On part en vadrouille en Thaïlande!
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24 février - On s’thaï en Thaïlande ! Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !

« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...

Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...

25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »

Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...

Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...

Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!







Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !

Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !

Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...

Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...



Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
http://onpartenvadrouille.over-blog.com Carnets de route "décalés" : Jordanie, Balkans, Thaïlande, ouest américain, Birmanie, Pérou, Cambodge, ...
DO Dolma Globetrotter ·
Bonjour 🙂

Ce n'est pas tant tes 3 semaines en Thaïlande qui m'intéressent que ton écriture ! C'est drôle, impertinent, vif. On ne s'ennuie pas une seule seconde, c'est un vrai plaisir de te lire.

Mais dis-moi : pourquoi nous obliger à aller lire ton blog pour connaitre la suite de vos aventures ? J'avoue ne pas être fan des blogs et j'espère que tu continueras à poser ici ton humour et ta joie...

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Je ne t'oblige pas à aller sur mon blog ! 😛 Disons simplement que sur mon blog, il y a une mise en page plus soignée, avec photos... Et il n'y a pas que les textes sur la Thaïlande mais également d'autres voyages... Les deux premiers textes que j'ai publiés ici ne sont qu'une accroche... Tu lis, ça ne te plait pas, tu t'en vas... Tu lis et tu en veux plus, tu peux aller sur mon blog. En tout cas, merci pour les compliments, content que ça te plaise...

A+
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OB Obeoandpai Globetrotter ·
Sawadee krap Dolma Le retour ?

pourquoi nous obliger à aller lire ton blog pour connaitre la suite de vos aventures ?

Perso Je dirais: Parce que (réponse typiquement Thaïlandaise)

J'avoue ne pas être fan des blogs

Un blog autorise beaucoup plus de souplesse et permet de virer les c... espece en voie de proliferation ET un blog c'est encore une epicerie de quartier, par rapport à un forum, qui lui est plus proche de l'hyper ou les boites de petits pois certifiées sans OGM (enfin presque) sont vendus face au rayon TV-ecran-plasma-plein-de-bidules

c'est un vrai plaisir de te lire.

Je vais te confier un secret: Franck Celà fait longtemps que je suit ses....ecrits
Mon YouTube https://www.youtube.com/user/voyageurasie/videos?view_as=subscriber
DJ Djay1212 Regular ·
Tu parles bien, toi... Puis, à la lecture, les lignes défilent. C'est plaisant.

C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion !

Oui et avec consentement et approbation... sont forts ceux-là! 😏

Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent la bouffe du chien…

Cela aussi passera
FI Fiodra Globetrotter ·
BOnjour , alléchée par le titre, j'ai lu jusqu'au bout : on est plus près de Patrick Sebastien que de la poésie, c'est sûr 😕
SO
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Lol Non non, c'est du chien !!!
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
Désolé, je ne sais pas qui t'avait indiqué que c'était de la poésie... Mdr
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DO Dolma Globetrotter ·
Bonjour,

Pour Biboun : Aucune obligation bien sûr ! C'est juste dommage (pour moi en tous cas) de ne pas te lire ici 🙂.

Pour Tokara : Pas de retour, juste un passage quand 2 ou 3 trucs par-ci par-là m'interpellent agréablement. C'est tout (et c'est rare 😛). Et je te confirme que je ne suis absolument pas fan des blogs. En fait j'ai tant d'autres lectures qui me passionnent bien plus... Chacun ses goûts 🙂...

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
FI Fiodra Globetrotter ·
Tout à fait vrai ! D'ailleurs ton texte m'a permis de t'imaginer physiquement , le sac banane, le débardeur "singha" et les tongs, le type "à qui on ne la fait pas " d'entrée 🤪
SO
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Si je me la joue psy à deux balles, moi je t'imagine prof, divorcée et voulant se la jouer aventurière alors qu'elle n'a fait que 7 petits voyages à 52 ans... Avant de balancer des conneries, renseigne-toi un minimum... 😏😛🙂😉 Allez, sans rancune ! Et si tu as besoin d'aide, n'hésite pas... Par contre, lis l'ensemble de mes textes sur mon blog, tu me cerneras certainement un peu mieux... À+
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FI Fiodra Globetrotter ·
Mais sans aucune rancune, merci d'avoir pris la peine de consulter mon profil . Cela va m'apprendre qu'on est reconnu au nombre de voyages faits 🤪 ( pour info j'ai fait plusieurs fois certaines destinations )
SO
JA Jajuly ·
Salut Bibouns

Je suis tombé par hasard sur ton blog il y a quelques semaines et non seulement je me suis bien fendu la poire mais il est une référence pour la touriste "qui n'a pas envie d'en avoir l'air"comme moi. Du coup tu m'as conné pleins d'idées pour un projet d'itinéraire! Sauf que nous nous ne sommes pas 6 mais 2 alors pour certaines choses ce sera + simple. Au plaisir de lire tes prochaines aventures.
ER Ericetstella Veteran ·
52 ans et seulement " 6 petits voyages " ? Je parie que tu n'as même pas de Rolex ! Ce forum devient le tribune de ceux qui veulent vendre leur blog, ni plus ni moins ....
ericetstella
BI Bibouns51 Globetrotter ·
26 février - Aujourd’hui, 26 février de l’an 2555 ! Non, tu n’as pas changé de chaîne ! Non, je ne me suis pas trompé dans la date! Et non de Zeus, ce n’est pas l’introduction du dernier Retour vers le futur ! C’est bel et bien notre deuxième journée en Thaïlande et elle aura bel et bien lieu en 2555 !!! Non pas qu’ils pensent ici que notre JC a vu le jour il y a 2555 ans… Non, la star locale, ici, s’appelle Siddhartha, alias Bouddha ! Et ce bonhomme aurait justement atteint le nirvana il y a pile poil 2555 ans... Ça se fête, ça, non ? A ce propos, le nirvana, pour toi, c’est quoi ? Si la première chose à laquelle tu penses est Kurt Cobain, ben c’est que ton cerveau est resté englué dans les années quatre-vingt dix ! Non, le nirvana, ça veut dire que l'on a atteint l’apaisement, la plénitude, l'état de détachement par rapport à la vie. Personnellement, je trouve vraiment dommage que ce fameux bouddha se soit d��taché comme ça, volontairement des plaisirs que pouvait lui offrir la vie... Un vieux saucisson et un petit ballon de rouge avec des copains, ça aurait pu lui plaire, non ? Tout ça pour dire qu’il faut que tu t’fasses à l’idée que nous sommes en 2555… même si, à moi aussi, ça m’fait tout bizarre de lire sur les paquets de pattes d’araignées grillées « A consommer avant le 30 août 2557 »… Bon, pour reprendre le fil de notre histoire, sache que notre nuit a été très tourmentée… Nous avons fait la fiesta jusqu’au petit matin ! Non, je te charrie mais c’est tout comme. Quinze heures d’avion et décalage horaire, ou nuit en boîte et vodka orange, mêmes conséquences ! A deux heures, Sasha faisaient encore du trampoline sur son lit… Le problème, c’est que son lit était le même que le mien… Quant à Sandrine, bercée par le ronron de l’air conditionné, elle était trop excitée pour dormir… Mais attention, excitée par nos vacances qui commencent ! Je préfère préciser au cas où tu te poserais la question de savoir si elle m’avait réveillé pour la calmer ou pas...

Donc ce matin, pour se remettre les yeux en face des orbites, un bon bol de banania pour toute la famille ! Oui, mais… non ! Primo, si tu te balades à huit heures dans le quartier, tu risques d’y croiser plus de chiens que d’êtres humains… Non pas qu’il y ait des meutes de chiens qui envahissent les rues à cette heure-là mais ce sont plutôt les humains qui ont déserté le coin et sont encore en train de pioncer ! Deuxio, pour se payer un petit déjeuner, ben faut de quoi se le… payer ! J’ai pourtant un gros paquet de biftons sur moi mais il faut trouver un p’tit thaï susceptible de m’échanger tout ça contre des baths. Or, un dimanche matin, avec mon butin, sur ma mobylette… Oups, désolé, je m’égare, là… Je disais donc que le dimanche matin, même avec mon butin, ben les bureaux de change ouverts ne se bousculent pas au portillon… J’avais pourtant lu sur la toile que l’agence Super Rich ouvrait tous les jours sur Kao San Road dès huit heures, mais celle-là, impossible de lui mettre le grappin dessus... Je sais que l’argent ne fait pas le bonheur mais aujourd’hui, j’en ai quand même un peu besoin… Si je ne trouve pas une solution, je peux dire adieu à tous les petits plaisirs que peut m’offrir Bangkok : ses temples, ses musées, ses pad thaïs, ses prostituées, … Hors de question que je passe à côté de ça !!! Au final, je me rabats sur un distributeur et tire ce qui nous servira pour aujourd’hui. Ouf, je n’aurai pas à vendre Sandrine pour me payer de quoi survivre… Bon, allez, il est l’heure de plonger dans Bangkok la tête la première, sans bouée, ni brassard !

Au programme de cette première matinée, la visite des khlongs. Et une fois de plus, tu m’interromps simplement parce que tu ne sais pas c’que c’est ! Et si je te dis que Bangkok est surnommée la Venise de l’est, ça te met la puce aux écoutilles ou pas ? En fait, avant, la ville était quadrillée par de nombreux canaux qui ont pour la plupart d’entre eux été comblés. Il en subsiste par contre encore beaucoup à l’ouest de la ville dans le quartier de Thonburi. C’est donc là que nous avons rendez-vous avec Julien, un jeune français vivant à Bangkok et rencontré sur internet par l’intermédiaire de Jean qui a un ami se prénommant Marc et qui connaît quelqu’un, Thibault, qui a soi-disant visité les khlongs en dehors des sentiers battus avec un certain Thuan, pas dispo pour nous faire la visite aujourd’hui et qui m’a donc donné les coordonnées de Julien, … un jeune français vivant à Bangkok et rencontré sur internet… Mais tout ça, pour toi, ce n’est que de la logistique… Et pourtant… Toutes ces heures passées devant mon minitel à fouiner et à tout organiser, et bien sache que je l’ai fait pour toi ! Oui pour toi, rien que pour toi… Ben oui, si je fais ça pour que le voyage se passe comme sur des baguettes, c’est surtout pour pouvoir livrer un carnet de route qui te comblera de bonheur ! Donc soit un peu plus reconnaissant s’il te plait, merci ! Bon, revenons à nos moutons ou plus précisément à nos khlongs...

Pour y aller, on prend un taxi ! Mais rien à voir avec celui pratiquant des tarifs de taxis parisiens d’hier. Non, pour celui-là, pas de problème pour mettre le compteur. Pas de problème non plus sur le fait qu’on soit à cinq baleines plus nos deux baleineaux dans sa boîte de sardines… Au final, ça passe comme une lettre à la poste qui ne fait pas grève et au bout d’une demi-heure, nous arrivons à bon port au port pour exactement cent dix baths…, soit juste un poil moins cher que nos sept cents baths de l’arnaquounette d’hier… Et la visite des canaux, alors ? Là, c’est simple, tu vois Venise ? Oui ? Ben ça n’a rien à voir ! Des cabanes sur pilotis, des temples bouddhistes, des villas grand luxe, des petites boutiques brinquebalantes, de la végétation dense et toute la vie qui va avec. Des gens jouent aux cartes, d’autres se baignent… Une femme fait la vaisselle dans le canal, sa voisine fait la lessive, … On croise le bateau des éboueurs, le facteur, des varans, des petits vieux, des parents qui emmènent leurs petites têtes blondes, euh pardon, leurs petites têtes brunes à l’école, … Mis à part les varans, toutes les personnes croisées nous font un petit signe de la main et arborent un large sourire... Bienvenue en Thaïlande, loin de l’autoroute que visitent tous ces couillons de touristes… Comment ? Moi aussi, je suis un touriste ? Ah oui, mince...











Après deux heures de balade sur notre bateau longue queue dont le nom n’a rien à voir avec l’anatomie de notre pilote, voilà que se pointe la cerise sur le pad thaï : the Ladmayom floating market pour les bilingues, le marché flottant de Ladmayom pour les autres… Ça y est, la voici la première des grandes claques asiatiques que je suis venu chercher ! Une bonne grande tranche bien juteuse de dépaysement et d’authenticité servie sur un plateau par Julien. Et y a plus qu’à s’servir ! D’ailleurs, je balance des seaux d’eau sur mon appareil photo tellement il commence à chauffer… On y voit une multitude de bateaux dans lesquels des femmes cuisinent et vendent leurs plats. Madame brochettes de poulet côtoie le bateau de madame curry coco, elle-même en train de discuter de madame nouilles sautées avec madame bananes frites. Et sur la terre ferme, des étalages et encore des étalages sur lesquels je ne reconnais pas la moitié des fruits et légumes, … Mais là n’est pas le plus important ! Nous sommes environ deux touristes et demi sur place. Personne ne tente de nous vendre quoi que ce soit ou de nous baragouiner deux ou trois mots d’anglais… En fait, désolé, mais je viens de prendre conscience que je me suis transformé en voyageur. Ces couillons de touristes ne viennent pas ici… Partout, des thaïs, des thaïs et encore des thaïs, venus là pour se taper sur la bedaine en famille. Et comme nous aussi, nous sommes venus en famille, et bien pourquoi ne ferions pas comme eux ? Salade de nouilles à cinquante centimes et milk slovaque pour tout le monde ! Oui, je sais, ce sont les vacances, alors on ne se refuse rien… Ah, Sandrine me dit qu’en fait, c’était un milk shake… Ok, je sors...













Mais sinon, convaincu ? Tu conviendras qu’il y a visite de khlongs et visite de khlongs. Et pourtant, ce n’est pas fini ! Après en avoir pris plein les yeux, les narines, les papilles, on se reprend une louche de bateau longue queue jusqu’à un chedi devant lequel s’agglutinent des dizaines, des centaines, des milliers d’énormes poisson-chat qui connaissent apparemment la législation thaï sur le bout des nageoires… « Interdit de pêcher devant les temples et les chedis ! » Pas bêtes ces bestioles ! « Par contre, Anna, fais gaffe à ne pas glisser car si tu tombes, je n’irai pas te rechercher… Y sont trop flippants ces poiscailles !!! » Au fait, pour que tu t’endormes ce soir plus intelligent que ce matin en te réveillant, un chedi, c’est un monument abritant une relique ou un objet ayant appartenu à Bouddha. Attends, je vérifie sur wikipédia, … Oui c’est bien ça !



Voilà, notre balade khlonguesque se termine… ขอบคุณ จูเลียน Pour toi, tout ça, c’est de chinois ! Et ben t’as tout faux, c’est du thaï et ça veut dire merci Julien pour cette visite… Merci également pour les petites anecdotes et superstitions thaïs racontées en chemin…. A ce propos, pour te faire marrer un peu, je t’ai sélectionné les plus sympas lues sur internet : « Un fantôme entrera dans ta maison si tu restes debout dans l'entrée ! » Donc à partir de maintenant, tout le monde à quatre pattes quand on raccompagne les invités, c’est pour la bonne cause ! « Tu verras un fantôme si tu te penches en avant et que tu regardes entre tes jambes ». Pour ma part, j’ai essayé et à ma grande surprise, ça marche !! J’y ai vu un sacré gros fantôme !!! « Ne regarde pas des personnes nues en cachette car tes yeux vont fondre… » Ça aussi, j’ai essayé, mais par contre, je me suis bien rincé l’œil et du coup mes yeux n’ont pas fondu… Et surtout : « Ne pointe jamais un arc en ciel du doigt, sinon ton doigt va tomber… » Et plouf, j’t’avais prévenu...

Bon, chaque grande ville dispose de sa figure emblématique. La statue de la liberté à New-York, les pyramides au Caire, la tour Eiffel à Paris, le grand volcan majestueux dont le nom est imprononçable en Islande... A Bangkok, comment faire abstraction du Wat Phrae Kaew et du Grand Palais ? Pour l’instant, comme le physique tient bon la barre, tient bon le vent, hissez haut ! « Joe le taxi, direction le Grand Palais, s’il vous plait ! » Vingt minutes plus tard et cent baths en moins, terminus, tout l’monde descend, tout juste devant l’entrée de l’ancienne demeure royale de style ratanasokin. Outre te faire marquer vingt points au scrabble, ça veut dire « ancien Bangkok »... De rien, c’était donné d’bon cœur… Ok, le truc à savoir, ici, c’est que quand tu t’pointes dans l’coin, t’as de grandes malchances de te faire harponner par des arnaqueurs de bas étages qui vont t’indiquer que le Grand Palais est exceptionnellement fermé aujourd’hui pour pouvoir t’emmener gratuitement en tuk-tuk dans les boutiques de leurs copains. Et pour ça, tous les prétextes sont bons : « C’est vraiment dommage, le Grand Palais est fermé aujourd’hui pour cause de tonte des pelouses… » « Oh, pas d’chance, la reine ne peut pas vous recevoir aujourd’hui, elle a des hémorroïdes, … » Je les vois faire avec d’autres couillons de touristes mais bizarrement, aucun ne vient vers moi… Ah oui, je sais pourquoi… Rappelle-toi, je suis un voyageur !



Par contre, là, je redeviens rapidement un couillon de touriste à qui on demande quatre cents baths pour pouvoir entrer, alors que c’est gratuit pour les locaux ! Et malheureusement, même en plissant un peu les yeux, ils ont bien vu qu’on n’avait pas des têtes de thaïs… Le touriste est vraiment pris pour un jambon, muni de mamelles à lait et d'un robinet à fric ma pauv’dame ! Autre chose à savoir, ton short super sexy, ton t-shirt qui laisse entrevoir ta magnifique poitrine ou encore ton string qui dépasse de ton jean sont des tenues strictement interdites par M. Bouddha en personne qui veille d’ailleurs au grain à l’entrée. Bon, je fais l’malin comme ça, mais Sandrine s’est faite refoulée comme une vulgaire étudiante se faisant jeter à l’entrée d’une boîte. Tu peux donc ajouter à ta liste de fringues à proscrire les pantacourts ne laissant pourtant entrevoir que dix centimètres de viande fraîche. Mais rassure-toi, une très jolie tunique te sera prêtée si tu n’as pas tenu compte de mes bons conseils tunique, soit dit en passant qui arrive aux genoux de Sandrine… Allez, on n’va pas leur faire remarquer et c’est parti pour une petite marche au frais par quarante degrés avec un bon petit vent bien chaud, genre four chaleur tournante toutes options.... Mais bon, vu le temps que tu as apparemment en France, nous sommes bien contents d’être là où nous sommes et c’est promis, par solidarité, tu ne nous entendras plus nous plaindre des températures qu’il fait ici, n’est-ce pas maman ?

