Tranquille ? non pas si tranquille que ça… voyage qui a souvent chamboulé nos repères, nos certitudes et nos habitudes… voyage dont on revient touché par des sourires et des rires, agacé par trop de sollicitations, émerveillé par des paysages splendides, étonné par la présence de l’eau, reposé par des images d’un autre temps, fatigué par la chaleur plombante, ensablé d’une multitude de petits grains que l’on retrouve encore entre les pages de nos livres…
Et Tranquille, c’est surtout le surnom de notre guide !
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h !
Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde…
Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! »
Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain !
Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)…
Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert.
Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !)
C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent…
De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait !
Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche !
Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher !
Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
Te voilà rentrée et déjà à l´oeuvre, Maminafrique (enfin "déjà"... plus d´une bonne semaine quand même !).
Je me console de l´absence de djembé dans tes valises avec le démarrage de ton récit, d´ores et déjà coloré et mordant, agrémenté de recettes de riz à toutes les sauces ainsi que de premiers beaux clichés.
Je suis curieuse de savoir à quelles occasions et quelles certitudes ont pu être bousculées chez toi qui es aplomb et stabilité.
Pourrais-tu avoir l´obligeance de laisser à ton homme le soin de trouver une place pour les collections de poterie, les portes dogon et autres souvenirs rapportés et éventuellement de préparer Noel, pour te consacrer à rattrapper le retard déjà pris dans ton récit !
Merci à tous de vos gentils mots... je continue...
Dimanche 23
Rapidement nous avons compris que si nous ne voulions pas sécher sur place au soleil il fallait profiter des heures fraiches de la journée et il est à peine 7 heures quand nous prenons notre petit déjeuner.
Au fait, nous, c’est deux couples d’amis de longue date, nous avons pas mal de voyages ensemble à notre actif en mélangeant, au hasard des destinations, soit de l’organisé, soit de la débrouille. Pour le Mali nous avons pris directement contact avec un guide conseillé par un membre VF (vous voyez, ça marche !), il nous a accompagné tout le séjour, je pense qu’il y a eu beaucoup d’improvisation dans les étapes, il s’est complètement adapté à notre rythme, à nos envies. Pas d’intermédiaire, pas d’agence, il a fait travailler les gens de son village comme porteur et cuisinier, les copains pour les auberges, la pinasse… tant mieux … nous avons payé au bout du compte la même chose pour 10 jours plein sur place que par agence pour 7 jours, le transport de Bamako au Pays Dogon en 4x4 a été le gros du budget, proportionnellement l’essence est très chère (presque 1 euro le l).
C’est un jeune guide qui se propose de nous faire visiter Djenné, ville édifiée au IX ième siècle au bord du Bani (affluent du Niger) protégée de hautes murailles de banco (genre de torchis, eau et paille + beurre de karité pour que l’eau coule en surface) et dont le monument principal est la Mosquée. Nous avons reçu quelques explications du guide et nous nous approchons de la Mosquée lorsqu’un policier à mobylette et un homme se présentant comme le directeur de l’Office du Tourisme nous interpellent. Notre petit guide n’est pas accrédité ! il est emmené vers le poste de police (tout va s’arranger pour lui mais après beaucoup de palabres !) et nous voilà avec un guide « officiel » bien moins intéressant et qui nous dirige surtout vers les boutiques d’artisans ! nous monterons quand même sur une terrasse pour avoir une vue d’ensemble de la ville mais c’est à peu près tout ! ce sera le regret de ce voyage : ne pas en avoir vu plus à Djenné. Nous aurions mieux fait de flâner seul dans les ruelles et sur le bord du fleuve.
En fin de matinée un bon moment nous attend, nous montons sur la pinasse qui va naviguer jusqu’à Mopti. C’est une jolie barque colorée, confortable, bien stable. Tout y est, salon, salle à manger, cuisine, WC, poste de pilotage, … Nous mangerons d’excellents repas préparés par le « pilote-cuisinier », du « Capitaine » un très bon poisson pêché dans le fleuve et du poulet plumé à bord !
Rien n’est plus agréable que de se laisser bercer au fil de l’eau et d’observer sur les rives la vie d’un peuple de pêcheurs (les Bozos) ou d’éleveurs (les Peuls). Les pinasses à touristes sont tout à fait reconnaissables, d’abord nous ne sommes que 7 à bord y compris l’équipage, ensuite les gilets de sauvetage orange arrimés aux montants du toit se voient de loin et sur notre passage les bras se lèvent pour des coucous bien chaleureux ! dès que nous approchons d’un village en torchis de pêcheurs ou celui de cases des peuls nomades, nous le remarquons par l’activité intense au bord du fleuve : les femmes lavent le linge ou les calebasses, les enfants se baignent, s’amusent, font leur toilette, les animaux s’abreuvent, les hommes sont aux champs ou gardent les troupeaux. Cela fait des scènes colorées, vivantes, joyeuses…
A plusieurs reprises nous assisterons au passage des troupeaux de zébus d’une rive à l’autre, une centaine de vaches entrainée par le courant, au milieu quelques hommes à l’eau qui les dirigent de l’autre côté, des cris, des meuglements, impressionnant !
Nous nous arrêtons aux abords d’un petit village bozo, c’est Djenné en miniature, une jolie mosquée d’inspiration soudanaise en son centre. Les enfants se précipitent sur nous pour nous tenir la main, pour se jeter devant l’objectif dès que je veux prendre une photo, ils sont ravis lorsque j’emprunte à l’un d’entre eux son pneu de bicyclette et que j’essaye de le faire rouler avec un bout de bois… ouh ! ça va vite…. Il faut courir derrière ! le problème c’est qu’après ça chacun veut me prêter son jouet ! rapidement essoufflée Mamina !
Les petits sont adorables, souriants avec une dentition parfaite, pieds nus dans la poussière, vivants probablement de très peu de choses cependant je n’ai pas eu l’impression de voir des enfants affamés…bien sûr ils sont démunis et vivent ou survivent en fonction des pluies et des récoltes. Joël nous explique que ces trois dernières années ont été pluvieuses, que les récoltes globalement ont été bonnes et que pour l’instant ils ont échappé à la famine comme en 96 ou aux invasions de criquets. En ville le problème est sûrement différent pour trouver du travail et se loger, la vie à la campagne est plus simple et plus facile, un peu comme partout !
Les hommes s’approchent peu de nous sauf de Jean-Marie qui, en vrai homme de la terre, est toujours à l’affût des instruments des champs ou des bricolages des artisans. Les femmes nous sourient, nous montrent leurs bébés, nous accueillent dans leur cour quand nous sommes curieux d’entendre le son des pilons, les anciens réclament quelques médicaments que nous laissons de bon cœur en remerciement de notre intrusion.
Nous repartons sur l’eau après cet épisode bruyant, remuant mais bien chaleureux… pour nous arrêter un peu plus loin pour un arrêt pipi ! oui il y a un WC sur la pinasse mais d’y accéder nécessite une acrobatie dont je préfère me passer pour ne pas servir d’appât aux poissons du fleuve ! déjà, pour arriver aux sièges c’est tout un parcours du combattant : enlever les chaussures, passer par-dessus un banc, puis par-dessus les bagages, reprendre l’équilibre, ne pas oublier qu’une barque ça penche et ne pas se déplacer trop brusquement d’un côté à l’autre (ce que je fais régulièrement bien sûr pour prendre des photos !)… et tout dans le sens inverse pour descendre ! non, c’est très sympa cet épisode sur le fleuve et vraiment faites-le si vous allez au Mali. Dans un autre genre il y a aussi les pinasses régulières qui transportent des voyageurs d’une ville à l’autre.
Nous continuons notre descente vers le Niger, nous sommes étonnés par les immenses troupeaux qui paissent dans les champs où l’on vient de faire les récoltes, vraiment une région d’élevage ! Beaucoup d’oiseaux aussi, des aigrettes, des hérons, quelques canards sauvages, et, est-ce les oies sauvages que nous avons vu passer dans le ciel béarnais ? Nous commençons à reconnaître quelques arbres : le manguier, le raisinnier, le tamarin, le baobab qui en ce moment perd ses feuilles (c’est l’automne !) et est chargé de fruits, l’arbre à karité.
Avant la nuit nous nous arrêtons dans un endroit isolé, nous avons juste le temps de monter les tentes avant que le soleil ne se couche, nous avons la visite d’un pêcheur qui nous montre sa pêche, nous mangeons au milieu des moustiques et des moucherons à la lumière d’un feu de camp. Vite dans les duvets pour une nuit calme sous un ciel étoilé que nous ne reconnaissons pas ! le croissant de lune est horizontal, la casserole posée à l’envers, les étoiles sont chamboulées mais la voie lactée est d’une clarté magique, les étoiles filantes nous font un feu d’artifice et dans un coin du ciel la poule veille sur ses poussins ….
Quoi ? les nuits sont calmes au bord du Bani ? que nenni !!! toute la nuit des pêcheurs passeront aux abords de notre campement dans leur barque, clapotis de l’eau, bavardage nourri (les maliens sont sacrément bavards !) voire transistor, bruissement des ailes des chauve-souris, chants des coqs décalés…. Nous passerons malgré tout une bonne nuit !
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
Nous sommes réveillés très tôt, vers 5 h 30 et nous embarquons à 6 h 15 après le pliage des tentes et la fermeture des bagages. La toilette a été vite faite, quelques lingettes sur les endroits stratégiques comme dit Yolande, brossage des dents (à l’eau minérale) et c’est en dégustant le petit déjeuner sur la pinasse que nous assistons au lever du soleil : un beau spectacle avec les pêcheurs en avant-plan et cette lumière toujours aussi belle en début ou fin de journée…
Nous nous arrêtons à nouveau dans un village bozo en milieu de matinée, toujours le même accueil, toujours autant d’enfants autour de nous, toujours les femmes au travail, des hommes qui fabriquent des nasses à poisson, une mosquée, des pièces d’habitation autour d’une cour intérieure, c’est calme, paisible, authentique.
