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Retour catastrophique d'une croisière (Celebrity) Valparaíso - Miami
OH, MY GOD
De retour de notre croisière, Germaine, (c'est ma balance...) m'annonce :
+ 2Kg 😕 c'est vraiment un retour "catastrophique"...😉
Je ne sais pas si cela va fonctionner, mais j'ai décidé d'utiliser la même technique que les journaux à sensations, car j'ai remarqué que les "posts" qui avaient des titres négatifs avaient toujours plus de succès... Alors, si je me fatigue à faire un CR, comme je l'avais promis, autant qu'il soit un peu regardé... 😉 Je vais donc me mettre à l'ouvrage. Bien entendu, il ne s'agira que d'impressions personnelles, qui par définition seront totalement subjectives et n'engageront que son auteur.
Toutefois, pour faire durer le suspens, auprès de mes éventuels lecteurs, il faudra attendre la fin de mon CR, pour connaître mon jugement définitif et impitoyable. 😛
Je ne sais pas si cela va fonctionner, mais j'ai décidé d'utiliser la même technique que les journaux à sensations, car j'ai remarqué que les "posts" qui avaient des titres négatifs avaient toujours plus de succès... Alors, si je me fatigue à faire un CR, comme je l'avais promis, autant qu'il soit un peu regardé... 😉 Je vais donc me mettre à l'ouvrage. Bien entendu, il ne s'agira que d'impressions personnelles, qui par définition seront totalement subjectives et n'engageront que son auteur.
Toutefois, pour faire durer le suspens, auprès de mes éventuels lecteurs, il faudra attendre la fin de mon CR, pour connaître mon jugement définitif et impitoyable. 😛
Croisière "Tour du Monde" sur le Costa Deliziosa en janvier 2014
Bonsoir à tous
Nous sommes inscrits pour le TDM de janvier 2014 costa deliziosa nous parcourons le forum en quête de conseils et renseignements divers plus par curiosité que par nécéssité pour le moment .
Peut etre que de futurs participants pourraient se manifester afin de commencer à dialoguer bien que 13 mois nous séparent du départ; on a effectivement le temps !
La France qui souffre...
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre...
Une pâtisserie à la vitrine alléchante...
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour
Bonjour,
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
L'autre version sur le meurtre de deux Françaises en Argentine
grâce à un des membres de ce forum, j'ai lu un article qui me paraît plus plausible sur le meurtre des 2 françaises en Argentine. En fait, elles enquêtaient sur le détournement d'argent provenant de l'unesco destiné aux populations indigènes du nord argentin, également il y a des soupçons d'extermination de cette même population pour s'approprier de leur terre afin de cultiver du soja. Cassandra était prof d'uni et non étudiante.
La façon du meurtre m'interpelle: enlèvement- torture ( viol)- exécution( tir dans la tête). c'est le même mode opératoire que durant la dictature argentine. C'est un travail de pro et je doute que de jeunes gens aient pu commettre ce genre de crime. De plus, sur les corps, on trouve plusieurs pistes ( cheveux dans la main) comme s'ils étaient là pour faire une mise en scène afin de nous diriger vers un viol. Si vous regardez deux films de Fernando Solanas " memoire d'un saccage" et la "dignité des pauvres" vous apprendrez plus sur la façon de tuer les personnes gênantes. on parle de la violence policière , les enfants ayant aidé la police qui deviennent gênantes finissent par être tués par un tir dans la tête. J'ai le sentiment que dans cette affaire, on a mis des gens innocents en prison et que les vrais coupables sont toujours en liberté.
Pour finir, si vous voyagez en Amérique latine, je ne voudrais pas que vous ayez cette réflexion: " pourvu qu'il ne m'arrive pas la même chose qu'aux 2 françaises tuées en Argentine" et que vous évitiez tout contact avec les gens locaux. Au contraire, je pense que les 2 françaises aimaient beaucoup les locaux et elles ont donné leur vie pour eux. En vous éloignant d'eux ( ou en ayant peur d'eux), vous faites ce que les commanditaires du meurtre veulent: à savoir " avoir peur des autochtones et ne pas sentir leur souffrance"
La façon du meurtre m'interpelle: enlèvement- torture ( viol)- exécution( tir dans la tête). c'est le même mode opératoire que durant la dictature argentine. C'est un travail de pro et je doute que de jeunes gens aient pu commettre ce genre de crime. De plus, sur les corps, on trouve plusieurs pistes ( cheveux dans la main) comme s'ils étaient là pour faire une mise en scène afin de nous diriger vers un viol. Si vous regardez deux films de Fernando Solanas " memoire d'un saccage" et la "dignité des pauvres" vous apprendrez plus sur la façon de tuer les personnes gênantes. on parle de la violence policière , les enfants ayant aidé la police qui deviennent gênantes finissent par être tués par un tir dans la tête. J'ai le sentiment que dans cette affaire, on a mis des gens innocents en prison et que les vrais coupables sont toujours en liberté.
Pour finir, si vous voyagez en Amérique latine, je ne voudrais pas que vous ayez cette réflexion: " pourvu qu'il ne m'arrive pas la même chose qu'aux 2 françaises tuées en Argentine" et que vous évitiez tout contact avec les gens locaux. Au contraire, je pense que les 2 françaises aimaient beaucoup les locaux et elles ont donné leur vie pour eux. En vous éloignant d'eux ( ou en ayant peur d'eux), vous faites ce que les commanditaires du meurtre veulent: à savoir " avoir peur des autochtones et ne pas sentir leur souffrance"
Compte rendu de notre croisière sur le MSC Magnifica (9 -16 octobre 2010)
bonjour à tous.
et voila ! tout à une fin. l'heure est venue de vous livrer mes impressions.
nous sommes partis comme prévu à 4 h du matin. direction Venise. pas de soucis sur la route.
attention aux futurs partants en voiture. il y a une continuité d'autoroute qui va de la sortie venise vers trieste. on évite ainsi mestre pour aller vers trieste. ce tronçon d'autoroute n'est pas indiqué sur les GPS TOM TOM. du coup le GPS ne m'a pas indiqué la sortie puisque logiquement il n'y avait de possiblilité d'aller ailleurs... du coup, on c'est engagé sur ce nouveau tronçon et on a loupé la sortie mestre/venise. du coup on a fait un détour et perdu 30 mn. rien de grave mais faut se méfier à l'approche de venise.
le temps d'arriver au port, il était 11h. on trouve facilement le parking P2 de MSC. on gare la voiture et on va trainer sur le port. on voit le ruby princess et un cunard. pas retenu le nom.
on avait prévu un petit pic nic et on mange sur le parking du port. on décide alors d'aller voir l'hôtel pour déposer une valise. les deux grosses resteront dans la voiture. le parking est clos et surveillé par des caméras. on trouve notre hôtel à proximité de la piazzale Roma. c'est l'hôtel Arlecchino. une surprise nous attends. un sois disant groupe a réservé pas mal de chambres !!! le réceptionnaire veut nous caser à l'hôtel continental à côté de la gare. il nous appelle un bateau taxi. on accepte ! on a pas le choix. finalement il nous rappelle alors que l'on attendait le taxi pour nous proposer une chambre moins chère de 50 €. moins bien située et avec la douche et les toilettes sur le palier mais privées avec une clé. rien que pour nous. c'est juste à côté. la chambre et jolie et la salle de bain toute neuve. on accepte. pour une nuit ca suffit.
on va chercher notre pass 12 h pour le vaporetto. j'avais réservé par internet sur venise connected. direction Murano. pas très interressante à voir. on va ensuite vers Burano. plus petite et bien plus jolie. retour sur venise et ballade sur la place st marc, pont de rialto on cherche ensuite un petit resto indiqué par véro. on le trouve. on a très bien mangé pour pas cher. puis direction l'hôtel. la journée a été longue. on est debout depuis 3h du matin. on se couche vers 23h.
le lendemain petit déj à l'hôtel. excellent.
de la fenêtre de la chambre on voit la cheminée du NCL Gem. on se ballade un peu du côté de la rive ou se trouve la gare puis direction le parking pour récupérer les bagages et aller à l'embarquement. il est 10h. on voit le magnifica, le NCL GEM, le costa victoria, le splendour OTS.
nous voila en route vers le batiment MSC pour procéder à l'embarquement. en arrivant je zappe tout les guichets. je monte avec les valises au premier étage. pas mal de passagers sont déjà la. je me rends compte que les gens n'ont pas leurs valise. en fait j'ai condondu check in et MSC express. je redescends au RDC et je refile mes valises. puis Fabienne me dit : regardes, les gens scannent leurs étiquettes... 😊 catastrophe ! nos valises sont parties sans êtres enregistrées...
on ne se moque pas OK ????
heureusement que je parle couramment anglais et italien...😮 (c'est faux bien sur) et je demande à récupérer les valises. heureusement, elles ne sont pas loin. on va les faire scanner et les refile à nouveau aux bagagistes. retour au premier étage et la je vois MSC express. je comprends mon erreur. on a le n° 10 grace à l'enregistrement électronique. les autres passagers ont un n° allant de 20 à 30.
une erreur de débutant. et dire que c'est ma 5eme croisière. pas de quoi être fier...😊
tout rentre dans l'ordre et à midi on est sur le bateau.
la croisière peut commencer.
1 : le ruby princess
2 : Murano
3 et 4 : Burano
5 : le resto à venise.
et voila ! tout à une fin. l'heure est venue de vous livrer mes impressions.
nous sommes partis comme prévu à 4 h du matin. direction Venise. pas de soucis sur la route.
attention aux futurs partants en voiture. il y a une continuité d'autoroute qui va de la sortie venise vers trieste. on évite ainsi mestre pour aller vers trieste. ce tronçon d'autoroute n'est pas indiqué sur les GPS TOM TOM. du coup le GPS ne m'a pas indiqué la sortie puisque logiquement il n'y avait de possiblilité d'aller ailleurs... du coup, on c'est engagé sur ce nouveau tronçon et on a loupé la sortie mestre/venise. du coup on a fait un détour et perdu 30 mn. rien de grave mais faut se méfier à l'approche de venise.
le temps d'arriver au port, il était 11h. on trouve facilement le parking P2 de MSC. on gare la voiture et on va trainer sur le port. on voit le ruby princess et un cunard. pas retenu le nom.
on avait prévu un petit pic nic et on mange sur le parking du port. on décide alors d'aller voir l'hôtel pour déposer une valise. les deux grosses resteront dans la voiture. le parking est clos et surveillé par des caméras. on trouve notre hôtel à proximité de la piazzale Roma. c'est l'hôtel Arlecchino. une surprise nous attends. un sois disant groupe a réservé pas mal de chambres !!! le réceptionnaire veut nous caser à l'hôtel continental à côté de la gare. il nous appelle un bateau taxi. on accepte ! on a pas le choix. finalement il nous rappelle alors que l'on attendait le taxi pour nous proposer une chambre moins chère de 50 €. moins bien située et avec la douche et les toilettes sur le palier mais privées avec une clé. rien que pour nous. c'est juste à côté. la chambre et jolie et la salle de bain toute neuve. on accepte. pour une nuit ca suffit.
on va chercher notre pass 12 h pour le vaporetto. j'avais réservé par internet sur venise connected. direction Murano. pas très interressante à voir. on va ensuite vers Burano. plus petite et bien plus jolie. retour sur venise et ballade sur la place st marc, pont de rialto on cherche ensuite un petit resto indiqué par véro. on le trouve. on a très bien mangé pour pas cher. puis direction l'hôtel. la journée a été longue. on est debout depuis 3h du matin. on se couche vers 23h.
le lendemain petit déj à l'hôtel. excellent.
de la fenêtre de la chambre on voit la cheminée du NCL Gem. on se ballade un peu du côté de la rive ou se trouve la gare puis direction le parking pour récupérer les bagages et aller à l'embarquement. il est 10h. on voit le magnifica, le NCL GEM, le costa victoria, le splendour OTS.
nous voila en route vers le batiment MSC pour procéder à l'embarquement. en arrivant je zappe tout les guichets. je monte avec les valises au premier étage. pas mal de passagers sont déjà la. je me rends compte que les gens n'ont pas leurs valise. en fait j'ai condondu check in et MSC express. je redescends au RDC et je refile mes valises. puis Fabienne me dit : regardes, les gens scannent leurs étiquettes... 😊 catastrophe ! nos valises sont parties sans êtres enregistrées...
on ne se moque pas OK ????
heureusement que je parle couramment anglais et italien...😮 (c'est faux bien sur) et je demande à récupérer les valises. heureusement, elles ne sont pas loin. on va les faire scanner et les refile à nouveau aux bagagistes. retour au premier étage et la je vois MSC express. je comprends mon erreur. on a le n° 10 grace à l'enregistrement électronique. les autres passagers ont un n° allant de 20 à 30.
une erreur de débutant. et dire que c'est ma 5eme croisière. pas de quoi être fier...😊
tout rentre dans l'ordre et à midi on est sur le bateau.
la croisière peut commencer.
1 : le ruby princess
2 : Murano
3 et 4 : Burano
5 : le resto à venise.
Compte-rendu de croisière sur l'Azamara Quest en Asie
Comme il n'y a pas beaucoup de discussions sur la ligne Azamara, j'ai pensé partager le compte-rendu (long et détaillé) de notre dernière croisière sur le Azamara Quest. L'itinéraire: Hong Kong, Shanghai, Busan (Corée sud), Hiroshima, Osaka/Kyoto, Seoul, Dalian (Chine) et Tianjin. Nous avons terminé notre voyage par un séjour à Pékin de 5 jours, mais ça, c'est une autre histoire!!
Vous êtes avertis... le récit est long!! Un mot sur les voyageuses: Je suis dans la 40taine et cette croisière était la 17e que j'ai fait avec ma mère, Mariette! Nous voyageons beaucoup, et depuis une dizaine d'année avons adopté la croisière.
Pour ceux qui préfèrent les images aux mots: http://picasaweb.google.com/mcdessureault
Croisière de Hong Kong à Tianjin et séjour à Pékin Azamara Quest 31 janvier au 18 février 2009
Départ les deux pieds dans la neige... Le matin du 29 janvier, nous avons pris notre vol Montréal-Toronto à 5h30 AM. Nous étions un peu nerveuses car il y avait eu une bonne tempête la veille et durant la nuit et nous craignions avoir du retard. Mais le vol est parti à temps, sans aucun problème. Notre transfert à Toronto a été des plus faciles. Il y a des voiturettes partout pour nous conduire d’un terminal à l’autre. Nous avons été super chanceuses car le vol Toronto-Hong Kong était complet mais le seul siège de libre était à côté de nous! Nous avons donc eu trois sièges pour ce long vol de 15 heures. Trois repas sont servis - deux repas chauds, et une collation de nouilles chinoises. De plus avec le système de divertissement personnel, on a accès à des films, de la musique, des émissions de télé. Nous avions aussi apporté des jeux de cartes et dominos. Le temps a passé relativement vite, bien que le sommeil ne soit jamais très réparateur ni profond!
Arrivé à Hong Kong, un agent d’Azamara nous attendait à la sortie des douanes. Comme notre hôtel était à même l’aéroport, nous avons marché jusqu’à l’hôtel. Le Regal Hotel est magnifique et nous étions très heureuse de trouver un bon lit. On s’était promis de se reposer un peu et de partir explorer la ville, mais nous étions simplement crevées... nous nous sommes couchées en arrivant vers 15h00, et on s’est levée le lendemain matin! Toutefois, il aurait été assez facile de se rendre en ville car les trains rapides viennent jusqu’à l’aéroport et en 12 minutes nous sommes à Kowloon. Le petit-déjeuner était exquis avec tout ce qu’on retrouve habituellement dans un beau brunch, mais aussi beaucoup de spécialités chinoises! On a commencé à pratiquer à manger avec des baguettes!
Nous avons pris la navette de l’hôtel pour se rendre à un centre d’achat tout près. On a flâné un peu dans les boutiques jusqu’à 11h00, puis on est rentré pour prendre notre transfert jusqu’au bateau. À 12h30 deux autobus sont arrivées pour nous amener jusqu’au port China Merchant Wharf sur l’île d’Hong Kong. Nous avions un guide pour ce transfert et comme dans une excursion, il nous a parlé tout au long du trajet de la vie à Hong Kong. C’était super intéressant!
Embarquement Arrivés au quai, nous sommes débarqués devant la tente qui sert de terminal et littéralement, en 5 minutes on était à bord. Il n’y avait personne dans la ligne des Captain’s Club, donc on est passé tout de suite, et comme on avait imprimé nos documents en ligne, je n’ai eu qu’à présenter ma carte de crédit et immédiatement, l’agent nous a remis un joli porte-carte en cuir avec nos cartes de bateau. Puis on nous a dirigé vert la passerelle, et hop! champagne rosé à la main et nous voilà sur le navire! Il était environ 13h00 et les chambres n’étaient pas tout à fait prête. J’en ai profité pour aller au comptoir des excursions pour réserver notre tour du lendemain. Quelle surprise de trouver un couple de québécois derrière le comptoir! Bruno et Diane de Valleyfield ont été fantastiques. C’était tellement agréable de pouvoir faire affaire en français et de plus, ils étaient tous les deux d’excellente compagnie! J’ai eu la chance de faire quelques excursions avec eux et j’ai beaucoup apprécié leur compagnie et le grand sens de l’humour de Bruno!
Nous somme ensuite monté au Windows Café, le buffet au pont 9. On se doutait qu’il y avait eu de la maladie car le buffet n’était plus en libre service. Mais la nourriture était super bonne. Bar à pizza, salades, plats chauds, grand choix de desserts, gelatos italiens (8 sortes différentes à tous les jours!!), tout était bien. De plus, on peut manger dehors à l’arrière du navire, ou dehors près de la piscine et du grill. Comme il fait un soleil radieux, on a mangé dehors avec grand plaisir, surtout qu’on sait que le beau temps ne sera pas de la partie pour longtemps... plus on monte, plus il fera froid!
Cabine Après notre petit snack, on est allé voir notre cabine. J’avais d’abord choisi une cabine balcon, puis j’avais changé pour une cabine ‘oceanview’ étant donné que la température ne permettrait pas de jouir beaucoup de celui-ci. L’économie fait a payé pour notre 5 jours à Pékin, donc je ne regrette pas du tout cette décision! De plus, ceux qui était en cabine balcon se sont plaints du froid dans leur cabine.
Dès l’entrée dans la cabine, on s’est senti confortable. Le décor est sobre mais chaleureux car il y a beaucoup de bois foncé. Les tissus sont de qualité et il y a de beaux grands miroirs ce qui donne beaucoup de grandeur à la pièce. Nous avions de belles fleurs fraîches dans la cabine et dans la salle de bain. Un beau plateau de fruit était aussi sur notre table à café face au petit sofa. Le rangement est correct, mais c’est toujours un défi pour deux femmes de tout ranger! La salle de bain est petite mais fonctionnelle.
Les plus d’Azamara en cabine: Belles grosses robes de chambres Pantoufles Fleurs fraîches en cabine et dans la salle de bain Bol de fruits frais rempli tous les jours Bouteille d’Évian gratuite Sceau à glace et carafe d’eau en stainless (pas mal mieux que du plastique) Produits de bain Elemis de haute qualité Draps de bains et serviettes de haute qualité Deux beaux sacs de plage de haute qualité avec zip Parapluie dans le placard si on a besoin de l’utiliser
Notre butler et son assistant sont venus se présenter et nous parler des services dont on peut s’attendre d’eux: Aide à faire et défaire les valises Réservation aux restos alternatifs Services de blanchisserie ou réparation (j’ai eu à faire réparer mes souliers et il m’a fait ça sans frais!) Et bien d’autres...
Restaurants Après avoir défait nos valises nous sommes aller explorer le navire. C’est vrai que le navire n’est pas tellement grand et on en fait le tour rapidement, mais tous les lounges, bars, restaurants, boutiques, sont décorés avec goût. Le lobby est aussi invitant avec son escalier à la Titanic! Notre cabine était au niveau du lobby, à 4 cabines du Guest Relations! C’était parfait! On était très près d’un ascenseur ou l’autre et nous avions facilement accès à tout. Après de longues journées d’excursion, c’est bien de ne pas avoir à marcher des miles pour aller manger ou pour aller au théâtre! On a profité de cette exploration pour faire nos réservations dans les restaurants alternatifs. Il en coûte 5$ par personne pour souper dans ces deux restaurants. Nous avons droit à deux fois, mais si on veut, et s’il y a de la place, on peut y aller aussi souvent qu’on le désire.
La salle à manger Discovery est la salle à manger principale. Nous avons pris la plupart de nos repas là - déjeuner, dîner et souper. La nourriture et le service étaient impeccables. Chaque soir, un grand choix de menu était disponible et tout ce que nous avons mangé était super bon. Le chef est français, et n’a que 28 ans, mais il est très compétent et nous l’avons rencontré à plusieurs reprises... jusqu’à ce que lui aussi succombe au maudit virus... Nous n’avons jamais attendu pour avoir notre table à deux et après deux ou trois visites, le Maître D’ savait notre numéro de chambre par coeur et nous adressait la parole en français!
Nous sommes allés à l’Aqualina à notre deuxième journée en mer, et au Prime C à notre dernière journée en mer. Chaque resto a sa spécialité (fruits de mer et grillades) et offre des menus vraiment spéciaux. On a mangé du foie gras exquis à l’Aqualina! Tout était sublime, des entrées, aux soupes, aux plats jusqu’au dessert... le seul problème c’est qu’on a jamais de place pour tout manger!!
C’était aussi rafraîchissant d’avoir le service de sommelier - un petit plus agréable, et ce dans tous les restaurants. On peut aussi avoir gratuitement des espressos, cappuccinos, lattes à la fin du repas!
Quant à l’habillement, c’est vrai qu’il n’y a pas de soirée formelle comme telle, mais il y a quand même le ‘Toast du Capitaine’ et la soirée des membres et pour ces deux soirées, les gens étaient très habillés. Dans les restos alternatifs, on a aussi vu des hommes en tux et dames en robe longue. Je dirais que la plupart des gens étaient pas mal chic tous les soirt, mais ceux qui étaient plus relax étaient aussi confortables. Nous avons adoré ce style!
Nous avons eu recours au Room Service à quelques reprises, principalement pour le déjeuner. Ici encore, Azamara est une coche au dessus de la mêlée... le menu de déjeuner est très complet incluant oeufs bénédictines, déjeuner anglais, gaufres, crêpes etc et si on ne trouve pas ce qu’on veut sur le menu, il y a une case pour inscrire nos demandes. Le service était à l’heure et on nous téléphones quelques minutes avant la livraison pour nous prévenir - une petite attention vraiment appréciée! Quant aux autres repas, on peut commander du menu simplifié en cabine mais aussi du menu de la salle à manger. On a qu’à demander au butler et il nous apporte le menu!
Le Windows Café, le buffet, avait aussi une très belle offre à toute heure du jour mais comme il y avait beaucoup de monde et qu’après quelques jours on ne pouvait plus manger dehors, on l’a moins fréquenté. Mais il est bon de notre qu’au déjeuner, il y a service de jus frais pressés: orange, ananas, pamplemousse, carottes, papaye et jus du jour. On peut aussi avoir toute une panoplie de smoothie. Les espressos, cappuccinos et lattés sont disponibles à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que plusieurs jus en fontaine: limonade, thé glacé, punch au fruits et jus de papaye.
Le Grill près de la piscine est aussi bien plus qu’un grill à hamburger et hot dog. On pouvait y manger d’excellents shish kebabs de boeuf, poulet ou agneau, des soupes dans un bol de pain, des frites, rondelles d’oignon, des nachos avec salsa. C’était une excellente alternative pour un dîner tard ou souper tôt pour les jours d’excursions!
Divertissements Évidemment, si les spectacles à grands déploiement et la vie trépidante sont essentiels pour vous, vous pourriez être un peu déçu. Il n’y a pas de grand théâtre sur plusieurs étages. Le Cabaret est plutôt du sytle Vista Lounge (pour les familiers de Princess). Mais on y a eu de vrais bons spectacles. Je ne pensais pas qu’il y aurait une troupe, mais oui! 3 chanteuses et 2 chanteurs qui sont aussi danseurs. Ils nous ont fait 3 spectacles inédits franchement meilleurs que bien des spectacles que j’ai vu en mer, et bien plus intimes!
Et que dire de l’orchestre... époustouflant. Piano, drum, base - une fille de l’Outaouais! - et 6 cuivres!!! Absolument incroyable, ce band nous a donné des frissons. Ils ont fait plusieurs prestations en accompagnement mais aussi en vedette, et ils ont même fait un après-midi jazz lors d’une journée en mer... je capotais!! J’avais l’impression d’être dans un club de Greenwich Village à New York - c’était super!!
En plus de la troupe, on a eu droit à plusieurs artistes - un jeune (et beau) crooner australien, une pianiste irlandaise, chanteur américain etc. On ne les a pas tous vus, mais ce qu’on a vu était intéressant. Il y a aussi le piano-man qui jouait presqu’à tous les soirs - toujours un hit! Un trio jouait tous les soirs dans le magnifique Looking Glass, le bar tout à l’avant du navire avec un vue spectaculaire sur 180o, pour les amateurs de danse.
On a eu aussi plusieurs projections de films. Et bien sur, la panoplie d’activités comme le bingo, la danse en ligne, les quiz trivia etc.
Il y avait aussi à bord 3 conférenciers. Taron Puri a fait plusieurs conférences sur la méditations, améliorations personnelles, bien-être etc. Dr. Joel Klass nous a parlé de physique quantique, des rêves, de phénomènes naturels et de psychologie. Finalement, Jonathan Flemming, un historien britannique nous a fait les conférences sur les différentes escales de notre croisière. J’ai fait plusieurs excursions avec lui et il était extrêmement sympathique et connaissant!
Finalement, le directeur de croisière, John Howell, était une vraie perle. Le fait qu’il y aille seulement 700 passagers à bord fait que tous les contacts sont beaucoup plus personnels. John nous appelait par notre prénom et on a eu plusieurs conversations avec lui. Il est très professionnel et amical.
Avantages Captains Club En tant que membre du Club, nous avons reçu plusieurs coupons. Nous avions droit à 30 minutes d’internet gratuit à l’achat d’un forfait et à 10$ de rabais sur les services de blanchisserie. Nous avons été invités au cocktail des membres où on nous a servi cocktails et bouchées à volonté... ils insistaient pour que nous prenions du vin pour notre repas... ils n’étaient pas chiche du tout! Et les bouchées étaient vraiment de qualité. Les membres avec un statut plus élevés ont eu droit à un souper privé avec le capitaine.
Le reste du navire Mosaic Café - sur la mezzanine du lobby, on y sert des pâtisseries et des tapas (gratuit). On peut aussi commander ($) des cafés spécialités comme mochas, lattes, cappuccinos - mais on peut aussi en avoir au buffet en haut gratuitement. Tous les jours, une harpiste (de Montreal) nous joue des airs si reposants... c’est tellement agréable d’aller prendre un café en lisant et en écoutant cette douce musique angélique! Puis le soir, c’est le piano man qui prenait la relève! Drawing Room - la bibliothèque. Sublime! Avec un plafond avec fresques magnifique... la pièce compte plusieurs fauteuils en cuir confortable et quelques tables où on peut s’installer pour écrire ou jouer aux échecs.
Le Cabaret - ouvert le soir pour les spectacles. C’est aussi le lieu de rassemblement pour les excursions le matin. La touche Azamara: des pâtisseries, cafés et jus sont servis au bar du Cabaret pour alléger notre attente pour les excursions!
Le Looking Glass - lieu de plusieurs activités durant la journée. À droite, c’est aussi la salle de carte avec plusieurs tables disponibles. Une armoire remplie de jeux de toutes sortes est à la disposition des passagers. À gauche, c’est le seul coin fumeur du navire. A l’avant, plusieurs fauteuils sont disposés pour qu’on puisse admirer la mer... et il y a même deux télescopes pour inspecter l’horizon.
Casino Luxe - évidemment pas très gros, mais avec assez de machine à sous, tables de blackjack et roulettes! Le casino a été fermé pendant trois jours quand nous étions dans les eaux territoriales du Japon. On a pas fait une grosse fortune mais on est ressortie gagnante!
Boutiques - il n’y a que deux boutiques à bord. Une avec quelques vêtements chics et vêtements sports, bijoux pas chers, les utilités et quelques bibelots (Lladros) etc. L’autre avec des bijoux de luxe, montres, quelques parfums et produits de beauté.
