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Safari en Tanzanie en selfdrive: oui, c'est possible (2015)
Tanzanie en selfdrive 2015 : partage d’expérience et quelques conseils pratiques après 3 semaines de safari
Oui, un safari autonome, sans guide, est tout à fait possible1/7 Cela fait 2 mois que nous sommes rentrés de ce voyage d’un mois. 3 semaines en Tanzanie et 1 semaine sur Zanzibar, entre le 15 octobre et le 13 novembre 2015. Oui, c’est vrai, notre atterrissage au petit matin du 13 novembre à Paris était dur dur.
Lorsque nous commencions à planifier notre safari en Tanzanie, ce forum (et d’autres) nous a beaucoup aidé, en particulier pour prendre la décision de réaliser notre safari en self-drive. (Merci à Francky4 en particulier. C’est drôle, nous avons passé 2 jours avec le même Thomas que toi au Lac Natron. Une vraie rencontre, un vrai gentleman massaï et un très bon guide) Après 3 semaines passées en Tanzanie (dont 14 jours dans des parcs nationaux), nous pouvons confirmer : un voyage en self-drive est absolument faisable, aussi en Tanzanie. Même si cette façon de voyager reste totalement minoritaire - pendant les 3 semaines nous avons rencontré un seul autre voyageur sans guide et chauffeur, un Autrichien qui faisait un voyage dans le continent de 6 mois. TOUS les autres touristes étaient accompagnés dans le cadre d’un voyage organisé et guidé.
Notre premier parti pris était donc le self-drive.
Disposer d’une sorte de guide-serviteur, qui est notre chauffeur et nous prépare les repas et les tentes, qui aussi risque de décider, où nous allons et combien de temps nous y restons - peu pour nous. Certes, nous n’avons pas des « african eyes ». Mais ce que nous avons vu, nous l’avons souvent découvert par nous même. ET nous étions pas peu fiers de pouvoir donner à la fin du voyage, au nord du Serengeti un tuyau à un guide africain : « juste après le pont en 3 Km il y a un léopard dans l’arbre à votre droite, à 4 m de la piste ». Nous avions profité auparavant des tuyaux des guides africains, qui nous voyaient comme une curiosité étrange mais sympathique, et pouvions pour une fois rembourser une petite partie de notre « dette ».
Notre deuxième parti-pris : nous nous hâtons lentement.
Ou plutôt : nous ralentissons nos pas, nous prenons le temps. décélération … Un exemple : la plupart des personnes ne restent même pas un jour dans le Tarangire NP. Nous y sommes restés 2 jours. Et si il y aurait eu un campsite dans le sud de ce magnifique parc, à l’opposé de l’entrée, nous serions resté encore un jour. Nous avons aussi pris le temps de découvrir le Nasera Rock, où très très très peu de touristes mettent leurs pieds, au nord de la très grande conservation area du Ngoro Ngoro, qui est bien plus grande que le fameux cratère.

Notre troisième parti-pris : camping Nous privilégions le camping et les campsites. Nous avons loué un Landrover avec 2 tentes sur le toit (roof-tent). Seul 4 nuits passées dans des hôtels ou guesthouses simples, aucune dans un lodge luxueux. Pour nous c’est la meilleure façon d’être EN Afrique et pas seulement de VOIR l’Afrique. Une piscine individuelle dans un lodge pour 1000 $ par nuit - pas pour nous. Le luxe peut être sympa à Paris ou San Francisco ou Berlin ou Stockholm (et encore…), en Afrique il nous paraît déplacé. Cette décision a bien évidemment aussi influencé notre budget, qui est (pour la Tanzanie) très bas : 123 € par jour par personne, 2214 € pour 19 jours (hors vol). 5Voir calcul détaillé plus bas)
Notre quatrième parti-pris : peu de KM.
Les pistes en Tanzanie n’invitent pas à parcourir de grandes distances. Ainsi nous nous limitons au parcs dans le Nord du pays (« northern circuit »). Notre objectif n’est pas de parcourir beaucoup de kilomètres, mais de nous rapprocher de beaucoup d’animaux, d’attendre patiemment pour voir ce qui va se passer. Nous avons visité les parcs nationaux ou conservation areas de Arusha (1 jour), Tarangire (2j), Lake Manyara (1j), Ngoro Ngoro (cratère 2 nuits, Nasera Rock 1 nuit), Serengeti (2j à Seronera et 2 j à Lobo hills) et enfin 3 jours au Lake Natron. Nous avons complété un peu avec du « cultural tourism » : dans le piémont du Mount Meru à 30 Km d’Arusha nous avons visité le « Agape Women Group » et à Mto Wa Mbu nous sommes laissé guider pour un « farm tour » (visite de cultures de riz, bananes, mangues, production et dégustation de la bière de banane).Nous sommes trois : Françoise et Jürgen (59 tous les deux, nous vivons en Provence) avec Uwe (66), un ami allemand qui vient de Brême. Françoise a réalisé il y a 30 ans une traversée du Sahara en bus et moto, avec Jürgen elle était en Namibie et a parcouru l’Afrique du Nord en long sen large et en travers. Uwe a une demi-douzaine de séjours en Afrique subsaharien à son actif, la plupart du temps comme volunteer dans des projets de protection de la nature. Aucun de nous est calé en mécanique, mais nous savons lire une carte, utiliser un Gps et faire l’entretien de base d’un véhicule.
2/7 Le véhicule, parlons-en. Peu de touristes pratiquent le selfdrive en Tanzanie (en hiver il semble y avoir un peu plus de sud-africains qui « montent » avec leur véhicule personnel), en conséquence l’offre de 4x4 avec roof-tent est très limité. Nous avons trouvé un excellent loueur à Arusha, Tanzanian Pioneers. Un jeune Allemand, né et grandi en Tanzanie, a créé cette agence. Daniel Staub est son nom, il parle anglais. Il n’a pas encore les 10 véhicules nécessaires pour avoir sa propre licence et s’est associé avec Nathan Simonson et son frère. Leur agence Serengeti Select Safari a les 10 véhicules nécessaires pour avoir la licence de loueur. Nathan est américain, lui aussi né en Tanzanie, sa mère était une des premières « Flying Doctors » en Afrique de l’est. Nathan et son frère ont l’âge des parents de Daniel, les deux familles sont amis de longue date. (La sœur de Daniel est propriétaire de l’excellent restaurant-café Blue Héron, juste à côté de Serengeti Select Safaris. Un coup d’œil sur les objets et textiles réalisées par la jeune designer et made in Tanzania vaut le coup, si vous êtes dans le coin). Nathan et Daniel ont un autre point en commun : ils n’utilisent que des Land Rover. Cela tombe bien, c’est aussi notre préférence. Plus costauds qu’un Land Cruiser de Toyota, plus de garde au sol, mais aussi plus rustiques et moins spacieux, ce 4x4 peut se tirer de situations, qui seraient déjà très critiques pour un Land Cruiser. Et en plus, pour nous, c’est LA voiture mythique pour l’Afrique, le « one and only ». Le goût et les couleurs … Autre avantage de ce loueur : un tarif qui nous va parfaitement bien ! 100 $ par jour inclus 100 Km par jour, chaque Km supplémentaire coûte 1$. Parfait pour le type de voyage que nous voulons faire. Et en effet : nous avons roulé en 19 jours 1847 Km. Le Landrover de Daniel a eu un accident peu avant notre location, son partenariat avec Nathan et donc un Landrover du parc de Serengeti Select Safari permet de résoudre ce problème, nous avons notre Landrover avec ses rooftents. La voiture est bien entretenue et a un peu plus de 100 000 Km sur le compteur. Nathan nous fait une instruction exhaustive, qui dépasse les 3 heures programmées. Il respire une solide honnêteté, un pragmatisme nourri par beaucoup d’expérience avec le pays qu’il aime sincèrement, avec ses Landrovers comme avec les touristes. C’est lui qui nous a donné le tuyau avec Nasera Rock, rien que pour cela il est le bon choix. Il aime son pays, et cela se sent.
Nous achetons dans la librairie du Blue Heron une excellente carte routière de la Tanzanie et une carte encore meilleure du Serengeti, qui complètent utilement le tout petit GPS fourni par Nathan. Comme tous les GPS Garmin en Afrique de l’est, il est équipé avec la cartographie de « T4A » (tracks for Africa), une cartographie privée qui s’appuie sur la communauté de voyageurs et est réactualisée une fois par an avec tous les waypoints rajoutés ou corrigés par ses utilisateurs. 3$ par jour, cela ne se discute même pas. (Nous étions néanmoins vers Nasera Rock sur une piste, qui n’était ni sur la carte ni sur le Gps. Nous devions nous orienter avec le compas et le relief très typé que nous traversions.) Nous ajoutons 100 $ pour une assurance supplémentaire qui baisse la franchise à 800 $ et un abonnement des Flying Doctors (au cas ou) pour 15$ par personne.
Pannes et problèmes ?
Oui, nous en avons eu. La voiture n’était pas neuve, l’électronique (brr) du verrouillage centralisé devait de temps à autre être ré-actionné pour pouvoir démarrer le moteur. Nathan connaissait le problème et nous a prévenu, ce n’était pas vraiment un souci. Il aurait du aller jusqu’en Afrique du Sud pour trouver un garage capable de réparer l’électronique d’un Landrover. Mieux vaut avoir des mécaniques simples qu’une électronique non réparable … Plus pénible : la porte arrière n’était pas à 100% étanche, nous avions au bout de quelques Km de piste une fine couche de poussière rouge sur tous les bagages et l’équipement de la cuisine. Cet équipement, fort complet, était dans des simples caisses en plastique, qui en plus n’avaient pas le même format, donc impossible à empiler. Pas optimal… (Dans la voiture accidenté, l’organisation de la cuisine était bien plus élégante avec un système de grands tiroirs sur roulement). Un autre pépin : une des échelles des tentes ne se laisse presque pas déplier, l’alu a été forcé par un utilisateur précédent. Le remplacement vient d’Afrique de Sud, une acheminement compliqué et lent. Après notre journée « test » dans le parc Arusha, nous repassons au garage de Nathan pour une réparation au forceps.
Un peu plus grave, mais heureusement sans conséquences : sur une des pistes les moins fréquentées (estimation 4 voitures /jour) après la descente du Rift venant de Serengeti (Klein gate) en direction du Lake Natron le moteur commence à chauffer. Oups, plus d’eau… Nous attendons 1heure pour qu’il refroidisse, la nuit commence à tomber, avant de vider 4 de nos précieuses bouteilles d’eau potable dans le réservoir. Ouf, le moteur redémarre. Nous avions un peu chaud. Cela n’aurait pas été sympa de rester en rade dans un paysage lunaire à 40 Km du Lake Natron et du prochain village. Mais un Landrover, ça survit même à quelques kilomètres avec un moteur trop chaud.3/7 Notre circuit :
J 1 : arrivé le soir à Kilimandjaro airport à env 40 Km à l’est d’Arusha. (avec KLM via Amsterdam)
J 2 : le lendemain récupéré le Landrover chez Serengeti Select Safari, ensuite les premiers achats au supermarché et en route vers le NP (= National Park) d’Arusha à 35 Km vers l’est, sur la route vers Moshi. Camping au Lake Duluti, à quelques Km de l’entrée du parc.
J 3 : NP Arusha et cambsite dans le parc. Ah, notre première nuit dans un parc. Nous sommes seuls au public camp site (comme souvent à la suite). Cette première journée dans ce petit parc nous sert surtout à nous tester : conduite du Landrover, fonctionnement de l’équipe, monter les tentes etc. Tout va bien, sauf l’échelle d’une des deux tentes, que nous ferons réparer le surlendemain lorsque nous passons à nouveau à Arusha pour partir vers les ‘grands’ parcs.
J 4 : départ du NP Arusha. Achat du très bon pain à la boulangerie de la clinique de réhabilitation d’Usa River. Visite du « Agape women group » / cultural tourism. Le soir hotel Spices & herbs à Arusha (et repas éthiopien).
J 5 : réparation de l’échelle, grands achats au supermarché d’Arusha et en route vers le NP Tarangire. Le soir nous dormons au seul public campsite (qui porte le nom « n°2 ») du parc. Nous sommes les seuls hôtes, mais un gardien veille sur nous - et nous interdit de chercher du bois pour le feu. Nous pourrions l’acheter chez lui. Donc pas de feu.
J 6 : NP Tarangire, nuit au public campsite n°2. Toujours pas de feu.
J 7 : en route vers Mto Wa Mbu. Nuit au camping du Fanaka lodge et campsite.
J 8 : farm tour. Et piscine du lodge.

J 9 : visite du NP Lake Manyara. Le soir au Lutherian hotel à Karutu. Simple mais propre. La cuisine du restaurant sera ouvert juste pour nous.
J 10 : visite cratère Ngoro Ngoro. Nous entrons dans le cratère sans que quiconque veut nous obliger de nous faire accompagner par un guide. Nuit au public campsite Simba sur le bord du cratère. Env. 25 autres campeurs, dont 2 groupes organisés. Nous buvons une bière avec Christophe, un Autrichien, le seul autre selfdriver que nous rencontrerons en Tanzanie.
J 11 : à l’adminsitration de la conservation sera dont le bureau est situé aussi sur le bord du cratère à quelques centaines de m du Simba campsite nous réussissons à réserver pour la soirée le «special campsite » à Nasera Rock, à 80 Km de là au nord de la conservation area du Ngoro Ngoro. Youppie ! Les special campsites sont normalement réservés pour les tours opérateurs et pas accessibles pour des particuliers. Le tarif est salé (50$ par personne), et il n’y a aucun équipement, juste un … endroit. Par contre, « special » signifie que nous serons seuls. Pas vraiment, comme ce sera décrit en dessous…
J 12 départ vers la Sérengeti. Wow, à l’entrée il y a foule, au guichet la queue des guides qui cherchent les entrées pour « leurs » touristes, une bonne heure d’attente jusqu’à ce que nous obtenons les papiers (les guides sont sympas et nous aident avec des tuyaux). Aïe, c’est là que Françoise fait une mauvaise chute et se fait une méchante entorse au bras. C’est seulement au retour que la radio nous apprend qu’il s’agit en fait d’une fracture. Le médecin américain, qui a réalisé gentiment et spontanément les premiers soins aidé par une infirmière française (merci aux deux !) s’est trompé dans son diagnostic. Heureusement que nous ne le savions pas… Sur la route notre première grande pluie, le début de la période des pluies s’annonce. Ah, dans la boue la conduite change un peu. Tout devient très vite glissant. Nuit à Seronera au Tumbili campsite. Environ une 30aine de campeurs, tous en grande groupe. Ca nous fait drôle de voir les guides (black) monter les tentes pour les touristes (blancs). Le lendemain un autre groupe fonctionne avec une participation active des touristes. Déjà plus sympa. Un cuisinier d’un groupe nous propose de faire aussi un repas pour nous pour quelques $. Hmm, super bon.
J 13 : autour de Seronera, la partie centrale du Serengeti. Nuit au même campsite. Un babouin male assez imposant profite d’un moment d’inadvertance pendant une opération de rangement et nettoyage de notre « cuisine » et nous pique nos réserves de lait et un sachet de pâtes sèches. Les 4 prochains jours, le muesli était à l’eau et la café sans lait. Celui-là, on l’aura à l’œil !
J 14 : en route vers Lobo hill au nord du Serengeti. Nous espérons y rencontrer le début de la ’big migration’. Et ça marche ! Mais avant une rencontre avec une lionne et ses 3 enfants. A part nous se trouve sur le campsite un seul petit groupe avec le seul guide noir que nous avons rencontré, qui n’est pas employé mais son propre patron avec sa propre 4x4. Il est originaire du Kilimanjaro, calme, compétent, réfléchi. Nous regardions ensemble le début de la big migration, quelques centaines de gnus en mouvement dans la vallée en contre-bas du campsite Lobo hill lorsque il nous informe à voix basse qu’une lionne se trouve à environ 30 m sur notre gauche. Nous n’avions rien vu, mais ses « african eyes » ont distingué le petit mouvement dans l’herbe jaune et haute. Immédiatement il analyse la situation : la lionne a chassé et cherche ses enfants pour les emmener à sa proie. Aucun danger pour nous malgré la proximité, elle a d’autres priorités.
Plus tard dans la soirée, nous étions déjà au lit, la lionne est d’ailleurs revenu pour inspecter notre camp. Une fois de plus ce guide l’avait vu et nous a averti lorsqu’elle était sous nos tentes. Avec ses hôtes il avait monté les tentes au sol dans un bâtiment clos du campsite prévu à cet effet pour éviter les babouins et d’autres visites. Ce guide s’appelle Tumaini Geofrey. Mail : t_geofrey@yahoo.com; tél 0055 759661106. Son anglais est très bon. Il est très certainement un très bon accompagnateur pour ceux qui veulent voyager avec un guide.Après avoir relu le carnet de Francky4, je vois que nous avons passé la nuit au même campsite. Mais le bar dont il parle, n’existe plus ou pas à cette saison. Et le lodge qui se trouve à quelques centaines de m de l’autre côté du rocher est peu sympathique, nous préférons boire notre bière dans le campsite ou nous sommes à nouveau seuls le deuxième soir.
J 15 c’est « le jour le plus long » : nous quittons le NP Serengeti et descendons vers Lake Natron. Mais juste avant la surprise du chef : nous "trouvons" un léopard à juste quelques m de la piste, somnolant sur un arbre. Oh qu'il est bô. Oh que nous sommes fiers.
Une très longue piste, nous y rencontrons que quelques camions jusqu’à Lake Natron ou nous arrivons au bout de presque 10 h. Les premières heures nous parcourons la terre des Massaï et plusieurs villages de Massaï. Nous renouvelons un peu nos réserves (œufs, bananes, quelques légumes dans une toute petite épicerie. Dommage, le proprio du magasin de « massaÏ honey » est parti avec son fils à l’école à 15 Km, il ne revient que l’après-midi. Nous aurions aimé goûter son miel. Pour les massaÏ ici nous sommes une petite attraction, les enfants veulent nous toucher, les gens essayent de communiquer avec nous - mais nous n’avons pas de langue commune. Un petit détour vers Loliondo pour faire le plein et manger dans un restaurant simple ou nous avons une discussion passionnante avec un jeune professeur Massaï plein d’idéalisme qui nous explique sa vision de la coexistence entre traditions ancestrales et ouverture au monde et au progrès pour son peuple.
La descente du grand rift est bien plus simple que nous l’avons craint, avec des vues sublimes. Surprise : arrivés en bas, il fait bien plus chaud, au moins une 10aine de degrés. Nous traversons un paysage extrêmement sec et lunaire, lorsque nous avons la panne décrite plus haut - heureusement plus de peur que de mal. Lorsque nous arrivons enfin au Lake Natron, nous prenons le premier camping sur le chemin, le Mkuyu Riverside camp. Bingo - c’est le moins bon de toute la région. Les sanitaires sont dans un état tellement délabré, que nous le quittons le lendemain matin, après avoir payé le double du tarif normal.J 16 A quelques minutes de là nous trouvons le Moivano lodge et campsite : un grand terrain arboré et vert avec le camping (ombragé !) d’un côté et les ‘tentes de luxe’ de l’autre. Au milieu un restaurant en plein air, juste à côté une piscine de débordement à laquelle nous, simples campeurs, avons aussi accès. Un petit oasis vert (irrigué par un tuyau qui prend départ dans une chute d’eau qui descend du Rift tout près) dans un paysage sec, presque désertique. Nous y rencontrons le massaï Thomas, qui travaille dans ce camp comme homme à tout faire et aussi comme guide. Une belle rencontre avec cet homme calme, intelligent, bienveillant et très accueillant. Avec lui nous visitons le lac Natron et faisons aussi la ballade des chutes d’eau avec un petit bassin qui permet de nager trois brassées. Tiens, un massaï qui sait nager et prend en plus son pied dans l’eau !…

J - 17 C’est définitivement le retour. Des paysages magnifiques, grandioses, presque inquiétants à l’ombre du Ol Doinyo Lengaï, le volcan qui est une montagne sacrée pour les MassaIs. Les étendues vallonnées le long du rift sont vides et très sèches à cette fin de période sèche. Nous voyons des cadavres de bétail et aussi de zèbres, pour qui la période sèche a trop duré. les Massaïs doivent souffrir… Nous avons choisi la piste vers Mto Wa Mbu, en meilleur état que celle plus directe par Monduli. Plus nous nous rapprochons de Mto Wa Mbu plus la ‘civilisation’ nous accueille. Y compris les péages des Massaï. Non, ces péages ne sont pas une arnaque comme nous avons pu le lire sur d’autres carnets de voyage. Ils sont légaux et autorisés, la traversée de 2 régions administratives habitées majoritairement par des Massaï est payant. Leur état « rustique » (voir photo) n’enlève pas leur caractère officiel. Les recettes de ces péages participent (comme nous l’ont confirmé plusieurs personnes) au financement notamment des écoles dans ces deux districts. Ainsi la traversée de cette région nous a couté environ la moitié d’un parc national. Sans regrets. Au retour nous passons par Makuyuni, au carrefour entre la B144 (vers Mto Wa Mbu, le Ngoro Ngoro et Serengeti) et la A 104, la grande route de Arusha vers la capitale Dodoma. Ce village situé sur ce carrefour n’a aucun intérêt - sauf le restaurant ‘Appetit Zone’. Nous avions sympathisé à l’aller avec la propriétaire, tout sourire, qui nous avait invité à choisir dans sa cuisine ce que nous voulions manger. Hmm, des ragouts appétissants, et un hôte souriant. Elle était très touchée que nous ayons réalisé notre promesse de passer chez elle aussi au retour.
Non, nous ne voulons pas encore rentrer à Arusha, nous passons la nuit au Snake Park, quelques Km avant Arusha. Créé il y a presque 25 ans par un couple sud-africain, c’est un repère des groupes de voyage. Le black mambo) et même de quelques crocodiles. Le bar est bon, la bière est fraîche, les sanitaires sont propres et nous mangeons un braai (barbecue sud-africain) excellent. Attention : lorsque de grands groupes y séjournent, l’ambiance risque d’être plus bruyante que lors de notre passage.J - 18 : nous rendons le Range (snief) et mangeons un bout au le Via via-café, lieu de rencontre de jeunes noirs et blancs (plutôt rare) dans une ambiance hiphop, juste à côté du musée et du parc de la ville. Sympa. Encore un lieu étonnant. Ah oui, et à Arusha nous avons choisi le "Spices & herbs" : un resto ethiopiain (et aussi pizzeria) avec un hotel simple et correct (45$ le double)
4/7 Brefs commentaires sur les parcs du Northern Circuit que nous avons visité Des informations bien plus complètes sur tous les parcs tanzaniens se trouvent sur cet excellent site safari-tanzanie.net
Arusha NP Ce n’est certainement pas le plus spectaculaire des parcs du nord de la Tanzanie - mais c’est probablement le seul parc du nord tanzanien aussi vert, une bonne partie du parc se situe dans la foret vierge d’altitude. Le Mt Meru (4500 m !) domine le parc. Ni éléphants ou lions. Mais tous les autres : girafes, buffles du cap, de grands groupes de babouins et plein d’autres singes. Et tout au début nous voyons un aigle sur une branche au dessus de nous, sa proie (non identifiable) entre ses serres. 550 Km2 - presque autant que le territoire de Belfort
Manyara NP Le parc qui nous a le moins impressionné. Nous aurions du passer un jour de plus au Tarangire. Le parc longe le lac (qui était presque à sec fin octobre), on revient sur la même piste, car il longe le lac sur 35 K de longueur.
Tarangire NP Pas aussi grandiose (et large) que la Serengeti ou le Ngoro Ngoro Area, mais très très beau. Le parc est traversé par la rivière Tarangire, sur ses bords nous observons de grands groupes d’animaux (gnous, zèbres, girafes, buffles, phacochères) qui paissent ensemble paisiblement. Pas mal d’éléphants, pas mal de lions. Très peu de touristes. L’orientation est facile. 2850 Km2 - autant que l’île de la Réunion. Dommage qu’il n’y a pas de campsite dans la partie sud.
Ngoro Ngoro conservation area Oui, bien sur, la Caldera est magnifique, unique, imposante et - même en période sèche - tellement riche en faune. Tout est déjà dit, c’est probablement une des raisons pour laquelle vous envisagez ce voyage. Mais n’oubliez pas le reste de cette très vaste zone (8200 Km2, autant que l’Alsace 67+68). Notre nuit à Nasera Rock était certainement un des meilleurs moment de notre voyage.
Serengeti NP C’est presque un pays avec 14 700 Km2 - autant que le Vaucluse, les Bouches du Rhone et les Alpes Maritimes réunis…. Bien sûr qu’il faut aller à Séronera. Nulle part nous avions vu autant de lions. Mais il ne faut pas avoir peur d’autres touristes - autour de Seronera il y a 5 cambistes, et il y avait du monde sur tous les 5, même en Novembre. Pour voir le début de la ‘big migration’, nous sommes allé au nord à Lobo hills. C’est là que nous avons vu deux fois de léopards de très près, des lions juste à côté de notre campsite. Mais aussi des paysages qui nous faisaient penser à l’Ecosse. Lobo hills : c’est notre deuxième site préféré du voyage.
La grande migration : oui, il faut organiser son voyage en fonction de la big migration. Ou plus précisément : il faut savoir, ou elle se trouvera lorsque vous serez sur place. Après c’est vous de décider si vous voulez la chercher. Car se rapprocher de la big migration signifie aussi se rapprocher de la période des pluies, avec toutes les conséquences que cela peut avoir. Voici une carte qui vous donne une idée ou se trouvera la « grande transhumance » mois par mois dans le Serengeti.

5/7 Comment rouler sur piste en « tôle ondulée » ? Tôt ou tard, pour des raisons physiques dont je ne comprends pas grande chose, toute piste lisse peut se transformer en piste en « tôle ondulée » (appellée chechech en Afrique de l’ouest). Nous étions surpris de voir les chauffeurs africains rouler à 60-70 km/h sur de telles pistes quand nous même avions ralenti beaucoup, à env 30 km/h. Il nous fallait quelques jours pour comprendre pourquoi ils roulaient si vite et de les imiter, sans prendre de risques déraisonnables. La tôle ondulée secoue très fortement le véhicule si la vitesse de celui-ci n’est pas la bonne. L'erreur fréquente des débutants (que nous sommes) est qu'au vu des secousses, le conducteur n'ose pas allez plus vite de peur d'abîmer le véhicule. En fait, il faut accélérer jusqu’à atteindre une vitesse de l’ordre de 60 à 80 km/h pour atteindre une vitesse correspondant à la bonne fréquence, fréquence dépendant de la suspension et des pneus. A la bonne vitesse, la caisse subit peu de vibrations … mais la suspension souffre. Ne cherchez pas à aller plus vite car en fait le véhicule passe de sommet en somment des irrégularités et le véhicule flotte, la direction devient molle et l’adhérence manquera pour un freinage ou un changement brusque de direction. Il faut anticiper !
Voici les commentaires que j’ai trouvé pour ce phénomène : « Les vibrations engendrées par la tôle dans la voiture donnent l'impression que celle-ci va se dévisser et se fissurer de partout. Il existe heureusement un remède : trouver la vitesse (généralement entre 70 et 90 km/h) à laquelle les suspensions n'entrent plus en résonance avec les ondulations de la piste. Autrement dit, la vitesse à laquelle il est possible de "survoler" ces bosses. Le défaut de cette méthode c'est que lorsque les vibrations disparaissent, l'adhérence suit la même tendance ! Conduite 4X4 conseillée. » www.interaide.org/...stique/2conduite.htm
« Sur les pistes avec de longs passages en "toles ondulées", adaptez votre façon de conduire comme suit: Ne roulez pas a une vitesse "critique", c'est a dire roulez de façon à ce que seul le bruit des inégalités de la chaussée soit perceptible à l'intérieur du véhicule. Les vitesses critiques dépendent de la longueur des ondulations. Engagez toujours un rapport supérieur au rapport de vitesse critique qui se manifeste par de forts mouvements de la carrosserie. Lorsque la piste ondulée finit brusquement, freinez immédiatement, car par expérience ce passage en tole ondulée est suivi d'un nid de poule trés profond ou d'une inégalité similaire Pour ménager les amortisseurs, il est recommandé de faire une pause de temps en temps pour les laisser refroidir. Lorsque la piste n'est pas trés large, il est possible de rouler alternativement avec les roues gauches et droites sur la partie ondulée de la piste » vw.transporter.free.fr/...errain_difficile.htm
6/7 Budget
Voici les détails de notre budget de 19 jours (USD $ pour 3 personnes) :
Landrover + camping equipement + GPS : 2 157 $US pour 18 jours et 1850 Km Assurance additionnélle (franchise) + Flying doctors : 145 $US NCAA Ngoro Ngoro park + camping 3 nuits : 900 $US Lake Natron Wildlife fee (5 jours x 30* par voiture): 150 $US Autres (taxi aeroport 2x) : 90 $US diesel 220l (1857 Km) : 198 $US parks nationaux (14 j), campsites in Parks (9): 1 960 $US Camping hors park (7): 315 $US hotel/pension (4x) : 440 $US restaurant (9x): 216 $US Achats (est.) : 450 $US visa entrée Tanzanie : 150 $US total 3 personnes : 7 141 $US par personne : 2 380 $US € par personne (1€=0,93$): 2 214 € € par personne par jour : 117 €
Prix du gasoil en novembre 2015 : entre 0,70 et 0,80 €/l Notre Landrover a consommé en moyenne 11 l/100 Km

7/7 Zanzibar De notre semaine en Zanzibar juste ceci : tout au sud de l’île à Kizimkazi (là ou on peut nager avec des dauphins) se trouve au bout du chemin le ‘promised land lodge’ qui honore son nom. Ambiance baba « good vibration » familiale autour d’un couple franco-zanzibarote. Et dans le lodge à côté il y a un très bon resto français…

Touristes qui entrent dans la ZTL (zone à trafic limité) en dépit des avertissements et des interdictions
Bonjour, je vive à Sienne dans le centre historique et dans ces jours d'août je vois la ville saturée de touristes de tous les pays, notamment France et Pays-Bas. Chaque jour je rencontre dans les rues de la vieille ville et aussi dans les rues étroites des voitures avec des plaques d'immatriculation étrangère qui entrent dans la ZTL. Même ce matin je voyais un grand camper, qui avait du mal à marcher dans les rues étroites et remplies de gens qui apportent dans la Piazza del Campo.
Chaque fois je tente de bloquer les voitures et d'expliquer qu'ils ont tort, ce matin je l'ai fait avec une couple de Français en disant de revenir en arrière parce qu'il y avait la police. Ils m'ont répondu "Je ne peux pas aller? Oh, d'accord" et ont continué en dépit de mon avertissement. Il est difficile de croire chaque fois qu'il est des gens inconscients et de bonne foi, en particulier pour ceux qui envisagent d'arriver sur la place d'une ville médiévale comme Sienne avec un grand campeur 😕
C'est possible que les touristes ne peuvent pas lire sur internet, avant de partir, quel genre de ville ils doivent visiter? Le camper où il projette de se garer... sur la place au dessous de la "Tour del Mangia"? Incroyable, ce matin, nous étions plusieurs personnes à regarder avec incrédulité le campeur qui essayait de manœuvrer dans les rues étroites comme les nôtres 🏴☠️.
La Vélodyssée (Roscoff - Hendaye)
bonjour
qui a deja effectuè la velodyssèe de roscof a henday
est elle balisèe ??
je suis preneur de tous les conseils
merci
(la brochure de cartovelo est elle necessaire ?)
qui a deja effectuè la velodyssèe de roscof a henday
est elle balisèe ??
je suis preneur de tous les conseils
merci
(la brochure de cartovelo est elle necessaire ?)
Nos plus belles photos 2014
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !
Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Autotour - la Grèce en famille - été 2013
Voici venu le temps de faire un petit CR de notre voyage en Grèce.
Après quelques mois de préparation, de nombreuses lectures sur ce site et des guides classiques afin de ne pas rater l'essentiel, l'itinéraire était bien défini, les hôtels bloqués, les véhicules et les ferries réservés, ne restait plus qu'à profiter du spectacle de ce pays, et il faut bien l'avouer, nous n'avons été que très rarement déçus.
Voici l'itinéraire que nous avons décidé d'emprunter, il est le fruit de nombreuses réflexions et d'inspirations pas forcément objectives, avec ce souci constant de satisfaire les parents, les pré-ados et les plus petits. Toujours un point d'eau dans la journée (mer ou piscine des hôtels). Petite précision qui a son importance, nous avons l'habitude de faire les valises et le farniente n'est pas trop notre "truc". Si on prend l'avion pour ce genre de pays, ce n'est sûrement pas pour faire Olympie en 15 minutes, Delphes au pas de course et de passer notre temps sur des plages bondées. Quant aux enfants, ils ont pris depuis de nombreuses années ce rythme, ils me demandent régulièrement le programme du lendemain. Nous n'avons toutefois jamais négligé les phases de repos, nécessaires à cet équilibre parfois difficile à établir.jour 1 : PARIS/ATHENES/DELPHES jour 2 : DELPHES/ZAGORA (le pélion) jour 3 à 6 : LE PELION jour 6 : ZAGORA/LES METEORES (Kastraki) jour 7 : LES METEORES/ILE DE LEUCADE Jour 8 à 10 : LEUCADE Jour 11 : LEUCADE/OLYMPIE Jour 12 : OLYMPIE Jour 13 : OLYMPIE/KARDAMILY Jour 14 : KARDAMILY/MONEMVASSA Jour 15 : MONEMVASSA/MYSTRA/NAUPLIE Jour 15 et 16 : NAUPLIE Jour 17 : NAUPLIE/LE PIREE/PAROS Jour 18 à 21 : PAROS Jour 21 à 24 : SANTORIN Jour 24 à 26 : ATHENES J'espère que certains infos seront utiles aux lecteurs, j'ai trouvé très peu d'informations sur de nombreux sites, le Pélion et Leucade étant moins visités. Ce CR est un petit aperçu des paysages différents visités, et n'illustre que très partiellement nos journées, je me rends compte qu'il aurait été plus judicieux de le faire dès notre retour. En tout état de cause, cela donnera un bref aperçu à tous les gens intéressés par ce pays. Mon roadbook, quant à lui très détaillé est communicable aux intéressés via les messages privés.
c'est parti :
JOUR 1 : PARIS/ATHENES/DELPHES Partis le 04 juillet de Paris à 13h00, le vol se déroule sans encombre et nous récupérons notre "fiat escudo" gros véhicule de location à l'aéroport d'Athènes vers 17h30/18h00. Il est alors urgent de rallier Delphes, première étape de nos pérégrinations à plus de deux heures de route. Arrivés à l'hôtel vers 20h30, première collation et première "greek salade" avant la découverte demain aux premières heures de ce site unique qu'est Delphes. Première surprise sur la route : la bande d'arrêt d'urgence utilisée pour faciliter les dépassements des automobilistes.
A vrai dire, on s'y fait vite, il ne faut juste pas avoir un réel problème puisque c'est plutôt une troisième voie de circulation.😕 et puis, les embouteillages en Grèce, c'est du jamais vu, on pourrait même dire que les infrastructures routières sont très correctes.
sur la route Athènes/Delphes
JOUR 2 : DELPHES/ZAGORA (région du Pélion) levé à 07h00 pour être les premiers sur le site, avant les bus pour s'imprégner de l'ambiance. Le site avec si peu de monde, c'est comme partager un moment de spiritualité avec le Dieu Apollon pour qui un temple a été érigé.
Pas un chat, le silence et la beauté du site pour nous.🙂

Une petite heure trente plus tard, on voit les bus débarquer, la chaleur commence à monter, il est temps pour nous de rallier le fantastique musée qui héberge, entre autres merveilles le sphinx
et l'aurige.
..

. Pas grand chose à ajouter, il suffit de contempler. Le musée n'est pas très grand, mais il mérite une bonne heure. Aujourd'hui, pas mal de route, pour rejoindre notre prochaine destination, à Zagora dans la région du Pélion.
Arrivée au guesthouse, les enfants ne tardent pas à profiter de la piscine
, qui donne une vue imprenable sur la mer.
. L'accueil très chaleureux de nos hôtes et le verre offert (un sirop à la cerise fait maison) finissent de nous enchanter. Décidément une bien belle journée.
LE PELION
3 jours dans le Pélion (Zagora, Milies, Afissos, Agios Ioannis), je me demande encore si ce n'est pas le paradis grec oublié de tous. Peu ou très peu de touristes, très peu de bus touristiques en raison des routes étroites et escarpées, des petits villages pittoresques, la montagne arborée de châtaigniers odorants qui tombe dans la mer limpide, des plages magnifiques et préservées, une gastronomie plus élaborée (spetzifai, sorte de rougail aux saucisses agrémenté d'herbes..., premiers verres de raki), on aurait pu y passer une semaine.
Seule grosse difficulté, le passage dans les villages avec notre gros monospace, très très très galère. Marche arrière, serrage contre les murs, même avec la clim, j'ai eu quelques suées... surtout face à un beau bus qui ne veut pas reculer. Info utile, les plages du côté Est, superbes, plus venteuses, sont sujettes à la houle et peuvent rendre les baignades quelque peu agitées, si ce n'est dangereuse. Pour voir une petite idée et inciter au voyage :
Mylopotamos

Damouchari (lieu du tournage d'une partie du film Mama Mia d'après le lonely...)
et d'autres paysages typiques du hélion.

Il me manque les photos de Milies.
C'est vraiment une région à ne pas négliger lors d'un périple.
LES METEORES
Mais il faut désormais quitter ce cadre enchanteur pour rallier les météores. Attention à l'organisation des visites des monastères perchés, puisqu'ils ferment une journée par semaine (chacun un jour différent) et relativement tôt. S'informer avant l'arrivée sous peine de déception.
Nous avons visité trois monastères sur deux jours : Agios Nicolaos - belle petite grimpette via les escaliers pour atteindre la spiritualité des moines (et leur sens du commerce), un monastère petit mais agréable. Varlaam, bien plus imposant et très beau et le grand Météore (sans doute le plus intéressant pour des enfants) qui mérite lui aussi un détour. Mais le plus improbable, c'est ce paysage saisissant, ces monastères perchés qui appellent à la méditation, au silence et à un moment paisible. Hélas, ici, beaucoup de touristes et de pèlerins, ce qui ne permet pas d'imaginer la quiétude qui habitait ces lieux auparavant. La ville de Kalastraki est bien plus agréable que celle de Kalambaka. Moins urbaine et bien plus calme presqu'au coeur des météores. Quelques photos :
Et oui, il faut monter les enfants😉 Agios nicolaos
des habits au creux de la paroi.





Voici l'itinéraire que nous avons décidé d'emprunter, il est le fruit de nombreuses réflexions et d'inspirations pas forcément objectives, avec ce souci constant de satisfaire les parents, les pré-ados et les plus petits. Toujours un point d'eau dans la journée (mer ou piscine des hôtels). Petite précision qui a son importance, nous avons l'habitude de faire les valises et le farniente n'est pas trop notre "truc". Si on prend l'avion pour ce genre de pays, ce n'est sûrement pas pour faire Olympie en 15 minutes, Delphes au pas de course et de passer notre temps sur des plages bondées. Quant aux enfants, ils ont pris depuis de nombreuses années ce rythme, ils me demandent régulièrement le programme du lendemain. Nous n'avons toutefois jamais négligé les phases de repos, nécessaires à cet équilibre parfois difficile à établir.jour 1 : PARIS/ATHENES/DELPHES jour 2 : DELPHES/ZAGORA (le pélion) jour 3 à 6 : LE PELION jour 6 : ZAGORA/LES METEORES (Kastraki) jour 7 : LES METEORES/ILE DE LEUCADE Jour 8 à 10 : LEUCADE Jour 11 : LEUCADE/OLYMPIE Jour 12 : OLYMPIE Jour 13 : OLYMPIE/KARDAMILY Jour 14 : KARDAMILY/MONEMVASSA Jour 15 : MONEMVASSA/MYSTRA/NAUPLIE Jour 15 et 16 : NAUPLIE Jour 17 : NAUPLIE/LE PIREE/PAROS Jour 18 à 21 : PAROS Jour 21 à 24 : SANTORIN Jour 24 à 26 : ATHENES J'espère que certains infos seront utiles aux lecteurs, j'ai trouvé très peu d'informations sur de nombreux sites, le Pélion et Leucade étant moins visités. Ce CR est un petit aperçu des paysages différents visités, et n'illustre que très partiellement nos journées, je me rends compte qu'il aurait été plus judicieux de le faire dès notre retour. En tout état de cause, cela donnera un bref aperçu à tous les gens intéressés par ce pays. Mon roadbook, quant à lui très détaillé est communicable aux intéressés via les messages privés.
c'est parti :
JOUR 1 : PARIS/ATHENES/DELPHES Partis le 04 juillet de Paris à 13h00, le vol se déroule sans encombre et nous récupérons notre "fiat escudo" gros véhicule de location à l'aéroport d'Athènes vers 17h30/18h00. Il est alors urgent de rallier Delphes, première étape de nos pérégrinations à plus de deux heures de route. Arrivés à l'hôtel vers 20h30, première collation et première "greek salade" avant la découverte demain aux premières heures de ce site unique qu'est Delphes. Première surprise sur la route : la bande d'arrêt d'urgence utilisée pour faciliter les dépassements des automobilistes.
A vrai dire, on s'y fait vite, il ne faut juste pas avoir un réel problème puisque c'est plutôt une troisième voie de circulation.😕 et puis, les embouteillages en Grèce, c'est du jamais vu, on pourrait même dire que les infrastructures routières sont très correctes.
sur la route Athènes/DelphesJOUR 2 : DELPHES/ZAGORA (région du Pélion) levé à 07h00 pour être les premiers sur le site, avant les bus pour s'imprégner de l'ambiance. Le site avec si peu de monde, c'est comme partager un moment de spiritualité avec le Dieu Apollon pour qui un temple a été érigé.
Pas un chat, le silence et la beauté du site pour nous.🙂

Une petite heure trente plus tard, on voit les bus débarquer, la chaleur commence à monter, il est temps pour nous de rallier le fantastique musée qui héberge, entre autres merveilles le sphinx
et l'aurige.
..

. Pas grand chose à ajouter, il suffit de contempler. Le musée n'est pas très grand, mais il mérite une bonne heure. Aujourd'hui, pas mal de route, pour rejoindre notre prochaine destination, à Zagora dans la région du Pélion.
Arrivée au guesthouse, les enfants ne tardent pas à profiter de la piscine
, qui donne une vue imprenable sur la mer.
. L'accueil très chaleureux de nos hôtes et le verre offert (un sirop à la cerise fait maison) finissent de nous enchanter. Décidément une bien belle journée.LE PELION
3 jours dans le Pélion (Zagora, Milies, Afissos, Agios Ioannis), je me demande encore si ce n'est pas le paradis grec oublié de tous. Peu ou très peu de touristes, très peu de bus touristiques en raison des routes étroites et escarpées, des petits villages pittoresques, la montagne arborée de châtaigniers odorants qui tombe dans la mer limpide, des plages magnifiques et préservées, une gastronomie plus élaborée (spetzifai, sorte de rougail aux saucisses agrémenté d'herbes..., premiers verres de raki), on aurait pu y passer une semaine.
Seule grosse difficulté, le passage dans les villages avec notre gros monospace, très très très galère. Marche arrière, serrage contre les murs, même avec la clim, j'ai eu quelques suées... surtout face à un beau bus qui ne veut pas reculer. Info utile, les plages du côté Est, superbes, plus venteuses, sont sujettes à la houle et peuvent rendre les baignades quelque peu agitées, si ce n'est dangereuse. Pour voir une petite idée et inciter au voyage :
Mylopotamos


Damouchari (lieu du tournage d'une partie du film Mama Mia d'après le lonely...)

et d'autres paysages typiques du hélion.

Il me manque les photos de Milies.
C'est vraiment une région à ne pas négliger lors d'un périple.LES METEORES
Mais il faut désormais quitter ce cadre enchanteur pour rallier les météores. Attention à l'organisation des visites des monastères perchés, puisqu'ils ferment une journée par semaine (chacun un jour différent) et relativement tôt. S'informer avant l'arrivée sous peine de déception.
Nous avons visité trois monastères sur deux jours : Agios Nicolaos - belle petite grimpette via les escaliers pour atteindre la spiritualité des moines (et leur sens du commerce), un monastère petit mais agréable. Varlaam, bien plus imposant et très beau et le grand Météore (sans doute le plus intéressant pour des enfants) qui mérite lui aussi un détour. Mais le plus improbable, c'est ce paysage saisissant, ces monastères perchés qui appellent à la méditation, au silence et à un moment paisible. Hélas, ici, beaucoup de touristes et de pèlerins, ce qui ne permet pas d'imaginer la quiétude qui habitait ces lieux auparavant. La ville de Kalastraki est bien plus agréable que celle de Kalambaka. Moins urbaine et bien plus calme presqu'au coeur des météores. Quelques photos :
Et oui, il faut monter les enfants😉 Agios nicolaos
des habits au creux de la paroi.