Nous continuons la navigation jusqu’à Mopti, c’est vraiment un moment agréable, la chaleur est plus supportable, les paysages varient un peu, tantôt des berges de sable, tantôt des pâturages, tantôt des rizières ou des marécages mais toujours les mêmes scènes de la vie quotidienne et surtout des rubans de femmes, de jeunes et de petites filles portant des charges sur la tête…
Nous voici en vue de Mopti, beaucoup, beaucoup de bateaux, une activité intense sur le port où nous accosterons après avoir fait un tour dans le confluent des deux fleuves, c’est le delta intérieur du Niger, fait de nombreuses iles, de lacs, de ramifications. Nous croisons de nombreuses pinasses qui font le passage entre les rives, elles sont chargées à bloc de passagers, de marchandises, d’animaux… oui, ça va être l’Aîd et chaque musulman se doit de tuer un mouton pour sa famille, nous en verrons partout : dans les rues, dans les cours, sur les camions, sur les mobylettes, dans les charrettes et dans tous les endroits où nous irons, attendant bravement la fin !
Après avoir remercié les pinassiers nous retrouvons notre 4x4…. Enfin un autre ! nous n’avons rien compris au change… peu importe. Joël nous amène d’abord faire du change, nous nous rendons compte qu’il faudra prévoir un gros budget pour les boissons, je bois des hectolitres d’eau, du coca aussi un peu (beurk !) et nos hommes découvrent la Flag en litre !La bouteille d’eau varie entre 1 et 2 euros, la bière aussi, les « sucreries » comme ils appellent les Fanta, Coca et autres à 1 euro. Est-ce la chaleur et la déshydratation, la poussière et la gorge sèche mais notre soif sera insatiable ! j’ai même encore soif ! Yolande a une bonne idée, nous achèterons des petits citrons et nous ajouterons le jus dans les bouteilles. Je ne sais pas si c’est la vertu aseptisante du citron ou le riz ou le Coca de temps en temps mais j’ai échappé pour la première fois dans ce type de voyage à la tourista… quel bonheur !
Un autre poste du budget que nous avions minimisé ce sont les pourboires… nous ne sommes plus habitués chez nous, souvent cela se justifie et nous sommes les premiers à le faire, parfois c’est un marchandage désagréable. Ce côté quémandeur nous a souvent gêné, les enfants aussi s’y mettent et c’est dommage !
Nous passons au Cyber café où nous envoyons quelques messages à nos enfants : « Tout va bien, vos globe-trotters de parents sont encore en vie, nous serons encore là pour vous embêter un peu ! »
A la sortie, surprise ! Tranquille nous attend, Joël nous lâche mais nous le reverrons en fin de semaine dans son village natal en Pays Dogon, Tranquille prend le relais et nous accompagnera jusqu’au retour, il était jusqu’à présent occupé par un autre groupe. Tout s’est très bien passé avec son frère qui est un garçon sérieux, moderne, compétent, épatant, gai, plein d’humour… mais c’est Tranquille qui m’avait été conseillé, nous allons maintenant faire sa connaissance. Deux tempéraments complètement différents, Tranquille est…. tranquille !
Déjeuner à Mopti près du port, nous goutons notre premier plat de fonio, petite graine qui ressemble au couscous, ce repas doit être particulièrement prisé ici car non seulement la salle est pleine mais de nombreux maliens viennent acheter ce plat à emporter !
Nous partons ensuite en 4x4 en direction du Pays Dogon. D’abord de la route goudronnée et à partir de Bandiagara une piste de sable et de pierres, nous nous dirigeons vers Dourou. Les paysages changent aussi et nous sommes surpris de découvrir au milieu de ces roches noires des champs d’oignons ! La roche retient l’eau, de petits barrages ont été érigé, par contre la terre est emportée donc, pour cultiver ces petits lopins de terre il faut ramener de la terre, la retenir en faisant des cuvettes. Ces cultures demandent beaucoup de soins et de travail car une nouvelle fois tout est fait à la main : bêchage, plantations, arrosage, entretien….ces champs tout verts sont surprenants au milieu d’un paysage désertique ! il y a même une odeur d’oignons dans l’air !
Sur la piste nous croisons aussi beaucoup de charrettes chargées d’épis de mil rangés au cordeau ! nous sommes en plein dans la période de récolte des céréales et nous observerons le travail dans les champs de mil et de sorgho ainsi que le ramassage des feuilles de baobab pour les inclure aux sauces mijotées…
Nous sommes sur le bord du plateau et nous descendons la falaise pour rejoindre Ireli où nous dormirons ce soir. C’est la fin de l’après-midi, la lumière rase le sol et les couleurs sur la dune rose sont superbes, pour ma chance le chauffeur se trompe de piste, il descend jusqu’à Nombori, veut remonter la dune, s’ensable et c’est l’arrêt ! je peux tranquillement prendre quelques photos juste au bon moment !
L’arrêt sera de courte durée, nous arrivons à la nuit tombée dans une « auberge », c’est une maison du village, nous dormirons sur la terrasse sous des moustiquaires, des sanitaires très sommaires (un bidon d’eau posé sur une poutre au-dessus de nous) nous permettent quand même de nous laver de toute la poussière accumulée depuis deux jours !
Nous aurons du mal à fermer les yeux tant le « plafond » de notre chambre est magique !
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
Bon, Mamina, t'es passée où ??
Tu t'es perdue dans la foule des grands magasins ou dans la latérite de tes souvenirs maliens ??
Ne me dis pas que tu es déjà partie vers tes petiots sur les routes de France !! Ils ont encore 1 semaine d'école avant les vacances !
Tu ne nous a pas encore raconté le plus beau !! 😎
(je ne sais si je pense à ce moment plus au pays ou au guide... 😊😛)
Et il faut assurer ce week-end : j'ai le temps de te lire ! 🙂
Wap'encouragements avec Wap'bisouilles toutes de blancs vêtues et givrées.
"Nous méritons toutes nos rencontres ; elles sont accordées à notre destin, et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." Mauriac
Un jour un ami vivant en Guadeloupe est venu me rendre visite lorsque je vivais en Guyane et il me disait que ce coin du monde lui faisait penser à l'Afrique. Je comprend maintenant, à travers ton récit, ce qu'il voulait dire. Et ta photo de camp avec moustiquaire sous les étoiles m'a filé un coup de nostalgie
Mais je suis d'accord avec la Wap'family enneigée, tu ne nous laisses pas en plan dis !!!
Hé ne me stressez pas ! mais c'est un peu vrai, entre deux boules sur le sapin, trois noeuds sur les cadeaux, la prévision des menus je me replonge dans le voyage. En plus, au début je n'étais pas trop inspirée et me voilà bavarde à nouveau !
Je vais essayer d'avancer pas mal ce week-end.
Bises à tous
Mardi 25
Le village est encore endormi quand nous émergeons de dessous les moustiquaires. Les coqs chantent depuis bien longtemps, ils ont pris le relais des ânes au milieu de la nuit… Hier soir nous n’avons pas vu grand-chose de l’endroit où nous étions et c’est la surprise ce matin de voir la falaise qui nous domine de toute sa hauteur.
Le soleil qui va se lever nous fait découvrir tout là-haut les tombes Télem dans les grottes puis les greniers à grains caractéristiques disséminés un peu partout, le tout dans une couleur ocre et chaude. Petit à petit l’activité reprend, les chèvres sautent de rocher en rocher, les femmes s’activent autour du puits pour remplir la première calebasse de la journée. Elles se croisent, se dépassent, s’attendent et rapidement c’est presque l’embouteillage dans les sentiers pentus ou les escaliers de pierre qui relient le bas du haut du village. Les enfants aussi se sont réveillés et font déjà leur part de travail. Ce sont des cris, des rires… nous n’avons entendu que très très peu de pleurs d’enfants, pas de caprices, pas d’impatience de la part des mères…
En discutant hier soir avec Tranquille sur sa vie de famille nous avons découvert avec stupeur une coutume du Pays Dogon concernant justement les enfants : les mariages sont encore plutôt arrangés et les mariés assez jeunes, la jeune femme reste encore six ans après le mariage chez ses parents mais le couple se voit et dort ensemble, lorsque vient le temps de rejoindre sa belle-famille, la mariée (déjà mère de deux ou trois enfants) laisse son premier enfant aux grands-parents pour qu’il leur reste à la maison quelqu’un qui s’occupera d’eux !
Il arrive aussi que l’on confie (donne ?) un autre de ses enfants à un frère ou une sœur stérile… c’est un don très naturel qui fait partie des coutumes… ce poids des traditions tend à disparaître petit à petit chez les quelques jeunes avec lesquels nous en avons discuté mais ce sera très lent et c’est du coup un bouleversement de l’ordre établi… qui va s’occuper des anciens ?
Par ailleurs, ils expliquent très naturellement la nécessité de prendre plusieurs femmes par la surcharge de travail à la maison, dans les champs, auprès des enfants etc… à plusieurs le travail est réparti mais il faut quand même être suffisamment riche.
Tout cela donne aux femmes un statut peu enviable, nous les avons vues sans cesse travailler.