Service Ce qui est remarquable sur le Quest c’est que tout le monde semble heureux de nous recevoir. Le but premier est de s’assurer que les passagers soient contents... ça devient de plus en plus rare de voir ça. Tout le monde sourit, tout le monde va au devant de vos besoins... c’est une atmosphère tout à fait relax et agréable. Que ce soit au Guest Relations, dans les salles à manger, au buffet, aux excursions, tout le monde est gentil! Le personnel de divertissement est aussi très avenant, s’assurant que tout le monde a du bon temps. La musique est calme partout, l’air est purifiée avec des huiles essentielles à la lavande, les salles de bains publiques sont propres, avec de jolies fleurs et des serviettes de ratine, il y a des gens qui font du ménage partout, mais aussitôt qu’ils voient un passager, ils arrêtent pour nous dire bonjour! Nous nous sentions comme dans un grand hôtel! De plus, après seulement quelques jours, tout le monde nous connaît! Autant les passagers que les employés... c’est vraiment un sentiment très chaleureux.
Evidemment, le fait que le Norovirus se soit infiltré et répandu assez sévèrement durant la croisière a affecté plusieurs choses. Durant la deuxième semaine, tous les objets avaient été retirés des tables - fleurs, sel et poivre etc. De plus, Azamara avait posté près de chaque poste de Purell un employé cadre pour obliger les gens à l’utiliser. Comme le personnel était aussi malade, le service en salle à manger et au buffet s’en est ressenti un peu, mais malgré tout celà, nous avons reçu un excellent service, avec le sourire. Ça n’était pas vraiment drôle pour eux non plus, car tous devaient prendre plus de responsabilités... aussitôt qu’on se levait d’une chaise ou fauteuil, quelqu’un passait pour le désinfecter. Même chose dans les ascenseurs - aussitôt qu’on touchait un bouton, on l’essuyait... Le capitaine a fait plusieurs annonces pour aviser de la sévérité de l’épidémie. Il a même dit que si quelqu’un ne déclarait pas sa maladie, ou s’il était pris hors de sa cabine alors qu’il était en quarantaine, il pourrait être expulsé du navire au prochain port. On a d’ailleurs été témoin d’une scène... deux allemands étaient assis près de nous au Looking Glass un matin en mer quand soudain, Heike, la directrice de l’hôtellerie est venu les aviser qu’ils devaient retourner en cabine puisqu’ils avaient été mis en quarantaine. Après quelques arguments de la part des passagers, Heike les a doucement escortés à leur cabine et y a mis un garde afin de s’assurer qu’ils ne sortent plus!! Des mesures difficiles mais essentielles si on ne voulait pas tous finir malades... Même le docteur a été victime du virus... Mais toute chose étant, je crois qu’Azamara a fait tout ce qui est possible pour contenir la propagation du virus et pour nous rendre confortable. Je leur lève mon chapeau...
Allons-nous retourner avec Azamara? Assurément!! Non seulement l’expérience croisière est à son meilleur, mais les itinéraires sont extras! Nous ne pouvons que souhaiter que notre expérience prochaine sera aussi bonne que cette dernière car l’expérience nous a appris que le capitaine, le directeur de croisière, le directeur de l’hôtellerie et le chef sont les principaux responsables de notre expérience à bord!
Maintenant, place aux escales:
Hong Kong - 30 janvier 2009 - 20C Wow... quel départ!! Après notre installation et exploration du navire, on a soupé tôt afin d’aller profiter de la ville le soir. Une navette aux demie-heures était offerte gracieusement. Elle nous amenait jusqu’au pied du IFC, le plus haut building de Hong Kong, à 5 minutes à pied du quai des Star Ferry. Ces ferries relient Kowloon, sur le continent, à l’île de Hong Kong depuis plus de 150 ans! Nous avons pris le ferry de 19h50 et avons pu voir la ‘Symphonie des lumières’ durant la traversée. A tous les soirs, à 20h00, Hong Kong présente un spectacle de laser, de lumières et de musique du haut de ses gratte-ciel. C’est vraiment spectaculaire! Le coût du ferry est vraiment minime - environ $0.35 pour moi et gratuit pour les aînés!! Le ferry est une expérience en soi, avec ses bancs de bois et fenêtre à guillotine. Il est encore très utilisé par les gens de la place.
Arrivés à Kowloon, nous avons longé la promenade le long du port Victoria. Comme nous étions encore dans les célébrations du Nouvel An, c’était le festival des lanternes et d’immenses lanternes, aux scènes de la vie et des légendes, étaient exposés le long de la promenade. C’était vraiment de toute beauté, et des tonnes de gens y étaient pour admirer ces sculptures de soie et de lumière. Et de l’autre côté, la vue spectaculaire de l’île de Hong Kong tout illuminé... des tonnes de photographes nous proposent de prendre notre photo devant ce spectacle incroyable! On a succombé... surtout que prendre des photos le soir est toujours difficile sans trépied! Pour 2$ on a eu une belle photo devant Hong Kong en lumière.
Après une bonne promenade sur le port Victoria, nous avons repris le ferry pour rentrer à Hong Kong et la navette jusqu’au bateau. Bien que la journée ait été très ensoleillée, la soirée était plutôt fraîche, alors on avait bien hâte de retrouver notre cabine douillette!
Hong Kong - 31 janvier 2009 Ce matin, nous avions choisi une excursion pour voir l’île de Hong Kong. Nous sommes partis vers 9h30. Les autocars étaient tout neufs, très confortable et très propres. Notre guide était natif de Hong Kong et il nous a beaucoup parlé du Hong Kong d’avant 1997 et d’après. Hong Kong était une colonie britannique et a été remis à la Chine le 1 juillet 1997. Depuis, c’est un région autonome de la Chine qui émet sa propre argent, et est géré de façon autonome. Bien que craintifs à l’idée de devenir communiste, les Hong Kongais étaient heureux de retrouver leur souveraineté de chinois et de ne plus être des citoyens de deuxième classe face aux anglais. Notre premier arrêt fut pour prendre le tramway jusqu’en haut de Victoria Peak, une des sept collines (eh oui, HK a aussi sept collines comme Rome, Lisbonne et Barcelone!) qui surplombe la ville. Le tramway est en fait un funiculaire qui grimpe à flan de montagne très à pic. A 1500 pied, cette colline abritait la résidence du gouverneur britannique et est aujourd’hui un quartier cossu - c’est le Westmount de Hong Kong! De là haut, on a une vue spectaculaire du port, de Kowloon et de tous les gratte-ciel! La chance était de notre côté car il faisait soleil et la vue était claire.
Après avoir pris plusieurs photos de cette vue panoramique incroyable, nous avons fait la descente en autobus jusqu’au village de pêcheur flottant de Aberdeen. Ce village est un dernier village flottant de HK et c’est assez particulier de voir ces bateau-maisons avec en arrière-plan d’immense buildings appartement de 60-70 étages! Pour visiter le village, nous avons monté abord d’un sampan motorisé. L’embarcadère des sampan est au quai du fameux restaurant flottant le Jumbo! C’est un immense restaurant et casino, fort apprécié des touristes et des habitants de HK. Les contrastes sont encore ici à leur paroxysme... les yachts de millionnaire et les petites barques de pêcheurs, les maisons flottantes et les buildings modernes...
Notre dernier arrêt fut au fameux marché Stanley où on a eu du temps libre pour faire un peu de shopping. Il y avait principalement des vendeurs de vêtements, sacs à main, bijoux et souvenir de jade, de soie. Mariette oeil de lynx a rapidement repéré une superbe veste en soie qu’elle a eu à un très bon prix! On a aussi eu droit à la parade du dragon endiablé, encore à cause des festivités du Nouvel An. C’était spontané est bien amusant de voir de long dragon danser et déambuler à travers le marché.
Le retour au port s’est fait par Repulse Bay, une baie magnifique aux eaux turquoises avec de belles plages et le fameux hôtel construit avec un grand trou, ou plutôt un grand carré ide en plein milieu de l’hôtel. Cette ouverture a été aménagé durant la construction pour suivre la règle du Feng Shui et permettre au dragon qui vit sur la montagne d’avoir accès à l’eau de la baie s’il venait à avoir soif!
Nous étions de retour au navire vers 14h00. Après le lunch, on a profité du beau soleil pour s’étendre un peu sur les chaises moelleuses du Lido! En fin d’après-midi je suis ressortie pour aller dépenses mes derniers dollars HK. Je suis allée sur la rue commerciale près du port, une rue pas du tout touristique car on est au port cargo. La rue était bordée de petits boui-bouis offrant canard laqué, poulet suspendu, ou de grands woks où un chef (!) fait cuire un ramassis de toute sorte de chose! Je suis tombée sur une pâtisserie alléchante - la dame venait tout juste de terminer un lot de petites tartelettes au flan toute chaudes... parfait pour mes derniers $$! J’en prends deux! Puis je suis allée chez un herboriste où j’ai acheté des bonbons au gingembre apparemment excellents pour éclaircir la voix! Cette petite exploration m’a permis de découvrir un autre côté de la ville - moins touristique, plus authentique. Et les gens sont vraiment gentils - même si peu parle anglais, on finit toujours par se comprendre, et les gens sont contents de pouvoir nous aider.
Le départ du bateau était prévu pour 18h00, mais le capitaine nous avait annoncé qu’il avait parlé aux autorités et avait obtenu un départ à 19h30 ce qui nous permettait de sortir de HK durant la Symphonie des Lumières! Quelle bonne idée! Bien emmitouflées, nous nous sommes installées sur le pont promenade pour regarder cette ville incroyable défiler devant nous... tous les gratte-ciel avaient l’air en feu! Les lasers, la musique, les fresques de lumière... de voir ce spectacle en défilant sur l’eau était encore plus féerique que hier soir! Quelle beau départ... ça promet!
Après ce spectacle magnifique, nous sommes rentrées pour souper. Dans la file pour le restaurant, nous avons rencontré un couple de français que nous avions vu plutôt. Pendant qu’on jasait un peu, deux autres couples de français sont arrivés. On a donc pris une table à 8 et on a soupé avec ‘les cousins’!! C’était agréable de pouvoir échanger un peu en français!
Prochain escale: Shanghai, après deux jours en mer!
Nos deux journées en mer ont été bien remplies entre les conférences sur les prochaines escales, les cours de mandarin, jeux de carte au Looking Glass, et bien sûr, les supers bons repas et divertissements du bateau!! En fait, le timing était parfait après un long vol et deux jours bien remplis à Hong Kong, ça nous a permis de reprendre nos énergies pour le reste de la croisière. La température était fraîche, entre 10 et 15C, et on a eu beaucoup de brouillard.
Durant la deuxième journée en mer, en début de soirée, le navire est entré dans la rivière Yangtze. Malheureusement, le brouillard est très épais et on en voit pas grand chose. En fin de soirée, nous avons fait un arrêt pour faire monter à bord les agents d’immigration chinoise tandis que le navire remontait la rivière Hangpu jusqu’à Shanghai. Nous étions supposé arriver vers 2h00 AM, mais le brouillard était si épais que la navigation a été interrompu pendant quelques heures. En gai, le capitaine nous a dit plus tard, qu’il ne croyait pas pouvoir se rendre à Shanghai... finalement, il y est arrivé. Les autorités ont demandé au capitaine de retourner le bateau immédiatement, chose difficile à faire car la rivière est très peu profonde - ils ont même dû appeler des barges pour creuser autour afin de s’assurer qu’on ne touche pas le fond! Le capitaine regrettait avoir dû faire ces manoeuvres alors que nous dormions! Le Quest est le plus gros navire a avoir accosté au centre de la ville de Shanghai. La ville attend un autre navire légèrement plus gros dans quelques semaines. J’imagine qu’on était les cobayes!!
A notre réveil, on pouvait à peine voir le port... le brouillard est encore très épais - la purée de pois!! Nous sommes montées pour déjeuner et bien que le brouillard masquait beaucoup le paysage, on pouvait apercevoir les buildings aux allures futuriste de l’autre côté de la rive du Hangpu. Wow... on n’aurait pas pu être mieux situé! Vive les petits navires! Mais après le déjeuner, Mariette ne se sentait pas très bien. Elle avait eu de la difficulté à digérer son souper, et elle a préféré rester sur le navire plutôt que de partir pour une excursion de toute une journée. J’étais assez perturbé par ce revirement plutôt moche, mais je me suis fait à l’idée et suis parties seule pour la journée sachant que maman serait entre bonnes mains.
On devait pouvoir sortir à 7h00 am mais notre excursion ne partait qu’à 9h00. Toutefois l’immigration chinoise a retardé la sortie des passagers jusqu’à 9h30... Pour nous ça n’était pas si pire, mais pour ceux qui avaient des excursions privées, ça leur a causé un bon retard. On apprendra vite qu’en Chine, on ne décide de rien... on est à la merci du gouvernement!
Ce qui nous a frappé aussitôt sorti du port est que la ville entière est un chantier de construction. Shanghai sera l’hôte de l’expo universelle de 2010 et elle se refait une beauté. Le célèbre quartier du Bund est complètement recouvert d’échafaudage et de clôtures de protection. Ils ont tout démoli la route car ils vont construire un tunnel sous la route pour les voitures afin de décongestionner le boulevard. Ça sera sûrement magnifique, mais pour l’instant, c’est plutôt moche.
On se rend au cœur de la vieille ville de Shanghai, où se trouve le Yuyuan, le plus beau jardin chinois de Shanghai. Il a été construit au 16ème siècle, sous la dynastie des Ming, par un fonctionnaire de la cour de justice du Sichuan, selon la tradition des jardins chinois. Il symbolise le monde en miniature, où les fleuves sont ici des ruisseaux et les montagnes des rocs, et place l’homme en harmonie avec ce monde. Le parc est petit mais son sentier en labyrinthe donne l’impression qu’il est très grand. Il comprend plusieurs pavillons pittoresques, des bassins avec poissons rouges, des petits ponts, sculptures en pierre… Un véritable oasis de paix et d’harmonie au sein d’une ville trépidante. Comme c’est l’hiver, on doit user d’imagination pour voir les cerisiers en fleurs, les lotus dans les bassins ou les orchidées... mais même si la végétation est dormante, le jardin est magnifique, et bien moins achalandé qu’il le serait en avril! Le jardin est entouré d’une clôture en forme de dragon magnifique!
Avant d’entrer au jardin, nous avions traversé le bazar Yuyuan, un marché de boutiques et restaurants dans des maisons de style chinois datant d’environ 200 ans. C’est dans ce quartier du vieux Shanghai qu’on retrouve le restaurant Lu Bo Lang où tous les dignitaires qui visitent la ville sont reçus comme Elizabeth II, Fidel Castro, Bill Clinton etc. Juste à côté se trouve la fameuse maison de thé Huxingting et le pont des neufs tournants - les mauvais esprits avaient peur des coins, donc ce pont protégeait les alentours... en tous cas, s’il éloigne les mauvais esprits, il attire les touristes!! C’était tellement mignon de voir les ribambelles d’enfants blottis sur la rampe du pont à admirer les lanternes géantes installées sur les étangs tout autour de la maison de thé! Et à tout moment, je me sentais tirer une couette... les enfants chinois étaient fascinés par mes cheveux très blonds! J’imagine qu’ils voulaient sentir si ces cheveux pâles avaient la même texture que les leurs!
Deuxième arrêt: le musée de Shanghai, un superbe musée moderne et très bien organisé. Il y a plusieurs salles d’exposition avec des jades, céramiques, bronze, meubles etc. Comme on n’avait qu’une heure, on n’a pas pu tout voir, mais j’ai réussi à faire un tour d’horizon rapide pour au moins me donner une idée de chacune des salles.
Direction Concession Française pour notre dîner. À la fin du 19e siècle, l’empire britannique et français avaient établi des concessions de commerce à Shanghai. C’était comme des états à l’intérieur de la ville, avec leur devise, frontière... Notre dîner était à l’hôtel Jinjiang. Cet hôtel est important dans l’histoire de la Chine et celle du monde moderne car c’est ici que Nixon et le leader chinois signèrent l’entente que permit à la Chine de s’ouvrir au monde extérieur en 1978. Après cette entente historique, la vie de 1.3 milliards de chinois a complètement changé!
Le dîner fut très intéressant et surtout délicieux: une parade de spécialités chinoises a défilé devant nous pendant une heure!
En après-midi, nous sommes allés visiter une manufacture de soie. On nous a expliqué comment la soie était formé par un insecte, le ver du mûrier, qui crache un fil de soie pour former son cocon. Certains cocons sont simples et le fil est désenroulé et filé pour tisser la soie. D’autres cocons sont doubles (deux vers) alors comme les fils sont entremêlés, ils en font plutôt de la bourre pour édredon en étirant les cocons lavés en mince couche et en superposant ces couches de soie. Ces édredons sont absolument fantastique, et le prix était assez raisonnable - environ $80-$100 pour un édredon queen. Par contre, le prix des vêtements étaient exorbitants.
Dernière étape: le temple des deux Bouddhas de jade. Ce temple contient deux statues de Bouddha en jade blanc du Burma qui ont été rapportées en Chine par un prêtre bouddhiste. Un des Bouddha est assis, l’autre est couché attendant la mort avec un sourire! Avant d’accéder aux Bouddhas, on a visité les sanctuaires. Au centre de la cour intérieure, il y a deux immenses encensoirs où les gens viennent allumer des poignées de bâtonnets d’encens qu’ils doivent faire brûler aux 4 points cardinaux... geste essentiel pour être pris au sérieux par Bouddha!!
De retour au bateau, j’ai eu une petite surprise... quand j’ai inséré ma carte pour monter à bord, une alarme a sonné. On m’a dit que ma mère était en quarantaine et que je devais me rendre à ma cabine immédiatement. J’ai reçu un coup de fil de la sécurité me disant que moi aussi j’étais en quarantaine jusqu’au lendemain matin... j’étais un peu frustrée car j’allais loupé le spectacle des acrobates de Shanghai donné à bord du bateau ce soir... mais bon, on se plie aux règlements... Le butler nous a apporté à souper et nous a téléphoné à quelques reprises pour s’assurer qu’on n’avait besoin de rien (et sûrement aussi pour voir si on respectait notre quarantaine!!)
Demain sera une autre journée sans Mariette... :( mais au moins je pourrai sortir et prendre plein de photos pour elle!!
5 février 2009 - Shanghai - excursion à Suzhou (prononcé Sue-Joe)
Nous quittons Shanghai vers 8h30 en direction de Suzhou, la Venise de l’Orient! Suzhou est aussi connue comme ville de la soie et de jardins. Le trajet pour se rendre dans cette ville du delta du Yantgze sera d’environ 90 minutes. Durant la première heure du trajet, tout ce que nous voyons de part et d’autre de l’autoroute c’est des tours appartements... haute de 50-60 étages, une à côté de l’autre, à l’infini!! C’est complètement hallucinant! Puis tout à coup, les tours à condos font place à des serres et des étangs de pisciculture. Il faut bien nourrir tout ce beau monde!! Les routes sont aussi bordées de plantation d’arbres, une méthode simple et efficace pour réduire le CO2 créé par toutes ces nouvelles voitures et les camions de transport.
Durant un arrêt dans un poste d’essence pour s’étirer les jambes et pour les autres besoins de dame nature, j’ai fait la rencontre de ma première toilette ‘squat’! Quelle surprise de voir un beau trou de porcelaine au plancher!! Même pas de poignée pour se retenir... mais notre guide nous a donné un truc... on cherche les toilettes pour handicapés qui elles sont des toilettes occidentales avec bol et siège!! J’ai aussi fait toute une trouvaille... des chips Lays aux... bleuets!! Ça, faudrait en parler aux gens du Lac St-Jean!! De retour dans le bus, j’ai fait fureur avec ma trouvaille!
On arrive à Suzhou vers 10h30. Après une petite marche on traverse le pont Wuman (dynastie Qing) vers la porte Panmen du mur de la vieille ville. C’est ici qu’on embarquera dans des petits bateaux mouche pour faire une randonnée sur les canaux de Suzhou. On passe par le Grand Canal construit à l’époque de la Route de la Soie pour assurer le commerce, puis, on entre dans les plus petits canaux. C’est vraiment pittoresque! Les petits canaux sont plus impressionnants car plus étroits et les maisons très vieilles. Si le gouvernement se décidait à restaurer ces maisons et à les sauver de la destruction, ces canaux rivaliseraient certainement avec les palazzo vénitiens...
Après cette belle promenade de 50 minutes, nous nous sommes rendus à l’Institut de recherche et de broderie de Suzhou. Comme autrefois les femmes avaient les pieds bandés, elles ne pouvaient pas vraiment marcher. Elles restaient donc assises à broder et ont perfectionné cet art incroyable. Dans l’entrée de l’institut il y avait une photo de Lady Di. Après les explications du guide sur la technique utilisée, on s’est rendu compte que ça n’était pas une photo mais une broderie... vraiment, c’était à s’y méprendre. Les oeuvres de broderie n’ont aucun noeud et la plupart sont réversible!! Le canevas est une toile de soie, et les fils de soie sont divisés pour être encore plus fins qu’un cheveu! Le summum, c’est la toile recto-verso mais avec une image différente de chaque côté... Après la salle d’exposition, on nous amène (évidemment) à la boutique... ayoye! Une broderie de 8X10 était environ 300$!!! J’en ai profité pour aller prendre un petit café avec Bruno et Diane du bureau des excursions... !!
La visite fut suivi d’un excellent lunch à l’hôtel Bamboo Grove. Les spécialités de Suzhou sont plus sucrées - comme le poisson aigre-doux. On a aussi mangé une entrée de jellyfish mariné (!) et de racine de laitue marinée - super croustillante!
Après dîner, nous avons fait la visite du Jardin de l’humble administrateur. Couvrant 12 hectares, il est le plus grand et le plus célèbre des jardins Suzhou. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et a également été désigné comme l'un des vestiges culturels d'importance nationale protégé par l'Etat. Ce jardin a été construit en 1509 pendant la dynastie Ming. C'était initialement le jardin privé d'un ancien fonctionnaire du gouvernement nommé Wang Xianchen qui avait l'intention de construire un jardin après sa retraite pour y faire quelques travaux de jardinage comme la plantation d'arbres et de légumes, ce qui était une vie d'homme humble selon lui. C'est de là qu'est venu le nom de ce jardin. Le jardin est parsemé d’étangs, de collines de roches toute transportées ici, de pavillons de repos et de méditation. On peut même faire un tour en chaloupe! Tout au bout, une plantation de plus de 700 bonsaïs est à couper le souffle! Nous avons passé plus d’une heure dans ce lieu paisible et magnifique... un vrai régal pour les amateurs de photos!
De retour au navire, j’ai rejoint Mariette, toujours prisonnière de sa cabine jusqu’à demain matin. Je suis allé chercher à manger au buffet car ce soir, c’était le festin d’Asie... mium... tout était sublime - sushis, roulé de laitue, dumplings, rouleux impériaux (des vrais!!)... On s’est régalé!!
Lors de notre départ à 20h00, la ville a fait un feu d’artifice au dessus du Bund tout éclairé! C’était vraiment magnifique. Les buildings modernes de Pudong avec leur éclairage multicolore sont absolument hallucinants... on se croirait vraiment dans un film de science fiction. Tout le monde était dehors pour immortaliser cette scène de nuit tout à fait spectaculaire...
Demain, journée en mer pour mieux rejoindre Busan en Corée du Sud dans deux jours!!
7 février 2009 - Busan, Corée du Sud - 10C - ensoleillé
Nous devions être debout très tôt ce matin car l’immigration coréenne nous attendait à 7h30. Sur le quai, une troupe de danseur-musiciens en costume traditionnels nous souhaitaient la bienvenue. Les costumes sont aux couleurs du drapeau coréen - blanc, bleu et rouge - et ils portent de drôles de chapeaux avec de long rubans qu’ils font virevolter d’un seul petit coup de tête! Les formalités ont été rapides, mais comme dans tous les prochains ports, on prend notre température avec un thermomètre infrarouge pour s’assurer que personne ne fait de fièvre... les asiatiques ont une peur bleue de la grippe aviaire et du SRAS...
A 8h00 pile, notre autobus partait! Les autobus coréen sont drôlement décorés... il y a des petits rideaux à frisons dans les fenêtres! On dirait des caravanes de gitans!
Busan est une ville assez quelconque de 4 millions d'habitants, pas du tout touristique. Mais c’est quand meme le 3e plus grand port au monde!! Le port fait plusieurs kilomètres autour de la baie dans laquelle est logée cette ville, une des seules qui n’a pas été assiégées par les communistes du Nord lors de la guerre de Corée. C’était aussi le siège des Nations Unies durant cette guerre. Notre premier arrêt fut au marché de poisson Jagalchi. En Corée le poisson se mange toujours en sashimi i.e. cru! Donc pas question de vendre du poisson mort... tous les poissons sont donc vivants! Ils sont dans des viviers et aquariums... bizarre... surtout qu’on voit des poissons de toutes les formes et couleurs, et des crustacés et coquillages encore plus bizarre. Mais on pourrait croire que l’odeur serait insoutenable, mais il y a de l’eau partout, on arrose tout, tout le temps! Donc c’est très propre. Puis il y a des tables un peu partout - si on veut casser la croûte, on choisit notre petit Nemo, et hop un coup sur la tête, on l’épluche et on vous le remet avec un peu de sel ou de sauce pimentée. A l’extérieur, c’est le marché de poisson séché. Ce sont les femmes mariées, les Jagalchi Ajumas, qui vendent le poisson dans ce marché!
Nous quittons le marché en direction de la tour de Busan. Cette tour fait 120 mètres et a été construite en 1973. Elle trône en haut d’une colline de 70 mètres, dans le parc Yongdusan. Du haut de la tour, nous avons une vue panoramique incroyable sur la ville et le port. Comme il fait un beau soleil, la vue est claire! Dans le parc, on a pu admirer la statue de l'amiral Yi Sun Shin, une figure emblématique de la Corée, inventeur du premier navire de guerre cuirassé au monde au 16e s., puis la cloche du Nouvel An qui pèse 25 tonnes et que les gens de la ville viennent faire sonner 30 coups la veille du Jour de l’an, depuis 1996.
Nous avons passé un peu de temps dans un grand marché extérieur - cette fois, c’est le paradis de la contrefaçon. Des Louis Vuitton et Gucci, en veux-tu, en voilà! Comme c’est illégal, ils ont un truc. Les sacs à main sont ornées de plaques qui disent ‘Parade’ plutôt que Prada (par exemple). Une fois qu’on a acheté l’article, ils changent la plaque pour la vraie!! Rusés ces coréens! Mais on n’a pas fait aucun achats... en fait on n’a presque rien acheté depuis notre départ. On a l’impression d’être dans un Dollorama géant !! On voit les mêmes choses qu’on voit chez nous dans les magasins bon marché ou dans les magasins chinois... on a été surexposé au chinoiseries, on est donc moins impressionné... Le plus intéressant de ce marché est de voir les femmes installées au centre de la rue, sur des caisses de plastiques et de bois, avec plusieurs chaudrons bouillonnant et des bols remplis de légumes, poissons, nouilles... c’est la foire alimentaire de ce marché!! Les gens de la place viennent s’asseoir sur une des caisses de bois, puis se font préparer un bol de nouille avec poisson cru et condiments... pratiquement assis par terre, sur le trottoir! C’est assez rustique merci, et pas vraiment super ragoûtant!! On va passer notre tour, mais ça fait tout de même des photos intéressantes!
Bien que peu touristique, Busan nous a permis de voir la vraie vie des coréens. Nous avons beaucoup apprécié cette journée!
Nous avons quitté Busan vers 15h00... curieusement, nous n’étions que deux sur le pont pour assister au départ! Nous traversons le détroit de Corée pour entrer en début de soirée dans la mer intérieure de Seto, l’étendue d’eau séparant les îles de Honshū, Shikoku et Kyūshū, trois des quatre îles principales du Japon. Vers 23h00, nous avons traversé un détroit d’à peine 300 m de large et sous un pont de 60 m de haut! Impressionnant!!
8 février 2009 - Hiroshima, Japon - 12C - ensoleillé
Encore une fois ce matin, nous devions être au Cabaret Lounge à 7 h00 am pour passer à l’immigration japonaise. C’était tout un branle-bas de combat... D’abord on nous remet un permis de séjour, ensuite on rencontre un agent d’immigration qui prend nos empreintes digitale, notre photo et notre température!!! Si on passe l’examen, on voit un agent de douane à qui on remet la déclaration de douane, et enfin, un agent de sécurité nous remet un carton nous permettant de sortir... ouf... pas facile les formalités japonaises!
