Search results
FR
More options

Keyword matching drives the results; the remaining options refine the query on the backend.

Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

Search results
Tour du monde début septembre 2012 (10 mois)
by Erwanetjen · 2012-05-24 · 8 replies
Bonjour, Voilà, notre rêve va enfin devenir réalité. Nous partons mon amie et moi en tour du monde début septembre. Nous n'avons pas encore acheté notre billet TDM, en effet ce n'est pas qqchose qui s'achète sans réfléchir. Nous pensons passer par oneworld mais hésitons encore avec travel nation. Voici notre itinéraire, merci de nous dire ce que vous en pensez. Nous avons longuement hésité sur le sens mais c'est quasi décidé nous partirons vers l'Est. Par avance merci pour vos commentaires, conseils, ... .

1)Bali en septembre (4sem) la saison y est bonne d'après les différents commentaires. Est-ce suffisant pour rejoindre Singapour par voie terrestre où vaut il mieux repartir de Bali? Dès conseils de destinations ?

2)Inde (Le Rajasthan) 3semaines (octobre)

3)Katmandou : trek de 2 semaines (fin octobre-début novembre)

4) Bangkok (3mois: début novembre-fin janvier) : Nous aimerions durant cette période bouger en Birmanie, au Laos, au Vietnam, au Cambodge. Nous sommes preneurs de tous vos conseils: régions à ne pas manquer, coups de coeur, transports aériens (air asia) bus ...

5) Sydney (une ptite semaine)

6) Hobart (Tasmanie) environ 3 semaines au mois de février

7) Melbourne (une tite semaine ou plus)

8) Queenstown à Auckland durant le mois de mars (1 mois environ). Nous prévoyons de louer un van.

9) Santiago du Chili - Lima (début Avril jusqu'à fin juin soit 3 mois) sans itinéraire précis. Je suis également preneur de toutes vos bonnes infos

10) retour Paris début juillet. Reprise du boulot pour ma douce début Aout et début septembre pour moi.

Oneworld propose un billet à 3300€ par pers. Est-ce honnête ?

Merci à tous pour le temps que vous nous accorderez.

Erwan
Trois semaines au Vietnam en automne
by Danlydou · 2012-05-24 · 18 replies
Bonjour, je prépare un voyage au Vietnam pour la première fois et je dois avouer que je ne connais pas beaucoup cette destination. J'ai 3 semaines à l'automne (je pourrais partir entre le début septembre fin novembre). Est-ce que qqu'un parmi vous qui connait bien le Vietnam pourrait me donner qq piste de départ. Je ne prévois pas voir tout du sud au nord, mais si vous aviez un ou deux endroits coup de coeur à ne pas rater et si possible avec un temps favorable (pas trop de pluie). Merci beaucoup d'avance.
Itinéraire pour le Botswana en 4x4 en novembre 2012 et les camps?
by Birdy13 · 2012-05-23 · 73 replies
Hello, Hello, Je prépare 3 semaines complètes au Botswana en novembre ( billets johanesburg ok, résa Def ok, pour le rest : glurp !) Je viens d'éplucher dans tous les sens les discussions mais un doute demeure... beaucoup sur Chobe, Kasane, Moremi.. bref les Grand parcs du nord et l'Okavango mais peu de choses sur le Kalahari, le Gemsbok National Park et l'Est du Pays....est ce normal ? Quelqu'un autait il des infos ? des bons plans ? des points GPS ? car il y a 4 ans nous avons fait la Namibie avec un roadbook home made grace a pas mal de boulot mais aussi Google maps et surtout aux conseils et points GPS des autres 4x4eux ( bcp de sudafs d'ailleurs). On a ainsi trouver les pistes, éviter les gravel roads et découverts des endroits extraordinaires mais en... Ici il semble que la GROSSE difficulté soit de dormir :( tout le monde semble galérer pour réserver une place dans les camps j'ai du mal à me rendre compte est ce impossible de faire du camping "sauvage" ? C'est ce que nous avions fait en Namibie sans problème et aussi dans toutes les autres expériences africaines. Si on réserve on est "bloqué" et ce n'est généralement pas ce que l'on recherche en self drive... Désolée de ma naïvete et merci d'avance de vos feed backs!
Ma première croisière Costa: transatlantique "Mer des Caraïbes"
by Mini123 · 2012-05-22 · 99 replies
Voici mon appréciation d’une première croisière telle que je l’ai vécue, telle que je l’ai ressentie, elle n’implique que moi, c’est juste mon témoignage sur la croisière « Mers des Caraïbes »

Transatlantique sur le Costa Luminosa du 27 avril au 14 mai 2012 au départ de Bordeaux/Paris Orly/Pointe à Pitre

ESCALES ET MONNAIES :

Antilles - Guadeloupe – Pointe à Pitre (arrivée) euros, CB

Antilles - Martinique – Fort de France (12h 22h) euros, CB

Antilles - Saint Martin – Philipsburg (partie hollandaise) (12h 18h) euros et dollars US, CB République Dominicaine – La Romana- (13h 23h59) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1€), CB

République Dominicaine – Ile Catalina (9h 17h) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1 €), CB

Iles vierges britanniques – La Tortola (9h 18h) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1 €), CB

Antigua – (8h 14h) dollars US (euros acceptés change 1 $ = 1 €), CB

5 jours en mer

Iles Canaries – Santa Cruz de Ténérife (8h 17h) euros, CB

Portugal - Madère – Funchal (8h 17h) euros, CB

1 jour en mer

Espagne – Malaga (8h 13h) euros, CB

1 jour en mer

Italie – Savone (Gênes) arrivée 9h – bus pour Nice aéroport ou gare, euros, CB

AVANT LA CROISIERE

Première chose capitale :

- bien choisir l’agence avec laquelle on a décidé de partir, ne pas faire comme moi, prendre celle qui vous promet monts et merveilles pour finalement vous compter des hausses carburant (24 euros par personne) dès le mois de décembre alors qu’aucune agence ne peut savoir à 4 mois avant le départ si la hausse sera effective ou pas, et qui vous rajoute un supplément vol de 120 euros par personne alors qu’à l’issue de la croisière j’apprendrais que je suis la seule à y avoir eu droit. Malgré 4 demandes de justificatifs sur ces augmentations avant mon départ, je n’aurai aucune réponse, alors que, je le sais aujourd’hui, lorsqu’il y a des augmentations par rapport au prix initial de la croisière cela ne peut émaner que de Costa, et que pour ce faire, Costa envoie des mails ou des fax à l’agence afin qu’elle répercute les hausses ! Donc je le dis clair et net évitez Côté Croisière !!!! De plus aucune personne ne vous renseignera sur votre séjour pour la bonne raison que votre interlocuteur ne sera plus jamais disponible dès lors que vous aurez versé les 30 % de réservation. L’agence sur le net qui reçoit le plus de faveurs de la part de croisiéristes confirmés est AZUR.

Attention : si vous choisissez de partir avec un (ou plusieurs) couple d’amis, un conseil dissociez vos réservations achetez une croisière pour M et Mme Durand, et une croisière pour M et Mme Dupont pas une croisière pour l’ensemble des personnes. En effet, si vous décidez d’acheter une prestation (style la carte all inclusive de Costa) si vous avez pris votre croisière communément cette carte devra obligatoirement être prise par tous les participants et non pas par cabine ! Vous pourrez toujours demander à votre agence de vous faire voyager sur le même vol, puis sur le bateau à être placés à la même table le soir (à faire dès votre arrivée auprès du maître d’hôtel, je l’ai fait sans aucun problème)

Deuxième point :

- bien définir sa destination, sa durée, ses besoins et ses envies.

Par exemple, si vous comptez faire un voyage, prendre votre temps pour entrer dans le cœur d’un pays et de ses habitants, ce n’est pas une croisière qu’il vous faut. La croisière est avant tout un séjour sur un paquebot de luxe avec un service impeccable et une rupture avec votre vie quotidienne, les escales sont trop courtes (un jour au mieux, une demie journée au pire) pour aller visiter une ville, ne comptez pas découvrir un pays. Par contre, les escales vous permettent de rentrer dans une carte postale vivante et de vous sortir pendant quelques heures du bateau, de vous endormir en un lieu et de vous réveiller dans un autre, et oui, c’est magique !

La durée est importante aussi, dans mon cas ce fut 17 jours dont le jour d’arrivée, 6 escales, 5 en mer consécutifs deux escales, un jour en mer, une escale, un jour en mer et le lendemain arrivée.

La première partie (les îles en Caraïbes) était sympa, même si les escales sont toujours trop courtes à mon goût, la deuxième avec les 5 jours en mer furent un mélange de calme très agréable et d’un potentiel ennuyeux (rien à l’horizon, ciel couvert), il faut savoir se lier aux autres, partager et occuper son temps pendant cette période, la dernière partie concernait deux îles et une ville européennes entrecoupée de deux jours en mer, partie fort agréable même si pour certains croisiéristes cette partie ne comptait que peu puisque les Caraïbes étaient bien loin déjà ! Donc, à mon avis, si ce n’est que la partie îles tropicales qui vous intéresse, ne prenez pas une croisière qui englobe autre chose que les Caraïbes, n’y rajoutez pas des jours en mer où à part le bateau et ses occupants vous ne voyez rien, à moins de le vouloir vraiment !

troisième point

- les tenues vestimentaires

si vous n’aimez pas vous habiller le soir, aller au restaurant tous les jours, si vous n’êtes pas à l’aise lors de soirées de gala, si le côté bling bling vous énerve et que malgré tout un séjour sur un paquebot vous tente…. Vous allez de suite penser que la croisière ce n’est pas pour vous ! Je vous dirais que vous vous trompez car finalement ce n’est pas ça, du moins chez Costa, c’est beaucoup moins formel, évidemment aller au resto en short, débardeur et tongs n’est pas conseillé, mais le feriez-vous à votre restaurant préféré ? Non ? Alors sur le bateau vous ne le ferez pas non plus. Bien sûr vous y verrez des paillettes et des satins, des bijoux scintillants au cou des dames et des smokings sur des messieurs, mais la majorité se contentera d’une robe dans laquelle on se sent jolie et à l’aise ou dans un pantalon de ville avec chemise sympa, agrémenté éventuellement d’une veste et ou d’une cravate, voilà il suffit d’être un peu élégant, et c’est souvent le cas quand on reste simple. Et ce n’est que pour une fois seulement, à la soirée du commandant, où même les serveurs sont tout beau, pour les autres soirées de gala c’est bien plus simple, rien n’est obligatoire, il suffit d’être convenable.

LE BUDGET

Gros point d’interrogation pour chacun avant de partir, même si votre croisière est en pension complète il faut savoir qu’il va y avoir des frais annexes d’importance.

Les boissons ne sont pas incluses, il faudra le prévoir avec les forfaits proposés par Costa, donc déterminer quels sont vos besoins journaliers (le mini-bar, eaux, bières, cocktails, apéritifs, cafés, sodas…) pour prendre la bonne formule et la mieux adaptée à vos besoins.

Vous pourrez acheter ses forfaits sur le site Costa ou une fois à bord avec la carte Costa

La carte Costa sera votre clef pour entrer dans votre cabine votre moyen de paiement à bord (aucunes espèces, ni CB, ni chèques ne sont pris à bord) et votre carte d’identité Costa

La carte Costa vous attend dans votre cabine dès votre arrivée mais à cet instant-là elle n’aura d’usage que celui d’une clef, il vous faudra l’enregistrer soit à une des bornes situées en divers endroits du Luminosa (très facile) ou à l’accueil. Je vous conseille de le faire avant même de défaire vos valises, elle vous permet d’enregistrer votre CB sur laquelle sera débité vos divers achats à bord (boissons, restaurant club payant, photos, boutiques, casino, playstation etc…), comme la carte sert aussi de pièce d’identité Costa lors des débarquements et des embarquements aux différentes escales, gardez la précieusement sur vous pendant tous vos déplacements à bord ou en dehors.

Normalement si vous avez choisi de prendre la « all inclusive » (détail dans la rubrique : les forfaits boissons) par l’intermédiaire du site Costa ou par votre agence, vous devriez voir au dos de votre carte Costa la mention « extra » ce qui vous permet de consommer immédiatement (attention bien vérifier que les notes présentées et que vous devrez contresigner, affichent 0.00 euros, sinon aucune réclamation ne sera prise en compte). Si, comme nous, rien n’est inscrit au dos de votre carte, il faudra vous rendre à l’accueil pour le signaler et ils vous apposeront une pastille qui sera reconnue par les différents serveurs que vous solliciterez.

LES DOCUMENTS UTILES

Outre votre carte Costa qu’il vous faudra en permanence sur vous, il vous faudra

Votre passeport (inutile d’emmener votre carte d’identité, le passeport suffit) que vous emmènerez avec vous à chaque escale

Votre permis de conduire si vous pensez louer un véhicule

LES BOBOS EN CROISIERE

Risque premier, le mal de mer : certains en sont atteints (personne parmi ceux que j’ai côtoyé) la cocculine et le bracelet anti nauséeux semblent en venir à bout.

Le mal de terre existe bien, j’en ai fait les frais quand j’ai posé les pieds sur la terre ferme après 5 jours de mer, tangage état nauséeux… , cela a duré toute la journée, sauf quand j’étais en voiture, puis après un jour en mer, ça s’est réduit à une demie journée mais en moins pénible, je n’ai pas trouvé d’autre solution que de remonter sur le bateau !

En suivant la glissade, et oui, le carrelage est lisse et brillant souvent mouillé car fréquemment nettoyé, donc les risques d’entorse de la cheville, du genou, des poignets sont réels, surtout autour des piscines.

Les problèmes intestinaux, une seule personne a été dérangée par ce souci, quelques imodiums et quelques smecta en ont eu raison.

VISITES MEDICALES A BORD

Un médecin est présent

Visite médicale en journée : 52 € pour la première visite, 40 € les suivantes

Visite médicale en cabine : 75 € pour la première visite, 50 € les suivantes

Visite médicale en nocturne : 90 €

Il faut savoir qu’il n’y a pas possibilité de la moindre intervention chirurgicale à bord (problème lors des journées en mer) même pas pour une appendicectomie, par contre, si un souci survient entre deux escales un hélico viendra vous chercher pour vous emmener à l’hôpital le plus proche (d’après ce que m’a rapporté Virginie qui tient l’information de Thibault notre hôte francophone).

En cas d’entorse, les cannes sont prêtées aux passagers

TROUSSE A PHARMACIE

Antalgiques, anti nauséeux, smecta, imodium, rcfuryl, spasfon, pommade pour massage, pommade pour entorse, bande velpeau, pansements, biafine, traitements contre le rhume (merci la clim) et la tracheite, anti-moustiques, anti histaminiques, vos traitements en cours. Des kleenex sont à disposition dans votre salle de bain .

Le moindre médicament acheté à bord coûte une fortune !

A SAVOIR : lors des escales, Costa met à la disposition des parents des poussettes pour les petits

LES FORFAITS BOISSONS (j’ai arrondi les sommes), les vins sont des vins italiens

COFFRET VIN « sélection spéciale » 5 bouteilles de vin (3 rouges + 3 blancs +7 eaux minérales) 130 €

COFFRET VIN « classic » 6 bouteilles de vin (3 rouges + 3 blancs + 7 eaux minérales) 104 €

COFFRET « easy collection » 4 bouteilles de vin (2 rouges + 2 blancs + 7 eaux minérales) 78 €

B&G (Boys and Girls) 20 conso sans alcool (soda, long drink sans alcool, agrumes pressés, thé froid, cocktail sans alcool, fruits mixés, sirop) 49 €

FORFAIT EAUX MINERALES - 13 bouteilles26€

FORFAIT EXPRESSO – 22 expressos + 3 style cappucino 32 €

ALL INCLUSIVE tout ce qui se trouve sur la carte des boissons, à tous les bars, tous les restos, (hors ceux notés d’un astérisque) alcoolisé ou non, chaud ou froid, ainsi que les fruits du bar de la fontaine à chocolat. Obligatoire pour tous les membres d’une même cabine, enfants inclus, et pour toute réservation de la croisière en combiné, d’où l’importance de dissocier les achats de croisière quand on part à plusieurs cabines. Compter environ 19/20€ par personne, je crois que c’est demi-tarif pour les enfants. Pour nos 17 jours de croisière il nous en a coûté 663 €, et on est rentré dans nos frais. Elle est valable dès l’entrée sur le bateau, jusqu’à la dernière minute.

Ses avantages : ne se poser aucune question sur nos consommations, il suffit juste de vérifier sur la carte que la boisson soit bien incluse puis la note quand on nous la présente pour la signer, aucune réclamation ne sera acceptée après la signature.

Ses inconvénients : qu’elle ne soit pas allouée pour toutes les boissons. Que les grands crus et le champagne soient exclus pourrait se comprendre, et dans ce cas- là faire une carte « prestige » à part, mais que dire du Perrier et pourquoi un whisky coca commandé est-il exclus alors qu’on peut prendre le whisky et le coca séparément sans problème (ce que fit un des croisiéristes qui nous signalé cette bizarrerie)

Personnellement je ne suis pas persuadée qu’elle soit rentable quand on a un enfant avec soi, il faut vraiment évaluer ses besoins quand on est en famille et faire ses calculs avant de réserver la « all in »

A ces forfaits, il vous faudra rajouter les excursions, que vous les preniez par Costa (sécurisantes mais très chères) ou que vous vouliez tout faire par vous-mêmes, il vous faudra ouvrir le porte-monnaie. Rajoutez les souvenirs locaux, et les boissons ou restos à l’extérieur du bateau, éventuellement les locations de véhicules, ou autres moyens de transport (taxis) et votre budget peut s’envoler. J’ai compté un voyageur supplémentaire en frais annexes, donc en clair si vous payez votre croisière 2000 euros/pers, rajoutez 2000 pour les frais (j’y inclus les dépenses à bord type photo, casino, boutique…), vous ne dépenserez sûrement pas tout (sauf si vous voulez beaucoup acheter en dehors du bateau, en détaxe ou autre), mais vous serez tranquilles, en sachant que j’avais pris le forfait « all in » sur internet (débité aussitôt) et donc je ne le comptabilise pas dans les frais.

Sur cette croisière il faut compter aussi « les frais de service » autant dire le pourboire obligatoire qui s’élève à 6 €/jour/pers adulte, ça fait une jolie somme à la fin, qui s’ajouteront au jour le jour sur votre carte Costa !

Vous pourrez suivre l’évolution de vos dépenses à bord sur l’écran de télévision de votre cabine au jour le jour, les frais de service y apparaitront puisqu’ils seront débités en fin de croisière.

Pour info : vos dépenses carte Costa seront débités le lendemain de votre retour (dans mon cas, arrivée le 14 mai, compte débité le 15 mai)

LES VALISES

A ce jour : Paris/Pointe à Pitre avec Air France = 23kgs x 2 par personne, mais méfiez-vous si vous devez rentrer en avion à votre retour ce ne sera plus que 23 kgs par personne, pour les bagages à main il faut compter 10 kgs/pers + un accessoire (type appareil photo en bandoulière, ordinateur, un grand sac à main)

Prévoyez des valises autour des 15/16 kgs, ça vous laisse une marge, rappelez-vous que les Antilles font des rhums formidables que vous ne pourrez ramener qu’en soute (pensez aussi au papier bulle et au scotch pour les emballer avant de rentrer, ça ne pèse rien et ça rend de grands services). Attention il n’y a pas de balance à bord pour vérifier le poids des valises au moment du départ, ça risque de se compliquer à l’aéroport de Nice pour ceux qui rentrent en avion, de peser sa valise, se rendre compte qu’elle est trop lourde, ouvrir les valises au milieu de tout le monde pour répartir les poids, sinon dès le 24ième kg c’est 55 € !

Par crainte de retard de bagages, je mets toujours dans ma valisette en cabine, 2 à 3 tenues complètes pour mon mari et moi, ainsi qu’un nécessaire de toilette (dans la limite des autorisations des compagnies aériennes) à mettre dans des pochettes transparentes vendues dans les grandes surfaces avec leur flaconnage, ou alors, moins pratique, une poche congélation qui se zippe.

Pour la même raison, je répartis dans mes deux valises en soute, les vêtements de Monsieur et de Madame, comme ça si une seule arrive on peut gérer

Ne vous encombrez pas de trop, 2 ou 3 jolies tenues pour Madame, 1 ou 2 costumes et cravates pour Monsieur, en sachant qu’il y a une soirée aux couleurs italiennes (vert, rouge, blanc) non obligatoire, le reste demeure des tenues de ville confortables pour le soir mignonnes robes pour Madame, et pantalons chemises pour Monsieur font l’affaire, sportwear pour la journée, de bonnes chaussures pour cavaler pendant les escales, maillots de bains, paréo, shorts anglais et t shirts, prévoyez pour une semaine de rechange, il y a un service lavage ou blanchissage à bord, sans compter que les vêtements légers peuvent être lavés en cabine et mis à sécher sur le balcon pendant la nuit (avec pinces à linge j’insiste)

Ne prenez pas de serviettes de toilette votre cabine en est équipée, ni de plage, Costa met à votre disposition des serviettes bleues autour des piscines, et des vertes pour vos sorties plage en excursion que vous partiez avec Costa ou pas, attention à ne pas les perdre, elles vous seront facturées 20€ dans ce cas, redéposez les en cabine après usage, elles seront remplacées par des propres.

ETIQUETAGE COSTA

Vous les recevrez avec votre carnet de voyage Costa une dizaine de jours avant de partir, pensez à les accrocher à vos valises depuis chez vous, c’est important, ces étiquettes permettent le repérage de votre bagage que vous n’aurez plus besoin de récupérer (sauf si votre vol province/Paris n’a pas été pris en charge avec votre achat de croisière, là ça se complique, vous devrez le signaler à l’aéroport de départ pour que votre valise soit acheminée jusqu’à Pointe à Pitre. Elles permettent au personnel Costa de vous déposer les valises devant votre porte de cabine le soir même de votre arrivée, ce qui est très appréciable

MA CABINE

C’est la 5214, situé à l’avant du bateau, elle comporte un balcon et se situe au 5ième étage, quasiment au milieu du Luminosa. Parfait !

Le nom de votre cabinier (Elaine pour nous) est signalé dès votre entrée dans les lieux, c’est elle ou lui qui s’occupera de l’intendance de votre chambre tout votre séjour.

La cabine est claire, bien équipée. 2 penderies une dans laquelle se trouve 3 gilets de sauvetage (pour 2) et des cintres, une autre comprenant elle aussi des cintres (au total une quinzaine) qui sont sans crochet donc pas pratique si on veut accrocher un vêtement en dehors de la penderie, pensez à en emmener un ou deux si vous voulez suspendre un vêtement pour le faire sécher par exemple, un placard avec 5 étagères et un coffre-fort personnel au milieu. L’ensemble est suffisant pour y placer tout son linge. Nous avons placé nos deux grosses valises sous le lit sans problème et les petites dans les grosses !

