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À la découverte de Cuba - 1 semaine - février 2016
Ca fait longtemps que je n'ai pas posté de carnets de voyage, j'ai pris bien du retard ! J'essaye de me rattraper, et pour commencer, voici le carnet de mon voyage à Cuba, organisé un peu au dernier moment, en février 2016.
Si vous souhaitez visualiser les photos avec le texte, c'est par ICI.
Bonne lecture, et n'hésitez pas si vous avez des questions !
Quelques articles annexes avant de commencer : Street art à Cuba Restaurants de Cuba Chats de Cuba
Une semaine à Cuba - février 2016 J'avais l'image d'un pays festif, coloré, musical, d'un pays où il est difficile de bien en profiter si on ne connais personne sur place, d'un pays chaleureux mais fermé. Je me disais qu'il faut avoir du temps pour vraiment en profiter, pour s'imprégner de l'ambiance, pour le connaître en profondeur. Mais je n'avais qu'une semaine de vacances, et une grande envie d'aller en Amérique Latine... Me voila donc partie pour une belle semaine à Cuba (comme tout le monde en ce moment j'ai l'impression, en en parlant autour de moi), avant que le pays ne change trop.
Cuba étant néanmoins une île assez grande, il fallait choisir, après la Havane, ce que nous voulions découvrir en quelques jours seulement. Notre choix s'est tourné vers Viñales et Trinidad, avec une petite journée à la plage, le tout en étant logé en chambre d'hôtes (casa particular) et en circulant en voiture de location. Voici le récit de notre circuit cubain ainsi quelques conseils par rapport à notre vécu.
Avion : Nous avons choisi un vol direct Paris - La Havane pour ne pas perdre de temps lors des escales. Nous avons voyagé avec Air France (rien à redire si ce n'est qu'ils font maintenant payer, et assez cher, les places si on veut pouvoir choisir notre siège, et donc être sur d'être côte à côte quand on voyage à plusieurs...)
Carte de tourisme : Il s'agit d'une sorte de visa, nécessaire pour aller à Cuba. Nous l'avons commandé via le site https://www.novelacuba.com/carte-de-tourisme-cuba Il faut la remplir, et faire attention sur place à ne pas perdre la 2ème partie qui sera à remettre lorsque vous quitterez Cuba.
Voiture de location : Nous avons réservé depuis la France une Peugeot 208 via l'agence Novela Cuba https://www.novelacuba.com/fr Nous l'avons prise et rendue à l'aéroport. Si vous souhaitez la prendre à la Havane, l'agence se trouve à l'intérieur du musée de la révolution (il faut mieux le savoir pour éviter de chercher). Il est possible de télécharger au format PDF la carte routière de Cuba, à imprimer avant le départ, ce qui est bien pratique sur place :https://www.novelacuba.com/location-voiture-a-cuba L'agence de voiture à l'aéroport nous a également prêté un atlas du réseau routier de Cuba, mais il n'apporte rien de plus. A priori, il existe une application iPhone GPS qui fonctionne à Cuba sans avoir besoin d'être connecté à internet, ça peut valoir le coup de se renseigner. Mais concrètement, les directions sont plutôt bien indiquées, et au pire il est toujours possible de demander son chemin, on nous a toujours renseigné sans problème et avec le sourire. Nous avons uniquement galéré pour revenir à l'aéroport, qui lui par contre est vraiment mal indiqué. Le terminal pour les vol européen est le 3. Si par hasard on se retrouve au terminal pour les vols américains, quand on sort du parking il faut aller à gauche, et c'est à 3 kilomètres. Sinon, il faut être très vigilant en conduisant : entre les trous dans la route, les virages sans visibilité, le marquage au sol manquant, les voitures qui doublent par la droit ou par la gauche (en fonction de la localisation des trous), les voitures sur la voie de gauche qui se traînent, les calèches, les vélos (parfois à contre sens), les piétons, les chevaux, les chiens qui traversent, les poulets (pas les flics, les vrais volatiles ^^ )... Bref, soyez vigilants ^^
Hébergement : L'idéal est de dormir dans des casas (équivalent des chambres d'hôtes) pour un super accueil, un vrai contact avec les cubains, et comme la plupart font aussi table d'hôtes, c'est encore plus agréable (et vraiment un super rapport qualité / prix). Par contre, pour réserver à l'avance, ce n'est pas si simple : il faut contacter chaque casa par mail ou par téléphone. Ensuite, entre les mails qui restent sans réponses, les messages d'erreur pour adresse mail non existante, et les réponses négatives, le choix devient limité. Voici les adresses où nous avons logé :
La Havane : Convento Santa Brigida L'adresse est dans le Routard, et ce qu'ils indiquent colle bien à la réalité. Très bien, belle et grande chambre, bon petit déjeuner buffet. Très bien placé aussi, on peut quasiment tout visiter à pied. On peut parler espagnol ou anglais.
Viñales : Casa Victor (aussi appelé la casa de los medicos). Elle se situe au 8 Calle (dernière la Casa Tomasa, on ne la vois pas de la rue). Si on est en voiture, on peut se garer à l'entrée du jardin de la maison n°10 qui donne sur la rue. Très bien placée à la fois pour aller dans la rue principale pour trouver un resto et pour aller se balader. L'accueil d'Anabel (qui parle anglais) et de sa maman (qui parle espagnol uniquement) est vraiment excellent ! Anabel est médecin, ça aide quand on chope la turista ^^ Elle et sa maman se sont super bien occupé de nous. Les petits déjeuners, déjeuners et dîner sont personnalisés en fonction de nos goûts, et sont pantagruéliques. La chambre, très propre, contient 3 lits, et a son entrée indépendante du reste de la maison. La salle de bain est très propre aussi. Il y a de l'eau chaude 24/24h (même si le soir elle est moins chaude que le matin. Anabel répond assez rapidement par mail. Elle est de la famille de la Casa Nilda (qui elle est dans le Routard, mais était complète). Sinon, à Viñales, on a l'impression que chaque maison ayant une pièce de libre se transforme en casa pour touristes. Quand nous y sommes allés, toutes celles recensées dans le Routard étaient complètes, mais il y en avaient plein de libres sur places, sans avoir à chercher.
Trinidad : El Porton Verde, située au calle Simon Bolivar. Très bien placée pour visité la ville à pied. Il y a un garage dans la maison (3 CUC la nuit) bien pratique quand on vient en voiture. Il y a 2 chambres : une au rdc et une à l'étage, chacune avec sa sbd privée (eau chaude 24/24). C'est très propre. L'accueil est hyper pro et très agréable. Pour éviter le gachis, on nous demande la veille ce qu'on veut au petit déjeuner, et il faut prévenir le matin pour déjeuner ou dîner à la casa. Le petit déjeuner est vraiment excellent, et hyper copieux (mention spéciale pour les pancakes avec le coulis de mangue).
Varadero : Casa Lola. Elle est dans le Routard. Il y a 4 chambres, dont une toute petite cachée derrière la cuisine (nous avions celle-ci). Elle est propre, fonctionnelle, et a également sa sdb privée. Elle communique avec une autre chambre, ça peut être pratique pour une famille qui souhaite 2 chambres communiquantes. Le petit déjeuner sur la table commune est toujours très bon (toasts au fromage, fruits, mini pancake, pain grillé, oeufs). Le samedi soir une boite hyper bruyante juste à côté peu faire peur, mais le bruit s'arrête à 23h, donc pas d'inquiétude.
Nourriture : Etant donné les petits désagréments gastrique durant notre séjour, nous n'avons pas forcément goûté à tout (les viandes grillées et le riz ont été privilégiées).
Information importante pour les végétariens, et végétaliens : étant donné que les accompagnements sont à commander en plus des plats de viande ou poisson, il est très facile de manger végé à Cuba. Certes ce n'est pas toujours très varié, mais entre les soupes de légumes, les salades, les accompagnements (riz, banane plantain, arroz congri (ou arroz blanco y negro = riz cuit avec des haricots noirs)...), parfois des pâtes au légumes (avec fromage à part), ou des risotto de légumes, on arrive à très bien manger. Et au petit déjeuner, on se régale de fruits !
Quelques photos de ce que nous avons mangé, ainsi que les noms des bars et restaurants sont ICI.
Argent : A 2, pour 8 jours, en février 2016, sans compter l'avion ni la voiture de location, mais en comptant l'essence, les repas, l'hébergement, les souvenirs, les visites, les taxis... nous avons dépensé 1300 euros. Le taux de change à la Cadeca (casa de cambio = maison de change) de la Havane face au Couvent Saint Augustin était plus intéressant que celui de l'aéroport. Il est possible de changer les CUC restant en euros au bureau de change à l'étage dans l'aéroport. Le bureau de change à l'extérieur au niveau des arrivée sert pour changer des euros en CUC. Il y a aussi un distributeur de billets. Après l'arrivée d'un avion, il y a une sacrée queue... Mais comme on est obligé d'avoir des CUC pour le taxi, c'est un passage obligé.
Arnaques : Si les Cubains sont hyper gentils, accueillants, chaleureux, festifs... Il y en a aussi certains qui souhaite profiter de l'arrivée des touristes. Les différentes arnaques sont bien décrites dans le Routard (arnaques à la confiance dans les villes, ou arnaques sur la route). Nous les avons toutes eues ! Ricardo et sa fille de 10 ans, qui engage gentiment la conversation, et qui nous amène à lui demander où se trouve un bar sympa... Moment d'échange sympa, mais attention à ne pas se faire avoir. En gros, dès qu'une personne sympa, ou un jeune couple, ou un Ricardo nous demande d'où on vient, il faut se méfier. Nous avons aussi eu le coup classique de la personne qui de façon sympa nous montre des trucs, nous donne des explications, puis à la fin demande de l'argent (tout en ayant dit au départ "vous pouvez entrer là, c'est gratuit). Plus ennuyeux, l'arnaque sur la route : après des panneaux de ralentissement sur la route La Havane - Viñales, des hommes en "uniforme" nous arrêtent nous disent qu'ils font partie de la sécurité routière, demande le contrat de location de la voiture, et nous explique qu'il y a eu un accident et que ce serait sympa qu'on prenne une personne dans la voiture jusqu'au prochain village pour prévenir. Ou alors un couple qui nous arrête sur la route pour nous dire que l'entrée de l'autoroute est fermée, et qu'ils vont nous montrer le chemin, en montant dans notre voiture. Même résultat à chaque fois, leurs histoires sont fausses, et ils nous demande de l'argent pour rentrer chez eux en taxi. Dans tous les cas, bien fermer les portes de la voitures pour éviter que qui que se soit entre, ne jamais donner le contrat de location, et leur dire non tout de suite. C'est un peu dommage, car il y a beaucoup de gens qui font vraiment du stop, qu'on pourrait prendre sans problème, mais du coup, forcément, on hésite.... Nous, nous n'avons pris personne.
Carnet de Voyage :
Nous commençons notre visite de Cuba, et plus particulièrement de la Havane, à la nuit tombé, et sous un léger crachin breton. Nous nous promenons un peu dans la vieille ville avant d'aller dîner, et de profiter d'une bonne nuit de repos dans notre hotel.
Le lendemain, frais et dispos après un bon petit déjeuner, nous arpentons les rues de la vieille ville, en nous arrêtant dans les musées.
Nous allons ensuite jusqu'au musée de la révolution, qui est vraiment très intéressant, avec énormément de photos d'époque.
Après déjeuner, nous continuons nos pérégrinations. Malheureusement le musée des beaux arts est fermé, ainsi que la cathédrale. Nous retournons alors vers la vieille ville, après un petit détour du côté de chinatown.
Nous allons jusqu'au marché artisanal de la naval, qui finalement "remplace" le musée d'art fermé. C'est très intéressant de voir l'art cubain actuel, et il y a certaines toiles vraiment belles. Nous allons ensuite prendre un daiquiri au bar Dos Hermanos, sur les traces d'Hemingway, avant d'aller dîner.
Lundi, nous prenons un taxi pour traverser le bras de mer pour visiter les 2 citadelles. La première, bien que plus massive et plus impressionnante, a moins de charme que la 2ème. Nous visitons le musée consacré au Che dans la première forteresse, assez intéressant, retraçant la vie d'Ernesto Guevara. Il était en réfection quand nous l'avons visiter, il est donc peut-être mieux fourni maintenant. Dans la seconde forteresse, nous visitons les différents petits musées, nous profitons de la vue, et nous montons en haut du phare. Celui-ci, toujours en activité, est officiellement fermé aux visites, mais voyant que nous n'étions que 2 et que nous parlions espagnol, le gardien du phare nous a laissé regardé la vue, et nous a expliqué le fonctionnement de son phare (en échange d'une petite pièce bien sur, que nous donnons de bon coeur puisqu'il ne nous l'avait pas demandé ^^ )
De retour à la Havane, nous longeons la mer sur le Malecon, puis nous visitons la rue Callejon de Hamel, assez étonnante, tout en couleurs. Elle aurait été encore plus sympa si Ricardo ne nous avait pas suivi tout du long pour nous donner des explications que nous n'avions pas demandées, sans nous laisser regarder ce qu'on voulait, et en nous demandant de l'argent à la fin....
Après une petite pause à l'hôtel National, nous reprenons le Malecon en sens inverse pour revenir vers le centre du vieil Havane, en jouant à éviter les vagues tout en admirant le soleil couchant.
Le couvent Saint Augustin étant fermé les dimanche et lundi, nous décalons notre départ pour Viñales à mardi après midi pour pouvoir le visiter mardi matin. Nous ne sommes pas déçus, il est vraiment agréable à visiter, d'autant plus avec les répétition de musique classique dans le choeur. La vue sur la Havane depuis les tours est vraiment belle.
Nous rejoignons ensuite l'aéroport en taxi pour prendre notre voiture de location, et direction Viñales ! Nous nous installons dans notre chambre d'hôte, après un déjeuner tardif, nous partons à l'office du tourisme en espérant trouver une carte de la région pour notre journée de balade le lendemain. Bon, ils n'ont pas de carte, ils ne proposent que des visites guidées... Qu'à cela ne tienne, nous photographions les circuits proposés et affichés, et nous allons à l'hôtel Jasmin pour admirer la vue et également repérer les lieux. Bon, clairement, pas besoin de guide ! En plus, la vue est magnifique ! Contents de nous, nous rentrons à Viñales pour prendre un verre et un léger dîner (nous avons déjeuner très tard) en partageant notre table avec une couple d'allemand très sympa.
Malheureusement, nos repérages ne nous aurons pas servi... Une turista a sévi pendant la nuit... Et le lendemain je suis la seule en forme. Du coup, début de matinée farniente à bouquiner sur la terrasse de la casa. Puis, ayant envie d'une petite balade, je m'aventure vers le champs de tabac au bout de la rue. De là, je pars d'abord à droite, pour me balader à travers champs, puis je reviens et je prends le chemin de gauche en direction des mogotes. Après un virage, je vois un paneau "champs d'ananas" sur la gauche. Je vais donc voir, et découvre la propriété de Raul , vieux monsieur qui fait pousser ses ananas, mais aussi, du tabac qu'il fait sécher, des bananes, des noix de coco... et qui n'est pas avare en explications. Je continue ma route en direction de la grotte, qui se trouve en haut d'un escalier creusé dans la roche. Ne pas oublier une lampe torche, ou au moins la lampe de poche du téléphone portable. La grotte fait un coude, la vue de l'autre côté est très sympa. De retour chez Raul, je déguste une eau de coco, en discutant avec des touristes de Californie, et un couple germano-bresilien.
Après déjeuné à la casa, nous prenons la voiture pour aller voir la vue du côté du mur peint. C'est vraiment magnifique. Nous retournons dîner à la casa, et espérons en allant nous coucher que la turista nous laissera tranquille le lendemain, car une longue route nous attend pour rejoindre Trinidad.
La route est longue, en effet ! Environ 6 heures avec uniquement quelques petites pauses Mais comparer aux 9 heures que nous aurait pris le même trajet en taxi, on est plutôt contents. D'autant plus que nous avons pu plusieurs fois nous arrêter pour admirer la vue dans les montagnes avant d'arriver à Trinidad.
Nous nous installons dans notre nouvelle casa, et partons visiter la ville. Après une petite pause au cybercafé qui fait aussi salon de thé (les gâteaux ne sont pas terrible, et l'internet non plus d'ailleurs), nous nous baladons du côté de la place principale, magnifique au coucher du soleil, puis nous allons dîner.
Le lendemain, après un copieux petit déjeuner sur la terrasse de la casa, nous profitons de notre journée pour visiter Trinidad en long et en large, arpentant les ruelles colorées sublimées dès que le soleil apparaît. Nous visitons aussi quelques musées. Le plus intéressant selon moi est celui "lucha contra los banditos".
En fin de journée, nous montons jusqu'au Mirador de la Vigia (1 heure a/r depuis la Plaza Mayor) pour avoir une belle vue sur la ville et la région, puis nous rejoignons les nombreux touristes qui commencent leur soirée sur les marches de la Casa de Musica. Puis nous retournons dîner au restaurant d'hier qui nous avait bien plus (et ça me permet de goûter au cocktail canchanchara, spécialité de Trinidad à base de rhum, citron te miel, qui est vraiment bon).
Après une bonne nuit, et un nouveau petit déjeuner pantagruélique, nous reprenons la route en direction du nord.
Trinidad - Varadero : 4 heures de route un bout d'autoroute, puis on bifurque direction Colon pour prendre les routes secondaires jusqu'à Varadero
Nous nous arrêtons à nouveau pour admirer la vue sur Trinidad et sa région, puis nous continuer sur notre lancée en traversant des paysages vraiment différents, des petits villages typiques qui n'ont certainement jamais vu de touristes, et où les voitures sont remplacées par des carrioles tirées par un cheval.
Nous arrivons enfin à Varadero, dernière étape de notre voyage, en fin de matinée. Après avoir posé nos valise dans la petite chambre de notre nouvelle casa, nous remontons la plage pour une petite balade apéritive. Après déjeuner, nous profitons de la plage, après tout, nous sommes venu la pour ça ! Dommage que le fond de l'air soit trop frais pour se baigner... Mais nous assistons à un magnifique coucher de soleil ! Après dîner, nous retournons sur la plage pour observer les étoiles. Nous sommes surpris de voir la lune et la grand d'ourse "à l'envers" ! La lune, alors à son premier quartier, semblait avoir basculé tel un culbuto et reposer sur son côté arrondi.
Le lendemain, après avoir partager notre petit déjeuner avec les 2 autres couples de français de notre casa, nous profitons de notre dernière journée à Cuba en visitant Varadero. Nous allons jusqu'à la marina (et en profitons pour acheter du rhum, moins cher qu'à l'aéroport), nous visitons le manoir Xanadu et montons au bar à l'étage pour profiter de la vue, puis, après notre dernier déjeuner cubain, nous passons nos dernières heures à la plage. Cette fois-ci il fait suffisamment beau pour se baigner, mais ne pouvant prendre de douche, nous abandonnons l'idée.
L'heure du départ est arrivée... Nous reprenons la route vers la Havane, pour rejoindre l'aéroport pour rendre la voiture, changer ou dépenser nos derniers CUC, puis reprendre l'avion en direction de Paris.
Ce voyage fut cours, avec beaucoup de route certains jours, avec une turista qui nous a bloqué une journée, mais nous a permis de vraiment découvrir Cuba, de découvrir différentes régions, différents paysages, de découvrir une culture très intéressante, et des gens très chaleureux et accueillants. Bref, un beau voyage !
Si vous souhaitez visualiser les photos avec le texte, c'est par ICI.
Bonne lecture, et n'hésitez pas si vous avez des questions !
Quelques articles annexes avant de commencer : Street art à Cuba Restaurants de Cuba Chats de Cuba
Une semaine à Cuba - février 2016 J'avais l'image d'un pays festif, coloré, musical, d'un pays où il est difficile de bien en profiter si on ne connais personne sur place, d'un pays chaleureux mais fermé. Je me disais qu'il faut avoir du temps pour vraiment en profiter, pour s'imprégner de l'ambiance, pour le connaître en profondeur. Mais je n'avais qu'une semaine de vacances, et une grande envie d'aller en Amérique Latine... Me voila donc partie pour une belle semaine à Cuba (comme tout le monde en ce moment j'ai l'impression, en en parlant autour de moi), avant que le pays ne change trop.
Cuba étant néanmoins une île assez grande, il fallait choisir, après la Havane, ce que nous voulions découvrir en quelques jours seulement. Notre choix s'est tourné vers Viñales et Trinidad, avec une petite journée à la plage, le tout en étant logé en chambre d'hôtes (casa particular) et en circulant en voiture de location. Voici le récit de notre circuit cubain ainsi quelques conseils par rapport à notre vécu.
Avion : Nous avons choisi un vol direct Paris - La Havane pour ne pas perdre de temps lors des escales. Nous avons voyagé avec Air France (rien à redire si ce n'est qu'ils font maintenant payer, et assez cher, les places si on veut pouvoir choisir notre siège, et donc être sur d'être côte à côte quand on voyage à plusieurs...)
Carte de tourisme : Il s'agit d'une sorte de visa, nécessaire pour aller à Cuba. Nous l'avons commandé via le site https://www.novelacuba.com/carte-de-tourisme-cuba Il faut la remplir, et faire attention sur place à ne pas perdre la 2ème partie qui sera à remettre lorsque vous quitterez Cuba.
Voiture de location : Nous avons réservé depuis la France une Peugeot 208 via l'agence Novela Cuba https://www.novelacuba.com/fr Nous l'avons prise et rendue à l'aéroport. Si vous souhaitez la prendre à la Havane, l'agence se trouve à l'intérieur du musée de la révolution (il faut mieux le savoir pour éviter de chercher). Il est possible de télécharger au format PDF la carte routière de Cuba, à imprimer avant le départ, ce qui est bien pratique sur place :https://www.novelacuba.com/location-voiture-a-cuba L'agence de voiture à l'aéroport nous a également prêté un atlas du réseau routier de Cuba, mais il n'apporte rien de plus. A priori, il existe une application iPhone GPS qui fonctionne à Cuba sans avoir besoin d'être connecté à internet, ça peut valoir le coup de se renseigner. Mais concrètement, les directions sont plutôt bien indiquées, et au pire il est toujours possible de demander son chemin, on nous a toujours renseigné sans problème et avec le sourire. Nous avons uniquement galéré pour revenir à l'aéroport, qui lui par contre est vraiment mal indiqué. Le terminal pour les vol européen est le 3. Si par hasard on se retrouve au terminal pour les vols américains, quand on sort du parking il faut aller à gauche, et c'est à 3 kilomètres. Sinon, il faut être très vigilant en conduisant : entre les trous dans la route, les virages sans visibilité, le marquage au sol manquant, les voitures qui doublent par la droit ou par la gauche (en fonction de la localisation des trous), les voitures sur la voie de gauche qui se traînent, les calèches, les vélos (parfois à contre sens), les piétons, les chevaux, les chiens qui traversent, les poulets (pas les flics, les vrais volatiles ^^ )... Bref, soyez vigilants ^^
Hébergement : L'idéal est de dormir dans des casas (équivalent des chambres d'hôtes) pour un super accueil, un vrai contact avec les cubains, et comme la plupart font aussi table d'hôtes, c'est encore plus agréable (et vraiment un super rapport qualité / prix). Par contre, pour réserver à l'avance, ce n'est pas si simple : il faut contacter chaque casa par mail ou par téléphone. Ensuite, entre les mails qui restent sans réponses, les messages d'erreur pour adresse mail non existante, et les réponses négatives, le choix devient limité. Voici les adresses où nous avons logé :
La Havane : Convento Santa Brigida L'adresse est dans le Routard, et ce qu'ils indiquent colle bien à la réalité. Très bien, belle et grande chambre, bon petit déjeuner buffet. Très bien placé aussi, on peut quasiment tout visiter à pied. On peut parler espagnol ou anglais.
Viñales : Casa Victor (aussi appelé la casa de los medicos). Elle se situe au 8 Calle (dernière la Casa Tomasa, on ne la vois pas de la rue). Si on est en voiture, on peut se garer à l'entrée du jardin de la maison n°10 qui donne sur la rue. Très bien placée à la fois pour aller dans la rue principale pour trouver un resto et pour aller se balader. L'accueil d'Anabel (qui parle anglais) et de sa maman (qui parle espagnol uniquement) est vraiment excellent ! Anabel est médecin, ça aide quand on chope la turista ^^ Elle et sa maman se sont super bien occupé de nous. Les petits déjeuners, déjeuners et dîner sont personnalisés en fonction de nos goûts, et sont pantagruéliques. La chambre, très propre, contient 3 lits, et a son entrée indépendante du reste de la maison. La salle de bain est très propre aussi. Il y a de l'eau chaude 24/24h (même si le soir elle est moins chaude que le matin. Anabel répond assez rapidement par mail. Elle est de la famille de la Casa Nilda (qui elle est dans le Routard, mais était complète). Sinon, à Viñales, on a l'impression que chaque maison ayant une pièce de libre se transforme en casa pour touristes. Quand nous y sommes allés, toutes celles recensées dans le Routard étaient complètes, mais il y en avaient plein de libres sur places, sans avoir à chercher.
Trinidad : El Porton Verde, située au calle Simon Bolivar. Très bien placée pour visité la ville à pied. Il y a un garage dans la maison (3 CUC la nuit) bien pratique quand on vient en voiture. Il y a 2 chambres : une au rdc et une à l'étage, chacune avec sa sbd privée (eau chaude 24/24). C'est très propre. L'accueil est hyper pro et très agréable. Pour éviter le gachis, on nous demande la veille ce qu'on veut au petit déjeuner, et il faut prévenir le matin pour déjeuner ou dîner à la casa. Le petit déjeuner est vraiment excellent, et hyper copieux (mention spéciale pour les pancakes avec le coulis de mangue).
Varadero : Casa Lola. Elle est dans le Routard. Il y a 4 chambres, dont une toute petite cachée derrière la cuisine (nous avions celle-ci). Elle est propre, fonctionnelle, et a également sa sdb privée. Elle communique avec une autre chambre, ça peut être pratique pour une famille qui souhaite 2 chambres communiquantes. Le petit déjeuner sur la table commune est toujours très bon (toasts au fromage, fruits, mini pancake, pain grillé, oeufs). Le samedi soir une boite hyper bruyante juste à côté peu faire peur, mais le bruit s'arrête à 23h, donc pas d'inquiétude.
Nourriture : Etant donné les petits désagréments gastrique durant notre séjour, nous n'avons pas forcément goûté à tout (les viandes grillées et le riz ont été privilégiées).
Information importante pour les végétariens, et végétaliens : étant donné que les accompagnements sont à commander en plus des plats de viande ou poisson, il est très facile de manger végé à Cuba. Certes ce n'est pas toujours très varié, mais entre les soupes de légumes, les salades, les accompagnements (riz, banane plantain, arroz congri (ou arroz blanco y negro = riz cuit avec des haricots noirs)...), parfois des pâtes au légumes (avec fromage à part), ou des risotto de légumes, on arrive à très bien manger. Et au petit déjeuner, on se régale de fruits !
Quelques photos de ce que nous avons mangé, ainsi que les noms des bars et restaurants sont ICI.
Argent : A 2, pour 8 jours, en février 2016, sans compter l'avion ni la voiture de location, mais en comptant l'essence, les repas, l'hébergement, les souvenirs, les visites, les taxis... nous avons dépensé 1300 euros. Le taux de change à la Cadeca (casa de cambio = maison de change) de la Havane face au Couvent Saint Augustin était plus intéressant que celui de l'aéroport. Il est possible de changer les CUC restant en euros au bureau de change à l'étage dans l'aéroport. Le bureau de change à l'extérieur au niveau des arrivée sert pour changer des euros en CUC. Il y a aussi un distributeur de billets. Après l'arrivée d'un avion, il y a une sacrée queue... Mais comme on est obligé d'avoir des CUC pour le taxi, c'est un passage obligé.
Arnaques : Si les Cubains sont hyper gentils, accueillants, chaleureux, festifs... Il y en a aussi certains qui souhaite profiter de l'arrivée des touristes. Les différentes arnaques sont bien décrites dans le Routard (arnaques à la confiance dans les villes, ou arnaques sur la route). Nous les avons toutes eues ! Ricardo et sa fille de 10 ans, qui engage gentiment la conversation, et qui nous amène à lui demander où se trouve un bar sympa... Moment d'échange sympa, mais attention à ne pas se faire avoir. En gros, dès qu'une personne sympa, ou un jeune couple, ou un Ricardo nous demande d'où on vient, il faut se méfier. Nous avons aussi eu le coup classique de la personne qui de façon sympa nous montre des trucs, nous donne des explications, puis à la fin demande de l'argent (tout en ayant dit au départ "vous pouvez entrer là, c'est gratuit). Plus ennuyeux, l'arnaque sur la route : après des panneaux de ralentissement sur la route La Havane - Viñales, des hommes en "uniforme" nous arrêtent nous disent qu'ils font partie de la sécurité routière, demande le contrat de location de la voiture, et nous explique qu'il y a eu un accident et que ce serait sympa qu'on prenne une personne dans la voiture jusqu'au prochain village pour prévenir. Ou alors un couple qui nous arrête sur la route pour nous dire que l'entrée de l'autoroute est fermée, et qu'ils vont nous montrer le chemin, en montant dans notre voiture. Même résultat à chaque fois, leurs histoires sont fausses, et ils nous demande de l'argent pour rentrer chez eux en taxi. Dans tous les cas, bien fermer les portes de la voitures pour éviter que qui que se soit entre, ne jamais donner le contrat de location, et leur dire non tout de suite. C'est un peu dommage, car il y a beaucoup de gens qui font vraiment du stop, qu'on pourrait prendre sans problème, mais du coup, forcément, on hésite.... Nous, nous n'avons pris personne.
Carnet de Voyage :
Nous commençons notre visite de Cuba, et plus particulièrement de la Havane, à la nuit tombé, et sous un léger crachin breton. Nous nous promenons un peu dans la vieille ville avant d'aller dîner, et de profiter d'une bonne nuit de repos dans notre hotel.
Le lendemain, frais et dispos après un bon petit déjeuner, nous arpentons les rues de la vieille ville, en nous arrêtant dans les musées.
Nous allons ensuite jusqu'au musée de la révolution, qui est vraiment très intéressant, avec énormément de photos d'époque.
Après déjeuner, nous continuons nos pérégrinations. Malheureusement le musée des beaux arts est fermé, ainsi que la cathédrale. Nous retournons alors vers la vieille ville, après un petit détour du côté de chinatown.
Nous allons jusqu'au marché artisanal de la naval, qui finalement "remplace" le musée d'art fermé. C'est très intéressant de voir l'art cubain actuel, et il y a certaines toiles vraiment belles. Nous allons ensuite prendre un daiquiri au bar Dos Hermanos, sur les traces d'Hemingway, avant d'aller dîner.
Lundi, nous prenons un taxi pour traverser le bras de mer pour visiter les 2 citadelles. La première, bien que plus massive et plus impressionnante, a moins de charme que la 2ème. Nous visitons le musée consacré au Che dans la première forteresse, assez intéressant, retraçant la vie d'Ernesto Guevara. Il était en réfection quand nous l'avons visiter, il est donc peut-être mieux fourni maintenant. Dans la seconde forteresse, nous visitons les différents petits musées, nous profitons de la vue, et nous montons en haut du phare. Celui-ci, toujours en activité, est officiellement fermé aux visites, mais voyant que nous n'étions que 2 et que nous parlions espagnol, le gardien du phare nous a laissé regardé la vue, et nous a expliqué le fonctionnement de son phare (en échange d'une petite pièce bien sur, que nous donnons de bon coeur puisqu'il ne nous l'avait pas demandé ^^ )
De retour à la Havane, nous longeons la mer sur le Malecon, puis nous visitons la rue Callejon de Hamel, assez étonnante, tout en couleurs. Elle aurait été encore plus sympa si Ricardo ne nous avait pas suivi tout du long pour nous donner des explications que nous n'avions pas demandées, sans nous laisser regarder ce qu'on voulait, et en nous demandant de l'argent à la fin....
Après une petite pause à l'hôtel National, nous reprenons le Malecon en sens inverse pour revenir vers le centre du vieil Havane, en jouant à éviter les vagues tout en admirant le soleil couchant.
Le couvent Saint Augustin étant fermé les dimanche et lundi, nous décalons notre départ pour Viñales à mardi après midi pour pouvoir le visiter mardi matin. Nous ne sommes pas déçus, il est vraiment agréable à visiter, d'autant plus avec les répétition de musique classique dans le choeur. La vue sur la Havane depuis les tours est vraiment belle.
Nous rejoignons ensuite l'aéroport en taxi pour prendre notre voiture de location, et direction Viñales ! Nous nous installons dans notre chambre d'hôte, après un déjeuner tardif, nous partons à l'office du tourisme en espérant trouver une carte de la région pour notre journée de balade le lendemain. Bon, ils n'ont pas de carte, ils ne proposent que des visites guidées... Qu'à cela ne tienne, nous photographions les circuits proposés et affichés, et nous allons à l'hôtel Jasmin pour admirer la vue et également repérer les lieux. Bon, clairement, pas besoin de guide ! En plus, la vue est magnifique ! Contents de nous, nous rentrons à Viñales pour prendre un verre et un léger dîner (nous avons déjeuner très tard) en partageant notre table avec une couple d'allemand très sympa.
Malheureusement, nos repérages ne nous aurons pas servi... Une turista a sévi pendant la nuit... Et le lendemain je suis la seule en forme. Du coup, début de matinée farniente à bouquiner sur la terrasse de la casa. Puis, ayant envie d'une petite balade, je m'aventure vers le champs de tabac au bout de la rue. De là, je pars d'abord à droite, pour me balader à travers champs, puis je reviens et je prends le chemin de gauche en direction des mogotes. Après un virage, je vois un paneau "champs d'ananas" sur la gauche. Je vais donc voir, et découvre la propriété de Raul , vieux monsieur qui fait pousser ses ananas, mais aussi, du tabac qu'il fait sécher, des bananes, des noix de coco... et qui n'est pas avare en explications. Je continue ma route en direction de la grotte, qui se trouve en haut d'un escalier creusé dans la roche. Ne pas oublier une lampe torche, ou au moins la lampe de poche du téléphone portable. La grotte fait un coude, la vue de l'autre côté est très sympa. De retour chez Raul, je déguste une eau de coco, en discutant avec des touristes de Californie, et un couple germano-bresilien.
Après déjeuné à la casa, nous prenons la voiture pour aller voir la vue du côté du mur peint. C'est vraiment magnifique. Nous retournons dîner à la casa, et espérons en allant nous coucher que la turista nous laissera tranquille le lendemain, car une longue route nous attend pour rejoindre Trinidad.
La route est longue, en effet ! Environ 6 heures avec uniquement quelques petites pauses Mais comparer aux 9 heures que nous aurait pris le même trajet en taxi, on est plutôt contents. D'autant plus que nous avons pu plusieurs fois nous arrêter pour admirer la vue dans les montagnes avant d'arriver à Trinidad.
Nous nous installons dans notre nouvelle casa, et partons visiter la ville. Après une petite pause au cybercafé qui fait aussi salon de thé (les gâteaux ne sont pas terrible, et l'internet non plus d'ailleurs), nous nous baladons du côté de la place principale, magnifique au coucher du soleil, puis nous allons dîner.
Le lendemain, après un copieux petit déjeuner sur la terrasse de la casa, nous profitons de notre journée pour visiter Trinidad en long et en large, arpentant les ruelles colorées sublimées dès que le soleil apparaît. Nous visitons aussi quelques musées. Le plus intéressant selon moi est celui "lucha contra los banditos".
En fin de journée, nous montons jusqu'au Mirador de la Vigia (1 heure a/r depuis la Plaza Mayor) pour avoir une belle vue sur la ville et la région, puis nous rejoignons les nombreux touristes qui commencent leur soirée sur les marches de la Casa de Musica. Puis nous retournons dîner au restaurant d'hier qui nous avait bien plus (et ça me permet de goûter au cocktail canchanchara, spécialité de Trinidad à base de rhum, citron te miel, qui est vraiment bon).
Après une bonne nuit, et un nouveau petit déjeuner pantagruélique, nous reprenons la route en direction du nord.
Trinidad - Varadero : 4 heures de route un bout d'autoroute, puis on bifurque direction Colon pour prendre les routes secondaires jusqu'à Varadero
Nous nous arrêtons à nouveau pour admirer la vue sur Trinidad et sa région, puis nous continuer sur notre lancée en traversant des paysages vraiment différents, des petits villages typiques qui n'ont certainement jamais vu de touristes, et où les voitures sont remplacées par des carrioles tirées par un cheval.
Nous arrivons enfin à Varadero, dernière étape de notre voyage, en fin de matinée. Après avoir posé nos valise dans la petite chambre de notre nouvelle casa, nous remontons la plage pour une petite balade apéritive. Après déjeuner, nous profitons de la plage, après tout, nous sommes venu la pour ça ! Dommage que le fond de l'air soit trop frais pour se baigner... Mais nous assistons à un magnifique coucher de soleil ! Après dîner, nous retournons sur la plage pour observer les étoiles. Nous sommes surpris de voir la lune et la grand d'ourse "à l'envers" ! La lune, alors à son premier quartier, semblait avoir basculé tel un culbuto et reposer sur son côté arrondi.
Le lendemain, après avoir partager notre petit déjeuner avec les 2 autres couples de français de notre casa, nous profitons de notre dernière journée à Cuba en visitant Varadero. Nous allons jusqu'à la marina (et en profitons pour acheter du rhum, moins cher qu'à l'aéroport), nous visitons le manoir Xanadu et montons au bar à l'étage pour profiter de la vue, puis, après notre dernier déjeuner cubain, nous passons nos dernières heures à la plage. Cette fois-ci il fait suffisamment beau pour se baigner, mais ne pouvant prendre de douche, nous abandonnons l'idée.
L'heure du départ est arrivée... Nous reprenons la route vers la Havane, pour rejoindre l'aéroport pour rendre la voiture, changer ou dépenser nos derniers CUC, puis reprendre l'avion en direction de Paris.
Ce voyage fut cours, avec beaucoup de route certains jours, avec une turista qui nous a bloqué une journée, mais nous a permis de vraiment découvrir Cuba, de découvrir différentes régions, différents paysages, de découvrir une culture très intéressante, et des gens très chaleureux et accueillants. Bref, un beau voyage !
Séjour dans le sud-ouest de l'Irlande: logement à Kenmare, circuit...?
Bonjour,
comme beaucoup de monde, je viens à la pëche aux informations sur mon futur voyage en Irlande. Merci d'avance à ceux qui voudront bien prendre un peu de leur temps pour m'aiguiller en fonction de leur expérience et connaissance.
Alors, voilà je viens de réserver un séjour (première semaine de mai) avec comme point de chute Kenmare dans le Kerry. Pouquoi cette ville car je pensais que cela était une bonne base pour rayonner une semaine et visiter. (A savoir j'ai deux enfants de 13 et 11 ans et ma voiture)
Je voulais donc savoir :
- dans un premier temps, si j'ai fait le bon choix ou s'il vaut mieux que je m'oriente un peu plus haut.
Il me semble que le temps passé sur les routes en Irlande est trompeur , peu de distance à l'heure (combien de temps pour 50 km?)
- dans un second temps, si mon point de chute est cohérent, que me proposer vous comme cirduit de visite ? (La célèbre Route de l'Anneau du Kerry, Le Parc National de Killarney, le site de Ladies View , le domaine de Muckross, Tralee, les Cliffs de Moher, château médiéval de Bunratty) Voila les vagues idées que j'ai en tête mais peut-être connaitriez vous de meilleures visites?
- dans un troisième temps, les bonnes adresses du coin : pubs, restaurants, commerces.
Merci à tous pour vos contributions à venir, et oui, j'oubliais bonne et heureuse année
Merci à tous pour vos contributions à venir, et oui, j'oubliais bonne et heureuse année
4- to 5-day itinerary for Madagascar
Hi there, following a work trip, I’ll have 4.5 days left to get a quick overview of Madagascar during the last week of February. I’ll already have had a good look around Tana (3 days of work and 1.5 days beforehand to see 1 or 2 points of interest 2-3 hours from Tana).
Is it feasible to spend the remaining 4.5 days like this:
- Day 1 & 2 (and maybe the morning of Day 3): relaxing on a coast with a pleasant climate, for example, a one-way flight to Tuléar (there’s a flight on Day 1 at 3 AM) and heading to a nice beach. Ideally, I’d have liked to go toward Morondava (baobabs, beautiful beaches near Belo), but the flight schedules don’t really work, and it wouldn’t let me visit Isalo.
- Then 2 days to head back up via the RN7, ideally with a stop in Isalo, which really appeals to me (I’m an experienced hiker in France), and/or Ranomafana. But do the weather conditions allow for long hikes in that area? Ideally, I’d like to do Tuléar–Tana by public transport up to my first road stop (shared bus? To Isalo?), then find a local hiking guide for the day. And take another transport to another point of interest before returning to Tana, where I have my return flight to France on Day 5 at noon.
My questions: - How to travel from Day 3 to Day 5 from the west coast (Tuléar? Morondava?) back to Tana? I’d prefer not to depend on a guide the whole way, but if I have to 🤷🏽♂️) If I choose Morondava, will I miss out on really interesting spots I could’ve seen along the RN7?
I’m open to any suggestions or ideas to make the most of these 4.5 days, like another beach destination I might not have considered (I ruled out Nosy Bé because of the February weather—maybe I was wrong?)
Is it feasible to spend the remaining 4.5 days like this:
- Day 1 & 2 (and maybe the morning of Day 3): relaxing on a coast with a pleasant climate, for example, a one-way flight to Tuléar (there’s a flight on Day 1 at 3 AM) and heading to a nice beach. Ideally, I’d have liked to go toward Morondava (baobabs, beautiful beaches near Belo), but the flight schedules don’t really work, and it wouldn’t let me visit Isalo.
- Then 2 days to head back up via the RN7, ideally with a stop in Isalo, which really appeals to me (I’m an experienced hiker in France), and/or Ranomafana. But do the weather conditions allow for long hikes in that area? Ideally, I’d like to do Tuléar–Tana by public transport up to my first road stop (shared bus? To Isalo?), then find a local hiking guide for the day. And take another transport to another point of interest before returning to Tana, where I have my return flight to France on Day 5 at noon.
My questions: - How to travel from Day 3 to Day 5 from the west coast (Tuléar? Morondava?) back to Tana? I’d prefer not to depend on a guide the whole way, but if I have to 🤷🏽♂️) If I choose Morondava, will I miss out on really interesting spots I could’ve seen along the RN7?
I’m open to any suggestions or ideas to make the most of these 4.5 days, like another beach destination I might not have considered (I ruled out Nosy Bé because of the February weather—maybe I was wrong?)
Cape Town and Kruger: 12 days in February with teens
Hi everyone,
I’d love to share a little travel journal from our 14-day/12-night road trip with our two teens (14 and 17) in February/March 2020. A huge thank you to all of you who helped me plan this trip to South Africa—your patience with my endless questions was amazing!

