Results for "Norvège"
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Avoir d'Air France pour la Norvège
Bonjour
J ai une question concernant air france.
Nous devions partir en norvege le 23 mai. Vu la situation actuelle j ai annulé les billets d avion le 25 mars. Depuis aucune nouvelle. De plus nos réservations ont été supprimées sur notre compte. Que dois je faire. Attendre l avoir.
Merci de vos réponses.
Itinéraire pour le Cap Nord à moto au départ de Montpellier
Bonjour à tous,
En ces temps de confinement (.....), je suis à le recherche de conseils pour un voyage en VFR800 de mi-juin à mi-juillet.
Que me conseillez vous comme itinéraire?
Je partirai de Montpellier en solo, je compte dormir en hôtel économique.
L'équipement du motard?
Le budget?
Merci de votre aide
Patrick
Vol avec escale d'une nuit à Oslo
bonjour,
En étudiant les vols retour Tromso-Nice et Evenes - Nice je constate qu'il y a quasiment tout le temps une escale d'une nuit complète à Oslo, avec même parfois arrivée très tôt à Oslo (12h30) et départ le lendemain à 9h pour la fin du voyage retour.
Avez-vous déjà eu un vol de ce genre?
Où avez-vous passé la nuit?
Merci de me faire part de votre expérience.
À la recherche des boeufs musquées en Norvège (vidéo)
Voici ma dernière évasion qui a été filmé une semaine avant le début du confinement...
https://www.youtube.com/watch?v=1wgb275esVM&t=24s
https://www.youtube.com/watch?v=1wgb275esVM&t=24s
Excursions à faire lors d'une croisière MSC dans les fjords de Norvège
Bonjour à tous,
On a réservé une croisière dans les fjords l'année prochaine et j'aimerais savoir les excursions que nous devons absolument faire.
Voici notre itinéraire :
ALESUND-HONNINGSVAG-TROMSO-TRONDHEIM-MOLDE-FLAM.
À savoir que nous serons avec un enfant de moins de 3 ans.
Ce sera dans plus d'un an, je m'y prends tôt mais ça nous remonte le moral de nous y projeter pendant ce confinement.
Un tout grand merci pour votre aide et prenez soin de vous !
Proposition de circuit/séjour autour de Tromso
bonjour,
nous préparons un voyage d'environ 2 semaines (je dis environ car cela dépendra des billets d'avion donc à 2 jours près) avec à priori arrivée et départ à Tromso.
J'ai plusieurs questions:
Tromso est-il un bon choix pour 2 semaines en Norvège du Nord?
nous sommes totalement tributaires des vacances scolaires, ce serait donc aux vacances de la toussaint ou de noël 2020 car nous voudrions avoir la chance de voir des aurores boréales (et nous avons un autre voyage prévu pendant les vacances de février). Quel est d'après vous le meilleur choix?
Quels sont les visites, lieux incontournables de la région?
nos points d'intérêt sont :
- les aurores boréales
- les baleines (un conseil pour trouver un bateau qui propose des excursions sérieuses et respectueuse des animaux?)
- les rennes avec visite d'une ferme de rennes ou en liberté (est-ce possible?), (où aller?)
- ballade nature en motoneige ou quad si possible
- fjords (lesquels voir en priorité?), (vaut-il mieux les voir à pieds ou en bateau ou les 2? où trouver un bateau pour faire une visite?)
- culture et histoire locale
- et enfin est-il possible d'envisager un aller retour à Svalbard pour tenter de voir des ours polaires? je ne trouve que de rares vols depuis Tromso à des prix prohibitifs ...
Voilà, j'ai beaucoup de questions, j'espère que vous pourrez m'aider et me faire part de vos expériences personnelles.
merci d'avance pour vos conseils avisés.
Voilà, j'ai beaucoup de questions, j'espère que vous pourrez m'aider et me faire part de vos expériences personnelles.
merci d'avance pour vos conseils avisés.
Accès aux îles Lofoten en voiture de Bodø à Moskenes en passant par Narvik
Bonjour ,
Nous allons partir durant 12 jours en septembre 2020 dans les Îles Lofoten pour essentiellement randonner .
Nous arriverons à Bodø et louerons un véhicule à notre arrivée .
Nous allons axer notre séjour essentiellement sur le sud des Lofoten pour profiter au mieux des paysages et randonnées qu’il offre .
Nous n’avons pas encore défini nos étapes pour dormir ( nous devons étudier les randonnées à faire ).
À la lecture des différents forums et des carnets de voyages relatifs à cette destination , il apparaît que la majorité des voyageurs emprunte le ferry reliant Bodø à Moskenes.
Or ça ne nous arrange pas de prendre
ce ferry car il n’y en a qu’un par jour en septembre ( à 16h45) . En effet, en arrivant à 14h55 à Bodø et en devant récupérer le véhicule de location ça fait juste et ça nous oblige à attendre celui du lendemain ...
Je ne vois pas de discussions de voyageurs qui remontent en voiture de Bodø vers les Lofoten ( Svolvær par exemple) en passant par Narvik.
Nous pensons dormir entre Bodø et Narvik . Nous avons vu qu’il y avait un ferry compris dans le trajet (Bognes- Skarberget).
Aussi n’ayant pas trouvé de carnets de voyage , blogs ou de commentaires au sujet du trajet entre Bodø et Svolvær en voiture je me demandais si ce trajet en voiture était envisageable.
Merci beaucoup pour vos retours.
Bien cordialement
Syl
Laponie/Finnmark: Traversée (avortée) jusqu'au cap Nord continental en ski/pulka
Fin d'année 2019, nous commençons à regarder une destination nordique qui convient à tous. Nous envisageons le nord du fjord d’Uummannaq au Groenland mais la banquise de décembre ne laisse pas présager une belle saison. Toujours au Groenland, nous laissons tomber les alpes de Stauning sur la côte Est, la logistique est trop chronophage et trop coûteuse. Reste le Spitzberg avec ses vols de la compagnie SAS Oslo-Longyearbyen très simple et assez bon marché pour une telle latitude. Nous envisageons une grande boucle dans le massif de Heer Land au sud de l’île mais les règles norvégiennes imposent d’être armé or la location d’un fusil est visiblement soumise à un petit test de prise en main de l’arme. Aucun de nous ne sachant se servir d’un fusil de manière convaincante nous délaissons cette destination.
Toujours à la recherche d’un coin qui allie mer et montagne nous regardons le nord de la Norvège avec notamment le Finnmark et son cap nord continental. Deux villages pourvus d’un aéroport permettent d’envisager une traversée de 250 km environ à travers des plateaux peu escarpés avec comme but ultime les falaises côtières qui marquent la fin du vieux continent.

Nous partirons à 4 la première quinzaine de mars pour relier les petites villes de Lakselv et Mehamn avec un crochet au cap nord continental (à ne pas confondre avec son jumeau insulaire bien plus touristique). Je suis le point commun des membres : un couple et un ami, eux ne se connaissent pas. Pour l’un d’entre nous ce sera la première randonnée en ski. Nous prenons les billets avec la compagnie SAS : Paris-Oslo-Tromso-Laskelv à l’aller et Mehman-Tromso-Stockholm-Paris au retour. Une journée de voyage sera nécessaire pour chaque trajet. Contrairement à beaucoup de massif norvégiens, cette partie du Finnmark ne dispose pas du réseau de cabane DNT ou d’itinéraires piquetés destinés aux skieurs. Nous préparons donc la traversée à notre convenance selon les vallées à emprunter et les rognons montagneux à contourner sur le Géoportail norvégien (très bien conçu) : NorgesKart. La météo est la principale inquiétude du séjour, les archives indiquent 2 jours de soleil en mars en moyenne à Mehamn contre 20 jours de neige et 15 jours avec des vents supérieurs à 40 km/h. L’influence du gulfstream rends les températures plutôt clémentes pour la latitude : entre 0 et -10°C en moyenne. Nous estimons que nos 16 jours de skis complets nous permettront de boucler la traversée sans courir après le temps mais nous n’excluons pas de prendre le bus en cours de route pour rattraper d’éventuels retards et s’offrir des journées en étoiles autour de la tente sur la presqu’île terminale. En décembre pendant les préparatifs nous regardons avec indifférence la Chine lointaine en proie à une espèce de maladie virale… Nous sommes 4 et cela nécessite un peu de logistique de camping. Nous avons bien une tente Trango 4 (4 places) mais en condition hivernale avec les gros duvets et toutes les affaires elle est trop petite pour contenir tout le monde. Nous souhaitons toute de même faire l’eau et le repas du soir ensemble. Les tipis pourraient être une option mais leur tenue aux vents sur les hauts plateaux nous effraie un peu. Les tentes mess d’expédition plus résistantes sont à 4000 euros ou plus. Nous choisissons donc l’option de partir avec la tente 4 places et une autre 2 place. Nous mangerons ensemble dans la grande tente et nous nous séparerons ensuite pour la nuit
29/2 et 01/03 C’est le dernier week end avant le départ. L’épidémie est en Europe et surtout en Italie. Nous réfléchissons aux différentes options : annuler, partir ou partir moins au nord en modifiant nos billets. Le standard SAS est déjà injoignable, les modifications sont payantes et aucun remboursement n’est prévu en cas d’annulation. Nous tentons.
06/03 C’est le départ. De la gare Part Dieu à Lyon atteinte en voiture depuis Gap nous prenons le train pour Roissy ou notre vol nous attend à 10h30.

