réserver sa place la veille est fortement recommandé. Et être à la station de bus à 5h du mat pour un départ à 6h. J12 à 14 : visite d’églises dans le Tigray. Location d’un minibus (1150 birrs par jour avec chauffeur), avec 1 guide (250 birrs par jour). 150 birrs par église, 2 visitées par jour. J15 : Mekele-Yeha (100 birrs, 4h de trajet). Déposée à un croisement, Yeha n’étant pas sur l’axe principal. Puis 5 birrs (15mn) du croisement à Yeha. Attention : un bus tous les 2 heures en moyenne pour Yeha… Visite de Yeha. En fin d’aprem, Yeha-Axum (21 birrs, 1h15). J16 : visite d’Axum J17 : Axum-shire (35 birrs, 1h). Puis impossibilité (ce jour-là) de faire shire-Debark pour cause de travaux sur la route à ce qu’on nous a dit. Donc retour à Axum, revisite, et achat d’un billet d’avion pour le lendemain. J18 : Axum-Gonder en avion (800 birrs, 1h). Après-midi : visite de Gonder et achat de nourriture en prévision du trek dans le Simiens. J19 à J24 : Gonder-Debark en minibus (50 birrs, 2h). Arrivée à Debark à 8h du mat. Enregistrement au bureau de l’entrée du parc du Simiens. Embauche d’un scout, d’un muletier+ une mule, derniers achats de nourritures (2 fois plus cher qu’à Gonder…), location d’ustensiles de cuisine. 9h45, départ pour 6 jours de trek à pied, les sacs sont portés par la mule. Nuitées en lodges (cases). Picnics les midis (pain+thon, pain+vache qui rit ( !!) ou pain+ miel selon les jours. Très frugal…). Repas les soirs : injera + shuro (2 soirs, où il y avait possibilité de se faire préparer localement à manger), pâtes + sauce tomate (préparées par nous les 3 autres soirs). Attention, un grand classique : comme indiqué par le bureau des entrées du parc lors de l’inscription, le scout et muletier sont sensés s’occuper de leur propre nourriture, donc nous n’avions acheté à manger que pour nos propres repas, soit pour 2 personnes. Sauf que, en fait, ils n’emmènent rien à manger et comptent sur nous pour les nourrir. Au final, comme on doit bien partager (difficile de manger quand le scout et le muletier sont assis à quelques mètres de nous et fixent nos assiettes… on comprend vite le message…), il arrive un moment où la nourriture manque ! Et comme les habitants du parc ne peuvent rien vendre aux touristes… On a quand même pu se débrouiller pour trouver des œufs, mais c’était limite… Donc 2 solutions : soit vous achetez + de nourriture dès le départ, soit vous vous assurez avant le départ qu’ils prennent bien à manger. Ne pas penser que s’ils ne prennent rien, c’est qu’ils pourront acheter dans les villages en cours de route (c’est ce que nous croyions…): ils n’en feront rien. J24 : arrivée à Debark à 13h. Puis minibus jusqu’à Gonder. J25 : visite de Gonder le matin, puis Gonder-Bahir dar en minibus (65 birrs, 3h) J26 : visite d’églises sur le lac Tana, en bateau. 100 birrs par église, 3 églises. 150 birrs par personne pour le bateau à moteur (7 personnes). Après-midi, repos, cinéma. J27 : balade aux chutes du Nil Bleu, situés à 30km de Bahir Dar. Minibus : 13 birrs, 45mn. J28 : Bahir Dar-Addis en bus : 165 birrs, 11h de trajet. J29 : Addis, dernières visites et derniers achats. Le soir, retour pour la France.
Si je devais changer quelque chose ? Je resterais plus longtemps vers Lalibela et le Tigray. J’éviterais Axum (mauvais souvenirs : punaises de lit dans 1 des hôtels, guide mauvais, tuktuk hors de prix, route coupée après Shire donc retour à Axum et perte d’une journée, tentative d’arnaque d’un chauffeur de bus. Bref la totale, le tout en 1 seule ville, ca fait beaucoup. Mais quelqu’un d’autre que moi aurait une expérience et un avis différents surement, ca n’engage que moi. Ca reste un site intéressant à visiter). Donc je prendrais l’avion Mekele-Gonder directement. Enfin, j’essaierais de m’organiser pour faire la dépression du Danakil (4 jours, 700$), qui est, semble-t-il quelque chose d’extraordinaire à faire. Sinon, il y a tellement de choses intéressantes à visiter en Ethiopie que 30 jours ne suffisent clairement pas. Il faudrait 1 mois supplémentaire pour visiter le sud-ouest et ses lacs, et l’est désertique.
Pour des infos sur les transports, communication, sécurité, santé… : voir la discussion ‘Ethiopie : infos diverses pour mieux préparer son voyage’. Pour vous aider à prévoir votre budget, voir la discussion ‘Ethiopie : quel budget prévoir ? Quelques chiffres’
Voici, à titre indicatif, le ‘calendrier’ de mon voyage en Ethiopie. Il ne s’agit pas d’une description touristique mais clairement logistique de mon voyage, ni du ‘parcours idéal’. Ce parcours été choisi en fonction de mes centres d’intérêts. Il y aurait tant d’autres choses et de régions à voir, mais par manque de temps, j’ai opté pour le parcours le plus ‘classique’, cad la route historique du nord. Pour toute info concernant les sites, vous trouverez toutes les infos utiles dans d’autres discussions, dans des guides ou sur internet.
Je déterminais le temps que je passerais sur chaque site… une fois sur place, en fonction de l’intérêt que j’y trouvais. Il est possible de réduire le temps passé dans les transports en optant pour les transports aériens… Décembre 2012 : 1 euro = 23.5 birrs.