We left Lyon on Saturday, February 22 at 7:00 AM and arrived in Johannesburg at 10:00 PM after a short layover in Amsterdam. Flights cost 440 € per person (booked in October), with carry-on luggage. We added just one checked bag for the whole family (80 € round-trip with the free Flying Blue membership). Since we’d be moving around a lot, we packed light! In Lyon, we reserved parking at P5 in advance for 70 € for 14 days. The Air France/KLM flight was smooth. When we landed, we picked up our bags and had booked a night at the Aero Guest Lodge, just 5 minutes from the airport, with a free shuttle and breakfast. All you have to do is send a WhatsApp message when you arrive at the airport to let the shuttle driver know. The tricky part? Finding him in the terminal—he wasn’t holding a sign with the hotel’s name. 🤪 A South African called him for me since my English wasn’t great (and I had to get used to the accent 😛), and helped us spot the driver (who was actually less than 5 meters away!) with other guests. When we got to the hotel: all good, except we were 10 people in a van meant for 7. The room was spacious—one king-size bed and two single beds for the kids—with a simple but clean bathroom, a garden, pool, and breakfast (which we didn’t try). All for 65 €, so an awesome value!
After a restful night, we woke up at 6:00 AM to catch the shuttle back to the airport. Just a heads-up: there’s only one shuttle per hour in the morning, and Kulula canceled our 9:00 AM flight, moving it to 8:00 AM—so no time for breakfast (it starts at 6:30).
We waited 15 minutes in the lovely garden for the driver, who dropped us off at the airport in 5 minutes.
We checked in for our flight to Cape Town, which cost around 40 € (including two checked bags per person).
We grabbed breakfast at the airport instead (less than 20 € for all four of us—one of the nice surprises of South Africa!), and arrived in Cape Town at 10:20 AM.
After quickly picking up our bags, we headed to the Avis counter and left with a Toyota Corolla for 80 € for 4 days (rented with the Flying Blue card—free additional driver).
Everything’s on the left... not easy, but it works if you plan your route well.
We drove to our Airbnb in Constantia. We were surprised to see animals, bikes, and pedestrians on the highway!
We arrived around 11:30 AM at our rental—a huge house in the vineyards, in a super secure neighborhood, about 15-20 minutes from Hout Bay. It felt like Beverly Hills, but with super-high walls and barbed wire around the villas. 😕

We dropped off our bags, changed into shorts (it was around 30°C/86°F), and headed to the Bay Harbour Market in Hout Bay. We had lunch there—such a great vibe! We wandered through the stalls, everyone picked their own dish, and we sat down on the terrace. There was music, artisans of all kinds... a really nice moment.

I’d withdrawn 50 € before leaving... and that gave me change to pay the parking attendant. Lunch cost around 30 € for four, including food and drinks.

After browsing the artisan stalls, we headed to Hout Bay Beach near the restaurant, Marina Wharf (another small tip for the parking attendant—we’d have to get used to that!). We stopped to admire the sea lions. An ice cream for 1 €? No way we were saying no! 🙂


The fatigue was starting to hit, so we headed to the grocery store 10 minutes away (Constantia shopping center) and then had an aperitif in front of the vineyards, opening a delicious bottle of white wine.
I’d love to share a little travel journal from our 14-day/12-night road trip with our two teens (14 and 17) in February/March 2020. A huge thank you to all of you who helped me plan this trip to South Africa—your patience with my endless questions was amazing!

We left Lyon on Saturday, February 22 at 7:00 AM and arrived in Johannesburg at 10:00 PM after a short layover in Amsterdam. Flights cost 440 € per person (booked in October), with carry-on luggage. We added just one checked bag for the whole family (80 € round-trip with the free Flying Blue membership). Since we’d be moving around a lot, we packed light! In Lyon, we reserved parking at P5 in advance for 70 € for 14 days. The Air France/KLM flight was smooth. When we landed, we picked up our bags and had booked a night at the Aero Guest Lodge, just 5 minutes from the airport, with a free shuttle and breakfast. All you have to do is send a WhatsApp message when you arrive at the airport to let the shuttle driver know. The tricky part? Finding him in the terminal—he wasn’t holding a sign with the hotel’s name. 🤪 A South African called him for me since my English wasn’t great (and I had to get used to the accent 😛), and helped us spot the driver (who was actually less than 5 meters away!) with other guests. When we got to the hotel: all good, except we were 10 people in a van meant for 7. The room was spacious—one king-size bed and two single beds for the kids—with a simple but clean bathroom, a garden, pool, and breakfast (which we didn’t try). All for 65 €, so an awesome value!
After a restful night, we woke up at 6:00 AM to catch the shuttle back to the airport. Just a heads-up: there’s only one shuttle per hour in the morning, and Kulula canceled our 9:00 AM flight, moving it to 8:00 AM—so no time for breakfast (it starts at 6:30).
We waited 15 minutes in the lovely garden for the driver, who dropped us off at the airport in 5 minutes.
We checked in for our flight to Cape Town, which cost around 40 € (including two checked bags per person).
We grabbed breakfast at the airport instead (less than 20 € for all four of us—one of the nice surprises of South Africa!), and arrived in Cape Town at 10:20 AM.
After quickly picking up our bags, we headed to the Avis counter and left with a Toyota Corolla for 80 € for 4 days (rented with the Flying Blue card—free additional driver).
Everything’s on the left... not easy, but it works if you plan your route well.
We drove to our Airbnb in Constantia. We were surprised to see animals, bikes, and pedestrians on the highway!
We arrived around 11:30 AM at our rental—a huge house in the vineyards, in a super secure neighborhood, about 15-20 minutes from Hout Bay. It felt like Beverly Hills, but with super-high walls and barbed wire around the villas. 😕
We dropped off our bags, changed into shorts (it was around 30°C/86°F), and headed to the Bay Harbour Market in Hout Bay. We had lunch there—such a great vibe! We wandered through the stalls, everyone picked their own dish, and we sat down on the terrace. There was music, artisans of all kinds... a really nice moment.

I’d withdrawn 50 € before leaving... and that gave me change to pay the parking attendant. Lunch cost around 30 € for four, including food and drinks.


After browsing the artisan stalls, we headed to Hout Bay Beach near the restaurant, Marina Wharf (another small tip for the parking attendant—we’d have to get used to that!). We stopped to admire the sea lions. An ice cream for 1 €? No way we were saying no! 🙂


