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Aéroport de Londres Heathrow - Cebu (Philippines)
by Papouilles · 2008-08-31 · 35 replies
Bonsoir, quelqu'un a t'il déjà pris l'avion à Londre(LHR) et me dire si l'aéroport est est loin du terminal Eurostar.J'ai la chance de travailler à la SNCB et j'ai donc des prix très avantageux sur les voyages en train ce qui me permet de partir d'un peut partout en europe.Et pour la période où je pars début mai à mi juin 09, j'ai trouvé un billet à 887 euros.Si cela est trop compliqué, je partirai d'Amsterdam ou CDG. D'avance merci.
Achat d'un billet d'avion Paris-Bangkok
by Mess2mel · 2008-08-23 · 36 replies
bonjour à tous, je souhaite me rendre en Thailande pour la premiere fois en janvier. J'aimerais savoir s'il est preferable d'acheter un billet d'avion (paris-bangkok) sur un site de voyages (govoyages, opodo, etc) ou directement sur le site des compagnies aeriennes. Je ne parle pas seulement en termes de prix mais aussi d'assurance annulation et autres avantages... Merci pour votre aide🙂
Séjour à Hawaï, stop et circuit dans l'Ouest américain, stop à New York
by Lauralexy · 2008-08-16 · 16 replies
Bonjour à toutes et à tous, actuellement, nous planchons avec mon mari sur notre voyage de noces. Ce sera pour fin Septembre 2009 voire 2010 (selon le Budget). Nous voulons un peu de Farniente d'ou le choix d'Hawaï mais nous voulons également profiter de ce voyage pour "survoler" un peu les Etats unis au sens propre comme en sens figuré. En fait nous désirons construire notre voyage autour d'une offre proposé par un tour opérator (un voyage de 12 Jours/ 9 nuits auxquels nous n'apportons aucun changement) et nous profitons des stops à Los Angeles à l'aller et New York au retour pour visiter une infime partie de ces villes. Nous nous sommes renseignés cela est possible et sans supplément autre que les nuits d'hôtel, excursions..... Voilà l'idée... Toutes les suggestions sont les bienvenue Je vais vous exposer notre projet, Ce n'est qu'une ébauche

J1- Paris- Los Angeles nuit à Los angeles

J2 à J4 Los angeles et les alentours : Studio universal, découverte de Hollywood/ Beverlly hills/ Malibu/ Santa Barbara ( soit en Transport en commun soit en louant une voiture).

J4- départ pour San Francisco : à priori pour un gain de temps on opterait pour l'avion (Los Angeles- SF: 1h25) on resterait 2 nuits et 3 J à San Francisco (J4-J5- J6) et là on opterait pour l'excursion suivante :

City tour 3 h30 + alcatraz 2h30

et le 2ème jour on flanerait un peu dans San Francisco .

J6 -Nous partirions pour Las Vegas en avion là aussi pour un gain de temps (1 h 45 de vol je crois). Nous y resterions 2 nuits et 3 Jours (J6- J7- J8). J6 - nous profiterions de l'ambiance by-night J7- Nous voudrions faire 1 parc : notre premier choix était Bryce canyon mais je n'ai pas trouvé l'excursion pour ce seul parc au départ de Vegas aussi nous nous sommes rabattus sur l'excursion survol en hélicoptère du Grand Canyon + rafting sur le Colorado à travers le black canyon. Retour Las Vegas en bus. Déjeuner pique-nique inclus. Nous aurions aimé renouveler nos voeux le soir du J7 mais d'après le forum cela me semble peu réalisable d'accomplir sur place les formalités sur le peu de temps que nous restons à Vegas (même si j'ai bien compris qu'une partie des démarches s'effectue de France avant le départ, il nous faut quand même aller au Palais de Justice puis à la chapelle.... de plus arrivant en soiréée le J6 et étant en excursion tout le J7 est-il possible d'accomplir cela et d'avoir un rdv en soirée le J7??? J8 on part pour Los angeles pour récupérer notre voyage sur Hawaï qui est tout prêt: je vous joins quand même le descriptif :

on reprend donc au J8

J8 -Los Angeles - Honolulu. Arrivée en début de soirée, heure locale. transfert vers votre hôtel.

J 9- Journée libre à Honolulu. Profitez-en pour visiter Pearl Harbor, et Diamond Head, un volcan habité.