J1 et 2 : visite contemplative (non touristique) d’Addis, assise à la terrasse de cafés et préparation tranquille des jours à venir. J3 à J6 : trek à pied dans les montagnes de Dodola (à côté des montagnes de Bale) avec 1 guide. Minibus Addis-Dodola (5h30 de trajet, 147 birrs) J7 : retour à Addis en minibus et repos. J8 : visite touristique de Addis (parcs et musées) J9 : Addis-Lalibela en avion (1170 birrs, 1h de trajet au lieu de 2 jours en minibus). Arrivée à 8h30 à Lalibela. Visite des 11 églises du site avec un guide. J10 : Matinée, balade dans la montagne surplombant Lalibela, visite d’une église (150 birrs). Après-midi, re-visite des églises de Lalibela, seule cette fois-ci, pour me perdre dans le dédale d’églises et de tunnels. J11 : Lalibela-woldia-Mekele en minibus (182 birrs, 11h de trajet). 2 bus/j au départ de Lalibela. Réserver sa place la veille est fortement recommandé. Et être à la station de bus à 5h du mat pour un départ à 6h. J12 à 14 : visite d’églises dans le Tigray. Location d’un minibus (1150 birrs par jour avec chauffeur), avec 1 guide (250 birrs par jour). 150 birrs par église, 2 visitées par jour. J15 : Mekele-Yeha (100 birrs, 4h de trajet). Déposée à un croisement, Yeha n’étant pas sur l’axe principal. Puis 5 birrs (15mn) du croisement à Yeha. Attention : un bus tous les 2 heures en moyenne pour Yeha… Visite de Yeha. En fin d’aprem, Yeha-Axum (21 birrs, 1h15). J16 : visite d’Axum J17 : Axum-shire (35 birrs, 1h). Puis impossibilité (ce jour-là) de faire shire-Debark pour cause de travaux sur la route à ce qu’on nous a dit. Donc retour à Axum, revisite, et achat d’un billet d’avion pour le lendemain. J18 : Axum-Gonder en avion (800 birrs, 1h). Après-midi : visite de Gonder et achat de nourriture en prévision du trek dans le Simiens. J19 à J24 : Gonder-Debark en minibus (50 birrs, 2h). Arrivée à Debark à 8h du mat. Enregistrement au bureau de l’entrée du parc du Simiens. Embauche d’un scout, d’un muletier+ une mule, derniers achats de nourritures (2 fois plus cher qu’à Gonder…), location d’ustensiles de cuisine. 9h45, départ pour 6 jours de trek à pied, les sacs sont portés par la mule. Nuitées en lodges (cases). Picnics les midis (pain+thon, pain+vache qui rit ( !!) ou pain+ miel selon les jours. Très frugal…). Repas les soirs : injera + shuro (2 soirs, où il y avait possibilité de se faire préparer localement à manger), pâtes + sauce tomate (préparées par nous les 3 autres soirs). Attention, un grand classique : comme indiqué par le bureau des entrées du parc lors de l’inscription, le scout et muletier sont sensés s’occuper de leur propre nourriture, donc nous n’avions acheté à manger que pour nos propres repas, soit pour 2 personnes. Sauf que, en fait, ils n’emmènent rien à manger et comptent sur nous pour les nourrir. Au final, comme on doit bien partager (difficile de manger quand le scout et le muletier sont assis à quelques mètres de nous et fixent nos assiettes… on comprend vite le message…), il arrive un moment où la nourriture manque ! Et comme les habitants du parc ne peuvent rien vendre aux touristes… On a quand même pu se débrouiller pour trouver des œufs, mais c’était limite… Donc 2 solutions : soit vous achetez + de nourriture dès le départ, soit vous vous assurez avant le départ qu’ils prennent bien à manger. Ne pas penser que s’ils ne prennent rien, c’est qu’ils pourront acheter dans les villages en cours de route (c’est ce que nous croyions…): ils n’en feront rien. J24 : arrivée à Debark à 13h. Puis minibus jusqu’à Gonder. J25 : visite de Gonder le matin, puis Gonder-Bahir dar en minibus (65 birrs, 3h) J26 : visite d’églises sur le lac Tana, en bateau. 100 birrs par église, 3 églises. 150 birrs par personne pour le bateau à moteur (7 personnes). Après-midi, repos, cinéma. J27 : balade aux chutes du Nil Bleu, situés à 30km de Bahir Dar. Minibus : 13 birrs, 45mn. J28 : Bahir Dar-Addis en bus : 165 birrs, 11h de trajet. J29 : Addis, dernières visites et derniers achats. Le soir, retour pour la France.
Si je devais changer quelque chose ? Je resterais plus longtemps vers Lalibela et le Tigray. J’éviterais Axum (mauvais souvenirs : punaises de lit dans 1 des hôtels, guide mauvais, tuktuk hors de prix, route coupée après Shire donc retour à Axum et perte d’une journée, tentative d’arnaque d’un chauffeur de bus. Bref la totale, le tout en 1 seule ville, ca fait beaucoup. Mais quelqu’un d’autre que moi aurait une expérience et un avis différents surement, ca n’engage que moi. Ca reste un site intéressant à visiter). Donc je prendrais l’avion Mekele-Gonder directement. Enfin, j’essaierais de m’organiser pour faire la dépression du Danakil (4 jours, 700$), qui est, semble-t-il quelque chose d’extraordinaire à faire. Sinon, il y a tellement de choses intéressantes à visiter en Ethiopie que 30 jours ne suffisent clairement pas. Il faudrait 1 mois supplémentaire pour visiter le sud-ouest et ses lacs, et l’est désertique.
Pour des infos sur les transports, communication, sécurité, santé… : voir la discussion ‘Ethiopie : infos diverses pour mieux préparer son voyage’. Pour vous aider à prévoir votre budget, voir la discussion ‘Ethiopie : quel budget prévoir ? Quelques chiffres’
Ethiopie: quel budget prévoir? - Quelques chiffres
De retour d’un voyage de 4 semaines en Ethiopie (Déc. 2012), voici quelques chiffres sur les prix des entrées, hôtels, transports, etc., utiles pour estimer au mieux le budget nécessaire à un voyage dans un cadre non organisé en Ethiopie.
Tout d’abord, pour vous donner une échelle de valeur, sachez que le salaire moyen d’un salarié éthiopien tourne autour de 1000 birr par mois. Un manœuvre ou un serveur dans un petit restaurant gagne (seulement) environ 30 birrs par jour travaillé ( !). A l’inverse, un guide gagne environ 180 à 400 birrs par jour (voire plus). NB : ces chiffres ne pas ‘officiels’ mais m’ont été donnés par des éthiopiens rencontrés sur place. En décembre 2012, 1 euro = 23.5 birrs.
Mes 4 semaines de voyage m’ont coutées environ 950 euros, visa inclus, hors billet d’avion. J’ai dormi dans des hôtels de 2nde classe, voyagé principalement en transport public local, et ai mangé dans des petits restaurants. Ces frais de vie et de transport ont représenté environ 60% de mes dépenses. Le reste correspond aux frais liés aux visites (entrées, guides, location d’un véhicule pour le Tigray, pourboires).
Voici donc en résumé quelques chiffres moyens qui vous aideront à prévoir votre budget.
- Visa : 17 euro, pour 30 jours. Acheté à l’aéroport d’Addis en quelques minutes. NB : pour un visa + long, il faut le demander avant de partir auprès de l’ambassade d’Ethiopie, à Paris. - Transport local dans les grandes villes : 3 birrs par trajet en minibus, 30 à 150 birrs par trajet en taxi, 10 à 30 birrs pour les tuktuk (il n’y en a pas dans Addis, mais il y en a dans les grandes villes de province).
- Transport local routier entre les grandes villes : dépend bien sûr des distances et du type de transport. Compter 70 birrs pour 100km en moyenne en minibus. Plusieurs minibus par jour en général (sauf de Lalibela : 2/j ! Réserver la veille !). Compter 50 birrs pour 100km en moyenne en bus, mais il n’y a pas de bus partout.