Quel président pour Madagascar?
Qui voyez vous comme président Malgache .
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Retour de trois semaines (Utah - Nouveau-Mexique - Colorado): court résumé et impressions
Hello à tous!
Voilà le 6ème voyage dans l'Ouest se termine. Cette fois-ci il y aura un court résumé et pas de carnet car les photos ne s'affichent plus, vue le temps que ça prend de poster un carnet je m'abstiendrai donc vue le rendu... 😕
Alors mon voyage:
1. Arrivée Salt Lake - Nuit Orem
Voyage sur Delta pour le vol direct pour Salt Lake. Ecrans individuels, ça m'est arrivé rarement sur les vols Delta. Nourriture sans surprise, service à bord efficace mais sans surprises non plus. A noter, nous avons décollé de CDG avec 2h de retard à cause d'une panne dans le cockpit (panne mécanique dixit le commandant de bord...). L'attente fut longue car on était déjà dans l'avion. Finalement 1h de retard à l'arrivée. Immigration et douane passée en moins de 45 minutes. Voiture louée à un prix excellent chez Alamo 😎, aucun problème, je la rends tout à l'heure mais il y a bien écrit 0$ sur la feuille que j'ai signée.
2. Kodachrome Basin State Park
Rando de Panorama Trail. Superbe rando, un peu longue mais variée. La mise en jambes a été plutôt facile mis à part la chaleur. C'est LA rando à faire dans ce parc. Cheminées caractéristiques du parc, vues sur Bryce, secret passage, printed hands... Croisé juste un couple durant les 10km de cette rando...
3. Bryce Canyon
Réveil à 5h comme durant tout le voyage afin de marcher tôt le matin, en général je ressortais en fin d'après-midi. A la mi journée repos. Rando de Faryland Loop. Exceptionnel! Croisé personne sauf dans la remontée sur Sunrise Point. Après avoir fait Peek A Boo et Navajo Loop et Queen's Garden, je crois que c'est la rando de Bryce que je préfère car plus sauvage. Par contre c'est très montagnes russes et le dénivelé est important au final. Mais que du bonheur et des couleurs exceptionnelles au petit matin.
4. Capitol Reef
Plusieurs randos au programme:
Chimney Loop: on prend de la hauteur pour arriver à un point de vue qui domine la formation que l'on voit bien de la route. Belles vues sur Capitol Reef de là haut. Croisé personne.
Capitol Gorge: là j'ai un peu souffert de la chaleur, faut dire que c'était l'après-midi... Et puis dans ce "goulet d'étranglement" il faut dire que c'est "l'estouffade". Bon, on aboutit au niveau où il y a des inscriptions des pionniers sur les parois. J'ai continué jusqu'à l'endroit où il est sensé y avoir des "trous d'eau" dans le slickrock au-dessus de la gorge, mais tout était à sec. Pas une rando mémorable mais en général je préfère les vues en hauteur que me retrouver entre deux parois...
Cassidy Arch: faite tôt le matin. Que du bonheur! Seul durant TOUTE la rando. De belles vues sur les sommets de Capitol Reef, on aboutit ensuite sur du slickrock au-dessus de l'arche. Impressionnant. Une rando que j'ai beaucoup aimé.
A noter: lors de mon passage l'accès à Hickman Bridge et à toutes les balades qui partent de là était interdit car il y a eu un éboulement au tout début du sentier.
5. Natural Bridges National Monument
La route depuis Capitol Reef étant longue, malgré un départ matinal j'ai entrepris la rando qui passe par tous les ponts (il y en a 3) en milieu de matinée... J'ai donc eu très chaud. Les ponts sont impressionnants quand on y est dessous, au niveau des points de vue on ne se rend pas bien compte de leur dimension. Ah oui, malgré mes 25MPH (limitation de vitesse requise dans le parc), je n'ai pas pu éviter un écureuil qui a traversé juste devant ma voiture à l'entrée du parc. J'en ai eu mal au cœur et je n'ai pas arrêté d'y penser toute la matinée... Oui je suis sensible, pauvre bête 🙁. D'ailleurs, j'aurais vu beaucoup d'animaux écrasés sur les routes un peu partout, je ne me rappelle pas en avoir vu autant les autres années: écureuils, lapins et de nombreuses biches. Cela m'est arrivé souvent de voir des animaux traverser devant mes roues mais d'habitude j'arrivais toujours à les éviter, pas cette fois-ci. C'est bien pour ça aussi qu'il faut respecter les limitations de vitesse!!
Pour relier les 3 ponts on marche au fond d'un wash (asséché). Donc hormis la descente dans le canyon puis la remontée le sentier est plat mais la rando est assez longue, prévoir beaucoup d'eau en été! Croisé juste un couple de personnes.
La suite plus tard, j'essaierai une fois chez moi d'attacher quelques photos quand même en bas de message. 😉
Voilà le 6ème voyage dans l'Ouest se termine. Cette fois-ci il y aura un court résumé et pas de carnet car les photos ne s'affichent plus, vue le temps que ça prend de poster un carnet je m'abstiendrai donc vue le rendu... 😕
Alors mon voyage:
1. Arrivée Salt Lake - Nuit Orem
Voyage sur Delta pour le vol direct pour Salt Lake. Ecrans individuels, ça m'est arrivé rarement sur les vols Delta. Nourriture sans surprise, service à bord efficace mais sans surprises non plus. A noter, nous avons décollé de CDG avec 2h de retard à cause d'une panne dans le cockpit (panne mécanique dixit le commandant de bord...). L'attente fut longue car on était déjà dans l'avion. Finalement 1h de retard à l'arrivée. Immigration et douane passée en moins de 45 minutes. Voiture louée à un prix excellent chez Alamo 😎, aucun problème, je la rends tout à l'heure mais il y a bien écrit 0$ sur la feuille que j'ai signée.
2. Kodachrome Basin State Park
Rando de Panorama Trail. Superbe rando, un peu longue mais variée. La mise en jambes a été plutôt facile mis à part la chaleur. C'est LA rando à faire dans ce parc. Cheminées caractéristiques du parc, vues sur Bryce, secret passage, printed hands... Croisé juste un couple durant les 10km de cette rando...
3. Bryce Canyon
Réveil à 5h comme durant tout le voyage afin de marcher tôt le matin, en général je ressortais en fin d'après-midi. A la mi journée repos. Rando de Faryland Loop. Exceptionnel! Croisé personne sauf dans la remontée sur Sunrise Point. Après avoir fait Peek A Boo et Navajo Loop et Queen's Garden, je crois que c'est la rando de Bryce que je préfère car plus sauvage. Par contre c'est très montagnes russes et le dénivelé est important au final. Mais que du bonheur et des couleurs exceptionnelles au petit matin.
4. Capitol Reef
Plusieurs randos au programme:
Chimney Loop: on prend de la hauteur pour arriver à un point de vue qui domine la formation que l'on voit bien de la route. Belles vues sur Capitol Reef de là haut. Croisé personne.
Capitol Gorge: là j'ai un peu souffert de la chaleur, faut dire que c'était l'après-midi... Et puis dans ce "goulet d'étranglement" il faut dire que c'est "l'estouffade". Bon, on aboutit au niveau où il y a des inscriptions des pionniers sur les parois. J'ai continué jusqu'à l'endroit où il est sensé y avoir des "trous d'eau" dans le slickrock au-dessus de la gorge, mais tout était à sec. Pas une rando mémorable mais en général je préfère les vues en hauteur que me retrouver entre deux parois...
Cassidy Arch: faite tôt le matin. Que du bonheur! Seul durant TOUTE la rando. De belles vues sur les sommets de Capitol Reef, on aboutit ensuite sur du slickrock au-dessus de l'arche. Impressionnant. Une rando que j'ai beaucoup aimé.
A noter: lors de mon passage l'accès à Hickman Bridge et à toutes les balades qui partent de là était interdit car il y a eu un éboulement au tout début du sentier.
5. Natural Bridges National Monument
La route depuis Capitol Reef étant longue, malgré un départ matinal j'ai entrepris la rando qui passe par tous les ponts (il y en a 3) en milieu de matinée... J'ai donc eu très chaud. Les ponts sont impressionnants quand on y est dessous, au niveau des points de vue on ne se rend pas bien compte de leur dimension. Ah oui, malgré mes 25MPH (limitation de vitesse requise dans le parc), je n'ai pas pu éviter un écureuil qui a traversé juste devant ma voiture à l'entrée du parc. J'en ai eu mal au cœur et je n'ai pas arrêté d'y penser toute la matinée... Oui je suis sensible, pauvre bête 🙁. D'ailleurs, j'aurais vu beaucoup d'animaux écrasés sur les routes un peu partout, je ne me rappelle pas en avoir vu autant les autres années: écureuils, lapins et de nombreuses biches. Cela m'est arrivé souvent de voir des animaux traverser devant mes roues mais d'habitude j'arrivais toujours à les éviter, pas cette fois-ci. C'est bien pour ça aussi qu'il faut respecter les limitations de vitesse!!
Pour relier les 3 ponts on marche au fond d'un wash (asséché). Donc hormis la descente dans le canyon puis la remontée le sentier est plat mais la rando est assez longue, prévoir beaucoup d'eau en été! Croisé juste un couple de personnes.
La suite plus tard, j'essaierai une fois chez moi d'attacher quelques photos quand même en bas de message. 😉
Résumé de notre voyage dans l'Ouest américain en août 2012
Bonjour à tous,
après avoir pris beaucoup d'informations sur le forum pour construire notre voyage en Août dernier , voici en retour un résumé de nos 4 semaines dans l'Ouest...Tout d'abord si un seul mot devait résumer nos vacances ce serait ...fabuleux !Nous sommes partis du 4 au 31 Août en famille (les parents et 2 garçons de 15 et 10 ans).
JOUR 1 : le départ ...tant attendu ! PARIS → LAS VEGAS
C'est avec un peu de stress que nous prenons le chemin de l'aéroport ...et pourtant tout se déroulera « comme sur des roulettes »...Le check-in avec British Airways prendra 5 minutes (nous avions pris soin de remplir notre carte d'embarquement sur internet 24h avant).Les bagages passent sans encombre , j'avais peur d'un éventuel excédent de taille pour les tentes quechua pop-up...mais non...:donc 1 valise de vêtement pour 3 + 1 valise de vêtement pour 1 accompagné du « divers » + 1 sac avec les duvets + les 2 tentes rassemblées en un seul paquet de 75 cm de diamètre (la moitié des nuits se fera en camping) .Les 4h d'escale à Londres se passeront rapidement grâce à la découverte d'un salon VIP avec TV grand écran pour la retransmission des JO ...ce n'est qu'après que l'on a pensé que l'accès n'aurait ps dû nous être autorisé (désolé...nous ne maîtrisons pas totalement l'anglais!).Le vol pour Las Vegas se fera sans encombre et la réservation des hublots du coté droit de l'appareil nous permettra d'avoir une vue aérienne sur les hôtels du Strip.Le passage de l'immigration (tant redouté!) se fera sans problème , rapide (malgré un passeport électronique et non biométrique...).Çà y est on est en Amérique !!!La navette est rapide pour le centre de réservation de voitures et la prise des clés chez Dollar sera rapide et aucune assurance supplémentaire ne nous sera proposée …Y a-t'il un piège?Et bien , non!Par contre , pas le choix du véhicule: un seul Dodge caravan : les enfants le trouvent spacieux et en effet il s'avérera pratique pour ranger toutes les affaires nécessaire quand on campe...Direction notre hôtel:le Desert Rose Resort...mais notre GPS est visiblement en grève , nous nous fions au plan Google imprimé avant le départ ...mais en fait , pas très pratique..Bref , après quelques demi-tour , nous arrivons à bon port , 2h30 env. après la sortie de l'avion.L'hôtel est très bien (merci à Isabelle du forum de nous l'avoir conseillé):chek-in rapide, très grande chambre , immense lit et une piscine dont nous profitons immédiatement (elle reste ouverte jusqu'à 23h), puis nuit bien méritée après cette journée interminable : demain les vraies vacances commencent:à nous l'Amérique !!!
Premières impressions:tout à l'air simple, bien organisé et les premiers américains rencontrés sont sympathiques;La compagnie aérienne est bien:personnel sympa, ponctuel, nourriture correcte, écrans individuels(mais seulement 7/8 films en français)
Souvenirs du Gansu et de l'Amdo, été 2012 (Chine, Tibet)
D'abord un petit préambule :
J'ai commencé ce post comme une réponse à Etathome qui projette un voyage l'été prochain dans cette région, mais le titre du fil parlait d'un petit site du Gansu (Danxia de Zhangye) donc je pense que ce sera plus clair pour les autres forumeurs que je l'écrive sous forme de carnet de voyage.
Moi et ma soeur voyageons individuellement et à prix moyens, nous avons déjà un certain âge (61 et 56 ans), nous ne pouvons plus faire de vélo ni voyager trop à la dure, nos intestins fatigués par de trop nombreux voyages exotiques nous interdisent les chambres sans salle de bains privées, l'arthrose et l'embonpoint nous empêchent de grimper jusqu'aux couchettes supérieures des dortoirs, bref nous économisons toute l'année pour un long voyage bien préparé en été, c'est notre choix, inutile de nous envoyer des posts incendiaires parce que l'on peut voyager autrement et à meilleur marché (C'est ce qui m'était arrivé lors de mon compte-rendu sur l'Ouzbékistan, cela m'avait découragée d'écrire d'autres récits de voyage). Je le sais et n'ai aucun jugement de valeur sur telle ou telle manière de voyager, chacun fait comme il peut et comme il veut, respectons-nous les uns les autres, l'amour du voyage nous unit.
De même sur le but essentiel du voyage, certains privilégient la rencontre de l'autre : à mon avis plus difficile en Chine que dans d'autres pays, en majeure partie pour la barrière de la langue. Mais il semble que la pensée (unique ?) dominante sur ce forum est que si on vise la connaissance de l'histoire ou des sites du pays, on est coupable de je ne sais quelle mysanthropie. J'avoue que mon principal intérêt pour la Chine est son merveilleux patrimoine naturel, artistique et historique, je ne me lasse pas de le découvrir, cela fait déjà trois longs voyages de 6 à 7 semaines chacun et j'en redemande, j'y retourne cet été. Si lors de la découverte de ce patrimoine, j'ai la chance de faire des rencontres, j'en suis enchantée, mais c'est bien plus aléatoire que la visite d'un site, qui est là où on l'attend et qui en Chine ne déçoit jamais.
Ceci étant dit, voici le début de mon récit sur notre visite du Gansu en juillet-août dernier
Cher Etathome, Nous avons fait l'été denier une partie du trajet que tu projettes, mais dans le sens ouest --> est, car nous avons commencé par 2 semaines dans le Xinjiang. L'étape la plus orientale du Xinjiang n'est qu'à une nuit de train de Dunhuang, elle s'appelle Turfan et est vraiment vraiment bien, elle vaut un arrêt d'au moins 2 jours, vois si tu peux rajouter 3 jours à ton circuit.
En ce qui concerne Dunhuang, booking.com (tu écris sur un autre post que tu utilises ce site comme elong.net) n'a presque pas d'hôtels ni d'ailleurs sur le reste du Gansu, nous avions pris celui de booking.com qui avait une piscine, c'était un mauvais choix. Nous voulions avoir une piscine une fois dans notre voyage, pour nous reposer un peu après la traversée de zones brûlantes comme le Taklamakan et la cuvette de Turfan. Mais si la piscine de l'hôtel était effectivement très grande et bien organisée (on peut y venir sans être à l'hôtel en payant) avec peu de baigneurs, tout le reste de l'hôtel nous a déçu : cher, loin de la ville (plus de 10 km), staff ne parlant pas un mot d'anglais et ne faisant pas beaucoup d'efforts pour nous comprendre, restaurant idem, soit on ne nous servait pas, soit avec l'aide d'une cliente chinoise, ils nous ont servi un plat atrocement pimenté alors que nous avions bien indiqué que nous ne voulions pas de piment. Donc aucune aide non plus pour organiser les sorties car tout ce qui se visite est plus ou moins hors de la ville. Bref sans le John's Café de l'hôtel Feitian Binguan (les deux sont répertoriés dans LP), notre séjour aurait été un désastre et nous ne rentrions que la nuit pour dormir après avoir mangé en ville chez John's. Il s'est occupé de nous trouver un taxi pour les grottes de Mogao et pour la journée vers les ruines Han (2000 ans) et le parc géologique du Yadan. Les prix étaient raisonnables, pour toute précision demande-moi, mais il faudra que je contacte ma soeur qui notait sur un carnet adresses et comptabilité, elle vit à Paris et moi à Madrid.
Sur les grottes de Mogao qui seront l'un des grands moments de ton voyage, elles sont hors de prix. Le LP écrit 160 yuans mais il me semble que c'était plus (180 yuans ? le triple de la Cité Interdite), et ça peut avoir encore augmenté, c'était l'entrée la plus chère de tout notre voyage. C'était 20 yuans de plus pour les étrangers pour la visite guidée, en général en anglais. C'est obligatoirement un groupe guidé, c'est le guide qui a les clés pour ouvrir les grottes mais le groupe était petit, moins de 10 personnes dans mon souvenir. La visite a duré un peu plus d'une heure, peut-être 1 h 30 au maximum et on a dû voir une dizaine de grottes, la guide faisant un effort pour ne pas aller trop vite, à notre demande. Mais il y avait des tas de groupes chinois plus grands voulant entrer aussi et donc nous ne pouvions pas rester autant que nous l'aurions désiré. Il faut dire qu'on était fin juillet début août, donc il y avait beaucoup de touristes (surtout chinois, comme partout en Chine). Les commentaires sur Mogao sont divers, beaucoup sont rebutés par le prix et la foule, mais je vais te donner des conseils pour ne pas être déçu. Personnellement j'ai déjà vu les autres grands sites de grottes bouddhiques de Chine : en 2004 les grottes de Yungang près de Datong (Shanxi) et les grottes de Longmen près de Luoyang (Henan), en 2006 les grottes de Dazu près de Chongqing, toutes valent le détour et je pourrais y retourner avec plaisir. J'ai peut-être un faible pour celles de Longmen à cause de leur situation si bucolique au bord d'une rivière, avec le son des cloches d'un temple bouddhique situé sur l'autre rive. Mais en ce qui concerne la qualité des peintures et des statues peintes, Mogao est la plus riche, sans aucune contestation.
Comme nous voulions rester plus longtemps et en voir plus, la guide nous a suggéré de ne pas ressortir avec elle, mais de nous "coller" avec l'un ou l'autre des innombrables groupes chinois. Cela nous a permis de voir une dizaine d'autres grottes de plus, nous changions de groupes à chaque fois, mais sans indications sur la période, etc... puisque nous ne comprenions pas les explications en chinois. Nous avons notamment revu la grotte du merveilleux bouddha couché (le grand amour de Ragamuffin qui a payé deux fois l'entrée pour le revoir si je me souviens bien de ses posts) et nous sommes restées longtemps, collées dans un angle sans déranger les flots de touristes chinois, au grand dam du garde choqué par notre singularité et qui nous intimait l'ordre de circuler, mais nous avons fait un temps la sourde oreille. Il y a aussi à l'intérieur de la zone payante, tout à fait à droite quand on regarde les grottes (donc à l'opposé du bouddha couché) un petit musée très intéressant, vu trop vite avec la guide, que nous avons revu tranquillement seules (en louvoyant entre les groupes nombreux et pressés) en une heure et qui contient des copies très bien faites de toutes les peintures emportées au cours des siècles par les archéologues-aventuriers de diverses nationalités (certains originaux sont en France) et aussi des photos et panneaux explicatifs sur les expéditions de ces différents personnages, très instructif. La vie de ces aventuriers est fascinante mais ils sont clairement vus comme des voleurs par les Chinois.
En fait nous aurions pu rester des heures, mais il était déjà 16 heures et nous n'avions rien mangé depuis le petit déjeuner et nous tournions de l'oeuil. Comme nous avions tout laissé au vestiaire où ils vous prennent l'appareil photo et tout objet volumineux, nous n'avions rien qu'un peu de liquide, déjà terminé, et nous avons dû ressortir, épuisées par la chaleur, la faim, la fatigue et l'émerveillement. Donc aucune photo n'est possible à l'intérieur de la zone payante.
Nous avions vu avant le très très intéressant musée gratuit de Mogao qui est tout près de la zone payante, en face des guichets, et qui prend au moins 2 heures pour la visite et où on peut faire des photos. Ce musée très moderne et bien fait contient des explications sur les matériaux, les modes de construction et de fabrication des statues, les techniques de restauration, avec des explications très bien faites et plein de photos. En plus une dizaine de grottes, très célèbres et précieuses et qui ne se visitent plus pour les protéger, ont été reconstituées dans le musée de façon très scientifique et artistique, et on peut en faire des photos sans flash et les regarder le temps qu'on veut, sans être chassées par le groupe suivant (à ceux que ça choque, pensez à la grotte de Lascaux en France). A l'étage il y a une exposition où ne peut pas faire de photos, l'été dernier c'était sur des statues tibétaines en bronze, très belle exposition. Tout ça gratuit, comme tous les musées de Chine. A la limite, des voyageurs sans argent pourraient ne visiter que le musée gratuit et avoir quand même une très bonne idée de ce que sont les grottes de Mogao. C'est mieux de les voir en vrai bien sûr mais en été les conditions sont difficiles à cause du monde et du prix, donc si on n'est pas un fanatique de l'histoire et de l'art ancien, le musée est quand même extrèment instructif et montre des choses qu'on ne peut voir nulle part ailleurs, en Chine ou à l'étranger.
Le jour de notre départ pour Jiayuguan, nous avions une demi-journée car notre bus était à 16 heures, nous somme retournées 2 autres heures dans le musée et il ne nous restait plus que moins d'une heure pour retourner dans les grottes elles-mêmes, ça ne valait pas le prix. Donc mon conseil pour ceux qui adorent l'art bouddhique et qui veulent rester le plus longtemps possible à l'intérieur de la zone payante, c'est de ne pas voir à fond le musée avant (juste un peu les explications sur les techniques), de bien manger avant, d'emporter à boire suffisamment à l'intérieur, surtout si c'est l'été. Et après la visite guidée ils pourront rester plusieurs heures, en étant discrets. A la sortie, s'ils ont encore des forces, ils peuvent voir le musée (2 à 3 heures en voyant tout, en prenant des photos et en prenant son temps pour tout lire), ou sinon de voir le musée un autre jour. Il y a une cafeteria sur le site mais hors de la zone payante et je ne crois pas qu’on puisse rentrer à nouveau avec le même ticket puisqu’on est censé entrer en groupe avec un guide. Par contre on peut le faire entre la visite des grottes et celle du musée, nous nous avions des sandwichs préparés le matin. Donc prévoir une journée entière pour Mogao, ou même une journée et demi pour voir le musée à part et voir les choses plus calmement et de façon moins fatigantes.
Sur les autres choses visitables à et autour de Dunhuang : - le musée de la ville, pas vu - les grottes de l'ouest, pas vues (parait-il moins fréquentées que Mogao mais moins belles) - le mont des sables chantants et le lac du croissant de lune (Mingsha Shan): nous sommes allées jusqu'à la porte et nous avons renoncé à entrer quand nous avons vu le prix (120 yuans, le double de la Cité Interdite) et le cirque que c'est devenu : un Disneyland avec des tas d'activités pseudo-sportives proposées et une multitude de groupes chinois, notamment d'adolescents et d'écoliers. Comme nous arrivions du Xinjiang où nous avions vu le Taklamakan sans personne, ça ne valait pas la peine. Toute la dune et le temple (qui est invisible depuis l'entrée car derrière la dune) est entourée de hauts murs couverts de panneaux publicitaires, impossible d'y accéder à pied sans payer. J'ai lu sur ce forum qu'on peu aller voir d'autres dunes en vélo, c'est certainement la meilleure option, mais mes 61 ans et mon arthrose aux genoux m'interdit le vélo. - le parc géologique de Yadan, visite mitigée, très beau site, mais visite organisée à la chinoise, ils réussissent en ce bout du monde désertique et loin de tout, à entasser les touristes, tous chinois sauf nous, dans de grands bus et la visite est super encadrée, même si nous nous somme échappées quand même : j'en parle dans le post sur Danxia-Zhangye d'hier 19 ou 20 mars 2013 - les restes archéologiques Han, à visiter sur le trajet du parc géologique (le LP en parle rapidement), certains sont peu impressionants visuellement mais font rêver et sont très intéressants historiquement car ils montrent que les chinois Han essayaient de conquérir l'Ouest jusqu'aux portes du Xinjiang depuis un ou deux siècles avant Jésus Christ. Il y a trois restes et un petit musée minuscule (où on trouve surtout des toilettes ! et des boissons fraiches) : 1. la porte de Jade (Yumen Guan), une masse un peu informe mais impressionante dominant une belle vallée, 2. des restes de la muraille han dans une zone venteuse et désolée, il en reste bien peu mais on voit bien le mode de construction et on imagine les soldats Han si loin de leurs bases ... 3. Enfin, magnifique, surtout en fin de journée avec le soleil déclinant, les restes de la forteresse de Hecang Chen en terre crue, les restes sont encore hauts et bien formés, très intéressants surtout pour ceux qui n'ont pas vu leurs équivalents au Xinjiang (la torride Gaochang et surtout la superbe Jiaohé).
Nous avions prévu au départ trois jours qui se sont transformés en à peine un peu plus de deux jours parce que le train qui allait de Turfan à la gare située à une heure ou plus de Dunhuang (la gare proche ne fonctionnait pas l’été) est arrivé avec 6 ou 7 heures de retard. Je vais fermer là ce post et t'en enverrai d'autres sur Jiayuguan, Lanzhou et les sites tibétains de l'Amdo que j'ai vus.
Cher Etathome, Nous avons fait l'été denier une partie du trajet que tu projettes, mais dans le sens ouest --> est, car nous avons commencé par 2 semaines dans le Xinjiang. L'étape la plus orientale du Xinjiang n'est qu'à une nuit de train de Dunhuang, elle s'appelle Turfan et est vraiment vraiment bien, elle vaut un arrêt d'au moins 2 jours, vois si tu peux rajouter 3 jours à ton circuit.
En ce qui concerne Dunhuang, booking.com (tu écris sur un autre post que tu utilises ce site comme elong.net) n'a presque pas d'hôtels ni d'ailleurs sur le reste du Gansu, nous avions pris celui de booking.com qui avait une piscine, c'était un mauvais choix. Nous voulions avoir une piscine une fois dans notre voyage, pour nous reposer un peu après la traversée de zones brûlantes comme le Taklamakan et la cuvette de Turfan. Mais si la piscine de l'hôtel était effectivement très grande et bien organisée (on peut y venir sans être à l'hôtel en payant) avec peu de baigneurs, tout le reste de l'hôtel nous a déçu : cher, loin de la ville (plus de 10 km), staff ne parlant pas un mot d'anglais et ne faisant pas beaucoup d'efforts pour nous comprendre, restaurant idem, soit on ne nous servait pas, soit avec l'aide d'une cliente chinoise, ils nous ont servi un plat atrocement pimenté alors que nous avions bien indiqué que nous ne voulions pas de piment. Donc aucune aide non plus pour organiser les sorties car tout ce qui se visite est plus ou moins hors de la ville. Bref sans le John's Café de l'hôtel Feitian Binguan (les deux sont répertoriés dans LP), notre séjour aurait été un désastre et nous ne rentrions que la nuit pour dormir après avoir mangé en ville chez John's. Il s'est occupé de nous trouver un taxi pour les grottes de Mogao et pour la journée vers les ruines Han (2000 ans) et le parc géologique du Yadan. Les prix étaient raisonnables, pour toute précision demande-moi, mais il faudra que je contacte ma soeur qui notait sur un carnet adresses et comptabilité, elle vit à Paris et moi à Madrid.
Sur les grottes de Mogao qui seront l'un des grands moments de ton voyage, elles sont hors de prix. Le LP écrit 160 yuans mais il me semble que c'était plus (180 yuans ? le triple de la Cité Interdite), et ça peut avoir encore augmenté, c'était l'entrée la plus chère de tout notre voyage. C'était 20 yuans de plus pour les étrangers pour la visite guidée, en général en anglais. C'est obligatoirement un groupe guidé, c'est le guide qui a les clés pour ouvrir les grottes mais le groupe était petit, moins de 10 personnes dans mon souvenir. La visite a duré un peu plus d'une heure, peut-être 1 h 30 au maximum et on a dû voir une dizaine de grottes, la guide faisant un effort pour ne pas aller trop vite, à notre demande. Mais il y avait des tas de groupes chinois plus grands voulant entrer aussi et donc nous ne pouvions pas rester autant que nous l'aurions désiré. Il faut dire qu'on était fin juillet début août, donc il y avait beaucoup de touristes (surtout chinois, comme partout en Chine). Les commentaires sur Mogao sont divers, beaucoup sont rebutés par le prix et la foule, mais je vais te donner des conseils pour ne pas être déçu. Personnellement j'ai déjà vu les autres grands sites de grottes bouddhiques de Chine : en 2004 les grottes de Yungang près de Datong (Shanxi) et les grottes de Longmen près de Luoyang (Henan), en 2006 les grottes de Dazu près de Chongqing, toutes valent le détour et je pourrais y retourner avec plaisir. J'ai peut-être un faible pour celles de Longmen à cause de leur situation si bucolique au bord d'une rivière, avec le son des cloches d'un temple bouddhique situé sur l'autre rive. Mais en ce qui concerne la qualité des peintures et des statues peintes, Mogao est la plus riche, sans aucune contestation.
Comme nous voulions rester plus longtemps et en voir plus, la guide nous a suggéré de ne pas ressortir avec elle, mais de nous "coller" avec l'un ou l'autre des innombrables groupes chinois. Cela nous a permis de voir une dizaine d'autres grottes de plus, nous changions de groupes à chaque fois, mais sans indications sur la période, etc... puisque nous ne comprenions pas les explications en chinois. Nous avons notamment revu la grotte du merveilleux bouddha couché (le grand amour de Ragamuffin qui a payé deux fois l'entrée pour le revoir si je me souviens bien de ses posts) et nous sommes restées longtemps, collées dans un angle sans déranger les flots de touristes chinois, au grand dam du garde choqué par notre singularité et qui nous intimait l'ordre de circuler, mais nous avons fait un temps la sourde oreille. Il y a aussi à l'intérieur de la zone payante, tout à fait à droite quand on regarde les grottes (donc à l'opposé du bouddha couché) un petit musée très intéressant, vu trop vite avec la guide, que nous avons revu tranquillement seules (en louvoyant entre les groupes nombreux et pressés) en une heure et qui contient des copies très bien faites de toutes les peintures emportées au cours des siècles par les archéologues-aventuriers de diverses nationalités (certains originaux sont en France) et aussi des photos et panneaux explicatifs sur les expéditions de ces différents personnages, très instructif. La vie de ces aventuriers est fascinante mais ils sont clairement vus comme des voleurs par les Chinois.
En fait nous aurions pu rester des heures, mais il était déjà 16 heures et nous n'avions rien mangé depuis le petit déjeuner et nous tournions de l'oeuil. Comme nous avions tout laissé au vestiaire où ils vous prennent l'appareil photo et tout objet volumineux, nous n'avions rien qu'un peu de liquide, déjà terminé, et nous avons dû ressortir, épuisées par la chaleur, la faim, la fatigue et l'émerveillement. Donc aucune photo n'est possible à l'intérieur de la zone payante.
Nous avions vu avant le très très intéressant musée gratuit de Mogao qui est tout près de la zone payante, en face des guichets, et qui prend au moins 2 heures pour la visite et où on peut faire des photos. Ce musée très moderne et bien fait contient des explications sur les matériaux, les modes de construction et de fabrication des statues, les techniques de restauration, avec des explications très bien faites et plein de photos. En plus une dizaine de grottes, très célèbres et précieuses et qui ne se visitent plus pour les protéger, ont été reconstituées dans le musée de façon très scientifique et artistique, et on peut en faire des photos sans flash et les regarder le temps qu'on veut, sans être chassées par le groupe suivant (à ceux que ça choque, pensez à la grotte de Lascaux en France). A l'étage il y a une exposition où ne peut pas faire de photos, l'été dernier c'était sur des statues tibétaines en bronze, très belle exposition. Tout ça gratuit, comme tous les musées de Chine. A la limite, des voyageurs sans argent pourraient ne visiter que le musée gratuit et avoir quand même une très bonne idée de ce que sont les grottes de Mogao. C'est mieux de les voir en vrai bien sûr mais en été les conditions sont difficiles à cause du monde et du prix, donc si on n'est pas un fanatique de l'histoire et de l'art ancien, le musée est quand même extrèment instructif et montre des choses qu'on ne peut voir nulle part ailleurs, en Chine ou à l'étranger.
Le jour de notre départ pour Jiayuguan, nous avions une demi-journée car notre bus était à 16 heures, nous somme retournées 2 autres heures dans le musée et il ne nous restait plus que moins d'une heure pour retourner dans les grottes elles-mêmes, ça ne valait pas le prix. Donc mon conseil pour ceux qui adorent l'art bouddhique et qui veulent rester le plus longtemps possible à l'intérieur de la zone payante, c'est de ne pas voir à fond le musée avant (juste un peu les explications sur les techniques), de bien manger avant, d'emporter à boire suffisamment à l'intérieur, surtout si c'est l'été. Et après la visite guidée ils pourront rester plusieurs heures, en étant discrets. A la sortie, s'ils ont encore des forces, ils peuvent voir le musée (2 à 3 heures en voyant tout, en prenant des photos et en prenant son temps pour tout lire), ou sinon de voir le musée un autre jour. Il y a une cafeteria sur le site mais hors de la zone payante et je ne crois pas qu’on puisse rentrer à nouveau avec le même ticket puisqu’on est censé entrer en groupe avec un guide. Par contre on peut le faire entre la visite des grottes et celle du musée, nous nous avions des sandwichs préparés le matin. Donc prévoir une journée entière pour Mogao, ou même une journée et demi pour voir le musée à part et voir les choses plus calmement et de façon moins fatigantes.
Sur les autres choses visitables à et autour de Dunhuang : - le musée de la ville, pas vu - les grottes de l'ouest, pas vues (parait-il moins fréquentées que Mogao mais moins belles) - le mont des sables chantants et le lac du croissant de lune (Mingsha Shan): nous sommes allées jusqu'à la porte et nous avons renoncé à entrer quand nous avons vu le prix (120 yuans, le double de la Cité Interdite) et le cirque que c'est devenu : un Disneyland avec des tas d'activités pseudo-sportives proposées et une multitude de groupes chinois, notamment d'adolescents et d'écoliers. Comme nous arrivions du Xinjiang où nous avions vu le Taklamakan sans personne, ça ne valait pas la peine. Toute la dune et le temple (qui est invisible depuis l'entrée car derrière la dune) est entourée de hauts murs couverts de panneaux publicitaires, impossible d'y accéder à pied sans payer. J'ai lu sur ce forum qu'on peu aller voir d'autres dunes en vélo, c'est certainement la meilleure option, mais mes 61 ans et mon arthrose aux genoux m'interdit le vélo. - le parc géologique de Yadan, visite mitigée, très beau site, mais visite organisée à la chinoise, ils réussissent en ce bout du monde désertique et loin de tout, à entasser les touristes, tous chinois sauf nous, dans de grands bus et la visite est super encadrée, même si nous nous somme échappées quand même : j'en parle dans le post sur Danxia-Zhangye d'hier 19 ou 20 mars 2013 - les restes archéologiques Han, à visiter sur le trajet du parc géologique (le LP en parle rapidement), certains sont peu impressionants visuellement mais font rêver et sont très intéressants historiquement car ils montrent que les chinois Han essayaient de conquérir l'Ouest jusqu'aux portes du Xinjiang depuis un ou deux siècles avant Jésus Christ. Il y a trois restes et un petit musée minuscule (où on trouve surtout des toilettes ! et des boissons fraiches) : 1. la porte de Jade (Yumen Guan), une masse un peu informe mais impressionante dominant une belle vallée, 2. des restes de la muraille han dans une zone venteuse et désolée, il en reste bien peu mais on voit bien le mode de construction et on imagine les soldats Han si loin de leurs bases ... 3. Enfin, magnifique, surtout en fin de journée avec le soleil déclinant, les restes de la forteresse de Hecang Chen en terre crue, les restes sont encore hauts et bien formés, très intéressants surtout pour ceux qui n'ont pas vu leurs équivalents au Xinjiang (la torride Gaochang et surtout la superbe Jiaohé).
Nous avions prévu au départ trois jours qui se sont transformés en à peine un peu plus de deux jours parce que le train qui allait de Turfan à la gare située à une heure ou plus de Dunhuang (la gare proche ne fonctionnait pas l’été) est arrivé avec 6 ou 7 heures de retard. Je vais fermer là ce post et t'en enverrai d'autres sur Jiayuguan, Lanzhou et les sites tibétains de l'Amdo que j'ai vus.
Pour un voyage de dix jours en Islande
Bonjour à tous! 🙂
Mon compagnon et moi souhaitons voyager en Islande du 23 mai au 2 juin. Après avoir lu plusieurs carnets de voyage, s'être renseigné auprès de l'ambassade d'Islande en Belgique, la location du 4x4 parait la meilleure solution (nous avions regardé pour les passports bus qui faisaient le tour de l'île, mais ça nous ferait râter pas mal de jolies choses!) Nous n'avons pas encore réalisé notre itinéraire, mais il y a énormément de choses qui nous intéressent! 10 jours, ce n'est pas énorme, mais on y retournera certainement plus tard et plus longtemps pour voir ce que nous n'aurons pas eu l'occasion de visiter dans ce premier voyage.
Nous n'avons encore jamais voyagé en aventuriers (il faut bien une première fois ^^) donc nous avions un peu peur de nous lancer. Mais, dans la vie, il faut bien prendre des risques!
Je viens donc vers vous pour vous demander quelques conseils et vous poser des questions: par quel côté commencer ce périple? Avez-vous eu des problèmes en voiture (essence, péages, pannes, traversées des gués qui m'effraie un peu!)? Les auberges sont-elles facilement trouvables? Quels sont les lieux qui vous ont le plus marqués? Pour le 4x4, pensez-vous que le Suzuki Jimni 4x4 soit un bon modèle (je l'ai trouvé sur SScarrental)? Quel temps fait-il en général fin mai/début juin?
Et si vous avez des conseils particuliers à donner à deux novices en quête de découverte, nous sommes preneurs!
Merci :)
Mon compagnon et moi souhaitons voyager en Islande du 23 mai au 2 juin. Après avoir lu plusieurs carnets de voyage, s'être renseigné auprès de l'ambassade d'Islande en Belgique, la location du 4x4 parait la meilleure solution (nous avions regardé pour les passports bus qui faisaient le tour de l'île, mais ça nous ferait râter pas mal de jolies choses!) Nous n'avons pas encore réalisé notre itinéraire, mais il y a énormément de choses qui nous intéressent! 10 jours, ce n'est pas énorme, mais on y retournera certainement plus tard et plus longtemps pour voir ce que nous n'aurons pas eu l'occasion de visiter dans ce premier voyage.
Nous n'avons encore jamais voyagé en aventuriers (il faut bien une première fois ^^) donc nous avions un peu peur de nous lancer. Mais, dans la vie, il faut bien prendre des risques!
Je viens donc vers vous pour vous demander quelques conseils et vous poser des questions: par quel côté commencer ce périple? Avez-vous eu des problèmes en voiture (essence, péages, pannes, traversées des gués qui m'effraie un peu!)? Les auberges sont-elles facilement trouvables? Quels sont les lieux qui vous ont le plus marqués? Pour le 4x4, pensez-vous que le Suzuki Jimni 4x4 soit un bon modèle (je l'ai trouvé sur SScarrental)? Quel temps fait-il en général fin mai/début juin?
Et si vous avez des conseils particuliers à donner à deux novices en quête de découverte, nous sommes preneurs!
Merci :)
Voyage nature en Australie en septembre - octobre 2010
Plus d'un an a passé depuis mon retour. Ce voyage que nous avons préparé en partie grâce aux infos glanées sur ce site a été pour nous une réussite, plus riche que nous l'espérions sur le plan des observations de la faune et de la flore. Voici un petit compte rendu en retour.
Voyage Nature en Australie, Septembre – Octobre 2010
03/09/2010
7h30 : La famille Teocchi est à l'heure, d��part pour Lyon, trajet rapide vers Londres ou il faut attendre jusqu'à 22h30 pour embarquer à destination de Singapour. Nous sommes arrivés à Heathrow à 13h15. L’attente à Londres était de 2H00 mais un mail reçu la veille nous a informé du changement de vol. Pour manger il y a l'embarras du choix mais rien de terrible. Nous nous contentons de sandwiches salade-tomate-mayonnaise et bacon. Ensuite une petite sieste d'1/2h sur les bancs du terminal 3 avant de faire un tour des boutiques pour se dégourdir les jambes. William ne peut pas raccorder son Pc à cause du standard de prise incompatible (vive l'Europe).
04/09/2010
Nous sommes dans l'avion pour Singapour. Le vol se déroule sans histoire. A l'arrivée, nous cherchons un peu le bureau qui doit nous délivrer le boarding pass puis notre porte d'embarquement pour Darwin en se faisant aider par des militaires qui surveillent l'aéroport. Nous espérions envoyer quelques nouvelles en France grâce aux ordinateurs mis gratuitement à la disposition des voyageurs. Malheureusement, ici internet est bridé (comme les gens du coin d'ailleurs) et il nous est impossible d'accéder à nos messageries. Avant d'embarquer nous allons manger dans un Burger King car dans l'avion pour Darwin le repas n'est pas prévu.
05/09/2010
La compagnie à bas coût Jetstar qui nous conduit à Darwin nous propose un plateau repas 2h00 après avoir mangé à Singapour. Ce n’est pas grave, nous le prenons quand même. Malgré les lumières restées éclairées, je m'endors, une couverture sur la tête, pendant 3h00 jusqu'à Darwin. L'atterrissage a été assez sportif, à croire que le pilote était pressé mais finalement nous nous posons sans encombre.

Lever de soleil sur la côte Nord de l’Australie
William qui a peu dormi dans l'avion se rattrape à Darwin pendant les 2h00 d'attente. Je me dégourdis les jambes dans le hall en visitant les rares boutiques sans intérêt d'ailleurs puis je m'endors encore pour un petit moment. Nous reprenons un avion pour Cairns après avoir jeter les bouteilles d'eau que nous venions d'acheter. Les gens qui ont pris des bouteilles de whisky ont pu les emporter avec eux en cabine. Va comprendre. Arrivée à Cairns : Passées les formalités, assez rapides d'ailleurs, nous nous retrouvons dehors. William appelle l'auberge de jeunesse pour qu'ils viennent nous chercher comme prévu. Une navette qui dessert les hôtels est présente et nous dépose en 10 mn. L'auberge de jeunesse, sur Sheridan street est bien placée. Nous avons une chambre prévue pour 6 places mais nous sommes seuls pour l'instant et nous le resterons jusqu’à la fin du séjour. Elle fait 35m2 avec un frigo et des ventilateurs. La climatisation ne fonctionne pas mais vu qu’elle ne nous coute que 80 euros par personne pour 6 nuits avec petit déjeuner et un plat chaud le soir, nous n’allons pas faire les difficiles. C'est le Pérou. Nous allons changer de l'argent et faire quelques courses. A première vue c'est assez cher, surtout l'eau en bouteille. Nous nous apercevons que les jus de fruit sont moins chers que l'eau. De retour à l'hôtel, j'essaie de bidouiller les prises de courant que j'ai emmené pour l'adaption au standard australien mais tout est soudé à l'intérieur. Le bloc n'est même pas démontable. Je l'ouvre au couteau et je fais une bidouille qui provoque un court circuit dans la chambre. Nous n'avons plus de courant. Ce n'est que le soir que je découvre le tableau électrique pour réenclencher le disjoncteur correctement. Après le repas nous partons à pied visiter le jardin botanique de la ville. A part quelques népenthes nous ne trouvons pas de plantes carnivores ni le fameux stinging tree. C'est un arbre mais aussi une ortie qui peut mesurer jusqu'à 30m de haut. Son effet urticant envoie à l'hôpital tous ceux qui la touchent. Je fais mes premières photos, environ une centaine.
06/09/2010
Ce matin nous louons une voiture et partons immédiatement pour le mont Bartle Frere pour une rando qui devrait nous emmener au sommet à 1662 m d'altitude. Le dénivelé n'est que de 800m. Nous ne devrons pas avoir de problème pour y arriver. Arrivés sur les lieux vers midi , nous partons vers la chute d'eau (Josephine Falls) avant d'entreprendre la randonnée. Le temps est à la pluie mais ça ne nous gêne pas. Après cette petite ballade nous nous engageons sur le sentier qui mène au sommet du Mont Bartle Frere et là, surprise : un panneau nous indique qu'il faut 2 jours et que la rando est très difficile à l'approche du sommet.


Forêt humide près du mont Bartle Frere
Nous allons voir un garde forestier qui confirme ce que nous avons lu. Nous l'interrogeons sur les plantes carnivores pour savoir s'il est facile d'en trouver dans le coin. Il ne connait pas ces plantes et téléphone à un spécialiste de la flore de la région qui nous dit qu'il n'y en a pas.
J'en profite pour le questionner au sujet des orties géantes. Il nous envoie vers 2 de ses collègues en train de travailler plus loin sur un sentier. Ils nous emmènent à 100m de leur lieu de travail et nous en montre un exemplaire, guère plus gros que nos orties chez nous. (Les feuilles sont quand même beaucoup plus grosses). Je demande s'il y en a des gros et si on peut les voir mais il répond que pour cela il faut marcher en forêt mais hors sentier et qu'il ne peut pas quitter son travail pour nous guider. Il précise qu'ils ne font pas encore 30m de haut mais que ce sont déjà des arbres. Il rajoute que même les tout petits sont très urticants et dangereux. Nous repartons un peu déçus mais lors d'un arrêt sur le bord de la route, William, qui voulait photographier un papillon m'appelle en me disant qu'il marche sur un tapis de sensitives. J'y vais avec l'objectif macro. Il y en a partout et beaucoup sont en fleurs. Plus tard nous verrons que ça pousse comme du chiendent. Nous reprenons la route vers un autre lieu qui semble intéressant mais avant d'y arriver nous repérons un chemin qui semble carrossable et qui mène sur un mont du parc Wooroonoogoran. Nous nous engageons malgré la pluie en pensant faire 5 à 6 kms mais nous roulons au moins 40 à 50 kms sur un chemin juste assez large pour la voiture. En fait nous traversons une forêt primaire. Des fougères arborescentes se dressent tous les 10m et des multitudes de taros poussent au bord du chemin. Ce sentier devient presque impraticable à notre petite Hyundai Getz qui frotte sous la caisse à de multiples reprises. Il y a beaucoup d'ornières et de trous. Notre vitesse très lente diminue encore. Il est presque nuit lorsque nous retrouvons le goudron. Les oiseaux font tourner William en bourrique car il veut absolument en photographier mais ils se sauvent dans les bois dès qu'il descend de voiture. Après la tombée de la nuit, un bruit anormal apparaît. Nous écoutons le moteur sans savoir d'ou cela provient. Il faut descendre de voiture et stopper le moteur pour se rendre compte que ce sont les insectes nocturnes qui font ce raffut. Nous arrivons à l'hôtel vers 19h30 pour prendre une douche et faire un repas avec les fruits, (bananes, papayes et fruits de la passion) que nous avons acheté au bord de la route à un immigré d'origine italienne. Ici on se sert et on paie en plaçant l'argent dans la boîte aux lettres. Ne sachant pas si nous avions suffisamment payé, nous frappons à la porte. Il nous donne pleins de renseignements et nous repartons avec quelques fruits supplémentaires.
07/09/2010
Hier nous étions au Sud Ouest de Cairns. Aujourd'hui nous partons plein Nord vers Cape Tribulation qui doit son nom au naufrage du navire de l'explorateur James Cook. Après avoir roulé une centaine de kms, nous arrivons à destination et trouvons un accès à un chemin de randonnée en pleine forêt humide. Nous suivons une passerelle en bois qui s'enfonce en toute sécurité sur 500 à 600 m dans la forêt. Des panneaux indiquent un sentier en forêt mais nous ne trouvons pas l'accès. Finalement, un guide qui passait sur le chemin avec ses 15 clients nous montre le chemin et dit que nous ne reviendrons pas avant 2 jours, ce qui déclenche l'hilarité de sa troupe. Ce circuit fait 3kms et il est balisé tous les 10 m par des petits rubans en plastique rouge accrochés aux branches. La végétation est différente de la veille Il y a beaucoup moins de fougères arborescentes et la forêt est un peu plus clairsemée. Ce qui domine ici ce sont des grands arbres du genre figuier avec les troncs enlacés par des lianes de la taille de nos bras.

Portrait du casoar à casque

Je suis repéré
Je suis un peu déçu jusqu'à ce que William m'appelle pour me montrer un casoar et 2 petits à 10m de nous qui nous observent. Ils ne s'enfuient pas et après quelques minutes d'observation réciproque, les petits, curieux, se rapprochent de nous. Nous faisons quelques photos mais il est difficile d'avoir de belles prises de vue car il y a peu de lumière et l'oiseau bouge sans arrêt de façon à mettre un arbre ou une branche entre nous et lui. Après avoir assuré quelques clichés, je décide de sortir l'artillerie lourde et je mets le gros flash sur le boitier. Je me rapproche insensiblement. Je suis maintenant à 4m et je peux faire quelques images sympas. Je reste méfiant car j'ai lu que le mâle (c'est lui qui s'occupe des petits) est agressif lorsqu’il surveille sa progéniture. Contrairement à ce que je croyais ce n’est pas avec son casque en corne qu’il attaque ou se défend mais avec un ergot coupant comme un lame de rasoir. Quelques cas de personnes tuées par cet animal ont été enregistrés par le passé. Je me place près d'un arbre derrière lequel je pourrai me protéger en cas d'attaque. William fait de même. Une seule fois, il vient dans ma direction pour m'intimider. Je recule de 2m et il me laisse tranquille. Au bout d'une demi heure il s'en va avec sa progéniture.
On continue la rando en espérant en voir d'autres mais sans succès. Étant donné la rareté de cet oiseau dans son milieu naturel (il en reste moins de 1000) nous nous estimons satisfaits. Les Australiens à qui nous parlons de cette rencontre sont surpris car eux même n'en n'ont jamais vu. Le terrain est très accidenté et les 3kms nous semblent longs, d'autant qu'il n'y a pas grand chose à voir. Notre seul souci est de faire attention où nous mettons les pieds. De retour à la voiture il est l'heure de manger. Le repas se compose d'une demi papaye chacun car c'est tout ce que nous avons. Nous repartons jusqu'à Cape Tribulation qui ne présente pas d'intérêt. Nous n'irons guère plus loin car la route se transforme en piste pour 4x4 et ce n'est pas la spécialité de la petite Hyundai. Nous repartons vers Daintree village. La traversée de la rivière se fait par un bac assez archaïque. Nous espérons voir des crocodiles d'eau douce car cette rivière en est infestée. Mais nos recherches restent vaines. En repartant nous verrons sur une plage des panneaux mettant en garde contre les crocodiles marins nombreux eux aussi dans le coin. Retour à l'hôtel pour se doucher car nous sommes couverts d'une terre rouge sur nos jambes qui part difficilement puis repas, internet et coucher. Dans la région, au Sud Ouest de Cairns nous traversons d'immenses plantations de cannes à sucre et des bananeraies. Au Nord de Cairns il y en a aussi mais ce sont surtout les fermes d'élevage de bovins qui dominent notamment dans la région de la Daintree River. On se croirait au Brésil car ici les paysages ressemblent à ce que l'on trouve au Parana et la race de bovins est la même. La différence entre les 2 pays vient du fait qu'ici les champs de canne à sucre ne sont pas travaillés à la main. Ici tout est mécanisé. Les plantations sont bordées d'une voie de chemin de fer à rails très étroits et la canne ainsi que les déchets déjà broyés sont chargés directement sur des wagons grillagés.
08/09/2010
Ce matin nous allons nous renseigner pour survoler la grande barrière de corail. Nous avons vu une publicité promotionnelle pour 69 dollars par personne mais il faut remplir l'avion, c'est à dire être 3 passagers. Nous avons placardé des affiches un peu partout à l'auberge de jeunesse mais personne n'est intéressé. La femme qui nous reçoit au siège de la compagnie qui propose l'excursion n'est pas au courant de la promo. On lui montre le dépliant publicitaire (en masquant un peu qu'il faut être 3 pour le tarif indiqué). Elle accepte sans sourciller. Le vol est prévu pour 15h00 et doit durer 1/2h. J'espère que ce n'est pas un attrape touriste et surtout que nous pourrons faire des photos. En tout cas le ciel est beau avec soleil et nuages alternés. En attendant, nous garons la voiture près de l'esplanade et nous nous baladons le long de la plage. J'avais lu que nous verrions des pélicans. C'est raté, il n'y en a pas mais nous photographions des oiseaux qui ressemblent à des perruches et des petits perroquets. Il y a aussi des hérons, aigrettes et spatules qui fouillent la vase au bord de la plage. En repartant nous nous arrêtons à un supermarché beaucoup moins cher que la petite supérette à côté de l'hôtel. Nous allons manger dans un Hungry Jack, le Mac Do local puis revenons à l'hôtel en attendant 15h00. A l'heure dite nous sommes à l'aérodrome ou nous faisons connaissance avec le pilote, un jeune de l'âge de William. Après un petit briefing, nous approchons du coucou pour embarquer. Le pilote nous invite à monter et William me propose gentiment de monter à l'arrière car il y a une vitre qui s'enlève pour pouvoir faire des photos dans de bonnes conditions. Les couleurs de l'eau et du ciel se fondent et sont tout simplement extraordinaires. Il est vraiment nécessaire de prendre de la hauteur pour apprécier pleinement cet endroit de rêve. Je mitraille sans trêve et réalise une bonne centaine de photos d'autant plus que le pilote fait durer le vol plus que prévu et nous fait survoler un peu les environs de Cairns.

Survol de Green Island
Nous revenons sur la terre ferme, vivants et enchantés de ce survol. Nous quittons Cairns pour aller visiter une pépinière à orchidées que nous avions repéré il y a 2 jours en revenant du Mont Bartle Frere. Les floraisons n'étaient pas très nombreuses mais suffisantes pour nous satisfaire. J'ai questionné le maître des lieux au sujet d'une vanda aux feuilles vertes et jaune mais pas en fleurs. C'est une plante rare à ce qu'il me dit. Je repère aussi un phalaenopsis qui possède cette particularité et qui est rare aussi. Il provient de Taiwan ou Thaïlande, je ne sais plus très bien. C'est un hybride. En extérieur il y a des tillandsias en fleurs qui poussent sur des troncs de fougères arborescentes. J'explique au propriétaire que nous avons beaucoup d'orchidées, de tillandsias et de plantes carnivores à la maison. William lui demande s'il accepterait de nous vendre une bouture de tillandsia à fleurs rouge pour Isabelle. Il en coupe 4 ou 5 morceaux et me les donne gentiment en refusant qu'on lui paie. J'espère pouvoir les ramener à Donzère sans les perdre à l'arrivée à Lyon comme cela était arrivé en revenant du Brésil en 2003. En fait ce qui m'inquiète le plus c'est que nous sommes au début du voyage, qu'il nous reste encore 5 semaines en Australie et que nous allons changer de climat toutes les semaines. Il ne faut pas oublier non plus que nous allons prendre l'avion une dizaine de fois avant de rentrer et que le transport de plantes ou de nourriture d'une région à l'autre est strictement interdit et contrôlé. En fin de compte les tillandsias auront passé toutes ces épreuves sans voir souvent la lumière du jour puisque je les avais caché dans la poche kangourou (normal on est en Australie quand même) de ma veste de pluie, elle même enroulée au fond de mon sac à dos. Je les ai simplement sorti une fois à Hobart ou je les ai trouvé en fleurs puis une autre fois à Albany pour voir ce qu'ils devenaient. Ils sont maintenant sauvé et installés dans la serre tropicale avec leurs congénères et plein d'autres plantes. Le propriétaire de la serre aux orchidées a pris notre adresse mail et viendra nous rendre visite s'il décide de venir en France. Il nous a donné l'adresse d'un producteur de plantes carnivores installé à 40 kms. Nous ne réussissons pas à trouver des touristes qui accepteraient de nous y emmener.
9/09/2010
Je me suis levé à 7h30 ce matin, plus tard que d'habitude mais il faut dire qu'hier soir il y avait beaucoup de bruit avec la musique à fond jusqu'à tard dans la nuit. William dort encore. Je vais prendre le petit déjeuner mais déception, il n'y a plus de poudre à café. Je mange des céréales sans rien boire, c'est un peu dur à avaler et je vais en ville pour boire un café qui me coute 3 dollars. C'est hors de prix. J'en profite pour retirer de l'argent à un distributeur et je reviens tranquillement à l'auberge de jeunesse. En passant devant un hôtel, je tombe sur le propriétaire d'un Hj61 comme le mien. Je vais parler un peu avec lui en lui disant que j'ai pris son Toy en photo la veille. Il me montre son porte roue assez simple à faire et son aménagement intérieur qu'il vient de vider pour le nettoyer. Il a des coffres et des tiroirs et un couchage au dessus et se sert de ce véhicule pour aller camper et à la pêche. Le moteur est un diesel équipé au gaz qui est beaucoup moins cher que le gasoil, lui même plus cher que l'essence en Australie. De retour à l'hôtel, je fais un peu de tri dans les photos mais ce n'est pas facile car je ne peux pas les visionner autrement que sur l'écran arrière du boitier. Je n'ai pas réussi à installer DPP sur l'ordi de William pour les décharger et les voir en grand. J'en supprime une dizaine sur 420 photos réalisées. Les batteries que j'ai acheté avant de partir sont de bonne qualité car j'ai fait plus de 400 prises de vues ici et quelques unes à la maison avant de partir. J'ai aussi pas mal utilisé le flash du boitier. En attendant que William se réveille, je nettoie un peu la voiture. A 10h00 il émerge enfin. Il a appris hier soir qu'une allemande qui rentrait de nuit à son hôtel s'est faite agressée par 5 aborigènes souls qui l'ont laissé dans le coma sur le trottoir. Nous rendons la voiture et nous nous arrêtons chez Olly's pour acheter des cartes postales. William va piquer une tête à la piscine de l'hôtel mais moi je pars pour une séance photo le long de l'esplanade. Je ne retrouve pas un petit perroquet multicolore que j'avais vu la dernière fois mais 6 à 8 pélicans paressent dans l'eau à quelques mètres de la plage.

La danse des pélicans
Je ne suis donc pas venu pour rien. Je remonte l'esplanade en direction du Sud et je découvre une piscine extraordinaire par sa taille (au moins 200m de côté). C'est un lagon artificiel qui a été créé ici. Il est entouré de palmiers gris bleutés qui m'ont attiré. Le plus extraordinaire c'est que l'accès est gratuit pour tout le monde, habitant de Cairns et touristes. Plusieurs maitres-nageurs surveillent ce plan d'eau. Tout est très propre. Une telle réalisation en France ne serait accessible qu'en payant assez cher .

Sphecotheres viridis (Fig Bird)
Après le repas William se connecte sur internet et miracle, ça marche. J'en profite pour regarder la messagerie et répondre aux mails qui me sont parvenus. Ensuite comme William ne voulait pas bouger de l'hôtel, je repars en direction de l'esplanade pour faire encore quelques photos. En repartant, alors que l'appareil est dans le sac, je remarque un oiseau de la taille d'une grosse mouette avec la tête et le bec jaune citron. Il s'agit d'un Vanellus miles (Masked Lapwing ou Spurwing Plover). Je traverse la rue pour mieux le voir et soudainement il se met à crier dans ma direction et me fonce dessus. J'ai droit à une autre attaque d'un 2eme oiseau et je repense aux grands labbes qui m'attaquaient aux iles Feroe pour défendre leurs nichées. Effectivement j'aperçois un poussin qui s'enfuit. Je fais quelques photos et les laisse tranquille. Le soir nous mangeons pour 5 dollars une assiette de carbonara accompagnée de salade et de pain dans lequel a été fondu du cheddar. C'est bon et pas cher du tout si l'on compare avec les restaurants des alentours. Comme boisson, ce soir c'est sangria à volonté pendant 2h00 pour un forfait de 2 dollars. L'ambiance monte assez vite d'autant qu'une musique de sauvage dégueule des hauts parleurs qui entourent le patio. Je rentre donc à la chambre pour être au calme.
10/09/2010
Ce matin, c'est corvée de linge sale. La machine devrait suffire vu la taille du tambour. C'est 2 fois celle de la maison. Il nous en coûte 3 dollars. Le linge est ensuite suspendu partout dans la chambre et les ventilateurs permettent un séchage rapide. William a l'intention de se recoucher après cette activité contraignante mais nécessaire vu la boue collée aux vêtements depuis notre séjour en forêt à Cap Tribulation. Est ce l'effet sangria de la veille qui l'a fatigué? Pour ma part, je retourne au jardin botanique pour essayer de voir le fameux stinging tree. Des visites accompagnées par un botaniste sont organisées gratuitement 2 fois/semaine mais malheureusement pas le vendredi. J'en reviens vers 12h30 affamé et surtout assoiffé. Je croise William qui revient de la boulangerie voisine. Il a acheté des sandwichs à la pâtée pour chien que nous mangeons rapidement accompagnés d'un ½ litre d'eau fraiche. J'ai enfin pu voir l'ortie géante au jardin botanique. En fait il est enfermé dans une espèce d'aquarium et mesure à peine 50 cms, nettement moins joli que celui que nous avions vu au pied du mont Bartle Frere. Je discute avec la femme du centre d'accueil et d'information et je vois 2 gourdes décorées derrière elle. Je les prends en photo à sa grande surprise et lui explique que nous avons une collection à la maison. Je retourne dans la zone forestière et je réussis à photographier un oiseau à tête rouge, très farouche qui m'a échappé plusieurs fois. En me promenant dans la partie du parc qui retrace l'évolution des plantes depuis la séparation des continents je surprends encore un oiseau qui ressemble à un petit corbeau avec un bec bleu. Il y a ici une diversité incroyable. En repassant aux mêmes endroits qu'il y a 3 ou 4 jours, je découvre des plantes que je n'avais pas remarquées, telle cette aracée noire (beaucoup plus grande que black magic). En sortant du parc pour rentrer à Cairns, je passe à côté d'une antique Peugeot 403 avec conduite à droite. Il me faut 1/2h de marche sous un fort soleil pour rejoindre l'hôtel. Après avoir mangé et pris une douche, je prépare mes sacs pour le départ à Sydney prévu le lendemain. Il faut notamment enlever toute la terre rouge qui colle aux chaussures de marche. Je vais devoir les mettre aux pieds dans l'avion car elles ne tiennent pas dans ma valise. Je passe 1h30 sur l'ordinateur et je récupère les adresses que j'avais demandées à Isa puis je vérifie l'enregistrement de notre vol sur British Airways. Il suffira de se présenter 2h00 avant le décollage et enregistrer les bagages. Nous mangeons à l'auberge de jeunesse en compagnie d'un couple d'anglais. J'ai du mal à suivre la conversation tant la musique est forte et leur accent difficile. La femme surtout, bouffe ses mots et parle à une vitesse incroyable
11/09/2010
C’est le dernier jour à Cairns. Un petit tour pour lire les messages puis préparation du départ. En fait, je n'ai qu'à mettre mes chaussures aux pieds et ranger mes sandales dans la valoche. Pour William, c'est plus compliqué. Tout est encore en vrac dans la chambre et pour l'instant, il cherche sa clef. Finalement quelqu'un la trouve et la rapporte à l'accueil. Nous sortons attendre le bus devant l'hôtel. Il arrive en même temps que nous. Arrivés à l'aéroport les bagages sont enregistrés immédiatement puis nous allons dans la salle d'attente. Le vol se déroule sans histoire avec un survol de la barrière de corail au départ. Nous arrivons à Sydney à la tombée de la nuit. Pour rejoindre l'hôtel, il faut prendre un bus ou un train. Personne ne peut nous renseigner. Finalement, nous trouvons le bus qui fait le tour des hôtels de la ville. Arrivés à Sydney Harbour YHA, nous nous rendons compte que ce qui est écrit sur leur site est faux. Le petit déjeuner n'est pas inclus et internet en Wifi est aussi payant (4 dollars de l'heure). La chambre est prévue pour 4 et 2 personnes s'y trouvent déjà. Nous posons les bagages et allons voir la fameuse terrasse du 3eme étage d'ou nous voyons le pont et l'opéra. Je veux prendre des photos mais l'autofocus ne fonctionne pas. Je règle la mise au point en manuel mais sans avoir l'impression de netteté dans le viseur. J'ai peur d'avoir un problème avec le 20D. Je fais quand même quelques vues et il me semble, en les regardant dans la chambre, qu'elles sont nettes. Je me douche et me couche un peu rassuré.
12/09/2010
Debout à 6h30 parce qu'un début de mal de tête me réveille. Je monte sur la terrasse. La porte d'accès est encore fermée. Je fais le tour par la petite cuisine et je vais prendre l'air sur cette terrasse. Je m'aperçois que mon appareil est en mode Al Focus et je comprends que c'est la raison pour laquelle il ne fonctionnait pas correctement hier soir. Il n'y avait pas assez de contraste et l'autofocus s'en trouvait perturbé. Je fais une quinzaine de photos puis je pose mon sac à la chambre et je descends à la cuisine pour le petit déj. Je négocie un second café à la place du lait que je ne boirais pas. Le type qui me sert est d'accord mais lorsque je viens le chercher, il me dit, gêné, que ce n'est pas possible. J'insiste en lui demandant pourquoi il a changé d'avis mais une mégère répond à sa place en me réclamant 3 dollars. Décidement cette auberge de jeunesse n'a rien à voir avec celle de Cairns.