Bien que notre excursion devait partir à 8h30, le bateau n’a pas reçu l’autorisation de débarquement avant 9h00... Il y avait toute une file d’attente dans le lobby!
Bien que nous soyons sensible à la page noire d’histoire qui s’est déroulée à Hiroshima, nous ne voulions pas voir que ça. Alors on a choisi de faire une excursion à Miyajima, une île sacrée où se trouve un des plus beau temple Shinto du Japon. Notre guide Mariko s’est révélée être une version moderne de la Geisha parfaite!! Une gentille dame dans la cinquantaine, elle nous a récité de la poésie, nous a montré la chanson des cerisiers ‘Sakura Sakura’ et nous a fait de l’origami!!
Pour aller sur l’île de Miyajima, nous avons pris un traversier. Durant la traversée, nous avions une vue magnifique du Torii, la porte du temple qui est dans l’eau. Ce Torii est la structure japonaise la plus photographiée! Le temple et le Torii sont d’un rouge vermillon qui contraste avec la forêt environnante. L’île est habitée par 1500 personnes, 600 cerfs et 60 singes! Le site est exceptionnel... une promenade au bord de l’eau nous mène jusqu’au temple. Le sentier est bordé de lanternes en pierre qui le soir venu doit donner un effet enchanteur au site.
Le temple est entièrement construit sur l’eau, donc sur pilotis. Les lattes du plancher sont espacées pour permettre à l’eau de passer sans résistance à marée haute. Nous avons la chance incroyable de voir un mariage traditionnel! C’était vraiment impressionnant de voir la mariée avec son costume traditionnel et sa coiffe immense. Ainsi que les femmes avec leur kimonos de grandes occasions.
Après la visite de ce temple, on a eu du temps libre pour découvrir les boutiques et restaurants de cette petite île charmante. On a rencontré plusieurs groupes de cerfs dont il faut se méfier car ils sont voraces et mangent tout ce qui dépasse de nos poches ou de nos sacoches!! En attendant le traversier de retour, on a fait l’essai des toilettes japonaises. Ici aussi on a les ‘squat’ ou les toilettes occidentales. Mais le Japon est très civilisé... les toilettes occidentales sont toutes chauffées... oui oui mesdames, les sièges sont chauffants!! Notre guide nous a même dit que dans les maisons, les toilettes ont une foule d’options... en plus du chauffage, la toilette peut faire certains bruits pour assurer la discrétion quand les dames sont au petit coin!!!
De retour à Hiroshima, nous avons fait un tour de ville. Mariko nous a parlé de la vie au Japon, des coutumes, de la vie moderne etc. On a évidemment été voir le dôme de la bombe atomique. En fait, ce bâtiment est le seul à avoir résisté à l’explosion de la bombe atomique de 1945. Il est maintenant le symbole d’Hiroshima. Un magnifique parc a été aménagé à la mémoire des victimes. La ville est moderne, lumineuse, bien aménagée. Rien ne peut laisser croire qu’une si terrible atrocité a frappé cette ville. Mais le plus surprenant c’est ce que les gens de la place pensent de tout ça... Mariko nous a expliqué que les japonais n’en voulaient pas aux Alliés mais plutôt à l’empereur du Japon, obstiné à tenir tête aux Alliés malgré les avertissements qu’il avait eu sur la bombe. Les japonais déplorent les victimes faites à Hiroshima mais croient que c’est un sacrifice essentiel pour mettre fin à cette guerre, et que sans ce sacrifice, des millions d’autres vies auraient été perdues si la guerre avait continué...
En fin d’après-midi, nous sommes allées flâner dans les alentours. Une immense sculpture d’aluminium, la tour du Paradis, est installée près du port. Deux jeunes japonais étaient à l’intérieur à jouer de la guitare électrique! Il y avait aussi un grand parc près du port où une foule de familles étaient installées pour pique-niquer, avec des cerf-volants! On est aller voir les magasins du coin. Le temps était magnifique, on a profité du beau soleil et de ces derniers moments pour voir les gens de la place vivre leur dimanche après-midi!
A 17h00, le Quest s’est préparé pour le départ. Un band de cuivre avec deux jeunes chanteuses sont venus nous dire ‘Bon voyage’! C’était très émouvant de les entendre chanter, même si on ne comprenait pas les mots. Le Capitaine a fait son adresse habituelle et nous a invité à faire un bye bye avec les officiers... du haut de la timonerie, un des officiers avait une grosse main au bout d’un bâton qu’il agitait de gauche à droite!!! C’était hilarant! Tout le monde, petits et grands, dans le parc et sur le quai se sont mis à envoyer la main! Et le band s’est mis à jouer ‘Oh When the Saints’... Un départ mémorable!
On est monté au Windows Café, le buffet, pour profiter des paysages de la mer de Seto jusqu’à ce qu’il fasse noir! La mer de Seto est parsemée d’îlots, et de radeaux de bambous qui sont en fait des parcs à huîtres.
Ce soir, le bateau tanguait vraiment beaucoup... le piano s’est mis à rouler sur la scène sous les mains d’une pianiste irlandaise! Mais, aussitôt dans notre lit, le roulis nous a mené dans les bras de Morphée! Demain, nous avons une grosse journée à Kyoto!
9 février 2009 - Osaka/Kyoto, Japon - 12C - soleil et nuages
Le navire est accosté à Osaka, au port de Tempozan juste à côté de l’Aquarium d’Osaka, un des plus gros du monde et de la grande roue d’Osaka. Le bébarquement s’est fait rapidement ce matin, bien que la police japonaise soit encore là et qu’on prenne toujours notre température avec des lecteurs infra-rouge avant de nous permettre de sortir.
A 8h30, nous étions en route vers Kyoto qui est à environ 50 km d’Osaka. Notre guide Eiko avait installé ce qu’on croyait être un petit fantôme à l’avant de l’autobus... c’était en fait un petit moine bouddhiste avec sa boucle rouge et sa clochette! Elle l’a installé car tôt ce matin, la température était maussade et le ciel à la pluie. Ainsi, avec la protection du moine, il devait nous apporter de la belle température... le pire, c’est que ça a marché!!
Osaka est plus moderne et compte 2.6 M d’habitants. C’est une ville commercial et industrielle - Panasonic y a son siège social et emploie 60% de la population de la banlieue de Kadoma. Kyoto elle n’a que 1.4 M d’habitants et tient plutôt un statut plus historique. Elle fut en fait la capitale impériale du Japon pendant plusieurs siècles de 794 à 1868. En fait KYO veut dire capitale. KYOto = ancienne capitale et ToKYO = nouvelle capitale. La ville est recoupée de plusieurs rivières, certaines n’ayant plus qu’un mince filet d’eau au centre du lit. On a même aménagé des parcs publics dans ces lits asséchés.
Notre premier arrêt fut au château de Nijo. Ce château fortifié était la résidence du Shogun Tokugawa qui le fit construire en 1603. On devait enlever nos chaussures à l’entrée. On nous donnât des pantoufles, mais elles étaient toutes de la même taille, genre 13 pour homme!! C’était assez difficile de marcher avec ça, et imaginez monter des marches! J’imagine que c’est pour protéger les beaux planchers d’origine en cyprès japonais. En fait, les planchers sont un des attraits principaux de ce château de par leur construction particulière. On les appelle les planchers rossignol car peu importe où on marche ou combien on pèse, la façon dont les clous sont croisés font que les planchers sifflent comme des oiseaux quand on marche. C’est vraiment surprenant, et très agaçant pour les guides qui tentent tant bien que mal de se faire comprendre à travers ces sifflements. Le Shogun avait utilisé cette technique de construction pour assurer sa sécurité. Ainsi, si des espions ou ninjas entraient dans le château, il pouvait les entendre. C’est peut-être pourquoi les ninjas ont appris à marcher sur les murs et plafonds??
Dans le parc entourant le palais, des jardins de pins, de bonsaïs, d’étangs et de roches offraient un paysage majestueux aux Shogun et ses concubines qui n’avaient qu’à glisser les écrans de papier de riz pour pouvoir admirer cette vue de leurs chambres. Mais en hiver, le papier de riz n’offre qu’une bien mince protection contre le froid d’hiver dans ce palais non chauffé... pas surprenant que ces nobles gens portent de multiples épaisseurs de vêtements sous les grand kimonos bordés de fourrure. Mais un des avantages du papier de riz c’est que si on voulait espionner ou se rincer l’oeil, on n’avait qu’à mouiller un peu notre petit doigt et faire un petit trou dans l’écran... le papier se dissout avec la salive!
Après cette visite, nous avons été dîner à l’hôtel Westin. De tous les repas pris en excursion, ce fut le moins intéressant. Petite salade de canard froid, soupe à la citrouille, le plat principal était du saumon mais je n’en ai pas mangé car il sentait très fort et déjà que je ne suis pas très forte sur le saumon... On a aussi eu un petit accompagnement de nouille et poisson crû, et finalement un petit dessert à la mangue. Correct, sans plus. Mais au moins, on a eu la chance d’avoir un table ‘Made in Quebec’!! L’équipe d’excursion du Quest, Bruno et Diane se sont joint à nous aussi - ça fait du bien une fois de temps en temps de se retrouver entre nous!
Après dîner, nous sommes allé visiter le Pavillon d’or. Ce pavillon fut d’abord une villa pour un riche commerçant et à sa mort, son fils le transforma en temple Zen. Les deux étages supérieurs du pavillon sont entièrement recouverts de feuilles d’or. Notre guide nous racontât que quand elle était étudiante, elle venait souvent dans ce parc pour lire sous un arbre! Le jardin a un sentier qui monte sur la colline et redescend. On retrouve toutes sortes de petits autels le long du sentier où les gens apportent des offrandes ou laissent quelques sous pour Bouddha ou une des 8 millions de divinités Shinto...
Nous quittons le Pavillon d’or pour se rendre à un sanctuaire Shinto dans le vieux Kyoto où on peut encore voir quelques Geishas qui arpentent les rues, vêtues de leur kimono, leur obi et avec le maquillage traditionnel. La porte du sanctuaire, le Torii est maintenant au centre d’un boulevard! Le sanctuaire Heian est assez remarquable car il est, comme le Torri, rouge vermillon avec une toiture en tuile verte. Derrière le temple, les jardins sont l’attrait principal de cette visite. Les plans d’eau sont comme des miroirs qui reflètent les arbres tordus et chacune des aiguilles fines des grands pins. Les pas japonais et les pierres en dos de dragon nous permettent de traverser les étangs pour se rendre d’un jardin à l’autre. Même en plein hiver, ces jardins offrent des paysages à couper le souffle, on peut juste imaginer la grande beauté de ces lieux quand tous les arbres sont revêtus de leur verdure, que les fleurs sont épanouies et que les nénuphars recouvrent les étangs...
Notre dernier arrêt, avant notre retour à Osaka fut à un centre d’artisanat japonais de 7 étages. Il y en avait pour tous les goûts... et à tous les prix! Durant le trajet de retour, Eiko nous a chanté quelques chansons et quelle ne fut sa surprise quand je me suis mise à lui chanter la chanson Sakura Sakura que notre guide d’Hiroshima nous avait montrée!
De retour à Osaka vers 18h00, on pouvait voir, grâce aux autoroutes suspendues, les travailleurs encore affairés dans leur petit cubicule des innombrables tours à bureaux. C’est vrai qu’ici les gens travaillent tard! Comme nous étions de retour au port, la pluie s’est mise à tomber comme des cordes... Moi et Wendy, une amie rencontrée sur le bateau, nous devions repartir pour aller faire du shopping au centre de Osaka. La station de métro n’était qu’à quelques coins du rue du port, mais la pluie a eu le meilleur de nous... nous avons rebroussé chemin et avons plutôt été exploré le centre d’achat près de la grande roue, juste à côté du port. Mais il n’y avait pas grand chose d’intéressant. On s’est quand même risqué à entrer dans un hall de Pachinko - je ne connaissais pas ça mais apparemment, ces machines à parier - un mélange de machine à boule, bingo et machine à sous - seraient fabriquées au Canada. Aussitôt qu’on a ouvert la porte, un bruit infernal nous a assailli et un écran de fumée dense nous brûlait les yeux... on a pas vraiment perdu trop de temps là!
Le départ d’Osaka est prévu pour le lendemain matin 10h00 am...
Mardi 10 février - Départ d’Osaka, en mer - 12C ensoleillé
Je profites de la belle matinée pour aller faire une dernière exploration des alentours. Je suis sortie à 8h00... c’était assez tranquille en ville! En fait, je voulais acheter des cartes postales du Japon car j’avais complètement oublié et c’était ma dernière chance... Mais il était trop tôt et tous les magasins étaient fermés. Mais il fait beau, l’air est frais, la marche matinale est bénéfique et j’en profite pour faire des photos.
Comme le Japon est très densément habité, l’espace est vraiment limité. C’est assez amusant de voir comment ils maximisent l’espace, surtout celle pour stationner les voitures! En fait, pour pouvoir acheter une auto au Japon, on doit faire la preuve qu’on a un espace de stationnement. On voit donc des stationnements vraiment créatifs... J’ai vu des racks à voiture - en fait on place la première voiture sur une plate-forme qu’on lève d’une douzaine de pied dans les airs afin de garer une deuxième voiture sous la première... J’ai vu aussi des garages qui n’ont assez d’espace que pour la moitié de la voiture: le derrière est à l’intérieur, le devant sur le trottoir!!
De retour sur le bateau, et après notre petit-déjeuner, nous sommes allées nous installer au Looking Glass. C’est vraiment le meilleur endroit car on y a une vue panoramique extraordinaire. La sortie du port s’est fait de reculons, assez inhabituel! Des bateaux pompiers sont venus nous dire Aurevoir en faisant un petit spectacle avec ses jets d’eau qui montent à plus de 100 pi dans les airs. C’était vraiment spécial! Après une trentaine de minute, le bateau a viré et pris le chemin de retour à travers la mer de Seto, en direction de la Corée du Sud. Vers 11h00, nous sommes passés sous le pont de Nagasaki, ce sera le premier de quatre ponts qui traversent cette mer qui divise le Japon. On a passé presque toute la journée au Looking Glass à jouer aux cartes, à lire, à écrire tout en admirant le paysage.
Mercredi 11 février 2009 - En mer, 10C, soleil et nuages
Notre dernière journée en mer... Nous sommes dans un des corridors maritimes les plus fréquentés au monde entre le Japon et la Corée. C’est ici que transitent tous les produits Made in Japan et Made in Korea!!
Le Looking Glass est définitivement notre coin préféré. On y a encore passé presque toute la journée! Plusieurs québécois y avaient trouver refuge, et on a placoté avec tout ce beau monde! Vers 11h00, on a eu droit à la prestation d’adieu du capitaine et de son personnel! Notre capitaine a fait un autre petit discours touchant... il est tellement enthousiaste et il réussit à nous communiquer sa grande passion pour la navigation. C’était la première fois qu’il naviguait ses eaux et il en a eu pour son argent. Il nous disait qu’habituellement, le capitaine navigue environ 1 heure par jour... il travaille mais pas nécessairement sur le pont à naviguer en soi. Mais sur cette croisière, il a tenu la barre près de 18 heures par jour...
Jeudi 12 février 2009 - Inchéon / Séoul, Corée du Sud - 6C, brouillard et pluie
A notre réveil ce matin, on ne pouvait même pas voir la mer de notre fenêtre... le brouillard était épais et la corne de brume a retenti toute la nuit. Heureusement pour nous, du pont 4 on ne l’entend pas, mais ceux qui sont sur les ponts supérieurs ont été incommodés. Durant le petit-déjeuner, le capitaine nous a annoncé que la journée serait encore difficile... Pour entrer au port d’Incheon, on doit franchir une écluse. Mais le brouillard en purée de pois et les forts courants de la rivière Han ont causé la fermeture du port... Toutefois, le capitaine a obtenu une permission spéciale pour s’approcher doucement des écluses et une fois arrivé, les autorités décideront si oui ou non on passera! Tout le monde était énervé! Nous étions tous sur les ponts supérieurs pour voir l’arrivée près des écluses. Finalement, nous avons eu le OK pour entrer dans le canal étroit de l’écluse. Il n’y avait que quelques pieds de chaque côté. Nous étions comme dans un mini canal de Panama!! La traversée a durée un peu plus d’une heure. Bien que le port soit fermé, nous avons réussi et avons accosté! Évidemment, nous étions vraiment en retard.
Mais malgré tout, les excursions ont eu lieu. En fait, ils ont donné le choix aux gens de garder leurs excursions avec programme révisé, ou de se les faire rembourser. Comme la nôtre allait être en français car le groupe était assez gros pour avoir un guide francophone, on a décidé d’y aller quand même. De plus, il faisait froid et c’était pluvieux, donc la perspective de rester à Incheon pour marcher n’était guère attrayante.
Le navire a été accueilli par un groupe de jeunes coréens avec une machine à musique faites d’objets recyclés et des percussions. L’énergie de ces jeunes était vraiment communicative et malgré les aléas, les retards, tout le monde est sorti le sourire aux lèvres et prêt pour de nouvelles découvertes!
La route pour Séoul devait prendre 70-90 minutes... on y est arrivé en 40!! Le chauffeur avait le pied dans le tapis tout du long... Après avoir traversé la ville, nous sommes arrivés au palais de Gyeongbokgung juste à temps pour la relève de la garde. Ce palais construit en 1392 est de style coréen de la dynastie Joseon. Bien que plusieurs bâtiments ont été détruits par les nombreuses invasions japonaises, une dizaine de bâtiments sont intacts et ont été restaurés en 1867. Quelle chance nous avons eu d’arriver juste au moment de la relève de la garde. Tous vêtus des habits traditionnels, nous avons pu assister à la procession, bien rythmée au son de tambours et aux changements des gardes porte-drapeaux et des gardes armés. On pouvait se mêler à eux et prendre des photos!! Nous avons passé une bonne heure à déambuler dans le parc du palais afin d’admirer les pavillons, les jardins et aussi le système de chauffage incroyablement ingénieux pour cette époque. C’est d’ailleurs un des trésors nationaux. Des tunnels de briques traversaient les cours et pavillons. La chaleur de feux de bois voyageaient par ces tunnels et pouvaient réchauffer les pièces stratégiques du palais.
Après la visite, on a fait un tour rapide de la ville et nous devions malheureusement retourner vers Incheon pour notre départ de 15h30... Notre guide nous avait apporté une caisse de mandarines! Comme on est parti vite, sur l’heure du dîner, personne n’avait vraiment eu le temps de manger, alors cette petite collation tombait à pic! De plus, ces mandarines étaient super sucrées... délicieuses!
La visite de Séoul aura été un peu brève, mais nous ne regrettons pas du tout d’avoir fait cette excursion qui nous a permis de voir un palais magnifique et la relève de la garde qui est vraiment particulière et spectaculaire. De plus, on a passé quelques heures avec notre guide coréenne francophone ce qui nous a permis de poser des questions et connaître un peu plus ce peuple d’Asie plutôt méconnu!
Vendredi 13 février 2009 - Dalian, Chine - 0C facteur vent -10C - ensoleillé
La mer est vraiment houleuse ce matin... Les vagues ne sont pas très hautes mais on voit le vent qui soulève l’eau avec beaucoup de petits moutons. Encore une fois, notre capitaine nous a parlé au petit-déjeuner avec des nouvelles difficiles... il y a des vents de force 10, à 12 c’est un ouragan! Si les vents persistent, nous pourrions manquer notre escale à Dalian... Le pilote devrait arriver sous peu et c’est lui qui décidera de notre sort! Notre arrivée est prévue pour 11h00 am.
Comme c’est notre dernière journée à bord on profite de cette matinée pour faire les valises car nous n’aurons que peu de temps au retour d’excursion. Sans autre annonce du capitaine, on a vu le pilote arriver puis on a vu le navire faire son chemin jusqu’au port! Le vent poussait le bateau mais on a finalement accosté à peu près à l’heure. Plutôt que de faire les groupes d’excursion dans un lounge et de sortir ensemble, on nous a avisé qu’il fallait d’abord sortir, passer à l’immigration chinoise et ensuite rejoindre nos groupes d’excursion... mauvaise idée... Évidemment, tout le monde s’est aggloméré comme des mouches dans le lobby et c’est rapidement devenu insupportable. De plus, les autorités nous ont encore fait poireauter pendant presqu’une heure avant de permettre le débarquement. Comme notre chambre est juste à côté du Guest Service, on a réussi à être les troisièmes en ligne pour sortir! Quand finalement la porte s’est ouverte, tout le monde s’est mis à hurler car le vent glacial s’est engouffré dans le navire... mais on était tassé comme des sardines, donc impossible de se mettre à l’abri... Finalement, ils nous laissent sortir! On passe notre carte et on embarque sur la passerelle en escalier. Au beau milieu de la descente, la police décide que non... on arrête tout car certaines informations ne sont pas satisfaisantes. Alors nous, on est en plein milieu de l’escalier, avec un vent glacial qui nous souffle en plein visage. On a tous de grosses larmes qui nous coulent des yeux... Malgré tout ça, un groupe d’aînés déguisés en animaux de l’astrologie chinoise sont sur le quai pour nous souhaiter la bienvenue. Mais eux aussi sont gelés et ont peine à rester sur place!! On a attendu ainsi plus de 15 minutes... Je pensais vraiment qu’il y aurait une émeute! Finalement, on a su que les autorités n’avaient pas prévu de navette pour nous amener du port au terminal, une marche d’environ 2 km... Azamara a dû utiliser les autobus des excursions pour apporter tout le monde au terminal. Je vous laisse imaginer le bordel et le chaos que tout ça a causé...
Evidemment, les gens ne pouvaient sortir que par groupe de 40 pour remplir une autobus. Une fois l’immigration passée au terminal, on a dû attendre que presque tout le bateau soit vidé car on n’a pas sorti du bateau en groupe d’excursion... donc il y avait des gens de notre groupe qui était presqu’à la fin... ahhh... c’était vraiment l’horreur. Mais au moins, une fois dans le bus, on était au chaud. Notre guide Julien parlait un très bon français et s’amusait à nous scandaliser avec des farces disons, un peu douteuses... La première farce qu’il nous a racontée: ‘Dans quel pays est-ce que les gens se traînent dans l’herbe (prononcé à la québécoise donc dans l’harbe) pour se torcher?.... Torcher? Tout le monde se regarde dans le bus et se disent: A-t-il bien dit ‘torcher’? Nous n’en croyons pas nos oreilles... la réponse: Cuba... C’était tellement surprenant, que tout le monde s’est mis à rire de façon incontrôlable... J’imagine que notre hilarité lui a donné le vent dans les voiles car il nous en poussa des ‘capables’ toute la journée!! Disons que ça a détendu l’atmosphère!
Tout ce branle-bas de combat a fait que nous sommes partis avec beaucoup de retard, vers 13h00. Mais malgré tout, on nous a assuré que le programme resterait le même. En fait, notre super capitaine a réussi à négocier un départ plus tard en compensation de tout ce bordel!
Toutes les autobus d’excursions se sont rejoints dans un hôtel au centre de la ville pour un dîner spectacle. Encore une fois, tous les québécois et français se sont regroupés. C’était un vrai festin! Le plateau tournant au centre de la table était bien rempli de salades, saucissons, légumes et dès notre arrivée on nous a apporté une bonne Tsing Tao bien froide. Puis ce fut la parade de plats chauds... crevettes frites, boulettes de viande, riz frit, dumplings, bok choy, aubergines panées, etc. C’était super bon. Le gérant de l’hôtel est monté sur scène pour nous souhaiter la bienvenue chaleureusement. Il a même poussé la chansonnette pour nous mettre à l’aise! Après une chanson en chinois, il nous a fait son répertoire de Sound of Music! Puis il nous a présenté une école de jeunes acrobates, gymnastes et magiciens. Les jeunes se sont succédés pour nous faire leur numéro. C’était vraiment adorable. La plus jeune, une contorsionniste n’avait que 8 ans!
Après le dîner, nous nous sommes rendus dans un quartier populaire de Dalian pour faire la rencontre d’une famille chinoise. On ne savait pas trop comment cette rencontre allait être. Finalement, on était divisé en petit groupe de 6 personnes avec un interprète. Quand nous avons vu le bloc appartement de notre famille, on a eu une certaine réticence. Les blocs d’une quarantaine d’année étaient en piteux état. Une fois dans le corridor, le sentiment n’était guère plus rassurant... les boîtes aux lettres étaient toutes dépeinturées, les escaliers sales - car même si le building a 6 étages, il n’y a pas d’ascenseur. Des choux chinois un peu noircis étaient empilés sur les rebords de fenêtres. Quand nous sommes finalement entrés dans l’appartement de nos hôtes, j’ai eu un choc. L’appartement ne faisait que 600 pi2. Dans le salon converti en chambre, la mère du monsieur était couché sur le lit. Puis la dame nous a fait asseoir dans la salle à manger autour d’une petite table bien garnie de gâteries pour nous. Des oranges, des tomates raisins, des biscuits et gâteaux... ces gens s’étaient donné beaucoup de peine pour bien nous accueillir. Le monsieur nous a servi du thé au jasmin, comme tout bon hôte chinois. Evidemment, on avait été avisé de faire attention avec l’eau, mais on a tous accepté en faisant semblant de s’y tremper les lèvres. Après quelques minutes, la conversation s’est amorcée. Nous avons appris que la vieille dame au salon avait 99 ans! Le couple était retraité, lui avait été ingénieur des chemins de fer et elle, travailleuse dans une usine de poisson. Il a 75 ans et elle, 73, bien qu’elle ait l’air bien plus jeune. Le secret de leur jeunesse? L’exercice dans les parcs à tous les jours! Ils étaient aussi curieux que nous d’apprendre sur notre mode de vie, nos professions etc. Ils nous ont fièrement fait visité le petit appartement qui était très très propre, un contraste avec le reste du building. Mais notre guide nous a expliqué que les gens sont propriétaires de leur appartement, mais ne paient pas de frais communs, alors les parties communes sont laissées aux soins de la ville... et les travaux ne se font pas. Juste avant de quitter, nous avons fait des photos avec eux, et la dame m’a glissé un papier dans la main - son adresse! Elle m’a demandé de lui envoyé les photos que nous avions pris d’eux! Je n’y manquerai pas! Bien que j’ai eu un petit choc en entrant et je me demandais un peu si nous n’étions pas un peu voyeur, j’ai vite réalisé que ces gens étaient vraiment heureux de nous recevoir et d’apprendre sur la culture occidentale. De plus, ces visites leurs donnent un revenu d’appoint sûrement bienvenu pour eux! J’avoue qu’avec le recul, cette visite a été un des points forts de cette croisière... je n’oublierai jamais la chaleur de ces gens.
Après cette visite remplie d’émotions, nous sommes repartis pour aller voir la place Xinghai - c’est la plus grande place d’Asie - plus de 2 fois la grandeur de la place Tian’anmen de Pékin. Cette place fait 1.1 millions de mètres carrés... c’est immense! Mais c’est aussi très moderne. Elle est bordée de tour d’appartements hyper modernes. Au sud, entre la place et la mer, un parc commémoratif du centenaire de la ville a été créé en 1999. Un sculpture avec les empreintes de pied de 1000 habitants de Dalian est au centre de ce parc et vient une fois de plus nous émouvoir. Mais le vent est si fort et si froid qu’on a peine à se rendre jusqu’au bout du parc pour voir la magnifique plage et la mer... en fait, seulement quelques braves (dont moi!!) se sont aventurés hors du bus!!
Le dernier arrêt est au magasin de l’amitié pour un peu de shopping. Les magasins de l’amitié était à l’époque communiste, les magasins où les occidentaux pouvaient aller faire des achats. Aujourd’hui ce sont des magasins à rayons avec les plus grandes marques européennes et américaines. Un peu comme un La Baie de 8 étages!
Nous étions de retour vers 17h15... juste à temps pour le départ du bateau à 17h30! Nous avons bouclé les valises et sommes allés souper vers 19h00. Ce dernier souper fut un des meilleurs... tout était exquis! La soirée a été passé à faire nos adieux à tous ces amis que nous avons rencontrés, autant les gens du bateau que les passagers!
Samedi 14 février 2009 - Tianjin, Chine - Débarquement - 12C nuageux
Le débarquement devait débuter à 8h30 et nous avions les premières ‘couleurs’ car nous allons rejoindre notre guide et chauffeur pour notre séjour de 5 jours à Pékin. Un des avantages avec Azamara c’est que nous pouvons prendre le petit-déjeuner à la salle à manger, même ce matin! Alors nous sommes allés manger vers 7h00. Nous avions comme voisins un couple de Bordeaux qui eux avaient très hâte de partir car des tempêtes avaient ravagé leur maison... ils étaient anxieux d’aller constater les dégâts.