Bon, pour te situer un peu le truc, quand tu arrives face au palais, paf, première claque. Là, tu pivotes d’un quart de tour sur ta droite et bing, tu as maintenant face à toi le Wat Phra Kaew qui te met ko ! Au premier coup d’œil, on voit qu'ils aiment le clinquant, le doré, l'argenté, le vert flashi, le rose fluo... Soit on aime, soit on n’aime… un peu moins… Moi, même si ce n’est pas dans le même style que ma maison, j’adore ! Allez, on commence la visite par le Wat Phra Kaew, le temple le plus vénéré de Thaïlande, également appelé le temple du bouddha d’émeraude. Et bien devine un peu ce qu’on y voit ? Et bien un bouddha … de jade ! Il y a vraiment dans ce lieu une ambiance mystique. Je reste là, avec Anna, à méditer quelques instants. Le premier qui s’marre aura affaire à moi ! Allez, une photo de papa devant le bouddha d’émeraude, une de maman devant le temple… Les thaïlandais, eux, préfèrent se faire prendre en photo avec nos deux blondinettes de filles… Pour eux, ça fait visiblement beaucoup plus exotique ! Un moine me demande également de poser avec lui… J’engage la conversation : « Nice to meet you ! - … ?!??! » Bon, visiblement, il ne connaît pas la ville de Nice, pas grave… Le truc que j’ai appris après, c’est que pour être copain avec un moine bouddhiste, il faut lui raconter de belles histoires... Tout simplement parce que les bons contes font les bonzes amis ! Ne m’en veut pas, c’est le décalage horaire...









On se balade comme ça pendant deux heures, allant de temple en temple, de chedi en chedi… T’as vu comme j’me la pète, maintenant que je sais c’que c’est ! « Sandrine, tu as vu le beau chedi ? Regardez les enfants le grand chedi à droite ! Ok, pour aller au Grand Palais, on va prendre à gauche au prochain chedi… » Sauf que le Grand Palais, ce sera uniquement pour Anna et moi ! Pour les autres faignants, les bottes sont pleines, retour à la case départ... Avec Anna, on se dépêche donc de jeter un trop rapide coup d’œil à cette superbe bâtisse construite en 2325 (ben oui, rappelle-toi, nous sommes en 2555) lors de l’accession au trône de Rama 1er. Pour ton info, sache que chez nous, nous en sommes à Rocky 6 et qu’ici, ils en sont à Rama 9 ! A notre retour à l’entrée, au loin, un attroupement… Mais que se passe-t-il ? Un accident ? Un malaise ? On s’approche… J’entends des cris hystériques… essentiellement féminins… Mais autour de quoi sont-elles regroupées ? Ou plutôt autour de qui ? Justin Bieber est en visite en Thaïlande ? S’il vous plait, s’il vous plait, je peux voir, aussi ?... Et là, j’entrevois la trogne de ma Sasha, en train de distribuer des bisous à qui lui demande ! La horde de filles en délire hurlent son prénom en boucle, comme elles le feraient pour réclamer un rappel à la fin d'un concert de Richard Gotainer… J’te jure, je n’exagère pas, … ou si peu...





La fin de notre vraie première journée ici est consacrée à l’exploration de la piscine de l’hôtel. Ce n’est pas qu’elle soit si grande que ça mais le travail est minutieux. Et pour compléter cette séance détente et remettre sur pieds les petites natures qui m’accompagnent, quoi de mieux qu’un massage ? Et puis faut dire que la Thaïlande, c'est l'autre pays du massage ! Ah non, pardon, je confonds avec une pub pour le fromage. La Thaïlande, c'est LE pays du massage ! Dans ton inconscient, quand tu penses à un massage, tu imagines certainement la pièce feutrée, fleurant bon le jasmin et l’encens. Et bien, je peux te dire que ce préjugé sur le massage, c’est du pipeau ! Ici, ça se passe partout, même dans la rue ! Et comme au resto, soit tu prends un menu, soit c’est à la carte… Massage à l'huile, massage des pieds, massage du visage, massage des doigts, massage du dos, de la langue, des genoux, de la tête, … Et si tu t’adresses à une prostituée et que tu mets sur la table un euro de plus, tu peux même avoir un massage de la jambe du milieu ! Pour notre baptême, ce sera un massage des jambes ! Et relaxant, le massage des jambes, s’il vous plait ! Tu sais quoi ? Ben ton massage relaxant des jambes, tu peux gentiment te le mettre dans la poche ! Ici, le massage, c’est musclé ! Attention, rien à voir avec ton groupe musical préféré… Allez, comme je suis super sympa, voici quelques conseils qu’il te faudra suivre lorsque tu viendras toi aussi te faire masser en Thaïlande : Premièrement, il faut toujours avoir sur toi ton téléphone portable. Et surtout, avant de commencer, tu te procures le numéro de ta masseuse. C’est en fait le seul moyen de la divertir lorsqu’elle te fait trop mal. Tu fais sonner, ça la distrait quelques secondes et ça te permet de souffler… Deuxièmement, veille à toujours prendre le tapis de massage le plus proche de celui de la personne se faisant torturer par la masseuse la plus balaise. Entendre des articulations qui se brisent, des pleurs et des cris de douleur te remonteront le moral dans les moments difficiles. Et c’est sûr, il y en aura... Enfin, n’hésite pas à envoyer des messages de détresse à ta masseuse en poussant par exemple de petits cris stridents au moment où elle t’arrachera un orteil, ou encore en couinant quand elle te brisera la jambe, ou alors en beuglant un fort « oh purée, la vache, lâche-moi espèce de malade mentale ! » quand elle t’enfoncera son bout de bois pointu sous la voute plantaire. Elle comprendra… ou pas… Bon, ne soyons pas médisant car malgré ça, j’ai apprécié, … surtout une fois terminé ! Par contre, ce n’est pas possible ? Anna et Sasha n’ont pas du choisir la même formule que moi ? Au bout de dix minutes, elles se sont endormies, si bien que je devais contenir mes cris pour éviter de les réveiller !!! Ah, au fait, le massage il était à 180 baths, quatre euros cinquante, pour une heure… Non, je disais ça simplement pour te dégoûter un peu, toi qui paie ta séance cent euros chez ton esthéticienne...

Bon, la soirée est déjà bien entamée… Vite, on change enfin nos euros et on se trouve un petit boui-boui dans Rambuttri pour y prendre un bon repas thaï (comprendre épicé). A la commande, je pose la question essentielle, … primordiale, … à ne jamais oublier : « Mai pet ? Mai pet ? (pour des questions de vie ou de mort, seuls mots à réellement retenir quand tu viens en Thaïlande pour savoir si ce que tu commandes est épicé) - Juste un petit peu » m’a répondu la dame… C’est généralement à ce moment-là qu’il faut commencer à avoir peur… « Pas beaucoup épicé » pour les thaïs, ça veut juste dire pour nos petites papilles fragiles occidentales que ça va te détruire l’appareil digestif, te tirer quelques larmes, te faire suer à grosses gouttes et si tu as de la chance, alors peut-être qu’une petite hémorroïde viendra te grattouiller l’arrière train le lendemain matin au réveil… Rien que ça… Et alors, verdict ? Ben comme prévu, rendez-vous demain pour savoir si j’ai de la chance… Vite, une bonne Chang pour faire descendre tout ça… et surtout éteindre les flammes qui me sortent de la bouche ! Mais bon, c’est quand même délicieux et pour un prix “imbathable“ ! Et pis le cuisinier et sa femme sont adorables ! Lui, la réincarnation de Kung Fu Panda, c’est sûr, il a fait le rêve des nouilles ! Elle, comme toutes les femmes thaïes, n’a d’yeux que pour nos filles...



Ravi ! Complètement claqué, mais ravi quand même de cette première journée bien remplie… Un dernier fruit shake pour définitivement faire passer la désagréable impression d’avoir roulé une galoche à un dragon et il est l’heure d’aller coucher tout ça sur papier avant de se coucher tout court… Surtout, sois sans faute à notre rendez-vous de demain matin, dès mon réveil… De toute façon, demain est une autre aventure...
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DO Dolma Globetrotter ·
Merci 😏... Je me suis encore bien amusée !

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
ZA Zabelle1979 Regular ·
Salut Bibouns!

Petite question sur le resort à Ko Phi Phi : Le bungalow semble avoir un seul lit, ou as-tu couché tes enfants ? Est-ce qu'ils peuvent ajouter des lits ? Je te demande car nous y allons le mois prochain et ce resort me tente pas mal, mais nous avons 2 jeunes enfants et un bébé.

Merci !
Isabelle
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Oui, ils peuvent ajouter un lit sans problème. Pour nous, comme nos enfants ont moins de 10 ans, elles avaient le droit de dormir avec nous dans notre immense lit sans supplément.
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ZA Zabelle1979 Regular ·
Ah, vous avez dormi à 4 dans le lit ?!? Je n'avais pas pensé à cet option là!

Merci, et en passant ton récit est très amusant à lire 😏
Isabelle
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Non, nous étions avec mes parents et chaque couple à pris une de mes filles... Donc 3 par lit...
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LI Libed3 Veteran ·
Je me suis régalée de cette lecture, merci. 🙂
EL Ellobo Veteran ·
Salut et merci pour ce carnet que j'ai dévoré (sur le blog) Je vais peut être arriver à convaincre ma chère et tendre pour la Thaïlande... Félicitations pour ta manière de raconter avec beaucoup humour.(Y a du San-Antonio) a+
On me l'a souvent dit, et les photos ? Ben moi je filme !!!
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Salut Ellobo et merci pour l'allusion à San Antonio qui me touche beaucoup... C'est marrant car je prépare un tour dans le nord ouest des Etats-Unis pour l'été prochain et j'ai lu hier ton post sur lequel tu racontes au jour le jour tes aventures là-bas, sur un itinéraire similaire... En tout cas, n'hésite pas si besoin pour la Thaïlande... Pour convaincre ta chère et tendre, fais-lui lire mon carnet !!! lol A+ Franck
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
27 février - De toutes les matières, c’est le Wat que j’préfère Le lundi, généralement, j’suis un peu comme Robinson Crusoé. J'attends vendredi. Pourtant, là, ce matin, quand j’me regarde dans la glace en m’activant sur ma brosse à dents, je m’dis que j’suis bien content d’être là où je suis, même si on est lundi… En plus, désolé de te décevoir, mais l’hémorroïde attendu ce matin suite au repas d’hier soir, manque à l’appel, donc tout va pour le mieux ! Et je crois que ce sentiment est partagé par toute ma tribu, impatiente de me suivre de nouveau dans cette ville trépidante et reposante, moderne et traditionnelle, pleine de règles et bordélique, repoussante, parfois, mais attirante, souvent... Bon, sauf peut-être Sandrine, alias mon schtroumpf grognon unijambiste, qui ne s’est pas levée du bon pied et s’en est rapidement aperçue ! Mais tu sais, le matin, l’humeur de mon schtroumpf grognon, ça s’en va et ça revient, c’est fait de tous petits riens… Et là, le petit rien en question se nomme pancakes ! Oui, bon, ok, j’avoue, ce n’était pas très malin de ma part d’avoir balancé, huit mois avant de partir : « Vous verrez, en Thaïlande, pour le petit déjeuner, on trouve des pancakes partout ! » Sauf que j’ai beau retourner tout Rambuttri, pas l’ombre d’une odeur de pancakes à r’nifler ! Le nom des temples que j’ai prévu de visiter, ça, sûr qu’elle s’en tamponne le nombril avec le pinceau de l’indifférence, mais alors le coup des pancakes, je peux te dire qu’elle n’a retenu que ça de tout le planning ! Et quand grosse-bouffe a faim, ben elle est comme une bombe à retardement qu’il faut tenter de désamorcer... Et attention à ne pas couper le mauvais fil, sinon, ça t’explose en pleine tronche !!! « Oh, tiens, un shake aux fruits ! C’est bien ça, non ? - Moi, je veux des pancakes, tu m’avais dit qu’il y aurait des pancakes, donc moi, je veux des pancakes ! - Oui, mais je n’en trouve pas… Alors, ton shake, banane ou ananas ? - Je suis venu ici pour les pancakes donc tu te débrouilles pour me trouver des pancakes ! - Franchement, tu devrais prendre un shake aux fruits, ça serait meilleur pour c’que tu as… » Aïe, là, j’ai malencontreusement arraché tous les fils, … explosion, … fin des tractations… Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip. Bon, moi, tu commences à me connaître, je tente de rester calme, mais dans ma tête, je peux te dire que je l'ai déjà tuée au moins trois fois ! Une personne ayant assisté à la scène et voulant rester anonyme, m’a confié que quand une femme n’en fait plus voir à son mari, c'est qu'elle ne l'aime plus. Ben moi, je lui réponds qu’en voyage, la mienne m’aime encore plus que d’habitude ! Sans commentaire...

Serveur, la suite s’il vous plait ! La suite, c’est la visite du Wat Phra Chettuphon Wimon Mangkhalaram Ratchaworamahawihan, un temple bouddhiste. Un de plus, comme dirait ma mère… Comme je me suis auto-donné le droit de raccourcir les noms thaïlandais sur mon blog, on se contentera de Wat Pho, son petit diminutif... Pour info, tu l’auras certainement remarqué, le nom de tous les temples qu’on visite commence par Wat. Là, j’en profite pour ouvrir une parenthèse et étoffer ton maigre vocabulaire en thaï... Wat, cela veut simplement dire temple. Pour vérifier que tu as bien assimilé ce nouveau terme, je te mettrai à contribution lors de nos prochaines visites de temples. Ah bon, y’en aura d’autres ? comme dirait ma mère… Bref, le Wat Pho est surtout connu pour son grand Bouddha couché. Et moi, couché ou pas, hors de question de ne pas lui rendre une petite visite !

Allez, métro, boulot, dodo ! A Bangkok, il faut plutôt dire dodo, bateau, Wat Pho… Car pour y aller, direction le fleuve Chao Praya pour y prendre un bateau bus. Là, nous suivons le fameux proverbe thaï qui dit « Ne prends pas un bateau qu’un thaï refuserait de prendre ». En d’autres termes, ça veut dire qu’on prend un bateau orange destiné aux locaux. Et qui dit locaux, dit pas cher : Dix baths le trajet par personne, pourboire et TVA incluse. Lorsque notre embarcation se pointe, de nombreuses personnes en descendent, pendant que d'autres commencent à embarquer. Ce n’est vraiment pas le moment de rêver si on ne veut pas se retrouver sur le bateau en laissant Sandrine et ses histoires de pancakes à quai… Quoique, à y repenser, je t’avouerai que ça m’a traversé l’esprit… Non, allez, c’est bon, j’rigole...





Aaaah, la Thaïlande… Ses îles, ses plages, ses eaux limpides… Bon, pour l’eau limpide, on attendra un peu car pour l’instant, nous naviguons sur le Chao Praya et le moins que l’on puisse dire, c’est que je plains les poissons, pour rester poli… Là, nous débarquons maintenant en plein milieu d’un petit marché. Chouette, ici, je vais certainement trouver des pancakes !... Attends un peu, je me bouche le nez, je traverse en courant et on en reparle après…… Ouf ! Et ben dis donc, je peux te dire qu’elle est loin l’odeur de la lavande, elle est loin la Provence, et à vue de nez, je dirais même qu’on s'en éloigne ! Il y a là des étals de poissons séchés sous toutes les formes, de toutes les odeurs (toutes très mauvaises) et pour tous les goûts, sauf les nôtres ! Mince, on a couru tellement vite qu’on n’a pas pu voir s’ils vendaient des pancakes… Pas grave, apparemment, l’odeur a retourné l’estomac de Sandrine, les pancakes ne sont plus à l’ordre du jour, j’ai enfin réussi à lui faire passer l’envie !



Emporté qu'on est, dans notre élan, nous arrivons tout juste devant l’entrée du Wat Pho. On s’acquitte des cent baths par personne auprès d’un thaï qui fait une entrée fracassante dans notre top trois des gens désagréables rencontrés lors de notre voyage (pour l’instant, il y est tout seul) : « Désolé mon bon monsieur, je n’ai qu’un billet de mille ! - ?!?!... !? » Pas de réponse. Il nous balance notre monnaie et nos tickets. Son regard et son silence valent plus que des paroles, un peu du genre « Vous me faites vraiment biiip, prenez vos tickets et cassez-vous ! » Bref, on entre en n’oubliant pas d’ôter nos godillots et paf, un bouddha poids lourd en pleine tronche ! Quarante six mètres de long pour quinze de haut ! Maman, ce n’est pas toi qui voulais te ramener à la maison un bouddha en souvenir ?... En matant cette statue en photo sur internet, elle me semblait déjà bien balaise, mais une fois devant moi, en chair et en or, ça en jette grave !… Allez, reluque un peu ces photos pour réaliser la taille de la bêêêêêête...







Au fait, petite question à deux baths : Pourquoi, à ton avis, Bouddha est-il en position couchée ? Non, ils ne l’ont pas couché pour qu’il puisse tenir dans le bâtiment… Non, aucun rapport avec les massages ! Oui, ça a un rapport avec la méditation… Oui, tu chauffes, là…, c’est bien la position de Bouddha avant d’atteindre le nirvana ! Un peu comme moi, après un ou deux apéros et un bon barbecue, lorsque je m’allonge dans la pelouse pour y méditer… Ok, j’avoue, les apéros, y’en avait peut-être trois ou quatre… Bref, la visite continue avec les galeries de statues de Bouddha, les grands chedis en l’honneur de Bouddha, les… Stop !!! Quatre de mes acolytes ont hissé le drapeau blanc pour défaillance technique dues aux difficiles conditions climatiques. Même si je t’avais promis de ne pas te parler des températures, sache quand même qu’il fait une chaleur à transpirer rien qu’en réfléchissant ! Donc je te rassure, mon père et moi, nous ne transpirons pas beaucoup et continuons nos investigations… jusqu’à la sortie et la première buvette qui passe par là. Et c’est à ce moment précis que j’ai pensé à toi, transi dans le froid en France, lorsque j’ai remarqué les glaçons qui flottaient dans mon Coca… C’est pas beau ça ?











Bon, en Théorie, mon second objectif de la matinée, c’est le Wat Arun ! Un jour, j’irai vraiment vivre en Théorie car c’est vraiment le pays où tout se passe comme prévu, où on n’a pas d’enfant et où notre femme et nos parents ne font pas une overdose de temples au bout de… deux ! Encore un temple ? comme dirait ma mère… La théorie du complot, tu connais ? Car oui, tu lis bien, nous sommes en présence d’une conspiration qui s’active en coulisse pour déjouer tous mes plans et m’empêcher de vivre le rêve de toute une vie ! Je n’ai d’autre choix que de faire une croix indélébile sur le Wat Arun ! Pour moi, la journée est fichue, le voyage est fichu, ma vie toute entière est fichue ! C’est quoi le programme, alors ? Bon, le bonheur de sa famille, ça passe avant tout, moi j’dis ! Donc, je m’déguise en adulte responsable et ramène tout ce p’tit monde à l’hôtel, en prenant bien soin de repasser dans le marché aux poissons au cas où une envie de pancake referait surface... Là, on ramasse nos clics, on ramasse nos clacs et on saute dans un taxi pour aller à la gare Hualamphong !