The fatigue was starting to hit, so we headed to the grocery store 10 minutes away (Constantia shopping center) and then had an aperitif in front of the vineyards, opening a delicious bottle of white wine.
Retour du Yunnan - avril 2015
Nous rentrons de 10 jours au Yunnan et, en échange de tous les conseIls glanés sur le forum, voici mon propre ´rapport´. Je n'y fait pas d'efforts littéraires, style télégraphique. Le but est de donner des renseignements plutôt pratiques. N'hésitez pas à me contacter pour d'autres infos.
Nous avons voyagé de deux façons : Tout d'abord en indépendants, durant 3 jours puis en semi liberté, durant 7 jours, en confiant l'organisation et les reservations à Ciel Yunnan (cielyunnan@gmail.com) Nous recommandons d'ailleurs totalement cette agence pour son sérieux, son efficacité et surtout sa flexibilité. Avant le voyage, nous avons eu plusieurs échanges de mails avec plusieurs propositions que Yan, le patron, a eu la patience de modifier selon nos souhaits. Il est vraiment d'une flexibilité totale que je tiens à souligner. Pendant le voyage, Yan demandait des nouvelles quotidiennes et nous pouvions le contacte au moindre souci. Ce qui n'a pas été nécessaire. Les chauffeurs et guides que nous avons eus ont été tres bien.
Nous n'avons pas choisi des adresses 100% Routard mais pas du tout grand luxe non plus. Je n'ai pas signalé de noms de restos car nous mangions généralement dans des petites gargottes locales sans nom. Nous en avions généralement pour +/- 40 Y pour deux, avec deux bières.
Vol Bruxelles-Kunming par Air France +/- 800€
Jour 1 Junlai Kunming Hotel, réservé par booking.com. 38€ Juste pour une nuit entre deux avions car tout pres de l'aeroport. Chambres grandes et correctes mais l'hôtel est vraiment dans un coin très crade, le personnel ne parle pas un mot d'anglais. Cela nous a posé problème car la voiture demandée pour le transfert de l'aéroport n'étant pas venue nous chercher, il a fallu trouver moyen de telephoner à l'hôtel et leur faire comprendre de venir nous chercher. Nous ne sommes d'ailleurs toujours pas certains d'avoir abouti au bon hôtel car il n'y avait aucun nom nulle part.
Jour 2 Vol pour Dali - 50 min -179€ pour deux sans les bagages, réservé par Bravofly
Dali Ji Rui Hôtel Dali réservé par Booking.com, 38€ la nuit Superbe adresse, hyper sympathique, juste en dehors des murs de la ville, à côté de la Porte Sud. La propriétaire (et ses deux enfants) parle parfaitement anglais et est d'une gentillesse sans pareille..... Comme une mère pour chaque client. Elle est d excellent conseil pour tout, restaurants, achats, excursions. Elle veille sur votre portefeuille mieux que vous-même. L'hôtel est à l'ancienne, avec des chambres magnifiquement décorées, fenêtres en bois sculpté, dominant une cour jardin où on peut se relaxer et prendre son petit dejeuner. Location de vélos 30 Y. Les proprietaires nous ont conseillé d'aller manger dans un quartier plus authentique et moins cher que le centre du vieux Dali, un peu plus haut que l'hotel, pres de la gare des bus. En effet, vraiment tres populaire et bon...mais il faut reussir a se faire comprendre (la jeune fille de l'hôtel a poussé la gentillesse jusqu'à venir voir si nous nous débrouillions bien). Le centre ville est très tès touristique, on marche au coude à coude dans les deux rues principales, remplies de boutiques de souvenirs en tous genres. Le site des trois pagodes est trés joli. Nous y sommes allés à pied sans problème, en une demi heure. Pensez à prendre de l'eau.... Nombreuses marches jusqu au dernier temple
Jours 3 et 4 Transfert à notre nouvel hôtel. Gratuit (grâce a la patronne du Ji Rui). A une quinzaine de km de Dali, au bord du lac Erhai. B&B Hill and Sea réservé par Booking.com, 54€ la nuit Cette guesthouse sera superbe dans un an ou deux..quand elle sera terminée. Elle est vraiment les pieds dans l'eau et la famille qui la tient est adorable. Les chambres actuelles sont vraiment tres jolies. Le clair de lune sur le lac, dans les chaises longues est magique. Le repas est tres bon aussi. Mais... Il faut savoir qu'ils sont en train de construire un nouveau bâtiment et que c'est donc LE chantier. Nous, cela ne nous a pas vraiment gênés. Autre point faible...seul le boss parle un semblant d'anglais. Un semblant. Mais il est tres gentil. Il existe une location de scooters (50 y par jour) et de velos à 200 metres mais (en tant qu'etrangers ?), ils n'ont rien voulu nous louer...donc nous avons ´emprunté' les vieux vélos de deux employés du B&B qui ont insisté pour nous les prêter gratuitement. Il existe encore un autre service de location plus loin, a un km, ainsi qu a Xhizhou. Cela vaut vraiment la peine de s'organiser pour louer un véhicule correct pour pouvoir aller plus loin que ce que nous avons pu faire sur nos vieilles bécanes. Nous avons roulé jusqu a Xizhou et puis jusqu au port de ferries situé encore plus loin, en longeant le bord du lac. Xizhou est dans les terres mais, plus où moins à son niveau, il y a une petite langue de terre rentrant dans le lac. Au début de cette langue, on trouve trois gargottes servant a boire et a manger. C'est bon, pas cher du tout et en plus, c'est sympa de s'y asseoir et de regarder passer les paysans en tenue locale, poussant des charettes ou portant leurs énormes charges à dos. Xizhou est un petit village, bien plus petit que Dali, dont le centre commence a être très touristique. Jolie place centrale avec des boutiques et des bistrots tavernes d'où partent quelques ruelles de boutiques mêlant souvenirs touristiques et objets courants modernes. Il y a une location de scooters et velos sur la place (aux etrangers ?) A quelques kilometres au nord, avant Shaping, petit port de ferries et de bateaux de tourisme. A voir pour la foule qui embarque... Et le niveau de pollution de certains ferries. En venant du sud, prenez un petit chemin a droite, juste avant la grand rue principale menant au port. Tres jolies photos a faire de barques à louer ainsi que de petis vieux pêchant en costume traditionnel. Il y a un vrai resto juste devant le port, sinon il y a des gargottes plus haut en s'eloignant. Jolie auberge de jeunesse dans cette grand rue.
Jour 5 Prise en charge par Ciel Yunnan. Le chauffeur, Mr Zhao, jovial bonhomme ne parlant pas anglais, etait là bien à l'heure pour nous emmener vers Shaxi, dans le nord. Il conduit tres prudemment, a l'air tres amusant et est très futé. Il comprend vite les gestes qu'on lui fait et utilise un traducteur sur son smartphone. Nous arrivons vers midi sur le site des grottes de Shibaoshan prix d'entree : 65€ + 40€ de bus obligatoire pour monter jusqu'au départ des chemins menant aux differentes grottes. Le site est beaucoup plus grand que nous l'imaginions. Il ne s'agit pas d'une grotte souterraine dans laquelle on penetre et avance dans l'obscurité, mais de simples petites cavités dispersées dans la forêt, renfermant des sculptures anciennes et diverses. Chaque emplacement est assez éloigné et relié par des chemins. Il y a moyen d'y randonner une journee dans la forêt, avec moultes montées et descentes à pic. Des plans sont dispersés dans la forêt...mais pas très clairs. Prévoir de quoi manger et boire. Nous avons regretté de ne pas avoir de guide, afin de pouvoir nous aventurer plus loin que les deux premieres grottes et même rejoindre le village de Shaxi, pas très loin.
Shaxi. Village qui devient lui aussi tres touristique. C est là que nous rencontrons le plus de touristes occidentaux depuis notre arrivee. Même un bistrot de bières belges...à prix raisonnables. Apres 5 jours de bière pipi de chat, un petit verre d'alcool fait plaisir. Mais tres jolies rues aux maisons décorées de bois sculpté. Nous avons logé au Tea and Horse Caravan Inn, a deux pas de la place principale. Très très joli hôtel de construction ancienne. Tres jolies chambres, terrasse, bois sculpté et superbe jardin. Tres calme. A deux pas de la place principale. Beaucoup de restos dans les alentours. La dame, très gentille, est venue nous chercher au parking avec un pousse-pousse vélo pour transporter nos bagages car impossible d'y accéder en voiture. Nous ne sommes restés qu'une demi journée et, de prime abord, si on ne randonne pas aux alentours, cela me parait suffisant.
Jour 6 Nous partons rejoindre le départ de la randonnée de la Gorge du Tigre. 2h de route. Notre jeune guide anglophone, Alvin, nous rejoint dans la petite ville avant le départ. Il est vraiment chouette, parle un anglais excellent, a une très bonne culture et répond à notre masse de questions sans aucune gêne. Pas de langue de bois. C'est un ´trek' vraiment tres accessible à tout un chacun ayant un minimum de condition physique. Evidemment, le premier jour, il y a une grosse montée de 28 petits lacets mais très faisable. Le second jour est plus long et plus en altitude mais plat. De simples baskets suffisent. En avril, nous etions en T shirt. Les paysages sont très beaux, surtout le deuxième jour. Montagnes très élevées, avec de beaux sommets et une végétation qui monte très haut. Mais, sans vouloir jouer les blasés, ceux qui randonnent en montagne en Europe ne tomberont pas le cul par terre. C'est très beau...mais pas époustouflant. Le fond de la gorge en lui-même est complètement équipé pour les milliers de touristes. Escaliers, passerelles, boutiques, parkings..... Au départ, nous avons pris le lunch dans la guesthouse Naxi Family...un de nos meilleurs repas. Deux grosses heures plus tard, arrivée à la Tea and Horse Guesthouse, avec vue sur les beaux sommets. Dortoirs et chambres pour deux. Pour 260 Y, celles ci sont simples mais avec une belle vue, douche et couverture chauffante. Personnel sympa. Bons repas. La carte est tres longue, avec des plats chinois, naxi et occidentaux decrits en chinois et anglais. Prix raisonnables Le lendemain vers 12h, fin de la rando et lunch à la Tina Guesthouse. Correct mais pas sympa du tout
Nous continuons notre route vers LiJiang. 2h de route. Ville de taille moyenne très verte avec un immense centre ancien restauré et classé par l'Unesco. C'est, comme prévu, très tres touristique. Ils accueillent 10 millions de touristes par an. Des milliers de boutiques de souvenirs etc... Nous avons eu de la chance et n'avons pas eu trop de foule mais on doit souvent y marcher au coude à coude. Plus rien d'authentique. Mais il faut avouer que ça n'est pas vilain et que ça a été très bien restauré. Boutiques bien plus chères qu'ailleurs. J'ai pu faire descendre le prix de mes achats de près de 70 %. Pas de resto à conseiller. Nous avons mangé dans un de ces restos où une quarantaine de cuisiniers proposent chacun une specialité différente. C est pratique, pas cher, très varié et pas mauvais. Il y avait le meme style de resto à Dali.
Train de nuit pour Kunming à 21.30. 152 Y en couchette dure. L'agence nous avait réservé les billets mais je crois que c est tres faisable soi même. Les couchettes dures sont tres suffisantes. Pas dures du tout. Choisir la couchette du bas, disposant de plus d'espace. C'est tres propre, les couvertures et draps sont fournis. Par contre, pour se debarbouiller, prevoir des lingettes. Il n'y a pas de porte, donc c'est aéré. Le couvre feu est a 22.30, donc la nuit est calme. Les réveils sont plutôt provoqués par les à coups de roulement. Dans la gare elle-même, pas de souci, tout est tès clairement indiqué sur les panneaux lumineux, en anglais. Et les annonces au micro sont egalement répétées en anglais.
Jour 7 Arrivée à 6.50 à Kunming. Notre nouveau chauffeur, Madame Cheun, nous attend et nous partons pour la région de Yuanyang et ses rivières. Elle roule très prudemment, il y a de nombreux travaux sur la route, donc le trajet prend plus de 6 heures.
Rizières : dépêchez vous d'y aller ..... La magie en a pris un coup et ça ne risque pas de s'arranger ! Urbanisation affolante, démentielle, on construit partout, partout. Mercantilisme poussé au maximum. Population locale exaspérée ...et on la comprend. Mais ce qui peut être encore visité reste magnifique et doit être vu, autant pour les paysages, splendides que pour les habitants, qui, malgré la modernité qui leur galope aux fesses, continuent à travailler de façon ancestrale, dans leurs beaux vêtements traditionnels. On peut d'ailleurs toujours trouver ceux ci dans les marchés ou boutiques aux alentours. Photographier les gens est très mal venu. Au mieux, on vous demande de l'argent, au pire on vous insulte. Valable aussi pour les enfants qui, si ils ne reclament pas la photo payante, vous font des grimaces. L'entrée dans le site comprenant plusieurs vallées est payante : 100 Y par personne, valable 3 jours. Ne perdez surtout pas votre billet. Il y a 3 plateformes d'observation principales dont l'entrée est règlementée : on poinçonne votre billet. Notre guide nous a dit qu'on avait droit à une visite par site et que le billet est valable 3 jours. A vérifier. Deux plateformes sont idéales pour le coucher du soleil : Bada, vallée large et étalée et The Tiger Mouth, vallée en forme de seau. La troisieme, à Duoyshu est plus belle au lever du soleil. Les guesthouses souvent reprises dans les guides sont dans ce village. Si vous passez deux nuits dans les rizières, arrangez vous pour passer un coucher de soleil sur chacun des sites, Bada et Tiger Mouth. Mais soyez prévenus....vous ne serez pas tout seul face à la magie...comptez plusieurs centaines de photographes amateurs impatients... Nous avions un guide qui nous a fait randonner deux heures mais je crois qu'en se renseignant un peu et en ayant le temps, on peut se debrouiller seul. Dans les rizieres, Il y a régulierement des panneaux indiquant les villages, en anglais. Mais je crois qu il vaut mieux avoir un véhicule pour passer d'une vallée à l'autre. Nous n'avons pas vu de location de scooters
Nous avons logé à la Jacky's Guesthouse dans le village de Duoyshu. Actuellement, elle est la mieux située dans cette vallée, avec quelques chambres avec vue directe sur les rizières (entre autres la B304 et B305). Il y a multitude de guesthouses mais la construction est tellement effrénée et dans tous les sens que tres peu ont encore une belle vue. Ceux qui comptent venir en 2016 peuvent prévoir un budget d'au moins 100€ par chambre et absolument louer une chambre dans l'hotel actuellement en construction, le Flowers II. ..., il est si bien situé qu ils pourront voir le lever du soleil sur les champs au pied de leur lit. Revenons à la Jacky's Guesthouse. Notre chambre etait bien située, grande, tres simple sans coquetterie, propre et avec douche. Il y a une grande terrasse pour admirer les rizieres ou boire un verre. Le personnel est tres tres gentil. Les commentaires des guides parlaient de l'excellente cuisine de Jacky. Nous n'avons pas eu de chance, c'etait tres quelconque et plutot européen que chinois. Mais peut être est ce dû au fait que nous avons mangé après plusieurs groupes. Car il faut signaler que cette guesthouse accueille de nombreux groupes français. ... Peut être est ce pour cela qu'elle propose du vin....? 68 y la bouteille. Le repas du soir coute 30 Y. Bref, nous avons bien mieux mangé dans le premier petit resto rencontré à gauche en remontant la grand rue, après être sortis du hameau, passés devant le parking et l'auberge de jeunesse. La GH demande 10 Y pour descendre vos bagages du parking vers la guesthouse. Au départ, cela nous a mis un peu de mauvaise humeur mais quand on a vu que le portage se faisait sur une distance assez longue à dos de ...femme... nous avons volontiers donné nos 10 Y.
Jour 8 Visite au marché local. Marché alimentaire couvert et de diverses choses dans la rue. Beaucoup de tissus, broderies et decorations de vétements traditionnels. Au début de la rue a droite, boutique vendant les tuniques traditionelles en velours boutonnees sur le côté. Prix annoncé:180Y Apres midi, promenade dans les rizieres avec guide.
ATTENTION PAS DE DISTRIBUTEURS D ARGENT FONCTIONNANT POUR LES CARTES ETRANGERES DANS LA REGION
Jour 9 Départ pour Juangshui (au moins 5h de route) en nous arrêtant au marché de la ville de Xinjie. Il y a un beau marché couvert alimentaire qui vaut la visite, moins pour ce qui est vendu que pour les vendeuses et clientes, nombreuses en costume traditionnel. En remontant la rue du marché et en prenant à droite vous tombez sur une longue rue commerçante ayant un petit marché de broderies artisanales au début puis un autre de diverses choses au bout. Vers la fin de la rue, on trouve de nombreuses boutiques vendant les tuniques traditionelles.
Nous avons eu gros bouchon sur la grand route longeant le fleuve, entre Mengzi et Juanshui. Nous avons du prendre la vieille route par la montagne. Paysages magnifiques, on domine toutes les vallées, d'abord larges, puis encaissées. Mais route tres sinueuse évidemment.
Arrivée à Jiangshui. De prime abord, cette ville a l'air simplemenr moderne, pas très attirante. De nombreux quartiers sont en démolition. Mais dès qu'on rentre dans la vieille ville, on change immédiatement d'avis. Les maisons sont anciennes, bien restaurées, très colorées mais la restauration sent moins le neuf kitch qu'à Lijiang. Les boutiques sont elles aussi totalement différentes. Pas uniquement du fatras pour touristes. Très beau parc et temple de Confucius (entree 60 Y). Sans parler de la maison de la famille Zhu et de son jardin. Quelques groupes de touristes mais vraiment tres peu. C'est vraiment notre coup de coeur du voyage.
Nous avons dormi au sein même de la Résidence Zhu qui fait hôtel (Zhu Garden family Hotel). Idyllique évidemment. Car en dehors du fait que cette résidence date du début du 20e siecle, qu'elle est meublée de meubles simili d'époque, que les chambres sont petites mais magnifiques et équipées grand luxe, dispersées parmi toutes les splendides cours et jardins intérieurs, les clients peuvent y déambuler après le départ des touristes simples visiteurs du musée. La soirée y est simplement magique. Le prix annoncé dans mes guides est de 480Y mais c'est à verifier. Wifi fonctionnant au top, pour une fois. Deux bémols pour ce genre d'hôtels de luxe : le personnel ne parle quasiment pas anglais et le petit déjeuner est continental et franchement basique.
Jour 10 Visite du village de Tuanshan (entree 50 Y) , en pleine campagne, à13 km de Jianshui. C'est un village de paysans, encore habité, avec ruelles anciennes, entouré de parcelles cultivées...on pourrait comparer à un village de Provence. Il est émaillé de maisons, temples et jolis jardins datant du début du 20e siecle. Certains sont mieux restaurés que d'autres. Très calme et beaucoup de charme. Assez grand, mine de rien. En chemin, arrêt au Pont du Double Dragon, très joli.
Retour vers Kunming Lost Garden Hôtel sur booking.com. 188 Y chambre avec salle de bain. Je ne sais pas si nous avons loupé quelque chose mais l'hôtel de charme décrit un peu partout ..... est assez Bof bof.... Notre chambre etait en sous sol, avec juste une fenêtre donnant sur une cour egalement en sous sol de 2.5 m / 2.5 m .... Ambiance assez glauque donc en ce qui concerne la chambre. Sinon, accueil sympa et en anglais et même français à certaines heures. Au premier, il y a un resto assez sympa mais ne servant que de la nourriture occidentale et pas forcément bon marché. Plus haut, terrasse couverte plus aérée. Il doit certainement y avoir d'autres chambres avec fenêtre.. C'est vraiment à 5 minutes à pied du Lac Vert. A 15 min du marché aux oiseaux. Ils proposent le transfert vers l'aeroport à 200 Y.
Deux bons plans pour manger, au bord du lac : 1. Quand on rejoint le lac, au plus près du Lost Garden, il y a deux trois restos en bord de lac. L'un deux, style snack, pas très sympa...mais sert la spécialité locale, les Nouilles qui traversent le pont, un grand bol de bouillon bouillant dans lequel on rajoute plein de trucs. A partir de 28 Y. 2. Plus sympa, en face du Green Lake Hotel, prendre le pont qui rejoint l'île sur le lac. Au bout du chemin, prendre à droite puis, en face des boutiques a souvenirs, il y a l'entrée d'une place fermée. Plein de gargottes servant chacune des spécialités locales différentes, avec même explication en anglais. De 8 à 15 Y. Très très bon et sympa. A l'extrême droite de la place, bar avec terrasse qui a l'air plus chicos, mais très sympa aussi, avec un serveur parlant parfaitement anglais. Le nom est Fargo ou Fagott...Grand choix de vins et possibilité de le boire au verre. 25 Y pour un grand verre de vin californien.
Voilà qui clôture mon (long) résumé d'un très chouette voyage. J'espère qu'il sera utile à quelqu'un. Bon voyage.
Prix Une petite bouteille d'eau : 2 Y Une petite bouteille de thé ou limonade : 5 Y Plat dans une gargotte locale : en moyenne 15 Y Pourboire chauffeur : 60 Y/jour Pourboire guide : 100 Y/jour (Montants conseillés par l'agence) Dans les restaurants, les serveuses n'ont pas l'air de comprendre la notion de pourboire et s'obstinent à vous rendre la monnaie :)
Nous avons voyagé de deux façons : Tout d'abord en indépendants, durant 3 jours puis en semi liberté, durant 7 jours, en confiant l'organisation et les reservations à Ciel Yunnan (cielyunnan@gmail.com) Nous recommandons d'ailleurs totalement cette agence pour son sérieux, son efficacité et surtout sa flexibilité. Avant le voyage, nous avons eu plusieurs échanges de mails avec plusieurs propositions que Yan, le patron, a eu la patience de modifier selon nos souhaits. Il est vraiment d'une flexibilité totale que je tiens à souligner. Pendant le voyage, Yan demandait des nouvelles quotidiennes et nous pouvions le contacte au moindre souci. Ce qui n'a pas été nécessaire. Les chauffeurs et guides que nous avons eus ont été tres bien.
Nous n'avons pas choisi des adresses 100% Routard mais pas du tout grand luxe non plus. Je n'ai pas signalé de noms de restos car nous mangions généralement dans des petites gargottes locales sans nom. Nous en avions généralement pour +/- 40 Y pour deux, avec deux bières.
Vol Bruxelles-Kunming par Air France +/- 800€
Jour 1 Junlai Kunming Hotel, réservé par booking.com. 38€ Juste pour une nuit entre deux avions car tout pres de l'aeroport. Chambres grandes et correctes mais l'hôtel est vraiment dans un coin très crade, le personnel ne parle pas un mot d'anglais. Cela nous a posé problème car la voiture demandée pour le transfert de l'aéroport n'étant pas venue nous chercher, il a fallu trouver moyen de telephoner à l'hôtel et leur faire comprendre de venir nous chercher. Nous ne sommes d'ailleurs toujours pas certains d'avoir abouti au bon hôtel car il n'y avait aucun nom nulle part.
Jour 2 Vol pour Dali - 50 min -179€ pour deux sans les bagages, réservé par Bravofly
Dali Ji Rui Hôtel Dali réservé par Booking.com, 38€ la nuit Superbe adresse, hyper sympathique, juste en dehors des murs de la ville, à côté de la Porte Sud. La propriétaire (et ses deux enfants) parle parfaitement anglais et est d'une gentillesse sans pareille..... Comme une mère pour chaque client. Elle est d excellent conseil pour tout, restaurants, achats, excursions. Elle veille sur votre portefeuille mieux que vous-même. L'hôtel est à l'ancienne, avec des chambres magnifiquement décorées, fenêtres en bois sculpté, dominant une cour jardin où on peut se relaxer et prendre son petit dejeuner. Location de vélos 30 Y. Les proprietaires nous ont conseillé d'aller manger dans un quartier plus authentique et moins cher que le centre du vieux Dali, un peu plus haut que l'hotel, pres de la gare des bus. En effet, vraiment tres populaire et bon...mais il faut reussir a se faire comprendre (la jeune fille de l'hôtel a poussé la gentillesse jusqu'à venir voir si nous nous débrouillions bien). Le centre ville est très tès touristique, on marche au coude à coude dans les deux rues principales, remplies de boutiques de souvenirs en tous genres. Le site des trois pagodes est trés joli. Nous y sommes allés à pied sans problème, en une demi heure. Pensez à prendre de l'eau.... Nombreuses marches jusqu au dernier temple
Jours 3 et 4 Transfert à notre nouvel hôtel. Gratuit (grâce a la patronne du Ji Rui). A une quinzaine de km de Dali, au bord du lac Erhai. B&B Hill and Sea réservé par Booking.com, 54€ la nuit Cette guesthouse sera superbe dans un an ou deux..quand elle sera terminée. Elle est vraiment les pieds dans l'eau et la famille qui la tient est adorable. Les chambres actuelles sont vraiment tres jolies. Le clair de lune sur le lac, dans les chaises longues est magique. Le repas est tres bon aussi. Mais... Il faut savoir qu'ils sont en train de construire un nouveau bâtiment et que c'est donc LE chantier. Nous, cela ne nous a pas vraiment gênés. Autre point faible...seul le boss parle un semblant d'anglais. Un semblant. Mais il est tres gentil. Il existe une location de scooters (50 y par jour) et de velos à 200 metres mais (en tant qu'etrangers ?), ils n'ont rien voulu nous louer...donc nous avons ´emprunté' les vieux vélos de deux employés du B&B qui ont insisté pour nous les prêter gratuitement. Il existe encore un autre service de location plus loin, a un km, ainsi qu a Xhizhou. Cela vaut vraiment la peine de s'organiser pour louer un véhicule correct pour pouvoir aller plus loin que ce que nous avons pu faire sur nos vieilles bécanes. Nous avons roulé jusqu a Xizhou et puis jusqu au port de ferries situé encore plus loin, en longeant le bord du lac. Xizhou est dans les terres mais, plus où moins à son niveau, il y a une petite langue de terre rentrant dans le lac. Au début de cette langue, on trouve trois gargottes servant a boire et a manger. C'est bon, pas cher du tout et en plus, c'est sympa de s'y asseoir et de regarder passer les paysans en tenue locale, poussant des charettes ou portant leurs énormes charges à dos. Xizhou est un petit village, bien plus petit que Dali, dont le centre commence a être très touristique. Jolie place centrale avec des boutiques et des bistrots tavernes d'où partent quelques ruelles de boutiques mêlant souvenirs touristiques et objets courants modernes. Il y a une location de scooters et velos sur la place (aux etrangers ?) A quelques kilometres au nord, avant Shaping, petit port de ferries et de bateaux de tourisme. A voir pour la foule qui embarque... Et le niveau de pollution de certains ferries. En venant du sud, prenez un petit chemin a droite, juste avant la grand rue principale menant au port. Tres jolies photos a faire de barques à louer ainsi que de petis vieux pêchant en costume traditionnel. Il y a un vrai resto juste devant le port, sinon il y a des gargottes plus haut en s'eloignant. Jolie auberge de jeunesse dans cette grand rue.
Jour 5 Prise en charge par Ciel Yunnan. Le chauffeur, Mr Zhao, jovial bonhomme ne parlant pas anglais, etait là bien à l'heure pour nous emmener vers Shaxi, dans le nord. Il conduit tres prudemment, a l'air tres amusant et est très futé. Il comprend vite les gestes qu'on lui fait et utilise un traducteur sur son smartphone. Nous arrivons vers midi sur le site des grottes de Shibaoshan prix d'entree : 65€ + 40€ de bus obligatoire pour monter jusqu'au départ des chemins menant aux differentes grottes. Le site est beaucoup plus grand que nous l'imaginions. Il ne s'agit pas d'une grotte souterraine dans laquelle on penetre et avance dans l'obscurité, mais de simples petites cavités dispersées dans la forêt, renfermant des sculptures anciennes et diverses. Chaque emplacement est assez éloigné et relié par des chemins. Il y a moyen d'y randonner une journee dans la forêt, avec moultes montées et descentes à pic. Des plans sont dispersés dans la forêt...mais pas très clairs. Prévoir de quoi manger et boire. Nous avons regretté de ne pas avoir de guide, afin de pouvoir nous aventurer plus loin que les deux premieres grottes et même rejoindre le village de Shaxi, pas très loin.
Shaxi. Village qui devient lui aussi tres touristique. C est là que nous rencontrons le plus de touristes occidentaux depuis notre arrivee. Même un bistrot de bières belges...à prix raisonnables. Apres 5 jours de bière pipi de chat, un petit verre d'alcool fait plaisir. Mais tres jolies rues aux maisons décorées de bois sculpté. Nous avons logé au Tea and Horse Caravan Inn, a deux pas de la place principale. Très très joli hôtel de construction ancienne. Tres jolies chambres, terrasse, bois sculpté et superbe jardin. Tres calme. A deux pas de la place principale. Beaucoup de restos dans les alentours. La dame, très gentille, est venue nous chercher au parking avec un pousse-pousse vélo pour transporter nos bagages car impossible d'y accéder en voiture. Nous ne sommes restés qu'une demi journée et, de prime abord, si on ne randonne pas aux alentours, cela me parait suffisant.
Jour 6 Nous partons rejoindre le départ de la randonnée de la Gorge du Tigre. 2h de route. Notre jeune guide anglophone, Alvin, nous rejoint dans la petite ville avant le départ. Il est vraiment chouette, parle un anglais excellent, a une très bonne culture et répond à notre masse de questions sans aucune gêne. Pas de langue de bois. C'est un ´trek' vraiment tres accessible à tout un chacun ayant un minimum de condition physique. Evidemment, le premier jour, il y a une grosse montée de 28 petits lacets mais très faisable. Le second jour est plus long et plus en altitude mais plat. De simples baskets suffisent. En avril, nous etions en T shirt. Les paysages sont très beaux, surtout le deuxième jour. Montagnes très élevées, avec de beaux sommets et une végétation qui monte très haut. Mais, sans vouloir jouer les blasés, ceux qui randonnent en montagne en Europe ne tomberont pas le cul par terre. C'est très beau...mais pas époustouflant. Le fond de la gorge en lui-même est complètement équipé pour les milliers de touristes. Escaliers, passerelles, boutiques, parkings..... Au départ, nous avons pris le lunch dans la guesthouse Naxi Family...un de nos meilleurs repas. Deux grosses heures plus tard, arrivée à la Tea and Horse Guesthouse, avec vue sur les beaux sommets. Dortoirs et chambres pour deux. Pour 260 Y, celles ci sont simples mais avec une belle vue, douche et couverture chauffante. Personnel sympa. Bons repas. La carte est tres longue, avec des plats chinois, naxi et occidentaux decrits en chinois et anglais. Prix raisonnables Le lendemain vers 12h, fin de la rando et lunch à la Tina Guesthouse. Correct mais pas sympa du tout
Nous continuons notre route vers LiJiang. 2h de route. Ville de taille moyenne très verte avec un immense centre ancien restauré et classé par l'Unesco. C'est, comme prévu, très tres touristique. Ils accueillent 10 millions de touristes par an. Des milliers de boutiques de souvenirs etc... Nous avons eu de la chance et n'avons pas eu trop de foule mais on doit souvent y marcher au coude à coude. Plus rien d'authentique. Mais il faut avouer que ça n'est pas vilain et que ça a été très bien restauré. Boutiques bien plus chères qu'ailleurs. J'ai pu faire descendre le prix de mes achats de près de 70 %. Pas de resto à conseiller. Nous avons mangé dans un de ces restos où une quarantaine de cuisiniers proposent chacun une specialité différente. C est pratique, pas cher, très varié et pas mauvais. Il y avait le meme style de resto à Dali.
Train de nuit pour Kunming à 21.30. 152 Y en couchette dure. L'agence nous avait réservé les billets mais je crois que c est tres faisable soi même. Les couchettes dures sont tres suffisantes. Pas dures du tout. Choisir la couchette du bas, disposant de plus d'espace. C'est tres propre, les couvertures et draps sont fournis. Par contre, pour se debarbouiller, prevoir des lingettes. Il n'y a pas de porte, donc c'est aéré. Le couvre feu est a 22.30, donc la nuit est calme. Les réveils sont plutôt provoqués par les à coups de roulement. Dans la gare elle-même, pas de souci, tout est tès clairement indiqué sur les panneaux lumineux, en anglais. Et les annonces au micro sont egalement répétées en anglais.
Jour 7 Arrivée à 6.50 à Kunming. Notre nouveau chauffeur, Madame Cheun, nous attend et nous partons pour la région de Yuanyang et ses rivières. Elle roule très prudemment, il y a de nombreux travaux sur la route, donc le trajet prend plus de 6 heures.
Rizières : dépêchez vous d'y aller ..... La magie en a pris un coup et ça ne risque pas de s'arranger ! Urbanisation affolante, démentielle, on construit partout, partout. Mercantilisme poussé au maximum. Population locale exaspérée ...et on la comprend. Mais ce qui peut être encore visité reste magnifique et doit être vu, autant pour les paysages, splendides que pour les habitants, qui, malgré la modernité qui leur galope aux fesses, continuent à travailler de façon ancestrale, dans leurs beaux vêtements traditionnels. On peut d'ailleurs toujours trouver ceux ci dans les marchés ou boutiques aux alentours. Photographier les gens est très mal venu. Au mieux, on vous demande de l'argent, au pire on vous insulte. Valable aussi pour les enfants qui, si ils ne reclament pas la photo payante, vous font des grimaces. L'entrée dans le site comprenant plusieurs vallées est payante : 100 Y par personne, valable 3 jours. Ne perdez surtout pas votre billet. Il y a 3 plateformes d'observation principales dont l'entrée est règlementée : on poinçonne votre billet. Notre guide nous a dit qu'on avait droit à une visite par site et que le billet est valable 3 jours. A vérifier. Deux plateformes sont idéales pour le coucher du soleil : Bada, vallée large et étalée et The Tiger Mouth, vallée en forme de seau. La troisieme, à Duoyshu est plus belle au lever du soleil. Les guesthouses souvent reprises dans les guides sont dans ce village. Si vous passez deux nuits dans les rizières, arrangez vous pour passer un coucher de soleil sur chacun des sites, Bada et Tiger Mouth. Mais soyez prévenus....vous ne serez pas tout seul face à la magie...comptez plusieurs centaines de photographes amateurs impatients... Nous avions un guide qui nous a fait randonner deux heures mais je crois qu'en se renseignant un peu et en ayant le temps, on peut se debrouiller seul. Dans les rizieres, Il y a régulierement des panneaux indiquant les villages, en anglais. Mais je crois qu il vaut mieux avoir un véhicule pour passer d'une vallée à l'autre. Nous n'avons pas vu de location de scooters
Nous avons logé à la Jacky's Guesthouse dans le village de Duoyshu. Actuellement, elle est la mieux située dans cette vallée, avec quelques chambres avec vue directe sur les rizières (entre autres la B304 et B305). Il y a multitude de guesthouses mais la construction est tellement effrénée et dans tous les sens que tres peu ont encore une belle vue. Ceux qui comptent venir en 2016 peuvent prévoir un budget d'au moins 100€ par chambre et absolument louer une chambre dans l'hotel actuellement en construction, le Flowers II. ..., il est si bien situé qu ils pourront voir le lever du soleil sur les champs au pied de leur lit. Revenons à la Jacky's Guesthouse. Notre chambre etait bien située, grande, tres simple sans coquetterie, propre et avec douche. Il y a une grande terrasse pour admirer les rizieres ou boire un verre. Le personnel est tres tres gentil. Les commentaires des guides parlaient de l'excellente cuisine de Jacky. Nous n'avons pas eu de chance, c'etait tres quelconque et plutot européen que chinois. Mais peut être est ce dû au fait que nous avons mangé après plusieurs groupes. Car il faut signaler que cette guesthouse accueille de nombreux groupes français. ... Peut être est ce pour cela qu'elle propose du vin....? 68 y la bouteille. Le repas du soir coute 30 Y. Bref, nous avons bien mieux mangé dans le premier petit resto rencontré à gauche en remontant la grand rue, après être sortis du hameau, passés devant le parking et l'auberge de jeunesse. La GH demande 10 Y pour descendre vos bagages du parking vers la guesthouse. Au départ, cela nous a mis un peu de mauvaise humeur mais quand on a vu que le portage se faisait sur une distance assez longue à dos de ...femme... nous avons volontiers donné nos 10 Y.
Jour 8 Visite au marché local. Marché alimentaire couvert et de diverses choses dans la rue. Beaucoup de tissus, broderies et decorations de vétements traditionnels. Au début de la rue a droite, boutique vendant les tuniques traditionelles en velours boutonnees sur le côté. Prix annoncé:180Y Apres midi, promenade dans les rizieres avec guide.
ATTENTION PAS DE DISTRIBUTEURS D ARGENT FONCTIONNANT POUR LES CARTES ETRANGERES DANS LA REGION
Jour 9 Départ pour Juangshui (au moins 5h de route) en nous arrêtant au marché de la ville de Xinjie. Il y a un beau marché couvert alimentaire qui vaut la visite, moins pour ce qui est vendu que pour les vendeuses et clientes, nombreuses en costume traditionnel. En remontant la rue du marché et en prenant à droite vous tombez sur une longue rue commerçante ayant un petit marché de broderies artisanales au début puis un autre de diverses choses au bout. Vers la fin de la rue, on trouve de nombreuses boutiques vendant les tuniques traditionelles.
Nous avons eu gros bouchon sur la grand route longeant le fleuve, entre Mengzi et Juanshui. Nous avons du prendre la vieille route par la montagne. Paysages magnifiques, on domine toutes les vallées, d'abord larges, puis encaissées. Mais route tres sinueuse évidemment.
Arrivée à Jiangshui. De prime abord, cette ville a l'air simplemenr moderne, pas très attirante. De nombreux quartiers sont en démolition. Mais dès qu'on rentre dans la vieille ville, on change immédiatement d'avis. Les maisons sont anciennes, bien restaurées, très colorées mais la restauration sent moins le neuf kitch qu'à Lijiang. Les boutiques sont elles aussi totalement différentes. Pas uniquement du fatras pour touristes. Très beau parc et temple de Confucius (entree 60 Y). Sans parler de la maison de la famille Zhu et de son jardin. Quelques groupes de touristes mais vraiment tres peu. C'est vraiment notre coup de coeur du voyage.
Nous avons dormi au sein même de la Résidence Zhu qui fait hôtel (Zhu Garden family Hotel). Idyllique évidemment. Car en dehors du fait que cette résidence date du début du 20e siecle, qu'elle est meublée de meubles simili d'époque, que les chambres sont petites mais magnifiques et équipées grand luxe, dispersées parmi toutes les splendides cours et jardins intérieurs, les clients peuvent y déambuler après le départ des touristes simples visiteurs du musée. La soirée y est simplement magique. Le prix annoncé dans mes guides est de 480Y mais c'est à verifier. Wifi fonctionnant au top, pour une fois. Deux bémols pour ce genre d'hôtels de luxe : le personnel ne parle quasiment pas anglais et le petit déjeuner est continental et franchement basique.
Jour 10 Visite du village de Tuanshan (entree 50 Y) , en pleine campagne, à13 km de Jianshui. C'est un village de paysans, encore habité, avec ruelles anciennes, entouré de parcelles cultivées...on pourrait comparer à un village de Provence. Il est émaillé de maisons, temples et jolis jardins datant du début du 20e siecle. Certains sont mieux restaurés que d'autres. Très calme et beaucoup de charme. Assez grand, mine de rien. En chemin, arrêt au Pont du Double Dragon, très joli.
