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Insécurité à Phuket (Thaïlande)
Une touriste suédoise assassinée sur une plage de Phuket Ajouté le 17/03/2008 - Auteur : Jacky Une jeune touriste suédoise de 27 ans, Hanna Charlotta Backlund, a été retrouvée morte samedi matin sur la plage de Mai Khao au nord de l’île de Phuket, victime d’une agression à l’arme blanche. Son corps a été découvert vers 11h30 vêtu d’un maillot de bain à 300 mètres du bungalow où elle était descendue avec son amie Emma Storman, selon la Phuket Gazette.
La police, qui soupçonne une tentative de viol, a établi que le crime
avait eu lieu aux alentours de 10h. La jeune femme aurait été
poignardée cinq fois. Hier, des agents de la brigade criminelle de
Bangkok ont été déployés sur place pour aider la police locale à
trouver le ou les coupables. Pour l'instant, aucune arrestation n’a eu
lieu.
Avis sur circuit dans l'Ouest américain en septembre de Yellowstone à San Francisco
Bonjour, bonjour,
Moi et mon copain, partons en septembre dans l'ouest américain pour un séjour entre 3 et 4 semaines. On a déjà pas mal potassé le circuit, mais on voudrait des avis éclairés en plus 😉. Donc voilà:
D1- Arrivée Bozeman - Route vers Yellowstone (nuit Mammoth hot springs) D2- Yellowstone (nuit Mammoth hot springs) D3- Yellowstone (nuit Sud) D4- Yellowstone (nuit Sud) D5- Route vers Salt Lake City via Grand Teton (nuit Salt Lake City) D6- Visite Great Salt Lake - Route vers Moab (nuit Moab) D7- Arches (nuit Moab) D8- Route vers Monument Valley et visite (nuit Monument Valley) D9- Aller-retour Canyon de Chelly (nuit Monument Valley) D10- Route vers Grand Canyon matin - Visite Grand Canyon (nuit Grand Canyon) D11- Grand Canyon (nuit Grand Canyon) D12- Route vers Antelope Valley + Lake Powell (nuit Page) D13- route vers Bryce Canyon + visite (nuit Bryce) D14- Route vers Las Vegas (nuit Las Vegas) D15- Las Vegas (nuit Las Vegas) D16- Las Vegas (nuit Las Vegas) D17- Route vers Yosemite (nuit Yosemite) D18- Yosemite (nuit Yosemite) D19- Route vers San Francisco - Silicon valley (nuit San Francisco) D20- San Francisco (nuit San Francisco) D21- San Francisco (nuit San Francisco) D22- San Francisco (nuit San Francisco) D23- Retour
Pourriez-vous nous dire si c'est faisable, judicieux, ce qu'il faudrait ajouter/enlever? 🙂 Merci d'avance!!
D1- Arrivée Bozeman - Route vers Yellowstone (nuit Mammoth hot springs) D2- Yellowstone (nuit Mammoth hot springs) D3- Yellowstone (nuit Sud) D4- Yellowstone (nuit Sud) D5- Route vers Salt Lake City via Grand Teton (nuit Salt Lake City) D6- Visite Great Salt Lake - Route vers Moab (nuit Moab) D7- Arches (nuit Moab) D8- Route vers Monument Valley et visite (nuit Monument Valley) D9- Aller-retour Canyon de Chelly (nuit Monument Valley) D10- Route vers Grand Canyon matin - Visite Grand Canyon (nuit Grand Canyon) D11- Grand Canyon (nuit Grand Canyon) D12- Route vers Antelope Valley + Lake Powell (nuit Page) D13- route vers Bryce Canyon + visite (nuit Bryce) D14- Route vers Las Vegas (nuit Las Vegas) D15- Las Vegas (nuit Las Vegas) D16- Las Vegas (nuit Las Vegas) D17- Route vers Yosemite (nuit Yosemite) D18- Yosemite (nuit Yosemite) D19- Route vers San Francisco - Silicon valley (nuit San Francisco) D20- San Francisco (nuit San Francisco) D21- San Francisco (nuit San Francisco) D22- San Francisco (nuit San Francisco) D23- Retour
Pourriez-vous nous dire si c'est faisable, judicieux, ce qu'il faudrait ajouter/enlever? 🙂 Merci d'avance!!
Désastres de l'écologie capitaliste
Ca, c'est du titre qui pète 😛
Bon en fait, je voulais vous faire part de ce que j'ai vu à la télé l'autre jour, oui oui, à la télé. Avant-hier matin, je regardais TV5Monde, comme souvent le matin. C'était le "Téléjournal de Radio-Canada", un journal télévisé canadien et francophone. J'aime bien ce journal télévisé, car même si de nombreux sujets ne m'intéressent pas car relevant des histoires internes au Québec et au Canada, les sujets internationaux, eux, sont traités de façon plus professionnelle, à mon sens, qu'ils ne le sont par les journaux télévisés français auxquels j'ai également accès (France 2 et France 24, pour ne pas les citer).
En effet, sur le sujet des "émeutes en Haïti", France 2 et France 24 disaient en gros: il y a des émeutes parce que les prix de la nourriture ont doublé. Bon, ben une fois qu'on sait ça on est bien content! Bref, ce matin-là, Radio-Canada traitait ce même sujet. Et là, je découvre les causes de ces augmentations de prix (qui n'ont pas lieu qu'à Haïti, mais partout dans le monde), notamment celles du riz et des céréales, sont dues, en partie, aux cultures de céréales qui sont maintenant destinées à devenir du carburant "écolo".
Il y a quelques temps, j'avais aussi lu un article parlant d'expropriation de villages entiers pour utiliser leurs terres afin de produire des céréales destinées aux bio-carburants.
Voici un extrait des Cinq mythes de la transition vers les agrocarburants (article du monde diplomatique, que je vous invite grandement à lire):
"Les programmes sont d’ores et déjà ambitieux. En Europe, il est prévu que ces combustibles issus de la biomasse couvrent 5, 75 % des besoins en carburants routiers en 2010 et 20 % en 2020. Les Etats-Unis visent trente-cinq milliards de gallons (1) par an. Ces objectifs dépassent de loin les capacités de production de l’agriculture des pays industrialisés de l’hémisphère Nord. L’Europe serait tenue de mobiliser 70 % de ses terres arables pour tenir son pari ; la totalité des récoltes de maïs et de soja des Etats-Unis devrait être transformée en éthanol et en biodiesel. Une telle conversion mettrait sens dessus dessous le système alimentaire des nations du Nord. Aussi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’intéressent-ils à l’hémisphère Sud pour couvrir leurs besoins."
Dans ce même téléjournal, était interviewée, en fin de reportage, la responsable du programme alimentaire mondial, qui disait qu'en raison des augmentations des prix de l'alimentation de base (riz entre autres), si les pays donateurs ne faisaient pas de don supplémentaire d'environ 450 millions de dollars, il leur faudrait prendre des décisions du style: diminuer les portions, ou diminuer le nombre de bénéficiaires de ces programmes d'aide d'urgence.
Après de telles infos, je me dis qu'il est plus que nécessaire de réfléchir un peu à nos modes de vie, archi-consommateurs d'énergies de toutes sortes.
Je n'ai pas de solution miracle, mais je crois sincèrement qu'un changement s'impose. Ceux que l'écologie ne touche pas, peuvent au moins être touchés par l'augmentation du prix de la vie qui résulte de tout ça 😛. C'est bien joli de vouloir plus de pouvoir d'achat, mais peut-être faut-il se poser la question de "Pourquoi les prix augmentent-ils autant"? (bien sûr il n'y a pas que les agrocarburants en cause...).
Bref, vous roulez à l'éthanol? Vous êtes tout sauf écolo, désolée 😕
Bon en fait, je voulais vous faire part de ce que j'ai vu à la télé l'autre jour, oui oui, à la télé. Avant-hier matin, je regardais TV5Monde, comme souvent le matin. C'était le "Téléjournal de Radio-Canada", un journal télévisé canadien et francophone. J'aime bien ce journal télévisé, car même si de nombreux sujets ne m'intéressent pas car relevant des histoires internes au Québec et au Canada, les sujets internationaux, eux, sont traités de façon plus professionnelle, à mon sens, qu'ils ne le sont par les journaux télévisés français auxquels j'ai également accès (France 2 et France 24, pour ne pas les citer).
En effet, sur le sujet des "émeutes en Haïti", France 2 et France 24 disaient en gros: il y a des émeutes parce que les prix de la nourriture ont doublé. Bon, ben une fois qu'on sait ça on est bien content! Bref, ce matin-là, Radio-Canada traitait ce même sujet. Et là, je découvre les causes de ces augmentations de prix (qui n'ont pas lieu qu'à Haïti, mais partout dans le monde), notamment celles du riz et des céréales, sont dues, en partie, aux cultures de céréales qui sont maintenant destinées à devenir du carburant "écolo".
Il y a quelques temps, j'avais aussi lu un article parlant d'expropriation de villages entiers pour utiliser leurs terres afin de produire des céréales destinées aux bio-carburants.
Voici un extrait des Cinq mythes de la transition vers les agrocarburants (article du monde diplomatique, que je vous invite grandement à lire):
"Les programmes sont d’ores et déjà ambitieux. En Europe, il est prévu que ces combustibles issus de la biomasse couvrent 5, 75 % des besoins en carburants routiers en 2010 et 20 % en 2020. Les Etats-Unis visent trente-cinq milliards de gallons (1) par an. Ces objectifs dépassent de loin les capacités de production de l’agriculture des pays industrialisés de l’hémisphère Nord. L’Europe serait tenue de mobiliser 70 % de ses terres arables pour tenir son pari ; la totalité des récoltes de maïs et de soja des Etats-Unis devrait être transformée en éthanol et en biodiesel. Une telle conversion mettrait sens dessus dessous le système alimentaire des nations du Nord. Aussi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’intéressent-ils à l’hémisphère Sud pour couvrir leurs besoins."
Dans ce même téléjournal, était interviewée, en fin de reportage, la responsable du programme alimentaire mondial, qui disait qu'en raison des augmentations des prix de l'alimentation de base (riz entre autres), si les pays donateurs ne faisaient pas de don supplémentaire d'environ 450 millions de dollars, il leur faudrait prendre des décisions du style: diminuer les portions, ou diminuer le nombre de bénéficiaires de ces programmes d'aide d'urgence.
Après de telles infos, je me dis qu'il est plus que nécessaire de réfléchir un peu à nos modes de vie, archi-consommateurs d'énergies de toutes sortes.
Je n'ai pas de solution miracle, mais je crois sincèrement qu'un changement s'impose. Ceux que l'écologie ne touche pas, peuvent au moins être touchés par l'augmentation du prix de la vie qui résulte de tout ça 😛. C'est bien joli de vouloir plus de pouvoir d'achat, mais peut-être faut-il se poser la question de "Pourquoi les prix augmentent-ils autant"? (bien sûr il n'y a pas que les agrocarburants en cause...).
Bref, vous roulez à l'éthanol? Vous êtes tout sauf écolo, désolée 😕
Rénovation ou reconstruction de la citadelle de Bam? (Iran)
Bonjour!!!!
Est ce qu'il y a des personnes qui sont allées en Iran depuis le tremblement de terre de 2003 voir la citadelle de Bam et si des personnes l'ont vue, pourrais je savoir si les travaux de rénovation ou de reconstruction sont bien avancés actuellement!!!😐
En bref, dans quel état se retrouve t elle actuellement?🙁
Merci😉
Est ce qu'il y a des personnes qui sont allées en Iran depuis le tremblement de terre de 2003 voir la citadelle de Bam et si des personnes l'ont vue, pourrais je savoir si les travaux de rénovation ou de reconstruction sont bien avancés actuellement!!!😐
En bref, dans quel état se retrouve t elle actuellement?🙁
Merci😉
De retour du Costa Concordia et enchantée
Hello,
Je ne vais pas vous décrire toute la croisière (cela ce sera sur mon blog) mais j'ai très envie de vous dire simplement combien nous avons apprécié cette croisière !
Tout est mis en oeuvre par Costa pour que la croisière soit agréable et ils y arrivent très bien !
Tout y est tellement féérique qu'on oublie tous les soucis, on est réellement déconnectés de tout... Ce sont nos premières vraies vacances !
Et malgré le prix, je n'ai absolument aucun regret ! Nous avons bien eu ce pq nous avons payé... QUE DU BONHEUR !!!
Vivement que nous puissions remettre ça !!!😎
Projet d'un tour d'Europe à vélo
Bonjour tout le monde...
Me voila parti pour mon projet de tour d'europe. Parti Jeudi, 130 Kms parcourus en 2 jours, la météo était sympa, un vent favorable ou nul, mais un peu frisquet. Mais voila, la solitude, le vélo et la remorque très très lourde, le fait que les choses qui étaient simple d'habitude deviennent d'un seul coup une tache longue et fatigantes (comme se laver, se faire à manger). Aujourd'hui je me repose le jambes pour éviter de trop forcer, mais la tête travail encore, je bookin, là je suis dans un camping où il y a le wifi. La météo annonce du mauvais temps, je ne sais pas ce que ça va donner.
Voila, j'ai peur de ne pas y arriver, le moral à vite baisser, L'année derniere j'étais aller en belgique avec un ami sans me rendre compte de ces désagréments. On avait fait plus de 500 kms en 5 jours sans s'arrêter, et là 3 jours : 130 kms...
Des fois j'ai envi d'arreter mais j'ai peur de ce que vous pensez de moi ceux a qui j'en ai parlé, mais des fois ça va et je suis pret à continuer.
On vera...
Me voila parti pour mon projet de tour d'europe. Parti Jeudi, 130 Kms parcourus en 2 jours, la météo était sympa, un vent favorable ou nul, mais un peu frisquet. Mais voila, la solitude, le vélo et la remorque très très lourde, le fait que les choses qui étaient simple d'habitude deviennent d'un seul coup une tache longue et fatigantes (comme se laver, se faire à manger). Aujourd'hui je me repose le jambes pour éviter de trop forcer, mais la tête travail encore, je bookin, là je suis dans un camping où il y a le wifi. La météo annonce du mauvais temps, je ne sais pas ce que ça va donner.
Voila, j'ai peur de ne pas y arriver, le moral à vite baisser, L'année derniere j'étais aller en belgique avec un ami sans me rendre compte de ces désagréments. On avait fait plus de 500 kms en 5 jours sans s'arrêter, et là 3 jours : 130 kms...
Des fois j'ai envi d'arreter mais j'ai peur de ce que vous pensez de moi ceux a qui j'en ai parlé, mais des fois ça va et je suis pret à continuer.
On vera...
Voyageur ou touriste?
Je ne veux pas faire l'elitiste, mais un ami m a balance ce que j ai d abord pris pour une phrase toute faite :
" le touriste fait son tour, le voyageur va sur sa voie." et finalement ca sonne juste dans mon esprit.
ici on est sur voyage forum, et c est parfois difficile d avoir des echanges entre voyageurs. alors pourquoi "voyage forum"...c est mon sejour en thailande, ici a koh tao qui me fait ressortir cette idee que ca clochait un poil.
"je veux reserver ceci", "fera t il beau tel mois", "je viens 10 jours..." tout ca c est du tourisme, c est prepare, peur de l imprevu, envie de decouvrir mais en sachant quand meme ce qu on va voir...pas du voyage. ou alors les voyageurs doivent trouver un autre nom.
alors tout le monde n a pas (ne se donne pas) le temps de voyager...
je n aime pas le tourisme, c est un export de pas mal de crasses, notamment du monde de consumerisme, qui se developpe, avec les comportements lies.
c etait mon blowin in the wind...
ici on est sur voyage forum, et c est parfois difficile d avoir des echanges entre voyageurs. alors pourquoi "voyage forum"...c est mon sejour en thailande, ici a koh tao qui me fait ressortir cette idee que ca clochait un poil.
"je veux reserver ceci", "fera t il beau tel mois", "je viens 10 jours..." tout ca c est du tourisme, c est prepare, peur de l imprevu, envie de decouvrir mais en sachant quand meme ce qu on va voir...pas du voyage. ou alors les voyageurs doivent trouver un autre nom.
alors tout le monde n a pas (ne se donne pas) le temps de voyager...
je n aime pas le tourisme, c est un export de pas mal de crasses, notamment du monde de consumerisme, qui se developpe, avec les comportements lies.
c etait mon blowin in the wind...
La Malaisie avec des enfants de sept mois et six ans
Bonjour à vous tous.
Dans la rubrique je pars en Malaisie avec toute la famille, voici mes questions. J’ai pour habitude d’éviter les endroits un peu trop touristiques, mais cette fois ci je pars avec mon dernier qui aura 7 mois au moment de Grace. Mon périple devra durer en toute logique un mois, et dans ce contexte, je souhaiterai savoir si une petite expédition dans les îles Perhentian ne serai pas de trop pour le petit bambin. De plus, une petite escapade ( j’entend par là petite promenade, et non le big treck) au Parc Taman Negara peut elle être envisagée, toujours avec le petit « Robinson ». Bien entendu, l’équipement adéquat sera de la partie (Yuki (Porte bébé rando), + Moustiquaire, etc…).
Aventure similaire déjà réalisée en Thailande, mais la Malaisie … c’est la first time.
Si vous avez des suggestions pour ce type de configuration, je suis à votre écoute. Encore merci.
Dans la rubrique je pars en Malaisie avec toute la famille, voici mes questions. J’ai pour habitude d’éviter les endroits un peu trop touristiques, mais cette fois ci je pars avec mon dernier qui aura 7 mois au moment de Grace. Mon périple devra durer en toute logique un mois, et dans ce contexte, je souhaiterai savoir si une petite expédition dans les îles Perhentian ne serai pas de trop pour le petit bambin. De plus, une petite escapade ( j’entend par là petite promenade, et non le big treck) au Parc Taman Negara peut elle être envisagée, toujours avec le petit « Robinson ». Bien entendu, l’équipement adéquat sera de la partie (Yuki (Porte bébé rando), + Moustiquaire, etc…).
Aventure similaire déjà réalisée en Thailande, mais la Malaisie … c’est la first time.
Si vous avez des suggestions pour ce type de configuration, je suis à votre écoute. Encore merci.
Sur la route de Zagora (2006)
Précédents récits, "MARRAKECH, NOUS REVOILA" et "DE OUARZAZATE à MERZOUGA", peut-être un "peu" longs, d'où le troisième volet de notre voyage au Maroc en 2006 ! --
Le Drâa est le plus long cours d’eau du Maroc. Je ne me lasse pas de lire et relire mon guide puis de faire part à mes compagnons de voyage des curiosités que nous allons rencontrer. Ce village berbère et son cimetière en bord de route, formé de pierres plates, noires et plantées à la verticale dans le sol nous intrigue et nous émeut à la fois. Bizarre impression devant ce champ de cailloux où reposent tant de gens !
Nous allons longer l’une des plus grandes oasis marocaines. Elle s’étend sur 200 kms et la touche de vert qu’elle ajoute à tout cet environnement ocre et rose, est magnifique. Les palmiers et jardins fruitiers poussent vigoureusement sur les bords du fleuve qui s’étire sur plusieurs centaines de kms puis disparaît bien plus au sud de Mhamid et ne reparaîtra que 500 kms plus loin pour se jeter dans l’océan au niveau de Tan-Tan. Le lit du fleuve n’a pas plus de quelques dizaines de mètres de large mais il n’est pratiquement jamais à sec, même l’été. Nous ne sommes donc pas étonnés de voir autant de petits villages tout le long de son parcours et cela jusqu'à Zagora.
Plusieurs haltes pour profiter du paysage et faire quelques photos. Personne à l’horizon pour quémander, pas de marchands, simplement des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations ! Nous aurons quelques scrupules à les photographier ouvertement, et ce sera dans la clandestinité et avec beaucoup de difficultés que nous arriverons à capter certains personnages.
Les costumes des femmes dans lesquels domine le noir, sont souvent agrémentés de ceintures aux pompons aux couleurs vives et presque fluorescentes. Zagora n’est pas loin et nous avons très envie de prendre une douche. L’hôtel LA PALMERAIE va nous offrir, nous l’espérons au moins, tout le confort qui, avouons-le, nous a un peu manqué ! La ville n’offre pas un caractère très typique et l’hôtel se situe au bout d’une grande avenue. Les touristes sont rares en cette saison, aussi notre arrivée ne passe-t-elle pas inaperçue. Nous sommes accueillis assez sèchement par l’employé de la réception qui nous indique l’escalier qui mène à l’étage. Si le hall de la réception est bien entretenu, l’escalier, le couloir et le reste n’est pas très avenant. Déception en voyant nos chambres. C’est moche, froid et la salle de bain dont nous rêvions, n’existe pas. Les robinets sont rouillés, les lavabos pas très nets, la douche…berk ! Heureusement, il y a la télé…qui ne marche pas…pas de piles dans la télécommande ! La vue donne sur un jardin avec, en arrière plan, un terrain de football, et à défaut de télévision, ce sera la rencontre amicale de jeunes joueurs que nous suivrons ! Nous donnerons une très bonne note au repas que nous avons pris à la salle à manger. Voilà qui nous a rasséréné ! Nous sommes seuls apparemment dans cet hôtel ! Nous quittons sans aucun regret cette ville qui finalement n’est qu’une étape dans notre voyage. Nous n’irons pas plus loin dans la vallée du Drâa et revenons sur nos pas, nous extasiant encore sur la beauté sauvage et contrasté du paysage. Retour sur Tansikht, direction Agdz, puis Ouarzazate.
Petit arrêt à Agdz et direction Ouarzazate. La route très sinueuse s’élève jusqu’au col de Tizi-n-Tinififft pour franchir le Djebel Sarhro. Quel point de vue magnifique sur toute la vallée ! Un dernier regard sur la ville qu’on aperçoit tout au fond et après quelques virages, nous entamons la descente vertigineuse du col. Nous surplombons la rivière qui s’est frayé un chemin profond et tortueux dans des roches aux couleurs magnifiques. Paysage grandiose et sauvage où l’ombre et la lumière jouent à faire des tableaux étranges ! Nous essayons de saisir dans nos misérables appareils photo, la beauté de ce qui nous entoure, nous surplombe, nous écrase !
Et puis, dans un virage, la rencontre insolite d’un berbère qui nous accoste. D’où sort-il ? Apparemment, ce n’est pas par hasard qu’il a dressé sa tente dans la rocaille au dessus de la route ! Le point de vue est tellement beau que tous les touristes, immanquablement, s’arrêtent là ! Il a dans les mains trois iguanes de couleurs différentes. J’ose m’approcher de lui et lui propose quelques dirhams contre une photo, il est d’accord, bien sûr et doit gagner sa vie comme ça !
Ses enfants ne sont pas loin et viennent réclamer leur dû ! Miracle, j’aperçois leur campement, là-haut, au milieu de nulle part, plantée sur un sol caillouteux, en plein soleil ! Comme leur vie doit être difficile ! Ils en sont réduits à mendier et à user d’expédients les plus divers, se faire photographier par les touristes, par ex ?
Descente amorcée du col et de superbes vues encore sur l’oued qui s’enfuit sous terre, échappant à nos regards. Paysage dantesque !
Il y a encore 200 kms au moins jusqu’à Marrakech, il faut repasser par le col du Tizi-n-Tichka pour franchir la barrière de l’Atlas et replonger dans la verte vallée qui nous conduira jusqu’à la belle, la tumultueuse ville impériale. J’appréhende un peu la rencontre avec les « arnaqueurs » qui tiennent les boutiques du col, mais personne à l’horizon au moment de notre passage ! Par contre, il est dans nos projets d’aller rendre une visite de courtoisie à Ahmed, un peu plus bas. Il est là, fidèle au poste, et paraît content de nous revoir. On s’attable, on lui raconte avec enthousiasme nos « aventures » dans le désert, et il rit lorsqu’on lui montre les photos. Nous voir perchés sur les dromadaires, affublés des chèches qu’il nous a vendus il y a quelques jours, le rend fort gai ! On échange d’autres confidences, il nous parle de sa famille, de sa deuxième femme (il a divorcé de la première) qui attend un bébé, nous dit qu’il a en tout, six enfants. On lui demande s’il n’est pas trop difficile d’élever toute cette famille. On comprend mieux quand il nous dit vivre avec ses parents dans la même maison. Tout le monde participe au bien-être de la famille !
Besslâma, Ahmed, Allah i khalik !
On retrouve avec plaisir les forêts de chênes et de pins, les noyers et les petites prairies en pente, soutenues par des murets où les femmes étendent le linge. Les moutons ne sont pas loin, les bergères non plus !
Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber. Insouciantes les deux gazelles, aucune responsabilité ! Juste celle de mettre de l’ambiance dans la voiture et nous ne nous en privons pas ! Nous essayons de capter les dernières flèches du soleil couchant qui donne au ciel une couleur pourpre. Plusieurs essais pour une photo…pas très académique !