Face au lit, le long du mur un ensemble avec un bureau, et l’unique prise de courant (normes européennes) et différents petits placards pour y placer d’autres éléments dont nous ne nous sommes pas servis et où se trouve le mini bar. La TV est face au lit accrochée au mur et reçoit plusieurs chaînes dont TV5 monde et sur laquelle on peut vérifier nos dépenses quotidiennes entre autres (pour l’avoir très peu regardée, je ne peux dire combien de chaînes sont à disposition). Un téléphone est à disposition qui vous permet d’appeler directement une autre cabine, et de programmer votre réveil très facilement si besoin est . Pensez à amener une multiprise, je m’en suis servi pour mettre à charger mes différents appareils (téléphone, appareil photo)

Le lit est grand, c’est en fait deux lits de 90 accolés, un petite table de chevet de part et d’autre avec rangement et lampe de chevet indépendante.

Rajoutez un canapé (apparemment un convertible) une applique murale au-dessus de lui et une table basse

La salle de bain est correcte et suffisamment grande pour deux, un grand miroir avec une vasque et de chaque côté des étagères en verre pour y placer divers objets de toilette, en bas à gauche de la vasque un distributeur de mouchoir en papier, à droite un renfoncement avec un rouleau de papier toilette d’avance et possibilité de mettre encore des affaires de toilette. L’unique prise de courant est placée quasiment au plafond à droite ainsi qu’un miroir grossissant à une hauteur ahurissante idem pour les deux patères derrière la porte ! Pas pratique du tout !

La douche sans être grande est suffisante, un distributeur de gel douche (qui sent très bon) est rempli pour notre usage et une étagère est là pour placer nos shampoings et autres produits de toilette. Vous pouvez tirer un fil sur la largeur et en hauteur pour faire sécher un peu de linge. Personnellement j’ai préféré le mettre sur le dos des fauteuils sur le balcon, le cabinet de toilette est bien clos et le linge a du mal à sécher. Penser à emmener 6 pinces à linge car que ce soit dans la salle de bain ou sur le balcon votre linge risque soit de tomber soit de s’envoler !

A disposition : deux grandes serviettes de toilette, deux petites, un tapis de bain

En 17 jours nous aurons eu par deux fois une savonnette pour deux, un peu juste !

La chambre est faite deux fois par jour, ainsi que la salle de bain, les serviettes de toilette utilisées changées à chaque fois

Tous les soirs est déposé sur le lit le TODAY qui nous donne toutes les informations relatives à la journée du lendemain, aux différentes options des buffets, des tenues vestimentaires suggérées pour le diner et sa thématique quand il y en a une, les horaires des animations, des informations sur l’escale à venir et les propositions des excursions Costa, les différents RV, et quelques renseignements concernant la vitesse du bateau, les endroits traversés à certaines heures, la température prévue etc … le TODAY est très bien fait, c’est une mine !

ZONES FUMEURS

Le ¾ du bateau est non-fumeur, quasiment tous les bars ont une petite zone réservée aux fumeurs, ainsi qu’aux piscines, toutes les zones communes sont non-fumeur, il y a même un cigar loundge. Vous pouvez fumer dans votre cabine, (demandez un cendrier à votre cabinier) et sur votre balcon soyez prudent, pas de cendres ni de mégot jetés par-dessus la rambarde, vous risquez de mettre le feu ou d’envoyer tout ça chez votre voisin d’à côté ou d’en dessous.

NOTRE CROISIERE

5h Enregistrement des bagages

Rencontre avec un VF Felixien et un de ses amis, partis de Dordogne depuis la veille, ils ont fait 5O kms pour se rendre compte que Chriss avait oublié son passeport, donc retour, puis arrivés à l’aéroport de Mérignac, ils sont passés la nuit à l’extérieur sous la pluie, le vent et le froid, car l’aéroport ne rouvrait qu’à 5h !!!!!!

6h10 Départ de Bordeaux, arrivée à Orly 7h15

9h30 Première rencontre avec des membres VF, Gladfred qui sont 2, Virginie1978 qui sont 4, Vadijo qui sont 3, rcoucou qui sont 2 + leurs 2 cousins, c’est très agréable de mettre un visage sur des pseudos, et les visages sont avenants et sympathiques

11h Embarquement à bord d’un boeing 777 300 ER d’Air France (se fait par n° de siège, du fond de l’appareil vers l’avant) pour nous places confort 45 B et C (+ 50€/pers)

12h départ – à bord repas servi avec une mignonnette de planteur en guise d’apéritif

14H15 heure locale – Pointe à Pitre (20h15 heure de métropole)

POINTE A PITRE

Dès notre descente, prise en charge directe par Costa, pas de récupération des valises en soute (l’avantage de l’étiquetage Costa et des arrangements avec la douane de Pointe à Pitre avec Costa), pas de passage en douane, on suit les flèches tenues par des hôtesses pour nous rendre directement dans des bus climatisés qui nous attendent pour nous amener au port. Rapide et efficace. Il fait très chaud et il pleut. Les lieux traversés en bus sont très moches et ne donnent pas envie de s’attarder à Pointe à Pitre.

Arrivés au port, on se met en file pour le contrôle d’identité et douanier, scannage des bagages à main, confiscation des bouteilles d’alcool (qui seront rendues la veille du retour) puis prise d’une photo qui servira de reconnaissance physique à chaque descente du bateau conjointement à notre carte Costa qui nous attend à bord. C’est la partie la plus longue.

1h30 se sont écoulés entre notre arrivée à Pointe à Pitre et notre entrée sur le Luminosa qu’on découvre avec émerveillement, il est magnifique !

Une fois à bord, on se rend à notre cabine qui est ouverte, sur le lit est posée une pièce en plastique où déposer nos valises pour ne pas salir nos draps (bonne idée). Nous laissons nos bagages à main et partons de suite enregistrer notre CB à une borne au pont 3 pour valider notre carte Costa bien que nous ayons 48h pour le faire, mais on veut savoir si la « all in » fonctionne ! Donc direction le bar et la carte ne fonctionne pas, le serveur fait donc une note à la main, met une pastille sur notre carte et tout va bien (normalement il aurait fallu se rendre à l’accueil pour la même chose)

Nous allons en suivant au restaurant Taurus pour rencontrer le maître d’hôtel afin d’être placés avec un membre VF avec lequel j’ai lié une bonne relation sur le forum, Phiippe86, ce sera fait pour le soir même sans problème et avec le sourire en plus ! Nous le rencontrerons plus tard, avec son épouse Brigitte, car ils ont pris le vol de 15h30 au départ d’Orly.

Petite promenade de reconnaissance du Luminosa encore tranquille puisque tout le monde n’a pas embarqué très agréable

21h nous allons dîner, excellent repas, sauf qu’à 21h30 un premier appel au micro nous demande de nous présenter pour les consignes de sécurité, on attend le dessert, mais le serveur nous rassure disant qu’on a bien le temps, donc nous finissons notre repas tranquillement.

21h40 allons chercher nos gilets de sauvetage qu’on attache dans notre cabine puis nous nous rendons sur le pont en utilisant les escaliers muni du carton rouge qu’on doit remettre au personnel à l’entrée du pont pour prouver notre présence à l’exercice de sécurité. Le plus difficile n’est pas de rester planté pendant plus de 30 mn à écouter dans 6 langues comment attacher notre gilet, c’est de déambuler dans les couloirs du bateau qu’on ne connait absolument pas, se perdre, longer 2 fois le même couloir, enfin ça permet aussi de digérer et de nous réveiller !

Au retour, mon cher et tendre se rend compte qu’il n’a pas remis son ticket de présence, et donc repart pour réparer cet oubli !

Minuit le bateau quitte le quai, on n’aura rien vu de Pointe à Pitre, sauf le trajet (pas très engageant) en bus entre l’aéroport et le port !

FORT DE FRANCE

6h : Réveillée

6h30 : promenade à la découverte du Luminosa, beaucoup de francophones déjà debout (décalage horaire sûrement)

7h : ouverture des buffets au niveau 9 pour le petit déjeuner, beaucoup de choix entre salé et sucré, éviter les viennoiseries pas bonnes, jus d’orange frais et expresso grâce à la « all in »

8h : promenade sur les ponts supérieurs, beaucoup de vent, il fait chaud et le ciel est bleu, le personnel qu’on croise est très courtois, sauf le staff habillé en blanc qui nous snobe

11h : réunion francophone avec Lindsay et Thibault au théâtre Phoenix (niveau 2 et 3), présentation des différentes équipes (sport, animation, club enfant etc.), info sur les excursions Costa, le « tous à bord » (en fait il sera indiqué dans le Today l’heure du départ du bateau, le « tous à bord » est l’heure à laquelle les passerelles sont remontées, donc le mieux est de revenir au bateau 30 mn avant le « tous à bord » soit une heure avant le départ du Luminosa

Midi : le bateau est à quai, direction pour nous le marché des épices, une ligne bleue part du quai pour nous indiquer la direction à prendre pour aller vers le centre-ville – pratique – puis direction le bord de mer, sur la droite plusieurs rues parallèles (V Hugo, Blenac, Lamartine) chacune d’entre elles nous mène droit au marché (il faudra traverser une rue piétonne et on y est). Entre le Luminosa et le marché il faut compter 30 bonnes minutes à pied en marchant tranquillement. Le marché est petit on y trouve des fruits, des légumes, des rhums arrangés (aucun rhum blanc ils n’ont pas le droit), de la vanille et des épices. A l’étage se trouve le resto « chez Geneviève » où pour 14 euros on peut se régaler avec des plats locaux (accras, légumes exotiques, bananes plantain, etc…) boissons incluses, on y déjeune avec nos amis VF Philippe et Brigitte. A la sortie du marché sur la gauche se trouve au bout de la rue on y voit des palmiers et des colonnes vertes qui s’avèrent être l’entrée de Carrefour ! On y achètera le rhum blanc (le Neisson et le JM sont super), puis retour au bateau à pied tranquillement aux alentours de 15h30. Le rhum nous est confisqué à l’entrée du bateau, il doit nous être restitué la veille de notre arrivée en Italie.

J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu de Fort de France, c’est très joli, les gens sont gentils et serviables, mais attention tout est fermé le samedi après-midi !

SAINT MARTIN

Après avoir déjeuné au restaurant Taurus, nous débarquons vers midi 15, opération shopping, la journée est chaude et belle.

De suite à la gauche du Luminosa, nous avons pris le water-taxi (6$/pers AR) on vous donne un bracelet à conserver pour pouvoir le reprendre pour rentrer. Nous y serons avec les membres VF Vadijo qui ont rendez-vous avec leurs cousins qui vivent sur place, mais ils se sont râtés, Valérie a oublié son portable, et ils sont un peu stressés craignant de ne pas trouver leur famille ! Nous longeons la route du front de mer où se trouvent beaucoup de bars et de restos+ la plage, puis prenons une rue transversale pour nous retrouver dans la rue où se trouvent toutes les boutiques. De nombreuses marques de prestige sont présentes (pour ma part c’est Longchamp qui m’intéresse, attention mesdames, les sacs pliages ne sont pas remisés et coûtent aussi cher qu’en France, ce n’est pas le cas pour les sacs en cuir et le magasin ferme vers 15h, nous sommes dimanche). Beaucoup de choix pour les magasins hi-fi et photo (bien s’informer sur les modèles et les prix avant de venir à St Martin). Achetez dans les magasins officiels des marques, évitez les petites rues il y a beaucoup de copies, information donnée par un habitant local. Après quelques petits achats, nous retrouvons Valérie (Didier et leur fils Joris) qui auront finalement retrouvé leurs cousins pas loin de Philippe qui lui déjeune avec son fils et sa belle-fille, puis nous prenons un pot sur le bord de mer, nous aurons la chance de voir un petit bout de carnaval (qui a lieu le lendemain) et rentrons vers 16h.

Philipsburg est une jolie ville, mais il n’y a rien à faire, il y a beaucoup de monde sur la plage et dans les rues, c’est une ville dédiée au shopping détaxé ! Les restos et les bars du front de mer louent parasols et transats pour ceux qui veulent se baigner et Costa vous prête des serviettes vertes pour vos escales (voir rubrique Valises)

Le soir nous rencontrons rcoucou et ses cousins, son épouse Andrée s’est blessée au genou et craint de ne pouvoir faire la sortie de demain Saona, mais on insiste pour qu’elle vienne, ce serait trop dommage et trop triste de la savoir seule sur le Luminosa !

LA ROMANA

7h30 : le temps est gris nuageux et chaud

11h45 : rendez-vous au bar Antares avec le groupe VF (Philippe86, rcoucou et ses cousins (Andrée sera là), Virginie1978, Vadijo, Vivalex, amv 600 au total 20 personnes dont 4 enfants). Nous avons prévu une excursion privée avec Tropical Paradise que j’ai préparé depuis Janvier, en contact avec Cathy le tour opérator

12h15 : sortie du bateau, il nous faut passer le premier parking avec les bus (sûrement pour les excursions Costa), il nous faudra passer par une guitoune sur la gauche après le parking pour pouvoir sortir, puis à droite après un petit virage (20m) un taxi (Carlos) et un guide (Francisco) nous attendent pour nous conduire à Bayahibé où se trouve le bureau de Cathy.

30 à 40 mn plus tard nous sommes arrivés, Cathy nous attend et nous présente la photographe qui va nous accompagner pendant toute l’après-midi ainsi qu’une petite jeune femme dominicaine (Mata, je crois) pour aider à la cuisine. Accueil très chaleureux, et nous voilà partis en bateau pour Mano Juan plage de l’Ile de Saona. Heureusement que nous ne sommes pas plus nombreux, le bateau est plein à craquer ! Mise du gilet obligatoire !

Nous sommes le 30 avril et pour les dominicains c’est férié, donc nous ne verrons pas l’école et ses élèves puisque elle sera fermée, nous ne verrons pas non plus la nursery de tortues, car elles sont parties, l’éclosion ayant eu lieu 3 semaines auparavant ! Tant pis !

Après 20 mn d’un début de promenade sur l’eau fort sympathique, on croisera le bateau de l’excursion Costa, petit arrêt cuba libre et soda pour les enfants, face à une plage bondée (il semblerait que ce soit la plage de l’excursion Costa) et on repart pour 20 autres minutes et nous arrivons à Mano Juan, c’est super joli avec ses petites maisons toutes colorées, nous croiserons un seul groupe de touristes et aurons l’impression d’être seuls le reste du temps, très très agréable, nous marchons quelques petites minutes et découvrons avec ravissement le coin repas où le père de Cathy nous attend.

Face à la plage sont dressées 3 tables avec des bancs en bois placées en U, de vraies assiettes, de vrais verres et de vrais couverts et sur une table de présentation une magnifique salade composée de tomates, courgettes, laitue et autres, des légumes et une belle salade de fruits. Un apéritif nous est servi, et aussitôt après le repas commence – 1 langouste par personne (1/2 langouste nous sera servi à tous après), 1 cuisse de poulet, une saucisse, tout ceci grillé à la perfection, accompagnés de la salade composée très copieuse (nous ne la finirons pas), une salade de fruits frais, une part de cake coco/chocolat, et en boisson du rosé de Californie très frais (bon, diront ceux qui en boiront), du coca, de l’eau minérale l’ensemble à volonté, du café après le repas. Pour les enfants le plat sera le même la langouste en moins.

Les lieux sont très propres et des toilettes sont à notre disposition (nickel) !

Après le repas, une petite marche de 5 mn (histoire de passer entre les bicoques des marchandes des lieux) nous rapproche du bateau, puis baignade pour ceux qui le souhaitent pendant une petite demi-heure. Nous remontons sur le bateau et direction la mangrove (honnêtement aucun intérêt) puis la piscine naturelle où aura lieu la dernière baignade, il s’agit d’un endroit où l’eau atteint 60/ 80 cm de hauteur et où les enfants peuvent s’éclater ! Les grands aussi car du planteur leur sera servi dans l’eau, Cathy nous met de la musique et certains danseront au rythme du merengue, verre à la main. Le guide Francisco, qui nous a accompagnés, va chercher des étoiles de mer, en trouve deux et nous les ramène. Si vous en trouvez rappelez-vous que hors de l’eau elles meurent très vite alors s’il vous plait laissez-les en contact avec l’eau. Les touristes en tuent comme ça par centaines et les font disparaitre.

Nous avons essuyé deux averses et malgré ça nous sommes arrivés secs à bon port !

Alessia la très sympathique photographe a fait un cd pour chaque famille qu’elle nous vend 40 euros, chacun d’entre nous lui achètera tant on a passé une merveilleuse après-midi, certains craqueront sur le rhum dominicain que Cathy vend 10 $ dans son agence et c’est à la nuit tombée vers 19h30 que nous retournerons sur le Luminosa.

Le conseil de Cathy : ne pas sortir à la nuit tombée à la Romana, l’endroit n’est pas sûr du tout !

Cette excursion nous aura coûté 60 € + 10 € pour le taxi, les enfants payant moitié prix sauf le taxi le prix reste à 10 €. Ce fut une après-midi magnifique, une organisation du tonnerre ! Aucune fausse note n’est venue entacher cette excursion, même pas la pluie, attention aux moustiques à l’agence cependant, j’ai été piquée !

Pour ce joli moment qui reste un de mes meilleurs souvenirs de la croisière MERCI CATHY

Soirée sur le bateau, orchestre et danse, autour de la piscine, sculptures sur fruits et sur glace + pâtisseries magnifiques, mais très très bruyant !!!!

Le bateau reste à quai toute la nuit et ne repartira qu’à 7h le matin pour rejoindre Catalina, ce qui obligera les passagers qui veulent faire une excursion hors Costa à quitter le paquebot avant 6h45 !

CATALINA

La journée est fort belle, le ciel est clair et ensoleillé

Catalina est privatisée par Costa pour la journée, tout le staff descend pour préparer le buffet qui sera servi sur place, et des chaloupes feront des allées et venues toutes la journée pour déposer et ramener les croisiéristes à leur gré et, ce, toute la journée, des parasols et des transats sont à disposition sur la plage.

Pour descendre à Catalina, il faut aller récupérer les billets (gratuits) pour les chaloupes au pont 2 face à la réception et ce, uniquement au moment où on souhaite rejoindre l’île, inutile donc de se précipiter, les chaloupes couvertes font des navettes en permanence. Dernier retour 16h. Des activités sont prévues sur l’ïle (Stretching, match de volley, leçons de danse, aquagym… )

Attention le verre de bienvenue sur l’île vous sera facturé ! Pour les « all in » il faudra attendre d’être sur le bateau pour le faire annuler ! Pas de terminal informatique sur l’île c’est pour ça !

Il est possible de manger une langouste sur l’île, Philippe l’a fait.

Je suis restée sur le bateau et je me suis régalée avec le Luminosa quasi vide !

Ce soir soirée de gala « Cocktail de bienvenue du Commandant » avec possibilité de se faire photographier avec lui à 18 et 20h30 (suivant votre heure de repas). Pour nous ce sera Luminosa club, le restaurant payant (25 €/pers) où nous nous régalons, le repas est gastronomique, le service impeccable, la présentation super, et le restaurant (au 10ième étage) a un point de vue magnifique sur la mer !

LA TORTOLA

9h : RV avec le même groupe VF qui est parti à Saona pour aller jusqu’au ferry (SPEEDY’S), et nous rendre sur le site de Virgin Gorda

9h30 : à 800 m du bateau se trouve le ferry qui pour 38 $ vous emmènera jusqu’à Virgin Gorda + le taxi qui vous déposera au départ du site et ce, aller-retour, 2 tickets/personne vous seront remis (un pour le ferry, l’autre pour le taxi) + 1 bracelet à garder au poignet.

10h45 : départ du ferry (au lieu de 10h30), le bateau est confortable, on arrivera 40/45 mn plus tard, un taxi (ou plutôt un van d’une vingtaine de personnes) nous prend en charge, la conduite est musclée et en 10 mn nous sommes au parking qui jouxte l’unique restaurant « The top of the bath », nous décidons de déjeuner de suite, histoire de ne pas commencer notre ballade pour remonter et repartir ! Ce n’est pas terrible et plutôt cher, le choix est limité, ce que nous voyons en train de griller ou de cuire est réservé à l’excursion Costa à 99 euros ! Tant pis, on passe un bon moment avec Virginie1978 et Vadijo.

13h : hop on entame la descente, normalement avant de commencer nous aurions dû régler 3 $ mais ne voyant personne, on est donc partis prenant le chemin le plus court ! Ça glisse, les chaussures sont les bienvenues, première rencontre avec un granit énorme qui représente, naturellement, une tête de mort, à peine plus loin… la plage ! Magnifique ! Mais avant d’y arriver sur notre droite un bar de plage (un sprite = 2$) qui sert aussi à manger, et des toilettes ! Malgré le temps gris le paysage est merveilleux, des blocs de granit, un point de vue superbe et cela en un petit quart d’heure. Nous essuierons un peu de pluie mais rien de bien méchant. Malheureusement un genou me fait mal et je n’irai pas plus loin, par contre, alors que je remonte, notre petite équipe continue passant par les caves pour rejoindre la deuxième plage ! Ils ont adoré ! Elle semble encore plus belle que la première ! En remontant je vais croiser Gladfred qui ont eu une grosse pluie orageuse pendant qu’ils étaient au Top of the bath, pas nous et pourtant nous ne sommes qu’à ¼ d’heure de distance ! Ce n’est pour autant que le temps s’est rafraichi, il fait très chaud !

15h15 : nous prenons le taxi qui nous ramène au ferry, nous embarquons une première fois, puis sans raison précise on nous débarque et on nous met dans un deuxième ferry !

16h : sommes au port, 15 mn après nous sommes à bord du Luminosa

Prendre Speedy’s est une excellente option, nous n’avons eu aucun problème, tout est bien organisé.

La soirée sera tranquille et le coucher tôt !

En mer J1 – J2 – J3 – J4 – J5

Rattrapage du décalage horaire : à midi il sera 13h, ça va aussi réduire le temps du repas ! Et ce, chaque jour ! C’est là que je verrai au buffet, des personnes que je pensais être de mobilité plutôt lente, devenir de vrais bolides, passer devant tout le monde et bousculer tout ce qui peut les gêner pour atteindre leur but : manger !!!! Mais surtout manger avant tout le monde !!!! Nostalgie de la maison de retraite peut-être ? Je suis sûre que ce sont ces mêmes personnes qui font leurs courses aux heures de pointe alors qu’elles ne travaillent plus, et la queue devant ma supérette un quart d’heure avant son ouverture et se jettent à l’intérieur avec leur caddie histoire de dire qu’elles sont les premières rentrées !!!!

Pendant ces journées, le today devient indispensable puisque c’est lui qui vous indiquera tous les horaires des activités proposées à bord, qu’elles soient physiques (gym, cours de danses…) ou intellectuelles (quizz, cours d’italien…), des jeux (bingo), et des lieux où cela va se dérouler, une bibliothèque avec un espace internet est à disposition, deux boutiques avec des promos tous les soirs, les piscines sont prises d’assaut surtout aux heures des repas, c’est autour d’elles que sont les différents buffets du midi (la pizzeria fonctionne toute la journée jusqu’à tard le soir), les soirées s’animent avec différentes prestations autour de la piscine, dans certains bars où l’on peut danser, la discothèque, le casino et avec des soirées de gala. C’est durant ces journées en mer que je vais découvrir le bar de la fontaine à chocolat et ses locataires permanents (Gladfred), ça deviendra un lieu de rendez-vous incontournable, partages et rires assurés sans compter les brochettes de fruits incluses dans le « all in » autrement 0.90 € la brochette 1.02 € taxes incluses ! Nous n’y seront pas seuls, Virginie, Vadijo, Liisou, quelques fois Vivalex et sa mère Yvonne, nous y rejoindront pour peaufiner l’ambiance, surtout le soir où j’ai dit à tout le monde que je rencontrais de nous retrouver au bar Antarès pour fêter l’anniversaire surprise de Philippe et que j’avais juste un jour d’avance !