Retour vers Kunming Lost Garden Hôtel sur booking.com. 188 Y chambre avec salle de bain. Je ne sais pas si nous avons loupé quelque chose mais l'hôtel de charme décrit un peu partout ..... est assez Bof bof.... Notre chambre etait en sous sol, avec juste une fenêtre donnant sur une cour egalement en sous sol de 2.5 m / 2.5 m .... Ambiance assez glauque donc en ce qui concerne la chambre. Sinon, accueil sympa et en anglais et même français à certaines heures. Au premier, il y a un resto assez sympa mais ne servant que de la nourriture occidentale et pas forcément bon marché. Plus haut, terrasse couverte plus aérée. Il doit certainement y avoir d'autres chambres avec fenêtre.. C'est vraiment à 5 minutes à pied du Lac Vert. A 15 min du marché aux oiseaux. Ils proposent le transfert vers l'aeroport à 200 Y.
Deux bons plans pour manger, au bord du lac : 1. Quand on rejoint le lac, au plus près du Lost Garden, il y a deux trois restos en bord de lac. L'un deux, style snack, pas très sympa...mais sert la spécialité locale, les Nouilles qui traversent le pont, un grand bol de bouillon bouillant dans lequel on rajoute plein de trucs. A partir de 28 Y. 2. Plus sympa, en face du Green Lake Hotel, prendre le pont qui rejoint l'île sur le lac. Au bout du chemin, prendre à droite puis, en face des boutiques a souvenirs, il y a l'entrée d'une place fermée. Plein de gargottes servant chacune des spécialités locales différentes, avec même explication en anglais. De 8 à 15 Y. Très très bon et sympa. A l'extrême droite de la place, bar avec terrasse qui a l'air plus chicos, mais très sympa aussi, avec un serveur parlant parfaitement anglais. Le nom est Fargo ou Fagott...Grand choix de vins et possibilité de le boire au verre. 25 Y pour un grand verre de vin californien.
Voilà qui clôture mon (long) résumé d'un très chouette voyage. J'espère qu'il sera utile à quelqu'un. Bon voyage.
Prix Une petite bouteille d'eau : 2 Y Une petite bouteille de thé ou limonade : 5 Y Plat dans une gargotte locale : en moyenne 15 Y Pourboire chauffeur : 60 Y/jour Pourboire guide : 100 Y/jour (Montants conseillés par l'agence) Dans les restaurants, les serveuses n'ont pas l'air de comprendre la notion de pourboire et s'obstinent à vous rendre la monnaie :)
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie)
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
**********
Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
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Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
Petite colère sur l'indifférence
Petite colère ..... car elle m'est personelle, et tant est que je n'ai pas à analyser le comportement de mes collègues voyageurs et leur degré d'émotion face aux choses de la vie, tout celà est affaire de personne .......
Mais quand même ...... !!
Un de mes amis sur ce forum est revenu d'un de ses voyages au long cours avec sa petite famille, et il a pris le soin de commencer à raconter celui ci ..... avec émotion et beaucoup de personnalité, et surtout au travers de ses lignes on lit toute l'angoisse d'un peuple à essayer de conjuguer ses traditions face à la modernité du monde et surtout face à l'égoisme d'un Etat qui n'a que faire de celui ci, on sent bien que celui ci est perdu, on ne se fait pas d'illusion sur son sort comme quantité d'autres entités ethniques à travers notre monde, mais cependant ce peuple essaye de survivre face à l'indifférence ......
Indifférence ...... celui de l'Etat qui a pris possesion de leurs terres et de leurs coutumes, et va tenter de les parquer afin de pouvoir tirer quelque bénéfice d'un tourisme voyeur, mais aussi indifférences de nous autres voyageurs qui finalement ne nous intéressont guère au devenir de " gens " qui sont condamnés à disparaître ..... du moins avons nous ancré cette notion dans nos esprits puisqu'aucune discussion, aucun intérêt, je dirais même aucune polémique ne vient s'ajouter à la lecture du carnet de mon ami ....
Pourtant quelle chance d'avoir des voyageurs capable d'aller encore au bout du monde pour essayer de comprendre le pourquoi des choses, comprendre comment on en est arrivé là, comment des peuples peuvent ainsi disparaître subitement sans que l'on y attache la moindre importance, sans que l'on se pose la moindre question, sans que l'on est un brin de sensibilisation à ce qui leur arrive ..... mon ami n'est pas parti voyager dans un de ces lieux touristiques ou on s'en prend plein les mirettes pour pouvoir étaler ses souvenirs sur la toile, même si certes il profite aussi de l'occasion pour assouvir sa soif de découverte de terres encore quasiment inconnues, mais il profite aussi de ses voyages pour aller au devant de peuples à l'agonie et nous ramener leur douleur par son témoignage ......
Qui s'en soucie .... ? apparemment guère de voyageurs dits à l'écoute des problèmes de notre monde, et celà me désole profondément .... car alors à quoi celà sert il que des peuples à l'autre bout du monde se battent encore pour préserver leurs coutumes et leurs manières de vivre si personne n'est à l'écoute .....
Ainsi va la Terre, ainsi va le Monde qui se meurt dans une indifférence et un égoisme qui me fait peur .....
Je ne suis guère étonné, mais je voulais le dire ..... encore une fois .....
Mais quand même ...... !!
Un de mes amis sur ce forum est revenu d'un de ses voyages au long cours avec sa petite famille, et il a pris le soin de commencer à raconter celui ci ..... avec émotion et beaucoup de personnalité, et surtout au travers de ses lignes on lit toute l'angoisse d'un peuple à essayer de conjuguer ses traditions face à la modernité du monde et surtout face à l'égoisme d'un Etat qui n'a que faire de celui ci, on sent bien que celui ci est perdu, on ne se fait pas d'illusion sur son sort comme quantité d'autres entités ethniques à travers notre monde, mais cependant ce peuple essaye de survivre face à l'indifférence ......
Indifférence ...... celui de l'Etat qui a pris possesion de leurs terres et de leurs coutumes, et va tenter de les parquer afin de pouvoir tirer quelque bénéfice d'un tourisme voyeur, mais aussi indifférences de nous autres voyageurs qui finalement ne nous intéressont guère au devenir de " gens " qui sont condamnés à disparaître ..... du moins avons nous ancré cette notion dans nos esprits puisqu'aucune discussion, aucun intérêt, je dirais même aucune polémique ne vient s'ajouter à la lecture du carnet de mon ami ....
Pourtant quelle chance d'avoir des voyageurs capable d'aller encore au bout du monde pour essayer de comprendre le pourquoi des choses, comprendre comment on en est arrivé là, comment des peuples peuvent ainsi disparaître subitement sans que l'on y attache la moindre importance, sans que l'on se pose la moindre question, sans que l'on est un brin de sensibilisation à ce qui leur arrive ..... mon ami n'est pas parti voyager dans un de ces lieux touristiques ou on s'en prend plein les mirettes pour pouvoir étaler ses souvenirs sur la toile, même si certes il profite aussi de l'occasion pour assouvir sa soif de découverte de terres encore quasiment inconnues, mais il profite aussi de ses voyages pour aller au devant de peuples à l'agonie et nous ramener leur douleur par son témoignage ......
Qui s'en soucie .... ? apparemment guère de voyageurs dits à l'écoute des problèmes de notre monde, et celà me désole profondément .... car alors à quoi celà sert il que des peuples à l'autre bout du monde se battent encore pour préserver leurs coutumes et leurs manières de vivre si personne n'est à l'écoute .....
Ainsi va la Terre, ainsi va le Monde qui se meurt dans une indifférence et un égoisme qui me fait peur .....
Je ne suis guère étonné, mais je voulais le dire ..... encore une fois .....
Retour de Patagonie avril 2017
Hello tous,
Cette fois c'est tout au bout de l'Amérique du sud que nous vous amenons 🙂
Qui n'a pas rêvé à la Patagonie ... pas nous en tout cas ! Cette année nous aurons 55 et 50 ans, ça se fête non ? Le hic avec la Patagonie c'est que c'est loin ... mais alors loinnnn ... et qu'en plus la bonne saison est à l'inverse de nous, donc impossible d'y aller en juillet août.
Il ne reste plus que des "petites" vacances, nous ferons donc beaucoup d'heures en avion pour une durée assez courte sur place, mais quand on aime ...
Lors de la préparation, j'en ai parlé à Val et Guy avec qui nous étions en Islande et ils sont partants ... GENIAL !!!!.
J'ai opté pour les vacances de Pâques, pourquoi plutôt que février: il y a moins de vent que les mois précédents et il y a beaucoup moins de touristes début avril qu'au beau milieu du mois de février (période de vacances au Chili et en Argentine)....
L'HEURE DES CHOIX J'ai sillonné "virtuellement" tout le sud du continent pour voir ce qui "m'inspirait" le plus.
Péninsule de Valdès: trop au nord et pas la bonne saison pour les baleines. La région des lacs, m'attire moins ... en fait ce sont les glaciers et les montagnes mythiques qui correspondaient le mieux à ce que je cherchais. Comme je l'ai dit la période sera courte, donc il va falloir faire des choix, le sacrifié sera Ushuaia, dommage, pour une prochaine fois peut-être ...
Les lauréats sont donc le Fitz Roy, le Perito Moreno et Torres Del Paine ... que du lourd. Et ... et ... oui il y a un ET ... je vous ai dit que j'aurais 50 ans, je nous ai donc rajouté une petite folie: une croisière / expédition avec Whale Sound pendant 3 jours pour compter les baleines !!!.
En revanche cela nous oblige à faire un "one way" et non une boucle. Nous arriverons à El Calafate, en Argentine, pour repartir de Punta Arenas (Chili). Cela complique pas mal l'organisation puisqu'il faut trouver une compagnie de location de voiture qui accepte cette configuration et ça n'est pas simple pour les vols...
LES VOLS Je n'ai pas trouvé une compagnie qui gère l'ensemble avec des délais d'escale raisonnable ou un "e-booker" qui me propose une configuration sympa. Quand c'est Lufthansa / Aerolineas qui est "maître", ils veulent te ramener en Argentine depuis Punta Arenas et ça fait d'énormes escales et quand c'est la Latam c'est l'inverse. Du coup j'ai regardé chaque vol indépendamment pour trouver l'idéal et je suis allé voir une agence de voyage pour qu'elle "m'attache" tout ça ensemble.
Du coup escale à Buenos Aires à l'aller, Santiago de Chile et Rio au retour. Nos amis nous avaient prévenus qu'il fallait être prudent à Buenos Aires et prévoir quasiment une journée de battement entre les vols internationaux et internes à cause des modification d'horaires et les annulations. J'avoue ne pas les avoir écouté et choisi une escale de 4 heures mais dans le même aéroport ... ERREUR ! ... après de multiples changement d'horaires on finit avec une escale de deux heures ! ... trop juste. Je contacte l'agence de voyage pour qu'elle nous décale d'une journée notre vol international afin d'arriver la veille du vol BA - El Calafate. Et hop !, un jour de vacances en plus et une visite de la ville en prime !!!!. Conclusion: prévoyez une journée à BA, cela vous évitera de jouer avec vos nerfs..
AGENCE ... OR NOT Dans un premier temps j'ai voulu travailler avec un prestataire à qui j'avais donné nos désidératas et notre budget (6,000 € pour nous deux). Il nous a fait une proposition à 8.500 €, alors qu'initialement il avait écrit que ça devrait être jouable avec notre budget. J'étais très déçu, j'ai donc demandé des explications ça a rapidement "tourné vinaigre". Manifestement ils préfèrent des clients plus fortunés n'ayant pas envie de s'occuper de leur voyage. bref je leur ai fait perdre leur temps !!!!. Il s'agit de ARGENTINA EXCEPCION pour ne pas les citer..
BUDGET Comme j'en suis au stade budget, nous avons dépensé: 2.550 € pour les vols 2.510 € pour l'hébergement et la location de la voiture Ces deux postes sont à rapprocher des 6.000 € donnés à l'agence, on a donc même été en dessous du prévisionnel. Là dessus se rajoutent 1.440 € sur place pour les repas, l'essence, les cadeaux, etc, ... et 2.800 € pour la croisière de 3 jours Soit 9.300 € en tout pour nous deux.
C'est la première fois que je parle d'argent dans un de mes blogs, mais la réputation de la Patagonie étant ce qu'elle est, je pensais que ça vous intéresserait que je vous fournisse ces informations.
Bref au final j'ai tout organisé moi-même et ça valait le coup ... et je dois avouer que j'aime organiser !.
DANS LE DETAIL
Location de voiture: ADEL RENT A CAR Nous avons payé 897 € avec livraison à l'aéroport de El Calafate et pour le retour ils sont venus chercher la voiture à notre hôtel à Punta Arenas ... que demander de mieux. Nous ne pouvons que recommander cette agence, qui répondu rapidement et avec laquelle nous n'avons eu aucun problème. Ils ont acceptés sans histoire (mais moyennant finance) de "drop off" à El Calafate. Lors de mes recherches je me suis rendu compte qu'il était moins cher de louer au Chili et de se faire apporter la voiture en Argentine que l'inverse. En plus les locations y sont moins cher et les agences mieux "structurées" qu'en Argentine.
Hébergement:
A Buenos Aires: La Querencia, un B&B tenu par Yann, un Français où nous avons été très bien reçu. A recommander (80 € pour 4 avec petit déjeuner)
El Chalten: Nothofagus B&B - très bien, propre, bien situé, répond rapidement, on ne peut que recommander (env. 70 € pour deux avec petit déjeuner)
El Calafate: Solares Del Sur - vieillot, accueil très aimable, excentré, nous non ne recommandons pas. ( env. 94 € pour 4 avec petit déjeuner)
Pour Torres Del Paine c'est un peu compliqué, il y a deux compagnies qui se partagent les hébergements dans le parc, principalement des refuges ou des campings.
Nous dormirons à Torre Central géré par Fantastico Sur, il est récent, très propre, on y mange bien, ils ont une bière locale excellente, atmosphère de bout du monde agréable, en revanche dortoir de 6 ou dortoir de 6 personnes, faut l'accepter, nous recommandons fortement. (500 $ / nuit pour 4 avec lits faits, petit déjeuner et dîner)
Puis une nuit à Paine Grande, accessible uniquement avec un catamaran à partir de Pudeto Jetty. Egalement un refuge, là nous pourrons avoir un dortoir pour 4. En revanche il est plus ancien, on y mange moins bien, après que l'on recommande ou pas il n'y a pas d'alternative et ce serait dommage de ne pas loger dans ce secteur. Géré par Vertice Patagonia. (280 $ pour 4 avec lits faits)
Pour finir à Torres Del Paine nous nous gâterons en logeant au Lago Grey. Magnifique, superbe chambre, repas excellent, bref tout bien, à recommander ... si on est prêt à casser sa tirelire (300 € pour 2 avec petit déjeuner) De façon générale il faut savoir que à Torres Del Paine tout est cher, voire très cher, voire encore plus que ça.
Puerto Natales: El Muelle Hôtel Boutique, typique de la région, façon construction du bout du monde, très bien. On recommande (89 € pour 2 avec petit déjeuner).
Punta Arenas: Iliai hôtel, pareil, typique, on mange bien avec un petit déjeuner maison, très bon accueil. Nous recommandons vivement (140 $/ nuit pour 2 avec petit déjeuner).
Santiago De Chile: B&B Abracadabra. Belles chambres dans une maison typique, correct. Nous recommandons ( env. 30 € pour 2 avec petit déjeuner)..
Au fait ! pour qui aime les photos c'est par ici 😎
C'est parti pour Buenos Aires
Cette fois c'est tout au bout de l'Amérique du sud que nous vous amenons 🙂
Qui n'a pas rêvé à la Patagonie ... pas nous en tout cas ! Cette année nous aurons 55 et 50 ans, ça se fête non ? Le hic avec la Patagonie c'est que c'est loin ... mais alors loinnnn ... et qu'en plus la bonne saison est à l'inverse de nous, donc impossible d'y aller en juillet août.
Il ne reste plus que des "petites" vacances, nous ferons donc beaucoup d'heures en avion pour une durée assez courte sur place, mais quand on aime ...
Lors de la préparation, j'en ai parlé à Val et Guy avec qui nous étions en Islande et ils sont partants ... GENIAL !!!!.
J'ai opté pour les vacances de Pâques, pourquoi plutôt que février: il y a moins de vent que les mois précédents et il y a beaucoup moins de touristes début avril qu'au beau milieu du mois de février (période de vacances au Chili et en Argentine)....
L'HEURE DES CHOIX J'ai sillonné "virtuellement" tout le sud du continent pour voir ce qui "m'inspirait" le plus.
Péninsule de Valdès: trop au nord et pas la bonne saison pour les baleines. La région des lacs, m'attire moins ... en fait ce sont les glaciers et les montagnes mythiques qui correspondaient le mieux à ce que je cherchais. Comme je l'ai dit la période sera courte, donc il va falloir faire des choix, le sacrifié sera Ushuaia, dommage, pour une prochaine fois peut-être ...
Les lauréats sont donc le Fitz Roy, le Perito Moreno et Torres Del Paine ... que du lourd. Et ... et ... oui il y a un ET ... je vous ai dit que j'aurais 50 ans, je nous ai donc rajouté une petite folie: une croisière / expédition avec Whale Sound pendant 3 jours pour compter les baleines !!!.
En revanche cela nous oblige à faire un "one way" et non une boucle. Nous arriverons à El Calafate, en Argentine, pour repartir de Punta Arenas (Chili). Cela complique pas mal l'organisation puisqu'il faut trouver une compagnie de location de voiture qui accepte cette configuration et ça n'est pas simple pour les vols...
LES VOLS Je n'ai pas trouvé une compagnie qui gère l'ensemble avec des délais d'escale raisonnable ou un "e-booker" qui me propose une configuration sympa. Quand c'est Lufthansa / Aerolineas qui est "maître", ils veulent te ramener en Argentine depuis Punta Arenas et ça fait d'énormes escales et quand c'est la Latam c'est l'inverse. Du coup j'ai regardé chaque vol indépendamment pour trouver l'idéal et je suis allé voir une agence de voyage pour qu'elle "m'attache" tout ça ensemble.
Du coup escale à Buenos Aires à l'aller, Santiago de Chile et Rio au retour. Nos amis nous avaient prévenus qu'il fallait être prudent à Buenos Aires et prévoir quasiment une journée de battement entre les vols internationaux et internes à cause des modification d'horaires et les annulations. J'avoue ne pas les avoir écouté et choisi une escale de 4 heures mais dans le même aéroport ... ERREUR ! ... après de multiples changement d'horaires on finit avec une escale de deux heures ! ... trop juste. Je contacte l'agence de voyage pour qu'elle nous décale d'une journée notre vol international afin d'arriver la veille du vol BA - El Calafate. Et hop !, un jour de vacances en plus et une visite de la ville en prime !!!!. Conclusion: prévoyez une journée à BA, cela vous évitera de jouer avec vos nerfs..
AGENCE ... OR NOT Dans un premier temps j'ai voulu travailler avec un prestataire à qui j'avais donné nos désidératas et notre budget (6,000 € pour nous deux). Il nous a fait une proposition à 8.500 €, alors qu'initialement il avait écrit que ça devrait être jouable avec notre budget. J'étais très déçu, j'ai donc demandé des explications ça a rapidement "tourné vinaigre". Manifestement ils préfèrent des clients plus fortunés n'ayant pas envie de s'occuper de leur voyage. bref je leur ai fait perdre leur temps !!!!. Il s'agit de ARGENTINA EXCEPCION pour ne pas les citer..
BUDGET Comme j'en suis au stade budget, nous avons dépensé: 2.550 € pour les vols 2.510 € pour l'hébergement et la location de la voiture Ces deux postes sont à rapprocher des 6.000 € donnés à l'agence, on a donc même été en dessous du prévisionnel. Là dessus se rajoutent 1.440 € sur place pour les repas, l'essence, les cadeaux, etc, ... et 2.800 € pour la croisière de 3 jours Soit 9.300 € en tout pour nous deux.
C'est la première fois que je parle d'argent dans un de mes blogs, mais la réputation de la Patagonie étant ce qu'elle est, je pensais que ça vous intéresserait que je vous fournisse ces informations.
Bref au final j'ai tout organisé moi-même et ça valait le coup ... et je dois avouer que j'aime organiser !.
DANS LE DETAIL
Location de voiture: ADEL RENT A CAR Nous avons payé 897 € avec livraison à l'aéroport de El Calafate et pour le retour ils sont venus chercher la voiture à notre hôtel à Punta Arenas ... que demander de mieux. Nous ne pouvons que recommander cette agence, qui répondu rapidement et avec laquelle nous n'avons eu aucun problème. Ils ont acceptés sans histoire (mais moyennant finance) de "drop off" à El Calafate. Lors de mes recherches je me suis rendu compte qu'il était moins cher de louer au Chili et de se faire apporter la voiture en Argentine que l'inverse. En plus les locations y sont moins cher et les agences mieux "structurées" qu'en Argentine.
Hébergement:
A Buenos Aires: La Querencia, un B&B tenu par Yann, un Français où nous avons été très bien reçu. A recommander (80 € pour 4 avec petit déjeuner)
El Chalten: Nothofagus B&B - très bien, propre, bien situé, répond rapidement, on ne peut que recommander (env. 70 € pour deux avec petit déjeuner)
El Calafate: Solares Del Sur - vieillot, accueil très aimable, excentré, nous non ne recommandons pas. ( env. 94 € pour 4 avec petit déjeuner)
Pour Torres Del Paine c'est un peu compliqué, il y a deux compagnies qui se partagent les hébergements dans le parc, principalement des refuges ou des campings.
Nous dormirons à Torre Central géré par Fantastico Sur, il est récent, très propre, on y mange bien, ils ont une bière locale excellente, atmosphère de bout du monde agréable, en revanche dortoir de 6 ou dortoir de 6 personnes, faut l'accepter, nous recommandons fortement. (500 $ / nuit pour 4 avec lits faits, petit déjeuner et dîner)
Puis une nuit à Paine Grande, accessible uniquement avec un catamaran à partir de Pudeto Jetty. Egalement un refuge, là nous pourrons avoir un dortoir pour 4. En revanche il est plus ancien, on y mange moins bien, après que l'on recommande ou pas il n'y a pas d'alternative et ce serait dommage de ne pas loger dans ce secteur. Géré par Vertice Patagonia. (280 $ pour 4 avec lits faits)
Pour finir à Torres Del Paine nous nous gâterons en logeant au Lago Grey. Magnifique, superbe chambre, repas excellent, bref tout bien, à recommander ... si on est prêt à casser sa tirelire (300 € pour 2 avec petit déjeuner) De façon générale il faut savoir que à Torres Del Paine tout est cher, voire très cher, voire encore plus que ça.
Puerto Natales: El Muelle Hôtel Boutique, typique de la région, façon construction du bout du monde, très bien. On recommande (89 € pour 2 avec petit déjeuner).
Punta Arenas: Iliai hôtel, pareil, typique, on mange bien avec un petit déjeuner maison, très bon accueil. Nous recommandons vivement (140 $/ nuit pour 2 avec petit déjeuner).
Santiago De Chile: B&B Abracadabra. Belles chambres dans une maison typique, correct. Nous recommandons ( env. 30 € pour 2 avec petit déjeuner)..
Au fait ! pour qui aime les photos c'est par ici 😎
C'est parti pour Buenos Aires
Avis sur un itinéraire de trois semaines en Afrique du Sud?
Bonjour à tous,
Nous envisageons un séjour de trois semaines en Afrique du sud en décembre 2013. Je suis conscient qu'il s'agit des vacances scolaires en Afrique du sud et c'est la raison pour laquelle je m'y prends tant en avance. Habitant Mayotte, notre seul point d'entrée vers l'Afrique du sud est Johannesburg.
Voici un court descriptif du voyage envisagé : J1 : Arrivée Johannesburg J2 et J3 : Blyde canyon (C'est une étape sur laquelle j'hésite vraiment car ayant des enfants plutôt jeunes nous ne marcheront pas et souhaitons simplement profiter de quelques points de vue sur la route du Kruger) (J'attends vos avis à ce sujet) J4 à J8 : Kruger (J'envisage deux nuits à Olifants et deux nuits à Lower Sabie) (J'attends votre avis également à ce sujet) J9 et J10 : Pretoria et/ou Johannesburg (Musées, Monuments, Diamants...) J11 à J13 : Victoria Falls côté Zambie et Zimbabwe (J'attends votre avis sur le fait de voir les chutes des deux côtés) J14 à J18 : Cape Town (Musées, Cap de Bonne Espérance, Table Mountain, Robben Island...) J19 et J20 : Johannesburg
Les durées ne sont pas encore fixées mais cela devrait ressembler à ça sachant que le voyage pourrait être rallongé d'un à trois jours en fonction des vols au départ de Mayotte pour Johannesburg.
Les transferts Johannesburg-Victoria Falls (ou Livingstone), Victoria Falls (ou Livingstone)-Cape Town et Cape Town-Johannesburg se feront en avion. Le budget total avion se situe autour de 1500€ par adulte au départ de Mayotte.
J'attends vos réponses, vos avis, vos conseils...
Toutes les réflexions constructives sont les bienvenues!
Merci a tous,
Thomas
Nous envisageons un séjour de trois semaines en Afrique du sud en décembre 2013. Je suis conscient qu'il s'agit des vacances scolaires en Afrique du sud et c'est la raison pour laquelle je m'y prends tant en avance. Habitant Mayotte, notre seul point d'entrée vers l'Afrique du sud est Johannesburg.
Voici un court descriptif du voyage envisagé : J1 : Arrivée Johannesburg J2 et J3 : Blyde canyon (C'est une étape sur laquelle j'hésite vraiment car ayant des enfants plutôt jeunes nous ne marcheront pas et souhaitons simplement profiter de quelques points de vue sur la route du Kruger) (J'attends vos avis à ce sujet) J4 à J8 : Kruger (J'envisage deux nuits à Olifants et deux nuits à Lower Sabie) (J'attends votre avis également à ce sujet) J9 et J10 : Pretoria et/ou Johannesburg (Musées, Monuments, Diamants...) J11 à J13 : Victoria Falls côté Zambie et Zimbabwe (J'attends votre avis sur le fait de voir les chutes des deux côtés) J14 à J18 : Cape Town (Musées, Cap de Bonne Espérance, Table Mountain, Robben Island...) J19 et J20 : Johannesburg
Les durées ne sont pas encore fixées mais cela devrait ressembler à ça sachant que le voyage pourrait être rallongé d'un à trois jours en fonction des vols au départ de Mayotte pour Johannesburg.
Les transferts Johannesburg-Victoria Falls (ou Livingstone), Victoria Falls (ou Livingstone)-Cape Town et Cape Town-Johannesburg se feront en avion. Le budget total avion se situe autour de 1500€ par adulte au départ de Mayotte.
J'attends vos réponses, vos avis, vos conseils...
Toutes les réflexions constructives sont les bienvenues!
Merci a tous,
Thomas
Le Kerala... si court mais tellement intense en émotions! (Inde)
Bonjour à tous !
Bien qu'étant membre VF depuis quelques temps déjà, c'est la toute première fois que j'écris un carnet de voyage ...
Alors s'il vous plait, soyez indulgents.
Je pense que je vais vous le raconter de la même façon que je le raconterais à ma famille et mes ami(e)s.
Allez ... j'y vais !
Ce voyage au Kerala, c'était un rêve pour moi ... et c'est le cadeau de mon petit chéri pour mon anniversaire (... 50 ans ... ça se fête non ?).
Nous sommes donc partis le vendredi 27 octobre de Bruxelles et ensuite de Zurich (Swiss Air).
C'était la première fois que nous faisions un vol "long courrier" avec cette compagnie et ma foi, nous n'avons pas été déçus.
En plus, nous avons déjà pu goûter un peu à l'ambiance indienne car nous étions littéralement entourés par des indiens dans l'avion !
Arrivés à Bombay (vers les 22 heures), nous avions un transfert (vol domestique à prendre 3 heures après pour Cochin). Pas très évident de s'y retrouver dans l'aéroport de Bombay. On a bien demandé par deux fois à un fonctionnaire ce qu'il fallait faire pour prendre notre vol domestique Air India, mais leurs explications étaient tellement confuses que nous sommes sortis comme tous les autres passagers, en se disant qu'on trouverait toujours bien !
Même pas eu besoin de chercher !!! On devait certainement avoir l'air perdus car un brave monsieur nous a demandé (en hindi je suppose) où nous voulions aller et nous a gentiment fait signe de le suivre. Heureusement qu'il était là, car nous avons dû prendre un ascenseur, sortir d'un bâtiment pour en rentrer par une autre porte quelques mètres plus loin, ensuite encore resortir de l'aéroport, marcher quelques dizaines de mètres et enfin nous étions devant l'entrée de l'aéroport domestique. Mais alors que nous voulions le remercier, ce charmant monsieur était déjà reparti !
Vol vers Cochin, sans histoire ... Nous avons eu droit à une petite collation mais étions tellement "nases" que nous n'y avons pas touché et comme l'avion n'était pas complet, on en a profité pour squatter les sièges du milieu afin de domir un peu.
Nous sommes donc arrivés à Cochin vers les 3 heures du matin. Là, nous avons directement été accueillis (avec colliers de fleurs de jasmin, s'il vous plait !!!) par Monsieur Murali, le responsable de l'agence de voyages Moksha Tours que j'avais contactée, ainsi que par notre chauffeur (Bibin) avec sa voiture, une Ambassador, dont les sièges à l'intérieur étaient entièrement recouverts de tissu blanc, garnis de petits coussins, le tout très très confortable ...
Après un trajet d'une bonne demi-heure, ils nous ont conduits à notre GH (Ballard Bungalows) en nous fixant rendez-vous à 10 heures, pour nous remettre certains documents mais également pour qu'on puisse les payer ...
La Ballard GH était telle que je me l'étais imaginée : une ancienne maison coloniale restaurée, 5 chambres en tout. La nôtre était à l'arrière du bâtiment (nous n'avions donc pas de terrrasse ni de vue sur la rue, mais beaucoup plus calme), très haute de plafond, plancher en bois, meublée avec du mobilier style années '50, donc assez typique). L'accueil, bien qu'il était très tôt (environ 4 heures du matin ) fût très amical et par la suite, nous avons pu constater que le personnel ainsi que le patron étaient très sympas.
La Ballard GH est très bien située car à peine à 5 minutes de marche du débarcadère des bacs qui font la traversée entre les différentes îles qui constituent Cochin.
Le reste de la journée (samedi 28/10) fut consacré à la visite de Fort Cochin. Ce qui est merveilleux, unique et quasi magique à Cochin, c'est la diversité de styles, d'ambiances, de caractères et d'architectures, avec ses chrétiens, ses hindous, ses juifs, ses musulmans, avec toutes ses castes et sous-castes.
Notre guest-house étant située dans Fort-Cochin, nous avons surtout visité ce quartier, dont notamment les fameux filets chinois (énormes filets de pêche carrés, manoeuvrés par plusieurs hommes), mais aussi des édifices intéressants comme l'église Saint-Francis, le palais hollandais et la synagogue.
Cependant, nous n'avons rien visité au niveau monuments et autres (on est juste passés devant) mais avons plutot laisser parler notre "feeling" : un petit tour en bac pour aller d'une île à l'autre (où nous avons donc pu admirer de près les célèbres "chinese nets", nous sommes allés sur les marchés (aux poissons et autres), nous avons visité un "lavoir" (car notre attention avait été attirée par un "champ" de draps et de saris), où des hommes lavaient des vêtements en le battant sur la pierre tandis que d'autres repassaient d'énormes piles de linge, avec de gros fers ... Nous nous sommes balladés dans les petites rues de Fort Cochin, au gré de nos envies. A midi, nous avons également mangé notre premier "thali". Un régal !
Le soir, sommes allés dans un petit parc, avec jardin d'enfants (... que de photos nous avons prises ...) et ensuite, après un excellent repas (curries et fruits de mer) nous avons assisté à un spectacle de danses traditionnelles (du Kerala, du Tamil Nadu et du Karnataka). De toutes jeunes filles, admirablement maquillées et vêtues de leur costume tradionnel ont dansé au son d'un petit orchestre composé de deux musiciens et d'une chanteuse. Nous étions peu nombreux à cette représentation car en général, les touristes préfèrent assister à un spectacle de Kathakali et dès lors, nous étions assis au premier rang et en avons pris plein les yeux et plein les oreilles !
Le dimanche (29/10), via une chouette petite route très animée, départ pour Kumarakum, au bord du lac Vembanad. Sur place, observation des oiseaux sur le lac mais aussi et surtout, ballades dans la campagne et les petits villages où nous avons fait plein de belles rencontres, nous avons eu des fous-rires énormes avec certains (à cause de notre mauvais accent "malayalam"). Nous avons photographié plein d'enfants et après une demi-heure de promenade, j'avais déjà reçu pas mal d'adresses à qui il faudra envoyer un double des photos ...
Lorsque nous sommes revenus sur nos pas afin de rentrer à l'hôtel, nous sommes passés devant la maison de gens avec qui nous avions sympathisé et ils nous invité chez eux. Ils nous ont fait visiter leur maison (très très belle) et nous ont offert à boire. Comme j'étais allée avec la dame dans sa cuisine alors qu'elle préparait les boissons, tout le monde est venu nous y rejoindre et finalement, nous nous y sommes retrouvés à pas moins de 10 personnes, dans une cacophonie d'anglais, de français, de malayalam et de rires ! Lorsque nous avons voulu partir (après avoir refusé un second verre et leur invitation à dîner), l'un d'eux nous a raccompagnés en tuk-tuk/camionnette car il pleuvait des cordes. Sympa non ?
Le soir, nous avons assisté à une représentation de " Kathakali " qui est l'une des quatre grandes danses classiques de l'Inde. C'est le plus souvent l'expression scénique de poèmes épiques et de légendes populaires dont la plupart des spectateurs connaissent la trame. Les costumes et maquillages sont fabuleux et demandent des heures de préparation. Quant au spectacle, c'est à la fois danse et mime, interprété uniquement par des hommes (il n'y a que deux danseurs).
Lundi (30/10), vers 11h30', embarquement à bord de notre "ketuvallum" (house-boat) qui était venu accoster au débarcadère de notre hôtel. Le bateau avait été réservé via Moksha Tours à la société Evergreen.
Nous avons eu de la chance car malgré le fait que nous n'étions que deux, nous avons eu droit à un bateau pour 4 personnes, ce qui fait que nous avions plus de place ! Il y avait également 4 membres d'équipage à notre entière disposition, rien que pour nous chouchouter. Un vrai palace flottant !
Alors là ... waouaaaaaah : que de superbes paysages nous avons vus, on n'a pas arrêté de "mitrailler". Les back-waters, c'est magique et bien plus romantique qu'une ballade en gondole sur les canaux à Venise ...
Pour ceux qui ne connaissent pas, les back-waters ce sont en fait des lagunes que creusent les courants et qui bouchent les estuaires des fleuves et rivières. Des canaux artificiels relient entre elles ces lagunes, qu'une digue naturelle isole des flots de la mer d'Arabie, pour former un véritable réseau de voies aquatiques navigables.
Le trajet sur ces canaux nous a fait découvir quelques uns des plus étonnants paysages qui soient, où l'eau, la terre et le ciel se mêlent et se confondent. Nous avons croisé de lourdes embarcations renflées, transportant du riz, du coprah, etc ... mais aussi des bateaux-bus, des marchands de poissons, des barques avec plein d'écoliers, ... Et sur le rivage, on a vu des pêcheurs, des femmes lavant le linge, des enfants se baignant, bref ... la vie quoi !
Nous nous sommes arrêtés par trois fois : à midi, pour le lunch (repas keralais, bien épicé, comme on les aime et préparé avec grand soin par notre cuistot, Krishna), ensuite pour aller chez un médecin ayurvédhique (à cause des problèmes de dos et de jambe de Michel, mon mari) et enfin dans un village pour amarrer le bateau pour la nuit.
Village que nous avons visité le lendemain, dont un atelier de construction de ketuvallum. On y a notamment appris que pour faire ce genre de bateau il faut un an en méthode accélérée alors qu'en procédant de la manière traditionnelle, cela prend trois ans !
Sur le chemin, vers Allepey, on a encore pu assister à de nombreuses scènes de la vie courante de ces gens qui habitent le long des back-waters : on a vu des pêcheurs, dans leur toute petite barque, criant à tue-tête pour annoncer qu'ils avaient du poisson à vendre, on a vu des enfants, dans leur bel uniforme, marcher le long des canaux pour aller à l'école, tantdis que d'autres, en retard, étaient encore en train de se laver alors que leurs cadets, eux, batifolaient déjà dans l'eau pendant que leur mère lessivait le linge.
Ce sont des spectacles tout simples, qui peuvent paraître "bêtes" à regarder aux yeux de certains mais nous c'est ce qu'on aime ...
Mardi (31/10), débarquement à Allepey en fin de matinée, où notre chauffeur nous attendait déjà. Le capitaine de notre house-boat a eu un peu de mal à trouver une place pour se "garer" car il devait y avoir au moins une centaine de batteaux amarrés (il y en aurait parait-il 200 en haute saison) mais grâce à la solidarité qui existe, nous avons pu débarquer en passant d'un bateau à l'autre.
Une petite heure de route et ensuite arrivée à Kollam, ou plutôt dans un petit village après Kollam, en direction de Varkala, dans un hôtel sur un îlot au milieu des back-waters. Malheureusement, nous n'avons pas très bien profité de cette journée car Michel avait de plus en plus mal et a préféré rester au lit ...
Cependant, il culpabilisait un peu, me voyant "cloîtrée" dans notre chambre à cause de lui et il m'a envoyé faire des courses avec Bibin, notre chauffeur (pour achat de shawal kamiz). En fait, je pense que ça l'arrangeait plutôt :-)))
Là, je dois remercier mon garde du corps, comme je l'appelais (Bibin, notre chauffeur) car il m'a accompagnée partout, faisant office de traducteur, me donnant son avis au sujet des matières et des coloris, etc ... Il a eu beaucoup de patience car nous avons fait plusieurs magasins ... sans rien acheter quoi que ce soit. Nous avons aussi beaucoup ri car à chaque fois que nous entrions dans un nouveau magasin, il expliquait tout de suite aux vendeurs ce que je désirais et ce que je n'aimais pas, notamment pas la couleur rose, mais malgré tout, devinez ce qu'on me proposait une fois sur deux : du rose !!! A mourir de rire !
Après avoir écumé tous les magasins d'un petit centre commercial à Kollam, nous avons décidé d'aller manger un morceau et avons dégusté un délicieux "masala dosa" dans une petite gargotte, le tout avec un bon verre de jus de fruit frais. Elle est pas belle la vie ...
Ensuite, re-boutiques, mais dans un autre quartier où, faute de ne pas trouver du "prêt à porter", je me suis résignée à acheter des tissus afin de faire confectionner le tout par un tailleur.
Finalement, retour à l'hôtel, où j'ai retrouvé un mari endormi, sonné par les anti-douleurs qu'il avait pris.
Mercredi (01/11), malgré la douleur, Michel a pu rejoindre la voiture et nous avons quitté cet hôtel où finalement nous n'avions pas vraiment passé un bon séjour ... et direction Varkala.
D'après les guides, le paradis, il est là, car tout y est réuni : les vies religieuse, profane et rurale. La nature est belle : la mer, le sable fin, les falaises qui s'enflamment au coucher du soleil, une source d'eau minérale sur la plage, etc ...
Cette charmante petite station balnéaire a une particularité : elle se situe tout en haut d'une falaise et il faut savoir que l'essentiel des GH, hôtels, restos, boutiques, etc ... se situe en haut, tout au long de la plage.
Cependant au tout début de cette falaise, il y a une petite plage (pas très fréquentée par les touristes) et notre hôtel (l'Hindustan Beach, recommandé par l'agence de voyages) était au bord de cette plage.