J 10- Transfert à l'aéroport et vol (45mn) pour Hilo dans la Big Island. Récupération de votre voiture. En route pour le parc national des Volcans. Nuit à la Volcano House. Au coeur du parc et au bord du cratère, entouré de solfatares.

J 11- Retour vers des paysages paradisiaques, les plantations de café, pour la côte de Kona, Le Mauna Kea, Nuit à l'hôtel sur la Kona Coast.

J 12- Retour de la voiture à l'aéroport de Kona. Paiement de la drop off fee (45 dollars). Vol court (30mn) pour Maui. A l'arrivée à l'aéroport de Kahului, mise à disposition de votre voiture de location. Installation à votre hôtel.

J 12 à J 17 Séjour libre à Maui

J 17 Départ d'Hawaï et Vol pour Los Angeles. Puis correspondance pour New York

J18- arrivée à New york nous aimerions rester 4 nuits et avoir "une vue d'ensemble de New York" pour ce premier séjour. Je ne sais pas trop encore comment ces 4 jours vont s'articuler mais nous voulons : prendre le staten Island Ferryaller à Central Park descendre sur la 5th avenue et le Top of the Rocken haut du Rockfeller center le Pont de Brooklyn Shopping à Soho on nous a parlé de la découvertede New york en "DOUBLE-DECKER" bus à 2 étages avec possibilité de visiter à son rythme et de faire des haltes à 25 points différents répartis dans la ville.... mais bon qu"est-ce que ça vaut ?

Enfin, sur ces 5 Jours nous voulons profiter de l'excursion ONE-DAY NIAGARA FALLS BY AIR qui se fait sur une journée au départ de NEW York (le J21 par exemple). Nous ferions en avion NYC/Buffalo, puis la 1/2 journée guidée de Niagara Falls côté américain et canadien + déjeuner buffet au restaurant panoramique Croisière sur le Maid of the Mist (mai-oct) ou Scenic Tunnels (nov-avr) .

J 22 Départ de NY pour retour sur Paris

Voilà, merci pour les personnes qui auront pris la peine de lire ce mail jusqu'au bout. Comme vous l'avez compris, nous n'avons pas la prétention de tout voir dans les villes où nous séjournerons. Nous voulons juste avoir un petit très petit éventail dela diversité des Etats-Unis. Merci à ceux qui nous ferons des suggestions. Les critiques sont les bienvenue.
Retour de deux semaines en famille en Thaïlande
by Krol44119 · 2008-08-01 · 20 replies
Bonjour à tous e toutes

Nous venons de passer 15 jours en Thailande (Chiang Mai, Bangkok et Phuket) en famille avec nos 2 enfants de 8 et 3 ans. C’est vraiment un pays sympathique où nous avons toujours été bien accueilli et avec le sourire. Nos enfants ont adoré ce pays et nous aussi

Nous sommes partis sans agence et j'avais tout réservé sur internet ( j'aime bien partir avec une trame d'étapes déjà organisées).Il est très facile de réserver via le net pour la Thailande.

Nous nous sommes déplacés en avion entre les 3 étapes ( plus confortable avec nos 2 enfants) sinon à pied, en métro aérien à Bangkok, en taxi parfois.

Dans le désordre, nous avons :

A Chiang Mai : visité la ville à pied passé une journée avec les éléphants au Nature Elephant Park qui a le mérite de ne pas proposer de « shows touristiques » avec démonstration de peinture ou de foot, nous avons lavé les éléphants, les avons nourri, avons pu les observer de très très près(impressionnantes, ces petites bêtes…)pris un taxi pour visiter le Doi Suthep et les chutes de Huay Kaewtrainé au Night Bazaar

A Bangkok :mangé au 77ème étage du Bayoke Tower (magnifique vue sur la ville et rencontre avec un magicien français)visité Lumpini park, très reposant dans cette ville toujours en ébullition fait une ballade sur les klongsvisité la ferme aux serpents de la Croix Rouge ( nous avons eu droit au serpent autour du cou pour la photo souvenir…)fait un tour au Pantip Plazza, Mecque de l’informatique sur 5 étages.

A Phuket :visité la baie de Phang Nga en Kayak, construit des kratongs (offrandes faites de fleurs, bougies et encens que l’on met à l’eau après la tombée de la nuit, c’est un moment magique)fait du snorkeling à Racha Yaiprofité de la plage de Kata Noi

Mon récit ressemble peut être à un catalogue de voyage, mais je n’ai rien à vendre !!! C’est juste pour donner un tout petit aperçu de la variété d’activités à faire, de choses à voir . Je suis rentrée en France, enthousiasmée par ce pays et la tête pleine de souvenirs.