Il faut aussi savoir qu’au théâtre Phoenix, un spectacle est proposé tous les soirs durant le premier service, et durant le deuxième. Personnellement je n’irai que deux fois et serai déçue à chaque fois, mauvais choix peut-être de notre part, mais les costumes et les décors sont super, pour le reste c’est une question de goût personnel.

Pendant ces 5 jours, le ciel sera essentiellement gris et la mer d’huile, la température très agréable, quelques gouttes de pluie passagère. Un temps pour se reposer quoi ! Ce que nous ferons entrecoupé de jolis moments avec les membres VF, entre autre l’anniversaire surprise de Philippe, ou de amv600, et là la « all in » se justifiait pleinement !

La 5ième soirée sera celle du Gala du Commandant, là encore nous serons au Luminosa club pour un repas en amoureux !

Les enfants présents auront beaucoup profité du club Squok, et réclament à y aller ! Dommage pour le petit Nicolas qui n’a que 2 ans et demi et pour lequel rien n’est prévu ! Il s’est bien éclaté quand même, parfois même au détriment de ses parents !

SANTA CRUZ DE TENERIFE

Après le petit déjeuner, nous débarquons aux alentours de 9h15

Nous suivons la ligne bleue qui nous mène sur la droite à un grand bâtiment vitré (Fred Olsen) où à l’étage se trouve la compagnie de location de véhicules que j’ai réservé sur internet depuis la France pour 38.53 € de 10h à 16h sans avoir eu besoin de verser d’arrhes ! Accueil et service impeccable, dommage qu’ils ne parlent pas français, l’usage de l’anglais ou de l’espagnol, évidemment, vous sera utile.

www.cicar.com

Agence CICAR

Edifice Ciudad – local E1 – 38001 SANTA CRUZ DE TENERIFE

Tél : (0034) 922 244 097

10h : Donc on récupère une Opel Corsa (carburant sans plomb) réservoir à moitié plein, et nous voilà partis pour le village de Taganana, et direction San Andrès sans problème tout est bien flêché, même si la route serpente tout au long de la montagne que nous devons traverser de bout en bout, la route est impeccable et les points de vue superbes !

Nous arrivons sur place une heure plus tard, après une conduite gentillette, des petits arrêts photos, nous n’aurons croisé que très peu de véhicule durant notre trajet, une seule nous doublera, la température avoisine 29°, le ciel est limpide et notre destination finale superbe !!!!!

Nous rencontrerons une excursion Costa (celle en 4x4) qui ne fait que passer pour une petite collation.

L’endroit est sauvage, le sable noir sur la plage qui n’empêchent pas 5 ou 6 lézards humains d’y poser leur serviette et de s’y faire bronzer, rochers volcaniques taillés par les vagues, une petite digue où se trouvent 3 ou 4 pêcheurs à la ligne locaux.

Nous avions prévu d’aller à Orotava, puis au LORO park, et bien nous resterons sur place tellement nous avons aimé Taganana ! Ça c’est les vacances…. Et puis on se rend bien compte qu’à part Orotava, nous n’aurons pas le temps d’aller plus loin, donc on ne veut plus regarder la montre et décidons de stopper là puisque nous nous y plaisons

12h : Nous déjeunons local au resto « Casa Africa », (ils sont gentils et affables) et ceci, face à la plage ! Nous allons nous délecter d’une belle salade composée de tomates, olives, betteraves, carottes, salade, fraises, kiwi et papaye, graines exotiques diverses, accompagnée d’une vinaigrette très pimentée. Mon homme se régale avec du poulpe, alors que je choisis le poisson frit juste pêché et présenté avant cuisson, quelques pommes de terre cuites à l’eau de mer servent de légumes. Très copieux, 2 expressos pas bons du tout terminent le repas qui nous revient à 31 € ! Une promenade pour digérer et nous allons à un bar plus loin (chez Olga), où les serveurs sont moins affables (ils y servent de la paella pour ceux que ça intéressent) reprenons un café (1 € le café), toujours aussi mauvais.

13h30 Nous reprenons la route et c’est à 14h que nous atteindrons Santa Cruz de Ténérife !

Bien nous en a pris de partir plus tôt que prévu, tout le long des quais il y a des travaux et nous tournons, virons pour pouvoir accéder au port et rendre le véhicule ! Ça se terminera par la prise d’un sens interdit pour retrouver le bâtiment du loueur, très franchement ce fut une galère ! On n’a pas retrouvé le parking, donc stationnement sauvage à côté du poste de police, mon mari file vers l’agence de location pendant que j’attends, et finalement c’est un employé de chez Cicar qui ira garer la voiture après avoir méticuleusement inspecté le véhicule pour voir si on n’avait rien oublié, ça c’est gentil ! Dans l’affolement on n’aura même pas refait le niveau du réservoir !

15h15 : on est à bord

16h45 : on quitte Santa Cruz de Ténérife

Ce soir c’est grande surprise pour Philippe qui fête ses 60 ans organisée par Brigitte, sa douce, les membres VF ont tous rendez-vous au bar Antarès pour le lui souhaiter, mais avant à table c’est un gros, beau et excellent gâteau au chocolat qui lui est apporté par les serveurs (Johnhill et Goncalves) et le maitre d’hôtel qui lui chante « Joyeux Anniversaire », il ne s’attendait à rien et apparemment il a l’air ravi ! Le gâteau sera partagé avec tous les membres VF, et on fêtera dignement cet anniversaire avec un bon cocktail, merci la « all in » !

Minuit 30 : dodo

J’ai adoré cette escale, Santa Cruz est super joli, je ne m’attendais pas à ces paysages ni à autant de gentillesse de la part des locaux, pour la première fois depuis la Martinique, j’ai pu manger local, tout était réussi malgré le fait que nous soyons un peu perdus avant de rendre la voiture de location. En discutant avec d’autres croisiéristes qui ont fait tout autre chose, l’avis général est le même, c’est une escale fort appréciée.

MADERE – FUNCHAL

7h debout

8h30 : rendez-vous avec notre équipe VF pour prendre le téléphérique et faire les cestinhos par nous-mêmes

Les cestinhos : il s’agit de paniers qui peuvent accueillir jusqu’à 3 personnes, montés sur des patins de bois, qui sont tirés pour donner de l’élan, puis poussés par des hommes le long d’une descente un peu abrupte depuis le haut de Funchal, le Monte, sur 2,5 km à une vitesse de 20 km/h, ce n’est pas dangereux du tout, ils ont des chaussures à semelles spéciales, on dirait du pneu, qui leur permettent de freiner et d’arrêter les paniers.

Donc nous voilà descendus à quai, et là multitude de taxis sont à la queue leu leu proposant leurs services.

Je vois 3 personnes de notre groupe monter dans un taxi (ceux qui se sont blessés, dont Brigitte la veille et Andrée toujours pas remise de son genou), le vois démarrer. Le groupe à pied est déjà bien éloigné et je ne sais plus quoi faire, pas plus que Valérie, Didier (Vadijo) et leur fils de 8 ans Joris, bon ben tant pis on va prendre un taxi pour nous rendre en ville et prendre le téléphérique qui va nous emmener au Monte, on finira bien par les retrouver tous là-haut !

Allez hop en taxi, un couple se greffe à nous, et il nous en coûtera 20€/pers pour rejoindre le téléphérique, mais en arrivant au centre-ville où il doit déposer le couple, le taxi nous propose pour 35€/pers de faire le tour de l’île, incluant le marché, le jardin botanique, les cestinhos, la falaise et son téléphérique, un village de pêcheurs puis de nous déposer au pied du Luminosa en temps et heure !!!! Sur les conseils avisés du couple présent qui connait l’île, nous acceptons !

Le marché, on y voit des fruits exotiques dont des pommes cannelles de toute beauté, des fleurs magnifiques, en contrebas se trouve le marché aux poissons (très propre) je suis surprise par un poisson très long, noir avec de gros yeux globuleux, la partie arrière aplatie, et plein de petites dents toutes pointues (bien moche quoi !) c’est un espada, il y en a plein les étals, du thon, des murènes, des harengs, des rougets… à des prix défiant toute concurrence, durée de la visite 20 petites minutes.

En sortant du marché, Valérie décide d’acheter des cartes postales, et là je vois le prix des cigarettes (JPS noire), 2.20 € pour 3.95 € en Espagne et 6.50 € en France !!! Moins chères qu’en zone détaxée ! Donc c’est au Portugal qu’il vaut mieux faire le plein de cigarettes !

Notre taxi (Lionel) nous conduit au jardin botanique, sympa à faire car pas trop long (40/45 mn tranquillement) je vais découvrir un avocatier, arbre que je n’avais jamais vu ! Donc nous y verrons des plantes, un jardin bien entretenu, le Luminosa au loin, puis des oiseaux de toutes sortes, essentiellement des papagayos (perroquets) et des paons qui nous feront la roue ! L’entrée coûte environ 3 € je crois.

Direction le Monte : arrivés en haut nous découvrons les cestinhos et encore plus haut, une belle volée de marches plus tard on découvre une église dédiée à Charles de Hasbourg (fils de Sissi). Puis ce sera la descente en cestinhos pour Valérie, Didier et Joris. Alors qu’une queue est déjà constituée Lionel, sans qu’on lui demande quoi que ce soit, fait passer nos amis et a négocié la gratuité pour Joris ! 15 €/pers la descente ! Nous les précéderons en voiture pour ne pas rater les photos de l’arrivée !

Il est midi et on a faim, Lionel propose de nous emmener dans un beau restaurant avec un joli point de vue qui sert du poisson ! 10 à 15 mn plus tard nous arrivons à « O Barquieros » le restaurant en question, les poissons et crustacés sont tout frais, présentés sur un banc réfrigéré. Trop tentant, on s’installe. Le garçon et la majorité du personnel parle correctement le français, on ne passera pas de commande ce sera assortiment de poissons grillés. En attendant, une soupe de poisson nous est amenée, des beignets de morue succulents, une grande salade composée, et voilà notre plat qui arrive : mérou, moules, gambas tigre, cigale de mer (présentée d’abord vivante), espada, rouget et d’autres dont j’ai oublié le nom, tout ça grillé et avec 3 sauces différentes, une à l’avocat, une hyper piquante, et une vinaigrée avec de la tomate fraiche coupée en petit dés et des oignons, en accompagnement du riz façon madère, des pommes de terre, une assiette de légumes verts (choux, carottes, haricots verts et chou chou, tout cuit à la vapeur) 1 bouteille de vin blanc (très léger et très bon), 2 bouteilles d’eau, pas de dessert, du bon expresso pour les grands, total de la note 95 € par couple ! Plus que raisonnable compte-tenu de la qualité des mets présentés et de leur fraicheur, sans compter la quantité !

Nous retrouvons Lionel, qui nous conduit vers un village de pêcheurs où W. Chrurchill a séjourné pour peindre. Le petit port est très joli, les bateaux de pêche sont très colorés, les terrasses des cafés essentiellement occupées par des touristes anglais (on se demande pourquoi), et la petite chapelle des pêcheurs est bien à l’image du lieu, simple et ravissante.

Direction la plus haute falaise d’Europe (580m), le point de vue sur la mer est fantastique, il y a aussi un restaurant panoramique et un téléphérique fait la navette du haut vers le bas pour transporter des seaux en plastique remplis de pierres noires qui seront déchargés par un seul ouvrier qui se trouve tout en bas. C’est ce téléphérique que nous prendrons pour 5€/pers pour descendre, malgré mon vertige, je trouve ce moment génial car c’est franchement très beau ! Une fois en bas, on peut se promener sur un chemin qui longe le littoral.

Il est prévu qu’au-dessus de la falaise, suspendue dans le vide, doit être créé une terrasse dont le plancher sera vitré pour le panorama et sûrement des montées d’adrénaline pour le visiteur !

Il faut savoir aussi qu’à Madère, il n’y a pas de plage, tout le bord de mer est rocailleux, noir et volcanique, ce qui lui confère son côté sauvage.

15h30 Lionel nous dépose au pied du Luminosa.

Nous avons été ravis de notre journée à Funchal, à part ceux qui ont fait l’excursion Costa, nous avons été parmi les rares à faire autant en cette escale, hors cestinhos nous aurons dépensé 180 € à deux, en ayant mangé dans un super resto, à un rythme zen, avec un accompagnateur formidable (notre taxi Lionel) même s’il ne parlait qu’anglais, il a été entièrement à notre disposition et à notre écoute. En plus partager ces moments avec Valérie, Didier et Joris était génial.

Je ne sais pas combien il y avait de participants à la sortie Costa qui coûtait 99 €/pers, mais pour quasiment le même prix par personne nous étions 4 + un enfant ! Ce serait à refaire, je recommencerais de suite de la même manière !

UNE JOURNEE EN MER

Idéale pour commencer les valises !

MALAGA

Départ du bateau à 8h30

Pour ne pas perdre de temps nous prenons de suite un taxi en bas du bateau (15 €) qui nous dépose à la Cathédrale que nous visitons succinctement (c’est la messe) en attendant l’ouverture du musée Picasso à quelques mètres de là qui n’ouvre qu’à 10h

10h Nous entrons dans le musée, la maison où sont exposées les toiles est superbe, nous choisissons la formule « la Collection Picasso » faute de temps pour 6 €/pers, aucune des notices n’est en français et bien sûr les photos sont interdites. Picasso est né à Malaga où il a vécu pendant 19 ans, puis il est parti et n’est jamais revenu dans sa ville natale. La première salle expose des œuvres de Picasso avant sa période cubiste, les autres présentent des œuvres picturales cubistes, des sculptures, des poteries.

11h15 Petite promenade dans le quartier qui est très agréable, le temps est magnifique, puis nous retournons vers la Cathédrale où se trouvent les calèches pour le tour de Malaga et les taxis. 30 mn plus tard c’est avec un d’entre eux que nous retournerons au Luminosa à 11h45.

Le bateau appareille à 13h, nous allons déjeuner au buffet, thématique espagnole, c’est bon, pas vraiment espagnol mais bon !

L’après-midi se passe entre copains, petit repos, tri pour les valises, et la soirée se finira, comme d’habitude au bar de la fontaine à chocolat.

DERNIERE JOURNEE EN MER

Réunion francophone pour l’opération départ avec Lindsay

Nous avons rendez-vous pour le pot de l’au revoir avec les membres VF, comme d’habitude un moment toujours très sympa.

La journée se déroule tranquillement, il nous faut finaliser les valises (hors bagages à mains) que nous devrons déposer devant notre porte de cabine avant une heure du matin, il faudra éviter de se retrouver dans le couloir sans la clef, eh oui la porte se ferme toute seule, et penser à garder des vêtements de rechange pour le lendemain si on ne veut pas se retrouver à descendre en pyjama (pour ceux qui en mettent) alors que les valises ont déjà été débarquées.

On trouve sur notre lit une étiquette de couleur (pour nous ce sera blanc donc 8h45 prévu pour descendre) qu’on doit attacher à la poignée de nos valises. A notre descente du bateau, on devra les récupérer pour monter dans le bus qui nous ramène vers Nice aéroport.

Notre dernière soirée se finira à la fontaine au chocolat.

Grosse déception, on n’a quasiment vu personne de VF, donc on n’a pu dire au revoir qu’à très peu !

SAVONE/NICE

6h debout, mais le buffet n’ouvre qu’à 7h donc vérification de tous les meubles avant de sortir de la cabine, on range les derniers flacons (eh oui on se douche quand même avant de partir), il faut savoir qu’à 8h on doit rendre les cabines qui vont être nettoyées pour accueillir les prochains croisiéristes.

Dernier petit déjeuner

Puis direction le théâtre Phoenix pour le départ prévu à 8h45 pour les étiquettes blanches, avant nous ce sont les rouges. A part que là rien ne se passe, aucune information, aucun hôte Costa, rien de rien. On se retrouve par hasard avec Valérie et Didier qui attendent eux aussi, les hommes vont à la pêche aux infos, et reviennent bredouilles !!!! Au bout d’une demie heure d’attente ça devient pénible, d’autant qu’on a encore droit à ces personnes qui vont et viennent en vous marchant sur les pieds, vous cognent avec leur bagage sans s’excuser, je suis sûre ce sont les mêmes qui se précipitent au buffet !!! Finalement, avec ¾ d’heure de retard on voit passer un membre de Costa la main levée, on lui demande si ce sont les étiquettes blanches et il nous dit que oui, si on ne demande pas il n’y a aucun moyen de le savoir !

On quitte définitivement le bateau, mais pas nos excités du buffet, qui se jettent sur leurs valises se précipitent dans les bus (et ce n’est pas ce qui manque, les bus), on a perdu Valérie et Didier dans cette foire d’empoigne et eux aussi on ne leur dira pas au revoir !

Deux membres féminins de Costa sont devant un bus, et ne servent strictement à rien !

Ca y est, on est dans le bus, une personne s’y retrouve d’office alors qu’elle a ses valises dans un autre ! C’est une vraie pagaille !

En route pour Nice, le bus n’est pas de première fraicheur, c’est le moins que l’on puisse dire, mais bon, une pause pipi, et on arrive à l’aéroport sans encombre 2h plus tard, ce qui ne sera pas le cas de Felixien que l’on retrouve à l’aéroport qui a eu un bus qui est tombé en panne de batterie ! Quand je vous dis que les bus ne sont pas de première fraicheur… !

On rencontre Philippe et Brigitte qui reste à Nice tout le lendemain, et nos voisins de table qui attendent leur avion pour Strasbourg.

Nous déjeunons au restaurant de l’aéroport, fort bien.

Enregistrement des bagages : 3 kgs en trop = 55 euros à payer, et bien puisque c’est comme ça et qu’on ne peut les dispatcher dans nos bagages à main, on en rajoute 3 dans nos valises en soute, ça nous allégera celles que nous trimballons!

Nous arriverons sans encombre à Bordeaux.

Notre départ du Luminosa fut pitoyable, j’ai l’impression qu’on se débarrassait de nous ! L’organisation d’arrivée était impeccable, celle du départ lamentable ! On ne compte plus ! C’est quand même dommage de rester sur cette impression après 17 jours où on vous chouchoute, c’est peut-être pour nous préparer au retour au quotidien et qu’on ait moins de regrets !!!!!
La Sicile volcanique
by Senmout · 2012-05-20 · 19 replies
La Sicile volcanique :

Nous avons décidé cette année pour des raisons pratiques de ne pas partir trois semaines mais trois fois une semaine sur des destinations plus proches, moins couteuses en aérien. Peu coutumiers de l' Europe , ce fut néanmoins la Sicile qui a retenue la première notre attention, mais pas n'importe quelle Sicile : la Sicile volcanique! Ce fut donc , cette fois , facile de tracer un itinéraire , de réserver via booking ( annulation jusque 24h avant) nos hébergements et de s'en tirer à moindre frais avec un vol easyjet…. du très , très facile . De plus , la saison s'y prêtée à merveille : beau, pas trop chaud environ 28°, animée mais pas surpeuplée!

J'ai , une fois de plus , réalisé un rêve car la Sicile n'était pour moi : ni Palerme, ni la douceur de Syracuse , ni la mafia, ni ses merveilles archéologiques mais , la vulcanologie .

Je vous propose un petit compte rendu qui n'engage que moi et un carnet de voyage pour ceux qui auront le courage d'en lire plus .

ITINERAIRE : du 5 mai au 15 mai

J1 : Valence / Paris / Catane J2 : Journée à l 'Etna J3 : Visite de Catane et son marché / Arci trezza / Arcireale / Linguaglossa/ Castiglione di sicilia/ Novara di sicilia / Milazzo J4 : Milazzo/ Lipari . Tour de l'île et musée archéologique J5 : Vulcano J6 : Salina J7 : Lipari/ Stromboli J8 : Stromboli / Milazzo / Taormina J9 : Etna / Syracuse : Ortigia J10 : Cava grande de passibile / capo di passero / Novo / Catane J11 : Retour

LES TRANSPORTS :

Aérien : vol Paris / Catane AR 180e/ personne

TGV : 64 e AR Valence / Paris

Location de voiture :

- par autoeurope ( chez budget) d'une Kia Ceed pour 9 jours : 270e Km illimité et un plein d'essence : 65e ( 1,79 / L) - Sur Lipari : à la journée : Smart chez Pit shop ( sur le port ) : 25e - Sur Vulcano : Mehari citroën chez Nolo spring da Luidgi : 55e - Sur Salina : chez Bongiorno , à la journée , d'une ' mini car' : 35 e ( entre le scooter et la voiturette… bof)

Ferry :

Nous avons fait le choix pour ne pas trimballer les valises chaque jour, de passer trois nuits à Lipari et rayonner vers les autres îles à la journée. C'est largement faisable et très facile. Nous avons changé que pour Stromboli plus loin et surtout car nous souhaitions voir le volcan de nuit.

- Milazzo/ Lipari ( ustica lines ) aller: 14,70 / pers : 1H - Lipari / Vulcano ( siremar) AR 11e / pers: 15mn - Lipari/ Salina ( ustica line) AR 17,20/ pers : 30 mn - Lipari/ Stromboli Aller 18,30 / pers : 1H10 - Stromboli / Milazzo Aller ( ustica line) 20,35/ pers : 2H20

Aussi bien l'ustica line que siremar sont très ponctuels et respectent leurs horaires affichés. Attention n'arrivez surtout pas une minute en retard ... Prendre son billet le jour même permet d'économiser 1,5 e par billet. Nous n'avons eu aucun problème de place mais je dirai 'gare' en pleine saison sur certaines lignes.

Parking à Milazzo : J'avais étudié toutes les possibilités… Et on ne savait toujours que faire de la voiture partagé entre la sécurité et le prix exorbitant des parkings privés. Nous avons finalement pris le risque de stationner la voiture en ville , en prenant bien gare à être sur une place blanche , non payante. Cela nous a demandé de marcher 20MN en bord de mer vers la citadelle. Au retour , elle nous attendait sagement . On a économisé 75e.

Autoroute : Milazzo / Taormina : 4e

HEBERGEMENTS

- Catane : Globetrotter BB : 75E la nuit avec petit déjeuner pour un appartement 3 pers . A 500 m du domo , dans une toute petite rue , stationnement gratuit , un joli appartement très bien décoré pour 3, cuisine tout équipée et spacieuse . Accueil excellent et ambiance conviviale et internationale. Je le recommande . Il dispose aussi de chambres.

