Results for "Mali+souvenir+artisanat"
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Démission du gouvernement malien (décembre 2012)
bonjour , a l'instant a la RTB ( télévision Burkinabée ) le gouvernement vient de donner sa démission au capitaine qui a mis ATT par terre . l'armée est donc au pouvoir . ce capitaine reproche au Gvt destitué de demander de l'aide extérieure pour affronter ansar din et cie . a suivre donc ... mais je ne sens rien de bon dans ce changement .
Voyage Dakar-Bamako en car
Qui aurait la gentillesse de m'informer si le transport par car est possible aujourd'hui entre Dakar et Bamako?
Si, oui, quelles sont les références des compagnies?
La durée du voyage?
Le prix?
D'avance, merci
Visa à l'arrivée à Bamako: du nouveau? (octobre 2011)
Bonjour a tous,
on a pris nos billets pour le Mali mais on n'arrive pas a avoir d'infos precises sur la possibilite d'obtenir le visa provisoire a l'arrivee sur Bamako / Senou.
A l'ambassade ils disent qu'ils garantissent pas...
Sur le net on trouve de tout comme reponse...
Sur le routard "Afrique de l'ouest" ils disent que c'est plus possible...
Quand on appelle la compagnie aerienne ils nous disent OK pas de souci...
Alors est-ce que quelqu'un est a parti la-bas dernierement et a pu faire son visa a l'arrivee ? Prix du visa et cout de la prolongation ?
Merci ! 🙂
Alors est-ce que quelqu'un est a parti la-bas dernierement et a pu faire son visa a l'arrivee ? Prix du visa et cout de la prolongation ?
Merci ! 🙂
Le Mali aide la Côte d'Ivoire?
Le Mali paye les salaires des fonctionnaires: Le président ATT vole au secours de Gbagbo
(Le Nouveau Réveil 24/12/2010) http://news.abidjan.net/h/384538.html
Recherche Guide Pays Dogon: Emile Dougnon de Bandiagara
Bonjour,
Je suis à la recherche des coordonnées (téléphonique ou mail) d'un guide qui exerce en Pays Dogon et qui se nomme Emile Dougnon dit "Emile le gros" ; il est originaire de Bandiagara.
Quelqu'un le connait-il ?
Merci de votre aide ! 🙂
Stéphanie.
Je suis à la recherche des coordonnées (téléphonique ou mail) d'un guide qui exerce en Pays Dogon et qui se nomme Emile Dougnon dit "Emile le gros" ; il est originaire de Bandiagara.
Quelqu'un le connait-il ?
Merci de votre aide ! 🙂
Stéphanie.
État de la piste reliant Néma (Mauritanie) à Tombouctou (Mali)?
Je souhaite des renseignements sur l'etat de la piste reliant Néma (Mauritanie) à Tombouctou (Mali). Est ce réaliste d'envisager un passage à Fassala Néré pour sortir de Mauritanie, et quelles sont les possibilités de ravitaillement en carburant après Néma.
Séjour de neuf jours au pays dogon avec une agence en février 2010 (Mali)
Bonjour à tous,
Nous souhaitons partir au pays dogon en fevrier 2010; croqu'nature propose un séjour de 9 jours qui semble intéressant de plus, nous souhaitons partir avec croqu'nature par rapport à leurs motivations, leurs implications dans le tourisme équitable ; c'est une autre façon de voyager, un état d'esprit...Qui d'entre vous a déjà voyagé avec eux en pays dogon? Comment est l'équipe sur place?
Merci pour vos informations et témoignages,
Nous souhaitons partir au pays dogon en fevrier 2010; croqu'nature propose un séjour de 9 jours qui semble intéressant de plus, nous souhaitons partir avec croqu'nature par rapport à leurs motivations, leurs implications dans le tourisme équitable ; c'est une autre façon de voyager, un état d'esprit...Qui d'entre vous a déjà voyagé avec eux en pays dogon? Comment est l'équipe sur place?
Merci pour vos informations et témoignages,
Comment aller de Lomé à Bamako?
Bonjour,
Comment rejoindre Bamako depuis Lomé ? Combien de temps faut-il prévoir ?
Merci !
Comment rejoindre Bamako depuis Lomé ? Combien de temps faut-il prévoir ?
Merci !
Escale à Hombori sur le trajet Gao/Djénné? (Mali)
Nous sommes 3 personnes arrivant à Gao le dimanche 3 janvier par Point Afrique à 11h20 pour participer à la mise en place du festival de marionnettes de Diabolo/Djénné. En partant le samedi de Gao nous souhaitons faire escale à Hombori sur le trajet Gao/Djénné. Quel moyen de locomotion, bus ou location de véhicule ? Heures du bus ? Quel organisme sérieux pour louer 4/4 avec chauffeur évidemment- tarif (possibilité de compléter un convoiturage). Où dormir à Hombori ? Quel guide conseillez-vous ? Grand merci pour vos renseignements car je suis perplexe ne connaissant pas ce circuit.😐
Cherche véhicule France-Mali pour emmener un carton
bonjour la tribu,
j'ai besoin d'un coup de main!
j'aide des maliens a créer leur emploi dans leur pays (par le biais de l'asso. "couleurs du monde", blog bientot en ligne!) et pour économiser les frais de frêt ou les envois par poste incertain, je sollicite votre aide.