- Transport privé : en général, 4x4 avec chauffeur : environ 100 euro/j. A diviser entre les personnes (4 maxi). Minibus avec chauffeur : environ 80 euro/j. A diviser entre les personnes (7 maxi). Pour le Tigray, j’ai pu louer un minibus 1150 birrs par jour avec chauffeur (c’était 1500 pour un 4x4, mais ce n’était pas nécessaire). - Cas particulier : si vous allez à Dallol (dépression du Danakil), prévoyez 700$ par personne, pour 4 jours, pour une réservation auprès d’un tour operator à Mekele. Si vous réservez d’Addis, ce sera encore plus cher. Ca inclus le transport (4x4), le chauffeur, le guide, l’essence, les autorisations diverses, le logement, la nourriture.
- Transport national aérien : 800 à 1300 birrs par vol. Plusieurs vols par jour en général, entre les principales grandes villes du pays. Pour plus de détails, aller sur le site de Ethiopian Airlines.
- Hotels : pour une chambre simple avec sdb, miser sur 200 birrs en moyenne. C’est le même prix pour une chambre double… 65 à 80 birrs par nuit par personne pour les lodges dans les parcs.
- Boissons et repas: prévoir 150 birrs par jour. Des ex. : café, thé (5 birrs), boissons gazeuses sucrées (12 birrs), jus de fruits et bières (15 birrs), pdj (35 birrs), repas (plat + boisson : 50 birrs).
- Entrée des musées : 50 birrs.
- Entrée des églises et sites touristiques à visiter: 50 birrs à Addis, 150 birrs par église dans le Tigray, 100 birrs par église au Lac Tana (Bahir dar), 50 birrs pour les stèles à Axum, 100 birrs pour les palais de Gonder. Le plus gros budget est et sera celui de Lalibela : en décembre 2012, l’entrée pour le site (11 églises) était de 350 birrs (valable 4 jours). Les prêtres veulent le faire passer début 2013 à 1'000 birrs !!! L’office du tourisme local essaie de les en dissuader car la fréquentation risquerait de diminuer un peu, ce qui toucherait les hôtels et restaurants.
- Entrée des parcs nationaux : ca varie par exemple de 40 birrs l’entrée (Dodola) à 90 birrs par jour (Simiens).
- Guides pour les sites touristiques (parcs, églises, chateaux…): vérifier qu’ils soient officiels (demander à voir leur carte). Pas de prix fixe, à négocier. En moyenne, de 100 à 350 birrs. A diviser entre les personnes. Jusqu’à 6 personnes maxi en général.
- Scouts (=gardes armés) : au Simiens, obligatoire : 75 birrs/j. A diviser entre les personnes. Par contre le guide n’y est pas obligatoire (et pas réellement nécessaire, le scout faisant office de guide. Seul problème : il ne parle qu’Amharique en général…). Ailleurs pas obligatoire, mais des personnes, ‘armées’ parfois juste d’un couteau à la ceinture ou non, se proposeront de vous accompagner lors de vos balades (par exemple dans le Tigray ou autour de Lalibela dans mon cas). Vous avez beau leur faire comprendre que vous ne le souhaitez pas, ils vous suivent. A la fin de la balade, ils attendent de vous un ‘salaire’ bien entendu. Au pire, ils vous auront fait un compagnon de voyage silencieux et discret, au mieux ils vous auront évité de vous perdre. Prévoir 20 à 40 birrs de ‘salaire’ imprévu.
- Mules et muletiers : 60 birrs/j pour 1 mule (40kg de bagage maxi ou 1 personne) et 75 birrs/j pour le muletier. 1 muletier pour 2 mules. A diviser entre les personnes.
- Cas particulier : si vous êtes pressés (et que vous avez l’argent…), vous pouvez visiter le parc Simiens en 3 jours au départ de Gonder, avec transport en 4x4, déposés au cœur du parc. Il vous en coutera alors 400$. Ca inclus le logement sous tente, la nourriture, un cuisinier et le transport retour à Gonder. Si vous très très très pressé, vous pouvez même aller vous y balader 1 seule journée. 120$ au départ de Gonder, avec transport en 4x4… Si vous avez le temps (comme moi) : moins de 80 euros pour 6 jours (j’ai voyagé avec 1 autre personne, donc le coût des mule, muletier, scout était divisé par 2. Minibus Gonder-Debark : 50 birrs).
- Les pourboires. A ne pas oublier dans votre budget ! Pas habituels pour les restaurants (perso : de 0 à 10 %, selon satisfaction), mais habituels pour les guides et chauffeurs (de 0 à 30% du salaire, selon satisfaction).
Pour d’autres infos sur les transports, communication, sécurité, santé… : voir la discussion ‘Ethiopie : infos diverses pour mieux préparer son voyage’. Pour un ex. de tour non organisé, voir la discussion ‘Voyage seule : 4 semaines en Ethiopie, Déc. 2012’
Tout d’abord, pour vous donner une échelle de valeur, sachez que le salaire moyen d’un salarié éthiopien tourne autour de 1000 birr par mois. Un manœuvre ou un serveur dans un petit restaurant gagne (seulement) environ 30 birrs par jour travaillé ( !). A l’inverse, un guide gagne environ 180 à 400 birrs par jour (voire plus). NB : ces chiffres ne pas ‘officiels’ mais m’ont été donnés par des éthiopiens rencontrés sur place. En décembre 2012, 1 euro = 23.5 birrs.
Mes 4 semaines de voyage m’ont coutées environ 950 euros, visa inclus, hors billet d’avion. J’ai dormi dans des hôtels de 2nde classe, voyagé principalement en transport public local, et ai mangé dans des petits restaurants. Ces frais de vie et de transport ont représenté environ 60% de mes dépenses. Le reste correspond aux frais liés aux visites (entrées, guides, location d’un véhicule pour le Tigray, pourboires).
Voici donc en résumé quelques chiffres moyens qui vous aideront à prévoir votre budget.
- Visa : 17 euro, pour 30 jours. Acheté à l’aéroport d’Addis en quelques minutes. NB : pour un visa + long, il faut le demander avant de partir auprès de l’ambassade d’Ethiopie, à Paris. - Transport local dans les grandes villes : 3 birrs par trajet en minibus, 30 à 150 birrs par trajet en taxi, 10 à 30 birrs pour les tuktuk (il n’y en a pas dans Addis, mais il y en a dans les grandes villes de province).
- Transport local routier entre les grandes villes : dépend bien sûr des distances et du type de transport. Compter 70 birrs pour 100km en moyenne en minibus. Plusieurs minibus par jour en général (sauf de Lalibela : 2/j ! Réserver la veille !). Compter 50 birrs pour 100km en moyenne en bus, mais il n’y a pas de bus partout.
- Transport privé : en général, 4x4 avec chauffeur : environ 100 euro/j. A diviser entre les personnes (4 maxi). Minibus avec chauffeur : environ 80 euro/j. A diviser entre les personnes (7 maxi). Pour le Tigray, j’ai pu louer un minibus 1150 birrs par jour avec chauffeur (c’était 1500 pour un 4x4, mais ce n’était pas nécessaire). - Cas particulier : si vous allez à Dallol (dépression du Danakil), prévoyez 700$ par personne, pour 4 jours, pour une réservation auprès d’un tour operator à Mekele. Si vous réservez d’Addis, ce sera encore plus cher. Ca inclus le transport (4x4), le chauffeur, le guide, l’essence, les autorisations diverses, le logement, la nourriture.