Avec une allure fine, élancée, un port de tête d’aristocrate elles sont constamment actives. Elles doivent d’abord chercher l’eau pour la journée, allumer le feu au charbon de bois, laver les enfants (souvent deux fois par jour), aller aux champs pour les récoltes, transporter de lourdes charges sur la tête, piler le mil, préparer ensuite la bouillie pour le repas ou la bière, chercher du bois, nettoyer la cour, retourner au puits, loin parfois, pour laver les calebasses et le linge et tout cela avec un bébé ficelé dans le dos ! et ça papote, et ça papote ! (lire le joli texte de Douya sur VF : une journée de femme dogon) Tout est long car tous les gestes sont primitifs…
Nous avons vu quelques panneaux solaires (ce serait l’avenir ici mais souvent ils n’ont que les moyens d’en acheter un petit et d’occasion en plus !), nous avons entendu quelques rares groupes électrogènes. De ce que nous avons vu, il y a des puits dans à peu près tous les villages, plus ou moins près des habitations mais nous sommes encore bien loin du robinet, il faut pomper ou descendre le seau…
Le Pays Dogon est encore à l’écart des progrès de la civilisation, le gouvernement malien ne fait pas grand-chose pour les aider et c’est grâce à leur organisation, de leur propre volonté qu’ils avancent. Un autre exemple : une école est construite (souvent grâce à une association européenne) 5 classes sont aménagées et seulement 3 enseignants sont envoyés par l’Etat ! du coup, le village se cotise pour payer deux enseignants supplémentaires et en plus, rapidement les 5 classes ne suffisent plus !
Mais de l’école, j’en reparlerais…
Nous ne jugeons absolument pas la situation, nous nous contentons d’observer et de nous rendre compte qu’ici on vit avec le minimum : un toit, à manger (quand les récoltes sont bonnes) deux, trois vêtements, très peu d’eau… ceci pour la majorité des familles. Les jeunes guides que nous côtoyons veulent faire bouger les choses, ils ont tous le portable, certains une mobylette, maitrisent Internet, parlent Anglais, choisissent leur femme, essayent de monter une auberge pour accueillir les touristes et faire travailler le village. Tout cela leur donne plus d’aisance, mais ils ont une grande famille à faire vivre !!!
Le Pays Dogon, au Sud-Est du Mali vers le Burkina Faso, c’est un immense plateau qui se termine par une longue falaise tombant dans une plaine sablonneuse. Tout au long de cette falaise se sont installés de nombreux villages, prenant souvent la place des Télèmes que les Dogons ont chassés il y a plusieurs siècles de leurs abris troglodytes.
C’est là que nous allons marcher quelques jours, soit au pied de la falaise, soit montant vers les villages du plateau. Nous avons deux porteurs pour nos sacs (pas évident dans notre culture à nous de laisser faire !) et un cuisinier qui nous mitonne d’excellentes sauces midi et soir. Il fait très très chaud et nous marcherons donc tôt le matin (de 7 h à 10 h) et à nouveau une heure et demie en fin d’après-midi, gros repos donc à mi-journée.
Nous voilà en route sous une fraîcheur toute relative et qui va devenir fournaise dès que le soleil tapera sur nos têtes ! de bonnes réserves d’eau, une chemise à manches longues, un bon chapeau et nous avalons les quelques kms qui nous séparent des villages soit par des pistes sablonneuses, soit à travers les cultures, avec toujours en vue cette falaise dont les couleurs changent à chaque heure du jour…
Nous apprenons à reconnaître le mil avec ses épis longs, fins et fournis, le sorgho qui lui penche sa tête sous le poids de ses grains, ici les plans de bisap qui font une boisson rouge, légèrement amère, là des baobabs aux troncs lacérés pour fournir des lianes et chargés de fruits aux multiples usages, plus loin l’arbre à karité et Tranquille nous ouvre une coque qu’il frotte sur un rocher pour nous montrer la matière grasse dont on fait le beurre, le raisinier aussi, si différent de nos plans de vigne que l’on a du mal à imaginer qu’il donne un raisin gouteux. C’est sans arrêt une découverte…
Nous sommes loin d’être seuls et à chaque rencontre les gens se saluent et se répondent, c’est comme une litanie qui résonne sur la piste : Agapo… sewo…sewo…sewo et ça peut être cinquante fois d’affilée !
Nous arrivons à Banani, village très vivant, croisement des chemins, juste avant de monter la falaise vers Sangha, sur la route entre le Burkina et Mopti (mais ce n’est qu’une piste !). Le marché bat son plein, toutes les femmes des environs sont venues vendre leur petite production qu’elles ont transportée sur la tête évidemment ! on y trouve avec surprise quelques boutiques d’artisanat local et j’achète mon premier bonnet dogon en tissu indigo… beaucoup de sollicitations pour tout regarder…
Nous reprenons la piste jusqu’à Ibi où nous nous arrêtons pour le repos du midi, joli campement, terrasse à l’ombre, boissons fraiches… la famille vit dans un angle de la cour. Nous apprenons par hasard que la femme milite contre l’excision mais la barrière de la langue nous empêche de communiquer.
Ici nous gouterons l’intérieur du fruit du baobab (une pâte blanche un peu plâtreuse) et nous boirons quelques gorgées de bière de mil qui fermente encore dans la calebasse. C’est une jeune fille qui transporte ce liquide (au moins 20 litres !) sur la tête, pour le vendre de village en village et sur les pistes. Comme nous elle fait un arrêt aux heures chaudes de l’après-midi et nous la verrons plaisanter et rire de façon très naturelle avec les hommes en cuisine. Même si le statut de la femme est difficile, il y a entre les deux sexes des relations très cordiales, sympathiques et franches ! Au fait, les Dogons, hommes comme femmes, sont magnifiques, j’ai rarement vu un peuple aussi beau… quant aux enfants !!!
Quand nous repartons il fait encore très chaud et j’aurais un bon coup de pompe sur la piste avant d’arriver à Koudou Da… Jean-Marie sort de son sac des pâtes de coing qui font un miracle… à défaut de son eau bénite habituelle !
La cour du campement Touguina est toute fleurie, il y a l’eau courante aux douches et nous allons dormir sur une terrasse couverte en compagnie de trois jeunes européens (un portugais, une suisse, une française).
Nous avons le temps de faire le tour du village qui est très riche en symboles de la culture dogon. Arrêt devant la Toguna (la case à palabres) dont les piliers sculptés représentent les personnages et animaux présents dans les rituels : le Hogon (chef spirituel), la femme, les fétiches, le caïman…. Puis Tranquille nous explique dans le moindre détail chaque sculpture d’une magnifique porte dogon. Petit tour chez un artisan et nous allons un peu nous perdre dans les ruelles du village.
C’est la fin de la journée, les troupeaux rentrent dans leurs enclos, ici une femme finit la fabrication de la bière de mil, là c’est la bouillie pour le soir. Des enfants rentrent de l’école et veulent tous nous montrer leurs cahiers, nous nous éloignons un peu vers la dune de sable rosie par le soleil couchant.
Au retour à l’auberge un bon couscous nous attend. C’est une nouvelle fois sous ce ciel unique que nous nous couchons avec les poules, en attendant que le coq ne se fasse entendre dès 3 heures du matin !
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
Non on ne te stresse pas douce Mamina, prend ton temps... mais je dois dire que lorsque tu te mets à faire ta bavarde, nous on aime, alors n'hésite pas 😏
Il est 6 h 30 ce matin quand nous quittons Koudou, ça nous va bien de marcher à la fraîche et couchés très tôt nous n’avons aucun mal à être prêt !
Papipic a été vite repéré par les enfants comme étant le chef des bonbons (comme à la maison !) et ceux qui n’ont pas eu leur part la veille l’attendent devant l’auberge ! trop drôle !
Aujourd’hui nous allons gravir le plateau des trois Youga, trois villages accrochés à un plateau qui fait face à la falaise. L’objectif est donc le rocher tout loin, tout là-haut à l’horizon… pfffououou !
Après quelques kms de piste sablonneuse le relief commence à changer. Nous continuons à être étonné de la présence régulière de l’eau par des mares et des étangs souvent couverts de nénuphars… étrange quand même dans la savane ! Nous commençons à marcher dans les pierres, nous dépassons le premier village au bas du piton rocheux et, « dégué-dégué » (doucement, doucement) nous attaquons la bonne grimpette vers Youga Dogourou heureusement la plupart du temps à l’ombre. Des jeunes gens, à l’affût des touristes, nous accompagnent, sachant pertinemment que nous (que je) aurons vite besoin de nous délester de notre sac à dos et qu’une main secourable sera la bienvenue ! j’en ai deux autour de moi…. C’est dire le boulot pour me faire monter là-haut !
Ce village est…. au bout du bout du monde ! quelques maisons d’habitations les unes sur les autres tellement le relief est abrupt, des escaliers dans le rocher, le moindre bruit résonne sur la paroi rocheuse, des maisons pour les morts, des greniers à chapeau pointu pour les réserves de grains, rien, il n’y a rien de facile ici ! c’est ici qu’a lieu tous les soixante ans le Sigi, fête des morts où l’on sort tous les masques dogon.
La légende dit qu’une jeune fille du village a vu, en gardant ses troupeaux, apparaître d’étranges personnages masqués. Son père a chassé les personnages qui ont laissé sur place leurs masques (je résume et elle ne s’appelait pas Bernadette…)) et depuis le village tout entier est dépositaire de ce legs. Chaque habitant est responsable d’un masque qu’il cache dans un endroit secret, rien ne transparait des rituels et la transmission de ceux-ci se fait dans le plus grand secret.
Chaque village détient des copies de ces masques et des cérémonies se font régulièrement, en général tous les trois ans à tour de rôle pour honorer les morts mais le Sigi est particulier, le prochain aura lieu en 2027. Tranquille nous fait un cours sur les masques, surtout sur le masque Kanaga dont la symbolique est particulière.
Youga Dogourou est loin de tout, difficile d’accès et cependant des familles vivent ici, elles se regroupent autour des rares baobabs qui arrivent à pousser entre les roches, l’eau est loin, les champs sont dans la plaine, quelle vie ! au-dessus d’un rocher plat un café-abri-artisan- nous accueille pour notre repas du midi, il fait une chaleur étouffante et épuisante, malgré tout nous boirons frais car des bouteilles sont plantées dans une jarre d’eau fraiche. Nous n’avons pas très faim mais rien n’est perdu car Moussa cuisine largement et à chaque fois cela nourrit au moins 5 ou 6 personnes supplémentaires.