Olivia de l'auberge Ménata à Nouakchott (à recommander)a déjà descendu une caméra et un appareil photo argentique à un jeune qui couvre maintenant les évènements autour de lui (mariage, bapteme, fêtes...)et un pote a descendu dernièrement des cartons de bouquins pédagogiques pour des instituteurs de plusieurs écoles autour de Gogui.
Là j'ai personne en vue avant février alors si quelqu'un descend bientôt, j'ai promis à deux femmes de Bamako qui ont déjà un terrain au bord du Niger et qui veulent vendre des légumes sur les marchés de leur faire descendre une pompe à eau à essence et diverses variétés de graines achetées chez Kokopelli (allez voir leur site et n'hésitez pas à les soutenir!), voilà, ça représente un carton assez lourd...
et bientôt du materiel médical de base: stétoscopes, tensiomètres...
je suis prés du Perthus, frontière espagnol côté méditerranée; si vous passez par là et que vous pensez pouvoir nous aider merci de me contacter, je vous enverrai mon mail en message privé.
merci merci merci...
Retour de quinze jours du Mali
😛 Bonjour à tous,
Je reviens de 15 jours formidables au Mali. Partis avec nos sacs à dos de Gao (dernier vol) nous sommes allés à Mopti via le pays Dogon. Le soleil a été parfois un fâcheux compagnon de route, mais il a permis également d’avoir la tranquillité sur les chemins arpentés. Peu de touristes rencontrés et tous sympas. Gao n’est pas une ville qui laisse des souvenirs impérissables (tiens, ça rime avec « sable »)… Mais le marché et le port donnent une ambiance agréable à cet endroit un peu perdu. Hombori, notre étape suivante, a été le vrai début de notre enchantement. Des paysages à couper le souffle jusqu’à Douentza. Un arrêt au campement de La Main de Fatima nous a fait rencontrer des enfants merveilleux, tous le seront tout le long du parcours. Pour les grincheux qui n’aiment pas leurs gentils quémandages, il suffit d’un peu de patience et ils oublient ce qu’ils vous demandaient pour devenir des compagnons agréables. Nous sommes allés à Boni, au marché, en camion brousse. Une galère, 55 km avec une jambe en l’air (trop de monde pour pouvoir la poser…). Je déconseille cette ville durant les mois les plus chauds, il vaut mieux garder du temps pour le pays Dogon. Cependant le marché est très intéressant avec des gens venus de tous les coins du Mali et même du Burkina. Le pays Dogon, c’est le « must » ! Les paysages, les gens, tout est merveilleux. Nous avons passé là-bas 1 semaine à visiter les villages, à marcher le long ou sur la falaise. La chose la plus importante dans ce trek c’est d’avoir un bon guide. Il est impensable de faire sérieusement cette rencontre avec un monde aussi intéressant sans quelqu’un pour vous expliquer les traditions, les mythes et croyances des habitants, mais également vous emmener dans des lieux difficiles à trouver seul. Notre guide Amagara Guindo de Endé (934.85.10) a été le parfait cicérone dont nous pouvions rêver. Les photos que l’on peut prendre du haut de la falaise (vers Dourou) sauront faire plaisir aux amateurs. Mopti, malgré le charme de la ville n’a pu égaler le pays Dogon. Nous avons trouvé un bon hôtel (Y’a pas de problème) avec des propriétaires charmants et une piscine accueillante à un prix très convenable. La Mosquée et la promenade sur le fleuve méritent l’attention. L’animation sur les berges du Bani et près du marché est un spectacle haut en couleurs. Nous avons adoré ce pays et ses habitants, en particulier les enfants, et notre souhait c’est que la culture ancestrale qui subsiste dans beaucoup de régions ne soit pas dénaturée par un tourisme stupide qui fait croire aux gens que l’on peut donner sans compter. Mieux vaut s’adresser à des associations pour aider de manière organisée. Un bon chauffeur à Sévaré : Chaibou Maiga (639.07.74).