- Catane : Castello d'Urso Somma : 79 e la nuit avec petit déjeuner self service. 🙂🙂 En fin de séjour à Catane , à 15mn du centre et 10 de l'aéroport. On s'y est si bien senti que nous avons regretté de ne pas y rester plus. Magnifique chambre d'hôte dans l'annexe neuve d'un château. Très agréablement décorée , rien n'est laissé au hasard. WIFI, Immense piscine , nombreuses terrasses, grand parc arboré… Un excellent endroit pour se détendre. Accueil exceptionnel par Santuza qui parle un français impeccable et de très bon conseil. On se croirait faire partie de la famille.

- Milazzo : Hotel Cassisi : 80e la nuit avec petit déjeuner buffet. Choisi pour sa proximité de l'embarcadère des ferrys. Un hôtel où on a rien à reprocher mais sans âme et accueil quelconque …Cependant belle chambre et très propre.

- Lipari Case Vacanze Arcobaleno : appartement 55e Reservé pour 3 nuits . A 1 KM du port et 10 mn du centre. Très spacieux et propre. Pratique . La fille du propriétaire vient vous chercher à l'embarcadère. Belle terrasse panoramique sur le toit , très agréable.

- Stromboli : COUP DE COEUR 🙂🙂🙂 Pension Aquilone : 50e avec petit déjeuner. Un des pets paradis comme on les aime ! Dans le centre , proche de l'église . Dans une ruelle, dans un vaste jardin qui ressemble au paradis , au milieu des arbres fruitiers, des fleurs à profusion… des petits bungalows avec une chambre, SDB et terrasse privative. Trés calme. Accueil super sympa et bon petit déjeuner servi en terrasse…. Bref on a ADORE !!!!

- Syracuse : Globetrotter : 70E avec petit déjeuner Très bien situé , dans un immeuble de la rue principale d'Ortigia. Quelques chambres très propres , WIFI, Clim, petit balcon. Accueil fort sympathique comme à Catane , convivial et de bons conseils. Seul inconvénient de part sa situation: un peu bruyant.

- Taormina: Villa fiorita : 130 e avec petit déjeuner : MAUVAIS RAPPORT QUALITE/PRIX 😠 Sans doute l'erreur du séjour. Très bien placé ( prés téléphérique, du centre, derrière le théâtre ) avec panorama formidable sur la baie … mais sans vie… Rustique, vieillot, accueil quelconque , piscine vetuste . Chambre confortable mais ancienne , SDB propre mais aussi vétuste. On se croirait dans un château hanté… Bref , ce n'est même pas que nous n'avons pas aimé mais surtout que le prix ne se justifiait absolument pas …

SORTIES ET VISITES :

- Une journée à l'Etna : avec Etna expérience : 59E / pers la journée Excellente prestation , tout comme les nombreux echanges avec Agata avant la réservation. Très pro . Le prix comprenait le mini bus, le guide francophone, le déjeuner dans une auberge pour y déguster des spécialités sicilienne( dégustation de vins) . Programme: 2h de rando à la valle del Bove , ancienne coulée de lave. Balade jsuqu'au cratère de Silvestri au milieu d'une bétulaie . Visite d'une grotte de lave ( casque et torches fournis) La visite des gorges del Alcantara. Départ 9h et retour 19h . Très agréable et beaucoup d'explication sur l'Etna. Nous recommandons :)

- Etna : tour complet : 60 e / pers . Comprend montée en téléphérique, montée en bus chenillé, rando 1h avec guide au sommet.

- Lipari Musée archéologique et volcanique : 6e / pers

- Accés à Vulcano : 3e / Pers

- Bateau de nuit à Stromboli : 20e / pers avec Pipo barque. Sympa. Tous au même prix sur le port mais le bateau était plus grand que certaines compagnies …

RESTAURANTS RECOMMANDES :

- La Tavernetta , via cavour , ortigia à Syracuse. 🙂🙂 Un régal !!!!!! Une magnifique carte , très diversifiée et pleine de découverte. Patron charmant , de bons conseils. On s'est regalé notamment avec un risotto au potiron et une grande assiette mix grilled de poisson: thon, espadon, rouget, calamars, gambas, sébaste..

- Ritrovo Sottomonadtero à Lipari ( proche du port sur avenue principale sur la gauche) Très sympa et portion généreuse. les recettes de pâtes autant que de pizza y sont bonnes et à prix modérées.

- La Ciciulena à Catane : COUP DE COEUR via di sangiuliano 207. 🙂🙂🙂 Recommandé par la chambre d'hôte : MERCI !! Cuisine originale avec les produits du pays. Excellents conseils du patron Tito ( charmant et mignon chut..) . Amenagement moderne , trés agréable . Prix modérés. Un excellent moment et produits de qualité!

GUIDES : - le routard et le guide vert

APPRECIATIONS GENERALES DU SEJOUR :

- Nous avons adoré : les îles pour leur diversité : Stromboli l'endormie au pied du monstre : la cuisine

- Nous avons aimé : la vulcanologie omniprésente dans notre programme : L'accueil des siciliens ( j'ose dire à la différence de la froideur des italiens du nord et des romains roublards) : La petite vie animée de Lipari , excellent point d'ancrage pour visiter les îles : l'animation des duomo : Le port Marina Conti à Lipari

- Nous n'avons pas aimé : bof des détails agaçants sur le coups mais si vite oubliés… : le prix exorbitant du repas 'al cratère' sur vulcano

CARNET DE VOYAGE :

5 mai : Arrivée à Catane , vol bien passé, on récupére la voiture de location et 15 mn plus tard , nous sommes au Globetrotter. On dépose nos valises , repas à la trattoria en bas très familiale, on file vers le duomo très animé… Nous revoilà plongés dans la ferveur italienne, la cathédrale nous charme … Bref , le voyage peut commencer !!!

6 mai : Nous avons décidé d'aborder l'Etna de deux façons différentes : les alentours de l' Etna et son 'sommet sur deux journées différentes. Aujourd'hui , visite avec Etna expérience, en petit groupe , nous étions 8 de tout horizon ce qui a rendu la journée très agréable et conviviale. Vicenze , notre guide très pro et agréable a largement contribué à cette belle journée . Incollable en vulcanologie , super intéressant. Belle rando de deux heures dans la vallée del Bove et ses paysages lunaires ou au milieu des chênes et châtaigniers. Belle balade jusqu'au cratère Salvestri au milieu d'une bétulaie contrastant avec les paysage de lave. Découverte des cratères en boutonnières. Visite d'une grotte de lave : grotte Cassone où on entreposait les blocs de glace. Systéme de formation intéressante. Pause déjeuner dans une auberge agritouristique pour y savourer les produits du terroir( charcuterie, tomates, légumes, champignons, fromage, vins. Un beau moment d'échange entre convives. Puis arrêt aux gorges del Alcantara. J'avais lu les avis partagés sur ces gorges. Nous n'avons pas regretté car la rencontre de la lave et la glace a magnifiquement sculpté le paysage. De belles roches un peu comme les potholes en Afrique du sud mais en tout petit) et des tuyaux d'orgues :) . J'adore les tuyaux d'orgue donc rien que cela m'a ravie. Le site peu fréquenté a , sans doute aussi, rendu la visite plus agréable. Retour à Catane à 19H30. Une journée bien remplie. Nous avons dejeuné tard donc , ce soir , on se contente d'une glace ( bon , je sais 'se contenter' pour une glace italienne est un terme un peu exagéré:)

7 mai : Visite du centre historique de Catane( centre baroque, fontaine de l'éléphant, St Agathe…) et surtout du marché dont le marché aux poissons ;.. moment que j'adore !!! c'est la vraie vie !!!! On y achéte notre pique nique du midi . Départ vers Milazzo. On devait rejoindre Milazzo par Messine mais , nous n'avions pas envie de perdre de vue l'Etna … Premier arrêt à Arci Trezza pour y voir les Faraglioni die cyclope ( rochers que le cyclope aurait mythologiquement lancé en direction d'Ulysse) . Joli effet et vie du port. Aciréale , la ville aux 100 églises. Linguaglossa : arrêt pique nique sur la place du village. Visite des magnifiques village speeches de Castiglione di Sicilia et Novara di Sicila. Bref un bel itinéraire de montagne et petites routes sinueuses. Nous ne trouverons pas grand charme à Milazzo.

8 mai : Départ vers Lipari par le ferry. Mareza nous attend à l'embarcadère et nous améne à l'appartement. On constate avec plaisir , en la traversant, qu'il s'agit d'une petite ville pleine d'animation:). Nous louons une smart pour faire le tour de l'île (en trois heures ) :Canneto minuscule village, les anciennes exploitations de pierres ponce, la veine obsidienne… En 1km , on passe de la roche blanche, poreuse à une roche dure, noire et brillante… Que la Nature est surprenante. Puis les plateaux plus arides, Pianoconte et le clou du spectacle le belvédère de Quattochi avec les pitons rocheux ( faraglioni) et une vue idyllique sur Vulcano. Pause resto ( voir ci dessus) Visite de Lipari centre et du musée archéologique et volcanique ( nous avons passé deux heures). Très beau musée mais toutes les salles ne sont pas ouvertes hélas… et la salle vulcanologie , très à la pointe voit tous ses commentaires uniquement en italien … On devine , dommage car un étage est consacré à la vulcanologie en général et deux aux îles éoliennes. C'était une excellente mise en bouche pour ce que nous allions découvrir.La salle âge classique recéle des merveilles jarres de crémation, sarcophages, vases grecs mais surtout une collection de statuettes des personnages de la tragédie grecque. Très fin , subtil …. superbe dans les expressions. Nous avons aussi passé beaucoup d temps dans les jardins à savourer le panorama et le calme …enchanteur! Nous avons fini sur le petit port Marina Conti avec ses bateaux colorés, une petite chapelle ( à l'intérieur, une reconstitution en santons de la vie sicilienne : sympa)… un bel endroit.

9 mai : Aujourd'hui , journée consacrée à Vulcano , atteinte en 10mn en ferry. Location pour le fun d'une Mehari, jaune canari auprès de luidgi et sa femme super sympa et francophone. En 5 mn paperasse faite et partis vers le cratère:) Nous commençons l'ascension vers 1OH30, il fait déjà chaud. On y montait en 45 mn , photos après photos. Après 400m de dénivelle : une autre planète!!!!!!!!! Fumerolles, fusion du soufre, couleurs jaunes écarlates, vue sur le cratère , les alentours c'est prodigieux ! Tour du cratère en 40mn ce qui permet de voir l'autre côté de l'île puis redescende… Bref 2h de bonheur intense qui nous ont comblées et fascinées… jamais , je n'arriverai à me lasser de cette vie sous nos pieds, on parait si petit.. Direction Capo grillo , panorama de carte postale qui permet d'embrasser les éoliennes au complet… C'était serein juste avant l'arrivée d'un groupe russe , au combien bruyant et gras … GRRR , franchement aucun respect. Dejeuner 'Al Cratere' bof cher , qualité passable, une adresse de plus du routard à ne pas suivre… Belle balade dans la Vallée des monstres ( côté vulcanello) , reste d'une explosion de 1888 au milieu de la végétation. Concrétions très photogéniques . Pause sur la plage de sable noire de Porto Ponente. On finit le tour en poussant jusqu'au capo gels mais outre la superbe vue du hait , en autre sur l'Etna, on ne vous conseille pas de descendre car il n'y a rien de plus en bas part une toute petite plage. Nous n'avons pas souhaité aller aux bains de boue: pas envie, pas motivés à embarquer maillots de bains … et on préfére garder en tête, pour l'instant , les fabuleux bains en Islande. Bref chacun ses choix mais pour les amateurs , ils se situent juste derrière le port . Retour par le ferry de 18H10 encore une journée bien remplie :)

10 mai : Au tour de Salina ! attention moins de navettes que pour les autres îles ) Comme chaque jour, location en arrivant , chez Anna de bongiorno , d'une mini car pour le fun encore… entre la voiturette et le scooter… Ben le fun n'a pas duré longtemps car c'est bruyant, très bruyant et inconfortable !!! Bon c'était une expérience … Balade à salins Marina et composition de notre panier pique nique.Joli bourg endormi. Puis Lingua: l'endroit que j'ai préferé sur l'île. Toute blanche, toute calme… on reviendra s'y reposer dans l'après-midi. Passage à capo afro puis arrêt plus animé à Malfa. Pique nique qui aurait pu être idyllique au panorama de Pollara… Mais à peine installés, vous n'allez pas le croire, qui a debarqué? Ben oui, grrrr et re grrrr : les russes d'hier , ni plus respectueux, ni moins bruyants . J'avais presque envie de demander 'vous allez où demain ? ' mais je ne parle pas russe… Puis cap sur rinelli et Lini. Nous avons fait le tour de l'île en 4h. Pas de ferry… nous attendrons à Lingua avec une glace et les russes:( salins est encore complètement différente de Lipari la vivante et Vulcano la volcanique … Ici c'est Salina la Nature : petites routes , végétations de massifs, figuiers, genêts en fleur, myrtes, fougéres, vignes… Par contre, ne connaissant pas l'arbre, nous n'avons pas vu la culture des câpres… nous le verrons sur Stromboli. Retour par le ferry de 16H10 avec la ferme intention en rentrant de revoir ' le facteur ' avec Massimo Troisi. Longue pause sur la terrasse de l'appartement à se régaler des fraises et d'oranges ( ben quoi , cela ne fait pas grossir ) et en rêvassant à demain , à l'apothéose du voyage : Stromboli.

11 mai : On quitte Lipari pour Stromboli.

STROMBOLI …. toute petite c'était 'le méchant' de Pinnochio, vers 7 ans c'est devenu une force de la Nature en feuilletant des magazines de voyage, ma lecture de chevet, puis ado c'est devenu l'ultime étape de 'voyage au centre de la Terre… Hier , on l'apercevait au loin , aujourd'hui , non sans la petite angoisse du dernier moment d être déçue, le réve devient réalité !!! On s'est posé et reposé la question depuis des semaines : ascension ou pas ? belvédère ou la mer ? On ré étudie la question . Programme : 3h de montée dont 2h dans lave sablonneuse puis 2h de descente de nuit en groupe :( … Depuis la Dominique , j'ai des problèmes à un genou qui commence juste à se remettre. On prend la décision la plus sage … avec l'âge deviendrions nous sages ? On renonce le coeur dans l'âme… On dépose nos bagages à la pension aquilons qui nous enchante de suite. On s'y restaure avec les produits de l'épicerie du coin. On part finalement marcher jusqu'au belvédère de suite malgré la chaleur et nous prendrons la bateau , ce soir, pour voir le Stromboli dans la nuit… Faute de grive … Une rando de 4h absolument génial, seuls au monde, avec , à intervalles réguliers, des explosions.. Jusqu'à l'Observattorio c'est une balade de santé, puis sentier montant régulièrement sur 400m de dénivelle jusqu'au prier belvédère 'scira del fufo' , puis tronçon pentu , assez glissant… on pensait finir par voir une interdiction d'aller plus loin mais non… on se rendra compte après qu'on pouvait atteindre le cratère. Nous sommes monté jusqu'à 600 m. Tout était en fleur, c'était superbe ? Quelques éruptions par moment , explosion, jets de pierres, crépitement , grondement, coulée de pierre chaudes dans la mer… on y restés longtemps fascinés… premier grand moment d'émotions. Pause sur notre petite terrasse… enchanteur.. Un Panini acheté au vol et embarquement pour aller voir le Stromboli de nuit. Le bateau se positionne à la sciera de fugo que nous voyons cette fois du bas… après tout est question de patience… Une heure à admirer les effusions rougeâtres, les jets de lave et de pierres embrasées… Bien sûr , cela ne vaut surement pas d'être au dessus mais c'était magique ! Encore un grand moment d'émotion!!! 0 22H retour à la pension, des images plein la tête…

12 mai : Petit déjeuner en terrasse puis on descendra vers le port , nostalgiques de partir si vite ... On a adoré cette île pour sa beauté sauvage , sa flore, son isolement, son mystère, son impression de bout du monde, son magnifique village blanc , son dédales de ruelles, le bleu unique de la mer marié au couleur de l'île , ses vues, le strombolicchio, Tout y est paisible pourtant sous terre… Un paradis !!!!! 2H30 plus tard , nous revoilà à Milazzo direction Taormina par l'autoroute. Vue magnifique sur la côte et le continent italien. Belle balade dans le centre en pleine effervescence , avec ses multiples mariages… Coucher de soleil admirable sur la baie et l'Etna. Une ville où il fait bon s'y promener mais qu'on sent riche et très touristique .

13 mai : Après le petit déjeuner, on part pour le théâtre grec . Premier gloups : le prix : 8e / Pers … Deuxiéme loups : le panneau ' le théâtre est partiellement visible' . En effet , en raison du festival, on ne voit plus l'orchestre et les gradins recouverts de sièges… Plus très grec tout cela et le prix n'est pas pour autant 'partiellement' divisé. On renonce , presque par principe… Serions nous sauvage sur les îles ? Route vers l'Etna par Nicolosi pour notre seconde approche : y monter . Très simple, un peu cher mais pas de doublon avec ce que nous avions fait et très intéressant. Multiples formules proposées; on choisit 'la compléte' … : téléphérique , puis bus, puis balade d'une heure à pied au bord du cratère. La route Nicolosi / sapienza est étonnante car tracée au milieu de coulées de lave, c'est dantesque! La montée en téléphérique offre de belles vues tant sur les petits cratères que sur le paysage côtier. La montée en bus ( 400m de dénivelé) d'ailleurs possible à pied , est lunaire entre le paysage noir et la route tracée entre des parois de glace. Au sommet , n'être plus qu'à 200 m de dénivelé des principaux cratères est magique : fumerolles, terre chaude… décidemment en vulcanologie rien n'est lassant!

Pause déjeuner au petit troquet Pic Nic dans Nicolosi où on mange sur le pouce de la cuisine familiale pour 6e : primo, secundo, boisson.

Route vers Syracuse .On va passer des heures à flâner au fil des ruelles, au bord de mer , au gré de superbes monuments , le nez en l'air à admirer les balcons…. La ferveur est à son comble dans la ville avec la procession de la patronne de la ville : sainte Lucie qui est ' promenée' dans toute la ville. Coup d égueulé néanmoins : l'expo Caravage ( mon peintre par excellence ) de St Lucie n'est ouverte que de 10H à 13H et fermée le LUNDI : GRRRRR

Succulent repas pour couronner cette superbe journée!!

14 mai : Ce matin , nous voulions visiter le 'Neapolis' : théâtre grec et romain , latonie.. mais même scénario pour les mêmes raisons : le festival… le musée étant fermé, même décision : on renonce. On s'improvise donc un petit programme… Direction la cava grande de cassable qui offre une magnifique balade dans un canyon… Le sort s'acharnerait il contre nous ??? Il a plu cette nuit ( seul moment d emauvais temps du séjour) , le canyon ets donc fermé… Dommage car du haut le paysage a l'air grandiose/. Passage à Capo di passero mais franchement ( oui j'ose l'avouer :() uniquement pour le snobisme d'être descendus au point le plus bas de la Sicile car il n'y a rien. Ensuite visite de Noto, une vingtaine d'églises de palais baroques, un petit joyau aux couleurs tendres rosâtres… Superbe. On achéve notre séjour à Catane par une longue pause dans le jardin du castello d'urso somma à faire le bilan de notre voyage, regarder nos photos et fignoler le carnet de voyage :)

15 mai : Retour

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.237540469687798.48414.100002955416595&type=3 https://www.facebook.com/media/set/?set=a.237526546355857.48408.100002955416595&type=3
Rouler à vélo sous la pluie
by Rhume · 2012-05-17 · 39 replies
Ca fait partie des détails, mais qui à mon avis est assez important pour tout cyclocampeur.

De l'utilité d'avoir des vêtements de pluie à vélo, je veux dire à la belle saison.

En juin, je voudrai descendre le Danube à bicyclette. Le poids et la place dans mes sacoches sont comptés.

Est-ce utile d'avoir en suplément des vêtements étanches, qui risquent de servir peu car peu respirants, ou faut-il se contenter d'un bon coupe vent ?

Est-ce que ça a du sens de ne se protéger que le haut du corps ?

En pédalant on a pas froid, et à la limite on sèche bien dès que la pluie s'arrête.

L'important n'est-il pas de trouver des vêtements secs une fois arrivé au camping le soir (d'où l'utilité avant tout des sacoches étanches).

Voilà mon cruel dilemme (et je penche plus pour me contenter du coupe vent...).

Vous en pensez quoi ?
Voyager avec des enfants en 4x4 Camper en Namibie-Botswana
by Lepap · 2012-05-12 · 15 replies
Bonjour,

Voila le temps des préparatifs du voyage, tout un voyage en soi ! Nous souhaitons partir en Namibie-Botswana à 4 avec deux enfants de 4,5 et 8 ans en 4x4 camper double tente. Mois de juillet J'aimerai pouvoir partager mon projet de trip et avoir vos avis sur les distances envisagées, le bon sens et le bon choix de l'itinéraire, notamment des campings, plus toutes autres infos, corrections bienvenues... Le timing est il correct ou trop rapide ? D’autres choses à faire ou voir en passant près des sites cités ?

Départ à Windhoek j +1 J+2 départ sur Naukluft (durée trajet estimé: 5h) j+3 Visite de Sossuvlei (trajet estimé =3h) j+4 En route vers walvis bay en ayant traverser canyon Kuiseb, camping proche swakopmund d'Alte brucke (5h) Est-ce intéressant d'aller à pelican point ? j+5 Direction Cap cross, camping mile 72 (2H) j+ 6 Damaraland / twyfelfontein camping xaragu (5h) j+7 route vers le col de grootberg, nuit à kamanjab (4h) j+8 Parc national Etosha camping okaukuejo (4h) j+9 Parc Etosha camping Halali ? j+9 parc national etosha camping Namutoni (journée dans parc) j+11 rundu camping N'kwazi (5h) j+12 popa falls après couloir caprivi camping Mahangu, parc Mahango (3h) j+13 Kongola parc de Mudumu, camping Mazambala (3h) j+14 Idem safari, pirogue j+15 Traversée Botswana parc chobe nord camping Ihaha j+16 direction zimbabwe victoria falls au georges lodges (3h) J+17 journée à victoria falls Au botswana on me dit qu'il faut payer à Kasane les campings, pourriez vous confirmer? j+18 retour botwana , traversée à kazungula, camping Kubu ou à nouveau Ihaha ? (4h avec frontière) A prévoir 4 jours d'autonomies pour J15 à J19 j+19 Parc chobe sud, camping savuti (6h) J+20 reserve moreni Okavango, camping Kwai (6h) j+21 Moreni, camping thrid bridge (temps ?) j+22 Reserve de Moreni porte sud, camping makwee (durée?) j+23 Direction vers Maun, camping d'audi (4h) j+24 retour vers Namibie, par Buitepos campang kalahari bush (6h) j+25 Windhoek fin et retour

Au moi sde juilelt, on prévoir des affaires chaudes pour els soirées, si j'ai bien compris?