A quatre nous avons 5 bagages : 3 sacs d’affaire, les 4 pulkas emboitées et une housse de ski avec les 4 paires. A 00h30 nous atterrissons à Laskelv mais les skis n’ont pas suivi, ils sont restés à Tromso. Ils arriveront demain à 18h. Détail insignifiant mais pas tant : le thermomètre s’est brisé en deux pendant le transport, nous n’aurons jamais la température. Sous le ciel étoilé nous montons le camp, reviennent alors les petits automatismes du camping hivernal. Les doutes et les craintes liés à l’épidémie s’envolent. Les vacances commencent.
07/03 C’est journée courses et ré-emballages. Lakselv est très bien pourvu en magasins : un Coop, un Rema 1000 et un Spar. Nous prenons 16 jours de bouffes notamment pour le midi et le matin. Tous les repas du soir viennent de France (pâtes cuissons rapide et semoule). Nous avons trois réchauds à essence dont deux compatibles gaz. A la station service nous achetons du gaz et nous trouvons de l’essence C à InterSport. Nous comptons faire fonctionner les deux réchauds gaz et garder l’essence en cas de casse. Les routes sont enneigées et toutes les liaisons sont donc effectuées à pied en tirant la pulka.

A 18h, le vol de Tromso atterri mais surprise il y a eu une erreur et nos skis n’ont pas été mis dedans, ils arriveront demain à 14h. L’employé est désolé et nous offre l’hôtel pour 4. Nuit à l’hôtel
08/03 Grasse matinée, petit déjeuner à rallonge et examen des cartes. Le retard pris nous inquiète, nous ne voulons pas passer notre temps à nous presser. Décision est prise d’effectuer en ski le premier tronçon de 130 km entre Laskelv et Ifjord puis de prendre le bus pour gagner Mehamn et faire des journées de rando sans la pulka. A l’aéroport, les skis sont bien là. L’employé toujours désolé nous propose de payer le taxi afin de nous avancer un peu sur notre itinéraire. Nous acceptons de bon cœur d’autant que les 10 premiers kilomètres de notre parcours longeaient la route. Nous sommes déposés à Caskilbekk au départ d’une piste de motoneige qui permet l’accès au plateau. Çà sent le départ!

Le vent est fort mais il fait plutôt beau et pas trop froid. C’est un plaisir de skier enfin après ces journées de voyage et d’attente. A mesure que nous nous élevons la vue sur la mer est de plus en plus belle.
A notre étonnement le fond de certaines baies est pris dans la banquise parfois sur une grande surface. La nuit nous rattrape vite et nous montons le camp sans sortir de la forêt de bouleau puisqu’elle nous abrite du vent. Un peu d’organisation est nécessaire pour prendre le repas confortablement à 4 dans la même tente. Par rapports aux années précédentes il est très agréable de se coucher sans craindre qu’un ours blanc de 500 kg ne saute dans la tente.
09/03 6h, une grosse neige mouillante tombe du ciel et il y a un fort vent mais nous tentons l’étape. Nous dépassons un village lapon d’où part une piste jalonnée de piquets. Dans le brouillard et le mauvais temps nous suivons les piquets. Ils semblent mener à une cabane qui est pointée sur la carte. En fin de matinée le soleil perce et le vent faiblit le ski devient agréable. Les gros nuages de tempêtes contrastent énormément avec le blanc du paysage. Nous distinguons la cabane et nous rencontrons un éleveur de rennes lapon en motoneige. Ce dernier, très sympathique, nous explique que l’année est incroyablement enneigée et que les rennes n’arrivent pas à trouver des crêtes dégarnies pour brouter. Nous en avons effectivement croisé beaucoup en nous demandant ce qu’ils pouvaient bien manger. La cabane est atteinte en début d’après midi. Elle est ouverte et nécessiterait un bon coup de ménage et de déneigement pour la rendre agréable mais comme il est encore tôt et qu’il fait beau nous poursuivons.

Nous remontons plein nord une sorte de vallée, la piste est toujours là avec ses piquets, l’orientation n’est donc pas un problème. Nous montons le camp en fin d’après midi. La température doit être à peine sous 0°C.

Cette année nous avons investi dans une balise Garmin Inreach Mini qui permet de recevoir et d’envoyer des SMS. Ainsi nous pouvons envoyer notre position et recevoir la météo : cette nuit et demain c’est tempête.
10/03 6h, réveil au son de la paroi de tente qui claque. Le vent est fort et la visibilité archi nulle, décision est prise de rester sous la tente. Nous nous recouchons un peu frustrés de ne pas pouvoir avancer après l’attente des skis. Dehors c’est la tempête, le vent balaye la neige qui s’infiltre partout notamment entre le double toit et la chambre de la tente mal colmatés la veille… Journée cartes et repos non sans penser à la cabane à quelques kilomètres de là….
11/03 5h30 le vent semble avoir faibli mais la visibilité reste très médiocre, nous partons pour l’étape du jour. Suivre les piquets est difficile alors qu’ils ne sont distants que d’une cinquantaine de mètre. Une heure après le départ c’est la déception les piquets ne poursuivent pas dans notre direction et nous quittons cette piste balisée avec regrets. La navigation s’effectue alors au GPS de point en point (préalablement saisis en France). Pour le skieur de tête, les cailloux qui dépassent permettent d’accrocher un cap mais parfois le sol blanc et le ciel se confondent créant une sensation de chute dans le vide.
Nous atteignons la vallée de la rivière Borserlva, le vent est alors très fort surtout qu’il nous vient légèrement de face. A cet endroit exposé il nous faut traverser la rivière et nous devons nous y reprendre plusieurs fois pour trouver un passage sûr. La pause pique- nique est écourtée mais la visibilité s’est améliorée. Vers 16h le vent tombe brutalement et tout semble calme. Nous profitons de ce répit pour planter la tente quand soudain le vent se lève de nouveau alors que la tente est à peine montée et que toute les pulkas sont encore ouvertes. En à peine TROIS minutes des puissantes rafales remplissent de neige toutes les pulkas. De plus le vent s’est inversé, la tente est donc montée avec l’entrée exposée en pleine bourrasque et l’abside se remplit sans cesse de neige. La rapidité avec laquelle le vent a cessé puis a repris dans une direction différente est vraiment incroyable : probablement à peine plus de 10 minutes. Nuit tempétueuse.
12/03 6h, réveil un peu dur toujours sous le bruit de vent. La visibilité est archi nulle : moins de 50 mètres. Le moral est au plus bas, nous sommes censés être dans la partie montagneuse du séjour et voilà 3 jours que la vue se limite à l’espace intérieur de la tente ou du skieur devant soit. Nous partons alors que le vent se calme puis tombe.
Sans vent, dans les nuages et le blanc du paysage suivre un cap est très compliqué. Le skieur de tête se fait souvent rappeler à l’ordre par ceux de derrière lorsqu’il dévie de son cap. Il faut garder le GPS allumé. Un léger vent se lève ce qui aide à garder une direction. Les yeux rivés sur la boussole du GPS, les vacances contemplatives prennent un drôle d’air : A15 2,7 km ; A16 4km ; A17 1.9 km…. Nous sommes pourtant dans une zone très sauvage, à 600 mètres d’altitude, à deux jours de tout qui doit être magnifique. Plusieurs heures s’écoulement sans croiser un seul caillou pour accrocher un cap. Heureusement que les corniches et autres barres rocheuses sont rares. Nous savons qu’en fin d’après midi une tempête est prévue, aussi à 16h le camp est monté sous des rafales un peu plus fortes que pendant la journée Cette nuit là, le vent souffle fort mais les tentes (en dôme à 4 arceaux) ne bronchent pas.
13/03 6h30, au bruit du vent nous savons qu’il a faibli et la luminosité laisse supposer des éclaircies. Nous sortons et découvrons le paysage incroyable qui nous entoure pour la première fois depuis 3 jours. Le camp en lui-même a complètement changé, des congères se sont formées entre les tentes et ont recouverte les pulkas. Les tentes sont presque ensevelies jusqu’à mi hauteur sur certains côtés.
Tout autour et à perte de vue des immenses étendues presque plates recouvertes de neige. Aucune trace d’autres couleurs que le blanc, nous avons l’impression d’être sur la calotte Antarctique. Pendant le démontage des tentes, le soleil dissipe les derniers nuages, il va faire beau !
L’étape est splendide malgré un léger vent. Nous suivons le lit d’une rivière bordé d’énormes congères, sur les hauteurs des collines, des rennes grattent la neige à la recherche des lichens.


En fin d’après midi le vent est fort mais sous le soleil couchant nous débouchons sur le bord terminal des hauts plateaux. La vue porte très loin puisque nous surplombons de 200 mètres le plateau inférieur que nous emprunterons les jours suivants. Malgré le froid, l’ambiance et les éclairages sont magnifiques.