Je reviens de 15 jours formidables au Mali. Partis avec nos sacs à dos de Gao (dernier vol) nous sommes allés à Mopti via le pays Dogon. Le soleil a été parfois un fâcheux compagnon de route, mais il a permis également d’avoir la tranquillité sur les chemins arpentés. Peu de touristes rencontrés et tous sympas. Gao n’est pas une ville qui laisse des souvenirs impérissables (tiens, ça rime avec « sable »)… Mais le marché et le port donnent une ambiance agréable à cet endroit un peu perdu. Hombori, notre étape suivante, a été le vrai début de notre enchantement. Des paysages à couper le souffle jusqu’à Douentza. Un arrêt au campement de La Main de Fatima nous a fait rencontrer des enfants merveilleux, tous le seront tout le long du parcours. Pour les grincheux qui n’aiment pas leurs gentils quémandages, il suffit d’un peu de patience et ils oublient ce qu’ils vous demandaient pour devenir des compagnons agréables. Nous sommes allés à Boni, au marché, en camion brousse. Une galère, 55 km avec une jambe en l’air (trop de monde pour pouvoir la poser…). Je déconseille cette ville durant les mois les plus chauds, il vaut mieux garder du temps pour le pays Dogon. Cependant le marché est très intéressant avec des gens venus de tous les coins du Mali et même du Burkina. Le pays Dogon, c’est le « must » ! Les paysages, les gens, tout est merveilleux. Nous avons passé là-bas 1 semaine à visiter les villages, à marcher le long ou sur la falaise. La chose la plus importante dans ce trek c’est d’avoir un bon guide. Il est impensable de faire sérieusement cette rencontre avec un monde aussi intéressant sans quelqu’un pour vous expliquer les traditions, les mythes et croyances des habitants, mais également vous emmener dans des lieux difficiles à trouver seul. Notre guide Amagara Guindo de Endé (934.85.10) a été le parfait cicérone dont nous pouvions rêver. Les photos que l’on peut prendre du haut de la falaise (vers Dourou) sauront faire plaisir aux amateurs. Mopti, malgré le charme de la ville n’a pu égaler le pays Dogon. Nous avons trouvé un bon hôtel (Y’a pas de problème) avec des propriétaires charmants et une piscine accueillante à un prix très convenable. La Mosquée et la promenade sur le fleuve méritent l’attention. L’animation sur les berges du Bani et près du marché est un spectacle haut en couleurs. Nous avons adoré ce pays et ses habitants, en particulier les enfants, et notre souhait c’est que la culture ancestrale qui subsiste dans beaucoup de régions ne soit pas dénaturée par un tourisme stupide qui fait croire aux gens que l’on peut donner sans compter. Mieux vaut s’adresser à des associations pour aider de manière organisée. Un bon chauffeur à Sévaré : Chaibou Maiga (639.07.74).
Retour au Mali: Ségou, Markala, Sikasso et environs?
bonsoir à tous/tes!
Préparatifs d'un nouveau voyage au Mali: c'est avec beaucoup d'émotion et de joie que j'ai réservé mon vol aujourd'hui. Avec ivresse (si, si!), je me retrouve à éplucher ce forum, à me perdre dans toutes vos histoires et à noircir mon prochain cahier de bord de vos tips et adresses.
L'année passée, je suis partie seule entre Gao, Hombori, Douentza, Djenné, Mopti et une partie du pays dogon. D'ailleurs, si je peux livrer quelques modestes conseils, n'hésitez pas: mes souvenirs sont intacts et colorés, pleins d'anecdotes à partager au cas où...C'était la première fois que je me rendais en Afrique et je serai toujours reconnaissante aux Maliens/nnes de m'avoir si bien accueillie dans leur pays.
La nostalgie fait place à ce nouveau départ qui s'approche.
Je m'en vais découvrir Bamako, Ségou et me promener à nouveau dans les coins que j'aime. Déjà récolté beaucoup de conseils en ce qui concerne Bamako.
Par contre, je lance un appel quant à Ségou, Markala, Sikasso et environs. C'est un appel à vos coups de coeur et vos recommandations avisées. J'aime bien les endroits insolites, farfouiller deci-delà, je m'intéresse aux petits musées ainsi qu'aux coopératives locales et j'aurai du temps.
D'avance, mille merci pour vos réponses et douce soirée.
Musique malienne
Bonjour pour les fans de la musique malienne et amateur du djembé une rencontre avec Oumou sangare, Baba salla Doussou Bagayogo la fille de Nahawa et d'autres joueurs de Djembe.
alors avis aux interesses
Fanta/Bamako
alors avis aux interesses
Fanta/Bamako
Camping au Mali
J ai l habitude de me voyager en autostop et de camper (Asie, Amerique du Sud)
Cela ce fait il au Mali? (je ne connais rien au Mali, c est ma premiere escapade en Afrique)
Je pense que pour l autosptop c est dangereux (recomandations de Papy que je salut et remercie au passage!🙂) mais pour le camping? Qu en pensez vous?
J enmenne ma ptite tente ou j oublie et je la laisse a la maison?
Bon plan pour le Mali?
Bonjours a toutes et à tous!
Bon oui je sais ma question vous parraîtera un peu générale, mais j'ai besoins de vos conseils!
En effet je pars le 2 septembre prochain pour un voyage d'un mois au Sénégal et au Mali. Je dois arriver à Dakar le 3 septembre en début de nuit, je vais rejoindre un copain.
Par la suite j'avais l'intention de faire le trajet Dakar-Bamako par la route en 4X4... est ce que c'est réalisable ? Par la suite je désirais aller visiter le pays Dogon, et me rendre jusqu'à Tombouctou et visiter le désert.
Mais pour le reste j'aimerais avoir de vos conseils, avez vous des coups de coeurs à me conseiller, des petits villages à visiter etc etc.
Tous vos conseils et remarques seront les bienvenus!
Merci
Michel
Bon oui je sais ma question vous parraîtera un peu générale, mais j'ai besoins de vos conseils!
