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Compte rendu de notre croisière en Écosse et en Irlande sur le MSC Magnifica
Bonjour à tous,
Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le MSC MAGNIFICA en Ecosse et en Irlande, aussi appelée « croisière des iles britanniques »du 21 mai au 1er juin 2013.
L’itinéraire de 12 jours est le suivant: Hambourg / Helgoland / SouthQueensferry / Invergordon / Kirkwall / Belfast / Greenock / Dublin / Cork / En mer / Amsterdam / Hambourg.
Nous avions décidé de faire une croisière chez MSC cette année pour ne pas perdre notre carte de fidélité du MSC CLUB avec tous ses avantages puisqu’il est nécessaire de faire au moins une croisière tous les 3 ans. Notre dernière croisière MSC était sur le MSC SPLENDIDA en septembre 2010.
Nous avons choisi cette croisière pour l’originalité de son itinéraire. Il est assez difficile de trouver une croisière dans cette région, COSTA par exemple ne le propose pas. Je sais que CELEBRITY, CARNIVAL ainsi que TAAJ CROISIERE le propose mais c’est à peu près tout…
Nous étions également attirés par la longueur des escales et par le fait qu’il n’y avait qu’une seul journée en mer. Nous avons acheté cette croisière chez CROISILAND en juillet 2012. Nous voulions une cabine extérieure vue totalement dégagée. En réservant aussi tôt, je pensais avoir largement le choix de l’emplacement de la cabine. Je fus surpris d’apprendre que cette catégorie de cabine était presque complète ! Il ne restait que quelques cabines mal placées à proximité des escaliers et des ascenseurs et UNE cabine (la 5026) bien placée ! Le choix a été vite fait …
Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le MSC MAGNIFICA en Ecosse et en Irlande, aussi appelée « croisière des iles britanniques »du 21 mai au 1er juin 2013.
L’itinéraire de 12 jours est le suivant: Hambourg / Helgoland / SouthQueensferry / Invergordon / Kirkwall / Belfast / Greenock / Dublin / Cork / En mer / Amsterdam / Hambourg.
Nous avions décidé de faire une croisière chez MSC cette année pour ne pas perdre notre carte de fidélité du MSC CLUB avec tous ses avantages puisqu’il est nécessaire de faire au moins une croisière tous les 3 ans. Notre dernière croisière MSC était sur le MSC SPLENDIDA en septembre 2010.
Nous avons choisi cette croisière pour l’originalité de son itinéraire. Il est assez difficile de trouver une croisière dans cette région, COSTA par exemple ne le propose pas. Je sais que CELEBRITY, CARNIVAL ainsi que TAAJ CROISIERE le propose mais c’est à peu près tout…
Nous étions également attirés par la longueur des escales et par le fait qu’il n’y avait qu’une seul journée en mer. Nous avons acheté cette croisière chez CROISILAND en juillet 2012. Nous voulions une cabine extérieure vue totalement dégagée. En réservant aussi tôt, je pensais avoir largement le choix de l’emplacement de la cabine. Je fus surpris d’apprendre que cette catégorie de cabine était presque complète ! Il ne restait que quelques cabines mal placées à proximité des escaliers et des ascenseurs et UNE cabine (la 5026) bien placée ! Le choix a été vite fait …
Reportage M6 sur l'Ouest américain en RV et en famille le mercredi 3 juillet
Bonjour, nous avions été suivi l année dernière par M6 et le reportage passera mercredi 3 à 20h45! L ouest américain en famille et en cc. http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/03-07-2013-aventure_liberte_evasion_les_folies_d_un_ete_en_camping_car/.
Compte rendu de deux mois aux Philippines
Bonjour a tous
Nous voudrions à notre tour partager notre modeste expérience aux Philippines. Nous y avons passé 2 mois très agréables.
Préambule Nous voyageons sac à dos à roulettes (roulé la grande majorite du temps). Nous choisissons generalement des hôtels avec sdb et ventilateur. Une chambre aveugle ne nous derange pas car nous ne l'utilisons que pour dormir. Nous privilégions les transports locaux (Jeepney, van, bus). Nous aimons prendre nos repas sur les marchés, mais ne dédaignons pas un bon petit resto de temps a autre. Les prix que nous indiquons sont pour une personne, sauf pour l'hôtel ou nous donnons le prix de la chambre. Nous ne nous sommes jamais sentis en danger, même lorsque nous nous sommes perdus a Manille dans le quartier Ermita Malate le 2me soir. Comme dans toute grande ville, il faut être prudent, mais nous ne pensons pas que Manille soit plus dangereuse qu'une autre mégapole. À Manille, nous avons toutefois été impressionnés par le nombre de personnes qui dorment dans la rue
Note pour ceux qui voyagent long terme : les hôtels dans lesquels nous logeons sont deux fois plus cher, à qualité égale, qu'au Laos et ou au Cambodge, par exemple. La nourriture et les transports en revanche sont bon marche.
Manille Nous voyageons avec Etihad (via Abu Dhabi). Arrivée à Manille vers 23h. Nous prenons un taxi de l'aéroport (PHP 530) car nous n'avons pas trouvé les taxis à PHP 300 et à minuit, sur les rotules, pas envie de négocier. Arrivee a la pension Natividad réservée via Internet (PHP 1100). Nous y passons 3 nuits. Propre, bien située, avec des lockers pour ranger ses documents important pour ceux qui le souhaitent. Nous flanons dans la quartier et visitons Intramuros, l'ancien quartier espagnol.
Davao Vol Cebu Pacific pour Davao (env 50 EUR). Taxi et logement à l'hôtel Sampaguita (PHP 625 avec ac et eau chaude). Davao nous plait beaucoup. Les gens sont detendus. C'est une ville de non fumeurs. Dans People's Park, on confisque cigarettes et briquets aux fumeurs à l'entrée pour les leur restituer a la sortie ! Le parc est ouvert le soir. Ambiance jeune et familiale. Nous avons vu des jets d'eau illumines en musique. La ville est agréable et tres sure.
Nous visitons Crocodile Park accessible seulement en taxi (env. 120 PHP). Mais ce que nous préférons, c'est la ferme aux papillons situee juste a cote ou des passionnes nous ont montre des mygales et des bébés scorpions blancs qui venaient de naître et se faisaient transporter sur le dos de leur mère.
En jeepney (85 PHP ar) et moto (60 PHP ar), nous allons a Eagle Camp (entree 55 PHP) ou l'on tente de sauver l'aigle philippin. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Malagos Garden Park (entree 100 PHP) ou nous voyons de magnifiques orchidées.
Nous avions envie d'aller à la plage de Mati, mais la pluie contrarie nos plans. Nous allons sur l'île de Samal, plus proche, accessible en bus et ferry (25 PHP) depuis Magsaysay Park. Il faut descendre a l'arrivee du ferry et prendre un tricycle pour le Resort. Nous passons la journée au Paradise Resort (entrée 150 PHP + une boisson a 50 PHP min.) qui est parfaitement aménagé (abris couverts avec tables, chaises longues, barbecue pour les pique-niqueurs, possibilité de louer canoë, jet skis, etc). Pour le retour, c'est plus simple: on peut prendre le bateau du Resort (15 PHP) et on arrive dans le quartier de Lanang d'où il est facile de reprendre un jeepney pour le centre ville.
Comme il pleut toujours le lendemain, nous décidons d'aller au terminal de bus pour voir quand partent les bus pour Général Santos. En chemin, nous passons sur le pont qui enjambe la rivière et voyons que le quartier en dessous est inondé (env 50cm d'eau). Les habitants nous interpellent. Devant nos yeux effares, ils rient et plaisantent. "No problem". Leur optimisme nous paraît incroyable.
Nous terminons le chapitre sur Davao avec un merci tout particulier à Denis qui nous a guidés à travers le marche de Davao et donné d'excellents conseils. Il a testé pour nous l'efficacite du service des urgences de l'hôpital de Davao. Meme s'il faut montrer au garde qui est à la sortie la preuve que les soins ont bien été payés.
Général Santos Bus Davao - General Santos (250 PHP). Il pleut toujours. Général Santos nous parait assez pauvre. Au marche, une grande halle est consacrée aux vêtements de seconde main. Nous logeons au Lea's Pension House (350 PHP) et repartons le lendemain.
Lac Sebu Nous prenons un bus pour Koronadal (90 PHP), puis un van direct pour le lac Sebu (55 PHP). La pluie, qui avait cessé temporairement, a repris. Les hôtels au lac Sebu dépassent notre budget. Nous allons au Estares Lake Resort et y passons 2 nuits. Nous avons du changer de chambre la 2me nuit, car il n'y avait meme pas d'eau a la douche. Nous ne recommandons pas cet établissement. Le paysage est magnifique. Les habitants sont aimables; une femme en habit traditionnel TBoli vient nous saluer. Dans le lac, on élève le tilapia, poisson proposé à tous les repas y compris au petit déjeuner. Nous estimons que les élevages de tilapia occupent env. 30 % de la surface du lac. L'autre attraction du lac Sebu, c'est les 7 falls. Nous pensions naïvement que ces chutes étaient regroupées à un endroit, mais non. Il faut prendre une moto (100 PHP) jusqu'à la 1re chute (entree 20 PHP). Après la pluie, le chemin de terre est glissant. Notre motocycliste conduit tres bien. À partir de la 1ère chute, il faut prendre une zip line de quelques centaines de mètres de long qui survole les chutes numéros 2 à 5 (250 PHP en semaine, 300 le week-end). Comme nous ne voulons pas prendre la zip line, nous descendons (puis remontons) les env. 700 marches jusqu'à la chute no. 2...
Trajet lac Sebu - Cagayan de Oro Heureusement, aujourd'hui, il fait beau. Nous allons au terminal de bus en moto (10 PHP), puis retournons à Koronadal (appele aussi Marvel). Pour des raisons de sécurité, nous voulons éviter Cotabato et le lac Lanao. On nous conseille de prendre un bus pour Tacurong (75 PHP). A Tacurong, une compagnie de bus nommee Rural Tours effectue le parcours que nous souhaitons (via Matalam) pour 600 PHP. Nous attendons le second bus qui est avec aircon car il faut compter 10h pour aller de Tacurong à Cagayan de Oro. Nous arrivons à Cagayan vers 21 heures. Il fait nuit et nous prenons un taxi pour le Park View hotel (env 600 PHP) situe en plein centre.
Cagayan de Oro Nous allons à l'office du tourisme ou une dame charmante nous dit que l'activité touristique de la ville, c'est rafting en eaux vives. Pas notre tasse de thé. Le jardin botanique est difficilement accessible par les transports publics. Nous craignions nous ennuyer, mais une bonne surprise nous attend: tous les vendredis et samedis soir, Rizal Street est bouclée et un marche compose de centaines de petits stands se met en place. Nous avons l'impression que tout Cagayan se réunit pour s'amuser, écouter de la musique et faire quelques emplettes. C'est très vivant et bon enfant. Nous y passerons 2 soirées très sympathiques.
Camiguin Nous prenons un bus pour Butuan qui nous dépose à Balingoan (80 PHP), puis le ferry pour Benoni sur la petite île de Camiguin. Attention, le dernier ferry opere normalement vers 16-17h (s'il n'est pas en panne). Nous arrivons a Cagayan vers 10h. Le super shuttle ferry étant en réparation, nous ne pouvons partir que vers 11h30 (env. 150 PHP). De nombreux vans et Jeepneys (23 PHP) attendent l'arrivée du ferry pour emmener les passagers à Mambajao. À Mambajao, nous prenons un motorela (tricycle 10 PHP) qui nous depose au Seascape Resort (700 PHP). Notre bungalow est simple et cela nous convient. Il donne sur un joli petit jardin à quelques mètres de la plage de sable noir et galets (comme partout a Camiguin). Le personnel du Seascape est gentil et désireux de rendre service. Nous conseillons toutefois de regler la note chaque jour afin d'éviter les surprises
Le lendemain, nous louons une petite moto pour faire le tour de l'île qui n'est pas bien grande. Nous apprécions cette liberte que nous n'avions pas a Davao. Nous voyons le cimetiere immerge de Bonbon. Nous ne pouvons aller aux chutes de Tuwasan car la route est fermée pour cause de travaux. Ensuite, nous visitons les Cold Springs de Santo Nino, puis faisons un stop pour visiter la curieuse eglise de Sagay entierement decoree en bambou. En chemin, nous nous arretons a Benoni pour nous renseigner sur les bateaux qui partent pour Jagna sur l'ile de Bohol. La pluie reprend, nous forcant a un exercice de mise de pèlerines urgent. Nous nous arrêtons aux chutes de Katibawasan qui sont jolies. Camiguin nous plaît bien pour son ambiance conviviale et relax.
Le soir, nous nous rendons à un restaurant nomme Casa Roca qui nous a ete recommandé. Pour un prix tres légèrement supérieur à celui du Seascape, nous avons du poisson bien cuisine, accompagne de légumes aldente, le tout très bien servi. Nous recommandons chaudement. Le Casa Roca se trouve à 3-5 km du Seascape direction Yumbing. Attention, pour les personnes non motorisees, il est facile de se rendre au Casa Roca en motorela en journée et d'en revenir, mais le soir, on peut facilement y aller, mais pas forcément en revenir car peu de tricycles circulent dans ce sens lorsqu'il fait nuit (à partir de 18h) !
Le lendemain nous prenons une motorela pour Mambajao afin de nous renseigner sur le ferry lent qui partirait de Balbagong pour Bohol et ferait le trajet en 4 heures plutôt que les 2 prévues de Benoni. Malheureusement le bateau n'est pas ou plus en activité (nous n'avons pas bien compris les explications)!
Nous quittons Camiguin en empruntant le bateau de la compagnie Oceanjet de Benoni a Jagna sur l'île de Bohol (600 PHP). À Jagna, nous sautons dans un jeepney qui nous mène à Tagbilaran (environ 80 PHP). Un tricycle nous conduit au centre ville pour 30PHP. La route qui va du terminal de bus au centre ville est vraiment en mauvais etat. Nous nous installons à l'hôtel CasaReyfrancis (750 PHP pour une chambre avec ac).
Tagbilaran (ile de Bohol) Après nous être renseignés auprès de notre hotel, nous prenons un jeepney en direction de Corella. Celui ci nous dépose à une bifurcation ou nous prenons une moto (40 PHP pour une distance d'env 4 km) qui nous conduit a l'endroit ou se trouvent les tarsiers (entrée 50 PHP). Les tarsiers sont de petits primates nocturnes mignons comme tout avec de grands yeux. Ils se nourrissent d'insectes. Ils sont en danger, notamment en raison de la disparition de leur milieu naturel. Leur tête tourne presque à 360 degrés, c'est assez rigolo. Dans ce centre, ils ne vivent pas en cage. Ils pourraient s'en aller, mais ils ne le font pas parce ils y sont protégés et à l'abri de leur principal prédateur : le chat. Tous les matins, les gardiens les cherchent pour les montrer aux visiteurs du centre. Nous arrivons assez tôt au centre et avons la chance de les photographier de tout près.
Après les tarsiers, nous nous mettons au bord de la route dans l'espoir de prendre un jeepney pour Loboc pour aller ensuite aux Chocolates Hills. Nous attendons un bon moment. Il semble que tous les véhicules circulent en sens oppose. Ouf, voici un van qui va dans le bon sens et - comble de chance - il va jusqu'à Carmen. Le chauffeur nous arrête au croisement pour les Chocolates Hills et nous allons à pied jusqu'en haut de la colline (entrée 50 PHP). Compter 10-15 minutes de marche. Puis, nous grimpons les env 200 marches qui mènent au sommet. D'après ce que nous avons compris, en saison sèche, l'herbe brunit et lorsque le vent agite les herbes, cela peut faire penser à des collines de chocolat. Nous ne sommes pas en saison sèche et l'herbe est verte. Il reste que ces petites collines sont plutôt amusantes. Au retour, nous trouvons un bus qui nous mène directement à Tagbilaran (env. un passage toutes les demi heures).
Nous hésitons à nous rendre à Panglao Island. On ne nous a pas dit du bien d'Alona Beach et le prix des hôtels sur les autres plages dépasse notre budget. Nous décidons de partir.
Nous quittons donc Tagbilaran en empruntant le bateau d'Oceanjet pour Dumaguete sur l'île de Negros. Le passage coûte 700 PHP et on nous oblige à remettre nos bagages a des employés qui les porteront sur le bateau (75 PHP)
Dumaguete (île de Negros) Nous logeons au Coastal Inn (380 PHP la chambre avec ventilateur et eau froide) a quelques minutes du port. Le personnel est aimable et nous sommes près des quais qui sont très agréables. Le soir, les petits vendeurs, masseurs, pedicures y installent leurs stands. La ville nous plait tout de suite (sauf le centre qui est bruyant en raison d'une circulation effrénée) et nous y passons plusieurs jours. Il est facile et peu coûteux de louer une moto (500 PHP pour 2 jours), ce que nous faisons. Avec la moto, nous dirigeons d'abord vers le sud en direction du lac Balanan (entrée 50 PHP). Pour cela il faut bifurquer juste à la sortie de Siaton et emprunter une route partiellement bétonnée. Le lac est joli, un sentier permet de se promener en bordure. Ce lieu est très fréquente par les Philippins qui sont, comme toujours, amicaux. La route cotiere qui passe de Siaton par Bonbonon pour arriver a Lutuban nous permet de découvrir des plages de sable pas encore envahies de resorts. Sur notre chemin du retour, nous nous arrêtons a Dauin et repérons un sanctuaire de coraux. Nous nous y rendrons 2 jours plus tard en jeepney (25 PHP) pour y faire du snorkeling (entrée 50 PHP pour le snorkeling). Nous profitons aussi de la moto pour nous rendre à Bais et prendre un verre a l'Azalea hotel sur la route des Twin Lakes. Cet hotel est accroché à la montagne, au dessus du vide. La terrasse offre une vue splendide.
Sipalay (île de Negros) Nous prenons un bus pour Sipalay avec changement à Bayawan (120 + 112 PHP) afin d'arriver en journée à Sipalay. La plage est belle. La majorité des touristes qui viennent a Sipalay logent à Sugar Beach, plage ou se trouvent la plupart des Resorts a prix accessible. Nous cherchons à louer une moto pour visiter les environs sans être bloqués dans un Resort, mais on nous dit que cela n'est pas possible. Nous partons pour Bacolog.
Bacolog (île de Negros) Nous choisissons un bus Ceres pour Bacolog (183 PHP - durée env 5h) et y restons quelques jours pour assister aux festivités du Nouvel An chinois. Le soir, nous nous rendons au coin de la San Juan Street / South Capital Road car on peut y acheter son poisson sur le marche et l'apporter dans les petits restaus du coin qui le cuisinent selon le goût du client. Les restaus fournissent le riz et la boisson et facturent un montant forfaitaire pour la cuisine. Enfin, nous pouvons manger du poisson tous les jours, comme nous le désirons. Nous profitons de notre séjour a Bacolog pour faire une excursion à Mambucal ou se trouvent des sources d'eau chaude. Le trajet prend une heure et coûte 70 PHP ar. Le Mountain View Resort (entrée 50 PHP) propose différentes activités comme piscines, marche dans la canopee, location de bateau, ofuro japonais, etc. Le but principal de notre déplacement est la marche dans la canopee. Hélas, c'est fermé. Nous nous rabattons sur le sentier qui mène aux 7 chutes, seule activité gratuite du Resort. Même la location de tables-chaises ou huttes pour le pique-nique sont payants. Samedi est la journée la plus importante des fêtes du nouvel an chinois. Nous avons l'impression que tout Bacolog s'est déplacé pour fêter l'événement. Nous entrons dans l'année chinoise du serpent. Tout d'abord, un groupe de 6 a 8 hommes transporte un python vivant dans la rue. Les spectateurs tentent de toucher le serpent et se faire photographier avec. Puis, des centaines de jeunes Philippins portent un serpent confectionne en papier peint aux couleurs vives et decore de perles. C'est très joli et tout le monde s'amuse bien. Le serpent de papier doit mesurer plusieurs centaines de mètres et occupe une bonne partie de l'avenue qui passe devant le Capitole. Par cette action, la ville de Bacolog voudrait entrer au livre des records. Nous admirons aussi des groupes de danseurs en costumes chinois qui effectuent des chorégraphies sous les yeux d'un jury qui devra départager les meilleures équipes. Une petite pluie fine accompagne leur prestation. Dommage, car les parapluies déployés par les spectateurs bouchent un peu la vue. Clôture de la soiree avec un feu d'artifice. Les Philippins démontrent une fois de plus qu'ils savent faire la fête en toute occasion.
Nous quittons Bacolog en empruntant un bus Ceres pour Sagay (123 PHP), puis un tricycle (20 PHP) qui nous conduit au départ du bateau pour Bantayan sur l'île du même nom. Nous prenons un banka (bateau équipe de 2 stabilisateurs latéraux en bambou) pour une traversée qui va durer env. 3 h. Le passage coute 250 PHP. Il y a un petit vent et nous sommes parfois un peu secoués, mais rien de grave. Le bateau est equipe de 2 moteurs. Le pilote connait son affaire et ralentit pour éviter de taper dans la vague. Nous arrivons à Bantayan en début d'après-midi
Bantayan Au port de Bantayan, nous trouvons un petit jeepney qui nous amène à Santa Fe (20 PHP). Nous commençons notre recherche d'hotel avec confiance, Denis de VoyageForum nous ayant informés que nous devrions trouver dans nos prix. Nous sommes abordés par plusieurs personnes qui proposent des tricycles, motos, hotel etc... Nous en profitons pour demander un hotel pas cher. Quelqu'un nous amène sur la plage, face à l'entree du Coral Blue Oriental dans une maison privée au toit bleu. 2 chambres dans un bungalow sont a louer (500 PHP la chambre avec ventilateur et eau froide). Parfait pour nous. On se croirait dans un Resort avec la plage à 15 mètres de notre chambre. Le lendemain, nous louons un scooter negocie 250 PHP la journée. Nous partons en direction de Madridejos en suivant le plus possible la côte. Nous sommes a maree basse et l'on voit bien les racines de la mangrove. Comme toujours, les habitants sont souriants et affables. Nous arrivons jusqu'au fort espagnol en ruines, puis poursuivons en direction de Bantayan. À Bantayan, nous nous rendons a l'Allied Bank qui est le seul établissement de l'île à avoir un ATM utilisable avec une carte étrangère. Nous déjeunons de poisson au marche de Bantayan et visitons l'église Pierre et Paul. Nous observons le travail des pêcheurs sur les quais animes. Certains pêcheurs doivent ravitailler en carburant et boissons les petites îles avoisinantes car ils rapportent des jerrycans et caisses de bières vides pour repartir chargés à bloc. Nous sommes épatés de les voir transporter tant de choses sur leurs petits esquifs. L'apres-midi, nous prenons les chemins en bord de mer en direction de Santa Fe. Les plages sont belles. Nous photographions les fleurs qui poussent aux abords des maisons. L'île est petite et un jour de location de scooter est amplement suffisant. Le soir, nous retournons au Coucou bar car cet établissement, hormis la qualite de ses repas, offre un bon wifi. Nous réservons notre vol Cebu City - Puerto Princesa sur Palawan sur AirPhil Express pour env. 40 EUR tout compris (vol, frais, excédent de bagages car la compagnie n'autorise que 10kg de bagages par personne). Nous passons le reste de notre sejour a Santa Fe a lezarder et profiter de la plage. Un paysage de carte postale. Le sable est blanc, l'eau chaude et peu profonde. Le rêve de tout touriste, quoi...
Cebu City Nous prenons le bateau de 7h30 pour Hagnayan sur l'île de Cebu (170 PHP). La traversée dure un peu plus d'une heure, puis nous sautons dans un bus pour Cebu City (150 PHP avec aircon). Le bus nous dépose au North Bus Terminal. Nous attrapons un jeepney pour Colon (centre ville) et demandons l'hôtel de Mercedes que tout le monde connait. Notre hotel, le McSherry Pension se trouve juste derrière (500 PHP avec ventilateur et eau froide). Les vieux quartiers historiques de Cebu sont jolis a voir. On y voit notamment la croix de Magellan. Nous faisons quelques achats au centre commercial Ayala, puis partons pour Lapu Lapu sur l'île de Mactan en empruntant le ferry du pier 3 (départ toutes les 15 minutes pour 14 PHP). Nous nous installons au GV hotel réserve via leur site internet (725 PHP avec ac). L'objectif de notre arrêt a Mactan Island est la visite d'une fabrique de guitares, ce que nous faisons a Maribago (12 ou 13PHP en jeepney). Un responsable de la fabrique Susing's guitar nous fait visiter l'atelier de fabrication et nous explique en détail comment se fabriquent les guitares ou ukuleles. Tout est fait a la main par des artisans tres habiles qui utilisent des outils très simples. C'est passionnant.
Le lendemain, nous nous envolons pour Puerto Princesa avec AirPhilExpress. Nous avons acheté 5kg de bagages supplémentaires (total 15kg), mais nous payons encore un petit excédent (150 PHP par kg) + la taxe de 200 PHP. À l'atterrissage à Puerto Princesa, nous bénéficions d'une vue splendide sur la mangrove.
Puerto Princesa (île de Palawan) Nous nous installons au Duchess Pension recommande par notre guide de voyage (750 PHP), puis nous rendons a Honda Bay en jeepney en prenant la direction de SA Lourdes (25 PHP). Si le chauffeur du jeepney ne va pas a Honda Bay, il faut descendre a la station d'essence et prendre la route perpendiculaire sur env. 500 mètres. Sur le quai d'Honda Bay se trouve un bureau auxquel on indique sa destination. Le cout de location des bankas va de 700 a 1500 PHP selon la taille du moteur du bateau, la destination et le nombre d'iles visitees. Ce a quoi il faut ajouter une taxe de 40 PHP et aussi une taxe d'entree sur chaque ile (50 - 125 PHP). Nous nous inscrivons pour une excursion à Pambato reef car nous voulons voir des coraux et des petits poissons. Pambato n'est pas une île, mais un récif. Nous espérons pouvoir nous joindre à quelques personnes pour réduire le coût du bateau (800 PHP pour une banka pouvant contenir au maximum 20 personnes + une taxe environnementale de 40 PHP + 50 PHP de frais d'entrée), mais il y a peu de touristes et ceux qui sont la vont sur d'autres îles. Le bureau qui répartit les bankas ne nous laisse pas le choix et nous loue le bateau pour nous 2. La prochaine fois, nous nous organiserons différemment. Pambato reef est bien délimité par des bouées. Le corail nous déçoit, car il est brun. À un seul endroit, nous voyons du corail d'un bleu éclatant. Les poissons en revanche nous ravissent. Ils sont nombreux et curieux. Leurs couleurs sont vives. Nous observons egalement quelques poissons de taille moyenne.
Nous avons décidé de ne pas prolonger nos visas philippins pour des raisons de coût. En effet une prolongation nous serait facturée 6500 PHP pp et nous n'avons pas besoin de 59 jours supplémentaires. Nous reviendrons une autre fois aux Philippines pour visiter l'île de Luzon. Nous réservons nos billets d'avion Puerto Princesa - Manille - Kuala Lumpur qui nous reviennent a 150 EUR pp (incluant 15 kg de bagages et les divers frais et taxes pour le 9 mars. Au départ, nous ne paierons qu'une taxe d'aéroport de 40 PHP nous affirme l'employée de l'agence. Ceci s'est avere inexact; nous avons du payer une taxe de 550 PHP par personne lorsque nous avons quitté Manille pour Kuala Lumpur ! De bon matin, nous prenons un jeepney (multicab) pour New Market (14 PHP) ou nous montons dans le jeepney qui se rend quotidiennement a Port Barton (250 PHP). Il est normal pour un jeepney d'être chargé, mais celui ci deborde en tous sens et surprend même les Philippins qui le regardent passer d'un air dubitatif. D'ailleurs, plusieurs touristes qui ne souhaitent pas voyager sur le toit louent un van pour Port Barton. Il paraît que nous sommes en période de vacances et ceci explique probablement cela.
Port Barton Ivan (de VF) et Shirley nous accueillent a l'arrivée. Nous sommes heureux de faire leur connaissance. Ils ont retenu une chambre pour nous au Ausan Cottages (800 PHP) qui est très joli et ou nous nous avons la chance d'avoir une terrasse abritée (utile, car la pluie va s'inviter). Le patron tient une épicerie ou l'on peut acheter des sachets de café type Nestle (6 PHP) et un thermos d'eau chaude (30 PHP). Pour le pain, il y a un bakeshop tout près. Une tornade passe en ce moment sur Général Santos. Ivan pense que nous ne devrions avoir que de la pluie résiduelle. Il a raison, rien de sérieux n'arrive. En attendant, nous marchons jusqu'à White Beach en empruntant un petit radeau a un endroit ou le pont a été detruit par les intempéries precedentes. Nous faisons un projet de sortie en bateau avec un boatman de leur connaissance. En attendant, nous allons voir une chute d'eau à une heure et demie de marche. Le temps se gâte pendant la balade. Lorsque nous arrivons a la chute d'eau, il pleut a verse. Sur le chemin du retour, le chemin de terre est devenu glissant. Nous sommes trempés. Quelques petites sangsues se collent à nos jambes et bras. Comme conseille par Ivan, nous les enlevons immédiatement et c'est très facile (Même si quelques une font de la résistance). La pluie dure encore tout l'apres-midi. Cela ne va pas faciliter notre recherche de candidats pour une sortie en bateau. Le lendemain, nous trouvons un accord avec un pêcheur (1000 PHP pour le bateau sans nourriture) pour qu'il nous emmène faire du snorkeling. Il nous dépose a quelques mètres des coraux. Le soleil est enfin au rendez-vous et nous pouvons nager sur le récif et admirer ses petits poissons colorés. A midi, il nous conduit a une plage de sable blanc pour pique-niquer. Une dizaine de bankas sont delà la. Après le repas, il nous arrête a nouveau sur un autre récif. Ici, aucun autre bateau n'a ancré et les poissons se cachent en nous voyant. Le soleil éclaire bien la scène et cela nous réjouit.
Pendant notre sejour a Port Barton, nous n'avons jamais pu avoir de connection wifi (électricité de la tombée de la nuit a minuit, temps couvert, pas de signal etc...). Nous espérons avoir du wifi a el Nido. Nous quittons Port Barton un beau matin en prenant le jeepney pour Roxas (150 PHP, prix pour touristes), puis un autre jeepney pour El Nido (250 PHP, idem). La route n'est pas betonnee jusqu'a el Nido, la derniere partie (apres Taytay) est en travaux.
El Nido El Nido est une station touristique en plein boom ou chacun semble avoir ouvert qui un resort, un petit hotel, une agence proposant des tours en bateau ou encore une location de motos. Cela change du calme de Port Barton !! Nous logeons tout d'abord au Cliffside Cottages (800 PHP), mais n'y restons pas car nos voisins sont bruyants et il y a des moustiques dans la chambre. Nous nous installons au Bunakidz Lodge, juste a cote (600 PHP -sans doute l'un des hotels les plus economiques d'el Nido) avec l'avantage de la moustiquaire. Nous sommes venus a El Nido pour voir l'archipel des Bacuit et nous inscrivons a une excursion. Nous arrivons enfin a avoir une connection wifi dans un café et relevons nos messages. Ici l'électricité est présente entre 18h env jusqu'au petit matin. Nous avons choisi le tour C (900 PHP). Les îles visitées sont Hélicopter Island, Inambuyod Island, Tapiutan Island ou nous avons déjeune et Matinloc. Il vaut prévoir palmes, masques et tuba pour bien profiter des coraux et petits poissons bigarrés. À midi nous déjeunons sur une plage d'un excellent poisson grillé, riz et petite salade prépare par les 3 marins qui s'occupent de notre bateau. Le dessert est composé d'ananas et pastèque frais. Seule, la boisson n'est pas fournie (eau indispensable). Nous nous arrêtons a un endroit qui ne semble pas particulier, si ce n'est qu'il y a un passage dans la roche qui mène a une plage de sable blanc. Je crois que c'est Hidden Beach. Le dernier stop est a Matinloc Shrine, ancien couvent et lieu religieux catholique. Malheureusement, le mauvais temps (peut-être des tornades) ont endommagé le bâtiment et le lieu a été évacué. Nous sommes très satisfaits de notre journée et recommandons cette excursion. Comme toujours les Philippins nous impressionnent par leur serviabilité. Personne n'est oublié. Ils aident tous ceux qui ont de la peine a descendre du bateau ou marcher vers les plages ou il y a des coraux. Ils tirent dans l'eau sur la bouée de sauvetage du bateau ceux qui ne sont pas équipés de palmes ou de chaussures pour les coraux. Nous nous inscrivons aussi au tour À qui est le tour le plus populaire. Le 1er arrêt, c'est Seven Commandos Beach. Nous nageons jusqu'au récif mais ne voyons pas grand chose car le corail a vraiment été endommage. Ensuite, nous stoppons a Secret Lagoon qui est invisible de l'extérieur. Pour le déjeuner, nous rejoignons un groupe de bankas sur une plage ou le repas est aussi bon que le jour précédent. L'apres-midi, nous visitons Big Lagoon sur l'ile de Miniloc ou le banka peut pénétrer car nous sommes a marée haute. En faisant du snorkeling, nous voyons de beaux coraux, quelques poissons et des oursins avec des piquants de la taille de grosses aiguilles a tricoter !!! il ne faut surtout pas marcher dessus, ni meme les effleurer. Enfin, nous stoppons a Small Lagoon, toujours sur Miniloc, ou les marins nous impressionnent par leur connaissance des lieux car, a un moment donne, ils passent deux roches entre le bateau et le stabilisateur. Le banka ancre et nous pouvons presque marcher jusqu'au lagon, tant l'eau est peu profonde. Il paraît qu'il y a une grotte au fond du lagon. Nous nous arrêtons avant, sur une formation rocheuse. Cette excursion est différente que le tour C en ce sens qu'elle s'adresse plus a ceux qui cherchent de la plage et des lagons. Mais elle est intéressante. Pour ce tour, il vaut mieux porter des chaussures pour les coraux pour éviter les coupures. Il faut aussi prendre garde aux petites méduses blanches.
Nous avons prévu un peu trop de temps a Palawan et devons attendre quelques jours avant de prendre notre vol de Puerto Princesa pour Manille et Kuala Lumpur. Nous restons encore un peu a El Nido et profitons de la plage de Corong Corong. La vue sur l'archipel des Bacuit des magnifique. Nous l'immortalisons par quelques photos.
Roxas Nous prenons le RORO ( compagnie aux bus verts) air conditionne de 10h00 pour Roxas (163 PHP, prix pour tous) et arrivons a Roxas sans souci aux environs de 13h30. Nous trouvons une chambre au Rover Hotel pas loin du terminal de bus (450 PHP). Il nous semble que les gens qui s'arrêtent a Roxas sont ceux qui n'ont pas trouve de moyen de transport pour poursuivre leur route vers leur destination finale. Roxas est une ville plutôt aérée. Elle est située au bord de la mer, mais il n'y a pas de plage. Nous dinons dans un restaurant directement sur le front de mer et sommes gratifiés d'un splendide coucher de soleil. Nous constatons que notre dernière sauvegarde de fichiers a El Nido a avorté et que nous avons perdu plus de 2 semaines de notre journal de bord. Ce sont les aléas du voyage. Il va falloir ré-écrire cette partie.