Je suis disponible si vous souhaitez des renseignements, j’ai préparé mon voyage en grande partie avec ce forum alors si je peux vous aider à mon tour, ce sera avec plaisir !!!

Bon week end
Petit blog d'un voyage en Thaïlande
by Floverry · 2008-07-30 · 92 replies
Voici mon blog sur mon magnifique séjour en thailande :

Http://voyage-en-thailande.skyblog.com

Bonne visite à tous.
Quelle compagnie aérienne pour vol à Bangkok?
by Tomate75 · 2008-07-27 · 53 replies
Bonjour,

Voyageant pas mal tout au long de l'année j'ai toujours été fidèle à Air France ou à Delta. Ce qui m'a permis de devenir Flying blue Platinium.

Pour etre sincère hormis le cumul de 100% de miles il n'y a à mes yeux aucun autre avantage d'être Platinium.

Je voyage toujours en business, et pour être franc je trouve celle d' AF assez banale ( je suis blasé?).

Je pars cet été à BKK avec AF en business du 04/09 au 22/09. J'ai déjà acheté mon billet (2563 euros) la fameuse promo 42 jours avant le départ.

En cherchant sur internet je vois que des cie comme ethiad ou emirates proposes quasiement les mêmes tarifs en J.

A votre avis ces cies sont elles bcp mieux qu'AF?

D'autre part, j'ai bcp de tampons israelien sur mon passeport cela posera t il un problème pour embarquer ou faire escale?

Merci de vos réponses.
Baisse de prix du pétrole: vols moins chers pour la Thaïlande?
by Eres · 2008-07-24 · 17 replies
bonjour vols thailande : le petrole baisse....les prix vont ils baisser en moins-charge carburant de la même façon qu'ils avaient monté recemment faut il attendre pour reserver un vol avec la thai pour un depart entre le 10 et le 25 jan 2009 paris-krabi et retour bangkok-paris ...plus un ko samui-bkk a prendre separement merci de vos experiences precedentes similaires a+ rene
Thailande en janvier: prix des billets d'avion?
by Choupachups · 2008-07-23 · 69 replies
Bonjour à tous! 😉

Avec mon homme, on souhaite partir en janvier en thailande, on connait, dejà deux voyages là bas (2003 et 2004), mais cette fois ci, je viens de prendre peur en regardant le prix des billets d'avion....😕

quelqu'un peut il me dire s'il vaut mieux attendre un peu ou ça ne baissera pas???

j'ai trouvé un toulouse bangkok à 900€..a/r

Merci d'avance, tous vos conseils sont les bienvenus!
Voyage en Thaïlande: vols, hôtels, endroits à visiter...
by Titenenette · 2008-07-17 · 17 replies
Bonsoir tout le monde,

nouvelle sur le forum j'ai lu pas mal de vos discussions mais je n'ai pas vraiment trouve de reponses a toutes mes questions.... Mon mari et moi souhaiterions partir deux semaines en Thailande en décembre mais ne connaissant pas du tout l'Asie je ne sais pas par ou commencer.... Quelle est la meilleure agence pour les vols ou est il preferable de tout reserver par internet? sachant que nous allons rester deux semaines et qu'on n'a pas envie de rester au meme endroit que conseilleriez vous et combien de temps?? on avait pense a Bangkok 3-4 jours ensuite Phuket 3 jours et Koh Samui ou Krabi une semaine a la plage.... y a t il "mieux"?? nous sommes jeunes maries (1mois) et nous cherchons de tres beaux hotels ( ce n'est pas notre voyage de noces car nous revenons de Tahiti qui ceci etant dis est un vrai paradis terrestre) sur la plage et luxueux comment proceder pour les vols interne? faut il reserver les hotels en petit dejeuner, demi pension ou all in?? quels sont les pieges a eviter?euh je vais m'arreter la pcq je ne veux pas saouler tout le monde ca fait deja pas mal de questions!!

merci d'avance a ceux qui prendront le temps de me repondre.