- Transport national aérien : 800 à 1300 birrs par vol. Plusieurs vols par jour en général, entre les principales grandes villes du pays. Pour plus de détails, aller sur le site de Ethiopian Airlines.
- Hotels : pour une chambre simple avec sdb, miser sur 200 birrs en moyenne. C’est le même prix pour une chambre double… 65 à 80 birrs par nuit par personne pour les lodges dans les parcs.
- Boissons et repas: prévoir 150 birrs par jour. Des ex. : café, thé (5 birrs), boissons gazeuses sucrées (12 birrs), jus de fruits et bières (15 birrs), pdj (35 birrs), repas (plat + boisson : 50 birrs).
- Entrée des musées : 50 birrs.
- Entrée des églises et sites touristiques à visiter: 50 birrs à Addis, 150 birrs par église dans le Tigray, 100 birrs par église au Lac Tana (Bahir dar), 50 birrs pour les stèles à Axum, 100 birrs pour les palais de Gonder. Le plus gros budget est et sera celui de Lalibela : en décembre 2012, l’entrée pour le site (11 églises) était de 350 birrs (valable 4 jours). Les prêtres veulent le faire passer début 2013 à 1'000 birrs !!! L’office du tourisme local essaie de les en dissuader car la fréquentation risquerait de diminuer un peu, ce qui toucherait les hôtels et restaurants.
- Entrée des parcs nationaux : ca varie par exemple de 40 birrs l’entrée (Dodola) à 90 birrs par jour (Simiens).
- Guides pour les sites touristiques (parcs, églises, chateaux…): vérifier qu’ils soient officiels (demander à voir leur carte). Pas de prix fixe, à négocier. En moyenne, de 100 à 350 birrs. A diviser entre les personnes. Jusqu’à 6 personnes maxi en général.
- Scouts (=gardes armés) : au Simiens, obligatoire : 75 birrs/j. A diviser entre les personnes. Par contre le guide n’y est pas obligatoire (et pas réellement nécessaire, le scout faisant office de guide. Seul problème : il ne parle qu’Amharique en général…). Ailleurs pas obligatoire, mais des personnes, ‘armées’ parfois juste d’un couteau à la ceinture ou non, se proposeront de vous accompagner lors de vos balades (par exemple dans le Tigray ou autour de Lalibela dans mon cas). Vous avez beau leur faire comprendre que vous ne le souhaitez pas, ils vous suivent. A la fin de la balade, ils attendent de vous un ‘salaire’ bien entendu. Au pire, ils vous auront fait un compagnon de voyage silencieux et discret, au mieux ils vous auront évité de vous perdre. Prévoir 20 à 40 birrs de ‘salaire’ imprévu.
- Mules et muletiers : 60 birrs/j pour 1 mule (40kg de bagage maxi ou 1 personne) et 75 birrs/j pour le muletier. 1 muletier pour 2 mules. A diviser entre les personnes.
- Cas particulier : si vous êtes pressés (et que vous avez l’argent…), vous pouvez visiter le parc Simiens en 3 jours au départ de Gonder, avec transport en 4x4, déposés au cœur du parc. Il vous en coutera alors 400$. Ca inclus le logement sous tente, la nourriture, un cuisinier et le transport retour à Gonder. Si vous très très très pressé, vous pouvez même aller vous y balader 1 seule journée. 120$ au départ de Gonder, avec transport en 4x4… Si vous avez le temps (comme moi) : moins de 80 euros pour 6 jours (j’ai voyagé avec 1 autre personne, donc le coût des mule, muletier, scout était divisé par 2. Minibus Gonder-Debark : 50 birrs).
- Les pourboires. A ne pas oublier dans votre budget ! Pas habituels pour les restaurants (perso : de 0 à 10 %, selon satisfaction), mais habituels pour les guides et chauffeurs (de 0 à 30% du salaire, selon satisfaction).
Pour d’autres infos sur les transports, communication, sécurité, santé… : voir la discussion ‘Ethiopie : infos diverses pour mieux préparer son voyage’. Pour un ex. de tour non organisé, voir la discussion ‘Voyage seule : 4 semaines en Ethiopie, Déc. 2012’
Adaptateur pour prise secteur en Éthiopie?
Nous partons la semaine prochaine pour l'Ethiopie
.Quel type de prise secteur nous y trouverons ?
Merci d'avance .J J
Centre Mère Thérésa d'Addis (Sidist Kilo, Éthiopie)
Bonjour,
nous sommes à la recherche de bénévoles pour aider au centre Mère Thérésa d'Addis Abbeba d'Addis (Sidist kilo).
c'est un des plus grands centre du pays.
Nous y étions la semaine dernière. Les besoins sont de tous ordres.
Si vous êtes intéressés, nous pouvons vous communiquer les contacts de personnes fiables sur places qui parlent Anglais ou Français.
Nous avons aussi des contacts avec l'association ERM et ARM de Coutances.
N'hésitez pas à me contacter
cordialement,
Nicolas
Choix de circuits en Éthiopie
j'envisagerais un voyage en ethiopie, les images vues sur ce pays sont très belles, mais malgré plusieurs propositons auprès des tour opérators en france, je ne sais pas bien sûr trop vers quoi m'orienter comme type de circuit. pour une 1ère découverte, que me conseilleriez vous ? d'abord je donne quelques précisions, durée estimée entre 10 et 15 j, visites de quelques sites et paysages incontournables, puis quelques jours de marche en montagne par exemple. merci
Des enfants adoptés d'Ethiopie veulent réapprendre l'amharique!
Bonjour,
Nous sommes nombreux à être adoptés et avoir oublié notre langue maternelle qui est l' amharique. Aujourd'hui les enfants adoptés sont de plus en plus jeunes voir bébés mais n' empêche lorsqu'ils sont plus grand ils ont autant ce désir d'apprendre cette langue.
Nous cherchons donc un moyen efficace pour déjà apprendre à parler, l'écrit viendra plus tard. Ce qui est important pour le moment c'est la compréhension orale. Etre capable de suivre une discussion et le parler.
S'il vous plaît nous avons vraiment besoin d'aide à ce niveau, nous sommes un groupe d'enfants adoptés qui souhaitons renouer avec notre culture et à commencer par notre langue. Cela nous tient tant à coeur et grâce à votre aide vous feriez le bonheur de beaucoup d'entre nous.
Beaucoup d'entre nous avons des projets de soutiens pour l' Ethipie mais notre première barrière est la langue. Nous résidons un peu partout en France. S'il y a des gens qui donnent des cours ou alors si vous connaissez des méthodes (dvd...) d'apprentissage pas trop onéreux (nous sommes un groupe de jeunes, donc pas encore trop les moyens) alors n'hésitez pas à nous en faire part!