Puerto Princesa Nous prenons a nouveau le RORO le matin pour Puerto Princesa (158 PHP, bus ordinaire), puis un multicab de New Market au centre ville (15 PHP). Nous retournons au Duchess Pension ou nous avions retenu une chambre (750 PHP). Apres avoir consulte les avis sur VF, nous avons réserve une chambre sur le site Internet du Tune Hotel a Kuala Lumpur et paye par Paypal. En l'absence de confirmation de Tune Hotel, nous leur téléphonons et une demoiselle nous soutient mordicus que Paypal a annulé notre réservation, que nous devons la refaire et payer de préférence par carte de crédit !! Après un autre telephone et quelques échanges de mails, Tune Hotel finit par confirmer notre réservation. Ici, il vaut mieux rester zen. Il nous reste quelques pesos a dépenser avant notre départ des Philippines. Nous réservons une table au Kalui restaurant repute être le meilleur restaurant philippin de l'endroit. En effet, cette réputation est amplement meritee. La nourriture est délicieuse, bien présentée et les prix pas plus élevés que dans d'autres restaurants pour touristes. Nous faisons nos bagages et préparons notre arrivée a Kuala Lumpur (terminal low cost LCCT), puis bus jusqu'à KL Sentral, puis monorail jusqu'à la station Medan Tunkun a 5mn de marche du Tune Hotel
L'appareil de Cebu Pacific qui part de Puerto Princesa a une défaillance technique. Nous devons attendre un autre appareil qui vient de Manille. Nous sommes inquiets pour notre vol de connection car nous ne souhaitons pas arriver dans une ville inconnue (Kuala Lumpur) à plus de minuit. Heureusement, après négociation avec les employées de Cebu Pacific et une course a travers l'aéroport de Manille, nous arrivons a attraper le vol prévu.
Notre voyage aux Philippines est termine. Nous reviendrons, c'est sur, pour visiter l'île de Luzon et aussi parce que nulle part ailleurs, nous n'avons rencontre une population aussi aimable et accueillante. Les paysages sont magnifiques et les petits animaux (papillons, chauve souris) nous ont surpris.
En bref
+++ sans hésitation : l'amabilité et la serviabilité des Philippins ++ dans leur grande majorité, les Philippins parlent anglais ce qui facilite les échanges ++ les paysages, la flore, les petits animaux + en général, il est facile de se déplacer en bus ou en bateau, mais les transports prennent du temps
Nos endroits préférés :
Davao pour son ambiance Dumaguete (Negros) pour ses quais en bord de mer très animés en soirée Santa Fe (Bantayan) pour sa plage Archipel des Bacuit (el Nido) pour ses paysages époustouflants
Petit bémol quant au prix des guesthouses qui sont plus élevés qu'au Laos et Cambodge par exemple
Ce que nous aurions fait différemment : Rétrospectivement, nous aurions préfere consacrer moins de temps a Palawan et visiter plus en détail l'île de Cebu que nous avons traversée trop rapidement.
Sur Palawan, nous conseillons d'utiliser de préférence la compagnie de bus "Ro-Ro" (bus verts) quand cela est possible , car il n'y a pas de surcharge pour touristes.
Nous voudrions à notre tour partager notre modeste expérience aux Philippines. Nous y avons passé 2 mois très agréables.
Préambule Nous voyageons sac à dos à roulettes (roulé la grande majorite du temps). Nous choisissons generalement des hôtels avec sdb et ventilateur. Une chambre aveugle ne nous derange pas car nous ne l'utilisons que pour dormir. Nous privilégions les transports locaux (Jeepney, van, bus). Nous aimons prendre nos repas sur les marchés, mais ne dédaignons pas un bon petit resto de temps a autre. Les prix que nous indiquons sont pour une personne, sauf pour l'hôtel ou nous donnons le prix de la chambre. Nous ne nous sommes jamais sentis en danger, même lorsque nous nous sommes perdus a Manille dans le quartier Ermita Malate le 2me soir. Comme dans toute grande ville, il faut être prudent, mais nous ne pensons pas que Manille soit plus dangereuse qu'une autre mégapole. À Manille, nous avons toutefois été impressionnés par le nombre de personnes qui dorment dans la rue
Note pour ceux qui voyagent long terme : les hôtels dans lesquels nous logeons sont deux fois plus cher, à qualité égale, qu'au Laos et ou au Cambodge, par exemple. La nourriture et les transports en revanche sont bon marche.
Manille Nous voyageons avec Etihad (via Abu Dhabi). Arrivée à Manille vers 23h. Nous prenons un taxi de l'aéroport (PHP 530) car nous n'avons pas trouvé les taxis à PHP 300 et à minuit, sur les rotules, pas envie de négocier. Arrivee a la pension Natividad réservée via Internet (PHP 1100). Nous y passons 3 nuits. Propre, bien située, avec des lockers pour ranger ses documents important pour ceux qui le souhaitent. Nous flanons dans la quartier et visitons Intramuros, l'ancien quartier espagnol.
Davao Vol Cebu Pacific pour Davao (env 50 EUR). Taxi et logement à l'hôtel Sampaguita (PHP 625 avec ac et eau chaude). Davao nous plait beaucoup. Les gens sont detendus. C'est une ville de non fumeurs. Dans People's Park, on confisque cigarettes et briquets aux fumeurs à l'entrée pour les leur restituer a la sortie ! Le parc est ouvert le soir. Ambiance jeune et familiale. Nous avons vu des jets d'eau illumines en musique. La ville est agréable et tres sure.
Nous visitons Crocodile Park accessible seulement en taxi (env. 120 PHP). Mais ce que nous préférons, c'est la ferme aux papillons situee juste a cote ou des passionnes nous ont montre des mygales et des bébés scorpions blancs qui venaient de naître et se faisaient transporter sur le dos de leur mère.
En jeepney (85 PHP ar) et moto (60 PHP ar), nous allons a Eagle Camp (entree 55 PHP) ou l'on tente de sauver l'aigle philippin. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Malagos Garden Park (entree 100 PHP) ou nous voyons de magnifiques orchidées.
Nous avions envie d'aller à la plage de Mati, mais la pluie contrarie nos plans. Nous allons sur l'île de Samal, plus proche, accessible en bus et ferry (25 PHP) depuis Magsaysay Park. Il faut descendre a l'arrivee du ferry et prendre un tricycle pour le Resort. Nous passons la journée au Paradise Resort (entrée 150 PHP + une boisson a 50 PHP min.) qui est parfaitement aménagé (abris couverts avec tables, chaises longues, barbecue pour les pique-niqueurs, possibilité de louer canoë, jet skis, etc). Pour le retour, c'est plus simple: on peut prendre le bateau du Resort (15 PHP) et on arrive dans le quartier de Lanang d'où il est facile de reprendre un jeepney pour le centre ville.
Comme il pleut toujours le lendemain, nous décidons d'aller au terminal de bus pour voir quand partent les bus pour Général Santos. En chemin, nous passons sur le pont qui enjambe la rivière et voyons que le quartier en dessous est inondé (env 50cm d'eau). Les habitants nous interpellent. Devant nos yeux effares, ils rient et plaisantent. "No problem". Leur optimisme nous paraît incroyable.
Nous terminons le chapitre sur Davao avec un merci tout particulier à Denis qui nous a guidés à travers le marche de Davao et donné d'excellents conseils. Il a testé pour nous l'efficacite du service des urgences de l'hôpital de Davao. Meme s'il faut montrer au garde qui est à la sortie la preuve que les soins ont bien été payés.
Général Santos Bus Davao - General Santos (250 PHP). Il pleut toujours. Général Santos nous parait assez pauvre. Au marche, une grande halle est consacrée aux vêtements de seconde main. Nous logeons au Lea's Pension House (350 PHP) et repartons le lendemain.
Lac Sebu Nous prenons un bus pour Koronadal (90 PHP), puis un van direct pour le lac Sebu (55 PHP). La pluie, qui avait cessé temporairement, a repris. Les hôtels au lac Sebu dépassent notre budget. Nous allons au Estares Lake Resort et y passons 2 nuits. Nous avons du changer de chambre la 2me nuit, car il n'y avait meme pas d'eau a la douche. Nous ne recommandons pas cet établissement. Le paysage est magnifique. Les habitants sont aimables; une femme en habit traditionnel TBoli vient nous saluer. Dans le lac, on élève le tilapia, poisson proposé à tous les repas y compris au petit déjeuner. Nous estimons que les élevages de tilapia occupent env. 30 % de la surface du lac. L'autre attraction du lac Sebu, c'est les 7 falls. Nous pensions naïvement que ces chutes étaient regroupées à un endroit, mais non. Il faut prendre une moto (100 PHP) jusqu'à la 1re chute (entree 20 PHP). Après la pluie, le chemin de terre est glissant. Notre motocycliste conduit tres bien. À partir de la 1ère chute, il faut prendre une zip line de quelques centaines de mètres de long qui survole les chutes numéros 2 à 5 (250 PHP en semaine, 300 le week-end). Comme nous ne voulons pas prendre la zip line, nous descendons (puis remontons) les env. 700 marches jusqu'à la chute no. 2...
Trajet lac Sebu - Cagayan de Oro Heureusement, aujourd'hui, il fait beau. Nous allons au terminal de bus en moto (10 PHP), puis retournons à Koronadal (appele aussi Marvel). Pour des raisons de sécurité, nous voulons éviter Cotabato et le lac Lanao. On nous conseille de prendre un bus pour Tacurong (75 PHP). A Tacurong, une compagnie de bus nommee Rural Tours effectue le parcours que nous souhaitons (via Matalam) pour 600 PHP. Nous attendons le second bus qui est avec aircon car il faut compter 10h pour aller de Tacurong à Cagayan de Oro. Nous arrivons à Cagayan vers 21 heures. Il fait nuit et nous prenons un taxi pour le Park View hotel (env 600 PHP) situe en plein centre.
Cagayan de Oro Nous allons à l'office du tourisme ou une dame charmante nous dit que l'activité touristique de la ville, c'est rafting en eaux vives. Pas notre tasse de thé. Le jardin botanique est difficilement accessible par les transports publics. Nous craignions nous ennuyer, mais une bonne surprise nous attend: tous les vendredis et samedis soir, Rizal Street est bouclée et un marche compose de centaines de petits stands se met en place. Nous avons l'impression que tout Cagayan se réunit pour s'amuser, écouter de la musique et faire quelques emplettes. C'est très vivant et bon enfant. Nous y passerons 2 soirées très sympathiques.
Camiguin Nous prenons un bus pour Butuan qui nous dépose à Balingoan (80 PHP), puis le ferry pour Benoni sur la petite île de Camiguin. Attention, le dernier ferry opere normalement vers 16-17h (s'il n'est pas en panne). Nous arrivons a Cagayan vers 10h. Le super shuttle ferry étant en réparation, nous ne pouvons partir que vers 11h30 (env. 150 PHP). De nombreux vans et Jeepneys (23 PHP) attendent l'arrivée du ferry pour emmener les passagers à Mambajao. À Mambajao, nous prenons un motorela (tricycle 10 PHP) qui nous depose au Seascape Resort (700 PHP). Notre bungalow est simple et cela nous convient. Il donne sur un joli petit jardin à quelques mètres de la plage de sable noir et galets (comme partout a Camiguin). Le personnel du Seascape est gentil et désireux de rendre service. Nous conseillons toutefois de regler la note chaque jour afin d'éviter les surprises
Le lendemain, nous louons une petite moto pour faire le tour de l'île qui n'est pas bien grande. Nous apprécions cette liberte que nous n'avions pas a Davao. Nous voyons le cimetiere immerge de Bonbon. Nous ne pouvons aller aux chutes de Tuwasan car la route est fermée pour cause de travaux. Ensuite, nous visitons les Cold Springs de Santo Nino, puis faisons un stop pour visiter la curieuse eglise de Sagay entierement decoree en bambou. En chemin, nous nous arretons a Benoni pour nous renseigner sur les bateaux qui partent pour Jagna sur l'ile de Bohol. La pluie reprend, nous forcant a un exercice de mise de pèlerines urgent. Nous nous arrêtons aux chutes de Katibawasan qui sont jolies. Camiguin nous plaît bien pour son ambiance conviviale et relax.
Le soir, nous nous rendons à un restaurant nomme Casa Roca qui nous a ete recommandé. Pour un prix tres légèrement supérieur à celui du Seascape, nous avons du poisson bien cuisine, accompagne de légumes aldente, le tout très bien servi. Nous recommandons chaudement. Le Casa Roca se trouve à 3-5 km du Seascape direction Yumbing. Attention, pour les personnes non motorisees, il est facile de se rendre au Casa Roca en motorela en journée et d'en revenir, mais le soir, on peut facilement y aller, mais pas forcément en revenir car peu de tricycles circulent dans ce sens lorsqu'il fait nuit (à partir de 18h) !
Le lendemain nous prenons une motorela pour Mambajao afin de nous renseigner sur le ferry lent qui partirait de Balbagong pour Bohol et ferait le trajet en 4 heures plutôt que les 2 prévues de Benoni. Malheureusement le bateau n'est pas ou plus en activité (nous n'avons pas bien compris les explications)!
Nous quittons Camiguin en empruntant le bateau de la compagnie Oceanjet de Benoni a Jagna sur l'île de Bohol (600 PHP). À Jagna, nous sautons dans un jeepney qui nous mène à Tagbilaran (environ 80 PHP). Un tricycle nous conduit au centre ville pour 30PHP. La route qui va du terminal de bus au centre ville est vraiment en mauvais etat. Nous nous installons à l'hôtel CasaReyfrancis (750 PHP pour une chambre avec ac).
Tagbilaran (ile de Bohol) Après nous être renseignés auprès de notre hotel, nous prenons un jeepney en direction de Corella. Celui ci nous dépose à une bifurcation ou nous prenons une moto (40 PHP pour une distance d'env 4 km) qui nous conduit a l'endroit ou se trouvent les tarsiers (entrée 50 PHP). Les tarsiers sont de petits primates nocturnes mignons comme tout avec de grands yeux. Ils se nourrissent d'insectes. Ils sont en danger, notamment en raison de la disparition de leur milieu naturel. Leur tête tourne presque à 360 degrés, c'est assez rigolo. Dans ce centre, ils ne vivent pas en cage. Ils pourraient s'en aller, mais ils ne le font pas parce ils y sont protégés et à l'abri de leur principal prédateur : le chat. Tous les matins, les gardiens les cherchent pour les montrer aux visiteurs du centre. Nous arrivons assez tôt au centre et avons la chance de les photographier de tout près.
Après les tarsiers, nous nous mettons au bord de la route dans l'espoir de prendre un jeepney pour Loboc pour aller ensuite aux Chocolates Hills. Nous attendons un bon moment. Il semble que tous les véhicules circulent en sens oppose. Ouf, voici un van qui va dans le bon sens et - comble de chance - il va jusqu'à Carmen. Le chauffeur nous arrête au croisement pour les Chocolates Hills et nous allons à pied jusqu'en haut de la colline (entrée 50 PHP). Compter 10-15 minutes de marche. Puis, nous grimpons les env 200 marches qui mènent au sommet. D'après ce que nous avons compris, en saison sèche, l'herbe brunit et lorsque le vent agite les herbes, cela peut faire penser à des collines de chocolat. Nous ne sommes pas en saison sèche et l'herbe est verte. Il reste que ces petites collines sont plutôt amusantes. Au retour, nous trouvons un bus qui nous mène directement à Tagbilaran (env. un passage toutes les demi heures).
Nous hésitons à nous rendre à Panglao Island. On ne nous a pas dit du bien d'Alona Beach et le prix des hôtels sur les autres plages dépasse notre budget. Nous décidons de partir.
Nous quittons donc Tagbilaran en empruntant le bateau d'Oceanjet pour Dumaguete sur l'île de Negros. Le passage coûte 700 PHP et on nous oblige à remettre nos bagages a des employés qui les porteront sur le bateau (75 PHP)
Dumaguete (île de Negros) Nous logeons au Coastal Inn (380 PHP la chambre avec ventilateur et eau froide) a quelques minutes du port. Le personnel est aimable et nous sommes près des quais qui sont très agréables. Le soir, les petits vendeurs, masseurs, pedicures y installent leurs stands. La ville nous plait tout de suite (sauf le centre qui est bruyant en raison d'une circulation effrénée) et nous y passons plusieurs jours. Il est facile et peu coûteux de louer une moto (500 PHP pour 2 jours), ce que nous faisons. Avec la moto, nous dirigeons d'abord vers le sud en direction du lac Balanan (entrée 50 PHP). Pour cela il faut bifurquer juste à la sortie de Siaton et emprunter une route partiellement bétonnée. Le lac est joli, un sentier permet de se promener en bordure. Ce lieu est très fréquente par les Philippins qui sont, comme toujours, amicaux. La route cotiere qui passe de Siaton par Bonbonon pour arriver a Lutuban nous permet de découvrir des plages de sable pas encore envahies de resorts. Sur notre chemin du retour, nous nous arrêtons a Dauin et repérons un sanctuaire de coraux. Nous nous y rendrons 2 jours plus tard en jeepney (25 PHP) pour y faire du snorkeling (entrée 50 PHP pour le snorkeling). Nous profitons aussi de la moto pour nous rendre à Bais et prendre un verre a l'Azalea hotel sur la route des Twin Lakes. Cet hotel est accroché à la montagne, au dessus du vide. La terrasse offre une vue splendide.
Sipalay (île de Negros) Nous prenons un bus pour Sipalay avec changement à Bayawan (120 + 112 PHP) afin d'arriver en journée à Sipalay. La plage est belle. La majorité des touristes qui viennent a Sipalay logent à Sugar Beach, plage ou se trouvent la plupart des Resorts a prix accessible. Nous cherchons à louer une moto pour visiter les environs sans être bloqués dans un Resort, mais on nous dit que cela n'est pas possible. Nous partons pour Bacolog.
Bacolog (île de Negros) Nous choisissons un bus Ceres pour Bacolog (183 PHP - durée env 5h) et y restons quelques jours pour assister aux festivités du Nouvel An chinois. Le soir, nous nous rendons au coin de la San Juan Street / South Capital Road car on peut y acheter son poisson sur le marche et l'apporter dans les petits restaus du coin qui le cuisinent selon le goût du client. Les restaus fournissent le riz et la boisson et facturent un montant forfaitaire pour la cuisine. Enfin, nous pouvons manger du poisson tous les jours, comme nous le désirons. Nous profitons de notre séjour a Bacolog pour faire une excursion à Mambucal ou se trouvent des sources d'eau chaude. Le trajet prend une heure et coûte 70 PHP ar. Le Mountain View Resort (entrée 50 PHP) propose différentes activités comme piscines, marche dans la canopee, location de bateau, ofuro japonais, etc. Le but principal de notre déplacement est la marche dans la canopee. Hélas, c'est fermé. Nous nous rabattons sur le sentier qui mène aux 7 chutes, seule activité gratuite du Resort. Même la location de tables-chaises ou huttes pour le pique-nique sont payants. Samedi est la journée la plus importante des fêtes du nouvel an chinois. Nous avons l'impression que tout Bacolog s'est déplacé pour fêter l'événement. Nous entrons dans l'année chinoise du serpent. Tout d'abord, un groupe de 6 a 8 hommes transporte un python vivant dans la rue. Les spectateurs tentent de toucher le serpent et se faire photographier avec. Puis, des centaines de jeunes Philippins portent un serpent confectionne en papier peint aux couleurs vives et decore de perles. C'est très joli et tout le monde s'amuse bien. Le serpent de papier doit mesurer plusieurs centaines de mètres et occupe une bonne partie de l'avenue qui passe devant le Capitole. Par cette action, la ville de Bacolog voudrait entrer au livre des records. Nous admirons aussi des groupes de danseurs en costumes chinois qui effectuent des chorégraphies sous les yeux d'un jury qui devra départager les meilleures équipes. Une petite pluie fine accompagne leur prestation. Dommage, car les parapluies déployés par les spectateurs bouchent un peu la vue. Clôture de la soiree avec un feu d'artifice. Les Philippins démontrent une fois de plus qu'ils savent faire la fête en toute occasion.
Nous quittons Bacolog en empruntant un bus Ceres pour Sagay (123 PHP), puis un tricycle (20 PHP) qui nous conduit au départ du bateau pour Bantayan sur l'île du même nom. Nous prenons un banka (bateau équipe de 2 stabilisateurs latéraux en bambou) pour une traversée qui va durer env. 3 h. Le passage coute 250 PHP. Il y a un petit vent et nous sommes parfois un peu secoués, mais rien de grave. Le bateau est equipe de 2 moteurs. Le pilote connait son affaire et ralentit pour éviter de taper dans la vague. Nous arrivons à Bantayan en début d'après-midi
Bantayan Au port de Bantayan, nous trouvons un petit jeepney qui nous amène à Santa Fe (20 PHP). Nous commençons notre recherche d'hotel avec confiance, Denis de VoyageForum nous ayant informés que nous devrions trouver dans nos prix. Nous sommes abordés par plusieurs personnes qui proposent des tricycles, motos, hotel etc... Nous en profitons pour demander un hotel pas cher. Quelqu'un nous amène sur la plage, face à l'entree du Coral Blue Oriental dans une maison privée au toit bleu. 2 chambres dans un bungalow sont a louer (500 PHP la chambre avec ventilateur et eau froide). Parfait pour nous. On se croirait dans un Resort avec la plage à 15 mètres de notre chambre. Le lendemain, nous louons un scooter negocie 250 PHP la journée. Nous partons en direction de Madridejos en suivant le plus possible la côte. Nous sommes a maree basse et l'on voit bien les racines de la mangrove. Comme toujours, les habitants sont souriants et affables. Nous arrivons jusqu'au fort espagnol en ruines, puis poursuivons en direction de Bantayan. À Bantayan, nous nous rendons a l'Allied Bank qui est le seul établissement de l'île à avoir un ATM utilisable avec une carte étrangère. Nous déjeunons de poisson au marche de Bantayan et visitons l'église Pierre et Paul. Nous observons le travail des pêcheurs sur les quais animes. Certains pêcheurs doivent ravitailler en carburant et boissons les petites îles avoisinantes car ils rapportent des jerrycans et caisses de bières vides pour repartir chargés à bloc. Nous sommes épatés de les voir transporter tant de choses sur leurs petits esquifs. L'apres-midi, nous prenons les chemins en bord de mer en direction de Santa Fe. Les plages sont belles. Nous photographions les fleurs qui poussent aux abords des maisons. L'île est petite et un jour de location de scooter est amplement suffisant. Le soir, nous retournons au Coucou bar car cet établissement, hormis la qualite de ses repas, offre un bon wifi. Nous réservons notre vol Cebu City - Puerto Princesa sur Palawan sur AirPhil Express pour env. 40 EUR tout compris (vol, frais, excédent de bagages car la compagnie n'autorise que 10kg de bagages par personne). Nous passons le reste de notre sejour a Santa Fe a lezarder et profiter de la plage. Un paysage de carte postale. Le sable est blanc, l'eau chaude et peu profonde. Le rêve de tout touriste, quoi...
Cebu City Nous prenons le bateau de 7h30 pour Hagnayan sur l'île de Cebu (170 PHP). La traversée dure un peu plus d'une heure, puis nous sautons dans un bus pour Cebu City (150 PHP avec aircon). Le bus nous dépose au North Bus Terminal. Nous attrapons un jeepney pour Colon (centre ville) et demandons l'hôtel de Mercedes que tout le monde connait. Notre hotel, le McSherry Pension se trouve juste derrière (500 PHP avec ventilateur et eau froide). Les vieux quartiers historiques de Cebu sont jolis a voir. On y voit notamment la croix de Magellan. Nous faisons quelques achats au centre commercial Ayala, puis partons pour Lapu Lapu sur l'île de Mactan en empruntant le ferry du pier 3 (départ toutes les 15 minutes pour 14 PHP). Nous nous installons au GV hotel réserve via leur site internet (725 PHP avec ac). L'objectif de notre arrêt a Mactan Island est la visite d'une fabrique de guitares, ce que nous faisons a Maribago (12 ou 13PHP en jeepney). Un responsable de la fabrique Susing's guitar nous fait visiter l'atelier de fabrication et nous explique en détail comment se fabriquent les guitares ou ukuleles. Tout est fait a la main par des artisans tres habiles qui utilisent des outils très simples. C'est passionnant.
Le lendemain, nous nous envolons pour Puerto Princesa avec AirPhilExpress. Nous avons acheté 5kg de bagages supplémentaires (total 15kg), mais nous payons encore un petit excédent (150 PHP par kg) + la taxe de 200 PHP. À l'atterrissage à Puerto Princesa, nous bénéficions d'une vue splendide sur la mangrove.
Puerto Princesa (île de Palawan) Nous nous installons au Duchess Pension recommande par notre guide de voyage (750 PHP), puis nous rendons a Honda Bay en jeepney en prenant la direction de SA Lourdes (25 PHP). Si le chauffeur du jeepney ne va pas a Honda Bay, il faut descendre a la station d'essence et prendre la route perpendiculaire sur env. 500 mètres. Sur le quai d'Honda Bay se trouve un bureau auxquel on indique sa destination. Le cout de location des bankas va de 700 a 1500 PHP selon la taille du moteur du bateau, la destination et le nombre d'iles visitees. Ce a quoi il faut ajouter une taxe de 40 PHP et aussi une taxe d'entree sur chaque ile (50 - 125 PHP). Nous nous inscrivons pour une excursion à Pambato reef car nous voulons voir des coraux et des petits poissons. Pambato n'est pas une île, mais un récif. Nous espérons pouvoir nous joindre à quelques personnes pour réduire le coût du bateau (800 PHP pour une banka pouvant contenir au maximum 20 personnes + une taxe environnementale de 40 PHP + 50 PHP de frais d'entrée), mais il y a peu de touristes et ceux qui sont la vont sur d'autres îles. Le bureau qui répartit les bankas ne nous laisse pas le choix et nous loue le bateau pour nous 2. La prochaine fois, nous nous organiserons différemment. Pambato reef est bien délimité par des bouées. Le corail nous déçoit, car il est brun. À un seul endroit, nous voyons du corail d'un bleu éclatant. Les poissons en revanche nous ravissent. Ils sont nombreux et curieux. Leurs couleurs sont vives. Nous observons egalement quelques poissons de taille moyenne.
Nous avons décidé de ne pas prolonger nos visas philippins pour des raisons de coût. En effet une prolongation nous serait facturée 6500 PHP pp et nous n'avons pas besoin de 59 jours supplémentaires. Nous reviendrons une autre fois aux Philippines pour visiter l'île de Luzon. Nous réservons nos billets d'avion Puerto Princesa - Manille - Kuala Lumpur qui nous reviennent a 150 EUR pp (incluant 15 kg de bagages et les divers frais et taxes pour le 9 mars. Au départ, nous ne paierons qu'une taxe d'aéroport de 40 PHP nous affirme l'employée de l'agence. Ceci s'est avere inexact; nous avons du payer une taxe de 550 PHP par personne lorsque nous avons quitté Manille pour Kuala Lumpur ! De bon matin, nous prenons un jeepney (multicab) pour New Market (14 PHP) ou nous montons dans le jeepney qui se rend quotidiennement a Port Barton (250 PHP). Il est normal pour un jeepney d'être chargé, mais celui ci deborde en tous sens et surprend même les Philippins qui le regardent passer d'un air dubitatif. D'ailleurs, plusieurs touristes qui ne souhaitent pas voyager sur le toit louent un van pour Port Barton. Il paraît que nous sommes en période de vacances et ceci explique probablement cela.
Port Barton Ivan (de VF) et Shirley nous accueillent a l'arrivée. Nous sommes heureux de faire leur connaissance. Ils ont retenu une chambre pour nous au Ausan Cottages (800 PHP) qui est très joli et ou nous nous avons la chance d'avoir une terrasse abritée (utile, car la pluie va s'inviter). Le patron tient une épicerie ou l'on peut acheter des sachets de café type Nestle (6 PHP) et un thermos d'eau chaude (30 PHP). Pour le pain, il y a un bakeshop tout près. Une tornade passe en ce moment sur Général Santos. Ivan pense que nous ne devrions avoir que de la pluie résiduelle. Il a raison, rien de sérieux n'arrive. En attendant, nous marchons jusqu'à White Beach en empruntant un petit radeau a un endroit ou le pont a été detruit par les intempéries precedentes. Nous faisons un projet de sortie en bateau avec un boatman de leur connaissance. En attendant, nous allons voir une chute d'eau à une heure et demie de marche. Le temps se gâte pendant la balade. Lorsque nous arrivons a la chute d'eau, il pleut a verse. Sur le chemin du retour, le chemin de terre est devenu glissant. Nous sommes trempés. Quelques petites sangsues se collent à nos jambes et bras. Comme conseille par Ivan, nous les enlevons immédiatement et c'est très facile (Même si quelques une font de la résistance). La pluie dure encore tout l'apres-midi. Cela ne va pas faciliter notre recherche de candidats pour une sortie en bateau. Le lendemain, nous trouvons un accord avec un pêcheur (1000 PHP pour le bateau sans nourriture) pour qu'il nous emmène faire du snorkeling. Il nous dépose a quelques mètres des coraux. Le soleil est enfin au rendez-vous et nous pouvons nager sur le récif et admirer ses petits poissons colorés. A midi, il nous conduit a une plage de sable blanc pour pique-niquer. Une dizaine de bankas sont delà la. Après le repas, il nous arrête a nouveau sur un autre récif. Ici, aucun autre bateau n'a ancré et les poissons se cachent en nous voyant. Le soleil éclaire bien la scène et cela nous réjouit.
Pendant notre sejour a Port Barton, nous n'avons jamais pu avoir de connection wifi (électricité de la tombée de la nuit a minuit, temps couvert, pas de signal etc...). Nous espérons avoir du wifi a el Nido. Nous quittons Port Barton un beau matin en prenant le jeepney pour Roxas (150 PHP, prix pour touristes), puis un autre jeepney pour El Nido (250 PHP, idem). La route n'est pas betonnee jusqu'a el Nido, la derniere partie (apres Taytay) est en travaux.
El Nido El Nido est une station touristique en plein boom ou chacun semble avoir ouvert qui un resort, un petit hotel, une agence proposant des tours en bateau ou encore une location de motos. Cela change du calme de Port Barton !! Nous logeons tout d'abord au Cliffside Cottages (800 PHP), mais n'y restons pas car nos voisins sont bruyants et il y a des moustiques dans la chambre. Nous nous installons au Bunakidz Lodge, juste a cote (600 PHP -sans doute l'un des hotels les plus economiques d'el Nido) avec l'avantage de la moustiquaire. Nous sommes venus a El Nido pour voir l'archipel des Bacuit et nous inscrivons a une excursion. Nous arrivons enfin a avoir une connection wifi dans un café et relevons nos messages. Ici l'électricité est présente entre 18h env jusqu'au petit matin. Nous avons choisi le tour C (900 PHP). Les îles visitées sont Hélicopter Island, Inambuyod Island, Tapiutan Island ou nous avons déjeune et Matinloc. Il vaut prévoir palmes, masques et tuba pour bien profiter des coraux et petits poissons bigarrés. À midi nous déjeunons sur une plage d'un excellent poisson grillé, riz et petite salade prépare par les 3 marins qui s'occupent de notre bateau. Le dessert est composé d'ananas et pastèque frais. Seule, la boisson n'est pas fournie (eau indispensable). Nous nous arrêtons a un endroit qui ne semble pas particulier, si ce n'est qu'il y a un passage dans la roche qui mène a une plage de sable blanc. Je crois que c'est Hidden Beach. Le dernier stop est a Matinloc Shrine, ancien couvent et lieu religieux catholique. Malheureusement, le mauvais temps (peut-être des tornades) ont endommagé le bâtiment et le lieu a été évacué. Nous sommes très satisfaits de notre journée et recommandons cette excursion. Comme toujours les Philippins nous impressionnent par leur serviabilité. Personne n'est oublié. Ils aident tous ceux qui ont de la peine a descendre du bateau ou marcher vers les plages ou il y a des coraux. Ils tirent dans l'eau sur la bouée de sauvetage du bateau ceux qui ne sont pas équipés de palmes ou de chaussures pour les coraux. Nous nous inscrivons aussi au tour À qui est le tour le plus populaire. Le 1er arrêt, c'est Seven Commandos Beach. Nous nageons jusqu'au récif mais ne voyons pas grand chose car le corail a vraiment été endommage. Ensuite, nous stoppons a Secret Lagoon qui est invisible de l'extérieur. Pour le déjeuner, nous rejoignons un groupe de bankas sur une plage ou le repas est aussi bon que le jour précédent. L'apres-midi, nous visitons Big Lagoon sur l'ile de Miniloc ou le banka peut pénétrer car nous sommes a marée haute. En faisant du snorkeling, nous voyons de beaux coraux, quelques poissons et des oursins avec des piquants de la taille de grosses aiguilles a tricoter !!! il ne faut surtout pas marcher dessus, ni meme les effleurer. Enfin, nous stoppons a Small Lagoon, toujours sur Miniloc, ou les marins nous impressionnent par leur connaissance des lieux car, a un moment donne, ils passent deux roches entre le bateau et le stabilisateur. Le banka ancre et nous pouvons presque marcher jusqu'au lagon, tant l'eau est peu profonde. Il paraît qu'il y a une grotte au fond du lagon. Nous nous arrêtons avant, sur une formation rocheuse. Cette excursion est différente que le tour C en ce sens qu'elle s'adresse plus a ceux qui cherchent de la plage et des lagons. Mais elle est intéressante. Pour ce tour, il vaut mieux porter des chaussures pour les coraux pour éviter les coupures. Il faut aussi prendre garde aux petites méduses blanches.
Nous avons prévu un peu trop de temps a Palawan et devons attendre quelques jours avant de prendre notre vol de Puerto Princesa pour Manille et Kuala Lumpur. Nous restons encore un peu a El Nido et profitons de la plage de Corong Corong. La vue sur l'archipel des Bacuit des magnifique. Nous l'immortalisons par quelques photos.
Roxas Nous prenons le RORO ( compagnie aux bus verts) air conditionne de 10h00 pour Roxas (163 PHP, prix pour tous) et arrivons a Roxas sans souci aux environs de 13h30. Nous trouvons une chambre au Rover Hotel pas loin du terminal de bus (450 PHP). Il nous semble que les gens qui s'arrêtent a Roxas sont ceux qui n'ont pas trouve de moyen de transport pour poursuivre leur route vers leur destination finale. Roxas est une ville plutôt aérée. Elle est située au bord de la mer, mais il n'y a pas de plage. Nous dinons dans un restaurant directement sur le front de mer et sommes gratifiés d'un splendide coucher de soleil. Nous constatons que notre dernière sauvegarde de fichiers a El Nido a avorté et que nous avons perdu plus de 2 semaines de notre journal de bord. Ce sont les aléas du voyage. Il va falloir ré-écrire cette partie.
Puerto Princesa Nous prenons a nouveau le RORO le matin pour Puerto Princesa (158 PHP, bus ordinaire), puis un multicab de New Market au centre ville (15 PHP). Nous retournons au Duchess Pension ou nous avions retenu une chambre (750 PHP). Apres avoir consulte les avis sur VF, nous avons réserve une chambre sur le site Internet du Tune Hotel a Kuala Lumpur et paye par Paypal. En l'absence de confirmation de Tune Hotel, nous leur téléphonons et une demoiselle nous soutient mordicus que Paypal a annulé notre réservation, que nous devons la refaire et payer de préférence par carte de crédit !! Après un autre telephone et quelques échanges de mails, Tune Hotel finit par confirmer notre réservation. Ici, il vaut mieux rester zen. Il nous reste quelques pesos a dépenser avant notre départ des Philippines. Nous réservons une table au Kalui restaurant repute être le meilleur restaurant philippin de l'endroit. En effet, cette réputation est amplement meritee. La nourriture est délicieuse, bien présentée et les prix pas plus élevés que dans d'autres restaurants pour touristes. Nous faisons nos bagages et préparons notre arrivée a Kuala Lumpur (terminal low cost LCCT), puis bus jusqu'à KL Sentral, puis monorail jusqu'à la station Medan Tunkun a 5mn de marche du Tune Hotel
L'appareil de Cebu Pacific qui part de Puerto Princesa a une défaillance technique. Nous devons attendre un autre appareil qui vient de Manille. Nous sommes inquiets pour notre vol de connection car nous ne souhaitons pas arriver dans une ville inconnue (Kuala Lumpur) à plus de minuit. Heureusement, après négociation avec les employées de Cebu Pacific et une course a travers l'aéroport de Manille, nous arrivons a attraper le vol prévu.
Notre voyage aux Philippines est termine. Nous reviendrons, c'est sur, pour visiter l'île de Luzon et aussi parce que nulle part ailleurs, nous n'avons rencontre une population aussi aimable et accueillante. Les paysages sont magnifiques et les petits animaux (papillons, chauve souris) nous ont surpris.