Sydney, opéra house photographié de la terrasse de l’auberge de jeunesse
Lorsque je remonte à la chambre, William est réveillé. Il se douche, déjeune et nous quittons Sydney pour aller dans les Blue Mountains. Avant de partir nous laissons nos bagages à la consigne de l'hôtel et allons faire un tour au Botanical Garden. En chemin, près de la station Circular bay, nous avons une belle vue sur Harbour bridge et Opéra house. Au jardin nous repérons la serre tropicale en forme de pyramide mais elle est fermée. Nous reviendrons dans quelques jours. Près de cette serre, il y a un bassin avec des nénuphars et aussi quelques sarracenias et droseras (capensis blanc). Comme nous n'avions droit qu'à 1h1/2 de consigne, nous repartons. On se fait expliquer comment aller à Katoomba. Il faut prendre le City Rail jusqu'à Central Station puis se renseigner là-bas. Nous tombons sur des agents fonctionnaires qui ne nous renseignent pas vraiment. En fait on doit prendre un bus pour Penrish puis un train pour Katoomba. On est dimanche. Il paraît que c'est direct en semaine. En tout cas ce voyage ne nous coute que 15,6 dollars pour 2. Il vaut mieux voyager que boire de l'eau. Nous avons 16 arrêts à faire avant d'arriver à destination. Le train traverse des zones boisées et nous prenons de l'altitude. Les petits villages se succèdent le long de l'itinéraire. Le temps est beau mais l'atmosphère se refroidit. Nous avons perdu plus de 15 degrés depuis Cairns. William engage la conversation avec sa voisine et elle lui apprend que sa mère est une spécialiste des céphalotus. Il donne son Email en espérant qu'elle nous contacte. Arrivés à Katoomba, nous tombons sous le charme de ce village. Les gens sont aimables et nous renseignent, quitte à faire 300 ou 400m pour nous montrer le chemin. Quelle différence avec Sydney. Autre bon point pour cette bourgade : ici nous ne sommes pas pris pour des Américains. Les prix sont corrects. Arrivés à l'auberge de jeunesse après presque 1km de montée avec tous les bagages, nous sommes encore une fois agréablement surpris. Là encore que du changement en bien par rapport à Sydney. Bien sûr, l'auberge de jeunesse fait très vieillot mais très propre et la dame de l'accueil très aimable répond à toutes nos questions. Elle nous explique aussi que dans l'après-midi, nous avons assez de temps pour faire une randonnée jusqu'aux Tree Sisters. On achète vite fait de quoi manger en chemin et nous voilà partis, William pas fier du tout, en tongs. Au croisement de la route et du chemin de départ de la rando, nous croisons un groupe de 6 ou 7 jeunes françaises qui sont perdues et ont marché plus de 2 heures sans trouver les 3 sisters. Nous leur montrons le chemin mais elles préfèrent attendre un bus et repartir à Sydney. Elles sont en stage pour 5 mois en Australie. Nous attaquons la rando sur un chemin comportant des marches et des rampes métalliques à la moindre difficulté. Au bout d'un km environ, William m'appelle : il vient de trouver 1 drosera binata à moins d'un mètre de la fougère que je photographiais. En réalité nous en trouvons plusieurs, forme verte et forme rouge. Elles démarrent à peine. Un peu plus loin, c'est drosera auriculata qu'il découvre. Je regrette de ne pas avoir pris le 105 macro avec moi. A partir de ce jour, il ne quittera plus mon sac. Il va falloir revenir. Un Pakistanais qui loge dans la même chambre que nous nous rattrape. Nous marchons un peu ensemble mais lui n'est pas intéressé par les plantes que nous photographions et il nous laisse. Voulant arriver à tout prix aux 3 sisters avant que le soleil ne disparaisse derrière les montagnes, je laisse William avec les plantes carnivores et je continue seul. Par la suite nous adopterons souvent cette technique de se séparer car cela permet d'être très discret et de pouvoir surprendre les animaux, notamment les oiseaux. Arrivé aux 3 Sisters, je croise le Pakistanais qui me dit être descendu aux pied des rochers et que la vue en contrejour est belle. Je descends donc dans cette direction. Le chemin est constitué d'escaliers dont les marches sont taillées dans le rocher, parfois bétonnées ou métalliques. Par endroit une solide main courante sert à ne pas glisser sur ces marches mouillées en permanence et glissantes. Je descends d'un bon pas pendant une demi-heure et je ne suis toujours pas en bas. Je regarde l'heure et je m'aperçois que je n'aurais jamais le temps de remonter avant la fermeture de la barrière qui marque l'accès à l'escalier. Je continue malgré tout et je croise des français qui me disent que la vue est belle d'en bas mais qu'il y a encore presque 1/2h de marche. Je redescends encore mais ne voyant pas le fond de la vallée, je décide de remonter. Je suis le dernier sur ce chemin. Je remonte d'un bon pas, plus rapidement qu'à la descente. Arrivé à la barrière, je croise William qui arrive. Nous prenons un autre chemin pour le retour et, surprise, après 200m nous découvrons un point de vue intéressant d'ou sont prises toutes les photos des 3 Sisters que l'on voit sur les cartes postales.

Les trois soeurs
Ce point de vue est en surplomb dans le vide mais totalement sécurisé par des garde fous métalliques. William ne peut pas s'approcher pour faire des photos tellement il a le vertige et peur du vide. Finalement, il réussit à surmonter sa peur. De retour à Katoomba, nous allons acheter des pizzas pour 6,95 dollars qui sont bonnes et de taille correcte. Tandis que William essaie de se connecter à internet, je vais prendre une douche et ranger un peu mes affaires puis trier les photos de la journée. Je regarde ensuite mes messages et me couche.
13/09/2011
Ce matin William est plus matinal que moi. Je l'entends à peine se lever et aller à la douche. Je me réveille et prépare mon sac pour la journée. Nous prenons vite fait un petit déj et sortons sac au dos et appareils photo en bandoulière. Notre rando doit nous conduire à Leura, village voisin de Katoomba. Le départ de la rando a lieu au même endroit que celle de la veille mais en voulant prendre un raccourci pour y aller, nous faisons une erreur d'aiguillage et marchons 2 bons kms au lieu des 500m prévus. La météo annonçait la pluie mais c'est un beau soleil qui nous accompagne avec, malheureusement un vent froid et assez fort qui me rappelle notre bon vieux mistral. On se croirait dans la vallée du Rhône.

Purple flag
Très rapidement William découvre des binatas. Plus loin, en voulant photographier une fougère j'aperçois des droseras auriculata en grand nombre. Je fais des gros plans sur les feuilles, ce que je n'avais pas pu faire la veille. J'utilise la pochette de mes lunettes pour faire un fond sombre et uni afin que la feuille se détache bien. Cela semble réussir. Pendant que William continue avec les plantes carnivores, je m'avance 1 km plus loin vers un point de vue aménagé en surplomb de la vallée. Il permet de photographier la chute d'eau de Leura sous un angle différent de ce que nous avions fait jusqu'alors. William, toujours sujet au vertige n'est pas chaud pour venir sur ce loockout. Il n'est pourtant pas très impressionnant, en tout cas moins de près que de loin. Je repars à sa rencontre et je finis de le convaincre de venir. Il réussit à faire une photo avant de rebrousser chemin. Nous reprenons le sentier de Leura après ce petit détour et trouvons une orchidée curieuse, complètement seule tout près d'un parking à l'entrée du village. Il nous reste 2 kms de goudron avant de parvenir dans le village. Nous mangeons chez un Chinois pour quelques dollars et reprenons le chemin de Katoomba. Pendant cette rando, outre les plantes, nous avons photographié de nombreux oiseaux et vu des perroquets blancs de grande taille mais sans pouvoir leur tirer le portrait.
14/09/2011
Ce matin départ pour la gare en vue de se rendre au village de Blackheat. Arrivés sur place, nous prenons la direction du centre d'information du parc national. Nous marchons sur le goudron pendant 2,7 kms. J'ai déjà 3kms dans les jambes car ce matin je suis parti balader dans Katoomba en attendant le réveil de Will. Au centre d'information, nous apprenons par les rangers qu'il y a des carnivores, notamment des spathulatas. Pour démarrer la rando, il reste encore 500m de goudron à faire pour rejoindre le parking d'ou partent les différents sentiers. Ce parking est bien aménag�� avec toilettes, barbecues, abris, ect.... Le ranger nous a donné la photocopie d'un plan sur lequel il a expliqué ou trouver les spathulatas. Effectivement, après 300m nous trouvons des auriculata. C'est bizarre il ne nous en avait pas parlé. Nous continuons sur le chemin qui est maintenant goudronné car accessible aux fauteuils roulants. A part quelques binatas nous ne trouvons rien d'autre et le chemin nous ramène à notre point de départ. Cette rando commence mal. En fait nous n'avons pas compris les explications du ranger, qui comme tous les australiens ne s’est pas exprimé clairement. Nous retournons le voir. Il n'est plus là mais ses collègues nous montrent par ou passer. Nouveau départ et cette fois, nous trouvons le petit sentier dont il parlait. Au bout de 300m, à nouveau des carnivores mais pas les spathulatas promises. Nous faisons quelques photos puis continuons sur le sentier. Il pleut depuis le départ, la pluie s'intensifie et il fait froid. J'enfile une polaire et ma veste de pluie. William fait de même. 10 m plus loin une première zone de spathulatas. Je protège William avec le parapluie pour qu'il fasse ses photos sans mouiller son appareil puis on inverse les rôles. Les plantes sont fixées sur des rochers dans le talus mais plus loin nous en trouvons un grand nombre à plat sur le sol détrempé. Parfois les auriculata et binata se mêlent aux spathulatas.

Droseras spathulata
La pluie se calme un peu. Je laisse William continuer se prises de vues et je poursuis mon chemin sur le sentier en direction de Pulpit Rock que nous apercevons de temps en temps à travers le rideau de pluie et la brume. Le chemin est très difficile, glissant avec beaucoup de marches. Montées et descentes se succèdent. J'arrive à un panneau qui indique 3 directions. L'un des chemins est impraticable. Je suis la direction que nous avions convenu. J'arrive à une petite cascade puis au bord d'un petit ruisseau. Les couleurs fauves des roches dans le ruisseau me plaisent et je me mets au milieu pour faire des photos de l'eau courante. Il se remet à pleuvoir. Je pense qu'il est temps de rejoindre William et de redescendre au village car le chemin est de moins en moins praticable. J'arrive là ou William faisait les photos mais je ne le trouve pas. Je l'appelle mais il ne répond pas. Je retourne jusqu'au cours d'eau ou j'ai fais mes photos dans l'eau mais pas de traces de William. Je pense alors qu'il est reparti vers le parking pour s'abriter de la pluie qui ne cesse de tomber. Il n'est pas non plus au parking. Je pousse donc jusqu'au centre d'information. Personne ne l'a vu. Je pose la question à des gens qui arrivent du village mais eux aussi ne l'ont pas vu. Je repars sur la rando car il y a de multiples chemins, et, comme il a un plan, il est peut être passé ailleurs. Je m'engage sur un sentier qui descend dans la vallée au pied d'une belle cascade mais je renonce au bout de 200 m parce que ce chemin est très difficile à cause de la pluie et qu'il n'y a pas de raison qu'il ait pris cette direction car nous n'en avions pas parlé.

Chemin de Pulpit Rock

Cascade de Leura
Je retourne au centre d'information et signale aux 2 femmes qui ont pris le relais que je l'ai perdu. J'ai bien essayé de l'appeler avec mon téléphone mais sans succès. Elles essaient avec la ligne fixe de leur bureau mais elles me disent ne pas pouvoir appeler un numéro étranger. Je leur laisse nos noms et l'adresse de l'HYA de Katoomba et sur leur conseil je pars à la gare pour rentrer à l'hôtel. Peut être est il à la gare? Elles me disent de rentrer et qu'elles m'appellerons s’il passe au centre ou pour savoir s'il est rentré sans les informer. Elles préviendront les secours pour les recherches en fin d'après midi. Je retourne quand même sur le chemin de la rando mais toujours personne. Je pars donc à la gare. William n'est pas là et n'est pas passé. Un train part 5mn plus tard pour Katoomba et je décide de le prendre car le suivant est 2h1/2 plus tard et je commence à avoir froid car je suis tout mouillé. Arrivé à l'auberge de jeunesse, je monte à la chambre. Il n'est pas revenu. Je pose mes affaires trempées et je vais à l'accueil signaler ce qui se passe. Je demande à la dame si elle peut l'appeler sur son portable mais là encore elle n'a pas accès à l'international et me dit d'appeler depuis une cabine. Je lui demande de me vendre une carte. Finalement elle change d'avis et appelle elle même depuis son poste avec la carte. Ca ne marche pas mais un de ses collègues vient à la rescousse et ils trouvent la procédure dans un bottin. Après quelques tentatives, elle me tend le téléphone en me disant que ça parle français. Malheureusement c'est le répondeur. Je laisse un message et je vais me doucher et changer de vêtements. Je descends ensuite dans la salle commune pour lire en attendant des nouvelles. 1 heure plus tard, je le vois arriver, complétement trempé lui aussi. Il est rentré en stop car, à 10 mn près, il a raté le train que j'ai pris. Nous comprenons que nous nous sommes ratés de peu sur le chemin et qu'il est probablement passé à moins de 5 m de moi lorsque j'étais dans le ruisseau. Il me croyait au sommet de Pulpit Rock et est monté là-haut au pas de course lorsque c'était possible. Il m'a appelé lui aussi mais malheureusement sans résultat. Il a même cru me voir mais comme je ne répondais pas à ses appels, il a pris son appareil photo et en zoomant a vérifié que c'était bien moi qu'il devinait à l'horizon. En fait ce n'était que des branches que le vent agitait. Il est redescendu très vite de crainte d'être surpris par la nuit et aussi parce que la pluie s'intensifiait. Finalement tout se termine bien. Il a même eu la chance de voir de très beaux perroquets qui se regroupaient pour la nuit mais n'a pas pu les photographier tellement il pleuvait. Pour se réconforter, je suis allé à Aldi (Eh oui) acheter de la viande (des émincés de poulets) et de la crème pour préparer quelque chose de consistant. J'ai demandé à un petit vieux avec qui nous avions sympathisé de me passer des champignons et j'ai préparé du poulet à la crème et aux champignons avec un peu d'huile de sésame car je n'ai rien trouvé d'autre dans la cuisine. En dessert on s'est envoyé un pot de 550g de yaourt au citron vert. Ces yaourts sont excellents et pas chers du tout. Le repas du soir nous est revenu à 4,5 dollars soit environ 3 euros pour 2. Le soir même William parle un peu avec sa famille sur internet et je me fais engueuler par sa mère de l'avoir lâchement abandonné dans la nature.
15/09/2010
Debouts un peu avant 8h00 ce matin. Nous n'avons rien prévu pour ce matin. Je vais chercher une énorme brioche industrielle à 3,5 dollars que nous avons vu chez les Chinois qui ont la boulangerie française. Elle est très lourde, mal cuite et sans levure mais parfaite pour le petit déj. Avec ça on va tenir une bonne partie de la journée. Nous dépensons environ 12 euros par jour pour 2 depuis qu'on s'est organisé. Lorsque je reviens William a préparé le café et le thé à la cuisine. Ensuite il s'installe devant son ordi et ne le quittera qu’à 15h00 pour aller prendre le train de retour vers Sydney. J’ai de la chance, c’est lui qui s’occupe des locations au fil du voyage. Personnellement, je préfère aller marcher encore ce matin. Je veux profiter au maximum de cette belle région, paradis des randonneurs. Il y a tellement de chemins de tous niveaux que tout le monde y trouve son compte. Tout d'abord je retourne aux 3 Sisters car je veux les photographier avec la lumière du matin et aujourd'hui le soleil est de sortie. J'aimerai aussi faire un ensemble de photos pour un panoramique. Hélas, vu le monde qui se presse sur le loockout, j'ai beaucoup de mal. Il aurait fallu un trépied. Je fais quand même une série mais sans conviction. Après cela, je m'engage sur un sentier en direction de la cascade de Katoomba. Je suis seul sur ce chemin qui comporte de nombreux escaliers. Par endroits la pluie de la veille a laissé des flaques qu'il est impossible d'éviter. Je fais un bon nombre de photos car des points de vue sont aménagés presque tous les 500m. Je photographie un arbre de la famille des melaleuca, appelé arbre à thé par James Cook qui en faisait des infusions. L'huile essentielle qu'on en tire possède de nombreuses vertus médicinales, notamment pour le traitement des infusions. Pendant la dernière guerre mondiale le gouvernement Australien exempta de service militaire les cueilleurs de feuilles et les gens qui en tiraient l'huile essentielle. Depuis les antibiotiques l’ont remplacé. J'arrive près de la cascade et descends au pied de la chute. J'ai du mal à exposer correctement tellement le contrejour est violent. Il est d'ailleurs impossible de faire une pose lente pour avoir un filé de l'eau. Vers midi je retourne à l'auberge puis je sors acheter à manger. William cherche des tarifs pour louer une voiture au Centre Rouge. On devrait s'en tirer pour environ 400 dollars pour 4 jours, soit 260 euros. L'auberge de jeunesse est affiliée au réseau YHA et de ce fait, la dame de l'accueil s'occupe de nous réserver nos chambres à Alice Springs, ce qui est fait en 1/2h. Nous partons prendre le train après un petit détour à Aldi pour faire le plein de nourriture pour les 2 jours qui viennent. Cela nous fera économiser pas mal d'argent et de temps à Sydney ou tout est hors de prix. La remontée de Katoomba street avec tous nos bagages est pénible. Il y a + de 800 m à faire et ça monte tout le long. Je laisse William chez un photographe car il veut faire des cartes postales à partir des photos des jours précédents. J'achète les billets pour Sydney et me rends sur le quai car le prochain train part dans 10mn. Il faut que William se presse car sinon il faut attendre 1h00 de plus. Il arrive sur le quai en même temps que le train. C'est parfait, il a bien optimisé son temps. Le trajet pour Sydney est de 2h00. Nous restons 2 jours pour visiter un peu la ville puis départ pour la Tasmanie. Arrivés à Central Station, il nous faut trouver le bon train pour Circular quai qui se trouve non loin de l'auberge de jeunesse. C'est l'heure de pointe et avec nos 40 kgs de bagages chacun, on se fait bousculer de tous les côtés. D'après les plans il nous faut prendre la ligne 19 de couleur bleu clair ; Arrivés au bord du quai après avoir monté un escalier de 15m on s'aperçoit que ce n'est pas bon. On redescend donc et on commence à gueuler sur la signalisation qui est très mal faite. Un français habitant Sydney qui nous a entendu vient nous mettre dans la bonne direction. Malheureusement il se trompe et 1 fois encore il faut redescendre ces foutus escaliers. On questionne plein de gens et finalement une personne nous accompagne jusqu'au bon endroit. Il faut encore remonter des escaliers. 15 mn plus tard, on quitte le métro et nous faisons le dernier km dans des rues pentues pour enfin arriver à l'YHA. Je me jette sous la douche pendant que William est de corvée à la cuisine pour préparer un plat de pâtes digne de l’Italien qu'il est (presque). Il parvient même à échanger avec un Allemand de la viande hachée contre de la sauce bolognaise en boîte, du sel et de l'huile pour relever un peu sa préparation. Après le repas, je monte sur la terrasse pour quelques photos puis je vais me coucher. Je feuillette le Lonely Planet pour préparer un peu le séjour prochain en Tasmanie.
16/09/2010
Hier soir William a mis le réveil à 6h50 pour faire des photos sur la terrasse au lever du soleil. Pas de chance il y a des nuages, on aurait pu dormir plus longtemps. Hier soir, vers minuit 2 Chinoises sont rentrées dans la chambre et ont occupé les lits restants. Elles ont fait beaucoup de bruit sans se soucier de nous qui dormions. Ce matin on leur a rendu la monnaie de la pièce et si demain elles sont encore là, on se lève à 4h30 pour prendre l'avion qui décolle à 8h00. Aujourd'hui, une fille de Sérignan du Comtat qui est à Sydney pour 6 mois est venue nous rejoindre. Au programme, visite du jardin botanique et des alentours par une belle journée ensoleillée. Nous avons mitraillé sans compter. Photos de plantes, d'oiseaux, de chauve-souris et même un énorme lézard. C'est un responsable de la serre tropicale avec qui nous avons parlé de plantes carnivores qui est venu nous chercher pour nous le montrer car il était dans une zone interdite aux visiteurs. Tel une star, il s'est laissé photographié sous toutes les coutures.

Eastern Water Dragon (Physignathus lesueurii)
Nous avons voulu monter en haut de Harbour Bridge pour avoir une vue globale de la baie mais le tarif (130 dollars par personne) nous a dissuadé de le faire. Retour à l'hôtel pour le coucher de soleil sur la terrasse. Encore raté. Comme ce matin le ciel s'est couvert alors qu'il est resté dégagé toute la journée. Nous passons une partie de la soirée à préparer les bagages pour ne pas rater la navette qui doit nous prendre à 5h30. Ce soir le repas est le même que la veille c'est à dire spaghettis et viande hachée mais sans sauce ni sel ni huile car nous n'avons pas trouvé une âme généreuse qui disposait de ces ingrédients.
17/09/2010
Debout à 4h45. Un rapide petit déj et nous voilà en bas de l'hôtel avec nos bagages. La navette est prévue pour 5h30. A l'heure dite, un taxi s'arrête et nous propose de nous conduire pour 40 à 50 dollars. Nous refusons. Notre navette est déjà payée. Elle n'arrive pas, l'heure tourne et à 6h10 nous allons à l'arrêt de taxi tout proche et embarquons immédiatement ; Le chauffeur nous demande à quel terminal nous allons, le nom de la compagnie et notre destination. Il dit que ce n'est pas possible que ce soit le terminal 2 de l'aéroport international pour aller à Hobart qu'il y a une erreur sur nos papiers et il nous débarque au T1 à l'aéroport national. Dans l'aéroport nous ne trouvons pas le bureau de Jetstar et demandons à des employés ou il se trouve et nous comprenons que nous venons de nous faire avoir par le chauffeur du taxi. Jetstar est bien sur l'autre aéroport à 6kms de là. Nous trouvons immédiatement un taxi qui nous demande 20 dollars pour la course. Je lui tends un billet de 50 et il ne me rend que 25. Je réclame les 5 dollars manquants mais il me répond que c'est une taxe et il démarre en trombe. 2eme arnaque de la journée. L'avion décolle avec 1/4h de retard, chose courante en Australie, paraît il. Le vol se passe bien. Arrivés à Hobart nous récupérons la voiture de loc. réservée depuis la France. On dit jamais 2 sans 3 c'est vérifié une fois de plus. On nous oblige à payer une taxe de 42 dollars parce que nous prenons la voiture à l'aéroport. Les gens que nous questionnons à ce sujet par la suite n'en ont jamais entendu parler. La voiture est une Nissan boite automatique et j'ai un peu de mal avec. Il va falloir s'habituer. Après avoir tourné un peu dans la ville, nous arrivons à l'hôtel. Il faut encore négocier car ils veulent nous faire payer 2 suppléments pour la chambre. Finalement, tout s'arrange. On ne paie rien. Après avoir posé les bagages, nous partons au mont Wellington pendant qu'il fait beau. Nous n'avons pas mangé mais nous pensons trouver ce qu’il faut sur la route mais malheureusement, il n’y a pas de magasin sur notre trajet. Tant pis on saute le repas. Arrivés à mi-chemin, la route est barrée à cause de la neige. Je me gare sur le côté et on part faire un tour à pied. Nous sommes trop loin du sommet pour espérer l'atteindre et redescendre avant la nuit. Il fait très froid et nous redescendons vers Hobart. Nous avions vu, en montant, une pépinière spécialisée dans les plantes de Tasmanie. Nous y allons et William questionne la femme pour trouver des PC dans le coin. Elle connait bien les plantes mais elle nous donne l'adresse d'un chercheur à l'université de Hobart qui pourra nous renseigner sur l'île entière. Nous y allons et après quelques recherches dans la ville, nous le trouvons à son bureau où règne un foutoir digne de la chambre de Floriane. Le chercheur, sorte de professeur Tournesol (même coupe de cheveux) mais beaucoup plus jeune, nous reçoit et écoute les questions de William. Il se met sur son ordinateur, fait quelques recherches et nous montre les plantes que nous devrions trouver à cette époque de l'année, ainsi que les lieux ou elles poussent. Nous parlons un peu de plantes avec lui et surpris de voir que nous connaissons plutôt bien les PC d'Australie (enfin William, pas moi), il fouille dans le foutoir de son bureau et nous donne un Cd avec le logiciel qu'il a crée pour répertorier les plantes de Tasmanie, carnivores ou pas. Il complète cette base de données par une petite brochure sur les arbres. Ce type va nous faire gagner un temps précieux par la suite.

Depuis le sommet du mont Nelson
J'avais proposé à William que nous montions au mont Nelson pour avoir une vue panoramique de la côte et de Hobart et justement c'est l'endroit le plus proche de la capitale ou se trouve le drosera macrantha. Nous y allons et après quelques centaines de mètres sur un sentier, nous trouvons les premiers exemplaires. Pourtant elle est minuscule et pousse au milieu d'herbes hautes et ne se trouve pas en grande quantité. On redescend à Hobart pour acheter à manger. Les prix sont délirants et nous quittons la première supérette sans rien acheter. On trouve finalement un supermarché COLES qui propose des tarifs plus intéressants. Nous prenons de la nourriture pour tout notre séjour sur l'île. Pour 102 dollars on achète les produits les moins chers, de mauvaise qualité mais au moins on ne se ruine pas. Le soir nous essayons une connexion internet. Ca ne marche pas et c'est 3 fois plus cher que sur le continent.
18/09/2010
Nous sommes 4 dans la chambre. Il y a 2 Chinois. L'un, de Taiwan est très discret et l'autre, de la république populaire, absolument sans gêne. Il met le chauffage à fond, il fait plus de 30 degrés dans la chambre. Au bout d'un moment, je me lève et je le coupe. Il attend 5 mn et croyant que je dors, il le remet. A mon tour, j'attends un peu et je le coupe à nouveau en le regardant pour qu'il comprenne qu'il commence à me courir sur le râble. Il ne dit rien mais dès que je tourne le dos il remet à fond. Il ne parle pas anglais, encore moins que moi, alors ça ne sers à rien de discuter. A 6 heure du matin, il éclaire la pièce et met de la musique très fort. L'autre Chinois se réveille et quitte la chambre. Au bout d'un moment je vais à la salle de bain puis je descends à la cuisine pour le petit déj. Quand je reviens, William est réveillé mais le Chinois s'est rendormi. William part à la douche et manger. J'en profite pour entrer et sortir en claquant la porte. J'espère ainsi que le Chinois quittera l'hôtel. Il fait beau mais la pluie est annoncée pour aujourd'hui. Il a déjà plu cette nuit. Nous avons prévu d'aller soit sur le mont Field, soit sur le mont Hartz car le docteur en paléobotanique nous a assuré que nous trouverions des PC et de belles randos sur ces 2 sites. La route qui mène aux Hartz mountains est bonne. Au village avant le parc (15kms), il faut acheter un droit d'accès. Nous sommes un peu joueurs et faisons l'impasse. Nous traversons une forêt tropicale et prenons de l'altitude. Il fait froid avec une alternance de pluie et de soleil. Après quelques kms de montée, nous roulons dans la neige et sommes bloqués par un Chinois qui s'est mis au fossé en croisant un 4x4. Après qu'il soit sorti, nous reprenons la montée. Arrivés à un parking, nous nous arrêtons et trouvons un panneau décrivant les randos près d'une petite cabane en bois. Il faut continuer pour la rando qui mène au lac d' Esperance. La neige est de plus en plus épaisse et ça frotte sous la voiture. Nous glissons un peu mais malgré tout on avance. Nous passons un 2eme parking avec des départs de randos mais on continue. Il nous reste 3 kms pour arriver à notre point de départ. Nous traversons un plateau de landes alpines de toute beauté. Un long arrêt photos s'impose. Nous ne trouvons pas de carnivores. On redémarre mais après 500 à 600m, nous sommes bloqués. La voiture est posée. Il faut se rendre à l'évidence, nous devons redescendre au précédent parking. Il y a la place pour un demi tour et nous repartons à contre cœur en multipliant les arrêts photos. Pour la rando, on se contentera d'une petite ballade dans la forêt tropicale au pied de la montagne.

Plateau glaciaire
Il n'est pas tard, alors nous prenons la direction de Southport puis Cokle Creek et Ida bay qui représente le point d’Australie le plus au Sud que nous pouvons atteindre. La côte est superbe, les rares villages n'ont pas toujours un nom et rarement plus de 5 maisons. Souvent les gens vivent dans de caravanes et des abris faits de bric et de broc, un peu comme à Beauduc. La route n'est pas goudronnée mais hormis le fait qu'elle soit détrempée, elle est en bon état. Nous revenons à Hobart, content de la journée, en espérant avoir le temps de retourner aux Hartz mountains pour randonner avant notre départ de Tasmanie si la neige à un peu fondu.
19/09/2010
Ce matin nouveau départ pour une rando en montagne. Cette fois nous nous dirigeons vers le Mont Field au Sud Ouest de Hobart. Nous avons été prévenu que l'accès serait peut être fermé à cause de la neige. Nous tentons quand même notre chance. Il fait beau mais un vent violent et froid souffle. Arrivés sur place au pied de la montagne, nous prenons la piste de terre complètement détrempée. La voiture glisse mais en roulant doucement il n'y a pas de risque. Je me gare chaque fois que je peux pour laisser passer les 4x4 locaux. Presque au bout de la route nous trouvons un parking ou une petite voiture de location vient de s'arrêter. De là un sentier mène au sommet en 2h00. Nous partons après nous être équipés. Après 500m de marche en forêt dans 20 cms de neige, nous arrivons au lac Dobson dont les eaux sont noires et agités par des vagues énormes. Je fais quelques photos mais j'ai du mal à rester debout. Le chemin n'est pas bien tracé, personne n'est passé avant nous. Les occupants de l'autre voiture, un Australien et une Française nous rejoignent et décident de faire la rando en notre compagnie. Ils sont mieux équipés que nous avec leurs vêtements étanches et leurs guêtres. Nous nous contentons d'un jean et pour William, de simples basket. Le chemin remonte un ruisseau. Très vite nous sommes mouillés jusqu'aux genoux. Au départ il n'y avait que 20 à 30 cms de neige mais au fur et à mesure que le chemin s'élève, la couche de neige prend de l’épaisseur et rapidement il y en a 60 cms. Il faut lever les pieds à chaque pas car on enfonce profondément. C'est assez fatiguant. Je fais la trace pendant un km puis l'Australien propose de me relayer. Il monte jusqu'au sommet en tête et moi je me mets en queue de peloton pour pouvoir m'arrêter pour faire des photos. Le vrai sommet est encore plus haut mais nous nous contentons du premier car il faudrait encore marcher au moins 2 h00. Sur celui-ci il y a un amas de rochers qui ressemblent à du granit. Le vent est tellement fort qu'il est difficile de rester debout. Après une séance de photos, nous entamons la redescente. Le brouillard arrive.

Le brouillard arrive
Retour à la voiture pour se changer. Le jean, les chaussures et chaussettes sont imbibées. Il y a même de la glace dans les chaussures. Je mets mon short et les sandales malgré le froid. En repartant, nous passons devant un centre de soins pour animaux de Tasmanie. Nous y allons et avons ainsi l'occasion de voir le célèbre diable de Tasmanie, ainsi que des kangourous, wallabies, koalas et wombats. Ces 2 dernières espèces sont de vraies peluches vivantes. Le diable de Tasmanie (ou sarcophile) vit sur toute l’ile mais actuellement une maladie de la face devenant cancéreuse est en train de décimer l'espèce. Des mesures ont été prises pour éviter cette disparition en isolant des sujets sains sur le continent Australien.


Diable de Tasmanie
De retour à Hobart, nous faisons un arrêt aux jardins botaniques royaux puis retour à l'auberge de jeunesse pour tout laver et sécher. Les sèches cheveux ne résistent pas longtemps et finissent par déclarer forfait alors que les chaussures ne sont pas encore en état de reprendre du service. Demain il faudra, de toute façon les remettre aux pieds. Plus tard en allant à la douche, je m'aperçois qu'ils refonctionnent. Internet est défaillant ce soir à l'auberge de jeunesse. Nous trouvons un cybercafé où nous passons la soirée. J'oublie de demander à Isa si mon permis de conduire français est à la maison car je ne le trouve pas avec mes papiers. Il est pourtant nécessaire pour utiliser les voitures de location. Bien que personne n’ait demandé à le voir. De retour à la chambre, nous sortons le linge de la machine et le sèche-linge prend le relais pendant que nous préparons un bon repas composé de côtes d'agneaux de Tasmanie accompagnées de pommes de terre à la parisienne et de salades. Les pommes de terre finissent à la poubelle car nous n'arrivons pas à les cuire correctement à l'eau et en les poêlant elles brûlent d'un coup.
20/09/2010
Ce matin il faut tout charger dans la voiture. Les chaussures ont bien séché même si ce n'est pas parfait. Aujourd'hui c'est le départ pour Deloraine, un village situé au Nord, à l'autre bout de l'île. Nous avons réservé un logement dans une auberge YHA qui nous permettra de sillonner la région, entre autre Cradle Mountains National Park. Nous prenons la route qui passe par le centre, un peu plus courte que la route côtière. Elle est quasiment déserte. Seules de grandes exploitations agricoles et quelques élevages de moutons et de vaches coupent la monotonie des kilomètres qui défilent. A mi-chemin nous atteignons la région des grands lacs. Nous stoppons près d'un point de mise à l'eau des bateaux de pêcheurs pour manger un sandwich fait maison (cheddar, champignons et huile d'olive). Nous repartons et le goudron fait place à une route gravée parsemée de nids de poule. Notre moyenne s'en ressent mais à 14h00, après 5h00 de conduite, nous arrivons à destination. Nous trouvons rapidement la maison auberge de jeunesse, un peu à l'écart du centre du village. C'est tout petit, la maison est ouverte mais il n'y a personne. Il règne un foutoir incroyable dans cette auberge de jeunesse et nous ne voyons que 3 chambres. Nous posons nos sacs dans l'une d'elles et laissons un mot pour le propriétaire avant de repartir. Il y a un petit parc national à proximité. Nous allons y faire un tour et arrivons par une belle route non goudronnée à un petit sentier aménagé qui mène à la gorge du diable (Devil's gorge). Une passerelle avance au dessus du vide. La vue est impressionnante et le vent si fort que je dois tenir mes lunettes d'une main et faire des photos de l'autre. Le résultat ne sera pas terrible et ce n'est pas William qui fera mieux car sa peur du vide le cloue sur place et reste 2 ou 3m en retrait mais il sort malgré tout son APN puis repart de suite sur le chemin. Nous poursuivons la route non revêtue jusqu'à un lac de barrage (lac Macenzie) entouré de collines de pierres ou presque rien ne pousse. Même ici dans cet endroit très reculé, il y a des canettes et des déchets. Les Australiens n'ont pas beaucoup de respect pour la nature. En revenant à Deloraine nous cherchons un cybercafé mais le seul qu'il y a est fermé depuis 3h00 déjà et il faut compter 7 dollars pour une heure de connexion de mauvaise qualité. Nous demandons à droite et à gauche jusqu'à ce qu'une caissière de supermarché nous donne son adresse et son téléphone en nous proposant de se servir de son ordinateur.

Deloraine
Retour à la maison auberge de jeunesse qui me fait penser un peu à la maison de Jean Louis. Il y a du bordel partout dehors comme dedans mais bien pire qu'à Porte en Valdaine. Le maitre des lieux, qui, entre temps, est revenu, nous explique le fonctionnement de la maison. Les douches pour hommes sont dehors dans une espèce de débarras tellement rempli que nous ne pouvons pas rentrer à l'intérieur. Nous décidons sur le champ de ne pas les utiliser. Un petit poêle à bois dans la pièce principale sert à chauffer toute la maison. Alex, le propriétaire, ressemble aussi un peu à Jean-Louis. Sa cuisine sert pour tous les locataires des 3 chambres qu'il loue. Il semble que ce soit lui qui soit le plus bordélique ici et non pas les locataires, malgré l’affiche qui dit « Votre mère ne voudrait pas travailler ici, alors nettoyez votre bordel ! ». Il nous montre ce qui est à lui et que nous ne devons pas utiliser. Il roule en Toyota BJ42, alors je pense que je devrais bien m'entendre avec lui car c’est l’un des modèles que nous avons à la maison. William part chez la fille qui nous a proposé d'utiliser son ordinateur pendant que je vais à la douche. La salle de bain est froide. Il n'y a pas de chauffage et dehors il ne fait pas plus de 10 °C. Un panneau signale que l'eau chaude ne coule que 5mn. Je fais vite mais au bout de 2 mn l'eau chaude s'arrête. Inutile de dire que je ne traîne pas. Je suis invité par un couple d'Australiens de Melbourne, arrivés un quart d'heure plus tôt, à manger avec eux. La femme a préparé un plat de légumes et de riz que je trouve excellent et qui réchauffe. Ils visitent la Tasmanie en Range Rover avec un canoë sur la galerie. Dans cette région les rivières sont nombreuses.
21/09/2010
Debouts vers 7h30. Petit déjeuner et préparation de 2 sandwichs pour midi. Je reste au traditionnel cheddar, champignons et huile d'olive mais William rajoute des tranches d'une espèce de saucisson industriel infect qui m'a rendu un peu malade le soir ou j'en ai mangé. Il va durer longtemps parce que William ne fait pas les choses à moitié quand il s'agit de bouffe. Il a acheté le modèle XXL, le plus économique mais il se retrouve seul à en manger. Sacs à dos remplis, nous prenons la route de Cradle Mountains. Un peu plus de 100Kms à faire. Arrivés sur place, on part pour le lac Dove d'ou démarre notre randonnée. Surprise ! Il y a des barrières et nous devons faire demi-tour et 2 kms en arrière pour acheter des billets à 16,5 dollars/personne. Nous en profitons pour nous renseigner au sujet des plantes carnivores. Personne ne sait mais on obtient qu'ils appellent les rangers du parc qui devraient pouvoir nous aider. On a rendez vous avec eux dans leur bureau près des barrières qui nous ont obligé à faire demi-tour. Le billet nous permet de prendre une navette pour faire les 8 derniers kms jusqu'au lac. Il y a plusieurs arrêts et il est possible de descendre du bus puis d'en reprendre un autre pour continuer si on le souhaite. Le ranger qui nous reçoit nous montre sur son ordinateur les plantes carnivores que nous pourrons trouver. Je lui demande si elles sont déjà sorties, vu le temps, et il me répond : it's a good question.

Cradle mountains
Nous verrons bientôt que nous arrivons trop tôt. Nous reconnaissons un terrain propice à leur développement, il y a pas mal de sphaigne et de l'eau partout, mais pas une plante ! Heureusement la marche est super intéressante. Nous suivons le lac pendant 1 km puis bifurquons sur la gauche en direction du pic et du lac Hanson. Nous ne verrons ce lac qu'après 2h00 de marche. Nous ne trouvons pas de plantes carnivores malgré la tourbe assez présente mais des lichens de toute beauté recouvrent les rochers. De nombreuses mousses également très colorées sont présentes. Un arrêt casse-croute à mi- pente nous permet de souffler un peu. Il fait plutôt chaud, entre 15 et 20 °C. Je quitte ma polaire avant de reprendre l'ascension. La pente s'accentue, alors les poses photos du lac Dove enchâssé dans les montagnes enneigées sont les bienvenues. Le sommet n'est qu'à 1545m mais sa forme fait penser à de la haute montagne et atteindre le sommet ne doit pas être facile. Le sentier s'élève brusquement. Il faut presque se servir des mains pour garder l'équilibre. Par endroits, William n'est pas rassuré mais ça passe. Enfin nous débouchons sur un replat d'ou nous avons une vue sublime vers le lac Hanson sur notre gauche. Il est entouré de montagne et semble se déverser dans un autre lac, un peu comme le lac Noir et le Lac Bleu au pied du Tarbesou en Ariège. Nous restons un moment à cet endroit pour apprécier le paysage et la tranquillité du lieu. Nous ne croiserons que 2 personnes pendant toute la randonnée. L'heure qui passe trop vite nous oblige à reprendre la marche si nous ne voulons pas faire 8kms de goudron à pied pour rejoindre la voiture. Nous continuons en direction du sommet de ce pic qui se dresse maintenant devant nous. Le chemin sur les rochers est maintenant dégagé. La végétation se raréfie, seules de très petites plantes s'accrochent encore sur cette pente de plus en plus raide. Les 100 derniers mètres sont équipés d'une chaîne pour s'assurer et aider à avancer. Certains passages commencent à être aériens. William a les jambes en coton et a beaucoup de mal à progresser. Je le guide en lui disant ou mettre les pieds et de ne pas lâcher la chaîne. Il veut aller au sommet malgré son vertige et arrive à la moitié de la chaîne vers un passage ou il n'y pas beaucoup de prises sauf si l'on passe de l'autre côté de la chaîne. De cette manière la progression est sûre mais il ne peut pas. Il est tétanisé et redescend de quelques mètres pour s'assoir sur un replat au soleil et me laisse continuer seul. En 5mn j'arrive au sommet. Je n'ai pas une vue bien différente sur les alentours. Le chemin bascule sur l'autre versant. Je m'y engage en espérant découvrir un autre lac. Le lac du cratère ne doit plus être loin mais après 5mn de marche, je me retrouve dans 30 cms de neige dure au bord d'un à-pic qui me fait peur. Je continue sur une centaine de mètre et voyant que tout est enneigé, je renonce. Les 2 personnes que nous avions vues devant nous un peu plus tôt sont passées mais je ne veux pas prendre de risque. Je redescends vers William et nous prenons à regret le chemin du retour. Il a les jambes flageolantes jusqu'au parking et un blocage des cervicales du à la contraction musculaire. Nous reprenons la navette et nous nous faisons déposer un peu plus bas pour une promenade de 20 mn le long d'une rivière. La sphaigne abonde mais toujours rien. Nous avons la chance de photographier 2 wallabies sauvages, enfin pas beaucoup plus que les marmottes du lac Lauvitel près de Bourg d'Oisans. Une 2eme navette nous dépose au parking et nous rentrons à Deloraine. Soudain William me dit de stopper. Il a vu un wombat dans les herbes non loin de la route. Notre approche prudente nous permet de réaliser quelques clichés mais il nous voit et s'enfuit. Nous le poursuivons et parvenons à l'approcher. Je me trouve maintenant à 3 m de lui, peut être moins. La traque a duré au moins 1 heure pendant laquelle nous le perdons de vue puis le retrouvons. Finalement, il arrache une touffe d'herbe puis rentre tranquillement dans son terrier.


Le wombat
Nous reprenons la route. 10 minutes plus tard c'est 2 autres wombats qui nous regardent passer. Re arrêt photos puis direction une grotte située sur le chemin du retour ou il devrait y avoir des carnivores à proximité. La signalisation routière étant très mal faite, nous ratons un embranchement et nous sommes dans l'incapacité de savoir où nous sommes. Il n'y a pas de village, alors nous roulons droit devant nous. Nous recevons un SMS des jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes invités à un barbecue. Le barbecue étant une institution en Australie, nous ne voulons pas rater ça. Malheureusement, il nous faut au moins 1h00 pour arriver à Deloraine. Nous traversons une région ou toutes les fermes ont des boîtes aux lettres originales. Nous faisons quelques photos mais nous devons renoncer pour arriver à Deloraine avant la fin du BBQ. Hélas, un nouveau SMS nous apprend que tout est mangé. Ils ne nous ont gardé que 2 bières chacun. Je vais enfin pouvoir gouter aux fameuses bières de Tasmanie. Vu le prix dans les bars, j'y avais renoncé. 2 fabriques se disputent le marché. D'un côté, au Sud c'est la Cascade qui domine et au Nord, une autre marque, Boags. Ne demandez pas à un habitant du nord de boire une Cascade, il vous dira qu'elle n'est pas bonne et vice versa si vous proposez l'inverse à un habitant du Sud. Pas de chance, ils ont acheté de la Corona importée du Mexique car elle était en promotion à 70 dollars le pack de 24. C'est vraiment hors de prix. Heureusement elle est bonne.
22/09/2010
Ce matin nous avons décidé d'aller vers les grottes de King Salomon et de Marakoppa. Arrivés près de cette dernière, nous laissons la voiture et empruntons un sentier qui suit une petite rivière. Cet endroit pourrait s'appeler la vallée verte ou la vallée des fougères tant elles sont nombreuses et variées. Les crosses qui se déroulent sont très photogéniques. Sur le tronc d'une grande fougère arborescente nous trouvons un ver de couleur jaune vif. Par contre pas de plantes carnivores dans les parages malgré ce que l'on nous a dit à Hobart. Nous ne sommes pas plus chanceux près des grottes du roi Salomon.

La vallée verte
Je propose à William que l'on aille sur le plateau de Walls of Jerusalem qui n'est qu'à 30 kms de là. En chemin, on s'arrête pour photographier un lac (Rowallan lake) et en descendant un talus, bingo, des plantes carnivores. En pleine séance photo, nous entendons crier Help, Help, alors que nous pensions être seuls dans cet endroit isolé à 25 kms de la première maison. Prudemment, on va voir ce qui se passe. Courageux mais pas téméraire, je laisse William passer devant. C'est un couple de jeunes Siciliens qui nous explique que leur voiture de location est enlisée et en partie dans l'eau. Ils ne parlent pas anglais. Heureusement, William maitrise plutôt bien l'Italien. Ils ont de la chance de nous trouver. Ils marchent depuis déjà presque 1h00 et il reste 25 kms à faire pour arriver à la première maison. Nous arrêtons notre séance photo et les emmenons à la réception de la grotte du roi Salomon ou nous avons vu une cabine téléphonique. C'est William qui se charge de prévenir la police qui fera venir une dépanneuse.

Droseras au « lac des Italiens »
Nous apprendrons plus tard à Hobart que cette mésaventure leur a couté environ 9000 dollars. Ces Italiens qui faisaient un voyage organisé par une agence ne garderons probablement pas un bon souvenir de la Tasmanie. Nous en profitons pour manger notre traditionnel sandwich et nous reprenons la route du lac. Comme partout en Australie, la signalisation est mal faite ou inexistante et nous nous trompons de route. Nous nous engageons sur une petite piste étroite. La garde au sol de la petite Nissan est parfois insuffisante mais nous arrivons lentement à progresser dans la bonne direction. Par endroit un véhicule tout terrain n'aurait pas été du luxe. Je commence à douter de notre route. Pourtant, pour une fois nous avons une carte et nous pensons être sur le bon itinéraire. Alors nous continuons jusqu'à un bourbier infranchissable pour notre voiture. Par chance à cet endroit il y a suffisamment de place pour faire demi-tour. Revenus au début du lac, nous trouvons un panneau indicateur. Notre direction était sur l'autre rive du lac. A 15h00 nous arrivons au départ de la rando prévue pour la journée. Il est tard mais on s'engage malgré tout sur le sentier qui monte dans une forêt en partie dévastée. On marche vite. Nous avons décidé de faire demi-tour au bout d'1h1/2 car la nuit arrive vers 18h00.

Une boule de mousse
Quelques plantes carnivores sont présentes au bord du sentier mais nous savons que sur le plateau il y avait 3 ou 4 espèces que nous n'avons pas encore trouvées. Dommage ! Nous rentrons tranquillement à Deloraine. Demain nous repartons pour Hobart en prévoyant plusieurs arrêts sur des sites indiqués par le chercheur de l'Université.
23/09/2010
Ce matin, il faut préparer les valises. Hier au soir, nous avons passé la soirée avec les jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes allés faire un billard dans un bar ou j'ai pu gouter les bières locales. Une blonde plutôt bonne et une brune de qualité moyenne. William lui a gouté aux vins (moi aussi une gorgée) le rouge m'a paru bon bien qu'il ne tienne pas la comparaison avec nos côtes du Rhône mais je n'ai pas aimé le blanc. William lui a préféré le blanc qui s'apparente d' après lui à un vin italien qu'il connaît. En quittant Deloraine, nous prévoyons une petite marche sur un site propice aux plantes carnivores. On laisse la voiture à l'entrée d'une ferme isolée. Après 500m nous devons renoncer car le chemin est encombré d'arbres qui ont été abattus et laissés sur place. Nous reprenons la voiture pour rejoindre Liffey falls à quelques kms.

Liffey falls
Une marche d'un ou deux kms nous emmène le long d'un torrent jusqu'à une succession de cascades. La dernière chute est la plus belle. La lumière permet de faire quelques jolies photos. Je trouve en particulier des champignons violets presque fluos que je ne réussis pas à identifier de retour à la maison. L'endroit est tranquille. Nous croisons 2 ou 3 touristes au début du chemin puis plus personne. Le retour à la voiture se fait par le même chemin. On sort le casse-croute au cheddar avant de repartir. Quelques petits oiseaux (super fairy wren), de la taille d'une mésange, de couleur à dominante bleue, viennent picorer les miettes. Ils viennent compléter notre collection de photos d'oiseaux. Nous repartons vers le Pine Lake plus loin sur la route du retour à Hobart. Un chemin aménagé au dessus d'une tourbière nous emmène près du lac en traversant une zone boisée d'arbres âgés de plus de 1000 ans (pencil pines ou Athrotaxis cupressoides) qui semblent morts mais qui survivent encore dans cet endroit. Ils sont les survivants de l'époque du Gondwana, avant la séparation des continents. Nous sommes sensés trouver ici plein de plantes carnivores mais nous faisons chou blanc. Pourtant le terrain s'y prête.


Pencil pine
De retour à Hobart, nous essayons de rejoindre l'endroit ou le mont Nelson rejoint la plage sur la route qui prolonge Sandy bay. Là aussi il y a des plantes carnivores mais nous ne réussissons pas à trouver le chemin en voiture. Retour à l'auberge de jeunesse pour poser les bagages puis café internet chez les Ethiopiens pour les messages. En revenant à l'hôtel, je suis attiré par une publicité sur le pare-brise. En fait il s'agit d'un PV de 50 dollars pour stationnement interdit. Je pense que nous ne le paierons pas.
24/09/2010
Il faut s'occuper du PV. Nous questionnons le type à la réception. Il nous conseille d'aller au Council office qui est à 2 rue de là. C'est là qu'il faut payer l'amende mais il pense que si nous ne parlons pas un mot d'anglais, ils passeront l'éponge. Effectivement le PV part à la poubelle. En sortant nous allons rendre la voiture chez Hertz. Malgré qu'elle soit méconnaissable à cause de la boue qui la recouvre, tout se passe bien et nous voilà à pied. William veut acheter un joli couteau pour son père. Nous faisons un nombre incroyable de boutiques sans succès. Les rares que nous trouvons ne sont pas beaux mais très chers. Il renonce et part au cybercafé pendant que moi je déambule au hasard des rues et me retrouve à Salamanca, le plus joli quartier de Hobart. Il y a plein de petites boutiques et de cafés. Beaucoup sont installés dans d'anciens entrepôts datant de l'époque ou la pêche à la baleine était florissante. Il y a aussi un centre artistique. Je rentre dans un immense magasin d'art africain. Je me demande comment ils peuvent exposer autant de pièces. Une très grande salle regroupe tout ce qui n'est pas à vendre. Je repère un stock de gourdes anciennes mais certaines sont vieillies artificiellement. Il y a des instruments de musique, des lampes et d'autres objet dont le style fait penser que la provenance est le Kenya. Je discute avec la femme qui s'occupe de la boutique et je m'aperçois qu'elle n'y connaît pas grande chose. Comme il y a une salle réservée pour l'artisanat australien, je lui demande si elle a des opales. Elle me montre un présentoir dont les pierres sont toutes différentes les unes des autres. Je me fais expliquer ce qu'est une belle opale et comment la reconnaître. Ce n'est pas évident car il y en a de provenances différentes notamment de Coober Peedy et du Queensland. Les prix aussi sont difficiles à comprendre et c'est plutôt cher. Une belle opale tourne aux alentours de 300 à 400 dollars. Il y a aussi d'autres pierres qui leurs ressemblent mais qui n'en sont pas. On se retrouve vers 12h30 pour manger. Ensuite William va faire la sieste et moi, après une petite digestion devant la télé, je décide de partir du côté de Sandy Bay. C'est le quartier du port de plaisance. Je me promène le long des quais pendant 2h00 et je photographie à nouveau l'oiseau à bec jaune que j'avais vu chez Alex à Deloraine. Cette fois je l'approche à 2 m et je réussis à ne cadrer que la tête.