Ça, c’est fait. Maintenant, il faut trouver le guichet qui va nous permettre d’acheter les tickets de train pour aller à Ayutthaya. Sauf qu’ici, pas l'ombre d'un touriste, nous sommes l'aiguille dans la botte de foin… Heureusement, je suis aussi remarquable qu'une girafe au milieu des pingouins et suis rapidement pris en charge par une gentille thaïlandaise vraiment très mignonne .... Ooops, désolé, le mot m’a échappé… Je vois Sandrine qui me regarde du coin de l’œil, les dents sont sorties, elle est prête à mordre… J’essaierai donc de ne plus faire allusion à cette jolie créature, … Aïeeeeeeeeeeeeee, ok, c’est bon, j’ai compris !!! Je disais donc, l’autre pouffe à qui je n’avais rien d’mandé m’emmène jusqu’au bon guichet. Là, la vendeuse tente bien évidemment de m’refiler des tickets en première classe mais que nenni ! Ce n’est pas au vieux thaïlandais qu’on apprend à faire le pad thaï ! Moi, je veux voyager à la dure, je veux avoir mal au cul en descendant du train, … Je veux des billets en troisième classe ! « Ok, ça vous fera vingt baths par personne pour un trajet d’une heure quarante. Et c’est gratuit pour les enfants ! » Oui, mon bon monsieur ! Tu as bien compté, ça nous fait l’équivalent de deux euros pour six !!! Et encore oui, mon bon monsieur, on est bien loin des cent soixante euros que nous aurions dû débourser pour un trajet similaire en France. Je l’sais, je viens de faire la simulation sur le site de la Sur Neuf Cinq Faignants (SNCF) !

Bon, il est à peine midi, notre train décolle à seize heures. Comme la vie est un cadeau avec une date de péremption, je veux profiter au maximum ! Quatre heures de libres, ça nous laisse largement le temps d’aller vadrouiller dans le quartier de Chinatown, situé juste à côté. Et puis j’ai le steak buccal qui commence à saliver… Ce sera donc l’occasion de casser une ‘tite graine… On dépose nos sacs en consigne et en avant la compagnie créole… Bon, Chinatown, c’est réellement à côté de la gare, … sur une carte ! On marche, on marche, on marche… Avec la chaleur qu’il fait et Sasha que je suis obligé de porter, je crois bien que je viens de battre le record du monde de la taille des auréoles sous les bras ! Et en plus, il faut bien le dire, Bangkok, ce n'est pas la ville la mieux fléchée au monde… Bon, en puisant dans nos ressources physiques, nous arrivons quand même dans ce petit bout de Chine. Et là, c’est folklo tout plein ! La moitié des gens a une tonne de babioles à acheter et l'autre moitié a dix tonnes de babioles à vendre. Des vêtements, des poissons, des tongs, des cd pirates, des rats, des peluches, des crapauds séchés, des bijoux fantaisie, … toute l’Asie du sud-est est en vente ici ! C’est simple, Dieu créa le monde... Pour le reste, c’est made in China ! Bref, on trouve ici tout ce dont on n'a pas besoin, ça brille le plastique et le pas cher… On se fraie un passage dans ce labyrinthe de petites rues débordant de monde. Plus y’a de fous et plus y’a de riz ! En parlant de riz, nous posons nos fessiers sur les premières chaises agrémentées d’une table prête à nous accueillir. « 想要吃点什么吗. » Non, là, ce n’est pas du thaï, c’est bien du chinois et apparemment, la dame me demande ce que je veux manger… « Allons-y pour ce que le vieux monsieur d’à côté a dans son assiette, cela doit être du porc, non ? » Elle me répond que oui, … enfin, que yes ! Erreur fatale que de croire une thaïe te répondant « oui »! Elle nous ramène un truc vraiment étrange sorti de n’importe où, sauf d’une cuisine, et qui assurément n’a de porc que l’odeur de ses excréments… C’est une soupe dans laquelle se battent des espèces de boulettes au goût vraiment dégueulasse ! Désolé, mais y’a pas d’autre mot pour décrire ces jenesaispastropcequecest. Du coup, je me contente juste d’avaler les quelques nouilles qui flottent dans mon jus de chaussette… Tu vas me dire, que ce soit du caviar ou ces boulettes, le résultat en fin de chaîne reste le même, mais bon, la Thaïlande nous a habitués à mieux, quand même ! Par contre, la chose positive, c’est que je ne pleure pas en mangeant… Pour cette fois, je ne suis pas obligé d’appeler les pompiers à la rescousse...





Et c’est à ce moment-là que je les ai vus. Bernadette a vu la vierge à Lourdes, et bien moi, en mangeant, je vois mes premiers ladyboys à Bangkok ! Pour te mettre au parfum, je vais une fois de plus te venir en aide et t’expliquer ce que c’est… En fait, on est sûr d’une chose, c’est que les ladyboys, à l’origine, sont des hommes. Pour certains, ils se travestissent simplement en femmes ; pour d’autres, ce sont de vrais transsexuels avec tout l’attirail qui va avec : de « vrais » seins et un vagin artificiel en silicone pour les plus fortunés, en pneus rechapés pour les plus ric-rac… Désolé, je n’ai pas de photo à te montrer… Le problème, c’est que dans un groupe de vraies femmes se glissent toujours un ou deux spécimens. Et je peux t’assurer qu’il est souvent difficile de savoir qui est qui présenté par Marie-Ange Nardi ! Donc s’il te vient à l’idée de séduire une petite thaïe durant ton séjour, sache que ce ne sera qu’au moment de célébrer l’entente franco-thaïe, que tu découvriras si elle a à t’offrir ou non un gros paquet cadeau. Bon, je t’épargne les détails mais si vous vous mettez à table et qu’après l’apéro et les amuses-bouches, il ou elle te propose de passer directement au trou normand sans passer par l’entrée, pose-toi la bonne question… Et si tout se passe pour le mieux mais qu’en pleine action, tu commences à sentir une odeur de brûlé, idem, rends-toi à l’évidence, tu es en train de faire l’amour à Robert qui s’est équipé pour l’occasion de son vagin en plastoque ! Donc comme dirait le grand philosophe Jean-Claude Van Damme, « sois aware », ouvre-toi sur le monde, mais je rajouterai « ne t’ouvre pas trop quand même, on n’sait jamais… » Voilà, je t’aurai prévenu !







Bon, pour en revenir à Chinatown, disons que le quartier mérite le coup d’œil pour ses enseignes chinoises et le capharnaüm ambiant, mais je crois que ça n’a pas trop plu à mes parents qui sont restés sur leur faim, dans tous les sens du terme. Trop de monde, trop chaud, trop de pagaille… Et en Thaïlande, c’est un euphémisme ! Et puis les gens sont moins souriants, moins sympas… La preuve, ils se foutent même royalement de Sasha ! Pour conclure, pas de quoi casser trois pattes à un canard laqué ! Pour ma part, je dirai plutôt que nous n’avons pas assez approfondi le quartier. Pas grave, je reviendrai y traîner mes guêtres dans une autre vie, quand je reviendrai pour visiter le Wat Arun !!! Allez, retour à la gare !

A seize heures dix, départ de notre TGV, train à grandes vibrations ! Direction Ayutthaya ! Tu vois où ça se situe, au moins ? Non ? Toi, je vois l’genre… A l’école, t’étais le cancre au fond d’la classe qui s’amusait à donner des claques au prof de géo en lui disant « Et celle-là, elle vient d'où ? »… Bref, sache que c’est à quatre-vingts bornes au nord de Bangkok et qu’il faut une heure quarante de train pour s’y rendre. Sachant ça, peux-tu me dire quelle sera notre vitesse moyenne ? Non, toujours pas ? Ok, t’étais également l’élève qui donnait des claques au prof de maths en lui disant « Et celle-là, tu l’avais pas calculé ? » Tout ça pour dire que notre train avance tellement vite qu’on aura le temps d’en descendre si on voit un accident arriver ! Et sinon, je te confirme, la troisième classe, c’est bien de la troisième classe ! Sièges en bois, impossibilité d’éteindre le système de ventilation super ingénieux, en l’occurrence, pas de porte ni de fenêtre, plancher défoncé, … Mais comme prévu, une fois de plus, nous sommes les seules têtes blondes de la partie ! Bon, comme je suis dans un bon jour, je n’irai pas leur réclamer le remboursement du prix des billets pour les dix minutes de retard à l’arrivée. Car oui, ça y est, nous sommes arrivés à Ayutthaya ! Mes deux fesses disent bravo !

Objectif suivant, l’hôtel. Pour ça, on prend un bac pour traverser la rivière et on prend nos jambes pour traverser la ville. Sauf pour Sasha, ok pour le bac, mais en total désaccord en ce qui concerne ses jambes. Si bien qu’elle le fait savoir ! Fortement, … très fortement, … très très fortement ! A tel point que je suis même obligé de m’écarter d’elle pour montrer à toute la ville qui nous regarde que je ne suis pas en train de lui infliger une raclée… « Donc ma petite Sasha, c’est ton papa qui te parle. Lorsque tu seras en âge de lire cette petite bafouille et d’en comprendre les tenants et aboutissants, nous aurons une petite discussion, toi et moi, entre quatre yeux. Je n’ai pas du tout apprécié le comportement qui était le tien lors de notre arrivée à Ayutthaya. Sache que cette attitude ne peut rester impunie ! A bientôt… » Mis à part notre arrivée en fanfare au Tony’s Place Hotel, rien à dire ! Hôtel nickel, belle bâtisse en bois, chambres cleans et spacieuses, personnel sympa, … et tout ça pour quatre cents baths la nuit !

Allez, ma dernière mission, si je l’accepte, consiste à nous trouver un tuk-tuk pour aller manger au marché de nuit. Et si la tête du bonhomme me revient, pourquoi ne pas négocier avec lui pour nous servir de chauffeur pour les visites de demain. Donc je cherche, je scrute, mes yeux sont à l’affût de la moindre boîte de conserve roulante, mes oreilles sont à l’écoute du moindre bruit de moteur pétaradant, … jusqu’au moment où… Là, pour bien te reconstituer ce moment d’anthologie, imagine en fond sonore la musique de la pub Royal Canin… Ça y est, c’est bon ? Donc je disais : Jusqu’au moment où nos regards se sont croisés. Là, j’ai compris que ce serait lui ! Il a compris que ce serait moi ! Nous nous élançons l’un vers l’autre… Je brise l’air pour le rejoindre ! Il ne court pas, il vole à ma rencontre… Et là, le moment tend attendu arrive enfin, … la négociation commence !... Au final, on se met d’accord pour huit cents baths pour sept heures de vadrouille dans sa carlingue demain, plus cent baths pour nous emmener au marché et nous ramener à l’hôtel ce soir. Adjugé, pendu ! Notre chauffeur s’appelle Was, il venait d’avoir soixante dix ans, il était beau comme un enfant, fort comme un homme. Et pis d’toute façon, il ne nous mordra pas, vu qu’il ne doit plus avoir qu’une ou deux petites quenottes accrochées à sa mâchoire… Quant au repas sur le marché en bord de rivière, en dix mots, succulent, surprenant, varié, indescriptible, savoureux, coloré, parfumé, copieux, odorant, pas cher, … Et en six mots… Ça pique un peu quand même !!! C’est également ici que nous testons notre premier mataba choco-banane, une espèce de feuille de brique frite dans de la graisse, recouverte de lait concentré, de morceaux de banane et de nutella... Ça y est, ma décision est prise… C’est sûr, je reviendrai un jour en Thaïlande… et si je peux, ici, demain, pour manger un autre mataba… De toute façon, demain est une autre aventure...

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NB Nbj Regular ·
Bonjour, A mon tour de dire que le blog est très agréable à lire, drôle ... on s'y croirai 🙂. Je pars en Thaïlande en mars et je compte faire un circuit presque similaire au votre, donc ça m'aide beaucoup. On m'a dit à plusieurs reprises "ça sert à rien de te prendre trop la tête à tout organiser et tout, tout se passera bien" mais en lisant votre carnet je me rends bien compte de l'intérêt d'une bonne préparation. J'ai une question sur la journée avec "panda tour" : c'était chez WOOD ? ou rien à voir ? combien avez-vous payé (2000 BAHT après négo, mais quel était le prix sans négo) ? et ça a duré combien de temps ? Je reviendrai surement vers vous pour d'autres questions, si cela ne vous ennuie pas ...🙂

Bien à vous,
Mon Blog, carnets de voyage (Thaïlande: de Chiang mai à Lanta, récit et photos) http://nbjamesblog.wordpress.com/
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Chez Wood ? Désolé, mais je ne sais pas qui c'est... Le tarif initial avant négociation était de 2300 baths. Ils sont venus nous chercher à notre hôtel à Chiang Mai à 8h15 et nous ont ramené à 17h30, sachant qu'il y avait 1h30 de route... On va dire qu'on est resté 6 heures avec les éléphants... N'hésite pas si besoin...
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
28 février - Vamos Ayuthaya, oh, oh ohoho Il y a des noms de lieux qui me titillent le ciboulot... Zanzibar, Sana’a, Chichicastenango, Borobudur, Samarcande et j’en passe et des meilleurs… Pour moi, Ayyuthaya fait partie de cette liste. Et même si j’ai été contraint de me lever avec les poules à cause des coqs qui ont aboyé dès cinq heures, il me suffit de penser à ce qui va suivre dans les minutes à venir pour qu'automatiquement, tous mes neurones se mettent en rang deux par deux, prêts à aller à l’abordage de cette cité… Pour te mettre dans la confidence, je suis aussi excité qu'un nouveau né affamé nez à nez avec une belle poitrine, si tu vois c’que j’veux dire… Allez, on descend au resto de l’hôtel prendre notre petit déj’, frais dispo... Enfin, frais, c’est un grand mot, … A vue de pif, il fait déjà une trentaine de degrés bien tassés ! On s’installe, on ouvre la carte, et c’est le moment que choisit Sandrine pour entamer la danse du pancake car oui, tu l’as deviné, l’hôtel en propose à sa carte, ce qui m’ôte une fière chandelle du pied !!! Faut dire que j’avais tout spécialement choisi cet hôtel rien que pour ça, mais bon, ma femme ne voit jamais ce que je fais pour elle, elle ne voit que ce que je ne fais pas… Chuuuuut, je ne parle pas trop fort, les murs ont des orteils...

Bref, à neuf heures, Was est au rendez-vous avec sont tuk-tuk flambant neuf… un jour, mais plus depuis bien longtemps ! C’est bizarre, d’ailleurs, que dans l’euphorie d’hier soir, je ne me sois pas aperçu que son engin était plus vieux qu’mon père et plus rouillé qu’ma mère… Bon, ça fera bien l’affaire pour nous transporter toute la journée ! Euh, pardon, disons plutôt nous trimballer toute la journée ! Car comme tu l’as maintenant bien imprimé, j’ai sélectionné le tuk-tuk comme moyen de transport pour visiter Ayutaya, là où d’autres te diront qu’il est également possible de vadrouiller dans l’coin en vélo ou en scooter. En vélo, franchement, la chaleur nous aurait tués en deux temps trois coups de pédale… surtout avec ma vieille mère qui serait morte, agonisant aux pieds d’un bouddha au bout de deux minutes… Quant au scooter, ben ça revient plus cher qu’un tuk-tuk si on est nombreux et puis faut dire que c’est plus simple avec un chauffeur pour trouver les temples disséminés dans toute la ville. Car quand t’arrives à un carrefour et que t’as le choix entre "ldjvldvjl" à droite et "dgvlshevs" à gauche, ben je t’assure que ce n’est pas évident évident de s’y r’trouver, même en ayant fait allemand première langue...

Allez, comme on a du pain sur la branche, on ne perd pas une seconde et on s’assoit dans notre tuk tuk... Euh, pardon, on s’entasse dans notre tuk tuk… On boucle nos ceintures… Euuuh, quelle ceinture ? Et c’est parti pour la ballade, la ballade des gens heureux qui nous emmène jusqu’au premier temple que j’ai sélectionné, en l’occurrence, le Wat Yai Chai Mongkhon. Bon, je t’épargne la description de chaque brique pour t’éviter une lecture de quatre heures mais sache que j’adore ce site ! Pour l’instant, incontestablement, c’est mon best of the best de tout Ayuuthaya ! Oui, bon, ok, je sais que c’est le premier de la journée mais quand même, je te conseille de faire une petite croix dans ton guide du Routard devant le nom de ce temple quand toi aussi tu feras ta liste de courses avant d’aller à Ayutthaya. Des alignements de bouddhas drapés, des chedis énormes, des frangipaniers en fleurs, … Il règne ici une ambiance apaisante qui invite à la méditation et au recueillement. En tous cas, toutes les statues de Bouddhas croisées ici s'y sentent bien !







Et en plus, ça plait aussi aux filles qui ont les yeux, les oreilles et le nez grand ouverts ! Sasha la charmeuse passe une grande partie de son temps à poser pour ses groupies. Anna la curieuse passe quant à elle une grande partie de son temps à me poser tout un tas de questions existentielles : « Papa, pourquoi y a-t-il plein de statues de Bouddha ? - Parce qu’ils l’aiment beaucoup ! (ouf, la réponse a l’air de lui convenir…) - Et pourquoi chaque statue a une couverture ? (bon, en fait, ce sont des draps mais je ne vais pas la contredire, elle n’a que cinq ans…) - Euuuuh, je n’sais pas, moi… Certainement pour que Bouddha n’ait pas froid la nuit… (bof, elle a l’air sceptique…) - Et pourquoi les couvertures sont-elles oranges ? (ouh la, il faut que je mette fin à ces questions car je sens que ça va se terminer par le « comment on fait les bébés ? ») - Dans la symbolique bouddhiste, la couleur orange désigne le second chakra du corps humain qui fait lien vers la créativité et le dynamisme. Réfléchis un peu à ça, c’est aussi simple que de comprendre pourquoi la terre est ronde ! (là, ça devrait la calmer pour un petit moment…) - … Euh papa, j’ai tout à fait saisi ton explication relative à la couleur orange mais pourrais-tu développer plus amplement ta théorie selon laquelle la terre serait ronde ? » Aïe, comment vais-je pouvoir lui expliquer ça, sachant que j’en ai moi-même réellement pris conscience un jour d’avril 1986 devant un épisode d’Olive et Tom ?!? Et oui, chacun ses références...



Nouveau coup de pédale (ou plutôt d’accélérateur), cette fois en direction du Wat Phra Mahatat. Le clou de girofle de la visite de ce site, c’est bien évidemment la fameuse tête de Bouddha engloutie dans les racines d’un figuier, un des symboles de la Thaïlande devant lequel on passe quelques minutes. Puis, on contemple les temples en partie en ruine et les statues de Bouddha décapitées. A ce propos, sais-tu pourquoi les temples d’Ayuthaia sont souvent dans cet état ? Premièrement, il faut que tu retiennes que la ville était la capitale du royaume entre le quatorzième et le dix-huitième siècle. Deuxièmement, de nombreux temples et monuments ont été érigés durant cette période, si bien que la ville était considérée à l’époque comme une des plus belles au monde. Troisièmement, les birmans ont envahi, pillé et saccagé la ville qui est ensuite tombée dans l’oubli. Morale de l’histoire, c’est qu’il n'y a pas que chez nous que les gens se sont conduits comme des sagouins lors des conquêtes… Ça fait plaisir !