En vous remerciant

amicalement😉
De Las Vegas à Las Vegas (Utah, Arizona, Californie, Nevada - mars 2012)
by DamianBlacks · 2012-05-11 · 44 replies
Maintenant que j'ai terminé de trier et traiter mes photos, je peux publier le carnet de nos 3 semaines passées dans l'Ouest des USA au mois de mars. C'est la 3ème fois en 4 ans que nous allons passer quelques semaines dans cette région. Et nous avons essayer de visiter des sites que nous ne connaissions pas ou qui méritaient une deuxième visite. Encore une fois, je tiens à remercier en particulier Marie Lefevre (mlefevre), Philippe Schuler (Sedonax) et Thierry Lagarde (wavemaster), et toutes les membres du forum. Vos récits, vos sites m'ont une nouvelle fois été précieux pour préparer ce voyage dans l'ouest américain.

samedi 10 mars: D’un continent à un autre

Très grosse journée du samedi afin de rejoindre notre premier hôtel à Cedar City, Utah. Nous sommes parti à 10h de gare du Nord (Paris, France) pour aller prendre notre avion à Heathrow (Angleterre) à 15h40. C’est parti pour 10h de vol … Arrivée sans problème à Vegas (Nevada, USA) à 18h45 et direction l’immigration. Il semblerait que nous soyons le seul vol, donc passage assez rapide pour une fois. Étape suivant: aller récupérer la voiture de location. Comme d’habitude, je suis passé par locationdevoiture.com. J’ai réservé un Jeep Liberty pour 3 semaines pour 540€. Évidemment, Alamo n’a pas ce véhicule. Dans la meme categorie, nous pouvons avoir un Toyota Rav4, qui n’est pas, d'après le loueur, un 4 roues motrices (4wd), et qui n’est pas très grand. Hors nous en aurons peut-être besoin pour la suite du voyage. Pour avoir un 4wd, le vendeur nous propose de prendre la catégorie au-dessus. Hésitations car c’est 550$ de plus. Le vendeur vérifie quand même si il a un 4wd dans cette catégorie. Pas de bol, il n’en a pas. Le seul véhicule 4 roues motrices de disponible, c’est 2 catégories au-dessus, et donc 1800$ en plus. Mais il nous propose ce modèle pour les 550$ de supplément du modèle inférieur. Nous n’avons pas vraiment le choix, on prend. On se retrouve donc avec un Chevrolet Traverse dans lequel on pourrait voyager à 6 … Il est 20h heure locale, et nous avons maintenant au moins 3h de route pour Cedar City (Utah, USA). Fatigué, nous arrivons enfin à l’hôtel, mais avec 2h de plus: 1h de decallage horaire entre le Nevada et l’Utah, et 1h supplémentaire car c’est ce dimanche que nos amis américains passent à l’heure d’été. Nous nous couchons donc à 2h du matin, éclatés.

dimanche 11 mars: Cedar Breaks, Kodachrome, Red Canyon

Les choses sérieuses commencent aujourd’hui. Nous avons rendez-vous avec Bryce Canyon et ses environs pour les 2 journées qui viennent. Levé 8h, nous avons donc eu droit à 6h de repos qui se sont traduites par 3 ou 4h de sommeil. Après le petit-déjeuner simple mais efficace du Best Western de Cedar City, nous partons au Wallmart faire quelques courses. 2h plus tard et 200$ en moins, nous partons serein en direction de Bryce: nous avons suffisamment de nourriture dans le coffre pour parer à toute éventualité. Comme je l’avais prévu, nous prenons la route qui passe par Brian Heads et Cedar Breaks. Nous découvrons avec surprise que Brian Heads est une petite station de ski qui a l’air très sympa. Je commence à me demander si nous n’aurions pas dû poser 2 ou 3 jours de plus histoire de skier un peu … Ensuite, nous nous arrêtons au point de vue Nord de Cedar Breaks, petit Bryce couvert de neige. D’ailleurs la route qui permet de visiter ce parc à la belle saison, est fermée, recouverte d’une épaisse couche de neige d’environ 1m50 … Il est plus de 15h lorsque nous arrivons enfin au Rubys Inn de Bryce Canyon, après une courte pause photos à Red Canyon. Nous posons nos affaires, nous nous préparons un petit sandwich et nous repartons, direction un autre parc: Kodachrome Basin. Nous n’avions jamais visité ce petit parc à l’est de Bryce, et nous allons y passer la fin d’après-midi. Nous choisissons de faire Panorama trail, histoire de nous dégourdir les jambes. Il est temps de nous habituer à marcher en moyenne altitude. Les principales attractions de ce parc, ce sont les cheminées calcaires, probablement signes de la présence de geysers, il y a bien longtemps. Nous faisons donc 2h de randonnée avec quelques arrêts photo, et vers 19h30, nous attendons le coucher de soleil qui ne donnera pas grand chose. Dommage. Il est temps de rentrer se reposer.





lundi 12 mars: Bryce Canyon

La journée commence très tôt pour moi, car je me lève à 5h30 pour retourner voir le lever de soleil à Bryce Point comme il y a 3 ans. Camille ne m’accompagne pas afin de se reposer. Evidemment, en me levant si tôt, j’arrive le premier sur le site. Le ciel est couvert et cela ne donne pas un grand lever de soleil, mais cela ne m’empêche de rester une bonne heure sur ce site magnifique. Sur le chemin du retour, je m’arrête à Inspiration Point, que je ne connais pas. J’en profite pour faire quelques photos supplémentaires … Je rentre vers 9h pour prendre une bonne douche chaude et un bon petit-déjeuner préparé par Camille. Un peu plus tard, nous repartons ensemble vers le Canyon. Nous avons décidé de refaire Fairyland Loop trail: c’est une très belle randonnée qui permet de prendre conscience de l’immensité et de la diversité des formations rocheuses de Bryce. Nous gardons un excellent souvenir de cette randonnée que nous avions faîte en environ 5h, il y a 3 ans. Nous allons cette fois la découvrir sous la neige. Voir Bryce Canyon sous la neige, c’est assez magique. Le blanc de la neige s'oppose au rouge, orange et jaune de la roche. En revanche, cette neige ne va absolument pas faciliter notre randonnée. En effet, le chemin va osciller entre neige et boue, rendant notre progression beaucoup plus lente. Résultat, 6h30 de rando … De plus, au lieu d’aller récupérer la voiture à Sunrise Point, nous poussons jusqu’à Sunset Point. Camille m’attend ici, et je repars chercher la voiture. Je me dépêche car je veux justement prendre quelques photos à Sunset Point. Malheureusement, je vais arriver trop tard. Dommage. Nous rentrons à l’hôtel exténué. Et dire que j’ai prévu de nous lever très tôt demain matin … je crois qu’on va se lever plus tard finalement.





mardi 13 mars: Escalante – Capitol Reef

Comme je le supposais hier soir, nous avons quitté le Ruby’s Inn plus tard que lors de mes prévisions initiales. Je pensais aller profiter du lever de soleil à Devil’s Garden, près d’Escalante (Utah, USA), mais nous nous contenterons de la lumière du matin. À Escalante, nous faisons un arrêt au Visitor Center pour vérifier l’état de la Hole-In-The-Rock Road et afin d’avoir quelques informations concernant l’accès à Zebra Slot. Aucun problème. Premier arrêt: Devil’s Garden. Ce site porte bien son nom tellement on a l’impression que des doigts sortent de terre. De plus, d’ici, la vue sur le Staircase est fascinante. Deuxième arrêt: Zebra Slot. Cette fois, il y a un peu de marche avant d’atteindre le site: 5 miles aller-retour. La petite rando est agréable et le paysage est splendide. Arrivé à Zebra Slot, ça se complique un peu. C’est très étroit et il faut adopter la marche à “l’égyptienne”, i.e. de profil … Un obstacle supplémentaire apparaît sous la forme d’une grosse pierre coincée à environ 1m. Je vais réussir à me hisser sur la pierre, non sans m’être explosé le tibia gauche dessus: ma souplesse légendaire! Camille me passe mon grand angle et mon trépied et décide de m’attendre ici avec les affaires. Une fois cet obstacle effacé, le reste du chemin est plus simple. Zebra Slot porte aussi bien son nom. C’est comme Antelope Canyon mais avec les parois zébrées et ondulées. Magnifique. Nous reprenons ensuite la Scenic Byway 12. Nous traversons successivement des paysages extrêmement variés: des zones arides, des montagnes enneigées, des forêts denses. C’est vraiment impressionnant. Nous arrivons en fin d’après-midi au Capitol Reef National Park et nous découvrons ses grandes parois rocheuses rouges. Nous n’allons passer malheureusement qu’une journée et demi ici, et comme 1 journée entière sera consacrée à Cathedral Valley, si c’est possible, nous ne devons pas trainer pour avoir un aperçu du parc. Nous partons directement faire la courte randonnée de Hickman Bridge afin de profiter d’une lumière plus chaude sur la Pectol Pyramid et sur Capitol Dome. Ensuite, nous nous arrêtons sur le site où d’anciens pétroglyphes ornent la paroi rocheuse. Puis, nous enchainons avec la Guilford Fam House. Et enfin, nous allons voir le coucher de soleil à Panorama Point. Je vous l’ai dit, la fin de journée était dense, et en plus, c’est le seul endroit où je n’ai pas réservé d’hôtel. Mais, à cette période de l’année, ce n’est pas le plus dur à trouver.









mercredi 14 mars: Cathedral Valley

Pour une fois, nous pouvons un peu dormir ce matin. Ce n’est pas la peine de nous presser car j’ai prévu de partir vers Cathedral Valley vers midi. Mais avant de tenter notre chance, nous passons par le visitor center de Fruita pour prendre connaissance de l’état de la route et du niveau de la Fremont River. En effet, pour atteindre la Hartnet Road que nous allons emprunter aujourd’hui, nous devons traverser une petite rivière avec notre super 4wd. La personne au visitor center nous informe que la route est praticable et que nous devrions facilement traverser la rivière au niveau du guet. Donc, c’est parti. Une fois arrivé au guet, j’avoue avoir un peu d’appréhension. Ce n’est pas comme si je traversais une petite rivière en voiture tous les jours. Nous suivons les conseils reçus au visitor center: rentrer dans la rivière, coller la rive droite et ensuite tourner à 90° vers l’autre rive. Tout se passe très bien, nous sommes de l’autre côté et nous allons commencer notre balade de 58 miles dans Cathedral Valley. Même si j’avais repéré les principaux sites sur le GPS, nous suivons le guide acheté au visitor center pour 2$. Nous passons par les multicolores bentonites hills. Nous nous arrêtons ensuite déjeuner au Lower South Desert Overlook. Nous profitons du silence et de la vue sur le monolithe Jailhouse Rock. Notre étape suivante est la randonnée qui va nous mener à un point de vue sur la Lower Cathedral Valley, et donc sur d’autres monolithes appelés Temple of the Sun et Temple of the Moon. Nous terminons notre journée en profitant du coucher de soleil sur Upper Cathedral Valley … enfin presque, étant donné que le soleil sera voilé par un énorme nuage. Et c’est aussi presque la fin de notre journée, car nous allons ensuite continuer notre route pendant 15 miles jusqu’aux fameux Temples. Nous allons dormir ici, juste en dehors du parc. Oui, nous allons dormir en plein milieu de nulle part, dans la voiture. Le Chevrolet Traverse s’avère être d’une taille parfaite pour deux adultes, nos 2 sacs de voyage et les courses qu’il nous reste. Nous rabattons les deux rangées de sièges arrière et nous nous installons pour dormir dans les 2/3 de l’espace dégagé.





jeudi 15 mars: En route pour Moab

Nous nous levons de bonne heure pour voir le lever du soleil sur les Temples, après une bonne nuit dans la voiture. Nous arrivons aux pieds du Temple of the Sun et nous avons la chance de voir le soleil rougir les 2 monolithes. Après quelques photos sur ce site pendant que Camille range la voiture, nous avançons vers le deuxième monolithe: Temple of the Moon. En dehors de quelques stratocumulus, le temps est une nouvelle fois magnifique. Il est temps de reprendre notre route en direction de la Highway 24. Nous faisons encore quelques arrêts pour prendre quelques photos. Cathedral Valley est un site magnifique, immense et d’une grande quiétude. J’avais des doutes quant à la faisabilité de cette étape au mois de mars, mais finalement, cela s’est très bien passé, et nous avons vraiment apprécié ce site. Sortis de Cathedral Valley, nous prenons la route vers Moab (Utah, USA) et décidons de faire escale à Goblin Valley. Nous n’y arrivons pas forcément au meilleur moment de la journée, d’un point de vue lumière évidemment, mais il est difficile de ne faire que des levers et des couchers de soleil. Protégés par de hautes parois, plusieurs champs de formations rocheuses en forme de champignons sortent de terre. Nous décidons de faire l’une des trois randonnées proposées et à notre grande surprise, elle nous conduit à l’extérieur de la zone “intéressante”, celle avec les grands champignons. La randonnée n’est pas inintéressante, mais je pense que dans ce parc, il est plus amusant de se balader au milieu de ce champ de champignons. C’est un parc très ludique, surtout pour les enfants. La rando terminée, nous descendons dans la vallée de Gobelins pour voir ces drôles de gnomes, de champignons de plus prêt. Nous reprenons ensuite la route vers Moab. Avant de trouver notre hôtel, nous prévoyons une petite rando mystérieuse dans Canyonland afin de trouver False Kiva. Le fameux site “confidentiel”. La randonnée nous conduit dans une zone boisée magnifique et aux odeurs agréables. Après quelques, enfin plusieurs, hésitations, nous rejoignons à priori le bon chemin. A moins d’1km de l’objectif, nous vérifions l’heure afin de ne pas effectuer le chemin retour, non balisé, dans le noir. Il est, semble-t-il, 18:30 et nous décidons de faire demi-tour afin de regagner la voiture et pouvoir assister au coucher du soleil depuis un autre point. Le chemin trouvé pour la Kiva, nous saurons le retrouver demain. Arrivé à la voiture, l’horloge indique 17:50 … nous n’avions pas changé nos montres depuis Vegas et nous nous sommes plantés! Nous sommes des boulets! Tant pis, nous verrons demain. Nous saisissons cette malchance pour repasser à Mesa Arch, Green River Overlook et Grand View Point: un peu de repérage pour l’expédition matinale de demain. Arrivés à l’hôtel, c’est la course à la douche! Nous en avions bien besoin … Pour notre retour à la civilisation, nous décidons d’aller diner dehors pour une fois. Nous hésitons entre la brewery et le resto italien. Nous avions essayé les 2 il y a 3 ans. Notre choix se porte sur le resto italien, dont j’ai un excellent souvenir de leur pizza. Ce sera une pizza pour moi, des linguini à tomber pour Camille, et évidemment une bonne pinte de bière locale pour faire passer tout ça! Après cette belle journée, nous pouvons aller nous coucher, surtout que je vais me lever très tôt demain matin.





vendredi 16 mars: Canyonland / Arches

C’est reparti pour un lever de soleil, cette fois à Mesa Arch: un classique. Debout 5h45 et départ 6h afin d’être sur le site à 7h. Il y a souvent du monde sur ce site pour le lever de soleil et les places sont chères pour poser son trépied. Je laisse Camille dormir. Lorsque je j’arrive sur le site, en m’éclairant de ma lampe torche, afin d’éviter de me casser la gueule, il y a déjà une personne. C’est un Californien et c’est sa « première fois », comme moi. Petit à petit, le site se peuple. Et effectivement, 10 mn avant le lever, il y a une rangée de trépieds en face de Mesa Arch. Il y a également une deuxième rangée de personnes sans trépied. Le soleil se lève et c’est parti pour le crépitement des appareils photos. Tout l’intérêt du site réside dans le fait que le dessous de l’arche rougisse en voyant apparaître le soleil: c’est mignon! Je continue ensuite mon périple photos matinales dans Canyonland par Grand View Point et Green River Overlook. Il n’y a quasiment personne sur les sites à cette heure-ci. Je repars vers Moab aux environs de 9h30 et j’arrive comme prévu vers 10h15 afin de me doucher et d’aider Camille à ranger les affaires dans la voiture. Depuis hier, le tendon d’Achille de ma cheville gauche commence à me faire mal. Il semblerait que mes chaussures de rando, que je n’ai pas mise depuis 9 ans, me mâche la cheville. Et en plus, je les porte constamment (sauf pour dormir, pour les petits malins) depuis le début du voyage. Les clés de la chambre rendues, nous repartons vers Canyonland pour essayer d’atteindre aujourd’hui cette fameuse Kiva. Arrivés au départ du trail, je remets mes chaussures de rando que j’avais quitté hier soir car ma cheville commençait à tirer. Ce n’est pas brillant: j’ai du mal à marcher avec … que faire … je ne vais pas continuer à m’abimer la cheville alors qu’il reste plus de 2 semaines de voyage et de nombreuses randos. Nous prenons la décision de ne pas faire cette rando, ni celle menant à Delicate Arch (rando que Camille n’aime pas trop de toute manière). Un peu déçu, nous quittons Canyonland pour basculer dans le parc des Arches. Nous déjeunons en face de Balanced Rock avec en arrière plan les montagnes La Sal enneigées. Le vent commence à vraiment se lever et je dois constamment faire attention à mon trépied … Nous faisons l’autre rando vers Delicate Arch. Cette randonnée ne nous amènera pas au pied de l’arche comme il y a 3 ans, mais en revanche, elle nous permettra de voir l’arche de derrière. D’ailleurs, à cette période de l’année, je ne pense pas que le côté « classique » de l’arche bénéficie d’un bon ensoleillement, alors que sa face arrière est bien éclairée. Ca change de la dernière fois, et c’est moins dur! Un dernier arrêt photo pour recapturer les pétroglyphes de Wolfe Ranch. Mes photos d’il y a 3 ans de ces pétroglyphes ne sont pas nettes, et tant que je suis là, autant en refaire de bien nettes. Nous quittons le parc des Arches, après cette rapide incursion. Retour vers Moab. Il est évident que je ne vais pas pouvoir continuer le voyage en utilisant mes chaussures de rando actuelles. Donc on va essayer de me trouver des chaussures de trail, style Salomon XT Wings, comme celle que j’ai déjà, et qui sont restées à Paris. De toute manière, je dois les changer. Vous pensez que cela va être simple, surtout dans une ville comme Moab, pas si petite et où le sport (VTT, Trail, …) est omniprésent. Et bien détrompez vous, c’est la galère. Nous faisons 3 magasins avant que Camille en trouve un qui vende des Salomon. Pas de XT Wings mais des X Ultra, très confortables, dont je vais me contenter. Nous pouvons continuer un peu plus rassurés pour les randos à venir. Nous prenons la route vers Blanding (Utah, USA) pour y passer la nuit.







samedi 17 mars: De Blanding à Page

Il est 6h et il est temps de se lever, car encore une fois, une grosse journée nous attend. J'ai l'impression de répéter cette phrase tous les jours depuis que nous sommes arrivés ... Heureusement que ce sont les vacances! Notre première étape est Road Canyon où une randonnée doit nous emmener vers Fallen Roof Ruin, ancienne habitation indienne. Nous engageons le 4wd sur la piste qui mène au début du chemin de randonnée. Entre la neige glacée, la boue et le sable, on repeint un peu (trop) le véhicule … enfin, nous signons le registre, nous nous acquittons des droits d’entrée (2$ par personne) et nous commençons la rando. Encore une fois, le chemin n’est pas très clair et nous montons trop haut: il faut éviter de suivre bêtement les cairns. Nous redescendons et nous finissons par trouver l’habitation en question. C’est tellement petit, que je me demande si nous n'avons pas trouvé le village des Schtroumpfs! Sur le chemin du retour toujours un peu enneigé, nous nous pressons un peu plus, le ciel devenant de plus en plus menaçant. Je ne tiens pas à vérifier si ce qu’il y a d’écrit sur le panneau passé à l’entrée indiquant “chemin mouillé impraticable ” est vrai. Finalement, nous rattrapons la route principale sans problème et nous nous arrêtons prendre un petit thé chaud afin de nous remettre (quel achat judicieux ce thermos!). Nous repartons en arrière sur la route afin d’aller cette fois faire la rando dans Mule Canyon. Vous me direz, pourquoi ne pas l'avoir faite �� l'aller: pour des raisons de lumière et donc de photo! Cette rando nous mène vers House on Fire, encore des habitations indiennes. Merci "Photographing the Southwest". Nous reprenons la route dans le sens inverse, i.e. nous repartons vers Road Canyon. Ca donne le mal de mer, non? Direction Valley of the Gods. La route s’arrête d’un coup pour devenir une piste en zigzag descendant le canyon, c’est Mokey Dugway. De là haut, nous voyons l’immensité du territoire et peut être même Monument Valley. Dans Valley of the Gods, qui ressemble à Monument Valley en moins impressionnant, nous circulons sur un chemin de terre une bonne heure. Le ciel est très nuageux, et cela écrase un peu l’horizon. Donc, nous ne sortons pas vraiment emballé de ce site. Ensuite c’est direction le Gooseneck de San Juan. Pour ceux qui connaissent Horseshoe Bend, c’est dans le même style, mais un peu moins photogénique pour moi. Mais, je ne suis peut-être pas bon juge tellement j’aime Horseshoe Bend. Nous restons juste le temps de faire quelques photos pendant que Camille fait une sieste réparatrice. Nous continuons notre chemin en passant à côté de Monument Valley. Nous nous arrêtons juste le temps de prendre un cliché très classique. Le vent souffle fort entraînant derrière lui ces amas de brindilles que l’on voit souvent dans les westerns. Puis nous arrivons à Page (Arizona, USA) où nous retrouvons nos petites habitudes.