En bref
+++ sans hésitation : l'amabilité et la serviabilité des Philippins ++ dans leur grande majorité, les Philippins parlent anglais ce qui facilite les échanges ++ les paysages, la flore, les petits animaux + en général, il est facile de se déplacer en bus ou en bateau, mais les transports prennent du temps
Nos endroits préférés :
Davao pour son ambiance Dumaguete (Negros) pour ses quais en bord de mer très animés en soirée Santa Fe (Bantayan) pour sa plage Archipel des Bacuit (el Nido) pour ses paysages époustouflants
Petit bémol quant au prix des guesthouses qui sont plus élevés qu'au Laos et Cambodge par exemple
Ce que nous aurions fait différemment : Rétrospectivement, nous aurions préfere consacrer moins de temps a Palawan et visiter plus en détail l'île de Cebu que nous avons traversée trop rapidement.
Sur Palawan, nous conseillons d'utiliser de préférence la compagnie de bus "Ro-Ro" (bus verts) quand cela est possible , car il n'y a pas de surcharge pour touristes.
Avez-vous encore envie de partir pour la Tunisie?
Un touriste français, pourtant d'origine tunisienne, s'est fait tabasser à Bizerte par des islamistes mécontents de la tenue vestimentaire de sa femme !
Pour moi c'est décidé, le tourisme en Tunisie c'est fini. Tant que les salafistes séviront, je ne me risquerai plus à amener ma femme dans ce coupe gorge !
Et vous ? Ne pensez-vous pas que les salafistes vont tuer le tourisme en Tunisie ?
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/23/un-elu-sarthois-agresse-par-des-salafistes-en-tunisie_1749033_3224.html
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/23/un-elu-sarthois-agresse-par-des-salafistes-en-tunisie_1749033_3224.html
On part en vadrouille en Thaïlande!
24 février - On s’thaï en Thaïlande !
Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
J'ai 21 ans, je pars faire du pouce aux États-Unis sans parler anglais
Je suis a Montreal, dans deux jours je part a Toronto en pouce. Ensuite je vais a Detroit, Chicago, et New York. Je voulais savoir si c est dangeureux de faire du pouce au Etats Unis et je parle pas l anglais. Je vais pouvoir me debrouiller ? Vous avez des conseil a me donner ? Ou des adresse auberge de jeunesse. Merci beaucoup..
Colorado Plateau: conseils glanés
Bonjour à tous,
en direct de Las Vegas (Baby !) 😉
Heureux de vous écrire de Tropicana Ave,
où le soleil se lève sur un ciel limpide ! 😎
La température est très agréable, et l'air bien sec ! 😏
Merci à tous pour vos encouragements au moment du départ :
voici quelques conseils glanés cette première journée,
en exclu pour le Forum ! 🙂Finalement, en suivant les indications donnés sur les sites officiels de la SNCF (transilien.com par ex) j'ai vérifié que le trafic correspondait bien : j'ai donc pris le RER B de Paris, et 45 mn plus tard, j'étais à CDG sans encombres, (mais ça n'a pas été sans angoisses ! 🤪) je pense que c'est le moyen le plus rapide et le plus économique.
Bagages :l'enregistrement des bagages au guichet de Tahiti Nui s'est fait rapidement : sauf sur un point : l'employée a absolument tenu que je lui montre un seul bagage cabine, alors que j'avais une petite valise (aux dimensions prévues) et un petit sac à dos. Il a fallu que je range devant elle le sac à dos dans la valisette ! Heureusement j'avais prévu le coup, mais avis aux futurs voyageurs !😇
Voyage : C'est la première fois que je prenais un vol direct Paris-LAX, c'est drolement agréable et confortable ! Service bien, plateaux repas excellents (je ne m'attendais pas à grand chose : mais je suis tombé sur un menu végétarien, je le recommande ! descriptions plus tard pour les gourmand(e)s ! 😉Ecrans individuels : rien à redire (bons choix de films, jeux, ...)Passage frontière-douane : conforme aux descriptions des voyageurs du forum, plutôt même un peu plus vite que la moyenne pour l'immigration, mais une file d'attente impressionnante pour la douane !!! 😮 Un forumeur averti en vaut deux : parmi les questions déstabilisantes que j'ai eu (-véridique-) :"Une dernière question et je vous laisse passer si vous savez y répondre : (... suspens...) : -Where is Bryan ? 😮 Heureusement je connaissais la réponse ! 😏Location voiture chez Dollar : Ah le moment de vérité, l'épreuve du feu ! ALors, premier bon point : un guichet spécial pour les locations pré-payées internationales ! C'est une bonne idée ! Et en plus avec des employés plutôt sympas, souriants, à l'écoute, plaisantant avec les clients, mais je n'ai pas vérifié tous les contrats signés (avec options à la pelle ou pas). Comme il y avait une longue file d'attente, je suis passé (à leur demande) à un guichet "normal" (pour clients US). Il a fallu valider toutes les options sur le petit écran tactile électronique comme la dernière fois (cf description dans le lien en signature). Par contre, il m'a proposé au moins 3 fois la Road Safe, et même une fois avec un écran en français pour être sûr que je comprenais bien ce que j'osais refuser (poliment mais fermement...) 😠 Il a terminé en me disant, un peu condescendant : "tout le monde la prend, sauf vous !" - hé bien oui, c'est comme ça , merci beaucoup, au revoir ! 😛Choix de la voiture : je teste cette année la Jeep Liberty ! 😎Erreur à éviter : 😊 j'ai un peu honte parce qu'elle figure en bonne place dans le post dédié ! J'ai tenté une seconde fois de relier LAX à Vegas, directement, en enchainant derrière le vol de 12h : autant de nuit, ça va, ça roule bien, en 4h on arrive. Mais là, en fin de journée (17h) j'ai testé les embouteillages de LA, + les travaux sur la route avant d'arriver à Vegas, résultat, je suis arrivé à minuit, crevé, et je pense que ce n'était pas du tout prudent pour la conduite !!! 🏴☠️ Prochaine fois : vol intérieur, ou pause à LA ! 😇A New Day has come, il est temps d'y aller,
à bientôt sur le Forum,
Amitiés à tous ! 😎
Jeu des mots (seconde édition)
Les indices pour m'identifier sont les suivants :
Si j'avais été voyageur à une lointaine époque, il m'eût mieux valu arriver tôt à l'auberge ! Un amateur de machine excessive aura une (toute petite) chance de me trouver. Et un peu plus encore s'il est picard, et s'il vit chez ma soeur. On me trouve juste de l'autre côté du pont ...
Je suis un lieu.
P.S. : à défaut du reste (🤪), j'espère ne plus être limité en nombres de messages par 24 heures, mais par prudence le ferai moi-même en regroupant mes réponses à vos brillantes divagations pérégrinatives. Restez patients ! 🙂
Si j'avais été voyageur à une lointaine époque, il m'eût mieux valu arriver tôt à l'auberge ! Un amateur de machine excessive aura une (toute petite) chance de me trouver. Et un peu plus encore s'il est picard, et s'il vit chez ma soeur. On me trouve juste de l'autre côté du pont ...
Je suis un lieu.
P.S. : à défaut du reste (🤪), j'espère ne plus être limité en nombres de messages par 24 heures, mais par prudence le ferai moi-même en regroupant mes réponses à vos brillantes divagations pérégrinatives. Restez patients ! 🙂
Récupérer la nationalité thaïlandaise?
Bonjour à tous
J'ai un amis vivant en France de nationalité Française mais née en Thaïlande de père français et mère thailandaise.
Il souhaite aujourd'hui récupérer sa nationalité thai, qui apparement est possible en faisant une demande aux consulat de lyon ou ambassade de paris... Sachant que la double nationalité n'est pas reconnu en thailande, mais qu'il n'y as pas vraiment de coordination entre les services français et thai, peut t'il procédé comme ceux ci ?
Demande de récupération de nationalité thai aux consulat (document a fournir a part l'extrait d'acte de naissance et passeport thai de la mere?) il parle thaï courament etc... Ensuite de demander un passeport thai et carte d'identité thai De conserver ces papiers francais pour la france et thai pour la thailande, sans être inquiété?
Surtout savez vous quels document a réunir aux préalable ou action à procédé avant d'effectuer la demande aux consulat? sans en être inquiété par les authorités française?
merci d'avance.
(PS je parle bien de récupérer la nationalité thai immediatement pour quelqu'un né en thailande, pas la demande d'un étranger pour l'obtenir aux bout de 5 ans en thailande).
J'ai un amis vivant en France de nationalité Française mais née en Thaïlande de père français et mère thailandaise.
Il souhaite aujourd'hui récupérer sa nationalité thai, qui apparement est possible en faisant une demande aux consulat de lyon ou ambassade de paris... Sachant que la double nationalité n'est pas reconnu en thailande, mais qu'il n'y as pas vraiment de coordination entre les services français et thai, peut t'il procédé comme ceux ci ?
Demande de récupération de nationalité thai aux consulat (document a fournir a part l'extrait d'acte de naissance et passeport thai de la mere?) il parle thaï courament etc... Ensuite de demander un passeport thai et carte d'identité thai De conserver ces papiers francais pour la france et thai pour la thailande, sans être inquiété?
Surtout savez vous quels document a réunir aux préalable ou action à procédé avant d'effectuer la demande aux consulat? sans en être inquiété par les authorités française?
merci d'avance.
(PS je parle bien de récupérer la nationalité thai immediatement pour quelqu'un né en thailande, pas la demande d'un étranger pour l'obtenir aux bout de 5 ans en thailande).
Mariage mixte, franco-indien
🙂 Bonjour, je me pose pleins de questions sur le mariage d'ne française ( ou europérnne) avec un indien. C'est pourquoi je serais intéressée par votre propre expérience ou celui d'une proche. J'aimerais avoir vos témignages sur les démarches à suivre, les droits que cela donne au niveau de la nationnalité et pour vivre en Inde; quelles sont vos conditions de vie (age, travail, revenus, etc...). Connaissant la condition féminine difficile 😠 en Inde, qu'en est-il pour vous? Avez-vous eu du mal à vous adapter malgré vos sentiments, etc, etc... En ce qui me concerne, j'ai eu des opportunités au cours de mes voyages mais surtout occasionnées par des intérets financiers. Et bien que je leur explique que dans mon pays je suis pauvre 😕, vivant au dessous du seuil de pauvreté, ils n'en crois rien car pour eux c'est inconcevable étant donné que j'ai les moyens de prendre l'avion et de visiter leur beau pays.
Je suis impatiente de lire vos histoires, belles ou moins belles, merci d'avance pour vos gentils témoigages.
Difficile Éthiopie...
Bonjour,
Nous venons de passer sept semaines en Ethiopie ; voici la conclusion du journal écrit par Christine (elle peut vous l'envoyer si vous nous le demandez) :
"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur. En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi. En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes. Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable. En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable. Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer. Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs. Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas. Je suis montée dans l'avion avec soulagement. Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera. Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage. Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.
Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit... Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."
A bientôt
"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur. En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi. En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes. Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable. En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable. Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer. Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs. Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas. Je suis montée dans l'avion avec soulagement. Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera. Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage. Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.
Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit... Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."
A bientôt
Le Costa Concordia s'échoue près de l'île Giglio au sud de la Toscane (13 janvier 2012)
Semble-t-il que le Costa Corcordia s'est échoué près de l'Ile Giglio au sud de la Toscane, les passagers et l'équipage ont été évacués.
Grand Ouest américain - le meilleur et le pénible
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.
La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.
Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.

Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.


Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

Le futur de la Thaïlande en 21 points clés
Voici ce que l'on peut lire dans le Bangkok Post, et qui semblerait être 21 points clés que le nouveau gouvernement souhaite mettre en place (j'ai traduis pour les non-anglophone 😛). Je vous laisse juge:
- Réforme du système fiscal
- Impôt sur les sociétés réduit de 30% à 23%
- Déduction d'impôt pour les acheteurs d'un premier logement et d'une première voiture
- Fond pour les villages et communautés d'agglomération d'1 million de bahts par village/communauté
- Fond pour les petit/moyen/grand villages de 300,000, 400,000 et 500,000 baht
- Emprunts pour les rizières
- Restructuration des dettes des agriculteurs
- Accord progressif de pensions aux plus âgés
- Salaire minimum de 300 bahts par jour
- Salaire minimum pour les diplômés d'université de 15 000 bahts par mois
- Cartes de crédit pour les agriculteurs pour acheter des équipements agricoles
- Cartes de crédit pour les opérateurs de transport publiques pour acheter de l'essence
- Arrêter/baisser la perception pour le "fond de pétrole" sur les carburants premium et diesel
- Une tablette par enfant dans les écoles primaires dans tout le pays
- Accès WIFI publique
- Accès internet à 80% des ménages d'ici 2015
- Développer les contrats avec les opérateurs pour répondre aux évolutions rapides et aux besoins des clients en technologie
- Train à grande vitesse de Bangkok à Chiang Mai, Nakhon Ratchasima et Hua Hin avec des connections aux villes voisines
- Extension du Airport Link de Suvarnabhumi Airport à Chon Buri et Pattaya
- Développement du port du sud et développement de ponts aériens dans le golfe de Thailande et la mer d'Andaman pour relier la côte
- 10 lignes de BTS et de métro dans Bangkok, la construction démarrera d'ici 4 ans, et prix unique de 20 bahts par trajet
- Réforme du système fiscal
- Impôt sur les sociétés réduit de 30% à 23%
- Déduction d'impôt pour les acheteurs d'un premier logement et d'une première voiture
- Fond pour les villages et communautés d'agglomération d'1 million de bahts par village/communauté
- Fond pour les petit/moyen/grand villages de 300,000, 400,000 et 500,000 baht
- Emprunts pour les rizières
- Restructuration des dettes des agriculteurs
- Accord progressif de pensions aux plus âgés
- Salaire minimum de 300 bahts par jour
- Salaire minimum pour les diplômés d'université de 15 000 bahts par mois
- Cartes de crédit pour les agriculteurs pour acheter des équipements agricoles
- Cartes de crédit pour les opérateurs de transport publiques pour acheter de l'essence
- Arrêter/baisser la perception pour le "fond de pétrole" sur les carburants premium et diesel
- Une tablette par enfant dans les écoles primaires dans tout le pays
- Accès WIFI publique
- Accès internet à 80% des ménages d'ici 2015
- Développer les contrats avec les opérateurs pour répondre aux évolutions rapides et aux besoins des clients en technologie
- Train à grande vitesse de Bangkok à Chiang Mai, Nakhon Ratchasima et Hua Hin avec des connections aux villes voisines
- Extension du Airport Link de Suvarnabhumi Airport à Chon Buri et Pattaya
- Développement du port du sud et développement de ponts aériens dans le golfe de Thailande et la mer d'Andaman pour relier la côte
- 10 lignes de BTS et de métro dans Bangkok, la construction démarrera d'ici 4 ans, et prix unique de 20 bahts par trajet
Vol Ryanair refuse de décoller après deux heures de retard
Il y avait de la tension dans l’air hier soir à l’aéroport international de Fès-Saïss. Des altercations ont opposé le personnel de bord d’un avion de Ryanair à ses passagers. Ces derniers n’ont pas du tout digéré le retard de plus de deux heures de leur vol, puis l’annonce du changement de destination. Face à cela, le pilote de la compagnie low-cost a tout bonnement refusé de décoller, laissant des passagers en rade, devant l’impuissance des autorités aéroportuaires.
Ils devaient décoller de l’aéroport Fès-Saïss à 17h15, mais les passagers du vol de la Ryanair à destination de Paris-Beauvais n’ont pas pu quitter la capitale spirituelle hier soir. L’avion de la compagnie irlandaise à bas coûts au bord duquel près de 200 passagers devaient embarquer a accusé un retard de plus de deux heures. Au lieu de 17h15, l’appareil, en provenance de Gérone en Espagne, ne s’est pointé qu’aux environs de 19h50. Pire, le retard n’avait même pas été signalé aux voyageurs alors qu'ils avaient déjà enregistré leur bagages et avaient été convoqués à la salle d’embarquement.
Le calvaire se poursuit. Vers 20h30, les passagers qui n’ont bénéficé d’aucune assistance, excepté des bouteilles d’eau, commencent à embarquer. Une fois à bord, on leur informe qu’ils n’allaient plus atterrir à Paris Beauvais sinon à Lille car l’aéroport de Paris Beauvais était déjà fermé. Ce qui a provoqué l’ire des voyageurs qui ont refusé et exigé de se diriger vers Beauvais. Les échanges deviennent alors très houleux avec les membres de l’équipage à tel point que ceux-ci, dépassés par la fureur des passagers et incapables de maitriser la situation, se refugient dans le cockpit de l’avion.
Vol annulé
Les autorités de l’aéroport de Fès-Saïss, avec en tête leur directrice, entrent alors dans la danse pour tenter de calmer la situation, en vain. Le pilote, qui s’exprimait en anglais lance « je laisserai ici ces Arabes ». Une « insulte » aux yeux de Rachid, un MRE de 37 ans qui rentrait de ses vacances au Maroc avec son épouse et leurs deux enfants. Dans cet imbroglio, certains des passagers ont cèdé à la menace du pilote de faire intervenir la police tandis que d’autres ont refusé de descendre de l’avion, il était alors minuit passée.
Finalement, le vol a été annulé. Les passagers, dont la plupart étaient des vacanciers et des ressortissants français, ne savaient plus à quel saint se vouer. Tandis que les enfants, des personnes âgées ainsi que des femmes enceintes tombaient de fatigue. « Certains voyageurs ne pouvaient même pas joindre leurs familles, car n’ayant plus aucun sous avec eux », témoigne Rachid.
La compagnie propose alors de rediriger les passagers vers d’autres aéroports du royaume ou de rembourser les billets. Certains des passagers ont accepté, d'autres se son adressé aux compagnies concurrentes, et une vingtaine d’entre eux ont même refusé de quitter l’avion jusque tard dans la nuit.
Ils devaient décoller de l’aéroport Fès-Saïss à 17h15, mais les passagers du vol de la Ryanair à destination de Paris-Beauvais n’ont pas pu quitter la capitale spirituelle hier soir. L’avion de la compagnie irlandaise à bas coûts au bord duquel près de 200 passagers devaient embarquer a accusé un retard de plus de deux heures. Au lieu de 17h15, l’appareil, en provenance de Gérone en Espagne, ne s’est pointé qu’aux environs de 19h50. Pire, le retard n’avait même pas été signalé aux voyageurs alors qu'ils avaient déjà enregistré leur bagages et avaient été convoqués à la salle d’embarquement.
Le calvaire se poursuit. Vers 20h30, les passagers qui n’ont bénéficé d’aucune assistance, excepté des bouteilles d’eau, commencent à embarquer. Une fois à bord, on leur informe qu’ils n’allaient plus atterrir à Paris Beauvais sinon à Lille car l’aéroport de Paris Beauvais était déjà fermé. Ce qui a provoqué l’ire des voyageurs qui ont refusé et exigé de se diriger vers Beauvais. Les échanges deviennent alors très houleux avec les membres de l’équipage à tel point que ceux-ci, dépassés par la fureur des passagers et incapables de maitriser la situation, se refugient dans le cockpit de l’avion.
Vol annulé
Les autorités de l’aéroport de Fès-Saïss, avec en tête leur directrice, entrent alors dans la danse pour tenter de calmer la situation, en vain. Le pilote, qui s’exprimait en anglais lance « je laisserai ici ces Arabes ». Une « insulte » aux yeux de Rachid, un MRE de 37 ans qui rentrait de ses vacances au Maroc avec son épouse et leurs deux enfants. Dans cet imbroglio, certains des passagers ont cèdé à la menace du pilote de faire intervenir la police tandis que d’autres ont refusé de descendre de l’avion, il était alors minuit passée.
Finalement, le vol a été annulé. Les passagers, dont la plupart étaient des vacanciers et des ressortissants français, ne savaient plus à quel saint se vouer. Tandis que les enfants, des personnes âgées ainsi que des femmes enceintes tombaient de fatigue. « Certains voyageurs ne pouvaient même pas joindre leurs familles, car n’ayant plus aucun sous avec eux », témoigne Rachid.
La compagnie propose alors de rediriger les passagers vers d’autres aéroports du royaume ou de rembourser les billets. Certains des passagers ont accepté, d'autres se son adressé aux compagnies concurrentes, et une vingtaine d’entre eux ont même refusé de quitter l’avion jusque tard dans la nuit.
Différences entre les États-Unis et la France
Bien sur ce topic reprend au bon la balle lancé par Dusty35 ici : http://voyageforum.com/v.f?post=4375746#4375746
Mais depuis plusieurs jours que ce topic à été clos à cause de son succès, un truc me tracasse parce que je ne crois pas qu'il ait été relevé et CA c'est vraiment une grosse lacune francaise ...
Alors voila : pourquoi, alors qu'aux US il y a dans le moindre magasin d'alimentation, un mur entier de frigo, ce qui permet d'acheter de la boisson qu'on peut consommer fraiche TOUT DE SUITE, en France il n'y a aucun frigo même dans les supermarché RIEN ??? Ici, quand on a soif, il faut aller au magasin, acheter sa bouteille puis retourner chez soi, la mettre au frigo, attendre 4 ou 5 heures et A CE MOMENT LA seulement, boire frais !!!
Vraiment, ça sent la fin d'une civilisation ca !!!
Mais depuis plusieurs jours que ce topic à été clos à cause de son succès, un truc me tracasse parce que je ne crois pas qu'il ait été relevé et CA c'est vraiment une grosse lacune francaise ...
Alors voila : pourquoi, alors qu'aux US il y a dans le moindre magasin d'alimentation, un mur entier de frigo, ce qui permet d'acheter de la boisson qu'on peut consommer fraiche TOUT DE SUITE, en France il n'y a aucun frigo même dans les supermarché RIEN ??? Ici, quand on a soif, il faut aller au magasin, acheter sa bouteille puis retourner chez soi, la mettre au frigo, attendre 4 ou 5 heures et A CE MOMENT LA seulement, boire frais !!!
Vraiment, ça sent la fin d'une civilisation ca !!!
Mamallapuram: la maison bleue dans le quartier des pêcheurs
LA FENETRE DES HOLLANDAIS
1) Escaliers, toits, terrasses
De sinistres petits bâtiments jaunes en forme de cubes, avec des barreaux aux fenêtres, logements rudimentaires offerts par un riche Indien aux sinistrés du tsunami qui fit des ravages en Asie, il y a quelques années, et, au milieu, une grande maison aux façades bleues qui semble écraser les autres, ou du moins les narguer. Lorsque je l'ai vue pour la première fois, accompagné par son propriétaire, un tamoul catholique aux joues rondes et à la fine moustache de séducteur, je ne manquai pas de lui faire part de ma surprise tant elle me paraissait incongrue au milieu du quartier des pêcheurs, à Mamallapuram. Profondément déprimé, il m'affirma qu'il n'y avait rien autour au moment de sa construction, puis son visage changea tout à coup de physionomie et il afficha un sourire vulgaire en exprimant le souhait qu'un nouveau tsunami corrigeât ce plan d'urbanisme anarchique.
La construction de la maison de ce bonhomme si charitable n'a pas dû être compliquée. Son architecture est très simple : juste après l'entrée plus haute que large, quelques marches d'un escalier sans rampe conduisent au toit-terrasse qui s'est révélé, pour mon usage personnel, très pratique et fort agréable ; au rez-de-chaussée, juste un couloir avec deux grandes chambres sur la gauche, et trois plus petites sur la droite. Durant un peu plus de trois mois et demi, j'ai occupé la première à gauche et, le soir venu, je poussais les vantaux du portail métallique que je bloquais en glissant une barre de fer dans les oeillères prévues à cet effet. Je me donnais l'impression de me barricader comme dans un château fort. Ah j'oublie la grille qui sert à condamner l'accès à la terrasse, en fait l'accès de la terrasse au rez-de-chaussée. Important ! m'affirma le propriétaire - tiens, dorénavant, je vais l'appeler Books puisqu'on échange ou achète des livres dans sa boutique. N'oubliez pas, continua-t-il, vous êtes au milieu des pauvres ici, on risque de venir vous voler, et c'est très facile de sauter d'une maison à l'autre ! Alors il me confia un gros cadenas - parfois, j'oubliais de le mettre, mais jamais quand je me retrouvais seul occupant de cette bâtisse comme se fut souvent le cas.
Effectivement, monsieur Books avait raison : c'est très facile de visiter son voisin sans passer par sa porte, il suffit de faire le cabri sur les toits-terrasses. Et dire que j'ai vécu toutes ces semaines dans ce quartier des pêcheurs aux ruelles de terre où les vaches divaguaient nonchalamment à la recherche des détritus qui ne manquaient pas, sous un ciel moucheté de noires corneilles omniprésentes, criardes, assourdissantes, pas le genre d'oiseaux que je m'attendais à voir au bord de la mer ; parfois, elles venaient interrompre ma lecture sur le toit, mais, au bout de quelques jours, je me surprenais à les observer, sans bouger de mon tapis de sol, et je crois même avoir assisté à un conflit de pouvoir au cours duquel deux corneilles s'affrontèrent avec, derrière chacune d'entr'elles, une vingtaine de volatiles qui faisaient un boucan hallucinant, comme une cohorte de supporters de football, éméchés, surexcités ; fasciné, un peu inquiet, témoin indiscret de ce conclave démoniaque, j'eus l'impression de me trouver dans le film d'Hitchkok Les oiseaux !
Sur sa droite, la maison bleue n'est guère séparée que de moins d'un mètre de sa voisine, une construction post-tsunami, qui ne fait que la moité de la longueur de la maison bleue. Derrière ce cube jaune, la deuxième moité c'est un espace invisible de la ruelle, en fait juste une terrasse sur des piliers en ciment, avec des câbles d'acier qui se dressent menaçants, une aire de jeu pour les enfants, utilisée aussi par les habitants de la demeure, située juste derrière la maison bleue, pour étendre le linge et prendre le frais au crépuscule. Ces derniers gravissent les quelques marches d'un escalier qui semble flotter dans le vide, mais qui monte parallèlement le long de la façade de la maison la maison bleue, jusqu'à mi-hauteur, avant que de tourner sur la gauche et arriver enfin sur la terrasse. Je me rends compte que l'environnement architectural est bien complexe à décrire, alors pour être plus précis, et pour que l'on comprenne bien ce qui va suivre, il suffira de se rappeler que les marches de cet escalier sommaire passent donc sur le côté extérieur de la dernière chambre de la maison bleue, à droite, au fond du couloir.
2) Diverses nationalités, et quelques Françaises
J'eus des colocataires de diverses nationalités : des Russes, Espagnols, Anglais, Américains et une Française. Je m'arrête un instant sur elle. Cette jeune femme offrait son hospitalité - trois nuits - à son petit ami tamoul, un escogriffe genre rasta - pas rares à Mamallapuram. Un matin, je le vis descendre prestement de notre terrasse, et quitter la maison aussi vite, emportant avec lui mes espadrilles japonaises que j'avais malencontreusement oubliées là-haut -bien entendu, je m'en suis aperçu trop tard. Quelques minutes plus tard, je croisai son hôtesse et je lui rapportai l'incident. Elle me rétorqua que les Indiens ne volaient pas. Bien sûr, bien sûr, m'exclamai-je, et j'achetai une autre paire le jour même. Tiens, tout à coup, je me dis qu'il serait dommage de ne pas dire quelques mots sur deux autres compatriotes. La première, je la remarquai au cours d'un petit déjeuner, dans un café au bord de la mer, intrigué que je fus par son visage qui me rappelait quelqu'un. Catherine Frot ! Pas possible ! Ce ne pouvait être elle, pas ici ! Surgit le serveur, un tamoul en pantalon noir et chemise blanche aux plis impeccables, chevelure drue, brillante, une moustache conquérante. Elle poussa un cri joyeux et se jeta littéralement dans ses bras ( scène ahurissante dans un pays aussi pudique ), le serra contre sa poitrine, fermement, ce qui embarrassa l'indien qui ne savait où mettre ses bras, visiblement il n'osait pas l'empoigner à son tour, mais son visage cramoisi, son grand sourire montraient bien qu'il ne restait pas indifférent, d'ailleurs la femme le repoussa gentiment, mais pas trop, juste pour voir son visage, tandis que le sien affichait un étonnement ravi, amusé, alors elle le serra à nouveau, encore plus fort, car elle semblait flattée de l'avoir mis en situation, comme dirait Ségolène Royal pour autre chose, et le pauvre gars avait les mains qui tremblaient d'envie de la toucher. Enfin, elle le délivra de sa torride torture. Vu la façon dont elle parlait anglais, je me disais que c'était assurément une anglophone. Une Anglaise, sans doute, qui venait chaque année à Mamallapuram. Un mois plus tard, je la rencontrai alors qu'elle revenait de Chennai, en compagnie de deux tamouls, encombrés de sacs et paquets de supermarché, boutiques. Sous leurs moustaches, un sourire éclatant. Comme ils étaient heureux, satisfaits, et l'Anglaisetout autant ! Quand elle m'aperçut, elle vint vers moi et, me tendant son appareil photo, elle m'invita à les prendre ensemble. J'acceptai, bien entendu, mais mon anglais lui fit me poser cette question : vous êtes Français ? Et vous ? lui demandai-je. Elle était donc Française, et elle m'avait pris pour un Anglais ! Je les pris en photo, lui rendit l'appareil, et ne la revit jamais, emportant d'elle l'image d'une femme qui s'éloignait, encadrée par ses bonshommes joyeusement embarrassés par leurs achats qu'ils n'avaient pas payés.
La deuxième compatriote, eh bien elle vit à Mamallapuram. Elle a épousé un pêcheur... qui ne pêche plus grâce à ce fameux et funeste tsunami. Oui, je dis grâce parce qu'une manne financière bien exagérée s'abattit sur cette ville et changea beaucoup de choses. Sur la plage de Mamallapuram, beaucoup de barques offertes par des O.N.G., Croix Rouge, et autres organismes charitables habiles à faire pleurer dans les chaumières occidentales sur le malheur des pauvres gens, mais peu d'entre elles prennent la mer car de nombreux pêcheurs ont préféré ouvrir des magasins de souvenirs. Et cette Française, vous l'avez deviné, s'occupe d'un magasin de souvenirs. Parfois, elle engueule son mari parce qu'il ne s'investit pas suffisamment dans sa tâche. Bon, comment l'exprimer gentiment, hum...disons qu'il ne fait pas le poids devant elle, et quand je la voyais en sari, je pensais à ce que disait Ignatius O'Reilly dans "La conjuration des imbéciles" : une insulte au bon goût et à la géométrie. Je ne lui ai jamais parlé, je la croisais par hasard, mais une fois, dans un restaurant, je l'entendis discuter avec d'autres touristes français qui l'écoutaient oreilles grandes ouvertes : - J'ai épousé un pêcheur. C'est une victime du tsunami ! se rengorgea-telle.
J'étais médusé. Elle avait dit ça comme si son mari avait gagné une médaille olympique ! Mais laissons là les Françaises, il est temps que je vous parle d'un couple de Hollandais.
.....à suivre
1) Escaliers, toits, terrasses
De sinistres petits bâtiments jaunes en forme de cubes, avec des barreaux aux fenêtres, logements rudimentaires offerts par un riche Indien aux sinistrés du tsunami qui fit des ravages en Asie, il y a quelques années, et, au milieu, une grande maison aux façades bleues qui semble écraser les autres, ou du moins les narguer. Lorsque je l'ai vue pour la première fois, accompagné par son propriétaire, un tamoul catholique aux joues rondes et à la fine moustache de séducteur, je ne manquai pas de lui faire part de ma surprise tant elle me paraissait incongrue au milieu du quartier des pêcheurs, à Mamallapuram. Profondément déprimé, il m'affirma qu'il n'y avait rien autour au moment de sa construction, puis son visage changea tout à coup de physionomie et il afficha un sourire vulgaire en exprimant le souhait qu'un nouveau tsunami corrigeât ce plan d'urbanisme anarchique.
La construction de la maison de ce bonhomme si charitable n'a pas dû être compliquée. Son architecture est très simple : juste après l'entrée plus haute que large, quelques marches d'un escalier sans rampe conduisent au toit-terrasse qui s'est révélé, pour mon usage personnel, très pratique et fort agréable ; au rez-de-chaussée, juste un couloir avec deux grandes chambres sur la gauche, et trois plus petites sur la droite. Durant un peu plus de trois mois et demi, j'ai occupé la première à gauche et, le soir venu, je poussais les vantaux du portail métallique que je bloquais en glissant une barre de fer dans les oeillères prévues à cet effet. Je me donnais l'impression de me barricader comme dans un château fort. Ah j'oublie la grille qui sert à condamner l'accès à la terrasse, en fait l'accès de la terrasse au rez-de-chaussée. Important ! m'affirma le propriétaire - tiens, dorénavant, je vais l'appeler Books puisqu'on échange ou achète des livres dans sa boutique. N'oubliez pas, continua-t-il, vous êtes au milieu des pauvres ici, on risque de venir vous voler, et c'est très facile de sauter d'une maison à l'autre ! Alors il me confia un gros cadenas - parfois, j'oubliais de le mettre, mais jamais quand je me retrouvais seul occupant de cette bâtisse comme se fut souvent le cas.
Effectivement, monsieur Books avait raison : c'est très facile de visiter son voisin sans passer par sa porte, il suffit de faire le cabri sur les toits-terrasses. Et dire que j'ai vécu toutes ces semaines dans ce quartier des pêcheurs aux ruelles de terre où les vaches divaguaient nonchalamment à la recherche des détritus qui ne manquaient pas, sous un ciel moucheté de noires corneilles omniprésentes, criardes, assourdissantes, pas le genre d'oiseaux que je m'attendais à voir au bord de la mer ; parfois, elles venaient interrompre ma lecture sur le toit, mais, au bout de quelques jours, je me surprenais à les observer, sans bouger de mon tapis de sol, et je crois même avoir assisté à un conflit de pouvoir au cours duquel deux corneilles s'affrontèrent avec, derrière chacune d'entr'elles, une vingtaine de volatiles qui faisaient un boucan hallucinant, comme une cohorte de supporters de football, éméchés, surexcités ; fasciné, un peu inquiet, témoin indiscret de ce conclave démoniaque, j'eus l'impression de me trouver dans le film d'Hitchkok Les oiseaux !
Sur sa droite, la maison bleue n'est guère séparée que de moins d'un mètre de sa voisine, une construction post-tsunami, qui ne fait que la moité de la longueur de la maison bleue. Derrière ce cube jaune, la deuxième moité c'est un espace invisible de la ruelle, en fait juste une terrasse sur des piliers en ciment, avec des câbles d'acier qui se dressent menaçants, une aire de jeu pour les enfants, utilisée aussi par les habitants de la demeure, située juste derrière la maison bleue, pour étendre le linge et prendre le frais au crépuscule. Ces derniers gravissent les quelques marches d'un escalier qui semble flotter dans le vide, mais qui monte parallèlement le long de la façade de la maison la maison bleue, jusqu'à mi-hauteur, avant que de tourner sur la gauche et arriver enfin sur la terrasse. Je me rends compte que l'environnement architectural est bien complexe à décrire, alors pour être plus précis, et pour que l'on comprenne bien ce qui va suivre, il suffira de se rappeler que les marches de cet escalier sommaire passent donc sur le côté extérieur de la dernière chambre de la maison bleue, à droite, au fond du couloir.
