Results for "Philippines+souvenir+artisanat"
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Augmentation du prix d'entrée au mont Bromo (Indonésie)
Bonjour,
J'ai trouvé par hasard un post qui parle d'une augmentation importante du prix du ticket d'entrée au Bromo à partir de mai 2014:
http://balipod.com/bali-news-indonesia-news-f26/mt-bromo-entrance-ticket-prices-rise-may-1st-2014-a-t9972.html
Cette information est aussi reprise sur un autre forum.
J'avais programmé la visite du Bromo en juillet (j'ai déjà réservé et payé une nuit d'hôtel à Cemoro Lawang haute saison oblige) mais j'avoue que je ne suis plus sûre d'y aller maintenant, compte tenu de cette hausse excessive du prix du droit d'entrée.
Quelqu'un est-il au courant?
Concours photo mars 2014: "sur le chemin de l'école"
Bonjour à tous,
Pour faire écho au film qui vient tout juste d'être césarisé, je vous propose de nous balader ce mois-ci sur le chemin de l'école. A vrai dire j'avais pensé au thème avant de faire le parallèle avec le film !
Vous avez forcément dû croiser au cours de vos voyages, des écoliers en chemin vers l'école. Qu'ils soient fiers avec leurs uniformes, cartables sur le dos ou sans uniforme, fatigués de leur longue marche, un sac à l'épaule... Ou bien peut-être les avez-vous photographiés dans leur transport qui les conduit chaque jour à l'école ?
Attention, pour ce concours, les photos prises à l'intérieur de l'école seront hors sujet ! Elles pourront peut-être faire l'objet d'un futur concours "sur les bancs de l'école" par exemple... mais pour ce concours il s'agit d'écoliers sur le chemin pour y parvenir ou en revenir. Pas de salles de classes, de cours de récré...
Le règlement :
Publication des photos jusqu'au vendredi 21 mars 2014 minuit.
Chaque membre peut poster jusqu'à 3 photos numérotées (Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents) accompagnées d’un commentaire (lieu, prise de vue…)
Votes ouverts à tous (participants ou non) du samedi 22 mars au jeudi 27 mars 2014 minuit.
Photo n°1 = 3 pts
Photo n°2 = 2 pts
Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense honneur d'organiser le concours du mois de mars. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
La discussion, ça se passe ici
Le diaporama, c'est ici
Un grand merci à Erick (Herikles) pour le diaporama, bien utile pour apprécier les photos et voter. Grâce à lui, ont peut voir ici l'ensemble des thèmes proposés depuis le début de ces concours photos.
Pour faire écho au film qui vient tout juste d'être césarisé, je vous propose de nous balader ce mois-ci sur le chemin de l'école. A vrai dire j'avais pensé au thème avant de faire le parallèle avec le film !
Vous avez forcément dû croiser au cours de vos voyages, des écoliers en chemin vers l'école. Qu'ils soient fiers avec leurs uniformes, cartables sur le dos ou sans uniforme, fatigués de leur longue marche, un sac à l'épaule... Ou bien peut-être les avez-vous photographiés dans leur transport qui les conduit chaque jour à l'école ?
Attention, pour ce concours, les photos prises à l'intérieur de l'école seront hors sujet ! Elles pourront peut-être faire l'objet d'un futur concours "sur les bancs de l'école" par exemple... mais pour ce concours il s'agit d'écoliers sur le chemin pour y parvenir ou en revenir. Pas de salles de classes, de cours de récré...
Le règlement :
Publication des photos jusqu'au vendredi 21 mars 2014 minuit.
Chaque membre peut poster jusqu'à 3 photos numérotées (Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents) accompagnées d’un commentaire (lieu, prise de vue…)
Votes ouverts à tous (participants ou non) du samedi 22 mars au jeudi 27 mars 2014 minuit.
Photo n°1 = 3 pts
Photo n°2 = 2 pts
Photo n°3 = 1 pt
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense honneur d'organiser le concours du mois de mars. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
La discussion, ça se passe ici
Le diaporama, c'est ici
Un grand merci à Erick (Herikles) pour le diaporama, bien utile pour apprécier les photos et voter. Grâce à lui, ont peut voir ici l'ensemble des thèmes proposés depuis le début de ces concours photos.
Malaisie: 6 semaines sur la péninsule et Bornéo
Bonjour,
Nous sommes deux couples, la soixantaine et voyageons petit budget! Nous sommes sensibles aux beaux paysages, aux rencontres avec les locaux, aux endroits non surpeuplés.... nous aimons faire du snorkeling et nous voudrions voir un maximum d'animaux... Nous voulons faire des balades mais pas longs trecks difficiles et avons besoin de vos conseils! Le fait de devoir réserver les vols à l'avance nous oblige à programmer un minimum!
Nous pensons passer une bonne quinzaine de jours sur la péninsule avant de rejoindre Bornéo.
Nous arriverons le 24 juin à 22H40 à Kuala Lumpur où nous passerons une seule nuit avant de prendre l'avion pur Kota Bahu pour les Perenthians pour 4 ou 5 jours. Pouvez nous conseiller pour rejoindre la ville à cette heure tardive et pour le choix d'un petit hôtel petit budget!
Concernant le choix d'une des îles, Besar ou Kecil? Connaissez vous Fatimah Chalets sur Coral Beach?J'ai lu de bons retours sur cet endroit qui semble aussi intéressant pour le snorkeling.
Puis nous aimerions faire une autre île, Tioman ou Kapas, dur de se décider, avez vous un avis? Y a t il des sandflies sur la côte ouest de Tioman?
Nous souhaiterions faire Cameron Highlands, peut-on louer facilement des scooters, nous n'aimons pas les visites en groupe organisé!
Après nous hésitons sur plusieurs endroits car nous avons lu des avis contradictoires: le lac Chini, Chérating, Taman Negara ...Y a t-il des endroits à ne pas manquer sur la péninsule?
Il nous resterait trois bonnes semaines + ou - pour Bornéo.
Le sarawak, Kuching, le parc de Bako, Semmengoh, après je suis perdue, Y a t il d'autres endroits à ne pas manquer dans le Sarawak?d
Puis état de Sabah, mais là visiblement, les prix s'envolent. Quelles sont les activités qui valent le coup et ne coutent pas un bras!
J'ai lu des avis très divergents concernant la rivière Kinabatangan et me demande si cela vaut l'effort financier.
Puis concernant Sipidan où j'aurais bien aimé aller mouiller mes palmes, mais là c'est vraiment trop cher!
Par contre, se rendre a Mabul pour faire snorkeling, vaut-il le coup ou pouvons nous trouver aussi bien du côté de KK?
Connaissez vous Pulau Mantanani qui semble intéressante pour le snorkeling avec des hébergement à un prix correct?
Par ailleurs, je me posais la question de louer une voiture pour sillonner certaines régions, pensez vous que cela vaille la peine et quelle région? Je ne voudrais pas me faire de centaines de KM de palmiers à huile!
Que penser de Labuk bay, Tawau, Crocker Range....
D'avance, merci à tous de votre aide, je sis un peu perdue!!!
A+
D'avance merci pour tous vos consels et remarques. A+
D'avance merci pour tous vos consels et remarques. A+
Un Singapourien En France (Partie 2: Nice)
Bonjour tout le monde. Je suis Singapourien et afin d'améliorer mon français, j'ai décidé de partager les souvenirs de mes voyages en l’Hexagone sur ce forum. Comme je suis francophile, j’ai déjà visité la France de nombreuse fois. À chaque fois je visite le pays, j’en profite d’apprécier la vie quotidienne. Une fois n’est jamais suffisante donc l’année dernière, j’ai pris un voyage en France depuis un mois et je passais une semaine à chaque principale ville, notamment Paris, Lyon, Nice et Bordeaux. De chaque ville, j’ai aussi pris une excursion d’une journée à une ville voisine.
Je vais rédiger ce carnet en quarte parties en cet ordre : Lyon, Nice, Bordeaux et puis Paris parce que c’était comment j’ai pris le chemin. Je vous prie d’être patiente avec mon français lorsque je partage cette histoire. Votre soutien me rend la force.