Après déjeuner, nous sommes allés ramasser nos dernières choses et nous avons laissé notre cabine pour 8h00, tel que demandé. On s’est installé dans le lobby en attendant qu’on appelle notre ‘couleur’. Le lobby se remplissait de plus en plus, avec plusieurs personnes debout ou assises sur leur valises... 8h30 passât... puis 9h00... puis 9h30... toujours rien. Finalement, John le directeur de croisière a pris la parole pour nous dire que les autorités ne pouvaient émettre la permission de débarquement car ils avaient besoin d’information additionnelle que tout le staff s’affairait à compiler... et voilà que ça recommence... Tout le monde s’est mis à spéculer sur la raison de ce retard... mais c’était évident que c’était à cause du nombre de cas de Noro-Virus sur le bateau. On nous a finalement laissé sortir à 11h45!!
Mais le pire c’est qu’au moment de nous laisser sortir, les valises elles n’étaient pas encore sorties! A notre sortie on a vu les valises se faire sortir... un employé du bateau passait à un employé du port les valises, une à une, et là, un autre employé du port partait avec la valise et la roulait jusqu’au hangar... incroyable. Après les formalités de débarquement, on a vite retrouvé notre guide qui nous attendait - en fait, on avait eu un peu peur qu’il prenne le large car tout le monde avait plus de 3 heures de retard... pauvre Wang, il était là depuis 7h30 ce matin, et les autorités portuaires ne leur avaient donné aucune explication. Après avoir trouvé le guide, il fallait maintenant trouvé les valises... alors là, c’était le summum. Le chaos, le bordel, une hécatombe... En fait tout était pêle-mêle, oubliez le système de couleur... J’ai retrouvé une de nos valises dans un camion qui s’en allait à l’aéroport et j’ai pratiquement dû recourir aux coups pour que le chinois me laissent prendre MA valise... Mais après une bonne demi-heure à courir les valises un peu partout, on a tout récupéré et on a pris la route pour Pékin...
Ainsi s’achève cette croisière fantastique... mais que débute notre exploration de la Chine impériale. Comme je l'ai indiqué au début de ce compte-rendu, nous avons fait un voyage fantastique. Oui il y a eu des pépins avec les autorités qui nous ont causé des retards, et oui, il y a eu le virus qui a bousculé un peu le niveau de service et qui a cloué Mariette dans sa cabine pour 2 jours, mais malgré les petits inconvénients, l'itinéraire était splendide, le personnel du navire était chaleureux, et nous avons fait des rencontres fantastique.
Il faut dire que le séjour de 5 jours à Pékin à la fin de ce voyage ne pouvait pas nous donner une meilleure conclusion, et refaire ce voyage, je le ferais de la même façon. Cette combinaison terre et mer était parfaite!!
Vous êtes avertis... le récit est long!! Un mot sur les voyageuses: Je suis dans la 40taine et cette croisière était la 17e que j'ai fait avec ma mère, Mariette! Nous voyageons beaucoup, et depuis une dizaine d'année avons adopté la croisière.
Pour ceux qui préfèrent les images aux mots: http://picasaweb.google.com/mcdessureault
Croisière de Hong Kong à Tianjin et séjour à Pékin Azamara Quest 31 janvier au 18 février 2009
Départ les deux pieds dans la neige... Le matin du 29 janvier, nous avons pris notre vol Montréal-Toronto à 5h30 AM. Nous étions un peu nerveuses car il y avait eu une bonne tempête la veille et durant la nuit et nous craignions avoir du retard. Mais le vol est parti à temps, sans aucun problème. Notre transfert à Toronto a été des plus faciles. Il y a des voiturettes partout pour nous conduire d’un terminal à l’autre. Nous avons été super chanceuses car le vol Toronto-Hong Kong était complet mais le seul siège de libre était à côté de nous! Nous avons donc eu trois sièges pour ce long vol de 15 heures. Trois repas sont servis - deux repas chauds, et une collation de nouilles chinoises. De plus avec le système de divertissement personnel, on a accès à des films, de la musique, des émissions de télé. Nous avions aussi apporté des jeux de cartes et dominos. Le temps a passé relativement vite, bien que le sommeil ne soit jamais très réparateur ni profond!
Arrivé à Hong Kong, un agent d’Azamara nous attendait à la sortie des douanes. Comme notre hôtel était à même l’aéroport, nous avons marché jusqu’à l’hôtel. Le Regal Hotel est magnifique et nous étions très heureuse de trouver un bon lit. On s’était promis de se reposer un peu et de partir explorer la ville, mais nous étions simplement crevées... nous nous sommes couchées en arrivant vers 15h00, et on s’est levée le lendemain matin! Toutefois, il aurait été assez facile de se rendre en ville car les trains rapides viennent jusqu’à l’aéroport et en 12 minutes nous sommes à Kowloon. Le petit-déjeuner était exquis avec tout ce qu’on retrouve habituellement dans un beau brunch, mais aussi beaucoup de spécialités chinoises! On a commencé à pratiquer à manger avec des baguettes!
Nous avons pris la navette de l’hôtel pour se rendre à un centre d’achat tout près. On a flâné un peu dans les boutiques jusqu’à 11h00, puis on est rentré pour prendre notre transfert jusqu’au bateau. À 12h30 deux autobus sont arrivées pour nous amener jusqu’au port China Merchant Wharf sur l’île d’Hong Kong. Nous avions un guide pour ce transfert et comme dans une excursion, il nous a parlé tout au long du trajet de la vie à Hong Kong. C’était super intéressant!
Embarquement Arrivés au quai, nous sommes débarqués devant la tente qui sert de terminal et littéralement, en 5 minutes on était à bord. Il n’y avait personne dans la ligne des Captain’s Club, donc on est passé tout de suite, et comme on avait imprimé nos documents en ligne, je n’ai eu qu’à présenter ma carte de crédit et immédiatement, l’agent nous a remis un joli porte-carte en cuir avec nos cartes de bateau. Puis on nous a dirigé vert la passerelle, et hop! champagne rosé à la main et nous voilà sur le navire! Il était environ 13h00 et les chambres n’étaient pas tout à fait prête. J’en ai profité pour aller au comptoir des excursions pour réserver notre tour du lendemain. Quelle surprise de trouver un couple de québécois derrière le comptoir! Bruno et Diane de Valleyfield ont été fantastiques. C’était tellement agréable de pouvoir faire affaire en français et de plus, ils étaient tous les deux d’excellente compagnie! J’ai eu la chance de faire quelques excursions avec eux et j’ai beaucoup apprécié leur compagnie et le grand sens de l’humour de Bruno!
Nous somme ensuite monté au Windows Café, le buffet au pont 9. On se doutait qu’il y avait eu de la maladie car le buffet n’était plus en libre service. Mais la nourriture était super bonne. Bar à pizza, salades, plats chauds, grand choix de desserts, gelatos italiens (8 sortes différentes à tous les jours!!), tout était bien. De plus, on peut manger dehors à l’arrière du navire, ou dehors près de la piscine et du grill. Comme il fait un soleil radieux, on a mangé dehors avec grand plaisir, surtout qu’on sait que le beau temps ne sera pas de la partie pour longtemps... plus on monte, plus il fera froid!
Cabine Après notre petit snack, on est allé voir notre cabine. J’avais d’abord choisi une cabine balcon, puis j’avais changé pour une cabine ‘oceanview’ étant donné que la température ne permettrait pas de jouir beaucoup de celui-ci. L’économie fait a payé pour notre 5 jours à Pékin, donc je ne regrette pas du tout cette décision! De plus, ceux qui était en cabine balcon se sont plaints du froid dans leur cabine.
Dès l’entrée dans la cabine, on s’est senti confortable. Le décor est sobre mais chaleureux car il y a beaucoup de bois foncé. Les tissus sont de qualité et il y a de beaux grands miroirs ce qui donne beaucoup de grandeur à la pièce. Nous avions de belles fleurs fraîches dans la cabine et dans la salle de bain. Un beau plateau de fruit était aussi sur notre table à café face au petit sofa. Le rangement est correct, mais c’est toujours un défi pour deux femmes de tout ranger! La salle de bain est petite mais fonctionnelle.
Les plus d’Azamara en cabine: Belles grosses robes de chambres Pantoufles Fleurs fraîches en cabine et dans la salle de bain Bol de fruits frais rempli tous les jours Bouteille d’Évian gratuite Sceau à glace et carafe d’eau en stainless (pas mal mieux que du plastique) Produits de bain Elemis de haute qualité Draps de bains et serviettes de haute qualité Deux beaux sacs de plage de haute qualité avec zip Parapluie dans le placard si on a besoin de l’utiliser
Notre butler et son assistant sont venus se présenter et nous parler des services dont on peut s’attendre d’eux: Aide à faire et défaire les valises Réservation aux restos alternatifs Services de blanchisserie ou réparation (j’ai eu à faire réparer mes souliers et il m’a fait ça sans frais!) Et bien d’autres...
Restaurants Après avoir défait nos valises nous sommes aller explorer le navire. C’est vrai que le navire n’est pas tellement grand et on en fait le tour rapidement, mais tous les lounges, bars, restaurants, boutiques, sont décorés avec goût. Le lobby est aussi invitant avec son escalier à la Titanic! Notre cabine était au niveau du lobby, à 4 cabines du Guest Relations! C’était parfait! On était très près d’un ascenseur ou l’autre et nous avions facilement accès à tout. Après de longues journées d’excursion, c’est bien de ne pas avoir à marcher des miles pour aller manger ou pour aller au théâtre! On a profité de cette exploration pour faire nos réservations dans les restaurants alternatifs. Il en coûte 5$ par personne pour souper dans ces deux restaurants. Nous avons droit à deux fois, mais si on veut, et s’il y a de la place, on peut y aller aussi souvent qu’on le désire.
La salle à manger Discovery est la salle à manger principale. Nous avons pris la plupart de nos repas là - déjeuner, dîner et souper. La nourriture et le service étaient impeccables. Chaque soir, un grand choix de menu était disponible et tout ce que nous avons mangé était super bon. Le chef est français, et n’a que 28 ans, mais il est très compétent et nous l’avons rencontré à plusieurs reprises... jusqu’à ce que lui aussi succombe au maudit virus... Nous n’avons jamais attendu pour avoir notre table à deux et après deux ou trois visites, le Maître D’ savait notre numéro de chambre par coeur et nous adressait la parole en français!
Nous sommes allés à l’Aqualina à notre deuxième journée en mer, et au Prime C à notre dernière journée en mer. Chaque resto a sa spécialité (fruits de mer et grillades) et offre des menus vraiment spéciaux. On a mangé du foie gras exquis à l’Aqualina! Tout était sublime, des entrées, aux soupes, aux plats jusqu’au dessert... le seul problème c’est qu’on a jamais de place pour tout manger!!
C’était aussi rafraîchissant d’avoir le service de sommelier - un petit plus agréable, et ce dans tous les restaurants. On peut aussi avoir gratuitement des espressos, cappuccinos, lattes à la fin du repas!
Quant à l’habillement, c’est vrai qu’il n’y a pas de soirée formelle comme telle, mais il y a quand même le ‘Toast du Capitaine’ et la soirée des membres et pour ces deux soirées, les gens étaient très habillés. Dans les restos alternatifs, on a aussi vu des hommes en tux et dames en robe longue. Je dirais que la plupart des gens étaient pas mal chic tous les soirt, mais ceux qui étaient plus relax étaient aussi confortables. Nous avons adoré ce style!
Nous avons eu recours au Room Service à quelques reprises, principalement pour le déjeuner. Ici encore, Azamara est une coche au dessus de la mêlée... le menu de déjeuner est très complet incluant oeufs bénédictines, déjeuner anglais, gaufres, crêpes etc et si on ne trouve pas ce qu’on veut sur le menu, il y a une case pour inscrire nos demandes. Le service était à l’heure et on nous téléphones quelques minutes avant la livraison pour nous prévenir - une petite attention vraiment appréciée! Quant aux autres repas, on peut commander du menu simplifié en cabine mais aussi du menu de la salle à manger. On a qu’à demander au butler et il nous apporte le menu!
Le Windows Café, le buffet, avait aussi une très belle offre à toute heure du jour mais comme il y avait beaucoup de monde et qu’après quelques jours on ne pouvait plus manger dehors, on l’a moins fréquenté. Mais il est bon de notre qu’au déjeuner, il y a service de jus frais pressés: orange, ananas, pamplemousse, carottes, papaye et jus du jour. On peut aussi avoir toute une panoplie de smoothie. Les espressos, cappuccinos et lattés sont disponibles à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que plusieurs jus en fontaine: limonade, thé glacé, punch au fruits et jus de papaye.
Le Grill près de la piscine est aussi bien plus qu’un grill à hamburger et hot dog. On pouvait y manger d’excellents shish kebabs de boeuf, poulet ou agneau, des soupes dans un bol de pain, des frites, rondelles d’oignon, des nachos avec salsa. C’était une excellente alternative pour un dîner tard ou souper tôt pour les jours d’excursions!
Divertissements Évidemment, si les spectacles à grands déploiement et la vie trépidante sont essentiels pour vous, vous pourriez être un peu déçu. Il n’y a pas de grand théâtre sur plusieurs étages. Le Cabaret est plutôt du sytle Vista Lounge (pour les familiers de Princess). Mais on y a eu de vrais bons spectacles. Je ne pensais pas qu’il y aurait une troupe, mais oui! 3 chanteuses et 2 chanteurs qui sont aussi danseurs. Ils nous ont fait 3 spectacles inédits franchement meilleurs que bien des spectacles que j’ai vu en mer, et bien plus intimes!
Et que dire de l’orchestre... époustouflant. Piano, drum, base - une fille de l’Outaouais! - et 6 cuivres!!! Absolument incroyable, ce band nous a donné des frissons. Ils ont fait plusieurs prestations en accompagnement mais aussi en vedette, et ils ont même fait un après-midi jazz lors d’une journée en mer... je capotais!! J’avais l’impression d’être dans un club de Greenwich Village à New York - c’était super!!
En plus de la troupe, on a eu droit à plusieurs artistes - un jeune (et beau) crooner australien, une pianiste irlandaise, chanteur américain etc. On ne les a pas tous vus, mais ce qu’on a vu était intéressant. Il y a aussi le piano-man qui jouait presqu’à tous les soirs - toujours un hit! Un trio jouait tous les soirs dans le magnifique Looking Glass, le bar tout à l’avant du navire avec un vue spectaculaire sur 180o, pour les amateurs de danse.
On a eu aussi plusieurs projections de films. Et bien sur, la panoplie d’activités comme le bingo, la danse en ligne, les quiz trivia etc.
Il y avait aussi à bord 3 conférenciers. Taron Puri a fait plusieurs conférences sur la méditations, améliorations personnelles, bien-être etc. Dr. Joel Klass nous a parlé de physique quantique, des rêves, de phénomènes naturels et de psychologie. Finalement, Jonathan Flemming, un historien britannique nous a fait les conférences sur les différentes escales de notre croisière. J’ai fait plusieurs excursions avec lui et il était extrêmement sympathique et connaissant!
Finalement, le directeur de croisière, John Howell, était une vraie perle. Le fait qu’il y aille seulement 700 passagers à bord fait que tous les contacts sont beaucoup plus personnels. John nous appelait par notre prénom et on a eu plusieurs conversations avec lui. Il est très professionnel et amical.
Avantages Captains Club En tant que membre du Club, nous avons reçu plusieurs coupons. Nous avions droit à 30 minutes d’internet gratuit à l’achat d’un forfait et à 10$ de rabais sur les services de blanchisserie. Nous avons été invités au cocktail des membres où on nous a servi cocktails et bouchées à volonté... ils insistaient pour que nous prenions du vin pour notre repas... ils n’étaient pas chiche du tout! Et les bouchées étaient vraiment de qualité. Les membres avec un statut plus élevés ont eu droit à un souper privé avec le capitaine.
Le reste du navire Mosaic Café - sur la mezzanine du lobby, on y sert des pâtisseries et des tapas (gratuit). On peut aussi commander ($) des cafés spécialités comme mochas, lattes, cappuccinos - mais on peut aussi en avoir au buffet en haut gratuitement. Tous les jours, une harpiste (de Montreal) nous joue des airs si reposants... c’est tellement agréable d’aller prendre un café en lisant et en écoutant cette douce musique angélique! Puis le soir, c’est le piano man qui prenait la relève! Drawing Room - la bibliothèque. Sublime! Avec un plafond avec fresques magnifique... la pièce compte plusieurs fauteuils en cuir confortable et quelques tables où on peut s’installer pour écrire ou jouer aux échecs.
Le Cabaret - ouvert le soir pour les spectacles. C’est aussi le lieu de rassemblement pour les excursions le matin. La touche Azamara: des pâtisseries, cafés et jus sont servis au bar du Cabaret pour alléger notre attente pour les excursions!
Le Looking Glass - lieu de plusieurs activités durant la journée. À droite, c’est aussi la salle de carte avec plusieurs tables disponibles. Une armoire remplie de jeux de toutes sortes est à la disposition des passagers. À gauche, c’est le seul coin fumeur du navire. A l’avant, plusieurs fauteuils sont disposés pour qu’on puisse admirer la mer... et il y a même deux télescopes pour inspecter l’horizon.
Casino Luxe - évidemment pas très gros, mais avec assez de machine à sous, tables de blackjack et roulettes! Le casino a été fermé pendant trois jours quand nous étions dans les eaux territoriales du Japon. On a pas fait une grosse fortune mais on est ressortie gagnante!
Boutiques - il n’y a que deux boutiques à bord. Une avec quelques vêtements chics et vêtements sports, bijoux pas chers, les utilités et quelques bibelots (Lladros) etc. L’autre avec des bijoux de luxe, montres, quelques parfums et produits de beauté.
Service Ce qui est remarquable sur le Quest c’est que tout le monde semble heureux de nous recevoir. Le but premier est de s’assurer que les passagers soient contents... ça devient de plus en plus rare de voir ça. Tout le monde sourit, tout le monde va au devant de vos besoins... c’est une atmosphère tout à fait relax et agréable. Que ce soit au Guest Relations, dans les salles à manger, au buffet, aux excursions, tout le monde est gentil! Le personnel de divertissement est aussi très avenant, s’assurant que tout le monde a du bon temps. La musique est calme partout, l’air est purifiée avec des huiles essentielles à la lavande, les salles de bains publiques sont propres, avec de jolies fleurs et des serviettes de ratine, il y a des gens qui font du ménage partout, mais aussitôt qu’ils voient un passager, ils arrêtent pour nous dire bonjour! Nous nous sentions comme dans un grand hôtel! De plus, après seulement quelques jours, tout le monde nous connaît! Autant les passagers que les employés... c’est vraiment un sentiment très chaleureux.
Evidemment, le fait que le Norovirus se soit infiltré et répandu assez sévèrement durant la croisière a affecté plusieurs choses. Durant la deuxième semaine, tous les objets avaient été retirés des tables - fleurs, sel et poivre etc. De plus, Azamara avait posté près de chaque poste de Purell un employé cadre pour obliger les gens à l’utiliser. Comme le personnel était aussi malade, le service en salle à manger et au buffet s’en est ressenti un peu, mais malgré tout celà, nous avons reçu un excellent service, avec le sourire. Ça n’était pas vraiment drôle pour eux non plus, car tous devaient prendre plus de responsabilités... aussitôt qu’on se levait d’une chaise ou fauteuil, quelqu’un passait pour le désinfecter. Même chose dans les ascenseurs - aussitôt qu’on touchait un bouton, on l’essuyait... Le capitaine a fait plusieurs annonces pour aviser de la sévérité de l’épidémie. Il a même dit que si quelqu’un ne déclarait pas sa maladie, ou s’il était pris hors de sa cabine alors qu’il était en quarantaine, il pourrait être expulsé du navire au prochain port. On a d’ailleurs été témoin d’une scène... deux allemands étaient assis près de nous au Looking Glass un matin en mer quand soudain, Heike, la directrice de l’hôtellerie est venu les aviser qu’ils devaient retourner en cabine puisqu’ils avaient été mis en quarantaine. Après quelques arguments de la part des passagers, Heike les a doucement escortés à leur cabine et y a mis un garde afin de s’assurer qu’ils ne sortent plus!! Des mesures difficiles mais essentielles si on ne voulait pas tous finir malades... Même le docteur a été victime du virus... Mais toute chose étant, je crois qu’Azamara a fait tout ce qui est possible pour contenir la propagation du virus et pour nous rendre confortable. Je leur lève mon chapeau...
Allons-nous retourner avec Azamara? Assurément!! Non seulement l’expérience croisière est à son meilleur, mais les itinéraires sont extras! Nous ne pouvons que souhaiter que notre expérience prochaine sera aussi bonne que cette dernière car l’expérience nous a appris que le capitaine, le directeur de croisière, le directeur de l’hôtellerie et le chef sont les principaux responsables de notre expérience à bord!
Maintenant, place aux escales:
Hong Kong - 30 janvier 2009 - 20C Wow... quel départ!! Après notre installation et exploration du navire, on a soupé tôt afin d’aller profiter de la ville le soir. Une navette aux demie-heures était offerte gracieusement. Elle nous amenait jusqu’au pied du IFC, le plus haut building de Hong Kong, à 5 minutes à pied du quai des Star Ferry. Ces ferries relient Kowloon, sur le continent, à l’île de Hong Kong depuis plus de 150 ans! Nous avons pris le ferry de 19h50 et avons pu voir la ‘Symphonie des lumières’ durant la traversée. A tous les soirs, à 20h00, Hong Kong présente un spectacle de laser, de lumières et de musique du haut de ses gratte-ciel. C’est vraiment spectaculaire! Le coût du ferry est vraiment minime - environ $0.35 pour moi et gratuit pour les aînés!! Le ferry est une expérience en soi, avec ses bancs de bois et fenêtre à guillotine. Il est encore très utilisé par les gens de la place.
Arrivés à Kowloon, nous avons longé la promenade le long du port Victoria. Comme nous étions encore dans les célébrations du Nouvel An, c’était le festival des lanternes et d’immenses lanternes, aux scènes de la vie et des légendes, étaient exposés le long de la promenade. C’était vraiment de toute beauté, et des tonnes de gens y étaient pour admirer ces sculptures de soie et de lumière. Et de l’autre côté, la vue spectaculaire de l’île de Hong Kong tout illuminé... des tonnes de photographes nous proposent de prendre notre photo devant ce spectacle incroyable! On a succombé... surtout que prendre des photos le soir est toujours difficile sans trépied! Pour 2$ on a eu une belle photo devant Hong Kong en lumière.
Après une bonne promenade sur le port Victoria, nous avons repris le ferry pour rentrer à Hong Kong et la navette jusqu’au bateau. Bien que la journée ait été très ensoleillée, la soirée était plutôt fraîche, alors on avait bien hâte de retrouver notre cabine douillette!
Hong Kong - 31 janvier 2009 Ce matin, nous avions choisi une excursion pour voir l’île de Hong Kong. Nous sommes partis vers 9h30. Les autocars étaient tout neufs, très confortable et très propres. Notre guide était natif de Hong Kong et il nous a beaucoup parlé du Hong Kong d’avant 1997 et d’après. Hong Kong était une colonie britannique et a été remis à la Chine le 1 juillet 1997. Depuis, c’est un région autonome de la Chine qui émet sa propre argent, et est géré de façon autonome. Bien que craintifs à l’idée de devenir communiste, les Hong Kongais étaient heureux de retrouver leur souveraineté de chinois et de ne plus être des citoyens de deuxième classe face aux anglais. Notre premier arrêt fut pour prendre le tramway jusqu’en haut de Victoria Peak, une des sept collines (eh oui, HK a aussi sept collines comme Rome, Lisbonne et Barcelone!) qui surplombe la ville. Le tramway est en fait un funiculaire qui grimpe à flan de montagne très à pic. A 1500 pied, cette colline abritait la résidence du gouverneur britannique et est aujourd’hui un quartier cossu - c’est le Westmount de Hong Kong! De là haut, on a une vue spectaculaire du port, de Kowloon et de tous les gratte-ciel! La chance était de notre côté car il faisait soleil et la vue était claire.
Après avoir pris plusieurs photos de cette vue panoramique incroyable, nous avons fait la descente en autobus jusqu’au village de pêcheur flottant de Aberdeen. Ce village est un dernier village flottant de HK et c’est assez particulier de voir ces bateau-maisons avec en arrière-plan d’immense buildings appartement de 60-70 étages! Pour visiter le village, nous avons monté abord d’un sampan motorisé. L’embarcadère des sampan est au quai du fameux restaurant flottant le Jumbo! C’est un immense restaurant et casino, fort apprécié des touristes et des habitants de HK. Les contrastes sont encore ici à leur paroxysme... les yachts de millionnaire et les petites barques de pêcheurs, les maisons flottantes et les buildings modernes...
Notre dernier arrêt fut au fameux marché Stanley où on a eu du temps libre pour faire un peu de shopping. Il y avait principalement des vendeurs de vêtements, sacs à main, bijoux et souvenir de jade, de soie. Mariette oeil de lynx a rapidement repéré une superbe veste en soie qu’elle a eu à un très bon prix! On a aussi eu droit à la parade du dragon endiablé, encore à cause des festivités du Nouvel An. C’était spontané est bien amusant de voir de long dragon danser et déambuler à travers le marché.
Le retour au port s’est fait par Repulse Bay, une baie magnifique aux eaux turquoises avec de belles plages et le fameux hôtel construit avec un grand trou, ou plutôt un grand carré ide en plein milieu de l’hôtel. Cette ouverture a été aménagé durant la construction pour suivre la règle du Feng Shui et permettre au dragon qui vit sur la montagne d’avoir accès à l’eau de la baie s’il venait à avoir soif!
Nous étions de retour au navire vers 14h00. Après le lunch, on a profité du beau soleil pour s’étendre un peu sur les chaises moelleuses du Lido! En fin d’après-midi je suis ressortie pour aller dépenses mes derniers dollars HK. Je suis allée sur la rue commerciale près du port, une rue pas du tout touristique car on est au port cargo. La rue était bordée de petits boui-bouis offrant canard laqué, poulet suspendu, ou de grands woks où un chef (!) fait cuire un ramassis de toute sorte de chose! Je suis tombée sur une pâtisserie alléchante - la dame venait tout juste de terminer un lot de petites tartelettes au flan toute chaudes... parfait pour mes derniers $$! J’en prends deux! Puis je suis allée chez un herboriste où j’ai acheté des bonbons au gingembre apparemment excellents pour éclaircir la voix! Cette petite exploration m’a permis de découvrir un autre côté de la ville - moins touristique, plus authentique. Et les gens sont vraiment gentils - même si peu parle anglais, on finit toujours par se comprendre, et les gens sont contents de pouvoir nous aider.
Le départ du bateau était prévu pour 18h00, mais le capitaine nous avait annoncé qu’il avait parlé aux autorités et avait obtenu un départ à 19h30 ce qui nous permettait de sortir de HK durant la Symphonie des Lumières! Quelle bonne idée! Bien emmitouflées, nous nous sommes installées sur le pont promenade pour regarder cette ville incroyable défiler devant nous... tous les gratte-ciel avaient l’air en feu! Les lasers, la musique, les fresques de lumière... de voir ce spectacle en défilant sur l’eau était encore plus féerique que hier soir! Quelle beau départ... ça promet!
Après ce spectacle magnifique, nous sommes rentrées pour souper. Dans la file pour le restaurant, nous avons rencontré un couple de français que nous avions vu plutôt. Pendant qu’on jasait un peu, deux autres couples de français sont arrivés. On a donc pris une table à 8 et on a soupé avec ‘les cousins’!! C’était agréable de pouvoir échanger un peu en français!
Prochain escale: Shanghai, après deux jours en mer!
Nos deux journées en mer ont été bien remplies entre les conférences sur les prochaines escales, les cours de mandarin, jeux de carte au Looking Glass, et bien sûr, les supers bons repas et divertissements du bateau!! En fait, le timing était parfait après un long vol et deux jours bien remplis à Hong Kong, ça nous a permis de reprendre nos énergies pour le reste de la croisière. La température était fraîche, entre 10 et 15C, et on a eu beaucoup de brouillard.