Cordialement,
Nefertiti
PS: suggestion groupe facebook (les adoptés d' Ethiopie)
Nous sommes nombreux à être adoptés et avoir oublié notre langue maternelle qui est l' amharique. Aujourd'hui les enfants adoptés sont de plus en plus jeunes voir bébés mais n' empêche lorsqu'ils sont plus grand ils ont autant ce désir d'apprendre cette langue.
Nous cherchons donc un moyen efficace pour déjà apprendre à parler, l'écrit viendra plus tard. Ce qui est important pour le moment c'est la compréhension orale. Etre capable de suivre une discussion et le parler.
S'il vous plaît nous avons vraiment besoin d'aide à ce niveau, nous sommes un groupe d'enfants adoptés qui souhaitons renouer avec notre culture et à commencer par notre langue. Cela nous tient tant à coeur et grâce à votre aide vous feriez le bonheur de beaucoup d'entre nous.
Beaucoup d'entre nous avons des projets de soutiens pour l' Ethipie mais notre première barrière est la langue. Nous résidons un peu partout en France. S'il y a des gens qui donnent des cours ou alors si vous connaissez des méthodes (dvd...) d'apprentissage pas trop onéreux (nous sommes un groupe de jeunes, donc pas encore trop les moyens) alors n'hésitez pas à nous en faire part!
Cordialement,
Nefertiti
PS: suggestion groupe facebook (les adoptés d' Ethiopie)
Hôtel à Aksum? (Ethiopie)
Bonjour,
nous serons à Aksum pour Timkat et nous avons donc besoin de réserver en avance une chambre pour 2; Budget minimum, exigences minimum. Juste peut etre le bruit. Avez vous un conseil avec mail ou numéro de tel pour pouvoir appeler et réserver s'il vous plaît? Merci par avance Camille
nous serons à Aksum pour Timkat et nous avons donc besoin de réserver en avance une chambre pour 2; Budget minimum, exigences minimum. Juste peut etre le bruit. Avez vous un conseil avec mail ou numéro de tel pour pouvoir appeler et réserver s'il vous plaît? Merci par avance Camille
Au royaume du prêtre Jean - Carnet d'Ethiopie (3ème et dernière partie)
Pour les « retardataires »... Le début de ce récit au jour le jour d'un voyage de deux semaines en Ethiopie, en février dernier, se trouve ici : http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_1ere_partie_D5652492/
et la suite, là : http://voyageforum.com/forum/au_royaume_pretre_jean_carnet_ethiopie_2eme_partie_D5688511/
Maintenant, continuons !
Samedi 25 février. Mekele – Lalibela (300 km)
Dès cinq heures, des chants s'élèvent d'une église voisine ; un muezzin donne également de la voix, plus brièvement il est vrai. Réveil matinal, donc, mais de toute façon il faut partir tôt, une longue journée de route nous attend : trois cents kilomètres de piste jusqu'à Lalibela, une virée dans l'Ethiopie profonde !
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-40-140942-P1070426.JPG
Nous traversons d'abord, pendant un bon moment, une immense vallée aride et pierreuse qui, soudain, sur quelques kilomètres, se peuple de dizaines de baobabs. Cette campagne, austère et sauvage, est nettement moins animée que celle parcourue au cours des jours précédents, même si nous croisons encore, de-ci de-là, quelques paysans.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-40-490942-P1070428.JPG
Nous atteignons ensuite, au terme d'une longue ascension, une sorte de « route des crêtes » absolument grandiose, qui surplombe tout le paysage. C'est vraiment très beau...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-42-000942-P1070458.JPG
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-43-030942-P1070461.JPG
Bref arrêt non loin d'un village. Comme d'habitude la marmaille accourt, plus quémandeuse qu'à l'ordinaire. « On » en profite pour me faire les poches de pantalon – butin : un mouchoir en papier !
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-42-360942-P1070454.JPG
Après une halte pique-nique dans la petite ville de Sekota, nous allons visiter, à quelques kilomètres, l'église de Wouker Debré Salam Masqala Krestos . Abritée derrière un mur, elle est entourée d'échafaudages et couverte d'un toit de tôle, comme toutes celles que nous verrons ces jours-ci.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-43-550942-P1070470.JPG
Cette église très ancienne (peut-être fondée au VIè siècle) est encore attachée au rocher dans lequel elle a été creusée par un bout de toit. Sa façade, tout comme l'intérieur, présente de très belles peintures.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-44-260942-P1070469.JPG
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-45-040942-P1070474.JPG
Nous repartons vers quatorze heures trente, il reste pas mal de kilomètres à faire ! De col en col les beaux paysages se succèdent, mais la lassitude finit tout de même par s'installer. Enfin, après une ultime montée, nous arrivons à Lalibela : il est dix-huit heures, voilà onze heures que nous avons quitté Mekele !
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-45-400942-P1070494.JPG
On s'installe à l'hôtel Beta Abraham, simple mais agréable, puis on part se promener aux alentours, avant que la nuit ne tombe. Difficile d'échapper aux sollicitations diverses et variées, c'est un peu agaçant, mais les jeunes n'insistent pas. Des boutiques de souvenirs bordent la rue pavée qui passe devant l'hôtel, nous sommes ici dans un endroit « touristique » ! Mais le touriste est rare, ce soir...
Dimanche 26 février. Lalibela
Achou s'est débrouillé pour nous procurer une guide francophone, une jeune femme dynamique et très intéressante. Pour neuf heures nous sommes à l'entrée du site, c'est parti !
Les douze églises de Lalibela ont été creusées dans du tuf volcanique au tournant des XIIè et XIIIè siècles, à l'initiative de Lalibela, souverain de la dynastie Zagwé. Le but de l'opération reste incertain : après avoir longtemps pensé que le roi avait voulu créer une « Jérusalem africaine », l'originale étant devenue difficile d'accès, les chercheurs étudient de nouvelles hypothèses. Quoi qu'il en soit, les églises constituent aujourd'hui encore un grand but de pélerinage – même si, paradoxalement, nous y croiserons assez peu de fidèles.
Nous commençons par les églises du groupe Nord, réparties pour l'essentiel dans deux vastes « fosses » que relie tout un réseau de tunnels et de tranchées.
Beta Medhane Alem, la plus monumentale de toutes (détail d'un pilier extérieur). Difficile d'imaginer le travail de taille nécessaire pour réaliser cette église, entièrement excavée... C'est hallucinant.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-46-160942-P1070519bis.jpg
Dans la « fosse » voisine s'élève Beta Mariam, la seule à présenter, à l'intérieur, un décor peint (hélas très mal éclairé, comme souvent). Dans les autres églises, le décor, très sobre, se limite à des moulures ou des croix sculptées sur la voûte.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-46-420942-P1070530.JPG
Proche de Beta Mariam, Beta Meskal qui, comme la plupart des églises du site, a conservé ses portes d'origine.