Alors, c’est parti !
Partie 2: Nice
Adieu Lyon. J’ai passé une semaine à cette ville et c’est l’heure pour continuer à Nice pour la deuxième partie de mon voyage. Tout ce que je sais de Nice est qu’elle est une ville méditerranée avec une belle plage et il fait plus chaud là que le reste de France. J’ai entendu parler beaucoup de Nice mais c’est toujours les images trouvées dans les cartes postales ou de la télévision. Cette fois-ci, je vais la voir en personne.
Le voyage en train était plus longue que celui j’ai pris pour venir à Lyon de Paris. Heureusement, j’achetais un croissant et une barre de chocolat à la gare avant le départ pour grignoter pendant le voyage. Le siège dans le TGV était confortable et je remarquais qu’il y avait un salon à l’arrière du train qui vend le café. Quelle bonne idée ! Comme Singapour ne possède pas les trains à grande distance, j’étais impressionné par tout ce que je voyais.
Je suis enfin arrivé à Nice après le train est passé de plusieurs petites villes que je n’ai jamais vu avant dans une carte. Aussitôt que je débarquais, je peux sentir que Nice est une ville essentiellement différente que le reste de France. L’une des choses la plus évidente qui m’a s’emparé est que le soleil est plus fort ici et les gens autour de moi semblaient prêts d’en profiter. Je suis alors sorti de la gare pour aller à un hôtel où les clés de l’appartement que j’ai loué d’une agence immobilière m’attendaient. L’hôtel n’était pas trop loin de la gare et je le trouvais facilement. Après vérifiant mon identité, la madame à la réception me donnait les clés à l’appartement. Je quittais l’hôtel et découvrait que le voyage vers l’appartement sera difficile parce que la rue n’est pas plate. Je donc montais et descendais de temps en temps avec mes valises. Ouf !
Après plusieurs minutes, je suis arrivé à l’appartement. Ouvrant la porte, j’e remarquais que la pièce apparaît exactement comme les photos sur l’internet mais un peu plus petite. Je constatais aussi un panier sur la table et il contient une variété de choses. Alors, voyons voir ce que nous avons ici…il y a des bonbons, des boissons, des fleurs et une bouteille de vin blanc. Le propriétaire est vraiment attentif à ses invités.

Le lendemain, je suis allé à la Promenade des Anglais. C’est probablement la promenade la plus connue en France. Ici, je comprenais pourquoi tout le monde est tombé en amoureux avec Nice. Le soleil brille et le vent souffle. Tout cela est accompagné d’une mer turquoise qui embrasse doucement le bord de la plage. Je voyais des joggeurs, des promeneurs et des cyclistes qui sont partout. S’approchant à la plage, je remarquais qu’elle est pleine de pierres c’est à dire, il n’y a aucun sable du tout. Il doit être très inconfortable de se coucher par là. Néanmoins, je voyais des gens qui s’y couchent sans le moindre inquiète. Aie !

En ordre d’avoir une meilleure vue de la promenade, je montais une colline qui est la plus haute structure aux alentours. À chaque étape de l’escalier sur la colline, il existe une station pour reposer les pieds et pour admirer le paysage depuis différentes hauteurs. Lorsque je suis arrivé au sommet, je voyais pour la première fois avec mes propres yeux l’image qui apparaît si souvent dans les cartes postales. La promenade s’étend de plusieurs kilomètres à l’autre côté vers l’aéroport. On peut même voir les avions décoller et atterrir. C’était une vue formidable.

Après je descendais de la colline, je visitais le marché au vieux Nice. Comme c’était l’été, les odeurs du marché étaient profondément évidentes. Je pouvais sentir des fleurs, des viandes, des fruits et bien entendu des savons célèbres de la ville. Il y avait aussi des magasins qui vendent des différents types de fruits préservés en sucre. Ils sont multicolores donc je décidais de les essayer. Quelle erreur ! Je les trouvais trop sucré et je n’en pouvais pas finir un sans le diviser en trois ou quatre morceaux. Je regardais la boîte de fruits moitié mangée avec l’horreur. Je n’aurais dû pas acheter la boîte entière !

Le soir, j’avais eu le dîner dans un restaurant proche de la promenade. Je commandais un poisson bien cuit et je l’adorais. En fait, le poisson était si bon que la madame à côté de moi me demandait le nom du plat. L’estomac comblé, je revenais à l’appartement. Au d’abord, rien ne semblait étrange jusqu’au moment quand j’ouvrais le placard pour retirer l’argent de mon sac à dos comme j’envisageais d’aller à Monaco le lendemain. Je remarquais que la poche qui contient l’argent n’était pas bien fermée. Ce n’est pas mon habitude. Quand j’ouvrais la poche, je découvrais que tout l’argent a disparu !
Mon dieu, c’est évidemment un cambriolage. Mais ce n’est pas possible, je n’en reviens pas ! Il me reste vingt jours en France et je ne peux pas finir le voyage sans l’argent. Sera t-il la fin de mes vacances ? J’appelais immédiatement la police et aussi le propriétaire de l’agence immobilière. On me dit d’aller au commissariat pour faire un rapport mais c’est un processus étrange parce qu’à Singapour, la victime s’attendrai simplement l’arrivée de la police. Quand même, j’y suis allé dans l’espoir que la police puisse attraper les cambrioleurs. C’était minuit et j’avais l’opportunité inattendue de voir l’autre côté de Nice.
À l’arrivée, je rencontrais le propriétaire de l’agence immobilière qui était aussi là pour régler le problème. C’est un Anglais qui habitait à Nice depuis 10 ans. Il me disait qu’il soupçonne les cambrioleurs soient en fait les deux hommes de l’Europe Orientale qui habitent à côté de mon appartement. Ils observaient depuis longtemps le moyen dont les locataires déposent les clés dans la boîte aux lettres avant quitter l’appartement le dernier jour. Ils donc récupèrent les clés et pénètrent l’appartement facilement. Le propriétaire a auparavant fait un appel à la mairie pour expulser ces deux hommes mais ils trouvaient toujours des moyens de rester. Après avoir fait un rapport officiel, je quittais le commissariat. À ce moment, le propriétaire me promettait de rembourser tout l’argent que j’ai perdu et m’offrait un autre appartement pour des raisons de sécurité. Je le remerciais de sa geste généreuse. Et voilà, le premier cambriolage dans ma vie. Quel début à mon séjour à Nice ! (Tout cela s’est passé pendant mon anniversaire, imaginez ça)


Le lendemain, le propriétaire m’emmenait au nouvel appartement qui est à peine 100 mètres de la promenade. C’est un grand appartement destiné aux familles de cinq ou six. Il y a deux pièces et deux toilettes. Il possède même un grand balcon. Selon lui, c’est le meilleur appartement dans sa collection. Ce matin, je voulais jeter tout cela derrière moi et focaliser sur le reste de mon voyage.
Alors, on m’a dit que Monaco est un pays très proche de Nice et il vaut un demi-jour. Puisque j’ai entendu parler beaucoup de ce tout petit principauté, je décidais d'y visiter. Le pays est desservi par un bus (service numéro 100) qu’on peut prendre à Place Massena. Le voyage ne dure qu’une heure et on peut voir le paysage le long de la route. C’est la première fois que je vois une mer tellement bleue ! Je suis certain que les poissons qui y habitent sont tout à fait heureux. Monaco, j’arrive !
Une chose est claire : Monaco est un pays très compact. Sur le sommet d’une petite colline, je pouvais voir quasiment l’ensemble du pays. Il y a deux grands ports où on voit beaucoup de bateaux. J’imagine qu’un jour, mon bateau surnommé ‘Chocolait’ sera stationné là. Il portera les couleurs de marron, blanc et noir. À Monaco, je me suis rendu aussi à son célèbre casino mais je n’y suis pas entré parce qu’un code vestimentaire était exigé. Je m’habillais pour l’été et donc j’étais satisfait de le voir à l’extérieur. On ne doit pas parler de combien d’argent le casino gagne par an parce que le chiffre est certainement loin de notre imagination !