Bonne soiree
Peut-on entrer à Hong Kong avec un passeport valide moins de six mois?
by Breizhoo · 2008-07-15 · 35 replies
Salut, Bon ca va etre complique.... Je suis en Chine avec un visa chinois de 6 mois multi-entrees mais qui ne m autorise pas a rester 6 mois consecutifs mais au maximun 90j consecutifs. Les 90j arrivent bientot a echeance. Je dois donc prochainement sortir vers HK puis revenir en Chine.

Lorsque je passerai la ''frontiere'' Chine-HK mon passeport ne sera valide que pour les 5 mois 1/2 suivants. Est ce que je risque de me faire refouler a l entree de HK?

Pour le retour HK-Chine je pense qu il n y aura pas de soucis etant donne que j ai deja mon visa chinois.

Merci de vos infos.
Deux semaines (trop courtes) au Kerala
by Millipatti · 2008-06-17 · 19 replies
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.

Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.

Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.

En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .

Ca commence comme ça…

5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.

Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.

Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.

Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…

Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.

7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).

Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.

Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !

A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !

A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.

La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.

La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.

La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…

Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.

Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.

10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…

Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).

En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).

Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.

Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.

Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.

Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…

Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…

L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.

Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…

12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.

Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.

Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.

Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…

Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.

14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.

Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…

Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.

Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.

J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !

Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.

Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.

Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).

Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).

Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…

17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.

Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.

Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.

De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.

Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.

Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.

Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.

La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.

Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.

Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).

Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.

C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.

Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.

19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !

Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Vol Paris-Jakarta pour début juillet: acheter maintenant ou attendre?
by Rbs · 2008-06-16 · 16 replies
Bonsoir. Cruel débat, je sais 😛

Je compte repartir voir ma belle, voyage Paris Jakarta.

Départ le 4 Juillet ( environ trois semaines ). Comme l'an dernier, je pense prendre la Malaysia.

Je consulte tous les jours leur site ( billet aux alentours de 1200 euros actuellement ).

J'ai simulé une réservation et voici ce que cela donne sur les deux appareils du 4 Juillet :

Paris-Kuala : 61 sièges occupés ( Boeing 777-200 ), classe éco

Kuala-Jakarta : 22 sièges occupés ( Airbus ou Boeing 737 ), classe éco

Les vols sont loin d'être plein !!! Connaissez-vous la politique de Malaysia Airlines à ce niveau ?

Peut-on envisager une baisse dans les jours à venir ? Ils ne peuvent partir de Paris avec juste

60 personnes à bord...

J'ai simulé un départ dans une semaine, les prix sont en dessous, 967 euros pour toutes les dates

jusqu 'à un départ le 27 Juin...

J'ai vraiment envie d'attendre. Merci 🙂
Un ressortissant de l'URSS a-t-il besoin de visa pour la Tunisie?
by Namirasafae · 2008-06-02 · 25 replies
bonjour a tous 🙂

je part avec une copine en tunisie pour une semaine avec une agence de voyage, ma copine vien du kasakhistan mais habite en belgique et posséde une carte d'identé d'étranger résidant en belgique, elle a également son passeport et posséde la nationalité du kasakhistan, est ce qu'il y a quelqu'un dans le même cas qu'elle qui est parti en tunisie??? si c'est le cas est ce qu'elle aura besoin de visa ou pas??? est ce que la tunisie a des accords avec les pays ressortissant de l'URSS?? j'attend votre réponse et merci d'avance 😉
Commentaire sur Air Seychelles
by Enzo0511 · 2008-05-14 · 15 replies
les seychelles etant une destination paradisiaque et haut de gamme, on aurait pu croire que sa compagnie aerienne nationale serait tip top

surtout vu le prix des billets

bah non

j'ai ete super decu par leurs avions

sieges de pietre qualite, pas d'ecrans individuels mais de petits ecrans en hauteur dans la cabine, eux aussi de mauvaise qualite

entre 9 et 10h de vol et seulement 2 films ! et encore si vous avez de la chance ils passent 2 films sinon c'est 1 seul

le reste du temps, ecran noir ou alors des reportages en boucle sur les seychelles...