Durant la deuxième journée en mer, en début de soirée, le navire est entré dans la rivière Yangtze. Malheureusement, le brouillard est très épais et on en voit pas grand chose. En fin de soirée, nous avons fait un arrêt pour faire monter à bord les agents d’immigration chinoise tandis que le navire remontait la rivière Hangpu jusqu’à Shanghai. Nous étions supposé arriver vers 2h00 AM, mais le brouillard était si épais que la navigation a été interrompu pendant quelques heures. En gai, le capitaine nous a dit plus tard, qu’il ne croyait pas pouvoir se rendre à Shanghai... finalement, il y est arrivé. Les autorités ont demandé au capitaine de retourner le bateau immédiatement, chose difficile à faire car la rivière est très peu profonde - ils ont même dû appeler des barges pour creuser autour afin de s’assurer qu’on ne touche pas le fond! Le capitaine regrettait avoir dû faire ces manoeuvres alors que nous dormions! Le Quest est le plus gros navire a avoir accosté au centre de la ville de Shanghai. La ville attend un autre navire légèrement plus gros dans quelques semaines. J’imagine qu’on était les cobayes!!
A notre réveil, on pouvait à peine voir le port... le brouillard est encore très épais - la purée de pois!! Nous sommes montées pour déjeuner et bien que le brouillard masquait beaucoup le paysage, on pouvait apercevoir les buildings aux allures futuriste de l’autre côté de la rive du Hangpu. Wow... on n’aurait pas pu être mieux situé! Vive les petits navires! Mais après le déjeuner, Mariette ne se sentait pas très bien. Elle avait eu de la difficulté à digérer son souper, et elle a préféré rester sur le navire plutôt que de partir pour une excursion de toute une journée. J’étais assez perturbé par ce revirement plutôt moche, mais je me suis fait à l’idée et suis parties seule pour la journée sachant que maman serait entre bonnes mains.
On devait pouvoir sortir à 7h00 am mais notre excursion ne partait qu’à 9h00. Toutefois l’immigration chinoise a retardé la sortie des passagers jusqu’à 9h30... Pour nous ça n’était pas si pire, mais pour ceux qui avaient des excursions privées, ça leur a causé un bon retard. On apprendra vite qu’en Chine, on ne décide de rien... on est à la merci du gouvernement!
Ce qui nous a frappé aussitôt sorti du port est que la ville entière est un chantier de construction. Shanghai sera l’hôte de l’expo universelle de 2010 et elle se refait une beauté. Le célèbre quartier du Bund est complètement recouvert d’échafaudage et de clôtures de protection. Ils ont tout démoli la route car ils vont construire un tunnel sous la route pour les voitures afin de décongestionner le boulevard. Ça sera sûrement magnifique, mais pour l’instant, c’est plutôt moche.
On se rend au cœur de la vieille ville de Shanghai, où se trouve le Yuyuan, le plus beau jardin chinois de Shanghai. Il a été construit au 16ème siècle, sous la dynastie des Ming, par un fonctionnaire de la cour de justice du Sichuan, selon la tradition des jardins chinois. Il symbolise le monde en miniature, où les fleuves sont ici des ruisseaux et les montagnes des rocs, et place l’homme en harmonie avec ce monde. Le parc est petit mais son sentier en labyrinthe donne l’impression qu’il est très grand. Il comprend plusieurs pavillons pittoresques, des bassins avec poissons rouges, des petits ponts, sculptures en pierre… Un véritable oasis de paix et d’harmonie au sein d’une ville trépidante. Comme c’est l’hiver, on doit user d’imagination pour voir les cerisiers en fleurs, les lotus dans les bassins ou les orchidées... mais même si la végétation est dormante, le jardin est magnifique, et bien moins achalandé qu’il le serait en avril! Le jardin est entouré d’une clôture en forme de dragon magnifique!
Avant d’entrer au jardin, nous avions traversé le bazar Yuyuan, un marché de boutiques et restaurants dans des maisons de style chinois datant d’environ 200 ans. C’est dans ce quartier du vieux Shanghai qu’on retrouve le restaurant Lu Bo Lang où tous les dignitaires qui visitent la ville sont reçus comme Elizabeth II, Fidel Castro, Bill Clinton etc. Juste à côté se trouve la fameuse maison de thé Huxingting et le pont des neufs tournants - les mauvais esprits avaient peur des coins, donc ce pont protégeait les alentours... en tous cas, s’il éloigne les mauvais esprits, il attire les touristes!! C’était tellement mignon de voir les ribambelles d’enfants blottis sur la rampe du pont à admirer les lanternes géantes installées sur les étangs tout autour de la maison de thé! Et à tout moment, je me sentais tirer une couette... les enfants chinois étaient fascinés par mes cheveux très blonds! J’imagine qu’ils voulaient sentir si ces cheveux pâles avaient la même texture que les leurs!
Deuxième arrêt: le musée de Shanghai, un superbe musée moderne et très bien organisé. Il y a plusieurs salles d’exposition avec des jades, céramiques, bronze, meubles etc. Comme on n’avait qu’une heure, on n’a pas pu tout voir, mais j’ai réussi à faire un tour d’horizon rapide pour au moins me donner une idée de chacune des salles.
Direction Concession Française pour notre dîner. À la fin du 19e siècle, l’empire britannique et français avaient établi des concessions de commerce à Shanghai. C’était comme des états à l’intérieur de la ville, avec leur devise, frontière... Notre dîner était à l’hôtel Jinjiang. Cet hôtel est important dans l’histoire de la Chine et celle du monde moderne car c’est ici que Nixon et le leader chinois signèrent l’entente que permit à la Chine de s’ouvrir au monde extérieur en 1978. Après cette entente historique, la vie de 1.3 milliards de chinois a complètement changé!
Le dîner fut très intéressant et surtout délicieux: une parade de spécialités chinoises a défilé devant nous pendant une heure!
En après-midi, nous sommes allés visiter une manufacture de soie. On nous a expliqué comment la soie était formé par un insecte, le ver du mûrier, qui crache un fil de soie pour former son cocon. Certains cocons sont simples et le fil est désenroulé et filé pour tisser la soie. D’autres cocons sont doubles (deux vers) alors comme les fils sont entremêlés, ils en font plutôt de la bourre pour édredon en étirant les cocons lavés en mince couche et en superposant ces couches de soie. Ces édredons sont absolument fantastique, et le prix était assez raisonnable - environ $80-$100 pour un édredon queen. Par contre, le prix des vêtements étaient exorbitants.
Dernière étape: le temple des deux Bouddhas de jade. Ce temple contient deux statues de Bouddha en jade blanc du Burma qui ont été rapportées en Chine par un prêtre bouddhiste. Un des Bouddha est assis, l’autre est couché attendant la mort avec un sourire! Avant d’accéder aux Bouddhas, on a visité les sanctuaires. Au centre de la cour intérieure, il y a deux immenses encensoirs où les gens viennent allumer des poignées de bâtonnets d’encens qu’ils doivent faire brûler aux 4 points cardinaux... geste essentiel pour être pris au sérieux par Bouddha!!
De retour au bateau, j’ai eu une petite surprise... quand j’ai inséré ma carte pour monter à bord, une alarme a sonné. On m’a dit que ma mère était en quarantaine et que je devais me rendre à ma cabine immédiatement. J’ai reçu un coup de fil de la sécurité me disant que moi aussi j’étais en quarantaine jusqu’au lendemain matin... j’étais un peu frustrée car j’allais loupé le spectacle des acrobates de Shanghai donné à bord du bateau ce soir... mais bon, on se plie aux règlements... Le butler nous a apporté à souper et nous a téléphoné à quelques reprises pour s’assurer qu’on n’avait besoin de rien (et sûrement aussi pour voir si on respectait notre quarantaine!!)
Demain sera une autre journée sans Mariette... :( mais au moins je pourrai sortir et prendre plein de photos pour elle!!
5 février 2009 - Shanghai - excursion à Suzhou (prononcé Sue-Joe)
Nous quittons Shanghai vers 8h30 en direction de Suzhou, la Venise de l’Orient! Suzhou est aussi connue comme ville de la soie et de jardins. Le trajet pour se rendre dans cette ville du delta du Yantgze sera d’environ 90 minutes. Durant la première heure du trajet, tout ce que nous voyons de part et d’autre de l’autoroute c’est des tours appartements... haute de 50-60 étages, une à côté de l’autre, à l’infini!! C’est complètement hallucinant! Puis tout à coup, les tours à condos font place à des serres et des étangs de pisciculture. Il faut bien nourrir tout ce beau monde!! Les routes sont aussi bordées de plantation d’arbres, une méthode simple et efficace pour réduire le CO2 créé par toutes ces nouvelles voitures et les camions de transport.
Durant un arrêt dans un poste d’essence pour s’étirer les jambes et pour les autres besoins de dame nature, j’ai fait la rencontre de ma première toilette ‘squat’! Quelle surprise de voir un beau trou de porcelaine au plancher!! Même pas de poignée pour se retenir... mais notre guide nous a donné un truc... on cherche les toilettes pour handicapés qui elles sont des toilettes occidentales avec bol et siège!! J’ai aussi fait toute une trouvaille... des chips Lays aux... bleuets!! Ça, faudrait en parler aux gens du Lac St-Jean!! De retour dans le bus, j’ai fait fureur avec ma trouvaille!
On arrive à Suzhou vers 10h30. Après une petite marche on traverse le pont Wuman (dynastie Qing) vers la porte Panmen du mur de la vieille ville. C’est ici qu’on embarquera dans des petits bateaux mouche pour faire une randonnée sur les canaux de Suzhou. On passe par le Grand Canal construit à l’époque de la Route de la Soie pour assurer le commerce, puis, on entre dans les plus petits canaux. C’est vraiment pittoresque! Les petits canaux sont plus impressionnants car plus étroits et les maisons très vieilles. Si le gouvernement se décidait à restaurer ces maisons et à les sauver de la destruction, ces canaux rivaliseraient certainement avec les palazzo vénitiens...
Après cette belle promenade de 50 minutes, nous nous sommes rendus à l’Institut de recherche et de broderie de Suzhou. Comme autrefois les femmes avaient les pieds bandés, elles ne pouvaient pas vraiment marcher. Elles restaient donc assises à broder et ont perfectionné cet art incroyable. Dans l’entrée de l’institut il y avait une photo de Lady Di. Après les explications du guide sur la technique utilisée, on s’est rendu compte que ça n’était pas une photo mais une broderie... vraiment, c’était à s’y méprendre. Les oeuvres de broderie n’ont aucun noeud et la plupart sont réversible!! Le canevas est une toile de soie, et les fils de soie sont divisés pour être encore plus fins qu’un cheveu! Le summum, c’est la toile recto-verso mais avec une image différente de chaque côté... Après la salle d’exposition, on nous amène (évidemment) à la boutique... ayoye! Une broderie de 8X10 était environ 300$!!! J’en ai profité pour aller prendre un petit café avec Bruno et Diane du bureau des excursions... !!
La visite fut suivi d’un excellent lunch à l’hôtel Bamboo Grove. Les spécialités de Suzhou sont plus sucrées - comme le poisson aigre-doux. On a aussi mangé une entrée de jellyfish mariné (!) et de racine de laitue marinée - super croustillante!
Après dîner, nous avons fait la visite du Jardin de l’humble administrateur. Couvrant 12 hectares, il est le plus grand et le plus célèbre des jardins Suzhou. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et a également été désigné comme l'un des vestiges culturels d'importance nationale protégé par l'Etat. Ce jardin a été construit en 1509 pendant la dynastie Ming. C'était initialement le jardin privé d'un ancien fonctionnaire du gouvernement nommé Wang Xianchen qui avait l'intention de construire un jardin après sa retraite pour y faire quelques travaux de jardinage comme la plantation d'arbres et de légumes, ce qui était une vie d'homme humble selon lui. C'est de là qu'est venu le nom de ce jardin. Le jardin est parsemé d’étangs, de collines de roches toute transportées ici, de pavillons de repos et de méditation. On peut même faire un tour en chaloupe! Tout au bout, une plantation de plus de 700 bonsaïs est à couper le souffle! Nous avons passé plus d’une heure dans ce lieu paisible et magnifique... un vrai régal pour les amateurs de photos!
De retour au navire, j’ai rejoint Mariette, toujours prisonnière de sa cabine jusqu’à demain matin. Je suis allé chercher à manger au buffet car ce soir, c’était le festin d’Asie... mium... tout était sublime - sushis, roulé de laitue, dumplings, rouleux impériaux (des vrais!!)... On s’est régalé!!
Lors de notre départ à 20h00, la ville a fait un feu d’artifice au dessus du Bund tout éclairé! C’était vraiment magnifique. Les buildings modernes de Pudong avec leur éclairage multicolore sont absolument hallucinants... on se croirait vraiment dans un film de science fiction. Tout le monde était dehors pour immortaliser cette scène de nuit tout à fait spectaculaire...
Demain, journée en mer pour mieux rejoindre Busan en Corée du Sud dans deux jours!!
7 février 2009 - Busan, Corée du Sud - 10C - ensoleillé
Nous devions être debout très tôt ce matin car l’immigration coréenne nous attendait à 7h30. Sur le quai, une troupe de danseur-musiciens en costume traditionnels nous souhaitaient la bienvenue. Les costumes sont aux couleurs du drapeau coréen - blanc, bleu et rouge - et ils portent de drôles de chapeaux avec de long rubans qu’ils font virevolter d’un seul petit coup de tête! Les formalités ont été rapides, mais comme dans tous les prochains ports, on prend notre température avec un thermomètre infrarouge pour s’assurer que personne ne fait de fièvre... les asiatiques ont une peur bleue de la grippe aviaire et du SRAS...
A 8h00 pile, notre autobus partait! Les autobus coréen sont drôlement décorés... il y a des petits rideaux à frisons dans les fenêtres! On dirait des caravanes de gitans!
Busan est une ville assez quelconque de 4 millions d'habitants, pas du tout touristique. Mais c’est quand meme le 3e plus grand port au monde!! Le port fait plusieurs kilomètres autour de la baie dans laquelle est logée cette ville, une des seules qui n’a pas été assiégées par les communistes du Nord lors de la guerre de Corée. C’était aussi le siège des Nations Unies durant cette guerre. Notre premier arrêt fut au marché de poisson Jagalchi. En Corée le poisson se mange toujours en sashimi i.e. cru! Donc pas question de vendre du poisson mort... tous les poissons sont donc vivants! Ils sont dans des viviers et aquariums... bizarre... surtout qu’on voit des poissons de toutes les formes et couleurs, et des crustacés et coquillages encore plus bizarre. Mais on pourrait croire que l’odeur serait insoutenable, mais il y a de l’eau partout, on arrose tout, tout le temps! Donc c’est très propre. Puis il y a des tables un peu partout - si on veut casser la croûte, on choisit notre petit Nemo, et hop un coup sur la tête, on l’épluche et on vous le remet avec un peu de sel ou de sauce pimentée. A l’extérieur, c’est le marché de poisson séché. Ce sont les femmes mariées, les Jagalchi Ajumas, qui vendent le poisson dans ce marché!
Nous quittons le marché en direction de la tour de Busan. Cette tour fait 120 mètres et a été construite en 1973. Elle trône en haut d’une colline de 70 mètres, dans le parc Yongdusan. Du haut de la tour, nous avons une vue panoramique incroyable sur la ville et le port. Comme il fait un beau soleil, la vue est claire! Dans le parc, on a pu admirer la statue de l'amiral Yi Sun Shin, une figure emblématique de la Corée, inventeur du premier navire de guerre cuirassé au monde au 16e s., puis la cloche du Nouvel An qui pèse 25 tonnes et que les gens de la ville viennent faire sonner 30 coups la veille du Jour de l’an, depuis 1996.
Nous avons passé un peu de temps dans un grand marché extérieur - cette fois, c’est le paradis de la contrefaçon. Des Louis Vuitton et Gucci, en veux-tu, en voilà! Comme c’est illégal, ils ont un truc. Les sacs à main sont ornées de plaques qui disent ‘Parade’ plutôt que Prada (par exemple). Une fois qu’on a acheté l’article, ils changent la plaque pour la vraie!! Rusés ces coréens! Mais on n’a pas fait aucun achats... en fait on n’a presque rien acheté depuis notre départ. On a l’impression d’être dans un Dollorama géant !! On voit les mêmes choses qu’on voit chez nous dans les magasins bon marché ou dans les magasins chinois... on a été surexposé au chinoiseries, on est donc moins impressionné... Le plus intéressant de ce marché est de voir les femmes installées au centre de la rue, sur des caisses de plastiques et de bois, avec plusieurs chaudrons bouillonnant et des bols remplis de légumes, poissons, nouilles... c’est la foire alimentaire de ce marché!! Les gens de la place viennent s’asseoir sur une des caisses de bois, puis se font préparer un bol de nouille avec poisson cru et condiments... pratiquement assis par terre, sur le trottoir! C’est assez rustique merci, et pas vraiment super ragoûtant!! On va passer notre tour, mais ça fait tout de même des photos intéressantes!
Bien que peu touristique, Busan nous a permis de voir la vraie vie des coréens. Nous avons beaucoup apprécié cette journée!
Nous avons quitté Busan vers 15h00... curieusement, nous n’étions que deux sur le pont pour assister au départ! Nous traversons le détroit de Corée pour entrer en début de soirée dans la mer intérieure de Seto, l’étendue d’eau séparant les îles de Honshū, Shikoku et Kyūshū, trois des quatre îles principales du Japon. Vers 23h00, nous avons traversé un détroit d’à peine 300 m de large et sous un pont de 60 m de haut! Impressionnant!!
8 février 2009 - Hiroshima, Japon - 12C - ensoleillé
Encore une fois ce matin, nous devions être au Cabaret Lounge à 7 h00 am pour passer à l’immigration japonaise. C’était tout un branle-bas de combat... D’abord on nous remet un permis de séjour, ensuite on rencontre un agent d’immigration qui prend nos empreintes digitale, notre photo et notre température!!! Si on passe l’examen, on voit un agent de douane à qui on remet la déclaration de douane, et enfin, un agent de sécurité nous remet un carton nous permettant de sortir... ouf... pas facile les formalités japonaises!
Bien que notre excursion devait partir à 8h30, le bateau n’a pas reçu l’autorisation de débarquement avant 9h00... Il y avait toute une file d’attente dans le lobby!
Bien que nous soyons sensible à la page noire d’histoire qui s’est déroulée à Hiroshima, nous ne voulions pas voir que ça. Alors on a choisi de faire une excursion à Miyajima, une île sacrée où se trouve un des plus beau temple Shinto du Japon. Notre guide Mariko s’est révélée être une version moderne de la Geisha parfaite!! Une gentille dame dans la cinquantaine, elle nous a récité de la poésie, nous a montré la chanson des cerisiers ‘Sakura Sakura’ et nous a fait de l’origami!!
Pour aller sur l’île de Miyajima, nous avons pris un traversier. Durant la traversée, nous avions une vue magnifique du Torii, la porte du temple qui est dans l’eau. Ce Torii est la structure japonaise la plus photographiée! Le temple et le Torii sont d’un rouge vermillon qui contraste avec la forêt environnante. L’île est habitée par 1500 personnes, 600 cerfs et 60 singes! Le site est exceptionnel... une promenade au bord de l’eau nous mène jusqu’au temple. Le sentier est bordé de lanternes en pierre qui le soir venu doit donner un effet enchanteur au site.
Le temple est entièrement construit sur l’eau, donc sur pilotis. Les lattes du plancher sont espacées pour permettre à l’eau de passer sans résistance à marée haute. Nous avons la chance incroyable de voir un mariage traditionnel! C’était vraiment impressionnant de voir la mariée avec son costume traditionnel et sa coiffe immense. Ainsi que les femmes avec leur kimonos de grandes occasions.
Après la visite de ce temple, on a eu du temps libre pour découvrir les boutiques et restaurants de cette petite île charmante. On a rencontré plusieurs groupes de cerfs dont il faut se méfier car ils sont voraces et mangent tout ce qui dépasse de nos poches ou de nos sacoches!! En attendant le traversier de retour, on a fait l’essai des toilettes japonaises. Ici aussi on a les ‘squat’ ou les toilettes occidentales. Mais le Japon est très civilisé... les toilettes occidentales sont toutes chauffées... oui oui mesdames, les sièges sont chauffants!! Notre guide nous a même dit que dans les maisons, les toilettes ont une foule d’options... en plus du chauffage, la toilette peut faire certains bruits pour assurer la discrétion quand les dames sont au petit coin!!!
De retour à Hiroshima, nous avons fait un tour de ville. Mariko nous a parlé de la vie au Japon, des coutumes, de la vie moderne etc. On a évidemment été voir le dôme de la bombe atomique. En fait, ce bâtiment est le seul à avoir résisté à l’explosion de la bombe atomique de 1945. Il est maintenant le symbole d’Hiroshima. Un magnifique parc a été aménagé à la mémoire des victimes. La ville est moderne, lumineuse, bien aménagée. Rien ne peut laisser croire qu’une si terrible atrocité a frappé cette ville. Mais le plus surprenant c’est ce que les gens de la place pensent de tout ça... Mariko nous a expliqué que les japonais n’en voulaient pas aux Alliés mais plutôt à l’empereur du Japon, obstiné à tenir tête aux Alliés malgré les avertissements qu’il avait eu sur la bombe. Les japonais déplorent les victimes faites à Hiroshima mais croient que c’est un sacrifice essentiel pour mettre fin à cette guerre, et que sans ce sacrifice, des millions d’autres vies auraient été perdues si la guerre avait continué...
En fin d’après-midi, nous sommes allées flâner dans les alentours. Une immense sculpture d’aluminium, la tour du Paradis, est installée près du port. Deux jeunes japonais étaient à l’intérieur à jouer de la guitare électrique! Il y avait aussi un grand parc près du port où une foule de familles étaient installées pour pique-niquer, avec des cerf-volants! On est aller voir les magasins du coin. Le temps était magnifique, on a profité du beau soleil et de ces derniers moments pour voir les gens de la place vivre leur dimanche après-midi!
A 17h00, le Quest s’est préparé pour le départ. Un band de cuivre avec deux jeunes chanteuses sont venus nous dire ‘Bon voyage’! C’était très émouvant de les entendre chanter, même si on ne comprenait pas les mots. Le Capitaine a fait son adresse habituelle et nous a invité à faire un bye bye avec les officiers... du haut de la timonerie, un des officiers avait une grosse main au bout d’un bâton qu’il agitait de gauche à droite!!! C’était hilarant! Tout le monde, petits et grands, dans le parc et sur le quai se sont mis à envoyer la main! Et le band s’est mis à jouer ‘Oh When the Saints’... Un départ mémorable!
On est monté au Windows Café, le buffet, pour profiter des paysages de la mer de Seto jusqu’à ce qu’il fasse noir! La mer de Seto est parsemée d’îlots, et de radeaux de bambous qui sont en fait des parcs à huîtres.
Ce soir, le bateau tanguait vraiment beaucoup... le piano s’est mis à rouler sur la scène sous les mains d’une pianiste irlandaise! Mais, aussitôt dans notre lit, le roulis nous a mené dans les bras de Morphée! Demain, nous avons une grosse journée à Kyoto!
9 février 2009 - Osaka/Kyoto, Japon - 12C - soleil et nuages
Le navire est accosté à Osaka, au port de Tempozan juste à côté de l’Aquarium d’Osaka, un des plus gros du monde et de la grande roue d’Osaka. Le bébarquement s’est fait rapidement ce matin, bien que la police japonaise soit encore là et qu’on prenne toujours notre température avec des lecteurs infra-rouge avant de nous permettre de sortir.
A 8h30, nous étions en route vers Kyoto qui est à environ 50 km d’Osaka. Notre guide Eiko avait installé ce qu’on croyait être un petit fantôme à l’avant de l’autobus... c’était en fait un petit moine bouddhiste avec sa boucle rouge et sa clochette! Elle l’a installé car tôt ce matin, la température était maussade et le ciel à la pluie. Ainsi, avec la protection du moine, il devait nous apporter de la belle température... le pire, c’est que ça a marché!!
Osaka est plus moderne et compte 2.6 M d’habitants. C’est une ville commercial et industrielle - Panasonic y a son siège social et emploie 60% de la population de la banlieue de Kadoma. Kyoto elle n’a que 1.4 M d’habitants et tient plutôt un statut plus historique. Elle fut en fait la capitale impériale du Japon pendant plusieurs siècles de 794 à 1868. En fait KYO veut dire capitale. KYOto = ancienne capitale et ToKYO = nouvelle capitale. La ville est recoupée de plusieurs rivières, certaines n’ayant plus qu’un mince filet d’eau au centre du lit. On a même aménagé des parcs publics dans ces lits asséchés.
Notre premier arrêt fut au château de Nijo. Ce château fortifié était la résidence du Shogun Tokugawa qui le fit construire en 1603. On devait enlever nos chaussures à l’entrée. On nous donnât des pantoufles, mais elles étaient toutes de la même taille, genre 13 pour homme!! C’était assez difficile de marcher avec ça, et imaginez monter des marches! J’imagine que c’est pour protéger les beaux planchers d’origine en cyprès japonais. En fait, les planchers sont un des attraits principaux de ce château de par leur construction particulière. On les appelle les planchers rossignol car peu importe où on marche ou combien on pèse, la façon dont les clous sont croisés font que les planchers sifflent comme des oiseaux quand on marche. C’est vraiment surprenant, et très agaçant pour les guides qui tentent tant bien que mal de se faire comprendre à travers ces sifflements. Le Shogun avait utilisé cette technique de construction pour assurer sa sécurité. Ainsi, si des espions ou ninjas entraient dans le château, il pouvait les entendre. C’est peut-être pourquoi les ninjas ont appris à marcher sur les murs et plafonds??
Dans le parc entourant le palais, des jardins de pins, de bonsaïs, d’étangs et de roches offraient un paysage majestueux aux Shogun et ses concubines qui n’avaient qu’à glisser les écrans de papier de riz pour pouvoir admirer cette vue de leurs chambres. Mais en hiver, le papier de riz n’offre qu’une bien mince protection contre le froid d’hiver dans ce palais non chauffé... pas surprenant que ces nobles gens portent de multiples épaisseurs de vêtements sous les grand kimonos bordés de fourrure. Mais un des avantages du papier de riz c’est que si on voulait espionner ou se rincer l’oeil, on n’avait qu’à mouiller un peu notre petit doigt et faire un petit trou dans l’écran... le papier se dissout avec la salive!
Après cette visite, nous avons été dîner à l’hôtel Westin. De tous les repas pris en excursion, ce fut le moins intéressant. Petite salade de canard froid, soupe à la citrouille, le plat principal était du saumon mais je n’en ai pas mangé car il sentait très fort et déjà que je ne suis pas très forte sur le saumon... On a aussi eu un petit accompagnement de nouille et poisson crû, et finalement un petit dessert à la mangue. Correct, sans plus. Mais au moins, on a eu la chance d’avoir un table ‘Made in Quebec’!! L’équipe d’excursion du Quest, Bruno et Diane se sont joint à nous aussi - ça fait du bien une fois de temps en temps de se retrouver entre nous!
Après dîner, nous sommes allé visiter le Pavillon d’or. Ce pavillon fut d’abord une villa pour un riche commerçant et à sa mort, son fils le transforma en temple Zen. Les deux étages supérieurs du pavillon sont entièrement recouverts de feuilles d’or. Notre guide nous racontât que quand elle était étudiante, elle venait souvent dans ce parc pour lire sous un arbre! Le jardin a un sentier qui monte sur la colline et redescend. On retrouve toutes sortes de petits autels le long du sentier où les gens apportent des offrandes ou laissent quelques sous pour Bouddha ou une des 8 millions de divinités Shinto...
Nous quittons le Pavillon d’or pour se rendre à un sanctuaire Shinto dans le vieux Kyoto où on peut encore voir quelques Geishas qui arpentent les rues, vêtues de leur kimono, leur obi et avec le maquillage traditionnel. La porte du sanctuaire, le Torii est maintenant au centre d’un boulevard! Le sanctuaire Heian est assez remarquable car il est, comme le Torri, rouge vermillon avec une toiture en tuile verte. Derrière le temple, les jardins sont l’attrait principal de cette visite. Les plans d’eau sont comme des miroirs qui reflètent les arbres tordus et chacune des aiguilles fines des grands pins. Les pas japonais et les pierres en dos de dragon nous permettent de traverser les étangs pour se rendre d’un jardin à l’autre. Même en plein hiver, ces jardins offrent des paysages à couper le souffle, on peut juste imaginer la grande beauté de ces lieux quand tous les arbres sont revêtus de leur verdure, que les fleurs sont épanouies et que les nénuphars recouvrent les étangs...