Notre euphorie sera de courte durée car les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville seront cauchemardesques ! La circulation est dense, la route droite mais étroite, bordée d’arbres, d’auberges, de boutiques ouvertes aux quatre vents, et les gens qui circulent en voiture, en mobylette, sur des charrettes, sur des vélos, sur des ânes, et tout ça sans aucun éclairage ou si peu ! Ceux qui marchent à pied et qui traversent la route sans crier gare ! Les chiens et les chats qui ne sont pas plus disciplinés et qu’on manque d’écraser à chaque instant ! Jean a les mains crispées sur le volant, Michel fait la vigie et signale d’une voix angoissée tous les dangers qu’il entrevoit, quant à nous, nous affûtons nos yeux de lynx et tendons le cou pour ne rien manquer du spectacle ! Ouf, les lumières de la ville sont proches et si l’avenue est beaucoup plus large, la circulation n’en est pas ralentie pour autant, seule la visibilité est meilleure ! Il faut quand même se méfier de tout et de tous, car les Marocains conduisent plutôt témérairement. Si je ne parlais pas le « politiquement correct » couramment, je dirais qu’ils conduisent comme « des pieds » ! Objectif à atteindre, l’hôtel IMILCHIL ! J’ai toujours autant de mal à prononcer ce mot ! Quelques difficultés d’orientation que Jean, arrivera à vaincre ! Hôtel luxueux où les chambres sont confortables et les sanitaires tout à fait satisfaisants ! Par contre, nous sommes surpris de ne voir que des hommes, la plupart habillés d’une façon très stricte. Personne ne boit d’alcool et nous n’aurons droit qu’à de l’eau minérale ! Renseignement pris auprès de Fouzia le lendemain, ces hommes sont les gardes du corps du roi Mohammed VI qui réside en ce moment à Marrakech. Une bonne nuit de sommeil nous remet d’aplomb et le petit déjeuner copieux pris le lendemain matin nous fait voir la vie en rose ! Rendez-vous avec Fouzia devant l’hôtel où nous allons procéder à un échange de véhicule. Fini le 4X4, place à la Renault Logan ! On a bien fait de changer ! Elle est un peu cabossée, la Renault ! Peu importe, les bagages sont un peu à l’étroit dans le coffre et les formalités sont finies, nous allons bientôt pouvoir partir en direction d’Essaouira. Un dernier tour d’inspection de la voiture et, oh bazar ! Ce n’est pas un pneu crevé, ça ? Fouzia est furieuse de la négligence du loueur de voitures, et nous, nous nous félicitons d’avoir vu tout de suite l’incident, car plus tard et sans témoin, nous aurions dû en assumer les frais ! Les garçons se rendent à la station service qui est tout près, y font changer la roue et remplissent le réservoir d’essence. Les gazelles achètent encore des cartes postales dans le kiosque qui est juste à côté. Combien en avons-nous achetées ? Michel et Huguette sont impatients de voir Essaouira, et nous contents d’y revenir. Le soleil brille haut dans le ciel et la route est assez dégagée. Michel a pris le volant. Nous leur avions parlé de Sidi Moktar et de la crue de l’oued qui avait ravagé le village, l’an dernier. Aujourd’hui, c’est une ville qui a repris toutes ses activités mais qui garde encore quelques stigmates (voitures rouillées dans le lit de l’oued) du cataclysme subi. Nous sommes intrigués par ces énormes monticules de terre, tous bâtis de façon identique à proximité de fermes fortifiées. J’apprends que les fermes sont appelées par les berbères « agadir » -grenier de blé collectif- et que sous ce tas de terre, se cache une provision de fourrage pour les bêtes.
Grande animation à l’approche d’OUNARA. C’est la fin du marché et les gens, acheteurs et marchands, regagnent leur maison. C’est toujours l’indispensable petit âne qui est de service. Attelé aux carrioles les plus diverses, il vaque humblement à sa tâche. On ne peut que lui rendre hommage en le fixant sur la pellicule.
Ce village a l’air bien tranquille et nous décidons de nous y arrêter pour éventuellement y casser une petite graine ! Nous restons, Huguette et moi près de la voiture, pendant que les hommes se dirigent vers ce qui paraît être le souk. En face de nous, on aperçoit un semblant de restaurant, une minuscule boucherie et plus loin, sur la gauche, un marchand de fruits et légumes. Nous sommes un peu apeurées par les grands gestes que nous adresse un monsieur assis dans un taxi près de nous. Nos hommes nous paraissent bien loin ! Le voir sortir du taxi et s’approcher de nous en continuant à nous faire des signes, ne nous rassure pas outre mesure ! Et puis, nous comprenons qu’il veut nous rendre service. Il nous fait comprendre avec forces mimiques, la manière de procéder pour se restaurer dans le village. Acheter viande et légumes, puis les porter au restaurant qui nous fera cuire tout ça ! Ben oui, comme dans le souk des pécheurs à Essaouira ! Jean et Michel ont déjà compris et sont en train de faire les achats. Les morceaux de viande suspendus à des crochets de métal, sans aucune protection de la poussière ni des mouches, n’attendent que les acheteurs. Pour nous, cela sera 8 côtelettes de mouton ! Huguette et moi faisons provision d’appétissantes clémentines. Petit choc en entrant dans la salle du restaurant qui ne fait que quelques mètres carrés ! huit tables minuscules en formica, quelques chaises bancales, des murs délabrés et tachés, un lavabo qui aurait besoin d’être récuré, des hommes attablés qui, après un regard curieux dans notre direction, continuent leur palabre, et…quelques chats tapis sur les chaises inoccupées, regardant d’un œil intéressé les nouveaux arrivants. C’est un tout jeune garçon qui s’occupe de nous. Il est mignon tout plein avec ses yeux noirs et ses petites dents en avant. Il est vif comme l’éclair, dispose sur une grille, côtelettes, poivrons, oignons, sale le tout et se dirige vers le barbecue de fortune devant la porte. Je ne sais pas si nous avons l’air très décontracté lorsque nous nous asseyons sur le bord des chaises. Les os qui se trouvent sur le sol, sous la table, nous éclairent sur l’acuité des regards du chat posté près de nous ! Bien entendu, pas de fourchettes et le bout de papier qui fait office de serviette est un peu rêche à nos lèvres ! A la guerre comme à la guerre ! Nous mangerons donc avec les doigts, arrachant avec délice les lambeaux de chair sur les côtelettes. Le pain est délicieux, le meilleur que nous ayons mangé pendant tout notre séjour ! Hop, les os sur lesquels on n’insistera pas trop, seront jetés sous la table à la grande satisfaction du minou qui nous observe.
Et tout cela pour un prix dérisoire ! J’augmente un peu le pourboire et voir le petit garçon rayonnant, ne m’enlève pas le sentiment de culpabilité qui me tient ! C’est dans un autre restaurant, de l’autre côté de la route que nous pendrons le café, agrémenté de quelques pâtisseries aux amandes. La belle vie, quoi !
Essaouira est à 24 kms, nous sommes impatients d’y arriver.
Les employés municipaux sont là, ils nous aident à trouver une place puisque la circulation des voitures dans la médina est interdite, je dirais même impossible. Nous nous acquittons à l’avance de la taxe perçue par la ville pour le stationnement. Nous mettons nos bagages dans une carriole que poussera un jeune homme jusque devant le riad où nous sommes attendus.
Nous entrons dans la médina par la porte Bab Sbaa (au lieu de celle de Bab Marrakech), et avons ainsi droit à une visite inédite de certains quartiers d’Essaouira avant d’arriver à la rue d’Agadir (où il n’y a rien à dire, comme plaisantera notre hôte !). Effectivement, l’impasse dans laquelle nous suivons le « porteur » de bagages, n’est pas très engageante ! Mais nous savons que cela n’a pas d’importance et que derrière cette porte se cache un superbe riad !
Quel enchantement de découvrir notre lieu de séjour ! Ce riad est tenu par un couple de Français originaire de La Rochelle. Ils l’ont décoré à merveille et les lumières tamisées adoucissent encore les couleurs des pièces de l’appartement que nous occupons. La salle de bain est originale et je reste un moment perplexe en voyant la douche. Pas de protection contre les projections et l’écoulement de l’eau ! Je verrai que tout a été judicieusement calculé ! Il y a un juste équilibre entre la simplicité de l’ameublement, la richesse des couleurs, la douceur des tapis et des voilages.
C’est autour de la tasse de thé traditionnelle, au dernier étage du riad, que nous remplissons les formulaires obligatoires. Jean a chaussé ses belles lunettes « éco + » pour mieux apprivoiser son n° de passeport ! Je ne sais pas combien de fois, il a fallu l’inscrire en bas d’une page ! Pas la peine de râler, il faut en passer par là !
La sortie de la médina se fera par la porte Bab Marrakech. La grande place, hors les murs, est inondée de soleil, la plage et le port ne sont pas loin, les mouettes dans le ciel nous le disent ! Petite déception, j’aurais aimé montrer à Huguette la petite église que nous avions découverte avec Nadine l’an passée. Ses portes sont fermées, personne à qui s’adresser ! Tant pis !
Nous dirigeons nos pas vers la plage où la lumière nous fait cligner des yeux. Il me semble que c’était hier !