on constate egalement la difference de service entre un client lambda et un client seychellois

a l'aller et au retour j'ai pu constater soit un service normal soit de l'indifference pour le client classique et un service souriant personnalise et privilegie pour les seychelloirs

exemple: je poirote pour avoir un simple verre d'eau, ma voisine seychelloise a une droite a une bouteille d'evian ! au repas, elle a eu droit a des petits fromages non presents sur les autres plateaux

bref decu de cette compagnie qui a le monopole sur cette destination puisque air france est en code share et que ce sont les avions air seychelles...
Billets d'avion pas cher pour Bali?
by Hamouyou · 2008-05-13 · 28 replies
bonjour, je souhaite partir à BALI début juillet... J'ai pas pris mes billets encore c'est tard et donc cher! quelqu'un aurait il une astuce? j'ai trouvé 1210 euros aller retour paris bali est ce bien raisonnable? J'attends vos conseils avec impatience! merci
Myanmar: le bilan s'alourdit! (7 mai 2008)
by Filefish · 2008-05-07 · 99 replies
Mercredi, mai 7, 2008 - 08:30 Liste des brèves AFP Les aides se multiplient, la Birmanie réticente à ouvrir ses portes Imprimer La communauté internationale, Etats-Unis en tête, a multiplié mardi les annonces d'aides pour porter secours à la Birmanie ravagée par un cyclone meurtrier et exhortait la junte au pouvoir à accorder son feu vert à l'entrée d'équipes humanitaires dans le pays. La Maison Blanche a annoncé mardi une aide de 3 millions de dollars qui s'ajoute aux 250.000 dollars déjà débloqués. Le président George W. Bush a précisé que les Etats-Unis étaient prêts à faire "beaucoup plus" pour aider les victimes du cyclone Nargis qui fait au moins 22.000 morts et 41.000 disparus. M. Bush a aussi pressé le gouvernement birman d'accepter l'aide américaine: "laissez les Etats-Unis venir vous aider", a-t-il lancé. Il a encore indiqué que les Etats-Unis se tenaient prêts à employer des moyens de l'US Navy. Selon la présidence, deux bâtiments américains sont dans la région. L'USS Essex, positionné au large des côtes de Thaïlande, pourrait être utilisé pour des opérations d'aide humanitaire, a précisé le Pentagone. La porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, a néanmoins dit que l'administration américaine craignait que le régime militaire refuse l'assistance américaine. A Rangoun, Maung Maung Swe, ministre birman des Affaires sociales, a expliqué mardi que l'aide internationale serait accueillie favorablement mais n'a pas caché que les équipes devraient négocier avec le régime leur entrée sur le territoire. La junte birmane est l'une des bêtes noires de l'administration Bush, qui l'accuse d'opprimer son peuple et de détourner les richesses nationales à son profit au point d'avoir fait de la Birmanie l'un des pays les plus pauvres du continent. Un responsable des affaires humanitaires à l'ONU a estimé mardi que "des centaines de milliers de personnes avaient probablement besoin d'assistance en Birmanie". L'Union européenne, qui a débloqué une aide d'urgence de deux millions d'euros, a également appelé les autorités birmanes à "faire tous les efforts possibles pour coopérer" avec les organisations humanitaires "dans l'intérêt de la population souffrant de cette situation d'urgence", selon un communiqué de sa présidence slovène. L'ONU, quant à elle, a une équipe de cinq experts à Bangkok prête à partir en Birmanie dès l'obtention de visas et s'apprête à faire un don de 5 millions de dollars à la Birmanie, provenant de son Fonds central de secours d'urgence (Cerf), selon un communiqué diffusé à New York mardi soir. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a déployé lundi cinq missions d'évaluation, tandis que le Programme alimentaire mondial (PAM) a des stocks de plus de 800 (bien: 800) tonnes de nourriture à Rangoun et des générateurs au Cambodge. Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) prépare l'envoi d'urgence à Rangoun de tentes et tapis de sol pour 10.000 personnes. La Norvège compte apporter 1, 3 million d'euros par le biais de l'ONU ou de la Croix-Rouge, les Pays-Bas un million d'euros, et l'Allemagne a annoncé l'octroi de 500.000 euros aux organisations humanitaires allemandes. Paris a annoncé le déblocage de 200.000 euros, indiquant que l'aide serait acheminée en liaison avec la Croix-Rouge et les ONG françaises. Londres a débloqué 6, 3 millions d'euros et le Premier ministre Gordon Brown a assuré que son pays s'associerait aux efforts de la communauté internationale. La Suède a octroyé 1, 6 million d'euros et Madrid 500.000 euros. L'Australie et la Nouvelle-Zélande ont également appelé la junte à laisser pénétrer les équipes humanitaires sur son territoire. "Nous espérons que le régime permettra aux agences indépendantes de faire leur travail d'évaluation", a plaidé le ministre des Affaires étrangères australien Stephen Smith. Par ailleurs, Action contre la faim, organisation non gouvernementale présente de longue date en Birmanie, a dénoncé la hausse "fulgurante" des prix de l'eau, du riz et de l'essence depuis la catastrophe.
British Airways pour aller au Japon
by Jiko · 2008-04-11 · 32 replies
Bonjour!