Allez, donne-moi ta main, et prends la mienne, et oui et oui, cette visite est finie ! On remonte dans notre carrosse, direction le Wat Phra Si Sanphet ! En route, Was prend l’initiative de nous emmener dans une arnaque à touriste où il est possible de se faire tirer le portrait sur le dos d’un éléphant enchaîné, de regarder une de ces pauv’bête jouer au foot ou encore la voir peindre… Même si Anna et Sasha contemple leur premier éléphant avec le regard d'un chien devant une tranche de jambon cru Aoste, non, merci monsieur, ce genre d’enseigne favorisant la maltraitance des animaux pour amuser le touriste, très peu pour moi… Et en plus, sur le parking, le top du top des attrape-couillons ! Le truc consiste à payer pour libérer un gentil petit oiseau en cage. Et tout ça pour faire plaisir à monsieur Bouddha himself. Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux, regardez-les s’envoler c’est beau… mais c’est payant ! En poussant la réflexion un peu plus loin, est-ce que ça fait réellement plaisir à Bouddha de libérer un oiseau en cage ? Si oui, est-ce que ça lui fait vraiment plaisir que l'on doive capturer un oiseau pour ensuite le libérer ? Et qu'est-ce qui lui fait le plus plaisir à Bouddha ? Le fait qu'on libère un oiseau captif, ou le fait qu'on capture un oiseau pour le libérer pour lui faire plaisir ? Et est-ce que si on libère un oiseau, mais qu'on oublie de payer l'offrande, crois-tu que ça va le vexé, ce bon vieux Bouddha ? Et si ce blaireau d’oiseau revient dans sa cage parce qu’il a été dressé pour ça, est-ce que ça, ça lui fait plaisir ? Au final, est-ce que Bouddha est super content si on paie la libération de l’oiseau pour la quarante-huitième fois ? Non parce qu’en fait, je ne suis pas du tout certain que cette magouille soit réellement un précepte de Bouddha ! Ce serait un peu comme dire que Jésus a demandé à ses apôtres d’enfermer des écureuils pour réclamer une rançon à la Caisse d’Epargne !… En même temps, moi j’dis ça, mais j’dis rien, je n’suis pas expert en la matière ! Bouddha, si tu nous écoutes, éclaire-nous de ton savoir !



Tout ça pour dire que nous arrivons enfin sur place, pour la visite, cette fois-ci, du Wat Phra Si Sanphet. A l’entrée, un mec me demande d'où je viens, grand sourire… Le gars, je l’vois venir à cent mètres avec ses grosses tongs ! J’essaie de trouver la combinaison pour l’esquiver. Sur Playstation, croix, rond, carré, croix, ça fonctionne, mais pas là, il s’accroche ! « Mister, mister, mes statues d’éléphants, pas cher, quatre cents baths ! - Non, merci… - Mister, mes statues d’éléphants, c’est bon pour la colique, c’est bon pour les hémorroïdes, c’est bon pour les maux de tête, … - Non, merci… » Je vais au guichet pour acheter les tickets d’entrée, je reviens, et ça continue encore et encore. C’est que le début ? D’accord, d’accord… « Mister, mes statues d’éléphants, c’est bon pour la libido de ta femme, c’est bon contre le diabète, c’est bon pour le morale, c’est bon bon, … c’est bon bon ! Allez, deux cents baths pour toi ! - Non, merci… » Enfin, bref, passons… Concernant la visite, je ne vais pas me lancer dans une description à la Balzac de ce que nous voyons… Nous faisons assez rapidement le tour des trois énormes chedis et prenons la direction de la sortie… Et là, à ton avis, qui m’y attend ? Dans l’mille Emile ! Mon pote le vendeur de statues d’éléphants qui peuvent guérir le sida, faire de nouveau gagner la champion’s league à l’OM, amener la paix dans le monde, faire passer l’envie de pancake à Sandrine, … « Mister, mes statues d’éléphants, cent baths ! - Non merci… - Cinquante baths ? - Non merci… - Quarante ? - T’es mignon, t’es sympa, tu m’as l’air sincère, mais j’vais pas te l’acheter ! » Vu le ton qu’il emploie, il n’apprécie pas ma blague à sa juste valeur : « Eh ragnagnnna, iiiiiihhh you you you taratata pukysini tarotaoao ». Chacun interprète ça comme il le souhaite...







Pour rejoindre notre nouvel ami Was, nous traversons un petit marché local. Là, pour te faire plaisir, j’ai failli t’acheter les gâteaux apéros pour la prochaine fois où tu m’inviteras : Morceaux de peaux de serpents séchées et délicatement salées, beignets de têtes de poissons, insectes en papillotes, … Une chose est sûre, on ne mourra pas de faim ce midi ! Comme j’ai un bon feeling avec Was, je lui demande quand même de nous emmener autre part… Un resto local dans lequel nous serions les seuls blancs-becs serait parfait ! Il a ce qu’il nous faut et nous dépose dans une gargote d’un de ses amis au bord du fleuve. Points positifs, le cadre, la nourriture, les bières bien fraîches, le prix... Point négatif, parmi tous les clients, il y a un autre couple de touriste ! « Was, tu as failli à ta mission. Tu es le maillon faible, au revoir !... Non, Was, je plaisante ! Et au contraire, je te remercie pour cette super adresse où nous nous sommes encore une fois fait pousser le ventre ! » A la commande, c’est marrant, la serveuse qui ne baragouine pas un traitre mot d’anglais, me dit « Oui » à tout ce que je lui demande. Une fois servi, je confirme qu’elle n’avait rien pigé ! A ce propos, je crois que les thaïs réagissent tous de la même façon. Ils ne savent pas dire « Non », ou « Désolé mon bon monsieur mais je ne comprends pas le message que vous tentez de me faire passer ». Si bien que quand tu leur poses une question, s’ils ne la comprennent pas, ils affichent un sourire et te disent « Yes ». Si tu leur demandes l’heure et qu’ils te répondent « Yes », ce n’est pas bien grave, mais en revanche, quand tu demandes à un chauffeur de bus si c’est bien celui qui va à Peta-Oushnok, mieux vaut être sûr de sa réponse. Je sens qu’on va avoir quelques aventures et anecdotes savoureuses à te raconter pendant le reste de notre périple… Bon pour en revenir au resto, c’est bon, pas cher, bref… rien à dire, si ce n’est qu’à force de manger comme ça, on ne verra plus nos strings sur les plages du sud dans quelques jours, ils seront cachés par les plis du ventre ! Par contre, je ne peux pas te donner l’adresse, ni même le nom de ce restaurant… Je me rappelle plus ou moins comment y aller de mémoire, mais pour te le décrire ici, pas évident... Si vraiment tu tiens à y aller, paie-moi le billet d’avion et je t’y accompagnerai personnellement avec grand plaisir, ce sera plus simple... Tiens-moi au courant !

Ok, attends une minute que je jette un rapide coup d’œil à mon planning… Ok, le temple suivant est le Wat Watanaram et son immense prang. Avant que tu me poses la question, un prang est une tour de style khmer qui orne certains temples. Ça ne te parle pas plus ? Allez, je te mets la photo, c'est plus simple !





Tu n’es pas sans savoir qu’il y a quelques mois, la Thaïlande en général et Ayutthahya en particulier ont été confrontés à de graves inondations… Et bien à cause de ça, le Wat Watanaram n’est pour l’instant plus accessible. On ne peut le contempler que de l’extérieur. Vraiment dommage car même d’ici, ça en jette un max ! Tant pis, on va siroter nos bouteilles d’eau en profitant de la vue ! Sauf qu’ici, la chaleur est telle que tout avance au ralenti, y compris nos cerveaux ! Si bien qu’on a oublié de se ravitailler au dernier arrêt au stand… On va mourir de soif, desséchés comme une fleur au soleil. Je n’fais pas l’aumône, je n’veux pas déranger, mais juste un peu d’eau, pas pour faire des ricochets, moi je veux la boire ! Vite, Was, une buvette ! Y’a pas d’sushi, Was nous trouve ça pile poil en face du dernier site que je veux voir : le Wat Lokayasutharam, un immense Bouddha couché et drapé… Oui maman, un de plus… Pas de bol, on arrive en même temps qu’un car de jap’ qui va certainement monopoliser le site. Ça, c’est sans compter sur Sasha que nous laissons sur le parking et qui occupe tout le troupeau qui fait presque la queue pour pouvoir lui toucher les cheveux. Et moi, pendant c’temps, j’tournais la manivelle, et moi, pendant c’temps là, j’profite de mon Bouddha… Merci Sasha !





Voilà que se termine ce petit tour organisé aux petits oignons. Visites nickelles, mode de transport nickel, repas nickel… Ben quoi, j’ai le droit de m’auto-lancer des fleurs quand même, vu que personne ne le fait … Bon d’accord, tout n’était pas si parfait dans notre vie parfaite… Il est vrai qu’on a pris quelques coups de soleil… Ben justement, on va les peaufiner puisque pour terminer cette journée en apothéose, quoi de mieux qu’une balade autour de la ville en bateau. Négociation rapide avec un ami de Was pour une balade privée d’une heure (à huit cents baths) et c’est parti ! Bon, après coup, la balade est sympa mais je ne te la conseille que si tu n’as rien d’autre à te mettre sous les baskets. Pas grand’chose à voir de transcendant, sauf peut-être les marques des inondations sur les maisons…, c’est dire !







Après ça, Was nous ramène à l’hôtel mais les adieux restent dans les cartons. Notre love story ne se termine en effet pas là puisque nous convenons d’un dernier rendez-vous dans deux heures pour qu’il nous ramène à la gare où nous sauterons dans notre train de nuit pour Chiang Mai… Une dernière petite douche à l’hôtel (merci à eux), un petit shake, une petite partie de belote pour laisser le temps à la grande aiguille d’arriver à destination et nous voilà déjà à l’heure du départ. Là, j’ai cueilli des fleurs et j’ai sifflé tant que j’ai pu, j‘ai attendu, attendu, il n’est jamais venu, zaï zaï zaï zaï… Tant pis, nous ne reverrons jamais Was et son sourire édenté légendaire… J’imagine qu’il ne voulait pas nous imposer une séparation déchirante et larmoyante sur le quai de la gare… Merci Was, je ne l’aurais moi non plus pas supportée… Pour le transport, rien de grave, des tuk-tuk, ici, ça court les rues !

Notre train est à vingt heures. Ça nous laisse un peu de temps pour contenter nos estomacs d’un petit pad-thaï… On s’adresse donc à une petite gargote de rue juste en face de la gare, agrémentée d’une table et de quatre chaises… toutes occupées. « Bonjour Madame, on aurait bien aimé goûter à votre tambouille mais vous n’avez visiblement plus de place à nous proposer… ? - Comment ça, pas de place ? Regardez dans le resto au coin de la rue, là-bas, il y a de la place, non ? - Oui, effectivement, mais nous ne voulons pas manger dans ce restaurant. Comme je vous l’ai dit, nous désirons manger votre jenesaisquoiquibaignedansvotremarmite… - Comme je viens de vous le dire, allez vous asseoir à la terrasse super classe de ce restaurant, je vous apporte votre commande… - ?!???! Bon, beeeen, euuuh, ok… » Oui, tu lis bien ! Tu commandes ton repas dans un boui-boui dans la rue et tu le manges à la terrasse d’un resto dont les propriétaires t’accueillent en plus comme un roi… Faudra que je tente le coup en France pour voir… Ah, la Thaïlande, j'adore ce pays !... Plus je le connais, moins je le comprends...Un peu comme ma femme, quoi !... lol

Vingt heures quinze… Euh... Là, le train n'est pas là, mais il devrait arriver... enfin peut-être... Vingt heures trente… Toujours rien… On ne s'inquiète même pas, on est confiant. La philosophie bouddhiste est en train de s'emparer de nous… Vingt-et-une heures, le voilà enfin qui arrive… De toute manière, rien ne sert de courir, il faut arriver en train ! Bon voyage à nous !!!

Une fois en route, on se traîne, mais on était prévenu… Six cents kilomètres en douze heures, ça ne fait jamais que du cinquante kilomètres par heure en moyenne ! Donc les kilomètres, que dis-je, les mètres défilent lentement… A l’intérieur, la logistique est super bien rôdée. Un gars se pointe et nous transforme sur demande nos sièges en couchettes king size. A part la couleur bleue un peu kitch des rideaux, c’est la grande classe. Rien à voir avec notre SNCF nationale aux prix excessifs ! Je te dirai demain si nous avons bien dormi. De toute façon, demain est une autre aventure...



PS : Note pour le lecteur qui est arrivé au bout du récit de cette journée : Tout d’abord, félicitations... Et ensuite, tu as peut-être remarqué que je n'ai pas écrit Ayhutaya deux fois de la même façon... J'offre donc un aller-retour Paris Bangkok en première classe à qui me trouvera l'orthographe correcte !... Heuuuu, réflexion faite, j'offre toute mon estime, et c'est déjà beaucoup !
http://onpartenvadrouille.over-blog.com Carnets de route "décalés" : Jordanie, Balkans, Thaïlande, ouest américain, Birmanie, Pérou, Cambodge, ...
DO Dolma Globetrotter ·
Eh bien, j'ai tout lu, donc j'accepte tes félicitations 😛 !

Tu me fais rire et en ce moment j'ai besoin de rire... Va falloir que j'aille faire un tour sur ton blog un de ces jours...

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
AN Andrem59 ·
Bonjour Bibouns51 , j aime te lire lol, nous sommes un couple approchant la cinquantaine, et désirons faire un voyage en Thaïlande ! au départ on voulait arriver a Bangkok pour deux nuits et partir dans le sud pour la beauté des îles etc.. mais comme au niveau budget on est un peu serré ! je recherche donc des informations pour passer un excellent séjour ! donc apparemment tu conseilles air Indian , mais connaîtrais tu des endroits , des hotels et restos , sympa , aux alentours de phuket et les iles a visiter aux alentour , sans oublier koh phi phi , koh lanta !

nous sommes nordiste et je voudrais savoir s il était plus avantageux de partir par Bruxelles ! merci d avance !
Andre et carole
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Tu peux lire l'intégralité de mes textes sur mon blog. Tu y trouveras plein de conseils sur les îles du sud, Ko Phi Phi ou encore Koh Lanta... Pour l'avion, je te conseil d'aller sur www.distrivols.fr. En faisant une simulation à partir de Paris et de Bruxelles, tu verras d'où c'est le moins cher à tes dates. Cela dépend... Par exemple, je suis parti en Thaïlande depuis Paris mais mon prochain voyage aux États-Unis, je pars de Bruxelles car c'était beaucoup moins cher... À+ si besoin...
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LU LuigiSicilia Regular ·
Le problème c'est que certains n'ont pas Internet à la maison et se connectent du travail où un magnifique programme nommé Sophos bloque l'accès aux blogs et sites persos :)
Instagram : Luigi_Voyage
BR Brincissa ·
Bonjour,

J'adore ton style d'écriture ( je me permets de te tutoyer)

J'ai mis ton blog dans mes liens favoris pour la préparation de mon voyage de 20 jours en Thailande fin avril jusqu'à mi-mai..

Je te remercie encore une fois pour toutes les infos précieuses que tu as voulu partager avec nous :)

Cordialement 🙂
LU Luisa93220 Regular ·
Ton blog est très sympa (je l'ai mis dans mes favoris 🙂 ), et je viens le lire et le relire souvent. Je prépare un voyage 2 adultes et 3 enfants pour février 2014.

je flippe un peu pour la résa des chambres...

J'espère aussi, que pour le taxi aéroport-bangkok, j'arriverai à en trouver un qui nous prendra tous les 5. on voyagera léger et les enfants sont toutes menues, lol...
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Ici, nous sommes une grande famille... et quand on fait partie de la même famille, on se tutoie... lol Content que mes textes te plaisent et te servent... N'hésite pas à me poser des questions pour ta préparation si nécessaire...
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
Pourquoi stresser pour les résas ? No stress, tout se passe toujours bien en Thaïlande...
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
29 février - Il n’y a que Chiang Mai qui m’aille Ah, tiens, une année bissextile… Si tu achètes vingt-deux jours de vacances en Thaïlande, le vingt-troisième est offert !... Chouette, donc aujourd’hui, c’est le jour gratuit… Allez, c’est parti ! Le jour se lève, six cents kilomètres plus tard…Ça va ? Bien installé ? Du fond de ton fauteuil, les kilomètres parcourus ne te font pas trop souffrir ? Pour nous, avoir passé la nuit dans un train en Thaïlande a eu les mêmes effets que si nous avions traversé l'Australie à dos de kangourou ! Ça, c’est effectivement ce qui te ferait triper, n’est-ce pas ? Non, parce que je vais peut-être te décevoir, mais nous avons très bien dormi, merci quand même de t’en soucier ! Fait suffisamment rare pour être souligné, personne n’a mis la clim en mode Sibérie, personne n’avait les pieds qui puaient le fromage, et surtout, personne n’a ronflé comme une locomotive… Alors qu’il était pressenti pour produire à lui tout seul deux de ces trois désagréments, même mon père s’est bien tenu… Pour ton info, il ne met jamais la clim… Si toi aussi tu es un jour amené à tenter l’expérience, je te conseille de réserver une couchette au niveau inférieur, presqu’aussi grande qu’un lit double... La preuve, Sandrine a passé la nuit avec Anna, et moi avec Sasha, pour éviter de leur donner l’occasion de faire le mur… A sept heures, tout le monde debout de bonne heure et de bonne humeur ! Non, nous ne sommes pas encore arrivés mais comme tu l’as maintenant bien compris, en Thaïlande, on ne peut pas mourir de faim puisqu’une gargote ou un marché est toujours dans les parages. Et bien le train n’échappe pas à cette règle ! Quand tu n’as pas de nourriture, c’est la nourriture qui vient à toi ! Mais ici, pas besoin d’un wagon restaurant puisqu’on nous amène notre petit déjeuner servi sur un plateau, comme au restaurant ! Que demande le peuple ?... Euh… Juste peut-être un peu de sel sur mes œufs sur le plat… Merci bien !

C’est avec plus d’une heure de retard que nous arrivons à Chiang Mai. En France, ce retard phénoménal mériterait de passer dans le journal, dans le journal de Claire Chazal, mais ici, rien d’anormal… Allez, bienvenue à Chiang Mai, la plus grande ville et capitale du nord ! Relax Max, ne stresse pas comme ça, on dirait un parisien ! Ici, rien à voir avec la sulfureuse Bangkok… L’ambiance y est beaucoup plus pépère. Alors relâche tes épaules, fume un pétard, et détends-toi… En fait, Chiang Mai est la seconde plus grande ville du pays mais elle ne compte pas plus de deux cents mille habitants, éléphants inclus ! Et bien pendant les trois prochains jours, la ville comptera en plus une famille de six petits français !