En effet je pars le 2 septembre prochain pour un voyage d'un mois au Sénégal et au Mali. Je dois arriver à Dakar le 3 septembre en début de nuit, je vais rejoindre un copain.
Par la suite j'avais l'intention de faire le trajet Dakar-Bamako par la route en 4X4... est ce que c'est réalisable ? Par la suite je désirais aller visiter le pays Dogon, et me rendre jusqu'à Tombouctou et visiter le désert.
Mais pour le reste j'aimerais avoir de vos conseils, avez vous des coups de coeurs à me conseiller, des petits villages à visiter etc etc.
Tous vos conseils et remarques seront les bienvenus!
Merci
Michel
Terry Riley à la malienne: "In C Mali"
"Few pieces of music straddle the divide between cultural artifact, radical manifesto of musical intention, and wide popularity like Terry Riley’s In C" (Matt Starling, bandcamp.com ; 2015)
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
"When I wrote In C, for instance – believe it or not – that was an act of bravery because nobody was writing tonal music then." (Terry Riley)
Musique minimaliste au Mali
La liste des pièces vraiment révolutionnaires de la musique du 20e siècle n'est pas trop longue : parmi les pièces inédites figure Le Sacre du Printemps (1913) d'Igor Stravinsky, et un autre exemple authentique est, à mon avis, In C (1964), pièce majeure du compositeur américain Terry Riley. Cinquante ans plus tard, cette œuvre minimaliste – la plus connue et la plus jouée encore de nos jours, un classique de la musique du 20e siècle et le représentant par excellence du minimalisme américain –, composée pour 35 instrumentistes fait l'objet d'une renaissance en une version africaine/malienne et en outre sous forme d'un film en ligne interactif aussi exaltant et pédagogique (Tate Modern and Africa Express present Terry Riley’s In C Mali, voir la vidéo II en bas) ...
Cette première version africaine est un hommage à la musique minimaliste, dite également répétitive, de l'octogénaire et à la fois un hymne au Mali. Les musiciens de l'Africa Express, projet amorcé par les Anglais Damon Albarn (Blur, Gorillaz) et Brian Eno, accompagnés par le chef d'orchestre et violoniste allemand André de Ridder, les guitaristes Nick Zinner (du groupe indie Yeah Yeah Yeahs) et Jeff Wootton (Gorillaz, Damo Suzuki), et tout particulièrement par une douzaine de jeunes artistes prometteurs du Mali, tous très talentueux mais encore peu connus, se sont retrouvés à s'engager à un avenir commun du Mali : "Nous sommes venus pour soutenir le peuple, la société civile. Au moyen de la musique, nous avons voulu démontrer la cohérence : prendre position contre la guerre, jouer ensemble, improviser, produire et donner aux jeunes musiciens maliens l'occasion de se faire remarquer", explique le manager français, Marc-Antoine Moreau qui s'occupe aussi du groupe tombouctouais Songhoy Blues, d'Amadou & Mariam et de Mamani Keïta.
La caméra se déplace à travers les rues de Bamako, capte les gens au bord de la rue – à moto et à voiture, à pied et à fauteuil roulant – avant d'arrêter à l'entrée de la Maison des Jeunes, club de jeunes et institution socio-éducative de Bamako, avec ses belles mosaïques, étant le lieu où à la fin de l'été 2013 a pris résidence ce projet de musique britannique-africain pour enregistrer un album intitulé Africa Express presents…Terry Riley’s In C Mali, accompagné d'une vidéo qui traduit ledit enregistrement en belles images de la capitale malienne : cette vidéo, quant à elle, nous fait plonger avec confusion dans le tourbillon de la chaleur bamakoise, dans une exploration hasardeuse des rues de la ville, entremêlés d’images des musiciens et de la Maison des Jeunes (voir la vidéo I en bas) ...
Les artistes dans la Maison des Jeunes sont : André de Ridder (violon, kalimba, guitare baritone, chef d'orchestre), Adama Koïta (kamalengoni), Djelifily Sacko (kora), Modibo Diawara (kora), Guindo Sala (imzad), Nick Zinner (guitare électrique), Jeff Wootton (guitare électrique), Cheick Diallo (flûte peule), Damon Albarn (mélodica), Alou Coulibaly (calebasse), Kalifa Koné (balafon), Mémé Koné (balafon), Andi Toma (kalimba, percussions), Madou Mbaye (djembé, percussions), Brian Eno (voix), Bijou (voix) et Olugbenga Adelekan (voix) ...