Au fil des jours, je visitais aussi Cannes. C’est une ville très proche de Nice. C’était plutôt tranquille quand j’étais là parce que ce n’est pas encore le festival de film. On ne peut que voir le théâtre sans le tapis rouge à l’extérieur. Je constatais aussi que la plage à Cannes est plus confortable pour les promeneurs parce qu’elle possède la sable au lieu de pierres (dans le cas de Nice). Mon avis : il faut souvenir d’aller à Cannes seulement pendant le festival de film. Sinon, on ne peut pas faire témoignage à son vrai visage.
Revenant à Nice, je continuais à explorer la ville côtière. Cette fois-ci, je faisais une chose que la plupart de touristes à Nice ne feront pas. C’est de visiter un musée ! Je suis allé au muséum d’histoire naturelle qui est en fait tout petit. Il n’y avait que 12 ou 14 objets et j’avais raison…il n’y avait personne dans le musée ! Tout le monde était à la plage pour profiter du soleil. Même le personnel me regardait curieusement comme si j’étais l’un des objets à l’exposition. C’était tellement marrant.
Voilà, je passais une semaine à Nice et je dois dire que le cambriolage est le plus grand cadeau pour mon anniversaire. Au début, j’avais peur parce que je n’ai jamais fait l’expérience d’un cambriolage même à Singapour mais après cet épisode, j’ai appris d’être plus attentif et de prendre soin de mes affaires. Il se peut que je sois trop fatigué quand je suis arrivé à Nice et j’avais oublié de verrouiller le placard avant quitter l’appartement. En tout cas, c’était une leçon de valeur. Chers cambrioleurs, je ne vous ai pas encore oublié. Si vous lisez ce récit, Veuillez de mettre mon argent aux bons usages. Par exemple, vous pouvez construire un abri pour les animaux abandonnés.

Ça y est ! C’est la fin de cette partie. Merci d’avoir suivi mon carnet. J’attends vos commentaires. Je vais rédiger la troisième partie (Bordeaux) et puis la dernière partie (Paris). À plus tard!
Vous pouvez lire la première partie (Lyon) ici :
http://voyageforum.com/...tie-1-lyon-d6360066/
Je vais rédiger ce carnet en quarte parties en cet ordre : Lyon, Nice, Bordeaux et puis Paris parce que c’était comment j’ai pris le chemin. Je vous prie d’être patiente avec mon français lorsque je partage cette histoire. Votre soutien me rend la force.
Alors, c’est parti !
Partie 2: Nice
Adieu Lyon. J’ai passé une semaine à cette ville et c’est l’heure pour continuer à Nice pour la deuxième partie de mon voyage. Tout ce que je sais de Nice est qu’elle est une ville méditerranée avec une belle plage et il fait plus chaud là que le reste de France. J’ai entendu parler beaucoup de Nice mais c’est toujours les images trouvées dans les cartes postales ou de la télévision. Cette fois-ci, je vais la voir en personne.
Le voyage en train était plus longue que celui j’ai pris pour venir à Lyon de Paris. Heureusement, j’achetais un croissant et une barre de chocolat à la gare avant le départ pour grignoter pendant le voyage. Le siège dans le TGV était confortable et je remarquais qu’il y avait un salon à l’arrière du train qui vend le café. Quelle bonne idée ! Comme Singapour ne possède pas les trains à grande distance, j’étais impressionné par tout ce que je voyais.
Je suis enfin arrivé à Nice après le train est passé de plusieurs petites villes que je n’ai jamais vu avant dans une carte. Aussitôt que je débarquais, je peux sentir que Nice est une ville essentiellement différente que le reste de France. L’une des choses la plus évidente qui m’a s’emparé est que le soleil est plus fort ici et les gens autour de moi semblaient prêts d’en profiter. Je suis alors sorti de la gare pour aller à un hôtel où les clés de l’appartement que j’ai loué d’une agence immobilière m’attendaient. L’hôtel n’était pas trop loin de la gare et je le trouvais facilement. Après vérifiant mon identité, la madame à la réception me donnait les clés à l’appartement. Je quittais l’hôtel et découvrait que le voyage vers l’appartement sera difficile parce que la rue n’est pas plate. Je donc montais et descendais de temps en temps avec mes valises. Ouf !
Après plusieurs minutes, je suis arrivé à l’appartement. Ouvrant la porte, j’e remarquais que la pièce apparaît exactement comme les photos sur l’internet mais un peu plus petite. Je constatais aussi un panier sur la table et il contient une variété de choses. Alors, voyons voir ce que nous avons ici…il y a des bonbons, des boissons, des fleurs et une bouteille de vin blanc. Le propriétaire est vraiment attentif à ses invités.

Le lendemain, je suis allé à la Promenade des Anglais. C’est probablement la promenade la plus connue en France. Ici, je comprenais pourquoi tout le monde est tombé en amoureux avec Nice. Le soleil brille et le vent souffle. Tout cela est accompagné d’une mer turquoise qui embrasse doucement le bord de la plage. Je voyais des joggeurs, des promeneurs et des cyclistes qui sont partout. S’approchant à la plage, je remarquais qu’elle est pleine de pierres c’est à dire, il n’y a aucun sable du tout. Il doit être très inconfortable de se coucher par là. Néanmoins, je voyais des gens qui s’y couchent sans le moindre inquiète. Aie !

En ordre d’avoir une meilleure vue de la promenade, je montais une colline qui est la plus haute structure aux alentours. À chaque étape de l’escalier sur la colline, il existe une station pour reposer les pieds et pour admirer le paysage depuis différentes hauteurs. Lorsque je suis arrivé au sommet, je voyais pour la première fois avec mes propres yeux l’image qui apparaît si souvent dans les cartes postales. La promenade s’étend de plusieurs kilomètres à l’autre côté vers l’aéroport. On peut même voir les avions décoller et atterrir. C’était une vue formidable.

Après je descendais de la colline, je visitais le marché au vieux Nice. Comme c’était l’été, les odeurs du marché étaient profondément évidentes. Je pouvais sentir des fleurs, des viandes, des fruits et bien entendu des savons célèbres de la ville. Il y avait aussi des magasins qui vendent des différents types de fruits préservés en sucre. Ils sont multicolores donc je décidais de les essayer. Quelle erreur ! Je les trouvais trop sucré et je n’en pouvais pas finir un sans le diviser en trois ou quatre morceaux. Je regardais la boîte de fruits moitié mangée avec l’horreur. Je n’aurais dû pas acheter la boîte entière !

Le soir, j’avais eu le dîner dans un restaurant proche de la promenade. Je commandais un poisson bien cuit et je l’adorais. En fait, le poisson était si bon que la madame à côté de moi me demandait le nom du plat. L’estomac comblé, je revenais à l’appartement. Au d’abord, rien ne semblait étrange jusqu’au moment quand j’ouvrais le placard pour retirer l’argent de mon sac à dos comme j’envisageais d’aller à Monaco le lendemain. Je remarquais que la poche qui contient l’argent n’était pas bien fermée. Ce n’est pas mon habitude. Quand j’ouvrais la poche, je découvrais que tout l’argent a disparu !
Mon dieu, c’est évidemment un cambriolage. Mais ce n’est pas possible, je n’en reviens pas ! Il me reste vingt jours en France et je ne peux pas finir le voyage sans l’argent. Sera t-il la fin de mes vacances ? J’appelais immédiatement la police et aussi le propriétaire de l’agence immobilière. On me dit d’aller au commissariat pour faire un rapport mais c’est un processus étrange parce qu’à Singapour, la victime s’attendrai simplement l’arrivée de la police. Quand même, j’y suis allé dans l’espoir que la police puisse attraper les cambrioleurs. C’était minuit et j’avais l’opportunité inattendue de voir l’autre côté de Nice.