2) Diverses nationalités, et quelques Françaises
J'eus des colocataires de diverses nationalités : des Russes, Espagnols, Anglais, Américains et une Française. Je m'arrête un instant sur elle. Cette jeune femme offrait son hospitalité - trois nuits - à son petit ami tamoul, un escogriffe genre rasta - pas rares à Mamallapuram. Un matin, je le vis descendre prestement de notre terrasse, et quitter la maison aussi vite, emportant avec lui mes espadrilles japonaises que j'avais malencontreusement oubliées là-haut -bien entendu, je m'en suis aperçu trop tard. Quelques minutes plus tard, je croisai son hôtesse et je lui rapportai l'incident. Elle me rétorqua que les Indiens ne volaient pas. Bien sûr, bien sûr, m'exclamai-je, et j'achetai une autre paire le jour même. Tiens, tout à coup, je me dis qu'il serait dommage de ne pas dire quelques mots sur deux autres compatriotes. La première, je la remarquai au cours d'un petit déjeuner, dans un café au bord de la mer, intrigué que je fus par son visage qui me rappelait quelqu'un. Catherine Frot ! Pas possible ! Ce ne pouvait être elle, pas ici ! Surgit le serveur, un tamoul en pantalon noir et chemise blanche aux plis impeccables, chevelure drue, brillante, une moustache conquérante. Elle poussa un cri joyeux et se jeta littéralement dans ses bras ( scène ahurissante dans un pays aussi pudique ), le serra contre sa poitrine, fermement, ce qui embarrassa l'indien qui ne savait où mettre ses bras, visiblement il n'osait pas l'empoigner à son tour, mais son visage cramoisi, son grand sourire montraient bien qu'il ne restait pas indifférent, d'ailleurs la femme le repoussa gentiment, mais pas trop, juste pour voir son visage, tandis que le sien affichait un étonnement ravi, amusé, alors elle le serra à nouveau, encore plus fort, car elle semblait flattée de l'avoir mis en situation, comme dirait Ségolène Royal pour autre chose, et le pauvre gars avait les mains qui tremblaient d'envie de la toucher. Enfin, elle le délivra de sa torride torture. Vu la façon dont elle parlait anglais, je me disais que c'était assurément une anglophone. Une Anglaise, sans doute, qui venait chaque année à Mamallapuram. Un mois plus tard, je la rencontrai alors qu'elle revenait de Chennai, en compagnie de deux tamouls, encombrés de sacs et paquets de supermarché, boutiques. Sous leurs moustaches, un sourire éclatant. Comme ils étaient heureux, satisfaits, et l'Anglaisetout autant ! Quand elle m'aperçut, elle vint vers moi et, me tendant son appareil photo, elle m'invita à les prendre ensemble. J'acceptai, bien entendu, mais mon anglais lui fit me poser cette question : vous êtes Français ? Et vous ? lui demandai-je. Elle était donc Française, et elle m'avait pris pour un Anglais ! Je les pris en photo, lui rendit l'appareil, et ne la revit jamais, emportant d'elle l'image d'une femme qui s'éloignait, encadrée par ses bonshommes joyeusement embarrassés par leurs achats qu'ils n'avaient pas payés.
La deuxième compatriote, eh bien elle vit à Mamallapuram. Elle a épousé un pêcheur... qui ne pêche plus grâce à ce fameux et funeste tsunami. Oui, je dis grâce parce qu'une manne financière bien exagérée s'abattit sur cette ville et changea beaucoup de choses. Sur la plage de Mamallapuram, beaucoup de barques offertes par des O.N.G., Croix Rouge, et autres organismes charitables habiles à faire pleurer dans les chaumières occidentales sur le malheur des pauvres gens, mais peu d'entre elles prennent la mer car de nombreux pêcheurs ont préféré ouvrir des magasins de souvenirs. Et cette Française, vous l'avez deviné, s'occupe d'un magasin de souvenirs. Parfois, elle engueule son mari parce qu'il ne s'investit pas suffisamment dans sa tâche. Bon, comment l'exprimer gentiment, hum...disons qu'il ne fait pas le poids devant elle, et quand je la voyais en sari, je pensais à ce que disait Ignatius O'Reilly dans "La conjuration des imbéciles" : une insulte au bon goût et à la géométrie. Je ne lui ai jamais parlé, je la croisais par hasard, mais une fois, dans un restaurant, je l'entendis discuter avec d'autres touristes français qui l'écoutaient oreilles grandes ouvertes : - J'ai épousé un pêcheur. C'est une victime du tsunami ! se rengorgea-telle.
J'étais médusé. Elle avait dit ça comme si son mari avait gagné une médaille olympique ! Mais laissons là les Françaises, il est temps que je vous parle d'un couple de Hollandais.
.....à suivre
Les réformes économiques à Cuba
Salut,
Je vous laisse la première partie d'un article sur les réformes économiques annoncées à Cuba pour 2011. Un sujet incontournable pour tous ceux qui s'intéressent à la grande île des Caraïbes.
MACROÉCONOMIE : Les réformes économiques à Cuba (1/2)
Bon voyage !
Je vous laisse la première partie d'un article sur les réformes économiques annoncées à Cuba pour 2011. Un sujet incontournable pour tous ceux qui s'intéressent à la grande île des Caraïbes.
MACROÉCONOMIE : Les réformes économiques à Cuba (1/2)
Bon voyage !
Croisière Perles des Antilles en février 2011
Bonjour, nouvelle sur ce site, je pars avec mes 2 enfants de 16 et 9 ans en février pour la croisière Costa perles des antilles et comme c'est notre 1ère croisière, je suis un peu perdue, peu d'infos par l'agence de voyage...
J'aimerais de bons conseils surtout sur les excursions à faire et par quels moyens (Costa ou par moi-même ?)
J'attends impatiemment vos conseils, merci d'avance 😉
Retour sur trois semaines de visites au Pérou
L’organisation du voyage :
Depuis 3 ans, nous repartons au long cours pour les vacances. 2008 a été l’année qui a mis le feu aux poudres. Grâce à un ami travaillant en Ethiopie, ma femme et moi ont convenu qu’il fallait de nouveau voyager, les enfants ayant grandi. Grâce à internet, ce premier voyage a été préparé de notre bureau à coup de mails envoyés à des agences locales de tourisme suite à la découverte du site d’Ethiopian airlines proposant des circuits en plus des vols aériens internationaux et domestiques. Durant près de 2 mois, toute l’information possible sur le pays a été rassemblée afin de connaître les sites les plus intéressants à voir dans un laps de temps très court. Notre idée est d’en voir le maximum tout en supportant un rythme de voyage acceptable et assimilable par l’organisme. Le succès de ce circuit nous a confortés dans l’idée que l’on pouvait maintenant prendre les enfants avec nous afin qu’ils bénéficient des bienfaits d’une ouverture au monde. En 2009, après un projet de vacances au Kenya/Tanzanie, j’ai réussi à argumenter pour se diriger vers la Namibie. Autotour et préparation avec un T.O. local nous ont ainsi permis de visiter une grande partie du pays sans dégoûter les enfants par des kilométrages délirants. Des grands espaces, des animaux sauvages en quantité, un climat frais mais beau ont laissé d’excellents souvenirs à tous. En 2010, il fallait trouver autre chose à voir. L’Asie a été envisagé mais le climat durant l’été n’est pas trop favorable. Peut-être une tentative sera-t-elle tentée à de prochaines vacances de printemps afin de bénéficier d’un temps plus supportable pour visiter l’Inde que personne dans la famille ne connaît ou le Népal. Après un regard sur la mappemonde, l’Amérique du Sud a été trouvée comme prochain point de chute pour l’été. La Bolivie ayant été écartée d’office puisque le père l’a déjà visité il y a près de 20 ans, la destination a été ensuite choisie à l’unanimité : le Pérou. Personne n’y était allé et certains sites étaient déjà bien connus : Machu Picchu, lac Titicaca, les Incas, le seigneur de Sipan. Question climat, on restait dans l’esprit Namibie c’est-à-dire beau mais frais à cela s’ajoute l’altitude qui augmente la baisse de la température. Cela refroidit un peu les envies des plus jeunes mais les arguments des parents l’emportent. Il allait falloir maintenant trouver le circuit que l’on allait monter. Pour cela, internet permet en quelques instants de trouver les principaux centres d’intérêt du pays en parcourant les catalogues des T.O. les plus connus. Ensuite comme pour nos précédents, nous avions prévu de faire confiance à un T.O. local, les expériences ayant été concluantes. Nous dénichons quelques locaux francophones puisque l’espagnol n’est pas parlé dans la famille excepté notre fille mais qu’elle balbutie plus qu’elle ne le parle. Nous envoyons quelques demandes après déchiffrage de leur site. Nous adressons des demandes à ceux nous paraissant les plus sérieux. Après quelques jours d’attente, nous commençons à recevoir des devis qui nous interpellent. Certains nous font découvrir des régions non envisagées au départ tel que le Nord-Pérou et les régions montagneuses de la Cordillère Blanche moins connues que Cuzco. De 15 jours prévus au départ nous entamons une progression dans la durée du circuit y ajoutant par ci par là de nouvelles extensions. Au nord vient se joindre l’Amazonie. Comme l’on prévoit un T.O. local, il faut parallèlement prévoir de notre côté l’achat du billet d’avion Paris/Lima ce qui n’est pas une mince affaire. Les billets doivent satisfaire à plusieurs contraintes : être les moins chers, être aux bonnes dates par rapport à la longueur du circuit retenu, ne pas nous faire passer par les USA, la durée la plus courte possible de l’escale à Madrid car cela nous est apparu très rapidement que le vol serait via Madrid. Fin février, les choix ont été faits : circuit du 18 Juillet au 9 Août Paris-Paris sur vol Ibéria et avec LatinAndes comme T.O. local. Notre interlocuteur sur place s’appelle Walter Candia Valer. Nous discutons par mails pour mettre en place le circuit définitif et le tarif qu’il nous propose nous encourage (environ 2000 euros Lima/Lima par personne) . Du circuit la « terre des pumas » , nous avons choisi de visiter le Pérou dans sa quasi-totalité. Nous trouvons le billet aérien avec escale à Madrid comme convenu. Il n’y a plus alors qu’à attendre le départ avec cependant quelques incertitudes : Nous effectuons les virements de paiement du circuit sans aucune assurance de la notabilité du TO mais nous gardons confiance dans le fait que les années précédentes tout s’est très bien déroulé. Le déroulement jour par jour
Dimanche 18 Juillet : 8h30, départ de notre domicile pour nous rendre à Orly en taxi. Les bagages pour 4 sont trop imposants pour envisager un transfert par RER . Direction Orly-Sud, mais par acquit de conscience Maman vérifie les billets : ce n’est pas Sud mais Ouest où il faut se rendre. Papa s’était trompé par précipitation. Décollage à 10H50 sans encombre, direction Madrid où nous arrivons en fin de matinée. L’enregistrement des bagages et des places sur les 2 vols a été fait jusqu’à Lima ce qui nous laisse du temps pour aller visiter la ville puisque nous repartons à 1H15 du matin. L’aéroport de Barajas est immense ce qui nécessite de prendre des navettes automatiques pour rejoindre le métro qui dessert directement le centre ville. Nous avions préparé notre petite escapade madrilène en prenant plan de la ville et des sites à visiter lors d’un passage-éclair. Nous descendons « place d’Espagne » où une température caniculaire nous attend (37°). Il est près de 15h et la ville est encore assoupie. La faim nous tenaille et nous trouvons vite un restaurant typique où les choix de plats satisfont les différents appétits. Après cette diversion, nous entamons notre périple dans le Madrid touristique via le palais royal, la cathédrale de la Almudena. Nous entrevoyons, sans s’en approcher, le Théâtre Royal tant la chaleur est difficilement supportable. Nous longeons les murs. Nous rejoignons les plazas de la Villa et San Miquel où des halles abritent un marché très à la mode, avant de passer à la plaza mayor à la magnifique unité architecturale. Nous recherchons de l’eau afin de rafraîchir les gosiers assoiffés par la chaleur suffocante de cette fin d’après midi . Nous retrouvons les madrilènes dans les zones commerciales ouvertes le dimanche autour de la « puerta del sol » jusqu’à la « plaza del callao » sur Gran Via. Nous décidons de nous rendre à la « plaza de Alcala ». De beaux immeubles des années 1900 constituent l’essentiel des bâtiments croisés. Les grandes artères que nous parcourons assurent un minimum l’évacuation de la chaleur de la ville entretenue par un soleil toujours aussi vif. Les pieds commencent à s’échauffer et de grosses voix s’élèvent pour demander un arrêt pour manger sachant que dans l’avion, cette nuit, l’attente sera longue. Nous prenons place dans une trattoria sur Alcalà. La cuisine italienne a bien des adeptes partout dans le monde en raison du faible coût des produits utilisés et d’une facile accoutumance aux plats principaux en particulier chez les jeunes. Pâtes et pizzas seront à la table de nombreux repas tout au long du circuit. Après le dîner , nous reprenons le métro pour nous rendre une dernière fois dans le vieux centre. Nous descendons à « la Puerta del Sol » et entamons à la nuit presque tombée un passage vers la place Isabel II où se trouve le théâtre royal. Nous traversons « la plaza de oriente » où un jardin verdoyant concentre une foule multiculturelle . Nous retrouvons ensuite le monument élevé à la gloire de Cervantès représentant Don Quichotte et son fier écuyer monté sur son âne. Une fête gastronomique aux accents de Galice bat son plein sous des barnums au pied de la tour de Madrid. Nous remontons ensuite « Gran Via » jusqu’à la station de métro du même nom pour profiter quelques instants encore de la chaude ambiance de la ville qui commence à s’animer. Une heure de métro plus tard, nous sommes dans l’enceinte de l’aéroport pour attendre notre vol en partance pour Lima.
Lundi 19 Juillet : La journée commence et nous ne sommes pas encore couchés. Nous sommes dans l’Airbus A340, long courrier quadrimoteur qui nous nous fait traverser l’Atlantique et l’Amazonie avant de rejoindre la côte de l’océan Pacifique. Tout le monde s’installe pour une longue nuit qui va nous faire remonter le temps puisque en 12heures nous revoilà 7 heures plus tôt. Repas succinct mais correct. Réveil à 11h plutôt 4h pour avaler un petit déjeuner. 5h30, arrivée dans la nuit noire à Lima. Beaucoup de temps pour récupérer les bagages, mais enfin pas de problème; tous nous ont bien suivis. Maintenant vient l’angoisse : David le guide prévu par le TO sera-t-il bien là ? Après le passage à la douane, tout le monde retient son souffle en sortant de la zone de débarquement et de passage des frontières. Derrière la barrière qui nous sépare des réceptifs cherchant à retrouver les arrivants, nous apercevons le panneau sur lequel est écrit notre nom : Ouf, il est bien là David. Toute notre angoisse disparaît , le voyage peut réellement commencer. Après les présentations, toutefois un premier désagrément: pas de chauffeur pour nous conduire en ville à l’hôtel. David s’empresse auprès du chauffeur de connaître le motif de son absence. Il s’est tout simplement trompé d’heure. On lui avait dit 6h30 mais il s’était plus souvenu si il s’agissait du main ou du soir. Après ce contretemps, nous avons rejoint le minibus, avec une heure de retard, commencé à se mêler aux embouteillages de Lima et à s’imprégner de l’ambiance grise et fraîche de cette mégalopole. Un brouillard fin s’abat tous les matins d’hiver pour se dissiper vers midi. D’ici là, il faut s’adapter pour vivre dans cette ville aux banlieues lépreuses où les mototaxis encombrent les rues. Peu de véhicules particuliers toutefois, mais une foule de bus , d’autobus de ligne, de taxis en tout genre. En 45 minutes nous rejoignons notre hôtel (Kamara) situé quasiment en plein centre historique. Des mesures de sécurité importantes permettent de vérifier l’attention toute particulière qu’il faut faire au cours de déplacements. Grilles aux portes de l’hôtel, vigiles sont monnaie courante devant de nombreux établissements commerciaux. Nous rejoignons nos deux chambres et après une toilette réparatrice, nous allons prendre un petit déjeuner. A 10h, le guide nous rejoint pour nous faire visiter le centre historique. Nous commençons par une rue pleine de libraires qui donne dans la place San Martin . Ce personnage est un des héros de l’indépendance du Pérou au cours du XIXème siècle. Après la canicule de la veille, le temps breton nous réveille pour continuer la visite en direction de la plaza mayor qui est entourée de tous les bâtiments caractéristiques d’une capitale coloniale espagnole. Cathédrale, administration centrale, présidence de la république, banque centrale et autres. Avant le premier déjeuner péruvien, nous visitons quelques églises de style baroque car de nombreuses originales du XVIème siècle ont été détruites lors de tremblements de terre. Peu avant midi, nous retournons devant la présidence de la république sur la plaza mayor pour assister à la relève d la garde, événement qui voit arriver une forte concentration de touristes. A l’occasion de notre repas pris dans un restaurant à deux pas du centre touristique, nous goûterons le cocktail local, le « Pisco Sour » ainsi que la cuisine locale qui s’avérera très variée à base de céréales comme le quinoa, de viandes souvent exotiques telles que l’alpaga. Après le repas, nous continuons nos visites par celle du musée de l’Inquisition qui fit tant trembler jusqu’au XVIIIème siècle et celle d’un musée privé (musée Cohen) présentant de magnifiques collections d’objets des différentes civilisations ayant traversé l’histoire du Pérou. Après cela nous retournons à l’hôtel, fatigués par la promenade, le décalage horaire et les différences de température subies depuis deux jours. Nous prenons congé de notre guide qui nous rejoindra le lendemain pour nous conduire à la gare routière. Un cadenas sur un bagage qui ne veut pas s’ouvrir viendra ternir l’ambiance en cette fin d’après midi. Il a fallu ressortir pour le remplacer (Cela nous a permis de tester notre espagnol) et puis, par hasard la combinaison s’est de nouveau ouverte. Après ce petit contretemps sans grave conséquence, nous prenons la décision de dîner à l’hôtel afin de nous économiser un peu, demain étant une journée de voyage en bus de ligne. Pour le repas, nous choisissons cuisine italienne ce qui ravira l’ensemble des convives. Les enfants vont se coucher mais les parents attendent une visite : notre T.O. doit venir nous rencontrer afin de nous donner les éléments pour continuer le voyage. A 21h30, Walter apparaît dans le hall de l’hôtel et se présente à nous. Il vient de monter son agence à Cuzco depuis quelques mois et cherche encore des clients malgré un emploi du temps déjà bien chargé. Il accompagne aussi un groupe de touristes français . Il nous explique qu’à chacune de nos étapes un guide , un chauffeur et un van nous attendront pour nous faire visiter la région et nous conduire jusqu’au prochain moyen de transport qui nous amènera à notre destination suivante. Au Pérou, afin de diminuer le chômage en province, les accompagnateurs de circuit sont des locaux assermentés, associés chacun à une région et souvent à une spécialité comme guide de haute ou moyenne montagne. Nous prenons congé de notre hôte après ses précieux renseignements fournis pour le déroulement ultérieur de notre aventure. A 22h30, extinction des feux.
Mardi 20 Juillet : Réveil à 5h15, rassemblement des bagages puis petit déjeuner au restaurant de l’hôtel Kamana où nous avons passé une excellente nuit réparatrice. A 6h45, nos guides et chauffeur viennent nous chercher pour rejoindre la gare routière située au sud de Lima dans une banlieue glauque que le temps gris n’améliore pas. Nous déposons les bagages qui seront mis en soute et attendons patiemment la montée après contrôle par caméra. Nous partons à 8h10 dans le bus de ligne de la Compagnie Movil Tour en direction de Mancos via Huaraz dans la Cordillère Blanche, une chaîne de montagne où de nombreux sommets dépassent les 6000 m. C’est notre 1ère expérience de ce type de transport. Par crainte de souci de mal au cœur, Pierrine, notre fille a pris des médicaments qui s’avéreront efficaces. Le bus est confortable, muni de WC, de TV , de sièges inclinables afin de supporter un long trajet. Aujourd’hui, ce sera essentiellement du repos avec découverte de différents paysages qui s’étageront du niveau de l’océan à plus de 4000 m. Nous traversons tout d’abord Lima par de grands axes souvent encombrés, puis la Rimac, le fleuve qui sépare la ville en deux . Au nord, nous atteignons la banlieue et la ville de Callao où se situe notre premier arrêt. Nous accueillons quelques voyageurs supplémentaires avant d’emprunter la Panaméricaine, l’axe mythique qui joint les Amériques. Dès que nous quittons la métropole, nous longeons l’océan Pacifique qui vient se jeter sur la plage en de nombreux rouleaux. De hautes dunes de sable bordent la route côté oriental et cela sur des dizaines de kilomètres. De temps en temps , des oasis de verdure apparaissent au débouché des quelques fleuves se jetant ans l’océan en provenance des contreforts de la cordillère. Des cultures de cannes à sucre forment l’essentiel de l’agriculture associée à une culture maraîchère qui assure l’approvisionnement de la capitale en légumes frais. Les arrêts sont fréquents pour franchir des péages qui sont établis sur les axes principaux de l’ensemble du pays. Le réseau routier que nous parcourrons durant notre circuit, est dans l’ensemble en bon état . A midi nous nous arrêtons à Barranca pour déjeuner dans un restaurant de station-service. Afin de diminuer le temps d’arrêt, nous prenons un plat unique de riz-poulet de qualité tout à fait acceptable. Nous nous sommes dérouillés un peu les jambes avant de continuer le voyage. En reprenant la route qui commence à s’élever le long du rio Fortaleza, le soleil fait son apparition. Nous traversons quelques villages avant que les virages deviennent de plus en plus nombreux alors que la route grimpe à l’assaut du col de Conococha qui culmine à 4200m. De là haut, la vue est très étendue à la fois sur la lagune qui s’étend à nos pieds et sur la cordillère de Huayhuash qui barre le paysage vers le sud-ouest. Le col est une grande étendue plate parsemée de marais où paissent des troupeaux de moutons pour l’essentiel. Nous entamons la descente vers Huaraz, tout de même situé à 3060 m. Nous nous arrêtons pour faire descendre l’essentiel des clients qui viennent ici pour la découverte de la haute montagne andine en participant à des treks . Encore une heure de route avant de rejoindre Mancos où nous attend notre guide Eduardo. Il nous conduit chez l’habitant d’après ce qui était prévu dans notre programme mais nous découvririons en fait un petit lodge de montagne très confortable. Situé au pied du Huascaran, la plus haute montagne du Pérou, il bénéficie d’une vue imprenable sur la montagne depuis un très agréable jardin. Les chambres sont simples mais disposent de tout le confort nécessaire pour y passer deux nuits. A 2600 m, nous n’appréhendons pas trop cette altitude qui ne nous pèse pas trop. Nous n’aurons pas de malaises, ni de difficultés particulières pour dormir. La fin d’après midi se passe à s’installer tranquillement et à profiter d’un paysage somptueux que bien des montagnards que l’on connaît nous envieraient. Le soleil couchant sur les deux sommets du Huascaran embrase l’ensemble de la montagne qui nous domine. Le dîner servi dans une petite salle, où de nombreux souvenirs de montagne ( photos d’ascension, piolets) sont accrochés aux murs, est composé d’une excellente soupe de légumes et de riz-poulet suivi d’une salade de fruits. A 21h15, nous nous endormons.
Mercredi 21 Juillet : Ce matin réveil à 7 heures, un soleil magnifique inonde les fenêtres de notre chambre et le Huascaran enneigé. Très bon petit déjeuner où nous sommes accueillis par Walter, notre hôte patron de la « Casa de my habuela ». Aujourd’hui, nous allons en haute montagne visiter les lagunes de Llanganuco, une promenade plus qu’une marche au long cours. A 8heures comme prévu, Eduardo et le chauffeur viennent nous chercher. Nous nous arrêtons tout d’abord au Campo Santo de Yungaï, souvenir d’un tremblement de terre suivi d’un glissement de terrain qui fit 80000 victimes dans la vallée en 1970. La ville a été reconstruite à quelque distance de la ville ancienne afin d’éviter de nouveau une même tragédie. Ensuite, nous entrons dans le parc naturel du Huascaran, qui fait partie des sites naturels de l’Unesco ce qui implique une forte implication dans le respect de la nature. Nous passons alors dans une brèche impressionnante faite entre 2 sommets emblématiques des Andes le Huandoy, d’un côté et le Huascaran de l’autre. Au fond, s’étalent les deux lagunes successives de Llanganuco établies à 3850m. Le soleil brille et aucun vent glacial prévisible en cette saison ne souffle ce qui permet de profiter au maximum d’un environnement magnifique à la végétation impensable, pour un européen, à de telles altitudes : arbres de différentes espèces, roseaux, etc… Nous continuons notre route qui est en fait un chemin gravillonné jusqu’à un belvédère à 4750 m où nous embrassons un paysage extraordinaire avec des dizaines de sommets dépassant 5500 m. Malgré que ce soit l’hiver, il faut atteindre plus de 5000 m pour voir de la neige accrochée aux pentes. A cette hauteur, la marche s’avère difficile et nous profitons de ces quelques instants pour immortaliser notre passage dans ce haut lieu de l’andinisme. Lionel Terray n’a-t-il pas gravi le Huandoy que nous voyons en face de nous, en 1956. Ensuite, nous redescendons à la lagune Coracincha située à 3850 m pour pique-niquer au pied des chênes quena , arbres endémiques de la région. Temps magnifique et même chaud puisque nous restons en T-shirt. Le lac permet le canotage mais pas la baignade. Nous faisons après le repas une petite promenade afin de profiter du site constitué de vertigineuses falaises tombant directement sur les eaux turquoises. C’est un lieu très fréquenté par les excursionnistes le plus souvent péruviens. La suite de l’après midi se déroule dans le jardin de l’hôtel afin de contempler la vue majestueuse sur les sommets environnants. A 2600 m, on reprend également son souffle. La descente a été l’occasion de voir la vie difficile des montagnards occupés aux travaux des champs avec le plus souvent comme moyen de traction des charrues, des bœufs. Le dîner passé, le coucher s’effectue à 21h15.
Jeudi 22 Juillet : Le guide nous a donné rendez-vous à 7h45, aussi sommes nous debout à 7h afin de profiter de l’excellent petit déjeuner du lodge. Comme les jours précédents, il fait un soleil magnifique mais la fraîcheur est là également. Nous embarquons pour une heure de taxi pour nous rendre sur les hauteurs de la vallée du rio Santa au pied du Huascaran. Ce matin, un petit trek nous attend afin de nous imprégner de la vie rurale dans la cordillère blanche. Nous sommes déposés à 3400m dans un petit village en pleine activité. Les hommes et femmes s’affairent à nourrir les bêtes – moutons, porcs, vaches- soit dans les fermes, soit dans les champs. Nous croisons un préposé chargé de s’assurer d’une parfaite équité dans la distribution d’eau entre les propriétaires des champs de la communauté. Pour cela, il ouvre et ferme de petites vannes de pierre situées sur les rigoles qui transportent l’eau issue des sommets. Nous descendons le long d’un sentier qui nous ramènera au lodge après une marche d’environ 4 heures à travers les petits villages créés autour d’une place centrale dotée d’un jardin planté de palmiers et où l’église et la mairie constituent les bâtiments principaux. Nous avons la chance de rentrer dans une école maternelle dans laquelle nous donnons quelques stylos et cahiers. La maîtresse et les enfants nous en remercient en chantant. La région est truffée de mines, une d’or est visible à bonne distance, et une seconde, de charbon permet de voir la fin de l’extraction à la sortie des boyaux. Des bosquets d’eucalyptus embaument l’atmosphère. Ces arbres à la pousse rapide, ont permis la reforestation après de trop nombreuses coupes des espèces indigènes en raison des besoins des populations en bois de chauffe. Un bon repas pris en plein air nous permet de reprendre des forces après notre demie journée de marche. L’après midi, nous en profitons pour lire et se divertir avant de rejoindre Huaraz où nous prendrons le bus de nuit pour Trujillo : une nouvelle expérience pour nous tous. A 17 h, le guide et le chauffeur nous conduisent à la « Chamonix » des Andes en remontant la vallée du rio Santa ce qui nous permet de profiter de très belles échappées sur la Cordillère Blanche. De la gare routière où nous avons laissé nos bagages, il nous faut environ 30 minutes pour rejoindre le centre ville. Le calme de Mancos est remplacé, pour quelques heures, par l’animation d’une ville vouée à la haute montagne. Vêtements et équipements d’escalade apparaissent aux vitrines de nombreuses boutiques de même que des sociétés de guides et de treks. A la nuit tombée, nous nous engouffrons dans un restaurant….italien au menu à 11 soles. Nous rejoignons ensuite le terminal des bus en traversant des quartiers aux rues vides, aux boutiques au rideau baissé où dominent la couleur blafarde des néons et les aboiements de chiens qui semblent pas toujours bien intentionnés. Une heure à attendre avant de monter dans le bus qui nous mène à Trujillo. Nous laissons là notre guide Eduardo qui nous a permis de bien découvrir sa région. A 21h30, nous nous installons au rez de chaussée d’un bus à étage disposant de tout le confort pour passer une nuit à bord. Couverture et petit en-cas nous sont distribués par une hôtesse comme dans un avion. La télé dispense un film d’aventure avant l’extinction des feux.
Vendredi 23 Juillet : Nous trouvons notre nouveau guide Pedro au terminal routier de Trujillo à notre arrivée à 7h30 à Trujillo. Nous sommes emmenés à l’hôtel Pullmann situé en centre ville où nous prenons le petit déjeuner et nous nous accordons quelques minutes pour faire un brin de toilette avant d’attaquer nos visites. Ce matin, nous quittons la ville par le sud pour rejoindre le site de la « Huaca de la Luna » où sont entreprises depuis une vingtaine d’années des fouilles archéologiques. Il s’agit d’une pyramide détruite en grande partie par les intempéries, construite en briques et appartenant à la civilisation « moche » datée entre le II et le VIII ème siècle. De nouveaux trésors y sont découverts presque tous les jours. Cette civilisation a construit en empilant les édifices religieux les uns au-dessus des autres ce qui permet d’espérer des découvertes dans les couches les plus profondes non encore creusées. Sous des auvents protégeant les zones de tombes et de salles aux murs colorés, nous pouvons voir les différentes représentations des dieux, en particulier du dieu principal dit « l’égorgeur ».sous forme de bas-reliefs polychromes . Durant près de deux heures, nous parcourons les différentes époques de cette civilisation situées à des niveaux différents de fouille et apercevons la « Huaca del Sol », la plus grande pyramide d’Amérique du sud qui n’est pas encore inventoriée. A la fin de la visite, nous traversons un ensemble de stands de produits d’artisanat d’une grande finesse (céramiques, bijoux, etc…). Pour déjeuner, nous partons au nord de Trujillo sur la côte Pacifique dans la station balnéaire de Huanchaco où je mangerai mon premier ceviche, spécialité culinaire à base de poissons crus assaisonnés d’une vinaigrette au citron vert. Le restaurant domine la plage où les nombreux rouleaux permettent le surf et la pratique des cabalittos de totora, embarcations en roseaux servant à la pêche et utilisées depuis des centaines d’années. Le soleil brille de nouveau après dissipation des brumes matinales qui enveloppent toute la région côtière. En retournant à Trujillo, nous nous arrêtons à Chan Chan, cité conquis par les ncas à la fin du XVème siècle après un siège de 10 ans. La ville s’étend sur 20 km². Elle appartient à la civilisation Chimu qui succéda aux Moche. C’est une enceinte fortifiée construite en adobe. Nous y visitons la citadelle Tschudi Nous voyons la place centrale, lieu des cérémonies et de sacrifices, la zone de l’administration où de petites cellules constituaient les bureaux des fonctionnaires gérant les différentes régions du royaume. A proximité de la mer, se trouvent d’autres enceintes, témoignage d’une autre période de cette civilisation encore mal connue. De retour à Trujillo, nous allons parcourir le centre ville historique situé autour de la plaza de armas et à peu de distance de l’hôtel. La rue de l’hôtel est remplie de stands temporaires d’artisanat ce qui favorise les dépenses de souvenir (nappe en coton , pena, etc…). Ce soir là, nous faisons un repas dans un restaurant chic de la rue Pizarro.
Samedi 24 Juillet : A 7h40, départ en voiture privée pour Chiclayo. Comme tous les jours, brume et fraîcheur sont au rendez-vous. Nous empruntons la panaméricaine direction nord. A environ 40 km de Trujillo, nous la quittons pour rejoindre un site archéologique nouvellement ouvert aux visites. Il s’agit de la Huaca de Cao au musée créé en 2009 à la suite de la découverte d’une magnifique tombe d’une femme de haut rang de la civilisation Chimu. Le musée très sobre, en béton brut, conserve les trésors découverts dans une pyramide située à proximité immédiate de l’océan. Comme à la Huaca de la luna, de nombreux bas-reliefs présentent des motifs géométriques et des représentations du dieu égorgeur et de poissons. Des échafaudages de protection permettent de maintenir en état les restes de tombes où de nombreuses pièces de poterie et des bijoux ont été retrouvées de même que des momies bien conservées regroupées dans le musée nouvellement installé grâce à des fonds allemands. Après la visite du site, nous continuons par celle du musée où ont été rassemblées les pièces essentielles découvertes lors des fouilles. Les salles à la lumière parfaitement adaptée, jouissent d’une magnifique mise en valeur des objets d’orfèvrerie, des tissus multicolores souvent associés à des plumes d’oiseaux d’Amazonie trouvés dans les différentes couches de la pyramide principale. Nous reprenons ensuite la route de Chiclayo en traversant de nombreux villages où la principale industrie est la riziculture. Avant midi, nous nous dirigeons vers Zana, ancienne ville coloniale importante pillée au XVIIème siècle par les pirates anglais . Il reste les vestiges de nombreuses églises qui sont devenus le repaire de vautours. A l’importance de la taille de ces monuments, on s’imagine quel pouvait être le rôle de cette cité dans le commerce local et dans l’exportation vers l’Espagne des produits agricoles locaux tels que la canne à sucre dont la culture est toujours essentielle pour la région. Midi approchant la recherche d’un restaurant s’est confirmée mais a été contrariée par la crevaison d’un pneu sur notre van. Cela nous a permis de nous attarder dans un village et d’y voir la vie s’y dérouler en particulier autour d’un puits qui semblait être la seule source d’eau possible. Après le repas pris dans un restaurant local où nous avons goûté un excellent canard cuisiné aux haricots blancs, nous nous sommes rendus au site où a été trouvé la tombe du « Seigneur de Sipan », l’équivalent au Pérou de la tombe de Toutankhamon pour l’Egypte. Comme pour les sites précédents, nous voyons émerger des buttes qui constituent souvent le seul relief dans le paysage et qui sont en réalité les restes de pyramide de brique en partie effondrée. C’est dans l’une d’elles, la Huaca Rajada, qu’ont été découvertes les tombes inviolées de riches personnages datant de 1750 ans et appartenant à la civilisation moche. Une reconstitution permet de voir les tombes telles qu’elles ont été découvertes en 1987. L’intérieur des tombes constitué en plus des corps, d’objets nécessaires à la vie dans l’au-delà et même de personnes sacrifiées lors de l’enterrement du propriétaire, a été installé dans un musée à Lambayeque ouvert en 2002. Après cette série de visites, nous rejoignons l’hôtel Inti à Chiclayo en s’arrêtant en ville à la promenade des Muses, dont notre guide était très fier mais qui, pour nous, par ses statues et monuments pseudo romains semblait très kitsch. Situé en plein centre, notre hôtel nous a permis de visiter la partie la plus pittoresque constituée bien entendu par la plaza mayor dominée par la cathédrale. Ce soir-là, il nous a fallu près d’une heure et demie pour se décider sur un restaurant qui a plu à nos papilles puisque nous y sommes retournés le lendemain soir.