dimanche 18 mars: The Wave

Aujourd’hui, nous sommes le Dimanche 18 Mars. Vous allez me dire: « Oui, et alors? ». Je vais vous répondre simplement que nos 3 semaines de vacances dans l’Ouest des USA sont construites autour de ce jour ô combien important. En effet, c’est aujourd’hui que nous devons aller voir le fabuleux site de the Wave! J’ai eu la chance d’être tiré au sort en participant à la loterie sur internet, et nous avons donc cette fois 2 permis. Camille, qui avait obtenu un seul permis sur place il y a 2 ans, et qui me l'avait donné, va enfin pouvoir admirer ce site avec moi. En théorie, c’est simple. Dans la pratique, c’est plus compliqué. En effet, depuis plusieurs jours, je regarde les prévisions météo dans la région de Page et Kanab (Utah, USA), et elles ne sont pas vraiment bonnes pour Dimanche et Lundi. Pas de chance. Et ce matin, les prévisions se confirment: il neige à Page. Oui, oui, il neige, et la neige tombe fort. Nous essayons d’appeler les centres BLM notés sur notre permis mais personne ne répond. Hors de question de se laisser abattre: commençons par un bon petit déjeuner hivernal avec du bacon, des œufs brouillés et des toasts. L’estomac calé, nous prenons la route pour voir si l’un des bureaux des rangers est ouvert. Nous voulons savoir dans quel état est la route pour accéder au début du Wire Pass Trailhead. Mieux vaut être prudent. Premier stop à Big Water, fermé. Deuxième stop à la petite Paria Station sans trop y croire: bingo, elle est ouverte! La jeune ranger adorable nous confirme que nous pouvons y aller, et, en revanche, de faire attention au verglas qui pourrait vite arriver. Tranquillisés, nous reprenons la voiture, excités de pouvoir y aller et un peu nerveux pour la route. Nous arrivons au parking sans problème, notons notre passage sur le registre et partons vers le site mythique: il est environ midi. Il semblerait que nous ayons une fenêtre de tir car le ciel se veut un peu plus clément pour l’instant. Donc, nous ne trainons pas en route et nous nous dirigeons directement vers The Wave, sans passer par la case Lace Rocks comme je l’avais fait il y a 2 ans. 1h30 plus tard nous y sommes. Le chemin n’est pas vraiment balisé mais le feuillet des rangers est assez précis. La randonnée est relativement accessible mais la dune de sable à la fin est un peu raide. Et après… oh merveilleuse nature, les stries de couleurs dans la roche sont magnifiques, le site spectaculaire! Nous y restons un peu plus d’une heure et demie avant de partir vers la deuxième Wave. Là, le vent se lève vraiment. On commence à prendre conscience de ce que “rafales à 60 km/h” signifie! Le ciel s’obscurcie aussi très rapidement … Il est temps d’accélérer le mouvement, et de repartir à la voiture. Nous ne serons restés que 2 heures sur le site, et je n’aurai pas pu, encore une fois, grimper sur Top Rock. Mais, il me semble que ce n’est pas le moment de prendre des risques: nous avons vu l’attraction majeure. Nous reprenons notre chemin et à environ 30mn de la voiture, la neige arrive rendant notre visibilité et notre avancée plus difficiles. Arrivé à la voiture, nous reprenons la House Rock Valley Road, et je ne traine pas en route. Pas le temps de fignoler. La neige tombe de plus en plus fort et je ne tiens pas à rester bloqué sur la route, même si nous avons les duvets, les matelas, de la nourriture et de l’eau dans le coffre. Enfin, nous arrivons sur la route goudronnée, rassurés! Nous repartons vers Page et, en chemin, nous faisons un petit arrêt photo près de Lake Powell. Nous rentrons nous réchauffer avec un thé et des cookies. À la vue des prévisions météo pour demain, qui ne sont pas très bonne encore, nous décalons notre excursion à Coyote Buttes South à mardi. En effet, j’ai 2 permis, un pour lundi et un pour mardi, et le temps devrait être plus clément mardi. Pour bien finir cette soirée et vu que demain c’est relâche, nous allons au cinéma à Page. Nous avions trouvé cela sympa, il y a 2 ans, et cela l’est encore. Nous allons voir « John Carter », du roman d’Edgar Rice Burrough, qui a été en grande parti tournée dans la région, à la Paria Movie Set et au Lake Powell. C’est assez sympa de voir ces superbes paysages dans le film. Un bon moment! Demain, c’est repos. Donc, à priori, pas de photo, car nous allons glander, faire de la lessive, glander, et enfin … glander! Les vacances!







mardi 20 mars: White Pocket / Coyote Butte South

Après une journée de repos bien méritée, nous allons avoir aujourd’hui une journée bien chargée: White Pocket, Cottonwood Cove et Paw Hole. N’ayant pas pu utiliser notre permis pour Coyote Butte South hier, nous allons utiliser notre deuxième permis aujourd’hui. J’ai bien fait d’en prendre 2 … Nous avons rendez-vous avec Steve et Susan du Paria Outpost & Outfitter à 8h30, heure de l’Utah, i.e. 7h30 heure de l’Arizona, notre référence actuelle. Nous allons donc nous lever une fois de plus à 6h! Depuis plusieurs semaines, je suis en contact avec Kurt, qui nous avait servi de guide la dernière fois et qui travaille avec Steve et Susan, pour préparer cette journée. Malheureusement, étant donné que nous avons dû décaler cette excursion, nous ne verrons pas Kurt aujourd’hui. Nous partons avec Steve aux environs de 8h30 comme prévu. La tempête de neige est passée, il fait un temps magnifique! Comme Dimanche, nous reprenons la House Rock Valley Road, mais avec le 4wd de Steve. Rien avec voir avec notre voiture, et heureusement! Je n’ai pas dû le préciser, mais la House Rock Valley Road est un chemin non goudronné, quelque peu cabossé à certain endroit, mais sur lequel une voiture « normale » peut rouler. En revanche, pour aller à White Pocket, notre premier arrêt de la journée, nous empruntons une piste. Je vais faire la différence entre chemin et piste. Ici, la piste, c’est du sable, des gros cailloux, des zones rocheuses, du sable, des gros cailloux, … Vous m’avez compris, je suis bien content de ne pas avoir à prendre notre voiture de location pour rouler là-dessus, et je suis encore plus content que ce soit Steve qui conduise! Nous arrivons à White Pocket aux environs de 10h. Il n’est pas nécessaire, à l’heure actuelle, d’avoir un permis pour visiter cette zone. Il faut juste un bon 4wd et surtout savoir le conduire. White Pocket est surement l’un des endroits préféré de Camille, qu’elle appelle le grand cerveau. Comme le laisse entendre son nom, ce site est majoritairement blanc. En fait, sous la première couche de roche blanche se cachent d’autres couches de couleurs: rouge, orange, jaune. La roche semble avoir été torturée: elle fait des vagues, des boucles. Nous passons 3h sur ce site et nous n’avons vraiment pas vu le temps passer. Nous partons ensuite en direction de Cottonwood Cove, qui est à 45 mn de voiture. Après une courte pause pour déjeuner, nous attaquons la visite de Cottonwood Cove. Cette fois, pas de première couche blanche, nous avons immédiatement droit aux couleurs: jaune, orange, rouge, violet, rose … Des drapés violets viennent couvrir la roche orange. C’est de toute beauté, et étant donné qu’il est environ 16h, le soleil commence à réchauffer ces couleurs: c’est encore mieux ! Encore une fois, nous passons quasiment 3h dans cespaysages extraordinaires. Il est temps de filer vers notre dernière étape: Paw Hole. Nous n’allons pas explorer en profondeur ce site, mais nous allons nous en approcher un peu plus que la dernière fois. Paw Hole, c’est un ensemble de cônes ou teepees, d’un orange tirant sur le rouge. Et avec le soleil qui se couche, les teepees sont de plus en plus rouge. Cette journée nous donne un aperçu complémentaire de celle que nous avions eu il y a 2 ans. Et je vous garantis que si vous passez dans la région, c’est une journée à planifier … et dans ce cas, n’hésitez pas à passer par le Paria Outpost & Outfitter, vous passerez une excellente journée en leur compagnie!







mercredi 21 mars: Coal Mine Canyon / Horseshoe Bend

Je ne sais pas si c’est la journée d’hier, mais ce matin, c’est vraiment difficile. Nous prenons notre temps, et décidons d’aller faire un tour jusqu’à Coal Mine Canyon, à côté de Tuba City (Arizona, USA), en début d’après-midi. Nous partons donc aux environs de 12h30 et nous arrivons 2h plus tard. Les zones habitées que nous avons passées nous rappellent que notre mode de vie et notre environnement est bien différent des indiens vivants dans la réserve. En suivant les indications que j’ai trouvées sur différents sites, nous trouvons l’entrée de Coal Mine Canyon. Nous nous garons et marchons un peu autour du canyon. Nous ne pouvons y descendre, du moins depuis là, et puis, je crois qu’il faut un permis. Je ne sais pas si nous sommes à l’endroit le plus photogénique du canyon mais les couches colorées sont assez impressionnantes: blanc, noir intense, orange, rouge puis marron. Après une courte balade nous reprenons la voiture pour essayer d’aller vers un autre point de vue, là où les zigzags colorés sont plus visibles. Nous voilà partis sur une piste qui n’a pas dû voir de véhicule depuis bien longtemps! Du coup, étant donné que la route est un enchainement de boue et de sable, il est assez difficile de conduire dessus, voir peu prudent par moment. Après 500 mètres, nous décidons de rebrousser chemin, la piste devenant de plus en plus imprévisible. Il serait dommage de rester coincés ici, surtout que cela nous couterait cher pour nous sortir de ce pétrin! Nous rebroussons donc chemin vers la vraie route. Là, nous essayons de trouver une autre entrée: sans succès. Nous décidons donc de revenir vers Page et de nous arrêter à Horseshoe Bend. Il y a beaucoup plus de monde que les années précédentes, et pourtant nous sommes au mois de mars. Je n’ose imaginer ce que cela doit être pendant la haute saison. Peut-être le panneau indiquant le lieu sur la route principale et les quelques aménagements faits sur le site y sont pour quelque chose. Nous y restons quelques heures, histoire de profiter du lieu et de faire quelques photos au coucher du soleil. C’est agréable mais je regrette le coucher de soleil de la veille, beaucoup plus impressionnant, grâce aux nuages. Comme le dit Camille, nous devons nous réjouir de ce que nous avons pu voir et c’est vrai que nous avons de la chance, le soleil était au rendez-vous aujourd’hui et le lieu est magnifique.



jeudi 22 mars: Antelope Canyons

Ce matin c’est un peu grasse mat: nous avons réservé le Photography Tour pour Upper Antelope à 10h30. Le tour se fait avec un des opérateurs Navajo opérant depuis Page. Nous sommes chargés à l’arrière du pick-up avec 6 autres personnes. Un petit mot sur notre moyen de transport: il est 10h30 précises et on se rend compte qu’un des pick-up ne démarre pas. Les autres groupes prennent la route et là, on se dit “tu vas voir avec notre chance, il est pour nous celui-là!”. Le conducteur de l’engin en panne passe un coup de fil et un gros 4wd arrive. Rassurés? Pas du tout! Ils sortent les pinces et font démarrer l’engin qui lâche un nuage noir épais! Bon là, on se dit que c’est bon mais non, il part faire de l’essence … Patience. La route vers Upper Antelope assez rapide: environ 15mn avec 3 miles dans le sable à fond les ballons durant lesquels il vaut mieux fermer la bouche et les yeux! On arrive enfin à l’entrée où il y a déjà pas mal d’autres 4wd : même au mois de Mars, il y a du monde. Nous avions déjà visité Lower Antelope Canyon mais c’est notre première fois ici. A notre arrivée le canyon est très sombre. Nous sommes venus pour les célèbres rayons de lumière donc on espère en avoir un ou deux. Nous passons les autres groupes pour avancer plus profondément dans le Slot. La lumière est toujours très faible et on oublie vite les 22 degrés qu’il fait dehors … petit à petit on revient en arrière et voilà, nous avons notre premier rayon de lumière. Bon, il y a du monde alors c’est un peu la course dans le canyon. On aura de la chance avec deux rayons supplémentaires. Et dire que ce n’est pas la haute saison. Ça m’impressionne. De retour à Page, nous récupérons la voiture et nous repartons vers Lower Antelope. Nous en gardons un très bon souvenir. Lorsque nous arrivons, il n’y a que quelques voitures. Et nous allons avoir la chance de nous balader pendant 2h dans le canyon, sans guide, et en ne croisant quasiment personne. Franchement c’est très agréable. Globalement, nous préférons ce Canyon. Ensuite c’est retour au motel, déjeuné dans le jardin, discussions avec le gérant et direction Wahweap Marina au bord du lac Powell. L’entrée payante est inclue dans le National Park Pass donc nous en profitons. Depuis la route, nous longeons le lac vers la marina. C’est assez joli et Camille se demande encore comment c’était avant, avant que l’eau envahisse la zone. Nous avons l’impression que le niveau de l’eau a encore baissé, ce qui nous amène à réfléchir à l’utilisation par notre société de l’or bleu … surtout Las Vegas! A la marina nous prenons deux bonnes glaces, que, pour une raison inconnue, la serveuse nous offre (non, elles ne sont pas périmées). Nous nous installons sur les transats, au bord de la piscine avec vu sur le lac. Le soleil étant de la partie, nous passons une fin d’après-midi des plus agréables! Le soleil couché, nous repartons vers Page où nous allons essayer le Fiesta Mexicana, histoire de vérifier si les commentaires postés sur Trip Advisor sont corrects.





vendredi 23 mars: Edmaier’s Secret

Nous arrivons presque à la fin de notre séjour à Page, déjà! Ce matin, levé raisonnable à 8h. J’essaie de nettoyer mon capteur après avoir changé d’objectif à l’intérieur d’Antelope Canyon hier… et oui, je sais, ce n’était pas à faire avec toute cette poussière! Pour la troisième fois, nous reprenons la House Rock Valley Road. Nous allons cette fois nous promener à un endroit appelé Edmaier’s Secret, site que j'ai évidemment découvert sur ce fantastique forum. Nous nous garons au départ de la randonnée pour Buckskin Gulch. Le permis s’achète sur place pour $6 par personne. La rando commence doucement, 4 miles essentiellement dans le lit d’une rivière, avec pas mal de sable, c’est un peu meuble mais on avance. Ensuite, c’est un peu plus l’aventure, car j’ai récupéré quelques informations sur Internet, mais est-ce que cela sera suffisant? Nous quittons la rando qui mène à Buckskin et nous nous dirigeons vers les Brain Rocks. L’un des objectifs du jour, c’est de trouver des Lace Rocks car je n’ai pas pu montrer à Camille ceux que j’avais vu sur le chemin menant à The Wave. D'après le GPS, les points que nous recherchons semblent être plus haut alors c’est parti, nous commençons à monter, puis à escalader. Nous faisons une pause une fois arrivée au-dessus des Brain Rocks. De là, nous pouvons voir que certaines portions du paysage ressemble très fortement à White Pocket. Nous continuons notre montée. La vue est vraiment magnifique: on retrouve maintenant certains paysages de Coyotte Buttes South, de vrais similarités au moins. Nous trouvons ensuite quelques Lace Rocks (YES!!!) et des stries colorées dans la roche faisant penser à The Wave. Le site tient bien ses promesses, c’est superbe! Nous repartons vers 15h, un peu fatigués des montés et descentes nécessaires sur ce site. Une fois descendus, on se rend bien compte qu’en prenant à gauche de la formation centrale, l’ascension est BEAUCOUP plus simple …C’était pour le fun et parce que Camille adore tellement les pentes raides! Retour vers 16h à notre véhicule, on traîne un peu sur la route pour prendre encore quelques photos de ces couleurs si fascinantes que prend la roche. Une fois à Page, après une bonne douche, une bonne session lessive pour Camille et rangement des sacs pour moi, nous dînons et nous partons au cinéma local (et oui, encore) pour aller voir the Hunger Games. Et voilà, c’est notre dernière journée à Page, demain on reprend la route vers de nouveaux horizons, avec un peu de tristesse pour ma part, car j'aime beaucoup cette petite ville et son environnement …





samedi 24 mars: Grand Canyon

Nous partons vers 9h de notre motel. Nous faisons un stop au Safeway pour acheter un peu de nourriture pour nos sandwichs, et nous nous prenons 2 boissons au Starbucks pour déjeuner! Avant de quitter définitivement Page, nous faisons un dernier arrêt à Horseshoe Bend pour que je puisse prendre encore quelques photos. On ne devrait pas revenir de si tôt à Page, donc j’en profite! Depuis Page, nous mettons environs 2h30 pour rejoindre le Parc National du Grand Canyon. Je ne me souvenais pas que la végétation fût aussi présente sur cette rive aussi. La ranger qui nous accueille à l’entrée du parc est très sympa: en montrant mon passeport, elle essaie de nous parler en français. Elle nous explique qu’elle essaie d’apprendre le français toute seule et Camille lui montre son petit bouquin pour apprendre l’allemand. C’était assez rigolo comme situation. Vu que nous sommes entrés par le côté est du parc, notre premier arrêt est à Desert View. C’est la journée de l’archéologie aujourd’hui dans le parc, donc de petites randonnées sont organisées avec des rangers, des chercheurs et des universitaires. Camille demande donc les dispo au premier visitor center: sans succès. Nous trainons un peu autour de la Watchtower. Je trouve le point de vue que je recherche mais le ciel nuageux donne un aspect voilé et je décide de prendre des photos plus tard dans l’après midi. Nous partons donc vers notre hôtel. Pas de chance, la chambre n’est pas prête, il faudra revenir à partir de 16h. Nous grignotons un morceau en attendant, vérifions les prévisions météo et repartons en direction de Desert View afin de nous arrêter aux différents points de vue. Le canyon est très impressionnant, ses proportions sont au-delà de ce que nous pouvons voir. Nous devinons les quelques rapides de la Colorado River, rien d’impressionnant depuis ici … sauf que l’une des pancartes stipule qu’il peut y avoir des creux jusqu’à 3m! Nous retournons donc à la Watchtower pour faire les photos que je n’ai pas pu faire un peu plus tôt. Et ensuite, nous repartons à l’hôtel, récupérer notre chambre et déposer nos affaires, avant de nous diriger vers Hopi Point pour le coucher de soleil. Nous utilisons la navette pour nous y rendre. Très pratique ce système de navettes au sein du parc, un peu comme à Zion. Pas de chance, le coucher n’est pas fantastique, il y a trop de nuage épais! On ne peut pas dire que je sois très chanceux avec mes couchers de soleil pour l’instant. Bon, ça ira pour aujourd’hui, nous posons nos affaires et nous décidons d’aller faire un tour au resto, histoire de changer de notre ordinaire. Direction le Arizona Room: ils font des steaks et je crois que nous commençons à développer une petite carence en viande. Je prends un énorme steak et Camille, qui n’aime pas trop la viande, fait de même: c’est pour dire! Au passage, la viande est excellente!





dimanche 25 mars: Road 66

Ce matin, nous allons continuer un peu notre visite « touristique » de la rive sud du Grand Canyon. Nous quittons l’hôtel vers 9h, et après avoir pris un thé à emporter à la cafétéria, nous nous dirigeons vers Yavapai Point. Nous allons faire la petite balade qui va de Yavapai à Mather Point. Cela me permet de prendre d’autres points de vue du Canyon. A Mather Point, nous prenons le navette, ligne orange, pour aller bien plus loin: Yaki Point. Globalement, nous passons 2 bonnes heures à nous promener le long du Canyon. Il commence à y avoir du monde, mais ce n’est pas encore insupportable. Ça doit quand même être l’usine pendant la haute saison. Lorsque j’ai planifié le voyage, j’avais prévu de faire le premier tronçon de la South Kaibab Trail, qui n’est pas trop long. Mais depuis hier, Camille se ressent d’une cuisse (contracture ?), et vu que nos deux journées suivantes vont être un peu plus sportive, nous abandonnons l’idée de faire cette rando. Nous partons désormais en direction de notre étape intermédiaire: Seligman (Arizona, USA). Pourquoi étape intermédiaire? Tout simplement, car demain matin, nous devons aller à Supai, village indien au fond du Canyon. Il y a environ 3 ou 4 heures de descente, et l’idéal est de partir tôt pour profiter de l’après-midi sur place. Le rapport avec mon étape intermédiaire? Seligman est la ville la plus proche (enfin presque) avant de rejoindre le départ de la rando pour Supai. Pour ceux qui connaissent le film d’animation de Pixar, Cars, Seligman n’est rien d’autre que l’inspiration de la ville de Radiator Springs! C’est donc une étape folklorique intéressante. Et, en effet, même si la ville semble un peu à l’abandon, nous passons une bonne après-midi au milieu des anciennes voitures américaines qui, pour certaines, apparaissent dans Cars. Je vais aussi, pour une fois (et peut-être pas la dernière) mettre un petit mot sur notre chambre d’hôtel. Nous avons réservé au Canyon Lodge. Lorsque Camille va faire le check-in, elle se rend compte que l’un des managers de l’hôtel, n’est pas américain … plutôt allemand. Evidemment, elle continue la conversation dans la langue de Goethe … enfin, presque. Nous avons la chambre Harley-Davidson (chaque chambre a un thème). Et bien, franchement, c’est l’une des plus jolies (décorée avec goût) et plus propre chambre de motel que nous ayons eu. C’est une excellente surprise, et si vous devez dormir dans le coin, n’hésitez pas. Rapport qualité/prix imbattable! Enfin, en discutant avec le manager, nous apprenons que la route qui mène au Hualapai Hilltop (départ de la rando pour Supai) est désormais entièrement goudronnée et qu’il nous faudra environ 1h30 pour y aller depuis Seligman. J’avais prévu 2h30: c’est 1h de sommeil en plus!





lundi 26 mars: Supai

Debout aux environs de 6h30, car nous allons essayer de partir avant 8h. Cela nous laisse le temps de prendre notre petit-déjeuner (inclus) au motel pour une fois. Maintenant, je vais vous reparler météo … Comme d’habitude, je regarde la météo tous les jours. Et comme la semaine dernière, depuis 3 jours, le National Weather Service annonce pour ce lundi matin, 30% de chance de pluie, neige et vent. Super pour faire la descente de 13km vers Supai. Et bien, ce matin, nous sommes dans les 70% de beau temps, et vraiment, ça tombe bien. Nous partons donc rassurés. Nous faisons un peu d’essence et en route pour le village de Supai (Arizona, USA). Ce village se trouve en bas d’un canyon et abrite environ 650 personnes qui vivent essentiellement du tourisme. Tourisme rendu possible grâce à leurs joyaux: de magnifiques chutes d’eau. Il est possible d’accéder au village à pied, ce que nous allons faire, à dos de mulets, attention aux fessiers fragiles, ou par hélicoptère, attention au porte-monnaie sensible. Nous mettons 3h pour descendre … sans traîner: Camille adore le rythme effréné! La rando commence par une succession de lacets, avec pas mal de cailloux et de gravillons, le long de la falaise, ce qui doit nous permettre de descendre les 2/3 du dénivelé sur une très courte distance. Ca va être sympa à remonter. Il y a un peu d’ombre par endroit, de la verdure et vers la fin du chemin, nous longeons la petite rivière qui alimente les chutes. Nous arrivons au village que nous reconnaissons grâce l’odeur des animaux (chevaux, mules et ânes) et le désordre environnant. Nous prenons notre clé au Lodge, grignotons un morceau au frais et partons avec nos sacs à dos, enfin allégés, vers les chutes. Les chutes sont assez loin du village, à environ 3 et 4 km. La première chute que nous voyons, Lower Navajo Falls, est surprenante par sa végétation et son enchaînement de petites chutes: le lieu est extrêmement reposant! Nous continuons notre descente pour rejoindre Havasu Falls, la chute la plus connue avec ses bassins turquoises. Même modifiée par les dernières inondations, la chute reste superbe! Mais il est regrettable que les abords ne soient pas mieux entretenus. Enfin nous traversons le camping pour atteindre Mooney Falls: des trois, c’est la plus impressionnante par sa hauteur mais c’est aussi peut être la plus difficile à saisir. Après avoir passé du temps à prendre des photos des 3 chutes, nous repartons vers le village. Ne chercher pas à acheter quelque chose après 18h, tout est fermé! Heureusement nous avions de quoi manger et boire alors ça ira pour ce soir. Fatigués, nous retrouvons le Lodge pour une bonne douche. Attardons nous un peu sur la chambre maintenant … Nous avons réservé cette chambre longtemps à l’avance, et elle coûte la bagatelle de $145, sachant qu’il n’y pas de tv, pas de micro-onde, pas de frigo. Mais, tout cela, on s’en passe facilement, même si à ce prix, on s’attend à un certain confort. Ce qui est plus embêtant, c’est que la chambre n’est pas vraiment propre. Les draps sont propres, pas de problème. Mais c’est à peu près tout. Encore une fois, c’est très très cher pour la prestation. Maintenant, l’apothéose! Après dîner, je m’assois sur le lit et je soigne ma cheville en me passant de l’arnica. Je remets mes chaussettes, car il ne fait pas très chaud (pas de chauffage). Je m’apprête à me relever, et là, je vois un truc me passer entre les jambes. Stupeur, c’est un scorpion! Oui, un vrai scorpion, tout mignon avec sa queue en l’air, dans notre chambre, sortant de derrière notre lit! Ça calme un peu. Le scorpion est allé se poser au pied du deuxième lit. Le temps de reprendre mon souffle, d’enfiler mes chaussures, et le scorpion est mort. J’ai quand même dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour l’achever. Je ne sais pas si la piqûre de ce scorpion était dangereuse, mais je ne tenais pas à le savoir! Du coup, alors que nous tombions de sommeil à 20h45, plus personne n’a envie de dormir. Nous allons passer une longue nuit, une très longue nuit … très très très longue nuit: interminable. Décision unanime: nous partirons tôt demain matin.