Masked Lapwing ou Spurwing Plover (Vanellus miles)
Il me faut encore 1 h pour revenir en centre-ville. Je passe à l'hôtel poser mon sac photo puis je repars en ville. Il y a plein de boutiques mais rien d'intéressant et les prix sont plutôt élevés. Vers 17h30 je vais au café internet. Will arrive 1/2h après moi et vers 20h00, retour pour manger puis soirée télé. Je retrouve le couple d'Australien qui m'avait offert à manger à Deloraine. Ils sont allés au Freycinet National Park et me disent que c'est une merveille.
25/09/2010
Avant de partir à l'aéroport, il reste 3h00. J'en profite pour retourner à Salamanca ou j'ai vu des livres intéressants. En arrivant sur l'avenue, je m'aperçois que c'est jour de marché. Il y a des stands par dizaines, un peu comme le dimanche matin à Curitiba. Mais là il n'y a rien ou presque rien d'original. On se croirait sur un marché de chez nous sauf que c'est 10 fois plus grand. Je vais donc à la boutique pour les livres ; je les feuillette tous mais je ne trouve pas ce que je veux. Je renonce donc. Je cherche un T shirt pour Floriane. Les premiers que je regarde sont moyens et mal taillés. Finalement j'en trouve un joli que je me décide à prendre. Le prix n'est pas affiché, contrairement aux autres. C'est bizarre mais je comprends à la caisse. C'est 50 dollars soit 3 fois le prix d'un T shirt. J'essaie de négocier mais rien à faire. Je laisse tomber. Maintenant il pleut, alors je rentre mais en traversant le marché, je remarque un stand avec des T-shirts de qualité acceptable. Je manque tomber quand la femme m'annonce le prix. Encore plus cher qu'en boutique : 60 dollars. Je rentre, déçu. En chemin je fais une halte dans une boutique de souvenirs mais ici ils ne sont pas chers mais de mauvaise qualité. Je pose mes bagages à la consigne de l'hôtel et malgré la pluie, je repars au centre ville. Je trouve enfin un joli T-shirt qui plairait beaucoup à Flo. Il est en solde mais il n'y a que des grandes tailles. Encore raté. Je repars et dans la même rue, j’en trouve enfin un à sa taille et avec un motif qui devrait lui plaire. Je rentre à l'hôtel trempé, William aussi, 5 mn après moi. Nous rendons les clés de la chambre et allons manger. Il faut faire vite car c'est l'heure de fermeture de la cuisine pour nettoyage. Il y a du beurre en libre service. On l'utilise pour cuire des pommes de terre en lamelles très fines qui brûlent au fond de la poêle. Nous les mangeons en vitesse sans attendre qu'elles soient cuites puis nous prenons nos bagages et partons attendre la navette dans la rue voisine. Nous arrivons à l'aéroport avec 4h00 d'avance mais nous n'avions pas le choix sauf à prendre un taxi. Il faut attendre 2h00 dans un hall d'aéroport vide sans aucune boutique pour enregistrer les bagages. Il y a juste un bar pas terrible où je prends un café très cher (4,5 dollars). Lorsque nous arrivons dans le hall d'embarquement, il y a encore presque 2h00 d'attente avant de monter dans l'avion qui n'est pas encore arrivé. Ici il y a 3 boutiques dont 2 sont fermées. Nous remarquons qu'elles ouvrent chacune à leur tour pour ne pas se faire de tort. Il n’a rien d'intéressant. Seule la bouffe nous attire car à part les pommes de terre pas cuites nous n'avons rien mangé. Chacun à notre tour nous allons acheter à manger. William qui crève de faim y va en premier. Lorsque mon tour arrive, j'ai du mal à savoir ce qu'il y a dans les sandwiches. Finalement je trouve une espèce de friand de poulet au curry. Il est chaud et je le trouve délicieux. Pour une fois c'est pas cher vu la taille et la qualité est correcte (4,60 dollars). William craque en sentant cette odeur et va s'en chercher un.
26/09/2010
Nous sommes arrivés à Adelaide vers 20h30. Nous prenons un taxi (moins cher que les navettes et plus rapide car il ne fait pas la tournée de tous les hôtels), conduit par un Indien pour rejoindre My Place, une petite auberge de jeunesse que nous avons repérée sur le Lonely Planet. La réception est fermée mais nous trouvons un mot avec nos noms et les clefs de la chambre en évidence sur le comptoir. Après une bonne douche, je rejoins William qui est parti au Macdo pour utiliser leur Wifi qui est gratuit. Je ne me souviens plus de ce qu'il m'a dit pour y aller mais je pense que je trouverai. Finalement je tourne un peu dans le quartier et je demande mon chemin. Personne n'est du coin et ne connaît. Je retourne me renseigner à l'hôtel, mais, stupeur, il faut un code pour rentrer. Je suis coincé dehors. Je repars donc et je croise un Français qui loge à My Place. Il ne peut pas me renseigner car il est arrivé le matin mais il me donne le code. Finalement je trouve un passant qui m'explique. Lorsque j'arrive, William a presque fini ses Emails. Il me laisse l'ordi et part se coucher. Je m'installe et commence à regarder mes messages. Au bout d'une demi-heure, 2 types bourrés rentrent dans le Macdo et font un tapage en beuglant comme des veaux. Ils commencent à importuner 2 filles qui sont devant leurs ordis à 2 m de moi dans une autre salle. L'une d'elle abandonne son ordi et se met derrière moi. Je n’ai pas envie de me mêler de ça. Je termine un message à Jean-Marie et plie bagage. En chemin je croise pas mal de gens éméchés. C'est le samedi soir. A Adelaide il est courant de voir des jeunes, garçons ou filles, complètement saouls, déambuler dans les rues tard le soir. Arrivé à la chambre, elle est fermée. Je pense que William s'est endormi mais j'ai beau taper, il n'ouvre pas. Finalement, un type qui passe dans le couloir me dit qu'il est sur la terrasse.. Il va le chercher et je peux enfin me coucher. Le lendemain matin William m'explique qu'il a peut être trouvé 2 Allemandes pour partager une voiture de loc avec nous pour aller à Kangaroo Island. En fin de compte, elles renoncent et nous prenons une voiture et les tickets pour le ferry. Le départ est prévu le soir. Nous décidons de faire une randonnée sur les collines qui entourent Adelaide. Une des allemandes nous accompagne. L'autre est malade et reste à l'hôtel. William espère trouver des carnivores. Cette rando est une catastrophe. Tout le long du chemin, des vieux pneus, des bidons, des ferrailles en tout genre et des bouteilles cassées nous oblige à regarder ou mettre les pieds. Heureusement, il n'y a rien à voir. Nous terminons la marche devant un mur de pierre de plus de 2m de haut qu'il faut escalader pour rejoindre la route et revenir à la voiture.

Le lézard jaune
En arrivant à l'hôtel, je sers un peu trop le trottoir et abime un enjoliveur. Nous partons à Cap Jervis pour prendre le bateau. A 19h00 on est à bord. Le débarquement a lieu à Penneshaw mais nous avons réservé une chambre chez un papy à Kingscote à 52 kms. A cause des Kangourous, nous roulons très prudemment de nuit sur une route quasi déserte. En fin de compte les kangourous que nous voyons sont pour la plupart écrasés sur la route mais 2 où 3 fois il y en a un qui traverse dans les phares. Le papy qui nous loue la chambre ne nous rend qu'une partie de la monnaie qu'il nous doit. On se remboursera comme on pourra. Pour le repas, on prépare des spaghettis mais nous n'avons ni sel ni sauce pour assaisonner. Je trouve une bouteille de whisky, alors j'en bois une part et j'en verse une bonne dose sur les pâtes. C'est pas mal, en tout cas mieux que nature. Demain matin nous nous levons tôt pour faire les courses pour la durée de notre séjour et explorer les environs.
27/09/2010
Après avoir fait le plein et les courses pour la semaine on prend la direction du Flinders Chase National Park. Nous avons retenu une chambre dans une ferme. Peu après avoir quitter Kingscote, William me demande de m'arrêter pour voir s'il y a des plantes carnivores sur les bas côtés de la route. Il n'y a rien. Peu après j'avise des perroquets dans un champ. Je me gare et descend de voiture. Ils s'envolent mais je découvre des plantes carnivores en grand nombre. Il y a au moins 4 variétés dont une pygmée. On se met au boulot et les cartes mémoire se remplissent. Nous ne sommes pas déçus. De nombreuses orchidées aussi sont en fleurs. Nous avons choisi la bonne période pour venir même s’il fait un peu froid. A force d’être dehors toute la journée, l’organisme s’habitue et ni la pluie, ni le froid ne nous gêne vraiment.

Drosera whittakeri
Donkey orchid (Diuris corymbosa)
On repart et un peu plus loin, nous en trouvons encore. A chaque arrêt nous en trouvons. On quitte la route principale pour rejoindre Seal bay ou nous devrions voir une colonie de lions de mer. Arrivés sur place, on apprend que c'est payant et très cher. Nous faisons demi-tour et empruntons la première piste qui conduit à la mer en espérant approcher la colonie en longeant la côte. La baie devant nous est magnifique, l'eau turquoise. Nous partons à pied sur la plage. William qui retourne changer de chaussures a la chance de tomber nez à nez avec un goanna de plus d'un mètre de long. Il peut faire une belle série de photos. Moi je pars dans le bush pour rejoindre une crique que l'on voit au loin. La marche n'est pas facile car il y a sans arrêt des petits buissons qu'il faut contourner. J'arrive au bord d'une falaise qui surplombe une plage de sable blanc en forme d'arc de cercle. Une arche naturelle se découpe à l'opposé de ma position. Des petits requins d'un mètre environ tournent dans l'eau claire et peu profonde au dessous de moi.

Vivonne bay
Je reviens à la voiture puis nous repartons après avoir mangé rapidement. Il nous faut la journée entière pour arriver à la ferme ou nous avons une chambre. Des kangourous nous accueillent le long de l'allée qui mène à la maison. Les gens qui nous reçoivent sont aimables mais d'entrée ils nous proposent une visite guidée nocturne pour 22 dollars par personne puis une ballade pour voir des koalas dans les arbres alentours. Cette ballade peut se faire sans accompagnateur mais je ne vois pas les koalas, par contre je peux photographier quelques perroquets colorés. Le patron nous laisse son bureau et nous donne le mot de passe pour sa connexion Wifi. Je n'ai pas de chance car l'ordinateur plante lamentablement alors que je venais d'écrire un long message à Isabelle. Le patron est venu pour fermer son bureau. Je renonce donc. Il faudra tout réécrire demain en espérant qu'il n'y aura pas de plantage.
28/09/2010
Je me lève vers 6h00 du matin, réveillé par les perroquets qui font un boucan d'enfer sous notre fenêtre. On nous a dit qu'il y a des cacatoès noirs de grande taille qui viennent près de la maison tous les matins. Je me prépare pour aller les photographier mais au moment de sortir, il se met à pleuvoir fort. Une heure plus tard la pluie s'est arrêtée et nous sortons. C'est trop tard, ils ne sont plus là. Nous avons décidé d'aller au Flinders Park dont l'entrée est de 9 dollars. Nous espérons ne pas être déçus. C'est immense. Nous prenons une piste de latérite rouge en direction de Snake lagoon. Arrivés au parking nous partons pour une randonnée de 2h00. Je mets mes 2 polaires car le vent qui souffle ferait pâlir de jalousie notre mistral tant les rafales sont violentes et froides. Nous marchons d'un bon pas, ce qui nous réchauffe rapidement. Je fais quelques photos de la rivière que nous suivons ainsi que d'une petite orchidée dont nous ne trouvons que 2 exemplaires. Un peu plus en avant, après avoir traversé la rivière, les paysages deviennent intéressants et nous faisons des photos tout le long jusqu'à la baie ou elle se jette dans la mer.

Rocky river, Snake lagon
Le retour, par le même chemin se fait au pas de charge et nous reprenons la piste pour aller visiter une autre baie qui, paraît il, est superbe. En arrivant nous nous rendons compte que nous venons de faire 20 kms pour pas grand chose. On repart à la ferme pour manger avant de retourner dans le parc national vers Remarkables rocks. Ici la route est goudronnée et le monde afflue. Le graphisme de ces énormes blocs de rochers n'est pas mis en valeur car la lumière est plate. Heureusement les couleurs chaudes des pierres rehaussent un peu l'intérêt de faire des photos. Une lumière de fin de journée rendrait certainement beaucoup mieux. En plein après midi, les visiteurs, assez nombreux, se trouvent toujours dans le cadre au moment de déclencher.

Remarkables rocks
Nous repartons pour 5 à 6 kms vers Admirable arche. Nous sommes sceptiques mais, arrivés là-bas, on oublie le vent, le froid et les touristes qui, comme nous sont venus se perdre dans cet endroit. Les vagues sont énormes et s'écrasent sur des rochers luisants sur lesquels se prélassent des Tur seal of New Zealand (lions de mer), indifférents aux gens qui les observent. Nous assistons à quelques combats. Les cartes mémoire se remplissent. En continuant un peu au bord de la falaise, nous découvrons l'arche. Là aussi le spectacle est grandiose, les lions de mer ici sont tout proches de nous. La lumière devient presque rasante, nous ne nous lassons pas de ce spectacle. Malheureusement, il faut quitter le parc national avant 17h00. De retour à la ferme, le propriétaire nous dit que les koalas sont visibles en ce moment dans les eucalyptus de la grande allée. Il y en a une quarantaine mais nous n'en voyons que 2. Il nous parle aussi des plantes carnivores et des orchidées qui poussent sur son domaine et il nous propose de nous accompagner dans l'espace protégé interdit aux visiteurs pour photographier toutes les plantes qu'il connaît parfaitement. Malheureusement nous ne trouvons qu'une orchidée en fleur. L'autre n'est même pas en bouton. Par contre les plantes carnivores sont nombreuses.

No comment
Je prends la voiture et retourne à l'entrée du parc pour appeler Isabelle. Il y a une cabine téléphonique. Malheureusement il n'y a pas de numéro pour qu'elle puisse me rappeler. Je peux utiliser la carte bancaire, c'est parfait. Malheureusement elle est rejetée, je fouille mes poches pour trouver quelques pièces en espérant que cela suffira. Je tombe sur le répondeur. Je mets un message de 30 à 40s puis la communication est coupée. Je suis un peu déçu car son anniversaire est passé depuis 2 jours et n’ai pas réussi à la joindre ni par mail ni par téléphone. Je retourne à la ferme. William est toujours sur l'ordinateur. J'espère qu'il ne tombera pas en panne avant que mon tour arrive car je n'ai pas pu envoyer de mes nouvelles depuis 3 jours. Je n'ai pas pu lire mes messages non plus.
29/09/2010
Je suis réveillé avant 6h00 par les perroquets et le soleil brille déjà. Je n'ai pas le courage de me lever. Nous nous sommes couchés tard car la partie de billard a duré longtemps mais j'ai gagné. Vers 7h00, je sors enfin mais les perroquets sont partis. Je me fais un petit déjeuner puis je prépare mes bagages car nous quittons la ferme dans une heure ou deux. William se lève. Pendant qu'il se prépare je retourne dans le parc où je photographie un eucalyptus dont les fruits sont aussi gros que des noix. Nous partons peu après. Sur le bord de la route, j'aperçois de temps en temps une petite fleur orange. Je pense à une petite orchidée. Pour en avoir le cœur net, je m'arrête près d'un petit groupe. C'est une jolie fleur mais pas une orchidée. William trouve des carnivores et commence une série de photos lorsque je m'aperçois que j'ai la clé de la chambre dans la poche. Nous faisons demi tour en roulant vite car ce n'est qu'une ligne droite et personne ne passe. Après avoir posé la clé au bureau d'accueil, on repart presque jusqu'à 30kms de Penneshaw sans s'arrêter. A cet endroit il y a des collines, alors que le reste du trajet était monotone, complètement plat. La route traversait des champs de colzas et quelques prés ou paissent des vaches et des moutons. Parmi les curiosités de cette ile, outre les nombreux Wallabies et kangourous souvent écrasés sur le bord des routes, il y a une ferme qui produit du miel tiré d'un petit eucalyptus arbustif et une autre ferme qui cultive de la lavande. C'est une variété différente de celle que nous trouvons dans la Drôme. Il y a aussi une distillerie qui fait de l'huile essentielle d'eucalyptus. Pour se dégourdir les jambes, nous montons sur la colline la plus haute d'ou nous voyons d'un côté la baie des pélicans et de l'autre Pennington bay. Rien de bien extraordinaire. Nous repartons et comme nous ne sommes pas trop pressés pour le ferry, nous nous engageons sur une piste qui mène au lagon des pélicans. Malheureusement pour y aller il faut laisser la voiture et continuer à pied mais nous manquons de temps. Arrivés à Penneshaw pour le ferry ou il faut attendre une heure. On en profite pour retourner au centre du petit village ou William poste ses dernières cartes et nous profitons d'un banc au soleil pour manger. A 13h30 le bateau quitte le quai. La traversée est tranquille malgré un roulis important lorsque les vagues frappent le bateau de travers. A Cape Jervis nous repartons vers Adelaide après avoir fait le plein à la première station service. Un arrêt est prévu vers Le Réservoir car une zone de préservation de la nature nous a été signalée par Bruce, le photographe de la ferme aux koalas. Il connait très bien toute la zone et nous assure qu'il y a des plantes carnivores ainsi que des orchidées à cet endroit. Il nous faut ¼ h pour trouver nos premières plantes près du lac qui sert de réservoir d'eau potable de la région. L'arrivée à Adelaide vers 17h30 ne pose pas de problème. La circulation en ville est plus calme que le dimanche ou nous étions partis faire une randonnée dans les collines. Il faut chercher un peu pour arriver à My Place car nous n'avons qu'un plan très succinct de la ville. A la réception de l'auberge de jeunesse, la femme que nous ne connaissons pas veut nous faire payer nos 2 nuits qui sont réservées et que nous avions payé d'avance. Ensuite elle nous dit que le prix de la chambre coute plus cher que ce que nous avons payé. Il faut hausser le ton pour que tout s'arrange. Nous profitons de la soirée pour laver le linge et le sécher pour 4 dollars. Ca devenait urgent car, entre la Tasmanie et Kangaroo Island, nous avons mouillé et sali tous nos vêtements, particulièrement les jeans en photographiant très souvent les plantes à genoux, voire allongés par terre.
30/09/2010
Je me lève à 7h15 mais je suis réveillé depuis longtemps. La chambre est située près de la cuisine et les lève- tôt font du bruit sans se soucier de ceux qui dorment. Je réveille William car il faut libérer la place de parking avant 8h00. Nous rendons la voiture sans qu'ils s'aperçoivent que l'enjoliveur avant droit est mort. Nous quittons le bureau au plus vite. William retourne se coucher. Je vais en centre ville ou il y a un grand centre piétonnier. A 12h30, je rentre à l’auberge après avoir pas mal marché. Le repas expédié, je profite d’une bonne connexion internet pendant plus d’une heure puis je retourne en ville car je veux profiter au maximum du beau temps et visiter le jardin botanique. J’ai oublié le plan de la ville et il me faut un bon moment avant de trouver l’entrée du jardin. C’est un parc immense avec des plantes provenant de toutes les régions du monde. La serre ancienne en verre et fer forgé est de toute beauté. Je photographie entre autre des perroquets multicolores qui picorent les grains de grands agaves aux fleurs orange puis qui vont se désaltérer et se baigner au sommet d’une fontaine de 4 ou 5 m de hauteur.

Rainbow Lorikeet (Trichoglossus haematodus)
Je quitte le jardin un peu avant la tombée du jour vers 17h30. Revenu en centre ville, je suis accosté par un type bourré ou drogué qui me tape sur l’épaule gauche par derrière. Je n’ai rien vu venir pendant que j’attendais tranquillement de pouvoir traverser la rue. Il me gueule après. Je lui réponds en français, croyant le calmer mais c’est le contraire qui se passe. Je ne le regarde pas et traverse l’avenue en croyant être tranquille. Je fais 100 m et il arrive derrière moi en courant et me touche l’épaule sans chercher à me frapper. Il me provoque. Je me tourne vers lui en avançant et en faisant mine de lui décocher un coup de poing. Il recule mais met la main à la poche. J’ai peur qu’il sorte un couteau. Les promeneurs qui ont vu la scène ne bougent pas. Personne n’intervient. Je pars d’un bon pas et me retournant régulièrement. Lorsqu’il réalise que je suis parti, il se met à courir dans ma direction en gueulant. J’accélère le pas et je vois qu’il a du mal à suivre. Il n’arrive plus à courir. Pendant 500 m, je le vois me suivre tant bien que mal. Je traverse une rue puis je slalome entre les voitures pour le larguer. Ca marche, il ne me suit plus. Je change de rue et je me planque derrière un porche pour voir s’il revient. Je l’aperçois. Il me cherche mais ne me voit pas. J’attends un peu puis je reprends mon chemin en direction de l’auberge, un peu inquiet quand même. Je raconte mon histoire à William puis nous préparons nos valises pour partir à l’aéroport demain matin.
1/10/2010
Le taxi arrive un peu en retard mais nous sommes largement dans les temps pour l’enregistrement Le vol se déroule sans histoire malgré un atterrissage un peu viril. Pendant que je récupère les bagages, William va voir les loueurs de voitures. Lorsque je le rejoins, il est dépité et m’annonce qu’il n’y a aucune voiture de disponible en location à Alice Springs en ce moment. Nous attrapons de justesse la navette pour le centre ville. Le chauffeur, super sympa, nous emmène gratuitement vers des loueurs indépendants qui ne sont pas représentés à l’aéroport. Hélas, ils ont bien des véhicules de type Campvans qui me plairaient bien car ce sont des Toyota HZJ 78 aménagés mais malheureusement il n’est pas possible de laisser le véhicule à Ayers Rock comme nous avions prévu de faire. C’est d’autant plus dommage que ces Campers nous faisaient économiser de l’argent car ils étaient équipés pour être autonome, donc plus besoin d’hôtels et une grande liberté dans nos déplacements. Le chauffeur nous dépose alors à notre hôtel en espérant que nous trouverons une solution. Nous placardons des affiches au cas ou quelqu’un serait intéressé mais sans succès. Le réceptionniste appelle des agences de voyage. L’une d’elle peut nous emmener jusqu’à Kings Canyon, c’est à dire un peu plus de la moitié du trajet. Nous en trouvons une autre qui veut bien nous emmener à Ayers Rock en nous récupérant à Kings Canyon le lendemain en fin de matinée. Nous n’avons pas le choix. Il nous en coute 560 dollars pour les 2, autant dire une petite fortune, mais nous ne perdrons pas la location des chambres que nous avions anticipé depuis 2 semaines. En contrepartie, il faut se lever très tôt. Je règle donc l’alarme du téléphone sur 4h50 pour être prêts à 6h00. Une fois ce problème réglé, il faut trouver à manger. Le prix des repas les plus simples des petits buibuis ne sont pas à notre portée et nous nous rabattons sur le Macdo au grand bonheur de William pour qui c’est une fête d’aller dans ces endroits. Après ce repas un peu tardif, William retourne à l’hôtel profiter de la piscine et bronzer un peu. Venir jusque là pour ça, il me fait un peu pitié! Je pars au hasard des rues, mon appareil photo en bandoulière. Je me retrouve rapidement à la sortie de la ville et je gravis une colline aux alentours. Je fais quelques photos mais il n’y a pas grand chose d’intéressant. Je repars vers le centre ville avant la tombée de la nuit car j’ai déjà croisé plusieurs aborigènes dans un état second. Je ne tiens pas à avoir la même histoire qu’hier à Adelaide.

Au sommet de la colline, Alice Spring
Je rejoins donc William à l’hôtel et nous partons au Woolworth faire des courses pour les jours à venir. C’est un peu compliqué car il faut prévoir pour les 4 jours qui viennent, sans que ce ne soit trop lourd et éviter les produits frais car nous allons transporter toute cette nourriture avec nous sans réfrigérateur. Et il fait chaud, très chaud même. Nous ne nous attardons pas car la nuit est tombée et les aborigènes commencent à s’installer partout sur les trottoirs pour passer la nuit en buvant des bières. Depuis le début de notre séjour en Australie, les voyageurs que nous croisons nous mettent en garde sur ce risque très réel à Alice Springs.
2/10/2010
Ce matin le réveil sonne à 4h50. Le départ est prévu à 6h00. J’attrape mon short, en sort le téléphone en vitesse pour l’arrêter afin de ne pas trop déranger l’Australien qui dort dans la même chambre que nous. Je descends mes bagages à la réception et je vais à la cuisine préparer un bon petit déjeuner, ne sachant pas si nous pourrons manger à midi. Le sac à dos est quand même chargé d’un peu de nourriture. Le bus est à l’heure. Nous prenons la route et faisons la tournée des hôtels avant de quitter définitivement Alice Springs. Nous roulons depuis 1/2h lorsque je m’aperçois que je n’ai pas ma pochette de cuir qui contient passeport, carte bleue et argent liquide. Mes cartes mémoires sont aussi dans cette pochette, habituellement suspendue à mon cou sous le T-shirt. Je réveille l’accompagnateur du bus et William lui demande quelle pourrait être la meilleure solution pour la récupérer. J’ai compris qu’elle est tombée sous le lit lorsque j’ai pris le short pour arrêter le téléphone. Le gars nous dit d’attendre le prochain arrêt dans 2h00 car sur cette route en plein désert il n’y a pas de réseau. Je ne tiens pas en place et suis stressé à mort. Lorsqu’arrive l’arrêt prévu, nous changeons de bus et le conducteur et guide accompagnateur prend les choses en main. Il trouve le numéro de téléphone de l’hôtel et les appelle. La communication ne passe pas. Il décide d’attendre un peu et retarde le départ du bus. Au bout d’1/4h il entre en communication avec la réception de l’hôtel et demande au responsable d’aller voir sous le lit. Ma pochette s’y trouve bien. Il s’agit maintenant de trouver un moyen de la récupérer sans gâcher notre voyage ni faire perdre de temps aux rares passagers du bus qui ont payé encore plus cher que nous pour ce voyage. Le chauffeur accompagnateur appelle sa société à Alice Springs. Une solution est trouvée. Ma pochette sera à Ayers Rock dans 2 jours grâce aux chauffeurs de 2 compagnies différentes qui vont se passer le relais pour l’acheminer. Je suis soulagé et je me détends un peu pour profiter enfin du voyage. Un peu avant Kings Canyon, notre première destination, le chauffeur s’arrête brusquement, fait demi-tour et stoppe le bus et nous fait tous descendre pour nous montrer un lézard épineux du genre moloch qu’il a remarqué au bord de la route. C’est un animal d’une vingtaine de cms que nous pouvons tous photographier. Un peu plus loin, nous avons encore la chance de voir un gros rapace plonger au sol puis reprendre l’air avec un serpent dans les serres. Il s’élève de 10 m puis le laisse tomber sur des rochers, sans doute pour le tuer et il plonge à nouveau sur lui et s’envole cette fois définitivement avec sa proie.

Un rare lézard épineux : Moloch horridus (thorny devil)
Arrivés à Kings Canyon Resort, le chauffeur nous indique à tous les 2 que c’est notre terminal mais que lui continue 15 kms plus loin pour faire la randonnée de Kings Canyon Rim Walk, une boucle de 6 kms en 4 heures sur les crêtes qui dominent les gorges puis descendre jusqu’au jardin d’Eden avec les 3 autres passagers qui ont payé pour cela. Nous lui demandons de nous emmener, ce qu’il accepte après une petite négociation et l’accord des autres participants. On se croirait au Colorado ou plus près de chez nous, dans le Lubéron. La couleur ocre est partout. Le soleil tape dur mais avec 2 litres d’eau, nous devrions tenir le coup. La pluie est tombée en abondance une dizaine de jour savant notre arrivée. Les plantes ont fleuri. L’accompagnateur connait bien la géologie, la faune et la flore et nous apprenons ainsi que cet endroit est le fond d’une mer qui s’est soulevé il y a très longtemps. Il explique aussi que de nombreuses plantes sont utilisées encore aujourd’hui par les Aborigènes. Il nous montre celles avec lesquelles ils se nourrissent et celles qui ont des vertus médicinales. Malheureusement je ne comprends pas tout ce qu’il dit. Le début de la randonnée est difficile, surtout à cause de la chaleur mais ici son nom est la montée des infarctus, ce qui veut tout dire. Rapidement on se trouve sur un plateau entrecoupé de petites gorges dans lesquelles nous suivons un chemin qui nous mène tout en bas de la gorge principale et ou se trouve le fameux jardin d’Eden. Ce nom est sans doute du au fait qu’ici la végétation est dense car il y a de l’eau en permanence et que cela attire les animaux de toutes sortes, particulièrement les oiseaux.

La montée des infarctus
C’est un petit cours d’eau qui se jette dans une magnifique piscine naturelle de 10 m de profondeur. Le groupe entier se baigne sauf moi car l’eau est vraiment très froide et l’air approche 40°C. J’en profite pour regarder un oiseau qui ressemble à une tourterelle mais avec une huppe et de nombreuses libellules. Je fais quelques photos mais la chaleur est tellement écrasante que je ne suis pas très motivé.

En direction du canyon

Kings canyon
Après cette halte reposante, nous reprenons la marche et redescendons en 1 heure au parking ou nous nous précipitons vers les robinets d’eau potable (et fraiche) pour boire car il y a longtemps que nous n’avons plus d’eau. Le chauffeur accompagnateur ouvre le bus puis sort une glacière électrique et propose un piquenique à ses passagers officiels. Nous ne sommes pas compris dans le groupe mais il y a tellement à manger que nous en profitons aussi. Si je récupère ma pochette et son contenu, je pourrai dire que cette journée était une bonne journée riche en découvertes. Je pense aussi que si nous avions pu louer une voiture, nous n’aurions pas fait cette marche dans sa totalité et serions probablement passé à côté de pas mal de choses.
03 10 2010
Hier, après la randonnée le bus nous a déposé au Kings Canyon Resort qui est un vaste complexe hôtelier. Il propose toutes sortes d’hébergements allant de l’hôtel de luxe à l’emplacement de camping pour tentes et caravanes. Nous avions réservé une chambre bon marché mais quand même climatisée avec accès à une petite cuisine collective. Sa porte est ornée d’un panneau disant de bien la fermer pour ne pas laisser les dingos sauvages venir voler la nourriture et fouiller les poubelles. Pour manger il est donc possible de cuisiner mais plusieurs restaurants proposent des menus pour tous les prix et toutes les bourses. Un magasin et une station service complètent ce village, propriété d’une seule famille. A notre arrivée un peu tardive, il n’est plus possible d’acheter à manger. Nous allons donc dans un des restaurants ou je mange une salade à base de saumon et William son éternel steak haché et frites. Son assiette est bien plus garnie que la mienne puisqu’il n’y a que 3 petits morceaux de saumons, quelques feuilles de roquette et une petite sauce blanche. Tout ça pour 19.5 dollars. L’assiette de William est au même tarif. Un oiseau me réveille avant le lever du jour. Je me lève et pars dans le bush (il n’y a que 10 m à faire depuis notre chambre) pour le lever du soleil. Je fais une belle série de photos de paysages composés d’herbes sèches et de grévilléas avec une lumière rasante. Je trouve aussi des fleurs rouge très curieuses dont le nom est Sturt’s desert pea. C’est l’emblème de l’Australie du Sud Ouest. Ce matin, en allant au bloc sanitaire, je passe devant un panneau décrivant les plats servis au restaurant ou nous avons mangé la veille et je m’aperçois qu’il manquait plus de la moitié des ingrédients à ma salade. Après avoir préparé nos bagages, William décide d’aller à l’accueil pour leur dire ce que nous pensons de ce repas d’hier. Il en profite aussi pour dire que nous sommes indignés de voir une serveuse manger carrément dans les assiettes des clients et que le personnel ne respecte aucune règle d’hygiène. Finalement on nous renvoie vers la réception principale qui reçoit l’ordre de nous rembourser. Nous attendons le bus qui doit passer nous prendre pour Ayers Rock. Nous sommes un peu inquiets car le chauffeur d’hier a oublié de nous rendre le papier qui prouve que notre place est réservée et payée. A l’heur dite, le bus arrive et le chauffeur ne nous demande rien pour monter à bord. Le voyage dure 3h30 jusqu’à Ayers Rock avec un petit arrêt à mi-chemin dans un complexe perdu au milieu de nulle part et qui comprend une station service et un bar où il est impossible de se faire servir. Il fait à peu de choses près 40°C et une glace ou une bière fraîche aurait été la bienvenue. D’ici nous voyons au loin un monolithe que nous prenons pour Uluru mais quelqu’un nous explique que c’est un autre rocher, plus grand et peut être plus beau que celui que tout le monde connait. Simplement celui-ci n’est pas célèbre parce que ce n’est pas un lieu sacré pour les Aborigènes. Je pense aussi que l’industrie du tourisme a privilégié l’autre parce qu’il y a d’autres attractions à proximité comme les monts Olga et que cela permet facilement d’organiser des circuits sur 2 ou 3 jours. Le bus nous dépose devant notre auberge de jeunesse qui est encore une fois un complexe gigantesque avec restaurants et boutiques. Il faut laisser une caution de 20 dollars par clé de chambre. La caution est plus élevée que le prix de la nuit. Aussitôt nos bagages dans la chambre, je traverse Ayers Rock en coupant par des petits chemins à travers le bush pour aller récupérer ma pochette et son précieux contenu. La femme à qui je m’adresse n’est pas au courant. Elle ne connaît même pas la compagnie de transport qui ramenait mes papiers. Ca commence mal. Le bureau de AAT King, l’autre compagnie qui a participé au transport de ma pochette est dans le même hall. J’explique donc à la Japonaise de service que mes papiers devraient être arrivés depuis hier. Elle me tend alors une grande enveloppe à mon nom et me demande de contrôler qu’il ne manque rien. Je suis vraiment fou de joie car tout y est. Je retourne à l’hôtel par le bush en prenant le temps de faire des photos malgré les 37 à 40 °C.

Ayers Rock
Arrivé à la chambre, je pose mes affaires puis je pars à la recherche de William pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui payer une bière pour fêter ça mais je ne le trouve pas. Je vais quand même au bar pour la bière très fraîche. Le tarif, 6,5 dollars, me refroidit encore plus que la boisson. C’est vrai qu’ici la ville est complètement isolée et le ravitaillement doit couter très cher. William arrive un peu plus tard complètement mouillé de transpiration. Il est allé au supermarché et revient avec de la nourriture pour les jours que nous allons passer ici.
04 10 2010
Je me lève à 6h30 pour profiter du lever de soleil et de la fraicheur relative du matin. J’arrive à un point de vue intéressant à 6h38 mais il est déjà trop tard. Le soleil est déjà trop haut dans le ciel. Je fais une ou 2 prises de vue puis je redescends à travers le bush en espérant surprendre des animaux. Je ne trouve qu’un insecte qui fait du mimétisme et qui ressemble à s’y méprendre à une brindille. Je fais une photo mais je n’ai pas l’objectif macro. Le résultat ne sera pas terrible. Je reviens à la chambre et vais à la cuisine préparer du café et du pain grillé. Ensuite je repars dans le bush mais cette fois je suis équipé correctement avec mes chaussures de rando et tout le matériel photo. Je marche pendant plus de 2h00 en faisant quelques photos dont beaucoup de fleurs.


Le bush au crépuscule
Je reviens voir où en est William. Il vient de se réveiller. Je prends un café avec lui en parlant du programme de la journée. Il doit d’abord aller sur internet pour réserver une voiture à l’arrivée de l’avion à Perth. Nous envisageons d’aller à Uluru voir ce rocher mythique mais il faut prendre un bus à 60 dollars/personne pour faire 15 kms puis payer 25 dollars/personne pour l’accès au parc national. Nous renonçons à contre-coeur. Hier soir malgré nos allusions auprès des touristes qui ont une voiture de loc, nous n’avons pas trouvé d’âme charitable pour nous transporter.

Sturt's desert pea Swainsonia formosa)
Je repars encore une fois marcher malgré la chaleur pour revenir à midi passé. Après le repas, alors que nous faisons la sieste, 2 personnes arrivent dans la chambre et s’installent sur les 2 lits restés libre. C’est un couple de français, retraités qui vont rendre visite à leur fille qui vit en Nouvelle-Calédonie et qui en profitent pour venir visiter un peu le Centre Rouge. Ils nous proposent une place dans leur voiture pour aller à Uluru. Ils veulent en faire le tour à pied (8 à 10 kms) puis attendre le coucher du soleil. Dans un premier temps William ne semble pas très intéressé mais moi j’accepte avec enthousiasme. Finalement William se décide aussi. Venir à Ayers Rock et ne pas aller à Uluru, c’est un peu comme pour quelqu’un qui arrive à Paris pour la première fois et qui ne va pas voir la Tour Eiffel. Nous achetons de l’eau pour la rando et nous partons. Nos 2 accompagnateurs nous proposent même de nous emmener aux monts Olga le lendemain. Malheureusement, nous prenons l’avion pour Perth. Dommage.


Il faut presque 4h00 de marche pour faire le tour d’Uluru
De loin le monolithe parait plat et sans relief. En s’approchant on remarque que la roche est fissurée de partout et que l’eau qui ruisselle sur ses parois lorsque la pluie est forte trace des sillons qui s’approfondissent au fil du temps. Beaucoup d’oiseaux nichent dans les cavités naturelles de la roche. De gros blocs se sont détachés sous l’action du vent et de la pluie. Ce rocher est sacré pour les Aborigènes mais il est quand même possible de monter au sommet lorsque le vent n’est pas trop fort. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. On se croirait à Donzère avec un bon mistral! Des panneaux signalent les endroits les plus sacrés et interdisent les photos mais malheureusement on ne sait pas la raison de ces interdictions. La marche est facile, c’est tout plat mais pas ennuyeux du tout car il y a beaucoup de plantes et d’animaux à voir. Nous avons même la chance de rencontrer un 2eme Thorny Devil, ce lézard épineux et coloré. Dès le tour terminé nous reprenons la voiture en espérant trouver une place pour le coucher du soleil. Les 2 ou 3 immenses parkings sont déjà pris d’assaut à notre arrivée mais notre petite voiture nous permet de se garer près d’un emplacement parfait. Un grillage empêche les gens de s’avancer et c’est en ligne sur 2 ou 3 rangs que chacun trouve sa place. Il faut attendre encore un peu le bon moment mais je commence à déclencher pour voir les meilleurs réglages et cadrages. Dès que le soleil commence à éclairer le rocher, on n’entend plus que les crépitements des appareils photo. Il faut faire vite tout en ayant un oeil sur ses voisins pour ne pas se faire bousculer. Le rocher est maintenant éclairé au 2/3 mais de gros nuages noirs arrivent et masquent le soleil. La photo des cartes postales ne sera pas pour ce soir. Il faudra retoucher avec Photoshop.

Le clou du spectacle
Retour à l’hôtel ou nous allons boire une bière pour remercier Francis et Line de nous avoir transportés puis nous mangeons tous ensemble.
05 10 2010
Il a plu tôt ce matin. Il fera moins chaud dans la journée. Le ciel reste nuageux. Nous prenons l’avion en début d’après-midi pour Perth. Nos tickets pour Uluru sont valables 3 jours. Nous essayons de les revendre pour 10 dollars mais soit les gens en ont déjà acheté, soit ils partent avec une agence soit ils sont sur le départ, soit ils se méfient de cette proposition. Finalement il les donne à 2 touristes qui s’engagent à envoyer 20 dollars par Paypal à William s’ils arrivent à les réutiliser. On verra bien. Arrivés à Perth, nous récupérons la voiture louée depuis 2 jours. Nous décidons de ne pas rester en ville. William téléphone à Phill Mann, un spécialiste des plantes carnivores du Sud Ouest qui va nous guider pendant un ou deux jours. Il habite à Harvey, un village à 150 kms plus au Sud. Il nous attend en début de soirée. Nous prenons la route mais la traversée de Perth est une vraie galère. Il nous faut 2h00 pour quitter la ville à cause d’un train qui a percuté une ou deux personnes. Il est tard lorsque nous arrivons à Harvey. Phill vient nous récupérer à la station service puis nous emmène au restaurant ou nous attendent sa femme, sa soeur et son beau-frère. Nous décidons de dormir à Harvey car il reste encore 50 kms pour arriver à l’hôtel que nous avions réservé et ou il fallait arriver vers 20h00. Il est près d’1h00 du matin.
06 10 2010
Ce matin Phill passe nous prendre vers 8h30 pour nous montrer tous les spots où il sait trouver une dizaine de variétés de droseras que nous n’avons pas encore vu et uniquement dans un rayon de 30 kms. William est impatient. Lorsque Phill arrive c’est pour nous dire qu’il doit faire changer les pneus de son pick up avant de partir. Au bout d’une heure il revient et nous prenons la route. Nous passons la journée à genoux ou à plat ventre dans des terrains aussi variés que des talus, des herbes folles, des dunes d’une blancheur éclatante ou nous trouvons des pygmées magnifiques ou dans les bois. A chaque arrêt, c’est le gros lot. Phill connaît sa région comme sa poche et il nous permet en une journée de photographier des variétés que pour certaines nous n’aurions pas trouvées seuls.

Drosera platystigma
Rapidement les batteries des appareils photos sont déchargées. Le soir William dit avoir fait plus de 800 photos dans la journée. Nous découvrons aussi beaucoup d’orchidées et pas mal de plantes inconnues pour nous dont les fameuses pattes de kangourou, savamment appelées “anigozanthos”. Phill nous propose de manger et de dormir chez lui pour cette nuit car sa femme, Néo-Zélandaise accompagne sa famille qui est venue passer quelques jours en Australie. Nous acceptons volontiers car c’est une économie non négligeable. En compensation nous faisons le plein du pick up. Il nous montre sa serre et son laboratoire amateur mais bien équipé qui lui permet de pratiquer la culture in vitro. Nous apprenons qu’en plus de son travail d’électrotechnicien, il a une autre activité pour arrondir ses fins de mois. Il est chasseur de kangourou la nuit. Il possède un pick up réservé pour cela car il est très rehaussé et la benne est affublée de projecteurs qui permettent d’éclairer les bas côtés des chemins ou il chasse. Pour chasser il faut être 2, un conducteur et le tireur, installé dans la benne. En une nuit, ils peuvent tuer une douzaine d’animaux qu’ils dépècent en rentrant et stockent dans une chambre froide qu’il a aménagée à côté de sa serre. Ils chassent au moins 3 jours par semaine, ce qui leur rapportent 450 dollars chacun. Nous avons d’ailleurs remarqué le jour de notre arrivée à Harvey, que passé 22h00, nous ne croisons que des pick up de chasseurs. Les kangourous sont très nombreux dans la région. Il suffit pour en être convaincus de voir tous les cadavres sur les bas-côtés des routes. Nous avons aussi remarqué que les Australiens les empoisonnent, notamment dans les zones boisées. De grands panneaux jaunes mettent en garde contre le poison. En discutant à ce propos, nous apprenons que les dégâts collatéraux sont nombreux aux abords des habitations et ce sont souvent les animaux domestiques qui en font les frais. Après le repas nous préparons notre semaine dans la région d’Albany. Nous notons scrupuleusement les emplacements que nous signale Phill mais nous nous apercevrons par la suite que c’est pratiquement inexploitable. La logique des Australiens en ce qui concerne les indications routières nous échappe depuis le début du voyage et les explications de Phill ne font pas exception à la règle.
07 10 2010
On quitte Harvey et Phill Mann après un petit déjeuner dans un bar. Notre but est d’arriver à Walpole situé à 450 kms sur la côte Sud. Il y a un spot à céphalotus et nous avons des indications pour le trouver. Nous ne prenons pas la route côtière mais une transversale plus directe qui passe par des forêts de Karris, une variété d’eucalyptus pouvant atteindre plus de 60 m de hauteur. Le trajet est agréable, la circulation est clairsemée. Pour avancer rapidement, nous avons décidé de rouler jusqu’à la pause repas sans regarder s’il y a des carnivores sur les bas-côtés de la route. Le point repas est choisi avec soin et avec l’expérience que nous avons maintenant, nous voyons des droseras avant de descendre de voiture. Il y a aussi des orchidées et de beaux spécimens de stylidiums.

Yellow cowslip orchid (Caladenia flava)
Nous reprenons la route avec un arrêt en chemin pour admirer un karri tree de plus de 50m de haut. Il est possible de monter à son sommet. J’en ai bien envie mais les barreaux de l’échelle hélicoïdale qui entoure l’arbre me font un peu peur. C’est pourtant du fer à béton de grosse section et un grillage à mouton sert de garde-fou. Nous le prenons en photo. Pour la vue depuis le sommet ce sera pour une autre fois. Nous arrivons à l’YHA de Walpole vers 15h00. Nous déposons les produits frais achetés le matin avant de quitter Harvey en prévision de la semaine puis nous partons à la recherche des céphalotus. Le plan de Phill s’avère difficile à comprendre sur le terrain, un peu comme la signalisation routière de ce pays, c’est à dire sans logique apparente. Après avoir cherché jusqu’au coucher du soleil dans le secteur qu’il nous a indiqué, nous rentrons bredouille à l’hôtel. Demain nous irons à Albany en espérant avoir plus de succès qu’ici.
08 10 2010
Ce matin je suis debout très tôt et je pars en direction de la mer, appareil photo en bandoulière. A peine sorti, j’entends le bruit familier des perroquets qui se chamaillent. Pourtant je crois voir des corbeaux mais en m’approchant je me rends compte qu’il s’agit de ces fameux perroquets noir que nous n’avons encore jamais vu et dont tous nous parlent depuis Kangaroo Island. Ils s’envolent à l’approche d’un passant mais se posent sur un autre arbre 200m plus loin. Prudemment je les approche et je peux faire 2 ou 3 photos. Je les ai enfin. Je continue ma promenade en traversant un petit lotissement très fleuri puis j’emprunte un sentier qui longe la mer. Un pélican perché sur un rocher au milieu de l’eau attire mon attention mais il est un peu loin. Je photographie aussi des petits oiseaux noir et jaune pour l’un et tout bleu pour les autres. Je rentre à l’hôtel et réveille William car il est presque 9h00 et il faut libérer la chambre avant 10h00. Nous partons à Albany en faisant un arrêt à Denmark car il y a des céphalotus dans le secteur. Nous nous renseignons au centre d’informations des visiteurs, c’est comme les offices de tourisme chez nous. Nous avons la chance de tomber sur une femme qui sait où il y en a. Nous partons en suivant ses explications et, pour une fois, nous trouvons l’endroit assez facilement. Tout se recoupe avec ce qu’elle nous a dit: la disposition des chemins, le pylône électrique et l’impossibilité de continuer en voiture. Malheureusement, pas le moindre petit céphalotus à stocker sur nos cartes mémoire. Elle nous a pourtant dit en avoir vu moins de 2 semaines auparavant. Nous fouillons au milieu des herbes, partout ou nous pensons qu’ils peuvent pousser mais rien à part des serpents que nous mettons en fuite. Nous sommes très déçus. William s’est foulé un poignet en tombant dans un trou, rien de bien grave et il s’est fait attaquer par des fourmis de plus d’un cm de long en posant la main dans une fourmilière pour se relever. En continuant un chemin nous arrivons devant une maison isolée et voyons un type en train d’arroser son jardin. Il nous invite à rentrer dans sa propriété car il pense qu’il peut y en avoir. Il nous fait faire le tour, un bâton à la main pour chasser les serpents et ne pas les surprendre au dernier moment. Nous ne trouvons rien. Il nous offre à boire et nous explique qu’il connaît un coin très humide ou poussent des plantes carnivores mais il faut un 4x4 pour s’y rendre. Il se propose de nous conduire là-bas et nous montons dans son HDJ 80. Nous voilà partis dans le bush sur des pistes hyper étroites. Je lui explique que nous avons 2 4x4 Toyota à la maison, alors il veut m’en mettre plein la vue et roule comme un fou malgré les trous et les ornières. Ca frotte de tous les cotés mais il s en fout. Au bout d 1/2h il s arrête devant un énorme bourbier et des traces de roues profondes de 50cms.

On est un peu perdus
Il nous propose de regarder dans le coin mais nous ne trouvons que des droseras et une très jolie utriculaire en fleurs. Nous ne sommes pas venus pour rien. Il propose de repartir plus loin. Il enclenche ses moyeux puis les blocages de différentiels Av et Ar et nous voilà partis sur une piste digne du Camel Trophy. Je suis aux anges. Il est même nécessaire de dégager un tronc d’ arbre qui gène le passage mais on continue et le type attaque de plus en plus. Finalement je m’ aperçois qu’il est perdu car il regarde sa montre et la position du soleil a un carrefour sans savoir ou aller. Finalement 1h 1/2 après on se retrouve devant chez lui. En fait il connaissait très mal la région car il habite ici depuis un mois seulement. Nous n’ avons toujours pas vu un céphalotus mais j’ai passé un après-midi super sympa. De retour au croisement de chemins, nous récupérons la voiture et prenons la direction d’Albany. Nous trouvons une auberge de jeunesse mentionnée sur le Lonely Planet. La propriétaire nous accueille chaleureusement et nous dit que sa soeur est ranger dans le parc national et qu’elle doit savoir ou trouver des céphalotus. Elle lui laisse un message. Nous on croise les doigts en espérant qu’elle ne mette pas 3 jours à répondre.
09 10 2010
La ranger a appelé et nous savons enfin ou trouver des céphalotus. Nous partons en direction de Two peoples bay sur ses indications. Après 30 kms de route, nous trouvons l’endroit non sans avoir galéré un peu. Nous voyons 3 goannas traverser la route. Nous réussissons à faire quelques photos du dernier. Nous partons à pied sur un petit chemin sableux qui conduit semble t’il à un petit lac au pied de quelques grandes dunes de sable blanc. 100 m plus loin nous trouvons des droseras qui bordent le chemin. Nous dénombrons 6 espèces différentes dont certaines que nous n’avons jamais vu comme le drosera sulfurea à fleurs jaunes. Il y a également des orchidées, des stylidiums, quelques banksia coccinea avec leurs fleurs rondes, des cats paw et d’autres plantes diverses et variées. Malgré 3h00 de recherche sous un soleil de plomb, pas le moindre petit céphalotus.

Banksia coccinea

Fleurs de stylidium
Retour à l’hôtel pour manger puis nous prenons la direction de Mount Barker. Phill nous a indiqué un spot ou il devrait se trouver 12 ou 13 variétés de droseras et 4 orchidées. Hélas nous arrivons un peu tard dans la saison et les quelques droseras que nous trouvons sont en fin de vie. Heureusement les orchidées sont bien présentes et encore en fleurs. Nous observons aussi un gros lézard appelé blue tongue à cause de la couleur de sa langue. Je le croyais mort et en le retournant avec un bâton, je m’aperçois qu’il est bien vivant et que c’était un camouflage. Sur la route du retour, William est attiré par des perroquets noirs en grand nombre dans un pré. Je stoppe pour 1/2h de photos. Peu de réussite sur cette série d’ailleurs. Arrivés à Albany nous partons à Frenchman Bay pour le coucher de soleil et essayer par la même occasion de trouver une utriculaire qui pousse dans le secteur. Nous n’aurons ni l’un ni les autres car nous arrivons trop tard. Nous reviendrons. De retour à Albany, nous demandons à Joanna, la propriétaire de voir avec sa sœur si elle peut nous accompagner car nous n’avons rien trouvé. Elle l’appelle et nous rejoindra sur la route de Two peoples bay demain matin. En sortant de la douche je m’aperçois que j’ai un tique dans le dos et un autre derrière chaque jambe. Lorsque j’en parle à William qui part à la douche, il regarde et s’aperçoit que lui aussi en a 3. Ce n’est pas étonnant car nous passons nos journées dans l’herbe, souvent assis, à genoux ou à plat ventre.
10 10 2010
Petit tour au bord de mer pour les oiseaux tôt ce matin. Je réussis à en photographier plusieurs dont un ‘ mangeur de miel ‘ (Phylidonyris novaehollandiae) aux belles couleurs jaune et noir à peu près de la taille d’une mésange.

Phylidonyris novaehollandiae (New Holland Honeyeater)
Nous retrouvons la ranger à l’endroit convenu. Elle nous explique qu’il faut aller un peu plus loin puis rentrer dans le bush. Il y a des herbes hautes et très serrées. La marche n’est pas aisée et voir des céphalotus ici me paraît difficile. La ranger nous met en garde contre les serpents nombreux dans ce secteur. Ce n’est pas très rassurant mais on veut les trouver ces céphalotus, alors on continue en se griffant et sans rien trouver. Au bout d’une grosse 1/2h elle décide de revenir à la voiture et traverser la route pour chercher de l’autre côté. Malheureusement nous nous trouvons face à une mare fangeuse assez large et que nous devons traverser. Ce n’est pas un problème de se mouiller car nous évoluons déjà dans un marécage et il s’est mis à pleuvoir mais là c’est de l’eau noire et de la boue au dessus des genoux. L’odeur qui se dégage de cette zone est assez repoussante. Nous ne nous attardons pas. De l’autre côté de la route nous avisons un type au milieu des hautes herbes avec une espèce de filet à papillons. Nous allons le questionner au sujet d’éventuels céphalotus qu’il aurait pu voir. Lui, son truc c‘est l’identification des insectes. Fièrement il nous montre un petit flacon qui contient 3 fourmis très rares paraît il. Il pense avoir vu des céphalotus non loin de l’endroit ou nous sommes. On se met à chercher et effectivement nous en trouvons 3, pas un de plus. Ils sont de petites tailles et pas colorés du tout. On ne fait pas la fine bouche. Il y a tellement de boue que nous ne pouvons même pas nous agenouiller pour les prendre en photo. Le résultat va être décevant. On reprend nos recherches, pleins d’espoir, mais sans succès. La ranger doit repartir mais nous donne encore quelques indications pour en trouver d’autres dans le secteur. Elle nous dit que nous trouverons aussi beaucoup d’orchidées. Nous y allons et trouvons effectivement des orchidées et aussi des stylidiums. Nous surprenons 3 gros serpents noirs en 10 mn. Le premier a flanqué une belle frousse à William car il lui a presque marché dessus. Nous redoublons de prudence. Il y a un lac dans les environs mais nous ne parvenons pas à le localiser malgré les kms de petits sentiers que nous parcourons. Retour à la voiture pour se rendre au 2eme spot réputé pour les nombreuses variétés d’orchidées. Il pleut de plus en plus et il fait froid. Nous photographions quand même 2 très belles orchidées que nous ne connaissions pas ainsi que quelques droseras dont Sulfurea à fleur jaune. En revenant à Albany, il est déjà tard. Nous mangeons rapidement, lavons nos vêtements couverts de boue et séchons les chaussures qu’il faudra rechausser le lendemain. Il pleut de plus en plus fort. Cette pluie ne s’arrêtera que le lendemain matin.
11 10 2010
Nous avons rendez-vous au bureau de l’environnement à Albany à 9h30 pour obtenir le plus d’informations possible pour trouver des céphalotus. Nous sommes à l’heure. La femme de l’accueil appelle son supérieur qui donne quelques informations très vagues en laissant entendre qu’il ne connaît pas. Nous insistons pour parler à un spécialiste des plantes de la région. En fin de compte nous changeons de bâtiment pour aller dans un laboratoire d’étude. La chef de ce service nous reçoit. Elle a au moins 70 ans, a sous ses ordres 3 autres mamies et une jeune. Elles s’occupent de classer, compléter et remettre en état un herbier. Elle nous écoute et nous dit sans ambiguïté qu’elle ne nous donnera pas d’indication car elle pense que nous allons voler des plantes dans la nature. Alors William lui explique son projet d’écrire un livre et, en bon communicant, met en avant l’intérêt de parler de la région d’Albany. Elle finit par accepter de nous aider mais, très méfiante, elle demande à l’accueil de nous faire remplir un imprimé très compliqué car nous faisons des photos dans les parcs nationaux et que c’est interdit. Elle nous reproche aussi de transporter des graines d’un parc à l’autre avec nos chaussures. C’est vraiment du grand n’importe quoi quand on voit les Australiens rouler comme des malades dans les mêmes parcs avec leurs 4x4. Finalement je ne suis pas concerné pas les formalités et papiers à remplir mais William refuse de le faire. Il s’en suit un interrogatoire en règle qui dure au moins 1/2h. Lorsque nous lui disons en avoir trouvé 3 exemplaires grâce à un ranger du parc de Two peoples bay, elle veut savoir le nom de ce ranger mais n’insiste pas lorsqu’on répond qu’on ne sait pas. Elle essaie de remplir le formulaire à la place de William qui donne une fausse identité et un faux numéro de téléphone. Nous repartons et allons explorer le lieu qu’elle nous a indiqué. Nous passons 4h00 à sillonner le bush au milieu de nombreux callistemons sauvages mais on ne trouve que des droseras et de très belles utriculaires. (Utricularia volubilis). De retour à Albany, arrêt au Hungry Jack pour manger un peu puis départ au Stirling Range National Park pour une rando qui doit durer 4h00. Après plusieurs arrêts en chemin pour explorer les talus et les environs, nous arrivons enfin à 16h15 pour commencer la randonnée. Le début est facile mais très vite la pente se fait plus raide. Au bout d’une heure sur un chemin bordé de nombreuses plantes dont quelques droseras, William s’arrête et commence à redescendre après avoir soufflé un peu. Pour ma part je continue encore tout en sachant que je n’aurai pas le temps de monter au sommet avant la nuit. Je me régale car il y a longtemps que je n’ai pas randonné avec du dénivelé. Je crois que c’est en Tasmanie que nous avons fait la dernière vraie randonnée. Malheureusement, je dois m’arrêter et redescendre pour ne pas finir de nuit. Je suis un peu déçu.