À l’arrivée, je rencontrais le propriétaire de l’agence immobilière qui était aussi là pour régler le problème. C’est un Anglais qui habitait à Nice depuis 10 ans. Il me disait qu’il soupçonne les cambrioleurs soient en fait les deux hommes de l’Europe Orientale qui habitent à côté de mon appartement. Ils observaient depuis longtemps le moyen dont les locataires déposent les clés dans la boîte aux lettres avant quitter l’appartement le dernier jour. Ils donc récupèrent les clés et pénètrent l’appartement facilement. Le propriétaire a auparavant fait un appel à la mairie pour expulser ces deux hommes mais ils trouvaient toujours des moyens de rester. Après avoir fait un rapport officiel, je quittais le commissariat. À ce moment, le propriétaire me promettait de rembourser tout l’argent que j’ai perdu et m’offrait un autre appartement pour des raisons de sécurité. Je le remerciais de sa geste généreuse. Et voilà, le premier cambriolage dans ma vie. Quel début à mon séjour à Nice ! (Tout cela s’est passé pendant mon anniversaire, imaginez ça)


Le lendemain, le propriétaire m’emmenait au nouvel appartement qui est à peine 100 mètres de la promenade. C’est un grand appartement destiné aux familles de cinq ou six. Il y a deux pièces et deux toilettes. Il possède même un grand balcon. Selon lui, c’est le meilleur appartement dans sa collection. Ce matin, je voulais jeter tout cela derrière moi et focaliser sur le reste de mon voyage.
Alors, on m’a dit que Monaco est un pays très proche de Nice et il vaut un demi-jour. Puisque j’ai entendu parler beaucoup de ce tout petit principauté, je décidais d'y visiter. Le pays est desservi par un bus (service numéro 100) qu’on peut prendre à Place Massena. Le voyage ne dure qu’une heure et on peut voir le paysage le long de la route. C’est la première fois que je vois une mer tellement bleue ! Je suis certain que les poissons qui y habitent sont tout à fait heureux. Monaco, j’arrive !
Une chose est claire : Monaco est un pays très compact. Sur le sommet d’une petite colline, je pouvais voir quasiment l’ensemble du pays. Il y a deux grands ports où on voit beaucoup de bateaux. J’imagine qu’un jour, mon bateau surnommé ‘Chocolait’ sera stationné là. Il portera les couleurs de marron, blanc et noir. À Monaco, je me suis rendu aussi à son célèbre casino mais je n’y suis pas entré parce qu’un code vestimentaire était exigé. Je m’habillais pour l’été et donc j’étais satisfait de le voir à l’extérieur. On ne doit pas parler de combien d’argent le casino gagne par an parce que le chiffre est certainement loin de notre imagination !

Au fil des jours, je visitais aussi Cannes. C’est une ville très proche de Nice. C’était plutôt tranquille quand j’étais là parce que ce n’est pas encore le festival de film. On ne peut que voir le théâtre sans le tapis rouge à l’extérieur. Je constatais aussi que la plage à Cannes est plus confortable pour les promeneurs parce qu’elle possède la sable au lieu de pierres (dans le cas de Nice). Mon avis : il faut souvenir d’aller à Cannes seulement pendant le festival de film. Sinon, on ne peut pas faire témoignage à son vrai visage.
Revenant à Nice, je continuais à explorer la ville côtière. Cette fois-ci, je faisais une chose que la plupart de touristes à Nice ne feront pas. C’est de visiter un musée ! Je suis allé au muséum d’histoire naturelle qui est en fait tout petit. Il n’y avait que 12 ou 14 objets et j’avais raison…il n’y avait personne dans le musée ! Tout le monde était à la plage pour profiter du soleil. Même le personnel me regardait curieusement comme si j’étais l’un des objets à l’exposition. C’était tellement marrant.
Voilà, je passais une semaine à Nice et je dois dire que le cambriolage est le plus grand cadeau pour mon anniversaire. Au début, j’avais peur parce que je n’ai jamais fait l’expérience d’un cambriolage même à Singapour mais après cet épisode, j’ai appris d’être plus attentif et de prendre soin de mes affaires. Il se peut que je sois trop fatigué quand je suis arrivé à Nice et j’avais oublié de verrouiller le placard avant quitter l’appartement. En tout cas, c’était une leçon de valeur. Chers cambrioleurs, je ne vous ai pas encore oublié. Si vous lisez ce récit, Veuillez de mettre mon argent aux bons usages. Par exemple, vous pouvez construire un abri pour les animaux abandonnés.

Ça y est ! C’est la fin de cette partie. Merci d’avoir suivi mon carnet. J’attends vos commentaires. Je vais rédiger la troisième partie (Bordeaux) et puis la dernière partie (Paris). À plus tard!
Vous pouvez lire la première partie (Lyon) ici :
http://voyageforum.com/...tie-1-lyon-d6360066/
Les voyageurs français de moins en moins "aventuriers"
D'après une enquête réalisée par un groupement d'assurances, 55% des Français n'ont pas envie d'aventure pour leurs vacances (62% jugent même les voyages d'aventure risqués), et 47% indiquent avoir "beaucoup moins envie d'aventure que par le passé". Seule consolation (?), les moins de 35 ans sont quand même deux fois plus nombreux que leurs aînés à se définir "aventuriers".
Lire la suite...
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c��est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c��est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Surf "autonome" aux îles Banyak? (Indonésie)
Amis voyageurs, amis surfeurs, bonjour,
Nous partons mon copain et moi sur les îles Banyaks en février prochain. Nous sommes tous les deux surfeurs et cherchons des infos à ce sujet. Nous partons avec nos planches, et un petit budget. Est-ce possible d'accéder aux spots sans avoir recours à un boat trip "all included" ? Y a-t-il des bungalows en face (ou non loin) de certains spots, ou sont-ils uniquement accessibles par bateau ? Est-t-il possible de demander les services d'un pêcheur pour aller d'île en île à des tarifs raisonnables ? Peut-on camper en face de certains spots ? Ayant peu d'infos à ce sujet, vos expériences nous intéressent...
Nous partons mon copain et moi sur les îles Banyaks en février prochain. Nous sommes tous les deux surfeurs et cherchons des infos à ce sujet. Nous partons avec nos planches, et un petit budget. Est-ce possible d'accéder aux spots sans avoir recours à un boat trip "all included" ? Y a-t-il des bungalows en face (ou non loin) de certains spots, ou sont-ils uniquement accessibles par bateau ? Est-t-il possible de demander les services d'un pêcheur pour aller d'île en île à des tarifs raisonnables ? Peut-on camper en face de certains spots ? Ayant peu d'infos à ce sujet, vos expériences nous intéressent...
Insécurité à Tananarive!
hello tt le monde !! je vous signale qu'il est impossible de circuler dans le centre de tananarive à pieds et plus particulièrement place de la libération, toute l'avenue de la libération , le palais de la reine, sans se faire litéralement agressé et détrousser !!! vous ne ferez pas 200 mètres sans que cela arrive actuellement !!
Traversée Inde-Birmanie-Thaïlande et vice versa en camping-car
Bonjour
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
Meilleures compagnies aériennes pour l'Asie du Sud-Est
Quelles sont les meilleurs compagnie aériennes pour l'Asie du Sud Est selon vous?
Je veux vos expériences! Et votre top 3.
Voici mon top 3:
1-Emirates 2-Korean Air 3-Qatar Airlines
J'attend vos réponses!
Je veux vos expériences! Et votre top 3.
Voici mon top 3:
1-Emirates 2-Korean Air 3-Qatar Airlines
J'attend vos réponses!
Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques?
J’avais envie depuis un bon moment de pousser un coup de gueule à propos des discussions qui traitent de la dangerosité et des risques liés à certains pays. Dans la majorité des cas ils soulèvent des débats passionnels, certes pas tout le temps, fort heureusement, mais trop souvent quand même ...