Dans les bouleaux en fond de vallée, nous distinguons les contours de ce qui pourrait être une cabane. Quelques murs un peu raides à descendre nous conduisent dans la forêt. Nous sommes enfin à l’abri du vent, nous apercevons de nombreux lagopèdes et des traces de gloutons. Cette vallée protégée est un vrai havre de paix ! Nous approchons de la cabane plein d’espoir après 5 nuits ventées consécutives sous tente. La porte s’ouvre et dévoile une cabane pour randonneur, toute propre et avec poêle comme on fait qu’en Norvège. A la chaleur du feu nous faisons sécher toutes nos affaires en repensant à cette belle journée dans les collines du Finnmark.
La difficulté des derniers jours rendent cet endroit encore plus merveilleux et chaleureux. Si le monde s’écroule c’est ici qu’il faut être ! Il y a un thermomètre extérieur qui affiche -12°C. Pendant la soirée bien assis sur nos chaises, nous échafaudons la suite du séjour, Ifjord n’est plus qu’à deux grosses journées de ski et malgré le charme de la cabane nous décidons de poursuivre la route le lendemain. Une journée magique comme seule l’itinérance en ski peut en offrir se termine. Une grande aurore boréale malheureusement peu colorée à cause la lune encore très grosse ondule dans le ciel.
14/03 6h, belles éclaircies et toujours -12°C. L’étape s’annonce plutôt courte, nous visons une cabane repérée sur la carte à 8 km. Tantôt nous grimpons des petits rognons sous un beau soleil tantôt nous descendons dans des petits vallons remplis de bouleaux.
Nous repérons à la jumelle deux élans couchés dans les bouleaux. La cabane est atteinte aux alentours de midi mais elle est fermée. A 11 km à vol d’oiseau une deuxième cabane est indiquée et parait être un objectif atteignable même si il est déjà un peu tard. Il fait beau et nous évoluons dans des sortes de grandes plaines à peine vallonnées et un peu monotone à la longue.
Même par ce soleil nous utilisons le GPS, s’orienter sur ces plateaux n’est vraiment pas simple. Merci le progrès. Devant nous une ligne à haute tension semble ne jamais se rapprocher. Au fil de l’après midi la cabane est atteinte et nous espérons un bel abri chauffé…

Le miracle de la veille n’a pas lieu, la cabane est là mais entièrement recouverte de neige, seuls la cheminée et les contours du toit dépassent de la neige.
Tant pis, nous plantons la tente dans une belle ambiance froide avec au passage un petit exercice glacial : retendre les élastiques des arceaux.

Nous partirons à 4 la première quinzaine de mars pour relier les petites villes de Lakselv et Mehamn avec un crochet au cap nord continental (à ne pas confondre avec son jumeau insulaire bien plus touristique). Je suis le point commun des membres : un couple et un ami, eux ne se connaissent pas. Pour l’un d’entre nous ce sera la première randonnée en ski. Nous prenons les billets avec la compagnie SAS : Paris-Oslo-Tromso-Laskelv à l’aller et Mehman-Tromso-Stockholm-Paris au retour. Une journée de voyage sera nécessaire pour chaque trajet. Contrairement à beaucoup de massif norvégiens, cette partie du Finnmark ne dispose pas du réseau de cabane DNT ou d’itinéraires piquetés destinés aux skieurs. Nous préparons donc la traversée à notre convenance selon les vallées à emprunter et les rognons montagneux à contourner sur le Géoportail norvégien (très bien conçu) : NorgesKart. La météo est la principale inquiétude du séjour, les archives indiquent 2 jours de soleil en mars en moyenne à Mehamn contre 20 jours de neige et 15 jours avec des vents supérieurs à 40 km/h. L’influence du gulfstream rends les températures plutôt clémentes pour la latitude : entre 0 et -10°C en moyenne. Nous estimons que nos 16 jours de skis complets nous permettront de boucler la traversée sans courir après le temps mais nous n’excluons pas de prendre le bus en cours de route pour rattraper d’éventuels retards et s’offrir des journées en étoiles autour de la tente sur la presqu’île terminale. En décembre pendant les préparatifs nous regardons avec indifférence la Chine lointaine en proie à une espèce de maladie virale… Nous sommes 4 et cela nécessite un peu de logistique de camping. Nous avons bien une tente Trango 4 (4 places) mais en condition hivernale avec les gros duvets et toutes les affaires elle est trop petite pour contenir tout le monde. Nous souhaitons toute de même faire l’eau et le repas du soir ensemble. Les tipis pourraient être une option mais leur tenue aux vents sur les hauts plateaux nous effraie un peu. Les tentes mess d’expédition plus résistantes sont à 4000 euros ou plus. Nous choisissons donc l’option de partir avec la tente 4 places et une autre 2 place. Nous mangerons ensemble dans la grande tente et nous nous séparerons ensuite pour la nuit
29/2 et 01/03 C’est le dernier week end avant le départ. L’épidémie est en Europe et surtout en Italie. Nous réfléchissons aux différentes options : annuler, partir ou partir moins au nord en modifiant nos billets. Le standard SAS est déjà injoignable, les modifications sont payantes et aucun remboursement n’est prévu en cas d’annulation. Nous tentons.
06/03 C’est le départ. De la gare Part Dieu à Lyon atteinte en voiture depuis Gap nous prenons le train pour Roissy ou notre vol nous attend à 10h30.

A quatre nous avons 5 bagages : 3 sacs d’affaire, les 4 pulkas emboitées et une housse de ski avec les 4 paires. A 00h30 nous atterrissons à Laskelv mais les skis n’ont pas suivi, ils sont restés à Tromso. Ils arriveront demain à 18h. Détail insignifiant mais pas tant : le thermomètre s’est brisé en deux pendant le transport, nous n’aurons jamais la température. Sous le ciel étoilé nous montons le camp, reviennent alors les petits automatismes du camping hivernal. Les doutes et les craintes liés à l’épidémie s’envolent. Les vacances commencent.
07/03 C’est journée courses et ré-emballages. Lakselv est très bien pourvu en magasins : un Coop, un Rema 1000 et un Spar. Nous prenons 16 jours de bouffes notamment pour le midi et le matin. Tous les repas du soir viennent de France (pâtes cuissons rapide et semoule). Nous avons trois réchauds à essence dont deux compatibles gaz. A la station service nous achetons du gaz et nous trouvons de l’essence C à InterSport. Nous comptons faire fonctionner les deux réchauds gaz et garder l’essence en cas de casse. Les routes sont enneigées et toutes les liaisons sont donc effectuées à pied en tirant la pulka.

A 18h, le vol de Tromso atterri mais surprise il y a eu une erreur et nos skis n’ont pas été mis dedans, ils arriveront demain à 14h. L’employé est désolé et nous offre l’hôtel pour 4. Nuit à l’hôtel
08/03 Grasse matinée, petit déjeuner à rallonge et examen des cartes. Le retard pris nous inquiète, nous ne voulons pas passer notre temps à nous presser. Décision est prise d’effectuer en ski le premier tronçon de 130 km entre Laskelv et Ifjord puis de prendre le bus pour gagner Mehamn et faire des journées de rando sans la pulka. A l’aéroport, les skis sont bien là. L’employé toujours désolé nous propose de payer le taxi afin de nous avancer un peu sur notre itinéraire. Nous acceptons de bon cœur d’autant que les 10 premiers kilomètres de notre parcours longeaient la route. Nous sommes déposés à Caskilbekk au départ d’une piste de motoneige qui permet l’accès au plateau. Çà sent le départ!

Le vent est fort mais il fait plutôt beau et pas trop froid. C’est un plaisir de skier enfin après ces journées de voyage et d’attente. A mesure que nous nous élevons la vue sur la mer est de plus en plus belle.

A notre étonnement le fond de certaines baies est pris dans la banquise parfois sur une grande surface. La nuit nous rattrape vite et nous montons le camp sans sortir de la forêt de bouleau puisqu’elle nous abrite du vent. Un peu d’organisation est nécessaire pour prendre le repas confortablement à 4 dans la même tente. Par rapports aux années précédentes il est très agréable de se coucher sans craindre qu’un ours blanc de 500 kg ne saute dans la tente.
09/03 6h, une grosse neige mouillante tombe du ciel et il y a un fort vent mais nous tentons l’étape. Nous dépassons un village lapon d’où part une piste jalonnée de piquets. Dans le brouillard et le mauvais temps nous suivons les piquets. Ils semblent mener à une cabane qui est pointée sur la carte. En fin de matinée le soleil perce et le vent faiblit le ski devient agréable. Les gros nuages de tempêtes contrastent énormément avec le blanc du paysage. Nous distinguons la cabane et nous rencontrons un éleveur de rennes lapon en motoneige. Ce dernier, très sympathique, nous explique que l’année est incroyablement enneigée et que les rennes n’arrivent pas à trouver des crêtes dégarnies pour brouter. Nous en avons effectivement croisé beaucoup en nous demandant ce qu’ils pouvaient bien manger. La cabane est atteinte en début d’après midi. Elle est ouverte et nécessiterait un bon coup de ménage et de déneigement pour la rendre agréable mais comme il est encore tôt et qu’il fait beau nous poursuivons.

Nous remontons plein nord une sorte de vallée, la piste est toujours là avec ses piquets, l’orientation n’est donc pas un problème. Nous montons le camp en fin d’après midi. La température doit être à peine sous 0°C.

Cette année nous avons investi dans une balise Garmin Inreach Mini qui permet de recevoir et d’envoyer des SMS. Ainsi nous pouvons envoyer notre position et recevoir la météo : cette nuit et demain c’est tempête.
10/03 6h, réveil au son de la paroi de tente qui claque. Le vent est fort et la visibilité archi nulle, décision est prise de rester sous la tente. Nous nous recouchons un peu frustrés de ne pas pouvoir avancer après l’attente des skis. Dehors c’est la tempête, le vent balaye la neige qui s’infiltre partout notamment entre le double toit et la chambre de la tente mal colmatés la veille… Journée cartes et repos non sans penser à la cabane à quelques kilomètres de là….