Dimanche 25 Juillet : Grasse matinée, départ à 9heures. Nous commençons nos visites par celle du marché aux sorciers. En effet, le chamanisme est encore très vivant au Pérou et les ingrédients nécessaires aux cérémonies se trouvent rassemblés dans ce lieu. On trouve ainsi plantes hallucinogènes, peaux de bêtes sauvages, squelettes et gris-gris en tout genre. Par la route ensuite, nous rejoignons Tucume aux 26 pyramides disséminées dans la plaine. Le musée regroupe les découvertes récentes faites en particulier dans la Huaca Larga, la plus grande construction en adobe du monde. Nous montons ensuite sur un belvédère d’où nous pouvons avoir une vue panoramique sur les amoncellements de briques, restes des pyramides de la civilisation sican. Nous rejoignons, pour midi, Lambayeque afin de visiter, après le déjeuner, le musée des tombes royales de Sipan où ont regroupées toutes les découvertes des sépultures du seigneur de Sipan, de son aïeul et du grand prêtre qui appartenaient à la civilisation moche du début de l’ère chrétienne. Le monument reprend la forme des pyramides moche et la couleur du sang tellement présent dans la vie telle qu’elle a été représentée sur les poteries très détaillées découvertes dans les tombes. La visite se fait en descendant. Tous les aspects de la civilisation moche sont présentés à partir des œuvres trouvées. Céramiques, tissus, orfèvrerie représentent la vie religieuse, politique, militaire avec les vainqueurs et les vaincus. Les squelettes sont présentés avec les ornements (pectoraux en or, ceintures, armes etc…) qui les ont accompagnés lors de leur dernier voyage. Cela se termine par une reconstitution animée de la cour du vieux seigneur. Toutes les explications nous ont été données par notre guide Pedro. Vers 16h nous retournons à l‘hôtel Inti afin de préparer les bagages simplifiés que nous emporterons avec nous dans le lodge amazonien. Papa part faire quelques photos dans le centre historique afin de profiter d’un éclairage différent . Pour le dîner, nous retournons au Campero chicken où chacun se régale. Nous nous couchons tôt après avoir reçu par anticipation le petit déjeuner en prévision de notre départ très matinal.
Lundi 26 Juillet : Réveil 4h. En effet, ce matin nous prenons l’avion pour nous rendre à Puerto Maldonado dans l’est du Pérou. Nous changeons d’avion à Lima et faisons ensuite escale à Cuzco. A 5 heures, le guide est à l’heure mais le chauffeur est un peu en retard .Le vol (Airbus A319-Lan Peru) pour Lima est à 6h10. Il faut payer des taxes aéroportuaires avant l’embarquement. Après 70 minutes de vol, nous arrivons à Lima pour un transit d’environ 2h passées à faire les boutiques très coûteuses de l’aéroport. Le vol de 55mn pour Cuzco est splendide en raison du survol des Andes sous un soleil magnifique. L’escale d’une trentaine de minutes nous permet de faire connaissance visuellement avec Cuzco que nous visiterons à notre retour d’Amazonie. Après 35 minutes de vol, nous nous posons à Puerto Maldonado, 250 mètres d’altitude. Nous nous attendons à une chaleur importante surtout qu’il est 13 heures à notre arrivée. Nous rejoignons l’aéroport à pied en traversant le tarmac. Nous sommes un peu surpris par la température trop agréable à note goût (27°). Le TO local nous attend avec un bus très coloré aux sièges en bois, sans vitres tout à fait adapté aux conditions climatiques locales. Nous traversons une ville aux basses maisons de bois. L’essentiel du transport s’effectue avec des mototaxis. L’atmosphère nous rappelle celle des villes des trappeurs et de contact multiculturel. Les indiens des Andes et les indiens de l’Amazonie se croisent . Nous déposons l’essentiel de nos bagages dans les locaux de l’agence qui possède le lodge où l’on va séjourner durant 2 jours au bord du Madre de Dios, un affluent de l’Amazone. Ensuite, le bus nous conduit au port fluvial où l’on embarque sur une longue pirogue pour rejoindre notre base à 90 minutes de navigation en aval. Puerto Maldonado est une ville en constante évolution, point de rencontre entre des peuples en constante hostilité depuis des lustres. Au fil du fleuve, nous découvrons la manière de vivre des garimperos, chercheurs d’or- orpailleurs qui fouillent le fleuve à la recherche d’éventuelles pépites qui pourraient les sortir de la misère, en polluant l’eau par l’utilisation de mercure. La pêche est interdite, en principe, en raison de cette pollution. A 15h, nous abordons au ponton situé au pied du lodge qui nous hébergera 2 nuits. Construit avec des matériaux locaux (bois, palmes, etc…), il est fait de bungalows sur pilotis construits autour d’un bâtiment central au milieu d’une végétation tropicale luxuriante. Les fortes précipitations ont conduit à protéger par des toits en palme les liaisons piétonnes surélevées disposées entre les bâtiments centraux et les paillottes confortables qui nous hébergent. Chacune possède une véranda dotée de rocking chairs et de hamacs qui feront la joie des enfants et même des plus grands. En raison de la chaleur, les murs y sont à claire-voie . Après dépose des bagages, nous allons vite déjeuner car l’heure avance et à 16 heures, nous entamons une promenade à l’île des singes. Nous abordons une plage sablonneuse située en face du lodge, où le guide nous fait les recommandations d’usage avant de s’enfoncer dans la forêt tropicale, en particulier de ne pas s’éloigner du sentier balisé et de ne pas s’approcher de la végétation qui peut s’avérer dangereuse. Les bruits de la forêt se font de plus en plus entendre, cris de singes, chants d’oiseaux, vent dans le feuillage d’arbres immenses qui obscurcissent la lumière dès lors que l’on rentre sous le couvert. Après quelques minutes de marche, nous voyons, tout d’abord assez haut dans les branchages puis de plus en plus près de nous, des colonies de singes de différentes espèces qui semblent très habitués à la présence humaine. En effet, notre guide porte avec lui un sac rempli de bananes qui serviront à les attirer. Ainsi il sera plus facile de photographier ces singes que la plupart n’a vu que dans des zoos. Nous verrons ainsi quatre espèces différentes dont des capucins blancs qui viendront à tour de rôle se laisser photographier et approcher. Nous restons ainsi une heure à traverser la forêt avant de rejoindre la rive du fleuve que nous retraversons en pirogue. Nous finissons la fin de l’après midi au bar du lodge qui comporte baby foot, ping pong pour l’amusement de tous. Après le dîner, nous discutons avec des canadiennes au sujet de nos circuits réciproques et nous comparons nos expériences réciproques en particulier sur la qualité des agences de voyages. D’après les dire de chacun, nous avons fait un bon choix car jusqu’à présent, les prestations promises sont tenues et la qualité de celles-ci est respectée. A 20 heures, nous embarquons sur une pirogue afin d’aller à la rencontre des caïmans le long des rives du Madre de Dios. A la lueur d’une puissante torche, le guide recherche les reptiles mais nous n’en croiserons que deux ou trois de petite taille. La fraîcheur humide s’est installée ce que l’on avait pas prévu pour dormir et il a fallu rassembler des couvertures pour passer une nuit tranquille au sommeil réparateur.
Mardi 27 Juillet : Lever à 6 heures mais le réveil a été bien plus matinal en raison des cris des différents animaux qui peuplent les environs. La toilette a été rapide car la chaleur amazonienne n’est pas là. A 7 heures, nous entamons une visite de la forêt qui entoure le lodge. Le guide nous présente tous les aspects de cet écosystème tant au niveau des fleurs, des arbres , de la vie animale tant terrestre, nautique qu’aérienne. Durant près de 2 heures nous nous enfoncerons dans la jungle sous un couvert oppressant en raison de la hauteur des arbres, de l’impossibilité de quitter le sentier sans disparaître dans une végétation envahissante et quelquefois dangereuse. La saison sèche fait que l’humidité n’imprègne pas nos vêtements comme on peut l’imaginer. Le soleil perce la canopée et vient éclaircir le sol où les fourmis processionnaires portent sur des distances importantes des déchets de feuille pour alimenter leur nid. Nous rejoignons un petit lac après avoir traversé un marigot sur un pont de liane. Un mirador d’une vingtaine de mètres de haut permet d‘admirer la vie lacustre: plantes, oiseaux, petits mammifères, reptiles. C’est le seul endroit qui permet d’avoir une vue étendue sur la forêt. Après la vue d’en-haut, nous montons dans une petite barque pour faire le tour du petit lac et approcher au plus près la vie aquatique en particulier nous pourrons voir un petit caïman qui viendra frôler notre embarcation. Nous retournons au lodge par un autre sentier ce qui nous permet d’observer d’autres éléments vivants de la forêt amazonienne en particulier des singes plus sauvages que la veille. Le guide nous montrera comment faire des flèches à partir de branche de certains arbres et des arcs de certaines lianes. Il nous fera également goûter des plantes comestibles bien utiles à connaître si l’on se perd dans cette immensité. De retour à 11 heures, nous nous préparons pour aller à la piscine, intérieure pour faciliter son entretien et son utilisation à la période des pluies. Hélas, la fraîcheur de l’eau refroidira l’ardeur même des plus jeunes. Après le repas pris sous forme de buffet ce qui permet à tous de trouver son bonheur, nous nous reposons dans les hamacs jusqu’à 15h30, heure de reprise des activités. Cette après midi nous partons jusqu’à un marigot où vit une troupe de caïmans . Lorsque nous parvenons à ce petit étang entouré par la forêt, un guide a préparé un petit banquet pour nos hôtes constitué de pièces de viande posées sur des planches. Petit à petit, l’eau est percée par des yeux globuleux de plus en plus nombreux et gros. En effet, les petits sont envoyés en éclaireur mais ce sont les plus gros qui sortiront les premiers de l’eau pour s’approcher du festin. Craintifs, ils sont, mais affamés encore plus ce qui fait que bientôt les pièces de viande sont l’objet de convoitise de la part des anciens qui ne laisseront que des miettes aux jeunots. Cela permet de faire crépiter les appareils photos. Après avoir assisté à une heure de festin où viendront se mêler quelques oiseaux chapardeurs, nous rejoignons notre hébergement pour profiter d’un apéritif bien mérité, pour les uns, du baby foot pour les autres.
Mercredi 28 Juillet : Aujourd’hui fête nationale au Pérou. Lever 6 heures après une nuit toujours aussi froide pour le lieu . Ce matin est prévu notre retour à Cuzco par avion mais l’heure du vol n’est pas connue ce qui semble le cas pour l’ensemble des hôtes qui quittent le lodge. Tous les vols partent en fin de matinée. Après le petit déjeuner et le rassemblement des bagages, nous embarquons sur notre pirogue direction Puerto Maldonado. Temps ensoleillé qui se réchauffe au fur et à mesure que la matinée avance. Nous croisons ou doublons des longues pirogues étroites sensiblement semblables à la nôtre qui constituent le seul moyen de transport disponible sur le fleuve. Celui-ci est à un bas niveau puisque nous sommes à la saison sèche dégageant ainsi de vastes plages de sable. Sur les rives, nous apercevons quelques villages de cases qui vivent de l’agriculture et de l’élevage de porcs et de volaille. A l’arrivée au port, c’est l’effervescence autour des bacs assurant le passage de la rvière. Bientôt, un pont, en construction, franchira le Madre de Dios pour faciliter les échanges entre la Selva péruvienne et la Bolivie. Nous rejoignons les bureaux de l’agence et récupérons nos bagages. Nous traversons de nouveau la ville en direction de l’aéroport en passant par de fréquents chantiers routiers, preuve que la région est en pleine révolution en voulant développer le tourisme par la création de voies désenclavant le bas Pérou depuis l’altiplano. A l’aéroport, les deux heures d’attente seront occupées à farfouiller dans les petites boutiques d’artisanat mettent en valeur la production régionale autour des plumes d’oiseaux multicolores, de bois sculptés représentant la faune tropicale. A 11h30, décollage pour 35 mn de vol en direction de Cuzco. Nous survolons tout d’abord la forêt amazonienne coupée par les méandres des rivières à la couleur sable qui finiront toutes dans l’Amazone quelques centaines de kilomètres en aval. Les dernières minutes de survol , nous les passons au-dessus de hauts sommets entourant la capitale des Incas. A notre arrivée, nous avons la déception de récupérer une valise abîmée et malgré note demande via notre guide, Lan Peru ne veut pas en tenir compte pour un éventuel dédommagement. Elle finira quand même le voyage avec quelques attentions de notre part. Nous allons directement à l’hotel Casa de Campo, situé sur les hauteurs dans le quartier san Blas, très pittoresque avec ses vieilles maisons coloniales et ses boutiques de peintres. L’étroitesse des rues fait que nous sommes obligés de porter nos bagages pour atteindre notre hébergement. Nous y déposons nos affaires, puis allons à la recherche d’un restaurant que nous trouverons vite car le quartier en est bien pourvu. San Blas est l’endroit à la mode qui réunit une bonne partie des commerces et activités liés au tourisme. Ici, nous trouvons en effet beaucoup plus de touristes qu nulle part ailleurs au Pérou. Après le repas pris dans un restaurant siège d’une association caritative, nous retournons à l’hôtel afin de refaire les bagages et de se reposer un peu avant de plonger dans les visites du quartier historique. A 3300 m d’altitude, les montées sont rudes d’autant que les rues sont ponctuées de marches aux pavés restaurés. Nous descendons jusqu’à la plaza de armas, centre historique de la capitale des Incas. Toutes les constructions ont des soubassements faits d’anciens murs incas que les Espagnols n’ont pu ou pas voulu détruire. L’assemblage des pierres aux magnifiques jointures laisse perplexe sur la méthode de construction et le temps pour parvenir à de tels résultats. Sur notre chemin, nous nous arrêtons à des centres d’artisanat le plus souvent installés dans de vieilles demeures coloniales où s’amoncellent quantités de tricots multicolores, ponchos, bonnets couvrant les oreilles , flûtes de Pan et autres produits de l’artisanat des Andes faits en laine de lama, ou d’alpaga. Une autre spécialité de Cuzco est la peinture qui se vend dans de nombreuses boutiques des quartiers touristiques. La plaza de armas est bordée de maisons à arcades, de la cathédrale et la Compania, église des Jésuites. Comme c’est la fête nationale , une prise d’armes avec fanfare a lieu lors de notre passage ce qui a rassemblé une foule importante essentiellement formée de Péruviens. A la tombée de la nuit, nous continuons notre découverte de la vieille ville en parcourant de nombreuses places où sont situés les musées principaux et des églises de l’époque coloniale tel la Merced et San Francisco. De retour à l’hôtel nous nous arrêtons dans un petit restaurant au menu touristique à 10 soles qui fera la joie de tous.
Jeudi 29 Juillet : Après un réveil à 8 heures, nous prenons le petit déjeuner dans une salle de l’hôtel qui domine toute la ville éclairée par un très soleil - Nous profitons ainsi de la vue avant d’entreprendre avec notre guide Luis , la visite expliquée du centre historique que nous avions découvert la veille par nous-mêmes. Nous traversons la place san Blas puis nous nous dirigeons vers le monastère Santo Domingo qui s’est intégré dans le temple du soleil inca (Qoricancha). Nous goûtons aux tamales, spécialité culinaire péruvienne à base d’épi de maïs. Nous passons par la plaza de armas avant d’attaquer la montée qui nous mène au site de Sascahuayman . 40 minutes d’effort soutenu pour atteindre le temple inca, souvent présenté comme une forteresse en raison de sa triple enceinte. Une grande esplanade permettait d’y faire des fêtes religieuses associées au culte du soleil. Les constructions cyclopéennes laissent perplexe quant au mode de construction sachant que certaines pierres pèsent plus de 130 tonnes. Nous continuons ensuite notre marche jusqu’à Q’enqo, autre site inca où des manifestations religieuses se déroulaient. Nous retrouvons notre minibus chargé de nos bagages pour continuer nos visites dans la Vallée Sacrée des Incas. Prochain arrêt : Pisac, village situé sur la rivière Urubamba. Nous déposons nos bagages dans un petit hôtel local qui nous hébergera pour la nuit. C’est très rustique et rudimentaire. La patronne, très aimable tient également une petite boutique et un restaurant où nous mangerons le soir. Pour l’instant, nous reprenons le minibus pour aller déjeuner au pied du site inca. Nous le visitons en début d’après midi après une montée en bus d’environ 20 minutes. Dominant la vallée, la forteresse de Pisac est bâtie à partir de terrasses de soutènement , en plusieurs parties établies sur la crête d’une montagne. Une partie administrative complète les parties militaires et religieuses . Un chemin relie ces différentes parties et emprunte même un tunnel. A son débouché, on profite d’un admirable panorama sur le centre cérémoniel : l’Intiwatana qui possède également des constructions pré incaïques repérables au fait d’un appareillage de pierres différent . Nous continuons la descente en passant par des tours de guet protégeant d’une possible intrusion la citadelle. Toute la montagne est dotée de terrasses au fonction agricole. En arrivant au village dans la vallée après près de deux heures de promenade, nous traversons le marché assurant la vente des produits d’artisanat local pour les touristes et des produits de consommation courante pour les locaux en particulier pommes de terre, base de la nourriture péruvienne. De retour à l’hôtel, papa abandonne sa petite famille qui demande à se reposer , afin de retourner déambuler dans le village et son marché. A 18h45, nous prenons un excellent souper préparé par note hôte composé d’une soupe de légumes, de nouilles et de poulet.
Vendredi 30 Juillet : Départ prévu à 8h45, nos chauffeur et guide venant de Cuzco. Durant cette attente, notre hôte nous déguise avec les vêtements servant aux fêtes religieuses où se mêlent christianisme et croyance inca. Masque , bonnet, chapeaux, vestes chatoyants sont mis à notre disposition pour immortaliser notre passage dans son établissement. Nous nous imaginons défilant au son des tambours, flûtes et autres cymbales à l’occasion des fêtes religieuses accompagnant les périodes importantes des cultures. Après cet intermède et avoir remercié notre hôte pour son accueil, nous reprenons le fil de nos visites dans la vallée sacrée en rejoignant Moray et ses terrasses agricoles circulaires établies sur l’altiplano dans une cuvette naturelle. Elles auraient servi pour tester des cultures de maïs en raison des microclimats créés à leurs différents niveaux. Actuellement, les hauts plateaux permettent la culture du blé et l’élevage du mouton. Après avoir traversé le village de Maras où il reste de nombreux vestiges de époque coloniale espagnole, nous descendons vers la rivière Urubamba, qui a permis le développement d’un grenier agricole en raison de la présence de l’eau et d’un climat favorable. Dominant le fond de cette vallée, dans une échancrure de celle-ci nous visitons les salines de Maras, où depuis la période pré incaïque, l’évaporation endiguée d’une eau fortement minéralisée permet le ramassage d’un sel servant aux hommes et aux animaux. 4000 bassins appartenant aux habitants de Maras sont travaillés afin d’en tirer un sel servant à l’alimentation humaine et animale. Toute l’extraction s’effectue à la main. Un petit magasin permet aux touristes de s’approvisionner en divers produits dérivés. Nous rejoignons ensuite Ollentaytambo, petit village placé à un défilé du rio Urubamba. Ce fut le lieu d la dernière victoire des Incas sur les Espagnols. La ville conserve le plan d’origine et bon nombre de maisons réutilise le soubassement en pierre datant des constructions incas. Les rigoles servant à l’alimentation en eau sont toujours utilisées de même que le pavage des chemins. Nous déjeunons dans un petit restaurant situé sur la plaza de armas. A 14h le guide vient nous chercher pour la visite de la forteresse qui se dresse en surplomb de la ville. Nous arrivons dans les premiers et après les explications de Luis sur l’histoire de la cité et les différents sites que nous découvrons depuis le pied du site , nous escaladons les terrasses qui équipent toute la pente jusqu’au sommet où se situe le sanctuaire , lieu des cérémonies religieuses et de sacrifices de lamas. Comme de nombreux sites incas, celui-ci n’était pas terminé et des blocs de roche en cours de déplacement sont encore visibles sur des rouleaux de pierre. Sur la montagne en face, nous apercevons les entrepôts servant à garder les récoltes en particulier la maïs et les prisons. A 15h 30, nous nous rendons à la gare déposer nos bagages en consigne chez un commerçant afin de pouvoir continuer notre promenade dans le village jusqu’à l’heure de départ du train qui nous mènera à Aguas Calientes. Nous prenons congé de Luis et du chauffeur jusqu’à notre retour. Le train est annoncé à 19h30 et d’ici là nous remontons jusqu’au village afin de profiter des boutiques d’artisanat situées à l’entrée du site inca et des ruelles aux maisons anciennes . Nous patienterons presque 2 heures à la gare avant de monter dans le train qui nous conduit à Aguas Calientes. Arrivés là bas 2 heures après , nous attendons en vain notre guide et connaissant le nom de l’hôtel, nous nous y rendons par notre propre moyen. Nous trouvons là notre guide Raul qui nous présente le programme du lendemain. L’hôtel Pachacutec est situé dans la rue du même nom, pratiquement la rue la plus commerçante du village créé de toute pièce pour servir d’accès au Machu Picchu. Les chambres qui nous sont attribuées sont d’un style kitsch rappelant les hôtels chinois. Une chambre donnant sur la rue très animée jusqu’à tard dans la nuit empêchera une bonne nuit pour leurs locataires. Quant à la seconde, elle est dans le couloir très passant , gênant également un sommeil réparateur, en raison du réveil matinal des touristes se rendant au Machu Picchu.
Samedi 31 Juillet : Nous avons rendez-vous directement à l’entrée du Machu Picchu avec Raul qui y monte à pied tous les samedis. Afin d’être à l’heure, nous quittons l’hôtel vers 8h pour nous rendre au départ des bus navettes qui montent les touristes à l’entrée du site. Nous y arrivons vers 9h sans avoir attendu. Les touristes préfèrent partir aux aurores afin de pouvoir gravir le Huayna Picchu dans les 400 premiers. Sinon c’est impossible. Nous ne comptions pas faire cette excursion en raison des risques de vertige possible. A 9h 30 comme prévu, notre guide arrive et nous entamons la visite d’un site que nous avions déjà commencé d’admirer. Malgré que nous le connaissions par des films, des photos et des lectures, il s’avère que le cadre et l’atmosphère qui s’en dégagent, sont encore plus merveilleux que dans l’imaginaire. Une excellente luminosité que ne trouble aucun nuage permet à chacun de faire crépiter les appareils photos , même si les clichés réalisés sont tous connus et rabâchés. Raul nous fera faire le grand tour des vestiges très bien conservés et admirablement mis en valeur. De plus, des gardes empêchent tout dépôt quelconque d’ordures et même d’accéder à des endroits sensibles pour leur fragilité. De plus, afin de ne pas laisser de graffitis, certains murs ne sont plus accessibles ce qui permet d’éviter des dégradations préjudiciables à la conservation des lieux . Nous parcourons pendant plus de 4 heures les différents niveaux de terrasse et de bâtiments où se déroulaient les cérémonies. Que des hypothèses nous sont présentées sur l’utilité du lieu : lieu de repos de l’Inca, forteresse , etc…. Raul nous laisse finir la visite l’après midi. Nous pique-niquons ce qui est théoriquement interdit dans l’enceinte du site. Ensuite, nous allons par un sentier vertigineux à flanc de montagne qui mène jusqu’au pont de l’Inca, pont de bois jeté sur le vide servant à la protection, en cas d’invasion, en ôtant les planches disposées sur quelques mètres. Pour en assurer la sécurité, à l’entrée du chemin il est nécessaire d’inscrire son nom sur un cahier complété par l’heure d’entrée. Au retour, on note son passage à cette cabane où un préposé veille. Si le soir , il manque des signatures….. Ayant du temps avant de redescendre dans la vallée, maman et moi s’engageons dans le chemin de la porte du soleil qui est une partie du trek du chemin de l’inca qui mène à Cuzco. Cela permet de dominer le site et d’avoir ainsi une vue panoramique sur l’ensemble des constructions et des terrasses qui descendent très bas dans la vallée. Certaines ne sont pas encore déblayées de l’amoncellement de végétation tropicale accumulée en six siècles. Les enfants ne nous ont pas suivis dans ce chemin où nous croisons pas mal de randonneurs. Plus on avance dans la journée moins le site est rempli par les hordes de touristes. Vers 15h 30, nous reprenons la navette pour rejoindre Aguas Calientes où nous irons manger dans un restaurant dominant la route voie ferrée. Nous ferons la connaissance d’une famille franco britannique avec qui nous partagerons nos expériences péruviennes. Après cette rencontre, nous retournons récupérer nos bagages à l’hôtel sans avoir oublier de faire le tour des boutiques d’artisanat qui essaiment dans le centre du village autour de la gare. Vers 18h45, nous sommes dans la salle d’attente où s’entassent des centaines de touristes rejoignant Cuzco ce que nous ferons à 23h15 après avoir retrouvé notre chauffeur à Ollentaytambo. Nous rejoignons notre hôtel où nos chambres n’avaient pas été réservées, mais en quelques minutes un arrangement a été trouvé et nous avons pu nous installer pour récupérer d’une journée bien chargée.
Dimanche 1 Août : Lever 8heures, maman commence par refaire les bagages après le petit déjeuner. A 10h15, nous partons à notre rythme visiter de nouveau la ville . Le temps est superbe mais frais. Nous retournons vers la place san Blas et l’église de Santo Domingo qui abrite le temple du soleil des empereurs incas. Mais en cette matinée, elle est fermée et nous y retournerons l’après midi. Nous visitons le musée historique régional installé dans la maison natale d’un des premiers colons né d’une mère indienne et d’un père espagnol. Il écrivit une chronique sur l’histoire du peuple inca. Ce musée présente nombre de peintures de l’école cuzquénienne ainsi que des vestiges des différentes cultures de la région. Après le repas pris à proximité de la plaza de armas sur Plateros, nous nous rendons à l’église de la Compagnie construite sur les fondations d’un ancien palais inca comme bon nombre de bâtiments de l’époque coloniale. Magnifiques retables rehaussés d’or . En montant à l’étage, nous avons une belle vue d’ensemble sur la plaza de armas. Nous quittons l’église en empruntant la calle Loretto en longeant le monastère santa Catalina dont les soubassements des murs sont d’époque inca pour rejoindre le monastère santo Domingo et le temple du soleil. Celui-ci était un dépôt d’or en plus d’être le lieu principal des cérémonies religieuses présidées par l’Inca. Le cloître principal a été reconstruit après le tremblement de terre de 1650 qui a pratiquement rasé tous les bâtiments construits dès la prise de la ville par les Espagnols en 1534. Il y a mélange des deux types de construction: inca et hispanique avec enchevêtrement des chapelles des 2 religions. Des restes de l’empire inca sont présentés de même que de nombreuses peintures de l’école de Cuzco du XVII ème siècle. Du jardin s’étendant au pied du monastère, nous avons une excellente vue sur le temple du soleil (Qoricancha) aux murs circulaires. Nous continuons notre pérégrination à travers le vieux Cuzco avant de rejoindre notre hôtel vers 16h30 afin de profiter depuis les terrasses de la magnifique vue sur les toits roses. C’est le moment pour lire et envoyer des mails afin de rester en contact avec la famille . Grâce à Internet, la punition des cartes postales est en voie d’extinction !!! Vers 19h , nous retournons au restaurant situé sur Canchi Pata où nous avions dîné pour 10 soles chacun lors de notre Ier passage.
Lundi 2 Août : Lever à 6 heures pour un départ à la gare de bus à 7. Pour rejoindre le minibus, nous devons porter nos bagages car celui-ci ne peut pas tourner dans la rue minuscule desservant l’hôtel. Nous traversons la ville en passant devant la statue de Pachacutec, l’Inca du XVème siècle qui développa le plus l’Empire par ses constructions et ses conquêtes. La gare routière est une sorte d’aérogare où sont concentrées les lignes de bus desservant une grande partie du sud Pérou. La cour peut recevoir une vingtaine de bus d’où descendent des voyageurs fatigués par de longs trajets de nuit réalisés le plus souvent, quand même, dans de bonnes conditions de confort. Aujourd’hui, nous rejoignons Juliaca où nous attend l’équipe qui nous mènera jusqu’au lac Titicaca, nom qui fait la joie des enfants et qu’ils attendent de voir avec impatience. Départ du bus à deux étages à 8h10 après s’être acquitté de la taxe routière de 1 sole. Nous sommes installé à l’étage en première ligne ayant ainsi une vue bien dégagée sur les paysages et la route. Nous longeons tout d’abord la piste de l’aéroport avant de traverser la banlieue puis de remonter le cours du rio Vilnacota . La montée au col de la Raya s’effectue en 200 km pour grimper de 1000m. Nous atteindrons ainsi les 4338m. Nous traversons quelques villages dont Sicuani où nous voyons les femmes en tenue locale très colorée, venues au marché quotidien. Elles portent le chapeau traditionnel en forme de melon des hauts plateaux andins. Au col, le bus s’arrête afin de nous permettre de nous accoutumer à l’altitude et de profiter des stands d’artisanat tenues par les femmes de la région. Bonnets, ponchos, couvertures multicolores sont l’objet de tractations commerciales enfiévrées mais dans une moindre proportion que dans certains pays d’Afrique. Nous profitons d’un paysage grandiose de haute montagne où le moindre sommet culmine à 5000 m. Même à de telles altitudes, la neige est peu présente. La route est suivie par la voie de chemin de fer très peu utilisée en raison de son exploitation par une compagnie (l’Orient Express) qui impose des tarifs prohibitifs. Nous pique-niquons dans le bus en redescendant le col- côté Puno. Nous sommes maintenant sur l’altiplano, vaste étendue herbeuse où paissent des troupeaux d’ovins et de lamas que nous voyons enfin en grand nombre. Vers 14h30, nous arrivons à Juliaca, ville principale de la région où nous montons dans un minibus pour rejoindre la presqu’île de Capachica où nous attendent nos hôtes puisque ce soir nous dormons chez l’habitant. La route nous semble longue d’autannt que notre chauffeur en voulant faire des exploits se plante légèrement ce qui nous fait perdre une petite demie heure, le temps de remettre le véhicule sur ses quatre roues. Nous passons sur l’ancien site du lac Titicaca qui s’est asséché et qui constitue maintenant des terres agricoles et d’élevage. C’est terriblement plat sur plus de 50 kilomètres avant d’atteindre les bords actuels du lac et la presqu’île rocheuse qui le surplombe. La région est en plein développement dirigé vers le tourisme. La route, actuellement une piste, est en voie de goudronnage afin d’en faciliter l’accès depuis Juliaca et Puno. La route monte pour dominer le lac et atteindre le petit village de Llachon où nous allons passer la nuit. Nous sommes attendus par nos hôtes sur la place du village .Il s’agit d’un couple de vieux paysans qui ont transformé leur petite ferme en maison d ‘hôte grâce à une association qui a mis en relation les habitants qui se sont regroupés à des tours opérateurs. Nous occuperons 2 chambres au confort très sommaire sans eau ni toilette, celle-ci étant située dans une cabane …...au fond du jardin. Nous sommes équipés pour pouvoir supporter une nuit très fraîche, maman ayant prévu polaires et Damart. Le matelas semble confortable mais la couverture pèse une tonne….Nous passons un petit moment avec nôtre charmant couple d’hôte qui nous fait visiter sa maison de couleur ocre et les appentis de la ferme où sont rangés les quelques ustensiles servant aux travaux des champs et où sont entreposées les récoltes de fourrage et de blé. Les enfants sont un peu effarouchés par les conditions de vie au bord du lac, ce qui nous rappelle la vie à la campagne chez nous d’il y a 50 ans dans des lieux reculés de montagne. Une visite surprise, Walter notre TO vient prendre de nos nouvelles et s’enquérir du bon déroulement du circuit. Nous passons quelques instants ensemble à lui raconter les excellents moments que nous avons passés depuis notre départ et lui rapporter la bonne qualité des prestations. Après s’être équipé de vêtement un peu plus chaud, nous partons à la découverte des bords du lac qui s’étale en contrebas du petit hameau où nous logeons. Malgré l’altitude (3800m ), la végétation est importante avec des bosquets d’arbre et des cultures qui descendent jusqu’à la rive. Des roseaux (totora) occupent une bonne partie des plages et servent à l’alimentation du bétail. Anciennement ils étaient utilisés à la confection des embarcations servant au transport et à la pêche sur le lac mais cela tend vraiment à disparaître , les bateaux qu nous verront étant principalement en bois ou en plastique. Quelques petites jetées en pierre permettent d’accrocher ces barques de même que les unités plus grosses servant au transport des touristes pour la visite des îles. A la nuit tombante, nous retournons chez notre hôte pour revêtir des costumes traditionnels à la grande joie de la grand’mère. C’est l’occasion de faire quelques photos rigolotes. Pour le souper, nous sommes conviés au restaurant de l’association locale qui organise l’hébergement des touristes. Nous dégusterons soupes et plats locaux qui ne feront pas toujours la joie des enfants. C’est encore l’occasion de vêtir les costumes locaux encore portés par les femmes âgées tous les jours et par les hommes, lors des festivités.
Mardi 3 Août : Lever à 7h, après une nuit que l’on pensait plus fraîche. Les maisons traditionnelles en adobe conservent bien la chaleur emmagasinée durant les chaudes journées d’autant que le vent froid n’a pas soufflé, ce que nous avions craint. Malgré tout, il a fallu pour certains se rendre aux toilettes durant la nuit et là ce fut une petite expédition (froid + nuit sans éclairage) !!! Pour la toilette, notre hôte nous apporte 2 cuvettes d’eau chaude. Quant au petit déjeuner, il est servi dans la cour de la ferme à l’extérieur. Il doit faire 5° !!! mais tout se passe bien et les bagages sont emmenés au bateau sur le dos de mulets. Nous quittons nos hôtes en leur remettant quelques petits cadeaux pour les remercier de leur chaleureux accueil. Nous descendons au petit port où nous attend notre bateau, une embarcation pour 28 personnes où nous serons les seuls occupants avec le capitaine et notre guide. Direction l’île de Taquile, 55 minutes de traversée sur une eau calme et un temps radieux. Le soleil réchauffe vite l’atmosphère. Nous quittons rapidement la côte où la vie pastorale s’éveille, pour rejoindre l’île et le petit port de la côte orientale. L’île est toute en longueur et relativement montagneuse. Il faut grimper un sentier tracé entre les champs séparés par des murets de pierre sèche. Nous passons sous des arches qui délimitent les 6 différentes communautés qui composent administrativement l’île. Après une petite heure de marche en côte qui nous permet d’admirer l’étendue du lac en direction de la Bolivie et de la Cordillère Royale, nous atteignons le village central où se déroule la fête des moissons à l’occasion de la St Jacques. Durant une dizaine de jours, il y a rassemblement de toutes les communautés de l’île pour fêter la fin des cultures. Les autorités masculines et féminines président ces festivités qui consistent en des danses traditionnelles réalisées en costumes folkloriques. Un alcool local est servi à ces autorités qui portent chacunes la chusca, le petit sac de toile où sont transportées les feuilles de coca. Chaque communauté dispose de vêtement typique et différent. Le bonnet long est porté par les hommes. Une de leurs occupations principales est le tricot en plus de vaquer aux travaux des champs et à l’élevage des ovins. Toutes ces festivités se déroulent sur la place centrale où se trouve également un centre artisanal communautaire. Les petits stands regorgent des différents articles réalisés à partir de la laine de lama, les moins chers, d’alpaga, plus coûteux la laine de vigognes est introuvable car trop coûteuse. Après le rituel des achats, nous nous rendons dans un petit restaurant lui aussi communautaire où nous mangeons, pour certains bien sûr, la truite du lac élevée en pisciculture depuis une vingtaine d’années. A la fin du repas nous continuons notre traversée de l’île pour rejoindre l’autre port situé en bas d’un escalier de plus de 500 marches tarabiscotées au milieu de terrasses de culture vivrière. Les enfants jouent au cerf-volant pour occuper l’après midi , étant en vacances pour deux semaines. Il nous faut maintenant rejoindre Puno via les îles Uros : cela prendra environ 2h ½ utilisées par certains pour s’allonger au soleil sur le pont supérieur de notre vedette. Le soleil brille, il fait bon : on se croirait sur la côte d’azur au printemps !!! Nous longeons la rive Ouest du lac où se trouvent des installations constituées de filets pour la pisciculture de la truite puis des îlots de roseaux où viennent se fournir les habitants de la région pour la construction des îles flottantes que nous partons visiter. Celles-ci sont situées de part et d’autre d’un chenal - Les cabanes de pêcheurs sont réalisées à partir de ces roseaux qui forment également la base de l’île flottante. Lorsque l’on y accoste, et que l’on marche dessus, une impression étrange donne l’impression que l’on va s’enfoncer. On est reçu avec tous les honneurs dus aux touristes. Explication sur la fabrication des îles, des cabanes et du mode de vie essentiellement tourné à l’origine vers la pêche. Aujourd’hui, c’est essentiellement le tourisme qui fait vivre ces îles. On nous fait visiter l’intérieur des cabanes et l’on nous présente tous les petits objets en roseau réalisés par les femmes du village. C’est incontestablement le site le plus touristique que nous aurons l’occasion de voir durant notre circuit. Cela semblait plus authentique lorsque cela nous avait été présenté dans certaines émissions télévisées. Malgré tout, même si l’ensemble semble être conservé artificiellement, cela permet de se faire une idée de la vie de ces tribus qui voulaient échapper à l’Inca lors de la conquête de leurs territoires, en s’isolant sur ces terres flottantes dans le but de conserver leur coutumes et leur langue : l’Aymara. Nous reprenons notre bateau pour venir au port de Puno. Cela prend 30 minutes. Nous y voyons d’anciens vapeurs abandonnés le long des quais. En effet, à part un petit chenal, l’accès au port semblerait bien difficile pour de telles embarcations. Comme d’habitude, une équipe nous attend pour nous accompagner à notre hôtel (Gran Puno inn) situé en plein centre. Les chambres qui nous sont allouées sont grandes et confortables et donnent sur un patio intérieur à la décoration très kitsch. Nous serons les seuls clients ce soir là. Comme tous les autres soirs, nous ferons une petite découverte de la ville et de son centre parcouru par une rue piétonne menant à la plaza de armas dominée par la cathédrale de type colonial. Nous trouverons un restaurant agréable (repas 15 soles ) où des groupes musicaux semblent se produire mais nous n’aurons droit qu’à de la musique pop des années 70. Une bonne douche permet de s’endormir rapidement.