Des gens posent des questions précises et dans ceux qui répondent il y a de tout. Il y en a qui sont passés une fois dans Tel-bled ou à Telle-frontière sans ennui, et souvent sans rien voir - de nuit par exemple, en autocar, et à moitié endormi - il y a 8 ans ou 8 jours, et qui n’y retourneront probablement jamais de leur vie ! Ce qui ne les empêchent pas d’avoir l’impression de connaitre le sujet. Puis il y en a d’autres qui ont un peu plus de vécu de ces pays, plus d’expérience, pour les avoir pratiqués un certain nombre de fois, voire même certains qui y vivent carrément. Très souvent l’avis des « expérimentés » a tendance à irriter ceux qui croient savoir, mais ceci n’est pas nouveau. Ajoutons à cela que nous sommes dans une époque où, en matière de délinquance, les choses changent tous les jours, et où ça ne va pas aller en s’améliorant, mais ceci serait un autre débat...
Je m’adresse donc à ceux qui ont la fâcheuse manie de dire, sous prétexte qu’ils sont passés une fois dans leur vie à un endroit précis sans incident, qu’il n’y a pas de risque, que tout est tranquille, et que ceux qui conseillent de rester vigilants sont des petits malins qui veulent se rendre intéressants.
Passer une frontière réputée à risque sans incident me parait une chose complètement normale, et à vous ? Statistiquement, le nombre des agressions constatées dans un pays réputé plus dangereux que les autres reste minime au regard du nombre de voyageurs. Moralité, en matière de risque aussi tout est relatif, quel que soit le niveau de dangerosité du pays, un touriste agressé reste une exception. Et il est complètement normal pour les autres (99,99999 % des touristes) de ne rien avoir remarqué et de penser que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Evidemment je parle des vraies agressions, pas d’un vol de pickpocket, pourquoi aller au Guatemala alors qu’on peut se faire piquer voler son portefeuille dans le métro parisien.
Que ceux qui ont eu des problèmes le signalent dans la rubrique «Arnaques à éviter en voyage», c’est très bien, car il faut que ça se sache ! Pourquoi ? Parce que lorsque quelqu’un fera une recherche sur internet sur les risques à tel endroit, avec les moteurs de recherche du Net, il tombera dessus.
Mais, de grâce, que ceux qui n’en ont pas eu d’incident (chose normale), et qui croient tout savoir car ils sont passés une fois à cet endroit-là, arrêtent une fois pour toutes d’intervenir en disant qu’il n’y a aucun problème dans tel endroit ou tel pays. J’insiste donc lourdement : - Ouvrir une discussion pour dire qu'on s'est fait voler 3 € par un cireur de chaussures devant les souks de Marrakech pollue le web et ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien. - Prendre la parole dans une discussion pour dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on est passé une fois dans sa vie à un endroit et qu’on n’en a pas eu, ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien non plus. Et puis ce n’est pas parce que quelqu’un est passé entre les mines que le terrain n’est pas miné, ni qu’il y en a quelques-unes qui trainent encore ici et là.
A l’opposé, il faudrait également que ceux qui ont eu la malchance d'être réellement agressés, arrêtent d’ameuter les foules comme si l’endroit était un vrai coupe-gorge, avec 20 mines au m2, ça n’apporte rien, une fois encore, si ce n’est de renforcer la peur des plus craintifs qui cherchent des infos parce qu’ils ont entendu dire que.... On peut par exemple raconter ce qui s’est passé, sans l’exagérer et sans dire « maintenant vous voilà prévenu, surtout n’y allez pas » De toute façon, essayer de faire passer un endroit pour plus dangereux qu’il n’est, c’est le meilleur moyen de se rendre ridicule, car aujourd’hui et avec le Net, si l'endroit était réellement dangereux, il suffit de tapoter sur son clavier pour le savoir.
Les accidents de ce type, c’est simplement un problème de hasard, de probabilité. Un peu comme les attentats, il ne fallait pas se trouver là au mauvais moment, c’est tout ! Ceux qui sont passés une minute avant ou après n’ont rien vu... Pays plus dangereux que d’autres ou pas, la délinquance n’est pas omniprésente 24h sur 24. Au contraire, elle est presque toujours ponctuelle, et elle frappe au hasard.
Des gens posent des questions précises et dans ceux qui répondent il y a de tout. Il y en a qui sont passés une fois dans Tel-bled ou à Telle-frontière sans ennui, et souvent sans rien voir - de nuit par exemple, en autocar, et à moitié endormi - il y a 8 ans ou 8 jours, et qui n’y retourneront probablement jamais de leur vie ! Ce qui ne les empêchent pas d’avoir l’impression de connaitre le sujet. Puis il y en a d’autres qui ont un peu plus de vécu de ces pays, plus d’expérience, pour les avoir pratiqués un certain nombre de fois, voire même certains qui y vivent carrément. Très souvent l’avis des « expérimentés » a tendance à irriter ceux qui croient savoir, mais ceci n’est pas nouveau. Ajoutons à cela que nous sommes dans une époque où, en matière de délinquance, les choses changent tous les jours, et où ça ne va pas aller en s’améliorant, mais ceci serait un autre débat...
Je m’adresse donc à ceux qui ont la fâcheuse manie de dire, sous prétexte qu’ils sont passés une fois dans leur vie à un endroit précis sans incident, qu’il n’y a pas de risque, que tout est tranquille, et que ceux qui conseillent de rester vigilants sont des petits malins qui veulent se rendre intéressants.
Passer une frontière réputée à risque sans incident me parait une chose complètement normale, et à vous ? Statistiquement, le nombre des agressions constatées dans un pays réputé plus dangereux que les autres reste minime au regard du nombre de voyageurs. Moralité, en matière de risque aussi tout est relatif, quel que soit le niveau de dangerosité du pays, un touriste agressé reste une exception. Et il est complètement normal pour les autres (99,99999 % des touristes) de ne rien avoir remarqué et de penser que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Evidemment je parle des vraies agressions, pas d’un vol de pickpocket, pourquoi aller au Guatemala alors qu’on peut se faire piquer voler son portefeuille dans le métro parisien.
Que ceux qui ont eu des problèmes le signalent dans la rubrique «Arnaques à éviter en voyage», c’est très bien, car il faut que ça se sache ! Pourquoi ? Parce que lorsque quelqu’un fera une recherche sur internet sur les risques à tel endroit, avec les moteurs de recherche du Net, il tombera dessus.
Mais, de grâce, que ceux qui n’en ont pas eu d’incident (chose normale), et qui croient tout savoir car ils sont passés une fois à cet endroit-là, arrêtent une fois pour toutes d’intervenir en disant qu’il n’y a aucun problème dans tel endroit ou tel pays. J’insiste donc lourdement : - Ouvrir une discussion pour dire qu'on s'est fait voler 3 € par un cireur de chaussures devant les souks de Marrakech pollue le web et ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien. - Prendre la parole dans une discussion pour dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on est passé une fois dans sa vie à un endroit et qu’on n’en a pas eu, ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien non plus. Et puis ce n’est pas parce que quelqu’un est passé entre les mines que le terrain n’est pas miné, ni qu’il y en a quelques-unes qui trainent encore ici et là.
A l’opposé, il faudrait également que ceux qui ont eu la malchance d'être réellement agressés, arrêtent d’ameuter les foules comme si l’endroit était un vrai coupe-gorge, avec 20 mines au m2, ça n’apporte rien, une fois encore, si ce n’est de renforcer la peur des plus craintifs qui cherchent des infos parce qu’ils ont entendu dire que.... On peut par exemple raconter ce qui s’est passé, sans l’exagérer et sans dire « maintenant vous voilà prévenu, surtout n’y allez pas » De toute façon, essayer de faire passer un endroit pour plus dangereux qu’il n’est, c’est le meilleur moyen de se rendre ridicule, car aujourd’hui et avec le Net, si l'endroit était réellement dangereux, il suffit de tapoter sur son clavier pour le savoir.
Les accidents de ce type, c’est simplement un problème de hasard, de probabilité. Un peu comme les attentats, il ne fallait pas se trouver là au mauvais moment, c’est tout ! Ceux qui sont passés une minute avant ou après n’ont rien vu... Pays plus dangereux que d’autres ou pas, la délinquance n’est pas omniprésente 24h sur 24. Au contraire, elle est presque toujours ponctuelle, et elle frappe au hasard.