11/03 5h30 le vent semble avoir faibli mais la visibilité reste très médiocre, nous partons pour l’étape du jour. Suivre les piquets est difficile alors qu’ils ne sont distants que d’une cinquantaine de mètre. Une heure après le départ c’est la déception les piquets ne poursuivent pas dans notre direction et nous quittons cette piste balisée avec regrets. La navigation s’effectue alors au GPS de point en point (préalablement saisis en France). Pour le skieur de tête, les cailloux qui dépassent permettent d’accrocher un cap mais parfois le sol blanc et le ciel se confondent créant une sensation de chute dans le vide.

Nous atteignons la vallée de la rivière Borserlva, le vent est alors très fort surtout qu’il nous vient légèrement de face. A cet endroit exposé il nous faut traverser la rivière et nous devons nous y reprendre plusieurs fois pour trouver un passage sûr. La pause pique- nique est écourtée mais la visibilité s’est améliorée. Vers 16h le vent tombe brutalement et tout semble calme. Nous profitons de ce répit pour planter la tente quand soudain le vent se lève de nouveau alors que la tente est à peine montée et que toute les pulkas sont encore ouvertes. En à peine TROIS minutes des puissantes rafales remplissent de neige toutes les pulkas. De plus le vent s’est inversé, la tente est donc montée avec l’entrée exposée en pleine bourrasque et l’abside se remplit sans cesse de neige. La rapidité avec laquelle le vent a cessé puis a repris dans une direction différente est vraiment incroyable : probablement à peine plus de 10 minutes. Nuit tempétueuse.
12/03 6h, réveil un peu dur toujours sous le bruit de vent. La visibilité est archi nulle : moins de 50 mètres. Le moral est au plus bas, nous sommes censés être dans la partie montagneuse du séjour et voilà 3 jours que la vue se limite à l’espace intérieur de la tente ou du skieur devant soit. Nous partons alors que le vent se calme puis tombe.

Sans vent, dans les nuages et le blanc du paysage suivre un cap est très compliqué. Le skieur de tête se fait souvent rappeler à l’ordre par ceux de derrière lorsqu’il dévie de son cap. Il faut garder le GPS allumé. Un léger vent se lève ce qui aide à garder une direction. Les yeux rivés sur la boussole du GPS, les vacances contemplatives prennent un drôle d’air : A15 2,7 km ; A16 4km ; A17 1.9 km…. Nous sommes pourtant dans une zone très sauvage, à 600 mètres d’altitude, à deux jours de tout qui doit être magnifique. Plusieurs heures s’écoulement sans croiser un seul caillou pour accrocher un cap. Heureusement que les corniches et autres barres rocheuses sont rares. Nous savons qu’en fin d’après midi une tempête est prévue, aussi à 16h le camp est monté sous des rafales un peu plus fortes que pendant la journée Cette nuit là, le vent souffle fort mais les tentes (en dôme à 4 arceaux) ne bronchent pas.
13/03 6h30, au bruit du vent nous savons qu’il a faibli et la luminosité laisse supposer des éclaircies. Nous sortons et découvrons le paysage incroyable qui nous entoure pour la première fois depuis 3 jours. Le camp en lui-même a complètement changé, des congères se sont formées entre les tentes et ont recouverte les pulkas. Les tentes sont presque ensevelies jusqu’à mi hauteur sur certains côtés.

Tout autour et à perte de vue des immenses étendues presque plates recouvertes de neige. Aucune trace d’autres couleurs que le blanc, nous avons l’impression d’être sur la calotte Antarctique. Pendant le démontage des tentes, le soleil dissipe les derniers nuages, il va faire beau !

L’étape est splendide malgré un léger vent. Nous suivons le lit d’une rivière bordé d’énormes congères, sur les hauteurs des collines, des rennes grattent la neige à la recherche des lichens.


En fin d’après midi le vent est fort mais sous le soleil couchant nous débouchons sur le bord terminal des hauts plateaux. La vue porte très loin puisque nous surplombons de 200 mètres le plateau inférieur que nous emprunterons les jours suivants. Malgré le froid, l’ambiance et les éclairages sont magnifiques.

Dans les bouleaux en fond de vallée, nous distinguons les contours de ce qui pourrait être une cabane. Quelques murs un peu raides à descendre nous conduisent dans la forêt. Nous sommes enfin à l’abri du vent, nous apercevons de nombreux lagopèdes et des traces de gloutons. Cette vallée protégée est un vrai havre de paix ! Nous approchons de la cabane plein d’espoir après 5 nuits ventées consécutives sous tente. La porte s’ouvre et dévoile une cabane pour randonneur, toute propre et avec poêle comme on fait qu’en Norvège. A la chaleur du feu nous faisons sécher toutes nos affaires en repensant à cette belle journée dans les collines du Finnmark.

La difficulté des derniers jours rendent cet endroit encore plus merveilleux et chaleureux. Si le monde s’écroule c’est ici qu’il faut être ! Il y a un thermomètre extérieur qui affiche -12°C. Pendant la soirée bien assis sur nos chaises, nous échafaudons la suite du séjour, Ifjord n’est plus qu’à deux grosses journées de ski et malgré le charme de la cabane nous décidons de poursuivre la route le lendemain. Une journée magique comme seule l’itinérance en ski peut en offrir se termine. Une grande aurore boréale malheureusement peu colorée à cause la lune encore très grosse ondule dans le ciel.
14/03 6h, belles éclaircies et toujours -12°C. L’étape s’annonce plutôt courte, nous visons une cabane repérée sur la carte à 8 km. Tantôt nous grimpons des petits rognons sous un beau soleil tantôt nous descendons dans des petits vallons remplis de bouleaux.

Nous repérons à la jumelle deux élans couchés dans les bouleaux. La cabane est atteinte aux alentours de midi mais elle est fermée. A 11 km à vol d’oiseau une deuxième cabane est indiquée et parait être un objectif atteignable même si il est déjà un peu tard. Il fait beau et nous évoluons dans des sortes de grandes plaines à peine vallonnées et un peu monotone à la longue.

Même par ce soleil nous utilisons le GPS, s’orienter sur ces plateaux n’est vraiment pas simple. Merci le progrès. Devant nous une ligne à haute tension semble ne jamais se rapprocher. Au fil de l’après midi la cabane est atteinte et nous espérons un bel abri chauffé…

Le miracle de la veille n’a pas lieu, la cabane est là mais entièrement recouverte de neige, seuls la cheminée et les contours du toit dépassent de la neige.

Tant pis, nous plantons la tente dans une belle ambiance froide avec au passage un petit exercice glacial : retendre les élastiques des arceaux.
Circuit de Bergen à Kirkenes
Bonjour.
Les vacances pour cette année étant supprimées pour cause de coronavirus, j’essaie de réfléchir à l'année prochaine.
Pourriez-vous, s'il vous plait, me donner quelques conseils concernant la faisabilité de ce que je propose ici ?
En Norvège en Mai ou Juin, pour environ deux grosses semaines sur place. Nous imaginons effectuer un circuit pouvant ressembler à ce qui suit.
Vol Paris-Bergen direct. Visite de la ville de Bergen. Départ (à condition que ce soit vraiment intéressant), pendant un ou deux jours, en voiture de location pour visiter, parmi ce qui suit, les endroits les plus beaux et les plus typiques. Attendre le matin du départ de ce circuit près de Bergen pour prendre en ville le véhicule de location. Par exemple une croisière aller-retour près de Bergen (Mostraumen, Osterøy, la cascade Heskjedalsfossen) ou Croisière parmi les fjords de Gudvangen à Flåm. Visiter par exemple l’église en bois debout de Fantoft et la résidence royale Gamlehaugen. Rendre la voiture.
Départ en croisière, depuis Bergen jusqu’à Svolvaer. Prévoir, si nécessaire lors de la croisière, une journée pour visiter Ålesund et une pour visiter Trondheim. Dormir une nuit dans ces villes s’il le faut. Visiter en voiture de location les îles Lofoten pendant quelques jours. Continuer en voiture jusqu’au cap nord en passant, entre autres, par Tromso, Alta, Honningsvåg. Excursion au Cap Nord. Visite (seuls avec un guide francophone ou avec un groupe francophone et un guide francophone pour diminuer le coût ou totalement seuls si cela est possible) d’un village Sami d’éleveurs de rennes en Laponie Norvégienne afin de bien voir et comprendre la vie et les problèmes des éleveurs de rennes Samis. Cette dernière partie, au cap nord, a-t-elle un intérêt à cette période de l’année ?
Abandon de la voiture et retour vers Paris.
Merci d'avance pour vos remarques concernant ce que je propose . Cordialement. Bonne santé à tous. Pascal
En Norvège en Mai ou Juin, pour environ deux grosses semaines sur place. Nous imaginons effectuer un circuit pouvant ressembler à ce qui suit.
Vol Paris-Bergen direct. Visite de la ville de Bergen. Départ (à condition que ce soit vraiment intéressant), pendant un ou deux jours, en voiture de location pour visiter, parmi ce qui suit, les endroits les plus beaux et les plus typiques. Attendre le matin du départ de ce circuit près de Bergen pour prendre en ville le véhicule de location. Par exemple une croisière aller-retour près de Bergen (Mostraumen, Osterøy, la cascade Heskjedalsfossen) ou Croisière parmi les fjords de Gudvangen à Flåm. Visiter par exemple l’église en bois debout de Fantoft et la résidence royale Gamlehaugen. Rendre la voiture.
Départ en croisière, depuis Bergen jusqu’à Svolvaer. Prévoir, si nécessaire lors de la croisière, une journée pour visiter Ålesund et une pour visiter Trondheim. Dormir une nuit dans ces villes s’il le faut. Visiter en voiture de location les îles Lofoten pendant quelques jours. Continuer en voiture jusqu’au cap nord en passant, entre autres, par Tromso, Alta, Honningsvåg. Excursion au Cap Nord. Visite (seuls avec un guide francophone ou avec un groupe francophone et un guide francophone pour diminuer le coût ou totalement seuls si cela est possible) d’un village Sami d’éleveurs de rennes en Laponie Norvégienne afin de bien voir et comprendre la vie et les problèmes des éleveurs de rennes Samis. Cette dernière partie, au cap nord, a-t-elle un intérêt à cette période de l’année ?
Abandon de la voiture et retour vers Paris.
Merci d'avance pour vos remarques concernant ce que je propose . Cordialement. Bonne santé à tous. Pascal
Randonnées et points de vue faciles avec enfant de 3 ans aux Lofoten
Bonjour, je recherche, aux Lofoten, des chemins faciles avec un enfant de trois ans qui commence à bien marcher. Je recherche de ce fait des points de vue sympa qui ne demanderont pas trop d'effort, ni trop de temps. Si. Quelqu'un a des suggestions ! Merci !
Scandinavie: d'Oslo à Hambourg, un vélo au pays du vélo
Août - septembre 2019, chroniques d'un sexagénaire à vélo au pays des vikings.
Partir en solo à vélo sans date de retour. Un rêve que je caressais depuis longtemps et que la retraite me permet de réaliser tant que la forme physique est là.
Pour la partie norvégienne, j'ai choisi de faire les étapes en bus, ferry et train, et de rayonner sur place. Tous les transports prennent les vélos. Pour la Suède, le Danemark et l'Allemagne, tout (ou presque) à été parcouru à vélo.