Puis, direction la Sqala du port. Les bateaux, les pêcheurs, les mouettes qui jouent avec le vent.
La porte de la Marine, les canons portugais, la grande avenue qui mène à la place de l’Horloge, et le dépaysement soudain après le passage des Arcades de Mogador en se retrouvant au milieu de la foule et de ses marchands aux étals les plus disparates. Les marchands de babouches, de vêtements traditionnels ou modernes, les épiceries dont les cageots regorgeant de fruits et de légumes se trouvent à même le sol, les marchands de figues, dattes, amandes etc…, les officines d’apothicaires aux produits miraculeux, les boutiques où des objets, principalement en bois de thuya, sont exposés, les jolis miroirs, les poteries aux chaudes couleurs et tout cela dans une ambiance bon enfant, loin des marchandages qui sont de bon ton à Marrakech.
Tout nous tente et les garçons rigolent de nous voir passer d’une boutique à l’autre, de traverser la rue pour revenir aussitôt de l’autre côté !
La nuit tombe sur Essaouira, il est temps de partir à la recherche d’un resto !
Il fait nuit noire lorsque nous regagnons notre gîte et, dans les ruelles que nous empruntons et je photographie au petit bonheur la chance, les portes des maisons.
MERCREDI 6 DECEMBRE
Petit déjeuner sur la terrasse. Il fait frisquet et quelques nuages menaçants se forment dans le ciel. Bavardages avec nos hôtes qui sont prolixes en renseignements : faut faire marcher le commerce !
Ils mettent à notre disposition un plan de la ville et surligne largement les endroits à voir, les boutiques dans lesquelles on peut effectuer des achats sans trop se faire « arnaquer », les curiosités naturelles et les restaurants qui ont leur préférence. « L’Ensemble Artisanal » est tout près, à côté de l’énorme bastion Sud. Des ébénistes, des bijoutiers, des tisserands et autres artisans se sont groupés à cet endroit. On peut les voir travailler et acheter leurs produits directement. Ils sont fiers de nous montrer leur savoir-faire ! Achat de boîtes avec des incrustations de citronnier et d’ébène, d’un poignard en bois pour Xavier, d’une boîte « magique » pour Guillaume, de bracelets en argent pour nos petites béarnaises, de légers sacs à main aux jolies couleurs pastel.
On nous a bien recommandé d’aller voir le « Ficus Remarquable » dans la cour, tout près. Effectivement, c’est un arbre à la stature tellement impressionnante, que je serai obligée de faire deux photos et…un montage pour pouvoir vous le présenter ! Et encore, je me rends compte qu’il en manque une bonne partie !

Je me laisse tenter par deux jolis miroirs en métal argenté. Et si on passait aux choses sérieuses ? Huguette a très envie d’acheter un tapis et la dame du riad, nous a donné une adresse : chez Hakim près de la place de l’horloge. Il paraît qu’il est très sympathique et qu’il est le plus honnête marchand de tapis du Maroc ! C’est pour dire ! C’est sûrement pour cette raison que nous nous arrêtons chez un de ses concurrents … !
« Tri jouli » les tapis, dirait Hassan en se fichant de nous ! C’est vrai que les yeux nous sortent de la tête en voyant ces merveilles…plus facilement que les dirhams de nos poches … au grand dam du vendeur qui aimerait bien faire une affaire avec les petits français… !
Décembre est un peu triste pour le commerce et quand on a la chance d’avoir dans le magasin quatre innocents, pourquoi ne pas tenter le coup ?
Que d’hésitations ! Lequel choisir ? Difficile de trancher entre tous les coloris et les motifs proposés. Quand à leurs valeurs…il faut bien sûr entrer dans le jeu ancestral du marchandage !
Il nous présente une machine à calculer, nous demande d’y inscrire un chiffre (celui qui nous paraît le plus juste pour le tapis convoité) et attend patiemment. Bien entendu, il saute d’indignation en voyant ce qu’Huguette a marqué. C’était à prévoir, donc, il augmente un peu, nous coupons la poire en deux, bref, l’affaire se fait ! Qui a gagné, qui est le dindon ? Hum ! Comme Michel et Huguette n’ont pas assez d’argent sur eux, le marchand insiste pour les accompagner jusqu’au distributeur automatique ! Il ne veut pas lâcher sa proie ! Jean est promu vigile et fait le guet devant le magasin ! On nous a parlé aussi d’une des spécialités d’Essaouira : le travail du raphia. Il y a une jolie boutique où de superbes babouches, mules, mocassins et sacs à main sont exposés. Bonjour les prix !
Ne serait-il pas l’heure d’aller manger ? Retour par l’avenue principale de la ville et direction le souk des pêcheurs. Il me tarde de voir la réaction de nos amis.
On passe d’abord devant le souk aux épices avant de s’engager dans une étroite ruelle qui aboutit dans une cour bordée d’arcades de pierre. Des boutiques de toutes sortes y ont trouvées refuge et ce sont vite des appels pressants qui se font entendre de tous côtés ! Que de sollicitations ! Les hommes sont déjà à l’intérieur du marché où les pêcheurs offrent à nos yeux étonnés une quantité de poissons impressionnante : sardines principalement (80% de la pêche au Maroc), crevettes, congre et autres produits de la mer n’attendent que notre bon vouloir. Jean raffole des sardines et arrivera à nous convaincre. Nous choisissons des crevettes et faisons affaire en deux minutes avec le monsieur qui nous a pris en charge. Notre petit cuisinier est toujours là et dit qu’il nous reconnaît ! Est-ce possible ? En tous les cas, c’est gentil et bien joué car nous sommes ravis ! Et comme l’an dernier, nous aurons droit au sourire de chacun, à l’ambiance musicale et nous nous lècherons les doigts de plaisir !
n'est-ce pas, Jean ?
Retour dans l’avenue de l’Istiqlal, et passage à nouveau devant les boutiques des apothicaires, marchands de voluptés, de bien-être et de charlatanismes ! On peut maigrir, grossir, devenir de plus en plus jeune, de plus en plus fort, de plus en plus beau ! Trop, c’est trop ! Vendeurs et acheteurs potentiels, rigolent de concert ! L’avenue se termine par une belle porte à trois arches, mais Huguette et moi, avons aperçu dans la rue Lattarine, plein de boutiques alléchantes. Encore quelques achats. Nous y trouverons chacune, une fatma en bois de thuya et pensons à Nadine. Nous sommes à la recherche du magasin de tapis vanté par la patronne du riad. Où se cache cet Hakim ? Tant pis, on va boire le café sur la place Chechaouni. C’est bien joli par ici ! La place est ombragée, bordée de petits restaurants, Les magasins ont installés sur des tapis, des objets en fer, en cuivre et en bois, des poteries de toutes les formes et de toutes les couleurs. Sur les murs, encore des tapis.
Il n’y a que la saveur du café qui est discordante ! Pas terrible, le kawa !
On paresse, on est bien ! Jean qui s’était éclipsé, revient triomphant : il a trouvé le marchand de tapis et l’a salué de plaisante manière : « Bonjour, Hakim ». Il en est resté « baba », Hakim !
Il tient boutique dans la rue du Rif, une ruelle étroite qui est séparée de la rue de l’Istiqlal par un long et haut mur.Il nous attend devant la porte et le contact sera aussitôt très chaleureux.
Ce n’est pas très grand, chez lui, mais la quantité de tapis au m2 est impressionnante !
Il y en a partout, au sol, sur les murs, Presque jusqu’au plafond !
Il a un grand sourire et doit penser que nous n’allons pas repartir les mains vides !
Il est malin, on parle de tout et de rien, de la France, du Maroc, des gens, du temps, et patati et patata !... Et puis, on veut bien voir ses tapis, et puis il les étale devant nous qui avons pris place sur des poufs, et puis même qu’on est bien tenté, mais qu’on ne sait pas combien ça coûte, et que ça n’a pas d’importance, le principal est de se faire plaisir !!!
Et voilà ! Encore un qui nous emberlificote !
Mais il le fait tellement gentiment, et j’en ai « tellement » envie de ce tapis, et Jean est si attentionné que je vais en acheter deux ! Boudiou, je ne sais pas résister ! Un tout bleu, l’autre tout rouge ! Avec des symboles berbères qu’Hakim nous traduit et que nous avons déjà un peu oubliés ! Huguette regrette presque l’achat qu’elle a fait le matin même, mais le sien est « jouli » aussi et elle se laisse tenter par un encrier de faïence.
J’essaierai plus tard de le lui « chouraver », mais elle sera vigilante, malheureusement pour moi ! Hi Hi Hi !
Hakim est un homme du monde et nous offre le thé à la menthe. Le rituel est respecté, et il nous explique la façon de bien le faire. Du coup, je me laisse aller à acheter une théière…et bien entendu, elle perdra sa fonctionnalité dès notre arrivée à la maison.
Hakim nous raconte sa vie, parle de sa famille et de la jeunesse marocaine. Il a un peu le cœur gros d’être encore célibataire malgré ses 38 ans. Son père étant décédé, c’est lui qui est le chef de famille. Sa mère et ses frères et sœurs dépendent de lui. Il n’a donc pas l’espoir de fonder une famille. Comment ferait-il ? Il voudrait que les choses bougent au Maroc et évoluent dans le bon sens. Que les générations prochaines ne soient plus sacrifiées comme la sienne ! On parle lecture, éducation. Il nous raconte avec des yeux brillants, les courts séjours en France où il a été invité par certains de ses clients fortunés. Il doit penser que nous sommes tous riches !
La polaire que porte Jean sous son anorak a l’air de l’intéresser au plus haut point. Nous allons assister dans un moment au plus rigolo marchandage de la journée ! Il veut troquer un article de son magasin contre la polaire. Ce sera contre une couverture en poil de chameau, paraît-il, +10 euros, (il a l’air de penser tout à coup, qu’il ne fait pas une bonne affaire !) que la transaction sera conclue !