Concours Photos VF Septembre 2013: "Les Taxis du monde"
Le jeux Concours photos VF de Septembre 2013 est lancé !
Le thème ? « Les Taxis du monde »
Souvent les Taxis ont un aspect très différent d’un pays à l’autre : décoration, couleurs, modèle et même type de véhicules (voitures motorisées sur roues, bateaux, motos … ou cycles tractés à la force des mollets …). Bien entendu, dans le cadre de ce concours VF « Taxis », il faut absolument que le fait d’être un taxi soit bien évident avec un trajet que l’on pense payant … Les transports en communs ne sont pas souhaités … sauf si le fait d’être un taxi collectif est bien évident. Le taxi doit être un point fort de la photo et l’environnement dépaysant afin de nous faire voyager la situation originale si possible, l’angle de vue, la composition, les présences humaines …. Tous ces aspects seront appréciés et feront très certainement la différence au moment des votes. A vous de nous présenter vos photos à propos des taxis dans le monde : plan large, cadrage serré, gros plan, vue extérieure ou intérieure, vue du chauffeur ou pas, situation originale ou cocasse, rue déserte ou embouteillée, sous le soleil ou sous la pluie, de jour ou de nuit, présentation en couleur ou en noir&blanc … Amateurs de voyages et de photos vous devez avoir dans vos archives de photos des vues qui correspondent à ce thème …
Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite que vous soyez bien l’auteur des photos présentées.
Dépôt des photos jusqu’au dimanche 22 Septembre 2013 inclus.
Début des votes à partir du Lundi 23 jusqu’au dimanche 29 Septembre 2013 inclus. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain concours photo VF d’Octobre 2013.
Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/v.f?post=6151651;live=1;
Diaporama des photos : (Grand merci à Herikles pour sa contribution et son aide précieuse pour la réalisation du diaporama de synthèse des photos participantes) Voici le lien pour septembre
A vos photos … et bonne chance !
Jean
Le thème ? « Les Taxis du monde »
Souvent les Taxis ont un aspect très différent d’un pays à l’autre : décoration, couleurs, modèle et même type de véhicules (voitures motorisées sur roues, bateaux, motos … ou cycles tractés à la force des mollets …). Bien entendu, dans le cadre de ce concours VF « Taxis », il faut absolument que le fait d’être un taxi soit bien évident avec un trajet que l’on pense payant … Les transports en communs ne sont pas souhaités … sauf si le fait d’être un taxi collectif est bien évident. Le taxi doit être un point fort de la photo et l’environnement dépaysant afin de nous faire voyager la situation originale si possible, l’angle de vue, la composition, les présences humaines …. Tous ces aspects seront appréciés et feront très certainement la différence au moment des votes. A vous de nous présenter vos photos à propos des taxis dans le monde : plan large, cadrage serré, gros plan, vue extérieure ou intérieure, vue du chauffeur ou pas, situation originale ou cocasse, rue déserte ou embouteillée, sous le soleil ou sous la pluie, de jour ou de nuit, présentation en couleur ou en noir&blanc … Amateurs de voyages et de photos vous devez avoir dans vos archives de photos des vues qui correspondent à ce thème …
Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite que vous soyez bien l’auteur des photos présentées.
Dépôt des photos jusqu’au dimanche 22 Septembre 2013 inclus.
Début des votes à partir du Lundi 23 jusqu’au dimanche 29 Septembre 2013 inclus. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le talentueux gagnant aura le privilège d’organiser le prochain concours photo VF d’Octobre 2013.
Pour les échanges, les discussions ou les polémiques … utilisez cet espace en suivant ce lien : http://voyageforum.com/v.f?post=6151651;live=1;
Diaporama des photos : (Grand merci à Herikles pour sa contribution et son aide précieuse pour la réalisation du diaporama de synthèse des photos participantes) Voici le lien pour septembre
A vos photos … et bonne chance !
Jean
Un mois au Sri Lanka ou Vietnam
Bonjour à tous,
Je prépare mon voyage de fin d'année et j'hésite entre le Viet Nam et le Sri Lanka. Je pars avec mon compagnon et peut-être 2 amis qui nous accompagneraient... La durée du séjour serait de 1 mois.
Mais, après m'être renseignée un peu partout, je n'ai pas réussi à prendre ma décision, les avis concernant le Sri Lanka sont très divergents ! C'est pourtant un pays qui a l'air magnifique, riche en culture et paysages. Pourtant, plusieurs personnes m'ont alerté sur le côté "miséreux" de la population. On m'a aussi parlé de la galère pour trouver une chambre avec un minimum de propreté et pas trop cher. On m'a aussi dit que les femmes devaient se baigner habillée, voir ne pas se baigner du tout à cause des requins.... Bref ! au secours ! Quelqu'un pourrait me dire si toutes ces appréciations ne sont que balivernes ?? :S
Mon ami et moi sommes des voyageurs plutôt baroudeurs, nous ne préparons rien et organisons sur place. Nous n'aimons pas le côté "touristes anglais" mais nous ne voulons pas non plus tomber sur des guest houses miteuses...
Du coup pour l'instant, je me tourne vers le Viet Nam...
Merci à tous pour vos retours,
Je prépare mon voyage de fin d'année et j'hésite entre le Viet Nam et le Sri Lanka. Je pars avec mon compagnon et peut-être 2 amis qui nous accompagneraient... La durée du séjour serait de 1 mois.
Mais, après m'être renseignée un peu partout, je n'ai pas réussi à prendre ma décision, les avis concernant le Sri Lanka sont très divergents ! C'est pourtant un pays qui a l'air magnifique, riche en culture et paysages. Pourtant, plusieurs personnes m'ont alerté sur le côté "miséreux" de la population. On m'a aussi parlé de la galère pour trouver une chambre avec un minimum de propreté et pas trop cher. On m'a aussi dit que les femmes devaient se baigner habillée, voir ne pas se baigner du tout à cause des requins.... Bref ! au secours ! Quelqu'un pourrait me dire si toutes ces appréciations ne sont que balivernes ?? :S
Mon ami et moi sommes des voyageurs plutôt baroudeurs, nous ne préparons rien et organisons sur place. Nous n'aimons pas le côté "touristes anglais" mais nous ne voulons pas non plus tomber sur des guest houses miteuses...
Du coup pour l'instant, je me tourne vers le Viet Nam...
Merci à tous pour vos retours,
Asie du Sud-Est quand on a que trois semaines?
Je lis depuis des mois voyageforum mais là dur dur de me retenir... 😊
Je ris doucement quand je vois des personnes demander "est ce qu'on peut faire 3 pays en 3 semaines?" (ce qui est mon projet) et que TOUTES les réponses sont du type : "compte plutôt 3 semaines pour 1 seul pays et encore tu n'auras pas le temps de tout faire... moi je suis parti 3 mois..." 😠
Alors c'est bien gentil de nous "décourager" mais on a pas tous la possibilité de partir 3 mois, 6 mois ou 1 an... !!! Donc déjà en pouvant avoir 3 semaines de congé de suite on est content...
Bref, tout ça pour dire : - OUI j'ai le projet de faire Thaïlande-Cambodge-Vietnam (grosso modo faire Bangkok / Siem Reap / Ho chi Minh) en 3 semaines (1 semaine par pays quoi)... - OUI j'ai conscience que JAMAIS je ne pourrai TOUT voir... - OUI je ne sortirai pas trop des "sentiers battus"... - OUI je côtoierai forcément beaucoup de touristes dans ces lieux... - OUI je ne verrai pas forcément "l'authenticité" de ces pays dont vous parlez tous...
MAIS si on a pas le choix ? Les Tour Opérateurs proposent 2 pays en 1 semaine, s'ils le peuvent pourquoi pas moi ?
Bref, donc pour revenir à la question que je souhaite poser : J'ai 3 semaines, je veux faire 3 pays, en me fixant les 3 grosses destinations ci-dessus (tout en visitant les alentours) ! Je voudrais savoir si c'est possible tout simplement sans qu'on me dise "il te faudrait au moins 3 mois" (les 3 mois je ne les ai malheureusement pas) ? Je veux dire si techniquement c'est possible (avec les transports des pays tels que bus ou train, pas d'avion), sans trop courir, en ayant le temps de flâner, de visiter, de goûter, de m'émerveiller, de rencontrer et de profiter ?