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-47-300942-P1070686bis.jpg
Devant Beta Dabra Sina et Beta Golgotha. Outre la guide, Achou a « embauché » un gardien pour nos chaussures (!), chargé de les surveiller pendant que nous visitons les églises. Mine de rien, il faudra se déchausser onze fois au cours de la journée...
http://dame-marmotte.nancy-guide.net/photos/images/20121205-19-47-550942-P1070556.JPG
Les fenêtres des églises frappent par la diversité de leurs formes et de leurs décors.
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Nous terminons la matinée par la visite de Beta Ghiorghis, un peu à l'écart et sans doute réalisée à une époque postérieure.
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Voilà encore quelques années, des gens habitaient aux abords immédiats des églises. Aujourd'hui les tukuls sont vides, leurs occupants ayant été relogés à la périphérie de la ville...
Déjeuner au restaurant de l'hôtel Seven Olives. La carte est alléchante mais, comme d'habitude, les trois quarts des plats proposés sont indisponibles ! Peu importe, le riz aux légumes est délicieux et le cadre bien agréable – un jardin peuplé d'oiseaux bleu turquoise et de calaos.
Nous retrouvons ensuite la guide pour visiter les églises du groupe sud. Le réseau de tranchées et de galeries est ici beaucoup plus labyrinthique, l'ensemble moins facile à appréhender ; pour nombre d'historiens, ces édifices n'étaient à l'origine pas destinés à accueillir des sanctuaires mais abritaient – peut-être – les appartements du roi et de sa cour.
Devant Beta Gabriel et Raphaël se trouve une fosse de dix ou quinze mètres de profondeur.
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Dans toutes ces églises règne un « joyeux bazar » : des tapis sont roulés dans un coin, des bouteilles en plastique traînent ici ou là, d'anciennes peintures côtoient des images aux couleurs criardes, le tout chichement éclairé par une ampoule pendouillante ou un néon. Et toujours, assis dans un coin, un prêtre lisant ou méditant, la croix de bénédiction à portée de la main.
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Petit coup d'oeil à un « bethléem » (littéralement une « maison du pain », où était préparé le pain de la communion), puis nous terminons par Beta Abba Libanos, minuscule église au fond d'une cour fermée.
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Sans doute pas encore totalement rassasiés (!), nous allons enfin, sur les conseils de la guide, visiter une petite exposition consacrée aux églises, dans un bâtiment donnant sur la rue principale. Réalisée par une équipe d'archéologues, elle fourmille d'informations passionnantes (en français !) sur les méthodes employées pour creuser les sanctuaires, leur architecture, etc.
En soirée, nous retournons dîner au Seven Olives. Les ciels nocturnes sont superbes, ici, remplis d'étoiles... il est vrai que la pollution lumineuse est quasi inexistante !
Lundi 27 février. Aux environs de Lalibela.
Pour la première fois depuis notre arrivée, le ciel est voilé ce matin, l'air brumeux, la lumière blanche.
Nous partons peu après huit heures et traversons un paysage de collines sèches et pierreuses ponctuées de petites fermes – quelques huttes en pisé coiffées de chaume, perchées au sommet des monticules ou accrochées aux escarpements.
Premier arrêt pour visiter l'église de Bilbila Chirkos, que longe un petit cours d'eau.
Le prêtre et un acolyte...
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Les origines de cette église remonteraient au VIè siècle. A l'intérieur, visibles seulement à la lueur des lampes de poche, quelques très belles fresques, hélas bien détériorées. Chef-d'oeuvre en péril...
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Tiens ! Le prêtre a oublié son carnet à souche...
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Nous visitons ensuite deux autres églises, Bilbila Giorgis et Arbatu Ensessa, distantes de quelques kilomètres à peine. La première, troglodyte, présente une façade sculptée d'arcs aveugles ; quant à la deuxième... à ma grande honte je n'en garde aucun souvenir !!
La piste, jusque-là correcte, se dégrade sérieusement, et c'est par un mauvais chemin, tortueux et caillouteux, que nous atteignons Yemrehanna Krestos, perchée au-dessus d'un petit village.
A la différence des précédentes, cette église n'a pas été excavée mais bâtie dans une vaste grotte à flanc de montagne, sur ordre de Yemrehanna, un prédécesseur de Lalibela (première moitié du 12è siècle).
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Chaque fenêtre offre un décor différent.
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L'intérieur présente un somptueux décor, fresques et surtout plafonds de bois peints et sculptés. Comme à l'ordinaire, seuls quelques malheureux quinquets assurent l'éclairage...
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Sur la route du retour, nous nous arrêtons un moment dans le village de Bilbila pour nous promener dans la rue principale, escortés comme il se doit par une « cour » piaillante et sautillante.
Ici, presque toutes les maisons possèdent un étage et un balcon de bois. Des céréales sèchent sur des draps, devant les portes, quelques femmes s'emploient à les trier – ou à les tamiser.
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Nature morte à la cafetière...
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Arrivés à Lalibela, nous déjeunons puis retournons flâner au milieu des églises. L'après-midi est déjà bien entamée, le site est désert et le prêtre de Beta Meskal ferme même boutique !
Nous regagnons ensuite l'hôtel à pied. C'est l'heure de la sortie des classes, on croise des bataillons d'écoliers en uniforme de couleur, livres et cahiers à la main !
Mardi 28 février. Lalibela – Kombolcha (300 km)
Une petite dernière pour la route ?! Avant de quitter définitivement Lalibela et sa région, nous allons encore visiter la très belle église de Genata Mariam, à quelques kilomètres de la ville.
Taillée dans un rocher surplombant le village, peut-être dans la seconde moitié du 13è siècle, l'église présente de superbes peintures aux couleurs douces : saints, anges, scènes bibliques, animaux...
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Nous repartons en milieu de matinée et roulons un bon moment, avec juste une pause-déjeuner à Weldiya.
Un marché...
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Enfin, peu avant dix-sept heures, Achou nous arrête à Hayq, au bord du lac. Petite balade bien agréable sur la rive herbeuse, que borde un chapelet de jardins potagers.
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Après une ultime heure de route, nous atteignons enfin Kombolcha, où se trouve notre hôtel. L'attente au restaurant, ce soir, bat tous les records enregistrés jusque là : près d'une heure pour être servis !!
Mercredi 29 février. Kombolcha – Addis Abeba (375 km)
Départ matinal. Sur des kilomètres la route remonte une vallée cultivée – de la canne à sucre pour l'essentiel ; on aperçoit même, dans un champ au loin, deux ou trois petits tracteurs – les premiers et les derniers que nous verrons au cours du voyage.
Puis, au terme d'une longue montée, nous regagnons les hauts plateaux. Petit arrêt au niveau de la « fenêtre afar », un point de vue vers l'est sans doute impressionnant quand il n'est pas, comme aujourd'hui, noyé dans la brume. On est à plus de trois mille mètres d'altitude, il souffle un vent glacial ; on nous propose la spécialité locale, des bonnets colorés du plus bel effet.
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Derniers kilomètres sur les hauts plateaux... En voici une que Monet lui-même n'aurait pas reniée !