Déjà, première impression, ils auraient dû construire Bangkok ici car l'air y est moins pollué !! Ensuite, j’aurais cru que les montagnes auraient été plus… montagneuses que ça… Bon, après ces petites brèves de comptoir, je me demande maintenant comment faire pour rejoindre notre hôtel… Tuk-tuk, … taxi ? Taxi, … tuk-tuk ? Alors que je suis en pleine réflexion, j’aperçois un p’tit gars brandissant une pancarte de notre hôtel à l’autre bout du quai. C’est cool, il est venu nous chercher !!! Et en plus, c’est gratuit ! Il est free, il a tout compris ! C’est à ce moment que mes parents prennent conscience de la préparation intense, du sérieux et des heures à éplucher les guides pour obtenir une organisation aussi fantastique ! Moi, sur c’coup-là, je dis plutôt gros coup d’bol car je n’étais pas au courant ! Mais chut, motus et bouche d’égout, je leur fais croire que tout est réglé comme une montre suisse, calculé à la seconde près… Un p’tit mot, quand même, sur notre hôtel, la Chiang Mai Thaï House, pour dire qu’il mérite toute ton attention. Grandes chambres, bien situé, piscine, internet, navette pour la gare… Et sans vouloir ressembler à Gripsou, sache qu’il n’est vraiment pas cher ! Je n’y ai pas d’action mais je te le recommande chaudement quand même...

Bon, allez, il est grand temps de débuter le programme ! Justement, il est chargé puisque la ville ne compte pas moins de trois cents temples !!! Il faut donc s’y mettre de suite si on veut tous se les coltiner dans la journée ! On commence par lequel ? Plus sérieusement, j’en ai sélectionné trois. « Quoi ? Trois temples de plus à visiter ? » C’est pas faux, maman, mais moi, je vois les choses différemment… Ce ne sont pas trois temples de plus à visiter mais plutôt deux cent quatre-vingt dix-sept autres que j’ai dû lâchement éliminer. Et puis dis-toi que cela ne représente qu’un pour cent du capital temple de la ville ! Alors, la pilule passe mieux comme ça ?

Seulement voilà, le dicton ne dit-il pas « Ce que femme veut, femme l’obtient » ? Si ce n’est ni un dicton français, ni un dicton thaï, il s’applique en tout cas plutôt pas mal à ma mère et à ma femme… Car après la visite du Wat Phra Singh, j’ai droit à une nouvelle crise de foie de leur part… Leur médecin est formel, indigestion carabinée de temples ! Trop de temples tuent les temples ! Seule prescription, stopper immédiatement les visites templesques !! Mais bon, j’me méfie, les femmes simulent, c’est bien connu… Bref, une fois de plus, je dois revoir mes plans et me recreuser le ciboulot. Laisse-moi donc deux minutes, le temps d’y réfléchir, l’important pour moi étant de bien garder les pieds sur les épaules… Pendant ce temps-là, tu peux lire la suite si t’as quand même envie de savoir comment s’est passée notre visite du Wat Phra Singh, le premier et donc le dernier temple de la journée… Ce temple, qui est le plus visité de Chiang Mai, compte plusieurs attractions : Un Bouddha couché, une réplique du Bouddha d’émeraude, des statues de dragons, un énorme gong, et surtout des statues de cire de moines vraiment bleuffantes qui nous interpellent : « C’est une statue ou un vrai moine en train de méditer ?... Une statue ? Ouah, impressionnant !... Et là, ne me dis pas que c’est une statue, quand même ? » Bon, j’essaie de le pincer pour voir… Ah mince, lui, c’était un vrai monsieur… Désolé...















Ok, comme je te l’ai expliqué tout à l’heure, la larme à l’œil et le cœur meurtri, exit le Wat Chedi Luang et le Wat Chiang Man, contraint et forcé par la ligue féministe anti-temple... Leur pardonner, c'est bien. Se venger, c'est mieux ! Donc aux grands mots, les grands dictionnaires, c’est décidé, j’emmène tout le monde en prison sans passer par la case départ ! Mais la petite faiblesse qui me perdra, c’est que je suis trop bon ! Car la spécificité de cette prison pour femmes, c’est que les détenues prodiguent d’excellents massages traditionnels dans le cadre de leurs programmes de réinsertion. C’est simple comme bonjour puisqu’en arrivant, tu choisis ta prisonnière à la carte : Une tueuse d’enfants, une voleuse de sacs de grand-mère, une braqueuse de banques ou le must, une psychopathe qui te masse pendant une heure en tête à tête dans sa cellule d’isolement... Ne te fais pas de bile car ça, c’est le scénario du prochain long-métrage de Quentin Tarantino ! La vérité si j’mens, les choses ne se passent pas tout à fait comme ça… Une petite thaïe à l’opposé du stéréotype de la prisonnière tatouée au regard de tueuse se pointe, me lave entre les deuillettes, m’allonge sur un lit dans une ambiance feutrée et commence son massage tout en m’ôtant les vêtements, un à un… Bon, je me laisse faire, elle doit connaître son boulot, mais je m’aperçois qu’elle est, elle aussi, en train de se déshabiller et est déjà à moitié à poil ! C’était compris dans l’forfait, ça ?… Ah, excuse-moi, je me suis encore trompé, ça, c’est l’intro du prochain film de Marc Dorcel !!! Donc du calme, on respire, la donzelle reste bien vêtue… Retour au mode détente, zen, coooool… Non, la vérité est ailleurs… Malgré son corps d’enfant de douze ans, elle enchaîne les clefs et autres prises de judo, mettant à rude épreuve ma souplesse légendaire… Ça craque, ça croque, ça coince, ça couine, … Au fait, peux-tu me rappeler pourquoi j’accepte de payer pour ça ? Bon, ok, c’est vrai, j’avoue, j’en rajoute un peu... Ça fait quand même du bien par où ça passe… Et puis, être à Chiang Mai et ne pas se faire masser, ce serait un peu comme aller à Maroilles sans manger de fromage, à Neuflize sans venir me voir, ou encore au Havre sans… Euh…Y’a quoi, déjà, à faire au Havre ? Bref, c’est schtroumpfement agréable !

Maintenant, plutôt que tu ne l’apprennes par quelqu’un d’autre, je préfère t’annoncer moi-même que Chiang Mai est également connue et reconnue pour une autre activité que j’ai unilatéralement décidé de ne pas faire ici : les soi-disant treks dans la montagne ! De Chiang Mai partent en effet des milliers, des millions, voir des milliards de tours organisés à la rencontre de la faune et de la flore locale… Le problème, c’est que c’est devenu un peu… beaucoup l’usine et que tout ce qu’on te propose se résume généralement à une petite marche à la rencontre d’un simulacre de tribu locale, un p’tit tour confortablement assis dans une nacelle trimballée par un éléphant et une petite descente de rivière le cul gentiment posé sur un radeau en bambou… N’oublions pas que le tout se fait, bien évidemment, par paquet de douze pèlerins minimum ! Ce n’est bien évidemment pas ce que te diront les rabatteurs lorsqu’ils tenteront de te convaincre que le super tour qu’il ne propose qu’à toi et rien qu’à toi parce que t’as une bonne tête, est vraiment génial, en dehors des sentiers battus et avec les meilleurs guides : « Mon tour ? Ben c’est simple, c’est le meilleur de tout l’univers. Et mes guides ? Ben c'est simple, ce sont les meilleurs de tout l’univers ! Ils courent le cent mètres en neuf secondes, Schwarzenegger dans Conan le barbare, à côté, c'est une tarlouze ! Ils sont capables de te faire découvrir la jungle de jour, de nuit, à cloche-pied, les bras attachés dans le dos... Et blablabla et blablabla ... » Mais attention, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit ! Il est certainement possible de passer une journée agréable en prenant un de ces tours ! Je dis simplement que tu n’en auras que pour ton argent. Pour la découverte et l’authenticité, il faudra repasser… Tout ça pour justifier le choix qui est le mien de ne pas partir à la rencontre des plantes vertes et des bébêtes du nord de la Thaïlande à partir de Chiang Mai. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler plus tard… Car là, il est l’heure d’aller se rafraîchir à la piscine de l’hôtel ! Et vu les températures, ce n’est pas du luxe ! Désolé de t’infliger ça, sachant que tu as trente degrés de moins que nous en France… Je passe donc à la suite en ne t’embêtant plus avec ces détails...

Maintenant, le soleil nous ayant dit bye bye pour aujourd’hui, nous nous rendons au marché de nuit de la ville, alias le célèbre night market de Chiang Mai. Mon savoir-faire pour la négociation dans la main droite, le porte-monnaie dans la main gauche, nous sommes fin prêts ! Sur place, l’animation pourrait se comparer à celle d’un marché de Noël. A ceci près qu’on y trouve une certaine moiteur tropicale, des articles de contrefaçon, des stands de nourriture, des produits exotiques, un artisanat coloré et de qualité, des étals de sorciers, … Rien à voir avec un marché de Noël, quoi ! Mais en tous cas, c’est le lieu idéal pour acheter les petits cadeaux pas chers à ramener au pays… Une bague Hello Kitty pour mémé Huguette, une nuisette en soie pour papy Raymond, … des ustensiles de cuisine pour Sandrine… Enfin, que des trucs qui ne serviront pas, quoi ! Bon, et si je devais n’en retenir qu’une chose de ce marché ? Et bien une nouvelle fois, ce serait la gentillesse des thaïs… Comme on peut le lire sur les brochures des agences de voyages, la Thaïlande, c’est le pays du sourire… Et bien moi, j’irai même jusqu’à dire que la Thaïlande, c’est le pays des sourires ! Car partout où nous passons, nous n’avons à faire qu’à des gens vraiment sympas s’étant fait greffer un sourire à la naissance !... Morceaux choisis, top chrono, c’est parti ! « Bonjour, que désirez-vous manger ? - J’aimerais vraiment goûter à un khâw soy, la spécialité de Chiang Mai ! - Nous n’en proposons pas à notre carte mais si ça peut vous faire plaisir, pas de problème, notre cuisinier vous en préparera un ! - …… Hmmmmm… » Par contre, désolé, pas pris de photo de mon assiette, j’ai fini mon plat avant d'y penser ! Ensuite, à un petit stand de bijoux : « Ma fille Anna voudrait ce bracelet, à combien me le faites-vous ? - Celui-ci… euh… Quatre cents baths ! - Trop cher ! Cent baths, c’est bon pour vous ? (La négociation dure pas loin de cinq minutes…) - Bon, allez, ok pour cent baths… - …. Anna, bonne nouvelle, tu peux prendre ton bracelet !... Comment ça, tu n’en veux plus ?... Euuuuuh, madame, je suis vraiment désolé, ma girouette a changé d’avis et ne veut plus du bracelet… Je suis vraiment confus… Si vous voulez me gueuler dessus, allez-y, je suis prêt ! - Non, non, pas de problème, vous êtes les bienvenus !!! »







Là, je peux te dire que dans un autre pays où nous sommes allés dont je tairai le nom mais qui commence par « Tu » et se finit par « nisie », je me suis fait insulter pour bien moins que ça… Là, non, on n’a vraiment pas l’impression d’être un saumon tentant de remonter une rivière avec vingt ours de chaque côté… Bon, à force de faire de la réclame (comme diraient mes parents) aux thaïs, tu vas certainement me supplier de comparer et de faire un choix entre les thaïs et mes amis jordaniens dont j’ai fait l’éloge dans un autre carnet de route que je t’invite à ce propos également à lire. Donc pour te répondre, je dirai que les jordaniens sont prêts à t’offrir jusqu’à leur slip sale pour t’être agréable alors qu’en Thaïlande, même s’ils sont très sympas, j’ai l’impression que les gens maintiennent une barrière entre le touriste que tu es et que je suis, et eux… En d’autres termes, n’espère pas revenir avec le slip d’un thaï en souvenir, même propre… Mais bon, ce n’est que le début du voyage, on aura l’occasion d’en reparler plus tard, peut-être demain… Car là, je commence à sentir se pointer le sommeil, si ce n’est du juste, au moins de celui d’un mec fatigué… De toute façon, demain est une autre aventure...
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
1er mars - 1er mars et ça repart ! Regarde, le jour se lève, dans la tendresse, sur la ville. Tu me fais vivre, comme dans un rêve, tout ce que j'aime ! Besoin de rien, envie de… vivre la suite de notre vadrouille ! Donc, on expédie rapidement le rituel matinal, pipi, douche, petit déj’, pour être à l’heure au lieu de rendez-vous fixé avec l’agence Panda Tour. Quoi ? Un rencart avec une agence ? Alors que je leur ai craché dessus hier ? Ben oui… Mais rassure-toi, je ne retourne pas mon slip aussi vite ! Là, j’ai de nombreuses paires d’oreilles pendues à mes lèvres pour écouter les arguments de ma défense… d’éléphant. Car oui, c’est pour approcher ces petites bestioles que j’ai vendu mon âme aux agences. Mais hors de question de faire comme le touriste lambda, c’est-à-dire regarder un éléphant peindre, jouer au foot ou faire la vaisselle, et faire la queue pour lui donner une cacahuète ou grimper dans une nacelle pour faire une ballade de vingt minutes sur son dos, si tu vois l’genre ! Non, moi, je veux faire dans l’affectif, dans le relationnel !… Je veux établir une vraie complicité avec ma grosse peluche… Donc je veux passer toute une journée avec mon éléphant à le nourrir… Je veux le laver, je veux le monter à crue, je veux le câliner, … et pourquoi pas se pacser si le courant passe bien entre nous… Bref, tout ça faisant beaucoup de « je veux », tu te doutes bien que l’organisation d’une telle journée n’est pas sortie du chapeau de Garcimore ! Pour réaliser mon rêve et du même coup celui de mes filles, je me suis donc mis à cheval sur mon clavier et ai comparé, recherché, scruté, hésité, interviewé, essoré internet… avant de trouver la perle rare qui correspondait à tous mes critères, à part… le prix ! Deux mille baths par personne !!! Aïe, ça pique un peu, mais un éléphant, ça vit longtemps et j'imagine qu'à nourrir ça coûte légèrement plus cher qu’un chien ou un poisson rouge, non ? Loin des autoroutes à touristes, l’agence Panda Tour propose donc de consacrer une journée complète à nos amies les grosses bébêtes dans un camp d’entraînement pour cornac ! Il semblerait, à les entendre, que ce soit le terrain de jeu idéal pour les enfants, donc idéal pour moi ! Mais ne vendons pas la charrue avant d'avoir tué les bœufs ! Moi, je suis comme saint Franck, je ne crois que ce que je vois… Donc, envoyé très spécial, je vais pour toi, tenter cette nouvelle expérience en caméra caché… Euh, pardon, je regarde trop la télé, moi...

Allez, c’est parti pour une heure de route, entassés à l’arrière d’un pick-up avec une famille de cinq amerlocks. Plus on est de fous, et moins y'a d’place ! Pour passer le temps, révisons un peu ta culture éléphantesque ! Que sais-tu réellement de ces animaux ? Ok, on en trouve en Afrique et en Asie… L’africain est plus gros que l’asiatique… Oui, effectivement, il peut manger jusqu’à deux cents kilos de végétaux et boire jusqu’à deux cents litres d’eau par jour… Bon, je vois que tu as bien révisé… Mais tu oublies quand même qu’un éléphant, ça a une mémoire incroyable, qu’un éléphant, ça trompe énormément, qu’un éléphant, faut pas l’emmener dans un magasin de porcelaine, qu’un éléphant rose, si t’en vois un, c’est que t’as consommé des substances illicites, qu’un éléphant, ça peut accoucher d’une souris, … Bref, qu’un éléphant qui se balançait sur une toile, toile, toile, … toile d'araignée…, c’était un jeu tellement, … Bon, ça, c’était la séance blagues pourries... Voilà, c’est fini… Allez, reviens ami lecteur, je continue mon histoire !

Juste avant d’arriver, nous faisons une halte d’un quart d’heure sur un petit marché du bout du monde pour y acheter quelques régimes de bananes pour nos éléphants. C’est aussi et surtout l’occasion pour mon père et moi d’enfiler nos costumes de supers aventuriers, selon les organisateurs ; et de supers kakous, selon la police... Dans la famille « je mange de tout et j’ai un estomac en béton », je demande le grand-père… Allez, on ouvre la bouche bien grand et on croque la tête bien juteuse de la grosse blatte … Mmmmm… Maintenant, je demande le père ! Ah, mince, j’crois qu’c’est mon tour !... Bon, allons-y pour un gros vers blanc… Miam miam… Comme un M&M’s, ça fond dans la bouche, pas dans la main ! Bon, pas de publicité mensongère aux éditions « on part en vadrouille », je ne dirai que la vérité, rien qu’la vérité, dites je l’jure ! Franchement, faut vraiment être maso pour ingurgiter ces choses-là… Ou alors, peut-être participer à un jeu de téléréalité ! La prochaine fois, c’est décidé, je ne le referai que s’il y a une amulette ou une immunité à gagner !



« Bon, ça fait un bout d’temps que tu nous bassines avec tes éléphants et on n’en voit toujours pas le bout du bout de la trompe ! » Patience, mon ami… Justement, on arrive… On débarque dans un paysage à la « Portés disparus » avec Chuck Norris mais sans portés disparus et sans Chuck Norris… Au pied de la montagne et au milieu des rizières, un petit village d’une dizaine de baraques nous attend… Des poules, des chiens, des cochons, … et des scoubidous bidous, ah !… En fait, non, il semblerait que ce soient des éléphants ! Les voilà enfin ! Après les présentations d’usage, on enfile nos tenues de cornacs et paf, retour sur les bancs d’école pour un cours en anglais sur la vie et les ordres à donner à ces gros pachydermes : Yup, pai, yaya, kaboum… Et ben voilà, tu sais parler l’éléphantais ! Bon, faut quand même que je te traduise tout ça, ça pourra te servir lorsque toi aussi, tu auras fait l’acquisition d’un éléphant… Dans l’ordre, ça donne « je mets le doigt devant, je mets le doigt derrière, je mets le doigt devant, je fais de tous petits ronds »… Ah, excuse-moi, je change de disque… En fait, cela veut dire « Arrête-toi que je puisse descendre ! Avance tout droit, toujours tout droit, toujours tout droit ! Tu peux rabaisser ta trompe, je n’ai plus rien à te r’filer à bouffer ! Baisse la tête que je te saute dessus ! » Oui, effectivement, ça va plus vite à dire dans leur langue… Après ce cours magistral, c’est le moment que tout le monde attend : La mise en pratique ! Et là, les filles sont aux anges ! Rien que voir le regard et la banane large d’un mètre de mes deux louloutes justifie le voyage !!! Bien évidemment, je n’suis pas le dernier d’la classe lorsqu’il s’agit de tenter de nouvelles expériences, alors roule ma poule… Je lui donne l’ordre de se baisser, il s’exécute, je grimpe su’l bestiau… Puis, brusquement, il se lève et je me retrouve alors à cinq mètres du sol, une grosse trompe entre les jambes... Je ne me suis jamais senti aussi viril de toute ma vie, c’est moi qui te l’dis ! Pour m'agripper, il y a bien deux ou trois poils au dessus de la tête… Pour rester stable, je cale mes gambettes derrière ses oreilles… Et surtout, ne pas oublier les ordres appris il y a cinq minutes ! C’est bon, tu te rappelles de tout ? « Allez, maman, c’est à toi !!! Mais non, tu n’vas pas lui faire mal ! Et puis tu sais, rien qu’avec sa trompe, il est capable de soulever six personnes » Une fois grimpés sur notre jouet, il ne pense d’ailleurs plus guère à nous, un peu comme nous lorsqu’on trimballe un sac à dos… Pour t’en convaincre, savais-tu que rien que la trompe comporte entre cent et cent cinquante mille muscles ? Et pendant qu’on est dans le culturel, savais-tu qu'en multipliant par deux la circonférence du pied d'un éléphant, on obtient la hauteur de l’animal ? Je sais, ce n'est pas forcément le genre de chose qu’il te sera facile de replacer dans une discussion mondaine, mais sait-on jamais ! Et puis, si t’y parviens, tu passeras pour l’intello de la soirée, ça t’changera !