Nous avions donc une vue magnifique de notre chambre ... et quelle vue ! En effet, on ignore pourquoi mais cette petite plage (la Papanasam beach, qui d'après les guides veut dire "plage de la rédemption") est très importante pour les hindous. Il y a là en permanence 5 ou 6 prêtres, prêts à accueillir des familles entières (on en a compté jusqu'à 11, sortant d'une petite Ambassador) qui viennent là pour faire des "pujas", à la mémoire de leurs disparus ou pour toute autre chose ... Donc, après avoir dit quelques prières en suivant les indications du prêtre, tourné en rond autour d'une flamme, fait des offrandes (notamment du riz, sur lequel les corbeaux se ruent), ces personnes se dirigent à reculons vers la mer, en tenant un morceau de feuille de bananier sur laquelle il y a des fleurs et autres ..., au-dessus de leur tête et qu'ils lancent en arrière, alors qu'ils sont au bord de l'eau, sans regarder derrière eux ... afin de ne pas savoir où cela s'en va ... C'est un spectacle (magnifique à nos yeux) que nous avons pu voir pendant deux jours, matin et soir !
Entretemps, nous nous sommes balladés au bord de la falaise, avec plein d'aigles pêcheurs qui tournoyaient au-dessus de nos têtes, manquant de peu parfois de nous toucher lorsqu'ils piquaient vers la mer.
En visitant le petit village de Varkala, nous sommes allés voir un temple hindou, (Janardhana Swamy temple), à l'extérieur évidemment.
Je suis également allée chez le tailleur afin qu'il me confectionne mes shalwar kamiz avec les tissus que j'avais achetés la veille.
Nous avons également succombé à la fièvre du shopping car les boutiques d'artisanat ne manquent pas là-bas (il y a même des boutiques thibétaines et aussi du Rajasthan, du Gujarat et du Karnataka) !
Enfin et surtout, pour ceux qui nous connaissent, nous avons aussi beaucoup mangé car qu'est-ce que c'est bon la cuisine kéralaise et qu'est-ce que nous l'aimons ... slurp slup miam miam !!!
Les deux jours où nous sommes restés à Varkala, nous sommes à chaque fois allés de grand matin, voir les prêtres s'installer sur la plage, attendant les pélerins. Nous avons également pu voir que la plage était chaque jour nettoyée par une équipe de cinq femmes (rappelez-vous ... on est en Inde ... il y a des endroits en France ou en Belgique où cela ne se fait même pas).
On a vu aussi de jeunes garçons, descendre de la falaise, avec leur petit troupeau de chèvres, déambulant quelques mètres sur la plage avant d'aller rejoindre un pâturage (si on peut appeler pâturage, un endroit quasiment couvert de sable, avec quelques brins d'herbe seulement ...). On a même vu une chèvre prendre son petit-déjeuner en mangeant les fleurs qui ornaient une statue d'un dieu hindou (sorry, j'ignore lequel) sur la plage !
Lorsque nous nous sommes promenés sur l'autre côté de la falaise, on a traversés de petit villages, on a discuté avec les proprios d'une petite épicerie alors qu'on achetait de l'eau et un paquet de chips locales (épicées façon massala, quel délice !).
On a demandé à un tuk-tuk de nous conduire dans un village de pêcheurs et en chemin, on a pu voir un homme travaillant avec son éléphant ... Très impressionnant l'animal, quand il sort d'un taillis, tenant de la verdure dans sa trompe et me regardant de ses doux yeux, alors que je tente de le prendre en photo ... (surtout qu'il n'était pas attaché).
Le dernier soir à Varkala, nous avons retrouvé Bibin (à qui nous avions donné "quartier libre") et nous sommes allés manger en sa compagnie dans notre resto favori (pourquoi changer quand on aime). Il était toujours aussi étonné que nous mangions aussi épicé que lui !
Vendredi (03/11), en route pour Kovalam qui est réputée pour être la plus belle plage de la côte (mais la plus touristique aussi ...).
A Kovalam, le coucher de soleil est magnifique à voir paraît-il et c'est un spectacle que l'on a partagé avec les habitants du coin puisque c'est un moment de la journée et un spectacle que les indiens apprécient aussi.
Le lendemain, tôt le matin, nous avons vu des pêcheurs remonter un énorme filet (cela leur prendra 2 à 3 heures, paraît-il) tandis que d'autres (une vingtaine) s'escrimaient à remettre une lourde barque sur la plage ...
Après cela, nous sommes allés prendre notre petit-déjeuner keralais (en compagnie de Bibin encore une fois vu que c'était notre dernier repas en commun). Pour la dernière fois, nous avons donc mangé des "appam" (genre de grande crêpe, mais cuite d'un seul côté seulement) que nous trempons dans du coconut chutney et dans du tomato chutney, hyper bien épicés !!!
Ensuite, ben ... direction l'aéroport ... malheureusement. Mais nous avons quand même encore demandé à notre chauffeur de s'arrêter 2 ou 3 fois afin que nous puissions photographier un temple hindou, une rivière, des enfants, ...
Au fait, dernière anecdote à vous raconter. Notre vol Trivandrum-Bombay était à 19 heures mais la veille de notre départ, l'agence Moksha Tours nous a fait savoir que ledit vol (Air India) était annulé et que nous devrions aller à l'aéroport de Trivandrum, au comptoir de Jetairways, afin de faire modifier notre billet car ils avaient un vol pour Bombay, mais à 13 heures.
Sur le coup, on a un peu râlé car normalement on devait passer notre dernier jour à Kovalam mais c'est comme ça ... y'a rien à faire ...
Arrivés à l'aéroport de Trivandrum et bien ... heureusement que Bibin nous avait accompagnés car personne n'était au courant de rien, peu de gens parlaient anglais (ou alors faisaient semblant de ne pas savoir le parler ), nous avons dû faire au moins 3 fois l'aller-retour entre l'aéroport domestique et l'aéroport international. Mais enfin, après presque deux heures de tergiversations, de palabres, etc ... nous avions finalement nos billets en main pour le vol de 13 heures.
On a bien essayé aussi d'avoir des compensations auprès d'Air India (vu que nous aurions beaucoup plus d'heures à patienter avant de pouvoir prendre notre long vol de retour) mais comme c'était un vol domestique qui était annulé, le "fonctionnaire" d'Air India n'a rien voulu entendre ...
Tant pis s'est-on dit et lorsqu'on est arrivés à Bombay, on est sortis de l'aéroport, où nous avons été littéralement assaillis par des chauffeurs de taxis, tuk-tuk et autres représentants d'hôtels.
Finalement, on en a choisi un qui nous proposait un hôtel, à un prix relativement raisonnable pour Bombay, mais comprenant également les transferts de et vers l'aéroport. Nous avons donc passé quelques heures à Juhu Beach.
Pour y arriver à cet hôtel, on a mis environ 20 minutes en voiture. On n'est pas passés par le centre de Bombay mais malgré tout on a quand même pu en avoir un aperçu. On a traversé des quartiers pauvres, ou plutôt des bidonvilles où on a vu des enfants à moitié nus, chercher je ne sais quoi dans des montagnes d'ordures. J'ai vu un gamin tirer, à l'aide d'un bout de corde, une vieille valise en carton, dont le couvercle était disparu et contenant probablement toute sa fortune, c'est à dire rien ...
On n'était pas très fiers de rouler en taxi, bien au frais et assis confortablement en voyant tout cela et en plus, dès que le taxi s'arrêtait, il était aussitôt entouré par des hordes de gamins et autres mendiants qui s'agrippaient aux vitres et aux portières, pour demander l'aumône. Le taximan avait beau les faire déguerpir en leur criant dessus, rien n'y faisait et même lorsque le taxi redémarrait, ils s'accrochaient à la voiture, tout en continuant à nous demander de l'argent ... Que c'est très triste ... mais c'est cela aussi l'Inde ...
Finalement, on a été ravis de ce changement d'horaire d'avion, car cela nous a permis de voir un aspect de Bombay et de l'Inde que nous avions toujours désiré voir, à savoir une plage, au moment du coucher de soleil, remplie d'indiens (et pas de touristes), avec des stands de boissons, de nourriture, de fruits mais aussi et surtout avec plein d'attractions foraines (comme celles que nos parents avaient lorsqu'ils étaient jeunes, c'est à dire des manèges actionnés à la main, des stands de tir sur des ballons, des stands avec des anneaux, des vendeurs de ballons et autres moulins, des nomades du Rajasthan, faisant la manche en dansant, des montreurs de singe, etc ... On a même vu une drôle de machine, tenue par un indien très sérieux, constituée d'une vieille machine à calculer d'où partaient des tuyaux lumineux aboutissant à des anciens casques d'écoutes (eux aussi tout illuminés et clignotants) et lorsqu'on met les deux index dans cette drôle de machine, on entend paraît-il son horoscope ! Trop drôle !
De retour à l'hôtel, après une bonne douche et un bon petit café, pris en cours de route, nous avons repris le chemin de l'aéroport où là, tout s'est déroulé comme prévu et nous étions de retour à Bruxelles, le lendemain dimanche 5 novembre, avec dans la tête, plein de souvenirs de notre court mais si intense et merveilleux voyage au Kerala.
Voilà, c'est fini ... j'espère que mon récit vous aura plu.
@+, Sabaïdee
Bien qu'étant membre VF depuis quelques temps déjà, c'est la toute première fois que j'écris un carnet de voyage ...
Alors s'il vous plait, soyez indulgents.
Je pense que je vais vous le raconter de la même façon que je le raconterais à ma famille et mes ami(e)s.
Allez ... j'y vais !
Ce voyage au Kerala, c'était un rêve pour moi ... et c'est le cadeau de mon petit chéri pour mon anniversaire (... 50 ans ... ça se fête non ?).
Nous sommes donc partis le vendredi 27 octobre de Bruxelles et ensuite de Zurich (Swiss Air).
C'était la première fois que nous faisions un vol "long courrier" avec cette compagnie et ma foi, nous n'avons pas été déçus.
En plus, nous avons déjà pu goûter un peu à l'ambiance indienne car nous étions littéralement entourés par des indiens dans l'avion !
Arrivés à Bombay (vers les 22 heures), nous avions un transfert (vol domestique à prendre 3 heures après pour Cochin). Pas très évident de s'y retrouver dans l'aéroport de Bombay. On a bien demandé par deux fois à un fonctionnaire ce qu'il fallait faire pour prendre notre vol domestique Air India, mais leurs explications étaient tellement confuses que nous sommes sortis comme tous les autres passagers, en se disant qu'on trouverait toujours bien !
Même pas eu besoin de chercher !!! On devait certainement avoir l'air perdus car un brave monsieur nous a demandé (en hindi je suppose) où nous voulions aller et nous a gentiment fait signe de le suivre. Heureusement qu'il était là, car nous avons dû prendre un ascenseur, sortir d'un bâtiment pour en rentrer par une autre porte quelques mètres plus loin, ensuite encore resortir de l'aéroport, marcher quelques dizaines de mètres et enfin nous étions devant l'entrée de l'aéroport domestique. Mais alors que nous voulions le remercier, ce charmant monsieur était déjà reparti !
Vol vers Cochin, sans histoire ... Nous avons eu droit à une petite collation mais étions tellement "nases" que nous n'y avons pas touché et comme l'avion n'était pas complet, on en a profité pour squatter les sièges du milieu afin de domir un peu.
Nous sommes donc arrivés à Cochin vers les 3 heures du matin. Là, nous avons directement été accueillis (avec colliers de fleurs de jasmin, s'il vous plait !!!) par Monsieur Murali, le responsable de l'agence de voyages Moksha Tours que j'avais contactée, ainsi que par notre chauffeur (Bibin) avec sa voiture, une Ambassador, dont les sièges à l'intérieur étaient entièrement recouverts de tissu blanc, garnis de petits coussins, le tout très très confortable ...
Après un trajet d'une bonne demi-heure, ils nous ont conduits à notre GH (Ballard Bungalows) en nous fixant rendez-vous à 10 heures, pour nous remettre certains documents mais également pour qu'on puisse les payer ...
La Ballard GH était telle que je me l'étais imaginée : une ancienne maison coloniale restaurée, 5 chambres en tout. La nôtre était à l'arrière du bâtiment (nous n'avions donc pas de terrrasse ni de vue sur la rue, mais beaucoup plus calme), très haute de plafond, plancher en bois, meublée avec du mobilier style années '50, donc assez typique). L'accueil, bien qu'il était très tôt (environ 4 heures du matin ) fût très amical et par la suite, nous avons pu constater que le personnel ainsi que le patron étaient très sympas.
La Ballard GH est très bien située car à peine à 5 minutes de marche du débarcadère des bacs qui font la traversée entre les différentes îles qui constituent Cochin.
Le reste de la journée (samedi 28/10) fut consacré à la visite de Fort Cochin. Ce qui est merveilleux, unique et quasi magique à Cochin, c'est la diversité de styles, d'ambiances, de caractères et d'architectures, avec ses chrétiens, ses hindous, ses juifs, ses musulmans, avec toutes ses castes et sous-castes.
Notre guest-house étant située dans Fort-Cochin, nous avons surtout visité ce quartier, dont notamment les fameux filets chinois (énormes filets de pêche carrés, manoeuvrés par plusieurs hommes), mais aussi des édifices intéressants comme l'église Saint-Francis, le palais hollandais et la synagogue.
Cependant, nous n'avons rien visité au niveau monuments et autres (on est juste passés devant) mais avons plutot laisser parler notre "feeling" : un petit tour en bac pour aller d'une île à l'autre (où nous avons donc pu admirer de près les célèbres "chinese nets", nous sommes allés sur les marchés (aux poissons et autres), nous avons visité un "lavoir" (car notre attention avait été attirée par un "champ" de draps et de saris), où des hommes lavaient des vêtements en le battant sur la pierre tandis que d'autres repassaient d'énormes piles de linge, avec de gros fers ... Nous nous sommes balladés dans les petites rues de Fort Cochin, au gré de nos envies. A midi, nous avons également mangé notre premier "thali". Un régal !
Le soir, sommes allés dans un petit parc, avec jardin d'enfants (... que de photos nous avons prises ...) et ensuite, après un excellent repas (curries et fruits de mer) nous avons assisté à un spectacle de danses traditionnelles (du Kerala, du Tamil Nadu et du Karnataka). De toutes jeunes filles, admirablement maquillées et vêtues de leur costume tradionnel ont dansé au son d'un petit orchestre composé de deux musiciens et d'une chanteuse. Nous étions peu nombreux à cette représentation car en général, les touristes préfèrent assister à un spectacle de Kathakali et dès lors, nous étions assis au premier rang et en avons pris plein les yeux et plein les oreilles !
Le dimanche (29/10), via une chouette petite route très animée, départ pour Kumarakum, au bord du lac Vembanad. Sur place, observation des oiseaux sur le lac mais aussi et surtout, ballades dans la campagne et les petits villages où nous avons fait plein de belles rencontres, nous avons eu des fous-rires énormes avec certains (à cause de notre mauvais accent "malayalam"). Nous avons photographié plein d'enfants et après une demi-heure de promenade, j'avais déjà reçu pas mal d'adresses à qui il faudra envoyer un double des photos ...
Lorsque nous sommes revenus sur nos pas afin de rentrer à l'hôtel, nous sommes passés devant la maison de gens avec qui nous avions sympathisé et ils nous invité chez eux. Ils nous ont fait visiter leur maison (très très belle) et nous ont offert à boire. Comme j'étais allée avec la dame dans sa cuisine alors qu'elle préparait les boissons, tout le monde est venu nous y rejoindre et finalement, nous nous y sommes retrouvés à pas moins de 10 personnes, dans une cacophonie d'anglais, de français, de malayalam et de rires ! Lorsque nous avons voulu partir (après avoir refusé un second verre et leur invitation à dîner), l'un d'eux nous a raccompagnés en tuk-tuk/camionnette car il pleuvait des cordes. Sympa non ?
Le soir, nous avons assisté à une représentation de " Kathakali " qui est l'une des quatre grandes danses classiques de l'Inde. C'est le plus souvent l'expression scénique de poèmes épiques et de légendes populaires dont la plupart des spectateurs connaissent la trame. Les costumes et maquillages sont fabuleux et demandent des heures de préparation. Quant au spectacle, c'est à la fois danse et mime, interprété uniquement par des hommes (il n'y a que deux danseurs).
Lundi (30/10), vers 11h30', embarquement à bord de notre "ketuvallum" (house-boat) qui était venu accoster au débarcadère de notre hôtel. Le bateau avait été réservé via Moksha Tours à la société Evergreen.
Nous avons eu de la chance car malgré le fait que nous n'étions que deux, nous avons eu droit à un bateau pour 4 personnes, ce qui fait que nous avions plus de place ! Il y avait également 4 membres d'équipage à notre entière disposition, rien que pour nous chouchouter. Un vrai palace flottant !
Alors là ... waouaaaaaah : que de superbes paysages nous avons vus, on n'a pas arrêté de "mitrailler". Les back-waters, c'est magique et bien plus romantique qu'une ballade en gondole sur les canaux à Venise ...
Pour ceux qui ne connaissent pas, les back-waters ce sont en fait des lagunes que creusent les courants et qui bouchent les estuaires des fleuves et rivières. Des canaux artificiels relient entre elles ces lagunes, qu'une digue naturelle isole des flots de la mer d'Arabie, pour former un véritable réseau de voies aquatiques navigables.
Le trajet sur ces canaux nous a fait découvir quelques uns des plus étonnants paysages qui soient, où l'eau, la terre et le ciel se mêlent et se confondent. Nous avons croisé de lourdes embarcations renflées, transportant du riz, du coprah, etc ... mais aussi des bateaux-bus, des marchands de poissons, des barques avec plein d'écoliers, ... Et sur le rivage, on a vu des pêcheurs, des femmes lavant le linge, des enfants se baignant, bref ... la vie quoi !
Nous nous sommes arrêtés par trois fois : à midi, pour le lunch (repas keralais, bien épicé, comme on les aime et préparé avec grand soin par notre cuistot, Krishna), ensuite pour aller chez un médecin ayurvédhique (à cause des problèmes de dos et de jambe de Michel, mon mari) et enfin dans un village pour amarrer le bateau pour la nuit.
Village que nous avons visité le lendemain, dont un atelier de construction de ketuvallum. On y a notamment appris que pour faire ce genre de bateau il faut un an en méthode accélérée alors qu'en procédant de la manière traditionnelle, cela prend trois ans !
Sur le chemin, vers Allepey, on a encore pu assister à de nombreuses scènes de la vie courante de ces gens qui habitent le long des back-waters : on a vu des pêcheurs, dans leur toute petite barque, criant à tue-tête pour annoncer qu'ils avaient du poisson à vendre, on a vu des enfants, dans leur bel uniforme, marcher le long des canaux pour aller à l'école, tantdis que d'autres, en retard, étaient encore en train de se laver alors que leurs cadets, eux, batifolaient déjà dans l'eau pendant que leur mère lessivait le linge.
Ce sont des spectacles tout simples, qui peuvent paraître "bêtes" à regarder aux yeux de certains mais nous c'est ce qu'on aime ...
Mardi (31/10), débarquement à Allepey en fin de matinée, où notre chauffeur nous attendait déjà. Le capitaine de notre house-boat a eu un peu de mal à trouver une place pour se "garer" car il devait y avoir au moins une centaine de batteaux amarrés (il y en aurait parait-il 200 en haute saison) mais grâce à la solidarité qui existe, nous avons pu débarquer en passant d'un bateau à l'autre.
Une petite heure de route et ensuite arrivée à Kollam, ou plutôt dans un petit village après Kollam, en direction de Varkala, dans un hôtel sur un îlot au milieu des back-waters. Malheureusement, nous n'avons pas très bien profité de cette journée car Michel avait de plus en plus mal et a préféré rester au lit ...
Cependant, il culpabilisait un peu, me voyant "cloîtrée" dans notre chambre à cause de lui et il m'a envoyé faire des courses avec Bibin, notre chauffeur (pour achat de shawal kamiz). En fait, je pense que ça l'arrangeait plutôt :-)))
Là, je dois remercier mon garde du corps, comme je l'appelais (Bibin, notre chauffeur) car il m'a accompagnée partout, faisant office de traducteur, me donnant son avis au sujet des matières et des coloris, etc ... Il a eu beaucoup de patience car nous avons fait plusieurs magasins ... sans rien acheter quoi que ce soit. Nous avons aussi beaucoup ri car à chaque fois que nous entrions dans un nouveau magasin, il expliquait tout de suite aux vendeurs ce que je désirais et ce que je n'aimais pas, notamment pas la couleur rose, mais malgré tout, devinez ce qu'on me proposait une fois sur deux : du rose !!! A mourir de rire !
Après avoir écumé tous les magasins d'un petit centre commercial à Kollam, nous avons décidé d'aller manger un morceau et avons dégusté un délicieux "masala dosa" dans une petite gargotte, le tout avec un bon verre de jus de fruit frais. Elle est pas belle la vie ...
Ensuite, re-boutiques, mais dans un autre quartier où, faute de ne pas trouver du "prêt à porter", je me suis résignée à acheter des tissus afin de faire confectionner le tout par un tailleur.
Finalement, retour à l'hôtel, où j'ai retrouvé un mari endormi, sonné par les anti-douleurs qu'il avait pris.
Mercredi (01/11), malgré la douleur, Michel a pu rejoindre la voiture et nous avons quitté cet hôtel où finalement nous n'avions pas vraiment passé un bon séjour ... et direction Varkala.
D'après les guides, le paradis, il est là, car tout y est réuni : les vies religieuse, profane et rurale. La nature est belle : la mer, le sable fin, les falaises qui s'enflamment au coucher du soleil, une source d'eau minérale sur la plage, etc ...
Cette charmante petite station balnéaire a une particularité : elle se situe tout en haut d'une falaise et il faut savoir que l'essentiel des GH, hôtels, restos, boutiques, etc ... se situe en haut, tout au long de la plage.
Cependant au tout début de cette falaise, il y a une petite plage (pas très fréquentée par les touristes) et notre hôtel (l'Hindustan Beach, recommandé par l'agence de voyages) était au bord de cette plage.
Nous avions donc une vue magnifique de notre chambre ... et quelle vue ! En effet, on ignore pourquoi mais cette petite plage (la Papanasam beach, qui d'après les guides veut dire "plage de la rédemption") est très importante pour les hindous. Il y a là en permanence 5 ou 6 prêtres, prêts à accueillir des familles entières (on en a compté jusqu'à 11, sortant d'une petite Ambassador) qui viennent là pour faire des "pujas", à la mémoire de leurs disparus ou pour toute autre chose ... Donc, après avoir dit quelques prières en suivant les indications du prêtre, tourné en rond autour d'une flamme, fait des offrandes (notamment du riz, sur lequel les corbeaux se ruent), ces personnes se dirigent à reculons vers la mer, en tenant un morceau de feuille de bananier sur laquelle il y a des fleurs et autres ..., au-dessus de leur tête et qu'ils lancent en arrière, alors qu'ils sont au bord de l'eau, sans regarder derrière eux ... afin de ne pas savoir où cela s'en va ... C'est un spectacle (magnifique à nos yeux) que nous avons pu voir pendant deux jours, matin et soir !
Entretemps, nous nous sommes balladés au bord de la falaise, avec plein d'aigles pêcheurs qui tournoyaient au-dessus de nos têtes, manquant de peu parfois de nous toucher lorsqu'ils piquaient vers la mer.
En visitant le petit village de Varkala, nous sommes allés voir un temple hindou, (Janardhana Swamy temple), à l'extérieur évidemment.
Je suis également allée chez le tailleur afin qu'il me confectionne mes shalwar kamiz avec les tissus que j'avais achetés la veille.
Nous avons également succombé à la fièvre du shopping car les boutiques d'artisanat ne manquent pas là-bas (il y a même des boutiques thibétaines et aussi du Rajasthan, du Gujarat et du Karnataka) !
Enfin et surtout, pour ceux qui nous connaissent, nous avons aussi beaucoup mangé car qu'est-ce que c'est bon la cuisine kéralaise et qu'est-ce que nous l'aimons ... slurp slup miam miam !!!
Les deux jours où nous sommes restés à Varkala, nous sommes à chaque fois allés de grand matin, voir les prêtres s'installer sur la plage, attendant les pélerins. Nous avons également pu voir que la plage était chaque jour nettoyée par une équipe de cinq femmes (rappelez-vous ... on est en Inde ... il y a des endroits en France ou en Belgique où cela ne se fait même pas).
On a vu aussi de jeunes garçons, descendre de la falaise, avec leur petit troupeau de chèvres, déambulant quelques mètres sur la plage avant d'aller rejoindre un pâturage (si on peut appeler pâturage, un endroit quasiment couvert de sable, avec quelques brins d'herbe seulement ...). On a même vu une chèvre prendre son petit-déjeuner en mangeant les fleurs qui ornaient une statue d'un dieu hindou (sorry, j'ignore lequel) sur la plage !
Lorsque nous nous sommes promenés sur l'autre côté de la falaise, on a traversés de petit villages, on a discuté avec les proprios d'une petite épicerie alors qu'on achetait de l'eau et un paquet de chips locales (épicées façon massala, quel délice !).
On a demandé à un tuk-tuk de nous conduire dans un village de pêcheurs et en chemin, on a pu voir un homme travaillant avec son éléphant ... Très impressionnant l'animal, quand il sort d'un taillis, tenant de la verdure dans sa trompe et me regardant de ses doux yeux, alors que je tente de le prendre en photo ... (surtout qu'il n'était pas attaché).
Le dernier soir à Varkala, nous avons retrouvé Bibin (à qui nous avions donné "quartier libre") et nous sommes allés manger en sa compagnie dans notre resto favori (pourquoi changer quand on aime). Il était toujours aussi étonné que nous mangions aussi épicé que lui !
Vendredi (03/11), en route pour Kovalam qui est réputée pour être la plus belle plage de la côte (mais la plus touristique aussi ...).
A Kovalam, le coucher de soleil est magnifique à voir paraît-il et c'est un spectacle que l'on a partagé avec les habitants du coin puisque c'est un moment de la journée et un spectacle que les indiens apprécient aussi.
Le lendemain, tôt le matin, nous avons vu des pêcheurs remonter un énorme filet (cela leur prendra 2 à 3 heures, paraît-il) tandis que d'autres (une vingtaine) s'escrimaient à remettre une lourde barque sur la plage ...
Après cela, nous sommes allés prendre notre petit-déjeuner keralais (en compagnie de Bibin encore une fois vu que c'était notre dernier repas en commun). Pour la dernière fois, nous avons donc mangé des "appam" (genre de grande crêpe, mais cuite d'un seul côté seulement) que nous trempons dans du coconut chutney et dans du tomato chutney, hyper bien épicés !!!
Ensuite, ben ... direction l'aéroport ... malheureusement. Mais nous avons quand même encore demandé à notre chauffeur de s'arrêter 2 ou 3 fois afin que nous puissions photographier un temple hindou, une rivière, des enfants, ...
Au fait, dernière anecdote à vous raconter. Notre vol Trivandrum-Bombay était à 19 heures mais la veille de notre départ, l'agence Moksha Tours nous a fait savoir que ledit vol (Air India) était annulé et que nous devrions aller à l'aéroport de Trivandrum, au comptoir de Jetairways, afin de faire modifier notre billet car ils avaient un vol pour Bombay, mais à 13 heures.
Sur le coup, on a un peu râlé car normalement on devait passer notre dernier jour à Kovalam mais c'est comme ça ... y'a rien à faire ...
Arrivés à l'aéroport de Trivandrum et bien ... heureusement que Bibin nous avait accompagnés car personne n'était au courant de rien, peu de gens parlaient anglais (ou alors faisaient semblant de ne pas savoir le parler ), nous avons dû faire au moins 3 fois l'aller-retour entre l'aéroport domestique et l'aéroport international. Mais enfin, après presque deux heures de tergiversations, de palabres, etc ... nous avions finalement nos billets en main pour le vol de 13 heures.
On a bien essayé aussi d'avoir des compensations auprès d'Air India (vu que nous aurions beaucoup plus d'heures à patienter avant de pouvoir prendre notre long vol de retour) mais comme c'était un vol domestique qui était annulé, le "fonctionnaire" d'Air India n'a rien voulu entendre ...
Tant pis s'est-on dit et lorsqu'on est arrivés à Bombay, on est sortis de l'aéroport, où nous avons été littéralement assaillis par des chauffeurs de taxis, tuk-tuk et autres représentants d'hôtels.
Finalement, on en a choisi un qui nous proposait un hôtel, à un prix relativement raisonnable pour Bombay, mais comprenant également les transferts de et vers l'aéroport. Nous avons donc passé quelques heures à Juhu Beach.
Pour y arriver à cet hôtel, on a mis environ 20 minutes en voiture. On n'est pas passés par le centre de Bombay mais malgré tout on a quand même pu en avoir un aperçu. On a traversé des quartiers pauvres, ou plutôt des bidonvilles où on a vu des enfants à moitié nus, chercher je ne sais quoi dans des montagnes d'ordures. J'ai vu un gamin tirer, à l'aide d'un bout de corde, une vieille valise en carton, dont le couvercle était disparu et contenant probablement toute sa fortune, c'est à dire rien ...
On n'était pas très fiers de rouler en taxi, bien au frais et assis confortablement en voyant tout cela et en plus, dès que le taxi s'arrêtait, il était aussitôt entouré par des hordes de gamins et autres mendiants qui s'agrippaient aux vitres et aux portières, pour demander l'aumône. Le taximan avait beau les faire déguerpir en leur criant dessus, rien n'y faisait et même lorsque le taxi redémarrait, ils s'accrochaient à la voiture, tout en continuant à nous demander de l'argent ... Que c'est très triste ... mais c'est cela aussi l'Inde ...
Finalement, on a été ravis de ce changement d'horaire d'avion, car cela nous a permis de voir un aspect de Bombay et de l'Inde que nous avions toujours désiré voir, à savoir une plage, au moment du coucher de soleil, remplie d'indiens (et pas de touristes), avec des stands de boissons, de nourriture, de fruits mais aussi et surtout avec plein d'attractions foraines (comme celles que nos parents avaient lorsqu'ils étaient jeunes, c'est à dire des manèges actionnés à la main, des stands de tir sur des ballons, des stands avec des anneaux, des vendeurs de ballons et autres moulins, des nomades du Rajasthan, faisant la manche en dansant, des montreurs de singe, etc ... On a même vu une drôle de machine, tenue par un indien très sérieux, constituée d'une vieille machine à calculer d'où partaient des tuyaux lumineux aboutissant à des anciens casques d'écoutes (eux aussi tout illuminés et clignotants) et lorsqu'on met les deux index dans cette drôle de machine, on entend paraît-il son horoscope ! Trop drôle !
De retour à l'hôtel, après une bonne douche et un bon petit café, pris en cours de route, nous avons repris le chemin de l'aéroport où là, tout s'est déroulé comme prévu et nous étions de retour à Bruxelles, le lendemain dimanche 5 novembre, avec dans la tête, plein de souvenirs de notre court mais si intense et merveilleux voyage au Kerala.
Voilà, c'est fini ... j'espère que mon récit vous aura plu.
@+, Sabaïdee
Deux semaines au Tamil Nadu en transports en commun
Bonjour à tous,
Je me suis beaucoup appuyée sur les CR postés sur ce forum pour préparer notre voyage, à mon tour d'essayer de vous transmettre mon ressenti et quelques informations...
C'était notre 2ème voyage en Inde, le 1er avait constitué en une boucle de 2 semaines en février 2013 à partir de Mumbai en passant par Aurangabad, Badami, Hampi et Goa, voyage que nous avions réalisé alors avec nos 2 filles ados. Cette fois-çi, nous sommes partis en couple, nos filles étudiantes n'ayant plus qu'une semaine de vacances... ce qu'elles ont bien regretté car ce voyage en Inde leur avait donné envie de revenir...comme à nous d'ailleurs !
Donc, nous avons choisi de nous concentrer sur le Tamil Nadu et de nouveau nous déplacer le plus souvent possible avec les transports en commun. Pour nous, prendre le bus, le train fait partie de voyage et ne se révèle jamais ennuyant tant l'observation de la vie quotidienne est intéressante et source d'échanges avec les Indiens. Ne pouvant partir que 2 semaines, j'avais préparé un programme au jour le jour que nous avons suivi. C'est pour cela que nous avions réservé une partie de nos hôtels à l'avance sur Booking (lorsque je savais que nous allions arriver tard notamment ) et 2 billets de train, notamment le train de nuit entre Rameswaram et Chengalpattu. Pour cela, nous avions dû nous armer de patience pour obtenir un compte sur le site d'IRTC mais cela avait fini par fonctionner ! En fait, cela s'est passé comme la 1ère fois, beaucoup de patience pour demander le visa (et le stress de faire une erreur !), réserver les billets de train depuis la France ...et sur place, tout devient facile, car il y a toujours plusieurs solutions ! Par exemple, là où nous n'avions pas réservé d'hôtel, on a trouvé à chaque fois un hôtel qui nous convenait en 10 minutes et nous avons pu parfois négocier les prix car il n'y avait pas grand monde ! De même, pour se déplacer, en plus du train, il y a toujours des bus qui partent très régulièrement, il suffit d'aller à la gare routière et de faire comprendre à quelqu'un notre destination ! Lorsque nous avons voulu prendre un taxi entre Trichy et Kanadukathan dans le Chettinad, afin de pouvoir faire facilement des arrêts en cours de route, nous avons négocié la veille directement avec un chauffeur dans la rue non loin de notre hôtel et le lendemain tout s'est passé comme convenu !
Nos étapes ont été : Chennai - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Trichy - Kanadukathan dans le Chettinad - Madurai - Rameswaram - Malahalapuram
- samedi 23 février : départ matinal de Toulouse à 7 h 15, courte escale à Paris CDG et décollage à 10 h 10 pour un vol direct pour Chennai avec Jet Airways. Nous avions acheté notre billet le 15 septembre et il nous a coûté 459 € (il faut savoir que c'était moins cher en partant de Toulouse que de Paris !) . Nous arrivons à l'heure prévue à Chennai, vers 0 h 15 mais nous allons devoir patienter pendant plus d'une 1 h 30 pour valider notre e-visa. Ensuite, nous changeons un peu d'argent à un taux prohibitif à l'aéroport pour payer un taxi prépaid (550 roupies) qui va nous emmener en moins de 30 minutes à l'hôtel, où nous arrivons finalement vers 2 h 45 du matin. Heureusement le décalage horaire joue en notre faveur ( 4 h 30 en moins en France) ! Installation sans problème à la YMCA International Guest House : 2334 roupies une chambre avec AC, salle de bains et petit déjeuner sous forme de buffet (choix réduit), réservation effectuée avec Booking. C'est un hôtel situé dans une sorte de parc, ce qui rend le lieu agréable, le bâtiment lui-même a un certain charme et surtout il est proche de la gare d'Egmore et donc désormais d'une station de métro. Un regret, une rue importante passe devant et comme les fenêtres n'isolent pas du bruit, c'est assez bruyant...
- Dimanche 24 février : courte journée consacrée à la découverte de Chennai, car nous sommes opérationnels vers 10 h et de retour à l'hôtel vers 17 h pour prendre une douche avant d'aller prendre le train (On n'a même pas eu à demander pour garder notre chambre, le réceptionniste nous l'a proposé de lui-même...). Le fait que nous soyons dimanche a dû faciliter nos déplacements. Nous allons donc prendre le bus, un rickshaw, le métro (neuf, moderne et quasiment vide !) et marcher aussi. On va d'abord se rendre à la plage, Marina beach et c'est ce que nous avons préféré car c'est vraiment sympathique de se promener au milieu des petits commerces qui mènent à la plage et ensuite d'observer les marchands ambulants et les Indiens à la plage...le tout dans une ambiance détendue. Précisons pour ceux qui ne connaissent pas l'Inde, que c'est un paradis pour les photographes car les Indiens adorent être pris en photo et que l'on se promène tranquille, sans être sollicité...ou parfois pour une photo avec nous ! Après la plage, on se rend au Saint George fort : vraiment pas grand chose à y voir ! Pause déjeuner au Saravana Bhavan (Bien, 240 rps à 2), près de George town mais en ce dimanche la plupart des magasins sont fermés. C'est alors que nous testons le métro pour nous rapprocher du Government museum (entrée : 250 rps). Le lieu est très agréable avec de beaux bâtiments du XIXè s dispersés dans un parc mais comme partout les objets exposés, remarquables pour beaucoup, sont bien mal mis en valeur ! A faire donc si on s' intéresse aux sculptures notamment, sachant que l'on a l'occasion d'en voir aussi à Tanjore et Trichy... 18 h 10 : départ de notre train en gare d'Egmore pour Pondichéry. Prix 90 rps par personne en second sitting (nous avons donc pu réserver nos places). Arrivée prévue à 22 h 25 mais nous aurons 15 mns de retard environ. Bien sûr on aurait pu prendre un bus pour rejoindre Pondichéry mais la gare routière à Chennai est excentrée, celle de Pondi aussi donc on a préféré le train, d'autant plus que les deux gares ferroviaires étaient proches de nos hôtels. Sinon il y a aussi une solution intermédiaire, prendre un train entre Chennai et Villupuram (ils sont plus nombreux) et terminer ensuite en bus... Le gros avantage du train pour moi, c'est de pouvoir bouger et généralement on a plus de place que dans le bus.
Installation à Pondy à la villa créole (2072 rps la nuit), très bien située dans la ville blanche. L'accueil y est très sympa, la chambre propre mais petite, comme la salle de bain. Le point négatif sera une fois encore le bruit, celui de nos voisins indiens pas très discrets et celui de la rue avec des chiens qui aboient...désagréments renforcés par l'absence d'insonorisation...
Lundi 25 février : petit déjeuner à l'occidentale sur la petite terrasse couverte de notre guesthouse (thé ou café, toasts et omelette, jus d'orange frais pour 190 rps par personne..tout est plus cher à Pondi surtout quand c'est occidental !). Ensuite, balade à pieds dans Pondichéry , où l'on passe de la ville blanche, tranquille et donc reposante à la ville tamoule, à la circulation dense et bruyante et tous les aspects d'une ville indienne, notamment un chouette marché couvert. Le midi, pause déjeuner au Surguru, où nous goûtons le 1er thali de notre voyage (424 rps pour 2 thalis, l'eau et 2 thés ). En une journée, nous aurons le temps de parcourir toute la ville, de nous arrêter au Bharathi park, de prendre un verre dans un café-boutique branché et en fin d'après-midi de déambuler sur le front de mer fermé à la circulation. Nous avons bien aimé nous balader dans Pondi, qui est vraiment une ville où commencer ou terminer son voyage en Inde car on y trouve des lieux tranquilles où faire une pause agréable, ce qui est rarement le cas ailleurs ! Enfin, chercher les traces de la présence française comme le lycée français par exemple avait du sens pour moi prof d'histoire-géographie !
Le soir, dîner au resto de notre guesthouse : 730 rps à 2, une fortune par rapport à ce que l'on dépensera par la suite ! Mais c'était bon et le cadre est sympa...