Notre dernier arrêt, avant notre retour à Osaka fut à un centre d’artisanat japonais de 7 étages. Il y en avait pour tous les goûts... et à tous les prix! Durant le trajet de retour, Eiko nous a chanté quelques chansons et quelle ne fut sa surprise quand je me suis mise à lui chanter la chanson Sakura Sakura que notre guide d’Hiroshima nous avait montrée!
De retour à Osaka vers 18h00, on pouvait voir, grâce aux autoroutes suspendues, les travailleurs encore affairés dans leur petit cubicule des innombrables tours à bureaux. C’est vrai qu’ici les gens travaillent tard! Comme nous étions de retour au port, la pluie s’est mise à tomber comme des cordes... Moi et Wendy, une amie rencontrée sur le bateau, nous devions repartir pour aller faire du shopping au centre de Osaka. La station de métro n’était qu’à quelques coins du rue du port, mais la pluie a eu le meilleur de nous... nous avons rebroussé chemin et avons plutôt été exploré le centre d’achat près de la grande roue, juste à côté du port. Mais il n’y avait pas grand chose d’intéressant. On s’est quand même risqué à entrer dans un hall de Pachinko - je ne connaissais pas ça mais apparemment, ces machines à parier - un mélange de machine à boule, bingo et machine à sous - seraient fabriquées au Canada. Aussitôt qu’on a ouvert la porte, un bruit infernal nous a assailli et un écran de fumée dense nous brûlait les yeux... on a pas vraiment perdu trop de temps là!
Le départ d’Osaka est prévu pour le lendemain matin 10h00 am...
Mardi 10 février - Départ d’Osaka, en mer - 12C ensoleillé
Je profites de la belle matinée pour aller faire une dernière exploration des alentours. Je suis sortie à 8h00... c’était assez tranquille en ville! En fait, je voulais acheter des cartes postales du Japon car j’avais complètement oublié et c’était ma dernière chance... Mais il était trop tôt et tous les magasins étaient fermés. Mais il fait beau, l’air est frais, la marche matinale est bénéfique et j’en profite pour faire des photos.
Comme le Japon est très densément habité, l’espace est vraiment limité. C’est assez amusant de voir comment ils maximisent l’espace, surtout celle pour stationner les voitures! En fait, pour pouvoir acheter une auto au Japon, on doit faire la preuve qu’on a un espace de stationnement. On voit donc des stationnements vraiment créatifs... J’ai vu des racks à voiture - en fait on place la première voiture sur une plate-forme qu’on lève d’une douzaine de pied dans les airs afin de garer une deuxième voiture sous la première... J’ai vu aussi des garages qui n’ont assez d’espace que pour la moitié de la voiture: le derrière est à l’intérieur, le devant sur le trottoir!!
De retour sur le bateau, et après notre petit-déjeuner, nous sommes allées nous installer au Looking Glass. C’est vraiment le meilleur endroit car on y a une vue panoramique extraordinaire. La sortie du port s’est fait de reculons, assez inhabituel! Des bateaux pompiers sont venus nous dire Aurevoir en faisant un petit spectacle avec ses jets d’eau qui montent à plus de 100 pi dans les airs. C’était vraiment spécial! Après une trentaine de minute, le bateau a viré et pris le chemin de retour à travers la mer de Seto, en direction de la Corée du Sud. Vers 11h00, nous sommes passés sous le pont de Nagasaki, ce sera le premier de quatre ponts qui traversent cette mer qui divise le Japon. On a passé presque toute la journée au Looking Glass à jouer aux cartes, à lire, à écrire tout en admirant le paysage.
Mercredi 11 février 2009 - En mer, 10C, soleil et nuages
Notre dernière journée en mer... Nous sommes dans un des corridors maritimes les plus fréquentés au monde entre le Japon et la Corée. C’est ici que transitent tous les produits Made in Japan et Made in Korea!!
Le Looking Glass est définitivement notre coin préféré. On y a encore passé presque toute la journée! Plusieurs québécois y avaient trouver refuge, et on a placoté avec tout ce beau monde! Vers 11h00, on a eu droit à la prestation d’adieu du capitaine et de son personnel! Notre capitaine a fait un autre petit discours touchant... il est tellement enthousiaste et il réussit à nous communiquer sa grande passion pour la navigation. C’était la première fois qu’il naviguait ses eaux et il en a eu pour son argent. Il nous disait qu’habituellement, le capitaine navigue environ 1 heure par jour... il travaille mais pas nécessairement sur le pont à naviguer en soi. Mais sur cette croisière, il a tenu la barre près de 18 heures par jour...
Jeudi 12 février 2009 - Inchéon / Séoul, Corée du Sud - 6C, brouillard et pluie
A notre réveil ce matin, on ne pouvait même pas voir la mer de notre fenêtre... le brouillard était épais et la corne de brume a retenti toute la nuit. Heureusement pour nous, du pont 4 on ne l’entend pas, mais ceux qui sont sur les ponts supérieurs ont été incommodés. Durant le petit-déjeuner, le capitaine nous a annoncé que la journée serait encore difficile... Pour entrer au port d’Incheon, on doit franchir une écluse. Mais le brouillard en purée de pois et les forts courants de la rivière Han ont causé la fermeture du port... Toutefois, le capitaine a obtenu une permission spéciale pour s’approcher doucement des écluses et une fois arrivé, les autorités décideront si oui ou non on passera! Tout le monde était énervé! Nous étions tous sur les ponts supérieurs pour voir l’arrivée près des écluses. Finalement, nous avons eu le OK pour entrer dans le canal étroit de l’écluse. Il n’y avait que quelques pieds de chaque côté. Nous étions comme dans un mini canal de Panama!! La traversée a durée un peu plus d’une heure. Bien que le port soit fermé, nous avons réussi et avons accosté! Évidemment, nous étions vraiment en retard.
Mais malgré tout, les excursions ont eu lieu. En fait, ils ont donné le choix aux gens de garder leurs excursions avec programme révisé, ou de se les faire rembourser. Comme la nôtre allait être en français car le groupe était assez gros pour avoir un guide francophone, on a décidé d’y aller quand même. De plus, il faisait froid et c’était pluvieux, donc la perspective de rester à Incheon pour marcher n’était guère attrayante.
Le navire a été accueilli par un groupe de jeunes coréens avec une machine à musique faites d’objets recyclés et des percussions. L’énergie de ces jeunes était vraiment communicative et malgré les aléas, les retards, tout le monde est sorti le sourire aux lèvres et prêt pour de nouvelles découvertes!
La route pour Séoul devait prendre 70-90 minutes... on y est arrivé en 40!! Le chauffeur avait le pied dans le tapis tout du long... Après avoir traversé la ville, nous sommes arrivés au palais de Gyeongbokgung juste à temps pour la relève de la garde. Ce palais construit en 1392 est de style coréen de la dynastie Joseon. Bien que plusieurs bâtiments ont été détruits par les nombreuses invasions japonaises, une dizaine de bâtiments sont intacts et ont été restaurés en 1867. Quelle chance nous avons eu d’arriver juste au moment de la relève de la garde. Tous vêtus des habits traditionnels, nous avons pu assister à la procession, bien rythmée au son de tambours et aux changements des gardes porte-drapeaux et des gardes armés. On pouvait se mêler à eux et prendre des photos!! Nous avons passé une bonne heure à déambuler dans le parc du palais afin d’admirer les pavillons, les jardins et aussi le système de chauffage incroyablement ingénieux pour cette époque. C’est d’ailleurs un des trésors nationaux. Des tunnels de briques traversaient les cours et pavillons. La chaleur de feux de bois voyageaient par ces tunnels et pouvaient réchauffer les pièces stratégiques du palais.
Après la visite, on a fait un tour rapide de la ville et nous devions malheureusement retourner vers Incheon pour notre départ de 15h30... Notre guide nous avait apporté une caisse de mandarines! Comme on est parti vite, sur l’heure du dîner, personne n’avait vraiment eu le temps de manger, alors cette petite collation tombait à pic! De plus, ces mandarines étaient super sucrées... délicieuses!
La visite de Séoul aura été un peu brève, mais nous ne regrettons pas du tout d’avoir fait cette excursion qui nous a permis de voir un palais magnifique et la relève de la garde qui est vraiment particulière et spectaculaire. De plus, on a passé quelques heures avec notre guide coréenne francophone ce qui nous a permis de poser des questions et connaître un peu plus ce peuple d’Asie plutôt méconnu!
Vendredi 13 février 2009 - Dalian, Chine - 0C facteur vent -10C - ensoleillé
La mer est vraiment houleuse ce matin... Les vagues ne sont pas très hautes mais on voit le vent qui soulève l’eau avec beaucoup de petits moutons. Encore une fois, notre capitaine nous a parlé au petit-déjeuner avec des nouvelles difficiles... il y a des vents de force 10, à 12 c’est un ouragan! Si les vents persistent, nous pourrions manquer notre escale à Dalian... Le pilote devrait arriver sous peu et c’est lui qui décidera de notre sort! Notre arrivée est prévue pour 11h00 am.
Comme c’est notre dernière journée à bord on profite de cette matinée pour faire les valises car nous n’aurons que peu de temps au retour d’excursion. Sans autre annonce du capitaine, on a vu le pilote arriver puis on a vu le navire faire son chemin jusqu’au port! Le vent poussait le bateau mais on a finalement accosté à peu près à l’heure. Plutôt que de faire les groupes d’excursion dans un lounge et de sortir ensemble, on nous a avisé qu’il fallait d’abord sortir, passer à l’immigration chinoise et ensuite rejoindre nos groupes d’excursion... mauvaise idée... Évidemment, tout le monde s’est aggloméré comme des mouches dans le lobby et c’est rapidement devenu insupportable. De plus, les autorités nous ont encore fait poireauter pendant presqu’une heure avant de permettre le débarquement. Comme notre chambre est juste à côté du Guest Service, on a réussi à être les troisièmes en ligne pour sortir! Quand finalement la porte s’est ouverte, tout le monde s’est mis à hurler car le vent glacial s’est engouffré dans le navire... mais on était tassé comme des sardines, donc impossible de se mettre à l’abri... Finalement, ils nous laissent sortir! On passe notre carte et on embarque sur la passerelle en escalier. Au beau milieu de la descente, la police décide que non... on arrête tout car certaines informations ne sont pas satisfaisantes. Alors nous, on est en plein milieu de l’escalier, avec un vent glacial qui nous souffle en plein visage. On a tous de grosses larmes qui nous coulent des yeux... Malgré tout ça, un groupe d’aînés déguisés en animaux de l’astrologie chinoise sont sur le quai pour nous souhaiter la bienvenue. Mais eux aussi sont gelés et ont peine à rester sur place!! On a attendu ainsi plus de 15 minutes... Je pensais vraiment qu’il y aurait une émeute! Finalement, on a su que les autorités n’avaient pas prévu de navette pour nous amener du port au terminal, une marche d’environ 2 km... Azamara a dû utiliser les autobus des excursions pour apporter tout le monde au terminal. Je vous laisse imaginer le bordel et le chaos que tout ça a causé...
Evidemment, les gens ne pouvaient sortir que par groupe de 40 pour remplir une autobus. Une fois l’immigration passée au terminal, on a dû attendre que presque tout le bateau soit vidé car on n’a pas sorti du bateau en groupe d’excursion... donc il y avait des gens de notre groupe qui était presqu’à la fin... ahhh... c’était vraiment l’horreur. Mais au moins, une fois dans le bus, on était au chaud. Notre guide Julien parlait un très bon français et s’amusait à nous scandaliser avec des farces disons, un peu douteuses... La première farce qu’il nous a racontée: ‘Dans quel pays est-ce que les gens se traînent dans l’herbe (prononcé à la québécoise donc dans l’harbe) pour se torcher?.... Torcher? Tout le monde se regarde dans le bus et se disent: A-t-il bien dit ‘torcher’? Nous n’en croyons pas nos oreilles... la réponse: Cuba... C’était tellement surprenant, que tout le monde s’est mis à rire de façon incontrôlable... J’imagine que notre hilarité lui a donné le vent dans les voiles car il nous en poussa des ‘capables’ toute la journée!! Disons que ça a détendu l’atmosphère!
Tout ce branle-bas de combat a fait que nous sommes partis avec beaucoup de retard, vers 13h00. Mais malgré tout, on nous a assuré que le programme resterait le même. En fait, notre super capitaine a réussi à négocier un départ plus tard en compensation de tout ce bordel!
Toutes les autobus d’excursions se sont rejoints dans un hôtel au centre de la ville pour un dîner spectacle. Encore une fois, tous les québécois et français se sont regroupés. C’était un vrai festin! Le plateau tournant au centre de la table était bien rempli de salades, saucissons, légumes et dès notre arrivée on nous a apporté une bonne Tsing Tao bien froide. Puis ce fut la parade de plats chauds... crevettes frites, boulettes de viande, riz frit, dumplings, bok choy, aubergines panées, etc. C’était super bon. Le gérant de l’hôtel est monté sur scène pour nous souhaiter la bienvenue chaleureusement. Il a même poussé la chansonnette pour nous mettre à l’aise! Après une chanson en chinois, il nous a fait son répertoire de Sound of Music! Puis il nous a présenté une école de jeunes acrobates, gymnastes et magiciens. Les jeunes se sont succédés pour nous faire leur numéro. C’était vraiment adorable. La plus jeune, une contorsionniste n’avait que 8 ans!
Après le dîner, nous nous sommes rendus dans un quartier populaire de Dalian pour faire la rencontre d’une famille chinoise. On ne savait pas trop comment cette rencontre allait être. Finalement, on était divisé en petit groupe de 6 personnes avec un interprète. Quand nous avons vu le bloc appartement de notre famille, on a eu une certaine réticence. Les blocs d’une quarantaine d’année étaient en piteux état. Une fois dans le corridor, le sentiment n’était guère plus rassurant... les boîtes aux lettres étaient toutes dépeinturées, les escaliers sales - car même si le building a 6 étages, il n’y a pas d’ascenseur. Des choux chinois un peu noircis étaient empilés sur les rebords de fenêtres. Quand nous sommes finalement entrés dans l’appartement de nos hôtes, j’ai eu un choc. L’appartement ne faisait que 600 pi2. Dans le salon converti en chambre, la mère du monsieur était couché sur le lit. Puis la dame nous a fait asseoir dans la salle à manger autour d’une petite table bien garnie de gâteries pour nous. Des oranges, des tomates raisins, des biscuits et gâteaux... ces gens s’étaient donné beaucoup de peine pour bien nous accueillir. Le monsieur nous a servi du thé au jasmin, comme tout bon hôte chinois. Evidemment, on avait été avisé de faire attention avec l’eau, mais on a tous accepté en faisant semblant de s’y tremper les lèvres. Après quelques minutes, la conversation s’est amorcée. Nous avons appris que la vieille dame au salon avait 99 ans! Le couple était retraité, lui avait été ingénieur des chemins de fer et elle, travailleuse dans une usine de poisson. Il a 75 ans et elle, 73, bien qu’elle ait l’air bien plus jeune. Le secret de leur jeunesse? L’exercice dans les parcs à tous les jours! Ils étaient aussi curieux que nous d’apprendre sur notre mode de vie, nos professions etc. Ils nous ont fièrement fait visité le petit appartement qui était très très propre, un contraste avec le reste du building. Mais notre guide nous a expliqué que les gens sont propriétaires de leur appartement, mais ne paient pas de frais communs, alors les parties communes sont laissées aux soins de la ville... et les travaux ne se font pas. Juste avant de quitter, nous avons fait des photos avec eux, et la dame m’a glissé un papier dans la main - son adresse! Elle m’a demandé de lui envoyé les photos que nous avions pris d’eux! Je n’y manquerai pas! Bien que j’ai eu un petit choc en entrant et je me demandais un peu si nous n’étions pas un peu voyeur, j’ai vite réalisé que ces gens étaient vraiment heureux de nous recevoir et d’apprendre sur la culture occidentale. De plus, ces visites leurs donnent un revenu d’appoint sûrement bienvenu pour eux! J’avoue qu’avec le recul, cette visite a été un des points forts de cette croisière... je n’oublierai jamais la chaleur de ces gens.
Après cette visite remplie d’émotions, nous sommes repartis pour aller voir la place Xinghai - c’est la plus grande place d’Asie - plus de 2 fois la grandeur de la place Tian’anmen de Pékin. Cette place fait 1.1 millions de mètres carrés... c’est immense! Mais c’est aussi très moderne. Elle est bordée de tour d’appartements hyper modernes. Au sud, entre la place et la mer, un parc commémoratif du centenaire de la ville a été créé en 1999. Un sculpture avec les empreintes de pied de 1000 habitants de Dalian est au centre de ce parc et vient une fois de plus nous émouvoir. Mais le vent est si fort et si froid qu’on a peine à se rendre jusqu’au bout du parc pour voir la magnifique plage et la mer... en fait, seulement quelques braves (dont moi!!) se sont aventurés hors du bus!!
Le dernier arrêt est au magasin de l’amitié pour un peu de shopping. Les magasins de l’amitié était à l’époque communiste, les magasins où les occidentaux pouvaient aller faire des achats. Aujourd’hui ce sont des magasins à rayons avec les plus grandes marques européennes et américaines. Un peu comme un La Baie de 8 étages!
Nous étions de retour vers 17h15... juste à temps pour le départ du bateau à 17h30! Nous avons bouclé les valises et sommes allés souper vers 19h00. Ce dernier souper fut un des meilleurs... tout était exquis! La soirée a été passé à faire nos adieux à tous ces amis que nous avons rencontrés, autant les gens du bateau que les passagers!
Samedi 14 février 2009 - Tianjin, Chine - Débarquement - 12C nuageux
Le débarquement devait débuter à 8h30 et nous avions les premières ‘couleurs’ car nous allons rejoindre notre guide et chauffeur pour notre séjour de 5 jours à Pékin. Un des avantages avec Azamara c’est que nous pouvons prendre le petit-déjeuner à la salle à manger, même ce matin! Alors nous sommes allés manger vers 7h00. Nous avions comme voisins un couple de Bordeaux qui eux avaient très hâte de partir car des tempêtes avaient ravagé leur maison... ils étaient anxieux d’aller constater les dégâts.
Après déjeuner, nous sommes allés ramasser nos dernières choses et nous avons laissé notre cabine pour 8h00, tel que demandé. On s’est installé dans le lobby en attendant qu’on appelle notre ‘couleur’. Le lobby se remplissait de plus en plus, avec plusieurs personnes debout ou assises sur leur valises... 8h30 passât... puis 9h00... puis 9h30... toujours rien. Finalement, John le directeur de croisière a pris la parole pour nous dire que les autorités ne pouvaient émettre la permission de débarquement car ils avaient besoin d’information additionnelle que tout le staff s’affairait à compiler... et voilà que ça recommence... Tout le monde s’est mis à spéculer sur la raison de ce retard... mais c’était évident que c’était à cause du nombre de cas de Noro-Virus sur le bateau. On nous a finalement laissé sortir à 11h45!!
Mais le pire c’est qu’au moment de nous laisser sortir, les valises elles n’étaient pas encore sorties! A notre sortie on a vu les valises se faire sortir... un employé du bateau passait à un employé du port les valises, une à une, et là, un autre employé du port partait avec la valise et la roulait jusqu’au hangar... incroyable. Après les formalités de débarquement, on a vite retrouvé notre guide qui nous attendait - en fait, on avait eu un peu peur qu’il prenne le large car tout le monde avait plus de 3 heures de retard... pauvre Wang, il était là depuis 7h30 ce matin, et les autorités portuaires ne leur avaient donné aucune explication. Après avoir trouvé le guide, il fallait maintenant trouvé les valises... alors là, c’était le summum. Le chaos, le bordel, une hécatombe... En fait tout était pêle-mêle, oubliez le système de couleur... J’ai retrouvé une de nos valises dans un camion qui s’en allait à l’aéroport et j’ai pratiquement dû recourir aux coups pour que le chinois me laissent prendre MA valise... Mais après une bonne demi-heure à courir les valises un peu partout, on a tout récupéré et on a pris la route pour Pékin...
Ainsi s’achève cette croisière fantastique... mais que débute notre exploration de la Chine impériale. Comme je l'ai indiqué au début de ce compte-rendu, nous avons fait un voyage fantastique. Oui il y a eu des pépins avec les autorités qui nous ont causé des retards, et oui, il y a eu le virus qui a bousculé un peu le niveau de service et qui a cloué Mariette dans sa cabine pour 2 jours, mais malgré les petits inconvénients, l'itinéraire était splendide, le personnel du navire était chaleureux, et nous avons fait des rencontres fantastique.
Il faut dire que le séjour de 5 jours à Pékin à la fin de ce voyage ne pouvait pas nous donner une meilleure conclusion, et refaire ce voyage, je le ferais de la même façon. Cette combinaison terre et mer était parfaite!!
Qui prépare un tour de l'Amérique du Sud en camping-car?
Bonjour,
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Retour du San Salvador (mars 2007)
Mon résumé est divisé en 2 parties, la première est un peu d’histoire et la seconde est vraiment mon résumé :
Pour mes photos, voici le lien. : http://photoshow.voyagesarabais.com/getshow.asp?ps=606147D7E3218
Commençons par une petite leçon d’histoire
Le Salvador est un pays d'Amérique centrale, entre le Guatemala et le Honduras. Le pays compte environ 6, 12 millions d'habitants et occupe une superficie de 21 041 km². Le Salvador fut le théâtre d'une guerre civile sanglante (plus de 100 000 morts) pendant 12 ans, de 1980 à 1992.. En juillet 2002, un tribunal de Miami (États-Unis, Floride) reconnut coupables José Guillermo García et Carlos Eugenio Vides Casanova, deux anciens ministres de la défense responsables des tortures menées par les escadrons de la mort durant les années 1980. La ville a souffert de plusieurs tremblements de terre au fil des années, le plus important ayant eu lieu en 1854. En 1917 le volcan de San Salvador est rentré en éruption, causant trois tremblements de terre majeurs qui endommagèrent tellement la ville que le gouvernement fut contraint de déplacer la capitale à Santa Tecla, renommée pour l'occasion Nueva San Salvador. Le tremblement de terre le plus récent, en 2001, causa de nombreux dommages, surtout dans la banlieue de Las Colinas où un glissement de terrain tua plusieurs personnes La Capitale est le San Salvador, la monnaie est le dollar des USA. La langue officielle est l’espagnol. L’oiseau national est le Torogoz aussi appelé Talapo . La fleur nationale : La fleur d’izote. Le met principal du pays est le Pupusa qui est un plat salvadorien. Cette nourriture, simple mais substantielle, est composée de tortilla à base de farine de maïs ou du riz et d'une garniture qui peut varier, comme du fromage, du porc ou des haricots. : Voici la liste des excursions disponible : Samedi : Route des fleurs : $ 35.00, tours d’achats : $ 35.00, Volcan San Salvador et du Lac Coatepeque : 58.00, Ruines de Copan ( Honduras) $ 95.00 et la Route Maya $ 70.00 Dimanche : Cascade de Juayua $40.00, Escalade au volcan D’Izalco : 75.00, Route des fleurs : 35.00 Lundi : Café gourmet Santa Leticia : 65.00, Route des fleurs : 35.00 Mardi : Tour de ville et achats : $60.00, La route Maya : $70.00, La Antigua Guatemala : 95.00 Mercredi : Café gourmet Santa Leticia : $65.00, Volcan San Salvador et lac Coatepeque et cascades de Juayua :
Voici le résumé de mon voyage au Salvador du mois de mars 2007 à l’hôtel Décameron Salinatas ( qui veut dire sel ), un hôtel 4 étoiles. Les terrains appartenaient à un millionnaire. L’hôtel à été inauguré au mois de décembre 2006, il y a présentement 438 chambres il comporte 5 piscines dont 1 d’eau salée. 4 restaurants, un restaurant buffet, un gym, un jacuzzi et un spa Temazcalli . Les chambres vues sur la mer, une discothèque, 4 bars de plage, 1 bar salon, 1 bar disco. .
L’hôtel à un club privé de plage, il est situé à 23 Km de l’hôtel, la plage environ 2 Km de long bordée de palmier, il faut faire une réservation pour cet endroit .
Au départ de Dorval, une madame n’avait plus son passeport aux douanes, elle avait son passeport pour le billet d’avion mais quand elle a voulue passé aux douanes, elle n’avait plus rien, donc le couple n’a pas peu embarquer dans l’avion cela a causé un retard de 10 minutes pour descendre les valises de l’avions.
Dans l’avion, le personnel vous remets 3 documents à remplir, ils sont en espagnol et anglais, le personnel vous aides pour cela. En arrivant, les 2 représentantes de Nolitour et les membres du personnel qui parles en français vous donnes une enveloppe pour l’hôtel. Départ à l’hôtel. Le voyage dure 2 heures de l’aéroport vers l’hôtel, nous traversons une partie de la capitale qui est San Salvador, de plus nous voyons des volcans. La Salvador compte 128 volcans donc encore12 sont encore actifs (Je ne suis pas sur des chiffres à 100 %). Il y a un policier dans l’autobus (police du touriste), la police est fournit par l’état jusqu’en 2011 pour encourager le touriste à venir dans le pays . l’état choisit les meilleur pour cela
Check in : Le check in se fait très rapidement, nous allons dans la disco, il remettre la clef, un plan d’hôtel, la liste des excursions, les cartes pour les serviettes de plages). Pour le coffre un petit kiosque juste à coté, le coût est de $ 2.00 par jours. Je réserve déjà pour les 4 restaurants à la carte au Lobby, même le soir de l’arrivée, je suis allé au resto à la carte. Je demande une clef de plus pour la chambre au bureau de la réception, le prix est de 15.00 et l’argent est remis à la fin de notre séjour au complet. L’hôtel vous remet aussi une petite collection (voir photo) et un breuvage. Nous faisons un arrêt pour les toilettes et les fumeurs de 15 minutes environ.
Check Out : Un premier Check out se fait le dernier soir avant le départ, nous remettons la clef du coffre etc., Il vous attribut un numéro d’autobus pour le départ en passant un petit papier dans votre chambre 1 journée avant le départ et un autre papier pour le check out. Le lendemain après le déjeuner, nous allons remettre les clefs de la chambre. Pour les valises, elles sont ramassées par le personnel le matin est conduites en faces de votre numéro d’autobus. Dans l’autobus, le guide vous expliques comment cela se passe, le guide vérifie si vous avez tout les papiers nécessaire plus votre passeport pour les douanes, cela se fait rapidement à l’aéroport. Très facile et bien expliquer. Le trajet à durer presque 3 heures en raison d’une circulation fluide
Chambres : Toutes les chambres ont vues sur la mer, moi ma chambre était dans la bloque 4 de l’hôtel, la partie la plus récente, vue sur la mer piscine, car il faut bien dire que la plupart des piscines sont prêt de la mer. Toutes les chambres ont un balcon ou terrasse. Le bloque 1 et 2, petit balcon a peine pour mettre une chaise (voir photo) tandis que le bloque 3 et 4, les balcons sont beaucoup plus grand. Le bloque 3 (5 étage) et le bloque 4 (6 étage) possède 1 ascenseur. Petite note pour les personnes a mobilité réduite, nous sommes loin du Lobby, il faut marché beaucoup.
Service : Bicyclette et tennis (près du lobby), ouvert a partir de 7.30 du matin, j’ai essayé plusieurs fois la bicyclette, elle vont bien, l’hôtel fournit un casque de sécurité. Pédalos et kayak, ouvert aussi a 7.30, intéressant selon les marées. Un Jacuzzi qui est ouvert à 7.00 (bien intéressant). Un temazcal qui est un rituel et un bain pré-hispanic avec de chants et température très chaude. Cela est fait pas de vrais mayas, je l’ai essayé, la séance dure 30 minutes, il fait très chaud, j’ai bien aimé cela et en plus cela est gratuit. Je pense que cela est à VOIR. (Voir photo), Il y a 3 séances par jours, 9, 12 et 14.00 heures, il faut réservé au gym. Le Gym ouvre à partir de 6.00. Les massages sont disponibles à partir de 9.00 heures, voici les différents sortes : Massages suédois (50 minutes $ 30.00), massage aromathérapie (massage doux, 50 minutes $35.00), massage profond (50 minutes à 35.00), le massage avec pierres chaudes (60 minutes, $45.00, et exfoliation relaxante (25 minutes à $ 30.00). Note : Je n’ai pas essayé aucun massage.