Un bon moment de repos pendant lequel nous avons la visite d’un ancien qui nous présente son carnet militaire français datant des années 1950. Nous examinons ce carnet et promettons de voir s’il ne pourrait pas bénéficier d’une rente d’ancien combattant. Malheureusement, renseignements pris au retour il n’était pas incorporé dans les bonnes années…
Nous repartons de cet endroit calme, attachant pour grimper encore un peu, traverser le plateau et redescendre vers Youga Piri où nous dormirons ce soir. Nous entrons d’abord dans une faille où nous découvrons une retenue d’eau limpide ! puis nous voilà face à une échelle dogon (quelques marches sommairement creusées dans un tronc d’arbre) bon on y va ! ça donnera l’occasion à Papipic de filmer mon exploit ( !) aux petits-enfants de bien en rire et à Tranquille de pousser sur mon arrière-train !!!!!
La traversée du plateau en roche volcanique noire est bien agréable, c’est presque plat, il y a dans l’air un petit vent rafraichissant et la vue est magnifique ! vers l’Ouest la plaine et les villages que nous avons traversés le matin même, tout en bas, à pic, Youga Da et ses maisons de poupées, vers le Sud-Est des kms de savane et les prémices des Monts Hombori très au loin et vers le Nord, face à nous, nous retrouvons la falaise de Bandiagara avec à ses pieds le village de Yendouma où nous serons demain.
Nous restons ici quelques temps, émus, admiratifs devant ces paysages et nous savons alors ce que nous sommes venus chercher au Pays Dogon…
En descendant vers le troisième village, une ribambelle d’enfants nous dépasse en riant, portant sur la tête des seaux et des bidons d’eau. Ils sont agiles comme tout dans ces gros rochers et n’en font pas tomber une goutte, un tout petit de 4 – 5 ans porte aussi sa charge : une bouteille plastique de 2 l ! tout d’un coup, nous vient à l’idée qu’il s’agit là peut-être de l’eau que nous allons consommer pour nous laver tout à l’heure. Plus question de prendre une douche, nous nous en passerons ce soir ! faisant part de notre réflexion à Tranquille voilà sa réponse : « si vous n’utilisez pas l’eau aujourd’hui, demain ils n’auront pas à aller en chercher et ne seront donc pas payés, avec les trois sous qu’ils reçoivent ils aident beaucoup leur famille ! » alors ? quoi faire ? ben, on s’est lavé, mais avec juste une casserole pour se mouiller et une pour se rincer…
Nous sommes dans une maison au centre du village, sous les maisons troglodytes, nous dormons sur une terrasse abritée par un énorme baobab, encore un beau feu d’artifice dans le ciel ce soir, des satellites que l’on suit longtemps du regard et plein d’étoiles filantes…
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
Le format du texte est proportionnel au nombre de photos ! désolée.... je vais en réduire le nombre pour revenir à quelque chose de plus facile à lire....
A moins qu'un pro. du site (Archimade peut-être ?) puisse arranger ça !
Merci
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
puis nous voilà face à une échelle dogon (quelques marches sommairement creusées dans un tronc d’arbre) bon on y va ! ça donnera l’occasion à Papipic de filmer mon exploit ( !) aux petits-enfants de bien en rire et à Tranquille de pousser sur mon arrière-train !!!!!
😏😏😏
Je veux voir ce film !!!!
Là, garanti, je vais venir te voir dans ton Sud-Ouest très vite !!!! 😛
"Nous méritons toutes nos rencontres ; elles sont accordées à notre destin, et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." Mauriac
C'est gentil d'avoir pensé à moi pour "réduire la taille" de ton texte, mais je ne pense pas que je puisse faire grand-chose... La police étant de taille normale
je ne vois plus pour toi que la solution d'écrire "moins de lignes de texte"
peut-être...???
et je pense que c'est ce que voulaient dire tes interlocuteurs sur cette discussion... sinon, je ne vois pas par quel procédé te rendre moins bavarde
si c'est bien ce dont il s'agit....🤪....😉....
Mais non ! c'est pas le texte.... encore que si toi aussi tu t'y mets !
C'est la série de photos, quand je n'ai que quatre ou cinq photos le texte reste normal, il faudrait mettre les photos sur deux lignes (rien que ça !)
Quant à inclure les photos dans le texte, malgré toutes les explications je ne sais 😕 pas faire....
Tant pis, je vais mettre moins de photos 😛, merci
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
Alors, stresse pas Mamina, parce que chez moi, tes photos se répartissent tranquillement 😛 (toujours aussi beau, lui !) en 2 lignes, et ton texte est comme d'habitude dans la largeur habituelle de l'écran... 🙂
Ha, les mystères de VF et de nos navigateurs !!! 🤪
"Nous méritons toutes nos rencontres ; elles sont accordées à notre destin, et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." Mauriac
moi j'ai fai un copier coller et en option j'ai grossi la police c'était nickel la ballade chez les dogons
on vas ou après ? yendouma ? ou bien !
willynomad
Une fois que tu as mis tes miniatures sous ton texte dans...
Images attachées:
Image postée par le membre mamina64 dans la discussion «Voyage tranquille au Mali».
et avant d'envoyer ton post, tu cliques sur la miniature déjà en bas du texte pour l'agrandir 1 fois ou 2 fois... ensuite tu cliques droit sur ton image agrandie et tu selectionnes copier Tu te remets sous ton texte et tu recliques droit à nouveau pour selectionner coller Une fois ton image placée dans ton texte, tu supprimes la miniature dans "image attachée"... et tu envoies ton post...
Ca y est, je viens de comprendre. Merci Archimade pour cette explication, je me posais les mêmes questions que Mamina .... euh que voici d'ailleurs ... elle arrive à grands pas, bien décidée à venir à bout de ce drôle d'escalier !!!
La famille Wap : nous pouvons voir d'ailleurs sur ce cliché les mains de Tranquille prenant tranquillement le chemin du postérieur de la dame. MDR
Merci Archi, tout a l'air simple avec toi, je vais donc essayer de mettre tes conseils en pratique ci-dessous !
Jeudi 27
Quelle bonne nuit ! dès le réveil ce sont à nouveau les scènes quotidiennes du village….
(encore loupé !!!)
Ce matin la marche va être facile, descente dans la plaine puis longue traversée jusqu’à Yendouma. Nous faisons nos adieux au responsable de ce campement communautaire avec qui nous avions bien discuté hier soir. Un homme très intéressant qui a vécu dans d’autres pays avant de revenir au Mali et se mettre à disposition des enfants de son village en créant quelques classes élémentaires.
Ce passage aux trois Youga m’aura marquée, d’abord par le dénuement extrême des habitants, par la vie rude qu’ils y mènent et malgré tout par leur accueil chaleureux et leurs grands sourires. Ce village de Youga Piri est assez visité car d’accès facile par le passage où nous allons descendre. Certains groupes arrivent en 4x4 jusqu’en bas du piton rocheux, une demi-heure de grimpette, une visite rapide, l’achat d’un souvenir ou deux et ils repartent... Invasion barbare ? Je ne sais pas si j’en ai vu plus mais je crois avoir senti un petit sentiment d’appartenance à passer une nuit ici. Malgré tout, comme eux je repars ! Nous rencontrons d’ailleurs pas mal de groupes dans la descente, ce seront pratiquement les seuls touristes que nous verrons lors de notre périple dogon.
Nous nous échappons un peu de la piste de sable pour marcher sur du « dur », nous voyons passer au loin nos porteurs, Tranquille nous fait remarquer des traces particulières dans le sable : ici un devin a posé des questions en disposant des petits cailloux dans les cases d’une table dessinée sur le sol, le renard pâle répondra pendant la nuit en déplaçant les cailloux sur son passage… les croyances sont tenaces et régissent bon nombre de situations de la vie quotidienne : mariage, naissance, récoltes etc…
Nous arrivons en vue de Yendouma, village natal de notre guide, gros bourg composé de 7 quartiers, c’est à Sogol que nous nous posons pour deux jours. Tranquille et ses frères ont bâti une auberge bien sympathique au bord de la mare aux caïmans, la construction est terminée, reste maintenant à améliorer les conditions d’hébergement et d’accueil : pas encore de limites, pas beaucoup de verdure ni de fleurs qui flattent l’œil, pas encore de cuisine mais c’est prévu et les améliorations vont se faire. Par ailleurs, les sanitaires sommaires sont tout à fait corrects et propres, une terrasse couverte permet une jolie vue sur le village et sur la plaine avec au fond le plateau des Youga, une deuxième terrasse peut accueillir d’autres matelas et si la nuit est vraiment fraiche une pièce en rez-de-chaussée fait office de chambre. Un panneau solaire permet d’avoir une lumière le soir (un vilain néon… mais…) Derrière l’auberge une boutique d’artisanat et une épicerie, en face un tailleur que nous verrons travailler 20 heures par jour car la fête de l’Aïd a rempli son carnet de commandes et tout à coté l’école où nous pourrons observer les enfants dans la cour. Nous sommes au centre ville !!!
La proximité de la mare aux caïmans ne nous inquiète guère, cela fait au moins la troisième que nous voyons et aucune trace de caïmans ! ici ces animaux sont sacrés et parait-il ne font aucun mal… de quoi se nourrissent-ils ? mystère ! nous soupçonnons un piège à touristes ! quelqu’un en a-t-il déjà vu ? nous chahutons un peu Tranquille sur la présence de ces bêtes et lui promettons un colis avec autant de saucissons que de caïmans aperçus !