Mercredi 4 Août : Départ à 8 heures après un petit déjeuner copieux et une bonne nuit réparatrice . Nous quittons Puno en grimpant un petit raidillon qui permet de jouir d’une vue très étendue sur la ville, le port, les îles Uros et l’immensité du lac Titicaca que nous quittons avec regret. Comme les autres jours, le temps est radieux et frais. Nous traversons Juliaca puis montons tranquillement un col situé à 4525 m qui domine les lagunes de Lagunillas près desquelles nous rencontrons quelques troupeaux de lamas et alpagas ce qui permet de faire quelques clichés de plus. C’est toujours l’altiplano, qui nous suivra toute la journée. De grandes étendues herbeuses où coulent, dans le fond des vallons, des rivières aux larges méandres tant la dénivellation est faible. De nombreux marécages couvrent souvent ces étendues planes et forment une zone très prisée des oiseaux migrateurs. Juste avant d’arriver à Chivay, notre étape du soir, nous grimpons au col de Tamba Pata situé à près de 4900m. Nous nous y arrêtons afin de profiter du merveilleux point de vue malheureusement perturbé par une nébulosité laiteuse d’altitude . Nous pouvons observer vers le Nord, des volcans comme l’Ampato dont le sommet à près de 6000 m est enneigé. Des centaines de petits cairns sont disposées au bord de la route, souvenirs ex voto déposés après un passage scabreux au cours de tempêtes de neige. Nous arrivons au Colca inn, hôtel agréable situé dans la rue principale de Chivay où l’on accède après s’être acquitté d’un octroi. Nous pouvions aller à des bains chauds situés en dehors de la ville mais nous déclinons la sortie. Nous irons visiter, à pied, le village et le marché où l’on trouve tous les produits agricoles utilisés dans la gastronomie locale (pommes de terre, maïs, avocats, goyaves) ainsi que la quincaillerie, les textiles pour la confection de vêtements (jupes ) réalisés sur place par des couturières. A 19 h, notre guide vient nous chercher pour nous conduire à un restaurant typique où à la gastronomie locale viendront s’ajouter des danses folkloriques accompagnées par des instruments comme la quenà et la flûte de Pan. A 21 h, nous rejoignons l’hôtel après avoir traversé un village encore bien animé de vie locale malgré la fraîcheur déjà tombée de la nuit.
Jeudi 5 Août : Départ matinal pour le canyon de Colca afin de se rendre à la Cruz del Condor. 50 km de piste poussiéreuse le long de la vallée du rio Colca qui s’enfonce de plus en plus dans la montagne. Nous traversons quelques petits villages d’où émerge le clocher d’église d’époque coloniale. Sur la rive opposée, des terrasses agricoles dessinent les courbes du terrain en de multiples couleurs. Des sommets de plus en plus hauts surplombent la vallée qui devient de plus en plus aride au fur et à mesure que nous la descendons. La rivière s’enfonce au fond d’un ravin qui se transforme en gorge, en défilé puis en canyon. Nous traversons une zone de fracture de la croûte terrestre qui s’est ouverte lors d’un tremblement de terre au début des années 2000. C’est assez impressionnant dans la mesure où la cassure de la chaussée approche des 5 mètres ce qui prouve la violence de la secousse tellurique. Après 90 mn de route nous atteignons la Croix du Condor et son parking où de nombreux minibus de touristes sont déjà présents. Après le Machu Picchu, c’est le 2ème site où nous rencontrons autant de visiteurs. Le temps est magnifique et le vent léger soulève une poussière grise. C’est grâce à ce souffle d’air dû au défilé au fond duquel coule la rivière Colca que l’on peut voir les condors qui profitent des courants pour planer jusqu’à nous frôler. Ils apparaissent au bout d’une trentaine de minutes. C’est un, puis deux et trois oiseaux qui viennent dont on ne sait où. Les appareils photos crépitent mais il est bien difficile de savoir si les clichés sont réussis, si l’on aura l’oiseau en entier ou en morceaux. Heureusement que le numérique a remplacé l’argentique !! La zone permettant de voir les oiseaux au bord du canyon est vaste et étendue ce qui permet un étalement du flot de touristes, important au cours de la première partie de la matinée, seules heures où les condors viennent flotter dans les courants d’air. Nous pouvons même voir se poser un jeune à quelques mètres de nous ce qui assure la qualité des clichés. Nous restons près de 90 minutes à longer le défilé en tentant de voir un maximum d’oiseaux. Nous retournons ensuite à Chivay par la même route. En chemin, nous nous arrêtons à Maca et Yanque, villages où nous visitons de magnifiques églises baroques d’un blanc immaculé ressortant dans un ciel bleu sans nuage. A Chivay, nous prenons notre repas au restaurant Wititi où est présenté un copieux buffet permettant de rassasier petits et grands. Durant près de 2 heures nous empruntons la même route qu’en venant de Puno. Nous nous arrêtons de nouveau au col où cette fois, le ciel radieux permet de refaire des photos des volcans et des stands d’artisanat. Nous croisons aussi des troupeaux de lamas et d’alpagas gardés par des femmes vêtues de costumes traditionnels très colorés. C’est ensuite la traversée de l’altiplano jusqu’à l’approche d’Arequipa qui s’effectue dans une vallée industrieuse où la circulation importante ralentit notre progression. Entre temps, nous avions vu des vigognes, variété de lamas sauvages en traversant la réserve d’Aguas Blancas. Arequipa, la ville blanche située à 2350 m d’altitude nous accueille par des embouteillages dont nous n’avions plus l’habitude. Nous sommes déposés à l’hôtel Santa Marta où nous disposerons d’une chambre à 4 lits. La proximité du centre ville nous permet de partir rapidement à la découverte de ….la plaza de armas. Celle-ci est certainement la plus réussie d’un point de vue architecturale. Unité de construction sur 3 côtés, le quatrième étant garni par la cathédrale bâtie longitudinalement à la place. Les arcades abritent des restaurants, des commerces touristiques, des agences de tourisme. Au centre , un jardin où s’élève en son milieu une fontaine est le lieu de rendez-vous des locaux, les touristes préférant s’asseoir sur les marches des escaliers situés au pied de la cathédrale. Avec la baisse de l’altitude par rapport aux soirées précédentes, nous pourrons dîner à la terrasse d’un restaurant surplombant la place merveilleusement illuminée à la nuit tombée.
Vendredi 6 Août : Aujourd’hui nous allons passer à visiter la ville blanche. Faite d’une pierre volcanique blanche, Arequipa est aux pieds de plusieurs volcans dont le Misti et le Chachani. Ceux-ci sont en sommeil depuis des siècles mais leur réveil brutal peut anéantir la ville comme l’a fait auparavant le Vésuve en ensevelissant Pompéï et Herculanum en 79 notre ère. Ce matin, notre guide nous emmène au Musée Santuarios Andinos où se trouve la momie prénommée « Juanita », jeune fille trouvée près du sommet du volcan Ampato à près de 6000 m lors de l’éruption d’un volcan voisin. Le musée présente les objets et offrandes retrouvés dans la tombe de la jeune martyr sacrifiée au XVème siècle à l’occasion de cérémonies chamaniques. La momie est présentée dans un cube de verre protégé des détériorations possibles grâce à une atmosphère contrôlée en température et hygrométrie. Après cette visite émouvante, le guide nous emmène au monastère de Sta Catalina, une ville dans la ville, construit en 1570. Un imposant mur d’enceinte séparait les religieuses cloîtrées à vie de la population locale. Les cellules où elles pouvaient vivre avec un certain luxe autorisé par la mère supérieure, sont ouvertes à la visite de même que les différents cloîtres , les chapelles, les lieux de vie tels que les jardins potagers, les cuisines, les lavoirs. Comme dans toute ville, on retrouve des rues, des places, des fontaines. La couleur rouge domine sur les murs dans les allées cheminant entre les différents bâtiments. Les tableaux aux motifs religieux peints entre le XVI et le XVIII ème siècle sont regroupés et présentés dans les anciens dortoirs et salles à manger aux hautes voûtes. Après la visite guidée, nous pouvons retourner faire un tour dans les parties les plus attractives en particulier le belvédère d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur la ville et son environnement de volcans. A la sortie du monastère il est temps d’aller manger ce que nous faisons dans un pub irlandais installé dans une voie piétonne située derrière la cathédrale. L’après midi se passe à flâner dans le vieux centre où nous découvrons d’anciennes façades magnifiques de palais et d’églises. Nous entrons dans le cloître de la Compagnie qui abrite, de nos jours, des boutiques et en particulier un bar proposant un grand choix de vins de Bordeaux. Nous allons ensuite nous poser un peu sur les marches de la cathédrale afin de profiter de la vue sur la plaza de armas au cours de cette douce après midi. Nous reprenons ensuite le cours de nos pérégrinations à la recherche de quelques achats à faire. C’est à ce moment que Maman est prise d’un léger malaise qui nous contraint à rejoindre l’église de la Compagnie pour qu’elle puisse un peu se reposer. Cette église édifiée par les Jésuites au XVII ème siècle possède un retable magnifique et une coupole multicolore surplombant la croisée du chœur et de la nef. Nous nous en retournons ensuite à l’hôtel situé à peu de distance du centre. Les enfants se jettent sur internet pour occuper le temps qu’il reste avant de prendre le bus de ligne dans lequel nous passerons la nuit. J’en profite pour visiter un peu le quartier et en particulier l’église Sta Marta. En retournant à l’hôtel, j’entends de la salsa ce qui me mène à un dancing où joue un orchestre mené par une chanteuse très aguicheuse pour l’assistance très machiste peu habituée à voir un touriste s’encanailler. Nous allons chercher en ville quelques victuailles pour s’alimenter parce que personne n’a suffisamment faim pour aller au restaurant. A 20 h, le chauffeur vient nous chercher pour nous accompagner à la gare routière. A 22h, nous embarquons dans le bus de la compagnie « Cruz del sur » qui nous emmènera à Nazca . Le confort est au rendez-vous de même que le service.
Samedi 7 Août : Arrivée à 7h à Nazca, ville sale et poussiéreuse où nous attend une nouvelle équipe de chauffeur et guide. Nous prenons le petit déjeuner dans un bar de la ville qui s’éveille tout juste. Nous partons visiter le cimetière de Chauchilla situé à une vingtaine de kilomètre au sud. Dans une plaine sablonneuse s’ouvrent des trous correspondant à des tombes de la civilisation pré-incaïque Icachincha. Les momies réelles ont été déplacées mais des copies ont été remises en situation, associées aux offrandes jointes lors des enterrements. Un petit musée présente des momies bien réelles dont l’une présente une chevelure de près de 2m. Nous repassons à Nazca où nous arrêtons voir un potier travaillant la terre comme les Incas et modelant de superbes copies d’objet ancien. Maintenant, direction plein Nord sur la panaméricaine pour voir les lignes de Nazca . Nous avons décidé de ne pas faire l’excursion en avion suite aux lectures de forums indiquant le risque de mal au cœur résultant des virages très courts pris par les pilotes pour voir les différentes lignes. Nous monterons sur le mirador ce qui nous permet de voir 3 figures dont une est coupée en deux par la panaméricaine. Les lignes sont incrustées dans le sol d’une plaine caillouteuse. Peu d’explications plausibles sont avancées sur les raisons de leur création. Nous rejoignons l’oasis de Huacachina pour midi après avoir traversé la principale région viticole du Pérou autour de Pisco et d’Ica. Les vents d’ouest ont apporté des sables venus de l‘océan et qui se sont déposés sur les premiers obstacles qu’ils ont rencontrés. Cela a créé un paysage de dunes au milieu duquel s’est maintenue une lagune qui fait la joie des touristes même si les eaux ne sont pas d’une limpidité parfaite. Les pentes des dunes se prolongent jusqu’à la lagune bordée d’établissements touristiques tels qu’hôtels, restaurants, boutiques de locations de sandboards et de quads pour dévaler ou avaler les dunes. La chaleur, au rendez-vous, nous permet de manger à la terrasse d’un de ces restaurants situé au raz de l’eau. Après le repas nous faisons le tour de la lagune avant de continuer notre route jusqu’à Paracas, notre escale de ce soir. Nous dormons au « Refuge du pirate », un hôtel situé en quasi bordure de la plage, qui est également tour opérateur pour l’organisation des visites aux îles Ballestas. Il est typique de l’architecture péruvienne, fait de bric et de broc, d’escalier sans rambarde, de fenêtre donnant sur un vis-à-vis placé à 2 mètres ou directement sur un couloir, mais propre et doté de sanitaire où l’eau chaude arrive souvent avec parcimonie. Nos chambres sont au 2ème donnant directement sur une terrasse très agréable certainement en été. Nous en profiterons pour assister au très beau coucher de soleil. D’ici là, nous irons parcourir la promenade de la plage où se trouvent restaurants et boutiques de souvenirs. Un attroupement nous interpelle. Un homme nourrit des pélicans avec des déchets de poissons, histoire de se faire un peu d’argent de la part des touristes. La plage de sable doit être bien occupée durant l’été mais en cette période, c’est plutôt calme. De retour à l’hôtel, en attendant le coucher de soleil sur la terrasse, nous sommes attirés par des chants de coqs. Nous apercevons sur un terrain doté de gradins quelque peu garnis, deux hommes portant sous le bras des coqs qu’ils vont bientôt mettre en position pour se combattre. Ce sport est très fréquent au Pérou et doit faire l’objet de paris. Les combats ne durent qu’une ou deux minutes et les propriétaires viennent rapidement mettre fin avant toute issue fatale. Avant le coucher de soleil, nous verrons une dizaine de ces combats. Le soir, nous dégusterons un repas de poissons en particulier de céviche (poissons crus au citron vert) et de chicharron de calmar (beignets).
Dimanche 8 Août : Dernier jour au Pérou, mais pas le moins occupé. Il faut se préparer pour prendre l‘avion ce soir à Lima, mais d’ici là, nous ferons une minicroisière pour visiter les îles Ballestas. Réveillés aux aurores par le chant des coqs de combat encagés au-dessus du stade de leurs exploits, nous prendrons le petit déjeuner sur la terrasse embrumée par la bruine matinale qui enveloppe la plage. A 8h, notre hôte, organisatrice de notre sortie en mer nous accompagne à l’embarcadère où une taxe de 1 sole nous est demandée. Nous nous mettons sagement en rang et en file par 2, par bateau dans l’attente de l’embarquement. C’est le matin tôt qu’ont lieu les visites des îles en raison des risques d’arrivée du mauvais temps dans la journée. Les bateaux comportent une quarantaine de places toutes découvertes. A cette période de l’année, il est préférable d’être bien équipé contre le froid et les embruns. Le temps est gris mais sans vent. Un accompagnateur nous donne les consignes de sécurité et tout au long du parcours nous donnera des renseignements sur les sites que l’on verra, les oiseaux et les mammifères que l’on croisera . Dès la sortie du port, les deux moteurs sont lancés à pleine puissance afin de rejoindre, au plus vite, l’extrémité de la presqu’île tout d’abord, afin de voir le chandelier que l’on devine sur la falaise surplombant la côte. Ce candélabre tracé dans le sable serait-il un repère pour les cap-horniers, aucune explication n’est apportée sur sa signification. Après un arrêt de quelques instants pour immortaliser la figure bien visible malgré les embruns nous prenons la direction du large pour nous rendre à l’archipel des îles Ballestas. Ces îles sont les lieux de reproduction de nombreuses espèces d‘oiseaux (fous de Bassan, pétrels, cormorans, pingouins de Humboldt ) et de mammifères marins dont les lions de mer que l’on verra en grand nombre posés sur les rochers. Les nombreux bateaux de touristes qui croisent dans les parages ne semblent en aucun cas les déranger. Par contre, les nombreux arrêts occasionnent chez certains passagers des désagréments nauséeux. Dans l’île principale, nous verrons une installation permettant l’extraction et le transport du guano exploité depuis le milieu du XIX ème siècle. Actuellement, il n’y a pas de présence humaine en permanence sur ces îles exploitées seulement tous les 7 ans afin que les ressources en guano se régénèrent. Le mal de mer ne touchant personne de notre famille, tout le monde profite au maximum du paysage sur les îles au relief très découpé avec des arcs rocheux sous lesquels s’engagent les bateaux pour rejoindre d’autres îles. La croisière dure environ deux heures. De retour à l’hôtel, fermeture des valises pour le grand retour après s’être débarrassé des Kways et autre fourrure polaire bien utiles sur le bateau. Pour nous accompagner à l’aéroport notre dernière destination péruvienne, seul est nécessaire notre chauffeur qui aura à rouler près de 500 km. Nous emprunterons essentiellement la panaméricaine qui nous permet d’apercevoir l’océan une grande partie du trajet . Le paysage est essentiellement désertique et la côte relativement découpée avec des falaises tombant à pic dans l’eau. La houle crée en arrivant sur le rivage d’importants rouleaux favorables à la pratique du surf même en cette période hivernale. En approchant de Lima, c’est une multitude de stations balnéaires que l’on aperçoit en bordure de l’océan. Les derniers kilomètres s’effectuent sur une autoroute peu fréquentée en ce dimanche ce qui n’est pas le cas des boulevards périphériques de la capitale qui sont eux bien embouteillés à proximité des centres commerciaux et de loisir. Nous traversons ainsi tout Lima avant de rejoindre dans les temps l’aéroport où nous prenons congé de notre chauffeur. Pour que l’on est pas trop de regret, ce dernier jour sera le seul où les soleil ne se sera pas montré. Nous enregistrons les bagages puis faisons le tour des commerces pour attendre l’heure de l’embarquement. Pour occuper le temps, notre fils se mettra à remplir son cahier de devoir de vacances jusque là oublié au fond du sac !! Une obligation à laquelle nous ne pourrons s’échapper : c’est le paiement de la taxe d’aéroport de 360 soles. A 19h45, l’airbus A340 d’Ibéria décollait pour Madrid : fin du circuit Pérou avec pleins d’images dans la tête.
Lundi 9 Août : Vol sans histoire avec une arrivée à Madrid avec 30 minutes d’avance. Il est 14h ici mais 7h au Pérou : c’est pourquoi, le second repas servi dans l’avion est le petit déjeuner. A la différence de l’aller, nous n’avons pas un temps de transit suffisamment long pour retourner visiter Madrid. Nous patientons donc en changeant de terminal où nous retrouvons des français rencontrés au début du circuit à Mancos dans la Cordillère Blanche. Comme nous , leur trek s’est bien passé., mais nous n’aurions pas pris leur place: la marche : oui mais en petite quantité !!! Aucun problème sur le vol de Paris où nous arrivons vers 21h30. Avons trouvé un taxi rapidement et une heure plus tard nous retrouvions notre chez nous , prêts à repartir…. Pour l’ Aveyron quelques jours plus tard. Nous remercions notre Tour operateur local :Walter Candia Valer et son agence pour l’excellent circuit qu’il nous a concocté, son efficacité et les visites qu’il nous a rendu pour prendre soin de nous et vérifier le respect des prestations promises. Les guides, chauffeurs pour leur travail efficace. Le Pérou en général pour nous avoir gratifié d’un très beau temps pas aussi froid que prévu. Les Péruviens pour leur accueil et leur amabilité.
Pour voir plus de photos:http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Pérou -Peru
Depuis 3 ans, nous repartons au long cours pour les vacances. 2008 a été l’année qui a mis le feu aux poudres. Grâce à un ami travaillant en Ethiopie, ma femme et moi ont convenu qu’il fallait de nouveau voyager, les enfants ayant grandi. Grâce à internet, ce premier voyage a été préparé de notre bureau à coup de mails envoyés à des agences locales de tourisme suite à la découverte du site d’Ethiopian airlines proposant des circuits en plus des vols aériens internationaux et domestiques. Durant près de 2 mois, toute l’information possible sur le pays a été rassemblée afin de connaître les sites les plus intéressants à voir dans un laps de temps très court. Notre idée est d’en voir le maximum tout en supportant un rythme de voyage acceptable et assimilable par l’organisme. Le succès de ce circuit nous a confortés dans l’idée que l’on pouvait maintenant prendre les enfants avec nous afin qu’ils bénéficient des bienfaits d’une ouverture au monde. En 2009, après un projet de vacances au Kenya/Tanzanie, j’ai réussi à argumenter pour se diriger vers la Namibie. Autotour et préparation avec un T.O. local nous ont ainsi permis de visiter une grande partie du pays sans dégoûter les enfants par des kilométrages délirants. Des grands espaces, des animaux sauvages en quantité, un climat frais mais beau ont laissé d’excellents souvenirs à tous. En 2010, il fallait trouver autre chose à voir. L’Asie a été envisagé mais le climat durant l’été n’est pas trop favorable. Peut-être une tentative sera-t-elle tentée à de prochaines vacances de printemps afin de bénéficier d’un temps plus supportable pour visiter l’Inde que personne dans la famille ne connaît ou le Népal. Après un regard sur la mappemonde, l’Amérique du Sud a été trouvée comme prochain point de chute pour l’été. La Bolivie ayant été écartée d’office puisque le père l’a déjà visité il y a près de 20 ans, la destination a été ensuite choisie à l’unanimité : le Pérou. Personne n’y était allé et certains sites étaient déjà bien connus : Machu Picchu, lac Titicaca, les Incas, le seigneur de Sipan. Question climat, on restait dans l’esprit Namibie c’est-à-dire beau mais frais à cela s’ajoute l’altitude qui augmente la baisse de la température. Cela refroidit un peu les envies des plus jeunes mais les arguments des parents l’emportent. Il allait falloir maintenant trouver le circuit que l’on allait monter. Pour cela, internet permet en quelques instants de trouver les principaux centres d’intérêt du pays en parcourant les catalogues des T.O. les plus connus. Ensuite comme pour nos précédents, nous avions prévu de faire confiance à un T.O. local, les expériences ayant été concluantes. Nous dénichons quelques locaux francophones puisque l’espagnol n’est pas parlé dans la famille excepté notre fille mais qu’elle balbutie plus qu’elle ne le parle. Nous envoyons quelques demandes après déchiffrage de leur site. Nous adressons des demandes à ceux nous paraissant les plus sérieux. Après quelques jours d’attente, nous commençons à recevoir des devis qui nous interpellent. Certains nous font découvrir des régions non envisagées au départ tel que le Nord-Pérou et les régions montagneuses de la Cordillère Blanche moins connues que Cuzco. De 15 jours prévus au départ nous entamons une progression dans la durée du circuit y ajoutant par ci par là de nouvelles extensions. Au nord vient se joindre l’Amazonie. Comme l’on prévoit un T.O. local, il faut parallèlement prévoir de notre côté l’achat du billet d’avion Paris/Lima ce qui n’est pas une mince affaire. Les billets doivent satisfaire à plusieurs contraintes : être les moins chers, être aux bonnes dates par rapport à la longueur du circuit retenu, ne pas nous faire passer par les USA, la durée la plus courte possible de l’escale à Madrid car cela nous est apparu très rapidement que le vol serait via Madrid. Fin février, les choix ont été faits : circuit du 18 Juillet au 9 Août Paris-Paris sur vol Ibéria et avec LatinAndes comme T.O. local. Notre interlocuteur sur place s’appelle Walter Candia Valer. Nous discutons par mails pour mettre en place le circuit définitif et le tarif qu’il nous propose nous encourage (environ 2000 euros Lima/Lima par personne) . Du circuit la « terre des pumas » , nous avons choisi de visiter le Pérou dans sa quasi-totalité. Nous trouvons le billet aérien avec escale à Madrid comme convenu. Il n’y a plus alors qu’à attendre le départ avec cependant quelques incertitudes : Nous effectuons les virements de paiement du circuit sans aucune assurance de la notabilité du TO mais nous gardons confiance dans le fait que les années précédentes tout s’est très bien déroulé. Le déroulement jour par jour
Dimanche 18 Juillet : 8h30, départ de notre domicile pour nous rendre à Orly en taxi. Les bagages pour 4 sont trop imposants pour envisager un transfert par RER . Direction Orly-Sud, mais par acquit de conscience Maman vérifie les billets : ce n’est pas Sud mais Ouest où il faut se rendre. Papa s’était trompé par précipitation. Décollage à 10H50 sans encombre, direction Madrid où nous arrivons en fin de matinée. L’enregistrement des bagages et des places sur les 2 vols a été fait jusqu’à Lima ce qui nous laisse du temps pour aller visiter la ville puisque nous repartons à 1H15 du matin. L’aéroport de Barajas est immense ce qui nécessite de prendre des navettes automatiques pour rejoindre le métro qui dessert directement le centre ville. Nous avions préparé notre petite escapade madrilène en prenant plan de la ville et des sites à visiter lors d’un passage-éclair. Nous descendons « place d’Espagne » où une température caniculaire nous attend (37°). Il est près de 15h et la ville est encore assoupie. La faim nous tenaille et nous trouvons vite un restaurant typique où les choix de plats satisfont les différents appétits. Après cette diversion, nous entamons notre périple dans le Madrid touristique via le palais royal, la cathédrale de la Almudena. Nous entrevoyons, sans s’en approcher, le Théâtre Royal tant la chaleur est difficilement supportable. Nous longeons les murs. Nous rejoignons les plazas de la Villa et San Miquel où des halles abritent un marché très à la mode, avant de passer à la plaza mayor à la magnifique unité architecturale. Nous recherchons de l’eau afin de rafraîchir les gosiers assoiffés par la chaleur suffocante de cette fin d’après midi . Nous retrouvons les madrilènes dans les zones commerciales ouvertes le dimanche autour de la « puerta del sol » jusqu’à la « plaza del callao » sur Gran Via. Nous décidons de nous rendre à la « plaza de Alcala ». De beaux immeubles des années 1900 constituent l’essentiel des bâtiments croisés. Les grandes artères que nous parcourons assurent un minimum l’évacuation de la chaleur de la ville entretenue par un soleil toujours aussi vif. Les pieds commencent à s’échauffer et de grosses voix s’élèvent pour demander un arrêt pour manger sachant que dans l’avion, cette nuit, l’attente sera longue. Nous prenons place dans une trattoria sur Alcalà. La cuisine italienne a bien des adeptes partout dans le monde en raison du faible coût des produits utilisés et d’une facile accoutumance aux plats principaux en particulier chez les jeunes. Pâtes et pizzas seront à la table de nombreux repas tout au long du circuit. Après le dîner , nous reprenons le métro pour nous rendre une dernière fois dans le vieux centre. Nous descendons à « la Puerta del Sol » et entamons à la nuit presque tombée un passage vers la place Isabel II où se trouve le théâtre royal. Nous traversons « la plaza de oriente » où un jardin verdoyant concentre une foule multiculturelle . Nous retrouvons ensuite le monument élevé à la gloire de Cervantès représentant Don Quichotte et son fier écuyer monté sur son âne. Une fête gastronomique aux accents de Galice bat son plein sous des barnums au pied de la tour de Madrid. Nous remontons ensuite « Gran Via » jusqu’à la station de métro du même nom pour profiter quelques instants encore de la chaude ambiance de la ville qui commence à s’animer. Une heure de métro plus tard, nous sommes dans l’enceinte de l’aéroport pour attendre notre vol en partance pour Lima.
Lundi 19 Juillet : La journée commence et nous ne sommes pas encore couchés. Nous sommes dans l’Airbus A340, long courrier quadrimoteur qui nous nous fait traverser l’Atlantique et l’Amazonie avant de rejoindre la côte de l’océan Pacifique. Tout le monde s’installe pour une longue nuit qui va nous faire remonter le temps puisque en 12heures nous revoilà 7 heures plus tôt. Repas succinct mais correct. Réveil à 11h plutôt 4h pour avaler un petit déjeuner. 5h30, arrivée dans la nuit noire à Lima. Beaucoup de temps pour récupérer les bagages, mais enfin pas de problème; tous nous ont bien suivis. Maintenant vient l’angoisse : David le guide prévu par le TO sera-t-il bien là ? Après le passage à la douane, tout le monde retient son souffle en sortant de la zone de débarquement et de passage des frontières. Derrière la barrière qui nous sépare des réceptifs cherchant à retrouver les arrivants, nous apercevons le panneau sur lequel est écrit notre nom : Ouf, il est bien là David. Toute notre angoisse disparaît , le voyage peut réellement commencer. Après les présentations, toutefois un premier désagrément: pas de chauffeur pour nous conduire en ville à l’hôtel. David s’empresse auprès du chauffeur de connaître le motif de son absence. Il s’est tout simplement trompé d’heure. On lui avait dit 6h30 mais il s’était plus souvenu si il s’agissait du main ou du soir. Après ce contretemps, nous avons rejoint le minibus, avec une heure de retard, commencé à se mêler aux embouteillages de Lima et à s’imprégner de l’ambiance grise et fraîche de cette mégalopole. Un brouillard fin s’abat tous les matins d’hiver pour se dissiper vers midi. D’ici là, il faut s’adapter pour vivre dans cette ville aux banlieues lépreuses où les mototaxis encombrent les rues. Peu de véhicules particuliers toutefois, mais une foule de bus , d’autobus de ligne, de taxis en tout genre. En 45 minutes nous rejoignons notre hôtel (Kamara) situé quasiment en plein centre historique. Des mesures de sécurité importantes permettent de vérifier l’attention toute particulière qu’il faut faire au cours de déplacements. Grilles aux portes de l’hôtel, vigiles sont monnaie courante devant de nombreux établissements commerciaux. Nous rejoignons nos deux chambres et après une toilette réparatrice, nous allons prendre un petit déjeuner. A 10h, le guide nous rejoint pour nous faire visiter le centre historique. Nous commençons par une rue pleine de libraires qui donne dans la place San Martin . Ce personnage est un des héros de l’indépendance du Pérou au cours du XIXème siècle. Après la canicule de la veille, le temps breton nous réveille pour continuer la visite en direction de la plaza mayor qui est entourée de tous les bâtiments caractéristiques d’une capitale coloniale espagnole. Cathédrale, administration centrale, présidence de la république, banque centrale et autres. Avant le premier déjeuner péruvien, nous visitons quelques églises de style baroque car de nombreuses originales du XVIème siècle ont été détruites lors de tremblements de terre. Peu avant midi, nous retournons devant la présidence de la république sur la plaza mayor pour assister à la relève d la garde, événement qui voit arriver une forte concentration de touristes. A l’occasion de notre repas pris dans un restaurant à deux pas du centre touristique, nous goûterons le cocktail local, le « Pisco Sour » ainsi que la cuisine locale qui s’avérera très variée à base de céréales comme le quinoa, de viandes souvent exotiques telles que l’alpaga. Après le repas, nous continuons nos visites par celle du musée de l’Inquisition qui fit tant trembler jusqu’au XVIIIème siècle et celle d’un musée privé (musée Cohen) présentant de magnifiques collections d’objets des différentes civilisations ayant traversé l’histoire du Pérou. Après cela nous retournons à l’hôtel, fatigués par la promenade, le décalage horaire et les différences de température subies depuis deux jours. Nous prenons congé de notre guide qui nous rejoindra le lendemain pour nous conduire à la gare routière. Un cadenas sur un bagage qui ne veut pas s’ouvrir viendra ternir l’ambiance en cette fin d’après midi. Il a fallu ressortir pour le remplacer (Cela nous a permis de tester notre espagnol) et puis, par hasard la combinaison s’est de nouveau ouverte. Après ce petit contretemps sans grave conséquence, nous prenons la décision de dîner à l’hôtel afin de nous économiser un peu, demain étant une journée de voyage en bus de ligne. Pour le repas, nous choisissons cuisine italienne ce qui ravira l’ensemble des convives. Les enfants vont se coucher mais les parents attendent une visite : notre T.O. doit venir nous rencontrer afin de nous donner les éléments pour continuer le voyage. A 21h30, Walter apparaît dans le hall de l’hôtel et se présente à nous. Il vient de monter son agence à Cuzco depuis quelques mois et cherche encore des clients malgré un emploi du temps déjà bien chargé. Il accompagne aussi un groupe de touristes français . Il nous explique qu’à chacune de nos étapes un guide , un chauffeur et un van nous attendront pour nous faire visiter la région et nous conduire jusqu’au prochain moyen de transport qui nous amènera à notre destination suivante. Au Pérou, afin de diminuer le chômage en province, les accompagnateurs de circuit sont des locaux assermentés, associés chacun à une région et souvent à une spécialité comme guide de haute ou moyenne montagne. Nous prenons congé de notre hôte après ses précieux renseignements fournis pour le déroulement ultérieur de notre aventure. A 22h30, extinction des feux.
Mardi 20 Juillet : Réveil à 5h15, rassemblement des bagages puis petit déjeuner au restaurant de l’hôtel Kamana où nous avons passé une excellente nuit réparatrice. A 6h45, nos guides et chauffeur viennent nous chercher pour rejoindre la gare routière située au sud de Lima dans une banlieue glauque que le temps gris n’améliore pas. Nous déposons les bagages qui seront mis en soute et attendons patiemment la montée après contrôle par caméra. Nous partons à 8h10 dans le bus de ligne de la Compagnie Movil Tour en direction de Mancos via Huaraz dans la Cordillère Blanche, une chaîne de montagne où de nombreux sommets dépassent les 6000 m. C’est notre 1ère expérience de ce type de transport. Par crainte de souci de mal au cœur, Pierrine, notre fille a pris des médicaments qui s’avéreront efficaces. Le bus est confortable, muni de WC, de TV , de sièges inclinables afin de supporter un long trajet. Aujourd’hui, ce sera essentiellement du repos avec découverte de différents paysages qui s’étageront du niveau de l’océan à plus de 4000 m. Nous traversons tout d’abord Lima par de grands axes souvent encombrés, puis la Rimac, le fleuve qui sépare la ville en deux . Au nord, nous atteignons la banlieue et la ville de Callao où se situe notre premier arrêt. Nous accueillons quelques voyageurs supplémentaires avant d’emprunter la Panaméricaine, l’axe mythique qui joint les Amériques. Dès que nous quittons la métropole, nous longeons l’océan Pacifique qui vient se jeter sur la plage en de nombreux rouleaux. De hautes dunes de sable bordent la route côté oriental et cela sur des dizaines de kilomètres. De temps en temps , des oasis de verdure apparaissent au débouché des quelques fleuves se jetant ans l’océan en provenance des contreforts de la cordillère. Des cultures de cannes à sucre forment l’essentiel de l’agriculture associée à une culture maraîchère qui assure l’approvisionnement de la capitale en légumes frais. Les arrêts sont fréquents pour franchir des péages qui sont établis sur les axes principaux de l’ensemble du pays. Le réseau routier que nous parcourrons durant notre circuit, est dans l’ensemble en bon état . A midi nous nous arrêtons à Barranca pour déjeuner dans un restaurant de station-service. Afin de diminuer le temps d’arrêt, nous prenons un plat unique de riz-poulet de qualité tout à fait acceptable. Nous nous sommes dérouillés un peu les jambes avant de continuer le voyage. En reprenant la route qui commence à s’élever le long du rio Fortaleza, le soleil fait son apparition. Nous traversons quelques villages avant que les virages deviennent de plus en plus nombreux alors que la route grimpe à l’assaut du col de Conococha qui culmine à 4200m. De là haut, la vue est très étendue à la fois sur la lagune qui s’étend à nos pieds et sur la cordillère de Huayhuash qui barre le paysage vers le sud-ouest. Le col est une grande étendue plate parsemée de marais où paissent des troupeaux de moutons pour l’essentiel. Nous entamons la descente vers Huaraz, tout de même situé à 3060 m. Nous nous arrêtons pour faire descendre l’essentiel des clients qui viennent ici pour la découverte de la haute montagne andine en participant à des treks . Encore une heure de route avant de rejoindre Mancos où nous attend notre guide Eduardo. Il nous conduit chez l’habitant d’après ce qui était prévu dans notre programme mais nous découvririons en fait un petit lodge de montagne très confortable. Situé au pied du Huascaran, la plus haute montagne du Pérou, il bénéficie d’une vue imprenable sur la montagne depuis un très agréable jardin. Les chambres sont simples mais disposent de tout le confort nécessaire pour y passer deux nuits. A 2600 m, nous n’appréhendons pas trop cette altitude qui ne nous pèse pas trop. Nous n’aurons pas de malaises, ni de difficultés particulières pour dormir. La fin d’après midi se passe à s’installer tranquillement et à profiter d’un paysage somptueux que bien des montagnards que l’on connaît nous envieraient. Le soleil couchant sur les deux sommets du Huascaran embrase l’ensemble de la montagne qui nous domine. Le dîner servi dans une petite salle, où de nombreux souvenirs de montagne ( photos d’ascension, piolets) sont accrochés aux murs, est composé d’une excellente soupe de légumes et de riz-poulet suivi d’une salade de fruits. A 21h15, nous nous endormons.