Le concept de musique minimaliste trouve son origine dans les Etats-Unis au début des années 60 (La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, Steve Reich, John Adams) et se sait un contre-courant de l'atonalité et de la musique sérielle en Europe (Arnold Schönberg, Anton Webern, Pierre Boulez) et dont les caractéristiques sont le retour à la tonalité (et/ou à la modalité), l'intrépidité aux harmonies simples, l'utilisation d'une pulsation rythmique mais aussi d'une densification d'un temps "oriental" statique, la répétition de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques (avec également d'infimes variations) comme principale technique de composition, et la réduction du matériau musical au "minimal" manifeste. Mais lesquelles sont les particularités de In C, pourquoi cette composition a-elle tourné au coup de fouet pour un nouveau et influent courant de musique ?! Ce sont notamment les instructions du compositeur pour la pratique d'exécution de In C : la partition (voir en bas de page, photo IV !) ne précise ni l’instrumentation, ni le nombre de musiciens et ne donne aucune précision quant à la dynamique ou à l’articulation. Elle tient sur seulement une page contenant cinquante-trois fragments (ou : motifs, modules, riffs, patterns) mélodiques-rythmiques qui comprennent autant une note unique que de courtes phrases. Le musicien joue chacun des fragments autant de fois qu’il le souhaite avant de passer au suivant. Cependant, les fragments doivent être joués dans l'ordre, de 1 à 53, et être répétés un nombre suffisant de fois, de plus, les musiciens ne doivent hésiter à s'arrêter de jouer de temps à autre afin d'écouter l'ensembre ni prendre trop d'avance ou de retard les uns par rapport aux autres. La pièce se déroule dans un tempo constant maintenu grâce à une pulsation jouée en do majeur (en anglais : in c) dans l’aigu du piano (ou marimba etc.), note la plus courante dans la musique occidentale, immédiatement reconnaissable et réconfortante, qui a dans cette pièce fonction de métronome et est donc point de repère sempiternel pour les musiciens ("In the beginning was the pulse"). Terry Riley apporte une importance particulière à cette note accentuée dans le titre. La couleur, les nuances, le mouvement, en gros la musicalité est laissée au libre choix de l'interprète. L’exécution, dont la durée varie suivant l’effectif et les choix individuels (elle peut osciller entre un quart d'heure et deux heures), prend fin lorsque tous les musiciens ont accédé le dernier fragment. Tout compte fait, on craque pour une pièce à la fois orgiaque et méditative, un puzzle multicolore en qualité hypnotique et un voyage intemporel et magique au cœur de la tonalité et de la polyphonie ...
Il y a pas mal d'enregistrements qui rivalisent pour le titre de la version "définitive" de In C mais à mon sens cette interprétation africaine/malienne qui dispose autant de plaisir du jeu parmi les participants cherche son pareil, et tout le plaisir vient des combinaisions polyrythmiques qui se font et se défont dans le croisement des différentes parties que tout musicien joue. Elle se présente de manière dense et "terreuse", ludique et joyeuse mais pas du tout académique, un fait qui est dû bien sûr aussi aux percussions (pas prévues à l'origine de Riley). Au spectacle dans la cour de la Maison des Jeunes, le do majeur est joué par la kalimba et le balafon. L'interprétation de l'Africa Express est certes fidèle à l'esprit de l'original, conserve donc la "nature" du minimalisme mais les instrumentistes maliens – balafonistes, koraistes, flûtiste peule, joueurs de kamalengoni, de sokou (imzad), de djembé et de calebasse – apportent à la pièce "une coloration radicalement nouvelle, celle de la terre ocre du Mandé, ainsi qu'une dynamique inhabituelle" (Les Inrocks). La transe originale de cette pièce est retrouvée à la perfection mais agrémentée et imprégnée de cette âme, de cette humanité si typique de la musique malienne : un moment somptueux est là où la musique arrête brusquement et l'un des musiciens maliens commence à parler presque timidement : il se rappelle à ses débuts d'apprendre à jouer de son instrument, la kora. Incroyable, un moment qui souffle l'esprit, pardi ! Cette interprétation étourdissante ici présentée par Africa Express transcende la proposition originelle et en inaugure la dimension africaine (ou : malienne), une interprétation qui sait apprécier de manière plus qu'évocatrice le 50e anniversaire de la pièce majeure et au fait l'héritage musical d'un compositeur hors pair : "I am overwhelmed and delighted by this cd. I was not quite prepared for such an incredible journey, hearing the soul of Africa in joyous flight over those 53 patterns of In C. This ensemble feeds the piece with ancient threads of musical wisdom and humanity indicating to me that this work is a vessel ready to receive and be shaped by the spontaneous feelings and colours of the magician/musician. I could not ask for a greater gift for this daughter’s 50th birthday."