Grâce à des infos glanées ci et là nous savions quoi apporter pour aider un peu ce village et la possibilité de prendre 40 kgs de bagages chacun nous a permis de remplir deux sacs de fournitures scolaires, de vêtements d’enfants et de médicaments de base (merci Mr mon pharmacien ). Nous n’avons pas voulu distribuer ce matériel au hasard de nos rencontres, cela a été difficile parfois de ne pas céder mais le but était de remettre ces sacs à l’école, au collège et au dispensaire en espérant qu’ils ne soient ni troqué, ni vendu mais bien utilisé sur place.
D’autre part cela nous permettait de répondre aux enfants qui réclamaient des « bics » que nous avions tout donné aux maîtres, pas de jaloux, pas de favoritisme… de toute façon il est impossible de faire plaisir à tout le monde !
Du coup, nous finissons la matinée en faisant le tour du collège d’abord puis de l’école primaire.
Le collège a été ouvert à la rentrée 2007, il y a 232 élèves pour trois classes et 4 professeurs dont le directeur pour couvrir toutes les matières. Une grande fierté : en classe de 7 ièm (notre 5 ièm) il y a plus de filles que de garçons ! pourvu qu’elles puissent continuer…. En 8 ièm c’est le cours d’anglais et Yolande discute un peu avec les élèves qui sont très ouverts, répondent avec plaisir et sont très disciplinés ! En 9 ièm nous avons droit à un chant de bienvenue qui parle de paix, d’amitié, un moment émouvant ! Les enseignants sont sacrément motivés devant ces classes surchargées ! Et ce n’est rien à côté du primaire ! d’ailleurs une moitié de classe (+ de 50 élèves) a cours le matin et l’autre l’après-midi. Pas de classes maternelles, les enfants rentrent à l’école vers six ans sans autre matériel qu’une ardoise qu’ils laissent en classe pour les suivants de l’après-midi. Les deux premières années l’enseignement se fait en bambara (oral et écrit) puis les 4 années suivantes en français. Là, les enfants ont un sac en coton avec un cahier et un stylo pour l’année. Nous n’avons vu aucun support pédagogique (livres, cahiers de pratiques etc…), l’apprentissage passe beaucoup par le par cœur.
Dans la cour, des groupes de filles qui papotent, qui jouent à s’attraper et des garçons qui s’entrainent déjà à la lutte, jeu très répandu chez les adultes aussi. En fin de semaine nous verrons tous les élèves regroupés autour du drapeau malien pour la relève des couleurs…
Dans l’après-midi nous nous reposons sous un énorme manguier au bord de la mare, près de nous un groupe d’hommes qui boit du thé et ça discute, et ça discute… quels bavards !
Plus tard, en allant vers le dispensaire nous croisons le chef du village, le maire en quelque sorte, mais la fonction reste dans la même famille… il nous accompagne car Tranquille a l’air de tenir à ce qu’il voit ce que nous remettons à l’infirmier… La matrone (sage-femme) est présente aussi et veut nous montrer un minuscule bébé né le matin même. Il est déjà dans les bras de sa grand-mère et sa maman lave du linge à l’extérieur ! un petit garçon pleure dans son lit, il a une perfusion au bras. Le chef tient à ce que nous rentrions dans les chambres, nous refusons, nous sommes plein de poussières, les mains sales, pas question pour nous de favoriser une infection… par contre ici, ça n’a pas l’air de gêner personne, les gens rentrent et sortent, les armoires à pharmacie, guère pleines, sont grandes ouvertes, des seringues trainent, la salle d’accouchement, avec pourtant deux tables, n’est pas très clean… dommage ! il n’y a déjà pas grand-chose et un minimum d’ordre et de propreté seraient nécessaires ! Difficile de dire quoique ce soit mais qu’est-ce-que j’aimerais venir faire une petite mission hygiène par ici ! Malheureusement, les missions humanitaires sont rares dans les campagnes et il faut nécessairement un cadre de références pour se permettre d’intervenir… avis !
En plus, lorsque nous osons parler de la prévention du sida ce sont d’abord les yeux horrifiés et le mutisme complet chez la matrone (jeune pourtant) et la négation du problème chez les hommes : y’a pas ça en Pays Dogon, ici on connaît pas, on en a juste entendu parler à Bamako ! bien sur, nous n’insistons pas, nous ne sommes pas ici pour changer les choses, ni pour choquer, ni pour nous mêler de leur vie… L'approche culturelle de la maladie est différente et à fortiori une maladie incluant la sexualité... Pourtant, à l'entrée de chaque ville nous avons vu de grands panneaux d'information installés par le Ministère de la Santé, impossible d'y échapper.
Enfin, Yendouma a des écoles et un dispensaire qui profitent aussi à tous les villages des environs, cela évite d'aller à Sangha, c'est une très bonne chose et les gens qui y sont rattachés font ce qu'ils peuvent ! Seule la bibliothèque semble abandonnée...
Le chef vient avec nous jusqu’au campement, nous avons remarqué qu’il n’arrivait pas à lire les boites de médicaments, nous avons quelques lunettes de vue à donner.
Puis douche (une jarre d’eau et un pichet), installation des matelas sur la terrasse, depuis plusieurs nuits nous ne mettons plus de moustiquaires, repas, discussion autour d'un Nescafé... Nous passons la nuit planqués dans nos sacs car le vent s’est levé et tout le sable du Mali semble nous recouvrir…
PS : ça fait une heure que j'y suis ! c'est pourtant simple et ça ne marche pas ! désolée Archi !
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
C'est vraiment sympa de voir l'évolution en un an et demi...
Février 2007, le collège était en construction (les toutes premières pierres !), le dispensaire vide de tout et surtout de personnel, l'auberge de Tranquille & Co inexistante...
Qu'il fait plaisir de repartir là-bas grâce à ton récit ! 🙂🙂
Et j'imagine très bien le Tranquille en train de chercher un moyen de faire apparaître un caïman, même tout petit et en carton pâte, tant il adore le saucisson d'âne !!! 😏😏
Bon, t'inquiète pas pour les photos : promis, au printemps ou l'été prochain je t'offre un stage gratuit à domicile. 😛
(même maintenant que ton message est posté, tu peux le modifier :
1. agrandir la photo avec la loupe
2. clic droit -> copier
3. clic sur le bouton 'modifier'
4. à l'endroit où tu veux mettre la photo, clic droit -> coller
5. Sauvegarder les modifications... le tour est joué ! 🙂)
"Nous méritons toutes nos rencontres ; elles sont accordées à notre destin, et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." Mauriac
pas évident de se concentrer sur ton texte (ne te limite surtout pas au nombre de mots par page... on ne les compte pas, on aime!) si tu nous gâtes avec des clichés agrandis (certes par d´autres) nous montrant une Mamina déterminée et s´entrainant pour l´ascension éventuelle de la face sud de l´Annapurna.
Je commence peu à peu à comprendre ce que tu voulais dire au commencement de ton carnet. Tu n´es pas sortie vraiment indemne de ton équipée malienne. Pas fastoche une fois qu´on met les pieds sur le continent africain.
Je continue à te suivre à la belle étoile ou dans la poussière peu importe.. en tout cas avec ton humour et ta générosité de conteuse globe-trotteuse.
Salutations dogonnes qui résonnent en écho dans ma mémoire a la lecture de tes pérégrinations entre falaises, sourires de gamins, les rondes des calebasses des femmes aux puits et mare aux caïmans...
Un chouette cadeau avant Noël ce récit de latérite, d'eau fraiche et de sable; en attendant la suite...
Mais en Afrique, la première leçon pour les toubabs étant la patience ("vous avez l'heure, nous avons le temps"/ "le quart d'heure angevin, la demi-journée africaine), je vais attendre, tranquillement...
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Joli coup de cœur aujourd’hui. Nous partons dès 7 h pour une petite marche (8-10 kms ?) vers Yendouma Ato, un quartier éloigné du village, un peu en hauteur, juste sous la falaise.
C’est l’heure pour les collégiens d’aller en cours et nous en rencontrerons tout le long du chemin, ils nous parlent de notre visite d’hier, c’est plus difficile pour nous de les reconnaître…
Nous passons devant l’emplacement où a lieu le marché tous les cinq jours. Nous n’aurons malheureusement pas la chance d’y assister et c’est un regret !
Au loin, le piton rocheux des trois Youga barre l’horizon, le soleil se lève doucement en éclairant peu à peu la plaine et vient rapidement nous lécher de ses rayons brulants. La balade est très belle, à nouveau dans les cultures, au milieu des baobabs, au loin encore une mare aux caïmans ( !), de jolies images du travail dans les champs. Les femmes coupent les branches des baobabs et recueillent les feuilles pour en faire des condiments, elles sont entourées de leurs enfants en bas âge qui, eux, à l’inverse des plus grands, restent à distance, ils ont un peu peur de ces toubabs…
Nous traversons le quartier de Yendouma Dama, une longue ruelle toute droite bordée de greniers à grains, comme un village de fées… je capte une jolie image d’une maman avec ses jumeaux, ici les jumeaux sont reçus avec méfiance, il faut attendre quelques jours après la naissance et un signe (nous n’avons pas pu savoir lequel) pour savoir s’ils vont porter chance ou non à la famille.
Autre chose aussi que nous avons revu avec plaisir ce sont les poules et leurs poussins courir partout, comme dans les fermes quand nous étions petits… ici on ne mange pas les œufs, ils sont couvés sous la poule (1 œuf = 1 personne nourrie, 1 poulet = 6 ou 7 personnes qui mangent).
Nous grimpons doucement sur un chemin dans la caillasse et la vue qui se découvre en prenant de la hauteur est magnifique. Nous commençons à bien nous repérer et nous traçons notre parcours avec ses tours et ses détours.