Mardi 26 février : Départ matinal vers 7 h 10 en rickshaw (80 rps) jusqu'à la gare routière. Là un peu d'attente , ce qui nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner (chai + petits gâteaux) avant d'avoir un bus qui part pour Karaikal à 8 h 15. Nous, on a prévu de s'arrêter à Tranquebar, où on arrivera vers 11 h 45 (100 rps par personne). L'arrêt s'appelle en fait Poraiyar, c'est une intersection avec quelques échoppes et à partir de là on rejoint en 10 mns à pieds à peine le centre de Tranquebar. La ville ou plutôt le village aujourd'hui est un ancien comptoir danois, endormi, ce qui donne l'impression un peu de traverser une ville fantôme. On peut y voir 2 églises, un fort construit en bord de mer, où nous croiserons un groupe d'élèves indiens et d'anciens bâtiments coloniaux comme celui qui abrite aujourd'hui un hôtel de charme, haut de gamme, the bungalow on the beach, où nous serons contents de prendre un verre sur une belle terrasse ombragée. Quelques touristes occidentaux y déjeunent et d'autres profitent de la très belle piscine. Bref, un lieu où il peut être agréable de faire une pause et de passer une nuit si on en a le temps et les moyens (la nuit étant autour de 85 euros il me semble). Vers 14 h 15, nous sommes de retour à l'arrêt de bus, en comptant prendre un bus pour Kumbakonam. En fait, ne voyant jamais le bon bus s'arrêter, nous demandons de nouveau autour de nous et quelqu'un nous dit qu'il n'y a pas de bus direct et qu'il faut changer à Mayladuthurai.... ce que nous allons faire, en enchaînant facilement les 2 bus. Donc nous quittons Tranquebar vers 15 h pour arriver à Kumbakonam vers 17 h 30...Au bout du compte, ce sera la journée où nous avons perdu le plus de temps en transport mais cela nous a donné aussi l'occasion d'emprunter de petites de routes de campagne et de traverser de nombreux villages. Nous trouvons très vite un hôtel en sortant de la gare routière : c'est un bâtiment tout neuf, design...on se risque à se renseigner pour le prix , on nous montre 3 chambres différentes et très vite on nous propose une ristourne par rapport aux prix affichés : ce sera 1800 rps pour une chambre double impeccable avec AC et SDB très fonctionnelle, y compris le petit déjeuner à l'indienne... il est vrai que l'on n'a croisé aucun autre client dans l'hôtel et qu'il doit encore se faire connaître ! C'est donc le Vainaav boutique hotel, qui offre un très bon rapport qualité-prix.
Nous sortons ensuite nous balader en ville, c'est très animé, bruyant et cela semble être une ville en croissance vu le nombre de bâtiments en construction et les boutiques à l'occidentale. On en profite aussi pour découvrir les temples qui se trouvent en ville. Nombreux resto en ville, nous en choisissons un qui propose surtout du poulet... Nous ne croiserons à Kumbakonam qu'un seul touriste occidental !
C'était notre 2ème voyage en Inde, le 1er avait constitué en une boucle de 2 semaines en février 2013 à partir de Mumbai en passant par Aurangabad, Badami, Hampi et Goa, voyage que nous avions réalisé alors avec nos 2 filles ados. Cette fois-çi, nous sommes partis en couple, nos filles étudiantes n'ayant plus qu'une semaine de vacances... ce qu'elles ont bien regretté car ce voyage en Inde leur avait donné envie de revenir...comme à nous d'ailleurs !
Donc, nous avons choisi de nous concentrer sur le Tamil Nadu et de nouveau nous déplacer le plus souvent possible avec les transports en commun. Pour nous, prendre le bus, le train fait partie de voyage et ne se révèle jamais ennuyant tant l'observation de la vie quotidienne est intéressante et source d'échanges avec les Indiens. Ne pouvant partir que 2 semaines, j'avais préparé un programme au jour le jour que nous avons suivi. C'est pour cela que nous avions réservé une partie de nos hôtels à l'avance sur Booking (lorsque je savais que nous allions arriver tard notamment ) et 2 billets de train, notamment le train de nuit entre Rameswaram et Chengalpattu. Pour cela, nous avions dû nous armer de patience pour obtenir un compte sur le site d'IRTC mais cela avait fini par fonctionner ! En fait, cela s'est passé comme la 1ère fois, beaucoup de patience pour demander le visa (et le stress de faire une erreur !), réserver les billets de train depuis la France ...et sur place, tout devient facile, car il y a toujours plusieurs solutions ! Par exemple, là où nous n'avions pas réservé d'hôtel, on a trouvé à chaque fois un hôtel qui nous convenait en 10 minutes et nous avons pu parfois négocier les prix car il n'y avait pas grand monde ! De même, pour se déplacer, en plus du train, il y a toujours des bus qui partent très régulièrement, il suffit d'aller à la gare routière et de faire comprendre à quelqu'un notre destination ! Lorsque nous avons voulu prendre un taxi entre Trichy et Kanadukathan dans le Chettinad, afin de pouvoir faire facilement des arrêts en cours de route, nous avons négocié la veille directement avec un chauffeur dans la rue non loin de notre hôtel et le lendemain tout s'est passé comme convenu !
Nos étapes ont été : Chennai - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Trichy - Kanadukathan dans le Chettinad - Madurai - Rameswaram - Malahalapuram
- samedi 23 février : départ matinal de Toulouse à 7 h 15, courte escale à Paris CDG et décollage à 10 h 10 pour un vol direct pour Chennai avec Jet Airways. Nous avions acheté notre billet le 15 septembre et il nous a coûté 459 € (il faut savoir que c'était moins cher en partant de Toulouse que de Paris !) . Nous arrivons à l'heure prévue à Chennai, vers 0 h 15 mais nous allons devoir patienter pendant plus d'une 1 h 30 pour valider notre e-visa. Ensuite, nous changeons un peu d'argent à un taux prohibitif à l'aéroport pour payer un taxi prépaid (550 roupies) qui va nous emmener en moins de 30 minutes à l'hôtel, où nous arrivons finalement vers 2 h 45 du matin. Heureusement le décalage horaire joue en notre faveur ( 4 h 30 en moins en France) ! Installation sans problème à la YMCA International Guest House : 2334 roupies une chambre avec AC, salle de bains et petit déjeuner sous forme de buffet (choix réduit), réservation effectuée avec Booking. C'est un hôtel situé dans une sorte de parc, ce qui rend le lieu agréable, le bâtiment lui-même a un certain charme et surtout il est proche de la gare d'Egmore et donc désormais d'une station de métro. Un regret, une rue importante passe devant et comme les fenêtres n'isolent pas du bruit, c'est assez bruyant...
- Dimanche 24 février : courte journée consacrée à la découverte de Chennai, car nous sommes opérationnels vers 10 h et de retour à l'hôtel vers 17 h pour prendre une douche avant d'aller prendre le train (On n'a même pas eu à demander pour garder notre chambre, le réceptionniste nous l'a proposé de lui-même...). Le fait que nous soyons dimanche a dû faciliter nos déplacements. Nous allons donc prendre le bus, un rickshaw, le métro (neuf, moderne et quasiment vide !) et marcher aussi. On va d'abord se rendre à la plage, Marina beach et c'est ce que nous avons préféré car c'est vraiment sympathique de se promener au milieu des petits commerces qui mènent à la plage et ensuite d'observer les marchands ambulants et les Indiens à la plage...le tout dans une ambiance détendue. Précisons pour ceux qui ne connaissent pas l'Inde, que c'est un paradis pour les photographes car les Indiens adorent être pris en photo et que l'on se promène tranquille, sans être sollicité...ou parfois pour une photo avec nous ! Après la plage, on se rend au Saint George fort : vraiment pas grand chose à y voir ! Pause déjeuner au Saravana Bhavan (Bien, 240 rps à 2), près de George town mais en ce dimanche la plupart des magasins sont fermés. C'est alors que nous testons le métro pour nous rapprocher du Government museum (entrée : 250 rps). Le lieu est très agréable avec de beaux bâtiments du XIXè s dispersés dans un parc mais comme partout les objets exposés, remarquables pour beaucoup, sont bien mal mis en valeur ! A faire donc si on s' intéresse aux sculptures notamment, sachant que l'on a l'occasion d'en voir aussi à Tanjore et Trichy... 18 h 10 : départ de notre train en gare d'Egmore pour Pondichéry. Prix 90 rps par personne en second sitting (nous avons donc pu réserver nos places). Arrivée prévue à 22 h 25 mais nous aurons 15 mns de retard environ. Bien sûr on aurait pu prendre un bus pour rejoindre Pondichéry mais la gare routière à Chennai est excentrée, celle de Pondi aussi donc on a préféré le train, d'autant plus que les deux gares ferroviaires étaient proches de nos hôtels. Sinon il y a aussi une solution intermédiaire, prendre un train entre Chennai et Villupuram (ils sont plus nombreux) et terminer ensuite en bus... Le gros avantage du train pour moi, c'est de pouvoir bouger et généralement on a plus de place que dans le bus.
Installation à Pondy à la villa créole (2072 rps la nuit), très bien située dans la ville blanche. L'accueil y est très sympa, la chambre propre mais petite, comme la salle de bain. Le point négatif sera une fois encore le bruit, celui de nos voisins indiens pas très discrets et celui de la rue avec des chiens qui aboient...désagréments renforcés par l'absence d'insonorisation...
Lundi 25 février : petit déjeuner à l'occidentale sur la petite terrasse couverte de notre guesthouse (thé ou café, toasts et omelette, jus d'orange frais pour 190 rps par personne..tout est plus cher à Pondi surtout quand c'est occidental !). Ensuite, balade à pieds dans Pondichéry , où l'on passe de la ville blanche, tranquille et donc reposante à la ville tamoule, à la circulation dense et bruyante et tous les aspects d'une ville indienne, notamment un chouette marché couvert. Le midi, pause déjeuner au Surguru, où nous goûtons le 1er thali de notre voyage (424 rps pour 2 thalis, l'eau et 2 thés ). En une journée, nous aurons le temps de parcourir toute la ville, de nous arrêter au Bharathi park, de prendre un verre dans un café-boutique branché et en fin d'après-midi de déambuler sur le front de mer fermé à la circulation. Nous avons bien aimé nous balader dans Pondi, qui est vraiment une ville où commencer ou terminer son voyage en Inde car on y trouve des lieux tranquilles où faire une pause agréable, ce qui est rarement le cas ailleurs ! Enfin, chercher les traces de la présence française comme le lycée français par exemple avait du sens pour moi prof d'histoire-géographie !
Le soir, dîner au resto de notre guesthouse : 730 rps à 2, une fortune par rapport à ce que l'on dépensera par la suite ! Mais c'était bon et le cadre est sympa...
Mardi 26 février : Départ matinal vers 7 h 10 en rickshaw (80 rps) jusqu'à la gare routière. Là un peu d'attente , ce qui nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner (chai + petits gâteaux) avant d'avoir un bus qui part pour Karaikal à 8 h 15. Nous, on a prévu de s'arrêter à Tranquebar, où on arrivera vers 11 h 45 (100 rps par personne). L'arrêt s'appelle en fait Poraiyar, c'est une intersection avec quelques échoppes et à partir de là on rejoint en 10 mns à pieds à peine le centre de Tranquebar. La ville ou plutôt le village aujourd'hui est un ancien comptoir danois, endormi, ce qui donne l'impression un peu de traverser une ville fantôme. On peut y voir 2 églises, un fort construit en bord de mer, où nous croiserons un groupe d'élèves indiens et d'anciens bâtiments coloniaux comme celui qui abrite aujourd'hui un hôtel de charme, haut de gamme, the bungalow on the beach, où nous serons contents de prendre un verre sur une belle terrasse ombragée. Quelques touristes occidentaux y déjeunent et d'autres profitent de la très belle piscine. Bref, un lieu où il peut être agréable de faire une pause et de passer une nuit si on en a le temps et les moyens (la nuit étant autour de 85 euros il me semble). Vers 14 h 15, nous sommes de retour à l'arrêt de bus, en comptant prendre un bus pour Kumbakonam. En fait, ne voyant jamais le bon bus s'arrêter, nous demandons de nouveau autour de nous et quelqu'un nous dit qu'il n'y a pas de bus direct et qu'il faut changer à Mayladuthurai.... ce que nous allons faire, en enchaînant facilement les 2 bus. Donc nous quittons Tranquebar vers 15 h pour arriver à Kumbakonam vers 17 h 30...Au bout du compte, ce sera la journée où nous avons perdu le plus de temps en transport mais cela nous a donné aussi l'occasion d'emprunter de petites de routes de campagne et de traverser de nombreux villages. Nous trouvons très vite un hôtel en sortant de la gare routière : c'est un bâtiment tout neuf, design...on se risque à se renseigner pour le prix , on nous montre 3 chambres différentes et très vite on nous propose une ristourne par rapport aux prix affichés : ce sera 1800 rps pour une chambre double impeccable avec AC et SDB très fonctionnelle, y compris le petit déjeuner à l'indienne... il est vrai que l'on n'a croisé aucun autre client dans l'hôtel et qu'il doit encore se faire connaître ! C'est donc le Vainaav boutique hotel, qui offre un très bon rapport qualité-prix.
Nous sortons ensuite nous balader en ville, c'est très animé, bruyant et cela semble être une ville en croissance vu le nombre de bâtiments en construction et les boutiques à l'occidentale. On en profite aussi pour découvrir les temples qui se trouvent en ville. Nombreux resto en ville, nous en choisissons un qui propose surtout du poulet... Nous ne croiserons à Kumbakonam qu'un seul touriste occidental !
Oman, le pays des Mille moins Une Merveilles
Bonjour à tous,
Petit clin d'oeil au carnet d'Isabelle (Rouquine 38) quant au choix du titre 😉.
Pourquoi "mille moins une"? Tout simplement parce qu'en 10 jours, on en voit moins qu'en 14 et qu'en berline on en voit (un peu) moins qu'en 4x4. Exit donc le Dhofar et le Jebel Akhdar. Pour ce qui est des 999 autres merveilles, c'est pas faute de ne pas vous avoir prévenus: il va y avoir des redites!
C'est parti.... Muriel
Petit clin d'oeil au carnet d'Isabelle (Rouquine 38) quant au choix du titre 😉.
Pourquoi "mille moins une"? Tout simplement parce qu'en 10 jours, on en voit moins qu'en 14 et qu'en berline on en voit (un peu) moins qu'en 4x4. Exit donc le Dhofar et le Jebel Akhdar. Pour ce qui est des 999 autres merveilles, c'est pas faute de ne pas vous avoir prévenus: il va y avoir des redites!
C'est parti.... Muriel
Informations pratiques sur l'Éthiopie (2014)
- 1 € = environ 26 Birrs
- Visa à l'arrivée à l'aéroport = 17 €
- Connaître un nom d'hôtel à Addis ( même si on n'y dort pas ) car les officiers de l'immigration qui nous questionnent à ce sujet avant de donner le visa semblent hésiter à l'accorder si l'on n'en fournit pas les coordonnées.
- Taxi de l'aéroport de Bole vers le quartier d'Olympia : 200 B maxi
ADDIS
- Attention! Les noms de rue sont rarement indiqués, une même rue peut porter deux noms différents. Une photocopie d'un plan d'Addis pour faciliter son repérage en ville est bien utile.
- Pas vraiment de centre-ville à Addis mais plusieurs quartiers avec leurs points de repères distinctifs. D'abord connaître le quartier ( Bole, Olympia, Piazza, Arat Kilo, Siddist Kilo... etc...) où l'on veut se rendre avant de citer une adresse, quand on demande son chemin, sinon on a de bonnes chances de tourner longtemps avant d'arriver à destination.
- L'Hôtel Wanza ( quartier Olympia) cité dans le guide Bradt, n'existe plus. L'immeuble était en démolition en février 2014. L'Almaz Pension, un peu plus haut au fond de l'impasse, existe toujours, mais n'est pas indiqué de façon manifeste; ça peut être déroutant.
- De nuit, l'arrivée au Mr Martin's Cozy Place ( quartier Bole), également cité dans le Bradt, peut franchement donner une impression de coupe-gorge. Situé au fond d'une impasse, mal indiqué, sans panneau apparent à l'entrée, et pour peu que, par malheur, il y ait une coupure d'électricité au même moment; qu'on vous accueille à la bougie sans un franc sourire, pour vous conduire vers une chambre où l'on cherche comment se ferme la porte; on a plutôt envie de prendre la poudre d'escampette ( ce que l'on a fait). Le quartier semble tranquille et fréquenté par une classe plutôt aisée mais la présence patente de prostituées dans la rue peut achever de décourager. Si vous arrivez après la tombée de la nuit, il semble plus facile de se diriger vers Piazza qui (à condition qu'il n'y ait pas de coupure d'électricité, évidemment!) paraît beaucoup plus animé, vivant et engageant que les deux quartiers précédents.
- Pas de grosse criminalité à Addis, semble-t-il, mais plein de petits arnaqueurs; qui ne manqueront pas d'essayer leurs méthodes sur vous, d'autant plus facilement si vous n'êtes pas avertis. Les modes opératoires peuvent varier; soyez vigilants quand vous vous baladez en ville. Un classique: les pickpockets. Dans la rue ou dans les bus, ils sont souvent organisés à plusieurs. Par exemple: Des enfants orphelins qui vivent dans la rue et y vendent des chewing-gum ou autres babioles, vont s'approcher de vous pour vous vendre quelque chose, mendier, attirer votre attention, pendant que l'un d'entre eux, arrivant d'une autre direction, va tenter en vous bousculant de vous dérober ce qu'il peut au passage. C'est d'autant plus facile dans les lieux où l'affluence est forte: arrêt de bus, bus. Les minibus présentent moins de risques, sur ce point. Les pickpockets ne sévissent pas exclusivement sur les touristes; la population locale en fait aussi les frais; les passants seront donc plutôt solidaires si vous en êtes victime; mais mieux vaut éviter d'afficher de façon ostentatoire que vous avez quelque chose à voler! ... Autre arnaque rencontrée : de gentils rastas, étudiants en français et musiciens qui, sous couvert de faire une simple causette désintéressée, vont cerner ce qui vous intéresse ( dans notre cas : la musique éthiopienne) et vont essayer de vous délester généreusement de quelques billets. Pour info: un CD de musique ( original, pas une copie) coûte seulement 25 Birrs et non pas 250 - après une soi-disant réduction , ö combien magnanime!- comme ces petits filous peuvent l'annoncer avec désinvolture.
- Perso, je trouve que c'est plutôt une bonne idée de ne pas s'attarder dans la capitale à l'arrivée et de garder cette découverte pour la fin du voyage; on est ainsi mieux préparés à affronter les tracas et bizarreries de la grande ville.
- Un mot sur l'Heure. Les Éthiopiens utilisent, selon les cas, l'heure éthiopienne ou l'heure "internationale". La différence étant de 6 heures entre les deux; bien se faire préciser la nature de l'heure utilisée, quand on vous donne un horaire de départ, d'arrivée, ou un rendez-vous, pour éviter quelques surprises, erreurs, et déconvenues. Pour faciliter la compréhension des choses, il peut être utile de se munir d'une montre à aiguilles ( et non pas digitale) sur laquelle l'heure éthiopienne (H.E) apparaît diamétralement opposée à l'heure "internationale" (H.I) indiquée par la petite aiguille. Mais comme on compte sur 24 H et eux sur 12 H; bien se faire préciser s'il s'agit du matin ou de l'après midi !
Soit :
Midi ou Minuit (H.I) = 6 H (H.E) 1 H ou 13 H = 7 H 2 H ou 14 H = 8 H 3 H ou 15 H = 9 H 4 H ou 16 H = 10 H 5 H ou 17 H = 11 H 6 H ou 18 H = 12 H 7 H ou 19 H = 1 H 8 H ou 20 H = 2 H 9 H ou 21 H = 3 H 10H ou 22 H = 4 H 11H ou 23 H = 5 H
- Les bus Selam ou Skybus pour Harrar et Dire Dawa partent à 5 H 30 du matin (H.I) de la Place Meskel. Mieux vaut arriver en avance pour être sûrs de ne pas rater son bus . Un chauffeur de taxi au ralenti peut vous gâcher la journée.
- Un billet pour Dire Dawa (Skybus) : 270 B Si on souhaîte s'arrêter à Awash, on peut se faire déposer au passage (tous les bus qui vont à Harrar ou Dire Dawa traversent la ville d'Awash Saba) mais attention; ils ne s'arrêtent pas automatiquement donc bien spécifier son arrêt avant départ (aussi pour ne pas payer le plein tarif jusqu'au terminus) et rester vigilant pendant le trajet afin de ne pas manquer l'arrêt.
- Les minibus, sur les longs trajets, sont plus rapides et moins chers que les bus . C'est, certes, moins confortable, car les minibus sont souvent, voire toujours, bondés; mais l'ambiance est plus conviviale et animée. Les arrêts sont à la demande et la solidarité, les échanges, entre les voyageurs, créent une atmosphère autrement plus intéressante que dans un bus où tout est plus monotone. Pour avoir un peu d'air, ne pas souffrir d'une musique parfois à fond, et s'épargner les gaz d'échappement et la chaleur du moteur, préferer les places tout à l'arrière du minibus, près de la fenêtre. Par contre, si on a l'intention de dormir, mieux vaut prendre le bus.
Pour les horaires et tarifs des bus Selam; c'est par ici Pour les horaires et tarifs des bus Skybus; c'est par ici
AWASH
- A Awash, le Buffet d'Aouache est une bonne adresse. C'est bien indiqué depuis la route principale, et fait l'effet d'un oasis verdoyant avec son petit jardin bien entretenu, où les oiseaux piaillent dans les branches du frangipanier. C'est un surprenant contraste avec l'aridité de la savane alentours. Les chambres ont un charme décati, où le confort d'autrefois, sans entretien conséquent, semble aujourd'hui (particulièrement au niveau des sanitaires) assez rudimentaire. Une chambre spacieuse dotée d'une salle de bains avec baignoire ne garantit ni l'eau chaude, ni l'eau courante tout court, autrement que par goutte à goutte. Mieux vaut s'en faire une raison. Mais c'est un endroit plaisant, relaxant et la nourriture qui est cuisinée sur place est bonne.
- Pour visiter le parc national d'Awash , on peut s'organiser sur place, à Awash Saba (et peut-être aussi depuis Metahara, l'autre ville à proximité, le parc étant à mi-chemin des deux). Pas simple, mais faisable. Mieux vaut s'organiser la veille pour une visite tôt le matin afin d'avoir le plus de chances d'observer des animaux. A mi-journée, il fait trop chaud pour bien apprécier la visite et beaucoup d'animaux restent à couvert. Compter environ 1900 Birrs, comprenant : la location d'un véhicule (minibus)avec chauffeur (1400 B), un garde ("scout") armé (400 B) et l'entrée du parc (100 B/ pers)
- A mon sens, les points forts de la visite sont : Awash Falls et l'espace arboré de campement au bord de la rivière. Possibilité en effet de dormir en campant sur place ( c'est le plus économique) mais pas de matos disponible dans les parages donc si veut camper; c'est possible, à condition de venir avec son propre équipement. Compter 40 B/ pers. pour le droit de camper.
- Pour ceux qui ont vraiment des moyens, Awash Falls Lodge(100 $ la nuit !!!) est extrêment bien située, en surplomb des chutes, avec un cachet d'éco-lodge à l'attrait indéniable, avec ses petites huttes en toit végétal de facture traditionnelle, qui se fondent bien dans le paysage.
- Kerayu Lodge, par contre, qui se situe en hauteur, dans un espace nu sans un poil d'ombre, avec les gorges de l'Awash en contrebas, semble être un désastre, tant esthétique que financier. L'endroit paraît presque abandonné, comme une tentative infructueuse de modernité inadaptée à l'environnement , ce qui jure dans ce cadre grandiose. Je décrirais ça comme des mobil-homes en tôle ondulée sous un cagnard de folie; où il semble inconcevable de séjourner.
- Personnellement, même si j'ai adoré Awash Falls, j'ai été globalement déçue par le parc d'Awash; et j'ai largement préféré les berges du lac Ziway (voir plus loin) tant au niveau paysage que pour l'observation des oiseaux.
- Quitter Awash en transports en commun vers Harrar peut s'avérer assez problématique. S'attendre à des informations contradictions et s'armer de patience. Il n'y a pas de gare routière. La "Mobil Station" où l'on nous annonce un bus qui part à 5 H 30 du matin (H.I) n'existe pas non plus. A vrai dire, il n'y a pas de bus du tout. En fait, il y a bien les bus qui partent d'Addis à 5 H 30 et qui passeront donc à Awash Saba 3 H ou 4 H plus tard mais il n'est certain qu'ils s'arrêteront pour vous s'ils sont déjà plein et si aucun des passagers ne stoppe à Awash. Aléatoire, donc. A cette heure-là, ne circulent que des camions qui peuvent accepter de vous emmener. Les plus aventureux auront peut-être envie de tenter l'expérience bien que la vue relativement fréquente de camions renversés sur le bas-côté et la promesse de longues heures de tape-cul soient à mon goût suffisamment dissuasive... Toujours pas de bus. On peut rester à l'attendre longtemps... les gens assis au bord de la route principale, qui boivent un café en attendant... ( on ne saura jamais quoi!) ne sont pas d'un grand secours et rendent la situation encore plus confuse.... Toute cette attente pour découvrir finalement, au lever du jour, qu'il y a bien des minibus qui vont à Harrar, mais qui ne partent pas du même côté de la OilLybia Station. Compter 200 B jusqu'à Harrar. La route est assez sympa. On quitte la savane pour un paysage plus vert et un relief gentiment montagneux, où la route monte et descend imperturbablement en ligne droite, au lieu d’effectuer des lacets comme on en a l'habitude. C'est rigolo. Après la jonction où les routes d'Harrar et de Dire Dawa se séparent, il faut éventuellement changer de véhicule mais pas de supplément à payer; les conducteurs s'arrangent entre eux. Chemin faisant, la traversée des petites villes d'Asbe Tefari et Hirna, est plaisante et semble valoir le coup de faire une escale pour ceux qui en ont le temps.
(Suite dans message suivant)
- Visa à l'arrivée à l'aéroport = 17 €
- Connaître un nom d'hôtel à Addis ( même si on n'y dort pas ) car les officiers de l'immigration qui nous questionnent à ce sujet avant de donner le visa semblent hésiter à l'accorder si l'on n'en fournit pas les coordonnées.
- Taxi de l'aéroport de Bole vers le quartier d'Olympia : 200 B maxi
ADDIS
- Attention! Les noms de rue sont rarement indiqués, une même rue peut porter deux noms différents. Une photocopie d'un plan d'Addis pour faciliter son repérage en ville est bien utile.
- Pas vraiment de centre-ville à Addis mais plusieurs quartiers avec leurs points de repères distinctifs. D'abord connaître le quartier ( Bole, Olympia, Piazza, Arat Kilo, Siddist Kilo... etc...) où l'on veut se rendre avant de citer une adresse, quand on demande son chemin, sinon on a de bonnes chances de tourner longtemps avant d'arriver à destination.
- L'Hôtel Wanza ( quartier Olympia) cité dans le guide Bradt, n'existe plus. L'immeuble était en démolition en février 2014. L'Almaz Pension, un peu plus haut au fond de l'impasse, existe toujours, mais n'est pas indiqué de façon manifeste; ça peut être déroutant.
- De nuit, l'arrivée au Mr Martin's Cozy Place ( quartier Bole), également cité dans le Bradt, peut franchement donner une impression de coupe-gorge. Situé au fond d'une impasse, mal indiqué, sans panneau apparent à l'entrée, et pour peu que, par malheur, il y ait une coupure d'électricité au même moment; qu'on vous accueille à la bougie sans un franc sourire, pour vous conduire vers une chambre où l'on cherche comment se ferme la porte; on a plutôt envie de prendre la poudre d'escampette ( ce que l'on a fait). Le quartier semble tranquille et fréquenté par une classe plutôt aisée mais la présence patente de prostituées dans la rue peut achever de décourager. Si vous arrivez après la tombée de la nuit, il semble plus facile de se diriger vers Piazza qui (à condition qu'il n'y ait pas de coupure d'électricité, évidemment!) paraît beaucoup plus animé, vivant et engageant que les deux quartiers précédents.
- Pas de grosse criminalité à Addis, semble-t-il, mais plein de petits arnaqueurs; qui ne manqueront pas d'essayer leurs méthodes sur vous, d'autant plus facilement si vous n'êtes pas avertis. Les modes opératoires peuvent varier; soyez vigilants quand vous vous baladez en ville. Un classique: les pickpockets. Dans la rue ou dans les bus, ils sont souvent organisés à plusieurs. Par exemple: Des enfants orphelins qui vivent dans la rue et y vendent des chewing-gum ou autres babioles, vont s'approcher de vous pour vous vendre quelque chose, mendier, attirer votre attention, pendant que l'un d'entre eux, arrivant d'une autre direction, va tenter en vous bousculant de vous dérober ce qu'il peut au passage. C'est d'autant plus facile dans les lieux où l'affluence est forte: arrêt de bus, bus. Les minibus présentent moins de risques, sur ce point. Les pickpockets ne sévissent pas exclusivement sur les touristes; la population locale en fait aussi les frais; les passants seront donc plutôt solidaires si vous en êtes victime; mais mieux vaut éviter d'afficher de façon ostentatoire que vous avez quelque chose à voler! ... Autre arnaque rencontrée : de gentils rastas, étudiants en français et musiciens qui, sous couvert de faire une simple causette désintéressée, vont cerner ce qui vous intéresse ( dans notre cas : la musique éthiopienne) et vont essayer de vous délester généreusement de quelques billets. Pour info: un CD de musique ( original, pas une copie) coûte seulement 25 Birrs et non pas 250 - après une soi-disant réduction , ö combien magnanime!- comme ces petits filous peuvent l'annoncer avec désinvolture.
- Perso, je trouve que c'est plutôt une bonne idée de ne pas s'attarder dans la capitale à l'arrivée et de garder cette découverte pour la fin du voyage; on est ainsi mieux préparés à affronter les tracas et bizarreries de la grande ville.
- Un mot sur l'Heure. Les Éthiopiens utilisent, selon les cas, l'heure éthiopienne ou l'heure "internationale". La différence étant de 6 heures entre les deux; bien se faire préciser la nature de l'heure utilisée, quand on vous donne un horaire de départ, d'arrivée, ou un rendez-vous, pour éviter quelques surprises, erreurs, et déconvenues. Pour faciliter la compréhension des choses, il peut être utile de se munir d'une montre à aiguilles ( et non pas digitale) sur laquelle l'heure éthiopienne (H.E) apparaît diamétralement opposée à l'heure "internationale" (H.I) indiquée par la petite aiguille. Mais comme on compte sur 24 H et eux sur 12 H; bien se faire préciser s'il s'agit du matin ou de l'après midi !
Soit :
Midi ou Minuit (H.I) = 6 H (H.E) 1 H ou 13 H = 7 H 2 H ou 14 H = 8 H 3 H ou 15 H = 9 H 4 H ou 16 H = 10 H 5 H ou 17 H = 11 H 6 H ou 18 H = 12 H 7 H ou 19 H = 1 H 8 H ou 20 H = 2 H 9 H ou 21 H = 3 H 10H ou 22 H = 4 H 11H ou 23 H = 5 H
- Les bus Selam ou Skybus pour Harrar et Dire Dawa partent à 5 H 30 du matin (H.I) de la Place Meskel. Mieux vaut arriver en avance pour être sûrs de ne pas rater son bus . Un chauffeur de taxi au ralenti peut vous gâcher la journée.
- Un billet pour Dire Dawa (Skybus) : 270 B Si on souhaîte s'arrêter à Awash, on peut se faire déposer au passage (tous les bus qui vont à Harrar ou Dire Dawa traversent la ville d'Awash Saba) mais attention; ils ne s'arrêtent pas automatiquement donc bien spécifier son arrêt avant départ (aussi pour ne pas payer le plein tarif jusqu'au terminus) et rester vigilant pendant le trajet afin de ne pas manquer l'arrêt.
- Les minibus, sur les longs trajets, sont plus rapides et moins chers que les bus . C'est, certes, moins confortable, car les minibus sont souvent, voire toujours, bondés; mais l'ambiance est plus conviviale et animée. Les arrêts sont à la demande et la solidarité, les échanges, entre les voyageurs, créent une atmosphère autrement plus intéressante que dans un bus où tout est plus monotone. Pour avoir un peu d'air, ne pas souffrir d'une musique parfois à fond, et s'épargner les gaz d'échappement et la chaleur du moteur, préferer les places tout à l'arrière du minibus, près de la fenêtre. Par contre, si on a l'intention de dormir, mieux vaut prendre le bus.
Pour les horaires et tarifs des bus Selam; c'est par ici Pour les horaires et tarifs des bus Skybus; c'est par ici
AWASH
- A Awash, le Buffet d'Aouache est une bonne adresse. C'est bien indiqué depuis la route principale, et fait l'effet d'un oasis verdoyant avec son petit jardin bien entretenu, où les oiseaux piaillent dans les branches du frangipanier. C'est un surprenant contraste avec l'aridité de la savane alentours. Les chambres ont un charme décati, où le confort d'autrefois, sans entretien conséquent, semble aujourd'hui (particulièrement au niveau des sanitaires) assez rudimentaire. Une chambre spacieuse dotée d'une salle de bains avec baignoire ne garantit ni l'eau chaude, ni l'eau courante tout court, autrement que par goutte à goutte. Mieux vaut s'en faire une raison. Mais c'est un endroit plaisant, relaxant et la nourriture qui est cuisinée sur place est bonne.
- Pour visiter le parc national d'Awash , on peut s'organiser sur place, à Awash Saba (et peut-être aussi depuis Metahara, l'autre ville à proximité, le parc étant à mi-chemin des deux). Pas simple, mais faisable. Mieux vaut s'organiser la veille pour une visite tôt le matin afin d'avoir le plus de chances d'observer des animaux. A mi-journée, il fait trop chaud pour bien apprécier la visite et beaucoup d'animaux restent à couvert. Compter environ 1900 Birrs, comprenant : la location d'un véhicule (minibus)avec chauffeur (1400 B), un garde ("scout") armé (400 B) et l'entrée du parc (100 B/ pers)
- A mon sens, les points forts de la visite sont : Awash Falls et l'espace arboré de campement au bord de la rivière. Possibilité en effet de dormir en campant sur place ( c'est le plus économique) mais pas de matos disponible dans les parages donc si veut camper; c'est possible, à condition de venir avec son propre équipement. Compter 40 B/ pers. pour le droit de camper.
- Pour ceux qui ont vraiment des moyens, Awash Falls Lodge(100 $ la nuit !!!) est extrêment bien située, en surplomb des chutes, avec un cachet d'éco-lodge à l'attrait indéniable, avec ses petites huttes en toit végétal de facture traditionnelle, qui se fondent bien dans le paysage.
- Kerayu Lodge, par contre, qui se situe en hauteur, dans un espace nu sans un poil d'ombre, avec les gorges de l'Awash en contrebas, semble être un désastre, tant esthétique que financier. L'endroit paraît presque abandonné, comme une tentative infructueuse de modernité inadaptée à l'environnement , ce qui jure dans ce cadre grandiose. Je décrirais ça comme des mobil-homes en tôle ondulée sous un cagnard de folie; où il semble inconcevable de séjourner.
- Personnellement, même si j'ai adoré Awash Falls, j'ai été globalement déçue par le parc d'Awash; et j'ai largement préféré les berges du lac Ziway (voir plus loin) tant au niveau paysage que pour l'observation des oiseaux.
- Quitter Awash en transports en commun vers Harrar peut s'avérer assez problématique. S'attendre à des informations contradictions et s'armer de patience. Il n'y a pas de gare routière. La "Mobil Station" où l'on nous annonce un bus qui part à 5 H 30 du matin (H.I) n'existe pas non plus. A vrai dire, il n'y a pas de bus du tout. En fait, il y a bien les bus qui partent d'Addis à 5 H 30 et qui passeront donc à Awash Saba 3 H ou 4 H plus tard mais il n'est certain qu'ils s'arrêteront pour vous s'ils sont déjà plein et si aucun des passagers ne stoppe à Awash. Aléatoire, donc. A cette heure-là, ne circulent que des camions qui peuvent accepter de vous emmener. Les plus aventureux auront peut-être envie de tenter l'expérience bien que la vue relativement fréquente de camions renversés sur le bas-côté et la promesse de longues heures de tape-cul soient à mon goût suffisamment dissuasive... Toujours pas de bus. On peut rester à l'attendre longtemps... les gens assis au bord de la route principale, qui boivent un café en attendant... ( on ne saura jamais quoi!) ne sont pas d'un grand secours et rendent la situation encore plus confuse.... Toute cette attente pour découvrir finalement, au lever du jour, qu'il y a bien des minibus qui vont à Harrar, mais qui ne partent pas du même côté de la OilLybia Station. Compter 200 B jusqu'à Harrar. La route est assez sympa. On quitte la savane pour un paysage plus vert et un relief gentiment montagneux, où la route monte et descend imperturbablement en ligne droite, au lieu d’effectuer des lacets comme on en a l'habitude. C'est rigolo. Après la jonction où les routes d'Harrar et de Dire Dawa se séparent, il faut éventuellement changer de véhicule mais pas de supplément à payer; les conducteurs s'arrangent entre eux. Chemin faisant, la traversée des petites villes d'Asbe Tefari et Hirna, est plaisante et semble valoir le coup de faire une escale pour ceux qui en ont le temps.
(Suite dans message suivant)
Pérégrinations namibiennes: orange is the new black?
Encore un carnet sur la Namibie…. Purée ça saoule un peu à la fin….
Je vous répondrai : qu’importe le voyage pourvu qu’on ait l’ivresse.
En tout cas, soyez rassurés (ou pas) ce récit ne sera pas aussi « en direct » que celui de Tidju, pas aussi « fleuri d’expressions » que celui de Tahie (j’adore ton Nom di chtoupette), pas aussi « exhaustif et documenté » que celui de Rouquine…
Sans parler de toutes les magnifiques photos que ces trois là (et bien d’autres avant eux) ont déjà balancées sur ce forum. Bref il sera, je pense, à notre image, un peu dilettante….🤪 Soyez indulgents...
Nous avons voyager en juillet août et aussi en couple (59 et 55); l'un n'empêchant pas l'autre.😉
Et contrairement à la plupart des membres participant au VF Namibie nous n’avons pas opté pour le logement en tente sur le toit.
Nous dormirons les 30 nuits en « dur » dans différents lodges, guestfarms ou guesthouses
De plus nous avons choisi d’adopter un rythme peu soutenu (nous restons quasi chaque fois 2 nuits au même endroit) et des étapes courtes.
Voici notre itinéraire (5550 km quand même) :
Windhoek - Mariental - -Luderitz 2 nuits - Tirasberge 2 nuits - Sesriem 2 nuits
Rantberge 2 nuits - Swakopmund 2 nuits - Brandberg 2 nuits - Grootberg 2 nuits
Camp Aussicht - Opuwo - Epupa Falls 2 nuits - Kunene River Lodge 2 nuits - Kamanjab
Etosha Okaukuejo 2 nuits - Etosha Namutomi 2 nuits - Otjiwarango - Okondjima - WindhoekVos photos sur la route derrière un camion?
A la fois en souvenir d'heures laborieuses 🏴☠️ que nous avons tous connues au moins lors d'un voyage, et surtout pour le sourire 😉, je vous invite à poster vos meilleures photos de patience, passée derrière le cul d'un camion...
Dans les Hautes Alpes, 2010
Dans les Hautes Alpes, 2010Retour "Magie des Caraïbes, Costa Luminosa du 17 au 27 mars 2015
Et nous voilà de retour après notre croisière de 10 jours « magie des caraïbes » sur le Costa Luminosa, et donc voilà un compte rendu qui j’espère pourra servir à d’autres croisiéristes, je vais essayer de mettre des photos également.
Samedi 14 Mars 2015 – Baptême en A380
Pour une fois, notre avion ne décollant pour Miami qu’à 13H50, on ne passe pas la nuit à CDG.
Une fois n’étant pas coutume, pas de grève à la SNCF, notre trajet se passe sans encombres, c’est tellement rare que cela mérite d’être signalé. On arrive 3H avant le vol, et comme on vole en business pour la 1ere fois, on se dirige vers le comptoir Sky Priority pour enregistrer nos bagages.
Très confortable, comparé aux hordes de touristes qui font la queue pour imprimer leurs cartes d’embarquement et pour laisser leur bagages aux comptoirs ECO. Une fois cette étape terminée, on passe la douane et faisons le tour des boutiques, comme à l’habitude pour acheter journaux et autres indispensables au voyage. Puis, nous allons explorer le salon Air France, ben oui, ça va avec la Business, on ne va pas s’en priver.
Le salon est très grand, journaux, douches, et buffet sont à disposition des voyageurs lucky comme nous aujourd’hui.
On va choisir quelques mets au buffet, il est plus de midi et on commence à avoir faim. Je me sers du Pouilly Fuissé bien frais, et c’est parti pour une pause gourmande et reposante.
A l’heure prévue, on embarque sur le mastodonte, l’A380. Il ne me paraît pourtant pas plus gros qu’un 747, sans doute car je ne le vois pas à côté d’un autre coucou plus riquiqui.
On s’installe tranquillement dans nos sièges plus confortables qu’en éco, prenons un petit apéro avant le décollage, et c’est parti pour 9H20 de vol. On a un retard de 40 minutes au décollage qui sera absorbé pendant le vol. On nous remet le menu qui est plus appétissant que le traditionnel « Chicken or pasta » de la classe éco.
Apéro le retour, cette fois-ci une fois en vol, avec une mise en bouche et des feuilletés au fromage. Allez, une dernière coupette et je m’arrête, sinon, ça va me monter à la tête.