Hery
Appendice (discographie, vidéos) :
Discographie (1970–2015) :
• Africa Express (2014). Africa Express presents... Terry Riley's In C Mali. Transgressive Rec. (40:45)
Autres interprétations gravées sur cd (ou parfois vinyle et mp3) de In C :
• Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O. (2003). In C. Squealer Music. (20:31) • Adrian Utley's Guitar Orchestra (2013). ...presents Terry Riley's 'In C' featuring 18 guitars, 4 organs, bass clarinet and percussion. Invada. (61:23) • Akchoté, Noël (2014). In C – Pt.1 (Arr. for Guitar Synthesizer). (mp3). Noël Akchoté Downloads. (3:31) • American Festival of Microtonal Music (2007). Ear Gardens. Pitch. . (23:11) • Balmer, Hans (2010). Minimal Flute. Fontastix. . (40:04) • Bang On A Can (2001). In C (version for chamber ensemble). Alliance. (45:30) • DésAccordes / d-zAkord (2005). In C (Terry Riley). Gazul Rec. (49:04) • Ensemble Ictus (2006). In C. Recorded live on May 31, 1997 at Chapelle des Brigittines, Brussels. Cypres. (64:58) • Ensemble Percussione Ricerca/Eddy De Fanti (2004). In C/Djembe. Materiali Sonori. (41:01) • Ensemble Piano Circus (1991). Six Pianos/In C. Argo. (20:00) • European Music Project/Zignorii++ (2002). Terry Riley – In C. Wergo. (60:48) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2009). In C Remixed. (19 tracks). Innova. (en total : 137:20) • Grand Valley State University New Music Ensemble (2010). Terry Riley: In C (Live @ Le Poisson Rouge ). Ghostly Int. (61:28) • Hillier, Paul/Ars Nova Copenhagen/Percurama Percussion Ensemble (2006). In C. Dacapo. (55:19) • L'Infonie (1970). Volume 33 - Mantra (adapted from Terry Riley's In C). (vinyle). Polydor. (29:30) • Orkest de Volharding/Jussi Jaatinen (2013). The Minimalists. Mode Rec. . (51:29) • Oxford Minimalist Ensemble/Alexander Campkin (2013). In C. Academy Rec. (43:28) • Quebec Contemporary Music Society/Raôul Duguay/Walter Boudreau (2000). Riley: In C... Atma Classique. (35:46) • Re-Sound (2002). In C. Move Rec. (56:59) • Shanghai Film Symphony Orchestra (2012). In C (Remastered Edition). Esoteric. (41:57) • State University Center of Creative and Performing Arts (1979). In C. (vinyle). Sony. (42:03) • Terry Riley/Cacciapaglia Ensemble (2015). In C. Performed live at Aterforum Festival, July 9, 1988. Mirumir. • Terry Riley/Repetition Orchestra (2001). Live at Moscow Conservatory. Long Arms Rec. . (env. 40:00) • Terry Riley In C. 25th Anniversary Concert. Presented by New Music Theatre and Life on the Water in collaboration with the Good Sound Foundation, San Francisco. New Albion Rec., 1995. (76:20) • The Gothenburg Combo (2015). Guitarscapes. GBG Combo. . (24:43) • The New Audience Ensemble (2006). Live at the Edge. Odessa Mama Rec. (16:36) • The Salt Lake Electric Ensemble (2010). The Salt Lake Electric Ensemble perform Terry Riley's In C. Crescent Phase. (65:56) • The Sensorium Saxophone Orchestra (2012). Terry Riley – In C. Living Rec. (30:33) • The Styrenes (2002). In C. Enja. (53:22) • Ut Gret (2006). Recent Fossils. 3-cd-box. Ear-X-tacy Rec. . (64:11) • Van Veen, Jeroen (2007). Minimal Piano Collection, Volumes I–IX. 9-cd-box. Brilliant Classics. (version piano, 57:56)
Vidéos :
• Vidéo I – réalisation par Roland Hamilton. In C in extenso avec de belles images de Bamako :
https://www.youtube.com/watch?v=_FXQ68ZkWVw
• Vidéo II – présentation de In C Mali dans la Modern Tate Gallery, Londres :
https://interlude.fm/v/V5PDXA
"Chatma": troisième album de Tamikrest (Mali)
Musique pour promouvoir la cause touarègue
A peine croyable, le jeune groupe touareg Tamikrest ("Nœud") publie déjà son troisième album, "Chatma" ("Sœurs"), le plus confiant jusqu'ici. Cet album, enregistré à Prague en raison de la situation qui prévaut au nord du Mali, est dédié aux femmes touarègues, ces femmes respectées, reines du désert, autrefois piliers de la société nomade, symboles de toute une communauté plongée dans les désarrois de différents conflits. Entre mélancolie et sérénité, Ousmane Ag Mossa leur rend hommage en dix chansons.
Enfant qui grandit dans le Sahara, Ousmane Ag Mossa décide de devenir avocat – ou plutôt un "avocat" pour son peuple, les Touaregs sémi-nomades du Sahara méridional qui sont marginalisés et diabolisés depuis un demi siècle. Mais les Touaregs n'ont pas d'avocats, de sorte qu'il est devenu musicien à sa place. En effet, cela revient au même. Le succès de Tamikrest, groupe qu'Ousmane fonde avec ses camarades dans la ville de Kidal, au nord du Mali, lui donne une plate-forme plus puissante que n'importe quel avocat pourrait espérer.