Dimanche 18, lundi 19, mardi 20 août Oslo Vu l'éloignement entre l'aéroport et la ville, le plus simple est de prendre le train navette. Pas de problème, il prend les (nombreux) vélos. Ca sera comme ça partout. Ca me change du précédent voyage (voir mon carnet "Amérique du Nord"). Hébergement à l'auberge de jeunesse, en haut de la ville, forcément. Pareil pour les prix, ils sont à la hauteur du niveau de vie du pays !... Tour d'horizon des classiques de la capitale. Rien de mieux que le vélo pour la parcourir.
L'Auberge de Jeunesse, la qualité a un prix
Concert gratuit du regretté Manu Dibango
Une belle journée dans la campagne alentour
Ici, tout est fait pour le vélo

Dimanche 18, lundi 19, mardi 20 août Oslo Vu l'éloignement entre l'aéroport et la ville, le plus simple est de prendre le train navette. Pas de problème, il prend les (nombreux) vélos. Ca sera comme ça partout. Ca me change du précédent voyage (voir mon carnet "Amérique du Nord"). Hébergement à l'auberge de jeunesse, en haut de la ville, forcément. Pareil pour les prix, ils sont à la hauteur du niveau de vie du pays !... Tour d'horizon des classiques de la capitale. Rien de mieux que le vélo pour la parcourir.
L'Auberge de Jeunesse, la qualité a un prix
Concert gratuit du regretté Manu Dibango
Une belle journée dans la campagne alentour
Ici, tout est fait pour le véloNorway to hell