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Nous arrivons à Addis en milieu d'après-midi. Il nous reste quelques heures pour effectuer les derniers achats puis, en soirée, retourner dîner au restaurant Ricoh, vraiment délicieux. Demain matin, retour en France !!
Maintenant, continuons !
Samedi 25 février. Mekele – Lalibela (300 km)
Dès cinq heures, des chants s'élèvent d'une église voisine ; un muezzin donne également de la voix, plus brièvement il est vrai. Réveil matinal, donc, mais de toute façon il faut partir tôt, une longue journée de route nous attend : trois cents kilomètres de piste jusqu'à Lalibela, une virée dans l'Ethiopie profonde !
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Nous traversons d'abord, pendant un bon moment, une immense vallée aride et pierreuse qui, soudain, sur quelques kilomètres, se peuple de dizaines de baobabs. Cette campagne, austère et sauvage, est nettement moins animée que celle parcourue au cours des jours précédents, même si nous croisons encore, de-ci de-là, quelques paysans.
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Nous atteignons ensuite, au terme d'une longue ascension, une sorte de « route des crêtes » absolument grandiose, qui surplombe tout le paysage. C'est vraiment très beau...
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Bref arrêt non loin d'un village. Comme d'habitude la marmaille accourt, plus quémandeuse qu'à l'ordinaire. « On » en profite pour me faire les poches de pantalon – butin : un mouchoir en papier !
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Après une halte pique-nique dans la petite ville de Sekota, nous allons visiter, à quelques kilomètres, l'église de Wouker Debré Salam Masqala Krestos . Abritée derrière un mur, elle est entourée d'échafaudages et couverte d'un toit de tôle, comme toutes celles que nous verrons ces jours-ci.
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Cette église très ancienne (peut-être fondée au VIè siècle) est encore attachée au rocher dans lequel elle a été creusée par un bout de toit. Sa façade, tout comme l'intérieur, présente de très belles peintures.
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Nous repartons vers quatorze heures trente, il reste pas mal de kilomètres à faire ! De col en col les beaux paysages se succèdent, mais la lassitude finit tout de même par s'installer. Enfin, après une ultime montée, nous arrivons à Lalibela : il est dix-huit heures, voilà onze heures que nous avons quitté Mekele !
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On s'installe à l'hôtel Beta Abraham, simple mais agréable, puis on part se promener aux alentours, avant que la nuit ne tombe. Difficile d'échapper aux sollicitations diverses et variées, c'est un peu agaçant, mais les jeunes n'insistent pas. Des boutiques de souvenirs bordent la rue pavée qui passe devant l'hôtel, nous sommes ici dans un endroit « touristique » ! Mais le touriste est rare, ce soir...
Dimanche 26 février. Lalibela
Achou s'est débrouillé pour nous procurer une guide francophone, une jeune femme dynamique et très intéressante. Pour neuf heures nous sommes à l'entrée du site, c'est parti !
Les douze églises de Lalibela ont été creusées dans du tuf volcanique au tournant des XIIè et XIIIè siècles, à l'initiative de Lalibela, souverain de la dynastie Zagwé. Le but de l'opération reste incertain : après avoir longtemps pensé que le roi avait voulu créer une « Jérusalem africaine », l'originale étant devenue difficile d'accès, les chercheurs étudient de nouvelles hypothèses. Quoi qu'il en soit, les églises constituent aujourd'hui encore un grand but de pélerinage – même si, paradoxalement, nous y croiserons assez peu de fidèles.
Nous commençons par les églises du groupe Nord, réparties pour l'essentiel dans deux vastes « fosses » que relie tout un réseau de tunnels et de tranchées.
Beta Medhane Alem, la plus monumentale de toutes (détail d'un pilier extérieur). Difficile d'imaginer le travail de taille nécessaire pour réaliser cette église, entièrement excavée... C'est hallucinant.
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Dans la « fosse » voisine s'élève Beta Mariam, la seule à présenter, à l'intérieur, un décor peint (hélas très mal éclairé, comme souvent). Dans les autres églises, le décor, très sobre, se limite à des moulures ou des croix sculptées sur la voûte.
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Proche de Beta Mariam, Beta Meskal qui, comme la plupart des églises du site, a conservé ses portes d'origine.
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Devant Beta Dabra Sina et Beta Golgotha. Outre la guide, Achou a « embauché » un gardien pour nos chaussures (!), chargé de les surveiller pendant que nous visitons les églises. Mine de rien, il faudra se déchausser onze fois au cours de la journée...
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Les fenêtres des églises frappent par la diversité de leurs formes et de leurs décors.
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Nous terminons la matinée par la visite de Beta Ghiorghis, un peu à l'écart et sans doute réalisée à une époque postérieure.
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Voilà encore quelques années, des gens habitaient aux abords immédiats des églises. Aujourd'hui les tukuls sont vides, leurs occupants ayant été relogés à la périphérie de la ville...
Déjeuner au restaurant de l'hôtel Seven Olives. La carte est alléchante mais, comme d'habitude, les trois quarts des plats proposés sont indisponibles ! Peu importe, le riz aux légumes est délicieux et le cadre bien agréable – un jardin peuplé d'oiseaux bleu turquoise et de calaos.
Nous retrouvons ensuite la guide pour visiter les églises du groupe sud. Le réseau de tranchées et de galeries est ici beaucoup plus labyrinthique, l'ensemble moins facile à appréhender ; pour nombre d'historiens, ces édifices n'étaient à l'origine pas destinés à accueillir des sanctuaires mais abritaient – peut-être – les appartements du roi et de sa cour.
Devant Beta Gabriel et Raphaël se trouve une fosse de dix ou quinze mètres de profondeur.
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Dans toutes ces églises règne un « joyeux bazar » : des tapis sont roulés dans un coin, des bouteilles en plastique traînent ici ou là, d'anciennes peintures côtoient des images aux couleurs criardes, le tout chichement éclairé par une ampoule pendouillante ou un néon. Et toujours, assis dans un coin, un prêtre lisant ou méditant, la croix de bénédiction à portée de la main.
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Petit coup d'oeil à un « bethléem » (littéralement une « maison du pain », où était préparé le pain de la communion), puis nous terminons par Beta Abba Libanos, minuscule église au fond d'une cour fermée.
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Sans doute pas encore totalement rassasiés (!), nous allons enfin, sur les conseils de la guide, visiter une petite exposition consacrée aux églises, dans un bâtiment donnant sur la rue principale. Réalisée par une équipe d'archéologues, elle fourmille d'informations passionnantes (en français !) sur les méthodes employées pour creuser les sanctuaires, leur architecture, etc.
En soirée, nous retournons dîner au Seven Olives. Les ciels nocturnes sont superbes, ici, remplis d'étoiles... il est vrai que la pollution lumineuse est quasi inexistante !
Lundi 27 février. Aux environs de Lalibela.
Pour la première fois depuis notre arrivée, le ciel est voilé ce matin, l'air brumeux, la lumière blanche.