Sur le nouvel album, les riffs de guitare et les 'rolling desert grooves' consolident les thèmes plus ou moins universels dans la musique de guitare touarègue : le mal du pays, la nostalgie, la beauté de la nature et surtout la nécessité des Touaregs de se soulever, de s'unir et de prendre le contrôle de leur propre avenir : "La lutte pour la liberté s'impose à moi comme un objectif / Pour ma terre, le Désert où habitent mes sœurs." (dans Takma)
Son rêve d'indépendance pour les Touaregs est sans concession. Pas pour lui : la musique d'ambiance "roucoulant" l'unité et la fraternité nationale qui est actuellement acheminée dans tout le Mali, avec son président nouvellement élu. Son peuple a trop souffert pour revenir au statu quo, en particulier les femmes. "Elles souffrent d'une manière qu'elles n'ont jamais connue auparavant, " Ousmane se plaint, "mais elles vont toujours résister et revendiquer leur propre liberté, en attendant qu'elles retrouveront un jour la liberté sur leur terre." Leurs difficultés incluent les souffrances subies par la terreur exercée par les jihadistes et dans les camps des réfugiés mais aussi les restrictions imposées à elles : elles ne peuvent danser ni jouer de la musique et doivent être couvertes de la tête aux pieds. Les femmes touarègues ont toujours bénéficié d'une grande puissance et de la liberté d'expression, et à force des machinations obscures d'une poignée de dirigeants touaregs, la cause touarègue se confond avec celle des jihadistes. Et comme beaucoup de Touaregs, Ousmane présume que c'était délibéré ...
Cependant, les armes d'Ousmane sont le micro et la guitare. L'idée d'une nation touarègue à une identité culturelle unique est instillée dans ce peuple largement dispersé à l'aide de la musique. A supposer que la musique de Tamikrest sonne à peu près comme celle de leurs idols et mentors Tinariwen aux oreilles occidentales, c'est parce que leur lutte est essentiellement le même. "Notre musique fonde sur une cause très prècise : la cause touarègue", explique Ousmane. "Proprement dit, nous sommes tous les enfants d'Ibrahim . Je suis très influencé par sa musique, et par son 'touch' à la guitare."
De retour au désert, Tamikrest sera possiblement plus populaire que ses aînés Tinariwen parmi la jeunesse touarègue. A bien des égards, Tamikrest porte le fardeau de 'fronting' cette jeune génération subsaharienne par les événements récents. En tout cas, leurs priorités sont claires : l'unité, l'éducation, le développement et la paix – mais pas à n'importe quel prix ...
Avec cet album, Tamikrest donne une déclaration d'amour "nouée" d'un geste politique. Une célébration de virtuose, à écouter absolument !
Ma bien aimée, je pense à toi / Je pense aux souvenirs partagés / Je me rappelle du jour de ton départ / Mon cœur pleure par amour pour toi / Je me rappelle des traces que tu as laissées / Elles me brûlaient lorsque j'essayais de les effacer / Je me rappelle nos paroles / Je n'ai rien omis, j'ai tout dit / Vous avez assez dit que c'est de la parole que naît l'amour. (texte du dernier morceau, Timtar)
CD : Tamikrest – Chatma. Glitterhouse Rec. (2013)
Hery

A peine croyable, le jeune groupe touareg Tamikrest ("Nœud") publie déjà son troisième album, "Chatma" ("Sœurs"), le plus confiant jusqu'ici. Cet album, enregistré à Prague en raison de la situation qui prévaut au nord du Mali, est dédié aux femmes touarègues, ces femmes respectées, reines du désert, autrefois piliers de la société nomade, symboles de toute une communauté plongée dans les désarrois de différents conflits. Entre mélancolie et sérénité, Ousmane Ag Mossa leur rend hommage en dix chansons.
Enfant qui grandit dans le Sahara, Ousmane Ag Mossa décide de devenir avocat – ou plutôt un "avocat" pour son peuple, les Touaregs sémi-nomades du Sahara méridional qui sont marginalisés et diabolisés depuis un demi siècle. Mais les Touaregs n'ont pas d'avocats, de sorte qu'il est devenu musicien à sa place. En effet, cela revient au même. Le succès de Tamikrest, groupe qu'Ousmane fonde avec ses camarades dans la ville de Kidal, au nord du Mali, lui donne une plate-forme plus puissante que n'importe quel avocat pourrait espérer.
Sur le nouvel album, les riffs de guitare et les 'rolling desert grooves' consolident les thèmes plus ou moins universels dans la musique de guitare touarègue : le mal du pays, la nostalgie, la beauté de la nature et surtout la nécessité des Touaregs de se soulever, de s'unir et de prendre le contrôle de leur propre avenir : "La lutte pour la liberté s'impose à moi comme un objectif / Pour ma terre, le Désert où habitent mes sœurs." (dans Takma)
Son rêve d'indépendance pour les Touaregs est sans concession. Pas pour lui : la musique d'ambiance "roucoulant" l'unité et la fraternité nationale qui est actuellement acheminée dans tout le Mali, avec son président nouvellement élu. Son peuple a trop souffert pour revenir au statu quo, en particulier les femmes. "Elles souffrent d'une manière qu'elles n'ont jamais connue auparavant, " Ousmane se plaint, "mais elles vont toujours résister et revendiquer leur propre liberté, en attendant qu'elles retrouveront un jour la liberté sur leur terre." Leurs difficultés incluent les souffrances subies par la terreur exercée par les jihadistes et dans les camps des réfugiés mais aussi les restrictions imposées à elles : elles ne peuvent danser ni jouer de la musique et doivent être couvertes de la tête aux pieds. Les femmes touarègues ont toujours bénéficié d'une grande puissance et de la liberté d'expression, et à force des machinations obscures d'une poignée de dirigeants touaregs, la cause touarègue se confond avec celle des jihadistes. Et comme beaucoup de Touaregs, Ousmane présume que c'était délibéré ...