Pour sa part, je peux assurer que Jean est content ! Nous avons mis la couverture (qui gratte un peu trop à mon goût) dans notre lit ! Là où jean n’a rien voulu savoir, c’est quand Hakim lui a proposé de lui donner son magasin, s’il lui donnait sa femme ! Il ne connaît pas bien mon petit mari !!! J’avoue que j’ai été soulagée d’entendre les protestations de Jean ! Quel rigolo, cet Hakim ! Retour au riad pour déposer nos achats et nous repartons à l’assaut de la ville. C’est vers le port que se dirigent nos pas. Le concert des mouettes est à son paroxysme. Les pécheurs sont rentrés et elles se disputent les tripes et autres déchets qui gisent sur le sol. Le soleil joue à cache-cache derrière la grosse tour crénelée, les silhouettes en djellaba se promènent comme des fantômes, des enfants en contrebas arrachent aux rochers des coquillages, et nous, nous essayons de capter cette atmosphère si particulière ! La place Orson Welles est immense, nous aimerions bien prendre l’apéritif mais les cafés ne servent que des jus de fruits ! C’est le sevrage complet quand on vient au Maroc ! La Maison de l’Artisanat a ses portes grandes ouvertes. Que d’objets étalés à notre vue gourmande ! J’aurais bien acheté des statuettes en bois, représentant des groupes de fatmas, mais le prix est exagéré ! J’apprendrai plus tard par la patronne du riad, qu’il aurait fallu demander la moitié du prix affiché ! (Ce sont les prix pour les groupes -les gogos de touristes- et la commission du guide est incluse !) Il faudra qu’on revienne plusieurs fois dans ce pays, pour comprendre les tenants et aboutissants de toutes ces combines ! Nous avons décidé de marcher sur les traces de notre périple avec les Sallefranque et allons tout droit vers le restaurant « Les Arcades de Mogador ». Nous en avons gardé un bon souvenir, aussi nous voulons assurer ! Il y a du monde ce soir, et il faut attendre un petit peu. Ca chauffe dans les cuisines ! On rigole en voyant les chats du voisinage aller et venir, se cacher sous les tables quand le patron agite son torchon et repartir à l’assaut de l’étage dès qu’il a le dos tourné ! JEUDI 7 DECEMBRE .
Qu’allons nous faire ce matin ? Il faut repartir vers Marrakech dans l’après-midi, si possible avant 15h, et éviter ainsi de conduire la nuit. Une expérience nous a suffi et nous ne voulons pas subir les mêmes affres que lors du retour de Ouarzazate ! Les amis ne sont pas chauds pour une visite hors de la ville, donc nous repartons nous promener, le nez au vent et toujours en direction du bord de mer. Sqala du port et sa tour carrée, derniers regards sur la mer et rencontre avec une « artiste » peintre : ZAZOU.
Elle peint sur de minuscules toiles et s’applique à représenter des silhouettes masculines et féminines avec pour fond de décor, les rues, les portes, les coins de vie d’Essaouira. Les tons de bleu et de blanc dominent avec quelques touches de couleurs ocre. Huguette est tentée, moi aussi. J’ai déjà craqué l’an dernier et récidive !Un grand escalier descend sur la Sqala de la ville, il mène à la médina. Voici la rue Laâlouj. Rue large et toute droite, elle est bordée de nombreuses boutiques. Nous nous laissons happer par l’une d’elles, ou plutôt par deux jeunes gaillards qui savent nous prendre par les sentiments ! Et malgré mes dénégations premières, je me retrouve avec trois achats supplémentaires et…superflus ! Trois « joulis » cendriers colorés ! Je pense à la Noël et aux cadeaux à faire, finalement, je les ai encore sur les bras !
Les deux gazelles rigolent, les deux gazous se moquent ! Et devant la boutique, c’est la fête ! Des musiciens donnent l’aubade à la population. Et allez ! Quelques dirhams qui s’envolent ! De toutes les façons, on ne peut pas en ramener, alors, autant les distribuer !!!
Petite immersion dans le souk, manière de ne pas passer à côté de quelque chose, non, cette fois-ci, il faut résister. Nos hommes ont déjà acheté un autre sac pour pouvoir caser nos « petites » emplettes ! Faudrait pas exagérer !
Et toujours la petite silhouette blanche !
Retour place Chechaouni, nous avons repéré un restaurant qui a l’air bien sympa !
« Le Mogadorien ».
Nous avons eu du flair, tout est bon ! Le décor est soigné, les plats excellents. L’ambiance un peu gâché par un quatuor de Français plutôt bruyants ! On se croit presque du pays, voilà qu’on devient anti-touristes ! Onze jours au Maroc, et on ne supporte plus nos congénères !
J’ai emporté avec moi le roman policier que j’ai lu pendant ces vacances. J’ai l’intention de l’offrir à Hakim. Il adore lire et bien sûr, prise fort la littérature française. Là, je n’ai dans les mains qu’un roman de gare et l’auteur est américain. Mais les livres coûtent cher et je pense lui faire plaisir quand même. Comme de bien entendu, il ne veut pas nous laisser repartir sans nous avoir offert le thé ! Nous prendrons donc la route avec un peu de retard et les hommes, après un petit mouvement d’humeur, se laissent attendrir par la gentillesse de notre marchand de tapis. Nous sommes assis tous les cinq, le service à thé au centre de notre petit cercle, et nous prenons le temps de l’écouter. Il nous surprend en mettant un énorme morceau de sucre dans la théière fumante et nous explique que si les arabes boivent beaucoup de thé et le sucre tant, c’est tout simplement que, souvent, c’est le seul vrai repas qu’ils font dans la journée ! Nous sommes un peu confus en pensant au bon repas que nous venons de faire ! « Il est l’heure de te quitter, Hakim, mais nous penserons à toi souvent ! Allah i khalik ! » Retour en quatrième vitesse au riad où nous devons récupérer nos bagages. Le porteur est devant la porte, sa carriole est bientôt remplie de toutes nos affaires. En avant, Marrakech nous attend pour la dernière nuit ! Qui a dit qu’il fallait se dépêcher pour rentrer avant la nuit ? C’est Jean qui a repris le volant. Il a la bonne et mauvaise idée de s’arrêter dans un village pour remettre un peu d’essence et, dans l’élan, nous décidons de boire un verre dans le petit bar qui est là. Les jeunes filles qui sont derrière le comptoir nous proposent des crêpes ! Nous n’avons pourtant pas faim, et nous nous entendons répondre oui, enfin…Huguette et moi ! Les hommes sont « furax » ! Mais la commande est passée, c’est trop tard pour dire non !
Bien sûr, ce sera de notre faute si la nuit tombe si vite au Maroc ! Ce n’est quand même pas sorcier de rouler la nuit au milieu de tous ces « suicidaires » alors qu’on a des phares qui n’éclairent qu’à 10 mètres devant nous !!!Encore un cadeau de l’agence de voyage ! On rigolera plus tard, pour l’instant, on serre les fesses et on prie Allah, pour que l’aventure se termine bien ! Nous sommes devant l’hôtel au nom imprononçable (pour moi !) Imilmich, Michimil, Chmilblik !!! Huguette morte de rire qui me crie dans les oreilles : IMILCHIL !!! Bah, je n’étais pas loin ! Flânerie sur la place Djemaa el-Fna, Huguette a promis de ramener des fruits secs à un de ses amis. Nous avons dans les mains une carte que nous a donnée un des marchands de la place. Finalement, tout le monde se laisse tenter et nous grignoterons figues, dattes, amandes et « chouchous » malgré les remarques désobligeantes de Jean qui trouve ses gâteries hors de prix ! Retour à l’hôtel, il faut se lever de bonne heure demain matin, l’avion décolle à 9h55. Fouzia sera là, et nous aurons du mal à la quitter ! Elle a encore un geste gentil envers nous en nous offrant, sans oublier Nadine, de jolis foulards !
Merci Fouzia ! Merci Fatima, merci Ahmed, merci Ali, merci Hassan, merci à tous ceux que nous avons croisé et que nous n’oublierons pas de sitôt !
Le Drâa est le plus long cours d’eau du Maroc. Je ne me lasse pas de lire et relire mon guide puis de faire part à mes compagnons de voyage des curiosités que nous allons rencontrer. Ce village berbère et son cimetière en bord de route, formé de pierres plates, noires et plantées à la verticale dans le sol nous intrigue et nous émeut à la fois. Bizarre impression devant ce champ de cailloux où reposent tant de gens !
Nous allons longer l’une des plus grandes oasis marocaines. Elle s’étend sur 200 kms et la touche de vert qu’elle ajoute à tout cet environnement ocre et rose, est magnifique. Les palmiers et jardins fruitiers poussent vigoureusement sur les bords du fleuve qui s’étire sur plusieurs centaines de kms puis disparaît bien plus au sud de Mhamid et ne reparaîtra que 500 kms plus loin pour se jeter dans l’océan au niveau de Tan-Tan. Le lit du fleuve n’a pas plus de quelques dizaines de mètres de large mais il n’est pratiquement jamais à sec, même l’été. Nous ne sommes donc pas étonnés de voir autant de petits villages tout le long de son parcours et cela jusqu'à Zagora.
Plusieurs haltes pour profiter du paysage et faire quelques photos. Personne à l’horizon pour quémander, pas de marchands, simplement des gens paisibles qui vaquent à leurs occupations ! Nous aurons quelques scrupules à les photographier ouvertement, et ce sera dans la clandestinité et avec beaucoup de difficultés que nous arriverons à capter certains personnages. Les costumes des femmes dans lesquels domine le noir, sont souvent agrémentés de ceintures aux pompons aux couleurs vives et presque fluorescentes. Zagora n’est pas loin et nous avons très envie de prendre une douche. L’hôtel LA PALMERAIE va nous offrir, nous l’espérons au moins, tout le confort qui, avouons-le, nous a un peu manqué ! La ville n’offre pas un caractère très typique et l’hôtel se situe au bout d’une grande avenue. Les touristes sont rares en cette saison, aussi notre arrivée ne passe-t-elle pas inaperçue. Nous sommes accueillis assez sèchement par l’employé de la réception qui nous indique l’escalier qui mène à l’étage. Si le hall de la réception est bien entretenu, l’escalier, le couloir et le reste n’est pas très avenant. Déception en voyant nos chambres. C’est moche, froid et la salle de bain dont nous rêvions, n’existe pas. Les robinets sont rouillés, les lavabos pas très nets, la douche…berk ! Heureusement, il y a la télé…qui ne marche pas…pas de piles dans la télécommande ! La vue donne sur un jardin avec, en arrière plan, un terrain de football, et à défaut de télévision, ce sera la rencontre amicale de jeunes joueurs que nous suivrons ! Nous donnerons une très bonne note au repas que nous avons pris à la salle à manger. Voilà qui nous a rasséréné ! Nous sommes seuls apparemment dans cet hôtel ! Nous quittons sans aucun regret cette ville qui finalement n’est qu’une étape dans notre voyage. Nous n’irons pas plus loin dans la vallée du Drâa et revenons sur nos pas, nous extasiant encore sur la beauté sauvage et contrasté du paysage. Retour sur Tansikht, direction Agdz, puis Ouarzazate.
Petit arrêt à Agdz et direction Ouarzazate. La route très sinueuse s’élève jusqu’au col de Tizi-n-Tinififft pour franchir le Djebel Sarhro. Quel point de vue magnifique sur toute la vallée ! Un dernier regard sur la ville qu’on aperçoit tout au fond et après quelques virages, nous entamons la descente vertigineuse du col. Nous surplombons la rivière qui s’est frayé un chemin profond et tortueux dans des roches aux couleurs magnifiques. Paysage grandiose et sauvage où l’ombre et la lumière jouent à faire des tableaux étranges ! Nous essayons de saisir dans nos misérables appareils photo, la beauté de ce qui nous entoure, nous surplombe, nous écrase !
Et puis, dans un virage, la rencontre insolite d’un berbère qui nous accoste. D’où sort-il ? Apparemment, ce n’est pas par hasard qu’il a dressé sa tente dans la rocaille au dessus de la route ! Le point de vue est tellement beau que tous les touristes, immanquablement, s’arrêtent là ! Il a dans les mains trois iguanes de couleurs différentes. J’ose m’approcher de lui et lui propose quelques dirhams contre une photo, il est d’accord, bien sûr et doit gagner sa vie comme ça !
Ses enfants ne sont pas loin et viennent réclamer leur dû ! Miracle, j’aperçois leur campement, là-haut, au milieu de nulle part, plantée sur un sol caillouteux, en plein soleil ! Comme leur vie doit être difficile ! Ils en sont réduits à mendier et à user d’expédients les plus divers, se faire photographier par les touristes, par ex ?
Descente amorcée du col et de superbes vues encore sur l’oued qui s’enfuit sous terre, échappant à nos regards. Paysage dantesque !
Il y a encore 200 kms au moins jusqu’à Marrakech, il faut repasser par le col du Tizi-n-Tichka pour franchir la barrière de l’Atlas et replonger dans la verte vallée qui nous conduira jusqu’à la belle, la tumultueuse ville impériale. J’appréhende un peu la rencontre avec les « arnaqueurs » qui tiennent les boutiques du col, mais personne à l’horizon au moment de notre passage ! Par contre, il est dans nos projets d’aller rendre une visite de courtoisie à Ahmed, un peu plus bas. Il est là, fidèle au poste, et paraît content de nous revoir. On s’attable, on lui raconte avec enthousiasme nos « aventures » dans le désert, et il rit lorsqu’on lui montre les photos. Nous voir perchés sur les dromadaires, affublés des chèches qu’il nous a vendus il y a quelques jours, le rend fort gai ! On échange d’autres confidences, il nous parle de sa famille, de sa deuxième femme (il a divorcé de la première) qui attend un bébé, nous dit qu’il a en tout, six enfants. On lui demande s’il n’est pas trop difficile d’élever toute cette famille. On comprend mieux quand il nous dit vivre avec ses parents dans la même maison. Tout le monde participe au bien-être de la famille !
Besslâma, Ahmed, Allah i khalik !
On retrouve avec plaisir les forêts de chênes et de pins, les noyers et les petites prairies en pente, soutenues par des murets où les femmes étendent le linge. Les moutons ne sont pas loin, les bergères non plus !
Il se fait tard et la nuit ne va pas tarder à tomber. Insouciantes les deux gazelles, aucune responsabilité ! Juste celle de mettre de l’ambiance dans la voiture et nous ne nous en privons pas ! Nous essayons de capter les dernières flèches du soleil couchant qui donne au ciel une couleur pourpre. Plusieurs essais pour une photo…pas très académique !