Stirling range – Bluff Knoll
De retour en ville, nous prolongeons notre séjour à l’hôtel YHA afin d’explorer le cap Howe qui abrite, parait il, des céphalotus. Nous ne négligeons aucune information pour en trouver. Je pense qu’il sera aussi possible de faire de belles photos de bord de mer. Ensuite nous reprendrons la route pour Harvey pour se rapprocher de Perth d’ou nous repartons bientôt.
12 10 2010
En cours de route nous faisons une escale à Denmark parce qu’il me faut boire un café. Ce matin je n’en ai pas bu et ça me manque. Finalement nous visitons un peu le village et passons beaucoup de temps dans une librairie où j’achète un petit fascicule sur les plantes du Sud Ouest. Ensuite nous mangeons dans un petit fastfood un peu mieux que les MacDo. Je m’arrête plusieurs fois en route pour me détendre afin de ne pas m’endormir et rester vigilant au volant. Lors d’un arrêt dans une forêt de karris, je repense à l’arbre qu’il est possible d’escalader. Il ne doit pas être loin, alors je décide que ce sera ma prochaine escale et que je monterai à son sommet. Cet arbre, appelé le Diamond Tree a été coupé à 52 m et, en 1939, une plateforme a été construite à cette hauteur pour la surveillance des départs de feu en forêt. C’est la plus ancienne encore en service à ce jour. Pour monter, des fers à béton sont fixés au tronc et forment un escalier en colimaçon dont les marches sont espacées d’environ 35 cms. C’est un peu dangereux pour des personnes de petite taille. Pour me motiver, je me dis que monter ne doit pas être plus impressionnant que monter sur le dôme du réacteur de la centrale de Tricastin, chose que j’ai réalisée de nombreuses fois. La hauteur est pratiquement la même. Je commence l’ascension qui me parait facile à condition de prendre son temps pour poser les pieds sur les barreaux. Lorsque j’arrive à 10m de hauteur, je réalise qu’en fait, seul un grillage à moutons sert de garde fou. C’est un peu léger.
Arrivé au sommet, je jouis d’une vue à 360° sur la forêt et la plaine qui va jusqu’à l’océan. Je reste là pendant un bon quart d’heure en faisant des photos dans toutes les directions. Puis je commence à redescendre. C’est plus impressionnant que de monter car il faut sans cesse regarder vers le bas pour être sûr de poser le pied correctement sur l’échelon. Nous repartons pour Harvey ou nous arrivons vers 17h30 chez Phill Mann qui nous attend. Il décide de prendre sa journée en congé le lendemain et de repartir à Albany. Il tient à ce que nous voyons les céphalotus. Il est aussi intéressé pour photographier l’utriculaire volubilis qu’il n’a apparemment jamais vu. Il faudra se lever tôt car c’est plus de 1100 kms qui nous attendant dans la journée. Lui ne dormira pas beaucoup car cette nuit il part à la chasse aux kangourous. Il nous propose de l’accompagner mais nous refusons poliment d’une part parce que nous sommes crevés par la longue journée que nous venons de passer et d’autre part parce que ni moi ni William ne sommes des adeptes de la gâchette.
13 10 2010
Debouts à 6h30, petit déjeuner au buffet de l’hôtel. Il n’y a pas grand chose mais je réussis à manger suffisamment pour tenir toute la journée. Nous déchargeons nos bagages chez Phill. Il prend le volant pour gagner du temps en prenant des raccourcis sur des petites routes qu’il connaît bien. Il s’arrête souvent en disant à l’avance quelle plante nous allons trouver. Au cours de l’un de ces arrêts pour photographier des plantes sur le bas-côté, nous trouvons un 4x4 qui a fait des tonneaux et finit sa route contre un arbre. Nous regardons qu’il est bien vide car cet accident est récent. C’est probablement en voulant éviter un kangourou qu’a eu lieu l’accident. Il faut vraiment être prudent. Arrivés sur Denmark road, il s’arrête à un endroit précis et nous dit qu’il y a des céphalotus ici. On s’éloigne de la route d’une cinquantaine de mètres et effectivement, il ne s’est pas trompé. Il y en a même beaucoup. Et dire qu’il n’est pas passé ici depuis plus de 4 ans ! Ils sont gros mais peu colorés, sans doute parce que les hautes herbes empêchent le soleil de les atteindre. Nous faisons la série de photos qu’on attendait depuis 2 semaines.



Les cephalotus
Nous reprenons la route et maintenant c’est à notre tour de lui montrer des plantes qu’il n’a pas encore vu. Avant d’arriver sur notre spot, il s’arrête dans un virage pour nous permettre de photographier un drosera que nous ne connaissons pas encore. La plante est bien présente mais malheureusement pas encore en fleur. Arrivés sur notre point à Frenchman’s bay, nous retrouvons les utriculaires volubilis et une autre toute petite qu’il identifie comme étant Utricularia simplex sans être sûr de lui. Nous lui montrons 2 autres variétés qu’il connaît bien mais ne les avait encore jamais prises en photo. Ce coin lui plaît et il espère y revenir rapidement. Il commence à être tard mais il veut nous prouver qu’à Two people’s bay il y a mieux que les petits céphalotus que nous avons trouvé avec la ranger. Effectivement, à 500m de là il s’arrête, descend de la voiture, fait 50m dans le bush et nous montre des exemplaires de grande taille et de plus très colorés. Il a quand même une bonne mémoire des lieux quand on sait qu’il ne vient pas souvent par ici. Ce qu’il nous explique aussi c’est que 50m avant ou après, il n’y en a pas. Ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme le spécialiste des plantes carnivores dans son pays. Il a d’ailleurs participé à de nombreuses publications et découvertes de plantes mais il préfère la discrétion et généralement les livres ou revues auxquels il a participé ne mentionnent son nom qu’en petit en fin d’ouvrage. Nous prenons la route du retour car Harvey est au moins à 4h00 d’ici. Il fait quand même un petit détour pour nous montrer une Drosera pygmée que nous n’avons pas encore vu. Il a passé une grande partie de la nuit dernière à chasser les kangourous (il en a tué 12), s’est couché à 2h00 du matin au mieux et pourtant il conduit sans fatigue apparente depuis 7h30 ce matin. A l’arrière William s’est endormi. Je regarde la route et les bas-côtés au cas ou des kangourous traversent devant nous car nous roulons à plus de 130 kms/h. L’épave du Toyota couché sur le côté et complètement détruit montre combien il est facile de mourir sur cette route. Les Roads trains sont un autre danger de ce tronçon. Ils roulent très vite avec souvent 3 remorques et ne peuvent ni s’arrêter en urgence, ni même dévier leur trajectoire. Ils roulent de préférence de nuit car la voie est moins encombrée qu’en journée. Lancés à 100 kms/h, de grosses rampes d’éclairage signalent leur arrivée en face de nous. Bien que la route soit assez large, il est prudent de se mettre au ras du talus et de ralentir un peu au moment du croisement. Le vent a soufflé fort toute la journée et à un moment une grosse branche cassée est couchée sur notre voie de circulation. Phill part à droite pour l’éviter mais malheureusement 2 kangourous sortent en courant de la forêt et traversent devant la voiture que Phill a juste eu le temps de rediriger sur la gauche d’un violent coup de volant après un freinage brutal. La voiture est déséquilibrée, part à droite puis à gauche en se dandinant puis reprend sa trajectoire. C’est passé mais il s’en est fallu de peu.

Il a eu moins de chance que nous !
Arrivés à Harvey, après avoir déposé Phill chez lui, nous filons au motel pour avoir une chambre. Hélas, il est minuit passé et tout est fermé. Nous allons voir le 2eme hôtel mais là aussi on fait chou blanc. Nous revenons donc chez Phill qui nous propose les canapés de son salon. Le sac de couchage que j’avais pris soin d’emporter aura servi au moins une fois.
14 10 2010
J’ai plutôt bien dormi sur le canapé malgré les ronflements de du beau-frère de Phill dans la chambre voisine. Nous prenons un petit déjeuner en leur compagnie, faisons une ou deux photos de groupe puis partons pour Perth non sans faire un dernier détour sur les conseils de Phill. Nous mettons ainsi un nouveau drosera pygmée à notre tableau de chasse. Arrivés peu après midi sur Perth, nous décidons de trouver un hôtel à proximité de l’aéroport pour éviter d’avoir à traverser la ville le lendemain matin. Nous passons le temps libre qu’il nous reste dans une zone commerciale pour faire quelques achats de dernière minute, trouvons un restaurant sympa dont la décoration et la musique country changent de nos habituels MacDo et autres Hungry Jack puis rentrons à l’hôtel pour boucler les sacs. Le lendemain matin c’est le départ définitif de ce pays qui me faisait rêver depuis des années et que je connais un peu maintenant. J’espère y revenir un jour car ce vaste pays offre une diversité de régions, de climats et de paysages qu’un séjour d’1 mois et1/2 n’aura pas suffit à nous faire découvrir.
Voyage Nature en Australie, Septembre – Octobre 2010
03/09/2010
7h30 : La famille Teocchi est à l'heure, d��part pour Lyon, trajet rapide vers Londres ou il faut attendre jusqu'à 22h30 pour embarquer à destination de Singapour. Nous sommes arrivés à Heathrow à 13h15. L’attente à Londres était de 2H00 mais un mail reçu la veille nous a informé du changement de vol. Pour manger il y a l'embarras du choix mais rien de terrible. Nous nous contentons de sandwiches salade-tomate-mayonnaise et bacon. Ensuite une petite sieste d'1/2h sur les bancs du terminal 3 avant de faire un tour des boutiques pour se dégourdir les jambes. William ne peut pas raccorder son Pc à cause du standard de prise incompatible (vive l'Europe).
04/09/2010
Nous sommes dans l'avion pour Singapour. Le vol se déroule sans histoire. A l'arrivée, nous cherchons un peu le bureau qui doit nous délivrer le boarding pass puis notre porte d'embarquement pour Darwin en se faisant aider par des militaires qui surveillent l'aéroport. Nous espérions envoyer quelques nouvelles en France grâce aux ordinateurs mis gratuitement à la disposition des voyageurs. Malheureusement, ici internet est bridé (comme les gens du coin d'ailleurs) et il nous est impossible d'accéder à nos messageries. Avant d'embarquer nous allons manger dans un Burger King car dans l'avion pour Darwin le repas n'est pas prévu.
05/09/2010
La compagnie à bas coût Jetstar qui nous conduit à Darwin nous propose un plateau repas 2h00 après avoir mangé à Singapour. Ce n’est pas grave, nous le prenons quand même. Malgré les lumières restées éclairées, je m'endors, une couverture sur la tête, pendant 3h00 jusqu'à Darwin. L'atterrissage a été assez sportif, à croire que le pilote était pressé mais finalement nous nous posons sans encombre.

Lever de soleil sur la côte Nord de l’Australie
William qui a peu dormi dans l'avion se rattrape à Darwin pendant les 2h00 d'attente. Je me dégourdis les jambes dans le hall en visitant les rares boutiques sans intérêt d'ailleurs puis je m'endors encore pour un petit moment. Nous reprenons un avion pour Cairns après avoir jeter les bouteilles d'eau que nous venions d'acheter. Les gens qui ont pris des bouteilles de whisky ont pu les emporter avec eux en cabine. Va comprendre. Arrivée à Cairns : Passées les formalités, assez rapides d'ailleurs, nous nous retrouvons dehors. William appelle l'auberge de jeunesse pour qu'ils viennent nous chercher comme prévu. Une navette qui dessert les hôtels est présente et nous dépose en 10 mn. L'auberge de jeunesse, sur Sheridan street est bien placée. Nous avons une chambre prévue pour 6 places mais nous sommes seuls pour l'instant et nous le resterons jusqu’à la fin du séjour. Elle fait 35m2 avec un frigo et des ventilateurs. La climatisation ne fonctionne pas mais vu qu’elle ne nous coute que 80 euros par personne pour 6 nuits avec petit déjeuner et un plat chaud le soir, nous n’allons pas faire les difficiles. C'est le Pérou. Nous allons changer de l'argent et faire quelques courses. A première vue c'est assez cher, surtout l'eau en bouteille. Nous nous apercevons que les jus de fruit sont moins chers que l'eau. De retour à l'hôtel, j'essaie de bidouiller les prises de courant que j'ai emmené pour l'adaption au standard australien mais tout est soudé à l'intérieur. Le bloc n'est même pas démontable. Je l'ouvre au couteau et je fais une bidouille qui provoque un court circuit dans la chambre. Nous n'avons plus de courant. Ce n'est que le soir que je découvre le tableau électrique pour réenclencher le disjoncteur correctement. Après le repas nous partons à pied visiter le jardin botanique de la ville. A part quelques népenthes nous ne trouvons pas de plantes carnivores ni le fameux stinging tree. C'est un arbre mais aussi une ortie qui peut mesurer jusqu'à 30m de haut. Son effet urticant envoie à l'hôpital tous ceux qui la touchent. Je fais mes premières photos, environ une centaine.
06/09/2010
Ce matin nous louons une voiture et partons immédiatement pour le mont Bartle Frere pour une rando qui devrait nous emmener au sommet à 1662 m d'altitude. Le dénivelé n'est que de 800m. Nous ne devrons pas avoir de problème pour y arriver. Arrivés sur les lieux vers midi , nous partons vers la chute d'eau (Josephine Falls) avant d'entreprendre la randonnée. Le temps est à la pluie mais ça ne nous gêne pas. Après cette petite ballade nous nous engageons sur le sentier qui mène au sommet du Mont Bartle Frere et là, surprise : un panneau nous indique qu'il faut 2 jours et que la rando est très difficile à l'approche du sommet.


Forêt humide près du mont Bartle Frere
Nous allons voir un garde forestier qui confirme ce que nous avons lu. Nous l'interrogeons sur les plantes carnivores pour savoir s'il est facile d'en trouver dans le coin. Il ne connait pas ces plantes et téléphone à un spécialiste de la flore de la région qui nous dit qu'il n'y en a pas.
J'en profite pour le questionner au sujet des orties géantes. Il nous envoie vers 2 de ses collègues en train de travailler plus loin sur un sentier. Ils nous emmènent à 100m de leur lieu de travail et nous en montre un exemplaire, guère plus gros que nos orties chez nous. (Les feuilles sont quand même beaucoup plus grosses). Je demande s'il y en a des gros et si on peut les voir mais il répond que pour cela il faut marcher en forêt mais hors sentier et qu'il ne peut pas quitter son travail pour nous guider. Il précise qu'ils ne font pas encore 30m de haut mais que ce sont déjà des arbres. Il rajoute que même les tout petits sont très urticants et dangereux. Nous repartons un peu déçus mais lors d'un arrêt sur le bord de la route, William, qui voulait photographier un papillon m'appelle en me disant qu'il marche sur un tapis de sensitives. J'y vais avec l'objectif macro. Il y en a partout et beaucoup sont en fleurs. Plus tard nous verrons que ça pousse comme du chiendent. Nous reprenons la route vers un autre lieu qui semble intéressant mais avant d'y arriver nous repérons un chemin qui semble carrossable et qui mène sur un mont du parc Wooroonoogoran. Nous nous engageons malgré la pluie en pensant faire 5 à 6 kms mais nous roulons au moins 40 à 50 kms sur un chemin juste assez large pour la voiture. En fait nous traversons une forêt primaire. Des fougères arborescentes se dressent tous les 10m et des multitudes de taros poussent au bord du chemin. Ce sentier devient presque impraticable à notre petite Hyundai Getz qui frotte sous la caisse à de multiples reprises. Il y a beaucoup d'ornières et de trous. Notre vitesse très lente diminue encore. Il est presque nuit lorsque nous retrouvons le goudron. Les oiseaux font tourner William en bourrique car il veut absolument en photographier mais ils se sauvent dans les bois dès qu'il descend de voiture. Après la tombée de la nuit, un bruit anormal apparaît. Nous écoutons le moteur sans savoir d'ou cela provient. Il faut descendre de voiture et stopper le moteur pour se rendre compte que ce sont les insectes nocturnes qui font ce raffut. Nous arrivons à l'hôtel vers 19h30 pour prendre une douche et faire un repas avec les fruits, (bananes, papayes et fruits de la passion) que nous avons acheté au bord de la route à un immigré d'origine italienne. Ici on se sert et on paie en plaçant l'argent dans la boîte aux lettres. Ne sachant pas si nous avions suffisamment payé, nous frappons à la porte. Il nous donne pleins de renseignements et nous repartons avec quelques fruits supplémentaires.
07/09/2010
Hier nous étions au Sud Ouest de Cairns. Aujourd'hui nous partons plein Nord vers Cape Tribulation qui doit son nom au naufrage du navire de l'explorateur James Cook. Après avoir roulé une centaine de kms, nous arrivons à destination et trouvons un accès à un chemin de randonnée en pleine forêt humide. Nous suivons une passerelle en bois qui s'enfonce en toute sécurité sur 500 à 600 m dans la forêt. Des panneaux indiquent un sentier en forêt mais nous ne trouvons pas l'accès. Finalement, un guide qui passait sur le chemin avec ses 15 clients nous montre le chemin et dit que nous ne reviendrons pas avant 2 jours, ce qui déclenche l'hilarité de sa troupe. Ce circuit fait 3kms et il est balisé tous les 10 m par des petits rubans en plastique rouge accrochés aux branches. La végétation est différente de la veille Il y a beaucoup moins de fougères arborescentes et la forêt est un peu plus clairsemée. Ce qui domine ici ce sont des grands arbres du genre figuier avec les troncs enlacés par des lianes de la taille de nos bras.

Portrait du casoar à casque

Je suis repéré
Je suis un peu déçu jusqu'à ce que William m'appelle pour me montrer un casoar et 2 petits à 10m de nous qui nous observent. Ils ne s'enfuient pas et après quelques minutes d'observation réciproque, les petits, curieux, se rapprochent de nous. Nous faisons quelques photos mais il est difficile d'avoir de belles prises de vue car il y a peu de lumière et l'oiseau bouge sans arrêt de façon à mettre un arbre ou une branche entre nous et lui. Après avoir assuré quelques clichés, je décide de sortir l'artillerie lourde et je mets le gros flash sur le boitier. Je me rapproche insensiblement. Je suis maintenant à 4m et je peux faire quelques images sympas. Je reste méfiant car j'ai lu que le mâle (c'est lui qui s'occupe des petits) est agressif lorsqu’il surveille sa progéniture. Contrairement à ce que je croyais ce n’est pas avec son casque en corne qu’il attaque ou se défend mais avec un ergot coupant comme un lame de rasoir. Quelques cas de personnes tuées par cet animal ont été enregistrés par le passé. Je me place près d'un arbre derrière lequel je pourrai me protéger en cas d'attaque. William fait de même. Une seule fois, il vient dans ma direction pour m'intimider. Je recule de 2m et il me laisse tranquille. Au bout d'une demi heure il s'en va avec sa progéniture.
On continue la rando en espérant en voir d'autres mais sans succès. Étant donné la rareté de cet oiseau dans son milieu naturel (il en reste moins de 1000) nous nous estimons satisfaits. Les Australiens à qui nous parlons de cette rencontre sont surpris car eux même n'en n'ont jamais vu. Le terrain est très accidenté et les 3kms nous semblent longs, d'autant qu'il n'y a pas grand chose à voir. Notre seul souci est de faire attention où nous mettons les pieds. De retour à la voiture il est l'heure de manger. Le repas se compose d'une demi papaye chacun car c'est tout ce que nous avons. Nous repartons jusqu'à Cape Tribulation qui ne présente pas d'intérêt. Nous n'irons guère plus loin car la route se transforme en piste pour 4x4 et ce n'est pas la spécialité de la petite Hyundai. Nous repartons vers Daintree village. La traversée de la rivière se fait par un bac assez archaïque. Nous espérons voir des crocodiles d'eau douce car cette rivière en est infestée. Mais nos recherches restent vaines. En repartant nous verrons sur une plage des panneaux mettant en garde contre les crocodiles marins nombreux eux aussi dans le coin. Retour à l'hôtel pour se doucher car nous sommes couverts d'une terre rouge sur nos jambes qui part difficilement puis repas, internet et coucher. Dans la région, au Sud Ouest de Cairns nous traversons d'immenses plantations de cannes à sucre et des bananeraies. Au Nord de Cairns il y en a aussi mais ce sont surtout les fermes d'élevage de bovins qui dominent notamment dans la région de la Daintree River. On se croirait au Brésil car ici les paysages ressemblent à ce que l'on trouve au Parana et la race de bovins est la même. La différence entre les 2 pays vient du fait qu'ici les champs de canne à sucre ne sont pas travaillés à la main. Ici tout est mécanisé. Les plantations sont bordées d'une voie de chemin de fer à rails très étroits et la canne ainsi que les déchets déjà broyés sont chargés directement sur des wagons grillagés.
08/09/2010
Ce matin nous allons nous renseigner pour survoler la grande barrière de corail. Nous avons vu une publicité promotionnelle pour 69 dollars par personne mais il faut remplir l'avion, c'est à dire être 3 passagers. Nous avons placardé des affiches un peu partout à l'auberge de jeunesse mais personne n'est intéressé. La femme qui nous reçoit au siège de la compagnie qui propose l'excursion n'est pas au courant de la promo. On lui montre le dépliant publicitaire (en masquant un peu qu'il faut être 3 pour le tarif indiqué). Elle accepte sans sourciller. Le vol est prévu pour 15h00 et doit durer 1/2h. J'espère que ce n'est pas un attrape touriste et surtout que nous pourrons faire des photos. En tout cas le ciel est beau avec soleil et nuages alternés. En attendant, nous garons la voiture près de l'esplanade et nous nous baladons le long de la plage. J'avais lu que nous verrions des pélicans. C'est raté, il n'y en a pas mais nous photographions des oiseaux qui ressemblent à des perruches et des petits perroquets. Il y a aussi des hérons, aigrettes et spatules qui fouillent la vase au bord de la plage. En repartant nous nous arrêtons à un supermarché beaucoup moins cher que la petite supérette à côté de l'hôtel. Nous allons manger dans un Hungry Jack, le Mac Do local puis revenons à l'hôtel en attendant 15h00. A l'heure dite nous sommes à l'aérodrome ou nous faisons connaissance avec le pilote, un jeune de l'âge de William. Après un petit briefing, nous approchons du coucou pour embarquer. Le pilote nous invite à monter et William me propose gentiment de monter à l'arrière car il y a une vitre qui s'enlève pour pouvoir faire des photos dans de bonnes conditions. Les couleurs de l'eau et du ciel se fondent et sont tout simplement extraordinaires. Il est vraiment nécessaire de prendre de la hauteur pour apprécier pleinement cet endroit de rêve. Je mitraille sans trêve et réalise une bonne centaine de photos d'autant plus que le pilote fait durer le vol plus que prévu et nous fait survoler un peu les environs de Cairns.

Survol de Green Island
Nous revenons sur la terre ferme, vivants et enchantés de ce survol. Nous quittons Cairns pour aller visiter une pépinière à orchidées que nous avions repéré il y a 2 jours en revenant du Mont Bartle Frere. Les floraisons n'étaient pas très nombreuses mais suffisantes pour nous satisfaire. J'ai questionné le maître des lieux au sujet d'une vanda aux feuilles vertes et jaune mais pas en fleurs. C'est une plante rare à ce qu'il me dit. Je repère aussi un phalaenopsis qui possède cette particularité et qui est rare aussi. Il provient de Taiwan ou Thaïlande, je ne sais plus très bien. C'est un hybride. En extérieur il y a des tillandsias en fleurs qui poussent sur des troncs de fougères arborescentes. J'explique au propriétaire que nous avons beaucoup d'orchidées, de tillandsias et de plantes carnivores à la maison. William lui demande s'il accepterait de nous vendre une bouture de tillandsia à fleurs rouge pour Isabelle. Il en coupe 4 ou 5 morceaux et me les donne gentiment en refusant qu'on lui paie. J'espère pouvoir les ramener à Donzère sans les perdre à l'arrivée à Lyon comme cela était arrivé en revenant du Brésil en 2003. En fait ce qui m'inquiète le plus c'est que nous sommes au début du voyage, qu'il nous reste encore 5 semaines en Australie et que nous allons changer de climat toutes les semaines. Il ne faut pas oublier non plus que nous allons prendre l'avion une dizaine de fois avant de rentrer et que le transport de plantes ou de nourriture d'une région à l'autre est strictement interdit et contrôlé. En fin de compte les tillandsias auront passé toutes ces épreuves sans voir souvent la lumière du jour puisque je les avais caché dans la poche kangourou (normal on est en Australie quand même) de ma veste de pluie, elle même enroulée au fond de mon sac à dos. Je les ai simplement sorti une fois à Hobart ou je les ai trouvé en fleurs puis une autre fois à Albany pour voir ce qu'ils devenaient. Ils sont maintenant sauvé et installés dans la serre tropicale avec leurs congénères et plein d'autres plantes. Le propriétaire de la serre aux orchidées a pris notre adresse mail et viendra nous rendre visite s'il décide de venir en France. Il nous a donné l'adresse d'un producteur de plantes carnivores installé à 40 kms. Nous ne réussissons pas à trouver des touristes qui accepteraient de nous y emmener.
9/09/2010
Je me suis levé à 7h30 ce matin, plus tard que d'habitude mais il faut dire qu'hier soir il y avait beaucoup de bruit avec la musique à fond jusqu'à tard dans la nuit. William dort encore. Je vais prendre le petit déjeuner mais déception, il n'y a plus de poudre à café. Je mange des céréales sans rien boire, c'est un peu dur à avaler et je vais en ville pour boire un café qui me coute 3 dollars. C'est hors de prix. J'en profite pour retirer de l'argent à un distributeur et je reviens tranquillement à l'auberge de jeunesse. En passant devant un hôtel, je tombe sur le propriétaire d'un Hj61 comme le mien. Je vais parler un peu avec lui en lui disant que j'ai pris son Toy en photo la veille. Il me montre son porte roue assez simple à faire et son aménagement intérieur qu'il vient de vider pour le nettoyer. Il a des coffres et des tiroirs et un couchage au dessus et se sert de ce véhicule pour aller camper et à la pêche. Le moteur est un diesel équipé au gaz qui est beaucoup moins cher que le gasoil, lui même plus cher que l'essence en Australie. De retour à l'hôtel, je fais un peu de tri dans les photos mais ce n'est pas facile car je ne peux pas les visionner autrement que sur l'écran arrière du boitier. Je n'ai pas réussi à installer DPP sur l'ordi de William pour les décharger et les voir en grand. J'en supprime une dizaine sur 420 photos réalisées. Les batteries que j'ai acheté avant de partir sont de bonne qualité car j'ai fait plus de 400 prises de vues ici et quelques unes à la maison avant de partir. J'ai aussi pas mal utilisé le flash du boitier. En attendant que William se réveille, je nettoie un peu la voiture. A 10h00 il émerge enfin. Il a appris hier soir qu'une allemande qui rentrait de nuit à son hôtel s'est faite agressée par 5 aborigènes souls qui l'ont laissé dans le coma sur le trottoir. Nous rendons la voiture et nous nous arrêtons chez Olly's pour acheter des cartes postales. William va piquer une tête à la piscine de l'hôtel mais moi je pars pour une séance photo le long de l'esplanade. Je ne retrouve pas un petit perroquet multicolore que j'avais vu la dernière fois mais 6 à 8 pélicans paressent dans l'eau à quelques mètres de la plage.

La danse des pélicans
Je ne suis donc pas venu pour rien. Je remonte l'esplanade en direction du Sud et je découvre une piscine extraordinaire par sa taille (au moins 200m de côté). C'est un lagon artificiel qui a été créé ici. Il est entouré de palmiers gris bleutés qui m'ont attiré. Le plus extraordinaire c'est que l'accès est gratuit pour tout le monde, habitant de Cairns et touristes. Plusieurs maitres-nageurs surveillent ce plan d'eau. Tout est très propre. Une telle réalisation en France ne serait accessible qu'en payant assez cher .

Sphecotheres viridis (Fig Bird)
Après le repas William se connecte sur internet et miracle, ça marche. J'en profite pour regarder la messagerie et répondre aux mails qui me sont parvenus. Ensuite comme William ne voulait pas bouger de l'hôtel, je repars en direction de l'esplanade pour faire encore quelques photos. En repartant, alors que l'appareil est dans le sac, je remarque un oiseau de la taille d'une grosse mouette avec la tête et le bec jaune citron. Il s'agit d'un Vanellus miles (Masked Lapwing ou Spurwing Plover). Je traverse la rue pour mieux le voir et soudainement il se met à crier dans ma direction et me fonce dessus. J'ai droit à une autre attaque d'un 2eme oiseau et je repense aux grands labbes qui m'attaquaient aux iles Feroe pour défendre leurs nichées. Effectivement j'aperçois un poussin qui s'enfuit. Je fais quelques photos et les laisse tranquille. Le soir nous mangeons pour 5 dollars une assiette de carbonara accompagnée de salade et de pain dans lequel a été fondu du cheddar. C'est bon et pas cher du tout si l'on compare avec les restaurants des alentours. Comme boisson, ce soir c'est sangria à volonté pendant 2h00 pour un forfait de 2 dollars. L'ambiance monte assez vite d'autant qu'une musique de sauvage dégueule des hauts parleurs qui entourent le patio. Je rentre donc à la chambre pour être au calme.
10/09/2010
Ce matin, c'est corvée de linge sale. La machine devrait suffire vu la taille du tambour. C'est 2 fois celle de la maison. Il nous en coûte 3 dollars. Le linge est ensuite suspendu partout dans la chambre et les ventilateurs permettent un séchage rapide. William a l'intention de se recoucher après cette activité contraignante mais nécessaire vu la boue collée aux vêtements depuis notre séjour en forêt à Cap Tribulation. Est ce l'effet sangria de la veille qui l'a fatigué? Pour ma part, je retourne au jardin botanique pour essayer de voir le fameux stinging tree. Des visites accompagnées par un botaniste sont organisées gratuitement 2 fois/semaine mais malheureusement pas le vendredi. J'en reviens vers 12h30 affamé et surtout assoiffé. Je croise William qui revient de la boulangerie voisine. Il a acheté des sandwichs à la pâtée pour chien que nous mangeons rapidement accompagnés d'un ½ litre d'eau fraiche. J'ai enfin pu voir l'ortie géante au jardin botanique. En fait il est enfermé dans une espèce d'aquarium et mesure à peine 50 cms, nettement moins joli que celui que nous avions vu au pied du mont Bartle Frere. Je discute avec la femme du centre d'accueil et d'information et je vois 2 gourdes décorées derrière elle. Je les prends en photo à sa grande surprise et lui explique que nous avons une collection à la maison. Je retourne dans la zone forestière et je réussis à photographier un oiseau à tête rouge, très farouche qui m'a échappé plusieurs fois. En me promenant dans la partie du parc qui retrace l'évolution des plantes depuis la séparation des continents je surprends encore un oiseau qui ressemble à un petit corbeau avec un bec bleu. Il y a ici une diversité incroyable. En repassant aux mêmes endroits qu'il y a 3 ou 4 jours, je découvre des plantes que je n'avais pas remarquées, telle cette aracée noire (beaucoup plus grande que black magic). En sortant du parc pour rentrer à Cairns, je passe à côté d'une antique Peugeot 403 avec conduite à droite. Il me faut 1/2h de marche sous un fort soleil pour rejoindre l'hôtel. Après avoir mangé et pris une douche, je prépare mes sacs pour le départ à Sydney prévu le lendemain. Il faut notamment enlever toute la terre rouge qui colle aux chaussures de marche. Je vais devoir les mettre aux pieds dans l'avion car elles ne tiennent pas dans ma valise. Je passe 1h30 sur l'ordinateur et je récupère les adresses que j'avais demandées à Isa puis je vérifie l'enregistrement de notre vol sur British Airways. Il suffira de se présenter 2h00 avant le décollage et enregistrer les bagages. Nous mangeons à l'auberge de jeunesse en compagnie d'un couple d'anglais. J'ai du mal à suivre la conversation tant la musique est forte et leur accent difficile. La femme surtout, bouffe ses mots et parle à une vitesse incroyable
11/09/2010
C’est le dernier jour à Cairns. Un petit tour pour lire les messages puis préparation du départ. En fait, je n'ai qu'à mettre mes chaussures aux pieds et ranger mes sandales dans la valoche. Pour William, c'est plus compliqué. Tout est encore en vrac dans la chambre et pour l'instant, il cherche sa clef. Finalement quelqu'un la trouve et la rapporte à l'accueil. Nous sortons attendre le bus devant l'hôtel. Il arrive en même temps que nous. Arrivés à l'aéroport les bagages sont enregistrés immédiatement puis nous allons dans la salle d'attente. Le vol se déroule sans histoire avec un survol de la barrière de corail au départ. Nous arrivons à Sydney à la tombée de la nuit. Pour rejoindre l'hôtel, il faut prendre un bus ou un train. Personne ne peut nous renseigner. Finalement, nous trouvons le bus qui fait le tour des hôtels de la ville. Arrivés à Sydney Harbour YHA, nous nous rendons compte que ce qui est écrit sur leur site est faux. Le petit déjeuner n'est pas inclus et internet en Wifi est aussi payant (4 dollars de l'heure). La chambre est prévue pour 4 et 2 personnes s'y trouvent déjà. Nous posons les bagages et allons voir la fameuse terrasse du 3eme étage d'ou nous voyons le pont et l'opéra. Je veux prendre des photos mais l'autofocus ne fonctionne pas. Je règle la mise au point en manuel mais sans avoir l'impression de netteté dans le viseur. J'ai peur d'avoir un problème avec le 20D. Je fais quand même quelques vues et il me semble, en les regardant dans la chambre, qu'elles sont nettes. Je me douche et me couche un peu rassuré.
12/09/2010
Debout à 6h30 parce qu'un début de mal de tête me réveille. Je monte sur la terrasse. La porte d'accès est encore fermée. Je fais le tour par la petite cuisine et je vais prendre l'air sur cette terrasse. Je m'aperçois que mon appareil est en mode Al Focus et je comprends que c'est la raison pour laquelle il ne fonctionnait pas correctement hier soir. Il n'y avait pas assez de contraste et l'autofocus s'en trouvait perturbé. Je fais une quinzaine de photos puis je pose mon sac à la chambre et je descends à la cuisine pour le petit déj. Je négocie un second café à la place du lait que je ne boirais pas. Le type qui me sert est d'accord mais lorsque je viens le chercher, il me dit, gêné, que ce n'est pas possible. J'insiste en lui demandant pourquoi il a changé d'avis mais une mégère répond à sa place en me réclamant 3 dollars. Décidement cette auberge de jeunesse n'a rien à voir avec celle de Cairns.

Sydney, opéra house photographié de la terrasse de l’auberge de jeunesse
Lorsque je remonte à la chambre, William est réveillé. Il se douche, déjeune et nous quittons Sydney pour aller dans les Blue Mountains. Avant de partir nous laissons nos bagages à la consigne de l'hôtel et allons faire un tour au Botanical Garden. En chemin, près de la station Circular bay, nous avons une belle vue sur Harbour bridge et Opéra house. Au jardin nous repérons la serre tropicale en forme de pyramide mais elle est fermée. Nous reviendrons dans quelques jours. Près de cette serre, il y a un bassin avec des nénuphars et aussi quelques sarracenias et droseras (capensis blanc). Comme nous n'avions droit qu'à 1h1/2 de consigne, nous repartons. On se fait expliquer comment aller à Katoomba. Il faut prendre le City Rail jusqu'à Central Station puis se renseigner là-bas. Nous tombons sur des agents fonctionnaires qui ne nous renseignent pas vraiment. En fait on doit prendre un bus pour Penrish puis un train pour Katoomba. On est dimanche. Il paraît que c'est direct en semaine. En tout cas ce voyage ne nous coute que 15,6 dollars pour 2. Il vaut mieux voyager que boire de l'eau. Nous avons 16 arrêts à faire avant d'arriver à destination. Le train traverse des zones boisées et nous prenons de l'altitude. Les petits villages se succèdent le long de l'itinéraire. Le temps est beau mais l'atmosphère se refroidit. Nous avons perdu plus de 15 degrés depuis Cairns. William engage la conversation avec sa voisine et elle lui apprend que sa mère est une spécialiste des céphalotus. Il donne son Email en espérant qu'elle nous contacte. Arrivés à Katoomba, nous tombons sous le charme de ce village. Les gens sont aimables et nous renseignent, quitte à faire 300 ou 400m pour nous montrer le chemin. Quelle différence avec Sydney. Autre bon point pour cette bourgade : ici nous ne sommes pas pris pour des Américains. Les prix sont corrects. Arrivés à l'auberge de jeunesse après presque 1km de montée avec tous les bagages, nous sommes encore une fois agréablement surpris. Là encore que du changement en bien par rapport à Sydney. Bien sûr, l'auberge de jeunesse fait très vieillot mais très propre et la dame de l'accueil très aimable répond à toutes nos questions. Elle nous explique aussi que dans l'après-midi, nous avons assez de temps pour faire une randonnée jusqu'aux Tree Sisters. On achète vite fait de quoi manger en chemin et nous voilà partis, William pas fier du tout, en tongs. Au croisement de la route et du chemin de départ de la rando, nous croisons un groupe de 6 ou 7 jeunes françaises qui sont perdues et ont marché plus de 2 heures sans trouver les 3 sisters. Nous leur montrons le chemin mais elles préfèrent attendre un bus et repartir à Sydney. Elles sont en stage pour 5 mois en Australie. Nous attaquons la rando sur un chemin comportant des marches et des rampes métalliques à la moindre difficulté. Au bout d'un km environ, William m'appelle : il vient de trouver 1 drosera binata à moins d'un mètre de la fougère que je photographiais. En réalité nous en trouvons plusieurs, forme verte et forme rouge. Elles démarrent à peine. Un peu plus loin, c'est drosera auriculata qu'il découvre. Je regrette de ne pas avoir pris le 105 macro avec moi. A partir de ce jour, il ne quittera plus mon sac. Il va falloir revenir. Un Pakistanais qui loge dans la même chambre que nous nous rattrape. Nous marchons un peu ensemble mais lui n'est pas intéressé par les plantes que nous photographions et il nous laisse. Voulant arriver à tout prix aux 3 sisters avant que le soleil ne disparaisse derrière les montagnes, je laisse William avec les plantes carnivores et je continue seul. Par la suite nous adopterons souvent cette technique de se séparer car cela permet d'être très discret et de pouvoir surprendre les animaux, notamment les oiseaux. Arrivé aux 3 Sisters, je croise le Pakistanais qui me dit être descendu aux pied des rochers et que la vue en contrejour est belle. Je descends donc dans cette direction. Le chemin est constitué d'escaliers dont les marches sont taillées dans le rocher, parfois bétonnées ou métalliques. Par endroit une solide main courante sert à ne pas glisser sur ces marches mouillées en permanence et glissantes. Je descends d'un bon pas pendant une demi-heure et je ne suis toujours pas en bas. Je regarde l'heure et je m'aperçois que je n'aurais jamais le temps de remonter avant la fermeture de la barrière qui marque l'accès à l'escalier. Je continue malgré tout et je croise des français qui me disent que la vue est belle d'en bas mais qu'il y a encore presque 1/2h de marche. Je redescends encore mais ne voyant pas le fond de la vallée, je décide de remonter. Je suis le dernier sur ce chemin. Je remonte d'un bon pas, plus rapidement qu'à la descente. Arrivé à la barrière, je croise William qui arrive. Nous prenons un autre chemin pour le retour et, surprise, après 200m nous découvrons un point de vue intéressant d'ou sont prises toutes les photos des 3 Sisters que l'on voit sur les cartes postales.

Les trois soeurs
Ce point de vue est en surplomb dans le vide mais totalement sécurisé par des garde fous métalliques. William ne peut pas s'approcher pour faire des photos tellement il a le vertige et peur du vide. Finalement, il réussit à surmonter sa peur. De retour à Katoomba, nous allons acheter des pizzas pour 6,95 dollars qui sont bonnes et de taille correcte. Tandis que William essaie de se connecter à internet, je vais prendre une douche et ranger un peu mes affaires puis trier les photos de la journée. Je regarde ensuite mes messages et me couche.
13/09/2011
Ce matin William est plus matinal que moi. Je l'entends à peine se lever et aller à la douche. Je me réveille et prépare mon sac pour la journée. Nous prenons vite fait un petit déj et sortons sac au dos et appareils photo en bandoulière. Notre rando doit nous conduire à Leura, village voisin de Katoomba. Le départ de la rando a lieu au même endroit que celle de la veille mais en voulant prendre un raccourci pour y aller, nous faisons une erreur d'aiguillage et marchons 2 bons kms au lieu des 500m prévus. La météo annonçait la pluie mais c'est un beau soleil qui nous accompagne avec, malheureusement un vent froid et assez fort qui me rappelle notre bon vieux mistral. On se croirait dans la vallée du Rhône.

Purple flag
Très rapidement William découvre des binatas. Plus loin, en voulant photographier une fougère j'aperçois des droseras auriculata en grand nombre. Je fais des gros plans sur les feuilles, ce que je n'avais pas pu faire la veille. J'utilise la pochette de mes lunettes pour faire un fond sombre et uni afin que la feuille se détache bien. Cela semble réussir. Pendant que William continue avec les plantes carnivores, je m'avance 1 km plus loin vers un point de vue aménagé en surplomb de la vallée. Il permet de photographier la chute d'eau de Leura sous un angle différent de ce que nous avions fait jusqu'alors. William, toujours sujet au vertige n'est pas chaud pour venir sur ce loockout. Il n'est pourtant pas très impressionnant, en tout cas moins de près que de loin. Je repars à sa rencontre et je finis de le convaincre de venir. Il réussit à faire une photo avant de rebrousser chemin. Nous reprenons le sentier de Leura après ce petit détour et trouvons une orchidée curieuse, complètement seule tout près d'un parking à l'entrée du village. Il nous reste 2 kms de goudron avant de parvenir dans le village. Nous mangeons chez un Chinois pour quelques dollars et reprenons le chemin de Katoomba. Pendant cette rando, outre les plantes, nous avons photographié de nombreux oiseaux et vu des perroquets blancs de grande taille mais sans pouvoir leur tirer le portrait.
14/09/2011
Ce matin départ pour la gare en vue de se rendre au village de Blackheat. Arrivés sur place, nous prenons la direction du centre d'information du parc national. Nous marchons sur le goudron pendant 2,7 kms. J'ai déjà 3kms dans les jambes car ce matin je suis parti balader dans Katoomba en attendant le réveil de Will. Au centre d'information, nous apprenons par les rangers qu'il y a des carnivores, notamment des spathulatas. Pour démarrer la rando, il reste encore 500m de goudron à faire pour rejoindre le parking d'ou partent les différents sentiers. Ce parking est bien aménag�� avec toilettes, barbecues, abris, ect.... Le ranger nous a donné la photocopie d'un plan sur lequel il a expliqué ou trouver les spathulatas. Effectivement, après 300m nous trouvons des auriculata. C'est bizarre il ne nous en avait pas parlé. Nous continuons sur le chemin qui est maintenant goudronné car accessible aux fauteuils roulants. A part quelques binatas nous ne trouvons rien d'autre et le chemin nous ramène à notre point de départ. Cette rando commence mal. En fait nous n'avons pas compris les explications du ranger, qui comme tous les australiens ne s’est pas exprimé clairement. Nous retournons le voir. Il n'est plus là mais ses collègues nous montrent par ou passer. Nouveau départ et cette fois, nous trouvons le petit sentier dont il parlait. Au bout de 300m, à nouveau des carnivores mais pas les spathulatas promises. Nous faisons quelques photos puis continuons sur le sentier. Il pleut depuis le départ, la pluie s'intensifie et il fait froid. J'enfile une polaire et ma veste de pluie. William fait de même. 10 m plus loin une première zone de spathulatas. Je protège William avec le parapluie pour qu'il fasse ses photos sans mouiller son appareil puis on inverse les rôles. Les plantes sont fixées sur des rochers dans le talus mais plus loin nous en trouvons un grand nombre à plat sur le sol détrempé. Parfois les auriculata et binata se mêlent aux spathulatas.

Droseras spathulata
La pluie se calme un peu. Je laisse William continuer se prises de vues et je poursuis mon chemin sur le sentier en direction de Pulpit Rock que nous apercevons de temps en temps à travers le rideau de pluie et la brume. Le chemin est très difficile, glissant avec beaucoup de marches. Montées et descentes se succèdent. J'arrive à un panneau qui indique 3 directions. L'un des chemins est impraticable. Je suis la direction que nous avions convenu. J'arrive à une petite cascade puis au bord d'un petit ruisseau. Les couleurs fauves des roches dans le ruisseau me plaisent et je me mets au milieu pour faire des photos de l'eau courante. Il se remet à pleuvoir. Je pense qu'il est temps de rejoindre William et de redescendre au village car le chemin est de moins en moins praticable. J'arrive là ou William faisait les photos mais je ne le trouve pas. Je l'appelle mais il ne répond pas. Je retourne jusqu'au cours d'eau ou j'ai fais mes photos dans l'eau mais pas de traces de William. Je pense alors qu'il est reparti vers le parking pour s'abriter de la pluie qui ne cesse de tomber. Il n'est pas non plus au parking. Je pousse donc jusqu'au centre d'information. Personne ne l'a vu. Je pose la question à des gens qui arrivent du village mais eux aussi ne l'ont pas vu. Je repars sur la rando car il y a de multiples chemins, et, comme il a un plan, il est peut être passé ailleurs. Je m'engage sur un sentier qui descend dans la vallée au pied d'une belle cascade mais je renonce au bout de 200 m parce que ce chemin est très difficile à cause de la pluie et qu'il n'y a pas de raison qu'il ait pris cette direction car nous n'en avions pas parlé.

Chemin de Pulpit Rock

Cascade de Leura
Je retourne au centre d'information et signale aux 2 femmes qui ont pris le relais que je l'ai perdu. J'ai bien essayé de l'appeler avec mon téléphone mais sans succès. Elles essaient avec la ligne fixe de leur bureau mais elles me disent ne pas pouvoir appeler un numéro étranger. Je leur laisse nos noms et l'adresse de l'HYA de Katoomba et sur leur conseil je pars à la gare pour rentrer à l'hôtel. Peut être est il à la gare? Elles me disent de rentrer et qu'elles m'appellerons s’il passe au centre ou pour savoir s'il est rentré sans les informer. Elles préviendront les secours pour les recherches en fin d'après midi. Je retourne quand même sur le chemin de la rando mais toujours personne. Je pars donc à la gare. William n'est pas là et n'est pas passé. Un train part 5mn plus tard pour Katoomba et je décide de le prendre car le suivant est 2h1/2 plus tard et je commence à avoir froid car je suis tout mouillé. Arrivé à l'auberge de jeunesse, je monte à la chambre. Il n'est pas revenu. Je pose mes affaires trempées et je vais à l'accueil signaler ce qui se passe. Je demande à la dame si elle peut l'appeler sur son portable mais là encore elle n'a pas accès à l'international et me dit d'appeler depuis une cabine. Je lui demande de me vendre une carte. Finalement elle change d'avis et appelle elle même depuis son poste avec la carte. Ca ne marche pas mais un de ses collègues vient à la rescousse et ils trouvent la procédure dans un bottin. Après quelques tentatives, elle me tend le téléphone en me disant que ça parle français. Malheureusement c'est le répondeur. Je laisse un message et je vais me doucher et changer de vêtements. Je descends ensuite dans la salle commune pour lire en attendant des nouvelles. 1 heure plus tard, je le vois arriver, complétement trempé lui aussi. Il est rentré en stop car, à 10 mn près, il a raté le train que j'ai pris. Nous comprenons que nous nous sommes ratés de peu sur le chemin et qu'il est probablement passé à moins de 5 m de moi lorsque j'étais dans le ruisseau. Il me croyait au sommet de Pulpit Rock et est monté là-haut au pas de course lorsque c'était possible. Il m'a appelé lui aussi mais malheureusement sans résultat. Il a même cru me voir mais comme je ne répondais pas à ses appels, il a pris son appareil photo et en zoomant a vérifié que c'était bien moi qu'il devinait à l'horizon. En fait ce n'était que des branches que le vent agitait. Il est redescendu très vite de crainte d'être surpris par la nuit et aussi parce que la pluie s'intensifiait. Finalement tout se termine bien. Il a même eu la chance de voir de très beaux perroquets qui se regroupaient pour la nuit mais n'a pas pu les photographier tellement il pleuvait. Pour se réconforter, je suis allé à Aldi (Eh oui) acheter de la viande (des émincés de poulets) et de la crème pour préparer quelque chose de consistant. J'ai demandé à un petit vieux avec qui nous avions sympathisé de me passer des champignons et j'ai préparé du poulet à la crème et aux champignons avec un peu d'huile de sésame car je n'ai rien trouvé d'autre dans la cuisine. En dessert on s'est envoyé un pot de 550g de yaourt au citron vert. Ces yaourts sont excellents et pas chers du tout. Le repas du soir nous est revenu à 4,5 dollars soit environ 3 euros pour 2. Le soir même William parle un peu avec sa famille sur internet et je me fais engueuler par sa mère de l'avoir lâchement abandonné dans la nature.
15/09/2010
Debouts un peu avant 8h00 ce matin. Nous n'avons rien prévu pour ce matin. Je vais chercher une énorme brioche industrielle à 3,5 dollars que nous avons vu chez les Chinois qui ont la boulangerie française. Elle est très lourde, mal cuite et sans levure mais parfaite pour le petit déj. Avec ça on va tenir une bonne partie de la journée. Nous dépensons environ 12 euros par jour pour 2 depuis qu'on s'est organisé. Lorsque je reviens William a préparé le café et le thé à la cuisine. Ensuite il s'installe devant son ordi et ne le quittera qu’à 15h00 pour aller prendre le train de retour vers Sydney. J’ai de la chance, c’est lui qui s’occupe des locations au fil du voyage. Personnellement, je préfère aller marcher encore ce matin. Je veux profiter au maximum de cette belle région, paradis des randonneurs. Il y a tellement de chemins de tous niveaux que tout le monde y trouve son compte. Tout d'abord je retourne aux 3 Sisters car je veux les photographier avec la lumière du matin et aujourd'hui le soleil est de sortie. J'aimerai aussi faire un ensemble de photos pour un panoramique. Hélas, vu le monde qui se presse sur le loockout, j'ai beaucoup de mal. Il aurait fallu un trépied. Je fais quand même une série mais sans conviction. Après cela, je m'engage sur un sentier en direction de la cascade de Katoomba. Je suis seul sur ce chemin qui comporte de nombreux escaliers. Par endroits la pluie de la veille a laissé des flaques qu'il est impossible d'éviter. Je fais un bon nombre de photos car des points de vue sont aménagés presque tous les 500m. Je photographie un arbre de la famille des melaleuca, appelé arbre à thé par James Cook qui en faisait des infusions. L'huile essentielle qu'on en tire possède de nombreuses vertus médicinales, notamment pour le traitement des infusions. Pendant la dernière guerre mondiale le gouvernement Australien exempta de service militaire les cueilleurs de feuilles et les gens qui en tiraient l'huile essentielle. Depuis les antibiotiques l’ont remplacé. J'arrive près de la cascade et descends au pied de la chute. J'ai du mal à exposer correctement tellement le contrejour est violent. Il est d'ailleurs impossible de faire une pose lente pour avoir un filé de l'eau. Vers midi je retourne à l'auberge puis je sors acheter à manger. William cherche des tarifs pour louer une voiture au Centre Rouge. On devrait s'en tirer pour environ 400 dollars pour 4 jours, soit 260 euros. L'auberge de jeunesse est affiliée au réseau YHA et de ce fait, la dame de l'accueil s'occupe de nous réserver nos chambres à Alice Springs, ce qui est fait en 1/2h. Nous partons prendre le train après un petit détour à Aldi pour faire le plein de nourriture pour les 2 jours qui viennent. Cela nous fera économiser pas mal d'argent et de temps à Sydney ou tout est hors de prix. La remontée de Katoomba street avec tous nos bagages est pénible. Il y a + de 800 m à faire et ça monte tout le long. Je laisse William chez un photographe car il veut faire des cartes postales à partir des photos des jours précédents. J'achète les billets pour Sydney et me rends sur le quai car le prochain train part dans 10mn. Il faut que William se presse car sinon il faut attendre 1h00 de plus. Il arrive sur le quai en même temps que le train. C'est parfait, il a bien optimisé son temps. Le trajet pour Sydney est de 2h00. Nous restons 2 jours pour visiter un peu la ville puis départ pour la Tasmanie. Arrivés à Central Station, il nous faut trouver le bon train pour Circular quai qui se trouve non loin de l'auberge de jeunesse. C'est l'heure de pointe et avec nos 40 kgs de bagages chacun, on se fait bousculer de tous les côtés. D'après les plans il nous faut prendre la ligne 19 de couleur bleu clair ; Arrivés au bord du quai après avoir monté un escalier de 15m on s'aperçoit que ce n'est pas bon. On redescend donc et on commence à gueuler sur la signalisation qui est très mal faite. Un français habitant Sydney qui nous a entendu vient nous mettre dans la bonne direction. Malheureusement il se trompe et 1 fois encore il faut redescendre ces foutus escaliers. On questionne plein de gens et finalement une personne nous accompagne jusqu'au bon endroit. Il faut encore remonter des escaliers. 15 mn plus tard, on quitte le métro et nous faisons le dernier km dans des rues pentues pour enfin arriver à l'YHA. Je me jette sous la douche pendant que William est de corvée à la cuisine pour préparer un plat de pâtes digne de l’Italien qu'il est (presque). Il parvient même à échanger avec un Allemand de la viande hachée contre de la sauce bolognaise en boîte, du sel et de l'huile pour relever un peu sa préparation. Après le repas, je monte sur la terrasse pour quelques photos puis je vais me coucher. Je feuillette le Lonely Planet pour préparer un peu le séjour prochain en Tasmanie.
16/09/2010
Hier soir William a mis le réveil à 6h50 pour faire des photos sur la terrasse au lever du soleil. Pas de chance il y a des nuages, on aurait pu dormir plus longtemps. Hier soir, vers minuit 2 Chinoises sont rentrées dans la chambre et ont occupé les lits restants. Elles ont fait beaucoup de bruit sans se soucier de nous qui dormions. Ce matin on leur a rendu la monnaie de la pièce et si demain elles sont encore là, on se lève à 4h30 pour prendre l'avion qui décolle à 8h00. Aujourd'hui, une fille de Sérignan du Comtat qui est à Sydney pour 6 mois est venue nous rejoindre. Au programme, visite du jardin botanique et des alentours par une belle journée ensoleillée. Nous avons mitraillé sans compter. Photos de plantes, d'oiseaux, de chauve-souris et même un énorme lézard. C'est un responsable de la serre tropicale avec qui nous avons parlé de plantes carnivores qui est venu nous chercher pour nous le montrer car il était dans une zone interdite aux visiteurs. Tel une star, il s'est laissé photographié sous toutes les coutures.