Comment ont-ils fait à Yendouma Ato pour construire le village… mystère… des groupes de greniers sont plantés en équilibre sur de grosses pierres (mon avatar), les maisons s’imbriquent dans ce chaos rocheux, des habitations ont pris place dans les troglodytes.
Nous nous promenons dans ce labyrinthe, ici un ancien tresse des paniers d’osier, là la paroi renvoie le chant d’un pilon à mil, ici on ne doit pas aller, c’est un passage pour les rituels, là c’est le lieu réservé aux femmes qui quittent la maison pendant leurs règles, tout là-haut nous apercevons un bel ensemble d’échelles dogon, et, cachés dans une grotte, les tambours des fêtes… plein de surprises partout, plein de symboles qui nous étonnent et plein de mystères qui ont donnés leur identité au peuple Dogon.
En redescendant quelques enfants et ados essayent de nous vendre quelques pièces d’artisanat, mon regard se pose sur une porte dogon (la fameuse porte sculptée qui ferme les greniers à grain) assez grossière mais qui contient à peu près tous les symboles dont nous avait parlé Tranquille. Je ne peux résister à l’acheter quand j’apprends que c’est le gamin qui la vend qui l’a sculptée… allez, j’y crois, ne m’enlevez pas mes illusions !!!
Sur le chemin du retour, un rollier d'Abyssinie vient se poser devant nous sur une branche ; au moment où Tranquille nous dit que le voir de face porte bonheur, il se retourne et nous montre sa gorge d'un bleu turquoise, serions-nous chanceux ? Nous rentrons vers 11 h au campement, nous flânons moins au retour, bien que nous commencions à nous habituer à la chaleur, le soleil tape dur !
Tranquille nous propose, à Yolande et moi, de monter dans le village rendre visite à une famille et voir un tailleur. Nous grimpons entre les murs en banco gris, par les marches de pierres irrégulières accompagnées d’un groupe d’enfants.
Au fait, je ne vous ai pas encore parlé d’Ali… Ali est un petit garçon de huit-neuf ans qui était là dès notre arrivée à Yendouma, il a jeté son dévolu sur moi et… « nous sommes tombés en amour », il est adorable, des yeux, un sourire ! il me prend la main dès que je sors du campement et j’ai du mal à la lâcher ! il m’accompagne partout et arrive même à déjouer la surveillance pour monter sur la terrasse de l’auberge quand nous y sommes ! pas effronté mais sacrément dégourdi ! je suppose qu’il joue à ce jeu avec beaucoup de toubabous qui passent par ici, tant pis ! ça a été mon petit compagnon à Yendouma. Il m’a fait plein de dessins (j’ai son masque Kanaga sur mon frigo), m’a donné son curriculum vitae recopié sur son cahier de classe, une belle rencontre de voyage que je ramène dans mon coeur…
Nous entrons dans une cour, un homme est allongé sur un matelas pendant que ses deux femmes, avec chacune un bébé dans le dos (des jumeaux, et du coup, c’est bien pratique d’être deux !) s’affairent, une au pillage du mil et l’autre au tri des cacahuètes. Dans un coin de la cour, sur un feu entre deux pierres, le repas cuit dans une marmite, ici une chèvre saute sur le toit, là une échelle pour monter le grain dans le grenier, un gros tonneau en fer pour l’eau certainement, une scène banale, rien de superflu… je demande aux femmes si je peux prendre une photo, c’est le mari qui donne l’autorisation… punaise, celui-là ! Une d’entre elle a un boubou qui vante la journée mondiale de la femme… 8 mars 2007… y’a encore du boulot….
Nous reprenons notre montée pour pénétrer dans une autre cour –quand je pense que ces femmes font sans arrêt ce chemin avec de l’eau, du bois, du linge, du grain sur la tête, tiens, pas étonnant qu’elles aient la ligne !-, Ici c’est la pâte de mil qui vient de finir d’être préparée et on nous en propose gentiment, cela ressemble à une bouillie de tapioca. La famille qui vit ici parait plus importante, plein d’enfants, beaucoup de femmes de tout âge, des pièces tout autour de la cour dont l’atelier du père qui est tailleur. Il travaille face à une grande ouverture avec vue sur l’ensemble du village, des tissus sont suspendus sur des ficelles à travers l’atelier, une grande affiche avec des mannequins portant différents modèles de robes et deux machines Butterfly à pédale. Une est pour le père, sur l’autre travaille son fils (12 -13 ans) à qui il apprend le métier. Eux aussi ont beaucoup de travail avec la fête qui approche. Pas de patrons, il coupe direct dans le tissu avec les mensurations, il coud les pièces et le fils fait les finitions.
On nous a apporté de petites chaises en rotin, tous les enfants se sont assis sur un tapis à côté de nous et nous entamons un échange de petites comptines, rapidement ils répètent « Frère Jacques » ou « une souris verte » avec les gestes… tout cela avec plein de rires et toute l’attention des femmes qui s’en amusent aussi ! Nous laissons quelques paquets de bobines de fils et nous repartons avec deux jolis bonnets dogons. Très pratiques ces bonnets en coton : des pompons pour chasser les mouches et des pointes que l’on déplie sur les oreilles quand il fait froid ! je ne suis pas certaine de les utiliser ici quand même ! (Yolande, tu me pardonnes, j’ai mis la photo, c’est Ali devant moi !)
Repas de… 14 h ! et sieste bienvenue car le vent de sable de cette nuit a été pénible !
Dans l’après-midi Tranquille nous amène voir les artisans du village. Nous passons d’abord dans l’atelier des femmes qui fabriquent les fameux bogolans indigos. Le coton est tissé en longues bandes de couleur naturelle cousues ensemble puis, pour réaliser les motifs, le tissu est à nouveau recousu en bouillonné, en boudin, avant d’être trempé dans la teinture indigo, tout devient bleu sauf les parties décousues par la suite…(difficile à expliquer), bon, du travail en tous les cas ! Viens ensuite le moment de la vente, du marchandage, de chacune qui veut réussir sa vente…logique mais pénible ! Nous repartons avec ce qui sera une nappe sur nos tables d’été… pour l’instant, la mienne fixe ses couleurs dans du gros sel…
Dans un autre quartier, il y a une autre mare à caïmans et Tranquille insiste (tiens ! tiens !) pour nous y amener, pas plus de caïmans ici qu’ailleurs ! Nous passons d’abord chez un sculpteur sur bois. Ils sont nombreux à tailler, sculpter, poncer, teindre le bois, tout y est, du paysan dogon au grand cavalier en passant par le couple ou la femme avec son enfant dans les bras, tous les personnages sont là… Le sculpteur, « Petit Telem », est assez connu et il nous montre avec fierté son press-book.
Nous flânons près de la mare, au milieu des parcelles de culture, près du puits où les femmes remplissent encore et encore les calebasses, où des gamines font la lessive ou lavent les plus petits qu’elles. C’est l’heure du retour des champs et les boubous colorés égayent les façades ocre à flanc de falaise. C’est calme, reposant, la vie est au ralenti, personne ne se presse et cette sérénité nous gagne.
Pour notre dernière soirée à Yendouma nous avons droit au méchoui que nous partageons, avec Joël qui nous a rejoints, avec d’autres guides amis, avec le chef du village invité pour l’occasion. Les meilleurs morceaux sont pour nous mais le mouton sera dépieuté jusqu’à l’os par bien d’autres convives que nous ne verrons pas…
Tout de suite après le repas nous entendons des bruits de tambour dans la rue, Tranquille et ses amis ont organisé pour nous une fête du village ! nous descendons, on nous installe sur des bancs et très vite nous voyons arriver de partout des jeunes hommes, des enfants, des jeunes filles attirés eux aussi par la musique ! ils font cercle devant les musiciens et tour à tour prennent possession du centre en dansant de façon acharnée ! d’abord les hommes, puis les filles, puis les deux avec une danse du foulard significative. Chacun a entre les lèvres un sifflet strident qui rythme la danse et qui accompagne les djembés… nous sommes très vite oubliés et nous assistons vraiment à un moment de joie, de plaisir, de jeux entre jeunes… de temps en temps, quand le cercle se resserre de trop un adulte éloigne les spectateurs par des coups de bâton dans les pieds ! c’est impressionnant mais il ne touche personne… enfin ! j’en ai senti le souffle !
Les danseurs tapent de leurs pieds nus sur la terre, la poussière s’envole, le vent du soir est revenu, des moucherons emplissent l’air, nous sommes compressés par la foule, la musique est lancinante… nous ne pouvons que participer pleinement à cette soirée ! beaucoup de rires entre eux, d’applaudissements de notre part, un peu, tout petit peu de participation en dansant aussi, des défis sont lancés entre filles et garçons et c’est à qui tiendra le plus longtemps! les musiciens sont aussi déchainés que les danseurs, …
Quel bon moment qui se termine par un beau chant dogon auquel nous répondons par un « ce n’est qu’un au revoir » nostalgique !
Nous avons essayé de faire des remparts avec les tables mais le vent de sable a su nous trouver et c’est à nouveau la tête dans le sac que nous passons notre dernière nuit en Pays Dogon.
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
Quel plaisir de vous lire, et quelle belle preuve qu'il ne suffit pas de coucher son voyage sur le papier pour en faire un carnet de voyage agréable, vivant et toujours attendu.
Danielle
A man, a plan, a canal, Panama - palindrome, auteur inconnu
ou "au bonheur des insomniaques"... avec toi, on vit des aventures palpitantes, on descend des fleuves impassibles, on maraude du miel sur des échelles improbables...la photo d'alexandra maminette, aidée par un bras indigène, dérobant des vivres dan sun grenier dogon en remontrerait à plus d'une aventurière derrrière son écran...
Quand on te lit, on a envie de te demander qui t'a inspiré ces aventures engagées à la plus chaude saison( bonjour les 40° à l'ombre, on a soif de flag avec toi) on est admiratif de voir que vous n'avez pris aucune agence et qu'Aigle-Azur pour vous lancer au pays des bambaras, des peuls, des wolofs et des soninkès.