Notre euphorie sera de courte durée car les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville seront cauchemardesques ! La circulation est dense, la route droite mais étroite, bordée d’arbres, d’auberges, de boutiques ouvertes aux quatre vents, et les gens qui circulent en voiture, en mobylette, sur des charrettes, sur des vélos, sur des ânes, et tout ça sans aucun éclairage ou si peu ! Ceux qui marchent à pied et qui traversent la route sans crier gare ! Les chiens et les chats qui ne sont pas plus disciplinés et qu’on manque d’écraser à chaque instant ! Jean a les mains crispées sur le volant, Michel fait la vigie et signale d’une voix angoissée tous les dangers qu’il entrevoit, quant à nous, nous affûtons nos yeux de lynx et tendons le cou pour ne rien manquer du spectacle ! Ouf, les lumières de la ville sont proches et si l’avenue est beaucoup plus large, la circulation n’en est pas ralentie pour autant, seule la visibilité est meilleure ! Il faut quand même se méfier de tout et de tous, car les Marocains conduisent plutôt témérairement. Si je ne parlais pas le « politiquement correct » couramment, je dirais qu’ils conduisent comme « des pieds » ! Objectif à atteindre, l’hôtel IMILCHIL ! J’ai toujours autant de mal à prononcer ce mot ! Quelques difficultés d’orientation que Jean, arrivera à vaincre ! Hôtel luxueux où les chambres sont confortables et les sanitaires tout à fait satisfaisants ! Par contre, nous sommes surpris de ne voir que des hommes, la plupart habillés d’une façon très stricte. Personne ne boit d’alcool et nous n’aurons droit qu’à de l’eau minérale ! Renseignement pris auprès de Fouzia le lendemain, ces hommes sont les gardes du corps du roi Mohammed VI qui réside en ce moment à Marrakech. Une bonne nuit de sommeil nous remet d’aplomb et le petit déjeuner copieux pris le lendemain matin nous fait voir la vie en rose ! Rendez-vous avec Fouzia devant l’hôtel où nous allons procéder à un échange de véhicule. Fini le 4X4, place à la Renault Logan ! On a bien fait de changer ! Elle est un peu cabossée, la Renault ! Peu importe, les bagages sont un peu à l’étroit dans le coffre et les formalités sont finies, nous allons bientôt pouvoir partir en direction d’Essaouira. Un dernier tour d’inspection de la voiture et, oh bazar ! Ce n’est pas un pneu crevé, ça ? Fouzia est furieuse de la négligence du loueur de voitures, et nous, nous nous félicitons d’avoir vu tout de suite l’incident, car plus tard et sans témoin, nous aurions dû en assumer les frais ! Les garçons se rendent à la station service qui est tout près, y font changer la roue et remplissent le réservoir d’essence. Les gazelles achètent encore des cartes postales dans le kiosque qui est juste à côté. Combien en avons-nous achetées ? Michel et Huguette sont impatients de voir Essaouira, et nous contents d’y revenir. Le soleil brille haut dans le ciel et la route est assez dégagée. Michel a pris le volant. Nous leur avions parlé de Sidi Moktar et de la crue de l’oued qui avait ravagé le village, l’an dernier. Aujourd’hui, c’est une ville qui a repris toutes ses activités mais qui garde encore quelques stigmates (voitures rouillées dans le lit de l’oued) du cataclysme subi. Nous sommes intrigués par ces énormes monticules de terre, tous bâtis de façon identique à proximité de fermes fortifiées. J’apprends que les fermes sont appelées par les berbères « agadir » -grenier de blé collectif- et que sous ce tas de terre, se cache une provision de fourrage pour les bêtes.
Grande animation à l’approche d’OUNARA. C’est la fin du marché et les gens, acheteurs et marchands, regagnent leur maison. C’est toujours l’indispensable petit âne qui est de service. Attelé aux carrioles les plus diverses, il vaque humblement à sa tâche. On ne peut que lui rendre hommage en le fixant sur la pellicule.
Ce village a l’air bien tranquille et nous décidons de nous y arrêter pour éventuellement y casser une petite graine ! Nous restons, Huguette et moi près de la voiture, pendant que les hommes se dirigent vers ce qui paraît être le souk. En face de nous, on aperçoit un semblant de restaurant, une minuscule boucherie et plus loin, sur la gauche, un marchand de fruits et légumes. Nous sommes un peu apeurées par les grands gestes que nous adresse un monsieur assis dans un taxi près de nous. Nos hommes nous paraissent bien loin ! Le voir sortir du taxi et s’approcher de nous en continuant à nous faire des signes, ne nous rassure pas outre mesure ! Et puis, nous comprenons qu’il veut nous rendre service. Il nous fait comprendre avec forces mimiques, la manière de procéder pour se restaurer dans le village. Acheter viande et légumes, puis les porter au restaurant qui nous fera cuire tout ça ! Ben oui, comme dans le souk des pécheurs à Essaouira ! Jean et Michel ont déjà compris et sont en train de faire les achats. Les morceaux de viande suspendus à des crochets de métal, sans aucune protection de la poussière ni des mouches, n’attendent que les acheteurs. Pour nous, cela sera 8 côtelettes de mouton ! Huguette et moi faisons provision d’appétissantes clémentines. Petit choc en entrant dans la salle du restaurant qui ne fait que quelques mètres carrés ! huit tables minuscules en formica, quelques chaises bancales, des murs délabrés et tachés, un lavabo qui aurait besoin d’être récuré, des hommes attablés qui, après un regard curieux dans notre direction, continuent leur palabre, et…quelques chats tapis sur les chaises inoccupées, regardant d’un œil intéressé les nouveaux arrivants. C’est un tout jeune garçon qui s’occupe de nous. Il est mignon tout plein avec ses yeux noirs et ses petites dents en avant. Il est vif comme l’éclair, dispose sur une grille, côtelettes, poivrons, oignons, sale le tout et se dirige vers le barbecue de fortune devant la porte. Je ne sais pas si nous avons l’air très décontracté lorsque nous nous asseyons sur le bord des chaises. Les os qui se trouvent sur le sol, sous la table, nous éclairent sur l’acuité des regards du chat posté près de nous ! Bien entendu, pas de fourchettes et le bout de papier qui fait office de serviette est un peu rêche à nos lèvres ! A la guerre comme à la guerre ! Nous mangerons donc avec les doigts, arrachant avec délice les lambeaux de chair sur les côtelettes. Le pain est délicieux, le meilleur que nous ayons mangé pendant tout notre séjour ! Hop, les os sur lesquels on n’insistera pas trop, seront jetés sous la table à la grande satisfaction du minou qui nous observe.
Et tout cela pour un prix dérisoire ! J’augmente un peu le pourboire et voir le petit garçon rayonnant, ne m’enlève pas le sentiment de culpabilité qui me tient ! C’est dans un autre restaurant, de l’autre côté de la route que nous pendrons le café, agrémenté de quelques pâtisseries aux amandes. La belle vie, quoi !
Essaouira est à 24 kms, nous sommes impatients d’y arriver.
Les employés municipaux sont là, ils nous aident à trouver une place puisque la circulation des voitures dans la médina est interdite, je dirais même impossible. Nous nous acquittons à l’avance de la taxe perçue par la ville pour le stationnement. Nous mettons nos bagages dans une carriole que poussera un jeune homme jusque devant le riad où nous sommes attendus.
Nous entrons dans la médina par la porte Bab Sbaa (au lieu de celle de Bab Marrakech), et avons ainsi droit à une visite inédite de certains quartiers d’Essaouira avant d’arriver à la rue d’Agadir (où il n’y a rien à dire, comme plaisantera notre hôte !). Effectivement, l’impasse dans laquelle nous suivons le « porteur » de bagages, n’est pas très engageante ! Mais nous savons que cela n’a pas d’importance et que derrière cette porte se cache un superbe riad !
Quel enchantement de découvrir notre lieu de séjour ! Ce riad est tenu par un couple de Français originaire de La Rochelle. Ils l’ont décoré à merveille et les lumières tamisées adoucissent encore les couleurs des pièces de l’appartement que nous occupons. La salle de bain est originale et je reste un moment perplexe en voyant la douche. Pas de protection contre les projections et l’écoulement de l’eau ! Je verrai que tout a été judicieusement calculé ! Il y a un juste équilibre entre la simplicité de l’ameublement, la richesse des couleurs, la douceur des tapis et des voilages.
C’est autour de la tasse de thé traditionnelle, au dernier étage du riad, que nous remplissons les formulaires obligatoires. Jean a chaussé ses belles lunettes « éco + » pour mieux apprivoiser son n° de passeport ! Je ne sais pas combien de fois, il a fallu l’inscrire en bas d’une page ! Pas la peine de râler, il faut en passer par là !
La sortie de la médina se fera par la porte Bab Marrakech. La grande place, hors les murs, est inondée de soleil, la plage et le port ne sont pas loin, les mouettes dans le ciel nous le disent ! Petite déception, j’aurais aimé montrer à Huguette la petite église que nous avions découverte avec Nadine l’an passée. Ses portes sont fermées, personne à qui s’adresser ! Tant pis !
Nous dirigeons nos pas vers la plage où la lumière nous fait cligner des yeux. Il me semble que c’était hier !