Mercredi 21 Juillet : Ce matin réveil à 7 heures, un soleil magnifique inonde les fenêtres de notre chambre et le Huascaran enneigé. Très bon petit déjeuner où nous sommes accueillis par Walter, notre hôte patron de la « Casa de my habuela ». Aujourd’hui, nous allons en haute montagne visiter les lagunes de Llanganuco, une promenade plus qu’une marche au long cours. A 8heures comme prévu, Eduardo et le chauffeur viennent nous chercher. Nous nous arrêtons tout d’abord au Campo Santo de Yungaï, souvenir d’un tremblement de terre suivi d’un glissement de terrain qui fit 80000 victimes dans la vallée en 1970. La ville a été reconstruite à quelque distance de la ville ancienne afin d’éviter de nouveau une même tragédie. Ensuite, nous entrons dans le parc naturel du Huascaran, qui fait partie des sites naturels de l’Unesco ce qui implique une forte implication dans le respect de la nature. Nous passons alors dans une brèche impressionnante faite entre 2 sommets emblématiques des Andes le Huandoy, d’un côté et le Huascaran de l’autre. Au fond, s’étalent les deux lagunes successives de Llanganuco établies à 3850m. Le soleil brille et aucun vent glacial prévisible en cette saison ne souffle ce qui permet de profiter au maximum d’un environnement magnifique à la végétation impensable, pour un européen, à de telles altitudes : arbres de différentes espèces, roseaux, etc… Nous continuons notre route qui est en fait un chemin gravillonné jusqu’à un belvédère à 4750 m où nous embrassons un paysage extraordinaire avec des dizaines de sommets dépassant 5500 m. Malgré que ce soit l’hiver, il faut atteindre plus de 5000 m pour voir de la neige accrochée aux pentes. A cette hauteur, la marche s’avère difficile et nous profitons de ces quelques instants pour immortaliser notre passage dans ce haut lieu de l’andinisme. Lionel Terray n’a-t-il pas gravi le Huandoy que nous voyons en face de nous, en 1956. Ensuite, nous redescendons à la lagune Coracincha située à 3850 m pour pique-niquer au pied des chênes quena , arbres endémiques de la région. Temps magnifique et même chaud puisque nous restons en T-shirt. Le lac permet le canotage mais pas la baignade. Nous faisons après le repas une petite promenade afin de profiter du site constitué de vertigineuses falaises tombant directement sur les eaux turquoises. C’est un lieu très fréquenté par les excursionnistes le plus souvent péruviens. La suite de l’après midi se déroule dans le jardin de l’hôtel afin de contempler la vue majestueuse sur les sommets environnants. A 2600 m, on reprend également son souffle. La descente a été l’occasion de voir la vie difficile des montagnards occupés aux travaux des champs avec le plus souvent comme moyen de traction des charrues, des bœufs. Le dîner passé, le coucher s’effectue à 21h15.
Jeudi 22 Juillet : Le guide nous a donné rendez-vous à 7h45, aussi sommes nous debout à 7h afin de profiter de l’excellent petit déjeuner du lodge. Comme les jours précédents, il fait un soleil magnifique mais la fraîcheur est là également. Nous embarquons pour une heure de taxi pour nous rendre sur les hauteurs de la vallée du rio Santa au pied du Huascaran. Ce matin, un petit trek nous attend afin de nous imprégner de la vie rurale dans la cordillère blanche. Nous sommes déposés à 3400m dans un petit village en pleine activité. Les hommes et femmes s’affairent à nourrir les bêtes – moutons, porcs, vaches- soit dans les fermes, soit dans les champs. Nous croisons un préposé chargé de s’assurer d’une parfaite équité dans la distribution d’eau entre les propriétaires des champs de la communauté. Pour cela, il ouvre et ferme de petites vannes de pierre situées sur les rigoles qui transportent l’eau issue des sommets. Nous descendons le long d’un sentier qui nous ramènera au lodge après une marche d’environ 4 heures à travers les petits villages créés autour d’une place centrale dotée d’un jardin planté de palmiers et où l’église et la mairie constituent les bâtiments principaux. Nous avons la chance de rentrer dans une école maternelle dans laquelle nous donnons quelques stylos et cahiers. La maîtresse et les enfants nous en remercient en chantant. La région est truffée de mines, une d’or est visible à bonne distance, et une seconde, de charbon permet de voir la fin de l’extraction à la sortie des boyaux. Des bosquets d’eucalyptus embaument l’atmosphère. Ces arbres à la pousse rapide, ont permis la reforestation après de trop nombreuses coupes des espèces indigènes en raison des besoins des populations en bois de chauffe. Un bon repas pris en plein air nous permet de reprendre des forces après notre demie journée de marche. L’après midi, nous en profitons pour lire et se divertir avant de rejoindre Huaraz où nous prendrons le bus de nuit pour Trujillo : une nouvelle expérience pour nous tous. A 17 h, le guide et le chauffeur nous conduisent à la « Chamonix » des Andes en remontant la vallée du rio Santa ce qui nous permet de profiter de très belles échappées sur la Cordillère Blanche. De la gare routière où nous avons laissé nos bagages, il nous faut environ 30 minutes pour rejoindre le centre ville. Le calme de Mancos est remplacé, pour quelques heures, par l’animation d’une ville vouée à la haute montagne. Vêtements et équipements d’escalade apparaissent aux vitrines de nombreuses boutiques de même que des sociétés de guides et de treks. A la nuit tombée, nous nous engouffrons dans un restaurant….italien au menu à 11 soles. Nous rejoignons ensuite le terminal des bus en traversant des quartiers aux rues vides, aux boutiques au rideau baissé où dominent la couleur blafarde des néons et les aboiements de chiens qui semblent pas toujours bien intentionnés. Une heure à attendre avant de monter dans le bus qui nous mène à Trujillo. Nous laissons là notre guide Eduardo qui nous a permis de bien découvrir sa région. A 21h30, nous nous installons au rez de chaussée d’un bus à étage disposant de tout le confort pour passer une nuit à bord. Couverture et petit en-cas nous sont distribués par une hôtesse comme dans un avion. La télé dispense un film d’aventure avant l’extinction des feux.
Vendredi 23 Juillet : Nous trouvons notre nouveau guide Pedro au terminal routier de Trujillo à notre arrivée à 7h30 à Trujillo. Nous sommes emmenés à l’hôtel Pullmann situé en centre ville où nous prenons le petit déjeuner et nous nous accordons quelques minutes pour faire un brin de toilette avant d’attaquer nos visites. Ce matin, nous quittons la ville par le sud pour rejoindre le site de la « Huaca de la Luna » où sont entreprises depuis une vingtaine d’années des fouilles archéologiques. Il s’agit d’une pyramide détruite en grande partie par les intempéries, construite en briques et appartenant à la civilisation « moche » datée entre le II et le VIII ème siècle. De nouveaux trésors y sont découverts presque tous les jours. Cette civilisation a construit en empilant les édifices religieux les uns au-dessus des autres ce qui permet d’espérer des découvertes dans les couches les plus profondes non encore creusées. Sous des auvents protégeant les zones de tombes et de salles aux murs colorés, nous pouvons voir les différentes représentations des dieux, en particulier du dieu principal dit « l’égorgeur ».sous forme de bas-reliefs polychromes . Durant près de deux heures, nous parcourons les différentes époques de cette civilisation situées à des niveaux différents de fouille et apercevons la « Huaca del Sol », la plus grande pyramide d’Amérique du sud qui n’est pas encore inventoriée. A la fin de la visite, nous traversons un ensemble de stands de produits d’artisanat d’une grande finesse (céramiques, bijoux, etc…). Pour déjeuner, nous partons au nord de Trujillo sur la côte Pacifique dans la station balnéaire de Huanchaco où je mangerai mon premier ceviche, spécialité culinaire à base de poissons crus assaisonnés d’une vinaigrette au citron vert. Le restaurant domine la plage où les nombreux rouleaux permettent le surf et la pratique des cabalittos de totora, embarcations en roseaux servant à la pêche et utilisées depuis des centaines d’années. Le soleil brille de nouveau après dissipation des brumes matinales qui enveloppent toute la région côtière. En retournant à Trujillo, nous nous arrêtons à Chan Chan, cité conquis par les ncas à la fin du XVème siècle après un siège de 10 ans. La ville s’étend sur 20 km². Elle appartient à la civilisation Chimu qui succéda aux Moche. C’est une enceinte fortifiée construite en adobe. Nous y visitons la citadelle Tschudi Nous voyons la place centrale, lieu des cérémonies et de sacrifices, la zone de l’administration où de petites cellules constituaient les bureaux des fonctionnaires gérant les différentes régions du royaume. A proximité de la mer, se trouvent d’autres enceintes, témoignage d’une autre période de cette civilisation encore mal connue. De retour à Trujillo, nous allons parcourir le centre ville historique situé autour de la plaza de armas et à peu de distance de l’hôtel. La rue de l’hôtel est remplie de stands temporaires d’artisanat ce qui favorise les dépenses de souvenir (nappe en coton , pena, etc…). Ce soir là, nous faisons un repas dans un restaurant chic de la rue Pizarro.
Samedi 24 Juillet : A 7h40, départ en voiture privée pour Chiclayo. Comme tous les jours, brume et fraîcheur sont au rendez-vous. Nous empruntons la panaméricaine direction nord. A environ 40 km de Trujillo, nous la quittons pour rejoindre un site archéologique nouvellement ouvert aux visites. Il s’agit de la Huaca de Cao au musée créé en 2009 à la suite de la découverte d’une magnifique tombe d’une femme de haut rang de la civilisation Chimu. Le musée très sobre, en béton brut, conserve les trésors découverts dans une pyramide située à proximité immédiate de l’océan. Comme à la Huaca de la luna, de nombreux bas-reliefs présentent des motifs géométriques et des représentations du dieu égorgeur et de poissons. Des échafaudages de protection permettent de maintenir en état les restes de tombes où de nombreuses pièces de poterie et des bijoux ont été retrouvées de même que des momies bien conservées regroupées dans le musée nouvellement installé grâce à des fonds allemands. Après la visite du site, nous continuons par celle du musée où ont été rassemblées les pièces essentielles découvertes lors des fouilles. Les salles à la lumière parfaitement adaptée, jouissent d’une magnifique mise en valeur des objets d’orfèvrerie, des tissus multicolores souvent associés à des plumes d’oiseaux d’Amazonie trouvés dans les différentes couches de la pyramide principale. Nous reprenons ensuite la route de Chiclayo en traversant de nombreux villages où la principale industrie est la riziculture. Avant midi, nous nous dirigeons vers Zana, ancienne ville coloniale importante pillée au XVIIème siècle par les pirates anglais . Il reste les vestiges de nombreuses églises qui sont devenus le repaire de vautours. A l’importance de la taille de ces monuments, on s’imagine quel pouvait être le rôle de cette cité dans le commerce local et dans l’exportation vers l’Espagne des produits agricoles locaux tels que la canne à sucre dont la culture est toujours essentielle pour la région. Midi approchant la recherche d’un restaurant s’est confirmée mais a été contrariée par la crevaison d’un pneu sur notre van. Cela nous a permis de nous attarder dans un village et d’y voir la vie s’y dérouler en particulier autour d’un puits qui semblait être la seule source d’eau possible. Après le repas pris dans un restaurant local où nous avons goûté un excellent canard cuisiné aux haricots blancs, nous nous sommes rendus au site où a été trouvé la tombe du « Seigneur de Sipan », l’équivalent au Pérou de la tombe de Toutankhamon pour l’Egypte. Comme pour les sites précédents, nous voyons émerger des buttes qui constituent souvent le seul relief dans le paysage et qui sont en réalité les restes de pyramide de brique en partie effondrée. C’est dans l’une d’elles, la Huaca Rajada, qu’ont été découvertes les tombes inviolées de riches personnages datant de 1750 ans et appartenant à la civilisation moche. Une reconstitution permet de voir les tombes telles qu’elles ont été découvertes en 1987. L’intérieur des tombes constitué en plus des corps, d’objets nécessaires à la vie dans l’au-delà et même de personnes sacrifiées lors de l’enterrement du propriétaire, a été installé dans un musée à Lambayeque ouvert en 2002. Après cette série de visites, nous rejoignons l’hôtel Inti à Chiclayo en s’arrêtant en ville à la promenade des Muses, dont notre guide était très fier mais qui, pour nous, par ses statues et monuments pseudo romains semblait très kitsch. Situé en plein centre, notre hôtel nous a permis de visiter la partie la plus pittoresque constituée bien entendu par la plaza mayor dominée par la cathédrale. Ce soir-là, il nous a fallu près d’une heure et demie pour se décider sur un restaurant qui a plu à nos papilles puisque nous y sommes retournés le lendemain soir.
Dimanche 25 Juillet : Grasse matinée, départ à 9heures. Nous commençons nos visites par celle du marché aux sorciers. En effet, le chamanisme est encore très vivant au Pérou et les ingrédients nécessaires aux cérémonies se trouvent rassemblés dans ce lieu. On trouve ainsi plantes hallucinogènes, peaux de bêtes sauvages, squelettes et gris-gris en tout genre. Par la route ensuite, nous rejoignons Tucume aux 26 pyramides disséminées dans la plaine. Le musée regroupe les découvertes récentes faites en particulier dans la Huaca Larga, la plus grande construction en adobe du monde. Nous montons ensuite sur un belvédère d’où nous pouvons avoir une vue panoramique sur les amoncellements de briques, restes des pyramides de la civilisation sican. Nous rejoignons, pour midi, Lambayeque afin de visiter, après le déjeuner, le musée des tombes royales de Sipan où ont regroupées toutes les découvertes des sépultures du seigneur de Sipan, de son aïeul et du grand prêtre qui appartenaient à la civilisation moche du début de l’ère chrétienne. Le monument reprend la forme des pyramides moche et la couleur du sang tellement présent dans la vie telle qu’elle a été représentée sur les poteries très détaillées découvertes dans les tombes. La visite se fait en descendant. Tous les aspects de la civilisation moche sont présentés à partir des œuvres trouvées. Céramiques, tissus, orfèvrerie représentent la vie religieuse, politique, militaire avec les vainqueurs et les vaincus. Les squelettes sont présentés avec les ornements (pectoraux en or, ceintures, armes etc…) qui les ont accompagnés lors de leur dernier voyage. Cela se termine par une reconstitution animée de la cour du vieux seigneur. Toutes les explications nous ont été données par notre guide Pedro. Vers 16h nous retournons à l‘hôtel Inti afin de préparer les bagages simplifiés que nous emporterons avec nous dans le lodge amazonien. Papa part faire quelques photos dans le centre historique afin de profiter d’un éclairage différent . Pour le dîner, nous retournons au Campero chicken où chacun se régale. Nous nous couchons tôt après avoir reçu par anticipation le petit déjeuner en prévision de notre départ très matinal.
Lundi 26 Juillet : Réveil 4h. En effet, ce matin nous prenons l’avion pour nous rendre à Puerto Maldonado dans l’est du Pérou. Nous changeons d’avion à Lima et faisons ensuite escale à Cuzco. A 5 heures, le guide est à l’heure mais le chauffeur est un peu en retard .Le vol (Airbus A319-Lan Peru) pour Lima est à 6h10. Il faut payer des taxes aéroportuaires avant l’embarquement. Après 70 minutes de vol, nous arrivons à Lima pour un transit d’environ 2h passées à faire les boutiques très coûteuses de l’aéroport. Le vol de 55mn pour Cuzco est splendide en raison du survol des Andes sous un soleil magnifique. L’escale d’une trentaine de minutes nous permet de faire connaissance visuellement avec Cuzco que nous visiterons à notre retour d’Amazonie. Après 35 minutes de vol, nous nous posons à Puerto Maldonado, 250 mètres d’altitude. Nous nous attendons à une chaleur importante surtout qu’il est 13 heures à notre arrivée. Nous rejoignons l’aéroport à pied en traversant le tarmac. Nous sommes un peu surpris par la température trop agréable à note goût (27°). Le TO local nous attend avec un bus très coloré aux sièges en bois, sans vitres tout à fait adapté aux conditions climatiques locales. Nous traversons une ville aux basses maisons de bois. L’essentiel du transport s’effectue avec des mototaxis. L’atmosphère nous rappelle celle des villes des trappeurs et de contact multiculturel. Les indiens des Andes et les indiens de l’Amazonie se croisent . Nous déposons l’essentiel de nos bagages dans les locaux de l’agence qui possède le lodge où l’on va séjourner durant 2 jours au bord du Madre de Dios, un affluent de l’Amazone. Ensuite, le bus nous conduit au port fluvial où l’on embarque sur une longue pirogue pour rejoindre notre base à 90 minutes de navigation en aval. Puerto Maldonado est une ville en constante évolution, point de rencontre entre des peuples en constante hostilité depuis des lustres. Au fil du fleuve, nous découvrons la manière de vivre des garimperos, chercheurs d’or- orpailleurs qui fouillent le fleuve à la recherche d’éventuelles pépites qui pourraient les sortir de la misère, en polluant l’eau par l’utilisation de mercure. La pêche est interdite, en principe, en raison de cette pollution. A 15h, nous abordons au ponton situé au pied du lodge qui nous hébergera 2 nuits. Construit avec des matériaux locaux (bois, palmes, etc…), il est fait de bungalows sur pilotis construits autour d’un bâtiment central au milieu d’une végétation tropicale luxuriante. Les fortes précipitations ont conduit à protéger par des toits en palme les liaisons piétonnes surélevées disposées entre les bâtiments centraux et les paillottes confortables qui nous hébergent. Chacune possède une véranda dotée de rocking chairs et de hamacs qui feront la joie des enfants et même des plus grands. En raison de la chaleur, les murs y sont à claire-voie . Après dépose des bagages, nous allons vite déjeuner car l’heure avance et à 16 heures, nous entamons une promenade à l’île des singes. Nous abordons une plage sablonneuse située en face du lodge, où le guide nous fait les recommandations d’usage avant de s’enfoncer dans la forêt tropicale, en particulier de ne pas s’éloigner du sentier balisé et de ne pas s’approcher de la végétation qui peut s’avérer dangereuse. Les bruits de la forêt se font de plus en plus entendre, cris de singes, chants d’oiseaux, vent dans le feuillage d’arbres immenses qui obscurcissent la lumière dès lors que l’on rentre sous le couvert. Après quelques minutes de marche, nous voyons, tout d’abord assez haut dans les branchages puis de plus en plus près de nous, des colonies de singes de différentes espèces qui semblent très habitués à la présence humaine. En effet, notre guide porte avec lui un sac rempli de bananes qui serviront à les attirer. Ainsi il sera plus facile de photographier ces singes que la plupart n’a vu que dans des zoos. Nous verrons ainsi quatre espèces différentes dont des capucins blancs qui viendront à tour de rôle se laisser photographier et approcher. Nous restons ainsi une heure à traverser la forêt avant de rejoindre la rive du fleuve que nous retraversons en pirogue. Nous finissons la fin de l’après midi au bar du lodge qui comporte baby foot, ping pong pour l’amusement de tous. Après le dîner, nous discutons avec des canadiennes au sujet de nos circuits réciproques et nous comparons nos expériences réciproques en particulier sur la qualité des agences de voyages. D’après les dire de chacun, nous avons fait un bon choix car jusqu’à présent, les prestations promises sont tenues et la qualité de celles-ci est respectée. A 20 heures, nous embarquons sur une pirogue afin d’aller à la rencontre des caïmans le long des rives du Madre de Dios. A la lueur d’une puissante torche, le guide recherche les reptiles mais nous n’en croiserons que deux ou trois de petite taille. La fraîcheur humide s’est installée ce que l’on avait pas prévu pour dormir et il a fallu rassembler des couvertures pour passer une nuit tranquille au sommeil réparateur.
Mardi 27 Juillet : Lever à 6 heures mais le réveil a été bien plus matinal en raison des cris des différents animaux qui peuplent les environs. La toilette a été rapide car la chaleur amazonienne n’est pas là. A 7 heures, nous entamons une visite de la forêt qui entoure le lodge. Le guide nous présente tous les aspects de cet écosystème tant au niveau des fleurs, des arbres , de la vie animale tant terrestre, nautique qu’aérienne. Durant près de 2 heures nous nous enfoncerons dans la jungle sous un couvert oppressant en raison de la hauteur des arbres, de l’impossibilité de quitter le sentier sans disparaître dans une végétation envahissante et quelquefois dangereuse. La saison sèche fait que l’humidité n’imprègne pas nos vêtements comme on peut l’imaginer. Le soleil perce la canopée et vient éclaircir le sol où les fourmis processionnaires portent sur des distances importantes des déchets de feuille pour alimenter leur nid. Nous rejoignons un petit lac après avoir traversé un marigot sur un pont de liane. Un mirador d’une vingtaine de mètres de haut permet d‘admirer la vie lacustre: plantes, oiseaux, petits mammifères, reptiles. C’est le seul endroit qui permet d’avoir une vue étendue sur la forêt. Après la vue d’en-haut, nous montons dans une petite barque pour faire le tour du petit lac et approcher au plus près la vie aquatique en particulier nous pourrons voir un petit caïman qui viendra frôler notre embarcation. Nous retournons au lodge par un autre sentier ce qui nous permet d’observer d’autres éléments vivants de la forêt amazonienne en particulier des singes plus sauvages que la veille. Le guide nous montrera comment faire des flèches à partir de branche de certains arbres et des arcs de certaines lianes. Il nous fera également goûter des plantes comestibles bien utiles à connaître si l’on se perd dans cette immensité. De retour à 11 heures, nous nous préparons pour aller à la piscine, intérieure pour faciliter son entretien et son utilisation à la période des pluies. Hélas, la fraîcheur de l’eau refroidira l’ardeur même des plus jeunes. Après le repas pris sous forme de buffet ce qui permet à tous de trouver son bonheur, nous nous reposons dans les hamacs jusqu’à 15h30, heure de reprise des activités. Cette après midi nous partons jusqu’à un marigot où vit une troupe de caïmans . Lorsque nous parvenons à ce petit étang entouré par la forêt, un guide a préparé un petit banquet pour nos hôtes constitué de pièces de viande posées sur des planches. Petit à petit, l’eau est percée par des yeux globuleux de plus en plus nombreux et gros. En effet, les petits sont envoyés en éclaireur mais ce sont les plus gros qui sortiront les premiers de l’eau pour s’approcher du festin. Craintifs, ils sont, mais affamés encore plus ce qui fait que bientôt les pièces de viande sont l’objet de convoitise de la part des anciens qui ne laisseront que des miettes aux jeunots. Cela permet de faire crépiter les appareils photos. Après avoir assisté à une heure de festin où viendront se mêler quelques oiseaux chapardeurs, nous rejoignons notre hébergement pour profiter d’un apéritif bien mérité, pour les uns, du baby foot pour les autres.
Mercredi 28 Juillet : Aujourd’hui fête nationale au Pérou. Lever 6 heures après une nuit toujours aussi froide pour le lieu . Ce matin est prévu notre retour à Cuzco par avion mais l’heure du vol n’est pas connue ce qui semble le cas pour l’ensemble des hôtes qui quittent le lodge. Tous les vols partent en fin de matinée. Après le petit déjeuner et le rassemblement des bagages, nous embarquons sur notre pirogue direction Puerto Maldonado. Temps ensoleillé qui se réchauffe au fur et à mesure que la matinée avance. Nous croisons ou doublons des longues pirogues étroites sensiblement semblables à la nôtre qui constituent le seul moyen de transport disponible sur le fleuve. Celui-ci est à un bas niveau puisque nous sommes à la saison sèche dégageant ainsi de vastes plages de sable. Sur les rives, nous apercevons quelques villages de cases qui vivent de l’agriculture et de l’élevage de porcs et de volaille. A l’arrivée au port, c’est l’effervescence autour des bacs assurant le passage de la rvière. Bientôt, un pont, en construction, franchira le Madre de Dios pour faciliter les échanges entre la Selva péruvienne et la Bolivie. Nous rejoignons les bureaux de l’agence et récupérons nos bagages. Nous traversons de nouveau la ville en direction de l’aéroport en passant par de fréquents chantiers routiers, preuve que la région est en pleine révolution en voulant développer le tourisme par la création de voies désenclavant le bas Pérou depuis l’altiplano. A l’aéroport, les deux heures d’attente seront occupées à farfouiller dans les petites boutiques d’artisanat mettent en valeur la production régionale autour des plumes d’oiseaux multicolores, de bois sculptés représentant la faune tropicale. A 11h30, décollage pour 35 mn de vol en direction de Cuzco. Nous survolons tout d’abord la forêt amazonienne coupée par les méandres des rivières à la couleur sable qui finiront toutes dans l’Amazone quelques centaines de kilomètres en aval. Les dernières minutes de survol , nous les passons au-dessus de hauts sommets entourant la capitale des Incas. A notre arrivée, nous avons la déception de récupérer une valise abîmée et malgré note demande via notre guide, Lan Peru ne veut pas en tenir compte pour un éventuel dédommagement. Elle finira quand même le voyage avec quelques attentions de notre part. Nous allons directement à l’hotel Casa de Campo, situé sur les hauteurs dans le quartier san Blas, très pittoresque avec ses vieilles maisons coloniales et ses boutiques de peintres. L’étroitesse des rues fait que nous sommes obligés de porter nos bagages pour atteindre notre hébergement. Nous y déposons nos affaires, puis allons à la recherche d’un restaurant que nous trouverons vite car le quartier en est bien pourvu. San Blas est l’endroit à la mode qui réunit une bonne partie des commerces et activités liés au tourisme. Ici, nous trouvons en effet beaucoup plus de touristes qu nulle part ailleurs au Pérou. Après le repas pris dans un restaurant siège d’une association caritative, nous retournons à l’hôtel afin de refaire les bagages et de se reposer un peu avant de plonger dans les visites du quartier historique. A 3300 m d’altitude, les montées sont rudes d’autant que les rues sont ponctuées de marches aux pavés restaurés. Nous descendons jusqu’à la plaza de armas, centre historique de la capitale des Incas. Toutes les constructions ont des soubassements faits d’anciens murs incas que les Espagnols n’ont pu ou pas voulu détruire. L’assemblage des pierres aux magnifiques jointures laisse perplexe sur la méthode de construction et le temps pour parvenir à de tels résultats. Sur notre chemin, nous nous arrêtons à des centres d’artisanat le plus souvent installés dans de vieilles demeures coloniales où s’amoncellent quantités de tricots multicolores, ponchos, bonnets couvrant les oreilles , flûtes de Pan et autres produits de l’artisanat des Andes faits en laine de lama, ou d’alpaga. Une autre spécialité de Cuzco est la peinture qui se vend dans de nombreuses boutiques des quartiers touristiques. La plaza de armas est bordée de maisons à arcades, de la cathédrale et la Compania, église des Jésuites. Comme c’est la fête nationale , une prise d’armes avec fanfare a lieu lors de notre passage ce qui a rassemblé une foule importante essentiellement formée de Péruviens. A la tombée de la nuit, nous continuons notre découverte de la vieille ville en parcourant de nombreuses places où sont situés les musées principaux et des églises de l’époque coloniale tel la Merced et San Francisco. De retour à l’hôtel nous nous arrêtons dans un petit restaurant au menu touristique à 10 soles qui fera la joie de tous.
Jeudi 29 Juillet : Après un réveil à 8 heures, nous prenons le petit déjeuner dans une salle de l’hôtel qui domine toute la ville éclairée par un très soleil - Nous profitons ainsi de la vue avant d’entreprendre avec notre guide Luis , la visite expliquée du centre historique que nous avions découvert la veille par nous-mêmes. Nous traversons la place san Blas puis nous nous dirigeons vers le monastère Santo Domingo qui s’est intégré dans le temple du soleil inca (Qoricancha). Nous goûtons aux tamales, spécialité culinaire péruvienne à base d’épi de maïs. Nous passons par la plaza de armas avant d’attaquer la montée qui nous mène au site de Sascahuayman . 40 minutes d’effort soutenu pour atteindre le temple inca, souvent présenté comme une forteresse en raison de sa triple enceinte. Une grande esplanade permettait d’y faire des fêtes religieuses associées au culte du soleil. Les constructions cyclopéennes laissent perplexe quant au mode de construction sachant que certaines pierres pèsent plus de 130 tonnes. Nous continuons ensuite notre marche jusqu’à Q’enqo, autre site inca où des manifestations religieuses se déroulaient. Nous retrouvons notre minibus chargé de nos bagages pour continuer nos visites dans la Vallée Sacrée des Incas. Prochain arrêt : Pisac, village situé sur la rivière Urubamba. Nous déposons nos bagages dans un petit hôtel local qui nous hébergera pour la nuit. C’est très rustique et rudimentaire. La patronne, très aimable tient également une petite boutique et un restaurant où nous mangerons le soir. Pour l’instant, nous reprenons le minibus pour aller déjeuner au pied du site inca. Nous le visitons en début d’après midi après une montée en bus d’environ 20 minutes. Dominant la vallée, la forteresse de Pisac est bâtie à partir de terrasses de soutènement , en plusieurs parties établies sur la crête d’une montagne. Une partie administrative complète les parties militaires et religieuses . Un chemin relie ces différentes parties et emprunte même un tunnel. A son débouché, on profite d’un admirable panorama sur le centre cérémoniel : l’Intiwatana qui possède également des constructions pré incaïques repérables au fait d’un appareillage de pierres différent . Nous continuons la descente en passant par des tours de guet protégeant d’une possible intrusion la citadelle. Toute la montagne est dotée de terrasses au fonction agricole. En arrivant au village dans la vallée après près de deux heures de promenade, nous traversons le marché assurant la vente des produits d’artisanat local pour les touristes et des produits de consommation courante pour les locaux en particulier pommes de terre, base de la nourriture péruvienne. De retour à l’hôtel, papa abandonne sa petite famille qui demande à se reposer , afin de retourner déambuler dans le village et son marché. A 18h45, nous prenons un excellent souper préparé par note hôte composé d’une soupe de légumes, de nouilles et de poulet.
Vendredi 30 Juillet : Départ prévu à 8h45, nos chauffeur et guide venant de Cuzco. Durant cette attente, notre hôte nous déguise avec les vêtements servant aux fêtes religieuses où se mêlent christianisme et croyance inca. Masque , bonnet, chapeaux, vestes chatoyants sont mis à notre disposition pour immortaliser notre passage dans son établissement. Nous nous imaginons défilant au son des tambours, flûtes et autres cymbales à l’occasion des fêtes religieuses accompagnant les périodes importantes des cultures. Après cet intermède et avoir remercié notre hôte pour son accueil, nous reprenons le fil de nos visites dans la vallée sacrée en rejoignant Moray et ses terrasses agricoles circulaires établies sur l’altiplano dans une cuvette naturelle. Elles auraient servi pour tester des cultures de maïs en raison des microclimats créés à leurs différents niveaux. Actuellement, les hauts plateaux permettent la culture du blé et l’élevage du mouton. Après avoir traversé le village de Maras où il reste de nombreux vestiges de époque coloniale espagnole, nous descendons vers la rivière Urubamba, qui a permis le développement d’un grenier agricole en raison de la présence de l’eau et d’un climat favorable. Dominant le fond de cette vallée, dans une échancrure de celle-ci nous visitons les salines de Maras, où depuis la période pré incaïque, l’évaporation endiguée d’une eau fortement minéralisée permet le ramassage d’un sel servant aux hommes et aux animaux. 4000 bassins appartenant aux habitants de Maras sont travaillés afin d’en tirer un sel servant à l’alimentation humaine et animale. Toute l’extraction s’effectue à la main. Un petit magasin permet aux touristes de s’approvisionner en divers produits dérivés. Nous rejoignons ensuite Ollentaytambo, petit village placé à un défilé du rio Urubamba. Ce fut le lieu d la dernière victoire des Incas sur les Espagnols. La ville conserve le plan d’origine et bon nombre de maisons réutilise le soubassement en pierre datant des constructions incas. Les rigoles servant à l’alimentation en eau sont toujours utilisées de même que le pavage des chemins. Nous déjeunons dans un petit restaurant situé sur la plaza de armas. A 14h le guide vient nous chercher pour la visite de la forteresse qui se dresse en surplomb de la ville. Nous arrivons dans les premiers et après les explications de Luis sur l’histoire de la cité et les différents sites que nous découvrons depuis le pied du site , nous escaladons les terrasses qui équipent toute la pente jusqu’au sommet où se situe le sanctuaire , lieu des cérémonies religieuses et de sacrifices de lamas. Comme de nombreux sites incas, celui-ci n’était pas terminé et des blocs de roche en cours de déplacement sont encore visibles sur des rouleaux de pierre. Sur la montagne en face, nous apercevons les entrepôts servant à garder les récoltes en particulier la maïs et les prisons. A 15h 30, nous nous rendons à la gare déposer nos bagages en consigne chez un commerçant afin de pouvoir continuer notre promenade dans le village jusqu’à l’heure de départ du train qui nous mènera à Aguas Calientes. Nous prenons congé de Luis et du chauffeur jusqu’à notre retour. Le train est annoncé à 19h30 et d’ici là nous remontons jusqu’au village afin de profiter des boutiques d’artisanat situées à l’entrée du site inca et des ruelles aux maisons anciennes . Nous patienterons presque 2 heures à la gare avant de monter dans le train qui nous conduit à Aguas Calientes. Arrivés là bas 2 heures après , nous attendons en vain notre guide et connaissant le nom de l’hôtel, nous nous y rendons par notre propre moyen. Nous trouvons là notre guide Raul qui nous présente le programme du lendemain. L’hôtel Pachacutec est situé dans la rue du même nom, pratiquement la rue la plus commerçante du village créé de toute pièce pour servir d’accès au Machu Picchu. Les chambres qui nous sont attribuées sont d’un style kitsch rappelant les hôtels chinois. Une chambre donnant sur la rue très animée jusqu’à tard dans la nuit empêchera une bonne nuit pour leurs locataires. Quant à la seconde, elle est dans le couloir très passant , gênant également un sommeil réparateur, en raison du réveil matinal des touristes se rendant au Machu Picchu.