Allez, un p’tit tour à droite, un p’tit tour à gauche, lève ta trompe, baisse-là, mange tes cinq kilos de bananes, regarde le photographe, mange tes cinq kilos de cannes à sucre, j’ai dit regarde le photographe, … Mon éléphant répond au doigt et à l’œil à chacun de mes ordres, un peu comme ma femme, quoi ! On est donc fait pour s’entendre ! Hahaha… Allez, avant de m’attirer les foudres de Sandrine, de la ligue de protection de la femme, de mes beaux-parents, de la confrérie des mangeurs de pancakes, … je précise bien évidemment que c’était une blague ! « C’est bon, Sandrine, arrête de crier !... » Voilà qui est mieux… Ben tu vois, ça marche !... Aïe...







Bon, allez, reprenons le fil de notre journal de bord… J’en étais donc au moment où nous partons promener nos animaux de compagnie dans la jungle. Voilà quelques impressions compilées, entendues au hasard de la balade : « Heuuuuuu, monsieur, monsieur, y va où, là, mon éléphant ? Parce que là, y'a des bambous, quand même... Ah, ben il a tout défoncé ! » « J’crois qu’j’vais vomir… S’il vous plait, je peux descendre ??? S’il vous plait !!! Je veux descendre !!! » « Tiens, celui de devant s'arrête pour manger. Ah bon, on le double ? Hé, mais c'est trop étroit et en plus c'est en pente jusqu'à la rivière... Oh le biiiiip, il glisse !!! Oh biiiiiip ça secoue, ouh là, et ça penche, en plus ! Mais on va tomber, il va nous écraser, on va tous mourir !!!! Ah non, ça va en fait... » « J’ai mal au cul… Et pis la neige elle est trop moooolle ! » « Et toi, Sasha, tu veux descendre ?... Non, moi pas descendre, papa ! » Bon, au final, l'éléphant, ça tangue énormément, ça passe partout et c'est assez stable comme moyen de transport ! Par contre, ce n'est pas simple à garer...





« Bon, Babar, c’est bien beau d’aller faire le mariolle dans la forêt, mais maintenant, t’es tout sale. Viens prendre ta douche ! » Pas besoin de le répéter dix fois à nos quatre élephants qui se jettent direct à la baille, sans maillot ni bonnet de bain ! Et pour leur savonner le dos, toute ma tribu s’y met, sauf ma mère qui a abandonné son navire sur pattes depuis ses envies de vomir… On les gratouille, on les arrose à coup de seaux d’eau, on les frotte avec de l’écorce, ils nous arrosent avec leurs trompes, on les dorlote, … En d’autres termes, on passe un super moment avec nos nouveaux copains ! Faut dire que ça crée des liens lorsqu’on se lave tous ensemble !!! C’est d’ailleurs à ce moment-là que j’ai vu dans les yeux de mon éléphant qu’entre lui et moi, c’était pour la vie… « Mon éléphant, j’ai un problème, je crois bien que je t’aime… » « Ouuuuh, j’ai un problème, je crois bien que je t’aime aussi ! » que j’aurais aimé qu’il me réponde…









Bref, à dada sur mon gros bidet, on reprend la direction du village en faisant un petit stop à une marre boueuse dans lesquelles se vautrent nos éléphants. « Ben ça a servi à quoi que Ducros il se décarcasse ??? » Pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse et dans la pauvreté, dans la santé et dans la maladie, dans l’eau propre comme dans la boue, jusqu'à ce que la mort nous sépare…. que le curé nous a dit… Donc même dans la boue, je l’accompagne…, suivi rapidement par notre cornac, mon père et Anna… Bon, n’imagine pas un bain de boue dans un centre de soin… Une simple giclée de boue lancée au cornac qui nous accompagne et ça se termine en bagarre générale ! Même Anna s’y met… même si elle l’a rapidement regretté ! Ben oui Anna, qui pisse face au vent se rince les dents ! Bilan des courses, on va certainement tous se faire enguirlander par la mère Denis !





La fin d’après-midi rime avec douche, lavage des vêtements dans la rivière, sieste dans les bras d’une jolie thaïlandaise, partie de foot avec les cornacs, petite prière pour les éléphants, et petit moment improvisé de dégustation de produits du coin. Euuuh, ça n’aura échappé à personne, mais la sieste dans les bras de la jolie thaïe, ce n’est malheureusement pas moi qui suis concerné, mais Sasha… Je préfère quand même préciser… Revenons-en à la dégustation… En fait, notre cornac souhaite nous faire goûter à son tort boyau local fait à base de plantes ramassées dans la jungle. « Fol boile cu’sec, sinon ça vous brûle la gorge ! » « Et le truc à manger, là, c’est roulé sous les aisselles ? » Entre le verre d’alcool et ce qui baigne dans l’assiette, je n’sais pas vraiment lequel m’arrache le plus le gosier… Mais bon, encore un moment sympa passé ici avec des gens sympas et avec des éléphants sympas ! Mais c’est le dernier, je crois que les capotes sont cuites, il est temps de rentrer au bercail ! Hasta la vista, baby… et merci pour tout ! Bon, tu l’as maintenant compris, nous signons bien évidemment tous les six de nos douze mains et te conseillons de venir passer une journée ici, à Eléphanland ! Euh, par contre, ne tape pas Eléphanland sur internet pour avoir plus d’info, ce n’est qu’une expression que je viens d’inventer...



De retour à l’hôtel, j’enchaîne direct avec la suite du programme : Musique de Pretty Woman, séance d’essayage ! « Ben oui Sandrine, ce soir, je t’emmène dans le plus beau resto de Chiang Mai et de ses environs ! » Pour s’y rendre, je négocie un songthaew : « Sukitaki ! - Kowanini !!! - Baka nana resto baranin manger kalorista tous les six ? - ??? Ah… Toka anji rodi roumi yakoo !!! - Mimi nakoundinda tinkouji !!! - Ok, na miaou kina tim kouji !!! » Et toi comme un idiot, tu lis ça comme si tu comprenais le thaï... Ben ouais, pour moi, voyage à l’autre bout du monde oblige, je m’la joue bilingue… D’ailleurs, dans quelques semaines, une version thaïe de tous mes textes paraîtra... Bref, on se met d’accord pour la course aller-retour pour cent vingt baths, sachant que le resto est à environ dix kilomètres… Pour info, cela nous revient donc à peu près à vingt francs. Et si tu ne sais pas combien valent vingt francs, ben demande à tes parents !!!

Alors, plus beau resto de Chiang Mai ? Une fois sur place, je crois même que c’est le resto le plus beau de Thaïlande, voir d’Asie, voir du monde, voir plus… Le cadre est franchement idyllique : Chutes d’eau, lac artificiel, végétation, … et selon Anna, des toilettes tip top ! C’est même plus beau qu’au Flunch, les jours de couscous à volonté, c’est dire ! Donc encore un moment bien agréable en compagnie de gens bien agréables à manger des choses bien agréables. Car soit je me suis habitué aux piments, soit ils ont la main moins lourde que les premiers jours en repérant à mon teint blafard que je n'étais pas un des leurs. Là, aucune chance pour les hémorroïdes de poser leur candidature pour demain ! Par contre, excuse-moi, mais là, c’est un trop bon tuyau pour que je te donne gratuitement l’info. Dans les commentaires, si ça t’intéresse, envoie-moi tes coordonnées bancaires et je te ferai parvenir le nom et les coordonnées du resto par message privé. Désolé… Bon, cette journée, je l’ai aimée un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ! J’espère que toi aussi, tu as kiffé en suivant notre vadrouille du jour et que ça t’a donné envie de lire celle de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...

http://onpartenvadrouille.over-blog.com Carnets de route "décalés" : Jordanie, Balkans, Thaïlande, ouest américain, Birmanie, Pérou, Cambodge, ...
FR Franck43 Regular ·
Super carnet et blog félicitations !!! Penses tu qu'il est possible de faire ton itinéraire en août (par rapport au climat) Merci pour ta réponse
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Oui, sauf pour la partie sud car là, ce ne sera pas la bonne période. A la place, je te conseillerai plutôt d'aller à Ko Phangan et Ko Tao...
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OB Obeoandpai Globetrotter ·
et selon Anna, des toilettes tip top !

Sawadee krap Franck A telle vue celles du Coffee Love à Paï ? 😎

Mon YouTube https://www.youtube.com/user/voyageurasie/videos?view_as=subscriber
FR Franck43 Regular ·
Merci pour ta réponse
BI Bibouns51 Globetrotter ·
2 mars - Eye of the tiger

Vive le vent, vive le vent, vive le vendredi ! En ce vendredi, vérifie bien que tu as suffisamment de place sur la carte mémoire de ton appareil photos car aujourd’hui, il y a de quoi s’en mettre plein la rétine ! Des choses exceptionnelles, des lieux magnifiques, des événements sensationnels, des émotions grandioses… Et oui, si tu viens traîner dans les environs, n’oublie pas de te constituer un stock conséquent en superlatifs pour ne pas te répéter continuellement. Parce que moi, franchement, j’avoue que je commence à arriver à cours d’idée. Donc, pour m’éviter de me masturber le cervelet aujourd’hui, permets-moi d’utiliser le tout nouvel adjectif « jamévunalistique » pour décrire quelque chose de très beau, de très sympa, de très bon, d’original... Ok, ce mot sort tout droit de mon usine crânienne mais au moins tu comprendras ce que je veux te dire sans pour autant me répéter journée après journée. Et crois-moi, je vais l’utiliser car la journée promet d’être… comment dire ? Euh… jamévunalistique !!!

Bon, maintenant que l'introduction est faite, passons au développement. Par contre, je ne me sens pas de te le faire en thèse, antithèse, synthèse comme on me l’a enseigné quand j’étais encore jeune étudiant pubère. Non, je vais simplement me contenter de te décrire à ma façon les événements qui ont jalonné notre journée du deux mars. En fait, j’vais faire comme d’hab’, quoi ! Donc, sur ma check list du jour, la première ligne dit « location de scooters ». Horreur, malheur ! Le seul fait d’annoncer la couleur au petit déj’ donne des envies de suicide à ma pauvre mère, le trouillomètre à zéro rien qu’à l’idée de conduire un tel engin en pleine circulation qui peut quand même regrouper jusqu’à douze voitures et trois mobylettes aux heures de pointe. Ça t’fait rire ? Et ben je peux te dire que pas elle !!! Mais non, je n’me moque pas ! J’avais simplement oublié qu’en France, ma mère panique dès lors qu’avec son véhicule, elle s’éloigne de plus de vingt kilomètres de son domicile… Tu sais, un peu comme les chiens qui reçoivent une châtaigne lorsqu’ils s’éloignent un peu trop de leur niche ! De nombreux spécialistes se sont penchés sur son cas. Et leur diagnostique est sans appel : la vinkilométrophobie ! Alors imagine un peu ici, à plus de douze mille bornes de son home sweet home, alors que les gens du coin n’ont pas trop des tronches d’ardennais, alors que le dernier deux-roues qu’elle a chevauché avait encore des roulettes, alors que tout le monde ici a la fâcheuse habitude de rouler à gauche, … Ce dernier point, c'est d'ailleurs la nouille qui fait déborder le pad-thaï ! Mais bon, tout ça cumulé fait que du scooter à Chiang Mai, c’est niet, niet et re-niet ! Rien de jamévunalistique là-dedans mais j’ai plus d’un tour dans mon sac à dos Quechua acheté soixante euros chez Décathlon, je vais trouver une solution...

Ni une, ni deux, … ni trois, je pars à l’assaut d’un songthaew à louer pour la journée. Cinq minutes de négociations planté au milieu de la rue plus tard, et de une, je conclus l’affaire pour sept cents baths, et de deux, je provoque à moi tout seul un énorme bouchon. Mais pas de doute, ça se voit comme le nez au milieu du ventre, nous ne sommes pas en France : Pas un coup de klaxon, pas un courtois « Hé, conn… tu vas bouger oui ou mer...!?! » Non, là, un petit signe d’excuse de ma part, un sourire en retour et le conflit est tué dans l’bœuf ! Allez, en songthaew Simone ! Une demi-heure plus tard, tout le monde descend, nous sommes juste devant le tiger kingdom ! Le tiger quoi ? Le tiger kingdom, ou royaume des tigres pour les non initiés au langage rosbif, est un endroit où il est possible d’approcher des tigres. « Ouaih, un zoo, quoi ! » Ben pas vraiment ! Quand je te dis qu’il est possible d’approcher ces petits chatons, c’est vraiment de très près… Non, rapproche toi encore… Plus près, … Encore plus près… Un peu du style « si ta tête ne lui revient pas, tu peux même participer activement à son repas », si tu vois c’que j’veux dire… Ah bon, tu f’rais dans ton froque, toi ? Si tu t’dis ça mais que tu aimerais quand même être à ma place, rappelle-toi simplement qu'un jour, le grand chêne aussi a été un gland comme toi… Moi, je suis un homme ! Et sache qu’un homme digne de ce nom ne fuit jamais. Fuir, c'est bon pour les robinets ! « Bonjour ma p’tite dame, deux doses d’adrénaline, s’il vous plait ! » Car comme d’hab’, seuls deux braves parmi les braves vont se jeter dans la gueule du tigre, les quatre autres préférant aller biberonner les bébés. « Quatre entrées pour les bébés tigres et deux tickets resto pour les papas tigres, ça vous fera trois mille trois cent vingt baths… » Ah ouaih ? Quand même… Bon, même si ça doit valoir son pesant de viande fraîche, cinq cent cinquante baths par personne pour approcher des tigres pendant un quart d’heure, ça fait quand même un peu mal au cul… Euh, pardon, … au porte-monnaie… « Euh, monsieur ?!? Vous avez oublié de me signer la décharge ! - Une décharge ? Pourquoi ? Vous croyez peut-être que je vais faire du mal à une de vos peaux de bêtes ? C’est ça ? - … ???!??? - Ah bon, c’est l’inverse ? Ok, donc si un de vos tigres m’arrache la tête, promis, je ne vous en tiendrai pas rigueur… Juré, craché, signé ! » Gloups...

Allez, on commence par le coin des « peurdefinirenhotdog » ! Nos quatre donzelles entrent donc dans l’arène à la rencontre de bébés tigres après les traditionnelles consignes de sécurité : Interdit de les porter, interdit de lui mettre les doigts dans la gueule ou dans les yeux, interdit de lui taper sur la tête, interdit de lui monter dessus, … Ben au prix qu’on paie, on n’a pas l’droit de faire grand’chose, dites donc !!! Plus sérieusement, les filles s'en mettent plein les mirettes pour se ressortir tout ça lors des longues soirées d’hiver… Elles vivent un moment vraiment jamévunalistique ! Je ne sais d’ailleurs pas si elles se rendent bien compte du moment qu’elles sont en train de vivre… Moi, c’est sûr, je vais bien m’en rendre compte puisqu’il est l’heure d’aller dans le coin des « papeurdeservirdedéjeuner ». Allez papa, arrête de pleurer, on y va !







La brigade des tigres nous attend de patte ferme dans son enclos. Idem que toute à l’heure, on a droit aux consignes de sécurité : Interdiction de les porter, interdiction de les narguer avec nos belles cuisses bien dodues, interdiction de mettre notre tête dans sa gueule même si ça ferait une super photo, … Allez, on s’approche de notre première boule de poils… Pour te donner une idée de la boule de poil en question, le dresseur qui nous accompagne nous précise que le bestiau est un poids lourd d’à peu près deux cent trente kilos bien trempé, bien loin de mes quatre-vingt kilos habillé… Le combat paraît donc déséquilibré entre Brahim Asloum et Mike Tyson… Le gong retentit, c’est parti pour le premier round ! « Petit petit petit… Gentil le matou… Gentil… » Lentement, je pose mon fessier près de lui… Ça y est, je le caresse dans l’sens du poil, je l’ai déjà apprivoisé… Mais non, je n’suis pas un héros, faut pas croire ce que disent les journaux ! Surtout que notre tigrou ne bronche pas d’une moustache… En fait, dès mon entrée sur son territoire, il a compris qui était le maître de l’univers… Par le pouvoir du crâne ancestral, je détiens la force toute puissaaaante… dixit Musclor !! On n’va quand même pas se laisser dominer par un gros chat, quand même ! Allez, en totale confiance en mon autorité naturelle, je pose ma tête sur son petit bidon tout doux… J’entends même son cœur tout stressé battre la chamade. C’est sûr, il flippe, il me craint !!! Mais non, je n’suis pas un héros, mes faux-pas me collent à la peau ! Là, même pas peur, je tente le chaos en lui attrapant la queue et en me l’entourant autour du coup… C’est alors que le fauve se rebiffe d’un coup sec et se met à rugir, non pas de plaisir, mais plutôt d’énervement ! Inutile de le rugir deux fois que je m’suis déjà fait la belle, prêt à escalader la clôture… « Ok, monsieur, j’ai saisi le message cinq sur cinq : Monsieur n’aime pas qu’on joue avec sa queue…, c’est ça ? »







« Bon ben papa, j’crois qu’c’est ton tour d’aller à l’abattoir ! » On change de tigre et là, nickel chrome ! Certainement que celui-ci avait suffisamment mangé d’entrecôtes-frites-mayonnaise avant qu’on arrive… Si bien que mon père ce héros repart de là avec ses deux bras et ses deux jambes, même en ayant joué avec la queue de son tigre… Vraiment jamévunalistique ! Tu l’as compris, les vingt minutes passées dans l’enclos sont enregistrées à jamais sur notre disque dur crânien. Je ne saurai donc que te conseiller de venir toi aussi ici, afin d’y passer un moment vraiment adrénalinant. Si ce mot n’existe pas, c’est qu’il manque réellement à la langue française pour décrire la rencontre avec les tigres !