Dis-nous comment notre Mamie London travaille: carnet de voyage rédigé le soir au campement, magnétoscope de poche, ton carnet très fouillé, très documenté, rédigé a posteriori, devant la cheminée des longues soirées d'hiver, laisse à penser que tu as engrangé une forte prise de notes... donne nous tes secrets...
chapeau à notre étrange voyageuse, qui sait réunir tout son peuple étrange autour d'elle, avec un avatar de "conte de fée", c'est presque plus attractif qu'un conte de fée...
dis-nous encore les danses et les coutumes dogons, avec ton talent et tes dons d'observation, ne tape pas trop sur les hommes, ils ont le mérite de faire les enfants...et puis tu dis toi même qu'aller chercher l'eau au puit affine la silhouette, porter la calebasse de 20 litres sur la tête redresse aussi la colonne vertébrale...humour de toubab...
encore des photos de mamina sur l'échelle....ca vaut toutes les Isabelle Eberhart, les alexandra david-neel, ca fait rêver dans les chaumières...
En réponse à Comment ont-ils fait à Yendouma Ato pour construire le village… mystère… des groupes de greniers sont plantés en équilibre sur de grosses pierres (mon avatar),
tomas
"il ne faut pas avoir peur du bonheur...c'est seulement un bon moment à passer..."
Merci à tous de continuer à suivre notre périple...
Quel flatteur ce Tomas ! arriver à faire de "Bécassine en voyage" une "Lara Croft de l'aventure" une belle prouesse !
Samedi 29
Tout a une fin… il nous faut quitter ce village que nous avons vu vivre quelques jours, eux vont rester longtemps présents dans nos esprits… mais nous, nous laissons quoi ? toujours les mêmes choses ressassées : oui, on voit bien, vous n’avez rien et encore moins, non, la France n’est pas la terre d’accueil que vous croyez, oui bien sûr venez nous voir, oui on enverra des colis, mais oui, vous êtes heureux comme ça, vous savez le progrès… Dans ces villages le tourisme a apporté du travail, une ouverture, un peu plus d’aisance par des dons, une possibilité pour les guides de voir un avenir meilleur, et, même si pour nous le voyage c’est aussi prévoir un budget, se priver sur autre chose, faire des économies pour partir, nous serons pour eux toujours les riches, mais la crise ne va-t-elle pas toucher le secteur des voyages aussi ?
Nous ne sommes pas les premiers à nous poser toutes ces questions en repartant…quoi faire ? Continuer peut-être tout simplement à aller là-bas, voir une autre culture, un autre rythme, s’y plonger, l’accepter, ne pas vouloir à tout prix y mettre notre façon de faire.
Un 4x4, avec Ladi au volant, vient nous chercher très tôt car ce soir nous dormons à Mopti et quelques arrêts sont prévus sur la route. Timothé, un guide ami, profite du transport. Tranquille a entendu que la boutique d’artisanat à Ibi nous avait plu et que j’avais un petit regret d’achat, du coup ce sera notre première halte, sympa ! deuxième halte à Banani d’où Yolande, Jean-Marie, Pierre et Tranquille vont monter à pied vers Sangha sur le plateau. Je reste dans la voiture, nous prenons une route bien abrupte, moitié béton, moitié piste caillouteuse d’où la vue est magnifique. Nous nous arrêtons à plusieurs reprises, Timothé me fait remarquer dans les anciennes habitations telèmes la maison du Hogon particulièrement décorée et au loin nous apercevons dans la falaise la faille par laquelle vont passer les marcheurs.
Dès l’arrivée sur le plateau ce sont les immenses champs d’oignons d’un vert très vif qui nous entourent. Un barrage retient l’eau bien précieuse et dans les champs règne une atmosphère laborieuse. Sangha c’est la ville d’arrivée en Pays Dogon donc beaucoup de sollicitations insistantes… pas mal de bureaux de guides, pour ceux qui viennent jusqu’ici aucun problème pour trouver des accompagnateurs !
Nous reprenons la piste jusqu’à Bandiagara, la boucle est bouclée… et nous retrouvons le goudron.
Peu après nous obliquons vers l’Est pour visiter Songho et la fameuse grotte des circoncis. Ce village est très bien organisé, une association structure les visites (droit d’entrée) et nous avons un peu l’impression d’arriver dans un éco-musée : tous les artisans sont là, le tisserand, le forgeron, le sculpteur sur bois, les métiers de la terre… la ruelle principale est bordée de boutiques d’artisanat (très jolies d’ailleurs). Chaque détail est mis en valeur comme les greniers à grain et leur porte, les échelles… Nous montons vers la grotte accompagnés d’un guide local.
Comme dans tout le Pays Dogon, la circoncision fait l’objet de grandes fêtes et de rituels particuliers. À Songho, les rituels sont particulièrement respectés et concernent uniquement les cinq grandes familles du village. A l’occasion, une trentaine de garçons de 12 à 15 ans sont circoncis. Auparavant un serpent est appelé par le Hogon, il ne sort (le serpent !) des rochers que tous les trois ans ( !) et doit manger les trois poulets qu’on lui donne en sacrifice avant que la cérémonie ne commence, le tout au son des tambours et calebasses que l’on a sorti d’un abri proche de la grotte et qui ne doivent résonner que pendant ces jours de fête ! C’est à cette occasion aussi que l’on repeint tous les symboles qui décorent la grotte. Le guide est intéressant et la visite nous plait beaucoup.
Nous nous arrêtons dans les marchés sur le trajet, de jolies vendeuses nous proposent d' énormes pastèques entassées sur les bords de la route, à d'autres nous achetons des plaques de sésame délicieuses et nous nous laissons tenter par des bracelets de perles que vendent de toutes petites filles... l'une d'entre elles me regarde avec insistance et d'un coup me touche les cheveux ! tiens, ça fait drôle d'être prise pour une extra-terrestre !
A Mopti nous dormons à l’hôtel « Doux Rêves », hôtel très agréable, un peu excentré, et nous commandons notre repas du soir au restaurant "Yérédémé » juste à côté, restaurant qui est géré par une association de mères célibataires, sous la houlette de Dominique, propriétaire de l’hôtel.
L’autre jour, en arrivant en pinasse nous avions vu le quartier du port, là nous allons vers le centre, nous flânons dans les rues bien rectilignes de Mopti. L’activité y est intense surtout à l’approche de l’Aïd. Partout des moutons, dans les rues, dans les cours, ils sont d’un blanc immaculé, nous avons vu des gens les laver dans le fleuve. Des groupes de femmes se coiffent mutuellement et refont leurs jolies tresses, elles nettoient en grand leur maison, s’avancent pour la cuisine…Nous traversons assez rapidement le marché artisanal ; par contre, nous trainons au milieu des étals du marché traditionnel.
Les couleurs vives des boubous rivalisent avec les étalages colorés de fruits et légumes, nous y retrouvons nos produits mais souvent de formes différentes. Nous y faisons quelques achats de graines et de plantes diverses. Les couturiers s'affairent à leurs machines à côté des poissonnières qui écoulent leur marché du jour, les bouchers cuisent directement la viande sur des barbecues de fortune et les petits enfants accrochés au dos de leurs mères nous observent avec de grands yeux effrayés !
A nouveau un guide pour voir la mosquée de l’extérieur et monter sur une terrasse d’où la vue est plus dégagée, bien sûr, il essaye de nous entrainer dans une boutique… Nous préférons aller jusqu'au port, dans la cohue des mobylettes et des charrettes pour observer les bateaux, chargés de passagers, d'animaux, de marchandises et qui se préparent à une traversée de nuit vers Tombouctou.
Après le calme du Pays Dogon, l’agitation de Mopti et surtout les sollicitations pressantes des marchands qui nous suivent sur des centaines de mètres nous agacent un peu ! nous repartons vite nous réfugier à l’hôtel où nous profitons de la jolie cour fleurie.
Excellent repas, nous nous régalons d’un bon morceau de capitaine et de bananes plantain. Nous mangeons à l'heure du feuilleton quotidien, gros succès au Mali, et nous nous amusons de voir participer les serveuses, de façon si intense, devant le téléviseur, aux péripéties des personnages. Nous restons un bon moment discuter avec Dominique avant de monter dans la chambre.
Nous retrouvons la moustiquaire et ce sera le ventilateur qui bercera notre nuit.
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
Nous ne sommes pas les premiers à nous poser toutes ces questions en repartant…quoi faire ? Continuer peut-être tout simplement à aller là-bas, voir une autre culture, un autre rythme, s’y plonger, l’accepter, ne pas vouloir à tout prix y mettre notre façon de faire. de mamina
Nous allons vers la fin du voyage et nous avons de la route à faire pour rejoindre Bamako ! je regrette vraiment de ne pas avoir pris un retour par Sévaré même si cela nous permet de visiter quelques villes, nous aurions pu le faire à l’aller….
Donc, départ ce matin à 7 h pour une route longue et somme toute monotone…. Il fait toujours aussi chaud ! Nous arrivons à Ségou vers midi, fonio au repas dans un petit restau sympa où la patronne fait son show ! Nous nous installons à l’hôtel (je n’en parle pas, pas terrible !) un peu de repos et nous partons pour une belle promenade au bord du Niger.
Ségou nous a beaucoup plu même si nous n’y sommes pas resté longtemps, est-ce la présence du Niger, fleuve calme, apaisant, mais la ville aussi est reposante, pas d’agitation, de grandes avenues, beaucoup de végétation, des gens cools… le Niger ici est très large, nous voyons des îles sur l’autre berge, c’est là que se trouvent les villages des potiers. Nous n’irons pas là-bas mais des poteries nous en avons vu partout ! Ce sont des piles et des piles qui sont exposées devant l’acheteur et pour des prix dérisoires on peut se faire des petits plaisirs… reste juste à trouver qui va les porter jusqu’à la maison !