mardi 27 mars: De Supai à Moapa

Après cette longue nuit de sommeil, très réparatrice, nous sommes prêts pour à quitter les lieux vers 7h15. Départ à la fraiche pour remonter à la civilisation. Comme je vous l’ai dit lors du post précédent, nous avons mis 3h pour descendre, sur un rythme assez soutenu. Je ne sais pas combien de temps nous allons mettre pour remonter, mais avec nos sacs à dos bien chargés, je pense que ça va être difficile. Finalement, nous arrivons au sommet après 3h45 de marche et de nombreuses pauses. Je ne pensais vraiment pas que nous mettrions moins de 4h. Tant mieux, nous aurons plus de temps pour nous reposer ce soir. A noter, quand même, que sur la fin de la rando, nous avons fait la course pour ne pas être doublés par les mulets chargés de valises. Un peu de fierté quand même! Il est temps de reprendre la route vers Moapa Valley (Nevada, USA), en passant par Hoover Dam. C’est un petit bout de chemin qui va nous faire quitter l’Arizona pour retourner dans le Nevada. Premier arrêt en route pour un gros burger avec des curly fries (frites enroulées), dans un « Jack in the Box » (fastfood que l’on trouve sur la côte ouest des USA … il ne me semble pas en avoir vu du côté de NYC ou de Boston). Camille avait mis cette étape « curly fries » sur sa to-do liste. Ca fait du bien et nous en avons un peu marre des sandwichs. Deuxième arrêt au Hoover Dam. Nous sommes impressionnés par la capacité des américains à transformer n’importe quoi en une attraction. Car ce barrage est devenu une vraie attraction avec parking payant, visite guidée payante, souvenir, resto, … Énormes les Ricains! Le barrage est quoi qu’il en soit un beau et impressionnant monument, avec une architecture art-déco. Notre petite visite, gratuite, réalisée, nous partons vers Moapa Valley où nous allons passer 2 nuits. Nous passons prêt de Las Vegas (notre dernière destination) et longeons le lac Mead pour rejoindre Moapa Valley. Encore une fois le pass pour les parcs nationaux nous rend service, car il nous permet de rentrer dans la zone du lac Mead sans payer! La région est beaucoup plus verte que nous ne l’aurions pensé. Nous arrivons à l’hôtel, bien plus tôt que prévu, et pouvons nous installer pour deux nuits. Demain: Valley of Fire.

mercredi 28 mars: Valley of Fire

J’ai découvert ce State Park (non inclus dans le pass des national parks, mais qui coute $10 pour la journée) en lisant les récits d’autres voyageurs sur ce forum, alors merci à eux. Et bien, je vous conseille VIVEMENT ce parc. Mais revenons au récit de la journée. J’ai planifié cette journée extrêmement précisément. Encore plus que d’habitude, et ceux qui me connaissent bien savent ce que cela signifie. Et pour planifier la journée aussi précisément, j’ai utilisé le guide de Steffen Synnatschke, qui n'est pas très cher, qui est très précis et qui est illustré par de magnifiques photos. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous décrire dans le détail ce que nous avons fait, ce serait long et fastidieux. Nous avons commencé cette journée à 8h et nous l’avons terminée à 19h30, après le coucher du soleil. Les choses importantes à savoir sont les suivantes:Il y a un grand nombre d’arches. Cela ne remplace pas Arches National Park, mais si vous n’avez pas le temps d’aller jusqu’à Moab, c’est quand même un excellent lot de consolation.Il y a des zones (à trouver) où la forme et la couleur des roches m’ont vraiment fait penser à Coyote Butte South. Bon, encore une fois, pour ceux qui n’iront pas jusqu’à Page ou qui ne peuvent se payer les services d’un outfitter, ce parc est encore un joli lot de consolation.Enfin, il y a une Wave. Alors, évidemment, ce n’est pas The Wave (Coyote Butte North), mais cette wave s’appelle Fire Wave, et elle est vraiment magnifique, surtout au coucher du soleil.Je n’ai pas d’action dans le parc, je ne suis pas payé par l’état du Nevada, mais, il serait vraiment dommage de passer à Vegas, et de louper ce parc. Vous l’avez compris, nous avons adoré ce parc!







jeudi 29 mars: Death Valley

Après la journée d’hier bien chargée, nous partons maintenant faire un petit, tout petit, tour en Californie. Tout de suite vous pensez: Los Angeles, plage, soleil. Et bien, nous allons garder soleil et chaleur, car nous partons passer une courte journée dans la Vallée de la Mort! Personnellement, ce n’est pas un site où je passerai plusieurs jours, mais lorsque j’ai planifié le voyage, je trouvais que cela valait le coup d’y passer, car ce n’est pas très loin de Las Vegas. De plus, Camille ne connaissait pas et moi, j’y étais passé assez rapidement, il y a 12 ans. Arrivé dans le parc, nous nous arrêtons à Zabriskie Point, histoire de faire du repérage pour ma cession lever de soleil de demain matin. Et oui, je vais me lever de bonne heure demain matin. Ensuite, nous allons voir si notre « cabine » est prête au Furnace Creek Ranch. Avant d’aller directement au Furnace Creek Ranch, nous nous arrêtons au Furnace Creek Inn. Je ne me souvenais plus ce que j’avais réservé. Camille descend et va faire le check-in. Et puis au bout d’un moment, alors que je l’attends dans la voiture, je commence à me souvenir que ce n’est pas là que j’ai réservé. Le Inn, c’est la version « luxe », alors que le Ranch, c’est la version « abordable ». Lorsque je vois Camille revenir, avec une petite moue, j’éclate de rire, car je suis maintenant sûr de ne pas l’avoir envoyé au bon endroit. Après cette courte pause rigolade, nous partons pour le Ranch et posons nos affaire dans la cabine, qui est un sorte de petit chalet avec une chambre et une douche. C’est très bien fait et très confortable. Le site est très sympa. Nous continuons notre visite en allant jusqu’à Badwater, point le plus bas d’Amérique du Nord, en dessous du niveau de la mer (-86m). Ensuite, nous empruntons la route en sens unique Artist Drive. Comme de nombreuses fois, nous découvrons des roches multicolores, avec en plus, cette fois, des teintes vertes et violettes. Je ne cesse d’être émerveillé par les différentes couleurs de roche de puis le début du voyage, et je ne m’en lasse pas … C’est la dernière étape pour Camille, qui est crevée. Je la dépose au Ranch, et je poursuis la découverte de Death Valley, en allant profiter du coucher du soleil au milieu des dunes de sable de Mesquite. Tout d’abord, je ne pensais vraiment pas que ce serait aussi fréquenté: ce sont les Champs-Elysées sur sable! Il y a du monde partout, et c’est la galère pour trouver des dunes vierges de tout pas. Après m’être éloigné un peu, j’arrive à trouver de petites dunes un peu moins peuplées. Encore une fois, le coucher de soleil n’est pas « inoubliable ». Tant pis. Je ne m’attarde pas trop longtemps, car il faut ensuite que je retourne à la voiture. Et marcher dans les dunes de sable, ce n’est pas ma tasse de thé. Je rentre au Ranch, retrouver Camille qui nous a préparé à manger. Normalement, il faudrait que je me couche assez tôt, en prévision du lever de soleil de demain, mais finalement, ce sera 23h30. Ça va être très dur demain matin.





vendredi 30 mars: Las Vegas

Deuxième petite demi-journée à Death Valley. Comme je vous l’ai dit, je commence de bonne heure pour aller profiter du lever de soleil à Zabriskie Point: un classique. Je me lève donc à 5h30 pour être sur place à 6h. Je laisse dormir Camille qui en a besoin. J’ai vraiment eu du mal à décoller ce matin, me demandant même si je n’allais pas rester au lit. Et à force de me poser des questions, je me suis réveillé. Donc, à 6h, j’étais à Zabriskie Point, seul. Petit à petit, quelques trépieds sont arrivés, et au final, nous étions moins d’une dizaine à venir immortaliser ce moment. Je comprends désormais pourquoi ce site est prisé pour ses levers de soleil. La montagne qui s’illumine petit à petit, la roche jaune et marron que le soleil rasant vient réchauffer: c’est splendide! Ensuite, vers 8h, je décide de retourner à Badwater, histoire d’avoir des photos plus acceptables. Lorsque j’arrive, le soleil, bloqué par la montagne, n’a pas encore illuminé la couche de sel qui recouvre le sol. J’ai le temps de me préparer et de faire quelques photos avant de rentrer, aux environs de 9h15. Cela nous laisse le temps de nous préparer tranquillement pour notre dernière destination de ces vacances: Las Vegas! Nous décollons un peu avant 11h pour la cité du jeu. Nous allons cette fois passer par le sud de Vegas, ce qui nous permettra de faire un arrêt « fastfood » à Parhump. Arrivé à Death Valley Junction, i.e. après environ 30km de route, je suis tellement fatigué que je m’arrête pour laisser le volant à Camille. C’est tellement rare, qu’elle en est surprise. En fait, étant donné que je ne conduis pas le reste de l’année, j’aime bien conduire pendant les vacances, surtout sur les routes « tranquilles » américaines. Camille va conduire pendant 1h jusqu’à Parhump, et moi, je vais dormir. Oui, je vais vraiment dormir, car à un moment, après un cauchemar, je me suis même réveillé en sursaut dans la voiture, effrayant Camille, ce qui aurait pu être dangereux. Terrible cauchemar, car je me voyais en train de conduire, m’endormir au volant et perdre le contrôle du véhicule. Vraiment réaliste … Après notre pause déjeuné à Parhump, et un peu plus reposé, je reprends le volant. Notre objectif suivant est logistique. Avec les chaussures que j’ai dû acheter, et la suite du shopping que nous prévoyons, il est évident que nous allons avoir un problème de valise. Mon vieux trolley que j’ai depuis plus de 13 ans commence à se décomposer, et nous avions prévu de le changer avant de partir en congés. Nous allons donc le changer aujourd’hui. Depuis plusieurs jours, nous regardons sur internet où nous allons trouver des valises à Vegas. Pas si évident. Nous terminons dans un Target (type Gifi pour ceux qui connaissent). Nous trouvons une grosse valise pour environ $90 et nous gardons pour l’instant l’ancienne, histoire de pouvoir monter dans notre futur hôtel à Vegas sans passer pour des clodos avec tous nos sacs plastiques. Et oui, car nous allons passer notre dernière nuit dans l’un des grands hôtels casinos de Vegas. L’un des plus récents aussi. Le Cosmopolitan. C’est également l’un des seuls hôtels avec terrasse. Il est idéalement placé, car au milieu du Strip (Las Vegas Boulevard), juste à côté du Bellagio et quasiment en face du Paris. Comme nous avons pris une chambre avec vue sur le Bellagio, nous allons profiter du spectacle des fontaines depuis notre chambre. Et la vue est grandiose. C’est un très bel hôtel, moderne et très bien décoré. Nous adorons. Pendant que je prends des photos depuis la terrasse, Camille vient de lancer l’opération « Tornade sur les valises ». Elle les a vidées et elle commence à les réorganiser. Au final, il ne peut rester que 2 valises. Une fois la nuit tombée, nous partons dîner. Nous allons tester l’un des nombreux buffets de Vegas. Après une petite recherche sur le web, il semblerait que le buffet de notre hôtel soit bien noté: le Wicked Spoon. Pour $37 par personne, nous avons droit à un magnifique buffet All You Can Eat. Je vous passe les détails, mais nous n’avions pas mangé comme ça depuis un bon moment. Digne d’un réveillon. Nous sommes ressortis avec le ventre au-dessus de la ceinture … Quelle élégance! Ensuite, nous sommes allés faire un petit tour dans la ville du jeu et de la débauche. D’ailleurs, c’est Spring Break en ce moment, et pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont les vacances « débauches » de la jeunesse puritaine américaine. C’est à vivre mais pas trop longtemps quand même. Notre balade sur le Strip nous mène jusqu’au fameux signe Fabulous Las Vegas. Ce n’est pas la porte à côté à pied. Nous prenons un bus pour nous ramener vers notre hôtel. Camille part se coucher et je continue un peu pour aller prendre des photos du côté du Venice, du Caesar Palace et du Bellagio. Il est 3h du matin lorsque je rentre. Un peu éclaté, je l’admets, la journée ayant commencé il y a presque 24h pour moi.









samedi 31 mars: Las Vegas … La fin

Dernier jour de nos 3 semaines de balade. Ca passe à une vitesse … Nous allons essayer de bien profiter de cette dernière journée, sachant que nous ne décollons qu’à 20h45. Tout d’abord, nous allons profiter des avantages de notre magnifique chambre: prendre un bain avec vue sur Las Vegas. Le luxe! La journée s’annonce encore belle et chaude. Tant mieux. Nous devons quitter la chambre à 11h, cela nous laisse 45mn pour finir l’opération « Tornade sur les valises ». Opération réussie évidemment, mais maintenant nous nous posons des questions sur le poids des valises, qui, à mon avis, a bien augmenté. Nous verrons bien à l’aéroport. Après avoir chargé les valises dans la voiture, nous partons nous promener sur le Strip, histoire de rentrer dans certains Casinos, ce que nous n’avons pas eu le temps de faire hier soir. En attendant, la voiture reste au parking de l’hôtel, qui est gratuit. Nous allons enchaîner 3 casinos: le Bellagio, le Caesar Palace et le Paris. Nous faisons juste de rapides incursions dans les casinos, mais cela permet d’avoir une impression. De tous ces casinos, le Bellagio a notre préférence grâce à sa luminosité. De plus, pour le printemps, la décoration est axée sur les fleurs. C’est magnifique. Nous partons récupérer la voiture, car nous devons à présent attaquer la dernière étape cruciale de ce voyage: le shopping. Nous partons tout d’abord au Las Vegas South Outlet … il y a un outlet Coach pour les spécialistes en beaux sac-à-mains … Une fois que Camille a trouvé son bonheur, nous partons cette fois dans un mall que nous connaissons déjà: Town Square. C’est un mall en plein air où nous nous étions arrêtés il y a 3 ans. C’est vraiment sympa, et nous y passons 3 heures, entre déjeuner et shopping. La carte bleue ayant bien chauffé, il est temps de rentre notre voiture de location (au passage, il semblerait que nous ayons fait 3200 km … pas mal), et de partir à l’aéroport. Evidemment, au moment d'enregistrer les bagages, nous découvrons que nous avons explosés les limites. Rien d’extraordinaire, mais il faut réorganiser les valises, et chausser nos grosses chaussures de rando pour voyager. Encore plusieurs heures de vol vers Londres et quelques heures de train vers Paris. Voyage terminé!



HôtelsCedar City (1 nuit): Best Western El Rey Inn & Suites - Bryce (2 nuits): Best Western Plus Ruby's InnTorrey (1 nuit): Howard JohnsonMoab (1 nuit): Inca Inn Blanding (1 nuit): Super 8Page (7 nuits): Debbie’s Hide A WayGrand Canyon (1 nuit): Maswik LodgeSeligman (1 nuit): Canyon LodgeSupai (1 nuit): LodgeMoapa Valley (2 nuits): North Shore InnDeath Valley (1 nuit): The Ranch at Furnace CreekLas Vegas (1 nuit): CosmopolitanLa palme du meilleur rapport qualité/prix est attribué au Canyon Lodge de Seligman. La palme du pire rapport qualité/prix est attribué sans surprise au Lodge de Supai (la prestation scorpion laisse à désirer ... 😉) Tous les autres hôtels sont très bien, voir fantastique pour le Cosmopolitan. D'ailleurs, si vous allez à Vegas et que vous voulez faire des photos, le Cosmopolitan, c'est l'idéal ... un peu cher peut-être (plus de $400 la nuit).
Éthiopie au mois d'août: trek dans le Simien ou Balé?
by Camédite · 2012-05-11 · 11 replies
Bonjour à tous!

Je prépare mon voyage qui se déroulera du 19 juillet au 29 août en Ethiopie.

J'hésite beaucoup quant à l'itinéraire à choisir: je suis depuis le début hantée par le Simien, qui me fait rêver. Cependant, ces derniers temps, compte tenu de la météo prévue en juillet-août, j'avais prévu de me replier sur un trek dans le massif balé. Problème: je n'arrive malgré tout pas à me départir du Simien, qui me fascine toujours autant.

Je suis donc à la recherche de témoignages de personnes qui auraient fait ces deux régions, ou l'une d'entre elles à cette même période, et qui pourraient m'aider à choisir: le Simien est-il quand même aussi grandiose pendant la saison des pluies ou vaut-il mieux opter pour le Balé qui serait dégagé, mais peut-être moins fascinant (à mon goût).

Vos conseils et commentaires seront les bienvenus!!

Merci à tous!
Croisière "Au delà des colonnes d'Hercule" sur le Costa Fortuna
by Ceccano · 2012-05-09 · 31 replies
Nous allons faire une croisière du 27 septembre au 6 octobre prochain et nous souhaiterions avoir des renseignements au sujet des excursions car nous connaissons déjà le principe des croisières, nous en avons effectué deux. Par contre, nous ne connaissons pas le bateau "FORTUNA" si vous pouviez nous informer à ce sujet, ce serait parfait,

Merci par avance
De retour après quinze jours dans l'Ouest américain
by Orlanth · 2012-05-08 · 15 replies
Bonjour à tous,

Nous voilà revenus après 15j dans l’ouest américain. Voici un petit compte-rendu pour donner notre modeste pierre à l’édifice qu’est ce super forum.

Nous sommes partis 15j (du 21 avril au 6 mai) de Phoenix à San Francisco avec un vol intérieur entre Las Vegas et San francisco.

Jour1 : Départ de Bruxelles le samedi matin direction Phoenix avec une escale de 6h à NY avec Delta. Le voyage s’est très bien passé sans problème majeur à part un petit flip quand mon passeport n’a pas voulu passer pour générer les cartes d’embarquement. A la douane à JFK rien à signaler si ce n’est que c’est TRES long et qu’il faut prévoir au mini 3h pour ne pas stresser. Ce trajet aller aura en fin de compte été beaucoup plus éprouvant que le trajet retour à cause de la longue escale de 6h. Arrivé à Phoenix, nous avons alors mis 1h15 seulement à récupérer nos bagages, prendre la voiture de location et rejoindre l’hotel pour aller dormir. Je dois dire que l’organisation des aéroports américains est assez surprenante. Notre loueur de voiture était alamo. Rien à dire sur la prestation.

Jour 2&3 : Direction Sedona où je m’attendais à 15° (température moyenne fin avril) et on est arrivé avec 30° voir 35 le lendemain et un superbe soleil. Cette région est superbe et je vous conseille grandement d’y aller un jour. On a fait des randos « classique » comme West Fork (à faire), Bell Rock ou encore cathedral rock mais également moins commune comme Robber Roost. Je vous conseille de faire cette dernière car c’est vraiment sympa avec une petite balade en 4x4 dans les chemins cabossés puis une petite rando à pied. Enfin, la petite rando à pied, c’est si vous ne faites pas comme nous en montant le rocher du mauvais côté J ! En plus 5 min après notre arrivée, on a vu débarquer un indien avec ses instruments qui s’est mis à faire des incantations au soleil tout en jouant de la musique et je dois dire que c’était plutôt sympa. On a adoré Sedona. Pas mal de balades à faire et surtout peu de touristes au moment où on s’y est trouvé.

Jour 4 : sunset Volcano crater Sur le chemin du grand canyon, on a fait une petite halte à Sunset volcano crater. Pour ceux qui n’ont jamais vu un volcan dont l’éruption est récente, ca vaut le coup d’œil. On y voit des champs de lave totalement noirs et qui n’ont pratiquement pas été érodés. Les rando sont courtes mais on est vraiment sur un paysage lunaire.

Jour 4 : Grand canyon Le grand canyon, quoi en dire à part que c’est très spectaculaire et incontournable. Par contre ici, beaucoup plus de touristes dont énormément de français. On n’y était qu’une journée donc on a choisi de remonter à pied de Hermist Rest au village. Ballade sympa car on longe la rim sur 15km. Par contre, les 2 derniers arrêts de la navette sont sans intérêts car c’est un chemin bitumé. Par contre c’est plutôt bien pensé pour les personnes en fauteuil. Egalement plus de 30° là bas alors qu’on s’attendait à 12 J ! On souhaitait descendre un peu le lendemain mais le temps s’est gâté et on a préféré partir plus tôt que prévu. On y retournera peut-être un jour si on en a l’occasion pour descendre au fond ou faire la descente du colorado. Ca doit probablement être très impressionnant.

Jour 5 : Monument valley. Temps moyen pour un photographe mais, malgré tout, tout à fait correct. Bel endroit avec une balade en voiture de 17 miles sympathique. Franchement largement faisable même avec une berline mais attention où vous vous arrêtez car on peut vite s’ensabler. Le view hotel malgré son prix et un hôtel vraiment bien mais attention au petit dej qui est une vraie arnaque !!! On a apprécié cet endroit même si ce n’est pas ce qu’on a préféré lors du voyage.

Jour 6 : Page et Lake Powell : Le temps n’était pas avec nous ce jour là avec de la pluie sur le trajet et donc de la pluie sur place qui nous a empêchée de faire ce qu’on souhaitait : Notamment une balade en voiture pour aller à Altrom point. Le ranger du visitor center nous a fortement déconseillé de la tenter. On a cependant vu un beau couché de soleil avec une lumière superbe grâce aux nuages et à la pluie à l’horizon. On a ensuite attendu le lendemain matin pour aller à Horseshoe bend et lower antelope canyon. Deux balades à faire. On a eu de la chance sur notre guide à Lower antelope qui jouait de la guitare pendant la balade et qui était bien sympathique comparé à l’accueil minable de nos amis indiens à la petite cabane où l’on paye l’entrée.

Jour 7&8 : Bryce Canyon C’est vraiment le plus bel endroit que nous ayons visité. C’est absolument superbe, on n’avait jamais vu quelque chose comme ça. Pour moi c’est incontournable !! Au programme, on a fait randos à pied, notamment Fairyland loop et une rando à cheval d’1/2 journée dans Red Canyon ou on n’était que tous les 2 avec notre guide. On a pris notre pied à cette balade avec un guide qui est un vrai pisteur américain (chasseur d’ours et de mountain lion (Cougar) à dos de mule avec son chien). Le soir, je vous conseille d’aller vers le sud du parc pour essayer de voir des antilopes ou autres animaux qui sortent de la forêt. On logeait au Bryce Canyon Pine que je vous conseille vivement car les gens sont très gentils, les chambres propres avec un frigo et un four micro-onde et leur resto propose de la bouffe simple mais bonne.