En ces temps coronatroublés, rien ne vaut de se remémorer le dernier voyage touristique que l’on a fait avant le plongeon dans le néant sanitaro-économique. La Norvège, plus précisément sa côte ouest et ses fjords, sera donc le sujet de ce carnet en 31 épisodes dotés chacun d’une bande-son, plutôt rock d’ailleurs. Attention, lecteur, vous vous exposez à un certain nombre de clichés pas du tout exagérés et de blagues pourries. I have nothing to offer but fjord, joy, tears (of the sky) and sweat.
Donc la Norvège, c’est l’apocalypse budgétaire dans votre portefeuille. D’où le titre (c’est tiré par les cheveux mais je ne refuse jamais un jeu de mots). Mais ce n’est pas que cela, c’est aussi fort joli, propre, policé et réellement rempli de charmantes têtes blondes. La Norvège, c’est également une monarchie pétrolière du golfe persique qui s’est égarée sur des terres glacées. Eh oui, c’est tout de suite plus facile d’être riche quand ils ont du pétrole (« mais ils n’ont que ça » aurait ajouté un jaloux), qu’ils sont peu nombreux et pas très partageurs. Allez, quelques détails pour commencer sur un plan aussi bien techeunique que tacqueutique
Le trajet En voiture Simone ! Depuis le Massif Central jusqu’à la Norvège avec une C3. J’avais décrété 2019, année sans avion. Donc c’était la voiture, certes petite mais costaude, où l’on a pu entasser notre matériel de camping. On en a profité pour prendre un covoitureur qui allait se perdre en Norvège pour l’été. Plus on est de fous entassés, plus on rit. Sur place, j'ai limité fortement notre aire d'action géographique. Je le connais le piège de faire une liste longue comme le bras et de courir tout le voyage tel un chien de ferme après un mollet cycliste. Il s'agissait de se cantonner au riz euh pardon à la façade sud-ouest du pays sans aller plus haut qu'Ålesund. Et comme il y avait un certain nombre de lieux qui me faisaient de l’œil, nous avons quand même eu un trajet digne d’une otarie bourrée essayant d’échapper à une orque affamée. On a finalement fait l’essuie-glace obliquement dans l’Ouest : à gauche, à droite, à gauche, à droite, à droite, A DROITE . Il faut dire que les fjords et les montagnes n’arrangent pas les affaires du voyageur adepte des routes rectilignes, et cela malgré la passion tunnelière locale.
Le lien vers la carte du trajet : http://u.osmfr.org/m/434267/
Les Norvégiens Les Norvégiens sont des êtres blonds aux yeux bleus, parfois d’un blond tellement blond qu’on dirait qu’ils ont appliqué de la javel sur leurs cheveux. Effet secondaire qui donne la chair de poule, cela fait disparaître les sourcils… Le Norvégien est réservé et poli. L’été, soit il se balade torse nu, soit il quitte le pays pour des horizons plus propices au rougeoiement de sa peau laiteuse où il pourra faire valoir son pouvoir d’achat dément. La Norvégienne quant à elle a une prédisposition naturelle à se promener en sous-tif ou brassière dès le premier rayon de soleil. Le dimanche, jour du Seigneur et de l’hypocrisie, le Norvégienne ne boit pas (vente d’alcool interdit !) les autres jours, iel se cache pour boire puis déambule cahin-caha entre les maisons de bois à la pelouse verdoyante. La Norvégien apprécie également les sorties familiales du dimanche après-midi où il peut effectuer 1000 mètres de dénivelé en 3,5km avec ses enfants de 7 et 9 ans. Le tout les doigts dans le nez.
Le logement Le logement, c’était principalement notre tente de 2 m² que nous avons montée/démontée dans des campings de qualité très variable pour un prix pas donné. Souvent les sites sont jolis mais plantés en bordure de route malgré l’espace qu’offre le pays. Ca manque quand même d’arbres ou arbustes et d’emplacements un tant soit peu délimités. Ce dernier point permet pendant les nuits les plus chaudes de l’été d’entasser les touristes de passage dans une promiscuité certaine et de rentabiliser un maximum l’espace. Malynx le Norvégynx ! Par contre, les sanitaires sont en général en bon état mais avec douche payante. Bref, le camping c’est le moyen de logement le plus abordable hors camping sauvage mais en général, la qualité est moyennasse au vu des prix. J’ai séché une petite larme en pensant à feus les campings des parcs nationaux et provinciaux canadiens. Requiescat in pace. Pour reprendre notre souffle, nous avons quand même varié les plaisirs avec des logements en b&b, du camping sauvage, des hytter (des petites cabanes souvent présentes dans les campings mais également ailleurs, très pratiques, pas trop chères pour la Norvège et aux prestations variables : électricité, eaux courantes en option par exemple) et une nuit en « refuge ». Les refuges, il y en a partout la plupart sont accessibles à pied, non gardés avec parfois une sorte de self-service payant.
La bouffe Courez en Norvège (ah mince vous êtes confinés) et vous me direz des nouvelles du Brunost . Sinon c’est cher mais pas mauvais globalement, peu porté sur le poisson hors saumon d’élevage et assez roboratif. Et bonne surprise pour moi, il y a quand même une tradition boulangère et même s’il y a peu de boulangeries, on peut trouver pleins de pains et de sorte de viennoiseries dans les supermarchés. Cela égaie les multiples piques-niques.
Avant de commencer le carnet proprement dit, entamons notre hymne norvégien : So many stop signs Speed limit Curves’ gonna slow me down Like a wheel Gonna spin it Tourists’ gonna mess me around Hey, Satan Payin' my tolls Bein’ among sheepin' bands Hey, mamma Look at me I'm on the way to the promised land
Jour 1,5 60 mph – New Order Clermont-Ferrand - Neumünster A nous les petites autoroutes allemandes tant prisées de ce côté du Rhin pour l’absence de limites de vitesse. Parcours Montbéliard – Fribourg – Karlsruhe – Francfort – Kassel – Hannovre – Hambourg – Neumünster. C’est long et pénible avec des travaux publics pas très deutsche Qualität tous les 20 kms, un trafic chargé et des zones limitées sans limite de vitesse qui rendent la conduite dangereuse : à droite ça roule à 90, à gauche à 200 pour les plus fous et comme c’est saturé, ça donne un résultat sportif et désagréable. Je me demande comment ils font pour avoir aussi peu de morts sur les routes en Allemagne. A part ça, le voyage est sans histoire, le colis covoitureur est livré à Fribourg et on arrive entiers et fatigués à Cathédraleneuve.
Jour 2 Seemann – Rammstein Neumünster - Kristiansand
Les autoroutes allemandes c’est rapidement fini, on revient à de la tranquillité avec le Danemark. Nous avons choisi de prendre le ferry Hirtshals-Kristiansand qui permet d'arriver plus rapidement sur la côte ouest Et comme on a beaucoup d’avance sur l’horaire du ferry Hirtshals-Kristiansand, on se permet un détour vers une dune danoise dominant la mer du Nord. Le temps est pas idéal et le coin est assez fréquenté. Bof. Le voyage en ferry est sans histoire, les Norvégiens en profitent pour faire des réserves d’alcool et de legos (les deux produits les plus présents dans les magasins du bateau). Nous voilà enfin en Norvège, 1900 kilomètres plus tard, sur la plage de Christian. Sacré Clavier qui a fait des fidèles un peu partout en Scandinavie.
Jour 3 Why does it always rain on me? - Travis 180 km Kristiansand – Hauge Notre premier jour en Norvège et ça ne s’annonce pas glorieux, plutôt gris tendance pluie. Nous commençons par un rapide passage par un bout de zone payante de Kristiansand juste pour le plaisir et accessoirement quitter cette ville. Je me suis inscrit, par honnêteté, sur le site internet des péages norvégiens (gérés d’ailleurs par une société anglaise) et par la grâce de caméras bien placées, nous allons devoir payer quelques euros pour à peu près 100 mètres dans ladite ville. Pfff. Quant au programme aujourd’hui, nous allons à la conquête de l’ouest, l’ouest de Kristiansand et nos plans capotent très largement. Ca tombe, ça tombe, ça dégouline, dégringole, s’abat, déverse, pleuvoche, tantôt torrentiel, tantôt bruineux. Pas question de faire une rando ou toute autre activité de plein air. Je m’aperçois en plus dans la journée que mon imper n’est plus imperméable et que j’ai oublié mon surpantalon. Prions, mes bien chers Frères, mes bien chères Sœurs pour que la météo soit clémente. Sinon ça va être long. Dans un premier temps, jusqu’à Flekkefjord, nous nous mouvons plus ou moins le long de la côte sans l’apercevoir, d’une parce que c’est complètement bouché, de deux parce qu’il est difficile de distinguer ce qui tient d’un lac ou d’un fjord, de trois parce que la route principale ne suit pas la côte. Nous nous rabattons donc sur la visite sans trop musarder des petites villes blanches du sud de la Norvège, leurs villages blancs andalous à eux mais en différent : avec du bois, de la pluie et de la mer. Premier arrêt à Mandal, un vrai coup dans le cœur. Deuxième arrêt : Flekkefjord, très mignon. Troisième arrêt version hameau, Stornes en entrée de fjord, très, très mignon. Quatrième arrêt : Sognalstranda, très, très, très mignon. C’est le règne de la mignonitude humide. Une maison en bois par ci, un entrepôt en bois par-là, et des garages à bateau à foison.
Pas un temps à mettre un chat norvégien dehors (Flekkefjord)
Pas un temps à mettre un bateau norvégien dehors