Puis, direction la Sqala du port. Les bateaux, les pêcheurs, les mouettes qui jouent avec le vent.
La porte de la Marine, les canons portugais, la grande avenue qui mène à la place de l’Horloge, et le dépaysement soudain après le passage des Arcades de Mogador en se retrouvant au milieu de la foule et de ses marchands aux étals les plus disparates. Les marchands de babouches, de vêtements traditionnels ou modernes, les épiceries dont les cageots regorgeant de fruits et de légumes se trouvent à même le sol, les marchands de figues, dattes, amandes etc…, les officines d’apothicaires aux produits miraculeux, les boutiques où des objets, principalement en bois de thuya, sont exposés, les jolis miroirs, les poteries aux chaudes couleurs et tout cela dans une ambiance bon enfant, loin des marchandages qui sont de bon ton à Marrakech.
Tout nous tente et les garçons rigolent de nous voir passer d’une boutique à l’autre, de traverser la rue pour revenir aussitôt de l’autre côté !
La nuit tombe sur Essaouira, il est temps de partir à la recherche d’un resto !
Il fait nuit noire lorsque nous regagnons notre gîte et, dans les ruelles que nous empruntons et je photographie au petit bonheur la chance, les portes des maisons.
MERCREDI 6 DECEMBRE
Petit déjeuner sur la terrasse. Il fait frisquet et quelques nuages menaçants se forment dans le ciel. Bavardages avec nos hôtes qui sont prolixes en renseignements : faut faire marcher le commerce !
Ils mettent à notre disposition un plan de la ville et surligne largement les endroits à voir, les boutiques dans lesquelles on peut effectuer des achats sans trop se faire « arnaquer », les curiosités naturelles et les restaurants qui ont leur préférence. « L’Ensemble Artisanal » est tout près, à côté de l’énorme bastion Sud. Des ébénistes, des bijoutiers, des tisserands et autres artisans se sont groupés à cet endroit. On peut les voir travailler et acheter leurs produits directement. Ils sont fiers de nous montrer leur savoir-faire ! Achat de boîtes avec des incrustations de citronnier et d’ébène, d’un poignard en bois pour Xavier, d’une boîte « magique » pour Guillaume, de bracelets en argent pour nos petites béarnaises, de légers sacs à main aux jolies couleurs pastel.
On nous a bien recommandé d’aller voir le « Ficus Remarquable » dans la cour, tout près. Effectivement, c’est un arbre à la stature tellement impressionnante, que je serai obligée de faire deux photos et…un montage pour pouvoir vous le présenter ! Et encore, je me rends compte qu’il en manque une bonne partie ! 
Je me laisse tenter par deux jolis miroirs en métal argenté. Et si on passait aux choses sérieuses ? Huguette a très envie d’acheter un tapis et la dame du riad, nous a donné une adresse : chez Hakim près de la place de l’horloge. Il paraît qu’il est très sympathique et qu’il est le plus honnête marchand de tapis du Maroc ! C’est pour dire ! C’est sûrement pour cette raison que nous nous arrêtons chez un de ses concurrents … !
« Tri jouli » les tapis, dirait Hassan en se fichant de nous ! C’est vrai que les yeux nous sortent de la tête en voyant ces merveilles…plus facilement que les dirhams de nos poches … au grand dam du vendeur qui aimerait bien faire une affaire avec les petits français… !
Décembre est un peu triste pour le commerce et quand on a la chance d’avoir dans le magasin quatre innocents, pourquoi ne pas tenter le coup ?
Que d’hésitations ! Lequel choisir ? Difficile de trancher entre tous les coloris et les motifs proposés. Quand à leurs valeurs…il faut bien sûr entrer dans le jeu ancestral du marchandage !
Il nous présente une machine à calculer, nous demande d’y inscrire un chiffre (celui qui nous paraît le plus juste pour le tapis convoité) et attend patiemment. Bien entendu, il saute d’indignation en voyant ce qu’Huguette a marqué. C’était à prévoir, donc, il augmente un peu, nous coupons la poire en deux, bref, l’affaire se fait ! Qui a gagné, qui est le dindon ? Hum ! Comme Michel et Huguette n’ont pas assez d’argent sur eux, le marchand insiste pour les accompagner jusqu’au distributeur automatique ! Il ne veut pas lâcher sa proie ! Jean est promu vigile et fait le guet devant le magasin ! On nous a parlé aussi d’une des spécialités d’Essaouira : le travail du raphia. Il y a une jolie boutique où de superbes babouches, mules, mocassins et sacs à main sont exposés. Bonjour les prix !
Ne serait-il pas l’heure d’aller manger ? Retour par l’avenue principale de la ville et direction le souk des pêcheurs. Il me tarde de voir la réaction de nos amis.
On passe d’abord devant le souk aux épices avant de s’engager dans une étroite ruelle qui aboutit dans une cour bordée d’arcades de pierre. Des boutiques de toutes sortes y ont trouvées refuge et ce sont vite des appels pressants qui se font entendre de tous côtés ! Que de sollicitations ! Les hommes sont déjà à l’intérieur du marché où les pêcheurs offrent à nos yeux étonnés une quantité de poissons impressionnante : sardines principalement (80% de la pêche au Maroc), crevettes, congre et autres produits de la mer n’attendent que notre bon vouloir. Jean raffole des sardines et arrivera à nous convaincre. Nous choisissons des crevettes et faisons affaire en deux minutes avec le monsieur qui nous a pris en charge. Notre petit cuisinier est toujours là et dit qu’il nous reconnaît ! Est-ce possible ? En tous les cas, c’est gentil et bien joué car nous sommes ravis ! Et comme l’an dernier, nous aurons droit au sourire de chacun, à l’ambiance musicale et nous nous lècherons les doigts de plaisir !
n'est-ce pas, Jean ? Retour dans l’avenue de l’Istiqlal, et passage à nouveau devant les boutiques des apothicaires, marchands de voluptés, de bien-être et de charlatanismes ! On peut maigrir, grossir, devenir de plus en plus jeune, de plus en plus fort, de plus en plus beau ! Trop, c’est trop ! Vendeurs et acheteurs potentiels, rigolent de concert ! L’avenue se termine par une belle porte à trois arches, mais Huguette et moi, avons aperçu dans la rue Lattarine, plein de boutiques alléchantes. Encore quelques achats. Nous y trouverons chacune, une fatma en bois de thuya et pensons à Nadine. Nous sommes à la recherche du magasin de tapis vanté par la patronne du riad. Où se cache cet Hakim ? Tant pis, on va boire le café sur la place Chechaouni. C’est bien joli par ici ! La place est ombragée, bordée de petits restaurants, Les magasins ont installés sur des tapis, des objets en fer, en cuivre et en bois, des poteries de toutes les formes et de toutes les couleurs. Sur les murs, encore des tapis.
Il n’y a que la saveur du café qui est discordante ! Pas terrible, le kawa !
On paresse, on est bien ! Jean qui s’était éclipsé, revient triomphant : il a trouvé le marchand de tapis et l’a salué de plaisante manière : « Bonjour, Hakim ». Il en est resté « baba », Hakim !
Il tient boutique dans la rue du Rif, une ruelle étroite qui est séparée de la rue de l’Istiqlal par un long et haut mur.Il nous attend devant la porte et le contact sera aussitôt très chaleureux.
Ce n’est pas très grand, chez lui, mais la quantité de tapis au m2 est impressionnante !
Il y en a partout, au sol, sur les murs, Presque jusqu’au plafond !
Il a un grand sourire et doit penser que nous n’allons pas repartir les mains vides !
Il est malin, on parle de tout et de rien, de la France, du Maroc, des gens, du temps, et patati et patata !... Et puis, on veut bien voir ses tapis, et puis il les étale devant nous qui avons pris place sur des poufs, et puis même qu’on est bien tenté, mais qu’on ne sait pas combien ça coûte, et que ça n’a pas d’importance, le principal est de se faire plaisir !!!
Et voilà ! Encore un qui nous emberlificote !
Mais il le fait tellement gentiment, et j’en ai « tellement » envie de ce tapis, et Jean est si attentionné que je vais en acheter deux ! Boudiou, je ne sais pas résister ! Un tout bleu, l’autre tout rouge ! Avec des symboles berbères qu’Hakim nous traduit et que nous avons déjà un peu oubliés ! Huguette regrette presque l’achat qu’elle a fait le matin même, mais le sien est « jouli » aussi et elle se laisse tenter par un encrier de faïence.
J’essaierai plus tard de le lui « chouraver », mais elle sera vigilante, malheureusement pour moi ! Hi Hi Hi !
Hakim est un homme du monde et nous offre le thé à la menthe. Le rituel est respecté, et il nous explique la façon de bien le faire. Du coup, je me laisse aller à acheter une théière…et bien entendu, elle perdra sa fonctionnalité dès notre arrivée à la maison.
Hakim nous raconte sa vie, parle de sa famille et de la jeunesse marocaine. Il a un peu le cœur gros d’être encore célibataire malgré ses 38 ans. Son père étant décédé, c’est lui qui est le chef de famille. Sa mère et ses frères et sœurs dépendent de lui. Il n’a donc pas l’espoir de fonder une famille. Comment ferait-il ? Il voudrait que les choses bougent au Maroc et évoluent dans le bon sens. Que les générations prochaines ne soient plus sacrifiées comme la sienne ! On parle lecture, éducation. Il nous raconte avec des yeux brillants, les courts séjours en France où il a été invité par certains de ses clients fortunés. Il doit penser que nous sommes tous riches !
La polaire que porte Jean sous son anorak a l’air de l’intéresser au plus haut point. Nous allons assister dans un moment au plus rigolo marchandage de la journée ! Il veut troquer un article de son magasin contre la polaire. Ce sera contre une couverture en poil de chameau, paraît-il, +10 euros, (il a l’air de penser tout à coup, qu’il ne fait pas une bonne affaire !) que la transaction sera conclue !