Bon, notre chauffeur de songthaew est à l’heure au rendez-vous. En route maintenant vers le Doi Suthep, le temple le plus vénéré du nord de la Thaïlande dédié bien évidemment à notre ami Bouddha ! C’est le moment que je choisis pour te parler un peu plus en détail de l’autre figure emblématique, ultra vénérée, adulée, enviée, adorée qu’est le roi Bhumibol Adulyadej. Ok, pour faire simple, on va faire comme tout le monde et l’appeler Rama 9. Mais alors, pourquoi te parler de Rama 9 maintenant ? Tout simplement parce que son portrait est partout ! Dans les villes mais également sur les routes de campagne que nous sommes en train d’emprunter. Il y a son portrait sur de grands portiques, dans les voitures, dans les bus, sur les lampadaires, dans les restaurants, dans les abribus, aux balcons des immeubles, dans les toilettes, ... Partout, j’te dis !… Les thaïlandais vont même jusqu'à porter un polo, une chemise ou un t-shirt jaune tous les lundis, car le lundi, c'est le jour du roi, et le jaune, c’est sa couleur ! A noter quand même qu’à l’heure où je te parle, notre bon vieux roi vient tout de même de souffler ses quatre-vingt trois bougies. Si bien que tout le monde ici craint le jour de sa mort. Ce sera bien évidemment jour de deuil national comme chez nous si Johnny Hallyday venait à nous quitter, mais certains prétendent que ce sera le jour où débutera une guerre civile pour savoir qui prendra sa suite… Bref, je ne suis pas là pour faire de la politique mais si tu dois partir en vacances en Thaïlande, essaie de le faire avant la mort de Bhumibol Adulyadej !!! Les vacances, ça ne tient pas à grand’chose, quelque fois… Bon, c’est jamévunalistique, cette parenthèse a permis de faire passer le temps. Nous sommes arrivés au Doi Suthep...

Un petit pad-thaï dans une cantoche locale et en avant la visite ! Pour monter au temple, il faut choisir entre soit la montée des marches qui n’a rien à voir avec celle de Cannes et le funiculaire pour les vieux et les fainéants. Présenté comme ça, tout le monde choisit les marches, sauf ma mère à qui j’ai appris l’existence du funiculaire une fois en haut… On lui fait payer le coup des scooters comme on peut… Trente baths l’entrée pour les adultes, trois baths pour mon père qui désire urgemment se rendre aux toilettes, vingt baths pour un coca pour ma mère qui a du mal à se remettre des trois cents et quelques marches, dix baths pour une glace au chocolat pour Sasha, … et donc dix baths à prévoir pour faire nettoyer son t-shirt. « C’est bon mes apprentis bouddhistes, tout le monde est prêt ? » Une fois entrés, le temple est vraiment jamévunalistique. Sans problème, il entre dans le top trois des temples visités jusqu’à présent. Même ma mère, pourtant en convalescence d’une overdose aigüe de temples, apprécie, c’est peu dire ! De l’or, de la dorure, des feuilles d’or, … et Sasha avec sa chevelure couleur or qui attire une fois de plus les thaïs comme des papillons de nuit hypnotisés par un lampadaire...













Pendant que je tape la discute avec un moine, Anna entreprend de parcourir le chemin des vœux qui tourne autour du chedi principal : « Alors Anna, quel est le vœu que tu as fait ? - J’ai fait le vœu que papy ait toujours du papier toilette sur lui… - ?????!!! » Alors là, soit ma fille est bizarre, soit elle connaît bien son grand-père… Si tu connaissais mon père, tu saurais que ma fille n’est pas bizarre… Bref, on ne va pas s’attarder plus longtemps sur l’appareil digestif de mon père qui mériterait un livre à lui tout seul, revenons donc à nos moutons et surtout, revenons en ville ! Là, à ton avis, comment passer du bon temps lorsqu’on a quelques heures à tuer à Chiang Mai ? Soit en allant à la piscine de l’hôtel, soit en se faisant faire un massage ? Gagné, ce sera les deux ! Un massage des pieds pour se zénifier les sens et deux heures à se laver dans la piscine ! J’avais aussi prévu un gommage des pieds par les fameux poissons carnassiers mi piranhas, mi podologues de Chiang Mai mais l’activité n’a pas suscité l’envie de toute la tribu ! Tant pis, ce sera pour dans une autre vie… Je passe rapidement sur les ronflements de ma mère au salon de massage et j’en arrive maintenant aux deux programmes du soir. Demandez l’programme, demandez l’programme ! Un programme rose pour les nanas, un programme bleu pour les mecs, les durs, les vrais ! Après le repas que l’on a daigné prendre avec elles, les femmes vont de nouveau faire joujou sur leur marché de nuit, alors que nous, nous allons à un match de muay thaï où ça cogne et où on peut se descendre quelques mousses. Un truc de mecs, quoi !… Une fois les tickets in the pocket, nous traversons la ville pour aller là où je crois avoir entraperçu hier soir un endroit paraissant s’apparenter à quelque chose de similaire à une illusion de stadium de boxe. Sauf qu’une fois sur place, ça ressemble plus au genre d’endroit où des filles nues se battent dans de la gelée de framboise chaque premier samedi du mois et sans décodeur… La preuve, ce ne sont pas des boxeurs qui nous accueillent mais de jeunes et jolies filles courtement vêtues qui nous proposent d’ailleurs non pas de la boxe mais un tout autre type de sport… « Bonsoir gentes dames… La quelle de vous sait à quelle heure commence le combat de boxe ? - Un combat de boxe ? Si je te l’dis, tu me paies un verre ? - Ben… Non… Merci… J’ai déjà payé mon ticket d’entrée, moi !… Et puis Sandrine ne m’a donné que cinquante baths comme argent de poche pour ce soir, désolé… Mais sinon, le stadium de boxe thaïe, c’est bien ici ? - Si tu montes avec moi, ce sera le stadium de l’amour, bébé !!! - Euh, papa, t’es sûr que c’est ici ? - Bien sûr ! La boxe, ce n’était qu’un prétexte pour se débarrasser des femmes… Non ? » Ça, c’est ce que tu aurais voulu qu’il me réponde n’est-ce pas ? Par contre, pour ma mère, ça ne l’aurait pas vraiment fait, donc au final, nous repartons à la recherche du véritable stadium que nous débusquons enfin… juste à côté du resto o�� nous avons mangé ce soir… Bref, aussitôt arrivés, aussitôt installés, aussitôt notre première Chang avalée et mon argent de poche dépensé, aussitôt le combat commencé ! Enfin, ce que je croyais être un combat ! Alors qu’on a échappé de peu à une soirée chez les prostiputes, nous voilà devant un spectacle de danse folklorique ! Deux gars qui n’ont de boxeur que la tenue entame des pas de danse sur une musique entêtante avec un espèce de ruban ridicule autour de la tête. En plus, ils sont épais comme des sandwiches d’Air France. Ces gars-là, tu m’accroches les mains dans l’dos et j’te les mets k.o. quand tu veux !... Ah, apparemment, tout est normal...





Cette danse appelée ram muay est parait-il un rituel précédent chaque combat. Le véritable combat, d’ailleurs, ça tombe bien car il commence !!... Pif ! Paf ! Un coup de pied dans ta face ! Aïe… Un coup de genou dans tes côtes !... Ouille… Euh, oyé, oyé… Je tenais dès à présent à faire une annonce officielle pour m’excuser pour le sandwiche Air France, le ruban ridicule, les bras dans l’dos et tout l’tintouin. Je pense que j’aurais pu tenir au maximum un round et demi, même contre une des femmes que nous avons vue ce soir. Et encore … Et encore … C’est d’une violence inouïe ! Ça claque, ça gicle, ça tombe… C’est jamévunalistique ! Encore une fois et comme tout ce que nous avons fait aujourd’hui, je recommande ! J’espère que c’en sera de même pour demain… De toute façon, demain est une autre aventure...



http://onpartenvadrouille.over-blog.com Carnets de route "décalés" : Jordanie, Balkans, Thaïlande, ouest américain, Birmanie, Pérou, Cambodge, ...
YE Yellowmop Veteran ·
Hey, Fr😎ncky is baaaaaaack in town!!!

Un ptit eye of donkey pour ton pétillant, comme à ton habitude, de truculence. Le choix, que je respecte mais ne partage, de tes activités (zoo&boxe), ne gâche pas mon plaisir de lecture (ou si peu, vraîment). Je salue en Toi un héros-posteur couillu, qui ne loue pas de costume pour jouer un personnage sur VF, qui assume spontanément&avec humour ses , et à la plume aussi gourmande que communicante.

Merci encore et n'hésite pas, hein.Pas bisoin d' , de toutes façons tu as le truc de rendre plus fun/légère la life, toujours bon à prendre dans l'Amazing Rubrique, surtout en ces temps de misère de sujets&d'échanges...

Yell😉wmop.
BI Bibouns51 Globetrotter ·
mdr La suite, bientôt !!!
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YE Yellowmop Veteran ·
MDF: mort de faim!!!

Vas-y, Francky, envoie la suite, vas-y Francky c'est bon bon bon !!!

Yell😉wmop.
BI Bibouns51 Globetrotter ·
3 mars - Voir Pai et vomir

Voyage voyage, plus loin que la nuit et le jour, voyage voyage, dans l'espace inouï de l'amour, voyage voyage, sur l'eau sacrée d'un fleuve indien, voyage voyage, et jamais ne reviens… Si toi non plus tu n’piges que dalle à ces paroles de la belle Désireless, no soucy, j’ai simplement voulu débuter notre nouvelle journée avec cette chanson pour t’indiquer que nous mettions les voiles. Ciao, hasta la vista baby ! Euh non, hasta la vista Chiang Mai ! Il faut quand même que tu saches que lorsqu’on prend la peine de venir en vadrouille jusqu’ici, c’est qu’on a une petite idée derrière la caboche ! Venir à Chiang Mai, c’est bien. Venir à Chiang Mai et poursuivre l’aventure, soit vers l’est et Chiang Rai, soit plein ouest vers Pai, c’est mieux ! Allez moussaillon, je ne sais pas quelles sont tes intentions, mais moi, j’ai longuement délibéré avec moi-même et je vais à bâbord toute, direction Pai ! Par contre, prononce-le bien « baille » pour ne pas avoir l’air d’un touriste qui débarque de son patelin… Bon, alors, qui me suis ?... Toi ? Plus moi, plus eux, plus tous ceux qui le veulent, plus lui, plus elle, et tous ceux qui sont seuls, allez venez et entrez dans la danse, allez, venez, c’est votre jour de chance !

Ok, Chiang Mai, samedi 3 mars 2555, station des bus, sept heures trente du matin. Un minibus et son chauffeur se pointent, c’est le nôtre. Non, ce n’est pas le traiteur qui est au volant… Lenôtre… traiteur… Ok, celle-là, elle est nulle… Bref, l’appel est fait… Ah, ça y est, tu viens juste de comprendre mon super jeu de mot ? Allez, rigole un bon coup et on s’y r’met ! Donc, je disais que l’appel est fait. Visiblement, les affaires marchent plutôt bien, le véhicule est plus plein que plein ! Heureusement que nous avons acheté un billet pour Anna… Grâce à ça, elle aura en principe sa propre place à bord. En principe seulement car le van comporte douze places et nous sommes quatorze à y monter, traiteur non compris (oui, je sais, je suis lourd avec ça)… Si bien que pour ma part, je me retrouve au fond façon knacki dans un hot dog, coincé entre la vitre et un gros allemand tout poilu. Mais fatigué que je suis, après une nuit difficile, je m’assoupis au bout de trois kilomètres et ne peux donc pas trop te décrire le début du trajet. Ben oui, excuse-moi, mais je n’ai que deux bras et un cerveau, et ce dernier s’est malencontreusement mis en veille pendant quelques minutes… zzzzzz… zzzzzz… Et si un bruit sourd et répétitif ne m’avait pas débugué, j’y serais certainement encore… Mais d’ailleurs, qu’est-ce que c’est doudou dit donc que ce bruit sourd et répétitif ? C’est dans mon rêve ? Le pot d’échappement du van qui claque ? Un passager clandestin caché dans le coffre ? Ben non, en fait, c’est ma tête qui tape la vitre du van à chaque virage. Et des virages, ben y en a à la pelle ! Sept cent soixante deux au total pour arriver à Pai, sur seulement cent quarante kilomètres. Si tu comptes aussi vite que ma calculatrice Casio FX-180P, ça nous donne en moyenne un virage tous les cent quatre-vingts trois mètres et des brouettes sur une route qui a inspiré le tonnerre de Zeus du parc Astérix. Ça descend un peu, ça monte beaucoup, ça tourne passionnément, si bien qu’on peut rapidement se retrouver la tête à l’envers à la folie… Amoureux de la conduite Mercedes sur autoroutes allemandes, s'abstenir ! D’ailleurs, lors de notre montée infernale à te donner le tournis, on double de grands malades, euh non, je voulais dire de grands sportifs qui s’attaquent à l’ascension à vélo… Tout ça pour économiser cent quarante baths de van… Non mais y’en a, j’te jure ! Bref, c’est tellement pentu et sinueux que notre chauffeur ne passe jamais la troisième, on fait presque du sur place… On y va tout doucement, envie de changer l'atmosphère, l'attitude. Tout doucement, besoin d'amour pour remplacer l'habitude… (sacrée Bibie). Tu m’diras, mieux vaut arriver en retard dans ce monde qu'en avance dans l'autre, non ? Allez, au bout de deux heures, un arrêt pipi pour tout le monde ! Au final, cet arrêt sert plus à nous alléger de quelques bahts qu’à alléger notre vessie comme annoncé...

Mais bon, ça permet quand même de remettre la tête d’Anna à l’endroit, elle qui vient de gentiment déposé une petite gerbe au bord de la route pour honorer la mémoire des routiers morts dans le virage numéro trois cent quarante trois. Et oui, le concours est lancé, Anna prend la tête de la compétition et mets tous les membres de la famille Adams à une longueur ! Anna, one point. Anna, un point. Allez Anna, essuie le restant de pancake mâché et digéré que tu as dans les cheveux, il est l’heure de se farcir les soixante deux derniers kilomètres. Là, tu te dis, soixante deux kilomètres, dans trois quarts d’heures, ils sont arrivés ! Tournicoti, tournicota… Hé, sache qu’ici, le transport ne se compte pas en temps mais en virages… ou alors en nombre de peaux de renard laissées sur le bas-côté… « Oh, excusez-moi, pardon, … merci… » Une place se libère à l’avant, je saute immédiatement dessus pour avoir enfin la route dans mon champ de vision et éviter ainsi d’égaliser Anna… « Mais non, je n’ai pas envie de dégobiller, je veux juste lui laisser un peu d’avance… » Là, je taille la bavette le restant du voyage avec un malaisien bien sympa et Pai est enfin à portée de tir. Ouf, mon petit déjeuner de ce matin, il est à moi, je l’ai payé, je le garde !!! Tout le monde est sain et sauf ? Oui ? C’est bon ? Euh… Par contre, Anna, tu as toujours ton morceau de pancake vomi, séché et collé dans tes cheveux… Bon, c’est pas l’tout, mais avec ces conneries, on est maintenant plus proche de la tombée de la nuit de ce soir que du levé du jour de ce matin !

Allez, on chausse nos sacs à dos et on cherche notre hôtel, le Baan Pai Village ! Outre le fait qu’on passe devant deux fois sans l’voir, je prends deux minutes pour t’en parler car c’est la première fois du voyage que nous allons dormir dans des bungalows. Sans vouloir faire de pub, six cents baths pour une belle petite cabane en bambou dans un jardin luxuriant, avec eau chaude, serviettes, bouteille d’eau et petit déj’ compris, ce serait vraiment dommage de s’en priver, non ? J’en connais d’autres qui ne se privent pas non plus ! Je te présente messieurs les moustiques qui font leur apparition dans notre histoire… Même nos répulsifs type bombe atomique les font visiblement bien marrer ! Répulsif ou pas, les mousticos, ils ont les crocs ! Je pourrais bien évidemment te faire la blague archi connue qui dit qu’ici, les moustiques, ils ne te piquent pas, ils t’empalent mais je ne la ferai pas. Non, j’en fais une beaucoup plus marrante qui dit plutôt qu’ici, les moustiques, ils ne te piquent pas, puisqu’ils piquent tous Sandrine !!! « Sandrine, au nom de tous les membres de la famille, je voudrais te témoigner toute notre reconnaissance pour t’être aussi spontanément dévouée… Merci !... Euuuuh, par contre, tu feras attention, t’as une piqûre de moustique sur le bout du nez... »





Sans transition, je voudrais profiter de ce texte pour faire passer un petit message personnel. Je peux ? Tu m’y autorises ? Ok, donc tout d’abord, bonjour à tous les ardennais, à ma famille, à mes amis, à toi qui me lis si assidûment… Voilà, ça, c’est fait… Ensuite, je voudrais m’adresser tout particulièrement à monsieur Lonely Planet pour lui dire qu’on a paumé une heure complète à cause de lui en cherchant désespérément le restaurant Baan Phleng qu’il vante dans sa dernière édition, et apparemment fermé depuis plus de trois ans ! Mets à jour tes bouquins vin di diou !!! On atterrit au final au Nong Beer où on ne se fait pas prier pour se goinfrer d’un très bon khâw soy. Et comme son nom l’indique, on y boit également de bonnes mousses ! Et de une dans l’gosier pour se rafraîchir la cocotte minute, … Oui, je sais, l'alcool ne résout pas les problèmes mais le lait non plus ! Alors allons-y pour une deuxième, juste pour le plaisir de se dégourdir la glotte… A noter, pour te donner encore plus envie de venir en Thaïlande, que les bières, ici, sont de soixante six centilitres. Si bien que quand t’en achètes une, ben en fait ça t’en fait deux à ingurgiter...





Pour la suite, ben on prend la température de cette petite ville réputée pour son ambiance zen, cool, roots… Pour la parcourir, rien de mieux que ses jambes si elles sont solides. Et alors, cette température ? Ben, elle est bien trop chaude ! Il fait trop chaud pour travailler… Seuls remèdes, Pulco, Pulco, Pulco citron… ou alors se réfugier à l’ombre dans le temple de la ville. Bonne pioche car nous arrivons en plein combat de boxe thaïe à la télé. Les trois moines présents nous invitent à nous incruster… M’en fallait pas plus pour engager enfin une conversation digne de ce nom avec des bonz’amis… Ben oui, je suis quelqu’un de très sociable, moi, monsieur… La preuve, j’ai quatorze amis sur Facebook !!! Bon, je ne vais pas te retranscrire ici tout ce qu’on s’est dit mais ça a dû également leur plaire car avant de nous quitter, les moines nous offrent à tous une espèce de jus de mékecégentimécéquoi pour nous rafraîchir. Pardon, mais là, je viens de goûter et je suis dans l’obligation de reformuler la phrase précédente qui ne colle plus à la réalité : Avant de nous quitter, les moines nous offrent à tous une espèce de jus de cékoicettedaubequisenlamort pour nous empoisonner. Alors là, si tu penses que je vais boire ça, tu peux t’brosser, Martine ! Oui, je n’t’avais pas dit, un des moines s’appelle Martine… Bref, un regard, un sourire en coin, on s’est tous compris… Donc dans la famille Malpolie, je demande la grand-mère qui verse discrètement le contenu de son verre dans les fleurs. Les pauvres… Ensuite, la mère qui prétexte chercher une poubelle pour y jeter son chewing-gum… Au final, seule ma pauvre petite Sasha qui se sent obligée de finir tout ce qu’on lui donne, a tout englouti… Beurk… Pour conclure, on ne saura jamais ce qu’il y avait réellement dans ce gloubiboulga marronnasse...