Voilà je vais partir pour le Japon fin juin et je recherche une bonne compagnie pas cher (evidemment, le rêve de tout voyageur^^). A partir de Kelkoo (comparateur de marchands) British Airways bas depuis quelques semaines des records en matière de prix (734 euros pour les moins cher contre plus de 1000 euros pour des compagnies comme Air France, ANA...). Je serais bien tentée de me lancer pour British Airways, le soucis c'est que j'entends beaucoup de chose sur cette compagnie, et pas que des bonnes : beaucoup de perte de bagages, un confort minimal (ce n'est pas que ça soit très très gênant mais pendant 15h de vol on a envie d'avoir un bon siège quand même...) et une équipe pas toujours très aimable...Les deux derniers pour moi n'ont pas vraiment d'importance, celui que je veux absolument éviter c'est la perte de bagage, à l'aller comme au retour. Alors à moins que je les menace à l'embarcation "You DON'T lose my luggage, OK?" 😛

J'aurai voulu avoir des avis de ceux qui sont déjà parti à partir de la France avec BA pour une destination si lointaine que le Japon, et puis aussi si vous avez d'autres compagnies à me proposer avec des prix interessant (pas plus de 1000 euros quoi).

Merci!

Jiko
Dubaï: quelle tenue vestimentaire pour homme comme pour femme?
by Neptunéa · 2008-04-09 · 21 replies
Bonjour Je pars pour un court séjour à Dubaï le 22 avril prochain. C'est un peu notre second voyage de noces et nous allons dans un bel hôtel. Mon souci est la tenue vestimentaire. D'après le peu de photos que j'ai vues, les hommes sont tous en pantalon avec une chemise à manche longue. Est-ce l'usage ? Est-il possible que mon mari mette des manches courtes. Je précise que nous souhaitons respecter les habitudes locales (même si nous devons avoir chaud !!!😎). Tenue dans l'hôtel, tenue en ville ? Toujours d'après les photos, j'ai vu que les femmes pouvaient être en jupe, robe ou débardeur dans l'hôtel (Vrai ???). Qu'en est-il de l'extérieur ? Faut-il absolument être en pantalon avec les épaules couvertes ?

Merci par avance pour vos réponses, nous ne souhaitons pas faire d'impairs mais nous ne tenons pas à avoir trop chaud si ce n'est pas nécessaire ! 😉 A + Neptunéa
Passage Jordanie-Israël avec un tampon syrien?
by Yadin · 2008-04-07 · 24 replies
Bonjour j'ai lu pas mal de discussion sur les passages au pont d'allenby(King Hussein) entre Jordanie et Israel. Une réponse m'a un peu fait froid dans le dos.

Peut-on etre refusé en Israel si on a un tampon Syrien sur son passeport ????

J'arriverai en effet de Syrie.

Je savais qu'on avait droit à un interrogatoire plus poussé mais être tout bonnement refusé me poserai un petit souci...
Aller au Tiger Temple en Thaïlande
by Shudrum · 2008-03-26 · 38 replies
Bonjour tout le monde !

Alors je me présente : Julien, 25 ans, futur marié et ... jamais sorti de la france !

Je me permet de m'inscrire ici car j'aimerai vous poser une question, une graaaaaaande question :

J'aimerais, l'année prochaine, pour mon mariage, emmener ma chérie au Tiger Temple, c'est une très très très très grande passionnée des tigres. Or, une rencontre ne sera pas de trop dans sa vie, loin de là.

Le problème, c'est que je ne suis jamais sorti de la france et cela m'effraie pas mal. Je ne sais même pas ou commencer à me renseigner.

Je sais juste que je veux atterrir près de Kanchanaburi en Taïlande, pour être à proximité du Tiger Temple et pouvoir y aller une ou deux fois quoi !

Donc si du monde peut me donner un maximum de conseil, notamment pour que je me fasse comprendre là bas, l'anglais moyen devrais suffire, mais pour tout ?

Finbref, c'est une question super large, mais je veux vraiment tout apprendre de comment ne pas rater un voyage là bas ^^ !

Merci beaucoup !

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