Club de plage Costa Azul : gratuit, il est situé à 23 km de l’hôtel, cela est gratuit, il faut réservé au lobby 24 heures d’avance, il y a une petit piscine, des chaises et des palapas, 3 départs par jour, 8.15 heures retour a 12.15. Le second départ est à 10 et le dernier est à midi. Le départ de 8.00 est le plus intéressant pour pouvoir avoir un palapas mieux situé. Je suis allé une fois, cela est intéressant à voir, la plage est belle est longue, nous prenons un autobus scolaire, il y a service de bar et de nourriture, le service de nourriture ouvre a 11.00.( voir photos) . NOTE : Il faut faire extrêmement attention à la mer, nous avons été témoin d’un sauvetage en direct, de plus une autre journée. Un sauvetage de 3 personnes en même temps. Faite attention aux vagues, toujours rester en face de la vague et non de dos.
Déjeuner : le déjeuner ouvre a 7.00, il y a 2 endroits, le premier au restaurant principal, j’ai toujours bien manger, à ne pas manquer : les fruits de la passion et le pamplemousse (très rare, seulement 2 fois durant 14 jours) et bien sur le café qui est vraiment bon, le restaurant possède 2 étage. Et vue sur la mer. Le seconde place est au restaurant Bambu, près du bloque 4, moins complet, je ne suis pas aller, vue aussi sur la mer.
Dîner : 3 endroits pour le dîner : Le restaurant principal, il ouvre à midi, il y a des pâtes, de la crème glacée, de la soupe du pain et bien autre chose, nous avions du vin dans des vraie verre, je suis allé quelques fois . Le deuxième endroit, le restaurant Bambu à partir de 11.00, il offre de la pizza, frite, sous marin. Le dernier endroit est le restaurant Maya Grill (Steak House, près du Gym), la grosse différence avec le Bambu, il offre du poulet au lien de la pizza (il est très bon).
Souper : possibilité de 4 restaurants à la carte, un buffet aussi, Je suis allé mangé au buffet qu’une seul fois, car je n’aime pas tellement ce genre de restaurant, j’aime mieux me faire servir. La fois que je suis allé, le thème était le Mexique, le buffet comportait des plats Mexicains, cela était bon, il faisait très chaud dans le restaurant. Donc le buffet ouvre à partir de 18.30. J’ai fais plusieurs fois les 4 restaurants à la carte, j’ai aimé les 4 restaurants à la carte, il y a 2 services, le premier est à 18.30 et le second est à 20.30, j’ai toujours pris le premier service, je réservais de 2 à 10 personnes, le premier restaurant est le Maya Gril ( près de la mer) le plat à ne pas manquer est le baby beef, vraiment très bon et tendre, le T-Bone ( il est dur) et le poulet manque de cuisson . Le deuxième restaurant est le Bambu (près de la mer aussi), le plat à ne pas manquer est le nasi Goreng qui est un plat de riz et de crevettes, les gens sont unanimes, le plat est excellent, il a aussi Camarones Satay qui est des brochettes de crevettes. Le troisième restaurant est le restaurant Italien Pastafari (qui est près de la mer), les plats à ne pas manquer est le beef médaillons et la Langostinos . Le dernier restaurant est le Fusion Méditerranée, il est situé en arrière de l’entrée principale, Les plats à me pas manquer est le saumons et le médaillon de bœuf, la soupe à ce restaurant est une bisque de homard avec des croûtons (essayé cela). La soupe et la salade n’est pas servie dans les restaurants, il faut faire nous même le service, je n’ai pas manger aucun désert, nous avons toujours eu du vin à volonté sans problème, les restaurant n’ont pas l’air climatisé, les bermudas pour les hommes aucun problème, J’ai mis quelques photos des menus.
Excursions : Beaucoup de belles excursions. J’ai fais 3 excursions, la raison est simple, cela prend presque la journée pour en faire une, les distances sont importantes, j’ai eu 3 guides diffèrent, ils sont tout trilingues parfaitement. La première est : la route Antigua Guatemala : départ à 6.00 retour à 7.00, nous allons au Guatemala, la monnaie de ce pays est le Quetzales pour un 1.00 $ US, 7, 5 Quetzales il faut traverser 2 frontières pour rentrer dans ce pays, Pour le Salvador, les douanier rentre dans l’autobus, pour le Guatemala, il faut sortir de l’autobus., nous montons pour visiter une petite ville Antigua qui a été déclaré Monument Colonial D’Amérique Par l’Unesco, . Les rues de cette ville sont en pierres. La route permet de voir de beaux volcans, même nous voyons de la fumée d’un volcan. Nous arrivons a Antigua, il faut prendre un guide, nous visitons des ruines, le dîner dans un beau restaurant (nous choisissons le menu dans l’autobus, poulet, steak ou poisson) et après le dîner, nous visitons l’usine de Jade. Nous avons juste 1 heure de magasinage, donc très vite. L’excursion est intéressant, mais je trouve que l’on visite trop de ruines, la ville est belle, nous sommes dans les hauteurs et cela est plaisant. Il faut apporté notre passeport (quelqu’un avait oublié de la prendre avant de partir, le guide vérifie avant de partir le document, nous avons perdu 20 minutes déjà en partant). Nous sommes suivit par un jeep (2 policiers au Guatemala) question de sécurité. Il avait un accident sur la route, l’autobus ne pouvait passer, les policiers sont sortis pour faire dégager la route et cela n’a pas était long. Le coût est de 95.00
La seconde excursion : Le Volcan San Salvador et Lac Coatepeque, départ a 8.00 retour a 5.00, nous visitons une petit village de pêcheur, nous allons au dessus du volcan San Salvador, très intéressant à voir, dîner dans un beau restaurant et nous visitons Le Lac qui est très beau. Cette excursion est à faire sans faute, le prix est de 58.00 US. Nous avons vraiment aimé.
La dernière est la route des fleurs, nous visitons 4 petits villages pour acheter de l’artisanat local, le départ est à 8.00 et le retour est à 2.00, le coût est de $ 35.00, Il y a des choses intéressantes à acheter pour quelqu’un qui recherche de l’artisanat. Très belle journée. Pour l’artisanat, les boutiques de l’aéroport sont très intéressantes mais un peu plus chère.
Je me suis baigné beaucoup dans la mer, dans la piscine d’eau salée dans la piscine de mon bloque, j’ai fais du pédalos, du kayak aussi, bien sur les activités se font lors de la marée haute. le température la plus basse à été de 23 degrés, aucun goutte de pluie, juste quelques nuages, bien sur cela n’est pas l’endroit pour un voyage de plage, mais quelle bel endroit . Extrêmement propre, la végétation est extraordinaire, beaucoup et beaucoup de palalpas, de chaises, de parasols, pas besoin de réserver tôt, facile pour réserver les restaurants à la carte. L’hôtel a un autre projet d’agrandissement, , construire presque 400 chambres de plus, plus casino, un Barcelo devrait se construire aussi, comme l’hôtel est en période de rodage, il est temps d’en profiter avec qu’il devienne trop gros comme complexe.
A ne pas manquer :
A partir du midi, demander un café Con léché au bar principal, la madame le fait très bien.
Acheter du café Ataco gourmet lors de l’excursion : Café gourmet Santa Leticia au cout de 3.50.
Acheter du café tres Hermanos, lors de l’excursion route des fleurs, cela est un café artisanal fait par 3 sœurs.
Le lever du soleil et le coucher à l’hôtel.
Lors de l’excursion Cascades de Juayua, il y a un arbre avec des clémentines, je l’ai vu en photo.
En arrière du bloque 4, le coucher des oiseaux ou la lagune (aigrette).
La marée; très spectaculaire.
Petit conseil :
Apporter vous une tasse thermos, cela évite les verres de plastique et en même temps vous faite quelque chose pour la pollution
Pour le club de plage, apporter crayon, casquette, jouet, ballon etc pour donner aux enfants.
Faite attention aux vagues aux club de plage.
Il y a de belles boutiques de souvenir à l’aéroport.
Point négatifs :
La musique au bar le soir est plate, trop forte, la musique en général est plate. Pas grand-chose dans le dépanneur. L’animation manque un peu. Le buffet manque un peu de variété. Le petit car pour le transport n’est pas tellement voyant. Au buffet, le personnel se promène avec un petit chariot, cela est énervant, manque un peu de variété au buffet, exemple les fruits.
Note en général
Propreté : 10 / 10
Piscine 10/ 10
Palapas, chaise : 10 / 10
Resto à la carte : 9 / 10
Animation : 7/10
Excursion : 9.5 / 10
Check in, check Out : 9.5 / 10
Climat : 10 / 10
Mer, plage : 7/10
Personnel : 10 /10
Destination 10 /10
Sécurité 10 /10
Pascal
Pour mes photos, voici le lien. : http://photoshow.voyagesarabais.com/getshow.asp?ps=606147D7E3218
Commençons par une petite leçon d’histoire
Le Salvador est un pays d'Amérique centrale, entre le Guatemala et le Honduras. Le pays compte environ 6, 12 millions d'habitants et occupe une superficie de 21 041 km². Le Salvador fut le théâtre d'une guerre civile sanglante (plus de 100 000 morts) pendant 12 ans, de 1980 à 1992.. En juillet 2002, un tribunal de Miami (États-Unis, Floride) reconnut coupables José Guillermo García et Carlos Eugenio Vides Casanova, deux anciens ministres de la défense responsables des tortures menées par les escadrons de la mort durant les années 1980. La ville a souffert de plusieurs tremblements de terre au fil des années, le plus important ayant eu lieu en 1854. En 1917 le volcan de San Salvador est rentré en éruption, causant trois tremblements de terre majeurs qui endommagèrent tellement la ville que le gouvernement fut contraint de déplacer la capitale à Santa Tecla, renommée pour l'occasion Nueva San Salvador. Le tremblement de terre le plus récent, en 2001, causa de nombreux dommages, surtout dans la banlieue de Las Colinas où un glissement de terrain tua plusieurs personnes La Capitale est le San Salvador, la monnaie est le dollar des USA. La langue officielle est l’espagnol. L’oiseau national est le Torogoz aussi appelé Talapo . La fleur nationale : La fleur d’izote. Le met principal du pays est le Pupusa qui est un plat salvadorien. Cette nourriture, simple mais substantielle, est composée de tortilla à base de farine de maïs ou du riz et d'une garniture qui peut varier, comme du fromage, du porc ou des haricots. : Voici la liste des excursions disponible : Samedi : Route des fleurs : $ 35.00, tours d’achats : $ 35.00, Volcan San Salvador et du Lac Coatepeque : 58.00, Ruines de Copan ( Honduras) $ 95.00 et la Route Maya $ 70.00 Dimanche : Cascade de Juayua $40.00, Escalade au volcan D’Izalco : 75.00, Route des fleurs : 35.00 Lundi : Café gourmet Santa Leticia : 65.00, Route des fleurs : 35.00 Mardi : Tour de ville et achats : $60.00, La route Maya : $70.00, La Antigua Guatemala : 95.00 Mercredi : Café gourmet Santa Leticia : $65.00, Volcan San Salvador et lac Coatepeque et cascades de Juayua :
Voici le résumé de mon voyage au Salvador du mois de mars 2007 à l’hôtel Décameron Salinatas ( qui veut dire sel ), un hôtel 4 étoiles. Les terrains appartenaient à un millionnaire. L’hôtel à été inauguré au mois de décembre 2006, il y a présentement 438 chambres il comporte 5 piscines dont 1 d’eau salée. 4 restaurants, un restaurant buffet, un gym, un jacuzzi et un spa Temazcalli . Les chambres vues sur la mer, une discothèque, 4 bars de plage, 1 bar salon, 1 bar disco. .
L’hôtel à un club privé de plage, il est situé à 23 Km de l’hôtel, la plage environ 2 Km de long bordée de palmier, il faut faire une réservation pour cet endroit .
Au départ de Dorval, une madame n’avait plus son passeport aux douanes, elle avait son passeport pour le billet d’avion mais quand elle a voulue passé aux douanes, elle n’avait plus rien, donc le couple n’a pas peu embarquer dans l’avion cela a causé un retard de 10 minutes pour descendre les valises de l’avions.
Dans l’avion, le personnel vous remets 3 documents à remplir, ils sont en espagnol et anglais, le personnel vous aides pour cela. En arrivant, les 2 représentantes de Nolitour et les membres du personnel qui parles en français vous donnes une enveloppe pour l’hôtel. Départ à l’hôtel. Le voyage dure 2 heures de l’aéroport vers l’hôtel, nous traversons une partie de la capitale qui est San Salvador, de plus nous voyons des volcans. La Salvador compte 128 volcans donc encore12 sont encore actifs (Je ne suis pas sur des chiffres à 100 %). Il y a un policier dans l’autobus (police du touriste), la police est fournit par l’état jusqu’en 2011 pour encourager le touriste à venir dans le pays . l’état choisit les meilleur pour cela
Check in : Le check in se fait très rapidement, nous allons dans la disco, il remettre la clef, un plan d’hôtel, la liste des excursions, les cartes pour les serviettes de plages). Pour le coffre un petit kiosque juste à coté, le coût est de $ 2.00 par jours. Je réserve déjà pour les 4 restaurants à la carte au Lobby, même le soir de l’arrivée, je suis allé au resto à la carte. Je demande une clef de plus pour la chambre au bureau de la réception, le prix est de 15.00 et l’argent est remis à la fin de notre séjour au complet. L’hôtel vous remet aussi une petite collection (voir photo) et un breuvage. Nous faisons un arrêt pour les toilettes et les fumeurs de 15 minutes environ.
Check Out : Un premier Check out se fait le dernier soir avant le départ, nous remettons la clef du coffre etc., Il vous attribut un numéro d’autobus pour le départ en passant un petit papier dans votre chambre 1 journée avant le départ et un autre papier pour le check out. Le lendemain après le déjeuner, nous allons remettre les clefs de la chambre. Pour les valises, elles sont ramassées par le personnel le matin est conduites en faces de votre numéro d’autobus. Dans l’autobus, le guide vous expliques comment cela se passe, le guide vérifie si vous avez tout les papiers nécessaire plus votre passeport pour les douanes, cela se fait rapidement à l’aéroport. Très facile et bien expliquer. Le trajet à durer presque 3 heures en raison d’une circulation fluide
Chambres : Toutes les chambres ont vues sur la mer, moi ma chambre était dans la bloque 4 de l’hôtel, la partie la plus récente, vue sur la mer piscine, car il faut bien dire que la plupart des piscines sont prêt de la mer. Toutes les chambres ont un balcon ou terrasse. Le bloque 1 et 2, petit balcon a peine pour mettre une chaise (voir photo) tandis que le bloque 3 et 4, les balcons sont beaucoup plus grand. Le bloque 3 (5 étage) et le bloque 4 (6 étage) possède 1 ascenseur. Petite note pour les personnes a mobilité réduite, nous sommes loin du Lobby, il faut marché beaucoup.
Service : Bicyclette et tennis (près du lobby), ouvert a partir de 7.30 du matin, j’ai essayé plusieurs fois la bicyclette, elle vont bien, l’hôtel fournit un casque de sécurité. Pédalos et kayak, ouvert aussi a 7.30, intéressant selon les marées. Un Jacuzzi qui est ouvert à 7.00 (bien intéressant). Un temazcal qui est un rituel et un bain pré-hispanic avec de chants et température très chaude. Cela est fait pas de vrais mayas, je l’ai essayé, la séance dure 30 minutes, il fait très chaud, j’ai bien aimé cela et en plus cela est gratuit. Je pense que cela est à VOIR. (Voir photo), Il y a 3 séances par jours, 9, 12 et 14.00 heures, il faut réservé au gym. Le Gym ouvre à partir de 6.00. Les massages sont disponibles à partir de 9.00 heures, voici les différents sortes : Massages suédois (50 minutes $ 30.00), massage aromathérapie (massage doux, 50 minutes $35.00), massage profond (50 minutes à 35.00), le massage avec pierres chaudes (60 minutes, $45.00, et exfoliation relaxante (25 minutes à $ 30.00). Note : Je n’ai pas essayé aucun massage.
Club de plage Costa Azul : gratuit, il est situé à 23 km de l’hôtel, cela est gratuit, il faut réservé au lobby 24 heures d’avance, il y a une petit piscine, des chaises et des palapas, 3 départs par jour, 8.15 heures retour a 12.15. Le second départ est à 10 et le dernier est à midi. Le départ de 8.00 est le plus intéressant pour pouvoir avoir un palapas mieux situé. Je suis allé une fois, cela est intéressant à voir, la plage est belle est longue, nous prenons un autobus scolaire, il y a service de bar et de nourriture, le service de nourriture ouvre a 11.00.( voir photos) . NOTE : Il faut faire extrêmement attention à la mer, nous avons été témoin d’un sauvetage en direct, de plus une autre journée. Un sauvetage de 3 personnes en même temps. Faite attention aux vagues, toujours rester en face de la vague et non de dos.
Déjeuner : le déjeuner ouvre a 7.00, il y a 2 endroits, le premier au restaurant principal, j’ai toujours bien manger, à ne pas manquer : les fruits de la passion et le pamplemousse (très rare, seulement 2 fois durant 14 jours) et bien sur le café qui est vraiment bon, le restaurant possède 2 étage. Et vue sur la mer. Le seconde place est au restaurant Bambu, près du bloque 4, moins complet, je ne suis pas aller, vue aussi sur la mer.
Dîner : 3 endroits pour le dîner : Le restaurant principal, il ouvre à midi, il y a des pâtes, de la crème glacée, de la soupe du pain et bien autre chose, nous avions du vin dans des vraie verre, je suis allé quelques fois . Le deuxième endroit, le restaurant Bambu à partir de 11.00, il offre de la pizza, frite, sous marin. Le dernier endroit est le restaurant Maya Grill (Steak House, près du Gym), la grosse différence avec le Bambu, il offre du poulet au lien de la pizza (il est très bon).
Souper : possibilité de 4 restaurants à la carte, un buffet aussi, Je suis allé mangé au buffet qu’une seul fois, car je n’aime pas tellement ce genre de restaurant, j’aime mieux me faire servir. La fois que je suis allé, le thème était le Mexique, le buffet comportait des plats Mexicains, cela était bon, il faisait très chaud dans le restaurant. Donc le buffet ouvre à partir de 18.30. J’ai fais plusieurs fois les 4 restaurants à la carte, j’ai aimé les 4 restaurants à la carte, il y a 2 services, le premier est à 18.30 et le second est à 20.30, j’ai toujours pris le premier service, je réservais de 2 à 10 personnes, le premier restaurant est le Maya Gril ( près de la mer) le plat à ne pas manquer est le baby beef, vraiment très bon et tendre, le T-Bone ( il est dur) et le poulet manque de cuisson . Le deuxième restaurant est le Bambu (près de la mer aussi), le plat à ne pas manquer est le nasi Goreng qui est un plat de riz et de crevettes, les gens sont unanimes, le plat est excellent, il a aussi Camarones Satay qui est des brochettes de crevettes. Le troisième restaurant est le restaurant Italien Pastafari (qui est près de la mer), les plats à ne pas manquer est le beef médaillons et la Langostinos . Le dernier restaurant est le Fusion Méditerranée, il est situé en arrière de l’entrée principale, Les plats à me pas manquer est le saumons et le médaillon de bœuf, la soupe à ce restaurant est une bisque de homard avec des croûtons (essayé cela). La soupe et la salade n’est pas servie dans les restaurants, il faut faire nous même le service, je n’ai pas manger aucun désert, nous avons toujours eu du vin à volonté sans problème, les restaurant n’ont pas l’air climatisé, les bermudas pour les hommes aucun problème, J’ai mis quelques photos des menus.
Excursions : Beaucoup de belles excursions. J’ai fais 3 excursions, la raison est simple, cela prend presque la journée pour en faire une, les distances sont importantes, j’ai eu 3 guides diffèrent, ils sont tout trilingues parfaitement. La première est : la route Antigua Guatemala : départ à 6.00 retour à 7.00, nous allons au Guatemala, la monnaie de ce pays est le Quetzales pour un 1.00 $ US, 7, 5 Quetzales il faut traverser 2 frontières pour rentrer dans ce pays, Pour le Salvador, les douanier rentre dans l’autobus, pour le Guatemala, il faut sortir de l’autobus., nous montons pour visiter une petite ville Antigua qui a été déclaré Monument Colonial D’Amérique Par l’Unesco, . Les rues de cette ville sont en pierres. La route permet de voir de beaux volcans, même nous voyons de la fumée d’un volcan. Nous arrivons a Antigua, il faut prendre un guide, nous visitons des ruines, le dîner dans un beau restaurant (nous choisissons le menu dans l’autobus, poulet, steak ou poisson) et après le dîner, nous visitons l’usine de Jade. Nous avons juste 1 heure de magasinage, donc très vite. L’excursion est intéressant, mais je trouve que l’on visite trop de ruines, la ville est belle, nous sommes dans les hauteurs et cela est plaisant. Il faut apporté notre passeport (quelqu’un avait oublié de la prendre avant de partir, le guide vérifie avant de partir le document, nous avons perdu 20 minutes déjà en partant). Nous sommes suivit par un jeep (2 policiers au Guatemala) question de sécurité. Il avait un accident sur la route, l’autobus ne pouvait passer, les policiers sont sortis pour faire dégager la route et cela n’a pas était long. Le coût est de 95.00
La seconde excursion : Le Volcan San Salvador et Lac Coatepeque, départ a 8.00 retour a 5.00, nous visitons une petit village de pêcheur, nous allons au dessus du volcan San Salvador, très intéressant à voir, dîner dans un beau restaurant et nous visitons Le Lac qui est très beau. Cette excursion est à faire sans faute, le prix est de 58.00 US. Nous avons vraiment aimé.
La dernière est la route des fleurs, nous visitons 4 petits villages pour acheter de l’artisanat local, le départ est à 8.00 et le retour est à 2.00, le coût est de $ 35.00, Il y a des choses intéressantes à acheter pour quelqu’un qui recherche de l’artisanat. Très belle journée. Pour l’artisanat, les boutiques de l’aéroport sont très intéressantes mais un peu plus chère.
Je me suis baigné beaucoup dans la mer, dans la piscine d’eau salée dans la piscine de mon bloque, j’ai fais du pédalos, du kayak aussi, bien sur les activités se font lors de la marée haute. le température la plus basse à été de 23 degrés, aucun goutte de pluie, juste quelques nuages, bien sur cela n’est pas l’endroit pour un voyage de plage, mais quelle bel endroit . Extrêmement propre, la végétation est extraordinaire, beaucoup et beaucoup de palalpas, de chaises, de parasols, pas besoin de réserver tôt, facile pour réserver les restaurants à la carte. L’hôtel a un autre projet d’agrandissement, , construire presque 400 chambres de plus, plus casino, un Barcelo devrait se construire aussi, comme l’hôtel est en période de rodage, il est temps d’en profiter avec qu’il devienne trop gros comme complexe.
A ne pas manquer :
A partir du midi, demander un café Con léché au bar principal, la madame le fait très bien.
Acheter du café Ataco gourmet lors de l’excursion : Café gourmet Santa Leticia au cout de 3.50.
Acheter du café tres Hermanos, lors de l’excursion route des fleurs, cela est un café artisanal fait par 3 sœurs.
Le lever du soleil et le coucher à l’hôtel.
Lors de l’excursion Cascades de Juayua, il y a un arbre avec des clémentines, je l’ai vu en photo.
En arrière du bloque 4, le coucher des oiseaux ou la lagune (aigrette).
La marée; très spectaculaire.
Petit conseil :
Apporter vous une tasse thermos, cela évite les verres de plastique et en même temps vous faite quelque chose pour la pollution
Pour le club de plage, apporter crayon, casquette, jouet, ballon etc pour donner aux enfants.
Faite attention aux vagues aux club de plage.
Il y a de belles boutiques de souvenir à l’aéroport.
Point négatifs :
La musique au bar le soir est plate, trop forte, la musique en général est plate. Pas grand-chose dans le dépanneur. L’animation manque un peu. Le buffet manque un peu de variété. Le petit car pour le transport n’est pas tellement voyant. Au buffet, le personnel se promène avec un petit chariot, cela est énervant, manque un peu de variété au buffet, exemple les fruits.
Note en général
Propreté : 10 / 10
Piscine 10/ 10
Palapas, chaise : 10 / 10
Resto à la carte : 9 / 10
Animation : 7/10
Excursion : 9.5 / 10
Check in, check Out : 9.5 / 10
Climat : 10 / 10
Mer, plage : 7/10
Personnel : 10 /10
Destination 10 /10
Sécurité 10 /10
Pascal
Nicaragua: vaccins, sécurité, budget journalier, climat et téléphone
Bonjour,
tout d'abord je vous demande d'être indulgent avec moi mais je reconnais que je n'ai parcouru cette partie du forum. Mais j'ai une raison valable...😉 Jusque maintenant je lisais la partie "Amérique du Sud" en vue d'un voyage au Pérou et Bolivie (qui ne tombe pas à l'eau d'ailleurs!). Mais hier mon téléphone sonne... c'est mon pote JC qui me propose un séjour de 3 semaines au Nicaragua fin mars ... mais je dois vite me décider car on prends les billets bientôt...
Mais j'ai des craintes, des questions, ... pour lesquelles j'ai besoin de réponses rapidement car visiblement les billets seront réservés lundi dans 1 semaine...😕
Bon... Le parcours: je les suis... ils ont déjà fait du Mexique à Buenos aires en solitaire en 15 mois... je leur fait confiance...😛
Par contre....:
* les vaccins? que faut-il absolument? Mis a part Tétanos et dyphtérie (je fais le rappel de ces jours-ci) je n'ai rien...
* Mis à part la capitale un peu craignos dans certains coins...( nous ne faisons qu'y atterir... et puis bye), les campagnes sont dangereuses? vous savez tout ce qu'on lit?
* y a vraiment des coins a pas faire?
* 10 € / jour sur place c'est suffisant?
* la nuit il fait froid?
* un GSM pour envoyer un sms de tps à autres à madame qui reste en Belgique c'est possible? (me fou du prix!) ou sert vraiment à rien car pas de réseau???
* Je ne vous cache pas que j'ai toujours voulu faire partie de ce genre de voyage sac à dos... mais que là que ça part tout d'un coup j'ai un peu de craintes, peur d'aller vers l'inconnu... 😊 surtout que si je fais MON voyage, je l'organise à ma manière... là je dois faire confiance... mais bon, d'un autre côté nous serons 6 (2 déjà sur place!) et celui qui m'invite est mon meilleur pote que je connais depuis 20 ans et qui en est toujours revenu...😛
tout d'abord je vous demande d'être indulgent avec moi mais je reconnais que je n'ai parcouru cette partie du forum. Mais j'ai une raison valable...😉 Jusque maintenant je lisais la partie "Amérique du Sud" en vue d'un voyage au Pérou et Bolivie (qui ne tombe pas à l'eau d'ailleurs!). Mais hier mon téléphone sonne... c'est mon pote JC qui me propose un séjour de 3 semaines au Nicaragua fin mars ... mais je dois vite me décider car on prends les billets bientôt...
Mais j'ai des craintes, des questions, ... pour lesquelles j'ai besoin de réponses rapidement car visiblement les billets seront réservés lundi dans 1 semaine...😕
Bon... Le parcours: je les suis... ils ont déjà fait du Mexique à Buenos aires en solitaire en 15 mois... je leur fait confiance...😛
Par contre....:
* les vaccins? que faut-il absolument? Mis a part Tétanos et dyphtérie (je fais le rappel de ces jours-ci) je n'ai rien...
* Mis à part la capitale un peu craignos dans certains coins...( nous ne faisons qu'y atterir... et puis bye), les campagnes sont dangereuses? vous savez tout ce qu'on lit?
* y a vraiment des coins a pas faire?
* 10 € / jour sur place c'est suffisant?
* la nuit il fait froid?
* un GSM pour envoyer un sms de tps à autres à madame qui reste en Belgique c'est possible? (me fou du prix!) ou sert vraiment à rien car pas de réseau???
* Je ne vous cache pas que j'ai toujours voulu faire partie de ce genre de voyage sac à dos... mais que là que ça part tout d'un coup j'ai un peu de craintes, peur d'aller vers l'inconnu... 😊 surtout que si je fais MON voyage, je l'organise à ma manière... là je dois faire confiance... mais bon, d'un autre côté nous serons 6 (2 déjà sur place!) et celui qui m'invite est mon meilleur pote que je connais depuis 20 ans et qui en est toujours revenu...😛
Croisière Divina du 24 octobre au 21 novembre (Yacht Club)
Jour1
brignoles nice en voiture.
dépos de la voiture à quickpark (je recommande ++++++) . On nous emmène directement à l’aéroport.
Et là on prend le bus pour gênes ..aucune priorité pour les yc..on attend notre tour.
par contre dès l'arrivée , nous sommes pris en charge par les majordomes avec un autre couple.