Pour sa part, je peux assurer que Jean est content ! Nous avons mis la couverture (qui gratte un peu trop à mon goût) dans notre lit ! Là où jean n’a rien voulu savoir, c’est quand Hakim lui a proposé de lui donner son magasin, s’il lui donnait sa femme ! Il ne connaît pas bien mon petit mari !!! J’avoue que j’ai été soulagée d’entendre les protestations de Jean ! Quel rigolo, cet Hakim ! Retour au riad pour déposer nos achats et nous repartons à l’assaut de la ville. C’est vers le port que se dirigent nos pas. Le concert des mouettes est à son paroxysme. Les pécheurs sont rentrés et elles se disputent les tripes et autres déchets qui gisent sur le sol. Le soleil joue à cache-cache derrière la grosse tour crénelée, les silhouettes en djellaba se promènent comme des fantômes, des enfants en contrebas arrachent aux rochers des coquillages, et nous, nous essayons de capter cette atmosphère si particulière ! La place Orson Welles est immense, nous aimerions bien prendre l’apéritif mais les cafés ne servent que des jus de fruits ! C’est le sevrage complet quand on vient au Maroc ! La Maison de l’Artisanat a ses portes grandes ouvertes. Que d’objets étalés à notre vue gourmande ! J’aurais bien acheté des statuettes en bois, représentant des groupes de fatmas, mais le prix est exagéré ! J’apprendrai plus tard par la patronne du riad, qu’il aurait fallu demander la moitié du prix affiché ! (Ce sont les prix pour les groupes -les gogos de touristes- et la commission du guide est incluse !) Il faudra qu’on revienne plusieurs fois dans ce pays, pour comprendre les tenants et aboutissants de toutes ces combines ! Nous avons décidé de marcher sur les traces de notre périple avec les Sallefranque et allons tout droit vers le restaurant « Les Arcades de Mogador ». Nous en avons gardé un bon souvenir, aussi nous voulons assurer ! Il y a du monde ce soir, et il faut attendre un petit peu. Ca chauffe dans les cuisines ! On rigole en voyant les chats du voisinage aller et venir, se cacher sous les tables quand le patron agite son torchon et repartir à l’assaut de l’étage dès qu’il a le dos tourné ! JEUDI 7 DECEMBRE .
Qu’allons nous faire ce matin ? Il faut repartir vers Marrakech dans l’après-midi, si possible avant 15h, et éviter ainsi de conduire la nuit. Une expérience nous a suffi et nous ne voulons pas subir les mêmes affres que lors du retour de Ouarzazate ! Les amis ne sont pas chauds pour une visite hors de la ville, donc nous repartons nous promener, le nez au vent et toujours en direction du bord de mer. Sqala du port et sa tour carrée, derniers regards sur la mer et rencontre avec une « artiste » peintre : ZAZOU.
Elle peint sur de minuscules toiles et s’applique à représenter des silhouettes masculines et féminines avec pour fond de décor, les rues, les portes, les coins de vie d’Essaouira. Les tons de bleu et de blanc dominent avec quelques touches de couleurs ocre. Huguette est tentée, moi aussi. J’ai déjà craqué l’an dernier et récidive !Un grand escalier descend sur la Sqala de la ville, il mène à la médina. Voici la rue Laâlouj. Rue large et toute droite, elle est bordée de nombreuses boutiques. Nous nous laissons happer par l’une d’elles, ou plutôt par deux jeunes gaillards qui savent nous prendre par les sentiments ! Et malgré mes dénégations premières, je me retrouve avec trois achats supplémentaires et…superflus ! Trois « joulis » cendriers colorés ! Je pense à la Noël et aux cadeaux à faire, finalement, je les ai encore sur les bras !
Les deux gazelles rigolent, les deux gazous se moquent ! Et devant la boutique, c’est la fête ! Des musiciens donnent l’aubade à la population. Et allez ! Quelques dirhams qui s’envolent ! De toutes les façons, on ne peut pas en ramener, alors, autant les distribuer !!!
Petite immersion dans le souk, manière de ne pas passer à côté de quelque chose, non, cette fois-ci, il faut résister. Nos hommes ont déjà acheté un autre sac pour pouvoir caser nos « petites » emplettes ! Faudrait pas exagérer !
Et toujours la petite silhouette blanche !
Retour place Chechaouni, nous avons repéré un restaurant qui a l’air bien sympa !
« Le Mogadorien ».
Nous avons eu du flair, tout est bon ! Le décor est soigné, les plats excellents. L’ambiance un peu gâché par un quatuor de Français plutôt bruyants ! On se croit presque du pays, voilà qu’on devient anti-touristes ! Onze jours au Maroc, et on ne supporte plus nos congénères ! J’ai emporté avec moi le roman policier que j’ai lu pendant ces vacances. J’ai l’intention de l’offrir à Hakim. Il adore lire et bien sûr, prise fort la littérature française. Là, je n’ai dans les mains qu’un roman de gare et l’auteur est américain. Mais les livres coûtent cher et je pense lui faire plaisir quand même. Comme de bien entendu, il ne veut pas nous laisser repartir sans nous avoir offert le thé ! Nous prendrons donc la route avec un peu de retard et les hommes, après un petit mouvement d’humeur, se laissent attendrir par la gentillesse de notre marchand de tapis. Nous sommes assis tous les cinq, le service à thé au centre de notre petit cercle, et nous prenons le temps de l’écouter. Il nous surprend en mettant un énorme morceau de sucre dans la théière fumante et nous explique que si les arabes boivent beaucoup de thé et le sucre tant, c’est tout simplement que, souvent, c’est le seul vrai repas qu’ils font dans la journée ! Nous sommes un peu confus en pensant au bon repas que nous venons de faire ! « Il est l’heure de te quitter, Hakim, mais nous penserons à toi souvent ! Allah i khalik ! » Retour en quatrième vitesse au riad où nous devons récupérer nos bagages. Le porteur est devant la porte, sa carriole est bientôt remplie de toutes nos affaires. En avant, Marrakech nous attend pour la dernière nuit ! Qui a dit qu’il fallait se dépêcher pour rentrer avant la nuit ? C’est Jean qui a repris le volant. Il a la bonne et mauvaise idée de s’arrêter dans un village pour remettre un peu d’essence et, dans l’élan, nous décidons de boire un verre dans le petit bar qui est là. Les jeunes filles qui sont derrière le comptoir nous proposent des crêpes ! Nous n’avons pourtant pas faim, et nous nous entendons répondre oui, enfin…Huguette et moi ! Les hommes sont « furax » ! Mais la commande est passée, c’est trop tard pour dire non !
Bien sûr, ce sera de notre faute si la nuit tombe si vite au Maroc ! Ce n’est quand même pas sorcier de rouler la nuit au milieu de tous ces « suicidaires » alors qu’on a des phares qui n’éclairent qu’à 10 mètres devant nous !!!Encore un cadeau de l’agence de voyage ! On rigolera plus tard, pour l’instant, on serre les fesses et on prie Allah, pour que l’aventure se termine bien ! Nous sommes devant l’hôtel au nom imprononçable (pour moi !) Imilmich, Michimil, Chmilblik !!! Huguette morte de rire qui me crie dans les oreilles : IMILCHIL !!! Bah, je n’étais pas loin ! Flânerie sur la place Djemaa el-Fna, Huguette a promis de ramener des fruits secs à un de ses amis. Nous avons dans les mains une carte que nous a donnée un des marchands de la place. Finalement, tout le monde se laisse tenter et nous grignoterons figues, dattes, amandes et « chouchous » malgré les remarques désobligeantes de Jean qui trouve ses gâteries hors de prix ! Retour à l’hôtel, il faut se lever de bonne heure demain matin, l’avion décolle à 9h55. Fouzia sera là, et nous aurons du mal à la quitter ! Elle a encore un geste gentil envers nous en nous offrant, sans oublier Nadine, de jolis foulards !
Merci Fouzia ! Merci Fatima, merci Ahmed, merci Ali, merci Hassan, merci à tous ceux que nous avons croisé et que nous n’oublierons pas de sitôt !
Visiter l'île Maurice autrement
Nous partons à l'ile maurice en mai 2008 . Nous aimerions visiter l'ile autrement que par les excursions organisées par l'hotel. Nous aimons aller à la rencontre des gens . Si vous connaissez des lieux interressants et comment s'y rendre nous sommes interressés.
Merci à vous
JP
Recherche musique kurde sur internet
bonjour
en souvenir d'un séjour dans le Kurdistan irakien et iranien il y a quelques années, je cherche des sites Internet où je puisse retrouver la musique que j'écoutais (ou des adresses en France où je puisse trouver des CD)
Merci d'avance
Merci d'avance
Voyagiste pour le Népal?
Bonjour à Tous,
Cette question a certainement été posées beaucoup de fois, mas je n'arrive pas à me décider.
Ayant une assez bonne condition physique pour faire de grands treks d'altitude mais pas encore assez d'expérience pour partir "seul", avez-vous des recommandatons particulières pour le choix d'un voyagiste.
Pour le Népal cette année, je projette Allibert : LA HAUTE ROUTE DE L'EVEREST Népal T781 Avez-vous une expérience avec Allibert, bonne ou mauvaise ?
L'année dernière, je suis parti au Pérou avec NF - cordillère Blanche - très bien; mais pour le Népal, leur catalogue est moins fourni que Allibert.
Je n'ai pas de retour de Terdav.
Pouvez-vous m'aider par vos retours d'expérience?
Merci d'avance,
Bien à vous et bon trek,
David
Cette question a certainement été posées beaucoup de fois, mas je n'arrive pas à me décider.
Ayant une assez bonne condition physique pour faire de grands treks d'altitude mais pas encore assez d'expérience pour partir "seul", avez-vous des recommandatons particulières pour le choix d'un voyagiste.
Pour le Népal cette année, je projette Allibert : LA HAUTE ROUTE DE L'EVEREST Népal T781 Avez-vous une expérience avec Allibert, bonne ou mauvaise ?
L'année dernière, je suis parti au Pérou avec NF - cordillère Blanche - très bien; mais pour le Népal, leur catalogue est moins fourni que Allibert.
Je n'ai pas de retour de Terdav.
Pouvez-vous m'aider par vos retours d'expérience?
Merci d'avance,
Bien à vous et bon trek,
David
Acheter un petit parasol à Koh Samui?
Salut à tous
Une question un peu bête mais importante kan même 😉 : peut-on acheter un petit parasol pour pas cher à samui coté chaweng (genre au Tesco) ? J'ai du mal a supporter le soleil direct donc C indispensable pour moi !!! Merci de votre réponse à cette question existencielle !
Une question un peu bête mais importante kan même 😉 : peut-on acheter un petit parasol pour pas cher à samui coté chaweng (genre au Tesco) ? J'ai du mal a supporter le soleil direct donc C indispensable pour moi !!! Merci de votre réponse à cette question existencielle !
Qui sera à Pekin pour l'ouverture des JO?
Hoye Hoye!!! pedaleuses et pedaleurs,
J ai cru voir ici et la que plusieurs personnes fondent goudron, sable et rocailles pour se rendre a Pekin pour les JO.
En etant parti de Singapour, je prevois egalement d etre la-bas pour la ceremonie d ouverture, qui doit se derouler le 03 aout, me semble -t-il.
Il me semblerait regrettable de ne pas s y retrouver pour echanger peut-etre des infos (pour ceux qui prevoyent le voyage retour) ou du moins une biere!
Alors yakikiva?
Alors yakikiva?
Croisière "Perles méditerranéennes" sur l'Orient Queen le 11 avril
Bonjour ! je pars le 11 avril pour la croisiere perles mediterranéennes de Nice sur l orient queen. qui a dejà voyagé sur ce navire ? Les excursions proposees sont elles de qualité ou juste des attrapes-touristes ? Ne vaut-il pas mieux se débrouiller une fois à terre et rencontrer ainsi plus facilement les locaux ?Mes questions semblent peut etre naives mais c est ma premiere croisiere ....Si vous aussi partez sur le meme voyage, peut etre nous rencontrerons nous . Nous sommes sur le pont boat en cabine interieure.
Budget pour deux mois de séjour à Madagascar?
Salut à tous,
J'ai lu sur le forum qu'il fallait un budget d'environ 700 euros par mois, mais qu'il faut compter 20 euros la nuit d'hôtel, ce qui fait 600 pour se loger, il y a un dilemne.Y a t il des hôtels à 10 euros et pouvez vous m'en citer:la douche chaude, et les toilettes dans ma chambre, ça me dépasse.Non que je ne veuille pas amener de l'argent aux Malgaches, ce n'est pas ma façon de voyager.Je pars en mai et pense partir vers le sud, connaissant déjà le nord.
Salut à tous
Mariage à Varadero avec un Cubain
Bonjour je compte me marier en juin 2008 avec mon conjoint qui est cubain moi je suis canadienne. J'aimerais savoir si quelqu'un l'a déja fait a varadero et comment je fais pour l'organiser. Y a il un palais de justice ... Pour la réception après..... on m'a dit que c'etait impossible dans un hotel . Aidez-moi svp...
Formalités pour un mariage en Algérie
Bonjour,
Je suis française (je n'ai pas le double nationalité), et je dois me marier en Algérie.
On me demande un certificat de célibat et une photocopie de ma carte d'identité légalisé. Ces documents je peux les avoir par ma mairie ? si non, où dois-je les réclamer ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Merci d'avance pour vos réponses.
Prix d'un guide au Mali
Bonjour,
Je suis nouveau sur ce forum, mais ça m’a l’air très intéressant vu que je prépare un voyage (avec 2 amis) au Sénégal, Mali et en Gambie pendant le mois de juillet 2008.
En fait il s’agit de notre séjour au Mali, où on passera une semaine (12/7 – 19/7). J’ai déjà pris contact avec plusieurs personnes pour le logement et les visites guidées. C’est surtout sur les visites avec guide et plus spécialement le prix des guides que je voudrais avoir vos idées. Je sais qu’il y en a déjà d’autres qui ont abordé ce sujet, mais notre programme est quand même déjà assez clair, et j’espère que vous pourrez nous aider.
Voici le programme qu’on a proposé à un guide de l’hôtel Via Via à Sévaré, et le prix qu’il nous propose : Arrivée à Sévaré lundi 14/7 pendant l’après-midi, mardi 15/7 visite guidée de Mopti + croisière en pirogue, mercredi-jeudi 16/7 et 17/7 trekking au pays Dogon, vendredi 18/7 le matin départ pour Bamako. Dans le prix est inclus le suivant : les 3 nuitées à l'hôtel, tous les repas pendant 5 jours, le transport pays dogon, les visite guidées plus tax Mopti, Dogon, sauf boisson.
Le guide nous propose un tarif de 255€ par personne, soit 765€ au total. Qu’est-ce que vous pensez de ce prix ? Est-ce un prix correct ? Avez-vous des idées pour réduire ce budget ? Merci d’avance !
Je suis nouveau sur ce forum, mais ça m’a l’air très intéressant vu que je prépare un voyage (avec 2 amis) au Sénégal, Mali et en Gambie pendant le mois de juillet 2008.
En fait il s’agit de notre séjour au Mali, où on passera une semaine (12/7 – 19/7). J’ai déjà pris contact avec plusieurs personnes pour le logement et les visites guidées. C’est surtout sur les visites avec guide et plus spécialement le prix des guides que je voudrais avoir vos idées. Je sais qu’il y en a déjà d’autres qui ont abordé ce sujet, mais notre programme est quand même déjà assez clair, et j’espère que vous pourrez nous aider.
Voici le programme qu’on a proposé à un guide de l’hôtel Via Via à Sévaré, et le prix qu’il nous propose : Arrivée à Sévaré lundi 14/7 pendant l’après-midi, mardi 15/7 visite guidée de Mopti + croisière en pirogue, mercredi-jeudi 16/7 et 17/7 trekking au pays Dogon, vendredi 18/7 le matin départ pour Bamako. Dans le prix est inclus le suivant : les 3 nuitées à l'hôtel, tous les repas pendant 5 jours, le transport pays dogon, les visite guidées plus tax Mopti, Dogon, sauf boisson.
Le guide nous propose un tarif de 255€ par personne, soit 765€ au total. Qu’est-ce que vous pensez de ce prix ? Est-ce un prix correct ? Avez-vous des idées pour réduire ce budget ? Merci d’avance !
Egypte (février 2008) III: Désert Noir, Agabat, Désert Blanc
Pour l'épisode précédent : http://voyageforum.com/...s_bahariya_D1572248/
J4 (Me 20/02): Désert Noir, Agabat, Désert blanc. 9h20, Ahmada arrive enfin! On va pouvoir partir à la découverte du Désert Noir qui nous entoure. Nous ne comprenons d'abord pas bien l'intérêt de la voiture puisque nous y sommes dans ce Désert Noir. En apparence, il semble assez monotone, parsemé de petites montagnes côniques aux allures de volcans. Sable jaune, basalte noir...
En fait Ahmada nous fait découvrir les « pierres de sable » :


dentelles très fragiles formées il y a belle lurette (au moins) par le ruissellement de la pluie. Plus loin, un vaisseau spatial minéral!