Nous marchons un bon moment le long du fleuve où l’on retrouve toute une activité liée à l’eau… d’abord plein de petits jardins maraichers juste sur les bords, puis des femmes et leurs enfants pour la toilette ou la lessive, à peine plus loin quelques jeunes, à mi-cuisse dans l’eau, qui essayent de prendre quelques poissons dans leurs filets et les bateaux qui font leur va-et-vient d’une rive à l’autre… c’est la fin d’après-midi, une fois de plus les couleurs sont magiques.
Nous visitons une fabrique de bogolans, ceux-là peints à la main, la technique est intéressante et le centre artisanal montre la fabrication du début à la fin. Ne voulant rien acheter, mais par contre assoiffés, nous montons sur la terrasse aménagée en bar. C’est superbe ! vue directe sur le fleuve, canapés confortables, un balafon sur la rambarde permet à Tranquille de nous offrir un joli moment de musique, quant au jus de baobab et au bisap, ils sont excellents ! le bisap est servi glacé, sucré et avec des feuilles de menthe, un régal ! l’endroit est vraiment chouette, nous passons là un bon moment de détente, pensant en avoir fini avec les visites.
Mais Ladi nous véhicule jusqu’à Ségoukoro, village bambara, à l’origine de Ségou et où se trouvent encore beaucoup de vestiges de cet empire puissant au 17 ièm et 18 ièm siècles. Les Bambaras sont le symbole de la résistance à la colonisation mais ils furent vaincus par les Français en 1883. Nous passons d’abord par la maison du chef du village pour avoir le droit de visite après s’être acquitté… du droit d’entrée… un sacré chef !
Dommage, la visite sera un peu rapide, je retiendrais l’image d’un joli village en banco très authentique, du palais de la reine Ba Sounou Sacko, de la tombe de Biton Mamaty Coulibaly et de la petite mosquée, sous le manguier, au bord du fleuve, des pirogues qui rentrent à la nuit tombée…
Nous retournons à Ségou en traversant l’ancien quartier colonial de la ville et ce qui a été de splendides propriétés, malheureusement aujourd’hui très peu entretenues… on peut cependant imaginer la vie ici il y a cent ans… juste pour l’histoire, sans aucune nostalgie bien sûr !
Nous mangeons en musique au « Soleil de minuit », un groupe local nous régale de musique malienne si agréable et entrainante Nous aurons aussi la chance de discuter un moment avec le grand artiste Amahiguéré Dolo dont nous avions entendu parler dans les guides mais quelle chance de le rencontrer ! dès le retour nous sommes allés admirer ses œuvres contemporaines sur Internet en attendant une exposition…
Finalement, notre journée a été bien remplie et riche….
Dernier jour et nous ne sommes guère emballés par l’idée de le passer à Bamako, notre avion ne décolle qu’à 23 h !
En attendant nous repassons par le bord du Niger tôt le matin et c’est un spectacle surprenant qui nous y attend. Une intense activité règne au bord de l’eau, les pirogues amènent des chargements de poteries de l’autre bord du fleuve, les femmes transbordent des bassines énormes sur leurs têtes, des jeunes très adroits balancent ensuite les poteries une à une à un copain situé en hauteur, là où nous sommes. Ils nous voient les regarder et s’amusent à faire des passes de basket en riant de bon cœur… pas de casse en plus !
Je resterais bien des heures à regarder toutes ces scènes pleines de vie, de rires, mais de dur labeur aussi…. Il faut partir !
A nouveau sur la route nous retrouvons les camions surchargés, les transports en commun archi-plein, les moutons ficelés et empaquetés par-dessus les marchandises, et ce n'est qu'aux abords de Bamako que nous voyons de belles maliennes, très élégantes, conduire avec aisance des mobylettes au milieu de tout ce trafic et cette pollution.
Ladi aura été un très bon guide à Bamako et la journée a passé très vite, il faut dire aussi que nous sommes souvent restés coincés dans les embouteillages ! Nous mangeons dans une gargote qui fait de la cuisine sénégalaise : nous terminons notre épisode gastronomie avec du riz au gras et du poulet yassa (plutôt relevé !), délicieux.
Nous reprenons la voiture et, à travers un dédale de rues bordées de centaines de petits commerces de toutes sortes, au milieu des mobylettes, des piétons, des charrettes il se fraye un chemin vers un dépôt où il nous fait entrer… nous nous demandons bien ce que nous faisons là ! Ladi a l’air de bien connaître la famille qui habite à l’entrée, il nous guide vers un enclos et là, gros éclat de rire, c’est un élevage de crocodiles !!! Nous sommes épatés, Tranquille est ravi de sa blague et d’après ce que nous voyons ce sont des kilos de saucissons qu’il va falloir lui expédier !
Derrière un grillage (oui, quand même !) dans une eau saumâtre, les crocodiles sont là : des énormes, des petits sur le dos des gros, des qui dorment au soleil, d’autres qui se cherchent des noises, des minuscules qu’on a peine à voir… un beau cadeau de départ…
Ensuite ils tiennent tous les deux à nous conduire vers le Point G… Point G ? qu’à cela ne tienne, nous ne sommes plus à ça près… allons-y ! en fait nous montons vers l’hôpital sur une colline qui surplombe toute la ville de Bamako. Point G, certainement pour géodésique, la vue sur Bamako est de 180 °, le Niger brille au milieu de la plaine, les deux ponts principaux sont bien visibles, la ville s’étend largement sur les deux rives, beaucoup de verdure, très peu d’immeubles sinon ceux très modernes du quartier des affaires, et de grandes étendues de toits en tôle.
En ce milieu d’après-midi le soleil tape fort, nous avons du mal à rester dehors.
En descendant le plateau nous pensons faire la visite du musée du Mali, il parait qu’il est chouette mais… il est fermé le lundi, dommage, rien que le parc ombragé avec toutes les reproductions miniatures des mosquées du pays nous tente bien !
Du coup nous nous rabattons sur le marché artisanal, plein de belles choses mais trop d’insistance, là c’est pénible ! dehors par contre nous voyons les artisans travailler qui le bois, qui le cuir, qui fabriquer des bijoux, ici aussi beaucoup d’animation !
Nous finissons l’après-midi dans un bar pas loin de l’aéroport, une dernière Flag pour les hommes, une dernière sucrerie pour Yolande et moi, nous décidons de ne plus en boire de tout 2008 !
C’est le moment de dire au revoir à Tranquille, moment toujours empreint de tristesse, nous avons appris à l’apprécier et surtout ses compétences ont fait que ce séjour a été très riche en découvertes…
Ensuite ce sont les heures qui s’écoulent lentement avant de prendre l’avion, les quelques heures de sommeil avant de retrouver les 5 ° de Paris, la course dans le métro pour ne pas louper le train, encore 5 h de trajet et l’arrivée à la maison où nous replongeons dans un autre monde, le notre...
Merci une nouvelle fois à vous tous d'avoir suivi mon bavardage, vos encouragements permettent d'aller au bout du récit !
La semaine prochaine sera consacrée aux retrouvailles familiales.
Passez des fêtes pleines de joie et de tendresse... Très bon Noël !
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
C'est un superbe voyage sous le soleil ardent d'un Mali très pittoresque et bien raconté, mêlant des anecdotes amusantes, des randonnées originales et des rencontres si émouvantes.
Merci pour ce dépaysement, Mamina. Joyeux Noël et bonne et heureuse année 2009 !
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Ségou, Ségoukoro, Bamako...
Ton récit si agréable me donne vraiment envie de retourner dans ce fabuleux pays
pour découvrir ces coins que je ne connais pas !
Et revoir Tranquille, connaître un peu mieux Joël,
retrouver cette ambiance, cette magie et cette beauté du pays Dogon,
se ressourcer sur les bords du Niger,
se repoudrer de cette latérite rouge...
Merci Mamina pour ce beau récit malien. 🙂
Joyeuses Fêtes en compagnie de ta smala
avec plein de Wap'bisouilles !
"Nous méritons toutes nos rencontres ; elles sont accordées à notre destin, et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." Mauriac
bonsoir mamina64, je viens de relire ton récit, c'est très émouvant et ceci, d'autant plus que j'ai fait le même voyage en février 2008; yendouma, sangha, les 3 youga etc songho ;
bravo pour ta façon de nous faire vibrer en lisant toutes ces belles phrases;
Tes mots tour à tour drôles, doux, émouvants, colorés, joyeux, étonnés et généreux rendent le voyage très séduisant chère mamina !
Même si je ne suis pas particulièrement attirée par cette Afrique, avec le carnet de la miss Wap' et le tien je dois avouer que j'ai fait une sacrée belle balade !
Merci... 🙂
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Bonjour,
J'ai beaucoup aimé le récit de voyage de mamina64. Comment puis-je contacter Tranquille? Je pars le 22 février 2009 pour 14 jours mais surtout au Pays Dogon que je souhaite être accompagnée par un guide calme et compétent.
Merci 🙂
En manque! Tel pourrait être le début de cet article. En manque de voyage, en manque d'excitation, en manque d'aventure, en manque de dessin de soleil, en…
Au départ, c’était un voyage de raison. Nous ne connaissions pas l’Afrique Noire, lacune évidente à notre démarche de voyageurs. Le Mali s’est très vite…
-- Préambule Non, je ne vais pas vous raconter une histoire de l’Achille au faible talon si cher à la Glatch en petit tissu à fleurs. On raconte parfois nos…
Un bonjour du toubab, " l ' homme blanc"... Quelle agréable surprise le Mali!!! tu veux de l' authentique...t ' en voila!!! L ' hospitalité et la gentillesse…
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...