Merci d'avance pour vos réponses... Car je suis convaincue que certains n'ont pas eu d'autre choix que le mien et ont tout de même tenté l'aventure...
Bonne soirée, Caro
Je ris doucement quand je vois des personnes demander "est ce qu'on peut faire 3 pays en 3 semaines?" (ce qui est mon projet) et que TOUTES les réponses sont du type : "compte plutôt 3 semaines pour 1 seul pays et encore tu n'auras pas le temps de tout faire... moi je suis parti 3 mois..." 😠
Alors c'est bien gentil de nous "décourager" mais on a pas tous la possibilité de partir 3 mois, 6 mois ou 1 an... !!! Donc déjà en pouvant avoir 3 semaines de congé de suite on est content...
Bref, tout ça pour dire : - OUI j'ai le projet de faire Thaïlande-Cambodge-Vietnam (grosso modo faire Bangkok / Siem Reap / Ho chi Minh) en 3 semaines (1 semaine par pays quoi)... - OUI j'ai conscience que JAMAIS je ne pourrai TOUT voir... - OUI je ne sortirai pas trop des "sentiers battus"... - OUI je côtoierai forcément beaucoup de touristes dans ces lieux... - OUI je ne verrai pas forcément "l'authenticité" de ces pays dont vous parlez tous...
MAIS si on a pas le choix ? Les Tour Opérateurs proposent 2 pays en 1 semaine, s'ils le peuvent pourquoi pas moi ?
Bref, donc pour revenir à la question que je souhaite poser : J'ai 3 semaines, je veux faire 3 pays, en me fixant les 3 grosses destinations ci-dessus (tout en visitant les alentours) ! Je voudrais savoir si c'est possible tout simplement sans qu'on me dise "il te faudrait au moins 3 mois" (les 3 mois je ne les ai malheureusement pas) ? Je veux dire si techniquement c'est possible (avec les transports des pays tels que bus ou train, pas d'avion), sans trop courir, en ayant le temps de flâner, de visiter, de goûter, de m'émerveiller, de rencontrer et de profiter ?
Merci d'avance pour vos réponses... Car je suis convaincue que certains n'ont pas eu d'autre choix que le mien et ont tout de même tenté l'aventure...
Bonne soirée, Caro
7 juillet 2013 23:00-M6: plage, rap et boxe thaï: vacances de folie à Pattaya
Enquête exclusive
Pattaya en Thaïlande accueille chaque année plus de huit millions de touristes.
Récemment, cette incroyable cité balnéaire, popularisée par des stars du rap, est devenue le lieu de rendez-vous de dizaines de milliers de jeunes français.
Boxe thaï, « runs » en scooters et farniente sous les palmiers :
ici ils peuvent s'offrir un mois de vacances dans un hôtel design pour un prix imbattable, car une fois payé le billet d'avion le logement et la nourriture sont très abordables.
Kathy, une franco-canadienne, a choisi de vivre à Pattaya et travaille pour la police thaïlandaise.
Elle s'occupe de la sécurité des touristes : une mission sensible, notamment à cause de la prostitution.
Bars et gogo-danseuses ont fait la réputation de la ville : dans les années 1960, Pattaya était le point de ralliement des GI's Américains en goguette.
Aujourd'hui encore plus de 10 000 jeunes femmes y vivent du commerce du sexe.
Tous les soirs, Kathy la policière fait sa ronde dans les rues du quartier chaud : rixes entre filles, clients pigeonnés, plus rien ne l'étonne.
Mais pour d'autres, Pattaya est le paradis de la romance.
Les Russes viennent s'y marier au soleil ou passer des vacances en famille ; ils y ont construit des églises orthodoxes et des quartiers entiers leurs sont réservés.
Un document de Carole Isoux et Hervé Bouchaud, production Sable Rouge
Date de rediffusion de l'émission : Prochaine diffusion le lundi 15 juillet 2013 à 00:25 http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/07-07-2013-plage_rap_et_boxe_thai_vacances_de_folie_a_pattaya-2147528321.html#ixzz2Y7XyfIbT
Date de rediffusion de l'émission : Prochaine diffusion le lundi 15 juillet 2013 à 00:25 http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/07-07-2013-plage_rap_et_boxe_thai_vacances_de_folie_a_pattaya-2147528321.html#ixzz2Y7XyfIbT
Ko Pha Ngan: arnaque à la location de mobylettes
Attention, à Ko Pha-Ngan.
Au niveau de Thong Naï Pan, sur la route principale (à proximité du Seven-Eleven), nous avons été arnaqués en louant une mobylette.
Nous avons été obligés de racheter notre passeport. L'agence est située sur la route principale au niveau de Thong Naï Pan. Attention, les deux agences qui se font face sont complices et pratiquent l'arnaque à la location de mobylettes.
Ci dessous les photos de l'enseigne (elle a peut-être déjà changé) de l'endroit concerné.
Savourez votre voyage et prenez toutes les précautions d'usage lorsque vous louez un scooter.
Très beau voyage à tous.
Inde: quelques infos ou intox? A confirmer
Bonjour à tous !
Je vais me rendre en Inde dans quelques jours. Je lis sur des sites internets des conseils avant le départ. Je trouve parfois des choses intéressantes mais étranges pour quelqu'un qui n'est jamais allé en Inde.
J'aurais donc besoin de votre confirmation :)
Doit on :Se munir d'une moustiquaire imprégnée d'insecticide (insecticide-treated mosquito net ou ITN) pour le lit. Vous avez la possibilité de procéder vous-même à l'imprégnation de la moustiquaire (permethrine (500 mg/m2) ou deltaméthrine (25 mg/m2)) ou de vous la procurer déjà imprégnée. Outre une protection très efficace contre toutes les espèces de moustiques (y compris l'anophèle porteuse du palu) elle éloigne et tue aussi de nombreux autres parasites tels que puces, poux ou punaises. Disponible en parapharmacie, la moustiquaire imprégnée biplace de marque "5 sur 5" coûte une cinquantaine d'euros En déplacement dans des zones à moustiques, couvrir les parties apparentes de son corps avec du répulsif (de préférence à basede DEET) peut aussi s'avérer efficace (environ 5 à 10€ selon marque et conditionnement). Se munir de comprimé purificateur pour l'eau ? Appliquer la désinfection des douches, poignées de portes, avec une pastille d'eau de Javel mise en bouteille ça prend 5 mn à chaque changement d'hôtel. Et des boules de naphtaline que l'on met sur les grilles d'évacuation d'eau (pas mal d'hôtels en mettent à cause des cafards).Je suis un jeune étudiant qui va rester 6 mois en Inde, et je pense que le principal risque est celui de la sûreté sanitaire. Mais je ne veux pas être parano...juste prudent ! Avez vous par ailleurs d'autres conseils avant le départ à me donner ? :)
Et juste un dernier point, concernant le réseau de téléphone mobile, connaissez vous un opérateur indien qui offre des tarifs préférentiels pour les appels vers la France ? :)
Merciiiiiii !
Doit on :Se munir d'une moustiquaire imprégnée d'insecticide (insecticide-treated mosquito net ou ITN) pour le lit. Vous avez la possibilité de procéder vous-même à l'imprégnation de la moustiquaire (permethrine (500 mg/m2) ou deltaméthrine (25 mg/m2)) ou de vous la procurer déjà imprégnée. Outre une protection très efficace contre toutes les espèces de moustiques (y compris l'anophèle porteuse du palu) elle éloigne et tue aussi de nombreux autres parasites tels que puces, poux ou punaises. Disponible en parapharmacie, la moustiquaire imprégnée biplace de marque "5 sur 5" coûte une cinquantaine d'euros En déplacement dans des zones à moustiques, couvrir les parties apparentes de son corps avec du répulsif (de préférence à basede DEET) peut aussi s'avérer efficace (environ 5 à 10€ selon marque et conditionnement). Se munir de comprimé purificateur pour l'eau ? Appliquer la désinfection des douches, poignées de portes, avec une pastille d'eau de Javel mise en bouteille ça prend 5 mn à chaque changement d'hôtel. Et des boules de naphtaline que l'on met sur les grilles d'évacuation d'eau (pas mal d'hôtels en mettent à cause des cafards).Je suis un jeune étudiant qui va rester 6 mois en Inde, et je pense que le principal risque est celui de la sûreté sanitaire. Mais je ne veux pas être parano...juste prudent ! Avez vous par ailleurs d'autres conseils avant le départ à me donner ? :)
Et juste un dernier point, concernant le réseau de téléphone mobile, connaissez vous un opérateur indien qui offre des tarifs préférentiels pour les appels vers la France ? :)
Merciiiiiii !