Cependant, les armes d'Ousmane sont le micro et la guitare. L'idée d'une nation touarègue à une identité culturelle unique est instillée dans ce peuple largement dispersé à l'aide de la musique. A supposer que la musique de Tamikrest sonne à peu près comme celle de leurs idols et mentors Tinariwen aux oreilles occidentales, c'est parce que leur lutte est essentiellement le même. "Notre musique fonde sur une cause très prècise : la cause touarègue", explique Ousmane. "Proprement dit, nous sommes tous les enfants d'Ibrahim . Je suis très influencé par sa musique, et par son 'touch' à la guitare."
De retour au désert, Tamikrest sera possiblement plus populaire que ses aînés Tinariwen parmi la jeunesse touarègue. A bien des égards, Tamikrest porte le fardeau de 'fronting' cette jeune génération subsaharienne par les événements récents. En tout cas, leurs priorités sont claires : l'unité, l'éducation, le développement et la paix – mais pas à n'importe quel prix ...
Avec cet album, Tamikrest donne une déclaration d'amour "nouée" d'un geste politique. Une célébration de virtuose, à écouter absolument !
Ma bien aimée, je pense à toi / Je pense aux souvenirs partagés / Je me rappelle du jour de ton départ / Mon cœur pleure par amour pour toi / Je me rappelle des traces que tu as laissées / Elles me brûlaient lorsque j'essayais de les effacer / Je me rappelle nos paroles / Je n'ai rien omis, j'ai tout dit / Vous avez assez dit que c'est de la parole que naît l'amour. (texte du dernier morceau, Timtar)
CD : Tamikrest – Chatma. Glitterhouse Rec. (2013)
Hery

Randonnée au Mali, Adrar des Ifoghas
On en parle beaucoup en ce moment ... Mais on voit aussi de très belles images.
Ça fait envie !
Est-ce que certains d'entre vous sont déjà allés y randonner "avant" ? Peut être un témoignage ?
Est-ce que certains d'entre vous sont déjà allés y randonner "avant" ? Peut être un témoignage ?
Trek de huit jours en pays Dogon: se rendre ensuite à Hombori?
Bonjour, j'ai un peu écumé tous les forums et il me reste des renseignements que j'ai du mal à obtenir...
Je pars faire un trek de 8 jours en pays Dogons avec Tata Travel. J'ai ensuite encore une semaine à passer au Mali.
J'envisage d'aller ensuite d'aller à Hombori par bus puis Gao.
Quel itinéraire me conseillez-vous?
- s'arrêté à Douentza vaut-il le coup (j'entends compte-tenu du temps qu'il me reste à passer au Mali
- faire Moti Hombori en une journée de bus est-il envisageable?
- quels sont les possibilités de randonnées à Hombori? Est-il facile de trouver un guide? Je n'ai trouvé aucun site sur la via-ferrata du mont Hombori que j'aimerai faire... quelqu'un a t'il des renseignements?
- combien de jours passer à Gao (d'où je reprends l'avion..)
Je sais que l'itinéraire est subjectif et selon les désirs de chacun mais j'aimerais juste avoir des conseils! Merci d'avance
Je sais que l'itinéraire est subjectif et selon les désirs de chacun mais j'aimerais juste avoir des conseils! Merci d'avance
Retour d'un voyage au Mali en novembre 2010: aucun sentiment d'insécurité
Nous revenons d'un voyage au Mali, effectue au mois de Novembre. Nous avons ete ravis de notre voyage et n'avons experimente aucun sentiment d'insecurite. Ce qui etait triste, c'est que cette annee, il y a tres peu de visiteurs au Mali a cause des recommendations faites par les differents gouvernement, la France en particulier. Nous avons appris que ces recommendations ne sont pas basees sur des menaces reelles mais plutot sur des craintes "au cas ou il arriverait quelque chose, on ne devra pas se preoccuper de savoir combien d'europeens sont dans le nord et comment les faire revenir". Je voulais simplement partager avec les lecteurs du Voyage Forum et ceux qui hesitent a y aller, de n'avoir aucune crainte et de faire le voyage. C'est un tres beau pays, nous avons ete super bien accueilli, les maliens sont des gens tres gentils et tres tristes parceque trop peu de gens viennent visiter leur pays. Pour ceux qui vivent du tourisme, c'est tres difficile en ce moment. Pour ceux qui veulent savoir, nous avions fait (a deux) le voyage suivant: Bamako - Djenne (en bus), Mopti - Tomboctou (en pinasse privee), Tombouctou - Gao (en bateau de la Comanav), a Gao nous etions les seuls blancs, Gao - Hombori (en voiture), Hombori - pays Dogon (pays Dogon a pied) - Mopti (en voiture), Mopti - Segou - Bamako (en bus). Je compte dans un autre message detailler tous les differentes personnes que nous avions recontres au mali et qui nous ont aide ou rendu un service. Je voulais deja simplement partager notre experience et rassurer un peu les esprits.