Mais pourquoi on est dehors nous alors ? (Sognalstranda)Interlude de pipeau très intéressant : ces villes/villages, souvent fondés aux 17ème et 18ème siècle, sont les témoins de la politique mercantiliste du royaume du Danemark. L’État balbutiant entend organiser la production, la commercialisation et l’exportation des ressources comme le bois, les poissons et certains métaux de Norvège. Cette politique passe par la mise en place d’exploitations/manufactures à tendance monopolistique et la spécialisation des ports avec monopole des marchands d’abord hanséatiques (16ème siècle) puis néerlandais (17ème siècle) et enfin danois (17-18ème siècle). C’est d’ailleurs pour cela que le vieux centre de Flekkefjord est surnommé la ville hollandaise. Ce système mercantiliste fera par ailleurs les malheurs de l’Islande forcée de se soumettre pendant deux siècles à une compagnie royale danoise monopolistique à même d’imposer ses tarifs et ses conditions d’échange de marchandise. Les siècles sombres comme les appellent les Islandais ont en grande partie comme origine cette organisation économique très profitable pour la royauté danoise, beaucoup moins pour les habitants de l’île. La route 44 après Flekkefjord vaut par ailleurs son pesant de cacahuètes même si les conditions ne sont pas optimales pour en profiter. Tout le coin a été nommé magma geopark (patrimoine de l’UNESCO) dans une poussée de marketing touristique, des roches de la croûte terrestre d’une zone de subduction ayant fini par apparaître sous l’effet de l’érosion si j’ai bien compris. Point de volcan donc mais des effleurements d’anorthosites qui forment des paysage rocailleux arrondis et stériles comme autour d’Helleren et d’Åna Sira où devait se dérouler notre première randonnée norvégienne, projet qui tombe à l’eau (ahahah), noyé sous les larmes du ciel (ahahah). La partie la plus spectaculaire du trajet se trouve entre Åna Sira et Hauge où la route serpente tant bien mal entre les rochers. Nous goûtons le soir venu à la douceur des campings norvégiens : une espèce de carrière dans un espace réduit entre deux collines, un sol gravillonneux, pas de végétation et roule ma poule. Le seul avantage réside dans la vue en bout de carrière sur la côte. Pas vraiment de cuisine aménagée, des douches payantes : prometteur ! Le coupable aujourd’hui est le Vågan camping (garanti sans viande).
Jour 4 Sous le soleil exactement – Serge Gainsbourg 186km Hauge – Lysebotn Nuit et brouillard ce matin sur la Norvège et pourtant nous gardons espoir, le soleil vaincra. Nous continuons la route côtière pour faire une petite balade (4km aller-retour) jusqu’au Hådyr. C’est humide, boueux, bourbeux, fangeux, marécageux, tourbeux, machineux. C’est également l’occasion de compter la deuxième victime du voyage : le terrain a raison de mes chaussures de marche basses. Flap flap, bain de pieds et macération. Décidément, je suis équipé pour affronter l’humidité scandinave ! Arrivés au rocher censé donner un point de vue sympa sur la côte, c’est la douche froide (avec beaucoup de vapeur d’eau, la douche) : à gauche, du brouillard, à droite, du brouillard, droit devant, du brouillard, derrière, du brouillard et un bruit de ressac à nos pieds. Comme on est patient et qu’on croit en dame météo, nous nous asseyons pour attendre la percée du soleil. Une heure et quelques hésitations plus tard, ça se déchire (très) petit à petit, de quoi entrapercevoir une côte que je qualifierai de dantesque. J’adore ces rochers granitiques usés par les siècles, qui forment des forêts de sentinelles face à la mer.
Les portes de l'Hådyr s'ouvrent et pas de cerbères à l'horizon
Et ça tombe bien que j’adore ce paysage puisque pour l’étape suivante (décidément le gentil organisateur a tout prévu !), nous traversons sans s’arrêter Egersund, autre petite ville en bois, pour Eigerøya, son phare et son paysage rocailleux sous le soleil exactement, un soleil de plomb je dirais même plus. La baladounette de l’après-midi de 4 km est sans difficulté sur une autoroute pédestre et permet d’accéder à un point de vue maousse costaud sur l’île d’Eiger et son phare.
C'est un roc ! C'est un pic ! C'est un cap ! Que dis-je c'est une péninsule !
Eigerøya en beautéSi j’ai bien compris le norvégien, øy est le suffixe pour île et a celui pour « la » en général, même si la langue se scinde en deux types distincts nynorsk et bokmål et en de nombreuses variantes dialectiques locales qui provoquent des orthographes changeantes des panneaux et des cartes. Par exemple, kirke (église en bokmål) s’écrit aussi kyrkje en nynorsk, voire a d’autres déclinaisons locales plus obscures. Le nynorsk, pour ceux qui ne connaissent pas, est issu d’une (re)création linguistique du 19ème siècle type occitan ou breton en France : pour donner à la Norvège une langue pure de toute saleté étrangère, danoise plus particulièrement, des linguistes ont construit une langue sur un mélange des dialectes considérés comme les moins viciés par l’outre-Skagerrak, c’est-à-dire ceux du Telemark et des fjords du sud-ouest. A contrario, le bokmål est un dérivé dédanoiïsé de la langue parlée (du danois grosso modo) dans les villes comme Oslo au début du 19ème siècle. De nos jours, il y a donc deux langues officielles et le nynorsk est très connoté nationaliste et perd du terrain : 13% des Norvégiens, principalement dans l’ouest, le parlent comme langue maternelle. Nous nous dirigeons ensuite vers l’intérieur des terres en direction de Lysebotn, le paysage change, pâturage, forêt et lacs avant de rentrer dans des zones à l’environnement plus âpre et tourmenté. Gloppedalsura (à vos souhaits) est l’occasion d’un arrêt bienvenu pour un point de vue sur un chaos de rochers impressionnant et son lac attenant.
Gloppedalsura, lieu de franche rigolade entre Allemands et Norvégiens pendant la Seconde Guerre Mondiale
Nous remontons ensuite la Øvstabødalen, vallée glaciaire à citer dans toute conférence de géologie de bon niveau pour la perfection de sa forme en auge. Le parcours est varié, peu fréquenté et plaisant avant de plonger sur une zone moins sympa bien dotée en stations de ski et en habitat folklorico-traditionnel, ici des immeubles/chalets en bois sombre et toit végétalisé. L’avantage, au-delà du côté très artificiel des stations, c’est que les bâtiments se fondent dans la végétation.La dernière partie du trajet, très belle mais pas très agréable à conduire tant la petite route est saturée par la circulation, traverse un plateau rocailleux avant de plonger vers le Lysefjord. Malheureusement, la route de descente, assez connue (elle est le lieu d’une compétition estivale de ski sur route très cotée) une fois passée le restaurant et bien que sûrement impressionnante vue d’un drone, n’offre quasiment aucune vue sur la vallée et le fjord. Ce qu’elle offre par contre, c’est un tunnel en épingle à cheveux, un classique que l’on retrouvera à plusieurs reprises dans les fantaisies souterraines norvégiennes. Le camping du soir, bonsoir, le Kjerag Lysebotn camping, jouit d’un site splendide et est bien équipé (cuisine, sanitaire). Malheureusement, comme on est en Norvège, il n’y a aucun arbre/arbuste et une promiscuité assez forte et accentuée par l’affluence d’un jour de juillet ensoleillé. Bref on se marche dessus comme des manchots en période de reproduction dans leur colonie.
Quand je vous dis que le site est splendide...Jour 5 Highway song – System of a Down 78km Lysebotn - Hjelmeland Aujourd’hui, c’est notre journée rando de masse dit trek pour ceux qui se sentent une âme d’aventurier, juste une âme, il ne faut pas trop abuser de l’aventure. Donc aujourd’hui, c’est le Kjeragbolten, concession faite à la liste des randonnées obligatoires. La Norvège fait partie de ces pays où la randonnée est l’une des activités touristiques obligatoires y compris pour des personnes qui ne marchent jamais par ailleurs. Pour la Norvège, l’activité s’effectue bien sûr en masse sur les mêmes chemins en cochant les fameuses cases de la to do list comprenant dans l’Ouest Preikestolen, Trolltunga, Kjeragbolten, Bessegen et Aurlandsdalen. Nous nous sommes contentés du rocher suspendu Kjerag, choisi car dans mon esprit, moins facilement accessible au commun du touriste (et moi je suis un touriste hors du commun, un tourista). C’est sûrement vrai mais cela n’empêche pas le monde… Je le savais, je le savais, j’étais prévenu, j’ai râlé avant, j’ai râlé pendant, je râle encore après et pourtant je n’ai pas d’oiseau dans la gorge et il n’y avait pas de genêts dans la balade (cf le râle des genêts pour comprendre la blagounette). La randonnée commence par un parking gigantesque au tarif prohibitif. Nous payons sans moufter nos 30 euros (un repas dans un resto semi gastro en France pour ceux qui n’ont pas le sens des valeurs). J’espère que personne ne s’arrête juste pour voir la vue car de vue il n’y en a point : le point de vue est occupé par un restaurant qui met un point d’honneur à boucher accessoirement la vue. Et pour accéder à sa terrasse/point de vue, il faut payer. Bon, nous, on a du pain sur la planche et quelques montées raidasses en attente. Dont acte. Trafic fluide en ce début de matinée, quelques problèmes de surchauffe moteur pour la première montée puis la vitesse de croisière est atteinte pour une arrivée prévue à 10h30. Ce n’est pas encore un bouchon au niveau du rocher mais la circulation est déjà dense à l’approche. Au retour, le trafic est extrêmement chargé et les comportements touristico-idiots se multiplient (équipement inadéquat, coupage des routes à travers champs, ralentissements dus aux selfies intempestifs. Ne pas utiliser votre téléphone en conduisant, que la sécurité routière vous dit !).