Nous partons peu après huit heures et traversons un paysage de collines sèches et pierreuses ponctuées de petites fermes – quelques huttes en pisé coiffées de chaume, perchées au sommet des monticules ou accrochées aux escarpements.
Premier arrêt pour visiter l'église de Bilbila Chirkos, que longe un petit cours d'eau.
Le prêtre et un acolyte...
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Les origines de cette église remonteraient au VIè siècle. A l'intérieur, visibles seulement à la lueur des lampes de poche, quelques très belles fresques, hélas bien détériorées. Chef-d'oeuvre en péril...
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Tiens ! Le prêtre a oublié son carnet à souche...
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Nous visitons ensuite deux autres églises, Bilbila Giorgis et Arbatu Ensessa, distantes de quelques kilomètres à peine. La première, troglodyte, présente une façade sculptée d'arcs aveugles ; quant à la deuxième... à ma grande honte je n'en garde aucun souvenir !!
La piste, jusque-là correcte, se dégrade sérieusement, et c'est par un mauvais chemin, tortueux et caillouteux, que nous atteignons Yemrehanna Krestos, perchée au-dessus d'un petit village.
A la différence des précédentes, cette église n'a pas été excavée mais bâtie dans une vaste grotte à flanc de montagne, sur ordre de Yemrehanna, un prédécesseur de Lalibela (première moitié du 12è siècle).
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Chaque fenêtre offre un décor différent.
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L'intérieur présente un somptueux décor, fresques et surtout plafonds de bois peints et sculptés. Comme à l'ordinaire, seuls quelques malheureux quinquets assurent l'éclairage...
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Sur la route du retour, nous nous arrêtons un moment dans le village de Bilbila pour nous promener dans la rue principale, escortés comme il se doit par une « cour » piaillante et sautillante.
Ici, presque toutes les maisons possèdent un étage et un balcon de bois. Des céréales sèchent sur des draps, devant les portes, quelques femmes s'emploient à les trier – ou à les tamiser.
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Nature morte à la cafetière...
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Arrivés à Lalibela, nous déjeunons puis retournons flâner au milieu des églises. L'après-midi est déjà bien entamée, le site est désert et le prêtre de Beta Meskal ferme même boutique !
Nous regagnons ensuite l'hôtel à pied. C'est l'heure de la sortie des classes, on croise des bataillons d'écoliers en uniforme de couleur, livres et cahiers à la main !
Mardi 28 février. Lalibela – Kombolcha (300 km)
Une petite dernière pour la route ?! Avant de quitter définitivement Lalibela et sa région, nous allons encore visiter la très belle église de Genata Mariam, à quelques kilomètres de la ville.
Taillée dans un rocher surplombant le village, peut-être dans la seconde moitié du 13è siècle, l'église présente de superbes peintures aux couleurs douces : saints, anges, scènes bibliques, animaux...
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Nous repartons en milieu de matinée et roulons un bon moment, avec juste une pause-déjeuner à Weldiya.
Un marché...
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Enfin, peu avant dix-sept heures, Achou nous arrête à Hayq, au bord du lac. Petite balade bien agréable sur la rive herbeuse, que borde un chapelet de jardins potagers.
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Après une ultime heure de route, nous atteignons enfin Kombolcha, où se trouve notre hôtel. L'attente au restaurant, ce soir, bat tous les records enregistrés jusque là : près d'une heure pour être servis !!
Mercredi 29 février. Kombolcha – Addis Abeba (375 km)
Départ matinal. Sur des kilomètres la route remonte une vallée cultivée – de la canne à sucre pour l'essentiel ; on aperçoit même, dans un champ au loin, deux ou trois petits tracteurs – les premiers et les derniers que nous verrons au cours du voyage.
Puis, au terme d'une longue montée, nous regagnons les hauts plateaux. Petit arrêt au niveau de la « fenêtre afar », un point de vue vers l'est sans doute impressionnant quand il n'est pas, comme aujourd'hui, noyé dans la brume. On est à plus de trois mille mètres d'altitude, il souffle un vent glacial ; on nous propose la spécialité locale, des bonnets colorés du plus bel effet.
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Derniers kilomètres sur les hauts plateaux... En voici une que Monet lui-même n'aurait pas reniée !
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Nous arrivons à Addis en milieu d'après-midi. Il nous reste quelques heures pour effectuer les derniers achats puis, en soirée, retourner dîner au restaurant Ricoh, vraiment délicieux. Demain matin, retour en France !!
Bons baisers d'Abyssinie
Il faut d'abord savoir que l'Ethiopie est grande comme deux fois la France, et possede la deuxieme population du continent. C'est pour ces deux raisons que j'ai choisi d'y voyager: une telle taille et une telle population assuraient assez de diversite pour trois mois de voyage (decembre, janvier, fevrier) sans sortir des frontieres, comme par hasard la duree du visa accorde.
Apres une dizaine de jours de baroude, il est temps de tirer quelques conclusions.
Je rappelle avant tout mon mode de voyage: aucun vehicule personnel, aucun guide humain, aucun guide bouquin, aucune montre.
1Eur = 25Birrs
Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).
Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.
Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)
Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.
Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:
Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.
Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.
Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.
Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).
Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.
Bonnes ethiopiques a tous!
Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).
Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.
Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)
Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.
Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:
Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.
Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.
Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.
Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).
Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.
Bonnes ethiopiques a tous!
Danakil + frontière Erythrée
Bonjour,
nous souhaitons aller à Lake Afera, volcan Irtaale, Dallol dans la dépression du Danakil (juste le temps de voir ces merveilles de géologie, pas pour y passer 4 jours). Compte tenu de la tension dans cette zone nous n'irons que si la situation le permet.
Quelqu'un a t-il des informations à ce sujet ?
Est ce déconseillé en ce moment ?
Quelles sont les conditions pour y aller ?
Est-ce possible d 'y aller depuis Mekele "juste" pour la journée (je ne me rends pas compte des conditions de route et du temps de parcours nécessaire).
De là est- ce possible de rattraper le Tigray pour visiter les églises etc... ? Merci par avance Très bonne journée Camille
nous souhaitons aller à Lake Afera, volcan Irtaale, Dallol dans la dépression du Danakil (juste le temps de voir ces merveilles de géologie, pas pour y passer 4 jours). Compte tenu de la tension dans cette zone nous n'irons que si la situation le permet.
Quelqu'un a t-il des informations à ce sujet ?
Est ce déconseillé en ce moment ?
Quelles sont les conditions pour y aller ?
Est-ce possible d 'y aller depuis Mekele "juste" pour la journée (je ne me rends pas compte des conditions de route et du temps de parcours nécessaire).
De là est- ce possible de rattraper le Tigray pour visiter les églises etc... ? Merci par avance Très bonne journée Camille
Ethiopie: taxe de sortie à l'aéroport?
Bonjour,
nous nous rendons en Ethiopie en Janvier.
Pour sortir y a t il une taxe de sortie à l'aéroport ?
Merci par avance
Camille