En entrée, on déguste des crevettes sautées au piment d’Espelette, un lingot de foie gras aux cranberries, et du taboulé libanais. On enchaîne tous les 2 avec le quasi de veau et la purée, miam miam.

En dessert, on choisit le sorbet, car on est déjà repus. On peut profiter des films à foison et se reposer de façon confortable. Steph se met en position dodo et se repose.
1H30 avant l’arrivée, rebelote, on nous sert une collation, qu’on ne mange pas en entier car on n’a pas trop faim. A l’heure prévue, soit 19H10, on se pose en douceur à Miami, et en 10 minutes nous sommes arrivés à l’immigration. Là, l’expérience aidant, on sait qu’on va devoir prendre notre mal en patience, car en général, ça prend un temps certain. La queue avance à un bon rythme, et à un moment, j’estime que ça prendra environ 1H (contre 2H environ pour nos fois précédentes). Beaucoup de guérites sont ouvertes, le flot est continu
Sauf que je n‘avais pas prévu qu’à 20H, la machine allait se gripper ! Presque toutes les guérites se vident, c’est la fin du service pour les officiers d’immigration, et il n’y a aucune relève à l’horizon !! il ne reste que 4 guérites ouvertes, très peu pour la queue immense… Donc au final, ça a pris 1H30.
Aucun souci pour récupérer les bagages à côté des tapis roulants, évidemment, ça fait un bail qu’ils sont arrivés, eux. On va directement récupérer notre voiture de loc chez Alamo dans le garage, sans passer par le comptoir, ayant fait le check-in online et sélectionné l’option « skip the counter », très utile, je recommande.
On choisit une Nissan Altima déjà approuvée par Steph, et le GPS enclenché, il se remet à l’heure US sans problème après notre escapade mexicaine l’an dernier.
C’est à 21H50 qu’on arrive au Hyatt Place Plantation déjà testé 2 fois, sans problèmes sur la route. Il fait encore chaud et humide à cette heure, il a visiblement fait beau la journée.
On va se coucher.
Samedi 14 Mars 2015 – Baptême en A380
Pour une fois, notre avion ne décollant pour Miami qu’à 13H50, on ne passe pas la nuit à CDG.
Une fois n’étant pas coutume, pas de grève à la SNCF, notre trajet se passe sans encombres, c’est tellement rare que cela mérite d’être signalé. On arrive 3H avant le vol, et comme on vole en business pour la 1ere fois, on se dirige vers le comptoir Sky Priority pour enregistrer nos bagages.
Très confortable, comparé aux hordes de touristes qui font la queue pour imprimer leurs cartes d’embarquement et pour laisser leur bagages aux comptoirs ECO. Une fois cette étape terminée, on passe la douane et faisons le tour des boutiques, comme à l’habitude pour acheter journaux et autres indispensables au voyage. Puis, nous allons explorer le salon Air France, ben oui, ça va avec la Business, on ne va pas s’en priver.
Le salon est très grand, journaux, douches, et buffet sont à disposition des voyageurs lucky comme nous aujourd’hui.