Itinéraire de trois semaines en Chine
Bonjour à tous,
Je pars cet été en Chine pour la première fois avec ma copine et je voulais avoir des avis sur l'itinéraire auquel on a pensé.
Pékin : 6 jours dont la visite de la muraille Puis prendre un vol vers Shanghai Shanghai : 5 jours Suzhou : 2 jours (via un bus ou train) Hangzhou : 2 jours (via un bus ou train)
Je pense que je peux rajouter encore 4 jours de visite car il faut compter les voyages très long pour arriver en Chine!
Qu'en pensez-vous? Je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à voir dans les alentours mais je ne veux pas non plus passer les journées dans les transports. Par contre, j'aimerai (je sais c'est cliché!) voir des pandas, faire un tour de pousse-pousse, voir un spectacle de Kung Fu et faire une promenade sur un lac.
Si vous avez d'autres idées insolites!!!
Je compte sur vos avis pour m'aider à me décider.
Merci d'avance à tous!
Je pars cet été en Chine pour la première fois avec ma copine et je voulais avoir des avis sur l'itinéraire auquel on a pensé.
Pékin : 6 jours dont la visite de la muraille Puis prendre un vol vers Shanghai Shanghai : 5 jours Suzhou : 2 jours (via un bus ou train) Hangzhou : 2 jours (via un bus ou train)
Je pense que je peux rajouter encore 4 jours de visite car il faut compter les voyages très long pour arriver en Chine!
Qu'en pensez-vous? Je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à voir dans les alentours mais je ne veux pas non plus passer les journées dans les transports. Par contre, j'aimerai (je sais c'est cliché!) voir des pandas, faire un tour de pousse-pousse, voir un spectacle de Kung Fu et faire une promenade sur un lac.
Si vous avez d'autres idées insolites!!!
Je compte sur vos avis pour m'aider à me décider.
Merci d'avance à tous!
C'est comment la Louisiane?
Bonjour à toutes et tous en direct de la Louisiane,
Nous y sommes depuis une semaine, et pour parodier certains posts.... - vols à l'heure, sans tracas à l'immigration, temps correct quoique frais, camping-car en bon état, le code d'essence qui ne marche pas toujours, etc...
Super voyage et région intéressante, mais ça ! vous pouvez le voir sur le blog 2013. Les coordonnées figurent ci-dessous, ET en LIVE !!!
Bien cordialement. Jean.
Nous y sommes depuis une semaine, et pour parodier certains posts.... - vols à l'heure, sans tracas à l'immigration, temps correct quoique frais, camping-car en bon état, le code d'essence qui ne marche pas toujours, etc...
Super voyage et région intéressante, mais ça ! vous pouvez le voir sur le blog 2013. Les coordonnées figurent ci-dessous, ET en LIVE !!!
Bien cordialement. Jean.
Pays arabes musulmans: cheveux et regard, 2 astuces anti-harcèlement
Bonjour,
Pour celles qui n'ont jamais voyagé en pays arabes musulmans, voici 2 astuces que j'ai mis longtemps à découvrir.
😉--1er truc -- Des cheveux longs et libres y sont jugés par les hommes aussi excitants qu'un très grand décolleté. Chez eux, les cheveux libres sont du domaine intime et sont jugés provocateurs dans la rue. Donc, ils draguent.
Avec un chignon, ils me laissent bien plus tranquille. Consolation : quand il fait chaud, les cheveux collent moins sur la nuque ...
😉-- 2e truc -- Dans ces pays, si le regard d'une femme croise un instant celui d'un homme, il croit qu'elle le drague ... alors, il répond ! Et on s'étonne d'être suivie et harcelée : mais qu'est-ce qui leur prend, à ces c... ?
Leur règle veut qu'une femme évite absolument de croiser le regard d'un homme inconnu, même 1/100 de seconde.
Je l'ai d'abord testée à Barbes. Pour les lecteurs non-Français, Barbes est un quartier de Paris riche en émigrés du monde arabe. J'ai d'abord traversé le quartier "normalement", comme on marche à Paris. Résultat : un sifflement ou une remarque de drague tous les 10 mètres (c'est 10 fois plus qu'aux Champs-Élysées, lourd ...).
Puis j'ai retraversé Barbes une rue plus haut, en "filtrant" mon regard pour éviter de croiser le visage des hommes par inadvertance. Ça demande un peu de concentration au début. Mais, résultat : silence radio, une paix royale ! Leur drague était donc bien une réponse à ce qu'ils croyaient être une drague de ma part (c'est beau les rêves).
Lors de mes glob'trott, ces 2 astuces ont fonctionné du nord de la Syrie au sud du Maroc. NB : elles marchent hélas moins au Radjastan ou en Turquie (qui sont des pays à dominante musulmane mais pas arabes) et elles s'avèrent inutiles en regions chrétiennes ou druzes (où on a bien plus la paix).
Évidemment, en bermuda ou débardeur, on sera harcelée partout. Ces 2 astuces ne sont qu'un complément aux "règles de base" de celle qui veut marcher en paix dans ces pays.
Bon voyage au soleil !
Pour celles qui n'ont jamais voyagé en pays arabes musulmans, voici 2 astuces que j'ai mis longtemps à découvrir.
😉--1er truc -- Des cheveux longs et libres y sont jugés par les hommes aussi excitants qu'un très grand décolleté. Chez eux, les cheveux libres sont du domaine intime et sont jugés provocateurs dans la rue. Donc, ils draguent.
Avec un chignon, ils me laissent bien plus tranquille. Consolation : quand il fait chaud, les cheveux collent moins sur la nuque ...
😉-- 2e truc -- Dans ces pays, si le regard d'une femme croise un instant celui d'un homme, il croit qu'elle le drague ... alors, il répond ! Et on s'étonne d'être suivie et harcelée : mais qu'est-ce qui leur prend, à ces c... ?
Leur règle veut qu'une femme évite absolument de croiser le regard d'un homme inconnu, même 1/100 de seconde.
Je l'ai d'abord testée à Barbes. Pour les lecteurs non-Français, Barbes est un quartier de Paris riche en émigrés du monde arabe. J'ai d'abord traversé le quartier "normalement", comme on marche à Paris. Résultat : un sifflement ou une remarque de drague tous les 10 mètres (c'est 10 fois plus qu'aux Champs-Élysées, lourd ...).
Puis j'ai retraversé Barbes une rue plus haut, en "filtrant" mon regard pour éviter de croiser le visage des hommes par inadvertance. Ça demande un peu de concentration au début. Mais, résultat : silence radio, une paix royale ! Leur drague était donc bien une réponse à ce qu'ils croyaient être une drague de ma part (c'est beau les rêves).
Lors de mes glob'trott, ces 2 astuces ont fonctionné du nord de la Syrie au sud du Maroc. NB : elles marchent hélas moins au Radjastan ou en Turquie (qui sont des pays à dominante musulmane mais pas arabes) et elles s'avèrent inutiles en regions chrétiennes ou druzes (où on a bien plus la paix).
Évidemment, en bermuda ou débardeur, on sera harcelée partout. Ces 2 astuces ne sont qu'un complément aux "règles de base" de celle qui veut marcher en paix dans ces pays.
Bon voyage au soleil !