Jour 9 : Zion Park :

On n’avait pas prévu de visiter ce parc, seulement d’y passer mais avec la pluie de Page, on a rejoint plus rapidement Bryce et on a décidé d’y passer une petite journée. Notre sentiment est mitigé sur ce parc peut-être car on y était le dimanche. Il y avait ENORMENT de touristes notamment américains qui venaient là le WE. Ce qui fait que les randos étaient blindées de monde. N’y étant qu’une grosse demi journée on n’a pu faire que des randos de faible difficulté. Ceci explique peut-être cela. Mais on a également eu l’impression que les randos sont soient très faciles soient très difficiles. Mais peut-être que ceux qui y sont allés plusieurs jours pourront commenter notre impression. Mais en tout cas c’est un parc qui est totalement différent de ceux qu’on avait fait avant et je pense que faire des randos techniques là bas, ca doit valoir le coup.

Jour 10 : Valley of Fire Avant d’arriver à Las vegas, on a fait une halte à Valley of fire. Endroit surprenant également qui ressort au milieu de nulle part. Ca mérite le coup d’œil également avec tous ces rochers colorés du mauve au rouge en passant par le jaune et le blanc. Il fait très chaud donc en été ca doit être infernal mais malgré tout je pense qu’il faut y passer une petite journée.

Jours 10&11 : Las Vegas Que dire de Las Vegas. On y allait vraiment motivé malgré ce style de vie qui est vraiment à l’opposé du nôtre. On n’aime pas les villes et on n’est pas des « gens de la nuit » … ! On a eu un sacré choc le jour de notre arrivée. Ce qui était vraiment pénible c’est la troupe de mexicains qui distribuent leurs images pour contacter les prostituées. J’en aurai bien claqué 1 ou 2 sur le macadam ! Malgré ca, c’est une ville à voir pour se rendre compte de la folie générale de ce lieu. Les hôtels, notamment le venetian, méritent un coup d’œil car c’est vraiment impressionnant ce qu’ils ont construit là bas. On est également allé voir un spectacle du cirque du soleil (Ka) et ca aussi ca mérite le déplacement. Ce n’est pas donné mais la maitrise dont font preuve ces artistes est impressionnante. Un gros point négatif est l’hôtel dans lequel nous sommes allés. Le Mirage. Sans exagérer, je pense qu’on a eu le moins bon accueil de notre quinzaine. La salle de bain n’était pas propre (baignoire rouillée, gros dépôt de calcaire). Il n’y avait même pas savon, gel douche … le 1er jour. Assez minable pour un 4 étoiles.

Jour 12 jusqu’à la fin : San Francisco et environs. San Francisco avec Bryce Canyon et Sedona sont dans notre top 3. Cette ville est vraiment superbe avec ces vieilles maisons victoriennes en bois et colorées. De plus les pentes bien connues grâce aux séries américaines rajoutent du charme à cette ville. On a adoré. Je vous conseille de faire le tour en bus rouge le 1er jour afin de vous donner une vue assez large de la ville et de voir les endroits que vous souhaitez voir de plus prêt. On a visité Alcatraz. Visite très bien faite avec le guide audio. A faire. On a également loué une voiture une journée pour aller à Muir wood voir les Red woods. Un parc sympa et assez surprenant mais il faut arriver TRES tôt si vous voulez une place sur le parking. Cette location nous a permis également de vadrouiller dans les rues de san francisco et descendre les pentes vertigineuses. A faire, car ça fait drôle quand on entame la descenteJ. Le même jour pour profiter de la voiture, on a décidé d’aller à la napa valley pour voir à quoi ca ressemblait. On n’avait pas prévu d’aller là bas et donc je n’avais rien lu sur cette région. Et là ce fut le drame !! On s’attendait à quelque chose type vignoble bourguignon ou bordelais mais on avait oublié qu’on était aux états-unis. On pensait se promener dans des petites routes au milieu des vignes mais en fait on était limite sur une autoroute avec une circulation énorme et un tourisme hallucinant. Les endroits de dégustation étaient blindés. Des limousines partout. Je n’avais jamais vu ca ! Enfin à part ce petit point négatif, San Francisco est également incontournable !! Je vous conseille notre Hotel : Hotel Del Sol (à la joie de vivre) au croisement entre Greenwich street et Webster street. Un accueil génial, un hotel bien situé pas trop cher pour SFO et avec un service génial : on vous aide à louer un véhicule, on vous réserve tout ce qu’il faut si vous en avez besoin (resto, navette à l’aéroport ….) et des gens très gentils. Une autre bonne adresse : un petit resto branché de burger sur Union street à l’est de l’intersection avec Fillmore street. Les jeunes qui gagnent bien leur vie se retrouve là le soir. Un peu bruyant mais les burgers sont très bons et la majorité des ingrédients sont fait maison. Le tout pour un prix correct.

Dernier jour : Juste un petit point sur notre escale à Atlanta où on avait seulement 1h30. Je m’attendais à être un peu juste vu ce que j’avais pu lire sur internet mais en fait, on a mis 18 min pause pipi comprise pour aller de la gate B33 à la gate E29 … Vraiment pas de quoi se stresser.

On a adoré les états-unis. L’ouest américain est vraiment une région qu’il faut aller voir un jour dans sa vie. Les parcs sont superbes. Les gens sont très accueillants et très gentils. Ils conduisent tranquillement. On a vu 3 fous seulement sur 2000km. Les parcs et villes sont d’une propreté exemplaire. Un petit détail mais pourtant tellement agréable c’est qu’il y a des toilettes partout. Et en plus elles sont pratiquement toutes propres. Quand elles ne le sont pas, c’est tjrs nettement plus propre que des toilettes publiques françaises. Evidemment ce pays n’a pas que des points positifs : On a vu (à Las vegas par ex) des femmes de 75 voir 80 ans travailler dans les restos comme serveuse ou caissière ! Mais malgré tout c’est une culture qui vaut la peine d’être découverte.

En tout cas, je vous conseille fortement d’aller là bas. Si on peut, on y retournera ! Si vous souhaitez des infos plus précises, n’hésitez pas à me contacter.
Suggestions d'activités pour un voyage de vingt et un jours dans le sud de la France, l'Italie et l'Espagne?
by Alex777777 · 2012-05-06 · 33 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple fin vingtaine et nous prévoyons faire notre premier voyage en Europe à la fin juin/début juillet. Nous désirons visiter le sud de la France, une partie de l'Italie et une partie de l'Espagne si possible (l'Espagne est possiblement la destination que nous pourrions enlever si le temps nous manquait). Nous désirons pouvoir visiter de petites villes et villages du Sud de la France et de l'Italie (nous voulons décrocher du rythme des grandes villes). Notre voyage n'est pas réellement un voyage "culturel", c'est-à-dire que nous ne désirons pas vraiment visiter des musées et nous ne désirons pas passer la majorité de notre temps dans les grandes villes (nous irons possiblement, mais les idées d'activités pour ces dernières sont plus faciles). Nous désirons voir de beaux paysages (ex: falaise sur le bord de la mer, vignobles, etc.), avoir accès à des plages à certains moments du voyage, pouvoir profiter de petits marchés (nourriture), faire des randonnées pédestres, etc. . Nous aimerions également avoir des idées pour des activités romantiques à faire. Si possible, nous privilégierons le transport en commun. Nous voudrions possiblement louer de petits appartements afin d'avoir accès à une cuisinette pour faire la cuisine (réduit les coûts). Nous apprécierions obtenir vos suggestions afin de faire de notre premier voyage en Europe un succès.

Nous vous remercions d’avance pour votre aide.
Voyage en Australie: camping car ou voiture + hôtel?
by Fcoinaud · 2012-05-03 · 11 replies
Bonjour, Ma compagne et moi (tous les deux quinqua) serons en Australie du 18/12 2012 au 10/01/2013. Nous atterrissons à Adélaïde, puis réveillon du 1er janvier à Sydney du 30/12 au 3/01 et redescente sur Melbourne pour le retour. En fait nous avons 4 questions : 1- Pour nous déplacer nous hésitons entre la formule camping car tout équipé et autonome (douche + WC) que nous avons expérimenté en NZ et la formule voiture + hôtel. Est il possible avec un camping car de s'arrêter n'importe où en rase campagne ou bien faut il aller obligatoirement dans des camps, ce qui renchérit le coût de cette formule et lui enlève une partie de son intérêt ? 2- A l'origine nous avions prévu de faire Uluru et Kings canyon pour y randonner un peu de 2 à 4 jours : mais ensuite j'ai lu que la température à cette époque de l'année était vraiment rédhibitoire pour ce type d'activité et j'ai décidé d'abandonner : quelqu'un peut-il m'en dire plus sur cette région à cette époque ? 3- Sachant que nous avons fait la NZ l'an dernier et donc vu pas mal d'animaux (pingouins, phoques...) cela présente-t-il un intérêt d'aller sur Kangaroo island ? 4- Sachant que nous arrivons sur Adelaîde, et si d'aventure nous n'allions pas à Uluru, ni sur Kangaroo Island, par quoi pouvons nous les remplacer ? Merci de votre aide. JF Coinaud Papeete
Cinque terre à pied ou plutôt à vélo ou les deux?
by Farfour45 · 2012-05-02 · 13 replies
Bonjour, Entre Pise et la Spezia direction Cinque terre pour 2 jours on se propose ma femme et moi de le faire en Velo entre les 2 villes puis combiner les 2 (trek et velo) entre Riomaggiore, Manarola, Portovenere, San Terrrenzo, Lerici et Bocca di Magre pour retourner à Pise ensuite... Le tout en 3j. Possible? conseillé ou au contraire deconseillé? alternatives?: train et pedibus ou autobus de Pise et à pied par la suite? Merci Alfred
Bornéo entre jungle et océan
by Grisemote · 2012-04-29 · 71 replies


Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici:
https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/

« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.

Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.



Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.

Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.



Premières bulles chez les junkies

Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.

Balade en aquarium

Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.



Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.



Le jour où Grisemote devint une légende.

Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.



Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.



Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !



Nasiques à gogo

Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L’animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !

La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group » (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.



Impitoyable Jungle

Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …

Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »

A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …



Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.



Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.



Marchons sous la pluie

Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.



Larmes de volcans

Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.

Viens chez moi, j’habite dans une « long house »

La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.

Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !



Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !



Tip of Bornéo : la plage du bout du monde

Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.



Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !



Bako : la jungle pour les nuls

Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.

Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.



La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers

Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.

Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, très pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.

- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.

- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir

- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s’ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !

- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.



Kuching : le retour

Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.



Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.



Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.



Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant

Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.



Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.



Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.

Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.



Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.

Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côté obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.

C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …

Gilles 23/04/2012 1H34

DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie)
by Kashtin · 2012-04-29 · 84 replies
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)

Seconde partie

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

Votre avis sur mon itinéraire en Argentine Nord et budget?
by Choupflowers · 2012-04-22 · 31 replies
Bonjour,

Je pars 3 semaines en septembre 2012 en Argentine avec mon ami. J'ai encore bcp de question sur l'itinéraire que j'ai créé, est ce trop juste.... Je suis preneuse de vos avis !!

Notre envie est de faire la boucle du Nord avec un « moyen bugdet », en sac à dos, être proche des gens, voir si on peut habiter chez l’habitant de temps à autre, prendre le + svt le bus, faire un trek ou rando et nous reposer et tout ça en 3 semaines ; un peu court !

L’itinéraire est en gros tracé mais on aime se laisser les surprises on avancera un peu au fur et à mesure des rencontres, des envies du moment. On va réserver au moins l’hôtel sur BA en arrivant et ensuite ça se fera au jour le jour si c’est jouable ? Le piège est je pense les distances entre les villes pas facile à maitriser et donc voir entre le bus et voiture de location, voir si on peut vraiment être à l’aise pour dormir avec l’option cama en bus ? On apporte avec nous « le guide du routard »et « le lonely planet » pour avoir plusieurs choix.

Voici notre budget ; est ce que cela vous paraît bien?

NATURE DEPENSES MONTANT VOL AR 850€ ASSURANCE VOL 70€ Vol interne BA – Bariloche 150€ 3 Repas (20jours * 35€ ) 700€ Transport ( 20 jrs * 10€) bus voir voiture loc ???? 200€ Hôtel petit budget et laverie ( 25€ *20 jrs) 500€ Excursions 200€ Cadeaux – souvenirs 200€ TOTAL 2870€

Billet ok donc mettre de côté pour septembre : 1800€ - dispo du mois ( 600€) soit 1200 €

Voici notre itinéraire ;

Bon je crois que la carte marche pas ; en gros ça fais :

BA vers Bariloche en Vol

Bariloche on remonte la RN 40 jusque Salta en bus ou voiture de loc

Salta Cordoba BA en bus

Je peux en message privé vous transférer ma carte et mon itinéraire précis

Merci

Sandrine
Un alphabet fête ses 63 ans (Etats-Unis/Guinée)
by Taamaden · 2012-04-20 · 0 replies
New York et Kankan fêtent le 63ème anniversaire de l’invention de l’alphabet nko

Le 14 avril est la fête de naissance de l’écriture nko. C’est l’occasion que saisissent chaque année les membres de la communauté des utilisateurs de cette écriture pour tenir des congrès festifs ou des assemblées générales pour se souvenir du parcours remarquable et triomphale de l’évolution de cette écriture en Afrique et dans le monde. Pour l’édition 2012, deux villes différentes ont été choisies pour abriter l’événement : Kankan en Guinée et New York aux Etats-Unis.

Plusieurs milliers de sympathisants de cette écriture venant de plusieurs contrées de l’Ouest du continent africain arrivent à Kankan pour ne pas se faire conter l’événement. Les associations organisatrices (LA.KA.FA, ICRA-NKO) en partenariat avec l’Académie nko s’attèlent à conférer au congrès toute sa dimension scientifique et culturelle à travers carnavals, conférences, panels, danse et musique folklorique.

De l’autre coté de l’Atlantique, la communauté africaine vivant aux Etats-Unis commémorent le 15 avril 2012 à New York, le 63e anniversaire de l’invention de l’écriture nko sous la haute présidence de Mamadi Touré, Représentant permanent de la République de Guinée auprès des Nations Unies.

La civilisation d’un peuple se mesure sur l’étendue de sa littérature qui repose essentiellement sur une langue à travers laquelle elle est exprimée. « La nôtre est le nko » qui est en train de s’inviter dans l’histoire humaine comme une langue de science que certaines grandes organisations et universités ont commencé à utiliser dans leurs programmes en plus de sa propagation dans la communauté ouest-africaine.

C’est pourquoi, les intellectuels, les hommes de lettres, les ressortissants des pays de l’Afrique de l’Ouest et les sympathisants de l’écriture nko se retrouvent dans une ambiance festive et conviviale ce week-end dans la grande salle des fêtes de l’Avenue Gérard du quartier Bronx pour rendre hommage à la création de nko par le savant Souleymane Kanté (Solomana Kante).

Outre l’Ambassadeur Mamadi Touré, plusieurs autres personnalités sont présentes à cette cérémonie. Notamment, l’héritier de Souleymane Kanté, Baba Mamadi Diané, professeur à l’Université de Caire en Egypte, Aboubacar Diakité, professeur de nko et chef du département des langues de l’Afrique de l’Ouest à l’Université Harvard de Boston, fils de Souleymane Kanté, Amadou Kanté, Président de l’Association Manden nko, Moussadian Kourouma, directeur de la Radio Mandingue Billo Sanoh, Présidente des femmes du Manden, Fatoumata Magassouba, Doyen Elhadj Karamo Keita ... Sans oublier bien sûr, Sarata Camara, journaliste à la Radio Mandingue, Moustapha Condé, paneliste à la même radio, respectivement marraine et parrain des festivités de cette journée mémorable, et enfin Ibrahima Traoré (voir ici), infatigable promoteur de la langue nko aux Etats-Unis.

Mais s’il y a une présence qui a retenu beaucoup plus l’attention de l’audience, c’était celle de Howard Gutowitz, citoyen américain travaillant au compte de l’entreprise EATONI de Manhattan (New York) pour la conception en 2011 de l’application numérique « TwTool NKO » compatible avec les programmes de I-Phone, de I-Pad et du Macintosh.

A tout seigneur tout honneur. C’est Mamadi Touré qui s’adresse le premier aux participants en français et en nko. Dans son allocution, il félicite les organisateurs de la cérémonie et remercie tous ceux qui ont voulu faire le déplacement avant d’attirer l’attention de l’audience sur l’importance de l’écriture et de vanter les mérites de l’inventeur Souleymane Kanté. « C’est en lisant un article écrit par un journaliste libanais dans lequel était écrit, entre autres, que les Africains n’avaient pas de système d’écriture propre et semblaient ne pas s’intéresser à l’écriture, que Fodé Souleymane Kanté décide de créer le nko, un système de transcription des sons de la langue mandingue, qui lui semble plus adapté à la transmission du savoir et à la pédagogie que des systèmes de transcription étrangers comme l’alphabet latin ou l’alphabet arabe. Aussi, une de ses motivations fut surtout de cette phrase prononcée par Soundiata Kéita en 1236 à Kouroukanfouga quand il a dit en s’adressant aux Mandenkas, mesdames, mesdemoiselles, messieurs et tous ceux qui disent nko … » a-t-il ajouté.

Avant de rendre le micro au modérateur, l’Ambassadeur invite les Mandenka à laisser grandement ouvertes les portes de Manden à toutes les autres ethnies car « on est d’abord Guinéens avant tout ».

Tel père tel fils, c’est en nko, sans aucun mot d’une langue étrangère qu’Amadou Kanté, fils de Karamo* Souleymane, fait un exposé sur la biographie de son père avant de lui rendre un hommage mérité pour le travail accompli durant toute sa vie pour la promotion de la culture africaine à travers l’écriture nko qui constitue aujourd’hui un héritage qui fait la fierté des peuples d’Afrique de l’Ouest. Aussi remercie-t-il ceux qui se battent pour perpétuer cette écriture depuis la disparition de son illustre père en 1987.

Baba Mamadi Diané, venu direct d’Egypte sur invitation de l’Université Harvard de Boston, explique à l’auditoire toute la genèse de l’écriture nko. Cette genèse du graphisme nko qui a pour décor Bouaké, ville du centre de la Côte d’Ivoire où le nko est né le 14 avril 1949. Lui-même, auteur de plusieurs publications réputées dont un dictionnaire arabe-nko, une grammaire simplifiée et un vocabulaire orthographique mantaaya, pour lui, son maître n’a pas été un savant dont l’œuvre s’arrête à l’invention de l’alphabet nko, il a été après 38 ans de recherches, à la base des ouvrages scientifiques, théologiques, littéraires, linguistiques, philosophiques et thérapeutiques. Ce maître a produit 9 livres syllaber, 16 livres de lecture, 25 livres de sciences, 24 livres de littérature, 48 livres d’histoires, 1000 livres de médecine, 38 livres de théologie et 4 livres de philosophie. C’est à cause de l’envergure scientifique de sa personnalité que le fondateur de l’alphabet nko est considéré à juste titre par les chercheurs occidentaux comme un encyclopédiste du type du siècle des lumières en Europe.

Le dernier intervenant de la soirée est le professeur de nko, Aboubacar Diakité de Boston. Dans une éloquence inouïe et une maitrise totale du domaine, le chef de département des langues de l’Afrique de l’Ouest à l’Université Harvard explique dans un langage clair et précis la nécessité pour les Africains de se prendre désormais en charge en exploitant sérieusement ce grand cadeau que Karamo Fodé Souleymane nous a laissé. « Si nous ne nous intéressons pas à notre écriture, les Occidentaux l’étudieront et viendront nous l’enseigner en Afrique. Et rassurez-vous que ce sera une nouvelle forme de colonisation qu’on pourra appeler la colonisation culturelle… », martèle-t-il avec des exemples à l’appui.

Ce premier « simbonsi »*, organisé à New York, s’achève par des séries de questions auxquelles les grosses têtes de nko apportent des réponses convaincantes. Par exemple à la question de savoir si l’écriture nko pourrait dans l’avenir nous servir dans le processus de développement technique et technologique de notre pays ou bien elle se bornerait seulement à la transcription de nos contes et la traduction des livres islamiques comme c'est actuellement le cas, Aboubacar Diakité répond qu’il y a des ouvrages de recherches qui ont été publiés ici et là dans plusieurs domaines. Il cite entre autres, la création de polices d'ordinateurs nko pour les programmes Linux et Macintosh, la compatibilité de nko avec les programmes de I-Phone et de I-Pad, l’invention du compresseur de comprimé et du séchoir de médicament et le manuel sur les techniques agricoles.

Pour soutenir cette écriture pour la postérité, Ibrahima Magassouba propose la création d’une organisation non-gouvernementale (ONG) qui pourrait financer dans le futur les recherches de nos savants en nko dans les domaines de la science et de la technologie. Une initiative qui est vivement saluée par l'auditoire entier dans la salle.

Les mots de la fin sont les témoignages des participants et les bénédictions des sages pour le repos de l’âme de l’illustre africain que fut Souleymane Kanté et le rayonnement du nko. Et bien évidemment, à travers elle, développer les autres langues nationales et la culture africaine, comme le si bien fait remarquer l’Ambassadeur Mamadi Touré dans son intervention.

(ce texte était composé d’un reportage de Bangaly Condé)

Herbert

* karamo correspond à karamògò "maître, enseignant, professeur" en bambara ; simbonsi veut dire en bambara "veillée funèbre d’un grand chasseur", ici, au sens large, "rencontre, réunion, assemblée ; congrès, colloque".

Académie nko :
http://www.nkoacademie.fr/

Association Manden : http://www.manden.org/

Association Manden ko : http://www.mandenko.org/

Voir aussi sur ce forum : http://voyageforum.com/v.f?post=4742050
Tour du Monde 2013 du Costa Deliziosa: 2ème édition
by Jeroviane · 2012-04-16 · 723 replies
Bonjour à toutes et tous,

Je lance cette discussion à la demande de l'équipe des TDMondistes 2013, nous souhaitons marcher dans les pas de nos prédécesseurs qui viennent de rentrer avec des supers beaux souvenir qu'ils partagent avec nous dans leurs C/R remarquables. Les questions vont fuser auprès de nos initiateurs, nous avons 9 mois .............😉.

Amitié à toutes et tous, a bientôt "A bord" 🙂🙂

Viviane
Retour de croisière "Tutti Frutti" sur l'Horizon du 8 au 15 avril 2012
by Angel31 · 2012-04-15 · 843 replies
🙁 On a échappé à la rébellion des passagers, prévue au port de Civitavecchia. Beaucoup d'ennuis sur ce bateau vétuste. Problèmes d'hygiène, manque de personnel, des retards considérables, enfin...très grosse déception ! Attention aussi aux légendes des cabines sur là brochure de CDF. Fausses ! J'étais séparée de mon mari pendant toute là croisière ! Cabine 9063 trois lits individuels...

You might also like