On va choisir quelques mets au buffet, il est plus de midi et on commence à avoir faim. Je me sers du Pouilly Fuissé bien frais, et c’est parti pour une pause gourmande et reposante.
A l’heure prévue, on embarque sur le mastodonte, l’A380. Il ne me paraît pourtant pas plus gros qu’un 747, sans doute car je ne le vois pas à côté d’un autre coucou plus riquiqui.
On s’installe tranquillement dans nos sièges plus confortables qu’en éco, prenons un petit apéro avant le décollage, et c’est parti pour 9H20 de vol. On a un retard de 40 minutes au décollage qui sera absorbé pendant le vol. On nous remet le menu qui est plus appétissant que le traditionnel « Chicken or pasta » de la classe éco.
Apéro le retour, cette fois-ci une fois en vol, avec une mise en bouche et des feuilletés au fromage. Allez, une dernière coupette et je m’arrête, sinon, ça va me monter à la tête.

En entrée, on déguste des crevettes sautées au piment d’Espelette, un lingot de foie gras aux cranberries, et du taboulé libanais. On enchaîne tous les 2 avec le quasi de veau et la purée, miam miam.

En dessert, on choisit le sorbet, car on est déjà repus. On peut profiter des films à foison et se reposer de façon confortable. Steph se met en position dodo et se repose.
1H30 avant l’arrivée, rebelote, on nous sert une collation, qu’on ne mange pas en entier car on n’a pas trop faim. A l’heure prévue, soit 19H10, on se pose en douceur à Miami, et en 10 minutes nous sommes arrivés à l’immigration. Là, l’expérience aidant, on sait qu’on va devoir prendre notre mal en patience, car en général, ça prend un temps certain. La queue avance à un bon rythme, et à un moment, j’estime que ça prendra environ 1H (contre 2H environ pour nos fois précédentes). Beaucoup de guérites sont ouvertes, le flot est continu
Sauf que je n‘avais pas prévu qu’à 20H, la machine allait se gripper ! Presque toutes les guérites se vident, c’est la fin du service pour les officiers d’immigration, et il n’y a aucune relève à l’horizon !! il ne reste que 4 guérites ouvertes, très peu pour la queue immense… Donc au final, ça a pris 1H30.
Aucun souci pour récupérer les bagages à côté des tapis roulants, évidemment, ça fait un bail qu’ils sont arrivés, eux. On va directement récupérer notre voiture de loc chez Alamo dans le garage, sans passer par le comptoir, ayant fait le check-in online et sélectionné l’option « skip the counter », très utile, je recommande.
On choisit une Nissan Altima déjà approuvée par Steph, et le GPS enclenché, il se remet à l’heure US sans problème après notre escapade mexicaine l’an dernier.
C’est à 21H50 qu’on arrive au Hyatt Place Plantation déjà testé 2 fois, sans problèmes sur la route. Il fait encore chaud et humide à cette heure, il a visiblement fait beau la journée.
On va se coucher.
Informations et guides sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée?
Salut à tous les passionnés de voyages !!!!
Je suis passionnée par la Papouasie-Nouvelle-Guinée mais je n'ai pas beaucoup d'informations !!! Je n etrouve pas grand chose sur internet, je ne trouve pas de guides format papier (sauf Lonely Planet mais en Anglais et celà ne m'arrange pas ), et je ne connais pas grand chose sur cette moitié d'île ! Il y a-t-il quelqu'un pour m'en parler ????? Bisous. Merci.
Je suis passionnée par la Papouasie-Nouvelle-Guinée mais je n'ai pas beaucoup d'informations !!! Je n etrouve pas grand chose sur internet, je ne trouve pas de guides format papier (sauf Lonely Planet mais en Anglais et celà ne m'arrange pas ), et je ne connais pas grand chose sur cette moitié d'île ! Il y a-t-il quelqu'un pour m'en parler ????? Bisous. Merci.
Vingt-cinq jours au Cambodge, retour d'expérience
Bonjour à tous
De retour de 25 jours bien pleins au Cambodge, j'avais envie de faire partager ces quelques notes. Sans prétendre égaler la pertinence des contributions de Roger Ugolin ou Maligeri, qui m'ont été indispensables pour préparer le voyage. Simplement, nous ne serons jamais assez nombreux à vanter les mérites du pays, la beauté de ses paysages, la gentillesse de ses habitants, le sourire radieux des enfants.
En 25 jours au Cambodge, nous n'avons pas tout vu (l'est sera pour une autre fois!) préférant un itinéraire court pour pouvoir faire des étapes de deux-trois jours au minimum. Tous les trajets ont été réalisés en bus ou en taxi collectif. A toutes fins utiles, je précise que nous sommes un couple de voyageurs plus tout jeunes mais pas bégueules pour autant. On s'en est sorti avec une moyenne de 10 $ pour les chambres, à peine plus pour deux repas par jour à 2 mais on peut faire la même chose en dépensant beaucoup moins... ou beaucoup plus. Si vous avez des questions précises, n'hésitez pas.
-Siem Reap
Rien à rajouter à l'impeccable post de Jacques ( http://voyageforum.com/v.f?post=2240305 ) Sauf à redire que c'est vraiment bien d'y passer du temps pour pouvoir visiter les sites éloignés comme Beng Mealea ou Kbal Spean au moins pour la balade, ou faire des choses qui n'ont rien à voir comme aller passer le dimanche après midi au Baray avec les Cambodgiens qui se baignent tout habillés et pique-niquent sur un bout de plage. Vraiment sympa.
Je confirme par ailleurs que la Lovely Guesthouse est un vrai bon plan. Quartier calme (Wat Bo), chambres spacieuses (10 $ avec clim) et les filles sont d'excellent conseil
-Battambang
On loue très facilement une moto pour sillonner la campagne environnante. Faute de tester le bamboo train, ce que j'ai préféré question transport, c'est le trajet en bateau depuis Siem Reap (20 $) Très spectaculaire quand on passe dans des canaux tellement étroits qu'il faut bâcher pour éviter de se faire fouetter par les branches d'arbre. Attention aux délais: nous avons mis sept heures (départ à 7 heures) et le niveau d'eau était assez haut...
-Kompong Chhnang
L'un des plus jolis marchés de notre circuit. La visite du village flottant des Chams se fait en barque à négocier sur les quais mais nous avons aussi pris le ferry pour le district de Kompong Leng, 2000 riels, une affaire, et l'occasion de discuter avec les habitants.
-Phnom Penh
J'y étais en 2001 et avoue que j'étais restée sur un assez mauvais souvenir. Cette dois, la ville m'a semblée plus détendue. Peut-être aussi grâce au quartier. Du côté du Psar O Russei, les GH sont plus noyées dans la masse qu'au bord du lac et on peut aller un peu partout à pieds. En profiter pour faire l'expérience d'un barbecue à la khmer, très populaire. On vous apporte viande ou poisson à table, à vous de les faire cuire sur de petits réchauds portatifs...
-Kep
Le coup de foudre. Certes, il n'y a pas vraiment de plage mais on peut aller se baigner à l'île du Lapin, les pêcheurs se sont organisé pour assurer le trajet à tour de rôle. Au Bout du monde propose des paillotes à 15 €, avec une terrasse d'où le coucher de soleil est à tomber. Les crabes au poivre vert chez Kimly aussi. Voici les coordonnées d'un chauffeur de tuk tuk très sympa et qui parle bien anglais pour excursionner dans les environs: Pari, 092 1717 47. A part ça, il n'y a pas grand chose à faire à Kep, si ce n'est regarder le ciel qui flamboie, la mer qui moutonneet les gens vivre et c'est ça qui est bon. Il faut y aller vite, avant que la station devienne un truc de luxe qui profitera essentiellement aux investisseurs qu'on sent déjà à l'oeuvre...
-Kampot
Eh bien oui, on peut monter au Bokor. A pieds, c'est sûr, mais, vu les seaux d'eau qui nous tombaient sur la tête et faute d'équipement, nous avons renoncé. Sok Lim Tours bous a arrangé le coup en pick-up, peut-être grâce à la présence ce jour-là... d'un des co-auteurs du Lonely Planet. ça coûte 30 $ par personne, et ça vaut largement le coup. Pas que l'expédition soit de tout repos: route bien cahoteuse (je suis encore couverte de bleus), crapahut dans la boue pour éviter de passer devant l'entrée officielle et re-seaux d'eau tout en haut. Pour le moment, le projet de resort de Sokha (560 chambres de luxe, une salle de bal, ils sont fous!) a l'air au point mort, et pas seulement parce que c'est la mousson. Mais la vision fantomatique du Palais noir de Sihanouk, de l'église, du Bokor Palace aux murs mangés d'un lichen couleur d'orange brûlée est formidable. Les Vietnamiens et les Khmers rouges s'y sont copieusement canardé pendant la guerre au dessus d'un paysage à couper le souffle, même par temps de brouillard.
-Sihanoukville
Que dire? Les plages investies par les bars avec cocktails et musique standard à gogo, ce n'est décidément pas mon truc. Mais nous étions seuls pour le bain du matin à Otres Beach, qu'on peut rejoindre à pieds depuis Ocheutal en longeant la plage.
Compte rendu MSC Fantasia Italie/Grèce/Croatie septembre 2013
Bonjour à tous
comme promis je fais faire mon CR de notre croisière sur le MSC FANTASIA du 29 au 06/10/2013
nous sommes un couple de 38 ans avec un enfant de 5 ans, de Bretagne, nous avons pris le train jusque paris, puis avion avec easy jet paris /Venise:
Nous avons choisis de faire toute les escales par nous-même, je vous dirais pour chaque escale, ce que ça nous a couté (hors boutiques et restaurant) et le prix que ça nous aurais couté pour la même chose avec l’excursion MSC (bien sûr avec msc vous avez les explications en plus, mais vous êtes obligé de suivre le groupe et pas moyen de « papillonner »
Le bateau: Il est énorme et splendide, c'était notre première croisière donc nous n'avons pas de comparatifs. très propre, le personnel très disponible la nourriture très bonne et surtout très abondante (énormément de gaspillage), les spectacles incroyable (digne de beaucoup de cabaret parisiens).
THE FANTASIA



CASINO (machine a sous, table black jack, poker et roulette americaine)

une sculpture dans une pasteque (il y a une différente chaque jour)




Jour 0 : arrivée à Venise aéroport Marco polo
A la sortie de l’aéroport, nous avons pris un bus (shuttle, bus bleu ACTVO) devant l’aéroport, prix 6 € par adulte, gratuit pour notre fils (transfert possible avec MSC à la sortie de l’avion direct au bateau à 18€ par adulte et 12 € par enfant). Le bus nous a déposés sur la plazza di Roma à Venise. Ensuite prendre people mover (1€ par personne) c’est sur la place à côté de l’hôtel Pullman, je vous conseille de le prendre car même si le bateau n’est plus très loin, il y a quand même quelques centaine de mètres à faire à pieds après avec les valises. Ensuite embarquement et découverte du superbe bateau.
Jour 0 : Départ de Venise Ne pas manquer la sortie de Venise sur le bateau, la vue de la ville en hauteur en magnifique. Ce soir spectacle de Zorro au théâtre, très beau spectacle.




Jour 1 : BARI
Arrivée12h00/départ 17h30, nous avons choisis de ne pas faire d’excursion à cette escale, nous avons pris le bus MSC (6€ par personne A/R) pour aller se promener dans la ville, possible de le faire pieds environs 30/40 min de marche, le centre-ville est assez sympa à visiter mais rien d’extraordinaire (mesdames attention a vos collier en or, il y a des voleur en velo qui vous arrache vos collier en passant) . Sinon il y a la possibilité de visiter le village d’ALBEROBELLO et ces fameuse TRULLI (maison avec toit en forme de cône), pour cette visite l’excursion avec MSC est indispensable, vu la distance à parcourir, le peu de temps et les transports pas très facile. (Prix MSC 50.9€ par adulte et 35.9€ par enfant). Départ à 17h30 avec un orage soudain et impressionnant (voir photo). Ce soir c’est soirée italienne à bord (menu italien et tiramisu pour tout le monde). Au théâtre spectacle Italie (chansons). Prix de notre journée 18€, avec MSC 107€




ATTENTION L'ORAGE ARRIVE
Jour 2 : KATAKOLON (Olympie)
Arrivée11h30/départ 17h00, pour cette escale nous avions réservé une excursion avec KATAKOLON EXPRESS (http://www.katakolon-express.com) pour aller visiter le site d’olympie.vous réserver sur leur site internet, il vous envoie une confirmation par mail et vous reglerer au guide dans le bus (ammener avec vous votre mail de confirmation, pour montrer le prix de la reservation, car il esaie de vous demander plus d'argent). je vous conseille vraiment cette société, ils sont très organisé. Une hôtesse et un bus vous attends à la sortie du port, pour partir vers Olympie, sur le trajet (environ 30 min) l’hôtesse explique (en anglais) l’histoire de la Grèce et de la région (tarif 10€ par personne A/R). Sur place à Olympie, il faut visiter le site historique d’Olympie et le musée archéologique (9 € par adulte et gratuit pour les enfants) prévoir 2h00 pour le site et 1h00 pour le musée. Ensuite le centre d’Olympie est sympa restaurant et boutique souvenir. Retour au bateau, le bus nous dépose au même endroit qu’à l’aller. Quelques minutes pour faire les boutiques du port de KATAKOLON et direction bateau pour le tous a bords. Ce soir c’est soirée de gala du commandant : tenue habillé de préférence, apéritif gratuit de 18à 19h dans tous les bars. Menu amélioré au restaurant. et photo avec le commandant pour le souvenir pour ceux que ça intéresse (tous de même 50€ la photo !!!!!!!!!) Au théâtre soirée french style, superbe spectacle un final french cancan extra. Prix de notre journée 48€, avec MSC 165€


d'autres photos a suivre la suite des que possible. N'hésitez pas si vous avez des questions ou des remarques. a plus Julien
nous sommes un couple de 38 ans avec un enfant de 5 ans, de Bretagne, nous avons pris le train jusque paris, puis avion avec easy jet paris /Venise:
Nous avons choisis de faire toute les escales par nous-même, je vous dirais pour chaque escale, ce que ça nous a couté (hors boutiques et restaurant) et le prix que ça nous aurais couté pour la même chose avec l’excursion MSC (bien sûr avec msc vous avez les explications en plus, mais vous êtes obligé de suivre le groupe et pas moyen de « papillonner »
Le bateau: Il est énorme et splendide, c'était notre première croisière donc nous n'avons pas de comparatifs. très propre, le personnel très disponible la nourriture très bonne et surtout très abondante (énormément de gaspillage), les spectacles incroyable (digne de beaucoup de cabaret parisiens).
THE FANTASIA




CASINO (machine a sous, table black jack, poker et roulette americaine)

une sculpture dans une pasteque (il y a une différente chaque jour)




Jour 0 : arrivée à Venise aéroport Marco polo
A la sortie de l’aéroport, nous avons pris un bus (shuttle, bus bleu ACTVO) devant l’aéroport, prix 6 € par adulte, gratuit pour notre fils (transfert possible avec MSC à la sortie de l’avion direct au bateau à 18€ par adulte et 12 € par enfant). Le bus nous a déposés sur la plazza di Roma à Venise. Ensuite prendre people mover (1€ par personne) c’est sur la place à côté de l’hôtel Pullman, je vous conseille de le prendre car même si le bateau n’est plus très loin, il y a quand même quelques centaine de mètres à faire à pieds après avec les valises. Ensuite embarquement et découverte du superbe bateau.
Jour 0 : Départ de Venise Ne pas manquer la sortie de Venise sur le bateau, la vue de la ville en hauteur en magnifique. Ce soir spectacle de Zorro au théâtre, très beau spectacle.




Jour 1 : BARI
Arrivée12h00/départ 17h30, nous avons choisis de ne pas faire d’excursion à cette escale, nous avons pris le bus MSC (6€ par personne A/R) pour aller se promener dans la ville, possible de le faire pieds environs 30/40 min de marche, le centre-ville est assez sympa à visiter mais rien d’extraordinaire (mesdames attention a vos collier en or, il y a des voleur en velo qui vous arrache vos collier en passant) . Sinon il y a la possibilité de visiter le village d’ALBEROBELLO et ces fameuse TRULLI (maison avec toit en forme de cône), pour cette visite l’excursion avec MSC est indispensable, vu la distance à parcourir, le peu de temps et les transports pas très facile. (Prix MSC 50.9€ par adulte et 35.9€ par enfant). Départ à 17h30 avec un orage soudain et impressionnant (voir photo). Ce soir c’est soirée italienne à bord (menu italien et tiramisu pour tout le monde). Au théâtre spectacle Italie (chansons). Prix de notre journée 18€, avec MSC 107€




ATTENTION L'ORAGE ARRIVE

Jour 2 : KATAKOLON (Olympie)
Arrivée11h30/départ 17h00, pour cette escale nous avions réservé une excursion avec KATAKOLON EXPRESS (http://www.katakolon-express.com) pour aller visiter le site d’olympie.vous réserver sur leur site internet, il vous envoie une confirmation par mail et vous reglerer au guide dans le bus (ammener avec vous votre mail de confirmation, pour montrer le prix de la reservation, car il esaie de vous demander plus d'argent). je vous conseille vraiment cette société, ils sont très organisé. Une hôtesse et un bus vous attends à la sortie du port, pour partir vers Olympie, sur le trajet (environ 30 min) l’hôtesse explique (en anglais) l’histoire de la Grèce et de la région (tarif 10€ par personne A/R). Sur place à Olympie, il faut visiter le site historique d’Olympie et le musée archéologique (9 € par adulte et gratuit pour les enfants) prévoir 2h00 pour le site et 1h00 pour le musée. Ensuite le centre d’Olympie est sympa restaurant et boutique souvenir. Retour au bateau, le bus nous dépose au même endroit qu’à l’aller. Quelques minutes pour faire les boutiques du port de KATAKOLON et direction bateau pour le tous a bords. Ce soir c’est soirée de gala du commandant : tenue habillé de préférence, apéritif gratuit de 18à 19h dans tous les bars. Menu amélioré au restaurant. et photo avec le commandant pour le souvenir pour ceux que ça intéresse (tous de même 50€ la photo !!!!!!!!!) Au théâtre soirée french style, superbe spectacle un final french cancan extra. Prix de notre journée 48€, avec MSC 165€


d'autres photos a suivre la suite des que possible. N'hésitez pas si vous avez des questions ou des remarques. a plus Julien
Agence pour le sud du Vietnam
Bonjour,
je souhaite faire un "périple" départ de Saigon, visite du Delta du Mekong, passage en bateau j'usqu'à Phu Quoc et retour en avion.
Ayant une fille de moins de 5 ans je préfère que tout soit bien prévu (donc pas trop d'improvisation...)
Je recherche donc une agence pour m'aider et ai trouvé Tropic Tour qui propose le plan suivant:
http://www.tropictourvietnam.com/html/mekong-delta-tours.php-tour=7days&title=Combined%20Mekong%20Delta%20Tour%20-%20Phu%20Quoc%20island.htm
Qu'en penssez vous ? Est-ce cher ? Connaissez vous l'agence ? Avez vous des propositions ?
Je reste 12 jours au Vietnam, (fin mars) quel autre point me conseilez vous de visité ? Hoi An ? Hué ? autre ? Merci Alban
http://www.tropictourvietnam.com/html/mekong-delta-tours.php-tour=7days&title=Combined%20Mekong%20Delta%20Tour%20-%20Phu%20Quoc%20island.htm
Qu'en penssez vous ? Est-ce cher ? Connaissez vous l'agence ? Avez vous des propositions ?
Je reste 12 jours au Vietnam, (fin mars) quel autre point me conseilez vous de visité ? Hoi An ? Hué ? autre ? Merci Alban