Eastern Water Dragon (Physignathus lesueurii)
Nous avons voulu monter en haut de Harbour Bridge pour avoir une vue globale de la baie mais le tarif (130 dollars par personne) nous a dissuadé de le faire. Retour à l'hôtel pour le coucher de soleil sur la terrasse. Encore raté. Comme ce matin le ciel s'est couvert alors qu'il est resté dégagé toute la journée. Nous passons une partie de la soirée à préparer les bagages pour ne pas rater la navette qui doit nous prendre à 5h30. Ce soir le repas est le même que la veille c'est à dire spaghettis et viande hachée mais sans sauce ni sel ni huile car nous n'avons pas trouvé une âme généreuse qui disposait de ces ingrédients.
17/09/2010
Debout à 4h45. Un rapide petit déj et nous voilà en bas de l'hôtel avec nos bagages. La navette est prévue pour 5h30. A l'heure dite, un taxi s'arrête et nous propose de nous conduire pour 40 à 50 dollars. Nous refusons. Notre navette est déjà payée. Elle n'arrive pas, l'heure tourne et à 6h10 nous allons à l'arrêt de taxi tout proche et embarquons immédiatement ; Le chauffeur nous demande à quel terminal nous allons, le nom de la compagnie et notre destination. Il dit que ce n'est pas possible que ce soit le terminal 2 de l'aéroport international pour aller à Hobart qu'il y a une erreur sur nos papiers et il nous débarque au T1 à l'aéroport national. Dans l'aéroport nous ne trouvons pas le bureau de Jetstar et demandons à des employés ou il se trouve et nous comprenons que nous venons de nous faire avoir par le chauffeur du taxi. Jetstar est bien sur l'autre aéroport à 6kms de là. Nous trouvons immédiatement un taxi qui nous demande 20 dollars pour la course. Je lui tends un billet de 50 et il ne me rend que 25. Je réclame les 5 dollars manquants mais il me répond que c'est une taxe et il démarre en trombe. 2eme arnaque de la journée. L'avion décolle avec 1/4h de retard, chose courante en Australie, paraît il. Le vol se passe bien. Arrivés à Hobart nous récupérons la voiture de loc. réservée depuis la France. On dit jamais 2 sans 3 c'est vérifié une fois de plus. On nous oblige à payer une taxe de 42 dollars parce que nous prenons la voiture à l'aéroport. Les gens que nous questionnons à ce sujet par la suite n'en ont jamais entendu parler. La voiture est une Nissan boite automatique et j'ai un peu de mal avec. Il va falloir s'habituer. Après avoir tourné un peu dans la ville, nous arrivons à l'hôtel. Il faut encore négocier car ils veulent nous faire payer 2 suppléments pour la chambre. Finalement, tout s'arrange. On ne paie rien. Après avoir posé les bagages, nous partons au mont Wellington pendant qu'il fait beau. Nous n'avons pas mangé mais nous pensons trouver ce qu’il faut sur la route mais malheureusement, il n’y a pas de magasin sur notre trajet. Tant pis on saute le repas. Arrivés à mi-chemin, la route est barrée à cause de la neige. Je me gare sur le côté et on part faire un tour à pied. Nous sommes trop loin du sommet pour espérer l'atteindre et redescendre avant la nuit. Il fait très froid et nous redescendons vers Hobart. Nous avions vu, en montant, une pépinière spécialisée dans les plantes de Tasmanie. Nous y allons et William questionne la femme pour trouver des PC dans le coin. Elle connait bien les plantes mais elle nous donne l'adresse d'un chercheur à l'université de Hobart qui pourra nous renseigner sur l'île entière. Nous y allons et après quelques recherches dans la ville, nous le trouvons à son bureau où règne un foutoir digne de la chambre de Floriane. Le chercheur, sorte de professeur Tournesol (même coupe de cheveux) mais beaucoup plus jeune, nous reçoit et écoute les questions de William. Il se met sur son ordinateur, fait quelques recherches et nous montre les plantes que nous devrions trouver à cette époque de l'année, ainsi que les lieux ou elles poussent. Nous parlons un peu de plantes avec lui et surpris de voir que nous connaissons plutôt bien les PC d'Australie (enfin William, pas moi), il fouille dans le foutoir de son bureau et nous donne un Cd avec le logiciel qu'il a crée pour répertorier les plantes de Tasmanie, carnivores ou pas. Il complète cette base de données par une petite brochure sur les arbres. Ce type va nous faire gagner un temps précieux par la suite.

Depuis le sommet du mont Nelson
J'avais proposé à William que nous montions au mont Nelson pour avoir une vue panoramique de la côte et de Hobart et justement c'est l'endroit le plus proche de la capitale ou se trouve le drosera macrantha. Nous y allons et après quelques centaines de mètres sur un sentier, nous trouvons les premiers exemplaires. Pourtant elle est minuscule et pousse au milieu d'herbes hautes et ne se trouve pas en grande quantité. On redescend à Hobart pour acheter à manger. Les prix sont délirants et nous quittons la première supérette sans rien acheter. On trouve finalement un supermarché COLES qui propose des tarifs plus intéressants. Nous prenons de la nourriture pour tout notre séjour sur l'île. Pour 102 dollars on achète les produits les moins chers, de mauvaise qualité mais au moins on ne se ruine pas. Le soir nous essayons une connexion internet. Ca ne marche pas et c'est 3 fois plus cher que sur le continent.
18/09/2010
Nous sommes 4 dans la chambre. Il y a 2 Chinois. L'un, de Taiwan est très discret et l'autre, de la république populaire, absolument sans gêne. Il met le chauffage à fond, il fait plus de 30 degrés dans la chambre. Au bout d'un moment, je me lève et je le coupe. Il attend 5 mn et croyant que je dors, il le remet. A mon tour, j'attends un peu et je le coupe à nouveau en le regardant pour qu'il comprenne qu'il commence à me courir sur le râble. Il ne dit rien mais dès que je tourne le dos il remet à fond. Il ne parle pas anglais, encore moins que moi, alors ça ne sers à rien de discuter. A 6 heure du matin, il éclaire la pièce et met de la musique très fort. L'autre Chinois se réveille et quitte la chambre. Au bout d'un moment je vais à la salle de bain puis je descends à la cuisine pour le petit déj. Quand je reviens, William est réveillé mais le Chinois s'est rendormi. William part à la douche et manger. J'en profite pour entrer et sortir en claquant la porte. J'espère ainsi que le Chinois quittera l'hôtel. Il fait beau mais la pluie est annoncée pour aujourd'hui. Il a déjà plu cette nuit. Nous avons prévu d'aller soit sur le mont Field, soit sur le mont Hartz car le docteur en paléobotanique nous a assuré que nous trouverions des PC et de belles randos sur ces 2 sites. La route qui mène aux Hartz mountains est bonne. Au village avant le parc (15kms), il faut acheter un droit d'accès. Nous sommes un peu joueurs et faisons l'impasse. Nous traversons une forêt tropicale et prenons de l'altitude. Il fait froid avec une alternance de pluie et de soleil. Après quelques kms de montée, nous roulons dans la neige et sommes bloqués par un Chinois qui s'est mis au fossé en croisant un 4x4. Après qu'il soit sorti, nous reprenons la montée. Arrivés à un parking, nous nous arrêtons et trouvons un panneau décrivant les randos près d'une petite cabane en bois. Il faut continuer pour la rando qui mène au lac d' Esperance. La neige est de plus en plus épaisse et ça frotte sous la voiture. Nous glissons un peu mais malgré tout on avance. Nous passons un 2eme parking avec des départs de randos mais on continue. Il nous reste 3 kms pour arriver à notre point de départ. Nous traversons un plateau de landes alpines de toute beauté. Un long arrêt photos s'impose. Nous ne trouvons pas de carnivores. On redémarre mais après 500 à 600m, nous sommes bloqués. La voiture est posée. Il faut se rendre à l'évidence, nous devons redescendre au précédent parking. Il y a la place pour un demi tour et nous repartons à contre cœur en multipliant les arrêts photos. Pour la rando, on se contentera d'une petite ballade dans la forêt tropicale au pied de la montagne.

Plateau glaciaire
Il n'est pas tard, alors nous prenons la direction de Southport puis Cokle Creek et Ida bay qui représente le point d’Australie le plus au Sud que nous pouvons atteindre. La côte est superbe, les rares villages n'ont pas toujours un nom et rarement plus de 5 maisons. Souvent les gens vivent dans de caravanes et des abris faits de bric et de broc, un peu comme à Beauduc. La route n'est pas goudronnée mais hormis le fait qu'elle soit détrempée, elle est en bon état. Nous revenons à Hobart, content de la journée, en espérant avoir le temps de retourner aux Hartz mountains pour randonner avant notre départ de Tasmanie si la neige à un peu fondu.
19/09/2010
Ce matin nouveau départ pour une rando en montagne. Cette fois nous nous dirigeons vers le Mont Field au Sud Ouest de Hobart. Nous avons été prévenu que l'accès serait peut être fermé à cause de la neige. Nous tentons quand même notre chance. Il fait beau mais un vent violent et froid souffle. Arrivés sur place au pied de la montagne, nous prenons la piste de terre complètement détrempée. La voiture glisse mais en roulant doucement il n'y a pas de risque. Je me gare chaque fois que je peux pour laisser passer les 4x4 locaux. Presque au bout de la route nous trouvons un parking ou une petite voiture de location vient de s'arrêter. De là un sentier mène au sommet en 2h00. Nous partons après nous être équipés. Après 500m de marche en forêt dans 20 cms de neige, nous arrivons au lac Dobson dont les eaux sont noires et agités par des vagues énormes. Je fais quelques photos mais j'ai du mal à rester debout. Le chemin n'est pas bien tracé, personne n'est passé avant nous. Les occupants de l'autre voiture, un Australien et une Française nous rejoignent et décident de faire la rando en notre compagnie. Ils sont mieux équipés que nous avec leurs vêtements étanches et leurs guêtres. Nous nous contentons d'un jean et pour William, de simples basket. Le chemin remonte un ruisseau. Très vite nous sommes mouillés jusqu'aux genoux. Au départ il n'y avait que 20 à 30 cms de neige mais au fur et à mesure que le chemin s'élève, la couche de neige prend de l’épaisseur et rapidement il y en a 60 cms. Il faut lever les pieds à chaque pas car on enfonce profondément. C'est assez fatiguant. Je fais la trace pendant un km puis l'Australien propose de me relayer. Il monte jusqu'au sommet en tête et moi je me mets en queue de peloton pour pouvoir m'arrêter pour faire des photos. Le vrai sommet est encore plus haut mais nous nous contentons du premier car il faudrait encore marcher au moins 2 h00. Sur celui-ci il y a un amas de rochers qui ressemblent à du granit. Le vent est tellement fort qu'il est difficile de rester debout. Après une séance de photos, nous entamons la redescente. Le brouillard arrive.

Le brouillard arrive
Retour à la voiture pour se changer. Le jean, les chaussures et chaussettes sont imbibées. Il y a même de la glace dans les chaussures. Je mets mon short et les sandales malgré le froid. En repartant, nous passons devant un centre de soins pour animaux de Tasmanie. Nous y allons et avons ainsi l'occasion de voir le célèbre diable de Tasmanie, ainsi que des kangourous, wallabies, koalas et wombats. Ces 2 dernières espèces sont de vraies peluches vivantes. Le diable de Tasmanie (ou sarcophile) vit sur toute l’ile mais actuellement une maladie de la face devenant cancéreuse est en train de décimer l'espèce. Des mesures ont été prises pour éviter cette disparition en isolant des sujets sains sur le continent Australien.


Diable de Tasmanie
De retour à Hobart, nous faisons un arrêt aux jardins botaniques royaux puis retour à l'auberge de jeunesse pour tout laver et sécher. Les sèches cheveux ne résistent pas longtemps et finissent par déclarer forfait alors que les chaussures ne sont pas encore en état de reprendre du service. Demain il faudra, de toute façon les remettre aux pieds. Plus tard en allant à la douche, je m'aperçois qu'ils refonctionnent. Internet est défaillant ce soir à l'auberge de jeunesse. Nous trouvons un cybercafé où nous passons la soirée. J'oublie de demander à Isa si mon permis de conduire français est à la maison car je ne le trouve pas avec mes papiers. Il est pourtant nécessaire pour utiliser les voitures de location. Bien que personne n’ait demandé à le voir. De retour à la chambre, nous sortons le linge de la machine et le sèche-linge prend le relais pendant que nous préparons un bon repas composé de côtes d'agneaux de Tasmanie accompagnées de pommes de terre à la parisienne et de salades. Les pommes de terre finissent à la poubelle car nous n'arrivons pas à les cuire correctement à l'eau et en les poêlant elles brûlent d'un coup.
20/09/2010
Ce matin il faut tout charger dans la voiture. Les chaussures ont bien séché même si ce n'est pas parfait. Aujourd'hui c'est le départ pour Deloraine, un village situé au Nord, à l'autre bout de l'île. Nous avons réservé un logement dans une auberge YHA qui nous permettra de sillonner la région, entre autre Cradle Mountains National Park. Nous prenons la route qui passe par le centre, un peu plus courte que la route côtière. Elle est quasiment déserte. Seules de grandes exploitations agricoles et quelques élevages de moutons et de vaches coupent la monotonie des kilomètres qui défilent. A mi-chemin nous atteignons la région des grands lacs. Nous stoppons près d'un point de mise à l'eau des bateaux de pêcheurs pour manger un sandwich fait maison (cheddar, champignons et huile d'olive). Nous repartons et le goudron fait place à une route gravée parsemée de nids de poule. Notre moyenne s'en ressent mais à 14h00, après 5h00 de conduite, nous arrivons à destination. Nous trouvons rapidement la maison auberge de jeunesse, un peu à l'écart du centre du village. C'est tout petit, la maison est ouverte mais il n'y a personne. Il règne un foutoir incroyable dans cette auberge de jeunesse et nous ne voyons que 3 chambres. Nous posons nos sacs dans l'une d'elles et laissons un mot pour le propriétaire avant de repartir. Il y a un petit parc national à proximité. Nous allons y faire un tour et arrivons par une belle route non goudronnée à un petit sentier aménagé qui mène à la gorge du diable (Devil's gorge). Une passerelle avance au dessus du vide. La vue est impressionnante et le vent si fort que je dois tenir mes lunettes d'une main et faire des photos de l'autre. Le résultat ne sera pas terrible et ce n'est pas William qui fera mieux car sa peur du vide le cloue sur place et reste 2 ou 3m en retrait mais il sort malgré tout son APN puis repart de suite sur le chemin. Nous poursuivons la route non revêtue jusqu'à un lac de barrage (lac Macenzie) entouré de collines de pierres ou presque rien ne pousse. Même ici dans cet endroit très reculé, il y a des canettes et des déchets. Les Australiens n'ont pas beaucoup de respect pour la nature. En revenant à Deloraine nous cherchons un cybercafé mais le seul qu'il y a est fermé depuis 3h00 déjà et il faut compter 7 dollars pour une heure de connexion de mauvaise qualité. Nous demandons à droite et à gauche jusqu'à ce qu'une caissière de supermarché nous donne son adresse et son téléphone en nous proposant de se servir de son ordinateur.

Deloraine
Retour à la maison auberge de jeunesse qui me fait penser un peu à la maison de Jean Louis. Il y a du bordel partout dehors comme dedans mais bien pire qu'à Porte en Valdaine. Le maitre des lieux, qui, entre temps, est revenu, nous explique le fonctionnement de la maison. Les douches pour hommes sont dehors dans une espèce de débarras tellement rempli que nous ne pouvons pas rentrer à l'intérieur. Nous décidons sur le champ de ne pas les utiliser. Un petit poêle à bois dans la pièce principale sert à chauffer toute la maison. Alex, le propriétaire, ressemble aussi un peu à Jean-Louis. Sa cuisine sert pour tous les locataires des 3 chambres qu'il loue. Il semble que ce soit lui qui soit le plus bordélique ici et non pas les locataires, malgré l’affiche qui dit « Votre mère ne voudrait pas travailler ici, alors nettoyez votre bordel ! ». Il nous montre ce qui est à lui et que nous ne devons pas utiliser. Il roule en Toyota BJ42, alors je pense que je devrais bien m'entendre avec lui car c’est l’un des modèles que nous avons à la maison. William part chez la fille qui nous a proposé d'utiliser son ordinateur pendant que je vais à la douche. La salle de bain est froide. Il n'y a pas de chauffage et dehors il ne fait pas plus de 10 °C. Un panneau signale que l'eau chaude ne coule que 5mn. Je fais vite mais au bout de 2 mn l'eau chaude s'arrête. Inutile de dire que je ne traîne pas. Je suis invité par un couple d'Australiens de Melbourne, arrivés un quart d'heure plus tôt, à manger avec eux. La femme a préparé un plat de légumes et de riz que je trouve excellent et qui réchauffe. Ils visitent la Tasmanie en Range Rover avec un canoë sur la galerie. Dans cette région les rivières sont nombreuses.
21/09/2010
Debouts vers 7h30. Petit déjeuner et préparation de 2 sandwichs pour midi. Je reste au traditionnel cheddar, champignons et huile d'olive mais William rajoute des tranches d'une espèce de saucisson industriel infect qui m'a rendu un peu malade le soir ou j'en ai mangé. Il va durer longtemps parce que William ne fait pas les choses à moitié quand il s'agit de bouffe. Il a acheté le modèle XXL, le plus économique mais il se retrouve seul à en manger. Sacs à dos remplis, nous prenons la route de Cradle Mountains. Un peu plus de 100Kms à faire. Arrivés sur place, on part pour le lac Dove d'ou démarre notre randonnée. Surprise ! Il y a des barrières et nous devons faire demi-tour et 2 kms en arrière pour acheter des billets à 16,5 dollars/personne. Nous en profitons pour nous renseigner au sujet des plantes carnivores. Personne ne sait mais on obtient qu'ils appellent les rangers du parc qui devraient pouvoir nous aider. On a rendez vous avec eux dans leur bureau près des barrières qui nous ont obligé à faire demi-tour. Le billet nous permet de prendre une navette pour faire les 8 derniers kms jusqu'au lac. Il y a plusieurs arrêts et il est possible de descendre du bus puis d'en reprendre un autre pour continuer si on le souhaite. Le ranger qui nous reçoit nous montre sur son ordinateur les plantes carnivores que nous pourrons trouver. Je lui demande si elles sont déjà sorties, vu le temps, et il me répond : it's a good question.

Cradle mountains
Nous verrons bientôt que nous arrivons trop tôt. Nous reconnaissons un terrain propice à leur développement, il y a pas mal de sphaigne et de l'eau partout, mais pas une plante ! Heureusement la marche est super intéressante. Nous suivons le lac pendant 1 km puis bifurquons sur la gauche en direction du pic et du lac Hanson. Nous ne verrons ce lac qu'après 2h00 de marche. Nous ne trouvons pas de plantes carnivores malgré la tourbe assez présente mais des lichens de toute beauté recouvrent les rochers. De nombreuses mousses également très colorées sont présentes. Un arrêt casse-croute à mi- pente nous permet de souffler un peu. Il fait plutôt chaud, entre 15 et 20 °C. Je quitte ma polaire avant de reprendre l'ascension. La pente s'accentue, alors les poses photos du lac Dove enchâssé dans les montagnes enneigées sont les bienvenues. Le sommet n'est qu'à 1545m mais sa forme fait penser à de la haute montagne et atteindre le sommet ne doit pas être facile. Le sentier s'élève brusquement. Il faut presque se servir des mains pour garder l'équilibre. Par endroits, William n'est pas rassuré mais ça passe. Enfin nous débouchons sur un replat d'ou nous avons une vue sublime vers le lac Hanson sur notre gauche. Il est entouré de montagne et semble se déverser dans un autre lac, un peu comme le lac Noir et le Lac Bleu au pied du Tarbesou en Ariège. Nous restons un moment à cet endroit pour apprécier le paysage et la tranquillité du lieu. Nous ne croiserons que 2 personnes pendant toute la randonnée. L'heure qui passe trop vite nous oblige à reprendre la marche si nous ne voulons pas faire 8kms de goudron à pied pour rejoindre la voiture. Nous continuons en direction du sommet de ce pic qui se dresse maintenant devant nous. Le chemin sur les rochers est maintenant dégagé. La végétation se raréfie, seules de très petites plantes s'accrochent encore sur cette pente de plus en plus raide. Les 100 derniers mètres sont équipés d'une chaîne pour s'assurer et aider à avancer. Certains passages commencent à être aériens. William a les jambes en coton et a beaucoup de mal à progresser. Je le guide en lui disant ou mettre les pieds et de ne pas lâcher la chaîne. Il veut aller au sommet malgré son vertige et arrive à la moitié de la chaîne vers un passage ou il n'y pas beaucoup de prises sauf si l'on passe de l'autre côté de la chaîne. De cette manière la progression est sûre mais il ne peut pas. Il est tétanisé et redescend de quelques mètres pour s'assoir sur un replat au soleil et me laisse continuer seul. En 5mn j'arrive au sommet. Je n'ai pas une vue bien différente sur les alentours. Le chemin bascule sur l'autre versant. Je m'y engage en espérant découvrir un autre lac. Le lac du cratère ne doit plus être loin mais après 5mn de marche, je me retrouve dans 30 cms de neige dure au bord d'un à-pic qui me fait peur. Je continue sur une centaine de mètre et voyant que tout est enneigé, je renonce. Les 2 personnes que nous avions vues devant nous un peu plus tôt sont passées mais je ne veux pas prendre de risque. Je redescends vers William et nous prenons à regret le chemin du retour. Il a les jambes flageolantes jusqu'au parking et un blocage des cervicales du à la contraction musculaire. Nous reprenons la navette et nous nous faisons déposer un peu plus bas pour une promenade de 20 mn le long d'une rivière. La sphaigne abonde mais toujours rien. Nous avons la chance de photographier 2 wallabies sauvages, enfin pas beaucoup plus que les marmottes du lac Lauvitel près de Bourg d'Oisans. Une 2eme navette nous dépose au parking et nous rentrons à Deloraine. Soudain William me dit de stopper. Il a vu un wombat dans les herbes non loin de la route. Notre approche prudente nous permet de réaliser quelques clichés mais il nous voit et s'enfuit. Nous le poursuivons et parvenons à l'approcher. Je me trouve maintenant à 3 m de lui, peut être moins. La traque a duré au moins 1 heure pendant laquelle nous le perdons de vue puis le retrouvons. Finalement, il arrache une touffe d'herbe puis rentre tranquillement dans son terrier.


Le wombat
Nous reprenons la route. 10 minutes plus tard c'est 2 autres wombats qui nous regardent passer. Re arrêt photos puis direction une grotte située sur le chemin du retour ou il devrait y avoir des carnivores à proximité. La signalisation routière étant très mal faite, nous ratons un embranchement et nous sommes dans l'incapacité de savoir où nous sommes. Il n'y a pas de village, alors nous roulons droit devant nous. Nous recevons un SMS des jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes invités à un barbecue. Le barbecue étant une institution en Australie, nous ne voulons pas rater ça. Malheureusement, il nous faut au moins 1h00 pour arriver à Deloraine. Nous traversons une région ou toutes les fermes ont des boîtes aux lettres originales. Nous faisons quelques photos mais nous devons renoncer pour arriver à Deloraine avant la fin du BBQ. Hélas, un nouveau SMS nous apprend que tout est mangé. Ils ne nous ont gardé que 2 bières chacun. Je vais enfin pouvoir gouter aux fameuses bières de Tasmanie. Vu le prix dans les bars, j'y avais renoncé. 2 fabriques se disputent le marché. D'un côté, au Sud c'est la Cascade qui domine et au Nord, une autre marque, Boags. Ne demandez pas à un habitant du nord de boire une Cascade, il vous dira qu'elle n'est pas bonne et vice versa si vous proposez l'inverse à un habitant du Sud. Pas de chance, ils ont acheté de la Corona importée du Mexique car elle était en promotion à 70 dollars le pack de 24. C'est vraiment hors de prix. Heureusement elle est bonne.
22/09/2010
Ce matin nous avons décidé d'aller vers les grottes de King Salomon et de Marakoppa. Arrivés près de cette dernière, nous laissons la voiture et empruntons un sentier qui suit une petite rivière. Cet endroit pourrait s'appeler la vallée verte ou la vallée des fougères tant elles sont nombreuses et variées. Les crosses qui se déroulent sont très photogéniques. Sur le tronc d'une grande fougère arborescente nous trouvons un ver de couleur jaune vif. Par contre pas de plantes carnivores dans les parages malgré ce que l'on nous a dit à Hobart. Nous ne sommes pas plus chanceux près des grottes du roi Salomon.

La vallée verte
Je propose à William que l'on aille sur le plateau de Walls of Jerusalem qui n'est qu'à 30 kms de là. En chemin, on s'arrête pour photographier un lac (Rowallan lake) et en descendant un talus, bingo, des plantes carnivores. En pleine séance photo, nous entendons crier Help, Help, alors que nous pensions être seuls dans cet endroit isolé à 25 kms de la première maison. Prudemment, on va voir ce qui se passe. Courageux mais pas téméraire, je laisse William passer devant. C'est un couple de jeunes Siciliens qui nous explique que leur voiture de location est enlisée et en partie dans l'eau. Ils ne parlent pas anglais. Heureusement, William maitrise plutôt bien l'Italien. Ils ont de la chance de nous trouver. Ils marchent depuis déjà presque 1h00 et il reste 25 kms à faire pour arriver à la première maison. Nous arrêtons notre séance photo et les emmenons à la réception de la grotte du roi Salomon ou nous avons vu une cabine téléphonique. C'est William qui se charge de prévenir la police qui fera venir une dépanneuse.

Droseras au « lac des Italiens »
Nous apprendrons plus tard à Hobart que cette mésaventure leur a couté environ 9000 dollars. Ces Italiens qui faisaient un voyage organisé par une agence ne garderons probablement pas un bon souvenir de la Tasmanie. Nous en profitons pour manger notre traditionnel sandwich et nous reprenons la route du lac. Comme partout en Australie, la signalisation est mal faite ou inexistante et nous nous trompons de route. Nous nous engageons sur une petite piste étroite. La garde au sol de la petite Nissan est parfois insuffisante mais nous arrivons lentement à progresser dans la bonne direction. Par endroit un véhicule tout terrain n'aurait pas été du luxe. Je commence à douter de notre route. Pourtant, pour une fois nous avons une carte et nous pensons être sur le bon itinéraire. Alors nous continuons jusqu'à un bourbier infranchissable pour notre voiture. Par chance à cet endroit il y a suffisamment de place pour faire demi-tour. Revenus au début du lac, nous trouvons un panneau indicateur. Notre direction était sur l'autre rive du lac. A 15h00 nous arrivons au départ de la rando prévue pour la journée. Il est tard mais on s'engage malgré tout sur le sentier qui monte dans une forêt en partie dévastée. On marche vite. Nous avons décidé de faire demi-tour au bout d'1h1/2 car la nuit arrive vers 18h00.

Une boule de mousse
Quelques plantes carnivores sont présentes au bord du sentier mais nous savons que sur le plateau il y avait 3 ou 4 espèces que nous n'avons pas encore trouvées. Dommage ! Nous rentrons tranquillement à Deloraine. Demain nous repartons pour Hobart en prévoyant plusieurs arrêts sur des sites indiqués par le chercheur de l'Université.
23/09/2010
Ce matin, il faut préparer les valises. Hier au soir, nous avons passé la soirée avec les jeunes qui nous prêtent leur ordinateur. Nous sommes allés faire un billard dans un bar ou j'ai pu gouter les bières locales. Une blonde plutôt bonne et une brune de qualité moyenne. William lui a gouté aux vins (moi aussi une gorgée) le rouge m'a paru bon bien qu'il ne tienne pas la comparaison avec nos côtes du Rhône mais je n'ai pas aimé le blanc. William lui a préféré le blanc qui s'apparente d' après lui à un vin italien qu'il connaît. En quittant Deloraine, nous prévoyons une petite marche sur un site propice aux plantes carnivores. On laisse la voiture à l'entrée d'une ferme isolée. Après 500m nous devons renoncer car le chemin est encombré d'arbres qui ont été abattus et laissés sur place. Nous reprenons la voiture pour rejoindre Liffey falls à quelques kms.

Liffey falls
Une marche d'un ou deux kms nous emmène le long d'un torrent jusqu'à une succession de cascades. La dernière chute est la plus belle. La lumière permet de faire quelques jolies photos. Je trouve en particulier des champignons violets presque fluos que je ne réussis pas à identifier de retour à la maison. L'endroit est tranquille. Nous croisons 2 ou 3 touristes au début du chemin puis plus personne. Le retour à la voiture se fait par le même chemin. On sort le casse-croute au cheddar avant de repartir. Quelques petits oiseaux (super fairy wren), de la taille d'une mésange, de couleur à dominante bleue, viennent picorer les miettes. Ils viennent compléter notre collection de photos d'oiseaux. Nous repartons vers le Pine Lake plus loin sur la route du retour à Hobart. Un chemin aménagé au dessus d'une tourbière nous emmène près du lac en traversant une zone boisée d'arbres âgés de plus de 1000 ans (pencil pines ou Athrotaxis cupressoides) qui semblent morts mais qui survivent encore dans cet endroit. Ils sont les survivants de l'époque du Gondwana, avant la séparation des continents. Nous sommes sensés trouver ici plein de plantes carnivores mais nous faisons chou blanc. Pourtant le terrain s'y prête.


Pencil pine
De retour à Hobart, nous essayons de rejoindre l'endroit ou le mont Nelson rejoint la plage sur la route qui prolonge Sandy bay. Là aussi il y a des plantes carnivores mais nous ne réussissons pas à trouver le chemin en voiture. Retour à l'auberge de jeunesse pour poser les bagages puis café internet chez les Ethiopiens pour les messages. En revenant à l'hôtel, je suis attiré par une publicité sur le pare-brise. En fait il s'agit d'un PV de 50 dollars pour stationnement interdit. Je pense que nous ne le paierons pas.
24/09/2010
Il faut s'occuper du PV. Nous questionnons le type à la réception. Il nous conseille d'aller au Council office qui est à 2 rue de là. C'est là qu'il faut payer l'amende mais il pense que si nous ne parlons pas un mot d'anglais, ils passeront l'éponge. Effectivement le PV part à la poubelle. En sortant nous allons rendre la voiture chez Hertz. Malgré qu'elle soit méconnaissable à cause de la boue qui la recouvre, tout se passe bien et nous voilà à pied. William veut acheter un joli couteau pour son père. Nous faisons un nombre incroyable de boutiques sans succès. Les rares que nous trouvons ne sont pas beaux mais très chers. Il renonce et part au cybercafé pendant que moi je déambule au hasard des rues et me retrouve à Salamanca, le plus joli quartier de Hobart. Il y a plein de petites boutiques et de cafés. Beaucoup sont installés dans d'anciens entrepôts datant de l'époque ou la pêche à la baleine était florissante. Il y a aussi un centre artistique. Je rentre dans un immense magasin d'art africain. Je me demande comment ils peuvent exposer autant de pièces. Une très grande salle regroupe tout ce qui n'est pas à vendre. Je repère un stock de gourdes anciennes mais certaines sont vieillies artificiellement. Il y a des instruments de musique, des lampes et d'autres objet dont le style fait penser que la provenance est le Kenya. Je discute avec la femme qui s'occupe de la boutique et je m'aperçois qu'elle n'y connaît pas grande chose. Comme il y a une salle réservée pour l'artisanat australien, je lui demande si elle a des opales. Elle me montre un présentoir dont les pierres sont toutes différentes les unes des autres. Je me fais expliquer ce qu'est une belle opale et comment la reconnaître. Ce n'est pas évident car il y en a de provenances différentes notamment de Coober Peedy et du Queensland. Les prix aussi sont difficiles à comprendre et c'est plutôt cher. Une belle opale tourne aux alentours de 300 à 400 dollars. Il y a aussi d'autres pierres qui leurs ressemblent mais qui n'en sont pas. On se retrouve vers 12h30 pour manger. Ensuite William va faire la sieste et moi, après une petite digestion devant la télé, je décide de partir du côté de Sandy Bay. C'est le quartier du port de plaisance. Je me promène le long des quais pendant 2h00 et je photographie à nouveau l'oiseau à bec jaune que j'avais vu chez Alex à Deloraine. Cette fois je l'approche à 2 m et je réussis à ne cadrer que la tête.

Masked Lapwing ou Spurwing Plover (Vanellus miles)
Il me faut encore 1 h pour revenir en centre-ville. Je passe à l'hôtel poser mon sac photo puis je repars en ville. Il y a plein de boutiques mais rien d'intéressant et les prix sont plutôt élevés. Vers 17h30 je vais au café internet. Will arrive 1/2h après moi et vers 20h00, retour pour manger puis soirée télé. Je retrouve le couple d'Australien qui m'avait offert à manger à Deloraine. Ils sont allés au Freycinet National Park et me disent que c'est une merveille.
25/09/2010
Avant de partir à l'aéroport, il reste 3h00. J'en profite pour retourner à Salamanca ou j'ai vu des livres intéressants. En arrivant sur l'avenue, je m'aperçois que c'est jour de marché. Il y a des stands par dizaines, un peu comme le dimanche matin à Curitiba. Mais là il n'y a rien ou presque rien d'original. On se croirait sur un marché de chez nous sauf que c'est 10 fois plus grand. Je vais donc à la boutique pour les livres ; je les feuillette tous mais je ne trouve pas ce que je veux. Je renonce donc. Je cherche un T shirt pour Floriane. Les premiers que je regarde sont moyens et mal taillés. Finalement j'en trouve un joli que je me décide à prendre. Le prix n'est pas affiché, contrairement aux autres. C'est bizarre mais je comprends à la caisse. C'est 50 dollars soit 3 fois le prix d'un T shirt. J'essaie de négocier mais rien à faire. Je laisse tomber. Maintenant il pleut, alors je rentre mais en traversant le marché, je remarque un stand avec des T-shirts de qualité acceptable. Je manque tomber quand la femme m'annonce le prix. Encore plus cher qu'en boutique : 60 dollars. Je rentre, déçu. En chemin je fais une halte dans une boutique de souvenirs mais ici ils ne sont pas chers mais de mauvaise qualité. Je pose mes bagages à la consigne de l'hôtel et malgré la pluie, je repars au centre ville. Je trouve enfin un joli T-shirt qui plairait beaucoup à Flo. Il est en solde mais il n'y a que des grandes tailles. Encore raté. Je repars et dans la même rue, j’en trouve enfin un à sa taille et avec un motif qui devrait lui plaire. Je rentre à l'hôtel trempé, William aussi, 5 mn après moi. Nous rendons les clés de la chambre et allons manger. Il faut faire vite car c'est l'heure de fermeture de la cuisine pour nettoyage. Il y a du beurre en libre service. On l'utilise pour cuire des pommes de terre en lamelles très fines qui brûlent au fond de la poêle. Nous les mangeons en vitesse sans attendre qu'elles soient cuites puis nous prenons nos bagages et partons attendre la navette dans la rue voisine. Nous arrivons à l'aéroport avec 4h00 d'avance mais nous n'avions pas le choix sauf à prendre un taxi. Il faut attendre 2h00 dans un hall d'aéroport vide sans aucune boutique pour enregistrer les bagages. Il y a juste un bar pas terrible où je prends un café très cher (4,5 dollars). Lorsque nous arrivons dans le hall d'embarquement, il y a encore presque 2h00 d'attente avant de monter dans l'avion qui n'est pas encore arrivé. Ici il y a 3 boutiques dont 2 sont fermées. Nous remarquons qu'elles ouvrent chacune à leur tour pour ne pas se faire de tort. Il n’a rien d'intéressant. Seule la bouffe nous attire car à part les pommes de terre pas cuites nous n'avons rien mangé. Chacun à notre tour nous allons acheter à manger. William qui crève de faim y va en premier. Lorsque mon tour arrive, j'ai du mal à savoir ce qu'il y a dans les sandwiches. Finalement je trouve une espèce de friand de poulet au curry. Il est chaud et je le trouve délicieux. Pour une fois c'est pas cher vu la taille et la qualité est correcte (4,60 dollars). William craque en sentant cette odeur et va s'en chercher un.
26/09/2010
Nous sommes arrivés à Adelaide vers 20h30. Nous prenons un taxi (moins cher que les navettes et plus rapide car il ne fait pas la tournée de tous les hôtels), conduit par un Indien pour rejoindre My Place, une petite auberge de jeunesse que nous avons repérée sur le Lonely Planet. La réception est fermée mais nous trouvons un mot avec nos noms et les clefs de la chambre en évidence sur le comptoir. Après une bonne douche, je rejoins William qui est parti au Macdo pour utiliser leur Wifi qui est gratuit. Je ne me souviens plus de ce qu'il m'a dit pour y aller mais je pense que je trouverai. Finalement je tourne un peu dans le quartier et je demande mon chemin. Personne n'est du coin et ne connaît. Je retourne me renseigner à l'hôtel, mais, stupeur, il faut un code pour rentrer. Je suis coincé dehors. Je repars donc et je croise un Français qui loge à My Place. Il ne peut pas me renseigner car il est arrivé le matin mais il me donne le code. Finalement je trouve un passant qui m'explique. Lorsque j'arrive, William a presque fini ses Emails. Il me laisse l'ordi et part se coucher. Je m'installe et commence à regarder mes messages. Au bout d'une demi-heure, 2 types bourrés rentrent dans le Macdo et font un tapage en beuglant comme des veaux. Ils commencent à importuner 2 filles qui sont devant leurs ordis à 2 m de moi dans une autre salle. L'une d'elle abandonne son ordi et se met derrière moi. Je n’ai pas envie de me mêler de ça. Je termine un message à Jean-Marie et plie bagage. En chemin je croise pas mal de gens éméchés. C'est le samedi soir. A Adelaide il est courant de voir des jeunes, garçons ou filles, complètement saouls, déambuler dans les rues tard le soir. Arrivé à la chambre, elle est fermée. Je pense que William s'est endormi mais j'ai beau taper, il n'ouvre pas. Finalement, un type qui passe dans le couloir me dit qu'il est sur la terrasse.. Il va le chercher et je peux enfin me coucher. Le lendemain matin William m'explique qu'il a peut être trouvé 2 Allemandes pour partager une voiture de loc avec nous pour aller à Kangaroo Island. En fin de compte, elles renoncent et nous prenons une voiture et les tickets pour le ferry. Le départ est prévu le soir. Nous décidons de faire une randonnée sur les collines qui entourent Adelaide. Une des allemandes nous accompagne. L'autre est malade et reste à l'hôtel. William espère trouver des carnivores. Cette rando est une catastrophe. Tout le long du chemin, des vieux pneus, des bidons, des ferrailles en tout genre et des bouteilles cassées nous oblige à regarder ou mettre les pieds. Heureusement, il n'y a rien à voir. Nous terminons la marche devant un mur de pierre de plus de 2m de haut qu'il faut escalader pour rejoindre la route et revenir à la voiture.

Le lézard jaune
En arrivant à l'hôtel, je sers un peu trop le trottoir et abime un enjoliveur. Nous partons à Cap Jervis pour prendre le bateau. A 19h00 on est à bord. Le débarquement a lieu à Penneshaw mais nous avons réservé une chambre chez un papy à Kingscote à 52 kms. A cause des Kangourous, nous roulons très prudemment de nuit sur une route quasi déserte. En fin de compte les kangourous que nous voyons sont pour la plupart écrasés sur la route mais 2 où 3 fois il y en a un qui traverse dans les phares. Le papy qui nous loue la chambre ne nous rend qu'une partie de la monnaie qu'il nous doit. On se remboursera comme on pourra. Pour le repas, on prépare des spaghettis mais nous n'avons ni sel ni sauce pour assaisonner. Je trouve une bouteille de whisky, alors j'en bois une part et j'en verse une bonne dose sur les pâtes. C'est pas mal, en tout cas mieux que nature. Demain matin nous nous levons tôt pour faire les courses pour la durée de notre séjour et explorer les environs.
27/09/2010
Après avoir fait le plein et les courses pour la semaine on prend la direction du Flinders Chase National Park. Nous avons retenu une chambre dans une ferme. Peu après avoir quitter Kingscote, William me demande de m'arrêter pour voir s'il y a des plantes carnivores sur les bas côtés de la route. Il n'y a rien. Peu après j'avise des perroquets dans un champ. Je me gare et descend de voiture. Ils s'envolent mais je découvre des plantes carnivores en grand nombre. Il y a au moins 4 variétés dont une pygmée. On se met au boulot et les cartes mémoire se remplissent. Nous ne sommes pas déçus. De nombreuses orchidées aussi sont en fleurs. Nous avons choisi la bonne période pour venir même s’il fait un peu froid. A force d’être dehors toute la journée, l’organisme s’habitue et ni la pluie, ni le froid ne nous gêne vraiment.

Drosera whittakeri

Donkey orchid (Diuris corymbosa)
On repart et un peu plus loin, nous en trouvons encore. A chaque arrêt nous en trouvons. On quitte la route principale pour rejoindre Seal bay ou nous devrions voir une colonie de lions de mer. Arrivés sur place, on apprend que c'est payant et très cher. Nous faisons demi-tour et empruntons la première piste qui conduit à la mer en espérant approcher la colonie en longeant la côte. La baie devant nous est magnifique, l'eau turquoise. Nous partons à pied sur la plage. William qui retourne changer de chaussures a la chance de tomber nez à nez avec un goanna de plus d'un mètre de long. Il peut faire une belle série de photos. Moi je pars dans le bush pour rejoindre une crique que l'on voit au loin. La marche n'est pas facile car il y a sans arrêt des petits buissons qu'il faut contourner. J'arrive au bord d'une falaise qui surplombe une plage de sable blanc en forme d'arc de cercle. Une arche naturelle se découpe à l'opposé de ma position. Des petits requins d'un mètre environ tournent dans l'eau claire et peu profonde au dessous de moi.

Vivonne bay
Je reviens à la voiture puis nous repartons après avoir mangé rapidement. Il nous faut la journée entière pour arriver à la ferme ou nous avons une chambre. Des kangourous nous accueillent le long de l'allée qui mène à la maison. Les gens qui nous reçoivent sont aimables mais d'entrée ils nous proposent une visite guidée nocturne pour 22 dollars par personne puis une ballade pour voir des koalas dans les arbres alentours. Cette ballade peut se faire sans accompagnateur mais je ne vois pas les koalas, par contre je peux photographier quelques perroquets colorés. Le patron nous laisse son bureau et nous donne le mot de passe pour sa connexion Wifi. Je n'ai pas de chance car l'ordinateur plante lamentablement alors que je venais d'écrire un long message à Isabelle. Le patron est venu pour fermer son bureau. Je renonce donc. Il faudra tout réécrire demain en espérant qu'il n'y aura pas de plantage.
28/09/2010
Je me lève vers 6h00 du matin, réveillé par les perroquets qui font un boucan d'enfer sous notre fenêtre. On nous a dit qu'il y a des cacatoès noirs de grande taille qui viennent près de la maison tous les matins. Je me prépare pour aller les photographier mais au moment de sortir, il se met à pleuvoir fort. Une heure plus tard la pluie s'est arrêtée et nous sortons. C'est trop tard, ils ne sont plus là. Nous avons décidé d'aller au Flinders Park dont l'entrée est de 9 dollars. Nous espérons ne pas être déçus. C'est immense. Nous prenons une piste de latérite rouge en direction de Snake lagoon. Arrivés au parking nous partons pour une randonnée de 2h00. Je mets mes 2 polaires car le vent qui souffle ferait pâlir de jalousie notre mistral tant les rafales sont violentes et froides. Nous marchons d'un bon pas, ce qui nous réchauffe rapidement. Je fais quelques photos de la rivière que nous suivons ainsi que d'une petite orchidée dont nous ne trouvons que 2 exemplaires. Un peu plus en avant, après avoir traversé la rivière, les paysages deviennent intéressants et nous faisons des photos tout le long jusqu'à la baie ou elle se jette dans la mer.

Rocky river, Snake lagon
Le retour, par le même chemin se fait au pas de charge et nous reprenons la piste pour aller visiter une autre baie qui, paraît il, est superbe. En arrivant nous nous rendons compte que nous venons de faire 20 kms pour pas grand chose. On repart à la ferme pour manger avant de retourner dans le parc national vers Remarkables rocks. Ici la route est goudronnée et le monde afflue. Le graphisme de ces énormes blocs de rochers n'est pas mis en valeur car la lumière est plate. Heureusement les couleurs chaudes des pierres rehaussent un peu l'intérêt de faire des photos. Une lumière de fin de journée rendrait certainement beaucoup mieux. En plein après midi, les visiteurs, assez nombreux, se trouvent toujours dans le cadre au moment de déclencher.

Remarkables rocks
Nous repartons pour 5 à 6 kms vers Admirable arche. Nous sommes sceptiques mais, arrivés là-bas, on oublie le vent, le froid et les touristes qui, comme nous sont venus se perdre dans cet endroit. Les vagues sont énormes et s'écrasent sur des rochers luisants sur lesquels se prélassent des Tur seal of New Zealand (lions de mer), indifférents aux gens qui les observent. Nous assistons à quelques combats. Les cartes mémoire se remplissent. En continuant un peu au bord de la falaise, nous découvrons l'arche. Là aussi le spectacle est grandiose, les lions de mer ici sont tout proches de nous. La lumière devient presque rasante, nous ne nous lassons pas de ce spectacle. Malheureusement, il faut quitter le parc national avant 17h00. De retour à la ferme, le propriétaire nous dit que les koalas sont visibles en ce moment dans les eucalyptus de la grande allée. Il y en a une quarantaine mais nous n'en voyons que 2. Il nous parle aussi des plantes carnivores et des orchidées qui poussent sur son domaine et il nous propose de nous accompagner dans l'espace protégé interdit aux visiteurs pour photographier toutes les plantes qu'il connaît parfaitement. Malheureusement nous ne trouvons qu'une orchidée en fleur. L'autre n'est même pas en bouton. Par contre les plantes carnivores sont nombreuses.

No comment
Je prends la voiture et retourne à l'entrée du parc pour appeler Isabelle. Il y a une cabine téléphonique. Malheureusement il n'y a pas de numéro pour qu'elle puisse me rappeler. Je peux utiliser la carte bancaire, c'est parfait. Malheureusement elle est rejetée, je fouille mes poches pour trouver quelques pièces en espérant que cela suffira. Je tombe sur le répondeur. Je mets un message de 30 à 40s puis la communication est coupée. Je suis un peu déçu car son anniversaire est passé depuis 2 jours et n’ai pas réussi à la joindre ni par mail ni par téléphone. Je retourne à la ferme. William est toujours sur l'ordinateur. J'espère qu'il ne tombera pas en panne avant que mon tour arrive car je n'ai pas pu envoyer de mes nouvelles depuis 3 jours. Je n'ai pas pu lire mes messages non plus.
29/09/2010
Je suis réveillé avant 6h00 par les perroquets et le soleil brille déjà. Je n'ai pas le courage de me lever. Nous nous sommes couchés tard car la partie de billard a duré longtemps mais j'ai gagné. Vers 7h00, je sors enfin mais les perroquets sont partis. Je me fais un petit déjeuner puis je prépare mes bagages car nous quittons la ferme dans une heure ou deux. William se lève. Pendant qu'il se prépare je retourne dans le parc où je photographie un eucalyptus dont les fruits sont aussi gros que des noix. Nous partons peu après. Sur le bord de la route, j'aperçois de temps en temps une petite fleur orange. Je pense à une petite orchidée. Pour en avoir le cœur net, je m'arrête près d'un petit groupe. C'est une jolie fleur mais pas une orchidée. William trouve des carnivores et commence une série de photos lorsque je m'aperçois que j'ai la clé de la chambre dans la poche. Nous faisons demi tour en roulant vite car ce n'est qu'une ligne droite et personne ne passe. Après avoir posé la clé au bureau d'accueil, on repart presque jusqu'à 30kms de Penneshaw sans s'arrêter. A cet endroit il y a des collines, alors que le reste du trajet était monotone, complètement plat. La route traversait des champs de colzas et quelques prés ou paissent des vaches et des moutons. Parmi les curiosités de cette ile, outre les nombreux Wallabies et kangourous souvent écrasés sur le bord des routes, il y a une ferme qui produit du miel tiré d'un petit eucalyptus arbustif et une autre ferme qui cultive de la lavande. C'est une variété différente de celle que nous trouvons dans la Drôme. Il y a aussi une distillerie qui fait de l'huile essentielle d'eucalyptus. Pour se dégourdir les jambes, nous montons sur la colline la plus haute d'ou nous voyons d'un côté la baie des pélicans et de l'autre Pennington bay. Rien de bien extraordinaire. Nous repartons et comme nous ne sommes pas trop pressés pour le ferry, nous nous engageons sur une piste qui mène au lagon des pélicans. Malheureusement pour y aller il faut laisser la voiture et continuer à pied mais nous manquons de temps. Arrivés à Penneshaw pour le ferry ou il faut attendre une heure. On en profite pour retourner au centre du petit village ou William poste ses dernières cartes et nous profitons d'un banc au soleil pour manger. A 13h30 le bateau quitte le quai. La traversée est tranquille malgré un roulis important lorsque les vagues frappent le bateau de travers. A Cape Jervis nous repartons vers Adelaide après avoir fait le plein à la première station service. Un arrêt est prévu vers Le Réservoir car une zone de préservation de la nature nous a été signalée par Bruce, le photographe de la ferme aux koalas. Il connait très bien toute la zone et nous assure qu'il y a des plantes carnivores ainsi que des orchidées à cet endroit. Il nous faut ¼ h pour trouver nos premières plantes près du lac qui sert de réservoir d'eau potable de la région. L'arrivée à Adelaide vers 17h30 ne pose pas de problème. La circulation en ville est plus calme que le dimanche ou nous étions partis faire une randonnée dans les collines. Il faut chercher un peu pour arriver à My Place car nous n'avons qu'un plan très succinct de la ville. A la réception de l'auberge de jeunesse, la femme que nous ne connaissons pas veut nous faire payer nos 2 nuits qui sont réservées et que nous avions payé d'avance. Ensuite elle nous dit que le prix de la chambre coute plus cher que ce que nous avons payé. Il faut hausser le ton pour que tout s'arrange. Nous profitons de la soirée pour laver le linge et le sécher pour 4 dollars. Ca devenait urgent car, entre la Tasmanie et Kangaroo Island, nous avons mouillé et sali tous nos vêtements, particulièrement les jeans en photographiant très souvent les plantes à genoux, voire allongés par terre.
30/09/2010
Je me lève à 7h15 mais je suis réveillé depuis longtemps. La chambre est située près de la cuisine et les lève- tôt font du bruit sans se soucier de ceux qui dorment. Je réveille William car il faut libérer la place de parking avant 8h00. Nous rendons la voiture sans qu'ils s'aperçoivent que l'enjoliveur avant droit est mort. Nous quittons le bureau au plus vite. William retourne se coucher. Je vais en centre ville ou il y a un grand centre piétonnier. A 12h30, je rentre à l’auberge après avoir pas mal marché. Le repas expédié, je profite d’une bonne connexion internet pendant plus d’une heure puis je retourne en ville car je veux profiter au maximum du beau temps et visiter le jardin botanique. J’ai oublié le plan de la ville et il me faut un bon moment avant de trouver l’entrée du jardin. C’est un parc immense avec des plantes provenant de toutes les régions du monde. La serre ancienne en verre et fer forgé est de toute beauté. Je photographie entre autre des perroquets multicolores qui picorent les grains de grands agaves aux fleurs orange puis qui vont se désaltérer et se baigner au sommet d’une fontaine de 4 ou 5 m de hauteur.

Rainbow Lorikeet (Trichoglossus haematodus)
Je quitte le jardin un peu avant la tombée du jour vers 17h30. Revenu en centre ville, je suis accosté par un type bourré ou drogué qui me tape sur l’épaule gauche par derrière. Je n’ai rien vu venir pendant que j’attendais tranquillement de pouvoir traverser la rue. Il me gueule après. Je lui réponds en français, croyant le calmer mais c’est le contraire qui se passe. Je ne le regarde pas et traverse l’avenue en croyant être tranquille. Je fais 100 m et il arrive derrière moi en courant et me touche l’épaule sans chercher à me frapper. Il me provoque. Je me tourne vers lui en avançant et en faisant mine de lui décocher un coup de poing. Il recule mais met la main à la poche. J’ai peur qu’il sorte un couteau. Les promeneurs qui ont vu la scène ne bougent pas. Personne n’intervient. Je pars d’un bon pas et me retournant régulièrement. Lorsqu’il réalise que je suis parti, il se met à courir dans ma direction en gueulant. J’accélère le pas et je vois qu’il a du mal à suivre. Il n’arrive plus à courir. Pendant 500 m, je le vois me suivre tant bien que mal. Je traverse une rue puis je slalome entre les voitures pour le larguer. Ca marche, il ne me suit plus. Je change de rue et je me planque derrière un porche pour voir s’il revient. Je l’aperçois. Il me cherche mais ne me voit pas. J’attends un peu puis je reprends mon chemin en direction de l’auberge, un peu inquiet quand même. Je raconte mon histoire à William puis nous préparons nos valises pour partir à l’aéroport demain matin.
1/10/2010
Le taxi arrive un peu en retard mais nous sommes largement dans les temps pour l’enregistrement Le vol se déroule sans histoire malgré un atterrissage un peu viril. Pendant que je récupère les bagages, William va voir les loueurs de voitures. Lorsque je le rejoins, il est dépité et m’annonce qu’il n’y a aucune voiture de disponible en location à Alice Springs en ce moment. Nous attrapons de justesse la navette pour le centre ville. Le chauffeur, super sympa, nous emmène gratuitement vers des loueurs indépendants qui ne sont pas représentés à l’aéroport. Hélas, ils ont bien des véhicules de type Campvans qui me plairaient bien car ce sont des Toyota HZJ 78 aménagés mais malheureusement il n’est pas possible de laisser le véhicule à Ayers Rock comme nous avions prévu de faire. C’est d’autant plus dommage que ces Campers nous faisaient économiser de l’argent car ils étaient équipés pour être autonome, donc plus besoin d’hôtels et une grande liberté dans nos déplacements. Le chauffeur nous dépose alors à notre hôtel en espérant que nous trouverons une solution. Nous placardons des affiches au cas ou quelqu’un serait intéressé mais sans succès. Le réceptionniste appelle des agences de voyage. L’une d’elle peut nous emmener jusqu’à Kings Canyon, c’est à dire un peu plus de la moitié du trajet. Nous en trouvons une autre qui veut bien nous emmener à Ayers Rock en nous récupérant à Kings Canyon le lendemain en fin de matinée. Nous n’avons pas le choix. Il nous en coute 560 dollars pour les 2, autant dire une petite fortune, mais nous ne perdrons pas la location des chambres que nous avions anticipé depuis 2 semaines. En contrepartie, il faut se lever très tôt. Je règle donc l’alarme du téléphone sur 4h50 pour être prêts à 6h00. Une fois ce problème réglé, il faut trouver à manger. Le prix des repas les plus simples des petits buibuis ne sont pas à notre portée et nous nous rabattons sur le Macdo au grand bonheur de William pour qui c’est une fête d’aller dans ces endroits. Après ce repas un peu tardif, William retourne à l’hôtel profiter de la piscine et bronzer un peu. Venir jusque là pour ça, il me fait un peu pitié! Je pars au hasard des rues, mon appareil photo en bandoulière. Je me retrouve rapidement à la sortie de la ville et je gravis une colline aux alentours. Je fais quelques photos mais il n’y a pas grand chose d’intéressant. Je repars vers le centre ville avant la tombée de la nuit car j’ai déjà croisé plusieurs aborigènes dans un état second. Je ne tiens pas à avoir la même histoire qu’hier à Adelaide.