1ère crevaison, quelle tranquilité pour changer la roue!

Les enfants s'adaptent sans pb aux circosntances...

Pas mal ce Désert Noir mais pas transcendant, le plus beau viendra après le déjeuner rapidement avalé au Jardin sous la Lune.
Nous prenons la route de Farafra, crevons une 2ème fois...

et bifurquons vers la montagne de Cristal (calcite) : le site ne nous a pas vraiment charmés, peut-être à cause des hurlements du moteur du 4X4 poussé pour une raison qui nous a échappé à 4000 t/mn par Ahmada, plongé dans le capot !
Enfin nous arrivons à Agabat : superbe et impressionnant.

Descente vertigineuse dans le sable mou.


Prémisses du désert blanc.




Sur le route de celui-ci nous faisons un arrêt à la japonaise à la Magic Spring. Nous arrivons tout schuss en klaxonnant à tue-tête, doublant dromadaires et marcheurs pour nous arrêter à 2 m de la source et d'un groupe de marcheurs éberlués, tranquillement assis là, dans la « sérénité du désert ». J'aurais voulu disparaître sous terre! Je n'ai pu que leur présenter nos excuses pour cette arrivée fracassante....

Finalement notre cavalcade nous mène jusqu'au coeur du désert blanc.

C'est beau, très beau, fragile, très fragile... Bien qu'étant classé « Parc Naturel » ce site magnifique unique au monde est la proie des 4X4 qui le sillonnent en tous sens sans aucune concertation. « Massacre au 4X4 » sont les mots qui me viennent tout de suite à l'esprit. Il semble que chaque chauffeur s'ingénie à laisser sa marque sur le sol, violant le moindre espace vierge. Quel sentiment de malaise car finalement nous sommes complices... Pourquoi ne pas réserver l'accès au coeur de ce site aux marcheurs uniquement? D'ailleurs ne sont-ils pas déçus ces marcheurs que nous avons doublés à toute vitesse (et nous n'étions pas la seule voiture, loin de là. Heureusement d'ailleurs car nous avions crevé 2 fois ce matin et n'avions plus de roue de secours) : Quel plaisir peut-on avoir à marcher dans les traces des voitures, au son des moteurs rugissants? On ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec le Wadi Hitan, sauvé par son classement au patrimoine mondial de l'Unesco... Quelques photos pour Tokala qui m'a si gentiment renseignée quand je préparais le voyage :


Après avoir persuadé Ahmada que nous serions mieux abrités du vent de l'autre côté de la "meringue", nous le laissons installer le camp pendant que nous allons marcher au milieu des lutins.



Nous profitons des dernières lueurs du jour, tandis que la lune se lève,



et que le soleil se couche...


Ce soir, c'est l'éclipse! Plus exactement à partir de 4h30 demain matin! Pour couronner le tout, nous allons dormir à la belle étoile car le vent est tombé. Voici notre "meringue"...

Les premières étoiles apparaissent...

Ahmada nous prépare encore une fois un bon repas: c'est un plaisir de le voir cuisiner, un vrai ballet. Les fennecs s'approchent vraiment tout près!

Ahmada leur donne à boire. Il n'y a pas d'eau du tout dans le désert, ils se contentent normalement de la rosée! C'est notre dernière soirée dans le désert et Ahmada sort le grand jeu : tam tam puis jeux d'adresse, de force....

Tout ça nous réchauffe bien avant de nous endormir.

J5 (Jeudi 21/02) : Désert blanc, Western Desert et retour au Caire à tombeau ouvert! 4h30, le réveil sonne: l'éclipse est déjà bien avancée. Quel luxe de pouvoir suivre une éclipse de lune du fond de son sac de couchage dans un si beau désert!

Après avoir pris quelques photos je me recouche frigorifiée. A 6h15 je me relève juste avant le soleil: il fait 1, 7°! Grâce aux couvertures apportées par Ahmada, à nos sacs de couchage et à nos fourures polaires, nous n'avons pas eu froid.

Quel bonheur, l'énergie solaire: l'atmosphère se réchauffe à toute vitesse (je ne dirais sans doute pas ça en été!). Le désert s'illumine!


J'essaie de suivre les traces des fennecs sans pouvoir les débusquer.


Notre camp :
Finalement la vie reprend son cours diurne.

Ahmada, transformé, nous fait découvrir une zone pleine de cailloux extraordinaires.




Quelle fragilité!
Nous en ramassons qq kilos (et n'en "cueillons" pas), impossible de résister (ils passeront d'ailleurs sans problème les contrôles douaniers)



Nous quittons finalement le Désert Blanc

et après un dernier petit tour dans le Western Desert,

nous repartons jusqu'à Bahariya.
Agabat et le désert Blanc sont vraiment les endroits qui nous ont le plus enthousiasmés. Le Désert Noir et surtout la Montagne de Cristal sont vraiment plus quelconques.
Un taxi affreté par Helal nous emmène au Caire : 380 km d'une route facile, jusqu'aux faubourgs du Caire où le slalom commence. A plus de 100 à l'heure (parfois 130), nous nous faufilons au millimètre près entre voitures, camions, charettes tirées par des ânes, voitures en panne, voiture garée sur la voie de gauche avec son conducteur faisant sa prière (bonne idée!) sur le terre plein central de la route à 4 voies. Je ne crois pas être particulièrement chochotte mais j'ai fini par ne plus oser regarder ce qui se passait. Pas de répit pour autant! Les « ouchhh », « naaan », « sssss » prononcés par Fred et les enfants, ponctués des coups de klaxon ne laissant augurer aucune amélioration dans la conduite du chauffeur. J'ai vraiment cru ma dernière heure arrivée quand je l'ai vu mettre sa ceinture (en plus nous n'en avions même pas!)!!!! Quelle bêtise, me disai-je, de mettre en danger la vie de toute la famille juste pour des vacances! Finalement, il est soudain devenu presque normal, sans doute en raison d'une présence policière... Etonnament nous sommes arrivés en un seul morceau (enfin... 5) à l'hôtel Osiris, réservé par internet (70 euro la chambre familiale pour 6, petit déjeuner inclus). Un havre de paix francophone, calme, chaleureux, propre, avec de l'eau chaude et un bon repas (environ 30 euro pour 5). Nous demandons au patron Nabil de nous commander un taxi pour l'aéroport (15 euro pour un van)car nous décollons demain à 8h00 pour Assouan d'où nous descendrons le Nil en felouque.
La suite dans une 4ème partie : http://voyageforum.com/v.f?post=1574441;#1574441
J4 (Me 20/02): Désert Noir, Agabat, Désert blanc. 9h20, Ahmada arrive enfin! On va pouvoir partir à la découverte du Désert Noir qui nous entoure. Nous ne comprenons d'abord pas bien l'intérêt de la voiture puisque nous y sommes dans ce Désert Noir. En apparence, il semble assez monotone, parsemé de petites montagnes côniques aux allures de volcans. Sable jaune, basalte noir...

En fait Ahmada nous fait découvrir les « pierres de sable » :


dentelles très fragiles formées il y a belle lurette (au moins) par le ruissellement de la pluie. Plus loin, un vaisseau spatial minéral!

1ère crevaison, quelle tranquilité pour changer la roue!

Les enfants s'adaptent sans pb aux circosntances...

Pas mal ce Désert Noir mais pas transcendant, le plus beau viendra après le déjeuner rapidement avalé au Jardin sous la Lune.
Nous prenons la route de Farafra, crevons une 2ème fois...

et bifurquons vers la montagne de Cristal (calcite) : le site ne nous a pas vraiment charmés, peut-être à cause des hurlements du moteur du 4X4 poussé pour une raison qui nous a échappé à 4000 t/mn par Ahmada, plongé dans le capot !
Enfin nous arrivons à Agabat : superbe et impressionnant.

Descente vertigineuse dans le sable mou.


Prémisses du désert blanc.




Sur le route de celui-ci nous faisons un arrêt à la japonaise à la Magic Spring. Nous arrivons tout schuss en klaxonnant à tue-tête, doublant dromadaires et marcheurs pour nous arrêter à 2 m de la source et d'un groupe de marcheurs éberlués, tranquillement assis là, dans la « sérénité du désert ». J'aurais voulu disparaître sous terre! Je n'ai pu que leur présenter nos excuses pour cette arrivée fracassante....


Finalement notre cavalcade nous mène jusqu'au coeur du désert blanc.


C'est beau, très beau, fragile, très fragile... Bien qu'étant classé « Parc Naturel » ce site magnifique unique au monde est la proie des 4X4 qui le sillonnent en tous sens sans aucune concertation. « Massacre au 4X4 » sont les mots qui me viennent tout de suite à l'esprit. Il semble que chaque chauffeur s'ingénie à laisser sa marque sur le sol, violant le moindre espace vierge. Quel sentiment de malaise car finalement nous sommes complices... Pourquoi ne pas réserver l'accès au coeur de ce site aux marcheurs uniquement? D'ailleurs ne sont-ils pas déçus ces marcheurs que nous avons doublés à toute vitesse (et nous n'étions pas la seule voiture, loin de là. Heureusement d'ailleurs car nous avions crevé 2 fois ce matin et n'avions plus de roue de secours) : Quel plaisir peut-on avoir à marcher dans les traces des voitures, au son des moteurs rugissants? On ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec le Wadi Hitan, sauvé par son classement au patrimoine mondial de l'Unesco... Quelques photos pour Tokala qui m'a si gentiment renseignée quand je préparais le voyage :


Après avoir persuadé Ahmada que nous serions mieux abrités du vent de l'autre côté de la "meringue", nous le laissons installer le camp pendant que nous allons marcher au milieu des lutins.



Nous profitons des dernières lueurs du jour, tandis que la lune se lève,



et que le soleil se couche...


Ce soir, c'est l'éclipse! Plus exactement à partir de 4h30 demain matin! Pour couronner le tout, nous allons dormir à la belle étoile car le vent est tombé. Voici notre "meringue"...

Les premières étoiles apparaissent...

Ahmada nous prépare encore une fois un bon repas: c'est un plaisir de le voir cuisiner, un vrai ballet. Les fennecs s'approchent vraiment tout près!

Ahmada leur donne à boire. Il n'y a pas d'eau du tout dans le désert, ils se contentent normalement de la rosée! C'est notre dernière soirée dans le désert et Ahmada sort le grand jeu : tam tam puis jeux d'adresse, de force....

Tout ça nous réchauffe bien avant de nous endormir.

J5 (Jeudi 21/02) : Désert blanc, Western Desert et retour au Caire à tombeau ouvert! 4h30, le réveil sonne: l'éclipse est déjà bien avancée. Quel luxe de pouvoir suivre une éclipse de lune du fond de son sac de couchage dans un si beau désert!

Après avoir pris quelques photos je me recouche frigorifiée. A 6h15 je me relève juste avant le soleil: il fait 1, 7°! Grâce aux couvertures apportées par Ahmada, à nos sacs de couchage et à nos fourures polaires, nous n'avons pas eu froid.

Quel bonheur, l'énergie solaire: l'atmosphère se réchauffe à toute vitesse (je ne dirais sans doute pas ça en été!). Le désert s'illumine!


J'essaie de suivre les traces des fennecs sans pouvoir les débusquer.


Notre camp :

Finalement la vie reprend son cours diurne.

Ahmada, transformé, nous fait découvrir une zone pleine de cailloux extraordinaires.




Quelle fragilité!
Nous en ramassons qq kilos (et n'en "cueillons" pas), impossible de résister (ils passeront d'ailleurs sans problème les contrôles douaniers)



Nous quittons finalement le Désert Blanc

et après un dernier petit tour dans le Western Desert,

nous repartons jusqu'à Bahariya.
Agabat et le désert Blanc sont vraiment les endroits qui nous ont le plus enthousiasmés. Le Désert Noir et surtout la Montagne de Cristal sont vraiment plus quelconques.
Un taxi affreté par Helal nous emmène au Caire : 380 km d'une route facile, jusqu'aux faubourgs du Caire où le slalom commence. A plus de 100 à l'heure (parfois 130), nous nous faufilons au millimètre près entre voitures, camions, charettes tirées par des ânes, voitures en panne, voiture garée sur la voie de gauche avec son conducteur faisant sa prière (bonne idée!) sur le terre plein central de la route à 4 voies. Je ne crois pas être particulièrement chochotte mais j'ai fini par ne plus oser regarder ce qui se passait. Pas de répit pour autant! Les « ouchhh », « naaan », « sssss » prononcés par Fred et les enfants, ponctués des coups de klaxon ne laissant augurer aucune amélioration dans la conduite du chauffeur. J'ai vraiment cru ma dernière heure arrivée quand je l'ai vu mettre sa ceinture (en plus nous n'en avions même pas!)!!!! Quelle bêtise, me disai-je, de mettre en danger la vie de toute la famille juste pour des vacances! Finalement, il est soudain devenu presque normal, sans doute en raison d'une présence policière... Etonnament nous sommes arrivés en un seul morceau (enfin... 5) à l'hôtel Osiris, réservé par internet (70 euro la chambre familiale pour 6, petit déjeuner inclus). Un havre de paix francophone, calme, chaleureux, propre, avec de l'eau chaude et un bon repas (environ 30 euro pour 5). Nous demandons au patron Nabil de nous commander un taxi pour l'aéroport (15 euro pour un van)car nous décollons demain à 8h00 pour Assouan d'où nous descendrons le Nil en felouque.
La suite dans une 4ème partie : http://voyageforum.com/v.f?post=1574441;#1574441