Pas un coin où amener sa traban
Sur le fond, la rando, 12 km et 700 mètres de dénivelée, est très chouette avec de belles vues sur le fjord et Lysebotn en particulier au début de la 3ème montée et tout au bout.

Le Lysefjord
Le caillou est flippant et spectaculaire tout comme la plateforme juste à côté. Une queue au bord d'un à pic de 1000 mètres se forme pour monter dessus (même pas en rêve, je fais un truc pareil).
Le mythe
La réalité
Il est loisible d’explorer les environs du Kjeragbolten pour profiter d’un peu de la tranquillité des avancées rocheuses spectaculaires et des vues majestueuses sur le fjord. Bref ça claque grave.
Le Lysefjord n'a pas bougéOn redescend à Lysebotn pour prendre un ferry réservé à l’avance. Et quand on voit le « ferry » arriver, on se dit que la réservation était une bonne idée. Rentrée en marche arrière et tassage de voitures dans un espace réduit pour notre mini-croisière sur le Lysefjord. Très bien la mini-croisière qui permet de s’apercevoir de la hauteur des falaises entourant le Kjeragbolten et d’apercevoir le Preikestolen où nous n’irons pas.

Le Kjeragbolten vu d'en bas. Les 1000 mètres de vide y sont bien
La croisière s'amuseLe camping du soir se trouve à Hjelmeland et est ingénieusement intitulé Hjelmeland camping. Celui-ci fait dans l’original puisque nous avons planté notre tente dans le parc arboré d’une sorte de manoir qui sert de dortoir. Une chouette vue, une cuisine bien équipée et assez d’espace pour ne pas se marcher dessus (en principe, avec les Norvégiens, on ne sait jamais, ils pourraient parquer votre tente ou votre van à 50 cm du voisin), voilà pour les avantages. Pour les inconvénients, les sanitaires sont peu nombreux, peu pratiques et se salissent vite (forcément).
Hurtigruten propose un report sans frais pour tous ses voyages (Norvège)
La compagnie Hurtigruten vient de mettre en place une offre de report sans frais pour tous les voyages partant jusqu'au 30 juin 2020, aussi bien l'Express Côtier de Norvège que les voyages d'expédition (voyages déjà achetés ou voyages achetés d'ici fin avril 2020).
Si vous voulez modifier votre voyage, vous pouvez le faire pour n'importe quel voyage de la compagnie d'ici juin 2021. Cette offre sera sous la forme d'un voucher de la valeur de 100% de votre voyage actuel + 10% de votre futur voyage (note : ça peut être intéressant si vous voulez réserver un voyage en Antarctique). Si vous avez pris vos vols avec Hurtigruten, ils seront également couverts par le voucher.
https://presse.hurtigruten.no/pressreleases/hurtigruten-introduces-risk-free-rebookings-2981318
A confirmer, mais il semble que les bateaux Hurtigruten ne vont pas tarder à être aussi concernés par les restrictions de débarquement dans les ports (à part peut-être le trafic local). Bref si vous avez un voyage prévu avec Hurtigruten dans les semaines à venir, c'est une offre intéressante et à étudier de près.
Si vous voulez modifier votre voyage, vous pouvez le faire pour n'importe quel voyage de la compagnie d'ici juin 2021. Cette offre sera sous la forme d'un voucher de la valeur de 100% de votre voyage actuel + 10% de votre futur voyage (note : ça peut être intéressant si vous voulez réserver un voyage en Antarctique). Si vous avez pris vos vols avec Hurtigruten, ils seront également couverts par le voucher.
https://presse.hurtigruten.no/pressreleases/hurtigruten-introduces-risk-free-rebookings-2981318
A confirmer, mais il semble que les bateaux Hurtigruten ne vont pas tarder à être aussi concernés par les restrictions de débarquement dans les ports (à part peut-être le trafic local). Bref si vous avez un voyage prévu avec Hurtigruten dans les semaines à venir, c'est une offre intéressante et à étudier de près.
Interdiction de descendre du bateau aux ports de Bergen et Stavanger (Norvège)
Bonjour,
Depuis hier le conseil municipal de Bergen interdit aux passagers des bateaux de croisière de quitter les navires amarrés dans la ville. Les navires de croisière arrivant à Bergen peuvent accoster et s'approvisionner, mais les passagers doivent rester à bord.
L'interdiction entre en vigueur immédiatement, le premier navire impacté étant l'AIDAaura, selon le site Web du port de Bergen . Le navire exploité par la ligne allemande AIDA Cruises transporte jusqu'à 1 300 passagers et doit arriver à Bergen jeudi après-midi, après avoir passé mercredi matin à Trondheim où les passagers ont été autorisés à quitter le navire. La déclaration ne fait aucune mention d'une date de fin pour l'interdiction.
Stavanger a rapidement suivi avec sa propre annonce alors que le nombre de cas de COVID-19 en Norvège commençait à augmenter rapidement.
@+ Osny
Depuis hier le conseil municipal de Bergen interdit aux passagers des bateaux de croisière de quitter les navires amarrés dans la ville. Les navires de croisière arrivant à Bergen peuvent accoster et s'approvisionner, mais les passagers doivent rester à bord.
L'interdiction entre en vigueur immédiatement, le premier navire impacté étant l'AIDAaura, selon le site Web du port de Bergen . Le navire exploité par la ligne allemande AIDA Cruises transporte jusqu'à 1 300 passagers et doit arriver à Bergen jeudi après-midi, après avoir passé mercredi matin à Trondheim où les passagers ont été autorisés à quitter le navire. La déclaration ne fait aucune mention d'une date de fin pour l'interdiction.
Stavanger a rapidement suivi avec sa propre annonce alors que le nombre de cas de COVID-19 en Norvège commençait à augmenter rapidement.
@+ Osny
Acheter une carte de bus urbains pour la semaine à l'aéroport de Tromso
bonsoir
je vais passer une semaine à Tromso du 19 au 26 mars, j'aimerais savoir si depuis l'aéroport de Tromso, il est possible d'acheter une carte pour la semaine pour emprunter les bus urbains de Tromso.
Merci pour vos réponses.
Traversée ferry Danemark-Norvège avec camping-car (fourgon)
Bonjour,
Nous désirons aller en Norvege en camping-car (fourgon). On a l'intention de prendre le ferry d'Hirtshals à Kristiansand. On aimerait savoir si la réservation est obligatoire ou si nous pouvons nous présenter à l'embarquement directement en sachant qu'on peut attendre le lendemain pour partir....(meme question pour le retour).
Merci par avance. Cordialement;
Road trip 8 jours dans le sud-ouest de la Norvège
Bonjour les voyageurs
Avec ma femme nous comptons partir en Norvège en juin pour en prendre plein la vue
Durée du séjour 8 jours
Arrivé a Stavenger
Faire les randonnée incontournable
Jour 1 le PREIKESTOLEN
Jour 2 le rocher KJERAG
Départ Bergen au 3eme jour avec visite de la ville
4 jours Trolltunga?
Ensuite on ne sais pas trop car pour ma part j'aimerai vraiment aller voir un glacier ( Nigardsbree )mais je pense que ca ne va pas etre possible au vue du temps de trajets
Avez vous des suggestions, des endroits a voir ?
merci pour votre aide
Réservation ferries pour la Norvège avec voiture
Bonjour à tous,
voilà notre itinéraire est finalisé, ainsi que les hébergements.
Je voudrais savoir quels ferry devons-nous réserver, en sachant que nous serons en voiture et que nous voyagerons sur le mois de juillet.
Tous les Ferries Trondheim - Bodø : je crois savoir que nous ne pouvons pas réserver.
Ferry Bodø - Moskenes : déjà réservé !
Ferry Fiskebøl - Melbu : ?
Ferry Andenes - Gryllefjord : ?
Ferry Bognes - Skarberge : ?
Merci d'avance pour votre aide Sandrine
voilà notre itinéraire est finalisé, ainsi que les hébergements.
Je voudrais savoir quels ferry devons-nous réserver, en sachant que nous serons en voiture et que nous voyagerons sur le mois de juillet.
Tous les Ferries Trondheim - Bodø : je crois savoir que nous ne pouvons pas réserver.
Ferry Bodø - Moskenes : déjà réservé !
Ferry Fiskebøl - Melbu : ?
Ferry Andenes - Gryllefjord : ?
Ferry Bognes - Skarberge : ?
Merci d'avance pour votre aide Sandrine
MSC Yacht Club ou Suite Aurea Preziosa pour mai 2021 dans les fjords
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur le forum, n'hésitez pas à me dire si ma présentation n'est pas suffisante au niveau de mon profil 😉
Je parcours le forum à la recherche d'informations et j'en ai déjà trouvé beaucoup.
Nous sommes sur le point de réserver notre toute première croisière pour Mai 2021 ds les Fjords avec MSC, nous serons deux adultes et notre deuxième enfant qui aura 2 ans 1/2. J'ai lu pas mal de choses sur les enfants et le Yacht Club, afin d'éviter les échanges non-constructifs, mon enfant ne causera pas de problème et nous ne le laisserons pas courir et crier partout dans les pieds des serveurs, ... Un petit écart n'est pas exclu car cela restera un enfant de presque 3 ans mais nous avons l'habitude de garder nos enfants près de nous et d'y regarder.
Nous hésitons entre la suite AUREA, il n'y en a pas bcp sur le Preziosa mais elles ont l'air très grande et située en coin à la proue du bateau. Les avantages avec Aurea nous semble déjà pas mal mais on ferait un upgrade sur le forfait boisson. Cette suite nous permettrait d'avoir de l'espace et une pièce +/- séparée pour notre enfant.
Pour le Yacht Club, Nous prendrions une suite Deluxe SC1. En taille, elle semble être identique à une chambre extérieure avec balcon et donc plus petite que la suite Aurea mais nous aurons tous les services du Yacht Club. Mais est-ce que tous ces services (majordome, conciergerie, mini bar, ...) valent la différence de prix avec la suite Aurea (1000 eur de différence pour une chambre plus petite mais de meilleurs services). Nous aimons parfois nous retirer au calme et ce YC nous semble être parfait pour nous qd nous voudrons souffler un peu. J'avoue que je peux être légèrement agoraphobe sans pour autant que ce soit maladif.
Pour ceux qui auraient déjà expérimentés une croisière avec un enfant de deux ans 1/2, y a-t-il une kids club adapté qui nous permettrait de nous retrouver à 2 qq petites fois sur la semaine pdt 2 petites heures? J'ai lu qu'au dessus de 3 ans, il n'y avait pas de souci mais un peu en-dessous, je n'ai rien trouvé.
Nous attendons vos conseils et vos avis et je vous remercie déjà d'avance 🙂 Bonne journée
Sébastien
Nous sommes sur le point de réserver notre toute première croisière pour Mai 2021 ds les Fjords avec MSC, nous serons deux adultes et notre deuxième enfant qui aura 2 ans 1/2. J'ai lu pas mal de choses sur les enfants et le Yacht Club, afin d'éviter les échanges non-constructifs, mon enfant ne causera pas de problème et nous ne le laisserons pas courir et crier partout dans les pieds des serveurs, ... Un petit écart n'est pas exclu car cela restera un enfant de presque 3 ans mais nous avons l'habitude de garder nos enfants près de nous et d'y regarder.
Nous hésitons entre la suite AUREA, il n'y en a pas bcp sur le Preziosa mais elles ont l'air très grande et située en coin à la proue du bateau. Les avantages avec Aurea nous semble déjà pas mal mais on ferait un upgrade sur le forfait boisson. Cette suite nous permettrait d'avoir de l'espace et une pièce +/- séparée pour notre enfant.
Pour le Yacht Club, Nous prendrions une suite Deluxe SC1. En taille, elle semble être identique à une chambre extérieure avec balcon et donc plus petite que la suite Aurea mais nous aurons tous les services du Yacht Club. Mais est-ce que tous ces services (majordome, conciergerie, mini bar, ...) valent la différence de prix avec la suite Aurea (1000 eur de différence pour une chambre plus petite mais de meilleurs services). Nous aimons parfois nous retirer au calme et ce YC nous semble être parfait pour nous qd nous voudrons souffler un peu. J'avoue que je peux être légèrement agoraphobe sans pour autant que ce soit maladif.
Pour ceux qui auraient déjà expérimentés une croisière avec un enfant de deux ans 1/2, y a-t-il une kids club adapté qui nous permettrait de nous retrouver à 2 qq petites fois sur la semaine pdt 2 petites heures? J'ai lu qu'au dessus de 3 ans, il n'y avait pas de souci mais un peu en-dessous, je n'ai rien trouvé.
Nous attendons vos conseils et vos avis et je vous remercie déjà d'avance 🙂 Bonne journée
Sébastien
Sac de couchage en duvet et sur-sac pour la Norvège
Bonjour à tous,
Je m'apprête à partir en Norvège pour plusieurs mois. Je ne prévois pas de camper , régulièrement, mais j'emporte un sac de couchage et un sur-sac au cas où, car les températures sont proches de zéro, et j'ai des solutions d'hébergement incertaines (couchsurfing, etc).
Sur les conseils d'un vendeur au vieux campeur, j'ai acheté un sac de couchage en duvet, un sur-sac, et un tapis de sol. J'ai deux questions :
- Je me demande si je n'ai pas fait une bêtise en prenant un sac de couchage en duvet, car il paraît qu'il prend facilement l'humidité, et j'ai peur de me retrouver avec un sac de couchage qui n'isole plus. Le vendeur m'assure qu'avec le sursac, je n'aurais pas de problème d'humidité, mais je me pose de plus en plus de questions (la rosée, la pluie...). Un de vous aurait-il déjà utilisé cette combinaison dans ces conditions? (Sac de couchage en duvet + sur-sac entre -3°C et 3°C?)
- Question bête : est-ce que je mets le tapis de sol en-dessous du sur-sac ou dans le sur-sac?
Au pire j'ai un sac de couchage en synthétique, mais il est vraiment lourd et encombrant (2,25 ou 2,5kg, contre 1,25 pour l'autre), et pour l'instant je suis pile à 10kg (donc pas de bagage en soute) Merci beaucoup pour votre aide!
Juliette
- Je me demande si je n'ai pas fait une bêtise en prenant un sac de couchage en duvet, car il paraît qu'il prend facilement l'humidité, et j'ai peur de me retrouver avec un sac de couchage qui n'isole plus. Le vendeur m'assure qu'avec le sursac, je n'aurais pas de problème d'humidité, mais je me pose de plus en plus de questions (la rosée, la pluie...). Un de vous aurait-il déjà utilisé cette combinaison dans ces conditions? (Sac de couchage en duvet + sur-sac entre -3°C et 3°C?)
- Question bête : est-ce que je mets le tapis de sol en-dessous du sur-sac ou dans le sur-sac?
Au pire j'ai un sac de couchage en synthétique, mais il est vraiment lourd et encombrant (2,25 ou 2,5kg, contre 1,25 pour l'autre), et pour l'instant je suis pile à 10kg (donc pas de bagage en soute) Merci beaucoup pour votre aide!
Juliette