Au sommet de la colline, Alice Spring
Je rejoins donc William à l’hôtel et nous partons au Woolworth faire des courses pour les jours à venir. C’est un peu compliqué car il faut prévoir pour les 4 jours qui viennent, sans que ce ne soit trop lourd et éviter les produits frais car nous allons transporter toute cette nourriture avec nous sans réfrigérateur. Et il fait chaud, très chaud même. Nous ne nous attardons pas car la nuit est tombée et les aborigènes commencent à s’installer partout sur les trottoirs pour passer la nuit en buvant des bières. Depuis le début de notre séjour en Australie, les voyageurs que nous croisons nous mettent en garde sur ce risque très réel à Alice Springs.
2/10/2010
Ce matin le réveil sonne à 4h50. Le départ est prévu à 6h00. J’attrape mon short, en sort le téléphone en vitesse pour l’arrêter afin de ne pas trop déranger l’Australien qui dort dans la même chambre que nous. Je descends mes bagages à la réception et je vais à la cuisine préparer un bon petit déjeuner, ne sachant pas si nous pourrons manger à midi. Le sac à dos est quand même chargé d’un peu de nourriture. Le bus est à l’heure. Nous prenons la route et faisons la tournée des hôtels avant de quitter définitivement Alice Springs. Nous roulons depuis 1/2h lorsque je m’aperçois que je n’ai pas ma pochette de cuir qui contient passeport, carte bleue et argent liquide. Mes cartes mémoires sont aussi dans cette pochette, habituellement suspendue à mon cou sous le T-shirt. Je réveille l’accompagnateur du bus et William lui demande quelle pourrait être la meilleure solution pour la récupérer. J’ai compris qu’elle est tombée sous le lit lorsque j’ai pris le short pour arrêter le téléphone. Le gars nous dit d’attendre le prochain arrêt dans 2h00 car sur cette route en plein désert il n’y a pas de réseau. Je ne tiens pas en place et suis stressé à mort. Lorsqu’arrive l’arrêt prévu, nous changeons de bus et le conducteur et guide accompagnateur prend les choses en main. Il trouve le numéro de téléphone de l’hôtel et les appelle. La communication ne passe pas. Il décide d’attendre un peu et retarde le départ du bus. Au bout d’1/4h il entre en communication avec la réception de l’hôtel et demande au responsable d’aller voir sous le lit. Ma pochette s’y trouve bien. Il s’agit maintenant de trouver un moyen de la récupérer sans gâcher notre voyage ni faire perdre de temps aux rares passagers du bus qui ont payé encore plus cher que nous pour ce voyage. Le chauffeur accompagnateur appelle sa société à Alice Springs. Une solution est trouvée. Ma pochette sera à Ayers Rock dans 2 jours grâce aux chauffeurs de 2 compagnies différentes qui vont se passer le relais pour l’acheminer. Je suis soulagé et je me détends un peu pour profiter enfin du voyage. Un peu avant Kings Canyon, notre première destination, le chauffeur s’arrête brusquement, fait demi-tour et stoppe le bus et nous fait tous descendre pour nous montrer un lézard épineux du genre moloch qu’il a remarqué au bord de la route. C’est un animal d’une vingtaine de cms que nous pouvons tous photographier. Un peu plus loin, nous avons encore la chance de voir un gros rapace plonger au sol puis reprendre l’air avec un serpent dans les serres. Il s’élève de 10 m puis le laisse tomber sur des rochers, sans doute pour le tuer et il plonge à nouveau sur lui et s’envole cette fois définitivement avec sa proie.

Un rare lézard épineux : Moloch horridus (thorny devil)
Arrivés à Kings Canyon Resort, le chauffeur nous indique à tous les 2 que c’est notre terminal mais que lui continue 15 kms plus loin pour faire la randonnée de Kings Canyon Rim Walk, une boucle de 6 kms en 4 heures sur les crêtes qui dominent les gorges puis descendre jusqu’au jardin d’Eden avec les 3 autres passagers qui ont payé pour cela. Nous lui demandons de nous emmener, ce qu’il accepte après une petite négociation et l’accord des autres participants. On se croirait au Colorado ou plus près de chez nous, dans le Lubéron. La couleur ocre est partout. Le soleil tape dur mais avec 2 litres d’eau, nous devrions tenir le coup. La pluie est tombée en abondance une dizaine de jour savant notre arrivée. Les plantes ont fleuri. L’accompagnateur connait bien la géologie, la faune et la flore et nous apprenons ainsi que cet endroit est le fond d’une mer qui s’est soulevé il y a très longtemps. Il explique aussi que de nombreuses plantes sont utilisées encore aujourd’hui par les Aborigènes. Il nous montre celles avec lesquelles ils se nourrissent et celles qui ont des vertus médicinales. Malheureusement je ne comprends pas tout ce qu’il dit. Le début de la randonnée est difficile, surtout à cause de la chaleur mais ici son nom est la montée des infarctus, ce qui veut tout dire. Rapidement on se trouve sur un plateau entrecoupé de petites gorges dans lesquelles nous suivons un chemin qui nous mène tout en bas de la gorge principale et ou se trouve le fameux jardin d’Eden. Ce nom est sans doute du au fait qu’ici la végétation est dense car il y a de l’eau en permanence et que cela attire les animaux de toutes sortes, particulièrement les oiseaux.

La montée des infarctus
C’est un petit cours d’eau qui se jette dans une magnifique piscine naturelle de 10 m de profondeur. Le groupe entier se baigne sauf moi car l’eau est vraiment très froide et l’air approche 40°C. J’en profite pour regarder un oiseau qui ressemble à une tourterelle mais avec une huppe et de nombreuses libellules. Je fais quelques photos mais la chaleur est tellement écrasante que je ne suis pas très motivé.

En direction du canyon

Kings canyon
Après cette halte reposante, nous reprenons la marche et redescendons en 1 heure au parking ou nous nous précipitons vers les robinets d’eau potable (et fraiche) pour boire car il y a longtemps que nous n’avons plus d’eau. Le chauffeur accompagnateur ouvre le bus puis sort une glacière électrique et propose un piquenique à ses passagers officiels. Nous ne sommes pas compris dans le groupe mais il y a tellement à manger que nous en profitons aussi. Si je récupère ma pochette et son contenu, je pourrai dire que cette journée était une bonne journée riche en découvertes. Je pense aussi que si nous avions pu louer une voiture, nous n’aurions pas fait cette marche dans sa totalité et serions probablement passé à côté de pas mal de choses.
03 10 2010
Hier, après la randonnée le bus nous a déposé au Kings Canyon Resort qui est un vaste complexe hôtelier. Il propose toutes sortes d’hébergements allant de l’hôtel de luxe à l’emplacement de camping pour tentes et caravanes. Nous avions réservé une chambre bon marché mais quand même climatisée avec accès à une petite cuisine collective. Sa porte est ornée d’un panneau disant de bien la fermer pour ne pas laisser les dingos sauvages venir voler la nourriture et fouiller les poubelles. Pour manger il est donc possible de cuisiner mais plusieurs restaurants proposent des menus pour tous les prix et toutes les bourses. Un magasin et une station service complètent ce village, propriété d’une seule famille. A notre arrivée un peu tardive, il n’est plus possible d’acheter à manger. Nous allons donc dans un des restaurants ou je mange une salade à base de saumon et William son éternel steak haché et frites. Son assiette est bien plus garnie que la mienne puisqu’il n’y a que 3 petits morceaux de saumons, quelques feuilles de roquette et une petite sauce blanche. Tout ça pour 19.5 dollars. L’assiette de William est au même tarif. Un oiseau me réveille avant le lever du jour. Je me lève et pars dans le bush (il n’y a que 10 m à faire depuis notre chambre) pour le lever du soleil. Je fais une belle série de photos de paysages composés d’herbes sèches et de grévilléas avec une lumière rasante. Je trouve aussi des fleurs rouge très curieuses dont le nom est Sturt’s desert pea. C’est l’emblème de l’Australie du Sud Ouest. Ce matin, en allant au bloc sanitaire, je passe devant un panneau décrivant les plats servis au restaurant ou nous avons mangé la veille et je m’aperçois qu’il manquait plus de la moitié des ingrédients à ma salade. Après avoir préparé nos bagages, William décide d’aller à l’accueil pour leur dire ce que nous pensons de ce repas d’hier. Il en profite aussi pour dire que nous sommes indignés de voir une serveuse manger carrément dans les assiettes des clients et que le personnel ne respecte aucune règle d’hygiène. Finalement on nous renvoie vers la réception principale qui reçoit l’ordre de nous rembourser. Nous attendons le bus qui doit passer nous prendre pour Ayers Rock. Nous sommes un peu inquiets car le chauffeur d’hier a oublié de nous rendre le papier qui prouve que notre place est réservée et payée. A l’heur dite, le bus arrive et le chauffeur ne nous demande rien pour monter à bord. Le voyage dure 3h30 jusqu’à Ayers Rock avec un petit arrêt à mi-chemin dans un complexe perdu au milieu de nulle part et qui comprend une station service et un bar où il est impossible de se faire servir. Il fait à peu de choses près 40°C et une glace ou une bière fraîche aurait été la bienvenue. D’ici nous voyons au loin un monolithe que nous prenons pour Uluru mais quelqu’un nous explique que c’est un autre rocher, plus grand et peut être plus beau que celui que tout le monde connait. Simplement celui-ci n’est pas célèbre parce que ce n’est pas un lieu sacré pour les Aborigènes. Je pense aussi que l’industrie du tourisme a privilégié l’autre parce qu’il y a d’autres attractions à proximité comme les monts Olga et que cela permet facilement d’organiser des circuits sur 2 ou 3 jours. Le bus nous dépose devant notre auberge de jeunesse qui est encore une fois un complexe gigantesque avec restaurants et boutiques. Il faut laisser une caution de 20 dollars par clé de chambre. La caution est plus élevée que le prix de la nuit. Aussitôt nos bagages dans la chambre, je traverse Ayers Rock en coupant par des petits chemins à travers le bush pour aller récupérer ma pochette et son précieux contenu. La femme à qui je m’adresse n’est pas au courant. Elle ne connaît même pas la compagnie de transport qui ramenait mes papiers. Ca commence mal. Le bureau de AAT King, l’autre compagnie qui a participé au transport de ma pochette est dans le même hall. J’explique donc à la Japonaise de service que mes papiers devraient être arrivés depuis hier. Elle me tend alors une grande enveloppe à mon nom et me demande de contrôler qu’il ne manque rien. Je suis vraiment fou de joie car tout y est. Je retourne à l’hôtel par le bush en prenant le temps de faire des photos malgré les 37 à 40 °C.

Ayers Rock
Arrivé à la chambre, je pose mes affaires puis je pars à la recherche de William pour lui annoncer la bonne nouvelle et lui payer une bière pour fêter ça mais je ne le trouve pas. Je vais quand même au bar pour la bière très fraîche. Le tarif, 6,5 dollars, me refroidit encore plus que la boisson. C’est vrai qu’ici la ville est complètement isolée et le ravitaillement doit couter très cher. William arrive un peu plus tard complètement mouillé de transpiration. Il est allé au supermarché et revient avec de la nourriture pour les jours que nous allons passer ici.
04 10 2010
Je me lève à 6h30 pour profiter du lever de soleil et de la fraicheur relative du matin. J’arrive à un point de vue intéressant à 6h38 mais il est déjà trop tard. Le soleil est déjà trop haut dans le ciel. Je fais une ou 2 prises de vue puis je redescends à travers le bush en espérant surprendre des animaux. Je ne trouve qu’un insecte qui fait du mimétisme et qui ressemble à s’y méprendre à une brindille. Je fais une photo mais je n’ai pas l’objectif macro. Le résultat ne sera pas terrible. Je reviens à la chambre et vais à la cuisine préparer du café et du pain grillé. Ensuite je repars dans le bush mais cette fois je suis équipé correctement avec mes chaussures de rando et tout le matériel photo. Je marche pendant plus de 2h00 en faisant quelques photos dont beaucoup de fleurs.


Le bush au crépuscule
Je reviens voir où en est William. Il vient de se réveiller. Je prends un café avec lui en parlant du programme de la journée. Il doit d’abord aller sur internet pour réserver une voiture à l’arrivée de l’avion à Perth. Nous envisageons d’aller à Uluru voir ce rocher mythique mais il faut prendre un bus à 60 dollars/personne pour faire 15 kms puis payer 25 dollars/personne pour l’accès au parc national. Nous renonçons à contre-coeur. Hier soir malgré nos allusions auprès des touristes qui ont une voiture de loc, nous n’avons pas trouvé d’âme charitable pour nous transporter.

Sturt's desert pea Swainsonia formosa)
Je repars encore une fois marcher malgré la chaleur pour revenir à midi passé. Après le repas, alors que nous faisons la sieste, 2 personnes arrivent dans la chambre et s’installent sur les 2 lits restés libre. C’est un couple de français, retraités qui vont rendre visite à leur fille qui vit en Nouvelle-Calédonie et qui en profitent pour venir visiter un peu le Centre Rouge. Ils nous proposent une place dans leur voiture pour aller à Uluru. Ils veulent en faire le tour à pied (8 à 10 kms) puis attendre le coucher du soleil. Dans un premier temps William ne semble pas très intéressé mais moi j’accepte avec enthousiasme. Finalement William se décide aussi. Venir à Ayers Rock et ne pas aller à Uluru, c’est un peu comme pour quelqu’un qui arrive à Paris pour la première fois et qui ne va pas voir la Tour Eiffel. Nous achetons de l’eau pour la rando et nous partons. Nos 2 accompagnateurs nous proposent même de nous emmener aux monts Olga le lendemain. Malheureusement, nous prenons l’avion pour Perth. Dommage.


Il faut presque 4h00 de marche pour faire le tour d’Uluru
De loin le monolithe parait plat et sans relief. En s’approchant on remarque que la roche est fissurée de partout et que l’eau qui ruisselle sur ses parois lorsque la pluie est forte trace des sillons qui s’approfondissent au fil du temps. Beaucoup d’oiseaux nichent dans les cavités naturelles de la roche. De gros blocs se sont détachés sous l’action du vent et de la pluie. Ce rocher est sacré pour les Aborigènes mais il est quand même possible de monter au sommet lorsque le vent n’est pas trop fort. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. On se croirait à Donzère avec un bon mistral! Des panneaux signalent les endroits les plus sacrés et interdisent les photos mais malheureusement on ne sait pas la raison de ces interdictions. La marche est facile, c’est tout plat mais pas ennuyeux du tout car il y a beaucoup de plantes et d’animaux à voir. Nous avons même la chance de rencontrer un 2eme Thorny Devil, ce lézard épineux et coloré. Dès le tour terminé nous reprenons la voiture en espérant trouver une place pour le coucher du soleil. Les 2 ou 3 immenses parkings sont déjà pris d’assaut à notre arrivée mais notre petite voiture nous permet de se garer près d’un emplacement parfait. Un grillage empêche les gens de s’avancer et c’est en ligne sur 2 ou 3 rangs que chacun trouve sa place. Il faut attendre encore un peu le bon moment mais je commence à déclencher pour voir les meilleurs réglages et cadrages. Dès que le soleil commence à éclairer le rocher, on n’entend plus que les crépitements des appareils photo. Il faut faire vite tout en ayant un oeil sur ses voisins pour ne pas se faire bousculer. Le rocher est maintenant éclairé au 2/3 mais de gros nuages noirs arrivent et masquent le soleil. La photo des cartes postales ne sera pas pour ce soir. Il faudra retoucher avec Photoshop.

Le clou du spectacle
Retour à l’hôtel ou nous allons boire une bière pour remercier Francis et Line de nous avoir transportés puis nous mangeons tous ensemble.
05 10 2010
Il a plu tôt ce matin. Il fera moins chaud dans la journée. Le ciel reste nuageux. Nous prenons l’avion en début d’après-midi pour Perth. Nos tickets pour Uluru sont valables 3 jours. Nous essayons de les revendre pour 10 dollars mais soit les gens en ont déjà acheté, soit ils partent avec une agence soit ils sont sur le départ, soit ils se méfient de cette proposition. Finalement il les donne à 2 touristes qui s’engagent à envoyer 20 dollars par Paypal à William s’ils arrivent à les réutiliser. On verra bien. Arrivés à Perth, nous récupérons la voiture louée depuis 2 jours. Nous décidons de ne pas rester en ville. William téléphone à Phill Mann, un spécialiste des plantes carnivores du Sud Ouest qui va nous guider pendant un ou deux jours. Il habite à Harvey, un village à 150 kms plus au Sud. Il nous attend en début de soirée. Nous prenons la route mais la traversée de Perth est une vraie galère. Il nous faut 2h00 pour quitter la ville à cause d’un train qui a percuté une ou deux personnes. Il est tard lorsque nous arrivons à Harvey. Phill vient nous récupérer à la station service puis nous emmène au restaurant ou nous attendent sa femme, sa soeur et son beau-frère. Nous décidons de dormir à Harvey car il reste encore 50 kms pour arriver à l’hôtel que nous avions réservé et ou il fallait arriver vers 20h00. Il est près d’1h00 du matin.
06 10 2010
Ce matin Phill passe nous prendre vers 8h30 pour nous montrer tous les spots où il sait trouver une dizaine de variétés de droseras que nous n’avons pas encore vu et uniquement dans un rayon de 30 kms. William est impatient. Lorsque Phill arrive c’est pour nous dire qu’il doit faire changer les pneus de son pick up avant de partir. Au bout d’une heure il revient et nous prenons la route. Nous passons la journée à genoux ou à plat ventre dans des terrains aussi variés que des talus, des herbes folles, des dunes d’une blancheur éclatante ou nous trouvons des pygmées magnifiques ou dans les bois. A chaque arrêt, c’est le gros lot. Phill connaît sa région comme sa poche et il nous permet en une journée de photographier des variétés que pour certaines nous n’aurions pas trouvées seuls.

Drosera platystigma
Rapidement les batteries des appareils photos sont déchargées. Le soir William dit avoir fait plus de 800 photos dans la journée. Nous découvrons aussi beaucoup d’orchidées et pas mal de plantes inconnues pour nous dont les fameuses pattes de kangourou, savamment appelées “anigozanthos”. Phill nous propose de manger et de dormir chez lui pour cette nuit car sa femme, Néo-Zélandaise accompagne sa famille qui est venue passer quelques jours en Australie. Nous acceptons volontiers car c’est une économie non négligeable. En compensation nous faisons le plein du pick up. Il nous montre sa serre et son laboratoire amateur mais bien équipé qui lui permet de pratiquer la culture in vitro. Nous apprenons qu’en plus de son travail d’électrotechnicien, il a une autre activité pour arrondir ses fins de mois. Il est chasseur de kangourou la nuit. Il possède un pick up réservé pour cela car il est très rehaussé et la benne est affublée de projecteurs qui permettent d’éclairer les bas côtés des chemins ou il chasse. Pour chasser il faut être 2, un conducteur et le tireur, installé dans la benne. En une nuit, ils peuvent tuer une douzaine d’animaux qu’ils dépècent en rentrant et stockent dans une chambre froide qu’il a aménagée à côté de sa serre. Ils chassent au moins 3 jours par semaine, ce qui leur rapportent 450 dollars chacun. Nous avons d’ailleurs remarqué le jour de notre arrivée à Harvey, que passé 22h00, nous ne croisons que des pick up de chasseurs. Les kangourous sont très nombreux dans la région. Il suffit pour en être convaincus de voir tous les cadavres sur les bas-côtés des routes. Nous avons aussi remarqué que les Australiens les empoisonnent, notamment dans les zones boisées. De grands panneaux jaunes mettent en garde contre le poison. En discutant à ce propos, nous apprenons que les dégâts collatéraux sont nombreux aux abords des habitations et ce sont souvent les animaux domestiques qui en font les frais. Après le repas nous préparons notre semaine dans la région d’Albany. Nous notons scrupuleusement les emplacements que nous signale Phill mais nous nous apercevrons par la suite que c’est pratiquement inexploitable. La logique des Australiens en ce qui concerne les indications routières nous échappe depuis le début du voyage et les explications de Phill ne font pas exception à la règle.
07 10 2010
On quitte Harvey et Phill Mann après un petit déjeuner dans un bar. Notre but est d’arriver à Walpole situé à 450 kms sur la côte Sud. Il y a un spot à céphalotus et nous avons des indications pour le trouver. Nous ne prenons pas la route côtière mais une transversale plus directe qui passe par des forêts de Karris, une variété d’eucalyptus pouvant atteindre plus de 60 m de hauteur. Le trajet est agréable, la circulation est clairsemée. Pour avancer rapidement, nous avons décidé de rouler jusqu’à la pause repas sans regarder s’il y a des carnivores sur les bas-côtés de la route. Le point repas est choisi avec soin et avec l’expérience que nous avons maintenant, nous voyons des droseras avant de descendre de voiture. Il y a aussi des orchidées et de beaux spécimens de stylidiums.

Yellow cowslip orchid (Caladenia flava)
Nous reprenons la route avec un arrêt en chemin pour admirer un karri tree de plus de 50m de haut. Il est possible de monter à son sommet. J’en ai bien envie mais les barreaux de l’échelle hélicoïdale qui entoure l’arbre me font un peu peur. C’est pourtant du fer à béton de grosse section et un grillage à mouton sert de garde-fou. Nous le prenons en photo. Pour la vue depuis le sommet ce sera pour une autre fois. Nous arrivons à l’YHA de Walpole vers 15h00. Nous déposons les produits frais achetés le matin avant de quitter Harvey en prévision de la semaine puis nous partons à la recherche des céphalotus. Le plan de Phill s’avère difficile à comprendre sur le terrain, un peu comme la signalisation routière de ce pays, c’est à dire sans logique apparente. Après avoir cherché jusqu’au coucher du soleil dans le secteur qu’il nous a indiqué, nous rentrons bredouille à l’hôtel. Demain nous irons à Albany en espérant avoir plus de succès qu’ici.
08 10 2010
Ce matin je suis debout très tôt et je pars en direction de la mer, appareil photo en bandoulière. A peine sorti, j’entends le bruit familier des perroquets qui se chamaillent. Pourtant je crois voir des corbeaux mais en m’approchant je me rends compte qu’il s’agit de ces fameux perroquets noir que nous n’avons encore jamais vu et dont tous nous parlent depuis Kangaroo Island. Ils s’envolent à l’approche d’un passant mais se posent sur un autre arbre 200m plus loin. Prudemment je les approche et je peux faire 2 ou 3 photos. Je les ai enfin. Je continue ma promenade en traversant un petit lotissement très fleuri puis j’emprunte un sentier qui longe la mer. Un pélican perché sur un rocher au milieu de l’eau attire mon attention mais il est un peu loin. Je photographie aussi des petits oiseaux noir et jaune pour l’un et tout bleu pour les autres. Je rentre à l’hôtel et réveille William car il est presque 9h00 et il faut libérer la chambre avant 10h00. Nous partons à Albany en faisant un arrêt à Denmark car il y a des céphalotus dans le secteur. Nous nous renseignons au centre d’informations des visiteurs, c’est comme les offices de tourisme chez nous. Nous avons la chance de tomber sur une femme qui sait où il y en a. Nous partons en suivant ses explications et, pour une fois, nous trouvons l’endroit assez facilement. Tout se recoupe avec ce qu’elle nous a dit: la disposition des chemins, le pylône électrique et l’impossibilité de continuer en voiture. Malheureusement, pas le moindre petit céphalotus à stocker sur nos cartes mémoire. Elle nous a pourtant dit en avoir vu moins de 2 semaines auparavant. Nous fouillons au milieu des herbes, partout ou nous pensons qu’ils peuvent pousser mais rien à part des serpents que nous mettons en fuite. Nous sommes très déçus. William s’est foulé un poignet en tombant dans un trou, rien de bien grave et il s’est fait attaquer par des fourmis de plus d’un cm de long en posant la main dans une fourmilière pour se relever. En continuant un chemin nous arrivons devant une maison isolée et voyons un type en train d’arroser son jardin. Il nous invite à rentrer dans sa propriété car il pense qu’il peut y en avoir. Il nous fait faire le tour, un bâton à la main pour chasser les serpents et ne pas les surprendre au dernier moment. Nous ne trouvons rien. Il nous offre à boire et nous explique qu’il connaît un coin très humide ou poussent des plantes carnivores mais il faut un 4x4 pour s’y rendre. Il se propose de nous conduire là-bas et nous montons dans son HDJ 80. Nous voilà partis dans le bush sur des pistes hyper étroites. Je lui explique que nous avons 2 4x4 Toyota à la maison, alors il veut m’en mettre plein la vue et roule comme un fou malgré les trous et les ornières. Ca frotte de tous les cotés mais il s en fout. Au bout d 1/2h il s arrête devant un énorme bourbier et des traces de roues profondes de 50cms.

On est un peu perdus
Il nous propose de regarder dans le coin mais nous ne trouvons que des droseras et une très jolie utriculaire en fleurs. Nous ne sommes pas venus pour rien. Il propose de repartir plus loin. Il enclenche ses moyeux puis les blocages de différentiels Av et Ar et nous voilà partis sur une piste digne du Camel Trophy. Je suis aux anges. Il est même nécessaire de dégager un tronc d’ arbre qui gène le passage mais on continue et le type attaque de plus en plus. Finalement je m’ aperçois qu’il est perdu car il regarde sa montre et la position du soleil a un carrefour sans savoir ou aller. Finalement 1h 1/2 après on se retrouve devant chez lui. En fait il connaissait très mal la région car il habite ici depuis un mois seulement. Nous n’ avons toujours pas vu un céphalotus mais j’ai passé un après-midi super sympa. De retour au croisement de chemins, nous récupérons la voiture et prenons la direction d’Albany. Nous trouvons une auberge de jeunesse mentionnée sur le Lonely Planet. La propriétaire nous accueille chaleureusement et nous dit que sa soeur est ranger dans le parc national et qu’elle doit savoir ou trouver des céphalotus. Elle lui laisse un message. Nous on croise les doigts en espérant qu’elle ne mette pas 3 jours à répondre.
09 10 2010
La ranger a appelé et nous savons enfin ou trouver des céphalotus. Nous partons en direction de Two peoples bay sur ses indications. Après 30 kms de route, nous trouvons l’endroit non sans avoir galéré un peu. Nous voyons 3 goannas traverser la route. Nous réussissons à faire quelques photos du dernier. Nous partons à pied sur un petit chemin sableux qui conduit semble t’il à un petit lac au pied de quelques grandes dunes de sable blanc. 100 m plus loin nous trouvons des droseras qui bordent le chemin. Nous dénombrons 6 espèces différentes dont certaines que nous n’avons jamais vu comme le drosera sulfurea à fleurs jaunes. Il y a également des orchidées, des stylidiums, quelques banksia coccinea avec leurs fleurs rondes, des cats paw et d’autres plantes diverses et variées. Malgré 3h00 de recherche sous un soleil de plomb, pas le moindre petit céphalotus.

Banksia coccinea

Fleurs de stylidium
Retour à l’hôtel pour manger puis nous prenons la direction de Mount Barker. Phill nous a indiqué un spot ou il devrait se trouver 12 ou 13 variétés de droseras et 4 orchidées. Hélas nous arrivons un peu tard dans la saison et les quelques droseras que nous trouvons sont en fin de vie. Heureusement les orchidées sont bien présentes et encore en fleurs. Nous observons aussi un gros lézard appelé blue tongue à cause de la couleur de sa langue. Je le croyais mort et en le retournant avec un bâton, je m’aperçois qu’il est bien vivant et que c’était un camouflage. Sur la route du retour, William est attiré par des perroquets noirs en grand nombre dans un pré. Je stoppe pour 1/2h de photos. Peu de réussite sur cette série d’ailleurs. Arrivés à Albany nous partons à Frenchman Bay pour le coucher de soleil et essayer par la même occasion de trouver une utriculaire qui pousse dans le secteur. Nous n’aurons ni l’un ni les autres car nous arrivons trop tard. Nous reviendrons. De retour à Albany, nous demandons à Joanna, la propriétaire de voir avec sa sœur si elle peut nous accompagner car nous n’avons rien trouvé. Elle l’appelle et nous rejoindra sur la route de Two peoples bay demain matin. En sortant de la douche je m’aperçois que j’ai un tique dans le dos et un autre derrière chaque jambe. Lorsque j’en parle à William qui part à la douche, il regarde et s’aperçoit que lui aussi en a 3. Ce n’est pas étonnant car nous passons nos journées dans l’herbe, souvent assis, à genoux ou à plat ventre.
10 10 2010
Petit tour au bord de mer pour les oiseaux tôt ce matin. Je réussis à en photographier plusieurs dont un ‘ mangeur de miel ‘ (Phylidonyris novaehollandiae) aux belles couleurs jaune et noir à peu près de la taille d’une mésange.

Phylidonyris novaehollandiae (New Holland Honeyeater)
Nous retrouvons la ranger à l’endroit convenu. Elle nous explique qu’il faut aller un peu plus loin puis rentrer dans le bush. Il y a des herbes hautes et très serrées. La marche n’est pas aisée et voir des céphalotus ici me paraît difficile. La ranger nous met en garde contre les serpents nombreux dans ce secteur. Ce n’est pas très rassurant mais on veut les trouver ces céphalotus, alors on continue en se griffant et sans rien trouver. Au bout d’une grosse 1/2h elle décide de revenir à la voiture et traverser la route pour chercher de l’autre côté. Malheureusement nous nous trouvons face à une mare fangeuse assez large et que nous devons traverser. Ce n’est pas un problème de se mouiller car nous évoluons déjà dans un marécage et il s’est mis à pleuvoir mais là c’est de l’eau noire et de la boue au dessus des genoux. L’odeur qui se dégage de cette zone est assez repoussante. Nous ne nous attardons pas. De l’autre côté de la route nous avisons un type au milieu des hautes herbes avec une espèce de filet à papillons. Nous allons le questionner au sujet d’éventuels céphalotus qu’il aurait pu voir. Lui, son truc c‘est l’identification des insectes. Fièrement il nous montre un petit flacon qui contient 3 fourmis très rares paraît il. Il pense avoir vu des céphalotus non loin de l’endroit ou nous sommes. On se met à chercher et effectivement nous en trouvons 3, pas un de plus. Ils sont de petites tailles et pas colorés du tout. On ne fait pas la fine bouche. Il y a tellement de boue que nous ne pouvons même pas nous agenouiller pour les prendre en photo. Le résultat va être décevant. On reprend nos recherches, pleins d’espoir, mais sans succès. La ranger doit repartir mais nous donne encore quelques indications pour en trouver d’autres dans le secteur. Elle nous dit que nous trouverons aussi beaucoup d’orchidées. Nous y allons et trouvons effectivement des orchidées et aussi des stylidiums. Nous surprenons 3 gros serpents noirs en 10 mn. Le premier a flanqué une belle frousse à William car il lui a presque marché dessus. Nous redoublons de prudence. Il y a un lac dans les environs mais nous ne parvenons pas à le localiser malgré les kms de petits sentiers que nous parcourons. Retour à la voiture pour se rendre au 2eme spot réputé pour les nombreuses variétés d’orchidées. Il pleut de plus en plus et il fait froid. Nous photographions quand même 2 très belles orchidées que nous ne connaissions pas ainsi que quelques droseras dont Sulfurea à fleur jaune. En revenant à Albany, il est déjà tard. Nous mangeons rapidement, lavons nos vêtements couverts de boue et séchons les chaussures qu’il faudra rechausser le lendemain. Il pleut de plus en plus fort. Cette pluie ne s’arrêtera que le lendemain matin.
11 10 2010
Nous avons rendez-vous au bureau de l’environnement à Albany à 9h30 pour obtenir le plus d’informations possible pour trouver des céphalotus. Nous sommes à l’heure. La femme de l’accueil appelle son supérieur qui donne quelques informations très vagues en laissant entendre qu’il ne connaît pas. Nous insistons pour parler à un spécialiste des plantes de la région. En fin de compte nous changeons de bâtiment pour aller dans un laboratoire d’étude. La chef de ce service nous reçoit. Elle a au moins 70 ans, a sous ses ordres 3 autres mamies et une jeune. Elles s’occupent de classer, compléter et remettre en état un herbier. Elle nous écoute et nous dit sans ambiguïté qu’elle ne nous donnera pas d’indication car elle pense que nous allons voler des plantes dans la nature. Alors William lui explique son projet d’écrire un livre et, en bon communicant, met en avant l’intérêt de parler de la région d’Albany. Elle finit par accepter de nous aider mais, très méfiante, elle demande à l’accueil de nous faire remplir un imprimé très compliqué car nous faisons des photos dans les parcs nationaux et que c’est interdit. Elle nous reproche aussi de transporter des graines d’un parc à l’autre avec nos chaussures. C’est vraiment du grand n’importe quoi quand on voit les Australiens rouler comme des malades dans les mêmes parcs avec leurs 4x4. Finalement je ne suis pas concerné pas les formalités et papiers à remplir mais William refuse de le faire. Il s’en suit un interrogatoire en règle qui dure au moins 1/2h. Lorsque nous lui disons en avoir trouvé 3 exemplaires grâce à un ranger du parc de Two peoples bay, elle veut savoir le nom de ce ranger mais n’insiste pas lorsqu’on répond qu’on ne sait pas. Elle essaie de remplir le formulaire à la place de William qui donne une fausse identité et un faux numéro de téléphone. Nous repartons et allons explorer le lieu qu’elle nous a indiqué. Nous passons 4h00 à sillonner le bush au milieu de nombreux callistemons sauvages mais on ne trouve que des droseras et de très belles utriculaires. (Utricularia volubilis). De retour à Albany, arrêt au Hungry Jack pour manger un peu puis départ au Stirling Range National Park pour une rando qui doit durer 4h00. Après plusieurs arrêts en chemin pour explorer les talus et les environs, nous arrivons enfin à 16h15 pour commencer la randonnée. Le début est facile mais très vite la pente se fait plus raide. Au bout d’une heure sur un chemin bordé de nombreuses plantes dont quelques droseras, William s’arrête et commence à redescendre après avoir soufflé un peu. Pour ma part je continue encore tout en sachant que je n’aurai pas le temps de monter au sommet avant la nuit. Je me régale car il y a longtemps que je n’ai pas randonné avec du dénivelé. Je crois que c’est en Tasmanie que nous avons fait la dernière vraie randonnée. Malheureusement, je dois m’arrêter et redescendre pour ne pas finir de nuit. Je suis un peu déçu.

Stirling range – Bluff Knoll
De retour en ville, nous prolongeons notre séjour à l’hôtel YHA afin d’explorer le cap Howe qui abrite, parait il, des céphalotus. Nous ne négligeons aucune information pour en trouver. Je pense qu’il sera aussi possible de faire de belles photos de bord de mer. Ensuite nous reprendrons la route pour Harvey pour se rapprocher de Perth d’ou nous repartons bientôt.
12 10 2010
En cours de route nous faisons une escale à Denmark parce qu’il me faut boire un café. Ce matin je n’en ai pas bu et ça me manque. Finalement nous visitons un peu le village et passons beaucoup de temps dans une librairie où j’achète un petit fascicule sur les plantes du Sud Ouest. Ensuite nous mangeons dans un petit fastfood un peu mieux que les MacDo. Je m’arrête plusieurs fois en route pour me détendre afin de ne pas m’endormir et rester vigilant au volant. Lors d’un arrêt dans une forêt de karris, je repense à l’arbre qu’il est possible d’escalader. Il ne doit pas être loin, alors je décide que ce sera ma prochaine escale et que je monterai à son sommet. Cet arbre, appelé le Diamond Tree a été coupé à 52 m et, en 1939, une plateforme a été construite à cette hauteur pour la surveillance des départs de feu en forêt. C’est la plus ancienne encore en service à ce jour. Pour monter, des fers à béton sont fixés au tronc et forment un escalier en colimaçon dont les marches sont espacées d’environ 35 cms. C’est un peu dangereux pour des personnes de petite taille. Pour me motiver, je me dis que monter ne doit pas être plus impressionnant que monter sur le dôme du réacteur de la centrale de Tricastin, chose que j’ai réalisée de nombreuses fois. La hauteur est pratiquement la même. Je commence l’ascension qui me parait facile à condition de prendre son temps pour poser les pieds sur les barreaux. Lorsque j’arrive à 10m de hauteur, je réalise qu’en fait, seul un grillage à moutons sert de garde fou. C’est un peu léger.
Arrivé au sommet, je jouis d’une vue à 360° sur la forêt et la plaine qui va jusqu’à l’océan. Je reste là pendant un bon quart d’heure en faisant des photos dans toutes les directions. Puis je commence à redescendre. C’est plus impressionnant que de monter car il faut sans cesse regarder vers le bas pour être sûr de poser le pied correctement sur l’échelon. Nous repartons pour Harvey ou nous arrivons vers 17h30 chez Phill Mann qui nous attend. Il décide de prendre sa journée en congé le lendemain et de repartir à Albany. Il tient à ce que nous voyons les céphalotus. Il est aussi intéressé pour photographier l’utriculaire volubilis qu’il n’a apparemment jamais vu. Il faudra se lever tôt car c’est plus de 1100 kms qui nous attendant dans la journée. Lui ne dormira pas beaucoup car cette nuit il part à la chasse aux kangourous. Il nous propose de l’accompagner mais nous refusons poliment d’une part parce que nous sommes crevés par la longue journée que nous venons de passer et d’autre part parce que ni moi ni William ne sommes des adeptes de la gâchette.
13 10 2010
Debouts à 6h30, petit déjeuner au buffet de l’hôtel. Il n’y a pas grand chose mais je réussis à manger suffisamment pour tenir toute la journée. Nous déchargeons nos bagages chez Phill. Il prend le volant pour gagner du temps en prenant des raccourcis sur des petites routes qu’il connaît bien. Il s’arrête souvent en disant à l’avance quelle plante nous allons trouver. Au cours de l’un de ces arrêts pour photographier des plantes sur le bas-côté, nous trouvons un 4x4 qui a fait des tonneaux et finit sa route contre un arbre. Nous regardons qu’il est bien vide car cet accident est récent. C’est probablement en voulant éviter un kangourou qu’a eu lieu l’accident. Il faut vraiment être prudent. Arrivés sur Denmark road, il s’arrête à un endroit précis et nous dit qu’il y a des céphalotus ici. On s’éloigne de la route d’une cinquantaine de mètres et effectivement, il ne s’est pas trompé. Il y en a même beaucoup. Et dire qu’il n’est pas passé ici depuis plus de 4 ans ! Ils sont gros mais peu colorés, sans doute parce que les hautes herbes empêchent le soleil de les atteindre. Nous faisons la série de photos qu’on attendait depuis 2 semaines.



Les cephalotus
Nous reprenons la route et maintenant c’est à notre tour de lui montrer des plantes qu’il n’a pas encore vu. Avant d’arriver sur notre spot, il s’arrête dans un virage pour nous permettre de photographier un drosera que nous ne connaissons pas encore. La plante est bien présente mais malheureusement pas encore en fleur. Arrivés sur notre point à Frenchman’s bay, nous retrouvons les utriculaires volubilis et une autre toute petite qu’il identifie comme étant Utricularia simplex sans être sûr de lui. Nous lui montrons 2 autres variétés qu’il connaît bien mais ne les avait encore jamais prises en photo. Ce coin lui plaît et il espère y revenir rapidement. Il commence à être tard mais il veut nous prouver qu’à Two people’s bay il y a mieux que les petits céphalotus que nous avons trouvé avec la ranger. Effectivement, à 500m de là il s’arrête, descend de la voiture, fait 50m dans le bush et nous montre des exemplaires de grande taille et de plus très colorés. Il a quand même une bonne mémoire des lieux quand on sait qu’il ne vient pas souvent par ici. Ce qu’il nous explique aussi c’est que 50m avant ou après, il n’y en a pas. Ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme le spécialiste des plantes carnivores dans son pays. Il a d’ailleurs participé à de nombreuses publications et découvertes de plantes mais il préfère la discrétion et généralement les livres ou revues auxquels il a participé ne mentionnent son nom qu’en petit en fin d’ouvrage. Nous prenons la route du retour car Harvey est au moins à 4h00 d’ici. Il fait quand même un petit détour pour nous montrer une Drosera pygmée que nous n’avons pas encore vu. Il a passé une grande partie de la nuit dernière à chasser les kangourous (il en a tué 12), s’est couché à 2h00 du matin au mieux et pourtant il conduit sans fatigue apparente depuis 7h30 ce matin. A l’arrière William s’est endormi. Je regarde la route et les bas-côtés au cas ou des kangourous traversent devant nous car nous roulons à plus de 130 kms/h. L’épave du Toyota couché sur le côté et complètement détruit montre combien il est facile de mourir sur cette route. Les Roads trains sont un autre danger de ce tronçon. Ils roulent très vite avec souvent 3 remorques et ne peuvent ni s’arrêter en urgence, ni même dévier leur trajectoire. Ils roulent de préférence de nuit car la voie est moins encombrée qu’en journée. Lancés à 100 kms/h, de grosses rampes d’éclairage signalent leur arrivée en face de nous. Bien que la route soit assez large, il est prudent de se mettre au ras du talus et de ralentir un peu au moment du croisement. Le vent a soufflé fort toute la journée et à un moment une grosse branche cassée est couchée sur notre voie de circulation. Phill part à droite pour l’éviter mais malheureusement 2 kangourous sortent en courant de la forêt et traversent devant la voiture que Phill a juste eu le temps de rediriger sur la gauche d’un violent coup de volant après un freinage brutal. La voiture est déséquilibrée, part à droite puis à gauche en se dandinant puis reprend sa trajectoire. C’est passé mais il s’en est fallu de peu.