Tout va très vite. On nous demande la photocopie de nos esta..ouf j'avais fait .
Dans les 15 minutes suivantes nous sommes à bord.
Là petite déception le majordome nous largue à la conciergerie...et nous irons seul à notre chambre..
A la conciergerie le maitre d’hôtel nous demande à quelle heure nous voulons manger..je lui dit qu'il n'y a pas d'heure à ma connaissance en yc..
Mais il insiste.. et nous pousse à manger plutôt vers 21h..Je lui dit 20h30 et cela ne l'arrange pas..
Bon au final nous prendrons le rythme de 20h45..
Nous irons ensuite visiter le top sail et le top piscine au 18. Magnifique.. Nous serons toujours aussi éblouis chaque fois que nous entrerons au top sail. Où nous mangerons au petit buffet de la piscine. simple et bon il y aura tous les jours des crudités, une entrée, un plat de viande, de poisson, légumes et pâtes. Nous y mangerons souvent.
Puis c'est le déballage des valises.. le dressing est plus petit que chez costa..je tasse un peu.. heureusement que j'y suis allée à l’économie ce coup ci. puis l'exercice d’évacuation..bof bof..
Puis c'est l'heure de nous préparer pour notre 1er rdv avec les vf ..1er car il y en aura beaucoup beaucoup d'autres. Michel et Christine Marianna et Alice. Un couple rencontré sur la visite de l'allure of the sea passant par là , je les embarque .. c'est Guy et Gigi..Il feront parti de la Bande. Le rdv est au bar de la réception , et oui ils ne sont pas en yc.. Le hasard fait que Michel Christine Guy et gigi seront à la même table. Nous faisons donc amplement connaissance..
Puis Alain et moi allons à notre restaurant la muse pour notre premier diner. Nous faisons donc connaissance avec ce lieu où nous mangerons les 28 prochains soirs et qui nous plaira par son calme..comparer au grand restaurant...
puis Dodo....
Nous irons ensuite visiter le top sail et le top piscine au 18. Magnifique.. Nous serons toujours aussi éblouis chaque fois que nous entrerons au top sail. Où nous mangerons au petit buffet de la piscine. simple et bon il y aura tous les jours des crudités, une entrée, un plat de viande, de poisson, légumes et pâtes. Nous y mangerons souvent.
Puis c'est le déballage des valises.. le dressing est plus petit que chez costa..je tasse un peu.. heureusement que j'y suis allée à l’économie ce coup ci. puis l'exercice d’évacuation..bof bof..
Puis c'est l'heure de nous préparer pour notre 1er rdv avec les vf ..1er car il y en aura beaucoup beaucoup d'autres. Michel et Christine Marianna et Alice. Un couple rencontré sur la visite de l'allure of the sea passant par là , je les embarque .. c'est Guy et Gigi..Il feront parti de la Bande. Le rdv est au bar de la réception , et oui ils ne sont pas en yc.. Le hasard fait que Michel Christine Guy et gigi seront à la même table. Nous faisons donc amplement connaissance..
Puis Alain et moi allons à notre restaurant la muse pour notre premier diner. Nous faisons donc connaissance avec ce lieu où nous mangerons les 28 prochains soirs et qui nous plaira par son calme..comparer au grand restaurant...
puis Dodo....
Hôtel Royal Decameron Golf, Beach Resort & Villas Panama
Bonjour,
J'ai l'intention d'aller 2 semaines à partir du 21 février 2011 au Royal Decameron au Panama. J'aurais quelques questions à poser.Comment est la météo à ces dates?Nous désirons réserver une chambre sur la plage au 3ème étage. Selon vous quel est le meilleur bloc? Connaissez-vous les blocs 12 et 31?Nous prévoyons faire 3 excursions en 2 semaines, pouvez-vous nous suggèrer les meilleurs?Quels sonts les meilleurs restaurants à la carte?Merci beaucoup
Cécile😏
J'ai l'intention d'aller 2 semaines à partir du 21 février 2011 au Royal Decameron au Panama. J'aurais quelques questions à poser.Comment est la météo à ces dates?Nous désirons réserver une chambre sur la plage au 3ème étage. Selon vous quel est le meilleur bloc? Connaissez-vous les blocs 12 et 31?Nous prévoyons faire 3 excursions en 2 semaines, pouvez-vous nous suggèrer les meilleurs?Quels sonts les meilleurs restaurants à la carte?Merci beaucoup
Cécile😏
Récit (long) de croisière - Celebrity Infinity en Amérique du Sud et sur le canal de Panama
Compte-rendu de notre croisière sur le Celebrity Infinity - Amérique du Sud et Canal de Panama - 15 mars au 1 avril 2013
Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.
15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures… un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!
J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.
Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!
Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!
Pour les photos de Santiago : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866
17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili
Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…
Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!
Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!
Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!
Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.
Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :
18 mars – La Serena, Chili
Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!
Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.
Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!
Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.
Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!
La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?
Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).
Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626
Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant
19 mars – En mer
20 mars – Arica, Chili
Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.
Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.
Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.
Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!
Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!
Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!
Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!
Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!
Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!
Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.
La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.
Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!
Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.
Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.
Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354
21 mars – En mer
22 mars – Lima, Pérou
Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.
Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.
Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!
Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la ran��on promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!
Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.
De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.
Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!
Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.
Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)
De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!
Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178
23-24 mars – En mer
25 mars – Manta, Équateur
Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.
Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.
Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.
Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.
Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!
Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.
Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!
L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!
De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!
Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554
26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!
Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!
Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802
27 mars – Transit du Canal de Panama
Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.
Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.
Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!
Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…
Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!
Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522
28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.
Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…
Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.
Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.
Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.
Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!
Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!
On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!
Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).
29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!
Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu’il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.
Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d’épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!
Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.
Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!
Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.
Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954
30-31 mars – En mer
1 avril – Retour
Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière
L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.
Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.
La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.
La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n’avons plus eu de problème.
Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.
Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!
La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.
L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué – c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.
Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!
Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.
Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!
Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.
Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!
Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.
Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.
Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.
Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.
La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.
Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préféré!
Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!
En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.
Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.
15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures… un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!
J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.
Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!
Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!
Pour les photos de Santiago : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866
17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili
Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…
Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!
Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!
Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!
Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.
Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :
18 mars – La Serena, Chili
Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!
Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.
Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!
Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.
Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!
La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?
Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).
Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626
Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant
19 mars – En mer
20 mars – Arica, Chili
Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.
Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.
Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.
Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!
Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!
Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!
Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!
Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!
Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!
Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.
La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.
Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!
Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.
Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.
Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354
21 mars – En mer
22 mars – Lima, Pérou
Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.
Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.
Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!
Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la ran��on promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!
Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.
De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.
Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!
Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.
Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)
De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!
Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178
23-24 mars – En mer
25 mars – Manta, Équateur
Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.
Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.
Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.
Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.
Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!
Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.
Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!
L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!
De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!
Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554
26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!
Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!
Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802
27 mars – Transit du Canal de Panama
Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.
Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.
Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!
Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…
Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!
Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522
28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.
Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…
Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.
Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.
Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.
Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!
Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!
On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!
Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).
29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!
Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu’il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.
Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d’épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!
Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.
Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!
Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.
Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954
30-31 mars – En mer
1 avril – Retour
Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière
L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.
Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.
La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.
La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n’avons plus eu de problème.
Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.
Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!
La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.
L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué – c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.
Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!
Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.
Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!
Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.
Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!
Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.
Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.
Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.
Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.
La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.
Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préféré!
Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!
En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.
Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
Où acheter une carte d'appel au Panama?
Où puis-je me procurer une carte d'Appel au Panama pour téléphoner au Québec ???
San Blas: meilleur guide et agence?
Bonjour,
Je commence à organiser mon voyage au Panama pour février 2015. J'ai pour l'instant deux questions : - quel est le meilleur guide? Le Lonely n'est qu'en anglais et un cher, et je ne suis pas certain de la qualité du Petit Futé. - quelle est la meilleure agence pour se rendre aux San Blas sans se ruiner?
Merci d'avance pour vos réponses.
Je commence à organiser mon voyage au Panama pour février 2015. J'ai pour l'instant deux questions : - quel est le meilleur guide? Le Lonely n'est qu'en anglais et un cher, et je ne suis pas certain de la qualité du Petit Futé. - quelle est la meilleure agence pour se rendre aux San Blas sans se ruiner?
Merci d'avance pour vos réponses.
Croisière aux San Blas
Nous sommes une famille vivant sur notre catamaran et proposons de partager notre bateau pour un séjour aux San Blas. Nous mettons 2 cabines doubles avec sanitaires à disposition, les enfants sont les bienvenus aussi.
Le confort du bord inclue le matériel de snorkeling (palme, masque tuba), chasse sous-marine, pêche et un kayak de mer. Séjour toutes durées.
blog : planetocean-adventure.com/fr
Hôtel Royal Decameron: activités et météo au Panama en mai?
Bonjour à tous
je prévois un voyage du 3 mai au 10 mai au Panama à l'hôtel Royal Decameron.
J'aimerais savoir comment est la météo à cette période? Je sais que la saison des pluies est supposée commencée en mai, mais je me dis que si je part au début nous serions probablement plus chanceux! Qu'en pensez-vous?
Et pour ce qui est de l'hôtel est-ce qu'il y a quelqu'un qui est allé et qui peut me renseigner un peu plus sur les lieux et les activités qu'il faut absolument faire? Et qu'en est-il de la plage car j'ai lu des mauvais commentaires!
Merci beaucoup pour votre aide!!!
Jessika
je prévois un voyage du 3 mai au 10 mai au Panama à l'hôtel Royal Decameron.
J'aimerais savoir comment est la météo à cette période? Je sais que la saison des pluies est supposée commencée en mai, mais je me dis que si je part au début nous serions probablement plus chanceux! Qu'en pensez-vous?
Et pour ce qui est de l'hôtel est-ce qu'il y a quelqu'un qui est allé et qui peut me renseigner un peu plus sur les lieux et les activités qu'il faut absolument faire? Et qu'en est-il de la plage car j'ai lu des mauvais commentaires!
Merci beaucoup pour votre aide!!!
Jessika
Passage de frontière Panama-Colombie, mode d'emploi
salut a tous, je viens de traverser la frontiere entre le Panama et la colombie, et comme j avais galeré pour trouver et croiser les infos, voici toutes les solutions que j ai pu rencontrer en 20 jours de recherches au Panama. Il doit en exister d autres, mais cette liste me parait assez complete.
donc, du plus simple au plus compliqué, ce qui veut a peu pres dire du plus cher au plus "barrato".
- En avion, Panama City-Bogota ou Medellin, ou Carthagena, a peu pres 300 dollars, ce qui reviens moins cher si on le prend direct en arrivant a Panama. Beaucoup de gens attendent une ou deux semaines esperant un bateau, puis prennent le vol, ce qui double le budget...
- En croisiere, prix entre 400 et 500 dollars jusqu a Carthagena ou Puerto Obaldia. Tout les hostels de Panama du quartier Casco viejo en proposent, font la reservations. En general, les bateaux partent de Portobelo ou de Carti, dans les iles San Blas. Vous pouvez donc aller directement la bas. Personnellement, carti, me parait moins bien, il y en a moins. A Portobelo, les informations se trouvent au Captain Jack, mais il est possible de dormir ailleurs pour moins cher, voir de camper en sauvage. La croisiere comprend en general la bouffe, 5 jours de voyage dont 3 sur les iles San Blas. En cas de grosse mer, ca peut ne pas etre tres agreable.
- Avion Panama albrook- Puerto Obaldia, 90dollars environ, puis lancha rapida 1h jusqu a Capurganna ( 15 dollars), puis autre lancha jusqu a Turbo (32dollars). de la, bus pour Medellin et Carthagena ( avec corespondance), environ 30 dollars. Probleme... une compagnie aerienne a fermé la ligne, donc les avions sont souvent complets. reserver le plus longtemps a l avance. Pour exemple. le 10 mars, la prochaine place etait le 5 avril...
- Tout en lancha rapida, il y en a qui partent de Miramar et de Carti. Pour Miramar, aller a Colon depuis Panama (4dollars), puis jusqu aPortobelo (3dollars). Le lendemain, bus jusqu a Miramar (3dollars) le plus tot possible. Lancha irreguliere, mais partent souvent. Pour Carti, collectivo depuis la place cinco de Mayo a Panama, 25 dollars, depart a 6h, ou par un hostel, 30dollars. Les lanchas coutent environ 120 dollars jusqu a Puerto Obaldia, mais possibilite de descendre si vous etes nombreux, jusqu a 80 dollars. Velo possible, moto aussi mais vraiment deconseiller, et ils font payer pour un passager au moins. compter entre 10 et 12 heures. Vraiment pour les courageux qui aiment l eau. Il faut imaginer 12h a se faire balancer des seaux d eau sur la gueule. bien ranger tout ses papiers dans des poches etanche. Votre sac en sortira trempe de toute facon, et vous comme si vous sautez habillé dans une piscine. De Puerto Obaldia, meme chose que plus haut.
- en cargo... tres long, depend beaucoup de la chance. Le mieux est d aller a Portobelo et attendre sur le port ( un ponton en bois), parler avec tout le monde, les locaux savent en general, et peuvent presenter les capitaines. Ca negocie dur, en espagnol presque uniquement. Le prix annoce en general est d environ 200 dollars jusqua Porto Obaldia, bouffe comprise, mais descend rapidement jusqu a 100dollars. On en avait trouvé un pour 50 dollars sans la bouffe. Un pote argentin en a pris un gratuit jusqu au venezuela avec une moto.. bref, aleatoire. Il faut des fois travailler, des fois non. Surtout, les bateaux sont tres irreguliés, on peut attendre 2 semaines, des fois seulement deux jours. En general les equipages sont tres sympas, la bouffe est bonne, meme si par gros temps ca peut etre difficile de manger. La traversee des iles San Blas est vraiment fabuleuse, le bateau s arrete toutes les nuits sur des iles ou dans des ports. Immersion totale. Si il n y a pas de cargo a Portobelo, vous pouvez tenter Portolindo, Miramar, ou en derniere solution Carti. Evitez Porvenir, cest un cul de sac.
- Comment on a fait nous... Arrivé a Panama, j ai bouge a Portobelo. apres trois jours d attente, on etait un groupe de 9 personnes, dormant sous un toit d une maison abandonnee ( Capitain Jack... tres cher, 11dollars, et pas tres sympathique, clientele exclusivement anglo saxonne). On a rencontre un cargo qui partait dans une semaine. On est donc retourné a Panama pour travailler un peu ( vendeur d eau, de bouffe, artisannat ou cirque au feux rouges, tout fonctionne a Panama). Apres une semaine, le capitaine nous renvoit une semaine plus tard, puis deux. On retourne donc a 8 a Portobelo pour trouver une autre solution. On negocie une lancha a 80 dollars pour le lendemain. finalement un cargo pars le matin pour Puerto Obaldia et nous prend 100 dollars pour 5jours bouffe comprise, plus 2 motos a 100 chacune. Apres deux jours, il en reste toujours 5 car on va plus lentement que prevu...et le bateau tombe en panne. On se fait remorquer jusqu au prochain port ou par chance une lancha part le lendemain. Le premier cargo nous fait payer seulement 30 dollars, et la lancha nous prend 75, mais jusqu a Capurgana. 6h horrible, avec une petite pause pour manger. Conseil...allez au toilette avant, , detendez vous et dite vous qu au bout il y a la Colombie, et ca passe. A Puerto Obaldia, la douane ferme a 5h, suivant l envie du douanier, qui n est pas tres cooperant. donc si vous arrivez apres, il faut dormir sur place. ferme le dimache. Ouvre a 8h le matin, mais il faut une fotocopie du passeport, a faire au cafe internet qui ouvre plus ou moins a 8h, si il y a le courant. La lancha nous emmene a Capurgana, ou il faut repasser une nuit, la lancha pour Turbo ne pars que le matin a 7h30, et fait payer un plus pour chaque sac de plus de 10 kilos. Camping pour 1dollars50 avec "cuisine" au feu de bois. A Turbo, bus pour Medellin, negocier avec le chauffeur, on est descendus a 35 dollars pour 3, mais on avait vraiment plus de sous, et on a du se cacher dans le bus, un peu galere. Prix normal, 30 dollars par personne a peu pres.
IMPORTANT... Pas de banque ou d ATM de Puertobelo a Turbo... et celui de Portobelo bug souvent. Donc retirer a Colon, ou mieux a Panama pour tout le voyage. On a du payer la derniere lancha une fois arrivés a Turbo, mais ils n aiment pas trop ca. Toutes ces infos sont verifiees et marchent ou marchaient en mars 2012. Il vaut mieux parler espagnol tres bien, ou etre avec des hispanophones. Sinon c est possible, mais il faut a peu pres multiplier les prix par 2. suerte, c est dur physiquement, mais ca vaut le coup, une bonne aventure. Hesitez pas a mettre a jour...
- En avion, Panama City-Bogota ou Medellin, ou Carthagena, a peu pres 300 dollars, ce qui reviens moins cher si on le prend direct en arrivant a Panama. Beaucoup de gens attendent une ou deux semaines esperant un bateau, puis prennent le vol, ce qui double le budget...
- En croisiere, prix entre 400 et 500 dollars jusqu a Carthagena ou Puerto Obaldia. Tout les hostels de Panama du quartier Casco viejo en proposent, font la reservations. En general, les bateaux partent de Portobelo ou de Carti, dans les iles San Blas. Vous pouvez donc aller directement la bas. Personnellement, carti, me parait moins bien, il y en a moins. A Portobelo, les informations se trouvent au Captain Jack, mais il est possible de dormir ailleurs pour moins cher, voir de camper en sauvage. La croisiere comprend en general la bouffe, 5 jours de voyage dont 3 sur les iles San Blas. En cas de grosse mer, ca peut ne pas etre tres agreable.
- Avion Panama albrook- Puerto Obaldia, 90dollars environ, puis lancha rapida 1h jusqu a Capurganna ( 15 dollars), puis autre lancha jusqu a Turbo (32dollars). de la, bus pour Medellin et Carthagena ( avec corespondance), environ 30 dollars. Probleme... une compagnie aerienne a fermé la ligne, donc les avions sont souvent complets. reserver le plus longtemps a l avance. Pour exemple. le 10 mars, la prochaine place etait le 5 avril...
- Tout en lancha rapida, il y en a qui partent de Miramar et de Carti. Pour Miramar, aller a Colon depuis Panama (4dollars), puis jusqu aPortobelo (3dollars). Le lendemain, bus jusqu a Miramar (3dollars) le plus tot possible. Lancha irreguliere, mais partent souvent. Pour Carti, collectivo depuis la place cinco de Mayo a Panama, 25 dollars, depart a 6h, ou par un hostel, 30dollars. Les lanchas coutent environ 120 dollars jusqu a Puerto Obaldia, mais possibilite de descendre si vous etes nombreux, jusqu a 80 dollars. Velo possible, moto aussi mais vraiment deconseiller, et ils font payer pour un passager au moins. compter entre 10 et 12 heures. Vraiment pour les courageux qui aiment l eau. Il faut imaginer 12h a se faire balancer des seaux d eau sur la gueule. bien ranger tout ses papiers dans des poches etanche. Votre sac en sortira trempe de toute facon, et vous comme si vous sautez habillé dans une piscine. De Puerto Obaldia, meme chose que plus haut.
- en cargo... tres long, depend beaucoup de la chance. Le mieux est d aller a Portobelo et attendre sur le port ( un ponton en bois), parler avec tout le monde, les locaux savent en general, et peuvent presenter les capitaines. Ca negocie dur, en espagnol presque uniquement. Le prix annoce en general est d environ 200 dollars jusqua Porto Obaldia, bouffe comprise, mais descend rapidement jusqu a 100dollars. On en avait trouvé un pour 50 dollars sans la bouffe. Un pote argentin en a pris un gratuit jusqu au venezuela avec une moto.. bref, aleatoire. Il faut des fois travailler, des fois non. Surtout, les bateaux sont tres irreguliés, on peut attendre 2 semaines, des fois seulement deux jours. En general les equipages sont tres sympas, la bouffe est bonne, meme si par gros temps ca peut etre difficile de manger. La traversee des iles San Blas est vraiment fabuleuse, le bateau s arrete toutes les nuits sur des iles ou dans des ports. Immersion totale. Si il n y a pas de cargo a Portobelo, vous pouvez tenter Portolindo, Miramar, ou en derniere solution Carti. Evitez Porvenir, cest un cul de sac.
- Comment on a fait nous... Arrivé a Panama, j ai bouge a Portobelo. apres trois jours d attente, on etait un groupe de 9 personnes, dormant sous un toit d une maison abandonnee ( Capitain Jack... tres cher, 11dollars, et pas tres sympathique, clientele exclusivement anglo saxonne). On a rencontre un cargo qui partait dans une semaine. On est donc retourné a Panama pour travailler un peu ( vendeur d eau, de bouffe, artisannat ou cirque au feux rouges, tout fonctionne a Panama). Apres une semaine, le capitaine nous renvoit une semaine plus tard, puis deux. On retourne donc a 8 a Portobelo pour trouver une autre solution. On negocie une lancha a 80 dollars pour le lendemain. finalement un cargo pars le matin pour Puerto Obaldia et nous prend 100 dollars pour 5jours bouffe comprise, plus 2 motos a 100 chacune. Apres deux jours, il en reste toujours 5 car on va plus lentement que prevu...et le bateau tombe en panne. On se fait remorquer jusqu au prochain port ou par chance une lancha part le lendemain. Le premier cargo nous fait payer seulement 30 dollars, et la lancha nous prend 75, mais jusqu a Capurgana. 6h horrible, avec une petite pause pour manger. Conseil...allez au toilette avant, , detendez vous et dite vous qu au bout il y a la Colombie, et ca passe. A Puerto Obaldia, la douane ferme a 5h, suivant l envie du douanier, qui n est pas tres cooperant. donc si vous arrivez apres, il faut dormir sur place. ferme le dimache. Ouvre a 8h le matin, mais il faut une fotocopie du passeport, a faire au cafe internet qui ouvre plus ou moins a 8h, si il y a le courant. La lancha nous emmene a Capurgana, ou il faut repasser une nuit, la lancha pour Turbo ne pars que le matin a 7h30, et fait payer un plus pour chaque sac de plus de 10 kilos. Camping pour 1dollars50 avec "cuisine" au feu de bois. A Turbo, bus pour Medellin, negocier avec le chauffeur, on est descendus a 35 dollars pour 3, mais on avait vraiment plus de sous, et on a du se cacher dans le bus, un peu galere. Prix normal, 30 dollars par personne a peu pres.
IMPORTANT... Pas de banque ou d ATM de Puertobelo a Turbo... et celui de Portobelo bug souvent. Donc retirer a Colon, ou mieux a Panama pour tout le voyage. On a du payer la derniere lancha une fois arrivés a Turbo, mais ils n aiment pas trop ca. Toutes ces infos sont verifiees et marchent ou marchaient en mars 2012. Il vaut mieux parler espagnol tres bien, ou etre avec des hispanophones. Sinon c est possible, mais il faut a peu pres multiplier les prix par 2. suerte, c est dur physiquement, mais ca vaut le coup, une bonne aventure. Hesitez pas a mettre a jour...
Retour de croisière Canal de Panama Complet Est-Ouest MS Celebrity Millenium (18 avril au 3 mai 2011)
De retour dans la nuit du 5 au 6 mai (GMT - 4 ici aux Antilles françaises), de notre croisière Canal de Panama Complet Est-Ouest.
Jusqu'à présent, et nous avons passé Suez en 2007, ce Panama est notre plus belle traversée, dont la planification 😇 a duré quasiment un an :
http://voyageforum.com/...post=3542659#3542659
En résumé : - voyage de rêve, organisation Celebrity Cruises et American Airlines impeccable, hôtel de charme parfait à l'arrivée pour nos presque deux jours à San Diego. - de plus, météo certes tropicale sur une grosse partie du parcours, mais en quinze jours pas une seule goutte de pluie et mer quasiment d'huile. 🙂
Pour ce premier soir de compte-rendu, en voici les étapes : 18 avril au 03 mai 2011 15 Night Westbound Panama Canal Cruise MS Celebrity Millenium Penthouse Deck 6 Sky Suite S1 18/04 Aller aérien Fort-de-France (Martinique) 08h20 (GMT - 4) San Juan (Puerto Rico) 10h05 (même fuseau GMT - 4) Formalités d'immigration étasuniennes durée une seule petite heure 🙁 Embarquement 14h00 Appareillage 17h00 😄 19/04 Journée en mer 20/04 Journée en mer 21/04 Cartagena (Colombie) Escale de 07h00 à 15h00 22/04 Colon (Panama) Escale de 09h00 à 17h00 23/04 Panama Canal (Traversée) 24/04 Journée en mer 25/04 Puntarenas (Costa Rica) Escale de 07h00 à 18h00 26/04 Journée en mer 27/04 Puerto Quetzal (Guatemala) Escale de 07h00 à 18h00 28/04 Journée en mer 29/04 Acapulco (Mexique) Escale de 07h00 à 17h00 30/04 Journée en mer 01/05 Cabo San Lucas (Mexique) Escale de 07h00 à 15h00 02/05 Journée en mer 03/05 San Diego (Californie) Accostage à 07h00 Formalités d'immigration étasuniennes durée trois grosses heures 🙁 Débarquement vers 11h00 Hôtel 15 minutes plus tard 05/05 Retour aérien San Diego (Californie) 06h15 (GMT - 8) Dallas Fort Worth (Texas) San Juan (Puerto Rico) Fort-de-France (Martinique) 22h00 (GMT - 4) Soit 15 heures effectives de transit retour, dont neuf heures de vol 🙁
Et sept premières diapos en PJ, Marina de San Juan et deux jours de mer en direction de Cartagena, pour bien nous remettre de nos fatigues, bagages et transit aérien. 😄 (passer la loupe pour les légendes)
En résumé : - voyage de rêve, organisation Celebrity Cruises et American Airlines impeccable, hôtel de charme parfait à l'arrivée pour nos presque deux jours à San Diego. - de plus, météo certes tropicale sur une grosse partie du parcours, mais en quinze jours pas une seule goutte de pluie et mer quasiment d'huile. 🙂
Pour ce premier soir de compte-rendu, en voici les étapes : 18 avril au 03 mai 2011 15 Night Westbound Panama Canal Cruise MS Celebrity Millenium Penthouse Deck 6 Sky Suite S1 18/04 Aller aérien Fort-de-France (Martinique) 08h20 (GMT - 4) San Juan (Puerto Rico) 10h05 (même fuseau GMT - 4) Formalités d'immigration étasuniennes durée une seule petite heure 🙁 Embarquement 14h00 Appareillage 17h00 😄 19/04 Journée en mer 20/04 Journée en mer 21/04 Cartagena (Colombie) Escale de 07h00 à 15h00 22/04 Colon (Panama) Escale de 09h00 à 17h00 23/04 Panama Canal (Traversée) 24/04 Journée en mer 25/04 Puntarenas (Costa Rica) Escale de 07h00 à 18h00 26/04 Journée en mer 27/04 Puerto Quetzal (Guatemala) Escale de 07h00 à 18h00 28/04 Journée en mer 29/04 Acapulco (Mexique) Escale de 07h00 à 17h00 30/04 Journée en mer 01/05 Cabo San Lucas (Mexique) Escale de 07h00 à 15h00 02/05 Journée en mer 03/05 San Diego (Californie) Accostage à 07h00 Formalités d'immigration étasuniennes durée trois grosses heures 🙁 Débarquement vers 11h00 Hôtel 15 minutes plus tard 05/05 Retour aérien San Diego (Californie) 06h15 (GMT - 8) Dallas Fort Worth (Texas) San Juan (Puerto Rico) Fort-de-France (Martinique) 22h00 (GMT - 4) Soit 15 heures effectives de transit retour, dont neuf heures de vol 🙁
Et sept premières diapos en PJ, Marina de San Juan et deux jours de mer en direction de Cartagena, pour bien nous remettre de nos fatigues, bagages et transit aérien. 😄 (passer la loupe pour les légendes)
Hôtels pour quelques jours à Panama City?
Bonjour,
Mon itinéraire est prêt. Il ne reste qu'à choisir un bon hôtel pour quelques jours à Panama City.
Budget moyen. Voici ce que j’ai trouvé : bonnes et mauvaises critiques : Andino, Milan, Roma Playa, Marbella et Euro. Très embêtants, car les mauvaises critiques sont très très mauvaises.
Bonnes critiques : La Estancia (lu que tout était déjà réservé pour février prochain, alors Noël…), Sevilla Suites, Balboa Inn et Coral Suites.
Si je prends 2 nuits au Playa Blanca, ai-je droit à une navette pour Panama City ou dois-je payer un taxi et à quel cout ou j’embarque avec une excursion en ne payant que pour le transport?
Josée
Josée