Samedi 31 Juillet : Nous avons rendez-vous directement à l’entrée du Machu Picchu avec Raul qui y monte à pied tous les samedis. Afin d’être à l’heure, nous quittons l’hôtel vers 8h pour nous rendre au départ des bus navettes qui montent les touristes à l’entrée du site. Nous y arrivons vers 9h sans avoir attendu. Les touristes préfèrent partir aux aurores afin de pouvoir gravir le Huayna Picchu dans les 400 premiers. Sinon c’est impossible. Nous ne comptions pas faire cette excursion en raison des risques de vertige possible. A 9h 30 comme prévu, notre guide arrive et nous entamons la visite d’un site que nous avions déjà commencé d’admirer. Malgré que nous le connaissions par des films, des photos et des lectures, il s’avère que le cadre et l’atmosphère qui s’en dégagent, sont encore plus merveilleux que dans l’imaginaire. Une excellente luminosité que ne trouble aucun nuage permet à chacun de faire crépiter les appareils photos , même si les clichés réalisés sont tous connus et rabâchés. Raul nous fera faire le grand tour des vestiges très bien conservés et admirablement mis en valeur. De plus, des gardes empêchent tout dépôt quelconque d’ordures et même d’accéder à des endroits sensibles pour leur fragilité. De plus, afin de ne pas laisser de graffitis, certains murs ne sont plus accessibles ce qui permet d’éviter des dégradations préjudiciables à la conservation des lieux . Nous parcourons pendant plus de 4 heures les différents niveaux de terrasse et de bâtiments où se déroulaient les cérémonies. Que des hypothèses nous sont présentées sur l’utilité du lieu : lieu de repos de l’Inca, forteresse , etc…. Raul nous laisse finir la visite l’après midi. Nous pique-niquons ce qui est théoriquement interdit dans l’enceinte du site. Ensuite, nous allons par un sentier vertigineux à flanc de montagne qui mène jusqu’au pont de l’Inca, pont de bois jeté sur le vide servant à la protection, en cas d’invasion, en ôtant les planches disposées sur quelques mètres. Pour en assurer la sécurité, à l’entrée du chemin il est nécessaire d’inscrire son nom sur un cahier complété par l’heure d’entrée. Au retour, on note son passage à cette cabane où un préposé veille. Si le soir , il manque des signatures….. Ayant du temps avant de redescendre dans la vallée, maman et moi s’engageons dans le chemin de la porte du soleil qui est une partie du trek du chemin de l’inca qui mène à Cuzco. Cela permet de dominer le site et d’avoir ainsi une vue panoramique sur l’ensemble des constructions et des terrasses qui descendent très bas dans la vallée. Certaines ne sont pas encore déblayées de l’amoncellement de végétation tropicale accumulée en six siècles. Les enfants ne nous ont pas suivis dans ce chemin où nous croisons pas mal de randonneurs. Plus on avance dans la journée moins le site est rempli par les hordes de touristes. Vers 15h 30, nous reprenons la navette pour rejoindre Aguas Calientes où nous irons manger dans un restaurant dominant la route voie ferrée. Nous ferons la connaissance d’une famille franco britannique avec qui nous partagerons nos expériences péruviennes. Après cette rencontre, nous retournons récupérer nos bagages à l’hôtel sans avoir oublier de faire le tour des boutiques d’artisanat qui essaiment dans le centre du village autour de la gare. Vers 18h45, nous sommes dans la salle d’attente où s’entassent des centaines de touristes rejoignant Cuzco ce que nous ferons à 23h15 après avoir retrouvé notre chauffeur à Ollentaytambo. Nous rejoignons notre hôtel où nos chambres n’avaient pas été réservées, mais en quelques minutes un arrangement a été trouvé et nous avons pu nous installer pour récupérer d’une journée bien chargée.
Dimanche 1 Août : Lever 8heures, maman commence par refaire les bagages après le petit déjeuner. A 10h15, nous partons à notre rythme visiter de nouveau la ville . Le temps est superbe mais frais. Nous retournons vers la place san Blas et l’église de Santo Domingo qui abrite le temple du soleil des empereurs incas. Mais en cette matinée, elle est fermée et nous y retournerons l’après midi. Nous visitons le musée historique régional installé dans la maison natale d’un des premiers colons né d’une mère indienne et d’un père espagnol. Il écrivit une chronique sur l’histoire du peuple inca. Ce musée présente nombre de peintures de l’école cuzquénienne ainsi que des vestiges des différentes cultures de la région. Après le repas pris à proximité de la plaza de armas sur Plateros, nous nous rendons à l’église de la Compagnie construite sur les fondations d’un ancien palais inca comme bon nombre de bâtiments de l’époque coloniale. Magnifiques retables rehaussés d’or . En montant à l’étage, nous avons une belle vue d’ensemble sur la plaza de armas. Nous quittons l’église en empruntant la calle Loretto en longeant le monastère santa Catalina dont les soubassements des murs sont d’époque inca pour rejoindre le monastère santo Domingo et le temple du soleil. Celui-ci était un dépôt d’or en plus d’être le lieu principal des cérémonies religieuses présidées par l’Inca. Le cloître principal a été reconstruit après le tremblement de terre de 1650 qui a pratiquement rasé tous les bâtiments construits dès la prise de la ville par les Espagnols en 1534. Il y a mélange des deux types de construction: inca et hispanique avec enchevêtrement des chapelles des 2 religions. Des restes de l’empire inca sont présentés de même que de nombreuses peintures de l’école de Cuzco du XVII ème siècle. Du jardin s’étendant au pied du monastère, nous avons une excellente vue sur le temple du soleil (Qoricancha) aux murs circulaires. Nous continuons notre pérégrination à travers le vieux Cuzco avant de rejoindre notre hôtel vers 16h30 afin de profiter depuis les terrasses de la magnifique vue sur les toits roses. C’est le moment pour lire et envoyer des mails afin de rester en contact avec la famille . Grâce à Internet, la punition des cartes postales est en voie d’extinction !!! Vers 19h , nous retournons au restaurant situé sur Canchi Pata où nous avions dîné pour 10 soles chacun lors de notre Ier passage.
Lundi 2 Août : Lever à 6 heures pour un départ à la gare de bus à 7. Pour rejoindre le minibus, nous devons porter nos bagages car celui-ci ne peut pas tourner dans la rue minuscule desservant l’hôtel. Nous traversons la ville en passant devant la statue de Pachacutec, l’Inca du XVème siècle qui développa le plus l’Empire par ses constructions et ses conquêtes. La gare routière est une sorte d’aérogare où sont concentrées les lignes de bus desservant une grande partie du sud Pérou. La cour peut recevoir une vingtaine de bus d’où descendent des voyageurs fatigués par de longs trajets de nuit réalisés le plus souvent, quand même, dans de bonnes conditions de confort. Aujourd’hui, nous rejoignons Juliaca où nous attend l’équipe qui nous mènera jusqu’au lac Titicaca, nom qui fait la joie des enfants et qu’ils attendent de voir avec impatience. Départ du bus à deux étages à 8h10 après s’être acquitté de la taxe routière de 1 sole. Nous sommes installé à l’étage en première ligne ayant ainsi une vue bien dégagée sur les paysages et la route. Nous longeons tout d’abord la piste de l’aéroport avant de traverser la banlieue puis de remonter le cours du rio Vilnacota . La montée au col de la Raya s’effectue en 200 km pour grimper de 1000m. Nous atteindrons ainsi les 4338m. Nous traversons quelques villages dont Sicuani où nous voyons les femmes en tenue locale très colorée, venues au marché quotidien. Elles portent le chapeau traditionnel en forme de melon des hauts plateaux andins. Au col, le bus s’arrête afin de nous permettre de nous accoutumer à l’altitude et de profiter des stands d’artisanat tenues par les femmes de la région. Bonnets, ponchos, couvertures multicolores sont l’objet de tractations commerciales enfiévrées mais dans une moindre proportion que dans certains pays d’Afrique. Nous profitons d’un paysage grandiose de haute montagne où le moindre sommet culmine à 5000 m. Même à de telles altitudes, la neige est peu présente. La route est suivie par la voie de chemin de fer très peu utilisée en raison de son exploitation par une compagnie (l’Orient Express) qui impose des tarifs prohibitifs. Nous pique-niquons dans le bus en redescendant le col- côté Puno. Nous sommes maintenant sur l’altiplano, vaste étendue herbeuse où paissent des troupeaux d’ovins et de lamas que nous voyons enfin en grand nombre. Vers 14h30, nous arrivons à Juliaca, ville principale de la région où nous montons dans un minibus pour rejoindre la presqu’île de Capachica où nous attendent nos hôtes puisque ce soir nous dormons chez l’habitant. La route nous semble longue d’autannt que notre chauffeur en voulant faire des exploits se plante légèrement ce qui nous fait perdre une petite demie heure, le temps de remettre le véhicule sur ses quatre roues. Nous passons sur l’ancien site du lac Titicaca qui s’est asséché et qui constitue maintenant des terres agricoles et d’élevage. C’est terriblement plat sur plus de 50 kilomètres avant d’atteindre les bords actuels du lac et la presqu’île rocheuse qui le surplombe. La région est en plein développement dirigé vers le tourisme. La route, actuellement une piste, est en voie de goudronnage afin d’en faciliter l’accès depuis Juliaca et Puno. La route monte pour dominer le lac et atteindre le petit village de Llachon où nous allons passer la nuit. Nous sommes attendus par nos hôtes sur la place du village .Il s’agit d’un couple de vieux paysans qui ont transformé leur petite ferme en maison d ‘hôte grâce à une association qui a mis en relation les habitants qui se sont regroupés à des tours opérateurs. Nous occuperons 2 chambres au confort très sommaire sans eau ni toilette, celle-ci étant située dans une cabane …...au fond du jardin. Nous sommes équipés pour pouvoir supporter une nuit très fraîche, maman ayant prévu polaires et Damart. Le matelas semble confortable mais la couverture pèse une tonne….Nous passons un petit moment avec nôtre charmant couple d’hôte qui nous fait visiter sa maison de couleur ocre et les appentis de la ferme où sont rangés les quelques ustensiles servant aux travaux des champs et où sont entreposées les récoltes de fourrage et de blé. Les enfants sont un peu effarouchés par les conditions de vie au bord du lac, ce qui nous rappelle la vie à la campagne chez nous d’il y a 50 ans dans des lieux reculés de montagne. Une visite surprise, Walter notre TO vient prendre de nos nouvelles et s’enquérir du bon déroulement du circuit. Nous passons quelques instants ensemble à lui raconter les excellents moments que nous avons passés depuis notre départ et lui rapporter la bonne qualité des prestations. Après s’être équipé de vêtement un peu plus chaud, nous partons à la découverte des bords du lac qui s’étale en contrebas du petit hameau où nous logeons. Malgré l’altitude (3800m ), la végétation est importante avec des bosquets d’arbre et des cultures qui descendent jusqu’à la rive. Des roseaux (totora) occupent une bonne partie des plages et servent à l’alimentation du bétail. Anciennement ils étaient utilisés à la confection des embarcations servant au transport et à la pêche sur le lac mais cela tend vraiment à disparaître , les bateaux qu nous verront étant principalement en bois ou en plastique. Quelques petites jetées en pierre permettent d’accrocher ces barques de même que les unités plus grosses servant au transport des touristes pour la visite des îles. A la nuit tombante, nous retournons chez notre hôte pour revêtir des costumes traditionnels à la grande joie de la grand’mère. C’est l’occasion de faire quelques photos rigolotes. Pour le souper, nous sommes conviés au restaurant de l’association locale qui organise l’hébergement des touristes. Nous dégusterons soupes et plats locaux qui ne feront pas toujours la joie des enfants. C’est encore l’occasion de vêtir les costumes locaux encore portés par les femmes âgées tous les jours et par les hommes, lors des festivités.
Mardi 3 Août : Lever à 7h, après une nuit que l’on pensait plus fraîche. Les maisons traditionnelles en adobe conservent bien la chaleur emmagasinée durant les chaudes journées d’autant que le vent froid n’a pas soufflé, ce que nous avions craint. Malgré tout, il a fallu pour certains se rendre aux toilettes durant la nuit et là ce fut une petite expédition (froid + nuit sans éclairage) !!! Pour la toilette, notre hôte nous apporte 2 cuvettes d’eau chaude. Quant au petit déjeuner, il est servi dans la cour de la ferme à l’extérieur. Il doit faire 5° !!! mais tout se passe bien et les bagages sont emmenés au bateau sur le dos de mulets. Nous quittons nos hôtes en leur remettant quelques petits cadeaux pour les remercier de leur chaleureux accueil. Nous descendons au petit port où nous attend notre bateau, une embarcation pour 28 personnes où nous serons les seuls occupants avec le capitaine et notre guide. Direction l’île de Taquile, 55 minutes de traversée sur une eau calme et un temps radieux. Le soleil réchauffe vite l’atmosphère. Nous quittons rapidement la côte où la vie pastorale s’éveille, pour rejoindre l’île et le petit port de la côte orientale. L’île est toute en longueur et relativement montagneuse. Il faut grimper un sentier tracé entre les champs séparés par des murets de pierre sèche. Nous passons sous des arches qui délimitent les 6 différentes communautés qui composent administrativement l’île. Après une petite heure de marche en côte qui nous permet d’admirer l’étendue du lac en direction de la Bolivie et de la Cordillère Royale, nous atteignons le village central où se déroule la fête des moissons à l’occasion de la St Jacques. Durant une dizaine de jours, il y a rassemblement de toutes les communautés de l’île pour fêter la fin des cultures. Les autorités masculines et féminines président ces festivités qui consistent en des danses traditionnelles réalisées en costumes folkloriques. Un alcool local est servi à ces autorités qui portent chacunes la chusca, le petit sac de toile où sont transportées les feuilles de coca. Chaque communauté dispose de vêtement typique et différent. Le bonnet long est porté par les hommes. Une de leurs occupations principales est le tricot en plus de vaquer aux travaux des champs et à l’élevage des ovins. Toutes ces festivités se déroulent sur la place centrale où se trouve également un centre artisanal communautaire. Les petits stands regorgent des différents articles réalisés à partir de la laine de lama, les moins chers, d’alpaga, plus coûteux la laine de vigognes est introuvable car trop coûteuse. Après le rituel des achats, nous nous rendons dans un petit restaurant lui aussi communautaire où nous mangeons, pour certains bien sûr, la truite du lac élevée en pisciculture depuis une vingtaine d’années. A la fin du repas nous continuons notre traversée de l’île pour rejoindre l’autre port situé en bas d’un escalier de plus de 500 marches tarabiscotées au milieu de terrasses de culture vivrière. Les enfants jouent au cerf-volant pour occuper l’après midi , étant en vacances pour deux semaines. Il nous faut maintenant rejoindre Puno via les îles Uros : cela prendra environ 2h ½ utilisées par certains pour s’allonger au soleil sur le pont supérieur de notre vedette. Le soleil brille, il fait bon : on se croirait sur la côte d’azur au printemps !!! Nous longeons la rive Ouest du lac où se trouvent des installations constituées de filets pour la pisciculture de la truite puis des îlots de roseaux où viennent se fournir les habitants de la région pour la construction des îles flottantes que nous partons visiter. Celles-ci sont situées de part et d’autre d’un chenal - Les cabanes de pêcheurs sont réalisées à partir de ces roseaux qui forment également la base de l’île flottante. Lorsque l’on y accoste, et que l’on marche dessus, une impression étrange donne l’impression que l’on va s’enfoncer. On est reçu avec tous les honneurs dus aux touristes. Explication sur la fabrication des îles, des cabanes et du mode de vie essentiellement tourné à l’origine vers la pêche. Aujourd’hui, c’est essentiellement le tourisme qui fait vivre ces îles. On nous fait visiter l’intérieur des cabanes et l’on nous présente tous les petits objets en roseau réalisés par les femmes du village. C’est incontestablement le site le plus touristique que nous aurons l’occasion de voir durant notre circuit. Cela semblait plus authentique lorsque cela nous avait été présenté dans certaines émissions télévisées. Malgré tout, même si l’ensemble semble être conservé artificiellement, cela permet de se faire une idée de la vie de ces tribus qui voulaient échapper à l’Inca lors de la conquête de leurs territoires, en s’isolant sur ces terres flottantes dans le but de conserver leur coutumes et leur langue : l’Aymara. Nous reprenons notre bateau pour venir au port de Puno. Cela prend 30 minutes. Nous y voyons d’anciens vapeurs abandonnés le long des quais. En effet, à part un petit chenal, l’accès au port semblerait bien difficile pour de telles embarcations. Comme d’habitude, une équipe nous attend pour nous accompagner à notre hôtel (Gran Puno inn) situé en plein centre. Les chambres qui nous sont allouées sont grandes et confortables et donnent sur un patio intérieur à la décoration très kitsch. Nous serons les seuls clients ce soir là. Comme tous les autres soirs, nous ferons une petite découverte de la ville et de son centre parcouru par une rue piétonne menant à la plaza de armas dominée par la cathédrale de type colonial. Nous trouverons un restaurant agréable (repas 15 soles ) où des groupes musicaux semblent se produire mais nous n’aurons droit qu’à de la musique pop des années 70. Une bonne douche permet de s’endormir rapidement.
Mercredi 4 Août : Départ à 8 heures après un petit déjeuner copieux et une bonne nuit réparatrice . Nous quittons Puno en grimpant un petit raidillon qui permet de jouir d’une vue très étendue sur la ville, le port, les îles Uros et l’immensité du lac Titicaca que nous quittons avec regret. Comme les autres jours, le temps est radieux et frais. Nous traversons Juliaca puis montons tranquillement un col situé à 4525 m qui domine les lagunes de Lagunillas près desquelles nous rencontrons quelques troupeaux de lamas et alpagas ce qui permet de faire quelques clichés de plus. C’est toujours l’altiplano, qui nous suivra toute la journée. De grandes étendues herbeuses où coulent, dans le fond des vallons, des rivières aux larges méandres tant la dénivellation est faible. De nombreux marécages couvrent souvent ces étendues planes et forment une zone très prisée des oiseaux migrateurs. Juste avant d’arriver à Chivay, notre étape du soir, nous grimpons au col de Tamba Pata situé à près de 4900m. Nous nous y arrêtons afin de profiter du merveilleux point de vue malheureusement perturbé par une nébulosité laiteuse d’altitude . Nous pouvons observer vers le Nord, des volcans comme l’Ampato dont le sommet à près de 6000 m est enneigé. Des centaines de petits cairns sont disposées au bord de la route, souvenirs ex voto déposés après un passage scabreux au cours de tempêtes de neige. Nous arrivons au Colca inn, hôtel agréable situé dans la rue principale de Chivay où l’on accède après s’être acquitté d’un octroi. Nous pouvions aller à des bains chauds situés en dehors de la ville mais nous déclinons la sortie. Nous irons visiter, à pied, le village et le marché où l’on trouve tous les produits agricoles utilisés dans la gastronomie locale (pommes de terre, maïs, avocats, goyaves) ainsi que la quincaillerie, les textiles pour la confection de vêtements (jupes ) réalisés sur place par des couturières. A 19 h, notre guide vient nous chercher pour nous conduire à un restaurant typique où à la gastronomie locale viendront s’ajouter des danses folkloriques accompagnées par des instruments comme la quenà et la flûte de Pan. A 21 h, nous rejoignons l’hôtel après avoir traversé un village encore bien animé de vie locale malgré la fraîcheur déjà tombée de la nuit.
Jeudi 5 Août : Départ matinal pour le canyon de Colca afin de se rendre à la Cruz del Condor. 50 km de piste poussiéreuse le long de la vallée du rio Colca qui s’enfonce de plus en plus dans la montagne. Nous traversons quelques petits villages d’où émerge le clocher d’église d’époque coloniale. Sur la rive opposée, des terrasses agricoles dessinent les courbes du terrain en de multiples couleurs. Des sommets de plus en plus hauts surplombent la vallée qui devient de plus en plus aride au fur et à mesure que nous la descendons. La rivière s’enfonce au fond d’un ravin qui se transforme en gorge, en défilé puis en canyon. Nous traversons une zone de fracture de la croûte terrestre qui s’est ouverte lors d’un tremblement de terre au début des années 2000. C’est assez impressionnant dans la mesure où la cassure de la chaussée approche des 5 mètres ce qui prouve la violence de la secousse tellurique. Après 90 mn de route nous atteignons la Croix du Condor et son parking où de nombreux minibus de touristes sont déjà présents. Après le Machu Picchu, c’est le 2ème site où nous rencontrons autant de visiteurs. Le temps est magnifique et le vent léger soulève une poussière grise. C’est grâce à ce souffle d’air dû au défilé au fond duquel coule la rivière Colca que l’on peut voir les condors qui profitent des courants pour planer jusqu’à nous frôler. Ils apparaissent au bout d’une trentaine de minutes. C’est un, puis deux et trois oiseaux qui viennent dont on ne sait où. Les appareils photos crépitent mais il est bien difficile de savoir si les clichés sont réussis, si l’on aura l’oiseau en entier ou en morceaux. Heureusement que le numérique a remplacé l’argentique !! La zone permettant de voir les oiseaux au bord du canyon est vaste et étendue ce qui permet un étalement du flot de touristes, important au cours de la première partie de la matinée, seules heures où les condors viennent flotter dans les courants d’air. Nous pouvons même voir se poser un jeune à quelques mètres de nous ce qui assure la qualité des clichés. Nous restons près de 90 minutes à longer le défilé en tentant de voir un maximum d’oiseaux. Nous retournons ensuite à Chivay par la même route. En chemin, nous nous arrêtons à Maca et Yanque, villages où nous visitons de magnifiques églises baroques d’un blanc immaculé ressortant dans un ciel bleu sans nuage. A Chivay, nous prenons notre repas au restaurant Wititi où est présenté un copieux buffet permettant de rassasier petits et grands. Durant près de 2 heures nous empruntons la même route qu’en venant de Puno. Nous nous arrêtons de nouveau au col où cette fois, le ciel radieux permet de refaire des photos des volcans et des stands d’artisanat. Nous croisons aussi des troupeaux de lamas et d’alpagas gardés par des femmes vêtues de costumes traditionnels très colorés. C’est ensuite la traversée de l’altiplano jusqu’à l’approche d’Arequipa qui s’effectue dans une vallée industrieuse où la circulation importante ralentit notre progression. Entre temps, nous avions vu des vigognes, variété de lamas sauvages en traversant la réserve d’Aguas Blancas. Arequipa, la ville blanche située à 2350 m d’altitude nous accueille par des embouteillages dont nous n’avions plus l’habitude. Nous sommes déposés à l’hôtel Santa Marta où nous disposerons d’une chambre à 4 lits. La proximité du centre ville nous permet de partir rapidement à la découverte de ….la plaza de armas. Celle-ci est certainement la plus réussie d’un point de vue architecturale. Unité de construction sur 3 côtés, le quatrième étant garni par la cathédrale bâtie longitudinalement à la place. Les arcades abritent des restaurants, des commerces touristiques, des agences de tourisme. Au centre , un jardin où s’élève en son milieu une fontaine est le lieu de rendez-vous des locaux, les touristes préférant s’asseoir sur les marches des escaliers situés au pied de la cathédrale. Avec la baisse de l’altitude par rapport aux soirées précédentes, nous pourrons dîner à la terrasse d’un restaurant surplombant la place merveilleusement illuminée à la nuit tombée.
Vendredi 6 Août : Aujourd’hui nous allons passer à visiter la ville blanche. Faite d’une pierre volcanique blanche, Arequipa est aux pieds de plusieurs volcans dont le Misti et le Chachani. Ceux-ci sont en sommeil depuis des siècles mais leur réveil brutal peut anéantir la ville comme l’a fait auparavant le Vésuve en ensevelissant Pompéï et Herculanum en 79 notre ère. Ce matin, notre guide nous emmène au Musée Santuarios Andinos où se trouve la momie prénommée « Juanita », jeune fille trouvée près du sommet du volcan Ampato à près de 6000 m lors de l’éruption d’un volcan voisin. Le musée présente les objets et offrandes retrouvés dans la tombe de la jeune martyr sacrifiée au XVème siècle à l’occasion de cérémonies chamaniques. La momie est présentée dans un cube de verre protégé des détériorations possibles grâce à une atmosphère contrôlée en température et hygrométrie. Après cette visite émouvante, le guide nous emmène au monastère de Sta Catalina, une ville dans la ville, construit en 1570. Un imposant mur d’enceinte séparait les religieuses cloîtrées à vie de la population locale. Les cellules où elles pouvaient vivre avec un certain luxe autorisé par la mère supérieure, sont ouvertes à la visite de même que les différents cloîtres , les chapelles, les lieux de vie tels que les jardins potagers, les cuisines, les lavoirs. Comme dans toute ville, on retrouve des rues, des places, des fontaines. La couleur rouge domine sur les murs dans les allées cheminant entre les différents bâtiments. Les tableaux aux motifs religieux peints entre le XVI et le XVIII ème siècle sont regroupés et présentés dans les anciens dortoirs et salles à manger aux hautes voûtes. Après la visite guidée, nous pouvons retourner faire un tour dans les parties les plus attractives en particulier le belvédère d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur la ville et son environnement de volcans. A la sortie du monastère il est temps d’aller manger ce que nous faisons dans un pub irlandais installé dans une voie piétonne située derrière la cathédrale. L’après midi se passe à flâner dans le vieux centre où nous découvrons d’anciennes façades magnifiques de palais et d’églises. Nous entrons dans le cloître de la Compagnie qui abrite, de nos jours, des boutiques et en particulier un bar proposant un grand choix de vins de Bordeaux. Nous allons ensuite nous poser un peu sur les marches de la cathédrale afin de profiter de la vue sur la plaza de armas au cours de cette douce après midi. Nous reprenons ensuite le cours de nos pérégrinations à la recherche de quelques achats à faire. C’est à ce moment que Maman est prise d’un léger malaise qui nous contraint à rejoindre l’église de la Compagnie pour qu’elle puisse un peu se reposer. Cette église édifiée par les Jésuites au XVII ème siècle possède un retable magnifique et une coupole multicolore surplombant la croisée du chœur et de la nef. Nous nous en retournons ensuite à l’hôtel situé à peu de distance du centre. Les enfants se jettent sur internet pour occuper le temps qu’il reste avant de prendre le bus de ligne dans lequel nous passerons la nuit. J’en profite pour visiter un peu le quartier et en particulier l’église Sta Marta. En retournant à l’hôtel, j’entends de la salsa ce qui me mène à un dancing où joue un orchestre mené par une chanteuse très aguicheuse pour l’assistance très machiste peu habituée à voir un touriste s’encanailler. Nous allons chercher en ville quelques victuailles pour s’alimenter parce que personne n’a suffisamment faim pour aller au restaurant. A 20 h, le chauffeur vient nous chercher pour nous accompagner à la gare routière. A 22h, nous embarquons dans le bus de la compagnie « Cruz del sur » qui nous emmènera à Nazca . Le confort est au rendez-vous de même que le service.
Samedi 7 Août : Arrivée à 7h à Nazca, ville sale et poussiéreuse où nous attend une nouvelle équipe de chauffeur et guide. Nous prenons le petit déjeuner dans un bar de la ville qui s’éveille tout juste. Nous partons visiter le cimetière de Chauchilla situé à une vingtaine de kilomètre au sud. Dans une plaine sablonneuse s’ouvrent des trous correspondant à des tombes de la civilisation pré-incaïque Icachincha. Les momies réelles ont été déplacées mais des copies ont été remises en situation, associées aux offrandes jointes lors des enterrements. Un petit musée présente des momies bien réelles dont l’une présente une chevelure de près de 2m. Nous repassons à Nazca où nous arrêtons voir un potier travaillant la terre comme les Incas et modelant de superbes copies d’objet ancien. Maintenant, direction plein Nord sur la panaméricaine pour voir les lignes de Nazca . Nous avons décidé de ne pas faire l’excursion en avion suite aux lectures de forums indiquant le risque de mal au cœur résultant des virages très courts pris par les pilotes pour voir les différentes lignes. Nous monterons sur le mirador ce qui nous permet de voir 3 figures dont une est coupée en deux par la panaméricaine. Les lignes sont incrustées dans le sol d’une plaine caillouteuse. Peu d’explications plausibles sont avancées sur les raisons de leur création. Nous rejoignons l’oasis de Huacachina pour midi après avoir traversé la principale région viticole du Pérou autour de Pisco et d’Ica. Les vents d’ouest ont apporté des sables venus de l‘océan et qui se sont déposés sur les premiers obstacles qu’ils ont rencontrés. Cela a créé un paysage de dunes au milieu duquel s’est maintenue une lagune qui fait la joie des touristes même si les eaux ne sont pas d’une limpidité parfaite. Les pentes des dunes se prolongent jusqu’à la lagune bordée d’établissements touristiques tels qu’hôtels, restaurants, boutiques de locations de sandboards et de quads pour dévaler ou avaler les dunes. La chaleur, au rendez-vous, nous permet de manger à la terrasse d’un de ces restaurants situé au raz de l’eau. Après le repas nous faisons le tour de la lagune avant de continuer notre route jusqu’à Paracas, notre escale de ce soir. Nous dormons au « Refuge du pirate », un hôtel situé en quasi bordure de la plage, qui est également tour opérateur pour l’organisation des visites aux îles Ballestas. Il est typique de l’architecture péruvienne, fait de bric et de broc, d’escalier sans rambarde, de fenêtre donnant sur un vis-à-vis placé à 2 mètres ou directement sur un couloir, mais propre et doté de sanitaire où l’eau chaude arrive souvent avec parcimonie. Nos chambres sont au 2ème donnant directement sur une terrasse très agréable certainement en été. Nous en profiterons pour assister au très beau coucher de soleil. D’ici là, nous irons parcourir la promenade de la plage où se trouvent restaurants et boutiques de souvenirs. Un attroupement nous interpelle. Un homme nourrit des pélicans avec des déchets de poissons, histoire de se faire un peu d’argent de la part des touristes. La plage de sable doit être bien occupée durant l’été mais en cette période, c’est plutôt calme. De retour à l’hôtel, en attendant le coucher de soleil sur la terrasse, nous sommes attirés par des chants de coqs. Nous apercevons sur un terrain doté de gradins quelque peu garnis, deux hommes portant sous le bras des coqs qu’ils vont bientôt mettre en position pour se combattre. Ce sport est très fréquent au Pérou et doit faire l’objet de paris. Les combats ne durent qu’une ou deux minutes et les propriétaires viennent rapidement mettre fin avant toute issue fatale. Avant le coucher de soleil, nous verrons une dizaine de ces combats. Le soir, nous dégusterons un repas de poissons en particulier de céviche (poissons crus au citron vert) et de chicharron de calmar (beignets).
Dimanche 8 Août : Dernier jour au Pérou, mais pas le moins occupé. Il faut se préparer pour prendre l‘avion ce soir à Lima, mais d’ici là, nous ferons une minicroisière pour visiter les îles Ballestas. Réveillés aux aurores par le chant des coqs de combat encagés au-dessus du stade de leurs exploits, nous prendrons le petit déjeuner sur la terrasse embrumée par la bruine matinale qui enveloppe la plage. A 8h, notre hôte, organisatrice de notre sortie en mer nous accompagne à l’embarcadère où une taxe de 1 sole nous est demandée. Nous nous mettons sagement en rang et en file par 2, par bateau dans l’attente de l’embarquement. C’est le matin tôt qu’ont lieu les visites des îles en raison des risques d’arrivée du mauvais temps dans la journée. Les bateaux comportent une quarantaine de places toutes découvertes. A cette période de l’année, il est préférable d’être bien équipé contre le froid et les embruns. Le temps est gris mais sans vent. Un accompagnateur nous donne les consignes de sécurité et tout au long du parcours nous donnera des renseignements sur les sites que l’on verra, les oiseaux et les mammifères que l’on croisera . Dès la sortie du port, les deux moteurs sont lancés à pleine puissance afin de rejoindre, au plus vite, l’extrémité de la presqu’île tout d’abord, afin de voir le chandelier que l’on devine sur la falaise surplombant la côte. Ce candélabre tracé dans le sable serait-il un repère pour les cap-horniers, aucune explication n’est apportée sur sa signification. Après un arrêt de quelques instants pour immortaliser la figure bien visible malgré les embruns nous prenons la direction du large pour nous rendre à l’archipel des îles Ballestas. Ces îles sont les lieux de reproduction de nombreuses espèces d‘oiseaux (fous de Bassan, pétrels, cormorans, pingouins de Humboldt ) et de mammifères marins dont les lions de mer que l’on verra en grand nombre posés sur les rochers. Les nombreux bateaux de touristes qui croisent dans les parages ne semblent en aucun cas les déranger. Par contre, les nombreux arrêts occasionnent chez certains passagers des désagréments nauséeux. Dans l’île principale, nous verrons une installation permettant l’extraction et le transport du guano exploité depuis le milieu du XIX ème siècle. Actuellement, il n’y a pas de présence humaine en permanence sur ces îles exploitées seulement tous les 7 ans afin que les ressources en guano se régénèrent. Le mal de mer ne touchant personne de notre famille, tout le monde profite au maximum du paysage sur les îles au relief très découpé avec des arcs rocheux sous lesquels s’engagent les bateaux pour rejoindre d’autres îles. La croisière dure environ deux heures. De retour à l’hôtel, fermeture des valises pour le grand retour après s’être débarrassé des Kways et autre fourrure polaire bien utiles sur le bateau. Pour nous accompagner à l’aéroport notre dernière destination péruvienne, seul est nécessaire notre chauffeur qui aura à rouler près de 500 km. Nous emprunterons essentiellement la panaméricaine qui nous permet d’apercevoir l’océan une grande partie du trajet . Le paysage est essentiellement désertique et la côte relativement découpée avec des falaises tombant à pic dans l’eau. La houle crée en arrivant sur le rivage d’importants rouleaux favorables à la pratique du surf même en cette période hivernale. En approchant de Lima, c’est une multitude de stations balnéaires que l’on aperçoit en bordure de l’océan. Les derniers kilomètres s’effectuent sur une autoroute peu fréquentée en ce dimanche ce qui n’est pas le cas des boulevards périphériques de la capitale qui sont eux bien embouteillés à proximité des centres commerciaux et de loisir. Nous traversons ainsi tout Lima avant de rejoindre dans les temps l’aéroport où nous prenons congé de notre chauffeur. Pour que l’on est pas trop de regret, ce dernier jour sera le seul où les soleil ne se sera pas montré. Nous enregistrons les bagages puis faisons le tour des commerces pour attendre l’heure de l’embarquement. Pour occuper le temps, notre fils se mettra à remplir son cahier de devoir de vacances jusque là oublié au fond du sac !! Une obligation à laquelle nous ne pourrons s’échapper : c’est le paiement de la taxe d’aéroport de 360 soles. A 19h45, l’airbus A340 d’Ibéria décollait pour Madrid : fin du circuit Pérou avec pleins d’images dans la tête.
Lundi 9 Août : Vol sans histoire avec une arrivée à Madrid avec 30 minutes d’avance. Il est 14h ici mais 7h au Pérou : c’est pourquoi, le second repas servi dans l’avion est le petit déjeuner. A la différence de l’aller, nous n’avons pas un temps de transit suffisamment long pour retourner visiter Madrid. Nous patientons donc en changeant de terminal où nous retrouvons des français rencontrés au début du circuit à Mancos dans la Cordillère Blanche. Comme nous , leur trek s’est bien passé., mais nous n’aurions pas pris leur place: la marche : oui mais en petite quantité !!! Aucun problème sur le vol de Paris où nous arrivons vers 21h30. Avons trouvé un taxi rapidement et une heure plus tard nous retrouvions notre chez nous , prêts à repartir…. Pour l’ Aveyron quelques jours plus tard. Nous remercions notre Tour operateur local :Walter Candia Valer et son agence pour l’excellent circuit qu’il nous a concocté, son efficacité et les visites qu’il nous a rendu pour prendre soin de nous et vérifier le respect des prestations promises. Les guides, chauffeurs pour leur travail efficace. Le Pérou en général pour nous avoir gratifié d’un très beau temps pas aussi froid que prévu. Les Péruviens pour leur accueil et leur amabilité.
Pour voir plus de photos:http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Pérou -Peru