Il a eu moins de chance que nous !
Arrivés à Harvey, après avoir déposé Phill chez lui, nous filons au motel pour avoir une chambre. Hélas, il est minuit passé et tout est fermé. Nous allons voir le 2eme hôtel mais là aussi on fait chou blanc. Nous revenons donc chez Phill qui nous propose les canapés de son salon. Le sac de couchage que j’avais pris soin d’emporter aura servi au moins une fois.
14 10 2010
J’ai plutôt bien dormi sur le canapé malgré les ronflements de du beau-frère de Phill dans la chambre voisine. Nous prenons un petit déjeuner en leur compagnie, faisons une ou deux photos de groupe puis partons pour Perth non sans faire un dernier détour sur les conseils de Phill. Nous mettons ainsi un nouveau drosera pygmée à notre tableau de chasse. Arrivés peu après midi sur Perth, nous décidons de trouver un hôtel à proximité de l’aéroport pour éviter d’avoir à traverser la ville le lendemain matin. Nous passons le temps libre qu’il nous reste dans une zone commerciale pour faire quelques achats de dernière minute, trouvons un restaurant sympa dont la décoration et la musique country changent de nos habituels MacDo et autres Hungry Jack puis rentrons à l’hôtel pour boucler les sacs. Le lendemain matin c’est le départ définitif de ce pays qui me faisait rêver depuis des années et que je connais un peu maintenant. J’espère y revenir un jour car ce vaste pays offre une diversité de régions, de climats et de paysages qu’un séjour d’1 mois et1/2 n’aura pas suffit à nous faire découvrir.
Utah + Yellowstone: retour d'informations
Bonhour tous,
CA Y EST ! Amérique nous revoilà, YEESSSS 😎😎😎
Je ne me rappelais plus que l’Amérique était si loin (ou est-ce la dérive des continents !) Petit retour sur notre voyage qui nous a amené à Paris ‘Plutôt que Francfurt) pour pouvoir y déposer notre fille à Orly. Elle ne nous accompagne pas cette année, elle préfère se rendre chez ses grands parents en Bretagne. Ensuite direction Roissy où nous passerons la nuit. Le lendemain matin nous prenons la navette pour l’aéroport à 7h15 pour un vol à 10h40. Vous me direz « c’est tout de même très tôt », et bien Air France, inquiet que nous nous ennuyons a trouvé un subterfuge pour que nous soyons bien occupé ; 4 hôtesses à l’enregistrement pour traiter environ 7 à 8 avions. Si vous rajoutez à cela tous les différents points où vous devez attendre : guichet électronique pour la carte d’embarquement qui s’amusent à la roulette russe en ne marchant que de temps en temps, guichet d’enregistrement, sécurité, douane, embarquement et j’en oublie, en tout on a attendu 6 fois plus ou moins longtemps…. Total on a même fini par courir dans les couloirs. Remarquez il y aurait aussi pu y avoir une grêve comme c’était annoncé pour fin de semaine. C’est décidé, à l’avenir, ce sera à nouveau Francfurt où nous n’avons jamais eu de problème. En revanche une fois dans l’avion Air France c’est le top, service à bord très bien, serviable, les repas seront les meilleurs que nous aurons pris dans un avion, pleins de films, m��me réçent, vraiment très bien. Cette année nous avons une escale à Atlanta. Ce qui nous rallonge encore le trajet (Paris – Atlanta 9h, escale 2h30, Atlanta Phoenix 4 h soit un total de 15h30 !!! c’est très très long). Sinon Atlanta c’est un des plus grand aéroport Américain, c’est peu dire. Mais là pas d’inquiétude à avoir, là où à Paris nous avions 4 personnes pour un avion, ici nous ils étaient des dizaines dont le seul but est que le trafic s’écoule le mieux possible et le plus vite possible. Vous avez moins de chance de vous perdre que dans un petit aéroport Français de province. Pour l’immigration, c’est comme au supermarché avec plein de caisse et c’est « un traducteur d’Espagnol est demandé pour la 22 », « un traducteur de Français pour la 16 et la 12 » et ainsi de suite donc aucune inquiétude c’est une affaire bien rodée. Après lorsque vous vous trouvez devant le préposé à l’immigration ayez toujours en tête sa préoccupation principale : « que vous ne soyez pas un alien qui souhaite venir travailler en Amérique ». Donc ce qui va l’intéresser : quel est votre métier, êtes-vous déjà venu aux Usa, quand pour quoi, que venez vous faire, où logez-vous ?, et surtout d’où et quand partez vous !. Petit détail, qui n’en n’ai pas un, à l’escale il faut que vous récupériez vos bagages, même si vous êtes en transit il ne vous suivront pas, il faut les prendre et les re-déposer sur un autre tapis pour qu’ils soient sûr que chaque bagage à son propriétaire. Arrivée à Phoenix : le four 38 à 40° ! , ça surprend toujours, surtout que ce sont des malades de la clim, alors il fait toujours frais dans les batiments. Ensuite en habitué que nous sommes (nous connaissons l’aéroport de Phoenix puisque c’était de la que nous étions reparti l’an dernier, et oui je suis en sentimental et l’idée de repartir du point où nous avions fini notre périple de l’an passé me plaisait) nous avons pris la navette pour le « Car rental center » où sont regroupé toutes les agences. Nous avions loué chez Hertz, pour l’enregistrement pas de problème tout va vite et bien, seulement pour le modèle c’est moins top, ils n’ont pas le modèle que je voulais, ni le 2ème choix, ni même le 3ème. Pour ceux qui veulent partir de Phoenix : ils n’ont que très peu de 4x4, d’ailleurs les seuls que nous avons vu étaient immatriculé au Colorado). Nous avons donc eu le choix entre un RAV4 de 37.000 miles avec enclenchement manuel du 4x4 mais pas de boite courte et un superbe GMC Acadia, intérieur cuir toutes options de 652 miles mais en 4x4 automatique, nous avons donc choisi … le RAV4, désolé pour les amoureux des gros Crossover Américains !. Le 4x4 à enclenchement manuel on y tenait et le fait que le véhicule ne soit pas trop grand devrait bien nous aider sur les pistes. Pour le reste rien à dire, pneus neufs, voiture impeccable. Petite astuce avec Hertz (mais je pense que c’est vrai pour les autres aussi), les préposés au guichet n’ont que peu de marge de décision, en revanche la « manager » du parking , elle, peut faire beaucoup plus de chose, sous réserve que vous ne changiez pas de catégorie elle peut sans aucun problème changer la voiture, c’est avec elle qui faut discuter si vous avez vu une voiture rouge à pois verts qui vous siérait à merveille à l’emplacement E32. Nous avions déjà fait ce constat à San Francisco, l’an passé. Aprés en route pour l’hôtel (le même que l’an passé également), dépôt des bagages et en route pour le « Fashion Center », et oui, cela fait 2 heures que nous sommes aux Us et déjà dans les magasins !!!. Ensuite petite collation (en fait un très bon restaurant) et au dodo à 22h heure locale, mort de fatigue après une journée de 32 heures !.
En conclusion, super heureux d’être de retour, même si ça n’a pas le côté magique de la première fois.
Si vous avez des questions d"hésitez pas
cordialement
Max
CA Y EST ! Amérique nous revoilà, YEESSSS 😎😎😎
Je ne me rappelais plus que l’Amérique était si loin (ou est-ce la dérive des continents !) Petit retour sur notre voyage qui nous a amené à Paris ‘Plutôt que Francfurt) pour pouvoir y déposer notre fille à Orly. Elle ne nous accompagne pas cette année, elle préfère se rendre chez ses grands parents en Bretagne. Ensuite direction Roissy où nous passerons la nuit. Le lendemain matin nous prenons la navette pour l’aéroport à 7h15 pour un vol à 10h40. Vous me direz « c’est tout de même très tôt », et bien Air France, inquiet que nous nous ennuyons a trouvé un subterfuge pour que nous soyons bien occupé ; 4 hôtesses à l’enregistrement pour traiter environ 7 à 8 avions. Si vous rajoutez à cela tous les différents points où vous devez attendre : guichet électronique pour la carte d’embarquement qui s’amusent à la roulette russe en ne marchant que de temps en temps, guichet d’enregistrement, sécurité, douane, embarquement et j’en oublie, en tout on a attendu 6 fois plus ou moins longtemps…. Total on a même fini par courir dans les couloirs. Remarquez il y aurait aussi pu y avoir une grêve comme c’était annoncé pour fin de semaine. C’est décidé, à l’avenir, ce sera à nouveau Francfurt où nous n’avons jamais eu de problème. En revanche une fois dans l’avion Air France c’est le top, service à bord très bien, serviable, les repas seront les meilleurs que nous aurons pris dans un avion, pleins de films, m��me réçent, vraiment très bien. Cette année nous avons une escale à Atlanta. Ce qui nous rallonge encore le trajet (Paris – Atlanta 9h, escale 2h30, Atlanta Phoenix 4 h soit un total de 15h30 !!! c’est très très long). Sinon Atlanta c’est un des plus grand aéroport Américain, c’est peu dire. Mais là pas d’inquiétude à avoir, là où à Paris nous avions 4 personnes pour un avion, ici nous ils étaient des dizaines dont le seul but est que le trafic s’écoule le mieux possible et le plus vite possible. Vous avez moins de chance de vous perdre que dans un petit aéroport Français de province. Pour l’immigration, c’est comme au supermarché avec plein de caisse et c’est « un traducteur d’Espagnol est demandé pour la 22 », « un traducteur de Français pour la 16 et la 12 » et ainsi de suite donc aucune inquiétude c’est une affaire bien rodée. Après lorsque vous vous trouvez devant le préposé à l’immigration ayez toujours en tête sa préoccupation principale : « que vous ne soyez pas un alien qui souhaite venir travailler en Amérique ». Donc ce qui va l’intéresser : quel est votre métier, êtes-vous déjà venu aux Usa, quand pour quoi, que venez vous faire, où logez-vous ?, et surtout d’où et quand partez vous !. Petit détail, qui n’en n’ai pas un, à l’escale il faut que vous récupériez vos bagages, même si vous êtes en transit il ne vous suivront pas, il faut les prendre et les re-déposer sur un autre tapis pour qu’ils soient sûr que chaque bagage à son propriétaire. Arrivée à Phoenix : le four 38 à 40° ! , ça surprend toujours, surtout que ce sont des malades de la clim, alors il fait toujours frais dans les batiments. Ensuite en habitué que nous sommes (nous connaissons l’aéroport de Phoenix puisque c’était de la que nous étions reparti l’an dernier, et oui je suis en sentimental et l’idée de repartir du point où nous avions fini notre périple de l’an passé me plaisait) nous avons pris la navette pour le « Car rental center » où sont regroupé toutes les agences. Nous avions loué chez Hertz, pour l’enregistrement pas de problème tout va vite et bien, seulement pour le modèle c’est moins top, ils n’ont pas le modèle que je voulais, ni le 2ème choix, ni même le 3ème. Pour ceux qui veulent partir de Phoenix : ils n’ont que très peu de 4x4, d’ailleurs les seuls que nous avons vu étaient immatriculé au Colorado). Nous avons donc eu le choix entre un RAV4 de 37.000 miles avec enclenchement manuel du 4x4 mais pas de boite courte et un superbe GMC Acadia, intérieur cuir toutes options de 652 miles mais en 4x4 automatique, nous avons donc choisi … le RAV4, désolé pour les amoureux des gros Crossover Américains !. Le 4x4 à enclenchement manuel on y tenait et le fait que le véhicule ne soit pas trop grand devrait bien nous aider sur les pistes. Pour le reste rien à dire, pneus neufs, voiture impeccable. Petite astuce avec Hertz (mais je pense que c’est vrai pour les autres aussi), les préposés au guichet n’ont que peu de marge de décision, en revanche la « manager » du parking , elle, peut faire beaucoup plus de chose, sous réserve que vous ne changiez pas de catégorie elle peut sans aucun problème changer la voiture, c’est avec elle qui faut discuter si vous avez vu une voiture rouge à pois verts qui vous siérait à merveille à l’emplacement E32. Nous avions déjà fait ce constat à San Francisco, l’an passé. Aprés en route pour l’hôtel (le même que l’an passé également), dépôt des bagages et en route pour le « Fashion Center », et oui, cela fait 2 heures que nous sommes aux Us et déjà dans les magasins !!!. Ensuite petite collation (en fait un très bon restaurant) et au dodo à 22h heure locale, mort de fatigue après une journée de 32 heures !.
En conclusion, super heureux d’être de retour, même si ça n’a pas le côté magique de la première fois.
Si vous avez des questions d"hésitez pas
cordialement
Max
Voyage sur la côte ouest des États-Unis: intérêt de San Francisco et Los Angeles?
Bonjour tout le monde ,
Je suis en train d'organiser un voyage d'environ 3 semaine au etats-unis (depart le 12/09/11) mais il y a telement de ville qui me semble bien à visiter que je ne sais pas quoi faire ^^ .
Donc deja ce qui est sur c'est que je veux rester environ 1 semaine dans un hotel a las vegas 1 semaine et visiter ses alentours comme grand canyon etc...
mais je voudrai savoir si d'apres vous sa vaut le coup de se rendre à san fransisco et los angeles ( sachant que j'aimerai bien passer environ 3 jour sur les plages) et je voudrai aussi descendre en voiture une journée ou 2 au mexique (si selon vous c'est interessant car c'est juste a la frontiere).
Et si vous me dites qu'il y a juste las vegas et los angeles de bien j'irai surement 5 jour a new york .
Oui désolé je suis compliqué mais ça va etre mon premier voyage au etats-uni et j'ai un peu envie de tout faire 😛
Merci beaucoup d'avance à se qui me lisent et me repondront .
Compte rendu de notre croisière sur le MSC Magnifica (9 -16 octobre 2010)
bonjour à tous.
et voila ! tout à une fin. l'heure est venue de vous livrer mes impressions.
nous sommes partis comme prévu à 4 h du matin. direction Venise. pas de soucis sur la route.
attention aux futurs partants en voiture. il y a une continuité d'autoroute qui va de la sortie venise vers trieste. on évite ainsi mestre pour aller vers trieste. ce tronçon d'autoroute n'est pas indiqué sur les GPS TOM TOM. du coup le GPS ne m'a pas indiqué la sortie puisque logiquement il n'y avait de possiblilité d'aller ailleurs... du coup, on c'est engagé sur ce nouveau tronçon et on a loupé la sortie mestre/venise. du coup on a fait un détour et perdu 30 mn. rien de grave mais faut se méfier à l'approche de venise.
le temps d'arriver au port, il était 11h. on trouve facilement le parking P2 de MSC. on gare la voiture et on va trainer sur le port. on voit le ruby princess et un cunard. pas retenu le nom.
on avait prévu un petit pic nic et on mange sur le parking du port. on décide alors d'aller voir l'hôtel pour déposer une valise. les deux grosses resteront dans la voiture. le parking est clos et surveillé par des caméras. on trouve notre hôtel à proximité de la piazzale Roma. c'est l'hôtel Arlecchino. une surprise nous attends. un sois disant groupe a réservé pas mal de chambres !!! le réceptionnaire veut nous caser à l'hôtel continental à côté de la gare. il nous appelle un bateau taxi. on accepte ! on a pas le choix. finalement il nous rappelle alors que l'on attendait le taxi pour nous proposer une chambre moins chère de 50 €. moins bien située et avec la douche et les toilettes sur le palier mais privées avec une clé. rien que pour nous. c'est juste à côté. la chambre et jolie et la salle de bain toute neuve. on accepte. pour une nuit ca suffit.
on va chercher notre pass 12 h pour le vaporetto. j'avais réservé par internet sur venise connected. direction Murano. pas très interressante à voir. on va ensuite vers Burano. plus petite et bien plus jolie. retour sur venise et ballade sur la place st marc, pont de rialto on cherche ensuite un petit resto indiqué par véro. on le trouve. on a très bien mangé pour pas cher. puis direction l'hôtel. la journée a été longue. on est debout depuis 3h du matin. on se couche vers 23h.
le lendemain petit déj à l'hôtel. excellent.
de la fenêtre de la chambre on voit la cheminée du NCL Gem. on se ballade un peu du côté de la rive ou se trouve la gare puis direction le parking pour récupérer les bagages et aller à l'embarquement. il est 10h. on voit le magnifica, le NCL GEM, le costa victoria, le splendour OTS.
nous voila en route vers le batiment MSC pour procéder à l'embarquement. en arrivant je zappe tout les guichets. je monte avec les valises au premier étage. pas mal de passagers sont déjà la. je me rends compte que les gens n'ont pas leurs valise. en fait j'ai condondu check in et MSC express. je redescends au RDC et je refile mes valises. puis Fabienne me dit : regardes, les gens scannent leurs étiquettes... 😊 catastrophe ! nos valises sont parties sans êtres enregistrées...
on ne se moque pas OK ????
heureusement que je parle couramment anglais et italien...😮 (c'est faux bien sur) et je demande à récupérer les valises. heureusement, elles ne sont pas loin. on va les faire scanner et les refile à nouveau aux bagagistes. retour au premier étage et la je vois MSC express. je comprends mon erreur. on a le n° 10 grace à l'enregistrement électronique. les autres passagers ont un n° allant de 20 à 30.
une erreur de débutant. et dire que c'est ma 5eme croisière. pas de quoi être fier...😊
tout rentre dans l'ordre et à midi on est sur le bateau.
la croisière peut commencer.
1 : le ruby princess
2 : Murano
3 et 4 : Burano
5 : le resto à venise.
et voila ! tout à une fin. l'heure est venue de vous livrer mes impressions.
nous sommes partis comme prévu à 4 h du matin. direction Venise. pas de soucis sur la route.
attention aux futurs partants en voiture. il y a une continuité d'autoroute qui va de la sortie venise vers trieste. on évite ainsi mestre pour aller vers trieste. ce tronçon d'autoroute n'est pas indiqué sur les GPS TOM TOM. du coup le GPS ne m'a pas indiqué la sortie puisque logiquement il n'y avait de possiblilité d'aller ailleurs... du coup, on c'est engagé sur ce nouveau tronçon et on a loupé la sortie mestre/venise. du coup on a fait un détour et perdu 30 mn. rien de grave mais faut se méfier à l'approche de venise.
le temps d'arriver au port, il était 11h. on trouve facilement le parking P2 de MSC. on gare la voiture et on va trainer sur le port. on voit le ruby princess et un cunard. pas retenu le nom.
on avait prévu un petit pic nic et on mange sur le parking du port. on décide alors d'aller voir l'hôtel pour déposer une valise. les deux grosses resteront dans la voiture. le parking est clos et surveillé par des caméras. on trouve notre hôtel à proximité de la piazzale Roma. c'est l'hôtel Arlecchino. une surprise nous attends. un sois disant groupe a réservé pas mal de chambres !!! le réceptionnaire veut nous caser à l'hôtel continental à côté de la gare. il nous appelle un bateau taxi. on accepte ! on a pas le choix. finalement il nous rappelle alors que l'on attendait le taxi pour nous proposer une chambre moins chère de 50 €. moins bien située et avec la douche et les toilettes sur le palier mais privées avec une clé. rien que pour nous. c'est juste à côté. la chambre et jolie et la salle de bain toute neuve. on accepte. pour une nuit ca suffit.
on va chercher notre pass 12 h pour le vaporetto. j'avais réservé par internet sur venise connected. direction Murano. pas très interressante à voir. on va ensuite vers Burano. plus petite et bien plus jolie. retour sur venise et ballade sur la place st marc, pont de rialto on cherche ensuite un petit resto indiqué par véro. on le trouve. on a très bien mangé pour pas cher. puis direction l'hôtel. la journée a été longue. on est debout depuis 3h du matin. on se couche vers 23h.
le lendemain petit déj à l'hôtel. excellent.
de la fenêtre de la chambre on voit la cheminée du NCL Gem. on se ballade un peu du côté de la rive ou se trouve la gare puis direction le parking pour récupérer les bagages et aller à l'embarquement. il est 10h. on voit le magnifica, le NCL GEM, le costa victoria, le splendour OTS.
nous voila en route vers le batiment MSC pour procéder à l'embarquement. en arrivant je zappe tout les guichets. je monte avec les valises au premier étage. pas mal de passagers sont déjà la. je me rends compte que les gens n'ont pas leurs valise. en fait j'ai condondu check in et MSC express. je redescends au RDC et je refile mes valises. puis Fabienne me dit : regardes, les gens scannent leurs étiquettes... 😊 catastrophe ! nos valises sont parties sans êtres enregistrées...
on ne se moque pas OK ????
heureusement que je parle couramment anglais et italien...😮 (c'est faux bien sur) et je demande à récupérer les valises. heureusement, elles ne sont pas loin. on va les faire scanner et les refile à nouveau aux bagagistes. retour au premier étage et la je vois MSC express. je comprends mon erreur. on a le n° 10 grace à l'enregistrement électronique. les autres passagers ont un n° allant de 20 à 30.
une erreur de débutant. et dire que c'est ma 5eme croisière. pas de quoi être fier...😊
tout rentre dans l'ordre et à midi on est sur le bateau.
la croisière peut commencer.
1 : le ruby princess
2 : Murano
3 et 4 : Burano
5 : le resto à venise.
Canada de l'Est: votre avis sur un circuit Ontario - Québec - Nouveau-Brunswick - Île-du-Prince-Édouard - Nouvelle-Écosse
Mon envie de nouveau grand voyage me pousse à préparer d'une année sur l'autre afin d'étaler dépenses et préparation et c'est ainsi que j'envisage le CANADA de l'est pour l'an prochain.
Oui bon, je ne suis pas en retard....
J'aimerais avoir l'avis des canadiens présents sur le forum mais aussi l'expérience des européens qui sont déjà allés en voyage là-bas.
Les dates : Pas encore fixées définitivement mais ça sera propablement à cheval sur juillet-aout (période 14 juillet – 15 aout).
Durée : 30 jours ou 36 jours (si possibilité d'allongement à voir avec boulot)
Famille de 4 : couple + 2 enfants de 15ans et 20ans.
Voici donc l'ébauche du parcours avec quelques questions : Arrivée Toronto (1n si voyage long, sinon, 1ère nuit à Niagara) : A priori nous resterons peu de temps dans cette ville c'est à dire la soirée du jour d'arrivée et le lendemain jusque dans l'après midi. J'envisage un hotel sur le port, proche de la tour du CN. Pour le programme (sérré) je vous pose la question des incontournables parmi ceux-ci : Tour du CN ? Tour guidé de la ville ? Balade en ferry jusqu'à Park island afin de bénéficier d'une jolie vue sur la ville ? Autres suggestions d'activités plutôt en plein air ? Niagara falls (1n) – Arrivée en fin de journée. Matin : Maid of the mist puis passage à Niagara on the Lake. Après-midi : trajet vers Kingston. Maid of the mist : A faire en soirée, plutôt le matin tôt ou aucune importance ? Kingston ou proximité (1n) : Soirée en ville (des suggestions de choses à voir?) – Matin : croisière des milles îles. Ottawa (1n) : Arrivée dans l'après midi et départ le ledemain en fin d'après-midi. Soirée en ville. Lendemain matin tour guidé ? Balade en bateau ? Puis musée des civilisations et trajet vers Papineauville (1h) Papineauville (1n - Etape prévue seulement en cas de voyage long) - passage au château de Montebello – Parc Omega Brigham (canton de l'est – nombre de jours à déterminer) – Il s'agit d'un passage chez notre amie québécoise ; Montreal (1n) . 1 journée + lendemain matin. Je dois dire que mis à part le vieux Montréal et le biodome, je cale un peu sur les activités ...des idées de visite ou de magasinage ? Lendemain après-midi : Trajet vers parc Mauricie par chemin du roi. Parc Mauricie (1n ou 2n si voyage long) : Balade en canot au petit matin pour essayer de voir les orignaux. Trajet vers Québec par chemin du roi. Et si l'on reste une nuit de plus, quelle randonnée me conseillez vous (en dehors des chutes Waber car nous ferons déjà du canot le matin) ? Ile d'Orléans ( 1n) – Une étape intermédiaire qui permet de visiter l'île. lendemain : Trajet descente le long du St laurent par le Charlevoix et ses village (île aux coudres aussi) Village vacances du Petit Saguenay (6 ou 7n) : Village proposant des animations, des activités dans le parc du Saguenay et des excursions proches (baleines, site Nouvelle France etc...). Une belle expérience pour mes jeunes. D'autres idées originales dans le coin? Wendake/Québec (4 n) : Visite de la ville de Québec et musée des civilisations. Village huron de Wendake, musée et surtout Pow wow de Wendake qui tombe le dernier week-end de juillet et oblige à revenir sur nos pas. Par choix, pas de chutes de Momontrency... un peu " bof " après Niagara. Les idées pour découvrir la ville de Québec façon originale sont els bienvenues ! Le Bic (1n) : Trajet le matin. Visite du parc du Bic après midi. J'ai vu qu'il y avait des visites en minibus. Sinon des idées de randonnées ? Soirée à l'auberge du " mange grenouilles ". le lendemain, trajet vers Caraquet. Caraquet (1n) : Trajet, soirée à l'hotel château Albert situé dans le village historique, soirée animée. Lendemain : visite du village. Savez-vous combien de temps prend cette visite ? Bouctouche (1n) : Trajet en fin de journée et soirée théatre ? Lendemain matin : Visite du pays de la Sagouine . Savez-vous combien de temps prend cette visite ?. Trajet vers Ile du prince Edward. Charlottetown ou à proximité (1n) : Est-ce qu'un arrêt (soirée nuité) à Charlotteville vaut le coup ? Des idées de visite ? Lendemain embarquement sur traversier des îles de la Madeleine. Iles de la Madeleine (6n) : Probalement auberge de la Salicorne qui offre des activités et visites, même si un peu excentrée. Cela peut être sympa pour mes jeunes non? Pictou (1n) : Matin traversier, après-midi trajet vers Pictou. Halifax (1n) : Trajet vers Halifax. Visite de la ville. Est-ce que la citadelle vaut le coup d'oeil ou bien y a t-il d'autres endroits plus sympas à voir?
Vol retour vers Europe Certains remarquerons "horrifiés" que je n'ai pas prévu de visiter le fameux Lac St Jean ou bien la Gaspésie.
C'est un choix. Je souhaite privilégier la diversité et les rencontres avec les habitants d'autres régions (Québec, Acadie, Iles et Amérindiens) et laisser la part belle aux cultures et traditions (musées vivants et reconstitutions, spectacles, musées des civilisations...). A l'inverse des précédents voyages vers l'ouest des Etats-Unis où nous avons surtout exploré de magnifiques paysages, ici c'est à la rencontre des personnes que je souhaite inviter les enfants, débarassés en grande partie de la barrière de la langue. J'espère qu'ils pourront s'amuser avec d'autres jeunes de leur age.
Vos remarques et suggestions sont les bienvenues. 🙂
Oui bon, je ne suis pas en retard....
J'aimerais avoir l'avis des canadiens présents sur le forum mais aussi l'expérience des européens qui sont déjà allés en voyage là-bas.
Les dates : Pas encore fixées définitivement mais ça sera propablement à cheval sur juillet-aout (période 14 juillet – 15 aout).
Durée : 30 jours ou 36 jours (si possibilité d'allongement à voir avec boulot)
Famille de 4 : couple + 2 enfants de 15ans et 20ans.
Voici donc l'ébauche du parcours avec quelques questions : Arrivée Toronto (1n si voyage long, sinon, 1ère nuit à Niagara) : A priori nous resterons peu de temps dans cette ville c'est à dire la soirée du jour d'arrivée et le lendemain jusque dans l'après midi. J'envisage un hotel sur le port, proche de la tour du CN. Pour le programme (sérré) je vous pose la question des incontournables parmi ceux-ci : Tour du CN ? Tour guidé de la ville ? Balade en ferry jusqu'à Park island afin de bénéficier d'une jolie vue sur la ville ? Autres suggestions d'activités plutôt en plein air ? Niagara falls (1n) – Arrivée en fin de journée. Matin : Maid of the mist puis passage à Niagara on the Lake. Après-midi : trajet vers Kingston. Maid of the mist : A faire en soirée, plutôt le matin tôt ou aucune importance ? Kingston ou proximité (1n) : Soirée en ville (des suggestions de choses à voir?) – Matin : croisière des milles îles. Ottawa (1n) : Arrivée dans l'après midi et départ le ledemain en fin d'après-midi. Soirée en ville. Lendemain matin tour guidé ? Balade en bateau ? Puis musée des civilisations et trajet vers Papineauville (1h) Papineauville (1n - Etape prévue seulement en cas de voyage long) - passage au château de Montebello – Parc Omega Brigham (canton de l'est – nombre de jours à déterminer) – Il s'agit d'un passage chez notre amie québécoise ; Montreal (1n) . 1 journée + lendemain matin. Je dois dire que mis à part le vieux Montréal et le biodome, je cale un peu sur les activités ...des idées de visite ou de magasinage ? Lendemain après-midi : Trajet vers parc Mauricie par chemin du roi. Parc Mauricie (1n ou 2n si voyage long) : Balade en canot au petit matin pour essayer de voir les orignaux. Trajet vers Québec par chemin du roi. Et si l'on reste une nuit de plus, quelle randonnée me conseillez vous (en dehors des chutes Waber car nous ferons déjà du canot le matin) ? Ile d'Orléans ( 1n) – Une étape intermédiaire qui permet de visiter l'île. lendemain : Trajet descente le long du St laurent par le Charlevoix et ses village (île aux coudres aussi) Village vacances du Petit Saguenay (6 ou 7n) : Village proposant des animations, des activités dans le parc du Saguenay et des excursions proches (baleines, site Nouvelle France etc...). Une belle expérience pour mes jeunes. D'autres idées originales dans le coin? Wendake/Québec (4 n) : Visite de la ville de Québec et musée des civilisations. Village huron de Wendake, musée et surtout Pow wow de Wendake qui tombe le dernier week-end de juillet et oblige à revenir sur nos pas. Par choix, pas de chutes de Momontrency... un peu " bof " après Niagara. Les idées pour découvrir la ville de Québec façon originale sont els bienvenues ! Le Bic (1n) : Trajet le matin. Visite du parc du Bic après midi. J'ai vu qu'il y avait des visites en minibus. Sinon des idées de randonnées ? Soirée à l'auberge du " mange grenouilles ". le lendemain, trajet vers Caraquet. Caraquet (1n) : Trajet, soirée à l'hotel château Albert situé dans le village historique, soirée animée. Lendemain : visite du village. Savez-vous combien de temps prend cette visite ? Bouctouche (1n) : Trajet en fin de journée et soirée théatre ? Lendemain matin : Visite du pays de la Sagouine . Savez-vous combien de temps prend cette visite ?. Trajet vers Ile du prince Edward. Charlottetown ou à proximité (1n) : Est-ce qu'un arrêt (soirée nuité) à Charlotteville vaut le coup ? Des idées de visite ? Lendemain embarquement sur traversier des îles de la Madeleine. Iles de la Madeleine (6n) : Probalement auberge de la Salicorne qui offre des activités et visites, même si un peu excentrée. Cela peut être sympa pour mes jeunes non? Pictou (1n) : Matin traversier, après-midi trajet vers Pictou. Halifax (1n) : Trajet vers Halifax. Visite de la ville. Est-ce que la citadelle vaut le coup d'oeil ou bien y a t-il d'autres endroits plus sympas à voir?
Vol retour vers Europe Certains remarquerons "horrifiés" que je n'ai pas prévu de visiter le fameux Lac St Jean ou bien la Gaspésie.
C'est un choix. Je souhaite privilégier la diversité et les rencontres avec les habitants d'autres régions (Québec, Acadie, Iles et Amérindiens) et laisser la part belle aux cultures et traditions (musées vivants et reconstitutions, spectacles, musées des civilisations...). A l'inverse des précédents voyages vers l'ouest des Etats-Unis où nous avons surtout exploré de magnifiques paysages, ici c'est à la rencontre des personnes que je souhaite inviter les enfants, débarassés en grande partie de la barrière de la langue. J'espère qu'ils pourront s'amuser avec d'autres jeunes de leur age.
Vos remarques et suggestions sont les bienvenues. 🙂
Une femme noire en Inde
bonjour
je suis en train de preparer un voyage de 3 semaines au rajastan au mois de janvier 2008, je risque fort de partir seule car je n'arrive pas à trouver des compagnons de voyage pour cette période
je voulais juste savoir pour tout ceux qui sont parti en inde comment une noire africaine sera accueilli dans ce pays en étant seule, en lisant les differentes discussions je m'apperçois que la peau blanche est très bien vu et surement mieux accepté car source potentiel d'argent, tous les témoignages seront les bienvenus, aussi si des noirs sont allé en inde seuls s'ils peuvent me donner des renseignements j'appreciérais énormement ainsi que les européens qui ont croisé des noirs lors de leurs séjours
je vous remercie d'avance
France: donne infos sur le Finistère en Bretagne
salut à tous,
Je suis Breton et connaissant par coeur le finistère(département 29), je pense être utile à ceux qui voudraient s'y rendre...
Au plaisir
yann
Je suis Breton et connaissant par coeur le finistère(département 29), je pense être utile à ceux qui voudraient s'y rendre...
Au plaisir
yann
Les îles Malouines
Récit de voyage aux île Malouines (long... très long...)
(et pour voir les photos de ce voyage: http://www.mysterra.org/reportage/iles_malouines.html)
La visite des Malouines est motivée, pour la majorité des visiteurs, par l’intérêt pour la nature et la faune. Pour une plus petite partie des touristes, c’est un conflit vieux de 20 ans, mais encore étonnamment présent dans la mémoire de tous, qui attire les amateurs d’histoire.
Le premier sentiment qui frappe notre esprit c’est l’isolement, la solitude presque jusqu’à l’angoisse, la toute puissance de la nature sur l’homme, qui pour se rassurer tente de reproduire les modèles d’organisation propre à nos amis anglo-saxons où tout est codifié.
C’est aussi des îles uniquement composées de terres privées dont les droits ont été acquis, il y a plus de 100 ans. Des terres sauvages mais étroitement contrôlées où le moindre profit peut être réalisé.
Des gens simples comme des agriculteurs vivant proche de la nature, doivent depuis 1982 composer avec un développement trop rapide et artificiel: la présence militaire a permis la modernisation et l’extension des infrastructures des îles. Economiquement, l’activité traditionnelle (l’élevage de moutons pour la laine) est en perte de vitesse. A court terme la vente de licences pour la pêche industrielle fournit au Gouvernement des ressources suffisantes. A moyen terme, il ne semble pas exister d’autres possibilités que le développement du tourisme, sous quelle forme et avec quels moyens la question reste ouverte. A plus long terme l’avenir reste flou; certains rêvent aux revenus de l’or noir, sans penser aux nuisances. La prospérité de ces îles passe par la normalisation des rapports avec ses grands voisins d’Amérique du sud et l’établissement de relations commerciales. L’avenir nous le dira!
Cette société vit sans réel avenir, sous perfusion d’un état éloigné de 14’000 km, coupé d’une Amérique latine et particulièrement de l’Argentine, si proche, qui pourrait beaucoup lui apporter.
Visiter ces îles laisse beaucoup d’images fortes: de terre, de mer, de lumière, de faune mais trop peu de souvenirs de ses habitants qui se cachent derrière une identité nationale héritée d’un conflit bien actuel. Il faudrait sûrement plus de temps pour percer cette méfiance latente, elle aussi héritée de ce conflit.
Le voyage
Dès notre arrivée à l’aéroport de Brize Norton (Angleterre) et jusqu’à notre sortie de l’aérogare de Mont Pleasant aux Malouines nous sommes complètement pris en charge, dirigés, nourris et logés (à Brize Norton la nuit avant le départ et lors du transit à l’île de l’Ascension) par la Royal Air Force. Il n’est pas nécessaire de penser à quoique que ce soit, pire, penser ne ferait que nous poser des problèmes bien inutiles, nous suivons donc comme des moutons les instructions fournies par des membres de la RAF. L’impression qui subsiste est un voyage agréable avec comme seul stress la stratégie à employer pour ne pas avoir à payer de surtaxe pour le poids excessif de nos bagages (100kg)!
L’omniprésence de l’armée saute aux yeux à l’arrivée aux Malouines. Tout de suite l’histoire nous rattrape et le conflit, vieux de près de 20 ans, est bien présent. Avant d’atterrir sur l’aéroport de Mount Pleasant, nous sommes escortés par deux jets “tornado” qui vont nous accompagner pour les 15 dernières minutes de vol. A peine foulé le sol des Malouines et avant les formalités douanières, un sergent de la RAF nous informe des dangers des mines et autres munitions qui peuvent encore être présentes sur l’île. Il est intéressant de savoir que cette mise en garde très militaire n’est faite qu’aux voyageurs arrivant avec le Tristar de la RAF et non à ceux en provenance du Chili (avec Lan Chile)! En fait, nous supposons que ces informations sont surtout destinée aux soldats qui constituent la majorité des passagers de l’avion. Pour nous l’ambiance est quand même un peu particulière et nous montre bien que ces îles vivent encore dans la réalité du conflit anglo-argentin.
Premières impressions
Sur la route entre Mont Pleasant et la “ville” de Stanley, nous prenons enfin conscience d’être arrivés. Le temps est gris et la température fraîche. L’isolement de ces îles au bout du monde engendre presque de l’angoisse et des questions du genre “que va-t-on bien pouvoir faire pendant trois semaines ici?” ou “était-ce vraiment une bonne idée de venir ici?”. De plus cette route est interminable, le seul décor des paysages arides et monotones augmente la sensation de terre perdue et de désolation. On se demande aussi ce qui a bien pu pousser des hommes à venir se battre dans cette région, il y a 20 ans. Rien ici ne peut attiser la convoitise, la nature sauvage pousserait plutôt l’homme à s’unir pour survivre.
Stanley, la capitale de 2’000 habitants est très calme, presque déserte, mais bien organisée, trop peut être. Des interdits, des signaux de danger partout, une police bon enfant mais très présente. Une micro-société impersonnelle est qui semble, de prime abord, impénétrable. Dans la baie, plusieurs épaves, vestiges d'un port beaucoup plus actif, renforce l'atmosphère assez sinistre du site. Plus loin, étrange surprise, dans la vitrine d’un commerce un texte écrit en grosses lettres sur une pancarte s’adresse au peuple argentin, comme si le conflit ne s’était terminé que la veille. Un pamphlet qui invite les Argentins à rester chez eux, tant que leur gouvernement et la population n’aura pas officiellement reconnu la souveraineté britannique sur les îles Malouines. Cette pancarte est-elle le fait d’un individu isolé ou alors le reflet de la mentalité qui règne ici? Une chose est sûre, vu le nombre de drapeaux britanniques flottants à Stanley, l’attachement et le patriotisme de la population envers la Grande-Bretagne est évident, mais quel est le degré de tolérance vis-à-vis de l’Argentine?
Rencontre avec les gens
Pas facile ! Bien que petite, cette société a ses propres règles, elle considère le touriste plus comme une vache à lait que comme un partenaire avec qui l’on peut partagé un moment de vie (cette remarque est d’ailleurs aussi applicable à certaines régions de notre pays!). Cette impression nous l’avions déjà eue lors de nos contacts par Internet pour la préparation du voyage. La majorité de ces contacts n’étaient que commerciaux et pas faciles. Il semble que peu d’autochtones aient la bosse des affaires et du tourisme.
Si cette difficulté d’approche resta présente lors de tout notre séjour, elle nous permit d’apprécier d’autant plus nos rencontres avec des personnes qui tranchent complètement avec l’impression générale. Nous ne pouvons ici que remercier ces personnes et conseiller à tous les futurs visiteurs de conserver un peu de temps pour les rencontrer. Kay, cette grand-mère qui tient un Bed&Breakfast, accueille ses hôtes sans affectation, avec une simplicité qui met tout le monde à l’aise dès les premières minutes. Mick, le plongeur, et ses amis qui sans nous connaître nous prêteront un matériel très onéreux sans aucune hésitation. Nick, l’agriculteur qui nous reçoit avec enthousiasme et nous ouvre ses terres, alors que d’autres ont fait du droit de passage leur principal revenu. Robin, en pleine tonte de moutons, n’hésitera pas à nous consacrer du temps pour nous expliquer avec chaleur son activité, ses difficultés et ses projets. Mais aussi d’autres rencontres, plus brèves, avec des gens accueillants et ravis de pouvoir échanger quelques paroles avec des étrangers. Après avoir rencontrés toutes ces personnes nous constatons l'existence de deux types de mentalités opposées: l’une liée à des valeurs de simplicité et de spontanéité, l’autre obnubilée par l'exploitation mercantile des touristes.
Découverte des terres
Notre première exploration se déroule sur la “presque-île” à l’Est de Stanley. Etonnant d’observer sur une si petite surface (environ 7 kilomètres de longueur sur 2 kilomètres de largeur) une telle variété de paysages: terres arides, champs d'herbe ou de broussaille, étangs, rochers, falaises, plages et dunes de sable.
De grandes plages de sable blanc donnent à cet endroit un petit air paradisiaque, il ne manque que les palmiers. Malheureusement, elles ne sont pas accessibles, les Argentins craignant un débarquement anglais aux alentours de Stanley les ont truffées des mines lors du conflit de 1982. Toutes sont clairement signalées et clôturées et ne semblent pas poser de problème à la population.
La découverte du trois mats “Lady Elisabeth” nous fait faire un bond dans le passé. Jadis, au temps de la marine à voile, Stanley était un port d’intense activité. Une escale, d’où l’on embarquait des vivres frais, mais aussi un terminus pour les navires venus s’échouer dans un état déplorable, après avoir lutté des semaines pour franchir le Cap Horn. Aujourd’hui, en témoignage de cette époque, de nombreuses épaves jonchent les côtes des Malouines. Un parfum d’aventure hante chacun de ces navires. Explorer ces carcasses de rouille chatoyante et découvrir leur histoire rocambolesque est une expérience inoubliable.
En s’éloignant de Stanley et des côtes, les paysages dans les terres deviennent plus monotones. Landes en fleurs et pâturages d’un vert éclatant donnent aux Malouines un petit air d’Irlande. Nous roulons des heures sans croiser le moindre véhicule et sans apercevoir âme qui vive. Sensation d’être les seules personnes en vie dans cet immense paysage mais ceci toujours dans un sentiment de totale sécurité, lequel est malheureusement de plus en plus rare dans notre monde.
A l’approche d’une colonie de fermes (“settlement”) perdues au milieu de nullepart, l’élevage des moutons prédomine. Ces animaux peureux broutent en toute liberté l’herbes des plaines jusqu’au bord des côtes, quelque fois en compagnie de manchots. Les fermes sont modestes et semblent d’une autre époque mais les domaines sont si grands que les bergers se déplacent à moto, en quad ou à l’aide de 4x4.
Lors de nos explorations dans les terres nous constatons que le réseau routier est limité et que l’état des pistes impose un véhicule 4x4. La solitude des grands espaces balayés par les vents est notre compagne de voyage. Où se cachent donc les gens? Certains “settlements” nous offrent un spectacle de désolation, bâtiments délabrés et habitants invisibles, véritable ville fantôme! Les îles portent encore les cicatrices du conflit de 1982, à tout moments des symboles de cette guerre, qui refuse de se faire oublier, sont bien présents: monuments, cimetières, carcasses d’avions, d’hélicoptères et plus de 150 champs de mines protégés par des barbelés.
Découverte de la faune
Si un animal devait figurer sur le drapeau des Malouines se serait sans hésitation le manchot. On le trouve un peu partout sur l'île où son observation est toujours un plaisir rafraîchissant. Mais ce n'est de loin pas sur la plage qu'il est le plus présent, il est le sujet incontournable de toutes les conversations. Gare à celui qui n'aura pas révisé son manuel d'ornithologie car il sera vite perdu dans les discussions d'initiés entre ornithologues professionnels et amateurs. L'ornithologue est d'ailleurs en nombre la deuxième “espèce” vivant sur les îles et la seule qui ne soit pas menacée d'extinction! Plus sérieusement, les Malouines offrent une occasion exceptionnelle d'observer des animaux comme les lions de mer, éléphants de mer, manchots, cormorans et albatros pour ne citer que les plus connus. La relative difficulté d'accès - la plupart des colonies se trouvent soit dans des lieux éloignés des routes soit sur de petites Îles atteignables uniquement par avion - limite le nombre de touristes et permet d'approcher en toute tranquillité une faune peu méfiante.
En arrivant aux Malouines nous pensions trouver des manchots partout. En réalité, mis à part la réserve de Gypsy Cove, proche de Stanley, la faune se cache dans des lieux éloignés et difficilement accessibles. Pour l’observer un puissant 4x4 ou un bateau s’impose; à notre grand regret, notre petite jeep Suzuki, pourtant très maniable, ne suffira pas. Le désir d’observer la plus grande colonie de manchots royaux des Malouines, située à Volunteer Point, nous a obligés à louer les services d’un chauffeur et de son véhicule. Lors de cette excursion pour une des destinations les plus touristiques de l’île nous avons eu l’occasion d’assister à un événement assez insolite: ce matin-là, trois véhicules doivent se rendre à Volunteer Point, mais les trois chauffeurs n’ont pas eu l’idée d’organiser un déplacement en commun. Bob, notre guide, a même fait venir son fils avec un deuxième véhicule pour nous dépanner en cas d’embourbement. Ce n’est qu’après deux heures de route et de nombreuses discussions par radio que les 3 chauffeurs décident de s’attendre et de se regrouper! Sagesse bien récompensée puisqu’au retour chaque véhicule s’enlisa à tour de rôle. Sans l’aide d’un deuxième véhicule nous serions encore en train d’essayer d’extraire notre jeep d’un terrain complètement détrempé. Cette anecdote démontre bien que l’organisation du tourisme s’avère défaillante et irrationnelle.
Bien que Volunteer Point soit d’un intérêt certain, le fait de dépendre d’une tierce personne pour s’y rendre, réduit considérablement notre liberté d’action: horaire à respecter, lieu d’arrivée imposé, temps sur place trop court pour bien explorer la région et dépendance d’une météo capricieuse sans possibilité d’annuler ou de repousser l’excursion. L’idéal aurait été de séjourner quelques jours sur place, mais le seul toit pouvant nous abriter est loué à des prix totalement prohibitifs par les propriétaires des lieux, qui soit dit en passant demandent déjà un droit de passage de 10£ par personne (chauffeur compris!) juste pour traverser leurs terres. La seule solution est, comme l’a expérimenté un couple de Français rencontré sur place, le camping. Au vu de l’état déplorable de nos deux amis et de leur matériel, il était difficilement envisageable d’exposer notre équipement photo et vidéo aux violentes intempéries.
Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos manchots! Pour observer en toute liberté la faune des Malouines, un séjour sur une petite île éloignée s’avère être la solution idéale. Nous avons eu la chance de nous rendre sur l’île de Sealion. Après avoir survolé quelques bras de mer dans notre petit avion de la “Figas”, nous arrivons à l’extrémité sud de l’archipel. Quelques sueurs à l’attérissage sur une piste de terre et nous voilà déjà en train de parcourir cette petite île de sept kilomètres de long sur environ deux de large. Sept habitants, une quinzaine de touristes et des milliers d’animaux.
Pendant notre séjour, nous allons découvrir à quelques pas de notre confortable logement une faune surprenante. De nombreux oiseaux dont le “caracara austral”, ce rapace, d’une agilité et rapidité saisissante, prendra un malin plaisir à nous voler nos bonnets. Parmi trois espèces de manchots, le “papou” est notre favori, assez méfiant, il nous observe prêt à déguerpir clopin-clopant vers l’océan. Mais si nous nous couchons immobiles sur le sol, il accourt, curieux d’observer ces étranges créatures que nous sommes. Une fois extirpé d’un champ de “tussock” (une touffe d’herbe des îles sub-antarctiques), nous marchons le long d’une falaise érodée par les vents et la puissance de la mer. Le paysage est très beau, sauvage et aride. Au bas des falaises, des lions de mer menaçants nous observent. Ce grand phoque mérite bien son nom: crinière imposante, rapidité étonnante et rugissement tonitruant. Pas question d’entrer dans leur territoire, ils protègent leurs petits. Sealion Island devrait plutôt se nommer Elephant Seal Island, en raison du nombre considérable d’éléphants de mer présents sur cette île. Impressionnants par leur poids mais attachants par leurs attitudes, les éléphants de mer sont très amusants à observer. Couchés dans l’eau ou dans le sable, ils se grattent avec délicatesse en prenant des attitudes très humaines! Sous ses airs de gros pataud on découvre un animal sensible, quelquefois timide ou même peureux.
Sealion offre un très bel aperçu de la faune des Malouines, la proximité des colonies d’animaux en fait un lieu idéal d’observation. Les quatre jours passés sur cette île nous ont suffi pour effectuer la quasi totalité des photos animalières, preuve de la richesse des lieux.
Conclusion
Lors de notre départ, sur le chemin de l’aéroport, nous redécouvrons la route qui nous amena 20 jours plus tôt à Stanley. La sensations de malaise a disparu, des sentiments de bonheur et des regrets persistent. La découverte de ces terres inconnues et de leur faune exceptionnelle nous a procuré d’intenses moments d’émotion. Les regrets sont aussi présents: trop peu de souvenirs de leurs habitants. Une organisation différente de notre voyage aurait peut-être permis une meilleure approche des autochtones, mais comment le deviner avant, si ce n’est avec l’aide des organismes de tourisme installés sur place ou en Angleterre? Malheureusement, ceux-ci considèrent les Malouines comme une terre intéressante à visiter pour sa nature et sa faune, et non pour ses habitants au mode de vie trop proche de notre monde occidental. Et s’ils avaient raison?
Vous avez lu jusqu'au bout?!? Merci!!!
😉
Fabrice
(et pour voir les photos de ce voyage: http://www.mysterra.org/reportage/iles_malouines.html)
La visite des Malouines est motivée, pour la majorité des visiteurs, par l’intérêt pour la nature et la faune. Pour une plus petite partie des touristes, c’est un conflit vieux de 20 ans, mais encore étonnamment présent dans la mémoire de tous, qui attire les amateurs d’histoire.
Le premier sentiment qui frappe notre esprit c’est l’isolement, la solitude presque jusqu’à l’angoisse, la toute puissance de la nature sur l’homme, qui pour se rassurer tente de reproduire les modèles d’organisation propre à nos amis anglo-saxons où tout est codifié.
C’est aussi des îles uniquement composées de terres privées dont les droits ont été acquis, il y a plus de 100 ans. Des terres sauvages mais étroitement contrôlées où le moindre profit peut être réalisé.
Des gens simples comme des agriculteurs vivant proche de la nature, doivent depuis 1982 composer avec un développement trop rapide et artificiel: la présence militaire a permis la modernisation et l’extension des infrastructures des îles. Economiquement, l’activité traditionnelle (l’élevage de moutons pour la laine) est en perte de vitesse. A court terme la vente de licences pour la pêche industrielle fournit au Gouvernement des ressources suffisantes. A moyen terme, il ne semble pas exister d’autres possibilités que le développement du tourisme, sous quelle forme et avec quels moyens la question reste ouverte. A plus long terme l’avenir reste flou; certains rêvent aux revenus de l’or noir, sans penser aux nuisances. La prospérité de ces îles passe par la normalisation des rapports avec ses grands voisins d’Amérique du sud et l’établissement de relations commerciales. L’avenir nous le dira!
Cette société vit sans réel avenir, sous perfusion d’un état éloigné de 14’000 km, coupé d’une Amérique latine et particulièrement de l’Argentine, si proche, qui pourrait beaucoup lui apporter.
Visiter ces îles laisse beaucoup d’images fortes: de terre, de mer, de lumière, de faune mais trop peu de souvenirs de ses habitants qui se cachent derrière une identité nationale héritée d’un conflit bien actuel. Il faudrait sûrement plus de temps pour percer cette méfiance latente, elle aussi héritée de ce conflit.
Le voyage
Dès notre arrivée à l’aéroport de Brize Norton (Angleterre) et jusqu’à notre sortie de l’aérogare de Mont Pleasant aux Malouines nous sommes complètement pris en charge, dirigés, nourris et logés (à Brize Norton la nuit avant le départ et lors du transit à l’île de l’Ascension) par la Royal Air Force. Il n’est pas nécessaire de penser à quoique que ce soit, pire, penser ne ferait que nous poser des problèmes bien inutiles, nous suivons donc comme des moutons les instructions fournies par des membres de la RAF. L’impression qui subsiste est un voyage agréable avec comme seul stress la stratégie à employer pour ne pas avoir à payer de surtaxe pour le poids excessif de nos bagages (100kg)!
L’omniprésence de l’armée saute aux yeux à l’arrivée aux Malouines. Tout de suite l’histoire nous rattrape et le conflit, vieux de près de 20 ans, est bien présent. Avant d’atterrir sur l’aéroport de Mount Pleasant, nous sommes escortés par deux jets “tornado” qui vont nous accompagner pour les 15 dernières minutes de vol. A peine foulé le sol des Malouines et avant les formalités douanières, un sergent de la RAF nous informe des dangers des mines et autres munitions qui peuvent encore être présentes sur l’île. Il est intéressant de savoir que cette mise en garde très militaire n’est faite qu’aux voyageurs arrivant avec le Tristar de la RAF et non à ceux en provenance du Chili (avec Lan Chile)! En fait, nous supposons que ces informations sont surtout destinée aux soldats qui constituent la majorité des passagers de l’avion. Pour nous l’ambiance est quand même un peu particulière et nous montre bien que ces îles vivent encore dans la réalité du conflit anglo-argentin.
Premières impressions
Sur la route entre Mont Pleasant et la “ville” de Stanley, nous prenons enfin conscience d’être arrivés. Le temps est gris et la température fraîche. L’isolement de ces îles au bout du monde engendre presque de l’angoisse et des questions du genre “que va-t-on bien pouvoir faire pendant trois semaines ici?” ou “était-ce vraiment une bonne idée de venir ici?”. De plus cette route est interminable, le seul décor des paysages arides et monotones augmente la sensation de terre perdue et de désolation. On se demande aussi ce qui a bien pu pousser des hommes à venir se battre dans cette région, il y a 20 ans. Rien ici ne peut attiser la convoitise, la nature sauvage pousserait plutôt l’homme à s’unir pour survivre.
Stanley, la capitale de 2’000 habitants est très calme, presque déserte, mais bien organisée, trop peut être. Des interdits, des signaux de danger partout, une police bon enfant mais très présente. Une micro-société impersonnelle est qui semble, de prime abord, impénétrable. Dans la baie, plusieurs épaves, vestiges d'un port beaucoup plus actif, renforce l'atmosphère assez sinistre du site. Plus loin, étrange surprise, dans la vitrine d’un commerce un texte écrit en grosses lettres sur une pancarte s’adresse au peuple argentin, comme si le conflit ne s’était terminé que la veille. Un pamphlet qui invite les Argentins à rester chez eux, tant que leur gouvernement et la population n’aura pas officiellement reconnu la souveraineté britannique sur les îles Malouines. Cette pancarte est-elle le fait d’un individu isolé ou alors le reflet de la mentalité qui règne ici? Une chose est sûre, vu le nombre de drapeaux britanniques flottants à Stanley, l’attachement et le patriotisme de la population envers la Grande-Bretagne est évident, mais quel est le degré de tolérance vis-à-vis de l’Argentine?
Rencontre avec les gens
Pas facile ! Bien que petite, cette société a ses propres règles, elle considère le touriste plus comme une vache à lait que comme un partenaire avec qui l’on peut partagé un moment de vie (cette remarque est d’ailleurs aussi applicable à certaines régions de notre pays!). Cette impression nous l’avions déjà eue lors de nos contacts par Internet pour la préparation du voyage. La majorité de ces contacts n’étaient que commerciaux et pas faciles. Il semble que peu d’autochtones aient la bosse des affaires et du tourisme.
Si cette difficulté d’approche resta présente lors de tout notre séjour, elle nous permit d’apprécier d’autant plus nos rencontres avec des personnes qui tranchent complètement avec l’impression générale. Nous ne pouvons ici que remercier ces personnes et conseiller à tous les futurs visiteurs de conserver un peu de temps pour les rencontrer. Kay, cette grand-mère qui tient un Bed&Breakfast, accueille ses hôtes sans affectation, avec une simplicité qui met tout le monde à l’aise dès les premières minutes. Mick, le plongeur, et ses amis qui sans nous connaître nous prêteront un matériel très onéreux sans aucune hésitation. Nick, l’agriculteur qui nous reçoit avec enthousiasme et nous ouvre ses terres, alors que d’autres ont fait du droit de passage leur principal revenu. Robin, en pleine tonte de moutons, n’hésitera pas à nous consacrer du temps pour nous expliquer avec chaleur son activité, ses difficultés et ses projets. Mais aussi d’autres rencontres, plus brèves, avec des gens accueillants et ravis de pouvoir échanger quelques paroles avec des étrangers. Après avoir rencontrés toutes ces personnes nous constatons l'existence de deux types de mentalités opposées: l’une liée à des valeurs de simplicité et de spontanéité, l’autre obnubilée par l'exploitation mercantile des touristes.
Découverte des terres
Notre première exploration se déroule sur la “presque-île” à l’Est de Stanley. Etonnant d’observer sur une si petite surface (environ 7 kilomètres de longueur sur 2 kilomètres de largeur) une telle variété de paysages: terres arides, champs d'herbe ou de broussaille, étangs, rochers, falaises, plages et dunes de sable.
De grandes plages de sable blanc donnent à cet endroit un petit air paradisiaque, il ne manque que les palmiers. Malheureusement, elles ne sont pas accessibles, les Argentins craignant un débarquement anglais aux alentours de Stanley les ont truffées des mines lors du conflit de 1982. Toutes sont clairement signalées et clôturées et ne semblent pas poser de problème à la population.
La découverte du trois mats “Lady Elisabeth” nous fait faire un bond dans le passé. Jadis, au temps de la marine à voile, Stanley était un port d’intense activité. Une escale, d’où l’on embarquait des vivres frais, mais aussi un terminus pour les navires venus s’échouer dans un état déplorable, après avoir lutté des semaines pour franchir le Cap Horn. Aujourd’hui, en témoignage de cette époque, de nombreuses épaves jonchent les côtes des Malouines. Un parfum d’aventure hante chacun de ces navires. Explorer ces carcasses de rouille chatoyante et découvrir leur histoire rocambolesque est une expérience inoubliable.
En s’éloignant de Stanley et des côtes, les paysages dans les terres deviennent plus monotones. Landes en fleurs et pâturages d’un vert éclatant donnent aux Malouines un petit air d’Irlande. Nous roulons des heures sans croiser le moindre véhicule et sans apercevoir âme qui vive. Sensation d’être les seules personnes en vie dans cet immense paysage mais ceci toujours dans un sentiment de totale sécurité, lequel est malheureusement de plus en plus rare dans notre monde.
A l’approche d’une colonie de fermes (“settlement”) perdues au milieu de nullepart, l’élevage des moutons prédomine. Ces animaux peureux broutent en toute liberté l’herbes des plaines jusqu’au bord des côtes, quelque fois en compagnie de manchots. Les fermes sont modestes et semblent d’une autre époque mais les domaines sont si grands que les bergers se déplacent à moto, en quad ou à l’aide de 4x4.
Lors de nos explorations dans les terres nous constatons que le réseau routier est limité et que l’état des pistes impose un véhicule 4x4. La solitude des grands espaces balayés par les vents est notre compagne de voyage. Où se cachent donc les gens? Certains “settlements” nous offrent un spectacle de désolation, bâtiments délabrés et habitants invisibles, véritable ville fantôme! Les îles portent encore les cicatrices du conflit de 1982, à tout moments des symboles de cette guerre, qui refuse de se faire oublier, sont bien présents: monuments, cimetières, carcasses d’avions, d’hélicoptères et plus de 150 champs de mines protégés par des barbelés.
Découverte de la faune
Si un animal devait figurer sur le drapeau des Malouines se serait sans hésitation le manchot. On le trouve un peu partout sur l'île où son observation est toujours un plaisir rafraîchissant. Mais ce n'est de loin pas sur la plage qu'il est le plus présent, il est le sujet incontournable de toutes les conversations. Gare à celui qui n'aura pas révisé son manuel d'ornithologie car il sera vite perdu dans les discussions d'initiés entre ornithologues professionnels et amateurs. L'ornithologue est d'ailleurs en nombre la deuxième “espèce” vivant sur les îles et la seule qui ne soit pas menacée d'extinction! Plus sérieusement, les Malouines offrent une occasion exceptionnelle d'observer des animaux comme les lions de mer, éléphants de mer, manchots, cormorans et albatros pour ne citer que les plus connus. La relative difficulté d'accès - la plupart des colonies se trouvent soit dans des lieux éloignés des routes soit sur de petites Îles atteignables uniquement par avion - limite le nombre de touristes et permet d'approcher en toute tranquillité une faune peu méfiante.
En arrivant aux Malouines nous pensions trouver des manchots partout. En réalité, mis à part la réserve de Gypsy Cove, proche de Stanley, la faune se cache dans des lieux éloignés et difficilement accessibles. Pour l’observer un puissant 4x4 ou un bateau s’impose; à notre grand regret, notre petite jeep Suzuki, pourtant très maniable, ne suffira pas. Le désir d’observer la plus grande colonie de manchots royaux des Malouines, située à Volunteer Point, nous a obligés à louer les services d’un chauffeur et de son véhicule. Lors de cette excursion pour une des destinations les plus touristiques de l’île nous avons eu l’occasion d’assister à un événement assez insolite: ce matin-là, trois véhicules doivent se rendre à Volunteer Point, mais les trois chauffeurs n’ont pas eu l’idée d’organiser un déplacement en commun. Bob, notre guide, a même fait venir son fils avec un deuxième véhicule pour nous dépanner en cas d’embourbement. Ce n’est qu’après deux heures de route et de nombreuses discussions par radio que les 3 chauffeurs décident de s’attendre et de se regrouper! Sagesse bien récompensée puisqu’au retour chaque véhicule s’enlisa à tour de rôle. Sans l’aide d’un deuxième véhicule nous serions encore en train d’essayer d’extraire notre jeep d’un terrain complètement détrempé. Cette anecdote démontre bien que l’organisation du tourisme s’avère défaillante et irrationnelle.
Bien que Volunteer Point soit d’un intérêt certain, le fait de dépendre d’une tierce personne pour s’y rendre, réduit considérablement notre liberté d’action: horaire à respecter, lieu d’arrivée imposé, temps sur place trop court pour bien explorer la région et dépendance d’une météo capricieuse sans possibilité d’annuler ou de repousser l’excursion. L’idéal aurait été de séjourner quelques jours sur place, mais le seul toit pouvant nous abriter est loué à des prix totalement prohibitifs par les propriétaires des lieux, qui soit dit en passant demandent déjà un droit de passage de 10£ par personne (chauffeur compris!) juste pour traverser leurs terres. La seule solution est, comme l’a expérimenté un couple de Français rencontré sur place, le camping. Au vu de l’état déplorable de nos deux amis et de leur matériel, il était difficilement envisageable d’exposer notre équipement photo et vidéo aux violentes intempéries.
Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos manchots! Pour observer en toute liberté la faune des Malouines, un séjour sur une petite île éloignée s’avère être la solution idéale. Nous avons eu la chance de nous rendre sur l’île de Sealion. Après avoir survolé quelques bras de mer dans notre petit avion de la “Figas”, nous arrivons à l’extrémité sud de l’archipel. Quelques sueurs à l’attérissage sur une piste de terre et nous voilà déjà en train de parcourir cette petite île de sept kilomètres de long sur environ deux de large. Sept habitants, une quinzaine de touristes et des milliers d’animaux.
Pendant notre séjour, nous allons découvrir à quelques pas de notre confortable logement une faune surprenante. De nombreux oiseaux dont le “caracara austral”, ce rapace, d’une agilité et rapidité saisissante, prendra un malin plaisir à nous voler nos bonnets. Parmi trois espèces de manchots, le “papou” est notre favori, assez méfiant, il nous observe prêt à déguerpir clopin-clopant vers l’océan. Mais si nous nous couchons immobiles sur le sol, il accourt, curieux d’observer ces étranges créatures que nous sommes. Une fois extirpé d’un champ de “tussock” (une touffe d’herbe des îles sub-antarctiques), nous marchons le long d’une falaise érodée par les vents et la puissance de la mer. Le paysage est très beau, sauvage et aride. Au bas des falaises, des lions de mer menaçants nous observent. Ce grand phoque mérite bien son nom: crinière imposante, rapidité étonnante et rugissement tonitruant. Pas question d’entrer dans leur territoire, ils protègent leurs petits. Sealion Island devrait plutôt se nommer Elephant Seal Island, en raison du nombre considérable d’éléphants de mer présents sur cette île. Impressionnants par leur poids mais attachants par leurs attitudes, les éléphants de mer sont très amusants à observer. Couchés dans l’eau ou dans le sable, ils se grattent avec délicatesse en prenant des attitudes très humaines! Sous ses airs de gros pataud on découvre un animal sensible, quelquefois timide ou même peureux.
Sealion offre un très bel aperçu de la faune des Malouines, la proximité des colonies d’animaux en fait un lieu idéal d’observation. Les quatre jours passés sur cette île nous ont suffi pour effectuer la quasi totalité des photos animalières, preuve de la richesse des lieux.
Conclusion
Lors de notre départ, sur le chemin de l’aéroport, nous redécouvrons la route qui nous amena 20 jours plus tôt à Stanley. La sensations de malaise a disparu, des sentiments de bonheur et des regrets persistent. La découverte de ces terres inconnues et de leur faune exceptionnelle nous a procuré d’intenses moments d’émotion. Les regrets sont aussi présents: trop peu de souvenirs de leurs habitants. Une organisation différente de notre voyage aurait peut-être permis une meilleure approche des autochtones, mais comment le deviner avant, si ce n’est avec l’aide des organismes de tourisme installés sur place ou en Angleterre? Malheureusement, ceux-ci considèrent les Malouines comme une terre intéressante à visiter pour sa nature et sa faune, et non pour ses habitants au mode de vie trop proche de notre monde occidental. Et s’ils avaient raison?
Vous avez lu jusqu'au bout?!? Merci!!!
😉
Fabrice
Ici c'est le Nooooord! Résumé de 3 semaines entre Washington, Oregon, Montana et Yellowstone
Oui résumé et pas carnet !!! Je vais essayer de faire court, car un carnet prend énormément de temps et beaucoup de gens font beaucoup mieux que moi ici. Pour ceux qui s’intéressent à mon blog qui a juste un côté informatif, j’essaierai de le compléter dans les prochains mois sur le même modèle que ce qui existe déjà à savoir pour les parcs visités, une explication sommaire des balades faites (comment y accéder, la difficulté, la durée etc…). Allez c’est parti et merci à tous de me lire !
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Rencontre chez Parvat (Belgique) le samedi 26 août 2006
Ca fait vraiment un long bout de temps que j'envie d'une tite fête entre nous chez moi...
J'ai de la place, il devrait faire soleil (inch'allah stp allah...) Pour le moment, 32°c: le pied!!!
Et c'est pas les grosses vaches du pré d'à côté qu'on va déranger... 🙂
J'espère que mes amis vfistes préferés (ils se reconnaitront) seront libres, quand aux futurs amis vfistes, welcome! 🙂
S'il y en a qui veulent dormir ici, (j'habite en pleine campagne) je peux heberger au moins 10 personnes dans des lits. (quand je vous dit que j'ai de la place...) Et le terrain est grand assez pour planter des tentes.
Au programme, au choix je précise 😉
Jardinage: nettoyer les mauvaises herbes du potager, becher le fond du jardin, faire des buches du peuplier tombé ya 2 ans, élaguage, tonde du gazon, etc...
Rejointoillage de murs, de la terrasse...
Siestes dans les 4 hamacs...
Promenade tour du paté de maison (3/4h->?)...
Promenade chez Gaston pour chercher des oeufs frais...
Promenade visite des animaux d'une ferme...
Etc etc etc...
En dégustation... Crèmes glacées faites dans une ferme Fromages de la région (à pâte dure) Quiches et tartes aux légumes faites maison... Salades, poussées et récoltées... maison! Limoncello et alcools de fruits faits maison...
Et si une bonne âme veut bien le faire 'aargh glub'... : Un Flan coco!!!??? :o)))
Participation: (si vraiment vous insistez, pour les mauvaises herbes...😏) sinon : Zéro €!
Ya un hic... J'ai pas de voiture, juste une décapotable style mob' une personne, donc faut vous arranger entre vous et partager des voitures pour venir. Ou si vous dites à quelle heure vous arrivez à la gare la plus proche, "Silly", on trouvera bien un moyen pour venir vous chercher..
C'est à mi chemin entre Lille et Bruxelles, sur l'A8 sortie 28.
Voilà c'est parti! 😎
(sur ce je vais aller repiquer mes 50 poireaux (les tartes!), j'attendais la fraîcheur, mais qd même, j'ai pas envie de faire ca à la lampe de poche...😏)
En dégustation... Crèmes glacées faites dans une ferme Fromages de la région (à pâte dure) Quiches et tartes aux légumes faites maison... Salades, poussées et récoltées... maison! Limoncello et alcools de fruits faits maison...
Et si une bonne âme veut bien le faire 'aargh glub'... : Un Flan coco!!!??? :o)))
Participation: (si vraiment vous insistez, pour les mauvaises herbes...😏) sinon : Zéro €!
Ya un hic... J'ai pas de voiture, juste une décapotable style mob' une personne, donc faut vous arranger entre vous et partager des voitures pour venir. Ou si vous dites à quelle heure vous arrivez à la gare la plus proche, "Silly", on trouvera bien un moyen pour venir vous chercher..
C'est à mi chemin entre Lille et Bruxelles, sur l'A8 sortie 28.
Voilà c'est parti! 😎
(sur ce je vais aller repiquer mes 50 poireaux (les tartes!), j'attendais la fraîcheur, mais qd même, j'ai pas envie de faire ca à la lampe de poche...😏)