Bon, après les matchs de boxe thaïe hier à Chiang Mai, après les matchs de boxe thaïe à la télé aujourd’hui, s’rait p’t-être temps de mettre tout ce que j’ai vu en pratique. Direction le Paï Thaï Traditionnal Massage pour le combat de l’année. Dans le coin rouge, originaire des Ardennes, quatre-vingt kilos de muscles pour un mètre quatre-vingt trois, … applaudissez bien fort Franck ! Dans le coin opposé, elle nous vient tout droit de Pai, quatre-vingt dix kilos pour un mètre treize, … accueillez comme il se doit la masseuse ! Je rigole, mais vu son gabarit, sûr qu’elle vient tout juste de mettre fin très récemment à sa carrière de boxeuse professionnelle. Et quand elle aperçoit mon corps d’athlète sculpté par des années de sport, c’est illico qu’elle se replonge dans son dernier combat ! Pas l’temps de se présenter que le gong retentit ! Je suis tout d’abord surpris par les coups de genou et de coude dans l’dos… C’est autorisé, ça ? Puis, à peine remis, elle me saute à la gorge et enchaîne strangulations et clés de bras, de jambes, … Mais je suis ouvert comme gars, moi... Donc, voyant qu’elle prend du plaisir à la tâche, j’essaie de ne pas grimacer, je serre les dents. Par contre, lorsqu’elle m’enfonce les doigts sous les tendons et entre les fibres musculaires, je comprends que je ne reviendrai pas dans la course. Mon corps gît lamentablement sur le matelas, c’est officiel, je suis ko. Elle, elle se relève, un poil déçue...

Pour nous reposer de nos combats respectifs, la fin d’après-midi se passe sur la terrasse de nos bungalows à jouer à la belote, à lire, à faire la sieste, à écrire les cartes postales (je m’en lèche les timbres d’avance), à se doucher (par contre, pas sur la terrasse), à se faire piquer par les moustiques (encore merci Sandrine !), … à flemmarder, quoi ! Et c’est vers vingt heures que nous rechaussons nos souliers de sept lieux pour arpenter de nouveau Pai à l’ambiance légendaire vantée sur tous les sites et autres bons livres de voyage… Euh… Houston, on a un problème ! J’aurais dû prendre tous ces commentaires avec des pincettes. Ou plutôt avec des baguettes, tiens… Ben oui, elles sont où les dreadlocks, ils sont où les pétards, ils sont où les hippies, il est où le reggae, ils sont où les vans Volkswagen avec des fleurs, il est où Bob Marley ??? Bon, à part Bob Marley, je m’attendais vraiment à trouver tous les autres ingrédients qui font la réputation de Pai. Là, très peu de monde, pas de musique dans les rues, … Juste une ambiance familiale et une succession de petits stands vendant de quoi manger… Ok, et bien si c’est comme ça, on va remonter la rue et goûter à tout ! Premièrement, nous achetons des brochettes de...ben on n’sait pas trop quoi, mais c'est plutôt bon… Ensuite, des espèces de nems, des chaussons à la viande, une petite soupe, … Je pense d’ailleurs avoir pris quelques centimètres de plus avec toutes les soupes que je consomme depuis qu’on est arrivé… Pour la suite, une barquette de curry avec au choix riz long, riz court, riz brun, riz blanc, riz gluant, … Uncle Bens en perdrait son latin ! Après ça, un shake aux fruits, allons-y pour une nouvelle brochette de jesaispasquoi, et pour finir, une glace de chez Da Vinci, réputée vendre les meilleure glaces thaïlandaises du monde entier ! Alors là, c’est du tout grand beaucoup n’importe quoi, un peu comme cette phrase… Meilleures glaces de Pai sachant qu’il est le seul vendeur, je veux bien, mais faut pas pousser non plus, ça casse quand même pas trois antennes à un cafard… Bref, comme tu l’vois, nous goûtons un peu à tout en priant Sainte Tourista, la patronne des gastronomes en culottes tâchées… Pour la ligne, on verra en rentrant en France ! Et toi, si après avoir lu tout ça, tu as un p’tit creux, n’oublie pas le reste de pancake qu’Anna a gardé pour toi bien au chaud dans ses cheveux… Voilà, c’est tout pour aujourd’hui et ce n’est déjà pas mal ! C’était mieux qu’hier et moins bien que demain ! De toute façon, demain est une autre aventure...

http://onpartenvadrouille.over-blog.com Carnets de route "décalés" : Jordanie, Balkans, Thaïlande, ouest américain, Birmanie, Pérou, Cambodge, ...
YE Yellowmop Veteran ·
Les boîtes à juke&jokes à fond les ballons, Francky goes to Paîwood!!

Trouverez-vous la ou autre demain dimanche 4 mars (et ça repart?) 2...? 555!

Yell😉wmop.
OB Obeoandpai Globetrotter ·
Zapping :

ici, les moustiques, ils ne te piquent pas, puisqu’ils piquent tous Sandrine !!!

Tu ne le sais peut-être pas mais en Thaïlande le moustique a une particularité, il ne pique pas : Il mord (young kat) young= moustique, kat= mordre Mais bien entendu, les effets collatéraux restent les mêmes hein Sandrine ? piquer, c'est Toï, réservé aux guêpes, scorpions, et autres petites bestioles du même genre

Traditionnal Massage pour le combat de l’année

Pour ceux qui douteraient de ton récit, je te joint une preuve de flagrant délire de torture perso, je me cantonne au massage a l'huile

je m’attendais vraiment à trouver tous les autres ingrédients qui font la réputation de Pai. Là, très peu de monde, pas de musique dans les rues, … Juste une ambiance familiale et une succession de petits stands vendant de quoi manger

Tu me rassure car les quelques fois ou nous y sommes passés, nous avions eu le même ressenti

Aprés Anna et son pancake, la suite, un remake d'Anna et le roi ? (interdit en Thaïlande)
Mon YouTube https://www.youtube.com/user/voyageurasie/videos?view_as=subscriber
YE Yellowmop Veteran ·
flagrant délire de torture perso, je me cantonne au massage a l'huile

Really?Trop (star)warrior l'🤪beone, qui survit même à l'onction extrême-Orientale!!!

Yell😉wmop, le posteur à la vinaigrette.

ps: c de l'humour, hein! (sourire en coin)
BI Bibouns51 Globetrotter ·
4 mars - Sawadee ka Mae Hong Son

Confidence pour confidence, le texte de cette nouvelle épopée fantastique ne sera certainement pas aussi gouleyant que ses prédécesseurs. Non pas que je ne suis plus enthousiaste à l’idée de te conter mes ébats amoureux avec la Thaïlande, mais c’est tout bonnement que nous allons encore moisir dans un mini-van toute la matinée pour gagner cette fois-ci la petite bourgade de Mae Hong Son… Et oui, l’arrêt à Pai était de courte paille... Euh, non, ... de courte durée, juste là pour éviter de se coltiner la totalité du voyage en une seule fois. Bon, bref, les billets sont achetés, on se retrouve encore à quinze pour douze places, chargés au chausse-pied dans notre tambour de machine à laver, programme lavage et rinçage à trente cinq degrés pour quatre heures !

Et là, à peine la calandre arrière de notre van a-t-elle quitté Pai, qu’on retrouve nos potes les virages, sauf que pour ce coup-ci, nous sommes les acteurs du nouveau Fast and furious. Sans les bimbos, bien évidemment ! Euh… à part Sandrine, bien évidemment..., mais ça, tu l’avais compris, bien évidemment… Car dans la catégorie star au volant, je crois que nous avons hérité de la crème des crèmes fraîches épaisses ! Donc récapitulons. Si dans un shaker, Tom Cruise met un zest d’altitude, une bonne dose de Sami Nacéri alias notre chauffeur, une tonne de virages… S'il ajoute un bon gros pancake à la banane bien calé sur l’estomac, plus un soupçon de chaleur humide… En secouant toute cette mixture pendant quatre heures, à ton avis, quel cocktail va-t-il pouvoir obtenir ?… Ben oui, mon petit doigt me dit comme toi ! Tout ça cumulé va encore nous donner un petit cocktail couleur vomito de derrière les fagots. Allez, faites vos jeux... Rien n’va plus !!!! Moi, je miserais volontiers ma chemise à fleurs sur ma mère, à moins qu’Anna ne fasse le grand chelem…, à moins que ce ne soit le colonel moutarde avec le chandelier, caché dans l’armoire… A suivre...

Kilomètre trois. En plein virage et sans aucune visibilité, notre chauffeur double allègrement son premier camion par la droite ! Rien de plus normal vas-tu me dire, on roule à gauche, mais quand même ! Kilomètres douze. En France, lorsqu’on t'annonce une aire de repos, on te présente le truc avec le dessin d'un sapin et d'une table. Ici, c’est un gars à genou, la tête dans la cuvette des toilettes en train de se débarrasser de son petit déj’ du matin… De quoi s'ouvrir l'appétit ! Kilomètre vingt-huit. Schum-Schum entreprend de doubler deux autres bus dans une descente sur une route aussi large qu’une piste cyclable. Il s’en est fallu d’un cheveu pour qu’on ne termine pas dans l’ravin ! Et quand je dis un cheveu, c'est un de mes cheveux, pas un de Francis Lalanne !!! Et si la mort me programme, sur son grand ordinateur, de ne pas en faire un drame, de ne pas en avoir peur… Trêve de chanson d'anthologie, nous sommes toujours alive, born to be alive, mais après avoir frôlé la mort environ dix-sept fois, après plus de deux heures de bataille navale entre les virages et nos estomacs, le vainqueur est déclaré ! A la façon « élection présidentielle », nous découvrons enfin le nom de l’heureux gagnant… Suspense… Roulement de clarinette… Mesdames et messieurs, merci de bien vouloir applaudir le grand gagnant du jour... Et paf !... Mince, c’est ma trombine qui apparaît à la vue du monde entier… Pourtant, discrètement, j’essaie de verser ma modeste contribution sans me faire voir mais c’est sans compter sur mon père qui a flairé le coup... ou l'odeur de la gerbe, je n'sais pas trop... J’ai trop la honte !!! Moi, dégobiller dans un vieux sac en plastoc devant mes filles, devant ma femme, devant mes parents… et accessoirement devant les deux suédoises canon du premier rang… C'est bon, arrête de t’moquer ! De toute manière, le ridicule ne tue pas. Et puis ce qui ne tue pas rend plus fort. Donc le ridicule rend plus fort... Na !

En fin de compte, nous arrivons à la station des bus de Mae Hong Son au bout de deux heures et demie, là où un homme normalement humanisé en aurait mis quatre ! Ne tiens donc pas vraiment compte du temps de parcours qu’on voudra bien t’indiquer. Trois heures, quatre heures, cinq heures… Ce sera selon le nombre de Red Bull que ton chauffeur aura bu avant de décoller... Allez les Jackson Five, on est arrivé, suivez-moi ! Euh… Par contre, dans « station de bus de Mae Hong Son », il y a bien « Mae Hong Son », non ?... Oui ? Ben si c’est ça, elle est où la ville ? Aussitôt descendu de notre machine à laver et sans même avoir le temps de déposer mon petit déjeuner presque pas digéré à la poubelle, nous sommes alpagués par des chauffeurs de tuk-tuk qui ont bien compris le filon, la station étant en effet à deux bornes du patelin ! « Pour vous six, deux cents baths jusqu'à votre hôtel ! » Autrement dit, l'équivalent du PIB du Bangladesh ! Comme ce n'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la soupe dans les vieux pots, je tente la technique de l'homme qui murmure à l'oreille des éléphants en feintant de vouloir y aller à pinces. Et comme cette technique est universelle, le tarif de taxis parisiens se transforme comme par magie en prix thaï. Encore une victoire pour canard WC !

Cinq petites minutes de tape-cul plus tard, nous arrivons donc aux Sang Tong Huts, notre camp de base pour les deux prochaines nuits. Alors, le Sang Tong Huts, ce sont, comme son nom l'indique, des huttes en bois perchées dans les arbres. On choisit la Andy's hut et mes parents prennent la Tuc's hut. Sandrine, toi, Jane ! Moi, Tarzan ! Et Sasha qui dort avec nous ? Ben c'est notre petite Cheeta à nous !...





Pas une seconde à perdre, on file aussi sec en ville pour visiter ce qu'il y a à visiter et manger ce qu'il y a à manger. Pour ça, on cherche le Mae Si Bua, un restaurant repéré dans le Lonely : « Pouvez-vous m'indiquer où se situe le Mae Si Bua, s'il vous plait ? - Désolé, connais pas... - Et vous, le Mae Si Bua, c'est un restaurant, vous connaissez ? - Non, jamais entendu parlé... » Là, je me dis que c'est encore une coquille saint-jacques dans mon édition du Lonely... Je tente quand même une dernière fois ma chance... : « Mae Si Bua, ça vous dit quelque chose ? - Non... Comment dites-vous ? - Ma-é-si-bou-a … - Non, désolé... - Pourtant, sur mon plan, ça devrait être dans l'coin, regardez..., c'est écrit là... - Ah ! Ben c'est le Mae Si Bua !!! Fallait le dire plus tôt, tout le monde connait ici, c'est là, juste en face... » Euh... Un doute me taraude le cervelet... Quand j'te dis Ma-é-si-bou-a, tu entends Mae Si Bua ou café des sports ? Bon, bref, comment faire pour bien manger à Mae Hong Son ? Soit tu perds ton temps à trouver un bon coin à champignons, soit tu manges au Mae Si Bua si tu le trouves... L'addition s'il vous plait ! Addition qui au final, est aussi élevée qu'un pourboire en France... Et si t'es gentil tout plein, tante Bua viendra même te taper la bise ! Au revoir, au revoir président ! Euh, non, au revoir, au revoir tante Bua, nous partons visiter le temple de ta ville et faire le tour du lac...



Bon, tante Bua, ça fait maintenant longtemps qu'on s'connait, soyons pour une fois un tantinet franc l'un vers l'autre... Mae Hong Son ne présente pas vraiment d'intérêt, non ? On vient surtout ici pour aller s'aérer les poumons sur les petites routes des environs, n'est-ce pas ? Et pour ça, rien de mieux qu'un scooter ? Qu'en penses-tu maman ?... Oui ? T'es d'accord ??? Et bien vieux motard que jamais ! Une location de scooter à cent cinquante baths la journée plus tard, c'est parti pour la séance dressage de nos bolides. Petits trucs à savoir, on n'a trouvé qu'un loueur du genre dans la bourgade. Et sache que ce dernier exigera de ta part que tu lui laisses ton passeport en caution. Heureusement que le gouvernement français ne lit pas mon blog... ! Laisser son passeport à un inconnu... Strictement interdit ! Mais bon, pas trop le choix si on veut parcourir la campagne cheveux au vent ! Enfin, presque car on nous fournit des casques, même si ces trucs ressemblent plus à des accessoires de déguisement...

Pour l'initiation de mes parents, Jean-Pierre Foucault nous a concocté un petit quiz spécial « qui veut gagner des millions » pour vérifier s'ils sont fin prêts. Lumière tamisée, musique stressante... Maman, voici la première question. Elle vaut mille euros. En Thaïlande, sur toutes les routes du pays, les gens roulent-ils ?

Réponse A : A gauche rien que pour t'embêter Réponse B : A droite comme à chez nous Réponse C : Au milieu pour pas faire de jaloux Réponse D : N'importe comment

Toi, tu pencherais pour la réponse D ? Est-ce que c'est ton dernier mot ? Rappelles-toi que tu peux toujours avoir recours à un de tes jokers comme par exemple appeler un ami. Dans ce cas, je ne te conseille pas d'appeler ton mari qui s'est lamentablement planté à la question suivante : En Thaïlande, les feux rouges étant positionnés après les carrefours, il convient de s'arrêter ?

Réponse A : Avant le croisement comme partout dans le monde Réponse B : De penser et tu files tout droit en fermant les yeux tout en priant Bouddha Réponse C : Au milieu du croisement pour montrer à tout le monde ta nouvelle bécane Réponse D : Après le croisement pour remercier Bouddha

Ben oui, réponse A ! Mais alors pourquoi, là, es-tu arrêté en plein milieu du carrefour ??? Bon, ce n'est pas demain la veille que vous allez gagner le million... En parlant de demain, vivement qu'on y soit qu'on puisse entrer dans le vif du trajet. Je sens qu'on va s'marrer !

Et pour le reste de la journée ? Ben ne crois pas qu'on s'est tourné les pouces... Marché local, coccyx en miette, linge sale, baignade rafraîchissante, hamac arraché. Ça, c'est le résultat du dernier quinté de Vincennes dans l'désordre commenté par Léon Zitrone. Si on remet tout ça dans l'bon ordre, ça nous donne un truc dans l'genre : « Les filles, plutôt que de vous tremper la tête dans la cuvette des toilettes pour vous rafraîchir, ne préféreriez-vous pas aller à la piscine de notre hôtel ? Et une baignade rafraîchissante pour tout le monde, une ! Et après l'effort, le roquefort... Donc mon père s'installe dans le hamac près de la piscine afin d'y faire du gras. Manque de bol, il avait visiblement déjà fait plus de gras que prévu et arrache le hamac plus fait pour un gabarit thaï que français... Et comme il ne fait jamais les choses à moitié, il en profite pour se fracasser le coccyx en s'écrasant lamentablement au sol. Et un coccyx en miette, un ! Papa, tu nous délaisses, ça fait longtemps qu'on n'les a pas vues... Allez papa, montre nous tes fesses, allez papa, montre-nous ton coccyx... Ah oui, quand même ! Aïe aïe aïe... Enfin bon, tu le vois, cet après-midi de glandouille, c'est notre tasse de banania. Après-midi détente, déstresse, ... où emmener son linge à laver et aller le rechercher suffirait presque à occuper la demie journée. Ben ça tombe à pic car comme je n'ai pas hérité des gênes de la mère Denis, je chevauche mon scooter et emmène avec ce qu'il reste de mon père notre linge sale dans la première laverie qui passe par là. Et un sac de linge sale, un ! A trente baths le kilo, ce serait dommage de s'en priver... Un peu comme les bananes à dix baths le kilo qu'on va ensuite se chercher sur un petit marché local. La boucle est bouclée, fin de l'après-midi !!!





Ne nous reste donc plus qu'à vivre ensemble notre soirée. Enfin, si tu veux toujours me suivre ?... Oui ? Ok, allez viens je t'emmène au vent, je t'emmène au dessus des gens... et sur mon tonnerre mécanique pour nous rendre au lieu et à l'heure du rendez-vous pris avec quelqu'un sur internet. Mais pas sur meetic.fr ou ladyboys.com ! Non, on va simplement se faire une bonne bouffe avec coco128 alias Christian qui m'a renseigné sur la Thaïlande lorsque je bossais comme un dératé sur l'itinéraire. Ce fameux Christian, il est français et a tout plaqué en France pour s'installer dans le nord de la Thaïlande il y a quelques années. Donc tu t'en doutes, échanges sympas sur la Thaïlande, tout comme la soirée, tout comme le très bon resto Salween river, dans lequel, même si ça ne t’intéresse pas, j’te l’dis quand même, je mange une salade de feuilles de thé, ... Voilà, j'en ai terminé avec ce texte peut-être pas aussi gouleyant que ses prédécesseurs, mais qui te fera je l'espère, tenir jusqu'à demain. De toute façon, demain est une autre aventure...

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